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MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAU
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série A, Zoologie
TOME LVII
FASCICULE UNIQUE
Yves. J. GOLVAN
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
(Acanthocephala Rudolphi 1801)
L’ORDRE DES PALÆACANTHOCEPHALA MEYER 1931
LA SUPER-FAMILLE DES ECHINORHYNCHOIDEA (Cobbold 1876)
GOLVAN ET HOUIN 1963
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (v®)
1969
Source : MNHM, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAU
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série A, Zoologie
TOME LVII
FASCICULE UNIQUE
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (v e )
1969
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
À mon maître Robert Ph. Dollfus,
Je dédie ce travail en témoignage de mon respect et de
l'affection que je lui porte. Sans l’exemple de sa vie
entièrement consacrée à la Zoologie et singulièrement aux
divers groupes d’Helminthes, sans ses collections et sans
la bibliothèque qu’il a su constituer depuis de longues
années et dont il m’a donné le libre accès, cette mono¬
graphie n’aurait jamais été écrite.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Série A, tome LVII, fasc. unique
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
(Acanthocephala Rudolphi 1801)
PREMIÈRE PARTIE
L'ORDRE DES PALÆACANTHOCEPHALA MEYER 1931
premier fascicule
la super-famille des Echinorhynchoidea (Cobbold 1876)
Golvan et Houin 1963
Yves J. GOLVAN (1)
C’est probablement le naturaliste hollandais Leeuwenhoek qui, vers 1693, observa le
premier un Acanthocéphale mais c’est Redi qui en décrivit un pour la première fois, en 1708.
Tout au long du xvm e siècle, quelques naturalistes et médecins s’intéressent à ces Hel¬
minthes tout en les confondant, il est vrai, avec d’autres « vers » puisqu’ils les nomment indif¬
féremment Taenia, Fasciola, Ascaris, Lumbricus voire même Sipunculus.
Koelreuther créa le terme d'Ac.anthocephalus en 1771 pour désigner une espèce para¬
site de Poisson mais ce travail passa inaperçu non seulement des contemporains mais aussi
des successeurs. H faudra attendre 1905 pour que Max Luhe exhume ce nom et l’élève à la
dignité générique. Ajoutons qu’AcHARius avait, pour ce même groupe de vermidiens, proposé
le nom d’ Acanthurus, ce qui était bien impropre puisque c’est l’extrémité céphalique qui
porte les crochets et non l’extrémité caudale.
En 1776, Zoega et son continuateur Otto Friedrich Muller, désignent par Echino
rhynchus un autre Acanthocéphale de Poisson et ce nom connaîtra une longue fortune. En
effet jusqu’en 1892, tous les Acanthocéphales décrits seront groupés dans ce seul genre
Echinorhynchus, qui a été francisé en Echinorhynques. Le naturaliste allemand Pierre-
Simon Pallas découvre et décrit deux nouvelles espèces tout en les considérant comme
des Taenia ce qui s’explique aisément si l’on se souvient que les Acanthocéphales sont
souvent aplatis lorsqu’on les voit dans l’intestin de leur hôte et que ce n’est qu’après leur
mort qu’ils deviennent cylindroïdes.
Goeze puis Zeder étudient de nouvelles espèces qu’ils baptisent du vocable allemand
« Hakenwürmer » et imposent de nouveaux noms spécifiques à des formes déjà nommées
par leurs prédécesseurs.
Aucun Acanthocéphale ne figure dans la X e édition du « Systema naturae » de Charles
Linné, mais ils apparaissent parmi les « Vermes intestina » dans la XIII e édition préparée
par Gmelin et parue en 1790.
Le « Hakenwürmer » de 1803 est traduit en grec par Rudolphi (1808-1809) et devient
“ Acanthocephala » ce qui désigne encore aujourd’hui l’ensemble de l’Embranchement.
Rudolphi décrit des espèces qu’il a récoltées lui-même ou dont l’étude lui a été confiée par
d’autres naturalistes et voyageurs tels Nitzsch, de Chamisso, Treutler, Olfers et Bremser.
1. Dans ce travail, deux espèces nouvelles sont décrites en collaboration avec leurs « récolteurs ». II
s'agit de Acanthocephalus haranti n. sp (Golvan et Oliver) et de Pseudoacanthocephalus betsileo n. sp
(Golvan, Houin et Brygoo).
Source : MNHN, Paris
YVES J. GOLVAN
Parmi tous ces précurseurs il faut encore citer Schrank, Froelich et surtout Bremser
qui publie les descriptions des Acanthocéphales figurant dans les collections du Musée de
Vienne.
Le « de Helminthibus acanthocephalis » de Westrumb, daté de 1821, marque une étape
importante. A ce moment 90 espèces sont identifiées. Crépu n en ajoute 4 nouvelles. Celui
que l’on peut considérer comme le père de l’Helminthologie française, Félix Dujardin,
dans son « Histoire naturelle des Helminthes ou vers intestinaux », parue en 1845, ramène
le nombre d’espèces admises à 75, soit 12 chez des Mammifères, 34 chez des Oiseaux, 7 chez
des Reptiles, 21 chez des Poissons et 1 chez les Crustacés. La minutie et la précision remar¬
quable de scs dessins nous étonnent encore et viennent compenser ce que son texte peut avoir
d’insuffisant aux yeux des modernes systématiciens.
Diesing (1854, 1856, 1859) continue l’œuvre descriptive de ses devanciers tandis que
Leuckart (1862) réussit le premier cycle évolutif expérimental d’un Acanthocéphale, en
l’occurrence celui de Pomphorhynchus laevis (Zoega) Müller 1776, le plus fréquent des para¬
sites de l’intestin des Poissons d’eau douce d’Europe occidentale.
En 1864, Greeff découvre le cycle de Polymorphus minutus (Goeze 1782) que l’on
rencontre très souvent chez les Oiseaux d’eau. Quelques années plus tard, en 1871, Ant.
Schneider montre que les hôtes intermédiaires du Macracanthorhynchus hirudinaceus
(Pallas 1781) du Porc (et de l’Homme!) sont les larves de Coléoptères mélolonthides ou céto-
nides. C’est là le premier en date des cycles d’Acanthocéphales parasites de l’intestin des
Mammifères.
Parallèlement nos connaissances anatomiques et histologiques du groupe progressent
avec les travaux de Kaiser (1887, 1892, 1893 et 1913), de Hamann (1889, 1890, 1891, 1892
et 1895). Une date mérite d’être distinguée, c’est 1892, car elle marque la création, par Hamann,
des trois familles ( Echinorhynchidae, Giganthorhynchidae et Neorhynchidae corrigé ensuite
en Neoechinorhynchidae) qui constituent encore aujourd’hui les trois centres autour desquels
s’articule toute notre systématique de l’Embranchement.
Cependant la position exacte des Acanthocéphales dans le monde animal reste incertaine.
Cuvier les range avec les Plathelminthes dans ses « Intestinaux parenchymateux », erreur qu’il
n’eût pas commise s’il en avait disséqué un. En effet, chez les Acanthocéphales, la dissection
est aisée puisque les organes internes sont libres dans la cavité centrale laquelle est totalement
dépourvues de cet « emballage » de parenchyme que l’on trouve chez les Cestodes ou les Tré-
matodes.
Vogt (1851) distingue les Vers ronds des Vers plats sous les noms respectifs de Nema-
telmia et de Platyelmia mais alors que ces derniers forment un groupement heureux, les pre¬
miers mêlent les Nématodes aux Gordiens, aux Acanthocéphales et même aux Grégarines.
Gegenbauer (1859) corrige le terme en Némathelminthes et isole sous cette dénomination
les Nématodes, les Acanthocéphales et les Gordiens. Il s’agit là d’un ensemble hétéroclite
mais commode pour désigner tous les vers parasites ayant une section ronde sans que l’on
puisse accepter d’y voir une parenté quelconque entre ces trois groupes. C’est sans doute
Ray Lankaster qui, en 1900, proposa de créer un phylum spécial pour les Acanthocéphales
et il est bien admis aujourd’hui qu’ils forment effectivement un groupe à part, différent et
des Nématodes et des Plathelminthes. Quant à leur parenté réelle, aucun argument n’est
encore venu nous permettre de l’affirmer, nous en sommes réduits à des hypothèses. L’avène¬
ment des méthodes nouvelles dans ce domaine va peut-être nous permettre très bientôt d’avoir
quelques arguments étayés sur des faits.
Depuis Hamann, la systématique des Acanthocéphales a progressé et il est impossible
de citer dans ce préambule tous les naturalistes qui, de près ou de loin, se sont intéressés à
ce groupe. Nous les retrouverons d’ailleurs nommés au fil des chapitres du présent travail.
Cependant certains d’entre eux, en raison de l’importance qu’ils ont encore, doivent être
distingués et hommage spécial doit leur être rendu.
D’abord Max Lühe dont les œuvres les plus importantes sont datées de 1904,1905,1911
et 1912. Certaines des divisions qu’il avait vues clairement doivent être conservées. Le travail
de Southwell et Macfie de 1925 marque, à cet égard, un net recul et l’étude de la collection
qu’ils ont décrite doit être reprise entièrement. Un travail de base demeure, c’est celui d’Anton
Meyer (1932-1933) à partir duquel la systématique des Acanthocéphales a commencé de se
clarifier. A côté de cet auteur il faut placer, sur le même plan, Harley J. Van Cleave. Il a
consacré l’essentiel de l’œuvre scientifique de sa vie à ces Helminthes. Scs descriptions, ses
Source : MNHM, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
figures demeurent des modèles. Son autorité incontestable est, à mes yeux, encore incontestée.
Il faut bien dire que si certains auteurs actuels ont cru nécessaire de mettre en doute plusieurs
de ses conclusions, ils n’ont le plus souvent abouti qu’à introduire des germes de perturbation
dans la systématique cohérente qu’il avait su créer. Pour moi il demeure un guide très sûr
car il a acquis une connaissance du groupe que personne ne possède plus aujourd’hui.
Parmi les auteurs contemporains, il me faut citer Petrotschenko dont la Monographie
en deux tomes (1956 et 1958) est aussi une bonne œuvre de référence. Enfin, Yamaguti
(1963) a consacré le tome V de son « Système, Helminthum » aux Acanthocéphales. J’ai déjà
indiqué, dans l’analyse que j’en ai faite pour les « Helminthological abstracts » combien il
fallait de circonspection pour utiliser ce travail qui comporte bien des inexactitudes. En abor¬
dant maintenant un ouvrage d’ensemble ayant les mêmes prétentions que ceux que je viens
de citer, il m’apparaît que je ne pourrai pas être moi-même exempt d’erreurs. J’ai, bien sûr,
tenté de réduire celles qui me sont apparues évidentes mais d’autres, plus subtiles, m’ont
certainement échappé. Mes successeurs corrigeront. C’est d’ailleurs de celte façon imparfaite
que progresse toute la connaissance humaine.
RAPPEL DE QUELQUES NOTIONS INDISPENSABLES
A UNE SYSTÉMATIQUE COHÉRENTE
A l’état adulte, ces Helminthes sont toujours des endoparasites du tube digestif des Ver¬
tébrés. Les larves se développent toujours chez des Arthropodes (et peut-être chez d’autres
Invertébrés).
Les adultes ont une forme cylindroïde ou légèrement aplatie. L’intérieur du corps est
creux. Cette cavité centrale est un pseudo-ccelome car elle n’est pas bordée d’épithélium.
Cette disposition anatomique rend aisée la dissection soit à frais soit des spécimens conser¬
vés dans l’alcool mais non dans le formol. La dissection est en effet souvent indispensable
pour une étude anatomique correcte des appareils génitaux. Malheureusement beaucoup de
descripteurs n’y ont pas recours. A mon avis, mieux vaut sacrifier un exemplaire unique pour
parvenir à en donner une description correcte et des figures explicites que de publier quelque
chose d’approximatif voire d’infantile pour céder à la joie de conserver le spécimen ratatiné
dans l’alcool ou coloré et monté in toto entre lame et lamelle en une magnifique préparation
illisible. Dans le premier cas le « Musée » ne conservera certes pas l’espèce mais elle demeurera
toujours identifiable pour nos successeurs alors que, dans le second cas, elle encombrera
inutilement la systématique et ira, tôt ou tard, rejoindre la trop nombreuse cohorte des species
inquirendae. L’organe caractéristique des Acanthocéphales est le rostre ou proboscis qui assure
leur fixation à la muqueuse digestive de l’hôte. Il est placé à l’extrémité antérieure du corps
et est invaginable dans une sorte de sac musculaire appelé réceptacle du proboscis. Chez les
Acanthocéphales à rostre long, celui-ci se replie sur lui-même en doigt de gant tout en
se rétractant à l’intérieur du réceptacle. Pour déterminer ces espèces il faut obligatoirement
éviter cette invagination car la disposition, le nombre et la forme des crochets fournissent
les caractères taxonomiques majeurs.
Lorsque les vers sont dégagés de la muqueuse il est indispensable de les placer dans l’eau
(ou une solution salée physiologique) jusqu’à ce qu’ils y meurent en extension complète.
Ceci demande parfois plusieurs heures. Ce n’est qu’ensuite qu’on les fixe à l’alcool à 70°
bouillant. Cette technique est également applicable aux espèces à rostre court, lequel ne se
replie pas sur lui-même mais se rétracte en bloc dans le réceptacle.
Le proboscis est armé de crochets arqués dont la pointe est dirigée vers l’arrière. Par
convention (Van Cleave 1941) il est décidé que :
— pour les espèces à rostre long les crochets sont comptés selon des files longitudinales;
— pour les espèces à rostre très court, sphéroïdal, armé d’un nombre réduit de crochets,
ceux-ci sont comptés selon des lignes spirales.
Les crochets de deux lignes adjacentes ne sont pas placés sur la même circonférence.
Il s’en suit qu’ils sont, en définitive, disposés en quinconce. Dans ce travail j’utiliserai le terme
de file pour désigner une rangée de crochets partant du sommet du rostre et se terminant à
sa base et le terme de couronne lorsque j’aurai besoin de caractériser les crochets de plusieurs
files placés au même niveau d’insertion.
Source : MNHN, Paris
YVES J. GOLVAN
■*uK.
Fie. 1. — Diagrammes des appareils génitaux des Palacacanthocephala
Appareil génital mâle :
T. ont. : testicule antérieur; T. poil. : testicule postérieur; Def. : canaux déférents et ampoules défé-
rentielles; G. cem. : glandes cémentaires; 0. Sâf. : organe de Sâfftigen; V. tem. : vésicule séminale-
C. m. : chape musculaire de la bourse copulatrice; Pen. : pénis; B. c. : purtie membraneuse de la bourse
copulatrice.
Appareil génital femelle :
Lig. : ligament commun antéro-postérieur; cl. : cloche utérine; Div. : diverticule de la base de la
cloche utérine. Lorsque ces diverticules existent ils sont pairs et placés symétriquement de part et
d'autre de la cloche utérine; C. s. : grappe des cellules» sélectrices»; Ou». : ouverture ventrale de la
base de la cloche utérine; Tub. : tube utérin; Ent. : entonnoir vnginal; Sph. : sphincters vaginaux
interne et externe ; Bulb. : bulbe vaginal et vulve.
Source : MNHM, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
Le cou est toujours inerme et est la portion qui unit ie proboscis au tronc. Le reste du
corps constitue le tronc. La paroi du tronc comprend une cuticule, un épiderme syncytial
creusé de cavités lacunaires formant un réseau d’anastomoses que drainent généralement deux
canaux principaux antéro-postérieurs. Vient ensuite la musculature sous-épidermique qui
permet les mouvements du tronc.
En connexion avec l’épiderme on trouve dans la partie antérieure du tronc, de part et
d’autre du réceptacle, des organes creux, allongés, les lemnisques, généralement au nombre
de deux, et qui pendent dans la cavité générale.
Le système nerveux comprend un ganglion cérébrolde placé dans le réceptacle. De ce
ganglion partent des nerfs à direction antérieure allant vers la papille sensorielle apicale
du rostre et parfois les deux papilles des faces latérales du proboscis ou du cou. Vers l’arrière
partent deux nerfs latéraux et d’autres nerfs accessoires.
La bouche, l’anus et le tube digestif font entièrement défaut, la nutrition étant transtégu-
mentaire. Lorsque les organes excréteurs sont présents, ce sont des protonéphridies annexées
à l’appareil génital.
Les organes génitaux fournissent des caractères taxonomiques très importants et doivent
être étudiés en détail, au besoin par dissection.
Les sexes sont toujours séparés. Les mâles sont, en règle, plus petits que les femelles.
Les organes génitaux occupent la plus grande partie de la cavité centrale.
L’appareil génital mâle comprend (voir fig. 1) :
— deux testicules plus ou moins sphéroïdaux maintenus en place par le ligament antéro¬
postérieur et d’où naissent :
— deux canaux déférents qui présentent souvent des dilatations ampullaires ( ampoules
déférentielles) le long de leur trajet. Ces deux canaux qui cheminent de conserve
dans le ligament, s’unissent dans la partie toute inférieure de leur trajet en : une
vésicule séminale, souvent difficile à voir;
— les glandes cémentaires (glandes copulatrices de Jean G. Baer) sont les annexes carac¬
téristiques qui n’existent que chez les Acanthocéphales. Leur rôle est de secréter le « cément »
qui couvre l’extrémité postérieure de la femelle au cours de l’accouplement et qui est moulé
par la face interne de la bourse copulatrice du mâle. Une fois la copulation terminée, le » cé¬
ment » forme une chape copulatrice qui ferme l’orifice vulvaire jusqu’à ce que les œufs soient
mûrs et commencent d’être pondus. La chute de la chape copulatrice entraîne souvent l’arra¬
chement des épines péri-vulvaires qui sont cependant caractéristiques de certains genres pri¬
mitifs. H faut alors, au fort grossissement du microscope, rechercher les cicatrices qui demeurent
au point d’insertion de ces épines arrachées. Dans certains groupes ( Eoacanthocephala ) il
y a une seule glande cémentaire syncytiale à laquelle est annexé un réservoir cémentaire.
Dans les autres ordres, il y a plusieurs glandes cémentaires dont les canaux cémentaires des¬
cendent ensemble vers l’appareil copulateur avant de s’unir au niveau de la vésicule séminale.
La détermination du nombre de glandes cémentaires est CAPITALE pour parvenir
à une diagnose exacte de l’ordre, du genre et de l’espèce à laquelle on a affaire. Certains
auteurs ont contesté ce point pourtant bien établi par Van Cleave. Ceci est d’autant plus
étrange qu’ils en reviennent aux glandes cémentaires pour bâtir leur propre classification!
Personne ne conteste qu’il y ait, au sein de n’importe quelle population d’êtres vivants, des
individus anormaux mais l’on n’a pas encore créé de genres nouveaux pour les monorchides
ou les fœtus à cinq pattes!
— l’organe de Sàfftigen est également caractéristique de l’embranchement. C’est un
organe musculaire piriforme, volumineux, placé entre les canaux cémentaires et la vésicule
séminale (avec laquelle il est souvent confondu) et dont le rôle est celui d’une pompe hydrau¬
lique permettant l’évagination et la rétraction de la bourse copulatrice;
— le pénis est une formation dense, souvent conique, centrée par le canal éjaculateur
et qui émerge au fond de la bourse copulatrice, d’ordinaire invaginée dans la partie terminale
du tronc mais qui s’évagine au moment de la copulation durant laquelle elle vient coiffer la
région péri-vulvaire de la femelle. Cette bourse copulatrice a la forme d’une coupe et présente
deux parties :
—• une partie antérieure, musculeuse, qui forme le fond de la coupe et à laquelle sont
souvent annexés deux diverticules;
— une partie postérieure ou distale membraneuse, souvent renforcée de rayons digi-
tiformes nés de la partie musculeuse, parfois hérissée intérieurement de papilles.
Source : MNHN, Paris
10
YVES J. GOLVÀN
L’appareil génital femelle comprend des sacs ligamentaires contenant les ébauches ova¬
riennes. Ces sacs sont soit permanents, soit se rompent lorsque les ovaires ont atteints leur
plein développement.
L’ovaire primordial grossit et se fragmente en nombreuses masses ovariennes ellipsoïdales
dont les œufs s’isolent peu à peu. C’est dans la cavité centrale de la femelle que se fait la fécon¬
dation puis le développement des œufs. Lorsqu’ils sont mûrs ces œufs sont des embryophores
contenant le premier stade larvaire, l’Acanthor armé d’épines embryonnaires.
L’appareil de ponte comprend :
1° Un utérus divisé en trois parties :
— une cloche utérine, ouverte vers l’avant, centrée par le ligament antéro-postérieur
parfois rudimentaire;
— un groupe de grosses cellules dites cellules sélectrices, placées à la base de la cloche
qui règlent le passage des embryophores mûrs dans le tube utérin, conduit musculeux qui
unit l’appareil utérin aux formations vaginales.
2° Un vagin qui comprend :
— un entonnoir vaginal, qui double sur une certaine hauteur, le tube utérin-
— un ou deux sphincters vaginaux, l’un interne, l’autre externe, plus ou moins puis-
— un bulbe vaginal, membraneux.
3° La vulve dont la position est généralement lcrmino-ventrale.
Les embryophores mûrs sont dispersés dans le milieu extérieur avec les excréments de
7 - Parvenus chez l’hôte intermédiaire, ils éclosent dans le tube digestif et libèrent
li passe dans la cavité générale de l’invertébré. Il s’y transforme en un second
l’hôte définitif.
1 ’Acanthor qui
. forme en un second
stade larvaire, V Acanthe lia. Enfin l’Acanthella devient un juvénile, qui est une réduction
de l’adulte. Certains cycles se font par passage chez le seul hôte intermédiaire. Pour d’autres
il y a passage obligatoire ou facultatif par un ou plusieurs hôtes d’attente, qui sont presque
toujours des Vertébrés. Chez ces hôtes d’attente, les juvéniles sont localisés dans la cavité
générale et contenus dans des kystes réactionnels. Lorsque l’on récolte des juvéniles, il faut
avoir soin de déchirer les, enveloppes du kyste pour en extraire le juvénile puis le’ laisser
mourir en extension dans l’eau avant de le fixer à l’alcool bouillant. Faute de cette précaution
le juvénile est indéterminable car il est replié sur lui-môme dans le kyste et son rostre est
totalement invaginé.
Il y a actuellement environ 1 500 espèces décrites d’Acanthocéphales. Ce sont, en rèd
des parasites très vulnérants, déterminant chez leurs hôtes des lésions digestives 'sérieuse
la gravité des symptômes étant bien entendu liée à la densité de l’infestation d’une part et 8- '
la plus ou moins grande adaptation du parasite à son hôte d’autre part.
Tous les auteurs ont signalé la gravité du parasitisme par les Aeanthocéphales qu’il
s’agisse de Poissons, d’Oiseaux ou de Mammifères. Il faut également noter le peu de’spéc'-
ficité des adultes pour l’hôte définitif. Les juvéniles sortent de leur kyste et se fixent fadlè*
ment dans le tube digestif d’un hôte qui n’est pas l’hôte définitif. Cependant, presque toujours"
chez ces hôtes anormaux, ils sont incapables d’atteindre leur maturité sexuelle et sont d! '
ou moins rapidement expulsés. **
Le parasitisme par les Aeanthocéphales me paraît surtout lié au régime alimentaire d
hôtes. C’est donc une spécificité éthologique, essentiellement déterminée par le comportement
trophique de l’hôte définitif qui intervient. Par contre le développement larvaire paraît n
pouvoir s’effectuer que chez des Invertébrés assez strictement déterminés, spécifiquement
à la rigueur, génériquement. ’
Toutefois une meilleure connaissance des cycles serait souhaitable.
Dans mon premier essai d’une systématique d’ensemble des Aeanthocéphales rédi„A
en 1956 et 1957 et paru en 4 fascicules de 1958 à 1960, j’avais adopté la division en class 8
suggéré par Van Cleave dans ses derniers travaux (1953). A la lecture des observations d*
Jean G. Baer (1961) je me suis rangé à l’avis du chef de file de l’Helminthologie helvétique 6
La classe implique, en effet, une coupure hiérarchiquement trop élevée dans un embranch
ment aussi homogène. Ultérieurement j’ai donc adopté (Golvan et Houin, 1963) une réD r
tion des espèces décrites en trois ordres qui sont d’ailleurs ceux reconnus par Van Cleav'
dès 1936.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
11
L’Embranchement des Acanthocéphales comprend donc aujourd’hui :
L’Ordre des ARCHIACANTHOCEPHALA Meyer 1931 dont les représentants sont
parasites de l’intestin des Oiseaux et des Mammifères. A certains égards ils sont assez archaïques
puisque quelques genres possèdent encore des protonéphridies, d’autres des papilles senso¬
rielles sur le cou, des noyaux géants qui demeurent sphéroïdaux et peu nombreux dans les
lemnisques ou les glandes cémenlaires. Chez les Acanthocéphales comme chez bien d’autres
groupes parasites, la place de l’hôte dans l’échelle zoologique n’a aucun rapport avec le
degré d’évolution du parasite hébergé. En d’autres termes, ce n’est pas parce qu’un parasite
est primitif qu’il est inféodé à un être primitif, ce n’est pas parce que l’hôte définitif est un
Mammifère supérieur que son parasite doit être une forme hyperévoluée. C’est ignorer l’évo¬
lution, le parasitisme de capture et bien d’autres phénomènes d’adaptation que de s’engager
dans une systématique édifiée sur de tels concepts.
L’ordre des EOACANTHOCEPHALA Van Cleave 1936 qui ne compte que des
formes qui, à l’état adulte, vivent dans l’intestin des Vertébrés aquatiques, surtout des Poissons,
mais aussi des Amphibiens et des Reptiles.
L’ordre des PALAEACANTHOCEPHALA Meyer 1931 qui sera seul envisagé dans
cette première partie.
A bien des égards, il est le plus complexe, ne serait-ce qu’en raison du grand nombre
d’espèces qu’il compte. Ses représentants sont inféodés à toutes les classes de Vertébrés.
Certains critères permettent cependant de prétendre construire une systématique à tendances
phylogéniques et j’ai déjà développé ce point de vue (Golvan, 1958). En résumé ces caractères
sont les suivants :
— la morphologie des noyaux hypodermiques, d’abord peu nombreux et sphéroïdaux,
puis en rosette, ensuite ramifiés et enfin amitotiquement fragmentés;
— les épines culiculaires du tronc. La présence d’épines autour de l’orifice génital mâle
ou femelle est un caractère archaïque. Leur disparition, mais avec persistance, des épines dans
la région antérieure du tronc est l’étape intermédiaire qui précède le stade le plus évolué où
la cuticule du tronc est totalement inerme;
— la réduction de longueur du proboscis qui va de pair avec la diminution du nombre
de crochets qui l’arment;
— la perte des papilles sensorielles latérales du cou ou du rostre;
— la perte des protonéphridies;
— la disparition de l’assise musculaire interne du réceptacle;
— la rupture précoce des sacs ligamentaires des femelles;
— la migration du ganglion cébéroïde qui est très antérieur chez les espèces archaïques
et devient de plus en plus postérieur au fur et à mesure de l’évolution ;
— les modifications des glandes cémenlaires. Elle paraît bien être à l’origine unique et
syncytiale, contenant des noyaux géants, puis chaque noyau géant s’isole dans une glande
autonome, dans chacune des glandes, le noyau primitif se fragmente, enfin le nombre de
glandes autonomes se réduit. Il faut enfin bien faire remarquer que tous ces caractères n’évo¬
luent pas de façon synchrone et qu’une espèce évoluée peut encore conserver un détail ancestral.
Ceci n’a rien que de normal. De plus tous ces critères d’évolution n’ont pas la même valeur
taxonomique. J’ai tenté d’utiliser ceux qui me sont apparus comme les plus sûrs au détriment
d’autres que l’expérience m’a montré être nettement contingents.
ORDRE DES PALAEACANTHOCEPHALA MEYER 1931
Diagnose.
Acantliocephala qui sont, ù l’état adulte, des parasites du tube digestif des Vertébrés. Leurs hôtes
intermédiaires sont des Arthropodes (Crustacés ou Insectes). Leurs hôtes d’attente sont généralement des
Vertébrés, surtout à sang froid, plus rarement à sang chaud.
Taille jamais très importante (10 cm au plus).
Paroi du tronc généralement mince. Sous-cuticulc, lemnisques et glandes cémentaires contenant géné¬
ralement de petits « noyaux » résultant de la fragmentation amitotique des noyaux géants primordiaux.
Toutefois certaines espèces primitives de Palaeacaïuhocephala possèdent encore des noyaux géants très
ramifiés mais chez aucun représentant de Tordre on ne rencontre des noyaux géants sphéroïdaux (comme
chez les Eoacanlhocephala et les Archiacanlliocephala). Canaux principaux du système lacunaire toujours
latéraux, unis par un système d’anastomoses soit transversales à disposition pseudo-métamérique, soit en
réseau à mailles grossièrement polyédriques.
Source : MNHN, Paris
12
YVES J. GOLVAN
Glandes cémentaires toujours multiple*. Elles sont, selon les familles, au nombre de deux, trois, quatre,
six ou huit. C’est parmi les espèces à 8 glandes cémentaires que l’on trouve les formes les plus primitives de
l'ordre Les espèces ù 4 et à 2 glandes possèdent encore quelques détails archaïques. Les espèces à 6 et à
3 glandes nous semblent les plus évoluées. 11 n’y a jamais de glande cémentaire unique et syncytiale à
laquelle est annexée un réservoir cémentaire. LeB glandes cémentaires ne contiennent jamais de noyaux
géants Proboscis souvent long, armé d'un grand nombre de crochets, uu moins dans les formes les plus
primitives. Ces crochets sont toujours disposés en quinconce selon des files longitudinales et non selon des
lignes^ spirales^ce ^ papi , le9 gen , or j c iies sur les faces latérales du rostre ou même du cou est un caractère
archaïque qui ne se rencontre plus que dans quelques
Réceptacle en sac clos possédant, au mr
deux assises, une couche radiale interne et
Il n’y a jamaiB de protonéphridies.
Les sacs ligamentaires des femelles sont précocement rompus.
La morphologie des embryophores est en rapport avec les modalités du cycle évolutif. Lorsque l'hôte
intermédiaire est aquatique, les embryophores sont ellipsoïdes, lu coque externe est mince et la membrane
moyenne pousse des prolongements polaires. Lorsque l'hôte intermédiaire est un Arthropode terrestre, les
embryophores sont ovoïdes, leur coque externe est épaisse et lu membrane moyenne ne forme pas de hernies
polaires.
L’ordre des Palaeacanthocephala doit être scindé en deux super-familles (Golvan et
Houin, 1963) qui forment des groupements naturels. A ce propos nous écrivions :
« Sans méconnaître le fait essentiel que les Acanthocéphales présentent avant tout une
spécificité éthologique, liée au comportement trophique de leurs hôtes, il est souhaitable,
pour des raisons de commodité, de grouper dans une même super-famille, celle des Echino-
rhynchoidea, tous les Palaeacanthocéphales parasitant des Poissons et, très exceptionnellement
des Amphibiens ou des Reptiles. L’autre super-famille de l’ordre sera celle des Polymorphoidea
qui réunira tous les Palaeacanthocéphales se trouvant, à l’état adulte, chez des Oiseaux, des
Mammifères, voire des Reptiles ».
L’expérience nous a montré qu’à l’intérieur de ces super-familles, il est possible de dis¬
poser les divers genres selon des familles faciles à reconnaître entre elles, même pour les
zoologistes qui ne sont pas des spécialistes de l’embranchement. L’établissement d’une clef
dichotomique des genres est aussi également simple et la diagnose des formes affines est basée
sur des caractères facilement accessibles. La liste systématique des hôtes définitifs montre
enfin de façon évidente que les espèces proches parasitent des Poissons également apparentés.
La systématique adoptée ici n’est certainement pas idéale et n’a pas la prétention d’être défi¬
nitive. Elle sera, je n’en doute pas, perfectionnée et elle doit l’être. Mais dans l’état actuel de
nos connaissances de ces Helminthes si particuliers, elle est le groupement le plus simple et
le plus logique tout en tendant à une hiérarchisation qui va des formes les plus primitives aux
formes les plus évoluées.
SUPER-FAMILLE DES ECHIISORHYNCHOIDEA (COBBOLD 1876)
GOLVAN ET HOUIN 1963
Diagnose.
Palaeacanthocephala parasites de Vertébrés inférieurs, surtout de Poissons, mais aussi d’Amphibiens.
Les hôtes intermédiaires sont presque toujours des Crustacés uquutiques.
La classification que je propose pour cette super-famille est la suivante :
Famille des llliosentidae Golvan 1960 s
_ genre Illiosentis Van Cleave et Lincicome 1939;
— genre Dollfusenlis nov. gen.;
— genre Telosentis Van Cleave 1923 ;
_ genre Pseudorhadinorhynchus Achmerov et Dombrowskaja Achmerova 1941 •
— genre Tegorhynchus Van Cleave 1921 ;
— genre Metarhadinorhynchus Yamaguti 1959;
— genre Indorhynchus nov. gen.;
— genre Denlitruncus Sinzar 1955.
Famille des Leplorhynchoididae Witenberg 1932 :
— genre Leptorhynchoides Kostylew 1924;
— genre Melacanthocephalus Yamaguti 1959.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
13
Famille des Rhadinorhyncliidae Travassos 1923.
Sous-famille des Rhadinorhynchinae Lühe 1912 :
— genre Rhadinorhynchus Lülie 1911 ;
— genre Raorhynchus Tripathi 1959;
— genre Megistacantha Golvan 1960;
— genre Cathayacanthus nov. gen. ;
— genre Paragorgorhynchus Golvan 1957.
Sous-famille des Gorgorhynchinae Van Cleave et Lincicome 1940 :
— genre Gorgorhynchus Chandler 1934;
— genre Cleaveius Subramanian 1927;
— genre Micracanthorhynchina Strand 1936 ;
— genre Australorhynchus Ledebev 1967.
Sous-famille des Serrasentinae Petrotschenko 1956 :
— genre Serrasentis Van Cleave 1923.
Famille des F essisentidae Van Cleave 1931 :
— genre Fessisentis Van Cleave 1931 ;
— genre Pseudocavisoma Golvan et Houin 1964;
— genre Paracavisoma von Kritscher 1957 ;
— genre Megapriapus Golvan, Gracia Rodrigo et Diaz Ungria 1964;
— genre Cavisoma Van Cleave 1931 ;
— genre Echinorhynchoides Achmerov et Dombrowskaja Achmerova 1941 ;
— genre Neorhadinorhynchus Yamaguti 1935 ;
— genre Rhadinorhynchoides Fukui et Morisita 1937;
— genre Filisoma Van Cleave 1928.
Famille des Diplosentidae Tubangui et Masilungan 1937.
Sous-famille des Allorhadinorhynchinae nov. sub-fam. ;
— genre Allorhadinorhynchus Yamaguti 1959.
Sous-famille des Diplosentinae Golvan et Houin 1963 :
— genre Diplosentis Tubangui et Masilungan 1937;
— genre Pararhadinorhynchus Johnston et Edmonds 1947.
Famille des Heteracanthocephalidae Petrotschenko 1956.
Sous-famille des Aspersentinae Golvan 1960 :
— genre Aspersentis Van Cleave 1929.
Sous-famille des Heteracanthocephalinae Petrotschenko 1956 :
— genre Heteracanthocephalus Petrotschenko 1956;
— genre Sachalinorhynchus Krotov et Petrotschenko 1956.
Famille des Arhylhmacanthidae Yamaguti 1935 emend.
Sous-famille des Neoacanthocephaloidinae Golvan 1960 :
— genre Neoacanthocephaloides Cable et Quick 1954;
— genre Acanthocephaloides Meyer 1932.
Sous-famille des Arhythmacanthinae Yamaguti 1935 :
— genre Arhythmacanthus Yamaguti 1935;
— genre Gorgorhynchoides Cable et Linderoth 1963.
Sous-famille des Paracanthocephaloidinae nov. sub-fam. :
— genre Paracanthocephaloides nov. gen.;
— genre Euzetacanthus Golvan et Houin 1964;
— genre Breizacanthus nov. gen.
Source : MNHN, Paris
14
YVES J. GOLVAN
Famille des Hypoechinorhynchidae Golvan 1960 :
_ genre Hypoechinorhynchus Yamaguti 1939;
_ genre Bolborhynchoid.es Achmerov 1959.
Famille des Echinorhynchidae Cobbold 1876.
Sous-famille des Yamagutisentinae nov. sub-fam. :
— genre Yamagutisentis nov. gen.
Sous-famille des Echinorhynchinae Cobbold 1876 :
_ genre Echinorhynchus Muller 1776;
— genre Pseudoechinorhynchus Petrolschenko 1956;
_ genre Metechinorhynchus Petrolschenko 1956;
_ genre Melacanthocephaloides Yamaguti 1959;
— genre Acanthocephalus Koelreuther 1771 ;
— genre Pseudoacanthocephalus Petrotschenko 1956.
Famille des Pomphorhynchidae Yamaguti 1939:
_ genre Pomphorhynchus Monticelli 1905;
— genre Longicollum Yamaguti 1935;
— genre Tenuiproboscis Yamaguti 1935.
FAMILLE DES ILLIOSENTIDAE GOLVAN 1960
Diagnose.
Palaeacanthocephulu, Echiuorhynchoidcu, purusites de Poisson». Taille moyenne ù assez grande,
présentant de nombreux caractères primitif».
Tronc toujours orné, dans sa partie antérieure, d'épines cnticulaires disposées selon un seul champ
qui dessine une aire triangulaire à pointe inférieure ventrale.
Épines génitales souvent présentes, au moins chez les femelles. Mau ces épines sont toujours très fragiles
et tombent souvent lorsque la femelle se débarrasse de la chape copulatrice de cément. Ces épines sont
souvent de très petite tuillc et doivent être recherchées avec grande attention.
Prohoscis généralement long, le plus souvent cylindroïde, armé d'un nombre important de crochets
disposés eu files longitudinales. La disposition générale en quinconce des crochets des files adjacentes tend
purfois à se perdre à la base île» files où les crochets deviennent plus petit», plus serrés les uns contre les
autres, formant des sortes de« peignes». Présence fréquente d'un croissant basal, de grands crochets spécia¬
lisés. Racines de crochets toujours de forme simple. Dissymétrie dorso-ventrale des crochets souvent très
Réceptacle long, à double paroi, inséré à lu buse du rostre.
Lcmnisqucs de longueur variable mais le plu» souvent plus long» que le réceptacle.
Place du ganglion cérébroïde variable mais, ù notre avis, d'autant plus antérieure que l’espèce est plus
^""toujours HUIT GLANDES cémentairks, généralement piriformes uvec des canaux excréteurs longs.
Embryophores ellipsoïdaux à coque mince, avec hernie» polaire» bien marquées.
Genre type : Illiosentis Van Cleave et Lincicome 1939.
Cette famille contient en outre les genres suivants :
— Telosentis Van Cleave 1923;
— Dollfusentis nov. gen.;
— Tegorhynchus Van Cleave 1921 ;
— Metarhadinorhynchus Yamaguti 1959;
— Indorhynchus nov. gen.;
_ Pseudorhadinorhynchus Achmerov et Dombrowskaju Achmerova 1941 ;
— Dentitruncus Sinzar 1955.
Genre Illiosentis Van Cleave et Lincicome 1939.
Diagnose.
Illioaentidae parasites de Poissons de mer (actuellement connus de l'Atluntique et du Pacifique).
Tronc allongé, cylindroïde, un peu dilaté duns sa partie antérieure laquelle porte un champ unique
triangulaire ù pointe inférieure ventrale atteignant sensiblement la hauteur de lu moitié du réceptacle’
d’épines cuticuluire» disposées en quinconce. Epines génitales purfois présentes dans les deux sexes, parfois
seulement autour de la vulve, paraissant purfois manquer totalement (mais elles sont extrêmement fragiles
et donc pouvant tomber ou cour» dcB manipulation», ou lors do la chute de In coiffe copulatrice il laquelle
elles adhèrent). . . . .
Prohoscis cylindrique ù claviformo, a cuticule épaisse, por
toujours une nette dissymétrie dorso-ventrale.
imbre élevé de crochets présentant
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
15
Fig. 2. — Illioseiuis furcatus V. C. et L. 1939
(d’après les figures de Van Cleave et Lincicome [1939])
A. Mâle.
B. Extrémité postérieure du même individu.
E. Partie inférieure du rostre.
8 564020 6 2
Source : MNHN, Paris
16
YVES J. GOLVAN
La disposition en quinconce des crochets des files adjacentes tend souvent A se perdre dans la partie
inférieure du rostre. Présence de grands crochets spécialisés uu niveau de la couronne basale, souvent seu¬
lement présents dans sa portion ventrale. Présence d’une FAIRE de papilles SENSORIELLES latérales
sur le rostre, au milieu des files de crochets mais dans lu partie inférieure de ces files.
Cou inerme dont la jonction avec le proboscia est souvent indistincte.
Réceptacle long.
Ganglion cérébrotde TOUJOURS très antérieur, plucé il proximité de l’insertion du réceptacle à la
jonction du rostre et du cou.
Lemnisques plus longs que le réceptacle.
Organes génitaux mâles occupant la moitié postérieure du tronc.
Testicules ovoïdes placés l’un derrière l'autre et en contact.
Huit GLANDES CÉsientaires allongées, piriformes h claviformes.
Extrémité postérieure des femelles divisée en deux protubérances unies par un volumineux organe
musculaire. C’est sur ces protubérances que s’insèrent les épines génitales. La vulve s’ouvre sur le versant
interne de la protubérance dorsale.
Utérus court.
Embryophorcs ellipsoïdaux, â coque mince, avec grandes hernies polaires de la membrane moyenne.
Espèce type : IUiosenlis furcatut Van Cleave et Lincicome, 1939.
ILLIOSENTIS FURCATUS Van Cleave et Lincicome 1939 (ftg. 2).
Corps allongé, cylindrique. Femelles mesurant de 5,6 il 21,5 mm de long sur 0,35 à 0,62 mm de diamètre
maximum. Mâles mesurant de 1 à 9,8 mm de long sur 0,32 & 0,52 mm de large.
Extrémité postérieure des femelles présentant deux protubérances, l’une ventrale et l’autre dorsale
laquelle porte sur son versant antérieur l’orifice vulvaire. Entre ces deux protubérances bc trouve un organe
musculaire double, en éventail. B
C. Extrémité postérieure d'une femelle montrant les deux protubérances unies pur l’organe muscul •
en éventail et les épines génitales. “ Ir *
D. Proboscis. Noter la présence des papilles sensorielles latérales, la couronne basale de grands croch t
et la position très antérieure du ganglion cérébrolde. ett
Source : MNHN,
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
17
Épines cuticulaircs du tronc limitées à un seul champ antérieur chez le mâle, alors que la femelle possède,
en outre, trois groupes postérieurs d'épines, un groupe de 2 ou 3 épines de part et d’autre de la vulve sur la
protubérance postérieure. Les variations du nombre des épines génitales constatées chez les différents
spécimens sont probablement dues à des mutilations.
Proboscis allongé, cluviforme, plus grand chez les femelles que chez les mâles. Longueur comprise entre
1,06 et 2,97 mm pour un diamètre de 0,178 à 0,341 mm en avant et de 0,142 ù 0,244 mm en arrière.
Crochets disposés en 14 files (les nombres extrêmes sont 12 à 15 files) de 26 à 33 crochets chacune. Les
crochets de la région basale sont considérablement modifiés et progressivement plus serrés les uns contre
les autres. Ceux de la région antérieure du proboscis sont largement séparés (il y a de 0,070 à 0,082 mm entre
les crochets voisins alors que près de la base, cet espace se réduit à 0,012 à 0,018 mm). Les limites de cette
région basale sont marquées par la position de la paire de papilles latérales. Les crochets basaux du rostre
sont de trois types distincts. Ceux des faces ventrale et latérales sont petits, simples, en forme d’épines,
dépassant rarement 0,050 mm de long. Les 6 à 8 crochets ventraux de la dernière couronne sont très
grands, de 0,070 à 0,086 mm de long. Enfin, les crochets basaux des 4 files médio-dorsales sont très nette¬
ment différenciés, fortement arqués, beaucoup plus forts que ceux des files voisines, mais deviennent
graduellement moins spécialisés en allant vers la base du proboscis.
Chez les mâles, les crochets spécialisés dorsaux de la région basale ont de 0,020 à 0,031 mm de long alors
que les crochets ventraux placés au même niveau ont de 0,030 à 0,046 mm de long.
Chez les femelles, ces crochets dorsaux ont de 0,026 à 0,036 mm de long et les crochets ventraux corres¬
pondants ont de 0,030 à 0,056 mm de long.
Les crochets placés en avant des papilles latérales montrent une certaine différenciation dorso-ventrale
dans leur forme et leur taille. Près de l’extrémité antérieure du proboscis, les crochets sont, en moyenne,
un peu plus forts chez les femelles (0,051 à 0,089 mm de long) que chez les mâles (0,051 à 0,077 mm de long)
mais n'ont que peu do dissymétrie dorso-ventrale. Aux alentours du milieu du rostre, les crochets ventraux
sont un peu plus arqués que les dorsaux et apparaissent ainsi plus courts (les crochets ventraux ont de 0,036
à 0,066 mm de long chez les mâles et de 0,046 ù 0,077 mm de long chez les femelles, les crochets dorsaux
ont de 0,040 à 0,071 mm de long chez les mâles et de 0,040 à 0,071 mm de long chez les femelles).
Réceptacle un peu plus long que le proboscis.
Ganglion cérébrolde placé à l’intérieur même du proboscis, au niveau de la couronne basale de crochets,
en avant de l'insertion du réceptacle. Les rétinacles traversent la paroi du réceptacle nettement en arrière
du niveau auquel se trouve le ganglion, pratiquement vers le milieu de la hauteur du réceptacle. C’est là,
un caractère anatomique qui paraît très spécial car d'ordinaire les rétinacles traversent la paroi du réceptacle
dans la région même où se trouve le ganglion cérébrolde.
Sur chacune des faces latérales du rostre au niveau du 11* crochet à partir de la base du rostre (et non
à partir de l'apex comme il est dit dans la description princeps ) se trouve une papille qui semble l'homologue
de la « Halspupille» décrite et figurée par Meyer (1932) chez divers genres A'Archiacanthoccphala.
Pour nous (Golvan 1958-1960) il s’agit là d’un caractère archaïque du genre qui va de pair avec la pré¬
sence d’épines génitales et la position très antérieure du ganglion cérébrolde. Nous trouverons d’autres détails
archaïques dans d’autres membres de la famille des Leptorhynchoididoe.
Lcmnisques longs, cylindriques, ayant environ une fois et demie la longueur du réceptacle et atteignant
ou presque le testicule antérieur.
Organes génitaux mâles placés dans la moitié postérieure du tronc.
Testicules largement en contact, suivis de huit glandes cémentaires allongées, piriformes ou claviformes.
Embryophores mûrs de 0,067 à 0,074 mm de long sur 0,008 & 0,010 mm de diamètre.
Hôte définitif : Menticirrhus amcricanus (Linné) [fam. des Sciaenidae ].
Bullock (1957) signale l'espèce chez Menticirrhue littoralis et chez Polynemus octonemue (fam. des
Polynemidae).
Localité : Grand Isle (Louisiane U.S.A.).
ILLIOSENTIS AFRICANUS Golvan 1955 (= I. furcatus africanus Golvan 1955).
La description et les dessins de cette espèce que j’avais donnés en 1955 sont non seule¬
ment insuffisants mais inexacts sur certains points aussi faut-il reprendre entièrement la
description des spécimens récoltés par notre collègue J. Cadenat à Gorée (Sénégal) chez
5 Albula vulpes (L.).
Nous disposons d’une dizaine de spécimens, dont seulement trois mâles en bon état et quelques femelles
mûres. La plus grande femelle mesure environ 15 mm de long sur 1,5 mm de large dans la partie antérieure
du tronc où le diamètre est maximum. Le plus grand mâle mesure environ 11 mm de long sur 1 mm de large
à hauteur de la base du réceptacle. Dans l’un et l’autre sexe le corps est fusiforme, atténué en avant et en
arrière, plus large à l'union des tiers antérieur - tiers moyen du tronc. L’extrémité postérieure des femelles
présente deux protubérances, l'une ventrale et l'autre dorsale, la vulve s’ouvrant sur le versant interne de la
protubérance dorsale. Entre ces deux protubérances se trouve l'organe musculaire en éventail déjà décrit
par Van Cleave et Lincicome chez I. furcatus.
Chez le mâle, il n'existe que des épines cuticulaires antérieures, couvrant toute la partie antérieure du
tronc. A l'union du cou et du tronc, il y a 4 à 8 couronnes complètes, puis la limite inférieure de ce champ
unique est oblique en bas vers la face ventrale, la pointe ventro-inférieurc (autrement dit l'épine la plus
postérieure) se trouve au milieu de la face ventrale, un peu au-dessus du fond du réceptacle. Chez les femelles,
la dernière épine ventrale est très nettement au-dessous du fond du réceptacle. Il y a donc, proportionnel¬
lement, plus d'épines et sur une plus grande surface, chez les femelles que chez les mâles. Il n’y a pas d'épines
génitales chez les mâles, alors que chez les femelles, il existe 5 ou 6 épines rétro-vulvaires, insérées sur le
versant postérieur de la protubérance antérieure.
Source : MNHN, Paris
18
YVES J. GOLVAN
Le proboscis cet long, en massue à grosse extrémité supérieure. Il mesure entre 2,82 mm et 3,00 mm.
Il est plus long chez les femelles que chez les mâles. En avant le diamètre est compris entre 0,24 et 0,38 mm
tandis qu’à la base le diamètre n’est plus que de 0,135 mm chez les mâles cl 0,30 mm chez les femelles. Les
crochets sont disposés selon 14 files de 30 à 34 crochets chacune. La morphologie de ces crochets présente
une très grande variété. Tout d’abord, la dissymétrie dorso-ventrulc est extrêmement nette. Dans les parties
apicale et moyenne du rostre, les crochets ventraux sont fortement nrqués et â laine large (la longueur est
d’environ 0,06 mm pour une largeur de 0,017 mm). I.cs crochets dorsaux sont nu contraire minces, implantés
perpendiculairement au grand axe du rostre, droits sur la plus grande partie de leur longueur et ne possédant
qu’un petit « harpon» terminal qui rappelle les épines des fruits de Bardanc. Ces crochets dorsaux ont
0,058 mm de long pour une largeur de lame qui n'est que de 0,008 inm à la base.
FlC. 4. - IUiosentis africanua G. 1955 (nouvelles figures d’après les spécimens types réétudiés)
A. Mâle adulte.
B. Files dorsale et ventrale de crochets du rostre.
C. Rostre d’un mâle adulte.
D Partie basale du rostre d’une femelle. Noter la papille sensorielle latérale, la couronne basale de grands
crochets, le cou, la partie supérieure du tronc et ses épines cuticulaires, la position très antérieure du
ganglion cérébroïde.
E. Epines cuticulaires du tronc.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
19
A la partie terminale des 61cs, les crochets sont bien plus petits, toujours plus arqués sur la face ventrale
que sur la face dorsale. Ils sont serrés les uns contre les autres, formant ainsi une sorte de peigne à 6 ou
7 dents. Ceux de la base des files dorsales conservent cette morphologie jusqu'au dernier qui est le plus petit.
Ceux des six files ventrales augmentent au contraire brusquement de taille au niveau des avant-derniers
pour devenir véritablement énormes au niveau des derniers. Le plus ventral des six crochets qui forment
ce croissant basal mesure 0,140 mm de long sur 0,035 mm de large à la base.
Les papilles sensorielles latérales du
crochet en comptant à partir de la cou-
Le réceptacle A 1,8 à 2 mm de long.
Le ganglion cérébroïdc est plaqué contre
la paroi ventrale du réceptacle, î:
i du <
: du
tronc. Les lemnisques sont très longs el
assez larges, atteignant le pôle antérieur
du testicule antérieur et se repliant en¬
suite vers la partie antérieure du tronc.
Les organes génitaux des mâles occu¬
pent environ les deux tiers postérieurs
de la longueur du tronc. Les testicules
sont volumineux et représentent près de
la moitié de la longueur totale de l’appa¬
reil génital. Ils sont placés 1’
-.t lai
•gémi
L. Us t
s huit glandes
cémentaires piriformes, groupées pres¬
que régulièrement en quatre paires. Les
canaux excréteurs cheminent séparés le
long de l’organe de Sâfftigcu jusqu’à leur
licule
G. 1955
F. Appareil génital femelle. Noter la brièveté du tube utérin,
l’éventail musculaire, les deux protubérances et les
épines génitales.
G. Embryophore mûr. Noter l’assymétrie des pôles..
L’organe de Sâfftigen est volumineux, sa
paroi est épaisse. La vésicule séminale
est presque conique à base inférieure.
Sa paroi musculeuse est extrêmement
épaisse. Chez l’exemplaire représenté la
bourse copulatrice est évaginée. L’orifice mâle est terminal. L’appareil utéro-vaginal est relativement
court. La cloche utérine mesure environ 0,35 mm de long sur 0,15 mm de large. Le tube utérin paraît
divisé en deux portions, une supérieure de 0,20 mm de long sur 0,08 mm de large et une inférieure de
0,14 mm de long mais seulement de 0,06 mm de large.
Il y a deux sphincters vaginaux séparés par une portion rétrécie.
Les embryophores sont en ellipsoïde, assymétriques, avec un pôle étroit, étiré et un pôle plus bref,
plus nettement arrondi. Les hernies polaires sont très grandes. Les embryophores mûrs mesurent, en
moyenne, 0,075 mm de long sur 0,018 mm de diamètre maximum.
Hôte définitif : Albula vulpes (L.) [fam. des Albulidae].
localité : Gorée (Sénégal).
ILLIOSENTIS CETRATUS Van Cleave 1945.
Description princeps.
Espèce présentant tous les caractères essentiels du genre Illiosentis tels qu’ils sont énumérés par Van
Cleave et Lincicome (1939). Corps allongé, aplati in vivo, arrondi chez les spécimens conservés.
Femelles de 20 à 37 mm de long sur 0,55 à 0,77 mm de diamètre maximum.
Mâles de 15 à 27 mm de long sur 0,44 à 0,66 mm de diamètre.
Extrémité postérieure des femelles présentant deux protubérances ventrales et dorsales déjà décrites
chez I. furcalus et le gros organe musculaire en éventail qui les unit intérieurement. Bien que certaines femel¬
les possèdent latéralement par rapport à la vulve une paire de plis, il n’y a jamais de papilles ou d’épines
génitales comme chez I. furcalus.
Les épines cuticuluircs existent donc seulement sur la partie antérieure du tronc où elles sont nombreuses
disposées selon un champ unique. Elles ont, en moyenne, 0,038 à 0,042 mm de long.
Proboscis allongé, claviforine, parfois plus grand chez la femelle que chez le mâle, ayant de 1,6 à 2 mm
de long sur 0,245 à 0.385 mm de diamètre. Crochets disposés en quinconce Belon 16 files longitudinales de 19 à
24 crochets chacune (le plus généralement de 20 à 22 crochets par file).
Une paire de papilles latérales arrondies près de la base du proboscis, au niveau du 8 e ou du 9 e crochets
à partir de la base du rostre.
Les crochets de la couronne basale atteignent souvent de 0,070 à 0,084 mm de long sur la face ventrale
mais généralement moins de 0,070 mm sur la face dorsale. Le reste des crochets du rostre a une longueur
variable, atteignant de 0,042 à 0,091 mm près du milieu mais sont plus minces vers l’apex où ils ont couram¬
ment de 0,049 à 0,084 mm de long.
Pour les autres caractères anatomiques, en particulier la disposition des organes génitaux mâles,
I. cetratus est identique à I. furcalus.
Source : MNHN, Paris
YVES J. GOLVAN
Fig. 6. — llliosentis celralua V. C. 1945 (d'après les figures de Van Cleave 1945)
A. Extrémité postérieure d’un mâle.
B et C. Proboscis de deux femelles. La papille sensorielle latérale est peu visible et se trouve, sur la f
près de la base du 11" crochet & partir de la couronne basale. ’ 8 " rc
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
21
Hôtes définitifs : intestin de Menticirrhus undulatus (Girard), plus rarement l’espèce se rencontre chez
Roncador slearnsi (Steindachner) et chez Umbrina roncador Jordan et Gilbert (ces trois Poissons appartien¬
nent à la famille des Sciaenidae).
Localité : La Jolla (Californie, U.S.A.).
1LLIOSENTIS EDMONDSI Golvan 1960 (
Description princeps, basée sur 3 mâles et
2 femelles ainsi que sur des fragments de 2 femelles.
Corps long et mince, de 12,1 à 14,8 mm de
long sur 0,50 à 0,70 mm de diamètre chez les
mâles. Une femelle intacte a 20,5 mm de long pour
un diamètre de 0,70 nun Proboscis long et mince,
incurvé ventralcmcnt, mesurant en complète exten¬
sion (chez un seul des mâles) 1,8 mm de long sur
environ 0,18 mm de diamètre en avant et 0,012
Le rostre est armé de 14 à 16 files longitudi¬
nales de 32 à 34 crochets chacune. La taille des
crochets diminue progressivement d’avant en ar¬
rière. La longueur des crochets antérieurs est
d’environ 0,05 à 0,07 mm et celle des crochets pos¬
térieurs d’environ 0,02 â 0,03 mm. Les 10 ou 12 cro¬
chets les plus postérieurs de chaque file sont presque
spiniformes et plus serrés les uns contre les autres
que ne le sont les crochets placés plus en avant.
Les crochets ventraux sont un peu plus forts que
les latéraux et les dorsaux. Les 2 ou 3 crochets de
la partie postérieure de la face ventrale sont net¬
tement plus gros que leurs voisins.
Pas de papilles visibles sur les faces latérales
du rostre.
Cou inerme d’environ 0,25 mm de long sur
0,2 mm de large.
Épines antérieures du tronc très nombreuses
et disposées en couronnes, formant un revêtement
qui couvre environ le tiers de la longueur du
tronc. Dans la partie moyenne du tronc, les épines
deviennent petites et dispersées, manquant d’ail¬
leurs complètement chez un des mâles et une des
femelles. Chez 2 des mâles et chez les 2 femelles
les mâles sont dirigées vers l’avant.
Réceptacle h double paroi, considérablement
plus long que le rostre.
Ganglion cérébroïde placé dans la partie anté¬
rieure du réceptacle à hauteur de l'insertion des
Lemnisques aussi longs ou un pen plus longs
que le réceptacle.
Testicules sphéroldaux à ellipsoïdaux, de 0,5
à 1 mm de long, placés l’un derrière l’autre dans
les deux tiers postérieurs du tronc.
Huit glandes cémentaires en groupe compact.
Orifice génital mâle termino-dorsal.
Vulve présentant une anatomie très compa¬
rable à celle décrite par Van Cleave et LtNCi-
COME (1939) pour 1. furcatus , en situation termi-
Embryophores de 0,090 à 0,110 mm de long
sur 0,018 à 0,028 mm de diamètre.
IJôte définitif : Upeneichthys porosus (Cuvier
et Valenciennes) [Poisson de la famille des Mul-
lidae].
localité : station n° 76, plateau continental à
l’Est d'Albany (Ouest de l'Australie).
= Illiosenlis furcatus sensu Edmonds 1957).
rostre d’après la figure d’EDMONDS (1957)
Genre Dollfusentis nov. gen.
Cable et Linderoth (1963) ont redéfini le genre Illiosentis pour y faire entrer des espèces,
certes fort proches d’ Illiosentis, mais qui toutes ne présentent pas la morphologie remar-
Source : MNHN, Paris
22 YVES J. GOLVAN
quable de l’extrémité postérieure des femelles avec ses deux protubérances et le volumineux
organe musculaire en éventail qui les unit. Comme d’autre part, la taille assez grande de ces
Acanthocéphales ne permet pas de les rattacher au genre Telosentis Van Cleave 1923, il
me paraît nécessaire de créer pour elles un nouveau genre que je dédie à mon maître Robert
Ph. Dollfus.
Diagnose.
IUiosentidae parasites de Poissons de mer actueUeme
Taille moyenne A faible. Corps allongé, un peu fusifo
porte un champ unique d’épines cuticulaires disposées scloi
laquelle peut se trouver à hauteur de la partie postérieur.
Proboscis cylinilrolde à claviforine, armé d un noinl
dorso-ventrale faible. La disposition en quinconce des cro
mais tend à se perdre vers la partie basse des files ou les cro-— ~ ——... -
Il existe un croissant basal et ventral de grands crochets spécialisés.
Une paire de papilles sensorielles latérales dans le tiers moyen du proboscis.
Noyaux hypodermiques souvent très ramifiés mais non encore fragmentés.
Cou inerme.
Réceptacle long.
Position du ganglion cérébroïdc non précisée par les descripteurs.
Lcmnisqucs très longs, souvent deux fois plus longs que le réceptacle.
Organes génitaux mâles occupant la moitié postérieure de la longueur du tronc.
Testicules ovoïdes, placés l'un derrière l’autre et en contact.
Huit glandes cémentaircs piriformes.
Pas d’épines génitales, au moins chez les mâles >.
Utérus court. ...
Extrémité postérieure des femelles ne présentant juinais les deux protubérances uni
musculaire qui caractérise le genre Illiosentis.
Épines périvulvaircs parfois présentes. .
Embryophores ellipsoïdaux, ù coque mince, avec grandes hernies polaires de la
Espèce lype : Dollfusentis chandltri nom. nov.
une aire triangulaire A pointe in
du réceptacle.
e élevé de crochets présentant
jets est nette dune la partie an
e dissymétrie
mre du rostre
tre les autres.
i par le gr
DOLLFUSENTIS CHANDLERI nom. nov. | = Telosentis tenuicornis (Linton 1905 nec
1891) Van Cleave 1947 = Echinorhynchus pristis tenuicornis Linton 1905 nec 1891
= Rhadinorhynchus tenuicornis (Linton) Van Cleave 1918 — Echinorhynchus incrassa-
tus Molin sensu Linton 1888].
Ce dernier synonyme n’est peut être qu’un juvénile de Corynosoma, de même que
l 'E. incrassatus Molin sensu Linton 1892 (voir Meyer 1932 et Van Cleave 1947).
Description de Chandler (1934).
Corps mince mais élargi aux alcntou
généralement inséré en formant un angle
Mâles longs de 4,5 h 6 mm (selon Lii
Linton de 10 à 16 mm). Diamètre maxiini
le diamètre varie de 0,250 à 0,300 mm duns
irs du fond du réceptacle et parfois nettement dilaté. Proboscis
avec le grund uxe du tronc.
nton de 7,4 A 10.2 mm) et femelles longues de 7 A 10 mm (selon
um des mâles compris entre 0,275 et 0,300 mm, pour les femelles
s la partie postérieure cylindrique mais atteint de 0,350 A 0,550 mm
Proboscis long de 1 A 1,3 mm, légèrement plus large en avunt qu'au niveau du milieu ou de la base,
diamètre maximum compris entre 0,065 et 0,090 mm.
Armé de 12 A 14 files d’environ 22 A 24 crochets chacune. Les 16 A 1H crochets antérieurs sont disposés
comme d’ordinaire en « spirales» mais au niveau des 6 crochets postérieurs la disposition tend A se fai re
selon des lignes verticales. Les crochets antérieurs, ceux qui se disposent sur les « spirales » sont de taille
fort uniforme, atteignant environ 0,03 A 0,04 min de long mais ceux de la face dorsale sont cependant un
peu plus minces et moins arqués que ceux de la face ventrale et leurs racines sont moins bien développées.
Les crochets dorsaux ont environ 0,005 mm de large alors que les ventraux ont près de deux fois cette
largeur et sont arqués A 90°, ayant parfois la forme de harpon, l-es crochets de lignes verticales de la base
sont très petits et serrés les uns contre les autres, lu plupart sont larges, fortement arqués et ayant environ
0 01 A 0,015 mm de long mais quelques-uns, sur la fucc dorsale sont plus minces et moins incurvés. Un peu
en arrière des plus inférieurs de ces crochets de petite taille, il y a un croissant ventral de 8 grands crochets,
peu courbés, longs de 0,04 A 0,05 mm et faisant presque A angle droit avec la surface de la cuticule du rostre.
Le quart proximal du rostre est ine “ -
.ts de petite taille, il y a un .
st faisant presque A angle droit a
ae (il s’agit en fait du cou).
1. Dans son texte Chandler n’indique pas la présence d’épines génitales chez
Cleave (1947) qui a ajouté cette précision. Mai» en réalité, la confusion la plu» te
espèces désignées après Linton sous les noms .le Rhadtnorhynchuspn
tement de plusieurs espèces
figuré des papilles p—-
que Van Cleave était persuuuc h*. .. »
génitales chez les males de Doll/usen
e» mâles. C’est Van
de règne autour des
"* 11 -nanifes-
cs après Linton sous les noms de Rhadinorhynchus pristis et R. tenuicornis. Il s’agit manife
ieurs espèces n’appartenant pas au même genre (voir Cable et Lindcroth 1963). Linton
les postérieures mai» il s’agissait d’un fragment de ver qu’il pensait être une femelle tanc
'E était persuadé qu’il s’agissait d’un mâle. Jusqu’A plus ample informé il n’y a pas d’épin
les mâles de Dollfusentis.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
23
La région antérieure du tronc est armée d’épines caractéristiques, grosses, engainées de cuticule et
disposées irrégulièrement, encore qu'il y ait deux ou trois couronnes très régulières de grosses épines de 0,06
à 0,075 mm de loug, juste au niveau de la jonction du cou et du tronc. En arrière de ces couronnes, les épines
deviennent de plus en plus dispersées et de plus en plus petites. Les épines ventrales sont un peu plus grosses
que les dorsales et descendent plus bas vers l’arrière, la pointe inférieure de l’aire spinulée atteignant sur
la face ventrale la hauteur de la moitié postérieure du réceptacle.
Lemnisques tubuleux, minces, digitiformes au niveau de leurs extrémités distales et ayant environ la
longueur ou In longueur plus un tiers de la longueur du réceptacle.
Fie. 8. - Dollfisenlis chandleri nom. nov.
(d’après les figures de Chandler [1934] et de Van Cleave [1947)1
A. Partie antérieure du corps.
B. Extrémité postérieure du tronc d’un mâle.
C. Épines cuticulaires du tronc.
D. Trois types de crochets du rostre.
Source : MNHN, Paris
24
J. GOLVAN
Mâles à bourse copulatrice bien développée à peu pris aussi large que longue.
Testicules placés en arrière de la moitié de lu longueur du tronc, le bord antérieur du testicule antérie.,,
___ 1 S 0 , 1 . , 1 .. • .
Testicules l’un derrière l’autre, contigus, chacun d'environ 0,25 n
mitié r
î de li
Canaux spermatiques gros, avec un diverticule en bulbe (probablement l’organe de Süfftigcn) s’unissant
en un vas deferens unique qui se dilate en une vésicule séminale postérieure bulbolde.
Huit glandes cémentaircs, tubuleuses avec des élargissements eu massue cor
5 ù 6 noyaux, juste en arrière des testicules.
Gros réservoirs cémentaires sacciformes présents.
» groupes
Fie. 9. DaUfuserUa chandhri nom. nov.
(d’après les figures de Van Ci.eave (1947))
Partie basale du rostre, cou et partie antérieure du tronc d’une femelle (1); rostre d'une femelle (2\
partie antérieure du tronc d’un mâle montrant la disposition des épines culiculuircs (3)-
rieure du corps d'une femelle (4); croissant basal de grands crochets sur le rostre d’une femelle
croissant basal de grands crochets sur le rostre d’un mule (6); partie d’un noyun sousculiriil,.:,. . , ’
ramifié dans le tronc d’une femelle (7); partie postérieure du tronc d’une femelle (8); noter l’obiJ^*
....'"""«il caractéristique, de» IllioJùi, Zm u ^
rieure du tronc d’un mâle (101: v,,.
de protubérances et d’organe musculaire en éventail caructéi____ _
vestibule génital d’une femelle (9); extrémité postérieure du tronc d'un mule (10); vue"ïiâtérîde C A > ‘
l'extrémité postérieure d’un mâle (11) et partie inférieure d’un rostre (12). e dc
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
25
Embryophores avec une membrane externe fine et une épaisse membrane interne poussant des pro¬
longements à chaque pôle. Les œufs ont environ 0,08 mm de long et de 0,012 à 0,018 mm de large, l'acanthor
ayant environ 0,055 À 0,060 mm de long.
Hôtes définitifs : Micropogon undulalus (fam. des Sciacnidae) ; Leiostomus xanthurus (fam. des Sciae-
Localité : Galveston Bay (Texas, U.S.A.).
A ces hôtes, il convient d’ajouter : Cynoscion arenarius (fam. des Ololithidae. Le nom correct doit être
Cestreus arenarius car le genre Cynoscion n'est pas valide) et Orthoprislis chrysoplerus (fam. des Pomada-
syidae). Quant au spécimen trouvé par Bullock chez Fundulus grandis (fam. des Cyprinodontidae), il y a
28 crochets par files et appartient peut-être à une autre espèce (voir Bullock, 1957).
DOLLFUSENTIS CTENORHYNCHUS (Cable et Linderoth 1963) nov. comb. (= Illiosentis
ctenorhynchus Cable et Linderoth 1963).
Cable et Linderoth pensent que leur espèce, abstraction faite des différences dues à
l’âge et à la maturité, est identique à celle de Chandler. En fait les mensurations diffèrent,
il y a un peu plus de crochets par file dans l’espèce texane, les épines cuticulaires sont plus
grosses. Je pense que ces deux espèces sont très proches mais cependant différentes.
Description princeps, basée sur 2 mâles et 1 femelle immature.
Proboscis subclaviforme de 0,785 à 0,896 mm de long (il est à noter qu’ici la longueur du cou n’est pas
comprise dans la longueur totale du rostre alors que Chandler avait compté ensemble ces deux portions
distinctes) de 0,09 à 0,14 mm de diamètre.
Source : MNHN, Paris
26
YVES J. GOLVAN
Crochets disposés selon 14 files de 19 à 21 crochets, chacune et un croissant ventral de 6 à 8 crochets de
0 017 à 0,051 mm de long nettement distincts et séparés des autres crochets. Dans la partie antérieure du
rostre les crochets ont de 0,026 à 0,042 mm de long et leur taille décroît vers l'arrière pour atteindre 0,009
à 0 017 min il la base des files. Ils sont disposés en quinconce sauf les 5 ou 6 crochets à la base de chaque file.
’ Les papilles latérales sont au niveau des crochets 7 à 9 ù partir de lu base du proboscis (Chandleb omet
cet important détail tant dans sa description que sur sa figure du rostre, mais il a pu croire qu’il s’agissait
d’artéfacts).
A
FlG. 11. — Dollfusenlit httcrocanlhua (C. et L. 1963) nov. comh.
(figures de Cable et LlNDKROTII, 1963)
A. Extrémité antérieure d’un mule.
15. Extrémité postérieure d’un autre mule.
C. Extrémité postérieureJd'une femelle.
D. Épines cuticulaires du^tronc.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
27
Épines cuticulaires fortes, de 0,034- à 0,051 mm (celles de l'espèce du Texas ont de 0,06 à 0,075 mm de
long) en avant et diminuant jusqu'à 0,025 à 0,030 mm vers l’arrière. Ces épines disparaissent au niveau de la
face ventrale à peu près à hauteur du milieu du réceptacle alors qu’elles n'existent plus bien au-dessus de ce
point sur la face dorsale.
Le réceptacle a 0,9 à 1 mm de long (au-dessous de la jonction du cou et du tronc). Sa longueur doit être
un peu plus grande puisqu’il s'insère en fait à la base du rostre.
Lemnisqucs ayant un peu moins de deux fois la longueur du réceptacle.
Extrémités postérieures dépourvues d’épines génitales dans les deux sexes.
Tronc des mâles de 3,75 à 4,39 mm de long sur 0,49 mm à 0,60 mm de diamètre maximum.
Glandes cémentaircs volumineuses.
Tronc des femelles .le 3,9 min de long sur 0,19 mm de large.
Ouverture de la cloche utérine à 0,54 mm de l'extrémité postérieure.
Embryophores absents.
Hôte définitif : Upeneus martinicus Cuvier et Valenciennes (fum. des Mullidae).
Localité : Jamaïque.
DOLLFUSENTIS HETERACANTHUS (Cable et Linderoth 1963) nov. comb. [= Illiosentis
heteracanthus Cable et Linderoth 1963].
Description princeps basée sur 5 mâles et 1 femelle sans œufs.
Extrémités postérieures dépourvues d’épines dans les deux sexes.
Proboscis cylindrolde de 0,86 à 1,5 mm de long sur 0,07 à 0,15 mm de diamètre.
Crochets disposés Belon 14 files de 26 à 29 crochets chacune avec un croissant ventral de 6 grands
crochets de 0,074 à 0,102 mm de long, près des crochets basaux des lignes verticales correspondantes.
Crochets près de l’apex du rostre ayant de 0,032 à 0,051 mm de long, dans la partie moyenne de 0,032
à 0,041 mm de long. Les 6 à 8 crochets postérieurs de chaque file ont de 0,01 à 0,02 mm de long et sont for¬
tement arqués, rapprochés les uns des autres.
Papilles latérales au niveau des 9° à 11 e crochets à partir de l’extrémité postérieure du rostre.
Épines cuticulaires grosses, s'étendant en arrière du fond du réceptacle ventralement et sur un peu moins
de cette longueur sur la face dorsale. Aire spinulée toujours interrompue sur cette face et latéro-dorsalement
par une zone ovalaire dépourvue d’épines. Les épines du tronc augmentent un peu de taille d’avant en arrière.
Elles ont en effet 0,02 mm de long en avant et 0,03 mm de long en arrière.
Réceptacle de 0,825 à 1,35 mm de long (depuis la jonction du cou et du tronc).
Lemnisques environ deux fois plus longs que le réceptacle.
Tronc de la femelle de 3,68 mm de long sur 0,45 mm de diamètre maximum.
Orifice de la cloche utérine à 0,5 mm de l’extrémité postérieure du tronc.
Tronc des mâles de 3 à 4,43 mm de long sur 0,34 à 0,50 mm de diamètre maximum.
Testicule antérieur de 0,20 à 0,38 mm de long. Testicule postérieure de 0,18 à 0,30 mm de long.
Glandes cémentaircs plus petites et plus difficiles à compter que dans les autres espèces.
Hôtes définitifs : Gerres cinereus (Walbaum) [fam. des Gerridae]-, Bathygobius soporator (Cuvier et Valen¬
ciennes) [fam. des Gobiidarj; Labrisomus nuchipinnis (Quoy et Gaimard) [fam. des Clinidae ]; Platophrys
oceüatus (Agassiz) [fam. des Bothidae].
Localité : Curaçao.
DOLLFUSENTIS LONGISPINUS (Cable et Linderoth 1963) nov. comb, [= Illiosentis Ion-
gispinus Cable et Linderoth 1963 = Telosentis tenuicornis sensu Van Cleave 1947,
PP- (?)]-
Description princeps basée sur une seule femelle.
Tronc de 4,60 mm de long sur 0,21 mm de diamètre maximum de l’extrémité postérieure du réceptacle.
Proboscis cylindrique de 1,05 mm de long sur 0,12 mm de large, armé de 14 files de 22 crochets chacune.
Les crochets ventraux sont un peu plus forts. Les quatre crochets placés à la base de chaque file sont réduits,
ont l’aspect d’épines et sont placés Icb uns contre les autres. Ils ont de 0,008 à 0,013 mm de long. En arrière
d’eux, on trouve uu croissant ventral de 8 crochets de 0,060 mm de long nettement séparés des autres crochets
du rostre.
Les papilles latérales du rostre se trouvent au niveau des crochets 7 ou 8 à partir de la base des files.
Épines cuticulaires minces, s’étendant jusqu’à hauteur du fond du réceptacle ayant environ 0,07 mm
de long en avant et dont la taille décroit jusqu’à 0,02 mm en arrière.
Réceptacle descendant jusqu’à 1,05 mm en arrière de la jonction du cou et du tronc.
Lemnisques ayant environ deux fois la longueur du réceptacle.
Partie postérieure de la femelle portant une épine d’environ 0,017 mm de long en arrière de l’orifice
vulvaire et une identique en position ventrale par rapport à cet orifice.
Utérus court. L’ouverture de la cloche est à 0,60 mm de l’extrémité postérieure du tronc.
Ce qui est peut-être un morceau de femelle mûre de la même espèce et qui se trouve avec la femelle
entière décrite ici contient des embryophores en navette de 0,057 à 0,060 mm de long sur 0,017 mm de large.
Hôte définitif : Anisotremus virginicus (Linné) [fam. des Pomadasyidae].
Localité : Jamaïque.
(Voir figure 12 page suivante)
Source : MNHN, Paris
28
J. GOLVAN
Fie. 12. - Dollf mentis longispinu* (C. et L. 1963) nov. comb.
(figures de Cablk et Linderotii, 1963)
9. Partie antérieure du corps d'une femelle.
10. Partie postérieure du corps d'une femelle.
11. Partie postérieure du tronc d'une femelle. Noter la présence des épines génitales,
a. Épines cuticulaires du tronc d’une femelle.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
29
Genre Telosentis Van Cleave 1923.
Diagnose.
Illiosentidae parasites de Poissons de mer côtiers.
Tronc allongé, cylindroïde, de petite taille, orné dans sa partie antérieure d’un champ unique d’épines
cuticulaires disposées en quinconce. Spinulation couvrant une aire triangulaire à pointe inférieure ventrale.
Épines génitales présentes dans les deux sexes mais fragiles.
Sous-cuticule contenant des noyaux géants très ramifiés mais non encore fragmentés.
Proboscis en longue massue, armé de files longitudinales de crochets ne présentant pas de forte dissy¬
métrie dorso-ventralc et devenant plus petits et plus serrés à la base des files. Pas de grands crochets spécia¬
lisés & la base des files.
Cou assez long.
Réceptacle long.
Ganglion cérébroïde placé sensiblement dans la partie moyenne du réceptacle.
Lemnisqucs ayant environ la meme longueur que le réceptacle.
Organes mâles occupant la moitié postérieure du tronc.
Testicules ovoïdes, placés l’un derrière l’autre et en contact.
Huit glandes cémcntaires assez courtes, piriformes.
Orifice génital mâle subterminal.
Embryophores allongés, ellipsoïdes uvec grandes hernies polaires de la membrane moyenne.
Espèce type : Telosentis molini Van Cleave 1923.
A. Femelle
et mâle rétractés.
Source : MNHN, Paris
YVES J. GOLVAN
TELOSENTIS MOLINI Van Cleave 1923 (= Echinorhynchus atherinae Rudolphi 1819 =
Echinorhynchus acanlhosoma Westrumb 1821 = Echinorhynchus lateralis Molin 1858
nec Leidy 1851).
Description de Von Cleave : corps de 6 à 8,6 mm de long.
Proboscis cylinilrotde ou en massue de 1,14 il 1,3 mm de long sur 0,1S à 0,19 mm de diuinctre, armé de
12 files d’environ 20 crochets chacune. Crochets de la purtie moyenne du rostre ayunt de 0,048 h 0,060 mm
de long ceux de la face ventrale étant un peu plus gros que ceux de la face dorsale situés nu même niveau.
Épines cuticulaires ayant environ 0,024 mm de long.
Réceptacle d’environ 2,2 mm de long.
Ganglion cérébrolde placé dans le tiers moyen de lu hauteur du réceptacle.
Présence d'épines génitales chez leB mâles et chez les femelles. Orifices génitaux ventraux dans les deux
SCXC Embryophores de 0,060 à 0,070 mm de long sur 0,012 â 0,014 mm de diamètre, avec hernieB polaires
Hôte définitif : Atherina hepsetus (fam. des Alherinidae).
Localité : Italie.
Meyeb (1932) et Yamaguti (1963) assimilent ù T. molini les divers Acunthocéphales décrits sous le
nom d’ Echinorhynchus lateralis Molin 1858 par Stossicii, par Hamanis (1895), Barbacaiao et Drago (1903),
Porta (1904) et Parona (1905). Si ces déterminations sont exactes, il faudrait donc ajouter à la liste des
hôtes de cette espèce : Belone acus (L.) (fam. des Belonidae ], Morone labrax (I,.) [fam. des Aforonïdae];
Gobius jozo (fam. des Gobiidae) Exocoetus volitans (L.) [fam. des Exocoetidae], Anguilla vulgaris (L.) [fam. des
Anguillidae], Lophius piscatorius (L.) [fam. des Lophiidae], Parahchthys denlatus (fam. des Paralichthyidae ),
Pomatomus sallatrix (fam. des Pomatomidae ) de la Méditerranée et de l'Adriatique.
Quatre exemplaires mûrs de cette espèce ont été récoltés par notre amis Louis Euzet chez Belone belone
au mois de mai 1957. Nous pouvons donc donner ici les précisions suivantes sur cette espèce :
Acanthocéphales de petite taille, les mâles mesurent respectivement 2,95 mm de long sur 0,30 mm de
large et 2,34 mm de long sur 0,38 mm de large, ce second spécimen étant un peu rétracté. Les femelles ont
B. Femelle et mâle en extension presque complète.
C. Extrémité postérieure du mâle de la figure B.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
31
respectivement 3,2 mm de long sur 0,3 mm de large et 3,9 mm de long sur 0,55 mm de large, cette seconde
femelle contenant seule des cmbryophorcs murs dans sa cavité générale alors que pour l’autre il n’y a que
des cmbryophorcs en voie de développement. Les proboscis sont tous partiellement invaginés à leur apex.
Leur longueur réelle doit être comprise entre 0,5 et 0,7 mm. Ils sont armés de 12 files de 20 à 22 crochets
dont la taille décroit très régulièrement de l’apex à la base du rostre. Les crochets basaux sont les plus petits,
leur espacement est normal et il n’y a pas de grands crochets spécialisés à la base des files. La dissymétrie
dorso-ventrale est faible. Le cou est tronconique, haut d’environ 0,07 mm.
D. Extrémité postérieure de la femelle de la figure 13.
E. Extrémité postérieure du mâle de la figure 13.
F. F.mbryophore mûr.
G
Fie. 16. - Telosentia molini V. C. 1923
Proboscis du mâle de la figure 13.
8 564020 6
3
5
Fig. 17. — Telosenlis molini V. C. 1923
Files de crochets dorsale et ventrale du rostre du
mâle de la figure 13.
Source : MNHN, Paris
32
YVES J. GOLVAN
Le tronc est toujoi
champ unique triangulaire A pointe
cBt sensiblement placée A la
Le réceptacle est long, cylindrolde, mesurant de 1 A 1,25 m
i supérieur, immédiatement au-dessous de 1 union du cou et i
ii musculaire légèrement au-dessous du ganglion.
» --1 - : -unies sont nettement plus courts que le réceptacle.
'ice ventrale. 11 porte tant cher les mâles que chez les femelles un
de d’épines cuticuluires. Lu pointe inférieure de l’aire de spinulation
tuteur du fond du réceptacle.
Tant chez les mâles que chez les femelles il existe
de petites épines autour de l’orifice génital.
lais testicules sont ovoïdes, placés nettement au-
dessous du fond du réceptacle, au moins chez le mâle
non contracté. Ils sont largement en contact. Dans
•ÿ. • l’ensemble les organes génitaux mâles n’occupent que
VV) la moitié postérieure du tronc. Il y a 8 glandes
cémentaircB sphéroldalcs en groupe compact. Leurs
cunaux excréteurs restent séparés sur toute leur lon¬
gueur. L’organe de SfifTtigcn est bien développé.
L’appareil génital femelle est assez court. La
cloche utérine CBt étroite, au moins chez la plus jeune
des femelles chez qui elle est visible alors que chez la femelle mûre toute cette portion est cachée par les
embryophorcs.
Le tube utérin est d’abord étroit puis il s’élurgit nettement avant de se prolonger par le vagin qui com¬
porte un entonnoir vaginal court et un gros sphincter subtcrminal. La vulve est ventrale.
Ce qui est le plus remarquable est la position très ventrale de l’orifice génitul mâle avec, en arrière de
lui un cône terminal nettement séparé du reste de la cavité générale et prenant une teinte pâle lorsque l’on
colore l’animal au carmin chlorhydrique.
Les embryophores ont, en moyenne 0,065 mm de long sur 0,015 min de diamètre.
L’acanthor a environ 0,04 mm de long. Les hernies polaires sont bien développées.
Fie. 18. - Telosentis mi
Épines cuticulaires de la partie
i V. C. 1923
Localité : Sète (Hérault).
Quant au Telosentis mulini de Linton, décrit de Woods Hole, il s’agit selon Meyeb (1932) d’une larve
de Corynosoma.
TELOSENTIS AUSTRALIENSIS Edmonds 1964.
La description princeps est faite d’après 1 mâle et 2 femelles provenant de l’intestin <T Anguilla re ;„.
Iiardli S.
La longueur du tronc des mâles est de 4 mm et lu largeur maximale (au niveau du milieu du tronc)
est de 0,6 mm. La longueur des femelles est comprise entre 5,1 et 5,6 mm alors que leur diamètre, dans la
partie antérieure du tronc, est de 0,65 A 1 mm.
La partie antérieure du tronc est ornée de nombreuses couronnes d’épines A direction postérieure qui
s’étendent sur environ un tiers de la longueur de la face ventrale. Ces épines ont environ 0,025 A 0,030 mm
de long.
Le rostre du mâle est pratiquement cylindrique, sa longueur est de 0,72 mm et sa largeur maximale
de 0,14 mm. La longueur maximale du rostre de la femelle est de 0,78 mm et sa largeur la plus grande de
0 18 mm. Le proboscis est armé de 16 files de 23 A 26 crochets. Lu taille et lu forme de certains de ces crochets
sont représentés sur la figure 19. Les crochctB des deux tiers antérieurs du rostre sont les plus grands et
possèdent des racines. Les crochets les plus postérieurs de chaque file sont un peu plus grands que ceux
qui les précèdent immédiatement. Les différences de taille entre les crochets ventraux et dorsaux signalés
chez T. exiguus (v. L.) sont visibles chez nos specimens australiens. Bien que la paroi du tronc soit épaisse
la cuticule épidermique externe semble être extrêmement mince et facilement déformée.
Le réceptacle mesure de 1,2 A 1,5 mm de long et possède une double paroi.
Les lemnisques sont aussi longs ou un peu plus longs que le réceptacle.
Les testicules sont ellipsoïdaux et ont environ 0,3 mm de long. Us sont placés sensiblement l’un derrière
Les glandes cémentaires sont longues et piriformes, tasBées les unes contre les autres ce qui ne permet
pas de les compter.
L’utérus est long et il y a deux bulbes vaginaux.
Aucune épine n’a été vue dans la région de l’orifice génital femelle mais il y a 4 épines dans la région
postérieure des mâles.
Les œufs sont en navette, longs de 0,055 A 0,056 mm et larges de 0,010 A 0,013 mm.
La vulve est subterminale.
Ilôte définitif : Anguilla reinhardti Steindachner (fam. des AnguiUidae).
Localité ; Moggil Creek, région de Brisbanc (Australie).
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
33
Fie. 19. - Teloiemit autraliewiU E. 1964 (d’après les figures d’EDMONDS, 1964)
B. Proboscis de femelle.
C. Quelques crochets du rostre d’une femelle.
D. Extrémité postérieure d’une femelle.
E. Embryophore mûr.
Source : MNHN, Paris
34
YVES J. GOLVAN
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
TELOSENTIS EXIGUUS (von Linstow 1901) Van Cleave 1923 (= Echinorhynchus exiguus
von Linstow 1901).
La description la meilleure est celle de Koslyleut (1926) : le» mâles, la trompe comprise, ont 4 5 5 mm de
long et les femelles 6,4 mm. 1 e corps est allongé et, dans sa moitié antérieure, porte des épines éparses qui
sont plu s rares sur l'une des faces (Kostylew écrit« dcr ventralen » mais il s'agit très certainement de la face
dorsale), que sur les autres faces. Quelques petites épines qui ne sont pas toujours aussi visibles se trouvent
Le rostre a 0,8 à 0,95 mm de long. Il est long et cylindrique. Dans la majorité des cas mais pas toujours,
il est plus mince dans sa moitié inférieure. Il est armé de 12 61es de 16 à 18 (rarement 19) crochets chacune.
Dans la moitié apicale du rostre, les crochets mesurent 0,0464 mm de long, dans la partie moyenne, ils ne
mesurent plus que 0,04 mm et dans la partie inférieure seulement 0,02 mm de long. La figure originale
du rostre donnée par Meyer (1932) montre qu’il existe une gaine cuticulaire enveloppant une grande partie
de la lame des crochets, n’en laissant libre que la pointe.
Le réceptacle a 1,3 à 1,5 mm de long.
Le ganglion cérébroïde se trouve placé dans la partie antérieure du réceptacle.
Les lemnisques sont plus courts que le réceptacle.
Les testicules, en ovale régulier, se trouvent dans la moitié postérieure du tronc. L’antérieur a 0,54 mm
de long sur 0,3 mm de large et le postérieur 0,46 mm de long sur 0,28 mm de large.
Les glandes céincntaires sont immédiatement en arrière du testicule postérieur et leur nombre est
supérieur à 6 (Meyer, 1932).
La taille des embryophores est comprise entre 0,0536 et 0,060 mm de long pour une largeur de 0,014
i 0,0193 mm.
Hôtes définitifs : Âtherina ponlica Eichcwald (fara. des Atherinidae) et Engraulis enchrasicolus (fam.
des Engratdidae).
Localité : mer Noire.
Genre Tegorhynchus Van Cleave 1921.
Diagnose.
llliosenlidae parasites de Poissons de mer de l’Atlantique et du Pacifique.
Tronc orné, dans sa partie antérieure, d’épines cuticulaircs disposées régulièrement en quinconce en
avant puis irrégulièrement en arrière.
Proboscis relativement long, armé do peu de files longitudinales de crochets présentant souvent une
nette dissymétrie dorso-vcntralc. Les crochets placés à lu base du rostre sont petits, serrés les uns contre les
autres. Le caractère le plus remarquable est que le proboscis est entouré d’une membrane cuticulaire épaisse,
hyaline, qui enveloppe la base de chaque lame de crochet en formant autour d’elle une sorte de gaine.
Réceptacle assez long.
Ganglion cérébroïde placé dans le tiers antérieur du réceptacle.
Lemnisques digitiformes, au moins aussi longs que le réceptacle.
Testicules en contact.
Huit glandes cémentaircs claviformes '.
Embryophores en ellipsoïde avec hernies polaires de la membrane moyenne.
Espèce type : Tegorhynchus brevis Van Cleave 1921.
TEGORHYNCHUS BREVIS Van Cleave 1921.
La description princeps de Van Cleave (1921) est faite d’après de nombreux spécimens mais elle est
très brève et n’est accompagnée d’aucune figure in toto. Pour une meilleure description il faut voir Van
Cleave (1940), et Van Cleave et Lincicome (1940).
« Corps court, ayant do 4 à 8,5 mm de long sur environ 1,4 mm de diamètre chez les femelles alors que
chez les mâles la longueur est de 3 à 6,5 mm pour un diamètre d’environ 0,8 mm.
Proboscis complètement évaginé ayant environ 1 mm de long sur 0,2 mm de diamètre, armé de 14 files
de 17 à 19 crochets chacune. Les tailles des crochets sont, pour une file ventrale, en allant de l’apex à la base
et en partant du crochet 2 de : 0,053, 0,047, 0,041, 0,035, 0,030, 0,030, 0,030, 0,030, 0,030, 0,035, 0,041,
0,047, 0,053, 0,060, 0,065, 0,070, 0,070, 0,070 et 0,065 mm.
1. Dans sa description princeps de 1921, Van Cleave n'indique pas le nombre de glandes cémentaires.
Dans la seconde version de sa description (1940), il indique 4 glandes cémentaires mais en 1940, Van Cleave
et Lincicome précisent formellement qu’il y a huit glandes cémentaires. Ce détail que nous avions pour¬
tant signalé en 1960 semble avoir échappé à Yamacuti (1963) qui donne la diagnose générique avec
4 glandes cémentaircs seulement.
Source : MNHN, Paris
36
YVES J. GOLVAN
Épines cuticulaires du tronc 0,030 à 0,035 mm de long.
Embryophores ayant généralement 0,060 mm de long sur 0,018 mm
Hôte définitif : intestin de Malacopterut reticulatus Cuvier et Valencicr
correct de l’hôte est Hospilabrus reticuûuus car Malacopterus Günther est un
(qui est pré-employé).
Localité : îles Juan-Fernandez (Chili).
de diamètre.
unes (fum. des Labridae). Le
i emcndat. pro Malapterus C. «
Source : MNHN, Paris
fSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
37
TEGORHYNCHUS PECTINARIUS Van Cleave 1940.
La description princeps est basée sur 2 femelles et les mâles sont inconnus.
Corps légèrement fusiforme. Partie antérieure du tronc portant un seul champ d'épines cuticulair
couvrant environ les trois quarts de la longueur de cette partie du corps.
Fig. 22. — Tegorhynchus pectinarius V. C. 1940 (d'après les figures de Van Cleave, 1940)
A. Partie basale du rostre montrant la disposition des « peignes » de petits crochets.
B. Partie antérieure du corps.
Source : MNHN, Paris
38
YVES 1 . GOLVAN
Épines de 0,03 à 0,048 mm de long.
Corps de 8,4 & 8,8 mm de long.
Proboscis complètement évaginé de 1,4 mm .le long, armé de 12 files de 28 à 30 crochets chacune, pré¬
sentant de grandes différences selon le niveau considéré. A la base de chaque Idc se trouvent 6 à 7 crochète
serrés les uns contre les autres et formant une sorte de peigne. Ces crochets n'ont pas lu disposition en quin¬
conce qu’affectent ceux de la partie anterieure du rostre. Au niveau des 4 files médio-dorsales et immédiate¬
ment en avant du peigne, se trouve un gros crochet fortement arqué et possédant une énorme racine. Ce
crochet a environ 0,027 mm de long alors que sa racine récurrente est nu moins deux fois plus longue que lui.
Dans les deux files médio-dorsales et immédiatement en avant du gros crochet, se trouve un espace inernie
ou bien ne portant que des formations vestigiales et qui correspondent aux niveaux occupés par les 4 crochets
des files adjacentes. La troisième file à partir de la ligne médio-dorsalc a un peigne qui ne compte que
5 épines (soit une «le moins que dans les 4 peignes dorsaux( et le gros crochet n’est plus ici qu'une forte épine.
Entre celte forte épine et le peigne basal n'existe qu'un seul crochet légèrement séparé du peigne. En avant
de la forte épine et occupant la place des crochets vestigiaux des files dorsales existent 2 crochets de 0,027 mm
de long, possédant une racine qui n'a plus que 0,040 mm de long. Us fi files ventrales ne montrent que peu
la spécialisation régionale de leurs crochets. Le» peignes basaux te composent de 6 à 7 épines. Au-dessus
d’eux se trouvent 2 gros crochets dont l'un revêt une forme de transition avec les crochets longs et arqués
caractéristiques de la région antérieure du rostre. .
Dans la partie antérieure du rostre, il y a peu de différenciation régionale des crochets sauf que les
ventraux sont un peu plus forts et plus arque» que les dorsaux placés à des niveaux correspondants.
La membrane cuticulairc hyaline qui entoure le proboscis n'est pas aussi importante que chez T. brevis
mais entoure chaque crochet comine une gaine qui ressemble à celle que l’on observe chez les représentants
du genre Leptorhynchoides.
Lcinnisqucs minces, très contournés, paraissant un peu plus longs que le réceptacle.
Embryophorcs ayant de 0,084 â 0,093 mm de long sur 0,021 it 0,024 mm de diamètre.
Vulve postéro-dorsale. Extrémité postérieure arrondie.
Hôte définitif : Medialuna sp. (fam. de» Scorpidae).
Localité : Puerto-Culebra (Costa Rica).
Genre Metarhadinorhynchu» Yamuguti 1959.
Diagnose.
IUioscntidae parasites de Téléostéens marins.
Tronc cylindrique, à paroi contenant de nombreux petits noyaux hypodermiques, omé dans sa partie
antérieure d’un champ unique d'épines cuticulairc» engainées de cuticule cl disposées en quinconce.
Proboscis elaviforme portant de nombreuses files longitudinales de crochets dont la taille croitde l’apex
il la partie moyenne, qui est la portion la plus large du rostre, pour diminuer ensuite jusqu'il la base. Les
crochets basaux sont les plus petits et ne sont pas particulièrement saillants.
Cou court.
Réceptacle allongé elliptique ou fusiforme, à double paroi, contenant le ganglion cérébrolde dans sa
partie moyenne.
Lemnisques longs et minces.
Testicules placés l’un derrière l’autre et en contact, dans le tiers antérieur du tronc.
Vésicule séminale allongée.
Huit glandes cémentaircs allongées et tubuleuses, très longues, formunt une paire de réservoirs posté¬
rieurs, chacun de part et d'autre de la vésicule séminale et s'atténuant uu niveau de la partie postérieure de
l’organe de Siifftigen.
Utérus tubulaire, très long.
Vagin divisé en deux portion» bulbeuses, l'antérieure représentant I entonnoir vaginal. Deux sphincters
vaginaux, un antérieur et un postérieur. Bulbe vaginal terminal.
Vulve terminale.
Einbryophores (?).
Espèce type : Melarhadinorhynchus laleolabracis Yumaguti 1959.
METARHADINORHYNCHUS LATEOLABRACIS Yamaguti 1959.
Description princeps faite sur un mâle mûr et deux femelles jeunes.
Mâle : proboscis cluviforme ayant environ 0,43 mm de long sur 11.17 mm île diamètre près de l'apex,
armé de 23 files d’environ 20 crochets chacune (le nombre exact n'a pu être compté car le proboscis est
invaginé à l’apex). La taille des crochets croit de l'apex jusqu'à la région subapicale la plus large, niveau
auquel les crochets sont forts et mesurent de 0,054 il 0.056 mm de long. A partir de ce point leur taille décroît
graduellement jusqu'à la base du rostre, pour atteindre lù une longueur minimale de 0,025 mm environ.
Cou court, trapézoïdal.
Réceptacle approximativement fusiforme, de 0,85 mm de long sur 0,24 mm de diamètre, â double paroi
Iæ ganglion cérébrolde est au niveau du milieu de la hauteur du réceptacle. Rétinacles quittant le réceptacle
en arrière du milieu de sa longueur. ... . . , . , , .
Lemnisques filiforme» et sinueux, descendant loin au-dessous du fond du réceptacle.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
39
Tronc long, mince, cylindrique, de 13,5 mm de long sur 0,57 mm de large dans un étal de contraction
culaircs qui ont environ 0,023 A 0,040 nun de long, engainées de cuticule et disposées approximativement en
quinconce. Pas d'autres épines séparées de ce champ unique tant sur le tronc qu’autour de l'orifice génital.
Testicules ellipsoïdaux et allongés, placés l’un derrière l’antre près de l’extrémité antérieure du tronc,
se recouvrant partiellement l’un l’autre. L’antérieur mesure 0,95 mm de long sur 0,28 mm de diamètre
et le postérieur 0,76 mm de long sur un diamètre de 0,25 mm.
Vésicule séminale allongée fusiforme de 0,13 mm de large, postéro-ventrale par rapport à l’organe de
Süfftigcn.
A. Mâle.
B. Extrémité postérieure d’une
C. Appareil vaginal.
femelle.
Source : MNHN, Paris
40
YVES J. GOLVAN
Huit glande» céinentaircs très longues, filiforme», cheminant ensemble de part et d’autre de l’axe
du tronc en un faisceau pour se dilater en une ampoule de 0,2 mm de large au niveau de la portion postérieure
rétrécie de l’organe de Sâfftigen.
Organe de SüfTtigen allongé, de près d'un millimètre de long, formant une dilatation bulbeuse de
0 37 mm de diamètre en son milieu, alors qu’elle »e rétrécit brusquement à des extrémités antérieure et
P ° 8 Chape "musculaire de la bourse copulatrice présentant, comme d’habitude, une paire de diverticules
antérieurs. Les rayons postérieurs de la bourse ne sont pas bien différenciés. Entre la bourse copulatrice et
le porc génital terminal il y a un large sphincter d’environ 0.2 mm de diamètre.
Femelle : proboscis claviforme, d’environ 0,45 mm â 0,50 mm «le long sur 0,24 à 0,27 mm de diamètre
nu niveau de sa dilatation subapicale, armé de 23 à 25 files d’environ 20 crochet» chacune. Les crochets
subapicaux qui sont les plus gros ont de 0,052 & 0,065 mm de long, les crochet» basaux qui sont les plus petits
ont 0,031 mm de long.
Cou de 0,15 h 0,16 mm de long.
Réceptacle en ellipse allongée de 0,75 à 0,90 mm de long sur 0,29 mm de diamètre, dont la double paroi
est traversée par les rétinaclcs en arrière de son milieu.
Ganglion sensiblement placé au milieu de 1a hauteur du réceptacle.
Lcmnisques longs, tubuleux, contournés.
Tronc de 13,7 à 22 mm de long sur 0,6 â 0,9 mm de diamètre, assez contracté.
Partie antérieure atténuée, couverte d’épines plate» disposées en quinconce.
Ces épines ont de 0,026 à 0,047 mm de long comme chez le mâle et couvrent une surface de 0,25 à
0,30 mm de haut.
Masses ovariennes présentes.
Utérus tubuleux et très long. , , „
Vagin nettement divisé en deux portions bulbeuses. Chez le type le bulbe antérieur correspond à
l’entonnoir vaginal et a 0,052 mm de long sur 0,047 mm de large. Ce bulbe postérieur elliptique a 0,065 mm
de long sur 0,036 mm de large, Il y a deux sphincters vaginaux, l'antérieur a 0,059 mm de diamètre chez le
type. 11 entoure la partie resserrée du vagin. 1* postérieur a 0,055 mm de diamètre et entoure l’extrémité
postérieure du vagin et s’appuie sur le bulbe vaginal terminal qui a 0,065 mm de diamètre.
Vulve subterminale à environ 0,4 mm de l'extrémité postérieure arrondie. Embryophores non dévelop-
PéS Noyaux hypodermiques petit» et nombreux. Système lacunaire réticulaire.
Hôte définitif : Laleolabrax joponicus (Tcmminck et Schlegel) [fam. des Oligoridae].
Localité : mer Intérieure japonaise.
Genre Indorhynchus nov. gen.
Diagnose.
IUiosentidac parasite d 'Ariidae (Silures marin») des Indci
Tronc long, cylindrolde, armé d’un champ unique d'épine
d'épines génitales dan» les deux
ùciliaires dans ■
ta partie antérieure. Pas
pratiquement de même taille de haut en bas du
Proboscis assez court, claviforme, armé de
re, sans grande dissymétrie dorso-ventrale.
Réceptacle assez long. Place du ganglion cérébrolde non précisée.
Lemnisques longs atteignant le testicule antérieur.
Orgunes génitaux mâles occupant plus de la moitié postéi
Huit glandes cémentaires petite» et piriforme» avec cunaux excréteurs longs formant peut-être (si l’on
roit la figure de Tripathi) une dilatation commune terminale au niveau de la base de l’organe de Sâfftig,
Organe de Sâfftigen volumineux.
Embryophores dont la morphologie doit être celle caractéristique d un cycle aquatique.
Espèce type : Indorynchus indicus (Triphathi 1959) no», comb.
INDORHYNCHUS INDICUS (Tripathi 1959) nov. comb. (= Rhadinorhynchus indicus
Tripathi 1959).
Description princeps faite sur des mâles et des femelle» provenant de deux espèces différentes d 'Ariidae.
Les mâles sont un peu plus petit» que les femelles (de 4,9 â 5,8 mm de long sur 0,84 à 1,01 mm de large
pour les premiers: de 6,27 à 7.55 mm de long sur 1,07 ù 1,21 mm de large pour les secondes).
Proboscis long (en fait il est de dimensions moyennes si on le compare à celui des Khadinorhynchus
sensu stricto) de 0,60 à 0,79 mm de long sur 0,29 â 0,36 mm de diamètre, armé de 22 â 20 files (mais 18 à 20
dans le tableau des mensuration») de 14 crochets chacune. Ces crochets mesurent environ 0,041 mm de long
tant pour les basaux que pour le» subapicaux. 11 n’y a pas de grand» crochets spécialisés à la base des files.
Cou court et inerme.
Tronc long cylindrolde, orné de 6 â 9 couronne» d épines duns ln région antérieure (le tableau indique
de 9 ù 12 couronnes). La dernière couronne compte 36 épines. Ce» épines mesurent en moyenne 0,022 m m
d * ^Réceptacle long, è double paroi, atteignant le testicule postérieur.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
41
Fig. 24. — Indorhynchus indiens (T. 1959) nov. comb. (d’après les figures de Tbipathi [1959])
A. Mâle.
B. Crochet du rostre.
C. Épine cuticulaire du tronc.
Source : MNHM, Paris
42
YVES J. GOLVAN
Testicule# ovoïde», »c recouvrant un peu et placé» dan» la moitié
Huit glande» cémentaire» petites et piriforme* dont le» canaux »
Vésicule »éniinale (ou organe de Sfifftigen) piriforme.
Bourse copulatrice occupant le 1 /5 postérieur du tronc (dan» le texti
montre qu’il s’agit d’une erreur typographique).
Tronc de» femelle» complètement opacifié pur le» embryophore»
“ ,s “" à ».i. a, ojma. i™«...
Hôtes définitifs : Tachyiurus jella (Duy) et Oslcogrneiosus militari!
iMcalilé : Pari et lac Chilka (Inde).
il est indiqué le 1 /3 mai» le schéma
:e qui rend impossible l’étude de»
0,019 nun de diamètre.
(Linné) [Ariidae].
Genre Pseudorhailinorhynchus Achmerov et Drombrowskaja-Achmcrova 1941
(= Hemirhadinorhynchus Krotov et Petrotschenko 1956).
Diagnose.
Illiosentidae parasites de Poisson» d'eau douce de Sibérie or
accusé, les femelles étant bien plu» grande» que les mâle».
Tronc cylindroïdc, armé dans sa partie antérieure d'épines
triangulaire à pointe inférieure ventrale.
Probosci» relativement court armé d’un nombre moyen de c
dorso-ventrale accusée. Le» crochet» basaux sont le» plu» petit».
Réceptacle long.
Ganglion cérébrolde plucé au fond du réceptacle.
Lemnisqucs long».
Organes mâles occupant la moitié postérieure du tronc, le
ientole. Dimorphis
rochct» ne présent
sticiilc» sphéroïde
ne sexuel parfois très
les en un seul champ
nt pas de dissymétrie
[, placés l'un derrière
Huit glande» cémentairc» courte» et piriforme», en groupe compact.
Embryophore» en ellipsoïde allongé avec hernie» polaire» de la membrane moyenne.
Espèce type : Pseudorhadinorhynchus markewitclii Achmerov et Domhrow»koja Achmerova 1941.
Pour Yamaguti (1963) ce genre est synonyme de Neoacanthocephaloldes Cable et Quick
1954, bien qu’il s’agisse de deux genres dont le premier parasite des poissons de mer et le
second des poissons d’eau douce. Pour Tripathi (1959) c’est un synonyme d’Heterosentis
et l’on peut appliquer à cette assignation la même critique que précédemment. Ajoutons
encore que Pseudorhadinorhynchus possède huit glandes cémentaires et non six glandes
comme Neoacanthocephaloldes et Heterosentis. Quant à la validité du genre Hemirhadino¬
rhynchus elle ne me parait pas acceptable puisque les seules différences avec les Pseudorha¬
dinorhynchus sont le dimorphisme sexuel (qui peut parfaitement être un caractère spécifique
et non générique) et la striction du tronc à l’union des tiers antérieur-tiers moyen que l’on
observe souvent chez certains individus au milieu d’une récolte et qui peut n’être qu’un arté-
fact ou une contraction passagère dépendant des conditions dans lesquelles est faite la fixation.
PSEUDORHADINORHYNCHUS MARKEW1TCHI Achmerov et Dombrowskaja Achme¬
rova 1941.
Description basée sur 2 mâles et t femelle.
Mâles de 2,475 mm de long sur 0,6 mm de diamètre, atténué
Proboscis de 0,27 mm de long sur 0,11 mm de diamètre.
Réceptacle de 0,525 mm de long »ur 0,12 mm de diamètre, p
brolde placé au fond du réceptucle.
Le rostre est armé de 13 â 14 file» de 11 il 12 crochet» chacune. Le» crochet» antérieur» ont 0,028 n
de long et 0,055 min de large il leur base, les crochet» de lu partie moyenne ont 0,056 mm de long sur 0,005 n
de large et les crochets postérieur» ont 0,016 mm de long sur 0,004 mm de lurge.
double paroi. Canglion céré-
Cou n
Deux
esuré.
ur» ont 0,016 mm de long sur 0,004 in
long», dépassant le niveau de» glandes cémcn
cinquième» du corps, en
it â haut
Le testicule antérieur mesure 0,3 mm de long sur 0,46 mm de I
(la lurgetir du testicule antérieur doit être 0,016 mm en réalité).
Huit glande» cémentaires bulholde», le» plu» antérieur# »c tro
postérieur.
Paroi du corps contenant de nombreux petit# noyaux.
Corp» irrégulièrement couvert d’épinca. Sur une coupc longitudinale on peut
Ces épines sont triangulaire», longue» de 0,028 mm et large» de 0,014 oi
1,016 ir
lu moitié du testicule
er 33 épine# ventrales.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
43
Femelles plus grandes que les mâles, de S à 8,4 mm de long pour un diamètre de 0,68 à 1,06 mm.
Proboscis de 0,54 mm sur 0,15 ou 0,63 sur 0,19 mm.
Réceptacle de 0,48 sur 0,18 ou 0,75 sur 0,25 mm avec ganglion placé au fond.
Lemiusqucs plus courts que le réceptacle, longs de 0,33 mm et larges de 0,09 mm.
Embryophores emplissant la cavité centrale. Appareil génital mesuré sur 1,65 mm de long puis invi¬
sible ensuite.
Hôte définitif : Pseudaspius leptocephalua et Parabramis pekinensis.
Localité : lac Orel-Tchla (Sibérie orientale).
Source : MNHN, Paris
YVES J. GOLVAN
PSEUDORHADINORHYNCHUS PSEUDASP1I Achmerov et Dombrowskaja Achmerova
1941.
Description basée sur une femelle.
Longueur de 8,4 mm sur 1,05 mm de large.
Corps cylindroïde avec un petit élargissement vers le point d'implantation du rostre. Toute lu na t'
antérieure est couverte d'épines qui descendent plus bns sur lu face ventrale que sur la fuce dorsale Sur rt ' C
coupe sagittale on compte 5 épines dorsales et 9 épines sur la face ventrale. Ces épines sont trian»„i„iY ne
longues de 0,028 mm pour une largeur de 0,014 à 0,016 mm. 8 ulrea ’
Proboscis cylindrique de 0,535 mm de long sur 0,15 mm de diamètre, armé de 10 6les de 7 à 8 rrn I,
icunc, de dimensions sensiblement égales. Ils mesurent 0,049 à 0,050 mm de long sur 0,007 mm dé lace
Réceptacle de 0,75 mm de long sur 0.095 mm de diamètre, possédant une double paroi épaisse I
du réceptacle est placé au-dessous du point d'implantation de la dernière épine. ’ IOnd
Ganglion cérébroïde placé au fond du réceptacle.
Lemnisques longs de 2,10 mm et large de 0,085 à 0,090 mm. Noyau le plus postérieur placé au n>T
de la longueur du lcmnisque, au niveau du ganglion. milieu
Embryophores en quenouille, longs de 0,068 mm uvec hernies polaires ayant jusqu'à 0 007 mm A. i
Acanthor de 0,025 mm de long sur 0,006 mm de diamètre. lon g.
Hôte définitif : Pseudaspius leptocephalus.
Localité : lac Orel-Tchla (Sibérie orientale).
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
45
A. Mâle.
B. Proboscis (d'après Sokolowskaja, 1962).
C. File de crochets du rostre.
D. Silhouettes d’un mâle et d'une femelle à la même échelle, montrant le dimorphisme sexuel.
E. Embryophorc mûr.
Source : MNHN, Paris
46
ÎS J. GOLVAN
PSEUDORHADINORHYNCHUS LEUCISCUS (Krotov et Petrotschenko 1956) nov. comb.
(= Hemirhadinorhynchus leuciscus Krotov et Petrotschenko 1956).
Espèce trouvée chez 12 (tardons sur le» 42 qui ont été examiné». Il y avait de 1 à 12 ver» par poi»»on.
Dimorphisme sexuel très marqué. J* mâle cal ù peu près trois fois plus petit que lu femelle.
A la limite de» 1 /3 antérieur et 1 /3 moyen on trouve un rétrécissement. La partie placée en avant de
cette striction est beaucoup plus lurge que le reste du corps.
Sur la partie antérieure du tronc sont insérées de fortes épines qui descendent plus bas sur la face ven¬
trale que sur la face dorsale.
Mâle • long de 6,43 à 7,85 mm pour un diamètre maximum de 0,66 A 0,97 mm. La partie antérieure
porte des épines sur une longueur de 0,10 A 0,20 mm sur la face dorsale avec 4 à 5 épines par rangée (il y a
probablement de ce fait 4 à 5 couronnes complète» d'épines), tandis que sur la face ventrale l'aire spinulée
occupe une hauteur d’environ 2 mm. On trouve 28 épines dans chaque file (c'est-à-dire qu'il y a 28 épines
sur la ligne médio-ventrale). La longueur des épines est d'environ 0,032 mm. La limite de l'aire spinulée
suit une ligne oblique de la face dorsale à la face veutrale.
Le rostre a 0,67 mm de long et 0,25 mm de large. 11 est armé de 14 files de 10 crochets pur file. Les
crochets ont sensiblement la même forme, cependant ceux de la buse sont plus petits que ceux de l’apex
et il V en a 3 par file. Pour les premiers, lu lame mesure 0,039 mm; pour le 2 e , 0,048 mm; du
3» au 6», 0,068 nun; le 7°, 0,048 mm; les 8' et 9», 0,032 inm; le 10 e , 0,029 mm. La largeur de la base des
lames est d’environ 0,006 mm.
La longueur des racines des crochets du 1" ou 7' est d environ 0,032 mm, et seulement au niveau des
6' et 7 e de 0,045 mm de long. La largeur de cette racine est d environ 0,009 mm. Les trois derniers crochets
de chaque file n’ont pas de racine différenciée.
Réceptacle long, ù double paroi. Longueur comprise entre 1,49 et 1,57 mm pour une largeur de 0,18 à
0,20 mm. 11 s’insère à la base du rostre.
Le ganglion cérébrolde se trouve dans la partie postérieure du réceptacle, Les lemiusques sont très
longs, de 3,14 mm de long sur 0,078 mm de large. Ils s’étendent sur près des 2 /3 de la longueur du tronc et
arrivent à hauteur du milieu du testicule antérieur.
Testicules ovoïdes, juste l’un derrière l’autre dans 1a partie postérieure du tronc.
Testicule antérieur : 0,86 mm de long sur 0,63 mm de large, testicule postérieur 0,71 mm de long sur
0,60 mm de large. ...
Huit glandes céinentaircs groupées en arrière des testicules suivies du reste de I appareil génital qui
débouche dans la bourse copulatricc.
Femelle : longues d’environ 21,9 mm pour une largeur de 3,67 mm duus la partie moyenne et environ
2 mm dons la partie antérieure. Us femelles immatures sont plus petites et ont, au maximum, 2,5 nun de
large pour une longueur d’environ 14 mm. Les différences entre le» proportions du corps sont plus marquées
que chez les mâles. Lu partie antérieure du corps est mince et séparée du reste du tronc par une striction.
Le nombre des épines cuticuluires antérieures est plu» grund que chez les mâles. Sur les coupes longitudinales
et obliques on voit environ 10 épines sur la partie dorsale et 24 épines sur la face ventrale. Le rostre et sa
garniture de crochets sont tout à fait comparables à ce qui a été décrit pour le mâle, cependant les crochets
sont un peu plus grands. La lame u une longueur de 0,068 nun pour le 1* r crochet, de 0,071 mm pour le 3-,
du 4 e au 6», elle a 0,077 mm. Pour le» crochet» plu» postérieurs la longueur de la lame diminue jusqu’à
0,029 mm pour le 10'.
Dans la cavité du corps on trouve de nombreux crufs cl des masses ovariennes arrondies. Les embryo-
phores sont fusiformes avec trois membranes dont la moyenne forme des hernies polaires. Les embryo-
phores ont de 0,094 à 0,097 mm de long sur 0,022 mm de Inrge.
Hôte définitif : Leuciscus tcaleckii (fam. des Cyprinidae).
Localité : Sud de l’ile de Shakaline.
Genre Denlitruncus Sinzar 1955
Diagnose.
Palaeacanlhocephala, Echinorhynchoidea, parasite de Poisson» d’eau
cylindrique. Crocheta disposés en files. ...
Partie antérieure du tronc portant un seul champ triangulaire ù pomti
Organes génitaux mâles occupant la moitié postérieure du tronc.
Huit glandes cémentoires.
Espèce type : Dentitruncus trultae Sinzar 19S5.
douce de Yougoslavie. Prohoscis
e inferieure ventrale d’épines cuti-
1. A la vérité, si l’on s’en tenait aux description», il se
logique différentiel ayant quelque valeur entre les genre»
bien entendu, pas vu d’exemplaire de I un ou 1 autre genre
photographies (sic!) qui accompagnent ces descriptions. Do
formellement à la validité de DenlUruncus.
trait impossible de trouvci
Pseudorhadinorhynchus et
î et je dois m’en rapporte!
ins ces conditions il m’est
r aux figures ou micro-
impossible de conclure
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
47
Fie. 28. - Dentitruncus truttae S. 1955
(dessins exécutés d'après les microphotographies du travail de Sinzar, 1955)
A. Male.
B. Femelle.
C. Types de crochets du rostre.
D. Appareil génital mâle.
K. Enibryophore.
8 564020 0
Source : MNHN, Paris
48
YVES J. GOLVAN
DENTITRUNCUS TRUTTAE, Sinzar 1955.
La description originale est très insuffisante et les microphotographies qui l’accom¬
pagnent ne viennent guère apporter de précisions.
Description basée sur 84 spécimens d’abord considérés comme duEchinorhynehiu tr
,t diffère.
:» Echinorhynchidae et
nsidérés
lors de l’étude de préparai
mitres eenrcs d'Acanthocéphalcs décrits.
Mâle de 4 627 mm de long sur 1,333 mm de large. Proboscis de 0,513 mm pour un diamètre de 0,193
Bourse copulatricc de 0,42 mm. Diamètre au niveau des glande» cémentaircs de 0,165-
Proboscis du *' J ~
de 19 A 20 files d'environ 15 crochets chacune qui sont de dimensions
liblcment égales sur toute la‘longueur du rostre. La racine du crochet est simple et elliptique. Les crochets
t disposés en quinconce. . , ,
Le corps e»t cvllndrioue mais atténué à l’arrière. A hauteur des testicules le U
it cylindrique mais atténué A l'arrière. A hauteur des testicules le tronc CBt un peu élargi.
Sur la partie antérieure du tronc on trouve des excroissances semblables A des épines qui sont disposées
en 28 à 30 rangées. Ces «épines» ont une disposition en quinconce. Sur la face ventrale, ces piquants couvrent
le premier tiers du tronc alors que sur la face dorsale ils sont disposés seulement sur le sixième antérieur
de '"île"testiculesYont sphéroïdaux et placés nu milieu de la longueur du tronc. Immédiatement en arrière
des testicules se trouvent HUIT glandes cémentaircs tubuleuses, élargies A leur extrémité (antérieure?).
Les femelles ressemblent aux mâles. Les crochet» du rostre et les épines cuticulaires antérieures oi *
aspect et une disposition identiques A ce qui a été décrit cher, le mâle.
La cavité centrale du corps est remplie d’un grand nombre d œuf».
Chez le mâle et la femelle, les lemnisque» sont un peu plu» long» que le réceptacle.
Les embryophorcs sont longs et ellipsoïdes, long» de 0,097 mm et larges de 0,029 mn
Hôte définitif : Salmo fario Linné.
Localité : rivière Una (Yougoslavie).
FAMILLE DES LEPTORHYNCHOID1DAE WITENBERG 1932
Diagnose.
Palaeacanthocephala, Echinorhynchoidea parasites de Poissons d’eau douce ou d’eau de mer dont les
hôtes intermédiaires sont des Crustacés Amphipodes.
Tronc TOUJOURS INF.RMF., allongé, cylindrolde, un peu atténué A se» deux extrémités.
Sous-cuticule contenant soit des noyaux géants très ramifié» soit des fragments de noyaux géants mais
"^Assise musculaire interne de la paroi de tronc parfois réduite A quatre bandes longitudinales.
Proboscis long, claviforme, portant des files longitudinales comptant chacune de nombreux crochets
dont la lame soulève parfois un repli cuticulaire qui l'cngaine presque jusqu’à sa pointe.
Réceptacle long. . .
Ganglion cérébrolde placé au tiers antérieur du réceptucle ou tout au plus au tiers moyen mais jamais
dans le tiers inférieur.
Lemnisqucs très longs contenant peu de noyaux géant» fragmenté».
Organes mâles occupant la moitié postérieure du tronc.
Testicules sphéroïdaux placés l'un derrière l'autre et en contact.
Huit glandes céraentaires sphéroldales.
Embryophores ellipsoidaux avec hernies polaires de la membrane moyenne.
Genre Leptorhynchoides Kostyiew 1924 (= 1‘leurohynchus Nau 1787).
Diagnose.
Leplorhynchoididae parasites de Poissons d’eau douce ou migrateurs potnmotoques (Acipenseridae)
de taille réduite, A tronc cylindrique, dont la paroi contient des noynux hypodermiques géants peu noml
breux et très ramifiés. La musculature pariétale interne est réduite A quatre bandes longitudinales.
Proboscis long, cylindrolde, armé de file» longitudinale» comptant toujours plus de 10 crochets cha-
CUne Ganglion cérébrolde en position antérieure.
Lemnisqucs longs.
Testicules contigus, équatoriaux ou post-équatoriaux.
Huit glandes cémentaires courte» et sphéroldales, formant une grnppe compacte placée immédiatement
en arrière des testicules.
Embryophores avec hernie» polaires de la membrane moyenne.
Espèce type : Leptorhynchoides plagicephalus (Westrumb 1821) Kostylew 1924.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
49
Fie. 29. — Lcptorhynchoidea plagicephalua (W. 1821) K. 1924
(d'après les figures de Kostylew, 1924)
A. Mâle. — B. Appareil vaginal. — C. Embryophore mûr. — D. Noyau hypodermique.
E. Coupe transversale de l'extrémité postérieure du tronc d’un mâle adulte à hauteur de l'organe de Sâff-
tigen, montrant les canaux excréteurs des 8 glandes cémentaires et le déférent flanqué des 2 bandes
musculaires longitudinales.
Source : MNHN, Paris
50
YVES J. GOLVAN
LEPTORHYNCHOIDES PLAGICEPHALUS (Westrumb 1821) Kostylew 1924, (= Echino¬
rhynchus plagicephalus Westrumb 1821 Echinorhynchus acipenseris rutheni Rudol-
phi 1819 = Echinorhynchus husonis Rudolphi 1819).
:ription de Kostylew (1921) (légèrement modifiée dan. .a réduction 1-
•58 femelles est de 20 il 25 mm, celle des mâles de 13 mm. Le coi
rs l'extrémité antérieure plu. que ver. In postérieu
*t Je forme à peu près
La longueu
cylindrique, se rétrécissant
il parait absolument rond.
Extrémité postérieure de la femelle parfois invaginée.
Surface du corps unie, la cuticule ne portant m tubercule ni épines.
Lerostre très long, oùeint 2 à 3,2 mm de long et s'élargit ver. le sommet. Son diamètre ù la base est
de 0,38 à 0,47 mm. Par rapport ù l'axe longitudinal du troue le rostre occupe une position ventrale, de plus,
il est lui-même légèrement incliné dans la même direction. On rencontre parfois des exemplaires avec un
rostre plus ou moins tordu. ......
Le cou est court mais assez bien marqué, sa longueur est de U,.lz mm.
Le proboscis est armé de 14 files de 22 & 21 crochets chacune. Il y a peu de dissymétrie dorso-ventrale,
cependant les crochets ventraux sont un peu plus développés. De haut en bas du rostre les crochets se
différencient moins par leur longueur que par la largeur de leur lame et le degré de courbure de celle-ci.
Cette courbure est si accentuée dans les crochets des premières couronnes transversales que leur extrémité
se trouve dirigée en arrière et devient parallèle à la racine. Dans les couronnes suivantes, la courbure des
crochets s'atténue peu à peu et donne aux crochets des dernières couronnes basales l'aspect d’épines fines,
à peine recourbées et totalement privées de racines. lais racines des crochets antérieurs sont dirigées en
arrière mais à partir du crochet IX ù compter du sommet du rostre, elle» disparuissent, cédant leur place à
des racines dont la direction est diamétralement opposée (??).
Enfin les crochets des couronne, toutes postérieures n'ont pas de racines. Nous ne donnerons pas ici
la transcription du tableau des dimensions des crochets qui arment le ro.tro du male et qui se trouve dans
la publication originale. Indiquons seulement que la taille de. crocheta diminue régulièrement de l’apex
à la base, le crochet apical ventral ayant de 0,1089 â 0,1155 mm de long sur 0.0264 mm de large avec une
racine de 0 099 mm de long, le crochet IX n’a pluB que 0,0891 à 0,0924 mm de long sur 0,0264 ù 0,0330 mm
de large avec une racine de 0,0726 â 0,0835 mm de long, le crochet basal, spiniforme n’a que 0,0825 mm de
long pour une largeur de 0,0165 mm et pas de racine. Les dimensions des crochets dorsaux correspondants
BOUt Pour le 1" : 0,1155 mm de long sur 0,0165 à 0,0264 mm de large avec une racine de 0,099 mm de long;
Pour le 9" : longueur de 0,0825 111 m pour une largeur de 0,0198 111111 et pas de racine;
Pour le 20 ’ : longueur de 0,0825 mm. largeur de 0,0165 mm et pas do racine.
Dans la structure de la paroi de corps il existe quatre lacunes longitudinales très vastes : une ventrale,
une dorsale et deux latérales, la partie antérieure du tronc porte un pli cuticulairc qui traverse l’hypodermè
et grâce auquel les lacunes de la paroi de tronc se trouvent isolées du système de lacunes du rostre et des
lemnisques. Entre les fibrilles du tissu hypodermique se trouvent des noyaux u ramifications dendritiques.
La musculature longitudinale du tronc ne présente pas une couche unie mais forme quatre cordons
musculaires qui se composent de quelques fibres et qui »e trouvent sur les côtés ventral, dorsul et latéraux.
Lemnisques deux à trois fois plu» long, que le réceptacle, parfois sinueux, atteignant le testicule
Bnt Réceptacle de 3,18 mm de long à double paroi musculaire et .'insérant â la buse du proboscis.
Testicules sphéroldaux, placés l'un contre l'autre dan» la partie moyenne du tronc, l'appareil génital
mâle n’occupant que la moitié postérieure du corp». Dimensions des testicules comprises entre 0,63 et
0 74 111 m. Canaux déférents élargis au niveau de la dernière puire de glandes céincutaircs et fusionnant en
un conduit unique au niveau de l’organe de Sâfftigcn (Murkbcutel). Avant de se jeter duna le canal éja-
culatcur, le canal déférent (commun) forme une ampoule réniforme dont le bord concave débouche dans le
canal éjaculateur. ........ .
Huit glandes cémentaires .phéroïdales, en groupe compact, pincées immédiatement en nrrière au contact
du testicule postérieur. Par rapport â l'organe de Sâfftigcn, qui est ventral, le déférent est dorsal et les huit
canaux cémentaires sont soit le long du déférent soit entre lui et l'organe de Sâfftigcn. Le tout est enveloppé
de fibres formant une sorte de sac, avec â droite et â gauche du déférent deux bandes musculaires longitu¬
dinales contenant chacune un noyau.
Rourse copulatrice invaginée.
Appareil génital femelle : ligament suspen»eur inséré à la base du réceptacle. Trois faisceaux se fixent
obliquement à la paroi du tronc, l'outre, le ligament su.penseur proprement dit, entre dans l'ouverture de
la cloche utérine. , , ... , , , . ,
Cloche utérine en tube de 0,42 à 0,50 mm de long, A bord» miténeurs recourbé» de coté ou un peu en
arrière. A la base, deux gros noyaux ventraux et deux cellule» â prolongement» ventraux contenant chacun
un noyau Kostylew donne une description très détaillée îles cellules sélectrices de la base de la cloche
Tube utérin d’environ 0,19 mm de long, lu longueur totale de l'utérus atteignant 0,25 mm.
Sphincter vaginal présent, mais placé assez haut au-dessus du tube vaginal ce qui paraît une caracté-
ristinue spécifique sinon générique.
Embryophores ellipsoïdaux de 0,136 & 0,150 mm de long sur 0,035 â 0,039 mm de diamètre. Hernies
polaires très nettes.
Hôtes définitifs : Acipenser slellalus et Acipenser ruthenus (fam. des Acipenseridae).
Localité : Volga et mer Caspienne.
La même espèce aurait aussi été trouvée chez Huso huso, Acipenser sturio et Acipenser glaber de la
mer Noire et de la Méditerranée. Peut-être s’agit-il d'une autre espèce.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
51
LEPTORHYNCHOIDES THECATUS (Linton 1891) Kostylew 1924 (= Echinorhynchus
thecatus Linton 1891).
Fie. 22. - Leptorhynchoides thecatus (L. 1891) K. 1924
(d’après les figures de Linton, 1891 et de Van Cleave)
A. Mâle (fig. de Linton).
B. Épine cuticulaire du tronc.
C. Files de crocheta dorsale et ventrale du proboscis.
D. Appareil génital mâle. Portion supérieure montrant les testicules, les glandes cémentaires et la partie
supérieure de l’organe de Sâfftigen.
Source : MNHN, Paris
52
YVES J. COLVAN
Description de Van Cleove et Lincicome (1949).
Lee adultes sont des parasites communs des ci
Poissons et, occasionnellement, d’autres hôtes. On tro
Ct ''corps^e^oulcm- 1 crème, inerme, long et mince, les deux extrémités généralement arquées vcutralcment.
Le mâle est, dans l’ensemble, plus arqué que la femelle. Le corps est large près de l’extrémité antérieure et
s’atténue progressivement vers l’arrière. Les femelles sont ordinairement plus longues ct plus épaisses que
les mâles. „ . , .
Proboscis long et un peu élargi près de son in
et forme ainsi un angle avec le grand axe du tri
CelUi Les'crochets sont disposés en quinconce. I-c nombre de files parait remarquablement constant dans les
deux sexes. Sur plus d’une centaine de proboscis exnmiués nous n’avons trouvé que deux mâles qui ne
possèdent pas 12 files, chiffre qui est la règle. L'un u 13 files ct l'autre H. La base des crochets est enveloppée
de gaines cuticulaires très apparentes qui sont un des caractères distinctifs du gen-- 1
la gaine et les crochets varient considérablement. l)uns quelques cas presque ti
de gaine alors que généralement une bonne partie de la pointe est libre.
Les dimensions des crochets sont :
‘t généra
a sur 0,015 â 0,027 m
sur 0,011 à 0,020 mn
i sur 0,017 & 0,038 mr
sur 0,011 â 0,029 mm
Bur 0,007 à 0,014 min
> sur 0,008 à 0,015 mr
Apicaux ventraux : 0,051 à 0,079 m
Apicaux dorsaux : 0,056 à 0,075 mr
Moyens ventraux : 0,063 à 0.095 mi
Moyens dorsaux : 0,063 à 0,092 mm
Basaux dorsaux : 0,034 & 0,067 mm
Basaux ventraux : 0,050 à 0,078 mi
Chez la femelle :
Apicaux dorsaux : 0,049 à 0,090 mi
Apicaux ventraux : 0,045 à 0,079 mm
Moyens dorsaux : 0,075 à 0,097 mr
Moyens ventraux : 0,067 à 0.098 m
Basaux dorsaux : 0,045 à 0,067 nu
Basaux ventraux : 0,034 à 0,074 m
Les lemnisques sont très longs et très étroits, s’étendant en arrière du fond du réceptacle sur une grande
distance. Ce dernier organe a deux couches musculaires concentriques.
Les rétiuacles sortent â peu près & hauteur du milieu du réceptocle, marquant lu place approximative
du ganglion cérébrolde. Ce dernier peut cependant purfois être placé duns lu moitié antérieure du récep¬
tacle.
Mâle : le corps a de 3 à 13 mm de long sur 0,442 â 1,30 mm de lurge.
Le rostre a de 0,75 à 0,97 mm de long sur 0,158 h 0,260 mm de large près de son milieu et 0,169 à
0,310 mm de diamètre à sa base.
11 y a 12 (rarement jusqu’à 14) files de 11 à 16 crochets duns chaque file.
Le réceptacle a 1 à 1,9 mm de long sur 0.221 à 0,378 mm de large.
Les organes génitaux sont contenus duns la moitié postérieure du tronc et seulement dans les individus
contractés ils sont en partie placés dans la moitié antérieure. I^es lemnisques atteignent généralement le
niveau du testicule antérieur.
Ce testicule antérieur a de 0,196 à 0,855 mm de long sur 0,138 à 0.442 mm de large.
Le testicule postérieur a de 0,172 à 0,658 mm de long sur 0,128 à 0,491 mm de large.
Nous avons rencontré des individus monorchides.
Il y a huit glundes cémentaires pincées immédiatement derrière les testicules et disposées selon trois
niveaux, généralement 3 - 3 - 2 ou 2 - 3 - 3, voire 4-2-2.
Femelle : corps de 6 à 26 mm de long sur 0,456 à 1,4 mm de diamètre muximuin.
Proboscis de 0,790 à 1,164 mm de long sur 0,149 à 0,309 mm de lurge près de su partie moyenne et
0 176 à 0,295 mm de large près de sa base. Il est armé de 12 files de 12 à 16 crochets chacune.
Le réceptacle a 1,3 à 2,45 mm de long sur 0,196 à 0,393 mm de diamètre.
--j— —i--t » -—-t- — x—... -zr-:-— -, pousse de
is ne montre
ir 0,045 à 0,079 mm
i sur 0,016 à 0.028 mn
Bur 0,015 à 0,030 mm;
, sur 0,022 à 0,037 mm
Bur 0,007 à 0,014 mm;
I sur 0,009 à 0,017 mm
n de diumètre.
de est épaisse et réfringente
ne est épnisse et réfringente m
___ n de long sur 0,196 à 0,393 m
Les embryons sont contenus dans trois coques. La sccom
grandes hernies polaires en forme de bulle. I.a troisième membrai
pas de modifications au niveau des pôles.
Les embryophores mûrs ont de 0,065 & 0,110 mm de long sur 0,015 à 0,030 mm de diamètre.
Hâtes définitifs : ce sont avant tout les Poissons d’euu douce d’Amérique du Nord dont la liste est très
longue (voir Van Cleave et Lincicome 1949). Ces espèces sont signalées dans le répertoire des hôtes qui
termine ce fascicule.
Hâtes intermédiaires : Hyalella azteca ( = H. knickerbockeri) Crustacé Amphipode.
Localité : toute la zone néarctique de l'Ontario au Sud des U.S.A.
Genre Metacanlhocephalus YamaRuli 1959.
Diagnose.
Leptorhynchoididae parasites de Poissons de mer. Tronc cylindrique dont la paroi contient de nombreux
noyaux hypodermiques petits, partiellcmcnt.rumifiés.
Système lacunaire réticulaire.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
mé de nombreuses files de crochets qui ne comptent que quelques
Proboscis cylindrique à ovoïde,
crochets chacune (moins de 10).
Réceptacle cylindrique à claviforme,
long, à double paroi, avec le ganglion céré-
broïde près de son extrémité antérieure.
Lemnisqucs longs, généralement plus
longs que le réceptacle.
Testicules arrondis, directement l’un
derrière l'autre dans la partie moyenne
du tronc ou un peu en arrière d’elle.
Huit glandes cémentaires compactes,
serrées les unes contre les autres entre le
testicule postérieur et l’organe de Süffti-
gen.
Organe de SSfftigeu et vésicule sémi¬
nale bien développés.
Chape musculaire de la bonrse copn-
latricc avec des diverticules antérieurs,
pourvue en arrière de nombreux rayons
Cloche utérine en coupe.
Vagin avec un sphincter interne et
un externe.
Embryophores elliptiques, avec des
hernies polaires de la membrane moyenne.
Espèce type : Metacanthocephalus
pleuronichthydis Ynmaguti 1959.
METACANTHOCEPHALUS PLEU¬
RONICHTHYDIS Yamaguti 1959.
Description princeps.
Mâle : proboscis subeylindrique, lar¬
gement arrondi en uvant, long de 0,43 à
0,50 mm pour une largeur de 0,27 à
0,40 mm, armé de 21 A 26 files de 7 à
10 crochets chacune. Les crochets subapi¬
caux qui sont plus gros ont de 0,062 A
0,078 mm de long, les crochets basaux qui
sont les plus petits ont de 0,041 A 0,055 mm
de long.
Cou très court.
Réceptacle subcylindrique A clavi¬
forme, A double paroi, long de 0,70 A
1,00 mm sur 0,28 A 0,40 mm de diamètre.
Le ganglion cérébroïde est A son extrémité
antérieure.
Lemnisques aplatis, généralement pluB
longs que le réceptacle, atteignant de 1 A
1,2 mm de long quand ils sont complète¬
ment étendus.
Tronc subcylindrique de 5,0 A 6,5 mm
de long sur 0,7 A 1,00 mm de large dont
l’hypodermc contient de nombreux petits
noyaux partiellement branchus.
Testicules arrondis, directement l’un
derrière l’autre, dans la partie moyenne
du tronc et plus ou moins postérieurs A
la moitié dans quelques cas. I.'antérieur
est généralement plus long que large, ayant
de 0,4 A 0,6 mm de long sur 0,26 A 0,5 mm
de large, tandis que le postérieur est plus
large que long, ayant 0,25 A 0,44 mm de
long sur 0,33 A 0,60 mm de large.
Vésicule séminale subglobuleuse, placée entre l'organe de Sàfftigen
0,26 A 0,42 mm de long sur 0,2 A 0,4 mm de large.
Huit glandes cémentaires claviformes, dont les extrémités dilatées sont placées
derrière le testicule postérieur et en avant de l'organe de SafTtigcn.
:eil utéro-vaginal.
la bourse copulatrice, ayant de
grappe serrée juste
Source : MNHN, Paris
54
J. GOLVAN
Organe de Safftigen de 0,3 à 0,5 mm de diamètre.
Une paire de diverticules de la chape musculaire de la bourse copalnlrice ayant environ 0 17 mm d
diamètre. ’ e
Rayons de la bourse copulatrice courts, nombreux, serrés les uns contre les autres.
Orifice génital terminal.
Femelle : proboscis subcylindrique de 0,45 à 0,60 mm de long sur 0,3 à 0,4 mm de large, armé de 23 à
30 files de 8 à 10 crochets chacune. Les crochets subapicaux, les plus gros, ont de 0,065 ù 0,078 mm de Ion»
alors que les crochets basaux, les plus courts, ont de 0,039 à 0,062 mm de long. ' *’
Fie. 32. — Melacanlhocephalut campbelli (L. et A.) non. comb.
(d'après les figures de Johnston et Best, 1937)
A. Mâle.
B. Rostre.
C. File de crochets du rostre.
D. Appareil vaginal.
E. Noyau hypodermique géant et ramifié.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
55
Cou très court.
Réceptacle cylindrique à subcylindrique de 1,1 à 1,7 mm de long sur 0,2 à 0,32 mm de large.
Lemnisques de 1,3 à 2,00 mm de long lorsqu'ils sont complètement étendus.
Cloche utérine plus ou moins allongée, en coupe, de 0,14 mm de long sur 0,1 mm de large; chez le type
de 16,5 mm de long.
Utérus divisé en deux portions de structure différente. La portion antérieure (0,18 mm de long sur
0,07 mm de large chez le type) parait être télescopée dans la portion postérieure qui est cylindrique, longue
de 0,18 mm pour une largeur de 0,08 mm chez le type et contient du tissu médullaire entre l'assise bordante
interne et la capsule musculaire externe.
Entonnoir vaginal compris dans l’utérus, sa portion postérieure saillant hors de l’utérus, entourée par
un sphincter qui à son tour est entouré du sphincter externe formé de fibres en spirale.
Bulbe vaginal s'ouvrant par une vulve terminale.
In vivo les œufs mûrs sont elliptiques et longs de 0,077 à 0,081 mm pour un diamètre de 0,013 mm.
La coque moyenne pousse des hernies polaires et a 0,66 mm de long. La coque interne a de 0,054 à 0,056 mm
Hôte définitif : intestin grêle de Pleuronichlhy» continus (Temminck et Schlegel) [ Pleuronectidae ].
Localité : mer Intérieure japonaise (septembre 1957).
METACANTHOCEPHALUS CAMPBELLI (Leiper et Atkinson 1914) nov. comb. (= Lep-
torhynchoides campbelli (L. et A.) Johnston et Best 1937 = Echinorhynchus campbelli
L. et A. 1914 = Echinorhynchus rennicki Leiper et Atkinson 1914 = Metechinorhynchus
campbelli (L. et A.) Petrotschenko 1956.
Description de Johnston et Best (1937) : nombreux exemplaires récoltés en 1912 et 1913 chez des Noto-
theniidae dans la baie du Commonwealth en terre Adélie par McLean. Waite (1916) récolte deux espèces
différentes dans les eaux peu profondes de cette même localité. Les spécimens sont surtout des femelles
immatures. Corps approximativement cylindrique, un peu atténué à l’extrémité postérieure, de taille très
variable. Paroi du tronc épaisse.
Les mâles ont de 3,75 à 7,5 mm de long sur 0,60 à 0,90 mm de diamètre et les femelles ont de 4,6 à
10.5 mm de long sur 0,75 à 1,8 mm de diamètre; les femelles contenant des œufs mûrs les plus petites ont
7.5 mm de long.
Le proboscis a environ 0,55 mm de long sur 0,1 mm de large et il est à peu près cylindrique. Il est armé
de 14 files de crochets, chaque file comptant 7 ou 8 crochets. Us sont profondément enchâssés dans la cuticule
transparente du rostre. La lame est longue, aiguë et fortement arquée. Présence d’une papille apicale au
sommet du rostre, comprenant 3 ou 4 noyaux.
Système lacunaire de la paroi du tronc comprenant deux gros vaisseaux longitudinaux avec des anasto¬
moses transversales très régulièrement disposées.
Les noyaux hypodermiques ont tous les aspects depuis la fragmentation jusqu’au noyau géant très
ramifié.
Réceptacle à double paroi inséré à la base du rostre. Les fibres de l’assise externe ont une direction
oblique. Longueur du réceptacle d’environ 0,8 mm sur 0,15 mm de diamètre.
Ganglion cérébroïde placé un peu en arrière de l'insertion du réceptacle (donc au-dessus du milieu de
Lemnisques en général un peu plus longs que le réceptacle contenant souvent un gros noyau baculi-
forme disposé verticalement.
Testicules ovoïdes, souvent inégaux, placés un peu en avant de la moitié de la longueur du tronc. Canal
déférent passant dorsalcment par rapport à l’organe de Sâfftigen et se jetant dans une grosse vésicule sémi¬
nale d’où sort un court canal éjaculateur aboutissant au pénis. Ce dernier est une formation assez volumi¬
neuse centrant la bourse copulatrice.
11 y a huit glandes cémentaires en massue dont les canaux excréteurs s’individualisent à la hauteur du
pôle antérieur de l’organe de Sâfftigen et cheminent en arrière et latéralement par rapport â l'organe de
Sâfftigen et à la vésicule séminale. Les deux groupes de canaux excréteurs fusionnent ensuite avant de
s'unir à l’origine du cunal éjaculateur.
Ganglion génital entourant la base de la vésicule séminale et du canal éjaculateur.
Femelles : ainsi qu'il a été signalé, la plupart deB femelles sont immatures mais l'appareil génital parait
complètement développé, sauf que l'utérus est un peu plus court que chez les femelles gravides. Les figures
montrent l'aspect de l’utérus et du vagin.
Les embryophores mûrs ont des prolongements polaires de la membrane moyenne.
Hôtes définitifs : Nolothenia coriiceps Richardson (famille des Nototheniidae) et Tremalomus bernacchii
(fam. des Nototheniidae).
Localité : Terre Adélie.
METACANTHOCEPHALUS OVICEPHALUS (Zhukov 1960) nom. nov. (= Leptorhyn-
choldes ovicephalus Z. 1960).
Description princeps basée sur de nombreux exemplaires.
Femelles de 7,0 à 15,0 mm de long, mâles de 5,0 à 8,0 mm de long. Les noyaux hypodermiques sont
ramifiés.
Source : MNHN, Paris
56
YVES J. GOLVAN
A
Fie. 33. - Melacanihocephalus ovicephalus (Z. 1960) non. comb.
(d’aprèa les figures de Zhukov, 1960)
A. Mâle. — B. Noyau hypodermique géant ramifié.
C. Crochets du rostre. — D. Embryophore mûr.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
57
Proboscis de forme ovoïde, longueur de 0,4 à 0,6 mm sur 0,21 à 0,41 mm de diamètre. Armé de 14 à
20 files comprenant 8 crochets dont la taille se réduit vers la base du proboscis. Leur longueur est de 0 054
à 0,062 mm dans la partie moyenne et de 0,037 à 0,046 mm au niveau de la base du rostre.
Réceptacle de 0,83 il 1,30 mm de long chez les femelles et de 0,73 à 0,93 mm chez les mâles. Le ganglion
cérébroïde se trouve dans la partie antérieure du réceptacle.
Les testicules sont sphéroïdaux à ovoïdes. L’antérieur a 0,50 à 0,64 mm de long sur 0,45 à 0,56 mm de
diamètre, le postérieur 0,45 à 0,62 mm de long sur 0,40 à 0,66 mm de diamètre.
Embryophorcs de 0,058 à 0,062 mm de long sur 0,012 à 0,016 mm de diamètre (ou plutôt 0,070 mm sur
0,016 mm).
Hôtes définitifs : Liopselta obscura (fain. des Pleuroneclidae) qui fréquente les eaux de mer mélangées à
l'eau douce.
Localité : île Chikotan (Kouriles du Sud).
FAMILLE DES RHADINORHYNCHIDAE Travassos 1923
(= Gorgorhynchidae Van Cleave et Lincicome 1940)
Diagnose.
Palaecanthoccphala, Echinorhynchoidea parasites de Poissons d’eau douce ou de Poissons de mer dont
les hôtes intermédiaires sont (probablement) des Crustacés.
Taille moyenne à assez grande.
Tronc toujours orné, dans sa partie antérieure, d'épines cuticulaires disposées en quinconce selon un ou
deux champs séparés alors par une zone incrmc. Jamais d'épines génitales dans l’un ou l’autre sexe.
Sous-cuticule contenant de nombreux fragments de noyaux géants.
Proboscis long, cylindroïdc ou court et claviforme. Armé de files longitudinales de crochets qui se répar¬
tissent en quinconce si l’on considère les crochets des files adjacentes. Ces crochets sont de forme simple avec
des racines également de forme simple. Dissymétrie dorso-ventrale des crochets souvent nette avec, parfois,
présence de grands crochets spécialisés ù la base des files.
Rarement des papilles sensorielles sur les faces latérales du rostre.
Réceptacle généralement long, & double paroi, inséré à la base du rostre.
Ganglion cérébroïde en position variable à l'intérieur du réceptacle.
Deux lemnisques de longueur variable.
Toujouns quatre glandes CÉMENTAIRES longues et tubuleuses ou courtes et piriformes maiB jamais
sphéroldales.
Embryophores à coque mince avec hernies polaires de la membrane moyenne.
Genre type : Rhadinorhynchus Lühe 1911.
C’est essentiellement sur la morphologie du rostre et des épines cuticulaires que l’on
distingue trois sous-familles :
— Rhadinorhynchinae Lühe 1912;
— Gorgorhynchinae (Van Cleave et Lincicome 1940) Golvan 1960;
— Serrasentinae Petrotschenko 1956.
SOUS-FAMILLE DES RHADINORHYNCHINAE LÜHE 1912
Diagnose.
Khadinarhynchidae parasites de Poissons de mer ou de Poissons d’eau douce, possédant des épines cuti¬
culaires sur la partie antérieure du tronc réparties en un seul champ ou en deux champs séparés par une
zone inerme.
Proboscis toujours long armé de nombreux crochets. Le nombre de files est assez réduit mais le nombre
de crochets par file est très grand.
Genre type : Rhadinorhynchus Lühe 1911.
Autres genres :
— Raorhynchus Tripathi 1959;
— Megistacantha Golvan 1960;
— Cathayacanthus nov. gen. ;
— Paragorgorhynchus Golvan 1957.
Source : MNHN, Paris
58
YVES J. GOLVAN
Genre Rhadinorhynchus Lühe 1911 ( Nipporhynchus Chandler 1934, = Echinosoma
Porta 1907-1908 pp., = Protorhadinorhynchus Petrotschenko 1956).
La plus grande confusion régnait depuis longtemps autour de la place systématique
qu’il fallait exactement attribuer à ce genre. Ceci provient d’une phrase du travail de Chan¬
dler (1934) qui est la suivante : « The number of cernent glands in the species o/Rhadinorhyn¬
chus has not been mentioned, but il is probable that if the type species pristis had less than
THE USUAL EIGHT, the facl would hâve been mentioned by Lühe ».
En conséquence Chandler créait un genre Nipporhynchus pour classer les Acanthocé-
phales qui ressemblaient point par point au Rhadinorhynchus de Lühe mais n’avaient que
quatre glandes cémentaires. Or personne n’avait jamais dit ou dessiné huit glandes cémentaires
chez les Rhadinorhynchus et ces huit glandes généreusement accordées par Chandler
n’existaient pas. Son erreur est parfaitement compréhensible si l’on se reporte à son travail
puisqu’il baptise Rhadinorhynchus tenuicornis Van Cleave 1918 un llliosentidae qui, lui,
possède bien les huit glandes en question. Van Cleave s’étonnera quelques années plus tard
de ne jamais avoir eu l’occasion d’étudier un vrai Rhadinorhynchus pristis. Et pour cause!
Aucun Rhadinorhynchus n’a huit glandes cémentaires, toutes les espèces nouvelles que l’on
découvrait en ayant quatre, toutes entraient naturellement dans le genre Nipporhynchus.
C’est Cable et Linderoth (1963) qui ont eu le mérite d’attirer l’attention sur ce point
et de mettre, avec juste raison, en synonymie de Rhadinorhynchus, le genre Nipporhynchus.
Reste le problème de l’espèce type de Rhadinorhynchus. Lühe a désigné l ’Echinorhyn-
chus pristis de Rudolphi 1802 décrit d’après un seul exemplaire de Belone belone de la Bal¬
tique. Il écrit « die Haken des Rüssels stehen in dreissig Reihen... Der vordere Theil des
Kôrpers ist mit 12-13 Reihen etuias stumpfer Haken besetzt, von denen die hintersten etuias
enlfernt sind... ».
L’espèce est redécrite en 1910 et force nous est bien de conserver cette diagnose.
Ensuite vient une regrettable confusion que Dujardin (1845) exprime ainsi :
« Rudolphi avait d’abord trouvé de cette belle espèce un seul individu de 18 mm de
long et rouge, chez une Orfie à Greifswald.
« Plus tard, en Italie, il trouva un exemplaire long de 57 mm dans un maquereau (Scomber
scomber) et deux autres longs de 61 et 76 mm dans un deuxième maquereau à Rimini, puis
encore un autre long de 74 mm dans un Scomber colias à Naples. Depuis lors, il a rapporté
à la même espèce un échinorhynque trouvé par Natterer dans le Coryphaena hippuris.
Cependant cet Helminthe paraît en différer notablement. Il est long de 15,75 mm, y compris
la trompe longue de 3,37 mm, un peu plus épaisse en avant, mais également armée de 40 ran¬
gées de crochets forts. La partie antérieure du corps porte aussi des aiguillons forts, diaphanes,
triangulaires, avec une nervure médiane comme des feuilles de mousse. »
Un fait est certain, le Rhadinorhynchus pristis redécrit par Cable et Linderoth (1963)
de Coryphaena hippurus de Curaçao, est le même que celui ainsi nommé par Rudolphi en
1819 et provenant du même hôte capturé sur les côtes du Brésil. Mais, en aucun cas, il ne peut
être assimilé au Rhadinorhynchus de la Baltique ou de Méditerranée. Nous proposons donc
de le renommer : Rhadinorhynchus dujardini nom. nov.
Grâce à l’obligeance de notre collègue, le professeur Hartwich du Zoologische Muséum
de Berlin, nous avons pu étudier ce qui reste de l’espèce vue par Rudolphi en 1802 ou plutôt
ce qui est supposé en rester et figure actuellement dans la collection de ce Musée sous cette
détermination. Malheureusement il s’agit d’un fragment antérieur d’un Acanthocéphale à
rostre court et fusiforme, à tronc inerme et manifestement pas de l’exemplaire à rostre long
et à cuticule ornée d’épines décrit primitivement par Rudolphi des Orphies de la Baltique.
Les types de Rudolphi doivent donc être considérés comme définitivement perdus. Nous
conserverons donc, pour ne pas introduire un nouvel élément de confusion dans cette systé¬
matique déjà fort embrouillée, l’espèce Rhadinorhynchus pristis (Rudolphi 1802) des Orphies
de la Baltique comme type du genre, en espérant qu’un nouveau matériel pourra être décrit
complètement dans les années qui viennent. En ce qui concerne l’espèce des maquereaux
de la Méditerrannée nous ne sommes nullement certain qu’elle est identique à R. pristis de
la Baltique aussi proposons-nous de la nommer Rhadinorhynchus lintoni Cable et Linderoth
1963. De cette espèce nous avons pu avoir de nombreux exemplaires en plus ou moins bon
état de conservation provenant du Musée de Berlin (récolte de Wegener en 1851 à Nice) et
des collections de M. le professeur Robert Ph. Dollfus provenant tant de Corse que du Midi
de la France et d’Italie.
Source : MNHM, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
59
Genre Rhadinorhynchus Liilie 1911.
Diagnose.
Rhadinorhynchinae parasites de Poissons de mer.
Tronc allongé, cylindrique, un peu dilaté dans sa partie antérieure laquelle porte deux champs d’épines
cuticulaires séparées par une zone incrme. Les épines antérieures forment des couronnes complètes. Les
épines postérieures couvrent une aire triangulaire à pointe inférieure ventrale. Ces épines du champ postérieur
sont plus grosses que celles du champ antérieur.
Sous-cuticule contenant de nombreux fragments de noyaux géants.
Canaux principaux du système lacunaire unis par des anastomoses formant un réseau à mailles gros¬
sièrement polyédriques.
Proboscis très long, cylindroïde ou légèrement elaviforme, armé d’un nombre assez important de files
longitudinales qui comptent chacune de nombreux crochets présentant une nette dissymétrie dorso-ventrale.
Souvent existe une ébauche de couronne basale de grands crochets spécialisés.
Cou distinct.
Réceptacle long, cylindrique, souvent plus long que le rostre.
Ganglion cérébroidc placé dans la moitié antérieure du réceptacle.
Lemnisqucs longs et étroits, en règle cependant plus courts que le réceptacle.
Organes génitaux mâles occupant la moitié postérieure du tronc.
Testicules ovoïdes, placés l'un derrière l’autre et en contact.
Toujours quatre glandes cémcntaires qui, avec leurs canaux excréteurs, ont une longueur supé¬
rieure à la longueur combinée des deux testicules. Ces glandes sont en longue massue à grosse extrémité
supérieure.
Utérus toujours très long, la cloche s’ouvrant très loin au-dessus de l’extrémité postérieure du tronc.
Orifice génital mâle terminal mais orifice génital femelle ventro-subterminal.
Jamais d’épines génitales dans l’un ou l'autre sexe.
Einbryophores ellipsoïdaux avec grundes hernies polaires de la membrane moyenne.
Espèce type : Rhadinorhynchus prislis (Rudolphi 1802) Lühel911, parasite des Poissons de la Baltique.
RHADINORHYNCHUS PRISTIS (Rudolphi 1802) Lühe 1911.
Description de Rudolphi (1810) : proboscide cylindrica, obliqua, truncata, collo nullo, corpore subey-
lindrico antrorsum aculeato.
Ilab. : In Esocis belones (Bclone bclone) intestino Majo solitarium reperi.
Descr. :« Vermis duas tertias pollicis partes longus (soit 18 mm de long), vix lineam dimidiam crassus
(soit 1,12 mm de diamètre), ruber (cette couleur rouge est très fréquente chez les Acanthocéphales de
Poissons lorsqu'ils sont vivants). Proboscis cylindrica, tenuis, oblique corpori inserta, apicc truncata, unci-
norum tenuium scriebus triginta transversalibus armata (ce nombre de 30, comme le font justement remar¬
quer Carle et Lindehoth (1963) doit être trop petit car l'apex du rostre de cet unique spécimen semble
bien avoir été invaginé).
« Collum nnllum.
« Corpus cyiindricum, haud procul a proboscide parum crassius, apicc caudali obtuso.
« Antica corporis pars aculeorum minutorum obtusiusculorum seriebus duodecim vel tredecim, quarum
posteriores subremotae sunt, munita, reliqua obiter annulata, sive subrugosu.
« Obs. 1 : speciei insequenti alliais videtur, proboscide tarnen tenui, magis uncinata, corporeque minus
aculeato et minore, nec non coili defectu abunde differt, nomen a proboscide aculcatissima cum pnstis serra
comparanda, desumsi».
Hôte définitif : Bclone bclone (L.).
Localité : mer Baltique.
11 nous semble improbable que VEchinorhynchus alosae de Hermann (1782) puisse être
assimilé à Rhadinorhynchus pristis car le proboscis est court. Westrumb (1821) le décrit
ainsi :
« Proboscis oblonga-ovalis, uncinorum seriebus octo, collum hrevissimum, et corporis antica cylindrica
pars aculeato, postica subulata incrmis ».
Dujardin (1845) écrit :
« Corps rougeâtre en avant, blanc en arrière, très allongé, long de 54 mm, large de 1,12 mm, cylindrique,
plus épais dans la partie antérieure qui est rougeâtre, armée d’aiguillons minces, écartés, qui forment
environ 16 rangées transverses ou six rangées longitudinales peu régulières (sur chaque face) [soit 12 files
longitudinales.!. Partie postérieure blanche, nue, très longue, subulée.
Cou cylindrique très court, rougeâtre, armé de deux rangs d'aiguillons plus rapprochés.
Trompe blanche, ovule oblongue ou cylindrique, renflée au milieu, un peu obtuse à l'extrémité, armée
de 8 rangées longitudinales ou 16 rangées transversales de crochets minces et rapprochés.
Hermann en trouva un seul exemplaire dans l'intestin d’une alose (Alosa alésa) du Rhin â Strasbourg.
Depuis lors aucun naturaliste n’a revu cet helminthe, mais on peut juger, d’après sa description, qu’il a de
grands rapports avec l'If, prislis, si ce n’est pas le même, quoique le nombre de crochets de la trompe soit
Source : MNHN, Paris
YVES J. GOLVAN
RHADINORHYNCHUS AFRICANUS (Golvan, Houin et Deltour 1963) nov romh (— M-
rhynchus africanus G. H. et D. 1963). ' mppi
FlC. 34. — Rhadinorhynchus africanus
(G., H. et D. 1963) nov. comb.
A. Mâle.
B. Rostre d’une femelle.
C. Base du proboscis. Noter les grands crochets
différenciés.
D. d. File dorsale de crochets du probosciB; ». File
ventrale de crochets du proboscis.
F. Appareil génital femelle et système d'anasto-
selon^face 1 ^ 5 T d ® '° nB ’ 4 COT P 9 . «qué
l’atténuation du diamètre vers q |cs cxtréJité^ aVité-
rieure et postérieure est très faible.
ofir “A 24 ’“° " uu dc lo “8 environ sur
0 60 mm de diamètre maximum, celui-ci étant
situé approximativement il hauteur du fond du
réceptacle. Le corps s’atténue ensuite graduelle
étant très S*®’ ' a p0Btérieure du tronc
':rr fsi hjo?. r ™
réseau à petites mailles grossièrement nolt“
édriques. poiy-
«. sut ï s“ a
à l’apex et 0,12 ram de large ù la base. Il es't d“nc
I. estTméte à
présentant une très forte dissymétrie dorso-ven!
traie. Les crochets dorsaux sont plus longs, X,
minces et ont une pointe brusquement incurvée
en « bec de rupace » alors que les crochets ventr ®®
sont plus courts plus larges et fortement arquas
dès leur point d’émergence de la cuticule. La tl“le
des crochets diminue graduellement de l’apex a
la base du rostre (de 0,055 ù 0,027 mm). Les cm
chets basaux forment une couronne complète ?"
grands crochets différenciés, beaucoup ph.» ® d ®
Réceptacle tr*e long. 1 double paro i ,1..
!.9 nua d. long o,« nun de dm.nl, r . V”
le mule, dc 3,60 imn de long but 0,25 mm de H®*
mètre maximum (partie inférieure) chez la femelle'
Ganglion cérébroidc fusiforme placé dans lé
1 /3 moyen de la hauteur du réceptacle. Rétinacle!
sortant du réceptacle nettement au-dessnn. j
niveau du ganglion cérébrolde. US du
Lcinnisqucs minces, élargis dans leur „ — ■
j,ne reprdientont «„!„ pl„. J,.
m M " ,cl “ '«,*oiei; Z
réceptacle, un re.illemenrrT.So’mTconatant d dli
les deux sexes. 1 dan “
Partie antérieure du tronc portant des épine»
cuticulaires en un seul champ et disposées ü n ® 8
irrégulièrement, même en avant et dans le « T™
sexes. Ces épines engainées dc cuticule sont i-l*
petites (0,01 mm dc long pour les plus ■ rr „ tt4s
d entre elles) les dorsalcB étant un peu ^1 U8 f.,-*® 8
que leB ventrales et les inférieures plus petite» ,,
mr U cet,e f °pomt ^T®'® £
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
61
Testicules ovoïdes, placés l’un derrière l'autre et en contact. Le pôle antérieur du testicule antérieur est
pratiquement uu niveau de la moitié de la longueur du tronc.
Testicule antérieur de 1,38 mm de long sur 0,39 mm de diamètre, testicule postérieur de 1,13 mm de
long sur 0,35 mm de diamètre.
Quatre glandes cémentaircs piriforines, disposées en deux paires de longueur inégale, la paire antérieure
largement en contact avec le testicule postérieur.
Canaux excréteurs des glandes cémentaires dilatés dans leur partie inférieure, immédiatement au-
dessus de la bourse copulatrice et passant de part et d’autre de l’organe de SSfftigen, lequel est piriforme,
à grosse extrémité supérieure, long de 0,6 mm et large de 0,25 mm environ.
Chape musculaire de la bourse copulatrice possédant deux diverticules antérieurs.
Orifice génital terminal ou ventro-terminal.
Longueur totale de l'utérus de 1,65 mm environ. Cloche utérine de 0, 1mm de long.
Portion tubulnirc de l’utérus présentant de grosses dilatations moniliformes dans sa partie antérieure
et qui correspondent probablement à des ondes de contraction immobilisées au moment de la fixation des
spécimens.
Appareil vaginal très court avec un seul sphincter.
Vulve terminale.
Cavité générale de la femelle ne contenant pas d’œufs.
Hôte définitif : Carangidae sp.
Localité : Settc-Kama (Gabon).
i. comb. [= Nipporhynchus
à Rhadinorhynchus pria
RHADINORHYNCHUS CADENATI (Golvan et Houin 1964)
cadenati G. et H. 1964).
Üescriptjjm princept^ basée sur de nombreux exemplaires (21) identi
dans mon travail de 1956.
, Mâle ayant environ 20,5 mm de long, à corps arqué selon
diamètre maximum de 1,35 mm se trouvant dans la partie moy
qiités antérieure et postérieure étant très faible. Femelles
d'enyiron 30 mm de long sur 0,82 mm de diamètre maximum,
celui-ci. étant situé dans le 1 /5 antérieur de la longueur du
'' Système lacunaire formé de deux canaux latéraux unis
par un système d’anastomoses en réseau & petites mailles
approximativement polyédriques.
Proboscis inséré dans le prolongement du grand axe du
tronc mais arqué selon bu face ventrale de sorte que l’apex
forme un angle droit avec le tronc.
Chez le mâle, le rostre a en moyenne 2,5 mm de long
sur 0,27 mm de diamètre maximum.
Chez la femelle dont le roBtre est figuré, les dimensions
sont de 2,13 mm de long sur 0,25 mm de diamètre maximum.
Il est armé de 16 files de 25 à 26 crochets présentant une
très forte dissymétrie dorso-ventrale. Les crochets dorsaux
sont nettement plus minces mais à peine plus longs que les
crochets ventraux, lesquels sont larges et fortement arqués.
La taille des crochets croit graduellement de l’apex à la
partie moyenne du rostre puis diminue ensuite vers la base,
surtout le long des files dorsales. A la base des files existe
une couronne complète de grands crochets différenciés, les
ventraux étant, ici encore beaucoup plus forts que les dor¬
saux, en particulier ceux des trois files médio-dorsalcs qui
n’ont guère plus de la moitié de la longueur des crochets des
files raédio-ventrales. De plus les crochets de cette couronne
hasale sont redressées par rapport à ceux qui les précèdent
immédiatement et sont ainsi fortement saillants en dehors.
Cou court, tronconique, de 0,34 mm de long sur 0,26 mm
de diamètre & l’union avec le rostre et de 0,36 mm & sa base.
Réceptacle nettement plus long que le proboscis, à
double paroi, de 4,1 mm de long sur 0,45 mm de diamètre
maximum, chez le mâle type.
Ganglion cérébrolde fusiforme placé dans le tiers moyen
de la longueur du réceptacle.
Lemnisques de longueur inégale, l’un un peu plus . _ .
Partie antérieure du tronc portant des épines cuticulaires disposées en deux champs séparés par ui
inerme. Le champ antérieur est formé de deux ou trois couronnes complètes. Le champ postérieur est une
surface triangulaire à pointe inférieure placée sensiblement à hauteur du ganglion cérébrolde et couvrant
uniquement la face ventrale et une très faible portion des faces latérales. Les épines sont grandes, mesurant
environ 0,050 mm de long sur 0,024 mm de largeur à leur base. Elles sont engainées jusqu’à leur pointe
d’un repli cuticulaire.
Fig. 35. — Rhadinorhynchus cadenati
(G. et H. 1964) not>. comb.
Embryophore mûr.
n peu plus long que le réceptac
Source : MNHN, Paris
62
J. GOLVAN
Testicules ovoïdes placés sensiblement à hauteur de la moitié de la longueur du tronc l’un d ’j.
' ‘ T ’ de ,on g sur °,6 mm de diamètre et le postérieur
de 1,80 mm de long sur 0,5
Quatre glandes cé:
tn de diamètre moyen
rc le testicule postérieur. Les canaux excréteurs
immédiatement au-dessus de la chape musculaire de la bourt
et d’autre de l’organe de Sâfftigen.
IX paires de longueur inégale, l’antérieure en
lut très dilatés dans leur portion postérieure
copulatrice et cheminant dorsalement de part
Source : MNHN, Paris
Fie. 36. — Rhadinorhynchua cadenati
(G. et H. 1964) Nov. Comb.
Épines cuticuluires du tronc.
Mâle.
Fie. 37. — Rhadinorhynchua cadenati
(G. et G. 1964) nov. comb.
Appareil utéro-vagiual.
64
J. GOLVAN
Organe de Safftigen subconique à son extrémité supérieure, long «le 1,6 mm sur 0,6 mm de large
La chape musculaire de la bourse a 2 diverticules antérieurs.
Orifice génital mâle terminal.
Longueur totale de l’utérus d’environ 7,8 mm sur 0,2 mm de lurgetir maximum.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
65
Le clocbc utérine mesure 0,45 mm de long sur 0,18 mm de large. La portion tubulaire présente des dila¬
tations ampullaires ou cylindroldes analogues il celles déjà signalées chez /?. africanus et dont l'emplacement
et l'ampleur varient d'un individu à l'autre.
Appareil vaginal court, avec double sphincter, le sphincter externe étant beaucoup plus faible que
Vulve terminale.
Embryophorcs ellipsoïdaux d'environ 0,08 mm de long sur 0,017 mm de diamètre avec de grandes
hernies poluires de la membrane moyenne. Acanthor de 0,045 mm de long sur 0,011 mm de large.
Hoirs définitifs : Neothunnus albacora (l.owe), Eulhynnus alletteralus (Hafmcsquc), Boops boops (Linné)
[ = Box boops ] (fain. des Girellidae ), Brotnla barbota (Schneider 1801) |fam. des Brolulidae], Cybium tritor
Cuvier et Valenciennes 1831 [fum. des Scombridae, le nom exact devrait être Scomberomorus l.J, Dentex
filosns Valenciennes 1836 (fam. des Sparidae ), Galeoides decadactylus (Bloch 1795) [fam. des Polynemidae],
Hynnis goreensis Cuvier et Valenciennes 1833 (fam. des Carangidae ), Lichia glauca (Linné 1758) [fam. des
Carangidae, le nom exact doit être Caesiomorus g.), Pristipoma suillum Cuvier et Valenciennes 1833 (fam.
des Pomadasyidae, le nom exact doit être Pristipomus suillus), Pomatomus saltatrix (Linné 1758) [fam. des
Pomatomidae], Sardinella aurita Valenciennes 1847 [fam. des Clupeidae], Sciaena aquila (Lacépède 1803)
[fam. des Sciaenidae] Scomber colias (Bloch 1783) (fam. des Scombridae], Trachinolus goreensis Cuvier et
Valenciennes 1831 (fam. des Carangidae), Trachurus trecae Cadenat 1949 (fam. des Carangidae).
Localité : côtes du Sénégal, région de Dakar-Gorée.
RHADINORHYNCHUS CAMEROUNENSIS n. sp.
Description basée sur un seul mule jeune.
Longueur 3.5 mm pour un diamètre de 0,22 mm à hautem
du fond du réceptacle et 0,19 mm dans la partie postérieure.
Proboscis partiellement invaginé à l’apex, long de 0,6 mm
(approximativement 0,90 mm eu extension complète) sur
0,21 mm de diamètre à la base, armé de 12 à 14 fdes de 32 à
36 crochets. La dissymétrie dorsovcutralc est nette. Les crochets
ventraux sont plus arqués et surtout beaucoup plus larges que
les dorsaux. 11 y a une couronne complète de crochets très sail¬
lants à la buse des fdes. lais crochets qui les précèdent immédia¬
tement sont nettement plus petits et surtout très arqués sur
lu face dorsale, ce qui les différencie nettement des crochets
moyens et apicaux insérés sur cette face.
Partie antérieure du tronc portant des épines euticuluires
réparties en deux champs séparés pur une zone inerme. 11 y a
quelques épines formant des couronnes complètes irrégulières
dans le chump antérieur. Le champ inférieur ne compte que
quelques épines (une dizaine tout au plus) insérées seulement
sur les faces ventrale et latérales, la dernière s’insérant très
haut, au-dessus de la moitié de lu hauteur du réceptacle. Ces
épines sont très petites.
Réceptacle long de 2,52 mm, cylindroldc. Ganglion céré-
lirolde placé nettement uu-dcBsus du fond du réceptacle. Lein-
nisque» nettement plus courts que le réeeptuclc.
Organes génitaux n'occupunt que lu moitié postérieure du
Testicules ovoïdes, placés l'un derrière l’autre et non en
Quatre glandes cémcntaires en courte massue, disposées en
deux paires de longueur inégale.
Organe de SüfTtigeu très volumineux (1 mm de long en-
Orifice génital pratiquement terminal.
//file définitif : Dasyatis margarita (fain. des Dasyatidae).
localité : Souéla (littoral du Cameroun).
Fig. 39.
Rhadinorhynchus camerounensis n. sp.
C. Rostre.
D. Épines cuticulaires du tronc.
RHADINORHYNCHUS CARANGIS Yamaguti 1939 (= Nipporhynchus carangis [Yama-
guti] H. Ward 1951 X Protorhadinorhynchus carangis [Yamaguti] Petrotschenko 1956).
Description princeps basée sur quatre mâles adulteB.
Proboscis cylindrique de 1,9 à 2,0 mm de long sur 0,2 mm de diamètre, armé de 10 files de 35 & 36 cro¬
chets chacune. Les crochets apicaux sont plus petits que les subapicaux. Ils ont environ 0,045 mm de long.
Les crochets ventraux ont de 0,063 à 0,075 mm de long, sont plus forts que les crochets dorsaux qui ont
de 0,06 à 0,085 mm de long, les uns et les autres diminuent de taille en allant vers la base du rostre. Les cro¬
chets basaux sont disposés au même niveau Belou une couronne horizontale. Us sont nettement plus gros
Source : MNHN, Paris
66
YVES J. COLVAN
que ceux qui les précèdent immédiatement et se projettent plus en dehors qu’eux. Ils mesurent ami
tivement de 0,08 à 0,09 mm de long pour les ventraux et de 0,066 à 0,075 mm de long pour les ilors i
Cou lisse d’environ 0,17 à 0,20 mm de long.
Tronc de 7 à 9 mm de long, incurvé ventralement en avant, le diamètre maximum étunt
tiers de la la longueur totale. Épines cuticulaires insérées sur la partie antérieure du tronc sur
de 2 à 2,5 mm. Ces épines ont de 0,02 ù 0,03 mm de long et sont engainées de cuticule, disposées e
Réceptacle subcylindrique de 3,2 ù 3,6 mm de long Bur 0,3 à 0,35 mm de diamètre, ù par,
simple d’environ 0,042 mm d’épaisseur, atteignant le milieu ou seulement le pôle antérieur
au niveau du
une hauteur
“ Tùnconce.
ai musculaire
du testicule
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
67
I). Appareil uléro-vaginul.
F.. Embryophore mur.
Source : MNHN, Paris
YVES J. GOLVAN
Rétinaclcs sortant du réceptacle aux environs du milieu de sa hauteur.
Lemnisques de 1,8 à 2 mm de long, minces, un peu élargis en arrière.
Testicules subglobulcux à elliptiques, directement l'un derrière l'autre, en contact, placés aux alentours
du milieu de la longueur du tronc ou un peu en arrière de lui, de 0,5 à 0,75 mm de long sur 0,29 à 0,55 mm
de diamètre.
Quatre glandes cémentaircs allongées de 0,27 à 0,40 mm de diamètre transversal chez le type, disposées
par paires l’une derrière l’autre, en arrière du testicule postérieur.
Vésicule séminale d’environ 0,11 mm de diamètre.
Organe de Süfftigen allongé de 0,85 mm de long sur 0,27 mm de large chez le type.
Chape musculaire de la bourse copiilatricc de 0,34 mm de long sur 0,5 mm de large.
Bourse copulatrice de 0,65 mm de long sur 0,25 mm de large chez le type.
Hôte définitif : Caranx merlensi Cuvier et Valenciennes (fam. des Carangidae) dans l’intestin grêle.
localité : mer Intérieure japonaise.
RHADINORHYNCHUS COLOLABIS Laurs et McCauley 1964.
Description princeps basée sur de nombreux speciinens.
sale.
i du fond du réceptacle, long de 9,20 à 12,16 n
Corps un peu épaissi en avi
Proboscis faisant pratiquement un angle droit avec le grand a:
Spécimens de couleur orange à fra
Mâle : corps cylindrique, un peu élar
0,86 à 1,01 mm de large au maximum.
Proboscis cylindrique de 1,60 & 1,96 mm de long sur 0,18 inni de large. Crochets disposés selon 10 files
.. “ ,,x * onl : ,n l ,cu l' 1 "" forU et I' 1 ”» arqués que les
nesurenl de 0,068 à 0,06 mm de long et les dorsaux
entraux ont de 0,055 à 0,064 nun
it de 0,048
Il 2 zone». I.a zone anté-
6 mm de long sur la face
a de 0,80 à 2,20 n,
n 20 à 21 crochets chacune. I.es crochet!
dorsaux. Près de l’apex du rostre les crochets v.
de 0,063 à 0,069 mm de long. Dans la partie moyenne du roBtre les crocheti
de long et les dorsaux de 0,041 à 0,055 mm de long. A 1a base des files les crochets ventraux
à 0,064 mm de long et les dorsaux de 0,044 à 0,058 min de long.
Le réceptacle a de 2,40 ù 3,14 mm de long sur 0,23 à 0,30 mm de diamètre. Il possède une double paroi
Lemnisques ayant & peu près la meme longueur que le réceptacle.
Ganglion pratiquement situé au milieu de la hauteur du réceptacle.
Épines cuticuloircs du tronc enchâssées dans un repli cuticuloire et répart
rieure entoure le tronc au niveau de la base du cou.
Ces épines ont de 0,03 à 0,039 mm de long sur lu face ventrale et de 0,028 à
dorsale. Les épines ventrales sont généralement plus grosses que les dorsales.
La zone postérieure est séparée de l’antérieure et ne couvre que le» face» ventrale et latérules du tron
lu pointe inférieure ne dépassant pas le milieu de la hauteur du réceptacle. Les épines ont de 0,034 à 0,051 mm
de long.
Testicules ovoïdes, plucés l’un derrière l’autre au niveau du tiers moyen du tronc.
L’antérieur a de 1,20 à 1,76 min de long sur 0,40 à 0,70 nun de large, le postéricm
de long sur 0,35 & 0,60 mm de large.
Quatre glandes cémentaircs dans le tiers postérieur du corps. Les deux antérieures touchent le testicul
postérieur, les deux postérieures sont environ aux deux tiers de cette distance.
Pas d’épines génitales.
Femelle : tronc de 18 à 26,7 mm de long sur 0,88 ù 1,62 mm de large.
Proboscis cylindrique, incomplètement évaginé, de 0,18 à 0,21 mm de large, armé de 10 à 12 file»
crochets. Ceux de la partie moyenne du rostre ont environ 0,080 à 0,081 mm de long vcntrnlcment et h*
0,064 à 0,078 mm de long sur la face dorsale. e
Réceptacle de 2,32 à 3,50 mm de long sur 0,26 à 0,33 mm de diamètre, possédant une double paroi
Lemnisques ayant approximativement la même longueur que le réceptacle.
Épines cuticuloircs du tronc engainées de eulicule, disposées en deux champs comme chez le m'1
Les épines du champ antérieur ont de 0,046 à 0,058 mm de long vcnlralemenl et de 0,041 à 0,059 nun d "
lement, les ventrales étant en règle plus grosses que les dorsales.
Les épines du champ postérieur ont de 0,06 à 0,074 mm de long. L’uirc de spinulatiou descend
ximativement jusqu’au seizième postérieur du réceptacle, plus bas chez un des spécimens. a PPro-
Tronc pratiquement rempli d’embryophores à hernies polaires, mesurant de 0,057 à 0 075 mm I i
sur 0,009 ù 0,014 mm de large. ’ ' uo lon B
Utérus long, l'orifice de la cloche utérine s’ouvrant environ au niveau du quart postérieur de la long ueur
Hôte définitif : Cololabis taira (Brevoort 1850) [fam. des Scombresocidae\.
Localité ; au large des côtes de l’Oregon (U.S.A.) [42» 00' N, lat. et 126» 00' W long.J.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
69
RH A DI NO RH YNC.Ii US ÜITREMA TIS Yamaguti
1939 (= Nipporhynchus ditrematis (Yamaguti
1939] H. Ward 1951 = Protorhadinorhynchus
ditrematis [Yamaguti 1939] Petrotschenko
1956).
La description princeps eut faite d’après 3 mâles et
1 femelle gravide.
Mâles â corps cylindrique de 8,5 â 11 mm de long.
Proboscis cylindrique de 1,1 â 1,6 iiiui de long sur 0,15
à 0,24 mm de diamètre, armé de 15 â 16 fdes longitudinales
de 24 crochets chacune, longs de 0,045 à 0,075 min, sans
grande dissymétrie dorso-ventrale (comme leremnrque llelen
Ward c’est le seul détail qui ne concorde pas exactement
avec la diagnose du genre mais, en tant que caractère isolé,
il a trop peu de valeur pour justifier lu création d’un genre
distinct de Rhadinorhynchus). Les crochets basaux forment
une couronne complète de grands crochets différenciés, net¬
tement plus longs que tous ceux qui les précèdent immédia¬
tement, lesquels sont les plus petits de tous.
Cou distinct.
Réceptacle du proboscis allongé, possédant une paroi
simple de 0,015 à 0,024 mm d'épaisseur, de 2,3 à 2,7 mm de
long sur 0,2 à 0,3 mm de diamètre, contenant le ganglion
cérébroidc qui est elliptique, long d'environ 0,11 mm et
placé un peu en arrière de la moitié de la hauteur du récep¬
tacle.
Tronc de 0,7 à 0,87 mm de long, orné en uvant de deux
champs d’épines culiculuircs de 0,08 mm de long, engainées
de cuticule. Il y a 16 épines antérieures réparties en 3 con-
mité antérieure du tronc, alors que les deux autres sont
interrompues dorsalement.
Les 18 épines du champ postérieur sont disposées sur la
moitié ventrale du tronc selon 6 rangées transversales (3-6-4-
3-1-1), atteignant en arrière le niveau du ganglion céré-
brolde. Dans un paratype, les deux champB sont contigus
et comptent 70 épines disposées sur environ 10 couronnes
de façon irrégulière.
Lemnisqucs de 1,6 à 2,5 mm de long sur 0,1 mm de
large, nettement plus courts que le réceptacle dans le type,
mais un peu plus longs chez un paratype.
Testicules ellipsoïdaux, directement l’un derrière l’autre
dans le tiers moyen du tronc, l’antérieur de 1,1 mm de long
sur 0,36 mm de diamètre, le postérieur de 1 mm de long sur
0,4 mm de diamètre. Chez le type, le testicule antérieur est
à 0,225 mm en arrière du fond du réceptacle.
Canaux déférents dilatés, vcntruux par rapport aux
glandeB cémentaircs.
Vésicule séminale subcylindriquc, ventrale par rapport
à l'organe de Sëfftigcn.
Quatre gluudcs cémentaircs disposées en 2 paires plucécs
l’une derrière l'autre, de 0,15 à 0,32 mm de large.
Organe de Süfftigen élargi eu avant, d'environ 0,28 mm
de diamètre maximum.
Chape de bourse copulatrice de 0,4 à 0,5 mm de large,
couverte intérieurement de papilles, sauf au niveau des
diverticules antérieurs et dans la portion postérieure dépour¬
vue de rayons digitiformes.
Bourse copulatrice bien développée.
Orifice génital mâle terminal ou un peu ventral.
Femelle de 19,3 mm de long sur 0,875 mm de dia-
Proboscis de 1,5 mm de long sur 0,2 mm de diamètre,
armé de 18 files longitudinales de crochets de 0,057 à
0,087 mm de long.
Réceptacle de 2,7 mm de long sur 0,27 mm de diamètre.
Épines cuticulaires du tronc d’environ 0,093 mm de
long, disposées en 2 champs séparés. Seize épines antérieures
forment 3 couronnes dont seule la plus antérieure est un
collier complet, les 41 épines du champ postérieur sont dispo¬
sées scion 8 rangées transversales, les plus inférieures attei¬
gnant presque le niveau du fond du réceptucle.
Masses ovariennes ovoïdes de 0,05 à 0,09 mm de long.
Rhadinorhynchus ditrematis Y. 1939
(d’après la figure de Yamaguti, 1939)
Individu mâle.
Source : MNHN, Paris
70
YVES J. GOLVAN
Utérus cylindrique de 0,054 mm de diamètre dont la partie inférieure est dissimulée par les embryo-
phores.
Sphincter vaginal externe de 0,13 mm de diamètre, sphincter interne de 0,11 mm de diamètre. Bulbe
vaginal de 0,1 mm de diamètre.
Vulve ventro-terminalc.
Embryophores ellipsoidaux de 0,072 à 0,076 mm de long sur 0,015 à 0,017 mm de diamètre (mensurations
prises sur des spécimens montés au baume du Canada).
Hôte définitif : intestin grcle de Ditrema temmincki Bleeker (faut, des Emkiolocidac).
Localité : mer Intérieure japonaise.
D
Fie. 43. — Rhadinorhynchus dujardini nom. nov. (d'après les figures
A. Extrémité postérieure d’une femelle.
B. Appareil vaginal.
C. Partie antérieure du corps.
D. Disposition des épines cuticulaires sur le tronc.
E. Rostre.
F. Épines cuticulaires du tronc.
G. Rostre d’un autre individu.
H. Embryophore mûr.
H
de Cablk et Lindkhotu, 1963)
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
71
RH A DINORH YNCHUS DUJARDINI nom. nov. (= Rhadinorhynchus pristis sensu Cable
et Linderoth 1963).
C’est le mérite de Dujardin d’avoir, le premier (1845) indiqué que cette espèce était
certainement différente de Rhadinorhynchus pristis de Rudolphi 1802 provenant de la
Baltique et du R. pristis de RuDOLPHI 1819 provenant des Scombres de la Méditerranée.
La descriotion de Cable eI l.inderolli est la suivante :
Tronc légèrement incurvé vcnlralcincnl duns les (leux sexes, s'atténuant quelque peu à partir du dia¬
mètre maximum placé duns la région moyenne du tronc.
Proboscis Huhrvliiidriquc u claviforme, infléchi vcntralemcnt et formant un angle avec le grand axe
du tronc, long de 1,56 ît 2,17 mm moins la longueur de la papille terminale de 0,08 mm de long visible sur un
spécimen. Largeur maximum du proboscis de 0,2-1 à 0,80 mm près de l’apex, diminuant à 0,14 ou 0,19 mm
près de la base.
Rostre armé de 22 à 25 files de 36 à 40 crochets chacune. Les crochets ventraux près de l’apex ont de
0,050 à 0,070 mm de long, les moyens de 0,040 à 0,060 mm de long. Les crochets de la couronne basale sont
saillants, les dorsaux et les ventraux ont de 0,082 il 0,090 mm de long.
Réceptacle de 3 à 4 inm de long.
Lemnisqucs ayant un peu plus de la moitié de la longueur du réceptacle.
Épines cuticulaircs de lu zone antérieure de 0,040 à 0,050 mm de long, entourant pratiquement tout le
tronc. Celles du champ postérieur ont (le 0,060 à 0,080 mm de long, sont plus éparpillées et se localisent aux
faces ventrale et latérales du tronc jusqu’au niveau de la moitié (le la longueur du réceptacle.
Tronc de fcmellps de 10,9 à 11 mm de long sur 0,35 à 0,43 mm «le diamètre maximum.
Cou de 0,10 à 0,17 mm de long.
Rostre armé de 25 files de 39 on 40 crochets chacune.
Ouverture de la cloche utérine s’ouvrant au cinquième ou au tiers de la longueur du tronc à partir de
l’extrémité postérieure.
Vulve termino-dorsulc.
Tronc des mâles de 10 A 13 mm de long sur 0,48 mm de diamètre maximum.
Cou de 0,21 mm de long.
Proboscis armé de 24 files de 36 crochets chacune.
Appareil génital inâle occupant lu moitié postérieure du tronc. Testicule antérieur de 0,68 nun de long,
postérieur de 0,53 mm de long, l’un et l’autre ayant environ 0,24 mm de large.
Dans la diagnose du genre Rhadinorhynchus, les auteurs précisent qu’il y a quatre glandes cémentaires
longues, tubuleuses.
Hôte définitif : Coryphaena hippurus (fam. des Coryphaenidac).
Localité : Brésil et Curaçao.
RHADINORHYNCHUS JAPONICUS Fujita 1920.
Description prinreps.
Corps mince, élargi au niveau du fond du réecpturlr.
Femelle longue de 23 mm sur 1,6 mm de diamètre maximum.
Mâle inconnu.
Épines sur le tronc de 0,06 mm de long, placées pour la plupart sur la face ventrale et disposées en deux
rhamps séparés par une zone incrmc do 1,73 mm de long.
En vue latérale, le groupe d’épines le plus antérieur compte 16 épines disposées selon 3 couronnes, et
un groupe postérieur de 15 épines éparpillées sur les faces ventrales et latérales mais pas sur la face dorsale.
La dernière épine se trouve en arrière du fond du réceptacle.
Paroi du tronc de 0,14 mm d'épaisseur. Système lacunaire bien développé.
Noyaux hypodermiques petits et nombreux.
Proboscis cylindrique cl tronqué ù son apex, long de 2,00 mm pour un diamètre de 0,30 mm. Les
crochets sont disposés selon 12 files de 17 à 18 crochets chacune [Yamacuti, 1963, écrit 10 files mais Fujita
spécifie « 10 circular rows » et dessine 6 files sur une vue latérale du proboscis (soit 6x2 files)]. Ces crochets
sont inégaux, les dorsaux sont minces et aigus, de 0,07 mm de long sur 0,02 mm de large, les ventraux sont
courts et très arqués, de 0,05 mm de long sur 0,02 min de large.
Les crochets de la couronne basale ont de 0,046 min de long et 0,013 mm de large et sont plus saillants
que ceux des couronnes qui les précèdent immédiatement.
Racines bien développées.
Cou modérément long (0,35 ram).
Réceptacle allongé de 3,64 mm de long sur 0,46 mm de diamètre. Ganglion cérébroïdc à la partie
moyenne de sa hauteur.
Lemnisques minces et de longueur égale â celle du réceptacle.
Hôte définitif : Scomber japonicus Houttuyn (fain. des Scombridae).
Localité : marché de Supporo, Hokkaido.
Source : MNHN, Paris
72
YVES J. GOLVAN
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE
ACANTHOCÉPHALES
73
RHADINORHYNCHUS JOHNSTONI nom. nov. (— Rhadinorhynchus pristis [R.] sensu
Johnston et Edmonds 1947).
Il nous parait bien improbable que cette espèce australienne soit la même que le Rha¬
dinorhynchus pristis de la Baltique aussi n’hésitons-nous pas à la renommer en l’honneur de
son découvreur. Malheureusement la description princeps n’a pu être faite que sur une seule
femelle immature dont le proboscis n’est d’ailleurs pas complètement évaginé. Elle devra
donc être complétée avec des spécimens en bon état d’extension et sexuellement mûrs.
Le texte de Johnston et Edmonds est le suivant :
Corps long, tubuleux, de 17,1 mm de long aur 0,60 mm de large.
Proboscis incomplètement évaginé, de 1,9 mm de long et portant de nombreux crochets.
Réceptacle à double paroi de 2,8 mm de long.
Deux lemnisques atteignant le fond du réceptacle.
La partie antérieure du tronc porte deux chumps d’épines cuticulaircs, l’une entourant la base du cou,
l’autre la face ventrale du ver.
Les plus gros embryophores, qui sont cependant incomplètement développés, mesurent 0,062 mm de
long sur 0,012 mm de diamètre. Ils possèdent 3 coques dont la moyenne porte des hernies polaires bien
développées.
Hôte définitif : Thunnus maccoyi (fam. des Thunnidae).
Localité : golfe de Saint-Vincent (Australie du Sud).
RHADINORHYNCHUS KATSUWON1S Harada 1928 [= Nipporhynchus katsuwonis (H.)
Chandler 1934].
L’espèce a été redécrite en
détail par Yamaguti (1935).
Nous donnerons ici entre paren¬
thèses les chiffres indiqués par
Harada dans la description prin¬
ceps, mais l’essentiel du texte
sera la description de Yamaguti.
La description est basée sur mon
matériel de lu Bonite japonaise.
Mâle : le rostre a de 1,6 a
2,0 mm de long (1,8 inm) sur 0,16 à
0,23 mm de diamètre (0,2 mm), armé
de 20 & 21 files (22 files) de 28 à 39
crochets chacune (32 chez le mâle cl
39 chez une femelle). Les plus grands
crochets antérieurs ont de 0,069 à
0,072 mm de long et les basaux
0,080 mm de long (de 0,055 ù
0,060 mm de long) [IIahada ajoute
que les crochets ventraux sont pluB
forts et plus arqués que les dorsaux
et qu'à la base des files, il existe une
couronne complète de 22 grands cro¬
chets de 0,100 mm de long, dont lu
forme diffère de celle des crochets du
reste du proboscis, et qui possèdent
une racine dirigée vers l’avant).
Cou court de 0,32 ù 0,35 mm de
long (incurvé selon la face ventrale).
Tronc de 10 & 17 mm de long
(17 mm) sur 0,62 à 0,65 mm de dia¬
mètre (0,7 mm) [mince, cylindrique,
avec des dilatations irrégulièrement
disposées].
Épines cuticulaires engainées de
cuticule, disposées selon deux champs
sur la face ventrale. Ces épines sont
longues de 0,066 mm (0,05 à 0,06 mm).
Le champ antérieur comprend de 17
à 20 épines réparties selon 3 couronnes
Fig. 45. — Rhadinorhynchus katsuivonis II. 1928
(d’après les figures de Harada, 1928)
A. Crochets du rostre.
U. Épines du tronc.
C. Enibryophore.
C
Source : MNHN, Paris
74
YVES J. GOLVAN
irrégulières. Le champ postérieur est séparé <lc l'autérieur par un
haut et atteint, en bas, le niveau du fond du réceptacle. Il compi
des croissants transverses en avant mais de façon très irrégulière en ar
lt épines dans le champ postérieur disposées selon 3 croissants trai—.
Le réceptacle a de 3,5 à 4,8 nun de long (4,3 mm avec une double paroi) sûr 0 27 à 0 33
mm à 0,5 mm) placés dirt
(0,35 mm).
Les lemnisques sont aussi longs ou un peu plus courts que le
0,270 mm de large et 0,07 mm d’épaisseur).
(Ganglion cérébroïdc placé un peu en avant de la moitié de la
sur 0,06 mm de large).
Testicules ellipsoïdaux de 0,75 à 1.1 mm de Ions <8.4 mm "
pour le postérieur, diamètre maximuir
du tiers moyen de la longueur du troi
Quatre glandes cémentaires cylindroïdes, commençant
longues de 3,0 à 5,6 mm (4,8 mm) se déversant directe.ne
Organe de Süfftigcn de 1,5 à 2,0 mm de long, allongé.
Chape musculaire de la bourse copulatrice portant de nombreuses p
il n’y a pas de telles papilles dans les diverticules antérieurs. Le nombre
être compté.
Femelle : proboscis de 1,63 à 2,5 mm (2,4 mm) de long sur 0,17 à 0.
21 files de 27 à 40 crochets chacune. Les crochets antérieurs, les plus grain
et les basaux de 0,080 à 0,108 mm.
Cou de 0,44 mm de long et 0,4 mm de diamètre à sa base.
ic de 28 mm de long (35 mm) sur 1,0 mm de diamètre (1,2
Chez un spécimen
nm de diamètre
:eptacle (rubanés, de 4 nun de long sur
gueur du réceptacle, long de 0,264 mm
du milieu de la longueur du tronc).
-i * .. ' 090 mm de long, disposées sur la i
non réparties en deux groupes disl
pour l’antérieur, 1,2 mm de long
lt I un derrière 1’nutre au niveau
mi de diamètre, armé de 18 à
t de 0,078 à 0,090 mm de long
m chez les femelles mures, mesuré
fièrement que chez les mâles et le pli
ipines varie de 43 à 97.
Réceptacle de 3,6 à 5,8 min de long sur 0,38 mn
Leinnisqucs identiques à ceux du mâle.
Vagin possédant un gros bulbe musculaire (sphi
de diamètre maximum,
icler externe de Lcuckarl) mesi
diamètn
Vulve dorso-terminale.
Embryophores de 0,078 à 0,087 mm de long sur 0,025 à 0,028 mm de diamètre
Membrane moyenne épaisse avec hernies polaires. Acanthor de 0,031 à 0,039 n
Hôtes définitif, : Eulhynnu, vagan, (Lcsson) et Enthynnu, pelamy, (L.) |fam. des Thunnidae]
Localité : Japon et région de Hatijosima.
Rhadinorhynchus
: Japon et région de Hatijosi
Selon moi, cette espèce est probablement un Raorhynchus et
sensu stricto.
RHADINORHYNCHUS LINTONI Cable et Limleroth 1963 ( Rhadinorhynchu « „ • ■
sensu Lühe 1911 nec Rudolphi 1802). * Pnstls
Nous avons pu avoir de très nombreux spécimens de cette espèce provenant
de Scombres capturés depuis le littoral du Sud de la Bretagne (Concarneau) jusqu’au s"]
du littoral Atlantique du Maroc (Oued Sébou) ainsi qu’en Méditerranée de Sètc Nice <„ d
plaire du Musée de Berlin n° 3730), d’Italie, de Corse, de Tunis et d’Alger Après un a!?'
minutieuse nous n’avons noté que des différences très minimes entre tous ces spécim* 5 * •
sont beaucoup plus individuelles que liées à l’origine géographique. Il semble cependant** qU1
chez les exemplaires de Concarneau les crochets de la dernière couronne basale soient qU - C
quement de la même longueur que ceux qui les précèdent immédiatement et aussi
proéminents. Sur ce simple détail il m’est difficile d’en faire une espèce différente des f °' ns
plus méridionales. 8 Iorr nes
Ces Acanthocépliales sont
quement cylindrique, cependai
longueur du réceptacle. Les m
extrémité postérieure.
Femelles mesurant jusqu’à 42 ou 45 mm
postérieur de 0,75 mm. Mâles atteignant 20
diamètre dans la région postérieure.
Le rostre est long, inséré presque à angle droit sur le grand axe du tronc et arqué selon «„ r,.„„
Il mesure de 1,7 mm de long pour les mâles à 2,5 mm pour les femelles. I.c diamètre varie de 0,24 à o
Dans l’ensemble ce proboscis est très légèrement plus large en avant qu’en arrière, immédiatement ai
uvent de couleur rouge orangée lorsqu’ils i
un peu dilaté dans sa partie antérieure a.
es sont souvent arqués scion leur face dorsale, surtout
n de long si
} Pmi-
ié de la
de leur
. Ce chiffre de 8,4
ir typographique.
Source : MNHN, Paris
Fie. 46. — Rhadinorhynchus linloni C. et L. 1963
(figures originules)
A. Mâle de la collection Wegener (Musée de Berlin) prove¬
nant de l'intestin de Scomber scomber de Nice.
B. Épines cuticulaires du tronc : a. Champ supérieur; b. Champ
inférieur.
C. Appareil génital mâle (spécimen récolté ù Tunis chez
Scomber ).
Fig. 47.
Rhadinorhynchus linloni C. et L. 1963
D. Femelle mûre (récoltée à Ajaccio [Corse]
chez Scomber colias) : a. Partie antérieure
du tronc; 6. Appareil génital; c. Embryo-
phores mûrs; d. Épines cuticulaires du
champ inférieur vue de face: e. Crochet
de l’acanthor.
Source : MNHN, Paris
Fig. 48. — Rhadinorhynchut lintoni C. et L. 1963
E. Rostre de l’exemplaire du Musée de Berlin et files de crochets de ce prosboscis.
Source : MNHN, Paris
Fie. 50. — Hhadinorhynclius lintoni C. et L. 1963
G. Partie antérieure du tronc d'une femelle (récoltée chez D. denlex h Sète).
H. Partie antérieure du tronc d'une femelle (récoltée chez Alosaficla ou Maroc).
I. Proboscis de cet exemplaire marocain et épines cuticulaires du tronc.
J. Base du rostre de l'exemplaire de Denlex denlex de Sète.
K. Partie antérieure d’un exemplaire récolté à Concurneau.
L. Base du rostre d’un exemplaire récolté & Tunis.
Source : MNHN, Paris
78
YVES J. GOLVAN
petite dilatation basule sur laquelle s’insère la
hets chacune. Les crochets ventraux sont plus larges
des dernières couronnes de crochets. Il existe soir
dernière couronne. Il y a de 14 ù 16 files de 28 à 32 -. 4<u
et plus arqués que les crochets dorsaux. Il existe une couronne complète de crochets un peu plus grands que
les précédents et surtout plus saillants à la hase des files. Chez certains exemplaires ces crochets sont surtout
plus développés sur la face ventrale que sur la face dorsale mais ceci varie d’un individu à l’autre dans une
même récolte. Les crochets qui sont immédiatement au-dessus ne sont nullement serrés les uns contre les
autres. Il n’y a donc pas de« peigne» à la base des files.
Le cou est tronconique, souvent également arqué selon sa face ventrale.
Le réceptacle est long (7,5 mm chez les femelles, 6,1 mm chez les mâles) est pratiquement cyliudrique.
Le ganglion céréhroïdc se trouve nettement au-dessus du milieu de sa hauteur. Les rétiuaclcs sortent un peu
au-dessous de lui.
Les lemnisques sont toujours plus courts que le réceptacle.
Le tronc a une cuticule épaisse. I.c système lacunaire dessine un réseau il mailles polyédriques serrées.
Les épines cuticulaires du tronc sont réparties en deux champs séparés par une zone inerme. L’aire
antérieure comporte des couronnes complètes (en règle 4 couronnes) qui entourent la partie toute antérieure
du tronc depuis son point de jonction avec le cou. Ces épines sont assez souvent irrégulièrement disposées
mais parfois affectent une disposition en fdes longitudinales.
L'aire postérieure couvre surtout la face ventrale et les faces latérales. L’épine la plus inférieure est
ventrale et se trouve soit au niveau du fond du réceptacle soit un peu plus bas. Ces épines du champ posté¬
rieur sont très irrégulièrement disposées. Chez certains spécimens on trouve quelques épines le long de là
face dorsale dans la partie toute supérieure de ce champ. Chez un seul exemplaire il n’y avait pas de solution
de continuité entre le champ antérieur et le postérieur mais je pense qu'il s'agit lâ d’un caractère tétraolo-
gique tout à fait exceptionnel.
' ;s organes génitaux mâles se trouvent dan» la moitié postérieure du tronc. Les testicules sont ellip-
n de long pour un
le chevauchant jamais. Ils ont de 0,75 A 1,3 n
soldaux, plus <
diamètre d'em
Les glandes cémentâmes sont placées en arrière mais séparées du testicule postérieur par un court espace
où apparaissent les déférents. Il y a quatre glandes cément aires en longue massue, disposées en deux
paires de longueur inégale.
L'organe de Süfftigcn est piriforme, long de 0,9 mm environ.
Chez l'exemplaire du Musée de Berlin, la bourse copulatrice est évaginée. F,lie est revêtue intérieurement
de papilles déjà signalées par Yamacuti chez les espèces d'Extrême-Orient.
L’orifice génital mâle est vcntro-subterminul.
L’appareil génital femelle est très long (15 mm chez une grande femelle mûre). Lu cloche utérine est
étroite, longue de 0,5 mm. Ensuite vient un tulie utérin très long, souvent moniliforme (ondes de contraction)
La vulve est ventro-subterininalc. Appareil vaginal très court avec un sphincter interne fort et un sphincter
externe faible.
Embryophores ellipsoïdaux avec grandes hernies poluires de la membrane moyenne.
Les plus gros ont 0,110 mm de long sur 0,022 m de diamètre.
Hiles definitifs : Scomber colins, Scomber scombcr, Auxis bisus, Denlex dentex de la Méditerranée et 1
l’Antlantiquc. Un exemplaire de petite taille chez Alosa ficla de l'embouchure de l’Ouest Sébou au Maro *
De même, des exemplaires immatures chez Tetraodon lagocephalus.
Localité : Carnac et Concurneau (Bretagne Sud), Nice, Sète (littoral méditerranéen de lu Erun I
accio (Corse), diverses lucidités d’Italie. Tunis, Alger, littoral atlanliimc du Marne .1.1. .
RHADINORHYNCHUS ORNATUS Van Cleave 1918 ( - Echinorhynchus pristis sens,
Linton 1891 nec Union 1908).
Le texte de Van Cleave (1918) est très bref : proboscis armé de 22 â 24 files d'en
chacune. Les crochets ont de 0,05 â 0,08 mm de long.
La partie antérieure du tronc porte des épines cuticulaires éparpillées, ayant en\
long.
Embryophores ayant environ 0,06 mm de long.
Hôte définitif : Tylosurus acus (Lacépède) [ = Tylosurus carribaeus in Linton 1891] (fa
Localité : Woods Hole (Massachussets, U.S.A.).
■iron 40 crochets
ron 0,08 mm de
>• <le» Belonidae).
La même espèce aurait été trouvée chez un Euthynnus sp. à Miami, en Floride (Ward, 1954).
La description princcps de Linton (1891) ajoute quelques détnilB. Les 3 femelles trouvées dans l'in» •'
de l’hôte ont un proboscis long, mince, faiblement claviforme, armé d'environ 40 rungées transvers l"
avec au moins 12 crochets par rangée sur une face (ce qui correspond bien au 22 â 24 files de 40 indi g*
par Van Cleave). «luées
Femelle de 12 mm de long, proboscis de 2,60 mm de long sur 0,40 mm de diamètre à l’apex et 0 26
de diamètre à la base. ’ mrn
Cou de 0,40 mm de long sur 0,30 mm de diamètre en avant.
Diamètre antérieur du tronc : 0,46 mm, diuinètrc maximum : 0,80 mm; diamètre de l’extrémité
térieure : 0,24 mm. La partie la plus large est â 2 mm en arrière de la base du roslre. I 108 '
Réceptacle de 4 mm de long.
Les crochets sont pour la plupart forts, très arqués, long de 0,05 mm dans la partie moyeimc du r
et de 0,08 mm près de l’apex. Les crochets dorsaux sont plus petits que les ventraux et arqués. ° 8tre
Il y a une couronne unique de grands crochets â la base du rostre qui mesurent 0,08 mm de Ion
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES 79
Eu avant de la partie la plus large du tronc ae trouvent quelques épines triangulaires assez dispersées
Les plus longues mesurent environ 0,08 mm de long sur 0,04 mm de large.
Chez les spécimens conservés en ulcool, le rostre est coudé à angle droit sur le grand axe du tronc et
légèrement arqué. 1 s 1 tronc est également arqué, atténué vers son extrémité postérieure. L’extrémité posté¬
rieure elle-même est coupée obliquement, se rétrécissant brusquement, et l’ouverture génitale est à 0,016 mm
de l’extrémité.
Les lemnisques sont approximativement aussi longs que le réceptacle.
A. Rostre, dessins partiels.
B. Types de crochets du rostre.
C. Partie antérieure du corps.
D. Épine cuticulaire du trône.
8 564020 0 6
Source : MNHN, Paris
YVES J. GOLVAN
RHADINORHYNCHUS SELKIRKI Van Cieave 1921.
Chandler (1934) et, après lui, Petrotschenko (1956), Fukui et Morisita (1937)
Golvan (1960) et Yamaguti (1963) ont considéré cette espèce comme un synonyme de Rha-
dinorhynchus pristis. Mais, ici encore, il me paraît fort douteux que l’on puisse assimiler à
une espèce de la Baltique, un Acanthocéphale trouvé chez des Poissons des îles Juan Fer¬
nandez au large du Chili! II faut donc accepter R. sclkirki comme une espèce parfaitement
valide.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
81
Face ventrale :
I : 0.089; II : 0,083; III : 0,089; IV : 0,091; V ; 0,094; VI : 0,094; VII : 0,094; VIII : 0,094; IX : 0,08;
XII : 0,094; XIII : 0,094 XIV : 0,094; XV : 0,083; XVI : 0,083.
Face dorsale :
I : 0,089; II ; 0,053; III : 0,053; IV : 0,053; V : 0,060; VI : 0.060; VII ; 0,060;VIII : 0,065; IX : 0,065;
X : 0,065; XI ; 0,065; XII : 0,071; XIII : 0,071; XIV : 0,071; XV : 0,071; XVI : 0,065.
Chez Ica spécimens conservés, le prohoscis est arqué vers la face ventrale presque A angle droit avec le
grand axe du tronc. La partie postérieure du tronc est fortement arquée selon sa face dorsale.
Réceptacle de 2,5 A 3,8 mm de long, à double paroi. Les muscles rétracteurs sortent par son fond.
Partie antérieure du tronc portant des épines réparties en deux champs distincts.
I-cs épines du chump antérieur forment un collier irrégulier. Ces épines mesurent de 0,041 à 0,088 mm
de long. Ensuite vient une zone inerme puis le champ postérieur sur lequel sont insérés de grosses épines
atteignant une longueur de 0,115 mm mais ne dépassant souvent pas 0,045 il 0,095 mm de long.
A environ 1,5 min de l'extrémité antérieure, il y u une nette augmentation du diamètre du trône.
Aucune femelle ne contient d'cmbryophorcs.
Hôte définitif : Coraux georgianns Cuvier et Valenciennes (fam. des Carangidae).
Localité : îles Juan-Fernandez.
RHADINORHYNCHUS SERIOLAE (Yamaguti 1963) nov.comb.(= Nipporhynchus seriolae
Yamaguti 1963 = Rhadinorhynchus pristis sensu Fukui et Morisita 1937).
Nous n’avons pas trouvé trace de la description de cette espèce dans les travaux de Fukui
et Morisita de 1936, 1937 et 1938 cités en référence par Yamaguti.
F.n note infrupaginnle Yamaguti indique : mâle de 6 & 11 mm de long sur 0,5 à 0,7 mm de large. Femelle
de 15 à 24 mm de long sur 0,6 à 0,9 mm de diamètre.
Prohoscis de 1,2 il 2,3 mm de long sur 0,18 il 0,23 mm de diamètre, armé de 12 files de 24 crochets
chacune, les crochets ventraux étunt plus forts que les dorsaux.
Crochets basaux se projetant à angle droit.
Iaimnisqucs plus courts que le réceptacle qui a 2,8 ù 3,00 mm de long.
Quatre glandes céinentaircs.
Embryophorcs de 0,0715 min de long sur 0,014 mm de diamètre.
Hôtes définitifs : Seriola qninqneradiata (fam. des Carangidae) mais aussi Scomber japonicus (fam. des
Scombridae).
Localité : préfecture de Mie et marché de Tokyo (Japon).
RHADINORHYNCHUS TENUICORNIS (Linton 1891) sensu Van Cleave 1918.
Les spécimens de Linton ont été ainsi redécrits par Cable et Linderoth (1963).
Prohoscis légèrement cylindrique ù claviforme, de 1,43 A 3,02 mm de long sur 0,21 à 0,26 mm de diamètre
armé de 14 files de 18 ù 22 crochets. Les crochets ventraux de la partie moyenne du prohoscis ont de 0,072
à 0,084 mm de long alors qu’il ce niveau les crochets dorsaux n’ont que de 0,056 à 0,070 mm de long.
Crochets de la couronne basulc plus saillunts et plus étroits mais pas notablement plus longs que ceux
des files adjacentes, mesurant de 0,067 ù 0,077 mm de long sur la face ventrale et de 0,051 à 0,062 mm sur la
face dorsale de cette couronne basulc.
Épines du tronc complètement engainées de cuticule, disposées en deux champs, l’antérieur entourant
l’union du cou et du tronc, l’autre comprenant des épines plus dispersées et dont les dernières se trouvent
A peu près au niveau du fond du réceptacle (l’un des spécimens présente des épines nettement en arrière de
ce niveau).
Réceptacle de 2,19 A 4 mm de long.
Lemnisqucs jamais plus longs que le réceptacle.
Tronc des femelles mûres ou presque de 19,5 A 30 mm de long sur 0,75 A 1,05 mm de largeur maximale.
Ouverture de la cloche utérine placée A un peu moins de la hauteur du tiers postérieur du tronc A partir
de son extrémité postérieure.
Embryophorcs de 0,072 mm de long sur 0,015 mm de diamètre.
Hôtes définitifs : Lobotes surinamensis (Bloch) [fam. des Lobotidae ] ainsi que Scomber scombrus Linné
(fam. des Scombridae), Echeneis naucrales Linné (fam. des Echeneidae), Palinurichthys perciformis (Mitchill)
[fam. des Centrolophidae] Seriola zonala (Mitchill) [fam. des Carangidae ].
Localité : Woods Hole (Mnssnchusetls, U.S.A.).
(Voir figure 53 page suivante)
Source : MNHN, Paris
82
YVES J. GOLVAN
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
83
RHADINORHYNCHUS TRACHVRI Harada 1935 (= Nip-
porhynchus Irachuri (Harada) Van Cleave et Lincicome
1940).
La description prinr.eps cbI lu suivante :
Corps quelque peu dilulé en avant, pratiquement cylindrique
dans sa partie postérieure et incurvé dorsnlcmciil.
Femelles de 10 mm de long sur 0,6 mm de diamètre. Mâles
d’environ 7,5 mm de long sur 0.6 mm de diamètre.
Proboscis cylindrique, dont le grand axe fait presque un angle
droit avec l’axe du tronc, du moins chez les spécimens fixés.
Rostre long de 1,7 mm sur 0,15 mm de diamètre, armé de 12 files
de 22 â 24 crochets chacune, les ventraux étant plus longs et plus
forts que les dorsaux. Les 12 crochets basaux forment une couronne
complète. La taille des crochets en millimètres est la suivante :
File ventrale : C I : 0,076; Cil: 0,072; C III : 0,074; C. IV : 0,075;
C V : 0,079; C VI : 0,080; C VII : 0,074; C VIII : 0,074; C IX : 0,070;
CX : - ; CXI : 0,70.
File dorsale : C 1: 0,068 ; C 11 : 0,055 ; C 111 : 0,058 ; C IV : 0,065 ;
CV : 0,066; CVI : 0,067; C VII : 0,067; CVIII : 0,068; C IX :
0,068; C X : 0,070; C XI : 0,070.
Réceptacle quelque peu rétréci dans sa partie inférieure, (le
1,6 mm de long sur 0,15 mm de diamètre, à double paroi.
Ganglion cérébroidc placé un peu en avant du milieu de la
hauteur du réceptacle.
Lemnisques aplatis mais grêles, un peu plus longs que le récep¬
tacle, s’élargissant un peu an niveau de leur extrémité postérieure.
Testicules placés l’un derrière l’uutre, un peu plus longs que
larges, de 0,7 mm de long sur 0,4 mm de diamètre, placés un peu en
arrière de la moitié de 1a longueur du tronc.
Quatre glandes cémentaircs disposées en deux paires, l'une der¬
rière l’autre et piriformes, la paire postérieure étant plus grosse que
l’antérieure.
Épines cuticulaires disposées en deux champs séparés par une
zone incrmc. Le champ antérieur est formé de couronnes complètes.
Le champ postérieur est triangulaire, â pointe inférieure ventrale,
interrompu sur la face dorsale. Il atteint lu hauteur du fond du
•.éceptacle chez les femelles mais ne s’étend pas aussi loin vers
l’arrière chez les mâles.
Utérus et cloche utérine d’environ 1,2 mm de long.
Emliryophores de 0,07.5 mm de long sur 0,020 mm de diamètre
avec hernies polaires de lu membrane moyenne.
Hôte définitif : Trachome japonicus (Tcnunick et Sehlcgcl)
ffam. des Carangi«/uc|.
Localité : marché de Tokyo.
Fig. 54.
Rhadinorhynchus Irachuri H. 1935
(d’après les figures
de Harada, 1935)
A. Mâle.
B. Embryophore.
RHADINORHYNCHUS VANCLEAVEI nom. nov. ( Nipporhynchus ornatus sensu Van
Cleave 1940 nec Rhadinorhynchus ornatus Van Cleave 1918).
Il me parait difficile de croire qu’il n’existe aucune différence entre les Rhadinorhynchus
des Thons des îles Galapagos et ceux des Orphies du Massachusetts. De plus, les mensurations
et les détails donnés par Van Cleave (1940) indiquent également qu’il ne faut pas accepter
la synonymie entre cette espèce de l’Est Pacifique et le Rhadinorhynchus katsuuionis de
Harada 1928 redécrit par Yamaguti en 1935.
L’espèce des Galapagos doit donc être renommée pour bien la distinguer d’une part
de celle de la côte atlantique du Nord des U.S.A. et d’autre part de celle des mers du Japon.
Ceci est une preuve de plus de l’extrême homogénéité morphologique des représentants du
genre Rhadinorhynchus et impose d’être extrêmement minutieux dans la description de
n’importe quelle espèce d’Acanthocéphale.
La description princeps «le Van Cleave est la suivante :
Femelles parfaitement mûres d’environ 25 mm de long pour un diamètre maximum d’environ 0,7 mm,
diminuant vers les deux extrémités du tronc jusqu'à un diamètre de 0,5 mm environ.
Mâles d’environ 17 mm de long pour un diamètre d’environ 0,6 mm dans la région où se trouvent les
Source : MNHN, Paris
YVES J. GOLVAN
RH A DI NO RH YNCH US ZHUKOVI nom. nov. ( Rhadinorhynchus pristis sensu Zhukov
1960).
La brève description princeps est la suivante :
Mâles de 10,6 à 11,8 mm de long. Proboscis 1res arqué de 1,5 à 1,66 mm de long sur 0,19 mm de dia-
milr Crochets disposés selon 16 files de 26 crochets chacune.
La partie antérieure du tronc porte des épines punctiformes.
Les glandes cémentaires sont allongées.
Hôte définitif : Pneumatophorus japonicus (fam. «les Scombridae).
localité : île de Poutiatine (probablement de l’archipel des Kouriles).
Si l’on dresse la liste des espèces actuellement décrites de Rhadinorhynchus en allant
de celles qui ont le moins de files de crochets à celles qui en ont le plus on obtient le classe¬
ment suivant :
R. cololabis de l’Oregon : 10 à 12 files de 21 à 22 crochets;
R. carangis du Japon : 10 files de 35 à 36 crochets;
R. seriolae du Japon : 12 files de 24 crochets;
R. trachuri du Japon : 12 files de 22 à 24 crochets.
R. japonicus du Japon : 12 files de 17 à 18 crochets;
R camerounensis du Cameroun : 12 à 14 files de 30 à 36 crochets;
R. africanus du Gabon : 14 à 16 files de 42 à 46 crochets;
Source : MNHM, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
85
R. alosae (?) de la mer du Nord : 12 files de 16 crochets;
R. selkirki du Chili : 12 à 14 files de 24 crochets;
R. tenuicornis de la côte atlantique des U.S.A. : 14 files de 18 à 22 crochets;
R. lintoni de la Méditerranée et du littoral atlantique de l’Europe du Sud et du Maroc :
14 à 16 files de 28 à 32 crochets;
R. cadenati du Sénégal : 16 files de 25 à 26 crochets;
R. zhukovi des Kouriles : 16 files de 26 crochets;
R. katsuwonis du Japon : 18 à 22 files de 28 à 40 (?);
R. ditremalis du Japon : 15 à 18 files de 24 crochets;
R. ornatus de la côte atlantique des U.S.A. : 22 à 24 files de 40 crochets;
R. dujardini de la côte du Brésil : 22 à 25 files de 36 à 40 crochets;
R. vancleavei des Galapagos : 22 à 24 files de 38 à 45 crochets;
R. pristis de la Baltique : nombre de files inconnu mais environ 30 crochets par file.
R. australiensis de l’Australie : nombre de files et de crochets inconnus.
Ceci appelle les remarques suivantes. Les espèces de la région japonaise se répartissent
en deux séries nettement séparées, de même que celle du littoral atlantique américain. R. serio-
lae et R. Irachuri sont très proches sinon identiques (elles proviennent d’ailleurs du même
endroit). La même remarque peut être faite pour R. katsuwonis et R. dilrematis et l’on peut
sans doute leur adjoindre R. zhukovi. Dans sa description de R. katsuwonis Yamaguti (1935)
a sans doute confondu deux espèces. Les chiffres de crochets par file sont en effet incompatibles
(28 à 29 pour les mâles, 27 à 40 pour les femelles). Il me paraît difficilement plausible qu’il
existe de telles différences individuelles à l’intérieur d’une même espèce.
Tandis que ce travail était sous presse j’ai reçu du professeur N. K. Gupta (du Depart¬
ment of Zoology, Panjab Univcrsity, Chandigarh, India) deux travaux contenant des descrip¬
tions de nouveaux Acanthocéphales dont quatre sont des Palaecanthocephala.
RHADINORHYNCHUS POLYNEMI Gupta et Lata 1967. (On six new species of Acan-
thocephala from somc vertebrate hosts in India).
Research Bull. Panjab Univ. XVIII (parts 34), 253, 268 (fig. 1-19).
Description basée sur fi spécimens, 2 mâles 4 femelles.
Mâle «le 5,8 à 6,8 mm de long sur 0,47 à 0,51 mm de diamètre.
Femelle de 6,9 à 10,1 mm de long sur 0,53 à 0,58 mm de diamètre.
Partie antérieure du tronc portant des épines engainées de cuticule. Cou de 0,07 à 0,18 mm de long
sur 0,18 à 0,23 mm de diamètre.
Proboscis long cylindrique formant un angle avec le grund axe du tionc, armé de 10 files de 20 à 21
crochets recourbés. Su taille varie de 0,60 à 0,81 mm de long sur 0,15 ù 0,16 mm de large (?). Il porte 3 types
de crochets, les crochets busaux sont les plus petits et ont des racines bien développées, les crochets sub¬
apicaux sont les plus gros de tout le rostre. Crochets apicaux de 0,028 min de long sur 0,008 mm de large,
sub-apicaux 0,030 sur 0,006, busaux 0,006 sur 0,002 mm.
Réceptacle allongé tubulaire ù double puroi atteignant presque le niveau du testicule antérieur, long
de 1,79 à 2,73 mm sur 0,18 â 0,29 mm de diamètre.
Cunglion cérébroïde ù la partie moyenne du réceptacle.
latinnisques longs minces de 1,26 à 1,59 mm de long sur 0,042 â 0,056 mm de large.
Deux testicules ovoïdes.
Clandes cémenlaircs en deux paires sc recouvrant largement l’une l'autre. I.a paire antérieure a de
0,49 ù 0,58 mm de long, lu postérieure de 0,51 à 0,78 mm de long.
Pénis en bâtonnet de 0,46 mm de long sur 0,11 mm de large.
Bourse copulntrire île 0,71 & 0,72 mm de long sur 0,23 à 0,28 mm de large.
Toutes les femelles sont sexuellement mûres.
Cloche utérine de 0,28 mm de long sut 0,07 à 0,08 mm de large.
Utérus long tubulaire û paroi épaisse de 1,51 à 2,47 mm de long sur 0,07 à 0,11 mm de diamètre.
Vagin petit de 0,09 à 0,14 mm de long sur 0,07 â 0,08 mm de large, pourvu de deux sphincters.
Embryophorcs en navette de 0,032 à 0,040 mm de long sur 0,008 à 0,010 mm.
Hôte définitif : Polynemus hcptadactylus Cuvier et Valenciennes. (Fam. Polynemidae).
Localité : Inde.
Dans leur description les auteurs indiquent que les crochets de la base du rostre sont
les plus petits alors que sur la figure 11 qui représente ce rostre ils dessinent un grand crochet
sur la face ventrale de la base du rostre. Cette espèce est peut-être synonyme de Raorhynchus
polynemi Tripathi 1959.
Source : MNHN, Paris
YVES J. GOLVAN
RHADINORHYNCHUS ASTURI Gupta et Lata 1967.
des Opines qui sont petites et rapprochée» dan» la partie ontériei
“, ,r '■ ç ™"' 1 '“y t °-*j mn '
,i p « 14 mm, armé de 8 files de 24 il 25 crochet» chacune, à racine» peu développée».
Réceptacle allongé cylindrique à double paroi long de 2.47 mm pour un diamètre de 0,25 mm
n* l-mnisaues tubuleux plu» court» que le réceptacle de 1.62 mm de long.
Femelle immature dont l’utérus tubuleux mesure 1,66 mm de long sur (1,04 mm de large.
Vagin de 0,14 mm de long »ur 0,08 mm de large.
Embryophore (?), de 0,040 à 0,050 mm de long sur 0,010 inm de large.
Hôte : Astur badins (Gmelin)^S'il s'agit bien d ’ u ? J "P“ c ®," 1 j 1 ,’’*“onrônin»é“du‘ ^
Localité : Hoshiarpur (Punjab).
Genre Raorhynchu» Tripathi 1959 emend.
Suivant en cela Tripathi (1959) j’ai commis une erreur en me fiant au dessin que donne
Meyer du « Rhadinorhynchus terebra » de Rudolphi. La figure a de la planche (abteil. 29)
représente un mâle avec deux glandes cémentaires, ou tout au moins c’est ainsi que je l’avais
interprétée. En conséquence (Golvan et Houin, 1963) nous avons classé les Raorchynchus
parmi les Diplosentidae. Je n’avais alors à ma disposition que des (emelles mûres de R. terebra
(Rudolphi) que Tripathi avait désigné comme espèce type de son nouveau genre. Depuis,
en étudiant de nouveaux spécimens qui étaient conservés dans la collection de R. Ph. Doll-
FUS, j’ai pu examiner un seul et unique mâle, le dessiner in loto puis le disséquer. Alors qu’en
apparence il n’y avait qu’une masse compacte de glandes cémentaires étroitement serrées
dans une cavité centrale de petit diamètre, la dissection puis la section transversale de cette
partie de l’appareil génital m’a montré, sans discussion possible, qu’il y avait QUATRE GLANDES
cémentaires ayant pratiquement la même longueur.
En conséquence 1 ’Echinorhynchus terebra de Rudolphi demeure bien l’espèce type du
genre Raorhynchus Tripathi 1959, mais ce genre possède 4 glandes cémentaires et non 2
comme il est dit dans la diagnose originelle. R doit donc tout naturellement trouver sa place
près du genre Rhadinorhynchus auquel il ressemble beaucoup mais dont il diffère par plu¬
sieurs caractères facilement visibles. Quant au Raorhynchus polynemi Tripathi 1959 force
nous est bien d’admettre qu’il a 2 glandes cémentaires puisque son descripteur l’affirme.
Cependant la même mésaventure déjà arrivée à Meyer et à moi-même a pu se reproduire
pour Tripathi, qui a étudié ses spécimens in loto sans les avoir disséqués. Far ailleurs il y
a tant de détails communs entre cette espèce et les Raorhynchus authentiques que j’hésite
à créer pour elle un nouveau genre de Diplosentidae. Je propose donc de placer R. polynemi
avec les autres Raorhynchus en attendant une nouvelle étude de l’anatomie de l’appareil
génital mâle. Quant à la sous-famille des Raorhynchinae Golvan et Houin 1963 que nous avions
créée, elle doit disparaître puisque la position systématique du genre type était erronée.
Allorhadinorhynchus Yamaguti 1959 demeure donc le seul genre de Diplosentidae ayant
des épines sur le tronc. 11 devient donc le genre type d’une nouvelle sous-famille des Allô -
rhadinorhynchinae. Je ne suis d’ailleurs pas du tout persuadé que la présence ou l’absence
d’épines cuticulaires soit un caractère à lui seul suffisant pour justifier une coupure aussi
radicale dans une famille. Mais je sacrifie ainsi à un besoin de clarté et de facilité dans la
diagnose qui est simple sur un détail anatomique aussi immédiatement évident.
Diagnose.
Rhadinorhynchidac , Rhadinorhynchinae à corps allongé, cylindrolde, un peu dilaté dan» » u panie
vcntralcmci
à leur base î
n antérieure du tronc portant des épine» cuticulaires
nt que dorsalcment. Ce» épines sont peu nombreuse*,
mai» leur POINTE est libre. Il n’y a jamais d’épine» géi
nassue, armé d’un grand nombre de crochet» disposé»
degré de dissymétrie dorso-ventrale et la taille de»
t en file» longitui
crochet» décroît
seul champ plus étendu
éc» de cuticule au moins
nu l'imlrn uxvû D__L_ .'
liliale». Il c
très progr
ste toujours
’apex à la base du rostre.
Toutefois il existe toujours
O u court.
ic couronne basale de grands crochets différenciés et fortement saillants.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
87
A. Mâle.
B. Partie antérieure du tronc d'une femelle.
C. Embryophorc.
Source : MNHN, Paris
YVES J. GOLVAN
Appareil utéro-vaginal (je ne suis pas très sûr de la morphologie
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
89
Réceptacle long, cylindrique, à double puroi. Leinnisques de longueur variable niais plus courts que le
réceptacle. Ganglion cérébroidc placé dans le tiers antérieur de la hauteur du réceptacle.
Corps souvent contracté, présentant une pseudo-annulation, chaque bourrelet contenant une grosse
anastomose lacunaire transversale dont les ramifications s'anastomosent avec celles issues des troncs voisins
en formant un réscuu à mailles polyédriques petites et denses. Paroi du tronc très épaisse.
Testicules placés l'un derrière l’autre et nettement prééquatoriaux, au moins dans les individus contrac¬
tés. In vivo il se peut que cette position très untéricure 11 e se retrouve pas.
Quatre glandes céincntaircs longues et tubuleuses, ayant pratiquement la même longueur et serrées
les unes contre les autres en formant un bloc unique.
Orifice génital mâle subterminal.
Utérus très long, souvent sinueux, présentant des dilatations qui correspondent sans doute â des ondes
de contraction.
Vulve subtcrminale.
Embryophores ellipsoidaux caractérisés par une roque externe épaisse et ornée de points petits et
serrés, des hernies poluircs très larges de lu membrane moyenne.
Parasites de Poissons marins.
Espèce type : Raorhynchus lerebra (Rudolphi 1819) Tripatbi 1959.
RAORHYNCHUS TEREBRA (Rudolphi 1819) Tripathi 1959 [= Echinorhynchus terebra
R. = Rhadinorhynchus lerebra (R.) Lühe 1911].
L’espèce a été sommairement décrite par Rudolphi (1919) et signalée sans nouveaux
détails par Westrumb (1821). Revue et redécrite par Meyer en 1931 elle fut également classée
par lui dans les Rhadinorhynchus.
Femelle de 9 à 14 mm de long sur 0,3 à 0,5 mm de diamètre; mâle d’environ 12 in
de diamètre. Corps sensiblement cylindrique, femelle plus grosse et présentant une
plus marquée sauf dans la partie anté¬
rieure légèrement dilatée (le dessin de
Meyer montre qu’il s’agit en fait d’une
rétraction du corps sous l’action des
agents fixateurs et non d’une pseudo-
segmentation vraie comme chez un
Moniliformis ou un Mediorhynchus).
Présence d’épines cuticulaires sur lu
partie antérieure du tronc des femelles
mais manquant chez le mâle, celui-ci,
servation.
Proboscis de 1,75 mm de long, en
longue massue â grosse extrémité supé¬
rieure, large de 0,25 mm dans sa région
apicale, de 0,15 mm dans su région
Crochets disposés selon 24 â 20 fileB
longitudinales de 30 à 37 crochets cha¬
cune, possédant une racine de forme
simple dirigée vers l'arrière.
Crochets ventraux un peu {dus
forts que les dorsaux, crochets de la
couronne basale perpendiculaires à la
surface de la cuticule et de forte taille.
Réceptacle de 2,25 mm de long
chez le mâle.
Testicules placés dans la région
moyenne du tronc, allongés, l’un der-
Quatrc glandes cémcntaires tubu- fissier »).
leuscs.
Organe de SâfTtigen piriforine â grosse extrémité supérieure.
Lemnisques longs et filiformes.
Système lacunaire et noyaux sous-euticulaircs non étudiés.
Embryophores d'environ 0,07 min de long sur 0,022 mm de diamètre a
de la membrane moyenne.
c grosses hernies polaii
Hôte définitif : intestin de Pelamys snrda (Linné). Rudolphi dit textuellement :
« Hab. : Cel. de Chumisso ex itinerc circa orbem facto reduue purticulam dédit vcntriculi Scombri
Pelamidis Echinorhynchis obsitam, fortissimo inhacrentibus, ut mucum intcstiiudum amovendo corpus
eorumde facile detraherelur, proboscide rclicta ».
Localité : inconnue, le purasitc a été récolté au cours du voyage de circumnavigation de A. de Ciiamisso.
Source : MNHN, Paris
Gv Cd
Fie. 60. — Raorhynchua inexapeclalua n. sp.
(exemplaires provenant d’un «Thon» indéterminé, collection Itopliacl Blanchard)
A. Femelle. '
B. Mâle.
C. Files dorsale et ventrale de crochets du rostre.
D. Rostre d’une femelle.
E. Coupe transversale inontrunt les 4 glandes cimcnloircs.
F et G. Épines cuticulaires du tronc.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
91
Nous avons trouvé 6 exemplaires femelles de cette espèce récoltés au cours de la croisière
du « Président Théodore Tissier » chez Katsuwonus pelamys (L.). A l’excellente description
de Meyer on peut ajouter les détails suivants :
La pseudo-scginentntion du tronc est bien un orléfact (le fixation. Il n’y n pas plus d'une couronne
complète d’épines enserrant l'union du rostre et du cou. Encore n’est-cllc formée que de 6 ou 7 épines seule¬
ment. Toutes les autres épines sont latérales on ventrales. La pointe de ces épines n’est jamais engainée
de cuticule comme chez les Rhadinorhynchus.
Le ganglion cérébroTde est situé duos le 1 /3 antérieur du réceptacle et les rétinaclcs traversent la paroi
nettement au-dessous de ce niveau.
Les lemnisques sont plus courts que le réceptacle lequel est 1res long, cylindroïde et possède une paroi
externe dont les fibres sont dirigées obliquement. Le système lacunaire forme un réseau à mailles vaguement
polyédriques et assez serrées.
L’appareil génital femelle est caractéristique par son long tube utérin présentant des dilatations moni-
lifonnes qui doivent correspondre à des ondes de contraction.
lots embryophores sont très caractéristiques par leur coque externe ponctuée et leurs hernies polnires
très larges.
RAORHYNCHUS INEXSPECTATUS n. sp.
Une sorte de fatalité semble peser sur les spécimens du genre Raorhynchus figurant dans
les collections. On ne sait pas où ont été récoltés les exemplaires décrits par Rudolphi, non
plus que ceux de la croisière du « Président Théodore Tissier ». J’ai trouvé dans les collections
de Robert Ph. Dollfus un tube contenant trois Acanthocéphales d’un Thon récoltés par
Raphaël Blanchard mais sans indication de lieu et sans détermination plus précise de l’espèce
du Poisson hôte. Il y avait un mâle et deux femelles mûres mais tous sont extrêmement contrac¬
tés au niveau de leur tronc alors que les proboscis étaient parfaitement évaginés. Les dimen¬
sions totales des individus vivants sont certainement plus grandes que celles que je donne ici.
Les femelle» ont environ 13 A 14 mm de long pour un diamètre de 0,7 mm
dan» 1a partie antérieure du tronc, presque au niveau du fond du réceptacle.
la; mâle u environ 4,5 nun de long pour un diamètre maximum de 0,45 mm.
Tous les individu» présentent une pscudo-scgmciitution liée A leur mauvaise
fixation, chaque annulation paruissunt se faire autour d'un axe constitué par une
grosse anastomose lucunuire ù direction transversale.
Le proboscis est parfaitement évaginé. Il est en longue mussuc A grosse
extrémité supérieure. 11 a 2,2 mm de long chez les femelles et 1,5 mm chez le
mâle. Il est armé, dans l'un et l'autre sexe, de 24 files de 4b A 48 crochets cha¬
cune. Ces crochets présentent une dissymétrie dorso-vcntrule nette. I-cs crochets
ventraux sont plus forts que les dorsaux. Lu tuille des crochets diminue de l'apex
A In base des files et ils sont aussi de plus en plus arqués nu fur et A mesure que
l'on se rapproche de lu buse, la;» crochets de lu couronne busule, sont au con¬
traire, bien plus gruiids que ceux qui les précèdent immédiatement, ce sont
même les plus longs de tous. Ils sont également bien plus saillants.
la; cou est court, de 0,015 mm de liant, cylindroïde.
la réceptacle est pratiquement cylindrique, très long, il s'étend sur 4 mm
environ chez les femelles et 2,5 nun chez le mâle. Il possède une double paroi. In
direction des fibres de l'assise externe étant très nettement oblique.
la ganglion cérébroide est placé dans le 1 / 3 antérieur de In longueur du
réceptacle.
las lemnisques sont toujours nettement plus courts que le réceptacle et
paraissent ne jamais atteindre lu moitié de lu longueur du réceptacle.
La partie untérieure du tronc porte un seul champ d’épines cuticulaircs diffi¬
ciles A voir chez nos trois spécimen». Elles sont partiellement engainées de cuti¬
cule mais leur pointe est toujours libre, la nombre d’épines est réduit. Il n’y a
en pas plus d’une vingtaine chez les femelles et peut-être pas plus de 15 chez
las testicules sont placés immédiatement en nrrière du fond du réceptacle
■nuis, sur les spécimens qui ne sont pu» contractés, il est certain qu'ils doivent
être nettement plus bus. Ils sont plucés l'un derrière l'uutrc et en contact. Ils sont
ovoïdes et sensiblement de volume égal. Ils mesurent 0,4 mm de long sur 0,2 mm
de diamètre.
Il y a, immédiatement en urrière du pôle postérieur du testicule inférieur, un bloc compuct très opaque
formé pur les glande» cémentaires. Sur le mâle in loto il est IMPOSSIBLE DF. C0MPTF.lt LF.S glandes. La dissec¬
tion de l'uppureil génital mâle in’u permis de les isoler puis de pratiquer une section transversale. 11 apparaît
alors (voir figure 60 E) qu’il y a quatre glandes cémentaires tubuleuses, serrées les unes contre les autres
dans un manchon fibreux commun. Le groupe des 4 glandes est centré par les déférents.
L'organe de Sâirtigen est bien développé, piriforme A grosse extrémité supérieure.
L'uppureil génital femelle est extrêmement long. Lu cloche utérine paraît très petite et étroite mais
l’extrême épaisseur de la cuticule du tronc et l'abondance des œufs dans la cavité générale empêchent de
pouvoir étudier exactement sa morphologie, lu- tube utérin est très long et très mince (3,5 mm de long
Source : MNHN, Paris
92
YVES J. GOLVAN
environ) avec de» dilatation» ampullaire» correspondant à l’aspect instantané d’une onde de contraction
Le vagin comporte deux sphincter» puissants. «cuon.
La morphologie des embryophores est très caractéristique. La coque externe est épaisse et très finement
ponctuée, au moins lorsque 1 œut est mur. Les dimensions sont 0,066 min de long sur 0 025 mm de di ’t
en moyenne. La coque moyenne pousse des hernies polaires très larges. 11 ne m'a pas été possible d’AtînT
les épines de l’Acanthor. 1 ciuuicr
B. Couronne basale de grands crochets du rostre.
C. Types de crochets du rostre.
D. Embryophore (noter les larges hernies polaires).
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
93
Cette espece est donc fort proche de H. terebra ù ceci près que le proboscis est bien plus long et qu’il est
armé de files de crochets comptant 10 crochets de plus que dans l'espèce type. Il me paraît que ce nombre
est supérieur à ce que l'on rencontre duns les variations individuelles.
Hôte définitif : Thon indéterminé.
RAORHYNCHUS ME YERI (Heinzc 1934) nov. comb. ( - Rhadinorhynchus meyeri H. 1934).
La description princcps est succincte et faite sur une seule femelle. Elle permet cepen¬
dant d’affirmer qu’il s’agit bien d’un Raorhynchus et non d’un Rhadinorhynchus.
Corps long d'environ 25 mm cl, le proboscis compris, de 28 mm. La partie antérieure du tronc est déchi¬
rée et la partie supérieure du réceptacle fait hernie par cet orifice. Dans la partie antérieure le diamètre du
tronc est de 1,4 mm alors qu'il est de 1 mm en arrière au niveau du fond du réceptacle, et 0,6 mm dans la
Lu purtie antérieure du tronc porte des épines minces, profondément enchâssées dans la cuticule, dont
la pointe seule dépasse (ces épines sont donc différentes de celles des Rhadinorhynchus). Les épines sont pla¬
cées surtout sur la face ventrale et les dernières atteignent ù peu près la hauteur du fond du réceptacle.
Le réceptacle a 5,3 mm de long.
Noyaux culiculaircs présents (?).
Utérus très long, lu cloche utérine se trouvant iî peu près il hauteur du milieu de la longueur du tronc.
Proboscis cylindrolde, un peu diluté dans sa partie moyenne, d’environ 2,7 mm de long, large de 0,32 mm
à la base, de 0,36 mm duns sa purtie moyenne et de 0,34 mm dans sa partie supérieure.
Crochets disposés selon 22 files d'environ 43 crochets chacune et, pour autant qu'on puisse le voir, ces
crochets possèdent une racine simple dirigée vers l'arrière.
Les crochets vcntruux sont plus forts que les dorsaux et ceux de la couronne busalc sont plus longs et
plus étroits que ceux qui les précèdent immédiatement.
Les crochets les plus petits sont les latéraux de la partie moyenne du rostre.
EmbryoplioreB de 0,1 mm de long sur 0,03 mm de diamètre, ellipsoidaux, avec une coque externe
finement ponctuée.
Hôte définitif : Katsiiu-onns prlamys (L.) | - - Scombrr pelamys] (fam. des Tliunnidae).
Localité : océnn Indien.
Cette espèce est très proche de lu précédente mais il semble qu’il y ait plus de crochets sur le rostre.
(?) RAORHYNCHUS POLYNEMI Tripathi 1959.
La description de l’espèce s’accorde avec celle d’un Raorhynchus sauf sur deux points :
la coque externe des œufs n’est pas ponctuée mais dite « lisse », il y a seulement deux glandes
cémentaircs. En fait, il est possible :
— que les embryophores mesurés n’aient pas été tout à fait mûrs ou que l’absence de
ponctuation soit un caractère spécifique;
— Tripathi paraît avoir étudié ses spécimens in toto. Dans ce cas il n’a pu que très
difficilement compter le nombre exact de glandes cémentaires.
Description basée sur 25 spécimens tant mules que femelles.
Coloration orunge foncé in vivo.
Corps fortement arqué selon sa face dorsale, d'épaisseur sensiblement égale d'une extrémité ù l’autre.
Femelles de 4,42 il 9,5 mm de long sur 0,551 ù 0,696 mm de diamètre.
Mâles de 6,06 mm de long sur 0,62 â 0,652 nun de diamètre.
Proboscis de ,0725 â 1,23 mm de long sur 0,116 à 0,145 mm de diamètre, en longue massue, armé de
11 à 12 files longitudinales de 22 â 24 crochets chacune.
Les crochets dorsaux sont plus petit», plus épais cl plus arqués que ceux de la face ventrale qui sont,
au contraire, minces. La taille des uns et des uutres diminue progressivement en allunt vers la base du rostre.
Les crochets de lu dernière couronne sont brusquement plus gros, plus étroits et plus arqués que ceux
qui les précèdent immédiatement.
Cou court, de 0,087 à 0,21 mm.
Réceptacle long de 1,45 ù 1,986 mm sur 0,188 â 0,203 mm de diamètre, à double paroi.
Lemnisqucs de lu même longueur ou un tout petit peu plus courts que le réceptacle de 1,23 à 1,52 mm
de long sur 0,145 mm de large.
Partie antérieure du tronc portant des épines cuticulnires disposées en 8 rangées dorsales et 12 rangées
Testicules ovoïdes placés l'un derrière l’autre et en contact, le pôle antérieur du testicule antérieur
atteint la partie moyenne du réceptacle.
Testicule antérieur de 0,797 à 1,087 mm «le long sur 0,275 â 0,333 mm de diamètre testicule postérieur
de 0,58 & 0,768 mm de long sur 0,333 mm de diamètre.
Source : MNHN, Paris
94
YVES J. GOLVAN
n de large, dont les canaux excré-
Deux glandes cémentaires tubuleuses, longues, de 0,217 ù 0,290 n
irs s'ouvrent près du pénis.
Organe de Sâfftigen (vésicule séminale) petit.
Cloche utérine en forme de coupe (en capitule de chardon dit le texte). Partie tubulaire
Hôte définitif : intestin de Polynemus sextarius (Bloch et Schneider) [fnm. îles Polynemidae].
Localité : Puri (Inde).
A. Mâle.
B. Proboscis.
C. Appareil génital femelle.
D. Embryophore.
Source : MNHN, Paris
à "g.
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
95
Genre Megistacantha Golvun 1960.
Diagnose.
Rhadinorhynchidar, Rhadinorhynchinae parasite «le Poissons d'eau douce d'Afrique.
Épines cuticuluires du tronc disposées selon deux chumps Bépurés par une courte zone inerme. Les épines
du champ antérieur forment des couronnes complètes et sont disposées en quinconce. Elles sont de taille
les épines du eliump postérieur sont très peu nombreuses mais elles sont extrêmement grandes, en
particulier celles qui ornent lu face ventrale.
Espèce type : Megislarnnllui Uarridum (l.ühe 1912) Golvun 1960 (= Rhadinorhynchus horridus Lühe
1912).
Parmi tous les « Rhadinorhynchus » cette espèce est tout à fait remarquable par la grande
taille de ses épines qui évoquent un phénomène hypertélique. De plus c’est un parasite de
Poissons d’eau douce alors que les Rhadinorhynchus sensu stricto ne se trouvent que chez
des Poissons de mer ou, tout au moins, chez des migrateurs effectuant des séjours en eau de
mer. Ceci justifie donc la création d’un genre à part.
Fig. 64. - Megistacantha horridum (L. 1912) G. 1960 (d’après les figures de Lühe, 1912)
A. Extrémité antérieure de l'unique spécimen (femelle immuture).
B. Proboscis : a. Partie upicule; 6. Partie basale avec le cou et le champ supérieur d'épines cuticulaires
du tronc.
C. Types de crochets du rostre.
8 564020 6 7
Source : MNHN, Paris
96 YVES J. GOLVAN
MEGISTACANTHA HORRIDUM (Lühe 1912) Golvan 1960 (= Rhadinorhynchus horri-
dus L.).
La description princeps est extrêmement longue aussi l'abrêgerons-nous.
Elle est basée sur un seul exemplaire qui esl malheureusement une femelle immature récoltée par
Loos.
Corps mince, cylindrique, un peu dilaté dans sa partie antérieure qui porte les épines alors qu’il est
aminci dans sa partie postérieure inerme. Longueur : 19 mm sur 0,5 mm de diamètre dans sa partie moyenne,
et 0,75 mm dans sa partie antérieure (non comprise la longueur des épines.)
Cou court. En arrière plusieurs couronnes d’épines assez petites disposées assez régulièrement.
Puis viennent de très grandes épines, insérées plus bas sur la face ventrale que Biir la face dorsale (sur
la face ventrale elles atteignent la hauteur du fond du réceptacle). Elles ont de 0,48 à 0,53 mm de long sur
0,09 à 0,10 mm de large à leur buse et sont engainées de cuticule jusqu'à leur pointe.
Proboscis cylindroïde, long, de 1,5 mm de long sur 0,18 mm de diamètre, avec des crochets disposés
selon 14 à 16 files d’environ 25 crochets chacune. 11 y a une nette dissymétrie dorso-ventrale, les crochets
ventraux étant plus arqués et plus larges que les crochets dorsaux. De plus, d’uprès le dessin de LtÎHE
il semble y avoir une ébauche de couronne basale de grands crochets saillant plus en dehors que ceux qui
les précèdent (voir schéma).
Réceptacle d’environ 3 mm de long.
Masses ovariennes emplissant la cavité générale mais pas d'embryophores.
Vulve sub-termino-ventrale.
Hôte définitif : Gnathonemus cyprinoides (fam. des Mormyridae).
Localité : Nil (Egypte).
Genre Cathayacanthus nov. gen.
mâles révèle qu’il ne s’agit pas d’un Rhadinorhynchidae car le nombre de glandes céme
taires pourra parfaitement être différent de 4.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES 97
CATHAYACANTHUS EXILIS (Van Clcave 1928) nov. comb. (= Rhadinorhynchus exilis
V. C. 1928).
Corps de la femelle type d’environ 12 mm de long, légèrement fusiforme, ayant environ 0,96 mm de
plus grand diamètre.
Proboscis de 2,5 mm de long, subcylindrique, légèrement dilaté près de son milieu.
A ce niveau le diamètre est de 0,18 min. Il est armé de 12 files d’environ 32 crochets chacune. Les cro¬
chets de la face ventrale sont nettement plus gros que ceux de la face dorsale et plus fortement arqués. Les
crochets de la base des files sont spiniformes; de 0,041 mm de long sur la face ventrale, de 0,024 mm sur la
face dorsale. Au 1 /3 de la longueur du proboscis au-dessus de sa base, les crochets ventraux ont 0,059 mm
de long et les dorsaux 0,041 mm de long. Dans la partie moyenne du rostre, les ventraux ont 0,071 mm
et les dorsaux 0,041 mm de long. Enfin dans le 1 /3 apical, les ventraux ont 0,059 mm de long et les dorsaux
0,041 mm.
Les épines cuticulaircs du tronc sont présentes seulement sur la partie antérieure. Elles sont très petites,
ayant seulement 0,012 il 0,018 mm de long.
Les embryophorcs ont de 0,053 il 0,059 mm de long sur 0,012 mm de diamètre.
Hâte définitif : Carasiius carassius (L.) [Tara, des Cyprinidae ].
Localité : Pékin (Chine).
Genre Paragorgorhynchus Golvan 1957.
Diagnose.
Rhadinorhynchidac , Rhadinorhyn -
chinae, parasites de Poissons d’eau
douce des Grands Lacs centreafrirains.
Tronc cylindroïde, un peu dilaté
dans sa partie antérieure, luquellc porte
un seul champ d'épines cuticulaires cou¬
vrant une surfuce triangulaire A poinlc
inférieure ventrale.
Proboscis loug, cylindroïde, armé
de files longitudinales de crochets ne
présentant qu’une très discrète dissymé¬
trie dorso-ventralc. Ébauche de crois¬
sant ventral de grands crochets diffé¬
renciés à la base des files.
Réceptacle long.
Ganglion cérébrolde placé au 1/3
moyen du réceptuclc.
Leranisqucs nettement plus courts
que le réceptacle.
Organes génitaux mâles occupant
la moitié postérieure du tronc.
Testicules sphéroldaux, placés l’un
derrière l’autre et en contact.
Quatre glandes eémentuires courtes
et piriformes, disposées en deux paires
de longueur inégale.
Orifices génitaux terminaux dans
les deux sexes.
Embryophores inconnus.
Espèce type : Paragorgorhynchus
albertianus Golvun 1957.
PARAGORGORHYNCHUS
ALBERTIANUS Golvan 1957.
La description est faite sur une
centaine de spécimens, mais tous sont
immatures.
Mâles de 8 mm de long en moyenne
sur 0,7 mm de diamètre maximum dans
la partie antérieure dilutéc du tronc.
Femelles de 10 mm de long sur
1 mm de diamètre maximum.
Proboscis de 1,5 mm de long sur
0,4 mm de large, presque parfaitement
cylindrique, très légèrement renflé au
niveau de son apex. Il est armé de 18
Fig. 66. — Paragorgorhynchus albertianus G. 1957
A. Mâle. — B. Base du rostre.
D
Source : MNHN, Paris
YVES J. GOLVAN
à 20 files de 30 à 34 crochets. Les crochets apicaux sont assez petits. La taille augmente ensuite rapide¬
ment iusqu’à la 5° couronne horizontale au niveau de laquelle on trouve les crochets les plus grands de
tout le rostre (0 065 mm de long sur 0,03 min de large & la base). Lu taille des crochets se réduit ensuite
très progressivement. Toutefois, au niveau de lu couronne basale, les crochets des files ventrales sont
un peu plus gros que ceux qui les précèdent immédiatement ce qui ébauche une demi-couronne de
crochets spécialisés comme chez les Rhadinorhynchus. Ces crochets sont également plus gros que leurs
homologues de la face dorsale de la même couronne. La dissymétrie dorsoventralc est peu marquée. Les
racines des crochets sont de forme simple avec une extrémité inférieure renflée eu bulbe à trois pans.
f ÆS crochets placés à la base des files paraissent n’avoir qu’une racine rudimentaire.
Cou court de 0,1 mm de long, presque régulièrement cylindrique et aussi lurgc que le proboscis.
Réceptacle inséré à la jonction du cou et du rostre, ù double paroi, long de 2,5 mm.
Ganglion cérébroïde placé dans le 1/3 moyen du réceptucle.
Lemnisques nettement plus courts que le réceptacle, en moyenne de 1,8 mm de long.
Tronc légèrement renflé dans son 1/3 antérieur, plus mince et régulièrement cylindrique ensuite. La
partie antérieure dilatée est couverte d’un champ unique d'épines cuticulaires qui dessine un triangle à pointe
inférieure ventrale. Seules les toutes premières couronnes d épines font le tour complet du tronc.
La pointe inférieure du triangle reste un peu au-dessus du fond du réceptucle.
Les épines ont, en moyenne, 0,04 min de long. Il y u approximativement 30 à 45 rangées horizontales
assez régulières.
Pas d’épines génitales dans 1 un ou 1 autre sexe.
Canaux principaux du système lacunaire latéraux.
C. Files de crochets du rostre : d. Dorsule; v. Ventrale.
D. Extrémité postérieure d’un mâle.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
99
Appareil génital male comprenant 2 testicules spliérotduux placés exactement l'un derrière l'autre et
largement en contact.
Quatre glundes cémentuircs courtes et piriformes, disposées en deux paires de longueur inégale, les
deux antérieures, les plus longues, ayant en moyenne 0,5 mm tic long.
Orgunc de Saflligcn piriforinc il grosse extrémité supérieure, long de 0,8 mm environ.
Vésicule séminale petite et arrondie.
IlourBe copulatricc comptant environ 24 rayons dirigiformes serrés les uns contre les autres. Pénis
Appareil génital très long (le 1 /3 «1e la longueur tlu tronc de ces femelles immatures) et dont la morpho¬
logie rappelle tout ù fait celle décrite cher, les Rhadinorhynchus.
Cloche utérine en cornet. Appareil sélecteur formé de 6 il 8 grosses cellules.
Vagin très court à sphincter puissant.
Vnlve terminale.
Sacs ligamentaires intacts. Pas d'embryophores.
IIôlc, définitif, : A lest es dentex Linné (fam. des Characidac). Hydrocyon forskali Cuvier (fam. des
Characidae ), Laïcs albertianu, Worthington (fum. des Latidae), Bagrus bayai1 Forskâl (fam. des Bagridae),
Schilbe mystus (Linné) [fam. des Schilbeidac}.
Localité : lac Albert (Rcp. du Congo-Kinchasa).
SOUS-FAMILLE DES GORGORHYNCHINAE VAN CLEAVE
ET LINCICOME 1940
Diagnose.
Rhadinorhynchidae parasites de Poissons de mer ou d’eau douce dont le tronc est toujours orné, dans
sa partie antérieure, d’épines eutiruluircs réparties en un seul champ ou en deux champs séparés par une
Proboscis toujours court souvent fusiforme.
Genre type : Gorgorhynchus Chandler 1934.
Autres genres :
— Cleaveius Subramanian 1927 (= Mehrarhynchus Datla 1940);
— Micracanthorhynchina Strand 1936;
— Australorhynchus Ledebev 1967.
Genre Gorgorhynchus Chundlcr 1934 (= Neoacanthorhynchus Morisita 1937).
Diagnose.
Gorgorhynrhinae , parasites de Poissons de mer, & tronc fusiforme et mince, arqué dans sa partie anté¬
rieure qui est un peu dilatée et porte un seul champ d’épines cuticulaires plus ou moins engainées de cuti¬
cule et couvrant une surface triangulaire ù pointe inférieure ventrale avec parfois un reliquat de champ
postérieur ne comptant que quelques épines.
Partie postérieure du tronc cylindrique.
Proboscis cylindroVdc ou fusiforme mais toujours relativement court, armé de files longitudinales de
crochets ne présentant pas de dissymétrie dorso-vcntralc évidente et jamais de grands crochets spécialisés à
la base des files. Réceptacle h double paroi bien plus long que le proboscis (environ deux fois).
Canglion cérébroVdc placé dans le 1 /3 inférieur du réceptacle.
Lcmnisqucs longs et minces, plus longs que le réceptacle.
Organes génitaux mâles occupant les 3/4 postérieurs du tronc.
Testicules sphéroldaux placés l'un derrière l’autre et séparés.
Orifice génital mâle terminal.
Vulve termino-dorsale.
Embryophorcs ù coque mince avec hernies polaires de la membrane moyenne.
Espèce type : Gorgorhynchus médius (Linton 1908) Chandler 1934.
GORGORHYNCHUS MEDIUS (Linton 1908) Chandler 1934 (= Echinorhynchus médius
Linton 1908 = Rhadinorhynchus médius [Linton 1908] Van Clcave 1918 = Gorgo¬
rhynchus gibber Chandler 1934).
Nous suivrons ici la description de Chandler (1934).
Corps allongé et mince dilaté dans son 1 /4 antérieur et courbé selon sa face ventrale de telle sorte que
l’axe du proboscis fasse un angle de 45° avec le grand axe du tronc. Diamètre maximum immédiatement
en arrière du fond du réceptacle.
Source : MNHN, Paris
100
YVES J. GOLVAN
u niveau de la portion dilatée
Mâles de 43 mm de long sur 0,75 mm de diamètre en avant, 1,35 n
et 1,0 mm au milieu du tronc.
Les'spécimens^imîn'atiucs, décrit» par Ciiandler (1934) sou» le nom de G. gifcfccr, ont de 13 ù 21 mm
de long pour un diamètre de 0,6 mm dans les 2 /3 postérieurs du tronc et de 1,2 min dans la partie antérieure
dilatée. La portion postérieure du tronc est allongée et arrondie ù son extrémité postérieure.
Proboscis deux fois et demie â trois fois plus long que large, le contour dorsal étant approximativement
rectiligne, le contour ventral légèrement convexe.
Longueur du rostre comprise entre 1,25 et 1,4 mm pour un diumètre maximum de 0,4 i 0,5 mm.
Crochets disposés selon 22 à 24 files longitudinales de 18 à 20 crochets chacune.
Les crochets antérieurs sont puissants, longs de 0,075 â 0,080 mm avec une lume de 0,016 mm de
larg< Les crochets suivants se modifient insensiblement pour donner, vers le milieu du rostre, des crochets
fortement arqués dont la pointe est retroussée vers l’extérieur, mesurant environ 0,065 mm de long avec
une lame de 0,024 mm de large. Ensuite, on passe graduellement aux crochets minces des trois ou quatre
dernières couronnes qui sont seulement un peu incurvés, longs de 0,059 à 0,075 mm avec une laine de 0,01 mm
de large (la dimension la plus petite est celle indiquée par Van Ci.eave [1940] qui a réétudié les types de
Linton).
Fig. 49. — Gorgorhynchus médius (L.
A. Mâle.
B. Types de crochets du rostre.
C. Épines cuticulaires du tronc.
D. Partie antérieure du tronc.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
101
Cou incrine de 0,45 mm de long, troiicoiiiquc, de 0,4 mm de diamètre à la base du rostre et de 0,6 mm
au point d'union avec le tronc.
Partie antérieure du tronc portant environ 13 ù 11 couronnes d'épines de 0,06 A 0,07 mm de long, par¬
tiellement engainées de cuticule (0,03 mm de long, dimension minimale donnée par Ciiandler (1934),
disposées sur une aire triangulaire A pointe inférieure ventrale, 2/3 de la huuteur du réceptacle sur la face
ventrale et 1 /2 seulement de cette hauteur sur la face dorsale.
Réceptacle de 2,2 A 3,0 mm de long sur 0,60 A 0,67 mm de diamètre.
Lemnisques larges et plats jusqu'A la hauteur du foud du réceptacle, devenant ensuite digitiformes et
se terminant immédiatement en arrière de la portion dilatée du tronc, pratiquement au point d'union du
1/3 antérieur et des 2/3 postérieurs de la longueur totale (chez les mâles, au niveau du testicule antérieur).
Appareil génital mâle comprenant deux testicules subsphériques A ovoïdes de 0,3 A 0,5 mm de diamètre
(dimensions données par Ciiandler pour des spécimens immatures), séparés l’un de l’autre par une distance
sensiblement égale mi diamètre du tcslicule.
Quutre glandes cémcnluires très longues, minces, de 6 A 7 mm de long chez les spécimens de 15 A 16 mm
de longueur totale, pressées les unes contre les autres de telle façon qu'elles paraissent former un seul
organe massif de 0,045 A 0,090 mm de diamètre.
Organe de Sâfftigen ovoïde, allongé, s’ouvrant dans la chambre éjaculatrice.
Dimensions des embryophores non données.
Hôte définitif : Galeichthyt felis (fam. des Ariidae).
Localité : Bolivar Point (golfe du Mexique).
GORGORHYNCHUS CABLEl nom. nov. (- Gorgorhynchus clavatus sensu Cable et Un-
deroth 1963).
Cette espèce est certainement différente de G. clavatus Van
Cleave 1940 qui est une espèce des Galapagos alors que les
spécimens de Cable et Linderoth proviennent de la Jamaïque.
Les crochets sont bien plus courts que chez les vrais clavatus et
il y a probablement d’autres détails morphologiques permettant
de différencier les deux espèces.
La description de Cable et Linderoth est lu suivante :
Tronc des mâles juvéniles de 7,16 mm de long sur 0,70 mm de dia¬
mètre juste en arrière du réceptacle, point A partir duquel il s’amenuise
Proboscis elaviforme ayant environ 1,2 mm de long sur 0,40 mm de
diamètre maximum.
Crochets disposés scion 20 fdes de 13 A 14 crochets chacune. A l’apex
du rostre ces crochets ont 0,056 mm de long. Cette longueur croît jusqu’A
atteindre 0,085 mm dans lu partie moyenne du rostre pour décroître
ensuite graduellement jusqu'A la base des files où ils ne mesurent plus
que 0,050 min de long.
Réceptacle d’environ 1,78 mm de long.
Iaunnisqucs environ deux fois et demie plus longs que le réceptacle.
Partie antérieure du tronc couverte d'une zone de spinulation qui
B'étcnd sur une hauteur sensiblement égule A la moitié de la longueur du
réceptacle. La taille des épines décroît de 0,051 mm en avant à 0,044 mm
Testicules dans la
217 mm de long sur 0,
Glandes cémentaire
intérim
: du t
.'étendant
i, de 0,210 A
mbre est difficile A compter mais il semble bien y en avoir
quatre.
Hôte définitif : Lutjanus jocu (Bloch et Schneider) |fam. des Lutja-
Localilé : Jamaïque.
GORGORHYNCHUS CELEBENSIS (Yamaguü 1954) nov. comb.
(— Rhadinorhynchus cclebensis Yamaguti 1954).
Description princeps basée sur 4 mâles immatures.
Corps mince, de 6,25 mm de long pour un diamètre maximum de
0,4 mm lequel se situe A peu près au niveau de l'extrémité postérieure du
réceptacle.
Proboscis approximativement elaviforme, long de 0,52 A 0,60 mm
sur 0,28 A 0,40 mm de diamètre. Rostre armé de 22 files de 11 A
Fig. 69.
Gorgorhynchus cclebensis
(Y. 1954) nov. comb.
(d’après la figure
de Yamaguti, 1954)
Partie antérieure du corps
Source : MNHN, Paris
102
YVES J. GOLVAN
12 crochets chacune. Les crochets subapiraux qui sont les plus gros, ont de 0,070 à 0,080 mm de long les
basaux, qui sont les plus petits, ont de 0,030 à 0,035 mm de long.
Cou de 0,15 à 0,32 mm de long sur 0,30 à 0,32 tnin de diamètre.
Tronc orné en avant d’épines cuticulaires de 0,035 A 0,060 mm de long, engainées de cuticule à pointe
aigue dirigée vers l’arrière, disposées selon 20 à 22 rangées irrégulières de 7 6 10 épines chacune.’
En arrière de ce champ antérieur, on trouve une zone incrme, puis à une distance de 0,5 à 0 75 mm
de l’extrémité antérieure du tronc, une couronne incomplète de 10 à 12 épines de 0.04 A 0,065 min de lonir
avec, parfois, une seconde couronne de 2 à 3 épines seulement de 0,060 A 0,063 mm de long. “
Réceptacle subcylindrique de 1,05 A 1,40 mm de long sur 0,15 à 0,30 mm de diamètre.
Ganglion cérébrolde elliptique de 0,09 A 0,10 mm de long sur 0,03 A 0,05 mm de large, placé A l’union
des 1 /3 antérieur et moyen de réceptacle.
Lemnisques minces, soit repliés sur eux-mêmes, soit atteignant le pôle antérieur du testicule antérieur
Testicules ovoïdes de 0,16 A 0,30 mm de long sur 0,10 A 0,15 mm de lurge, placés l’un derrière l’autre
en arrière du milieu de la longueur du tronc.
Glandes cémentaires et autres parties de l’appareil génital incomplètement développées.
Pore génital terminal.
Hôtes définitifs : intestin de Caranx sp. (fam. des Carangidae) et de Synagris Bp. (fam. des Ncminieri-
dae). '
Localité : archipel des Célèbes.
B
Fie. 70. — Gorgorhynchus clavatus V. C. 1940 (d’après les figures de Van Cleave, 1940)
A. Rostre d’une femelle immature.
B. Détail de la partie antérieure de la face dorsule du rostre.
C. Copula.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
103
GORGORHYNCHUS CLAVATUS Van Cleave 1940.
Mâles fragmentés et non mesurés.
Femelles mûres d'environ 26 mm île long sur 1,8 à 2,4 mm de diamètre dans la partie antérieure épaisse,
de 1,5 à 1,8 mm de diamètre dans la partie postérieure mince.
Épines cuticuluircs du tronc disposées sur un seul champ couvrant sur la face ventrale une uire dont
la hauteur est la moitié ou les 3 /5 de la longueur du réceptacle et, sur la face dorsale, le 1 /4 ou les 2 /5 de
la longueur du réceptacle.
Épines de 0,048 ù 0,084 inm de long.
Proboscis cylindrolde, mais légèrement rétréci à ses deux extrémités, de 1,25 à 1,50 mm île long sur
0,51 à 0,58 mm de diamètre maximum, armé de 20 files longitudinales de 13 à 15 crochets. Les crochets
les plus longs sont les apicaux (0,120 à 0,142 mm de long) de la face ventrale, les dorsaux sont un peu plus
Présence sur les fuces lutérules du proboscis d'une petite papille sensorielle, située au niveau des cou¬
ronnes de crochets les plus postérieures, dont elle altère la régularité de l’alignement.
Lemnisques très longs (parfois 2 fois et demie plus longs que le réceptacle).
Réceptacle de 3,23 mm de long.
Ganglion cérébrolile placé à l'union du 1 /3 antérieur et des 2 /3 postérieurs de la hauteur du réceptacle.
Testicules contigus d'environ 1,5 mm de long.
Embryophores de 0,105 à 0,120 mm de long sur 0,036 à 0,043 mm de diamètre.
Hôle definitif : Paralabrax humeralû (fam. des Scrranidae).
Localité : lie d’Albcmurle (archipel des Galapagos).
A
Source : MNHN, Paris
104 YVES J. GOLVAN
GORGORHYNCHUS EPINEPHELI (Yamaguti 1939) Golvan 1960 ( - Rhadinorhynchus
epinepheli Yamaguti 1939).
Description basée sur «leux femelles mures. Pus «le mâles.
Corps d'environ 20 mm de long.
Proboscis eylindroïde, présentant une légère dilatation fusiforme en son milieu, de 1 mm de long su
0,3 mm de diamètre maximum. 8 r
Crochets disposés selon 16 files longitudinales «le 12 ù 13 crochets, sans différences «le forme ou de taille
appréciables entre ceux des faces dorsale et ventrale. 1.0» crochets subapicaux ont environ 0,1 min de Ion
et sont les plus forts, les basaux ont 0,06 mm de long. ’ ®
Réceptacle de 2,1 à 2,3 mm de long sur 0,26 ù 0,35 mm de diamètre, ù double paroi d'environ 0,08 min
d’épaisseur.
Ganglion cérébroïdc sensiblement placé au milieu de lu huutcur du réceptacle.
Cou conique d’environ 0,4 à 0,44 mm de large.
Tronc d’environ 2 mm «1e diamètre, fortement contracté un peu en uvunt de son milieu sur les «1
spécimens et formant ainsi un mince « faux cou» (Yamacuti ne peut savoir s’il s’agit d’un nrléfact ou de*!*
morphologie normale de l’espèce), en avant de cette zone rétrécie. a
Chez le puratype, cc faux cou se continue en avant dans une dilatation bulbeuse de 1,75 mm de di
mètre, rappelant celle de» Pomphorhynchus ; chez le type, cette purtie antérieure est seulement un peu ni**"
large que le reste du tronc (1 mm de diamètre immédiatement en arrière du réceptacle). * ** US
Fig. 72. - Gorgorhynchus lepidus V. C. 1940 (d’après les figures de Van Cleave, 1940)
2. ProboBcis d'une jeune femelle.
3. Base du rostre d’un jeune mâle montrant la place de la papille sensorielle basale.
5. Anastomoses du système lacunaire.
4. Extrémité postérieure d’une femelle immature.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
105
Partie toute antérieure de la surface ventrale du tronc couverte de nombreuses épines de 0,033 à
0,04 mm de long, engainées de cuticule et disposées selon des rangées transversales sur environ 1 mm de
haut.
Lemnisqucs de 2,75 mm de long sur 0,175 mm de large chez le type.
Utérus et vagin cachés par les cmbryophorcs.
Embryophorcs de 0,096 à 0,111 mm de long sur 0,036 ù 0,045 mm de large, à coque épaisse elliptique,
avec grosses hernies polaires de la membrane moyenne, acanthor de 0,054 à 0,063 mm de long sur 0,015
à 0,021 mm de large. Ua coque externe parait avoir une structure filamenteuse.
Hôte définitif : Epinephelus akaara (Temminck et Schlegel) [fum. des Epinephelidae].
Localité : mer Intérieure japonaise.
GORGORHYNCHUS LEPIDUS Van Cleave 1940.
I,a description est basée sur des spécimens immatures.
Corps de 7 à 10 mm de long sur 0,8 h 0,9 mm de diamètre maximum (un peu en arrière du fond du
réceptacle) et 0,4 mm dans la partie postérieure du tronc.
Partie antérieure du tronc portant un seul champ triangulaire d'épines cuticulaires, s'étendant sur la
face ventrale et sur une aire qui couvre les 3 /4 ou la moitié de la hauteur du réceptacle, alors qne sur la
face dorsale cette aire ne représente que le 1 /4 ou la moitié de cette hauteur.
Épines de 0,065 à 0,090 mm de long, possédant souvent une petite racine dirigée vers l’arrière.
Proboscis gros, en barillet, de 1.6 A 0,8 mm de long sur 0,46 à 0,50 mm de diamètre maximum (partie
moyenne), s’amincissant aux deux extrémités, armé de 20 files longitudinales de 14 à 16 crochets. Les cro¬
chets ventraux de la partie moyenne du rostre sont plus larges et plus longs (0,106 à 0,120 mm de long) que
les dorsaux (0,096 à 0,118 mm de long).
Réceptacle de 1,7 à 2,2 mm de long.
Canglion cérébrolde placé sensiblement au niveau de la limite supérieure du champ d’épines cuti-
Lcmnisques très longs, souvent inégaux, ayant parfois trois fois la longueur du réceptacle.
Présence sur les faces latérales du rostre, un peu en avant des couronnes basales de crochets, d’une
petite papille sensorielle ronde de 0,02 à 0,023 mm de diamètre, placée entre deux files longitudinales de
crochets dont elle altère la régularité de l'alignement.
Testicules ovoïdes de 0,3 mm de long, contigus ou plus souvent séparés par une distance égale ù une
fois et demie lu longueur du testicule.
Quatre glandes cémentuires très longues et tubuleuses.
Vulve dorso-Bubtcrmmule avec petit uppendice sus-vulvaire dorsal.
Pas d'embryophorcs murs.
Hôte définitif : Cratinus agassizi Steindachner (faut, des Serranidae).
Localité : Ile d’Abermurlc (archipel des Galapagos).
GORGORHYNCHUS ROBERTDOLLFUSI Golvan 1956.
La description princeps était basée sur 3 femelles immatures. Nous avons trouvé, dans
les collections de l’Institut de Parasitologie de la Faculté de Médecine de Paris, cinq autres
spécimens de cette espèce, malheureusement en fort mauvais état et immatures. Seuls, les
rostres, bien conservés et parfaitement évaginés, permettent la diagnose.
Corps de 15 A 18 mm de long, dont la plus grande largeur se trouve à l’union du 1 /5 antérieur et des 4 /5
postérieurs du tronc (0,9 mm environ de diamètre), lu partie postérieure étant presque régulièrement cylin¬
drique, de 0,4 mm de diamètre en moyenne.
Proboscis ellipsoïde, de 0,6 mm de long sur 0,42 mm de diamètre maximum, armé de 18 files longitu¬
dinales de 8 ou 9 crochets (et non 10 ù 12 comme nous l'avions indiqué dans In description originale (Golvan,
1956 a et i>), avec une dissymétrie dorso-vcntrale assez nette, les crochets de la partie moyenne de files
ventrales étant les plus gros.
Les dimensions en millimètres de ces crochets sont les suivantes :
Numéro do In rangée horizontale Face ventrale Face dorsale
1. 0,095/0,045 ù la base 0,065 /0,020 ù la base.
IV. 0,097/0,041 à la base 0,073/0,042 à la base.
VII. 0,076/0,018 à ln base 0,070/0,018 à la base.
X. 0,070/0,015 ù la base 0,043/0,015 ù la base.
Cou long, de forme tronconique, de 0,8 mm de long sur 0,26 mm de diamètre ù son point de jonction
avec le rostre et 0.38 mm de diamètre ù su buse.
Réceptacle de 2,10 mm de long sur 0,4 mm de diamètre, à double paroi, dont la couche externe, très
mince, est formée de fibres obliques.
Ganglion cérébrolde placé à la partie moyenne du réceptacle.
Lcmnisques un peu plus couru que le réceptacle (1,60 mm de long sur 0,2 mm de large).
Source : MNHN, Paris
106
YVES J. GOU
A. Femelle immature.
B. Proboscis et partie supérieure du cou.
C. Files de crochets du rostre : d. Dorsale; v. Ventrale.
D. Épines cuticulaires du tronc.
E. Partie terminale de l'appareil utéro-vaginul.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPAHLES
107
Source : MNHN, Paris
108
ÏS J. GOLVAN
Partie antérieure du tro
cuticulaires de 0,022 ram de
l’exception de leur extrême |
de haut). Tout le reste du tronc est mer
L’appareil génital mâle n’a pu être
très mauvais état de conservation.
Appareil génital femelle n’occupant
Vagin à double sphincter.
Canaux lacunaires latéraux, unis |
de furme Ironeoniqiie. à hase postérieure po
. m de large à lu
champ unique d’épines
..—,,w— ..... ...a .a ouse et engainées de cuticule, à
-Us épiues sont disposées en quinconce et imbriquées comme les tuile.
. plus grand (1 mm de haut) sur la face ventrale que sur lu face dorsale (0,7 mm
Il n'y u pus d'épines génitales
seuls mâles doi
is dispt
que le 1 /" postérieur du ti
transversales à disposition pseudo-métamé-
Hôtes définitifs : Gempylus serpens Cuvier et Valenciennes (fam. des Gempylidae) et Merluccius «u
(fam. des Merlucciidae). “ 8p '
Localité : Port-Etienne (Mauritanie).
GORGORHYNCHUS SATOI (Morisita 1937) Yamaguli 1963 (— Neocanlhorhynch u s- mtd
Morisita 1937).
Depuis la parution de notre « Révision des Gorgorhynchidae » (Golvan et Houin 1964)
j’ai pu consulter le travail original de Morisita, il est malheureusement rédigé en japonais^
sans résumé en une langue qui me soit accessible.
De ce texte ainsi que du bref résumé donné par Yamaguti (1963) on peut extraire les
chiffres suivants :
Longueur des mâles : 35 mm sur 0,96 mm de diamètre.
Femelles de 65 mm de long sur 0,90 mm de diamètre.
Prohoscis relativement court, armé de 24 files de tS crochets chacune.
La taille des crochets diminue assez régulièrement de l’apex à la hase du r<
chaque file étant réellement spiniformes (voir schému).
Il semble y avoir peu de différences dans les mensurations des crochets de lu
dorsale.
Le corps apparaît cylindrolde, un peu renflé dans sa partie antérieure.
Les leinnisques sont beaucoup plus longs que le réceptacle.
Le ganglion cérébroïde est placé un peu au-dessous du milieu de la hauteur
Les organes génitaux mâles occupent plus de lu moitié de la longueur du tri
Il semble s'agir d’une représentation d'un mâle immature avec des testieuh
Il y a quatre glandes céinentaircs très longues, tubuleuses.
L’organe de Süfftigcn est bien développé.
Les cmbryophorcs mesurent 0,146 mm de long sur 0,040 (?) mm de large.
Hôte définitif : Laleotabrax japonicus (fain. des Oligoridae).
ostre, les neuf derniers de
face ventrale et de lu face
ceptncle.
ore peu développés.
localité : Tsingtao (Chine).
Genre Cleaveiu» Subrainaninn 1927 ( - Mehrarhynchus Dalla 1940).
La mise en synonymie de ces deux genres paraît s’imposer. En effet ils sont absol ument
superposables à un détail près : le rostre de Cleaveius serait très court celui de Mehrarhvn h
en courte massue à grosse extrémité supérieure. Or, lorsque l’on examine les dessins de SubrjT
manian il est évident que le rostre de son spécimen femelle était invaginé à l’apex, quant
rostre du mâle il est dit dans le texte même qu’il est complètement invaginé. Dans ces cond’ 1
tions il ne subsiste plus aucun caractère permettant de séparer les deux genres. *
Diagnose.
Gorgorhynchinae parasites de Poissons d'eau douce des Indes et de Birmanie.
Corps de taille moyenne à tronc cylindrolde, un peu dilaté dans sa partie antérieure laquelle no
seul champ d’épines cuticulaires disposées en couronnes régulières. p rte un
Proboscis en massue assez courte armé de files longitudinales de crochets très oriiiiés et ne „ /.
guère de dissymétrie dorso-vcntrale. Présentant
Lemnisques très longs, filamenteux.
Ganglion cérébroïde placé au 1 /3 inférieur du réceptacle.
Organes mâles occupunt les 2 /3 postérieurs de la longueur du tronc.
Testicules en ellipse allongée, placés l'un derrière l'autre.
Quatre glandes cémentaires en courte massue.
Embryophores non figurés.
Espèce type : Cleaveius circumspinifer Subramanian 1927.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHAI.ES
109
CLE A VEIUS CIRC ULSPINIFER Subramanian 1927.
La description est faite d’après deux spécimens en mauvais état, un mâle et une femelle.
Corps cylindroïdc duns les deux sexes pratique¬
ment de diamètre uniforme.
Mâle de 5,1 mm de long si
Partie antérieure du tronc incrine, nu
teur du testicule postérieur on trouve 23 ri
laires d’épines de 0,027 mm de long.
Femelle de 8,1 mm de long avec
maximum de 0,38 mm un peu en dessous du fond du
réceptacle; le diamètre de la partie postérieure du tronc
est de 0,25 mm. Partie antérieure du tronc, sur une
huuteur de 0,262 mm. portant des épines cuticulaires
dispersées de 0,027 mm de long. Les 2 / 3 de la longueur
du tronc portent environ 41 rangées circulaires d’épines
(environ 14 épines pur rangée), de 0,025 ft 0,03 mm de
Le proboseis du mâle est invaginé.
Lemnisques très sinueux.
Deux testicules allongés, placés dans 1
l’un derrière l’autre et non en contact.
L’antérieur de 0,612 mm de long s
de diamètre, le postérieur de 0,400 mn!
0,105 mm de diamètre.
Quatre glandes cémcntaircs courtes
Le proboseis de la femelle est couri.
rétréci au milieu, de 0,157 mm de long. (En réulité,
cette dimension est celle du proboseis plus le cou,
lequel est inerme et mesure 0,055 mm de long. D'après
la morphologie du rostre, telle qu’elle ressort de la
figure il semble que l’apex du rostre soit pratiellemcnt
invaginé et donc que le nombre réel île crochets pur file
soit plus grand que celui indiqué pur Subramanian.)
Diamètre du proboseis : 0,175 mm diamètre île la
base du proboBcis : 0,105 mm, diamètre du cou :
n de diamètre,
mais â lu liau-
i diamètre
te du tronc.
t piriformes.
cylindrique
Le rostre est armé de 18 files longitudinales d envi¬
ron 4 crochets chacune.
Les plus gros ont 0,055 min de long, les plus petits
0,03 mm de long.
Réceptacle il double paroi musculaire de 0,630 mm
de long Bur 0,175 mm de large.
Muscles rétracteurs bien développés et insérés au
sommet du proboseis.
Ganglion cérébrolde « latéral (?)» placé il 0,157
Appareil génital femelle de 0,278 mm de long.
Pus d’embryophores mûrs.
Hôte définitif : Poisson d’euu douce indéterminé, provenant de la région de Rang!
Fig. 75. — Cleaveius circumspinifer S. 1927
(reproduction des figures originales
de Subramanian)
A. Mâle.
B. Partie antérieure de la femelle. Noter la
forme en « champignon» du rostre qui
doit correspondre â une invagination
partielle.
C. Épine
cuticulaires de la partie antérieure
n de l’extrémité postérieure du réceptacle.
CLEAVEIUS PRASHADI (Dattu 1940) nov. comb. (= Mehrarhynchus prashadi Datta 1940).
Description basée sur quatre mâles et deux femelles.
Vers de petite taille, en massue, de couleur blanchâtre, ridés transversalement.
Mâles de 4,62 à 6,71 mm de long sur 0,68 à 0,79 mm de diamètre; femelles de 7,96 mm de long sur
1,53 mm de diamètre.
Proboseis étroit et cylindrique de 0,95 mm de long sur 0,33 mm, armé de 20 à 22 files longitudinales
de 12 ù 14 crochets chacune. Les crochets sont petits et urqués, les apicaux sont un peu plus longs que les
basaux (0,080 mm contre 0,055 inm de long).
Cou court.
Partie antérieure du tronc portant 12 â 13 rangées horizontales de 15 â 17 petites épines chacune,
engainées de cuticule â leur base (0,025 mm de long).
Canaux lacunaires principaux, unis pur des nnastomoscs transversales.
Noyaux sous-cutieulaircs fragmentés
Réceptacle étroit, â double paroi, environ deux foi» plus long que le rostre (1,83 mm sur 0,29), inséré
â la base de celui-ci.
Ganglion cérébrolde fusiforme plucé un peu au-dessus du réceptacle.
Source : MNHN, Paris
110
YVES J. GOLVAN
Lemnisques minces, cylindriques, plus longs que le réceptacle, att
bifurques à leur extrémité distale (2,71 sur 0,15 mm).
Testicules ovoïdes, placés l’un derrière l’autre et pratiquement e
Quatre glandes cémentaires en massue, inégales, dont ’
ignant parfois le testicule antérieur)
nique qui se
Organe de Sâfftigen(« vésicule séminale») à paroi épaisse (0,81 mm de long).
Cloche utérine en entonnoir, partie tubulaire étroite, paroi épaisse.
Vagin à double sphincter.
Vulve ventro-terminale.
La cloche utérine mesure 0,16 mm de long sur 0,20 mm de large, la portion tubulaire de l’utérus 0 31 n:
de long, le vagin 0,29 mm de long.
Embryophores de 0,065 mm de long.
Hôte définitif : Pangasiut pangatius (Hamilton-Buchunan) |fam. de» l'angasiidae].
Localité : marché de Calcutta.
Fig. 76. - Cleaviitu prashadi (D. 1910) nov. com4, (d’après les figure» de Datta, 1940)
A. Praesoma.
B. Crochets du rostre.
C. Épines cuticulaircs du tronc.
D. Organes génituux mâles.
E. Appareil utéro-vaginal.
CLEAVEIUS SECUNDUS (Tripathi 1959) nov. comb. (= Mehrarhynchus secundus Trinath-
1959). pathl
Description basée sur plusieurs individus adultes, mais immatures.
Mâles de 2,07 â 2,49 mm de long sur 0,377 à 0,490 mm de diamètre.
Femelles de 1,81 à 2,697 mm de long sur 0,29 â 0,40 mm de diamètre.
Proboscis faisant un angle avec la direction générale du tronc, long de 0,551 â 0,797 mm sur 0 9 ±a
0,304 mm de diamètre, en massue, à grosse extrémité supérieure, armé de 16 â 20 files longitudinales H.lt ?
18 crochets chacune, lesquels sont arqués, longs de 0,049 â 0,053 mm et possèdent des racines pas plus longuet
Cou court.
Tronc allongé, aminci dans sa partie postérieure, portant dans sa partie antérieure de 9 â 10 co
de petites épines engainées partiellement par la cuticule, longues de 0,019 & 0,022 mm. “tonnes
Réceptacle de 0,493 â 0,754 mm de long sur 0,145 â 0,217 mm de diumètre.
Ganglion cérébroïde placé dans la partie postérieure.
Deux lemnisques de 0,785 mm de long sur 0,029 mm de large, souvent inégaux, plus court» que l e rér
tacle (sur ce point, cette espèce ne s'accorde pas avec la diagnose du genre). ece P"
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCEPHALES
111
Testicules sphéroïdes il ovoïdes,
placés l'un derrière l'autre, et large¬
ment en contact, ayant de 0,116 à
0,145 mm de long sur 0,145 & 0,188 mm
de diamètre.
Le testicule antérieur est immé¬
diatement en arrière et meme parfois
en contact avec le fond du réceptacle.
0,065 mm de large, possédant de longs
canaux excréteurs, disposées en deux
paires.
Orgune de SâlTtigen de 0,10 mm de
diamètre.
Bourse copulutricc de 0,259 mm
de long sur 0,145 mm de large, à paroi
musculaire épaisse.
Utérus en entonnoir (?).
Cloche utérine de 0,076 mm de long
sur 0,053 mm de large.
Portion tubulaire de l’utérus de
0,087 mm de long sur 0,049 mm de
large.
Vagin de 0,149 mm de long sur
0,038 mm de diamètre, pourvu d’un
sphincter.
Pas d’embryophorcs mûrs.
Hôte définitif : Plotosus canin us
(Hamilton-Buchnnnn) [fam. des Ploto-
sidae] Pama pama (llumilton - Bucha¬
nan) [fam. des Ololilhidae], Otteogeneio-
sus militant (Linné) [fam. des Ariidae].
Localité ; lac Chilka et port Can-
ning (estuaire de lu Matlu [Inde],
nov. comb. (d’apres Tbipathi, 1959)
A. Mâle. - B. Crochet du rostre.
.0
LO.5
mm
Genre Micracanlhorhynchina Slrund 1936 (= Micracanthorhynchus Harada 1936,
pré-employé, = Micracanthocephalus Harada 1938, = Bolbosentis Belous 1952).
Diagnose.
Gorgorhynchinae, parasites de Poissons d’eau douce d’Extrcmc-Orient ou de Poissons côtiers du Paci¬
fique Sud. .
Corps de petite tuille, à tronc fusiforme, dont la partie antérieure dilatée porte un seul champ d épines
cuticulaires disposées eu quinconce sur une surface triangulaire à pointe inférieure ventrale.
Proboscis en courte massue, armé de crochets disposés selon des files longitudinales, ne présentant pas
de dissymétrie dorBo-vcntrale et dont la taille diminue progressivement de l’apex à la base du rostre.
Crochets supérieurs & racines bien développées.
Crochets inférieurs â racines rudimentaires.
Réceptacle à double paroi, avec ganglion cérébroïde placé dans sa partie moyenne.
Lemnisques plus courts que le réceptacle, aplatis, sacciformes.
Organes génitaux mules occupunt les deux tiers postérieurs de la longueur du tronc.
Testicules sphéroldaux, placés l'un derrière l’autre et en contact.
Quatre glandes cémentaires courtes et piriformes.
Orifice génital mâle termino-dorsal.
Vulve ventrale avec souvent un appendice sus-vulvaire replié contre la face ventrale
Embryophores ellipsoïdaux â coque mince, avec hernies polaires de la membrane moyenne.
Etpice-lype : Micracanthorhynchina motomurai (H) W.
MICRACANTHORHYNCHINA MOTOMURAI (Harada, 1935) Ward 1951 (= Micracan¬
thorhynchus motomurai Harada 1935, = Micracanthocephalus motomurai (Harada
1935) Harada 1938).
Corps fusiforme, quelque peu dilaté dans sa partie moyenne.
Femelle de 3,2 â 4,5 mm de long sur 0,5 à 0,6 mm de diamètre.
Mâle de 1,6 mm â 3,5 mm de long sur 0,35 â 0,5 mm de diamètre.
8 564020 6 S
Source : MNHN, Paris
112
YVES J. GO I.VAN
B. Appareil génital femelle.
C. Crochets du rostre (noter l’assymétrie de la racine).
Prohoscia en massue, plus large en
avunt, de 0,3 à 0,S mm de long sur
0,15 mm de diamètre, armé de 12 files
longitudinales de 8, rarement 9, crochets
chacune, dont les lui Iles sont les sui¬
vantes : Cl : 0.056 mm; C2 : 0,056 mm-
C3 : 0,044 mm; C5 : 0,041 mm- C6 •
0,030 mm; C7 : 0,024 et C8 : 0,018 mm
lie long. Ces crochets possèdent une
rucine dirigée vers l’arrière et une apo¬
physe antérieure asymétrique.
Réceptacle court et large, à double
paroi de 0,55 à 0,90 mm de long sur
0,2 mm de .liai,.être, avec le ganglion
cérébroidc sensiblement au niveau du
milieu île sa hauteur.
I.einnisqucs il peu près aussi longs
que le réceplnclc, baculiformes, à extré¬
mités arrondies.
Testicules ovoïdes, placés l’un der¬
rière l’autre et en contact, situés dans
le tiers moyen de la longueur du tronc.
^ Quatre glandes cémentaires pi r j-
Orifico génital vcntro-subterminal
dans les deux sexes.
Partie antérieure du tronc ornée de
18 à 22 couronnes équiilistanlcs de très
petites épines de 0,02 mm de loua sur
0.008 mm de large. Les 8 à 11 cour¬
onnes antérieures sont complètes, les
postérieures sont interrompues sur la
race dorsale. La dernière est approxima¬
tivement au niveau du milieu de la
longueur du tronc.
Cuticule contenant de nombreux
petits fragments nucléuircs.
Canaux lacunaires principaux laté¬
raux avec anastomoses transversales
il disposition pseudo-métamérique
Utérus cl cloche utérine d’environ
1,4 mm de long.
Pas d’cmbryophorcs citez les tVDos
" 0 Olf ,lARAI>A imli, l" c <1.040 mm
H6les définitifs : Zacco. sp, Zacco temminchi et Zacco platypus (fam. des Cyprinidati).
Chanodichthys macropus (fam. des Cyprinidae).
Localité : Corée et rivière Tamsui-Kci ù Formose.
MICRACANTHORHYNCHINA DAKUSUIENSIS (Harada 1938) Ward 1951 (= Micra-
canthocephalus dakusuiensis Harada 1938).
Corps fusiforme, arqué sur sa face dorsale.
Femelle de 7,6 mm de long sur 1,3 mm de diamètre maximum; mâle de 4 mm de long sur 0,8 mm d c
diamètre.
Partie antérieure du tronc portant de fines épines, formant en avunt 9 couronnes complètes, suiv'
de couronnes incomplètes, ne couvrant que lu fuce vcnlrule du tronc.
Proboscis cylindroïdc, de 0,48 mm de long sur 0,15 mm de diamètre, uriné de 12 files longitudinales de
9 crochets chacune.
Réceptacle un peu dilaté dans sa partie postérieure, de 0,7 mm de long sur 0,24 mm dc diamètre
Ganglion cérébroïde placé dans la partie moyenne de réceptacle.
Testicules en ovule allongé, largement en contact, l'antérieur dc 0,8 mm de long sur 0,37 mm dc diamètr
le postérieur de 0,55 mm de long sur 0,36 mm de diamètre.
Six glandes cémentaires en massue (il semble que deux des glandes, plus petites que les autres, soient
des glandes accessoires et que le nombre normal de glandes cémentaires soit de quatre comme chez les autre 1
représentants du genre).
Organe de Süfftingen en massue, allongée de 0,75 mm de long sur 0,2 min dc diamètre dans sa partie
supérieure large.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCEPHALES
113
Cloche utérine et utérus de 2,2 min de long.
Embryophorcs de 0,063 mm de long sur 0,016 mm de diamètre.
Hôte définitif : Zacco tcmmincki (fam. des Cyprinidae).
Localité : Dakusui-Kei (Formose).
A. Mâle.
B. Embryophorc.
C. Coupc transversale au niveau des glandes cémentaires, en haut (dak.) M. dakusuiensis, en bas (mot.),
M. molomurai.
Cette espèce n’est probablement qu’un parfait synonyme de la précédente, les différences
de taille du corps et des embryophores pouvant parfaitement s’expliquer par une différence
d’âge entre les spécimens de l’une et l’autre récolte. Quant au nombre de glandes cémentaires
je suis convaincu qu’il est anormal, et qu’il s’agit d’un spécimen tératologique comme on en
rencontre parfois dans les espèces les mieux définies.
MICRACANTHORHYNCHINA HEMIRHAMPHI (Baylis 1944) Ward 1951 (= Micro-
canthocephalus hemirhamphi Baylis 1944).
Description basée sur deux mâles et quatre femelles.
Corps orné dans sa partie antérieure d'environ 15 & 17 couronnes transversales d'épines, les couronnes
les plus postérieures étant incomplètes.
Proboscis claviforme, incliné sur la face ventrale, armé de 12 files longitudinales de 9 & 11 crochets
chacune; les 1 ou 5 crochets upicaux de chaque file sont très longs et minces, sans dissymétrie dorso-ventrale.
Les plus antérieurs possèdent des racines qui rappellent celles du générotype, c’est-à-dire une partie posté¬
rieure et une apophyse antérieure asymétrique.
8 .
Source : MNHN, Paris
114
YVES J. COLVAN
Ganglion cérébrolde placé aux environs du milieu du réceptacle.
Lemnisques en massue, plus courts que le réceptacle.
Mâle de 3 â 4,3 mm de long sur 0,46 ù 0,67 mm de diamètre maximum.
Proboscis de 0,55 ram de long sur 0,16 à 0,17 mm de diamètre maximum.
Crochets les plus longs de 0,09 mm, crochets les plus courts de 0,016 mm.
Réceptacle de 0,8 à 0,9 mm de long sur 0,15 mm de diamètre.
Testicules contigus, l’antérieur immédiatement en arrière ou même recouvi
Extrémité postérieure arrondie avec orifice génital dorsal.
Femelle de 4,5 à 6,5 mm de long sur 0,8 ù 0,97 mm de diamètre maximum.
Proboscis de 0,55 à 0,65 mm de long sur 0,18 & 0,2 mm de diamètre maxir
Crochets les plus longs de 0,11 à 0,12 mm, crochets les plus courts de 0,016 i
Réceptacle de 0,9 à 1,1 mm de long sur 0,17 4 0,02 mm de diamètre.
Extrémité postérieure fortement repliée contre 1a face ventrale.
Orifice génital ventral. Immédiatement en arrière, appendice sus-vulvaire
à 0,1 mm de long.
Vagin d’environ 0,15 4 0,2 mm de long.
Sphincter vaginal d'environ 0,08 4 0,1 mm de diamètre.
Embryophores ellipsoïdaux de 0,056 4 0,062 mm de long sur 0,015 4 0,016 m
Hôte définitif : Hemirhamphus inlermedius (fan
t le fond du réceptacle.
t. des Hemirhamphidae).
t Port Willunga (Aut
■alie du Sud) (voir Johnston e
MICRACANTHORHYNCHINA SAJORI (Belous 1952) nov. comb. (= Bolbosentis • •
Belous 1952). ajon
Cette espèce est sûrement valide et nous ne pouvons accepter la mise en syn
avec la précédente proposée par Yamaguti (1963) et Petrotschenko (1956). 8
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPIIALES
115
Genre Auêtralorhynchuê Ledcbev 1967.
Diagnose.
Gorgorhynchinae parasites de Poisson» de iner, à rostre bulboïde, armé de quatre types de crochets,
apicaux aigus, subapicaux petits et artpiés, moyens très gros avec une dent sur le bord convexe de la lame,
basaux spiniformes avec une racine en Y.
Ganglion à la base du réceptacle.
Lemnisqucs longs et dédoublés (4 lemnisques).
Organes génitaux mâles placés dans la moitié postérieure du tronc. Quatre longues glandes cémentaires
disposées en deux paires de longueur inégale.
La partie antérieure du tronc porte un seul champ d’épines cuticulaires engainées de cuticule.
Femelles bien plus grandes que les mâles.
Embryophores très longs, ayant probablement des hernies polaires.
Espèce type : Australorhynchus letramorphacanthus Ledcbev 1967.
AUSTRALORHYNCHUS TETRAMORPHACANTHUS Ledebev 1967.
Mâle à corps long de 34,5 mm sur 0,9 mm de diamètre maximum.
Proboscis fort, bulboïde, de 0,99 mm de long sur 0,66 mm de diamètre dans sa partie moyenne et
0,39 mm à sa base.
Les crochets sont disposés selon 28 files comptant 22 crochets chacune. Ces crochets sont de quatre
types :
— type apical : lame de 0,055 mm de long sur 0,012 mm de large;
— type subapical de 0,050 mm de long sur 0,015 mm de large.
Source : MNHN, Paris
116
YVES J. GOLVAN
A. Mâle.
B. Femelle.
C. Types de crochets du rostre.
1). Partie antérieure du corps.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
117
Les racines de ces crochets sont petites.
— type moyen : au-dessous des crochets subupirnux Bout disposés de grands crochets d'un type différent.
Ils sont disposés selon < couronnes transversales comptant chacune 14 crochets. Tous ces crochets ont une
lame de 0,125 mm de long sur 0,035 mm de large. Leurs racines ont jusqu'à 0,06 et 0,07 mm de long. Sur le
file. Les premiers ont une lame de 0,06 mm de
nm de long sur 0,005 mm de large. Les racines
bord extérieur de la lame et vers su partie moyenne
— type basal : il y a 18 crochets de ce type dans chaqu
long sur 0,015 mm de large alors que les derniers ont 0,025
sont d'une autre forme (je pense qu’il
s’agit des racines en Y représentées Biir le
schéma).
Le tronc est en partie couvert par des
épines cuticulaires régulièrement disposées
et implantées dans îles gaines cuticulaires
(ou plutôt engainées de cuticule). La spi-
nulution couvre une zone qui s'étend en
arrière jusque vers le milieu de la hau¬
teur du réceptacle.
Réceptacle ù double paroi de 2,42
mm de long sur 0,48 mm de large.
Ganglion cérébroidc placé dans le
quart postérieur de la longueur du récep-
Quatre lemnisques torsadés ayant
jusqu'à 11,2 mm de long.
Testicules longs de 0,50 mm et larges
de 1,38 mm de forme ovule, placé au milieu
de la longueur du tronc ou un peu en
arrière de ce milieu.
Quatre glundes cémentuires longues,
filiformes et entremêlées. Elles sont dispo¬
sées selon deux paires de longueur inégale.
Elles ont 11,72 mm de long et leurs canaux
1,32 mm de long. Ces canaux sont très
minces cl arrivent ensemble à la poche
musculaire (il s'agit de l'orgunc de Saff-
tigen).
Organe de Süfftigen de 1,87 mm de
long sur 0,341 mm de large.
Bourse copulatrice de 1,76 imn de
long sur 0,306 mm de large.
Femelle de 117,3 mm de long pour un
diamètre maximum de 1,6 mm.
Proboscis de 1,1 mm sur 0,67 mm de
largeur maximule et de 0,44 mm de Inrge
à la base.
Crochets disposés de lu même manière
que chez les mâles mais de dimensions
différentes.
Type upicul : lames de 0,05 mm de
long sur 0,0012 mm de large.
Type subapicul : lames de 0,05 mm
de long sur 0,014 mm de large.
Type moyen : lames de 0,126 mm de
long sur 0,05 mm de lurgc.
Type basal : antérieurs : lame de
0,085 mm de long sur 0,015 mm de large;
postérieurs : lame de 0,50 mm de long sur
0,008 mm de large.
Sur les crochets moyens cxiBle égale¬
ment la petite dent.
Réceptacle de 1,32 mm de long sur
0,66 mm de large.
Quatre lemnisques de 24,2 mm de long.
Cloche utérine de 0,45 mm de long.
Emhryophorcs de 0,132 mm de long sur 0,033 mm de diamètre.
Chez les spécimens immatures la longueur du tronc est de 12,5 à 14,7 mm pour un diamètre de 0,8 à
0,9 mm. Iæ roslre est souvent invaginé. Lu disposition des crochets et leurs dimensions sont identiques à
re qui a été décrit chez les spécimens adultes.
Hôtes définitifs : Seriola grandis (Carangidac), Trachurns novaeielandiae (Carangidae), Paratrigla
papilio (Triglidue), Chrysophris unicolor (Spuridnc).
Localité : mer de Tasmunic, grundc buic de l’Australie, récolte en mai-juin 1963 dans l'intestin de ces
Poissons.
Source : MNHN, Paris
118
YVES J. GOLVAN
SOUS-FAMILLE DES SERRASENT1NAE PETROTSCHENKO 1956
Diagnose.
Rhadinorhynchidae. parasites «le Poissons de mer, dont les hôtes intermédiaires Bout probablement des
Crustacés et les hôtes d'attente des Poissons appartenant aux familles les plus diverses alors que les hôtes
définitifs paraissent très strictement déterminés.
Corps de taille assez grande, tronc allongé, cylindrofde, souvent dilaté daiiB sa partie postérieure. Partie
antérieure du tronc ornée d’épines coticulaires disposées en quinconce selon des couronnes complètes.
Plus en arrière, les épines cuticulaires se soudent latéralement, de façon à former des collerettes ou peignes
(Cuticular combs = Cuticularplattcn), à disposition pseudo-segmentaire, en croissant, enserrant les faces
ventrales et latérales du tronc, mais laissant libre la face dorsale. La tail c de ce» peignes décroît peu à peu
d’avant en arrière et la distance qui les sépare augmente; la dernière collerette est placée sensiblement au
niveau du milieu de la longueur du tronc. Partie postérieure du tronc inerme.
Proboscis en massue courte, à grnnd axe fortement incliné vcntralemcnt sur le grand axe du tronc,
armé de files longitudinales de crochets présentant une assez nette dissymétrie dorso-ventrale. Présence d'une
paire de petites papilles .
orielles immédiatement au-dessous de la dernière couronn
A. Mâle adulte chez Rachycentron canadum de Dakar (collection Théodore Monod).
B. Mâle juvénile chez Syacium micrurum de Corée (collection J. Cadenat).
Source : MNHM, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÊPHALES
119
Réceptacle plus long que le probosci».
Lemnisqucs aplatis, rubannés, un peu plus courts que le réceptacle.
Ganglion cérébroïde placé uu tiers moyen de la longueur du réceptacle.
Testicules sphéroïdaux situés dans le second quart de la longueur du tronc.
Quatre glandes cémentaires.
Orifices génitaux subterminaux dans les deux sexes.
Embryophores à hernies polaires de la membrane moyenne.
Genre type : Serrasenlis Van Cleave 1923.
Source : MNHN, Paris
120
YVES J. COLVAN
GENRE SERRASEl\TIS VAN CLEAVE 1923
( Echinorhynchus O. F. Müllcr 1776 pp., Echinogaster Monticelli 1905
= Echinosoma Porta 1907, = Lepidosoma Porta 1908)
Diagnose.
Elle se confond actuellement avec celle de la sous-fnmillc dont ce genre est le seul représentant.
Espèce type : Serrascnlis sugiltifer (L.) L.
fc
P /-si
| Q
| |
—= ^ v
G. Files dorsale et ventrale de crochets du
I. Ligament suspenscur des glandes cémcn-
taires en vue latérale.
SERRASENTIS SACITTIFER (Limon 1889) Lin.
ton 1932 (Echinorhynchus socialis Leidyl85l
Echinorhynchus sagiui/er Linton 1889*
lWl" 056 " 1 ™ S0CiaUs f Lcidy 1851 1 Van Cleave
Le non. correct de l’espèce est bien 5. sagittifer
et non 5. socialis, comme l’on fait remarquer
Linton (1932) et Van Cleave et Lincicome 1940.
Cette erreur, commise par Van Cleave (1924) a été
répétée par Meyer (1931-1932) puis par tous les
auteurs, nous-mêmes y compris. L’Acanthocéphale
décru par Leidy sous le nom d 'Echinorhynchus
socialis n est autre qu’ Echinorhynchus gadi O. F
Mülleh 1776. Ce nom ne peut donc servir à désii
gner l’espèce type du genre Serrasentis.
Femelles atteignant 130 mm de long si
diamètre dans la partie antérieure cl 3,5
partie postérieure dilatée.
Mâles d'environ 7 r ,
r 1.1 mm de
min dans l a
Mâles d'environ 75 mm de long s
Sériel P "‘ ie ° nlérieUre a M ""“ ^"s 'îa paruë
1 » m P m b 7 C t U C " n,U 8 r o e 4 R rn * ,e extrémité supérieure de
1. mi.i .le long sur 1.2 mm <lo diamètre dans sa partie
antérieure et 1 mm a la hase cher les femelles, alo« nue
chez les males, la longueur est de 1 min sur U r q ! e
diamètre maximum. ’ mm *1®
.f°rtementjncliné sur la face ventrale du
rom-, armé d environ 21 (îles longitudinales de 1 1 -
1K crochets chacune avec dissymétrie dorso-ventrale ne.,
mais peu accusée, les crochet» ventraux étant plus f n -f’
que le» dorsaux. ,, taille des crochets décroît très ",
gressivcnie.it do l'apex à lu luise du rostre (CIV . . .
0,058 mm de long et CIV dorsal 0,056 mm de lôn^y
I résence d'une petite pupille sensorielle rondo
chaque face latérale de la hase du rostre. in>mé>li„> ’ ur
en dessous de lu dernière couronne de crochets. c,nc nt
Réceptacle à double paroi de 4,3 mm de lom,
0,45 mm de diamètre chez les femelles et de 3 mm ,l„ i 8,1 r
sur 0,20 mm de diamètre chez les mâles. on K
réceptacle!' 0 " fWbr " ,de P ' aCÉ * du
Lemnisques bien plus longs que le réceptacle, grêles
ruhunnés. aplati», de 7,5 mm de long sur 0,25 mm de 1 ri ’
Cou conique, de 1,4 mm .le long chez les femelles mf
un diamètre de 0,4 inui en uvnnt et 0 25 mm â | ’j our
Tronc très allongé, presque régulièrement cylindrhT'
dm.» «c* trois cinquièmes antérieurs, élargi dan» scs 1
cinquièmes postérieurs, et »e terminant par un renKem™
en massue, surtout marqué chez le» femelles. Dons iaT
lie toute antérieure, sur I mm de hauteur environ li
tronc porte un champ d épines cuticnlaire», nettement
séparées le» une» des autres, disposées en quinconce, wîon
7 â 12 couronne» régulières et complètes. Les épines
traies ont environ 0,065 mm de long sur 0,02*5 m a
Inrgc, avec une racine bulbeuse do 0,033 mm de large* sur
Source : MNHN, Paris
SYSTEMATIQUE DES ACANTHOCEPHALES
121
0,028 min rie haut. Ensuite vient une zone incrmc à laquelle succèdent, jusque vers le milieu de la lon¬
gueur du tronc, les collerettes d'épines soudées qui sont peut-être le trait le plus rcmarquublc de ce genre.
I,a première collerette est située à environ 0,5 mm au-dessous de la dernière couronne d'épines séparées.
Elle est en croissant it concavité postéro-supérieurc, embrassant approximativement les cinq sixièmes de
la circonférence du corps, ne laissant libre que la face dorsale. Elle est formée d'un repli cuticulairc, dont
le bord libre enserre complètement deux rangées horizontales d’épines disposées quinconce) les épines
de ces ' .. ' ' ..... . . .. ..
0,25 m
gne de l’extrémité antérieure,
entre les deux collerettes suc<
mente peu à peu (1,8 mm environ entre les
deux dernières collerettes) En môme temps,
la longueur des croissants se réduit et lu
dernière collerette ne couvre guère que lu
face venlrule. La taille des épines qui en
forment l'armature se réduit également, mais
la hauteur du repli cuticulairc reste la même,
si bien qu'au niveau des dernières collerettes,
la pointe des épines est placée nettement en
retrait du bord libre de ce repli. Toutes ces
collerettes sont fortement pigmentées par des
granulations noirâtres.
Il y a de 26 à 28 collerettes chez les
femelles et en moyenne 23 chez les mâles.
Toute la moitié postérieure du corps du
ver est dépourvue d'ornements cuticulaires.
Vaisseaux principaux du système lacu¬
naire latéraux.
Fragments de noyaux sous-cuticulaircs
très nombreux.
Appareil génital mâle comprenant deux
testicules placés l'un derrière l’autre dans la
moitié antérieure du tronc, ellipsoïdaux, non
eu contact, de 3 mm de long sur 1 mm de
large (chez les juvéniles, ils sont très petits
et sphérotdaux).
Quatre glandes cémeutaircs très longues,
tubuleuses, commençant immédiatement en
arrière du testicule postérieur et présentant
ù leur extrémité inférieure deux diverticules
ou glandes annexes en massue, que nous
avions pris en 1957 pour les glandes cémcn-
taircB elles-mêmes. Ces diverticules, beaucoup
plus clairs que les glandes céincntuires, ont
environ 1 mm de long.
Organe de Süfltigcn (et non vésicule
séminale) piriforme, de 2,4 mm de long sur
0,80 mm de diamètre maximum.
Bourse copulatrice à paroi épaisse île
1,4 mm de long sur 0,6 mm de large.
L'appareil génital femelle comprend îles
sacs ligamentaires précocement rompus.
La cavité pscudo-coelomiquc est bourrée
d’ovocytes, de masses ovariennes eu voie de
fragmentation et d’cmbryophorcs à tous les
stades de développement.
Emhryophores à coque assez mince,
mesurant 0,100 mm de long sur 0,031 mm
de diamètre, avec hernies polaires de la mem¬
brane moyenne.
L’appareil utéro-vaginal n'occupe que le
dixième postérieur de lu longueur du tronc.
Cloche utérine en forme de spathe
d’arum mesurant environ 0,40 mm de long
sur 0,20 mm de large. Appareil sélecteur des «rufs mesurant 0,28 mm et comprenant de grosses cellules.
Tube utérin de 1,30 min de long sur 0,060 mm de large dans sa partie moyenne.
Vagin de 1,15 mm de long sur 0,10 mm de large nvcc splineter vaginal supérieur puissant de 0,33 mm
de diamètre et sphincter inférieur bien plus petit.
Hôtes définitifs : Itachyccntron canadum (Linné) | — Elacale nigra Bloch] (fam. des Hachycenlridae)
[Van Clcave 1918, Golvun 1967]; Trachinotus falcatus (Linné) [fam. des Carangidae ] (Wurd 1954).
Hôtes d'attente : liothns /indus (Dcluroche) |fain. des Bolhidae]\ Cynoglossus canariensis Steinduchncr
(fam. des Cynoglossidae)-, Cephaloplwlis tueniaps Cuvier et Valenciennes (fam. des K pinephelidae); Zenopsis
conchifer (Lowe) [fam. des Zeidae ]; Pseltodes belcheri Bennett (fam. des Psettodidac ); Serranus srriba (Linné)
[fam. des Scrranidac]-, Solca cuneata Morcuu, Solea hexophthalma Bennett (fam. des Soleidae ); Syacium
J. Collerette d’épines s
K. Appareil vaginal d’ui
; femelle jeun
Source : MNHN, Paris
122
YVES J. GOLVAN
micrurum Ranzani (fam. des Bothidae ); Trachinus radia lus Cuvier et Valenciennes (fam. des Carangidae)-,
Tritia sp. (fam. de» Triglidae ); Pleuroneaes planas (fam. des PUuroncclidae) (in Lcidy 1851]; Poma-
tomus saltalrix Linné (fam. des Pomatomidae ) in Johnston et Deland 1929; CerUropomiu fuscus (fam. des
Centropomidae) [in Southwcll et Macfie 1925]; Cestreus regalis (fam. des Uiolithidae ); Paralichlhys dentatus
(fam. des Paralidühyidae)-, Cenlropristes slrialus (fam. des Serranidae ); Bothus triacanthus (fam. des Bothi-
doe); Stmeslhes chrysops (fam. des Sparidae ); Coryphama hippurus (fam. îles Coryphaenidae)-, Lagodon
rhomboides (fam. des Sparidae ); Orthoprislis chrysoplerus (fam. des Pomadasyidae)-, Paralichlhys albiguiiatus
(fam. des Paralichlliyidac); Prionotus tribulus (fam. des Triglidae)-, Synodus foelens (fam. des Synodidae );
]in Linton 1889, 1901, 1905, Meyer 1931-1932].
Fie. 87. — Serrasentis sagillifer (L. 1889) L. 1932
L. Dissection de la partie terminale des canaux cémentaires d’un jeune mâle avec les diverticules postéro-
dorsaux et le fond de l'organe de SüfTtigen.
M. Appareil utérin d'un femelle adulte.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
123
SERRASENTIS LAMELLIGER (Diesing 1854) [= Echinorhynchus lamelliger Uicsing
1854].
Corps d'environ 25 mm de long, presque cylindrique, en chapelet, dont chaque grain isolé aurait de 1,1
à 1,5 mm de long, avec des peignes cuticulaires ventraux transversaux et séparés les uns des autres, dirigés
vers l’arrière et dont le bord libre est crénelé. Ceux de la partie moyenne du tronc sont les plus gros, puis la
taille va diminuant vers les deux extrémités du tronc.
Proboscis d’environ 1,1 mm de long, en massue, armé de 21 à 32 files de 3 (ou 6 couronnes transversales
de 12 à 16).
Cette description est celle de Meyer (1931-1932) qui a déduit ces caractères de la mauvaise
description originale de Diesing (1854), laquelle est accompagnée d’une figure ininterprétable.
La redescription des types s’impose si, du moins, ces types existent encore. Nous pensons,
avec Van Cleave (1924), que cette espèce n’est qu’un synonyme de S. sagittifer. Les carac¬
tères utilisés ne sont pas suffisants pour individualiser cette espèce.
11 en est d’ailleurs de même des deux espèces indiennes suivantes décrites d’après des
juvéniles trouvés enkystés dans le mésentère de Poissons très divers. Les détails morpholo¬
giques sont dans les limites acceptables des variations individuelles et ne peuvent guère être
considérés comme spécifiques. Les figures qui accompagnent ces descriptions ne montrent
que l’habitus d’un juvénile qui peut parfaitement être un S. sagittifer, c’est pourquoi nous
n’avons pas jugé utile de les reproduire ici.
SERRASENTIS CHAUHANI Dalla 1954.
Corps allongé, ridé dans sa partir postérieure, de 8,625 mm de longueur moyenne sur 0.522 mm de dia”
mètre chez les mâles; de 6,036 mm de long sur 0,460 mm de diamètre chez les femelles.
Proboscis cluviforme, arrondi en avant, rétréci à la base, de 0,736 mm de long sur 0,253 mm de diamètre,
armé de 16 à 20 files longitudinales de 14 â 16 crochets chacune.
Tronc portunt dans sa partie antérieure de 6 à 10 couronnes de 16 â 20 épines, puis une zone inerme et
22 collerettes formées de 12 à 24 épines.
Traces d'organes génitaux chez un seul spécimen.
l.cmnisqurs longs, filuincnleux.
Réceptacle ù paroi épaisse, double.
Hôte <l'attente : péritoine de Psettodes eurnmei (Illorh et Schneider) et de Luljanus johnii (Bloch)
provenant de la région de Bombay (Inde).
SERRASENTIS LONGA Tripathi 1959.
L'espèce est décrite d'après un seul spécimen mule qui est manifestement un juvénile.
Le corps est allongé, un peu plus mince à sa partie postérieure et mesure 4,93 mm de long sur 0,377 mm
de large dans sa partie antérieure 0,557 mm duns sa partie moyenne et 0,348 mm dans sa partie postérieure.
Le proboscis est en courte massue à grosse extrémité supérieure, mesurant 0,87 mm de long sur 0,377 mm
de diamètre, armé de 22 files longitudinales de 17 â 18 crochets chucune.
Les crochets sont arqués et les racines sont plus longues que la lame. Ils mesurent environ 0,057 mm
de long sur 0,019 mm de large à la base et les racines ont 0,068 mm de long.
Cou court, de 0,232 mm de long sur 0,319 mm de diamètre.
Partie antérieure du tronc portant 9 couronnes de 10 à 12 épines de 0,049 mm de long sur 0,015 mm de
lurge, puis 19 peignes d'épines fusionnées de 0,0418 mm de long sur 0,015 mm de large, qui couvrent les trois
quarts antérieurs de lu longueur du tronc.
Réceptacle à double paroi, de 1,35 mm de long sur 0,29 mm de diamètre.
Lemnisqucs longs, inégaux, atteignant lu hauteur dcB testicules.
Testicules très petits (0,087 mm de long sur 0,13 mm de diamètre), ovoïdes et non en contact (immatures).
Quatre glandes cémcntaires piriformes, placées un peu en arrière du testicule postérieur, avec canaux
excréteurs très longs.
Bourse copulatrice possédant un anneau musculaire.
Hôtes définitifs (?) ou hôtes d'attente : Rhynchobatus djeddensis (fam. des Rhinidaé).
Localité : Puri (Inde).
Source : MNHN, Paris
124
YVES ]. GOI.VAN
A. Extrémité postérieure d’un mule.
B. Praesoma.
C. Proboscis.
1). Appareil génital femelle. Noter les diverticules de la base de la cloche utérinr.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
125
FAMILLE DES FESSISENTIDAE VAN CLEAVE 1931
(= Cavisomalidae l’etrotschenko 1956, = Cavisomatinae Yamaguti 1963,
= Cavisomidae Meyer 1932)
Diagnose.
Palaccanlhoccpliala Echinorhynchoidea parasites «le Poissons d'eau douce ou d'eau de mer.
Tronc TOUJOURS INKHME.
Toujours fjuutre glandes cémentnires de forme variable.
Embryophorcs ellipsoïdaux avec hernies polaires de In membrane moyenne.
Genre type : Fessisentis Van Cleave 1931.
Autres genres :
— Pseudocavisoma Colvan et Houin 1964;
— Paracavisoma Kritscher 1957;
— Megapriapus Golvan, Cracia-Rodrigo et Diaz-Ungria 1964;
— Cavisoma Van Cleave 1931;
— Echinorhynchoides Achmerov et Dombrowskaja-Achmcrova 1941 ;
— Neorhadinorhynchus Yamaguti 1939;
— Rhadinorhynchoides Fukui et Morisita 1937;
— Filisoma Van Cleave 1928.
Genre Fessisentis Van Cleave 1931.
Diagnose.
Fessisenlidae, parasites de Poissons d'euu douce d'Amérique du Nord.
Corps de taille assez grande.
Tronc très allongé, très mince, cylindroldc, purfois un peu dilaté duns sa purlie postérieure.
Tronc totalement inerine.
ProboBeis court, clnviformc, armé de nombreux petits crochets disposés selon des fdes longitudinales.
Réceptacle à double paroi, plus épaisse dans sa partie inférieure, inséré à la base du proboscis.
Ganglion cérébrotdc probablement plucé it lu base du réceptacle.
Lemnisques, deux fois plus longs que le réceptacle.
Organes génitaux mâles occupant les trois quarts postérieurs de la longueur du tronc.
Testicules très allongés, cylindroldes, minces, placés l’un derrière l'nutre et faiblement en contact.
Quatre glandes cémentaircs en longue massue.
Présence de deux longs diverticules à la base de la cloche utérine.
Embryophorcs ellipsoïdaux, à coque mince, avec hernies poluires de lu membrane moyenne.
Espèce type : Fessisentis fessus Van Cleave 1931.
FESSISENTIS FESSUS Vun Cleave 1931.
Femelles de 20 à 30 mm de long.
Corps souvent plus large dans son tiers postérieur.
Tronc proprement dit complètement dépourvu d'épines.
Proboscis court, claviforme, de 0,3 à 0,38 mm de long chez les femelles, pour un diamètre de 0,18 &
0,24 mm. I.€ proboscis du mâle est généralement un peu plus petit (0,225 à 0,250 mm).
Crochets disposés selon 12 â 16 files longitudinales de 6 à 8 crochets chacune.
Les crochets apicaux sont généralement minces, les troisième ou quatrième à partir de l'apex ont géné¬
ralement de 0,042 ù 0,060 mm de long, les 3 ou 4 crochets basaux sont petits, spiniformes, n'ayant souvent
pas plus de 0,012 â 0,024 mm de long.
Organes génitaux mules occupant environ les troiB quarts de lu longueur du tronc.
Chaque testicule a 2,5 â 5,3 mm de long sur 0,16 ù 0,29 mm de diamètre.
Quatre glandes céiuenluircs, allongées, clnviformes.
Lemnisques longB, épais, ayant plus de deux fois la longueur du réceptacle et atteignant souvent le
testicule antérieur.
Réceptacle en sac clos, dont la paroi est formée de deux assises musculaires; l’externe s'épaissit â la
partie postérieure du réceptacle. Chez tous les spécimens étudiés, il n’a été vu qu'un seul rétinacle.
Cloche utérine portant deux prolongements, insérés sur la face dorsale (décrits primitivement comme
des « protonéphridics » par Van Cleave et qui sont, en fait, des projections des cellules de l'appareil sélec¬
teur) jcf. Haley et Bullock, 1953).
Embryophorcs do 0,072 è 0,096 mm de long sur 0,006 à 0,009 mm de diamètre.
Hôte définitif : Aplodinolus grunniens (fam. des Sciaenidae).
Localité : Money (Mississippi, U.S.A.).
Source : MNHN, Paris
126 YVES J. GOLVAN
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
127
FESSISENTIS NECTURORUM Nickol 1967.
Corps de 4,5 à 12,7 mm de long (moyenne 8,6 mm) diamètre maximum près de l’extrémité antérieure
égal à 0,440 & 0,960 mm (moyenne 0,780 mm).
Proboscis de 0,285 mm à 0,365 mm de long (moyenne 0,320 mm) pour un diamètre maximum de 0,143
& 0,162 mm (moyenne 0,149 mm). Armé de 14 è 20 files de 6 à 9 crochets. Les plus gros crochets sont juste
en avant du milieu du rostre, les plus petits à la base.
Racines de crochets un peu plus longues que les lames, de forme simple, difficiles à distinguer sur les
montages in loto. Les crochets « spiniformes » basaux, au nombre de 1 à 2 dans chaque file n'ont pas de
racines.
Réceptacle de 0,330 h 0,610 mm de long avec ganglion cérébroidc près de 8a base.
Lemnisques ayant de une à deux fois la longueur du réceptacle, presque toujours de longueur égale et
généralement non lobés.
Mâles : Moyenne de longueur du corps de 8 mm. Proboscis armé de 14 à 18 files (généralement 16) de
6 à 8 crochets chucune. Les plus gros crochets ont de 0,035 à 0,044 mm de long (moyenne 0,037), les plus
petits de 0,015 ù 0,024 mm de long (moyenne 0,018 mm).
Testicules au moins dix fois plus longs que larges (la limite entre les deux testicules n’est pas indiquée
et il se peut que l’individu représenté soit un monorchide, la longueur donnée plus haut s’applique donc aux
deux testicules réunis).
Appareil génital mâle occupant la moitié de la longueur du tronc, rarement plus des deux tiers.
Quatre glandes céracntaires allongées et claviformes.
Femelles : Longueur moyenne du tronc : 8,9 mm.
Proboscis armé de 14 à 20 files (généralement 16 ou 18 files) de 6 à 9 crochets.
Les plus gros crochets ont de 0,025 & 0,044 mm de long (moyenne : 0,039 mm), les plus petits crochets
ont de 0,016 à 0,025 mm de long (moyenne : 0,020 mm).
Cloche utérine ayant en moyenne 0,166 mm de long sur 0,089 mm de large.
Appareil génital femelle (de la vulve â l’ouverture de la cloche utérine) représentant toujours moins de
15 % de la longueur du corps et généralement moins de 10 %.
Embryophores de 0,0665 mm de long but 0,0095 mm de large.
Hôte définitif : Necturus b. beyeri (Amphibien, Urodclc, Proteidae).
Localité : Bogue Falaya River, près de Folsum (Louisiane, U.S.A.).
Source : MNHN, Paris
128
J. GOLVAN
FESSISENTIS VANCLEAVEI Haley et Bullock 1953.
Description basée sur S mâles et 1 femelle.
Mâles de S à 8 mm de long, femelles d'environ 6 mm de long.
Tronc inerme.
Proboscis presque cylindrique et approximativement de même taille dans les deux sexes, de 0 355 A
0,365 mm de long sur 0,096 à 0,107 min de diamètre.
Crochets paraissant disposés selon 12 files longitudinales de 8 à 9 crochets chacune. Le troisième ou le
quatrième crochet à partir de l'apex a de 0,033 & 0,049 mm de long, les basaux ont de 0,022 à 0,333 mm de
Organes génitaux mâles occupant environ les trois quarts postérieurs de la longueur du tronc.
Testicules en contact, longs et filiformes.
Quatre glandes cémentaircs allongées, claviformes.
Réceptacle en sac à double paroi, avec environ 7 noyaux dans l’assise musculaire externe épaissie au
niveau du fond réceptacle, et approximativement 5 dans l'assise interne. Un seul rétinacle.
Lemnisques épais, ayant pratiquement la même longueur que le réceptacle.
Pas d’embryophores mûrs.
Hôte définitif : Lepomis gibhosua (Linné) [fam. des Centrarchidoe].
Localité : Durham (New Hampshire, U.S.A.).
Genre Pseudocavisoma Golvan et Houin 1964.
Diagnose.
(C. et Q. 1954) G. et H. 1964
(d'après les figures de Haley et Bullock ,1954)
A. Mâle.
B. Proboscis.
C. Appareil génital femelle.
Fessisentidae, parasites du tube digestif
des Poissons de mer. ° 1
Corps de petite taille.
Tronc inerme, fusiforme.
Proboscis en massue courte, armé de fil
longitudinales de crochets dont la taille décroît
progressivement de l'apex à la base du rostre
boscis ePUC * Par °’ ln ’ éré Ù la ba8e du P ro -
Canglion cérébrolde placé à la partie
moyenne du réceptacle. parue
Lemnisques plus longs que le réceptacle
parfois inégaux. F cle >
Organes génitaux mâles occupant les
Uers postérieurs ,1e la longueur du tronc
juufiT « lia-
Embryophores 4 coque mince avec hernies
polaires de la membrane moyenne. 68
Espèce type : Pacudocavisoma
(Cable et Quiclt 1954) [- CavUoma cArÔm'
C.M. Quick ,«4 !
mitidis (C. et Q) Yamaguti 1963], ** ro
PSEUDOCAVISOMA CHROMITIDK
(Cable et Quick 1954) Golvan et
Houin 1964. 1
„^i,ï'“' lp,i ” , b “‘' '” “ '“'“a « 7
Mâles de 3,3 à 3,4 mm do long sur 0 48 m „
de diamètre maximum. ’ Unn
Femelles de 4,1 à 5,6 mm de lnn„
4 0,68 mm de diamètre maximum. 08 0,48
Proboscis en massue de 0,20 à 0.24 mm j
long sur 0,10 à 0,12 mm de diamètre
14 files longitudinales de huit crochets rh * d °
donU. trille décroît graduelle^
Les crochets apicaux ont d» n .
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
129
Cou conique, plus court sur la face ventrale que sur la face dorsale, large de 0,17 à 0,18 mm à sa base.
Réceptacle 4 double paroi de 0,S2 à 0,60 mm do long sur 0,12 à 0,16 mm de diamètre.
Ganglion cérébrolde placé à la partie moyenne du réceptacle.
Lemnisques allongés et inégaux, le plus long de 0,76 à 1 mm de long, le plus court de 0,72 à 1 mm de
long, larges de 0,08 4 0,12 mm.
Testicules ellipsoïdaux, largement eu contact et se recouvrant un peu l’un l’autre, occupant approxima¬
tivement le 1 /3 moyen du tronc, l’antérieur de 0,45 4 0,48 mm de long sur 0,28 à 0,32 mm de diamètre, le
postérieur de 0,45 4 0,56 mm de long sur 0,23 à 0,26 mm de diamètre.
Quatre glandes cémcntaires allongées, linguiformes, de 0,32 à 0,64 mm de long sur 0,14 & 0,02 mm
de large.
Cloche utérine et appareil sélecteur de 0,28 4 0,32 mm de long.
Portion tubulaire de l’utérus longue et étroite de 0,92 à 1,6 mm de long.
Vagin court, pourvu d’un gros sphincter.
Embryophorcs de 0,036 4 0,046 mm de long sur 0,007 4 0,009 mm de diamètre avec hernies polaires
plus ou moins développées (ceci semble indiquer que les femelles n’étaient pas parfaitement mûres).
Hôte dêfiniti) : Cliromis marginolus (fam. des Pomacentridae).
Localité : Porto-Rico.
Sous le nom de Rhadinorhynchoides chromitidis (Cable et Quick, 1954) Yamaguti,
1961, N.K. Gupta and V. Lata
(Observations on eight already known Acanthocephalan parasites from vertebrate
hosts. Research Bull., Panjab Univ. — XVIII (parts 34) — 325-341 (1-26) 1967), déter¬
minent cette espèce chez un poisson (?) ( Tenthis bamin peut-être pro Teuthis) des Indes.
La description est la suivante, basée sur deux mâles :
Longueur 7,4 & 10,1 mm.
Tronc fusiforme inerme, large de 1,66 4 0,85 mm au maximum et de 0,50 à 0,98 mm au minimum.
Proboscis court cylindrique, de 0,32 4 0,36 mm de long et de 0,15 & 0,18 mm de large, armé de 14 files
longitudinales de crochets, de 8 4 9 crochets chacune.
Crochets de la baBe du rostre plus petits que ceux du reste du rostre, les plus gros crochets mesurent
de 0,020 4 0,024 mm de long sur 0,006 mm de large et les pluB petits 0,014 mm de long sur 0,004 mm.
Réceptacle du proboscis cylindrique 4 double paroi long de 1,06 4 1,14 mm sur 0,22 4 0,25 mm.
Lemnisques cylindriques mesurant 1,01 4 1,33 mm de long sur 0,18 4 0,19 mm de large, plus longs que
le réceptacle.
Deux testicules ovoïdes dans la partie moyenne du corps, l’antérieur de 0,61 & 0,96 mm de long sur
0,53 4 0,71 mm de diamètre, le postérieur de 0,60 4 0,85 mm de long sur 0,42 4 0,70 mm de diamètre, conti-
GlandeB cémcntaires syncytiales (si ce caractère est exact, cette espèce n’appartient pas 4 l’Ordre des
Palaeacanthocephala), de 0,98 4 2,45 mm de long sur 0,29 & 0,56 mm de large.
Réservoir cémentaire (?) de 0,70 mm de long sur 0,56 mm de large.
Organe de Sâfftigen de 0,43 mm de long sur 0,30 mm de large.
Cette détermination me parait douteuse car il est peu vraisemblable qu’un poisson des Indes hé¬
berge un parasite identique & celui des poissons de Porto-Rico.
Genre Paracavisoma von Kritscher 1957 (nec Parvicavisoma errât, in Golvan et
Houin 1964).
Diagnose.
Feseisentidae, parasites du tube digestif des Poissons d'eau douce d'Amérique du Sud.
Corps de petite taille.
Tronc inerme, fusiforme.
Noyaux sous-cnticulairea fragmentés.
Proboscis en massue à grosse extrémité supérieure, armé de files longitudinales de crochets dont la
taille croit de l'apex au milieu de la longueur du rostre, pour dimin uer ensuite jusqu’4 la base, munis de
racines de forme simple.
Réceptacle 4 double paroi inséré & la base du rostre.
Ganglion cérébrolde placé au fond du réceptacle.
Lemnisques plats, linguiformes, plus courts que le réceptacle (moitié de sa longueur environ).
Organes mâles occupant la moitié postérieure du tronc.
Quatre glandes cémcntaires tubuleuses et difficilement dissociables.
Embryophorcs 4 trois coques avec hernies polaires de la membrane moyenne.
Espèce lype ; Paracavisoma impudica (Diesing 1851) .
Source : MNHM, Paris
130
YVES J. GOLVAN
PARACAVISOMA IMPUDICA (Diesing 1851) von Kritscher 1957 (= Echinorhynchus
impudicus Diesing 1851).
La description est faite d’après les cotypes de Diesing déposés au Muséum d'IIistoire Naturelle de
Vienne.
Fie. 92. — Poracavisomo impudica
(D. 1851) v. K. 1957
(d’après les figures de von KiUTSCHEn 1957)
A. Mâle.
B. Trois types de crochets du rostre.
C. Embryophore.
sur 0,204 i 0,272 mm de diamètre maximum et de
0,272 à 0,371 mm de diamètre à la base, en forme
de bnassue ù grosse extrémité supérieure, rétrécie à
la base, armé de 24 files longitudinales de 24 à 26
crochets chacune. Les crochet» de la base du rostre
sont plus serrés les un» contre leB autres que ceux
de la région apicale, lesquels, & leur tour, le sont
plus que ceux de la région moyenne.
I,a forme des crochets n’est pas constante.
I*®s crochets apicaux et moyens ont de 0 04 à
s sS’sS* *
MSI LSS ü* * * «“
Réceptacle à double paroi, inséré à la base du
proboscis, long de 1,292 à 1,445 mm sur 0,272 mm
de diamètre maximum.
! G “"8lion placé & la partie postérieure du récep.
Lemnisques de 0,816 à 0,867 mm de long, Hmrui-
formes, n ayant guère que la moitié de la longueur
du réceptacle. 6
Tronc de 4,165 & 6,235 mm de long, blanchâtre
fisse, inerme, fusiforme, avec noyaux sous-cuticulaires
fragmentés. Canaux principaux du système lacu¬
naire latéraux mus par des anastomose, tronsver-
_La figure représente un mâle manifestement
Testicules de 0,204 â 0,323 mm de long, pl ar#J ,
dans la partie moyenne du tronc. 5 * Cea
Quatre glandes céincntaires tubuleuses.
Organe de Sâfftigen (~ «réceptacle de 1»
bourse »), gros. ,a
Bourse copulatrice de 0,476 à 0,578 mm de Ion.
avec pénis volumineux. 8
Femcllei : Proboscis de 0,680 à 0,833 mm j
long sur 0,374 â 0,425 mm de diamètre bS,
et 0,275 à 0,395 ...... de diamètre ù la bas™ “
Réceptacle de 1,309 â 1,550 mm de Ion»
0,289 mm de diamètre. long
Lemnisques de 0.884 & 0,918 mm de lomr
Tronc de 5,882 â 8,550 mm de long.
Embryophores de 0,068 à 0,085 mm de t„
sur 0,017 mm de diamètre, à ùoi. coques ^
hernies polaires de la membrane moyenne. aVec
Hôtes définitif! : Rhinodoras niger il in
Doras costatu! Linné (fam. des DoradidZ)/ ^ et
Localité : Cuiaba (Matto-Grosso, Brésil).
Genre Megapriapus Golvan, Gracia-Rodrigo et Diaz-Ungria 1964.
Diagnose.
Fenùentidae parasites de l’intestin de Poissons d’ean douce d’Amérique du Sud (Potamotrygonid
Taille moyenne. ''
Corps inerme, cylindrolde chez les mâles, s'atténuant progressivement vers l'extrémité inférieure
les femelle». che*
Noyaux sous-cuticulaires fragmentés.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
131
Canaux principaux du système lacunaire latéraux unis par des anastomoses scalariformes dons la
partie antérieure du tronc mais tendant à prendre une disposition en réseau irrégulier, dans la partie posté¬
rieure et la bourse copulatrice.
Dimorphisme sexuel très marqué dans la forme et l’armement du proboscis.
Mâles possédant un rostre cylindrolde, dilaté dans sa partie moyenne, armé de 3 types de crochets,
les plus gros étant insérés sur la portion dilatée de la trompe.
Femelles à proboscis sphéroldal armé de crochets minces et longs sensiblement de même type.
Réceptacle à double paroi, inséré à la base du rostre, ganglion cérébrolde placé dans la partie moyenne
du réceptacle, lemnisques aplatis nettement plus courts que le réceptacle.
Organes mâles occupant les 2/3 postérieurs de la longueur du tronc.
Déférents très longs, présentant, immédiatement en arrière du pôle postérieur du testicule correspon¬
dant une petite dilatation ampullairc.
Quatre glandes cémentaires, la première paire est petite, piriforme, placée nettement en arrière
du testicule postérieur. Les canaux excréteurs sont longs et grêles. La seconde paire est bien plus courte,
plus grosse, placés immédiatement en avant de l’organe de Safltigen. Organe de Sâfftigen particulièrement
volumineux.
Bourse copulatrice centrée par un pénis conique de très grande taille.
Espèce type : Megapriapua ungriai (Gracia-Rodrigo 1960) [= Echinorhynchua ungriai Gracia-Rodrigo
I960].
A. Femelle.
B. Extrémité antérieure d'un mâle.
Source : MNHN, Paris
132
J. GOLVAN
MEGAPRIAPUS UNGRIAI (Gracia-Rodrigo 1960) Golvan, Gracia-Rodrigo et Diaz-Ungria
1964.
Nous avons redécrit l'espèce en 1964, mais commis une erreur dans l'interprétation des structures de
l’appareil génital mâle. Nous donnons ici la description modifiée.Il faut noter la similitude qui existe entre
l’appareil copulateur de cette espèce et celle du Paracavisoma impudica de von Kritscher. Les mâles ont
de 17 à 25 mm de long sur 1,19 à 1,24 mm de diamètre ma x imu m , les plus grandes femelles mesurent environ
25 mm de long, mais elles n’ont vraisemblablement pas encore atteint leur plein développement. Alors que
les mâles sont presque régulièrement cylindriques, les femelles ont leur diamètre maximum placé au 1 /3
antérieur du tronc, puis ce diamètre s’atténue très progressivement vers l'extrémité postérieure. Le dimor-
* tt. - Hiegapnaput ungriai
(G. R. 1960) G.-C. R. et D. U. 1964
C. Extrémité antérieure
D. Types de crochets du
phisme sexuel est particulièrement net au niveau J
proboscis et rappelle celui des représentants du «ü. “
Luhe 1911, les môles ont u 8 “**
rostre des femelles est sphéroldal.
n 20 à 26 files longitudinales (et r
Mâles : La trompe a de 0,89 A 1,25 mm de I
pour un diamètre maximum de 0,61 à 0 71
l’union de, 2 /3 antérieurs et du 1 /s’infériem. mm 4
Aucun des exemplaires ne présente une •
tion complète du proboscis. Les crochets sont disi 8 *” 1 *'
n 14 & 20) d’environ 16 crochets chacune. Ces crochets sont de 3 *•
de forn
__ _ d l disposés
les apicaux sont longs, à lame mince et assez faiblement arquée, munis d'une racine de forme'si I
la taille de la racine augmente, la lame s’incurve et s’élargit pour réaliser la morphologie des aramU ~ .*’ P 11 * 8
médians (lame de 0,10 â 0,15 mm de long, de 0,06 mm de large il la base, possédant une racine de 0 15*0
Ces grands crochets sont placés ù hauteur du diamètre maximum du rostre.
Les 2 ou 3 derniers crochets de chaque file sont, au contraire, minces, longs, rectilignes uull , ,
proximale, puis brusquement coudés presque à angle droit vers la 1 /2 de leur longueur. Leurs'ra'c
udimentaires.
Ainsi la morphologie du rostre rappelle celle d'un Corynosoma ou d’un Arhythmorhvnchn.
Le cou est court, cylindrique (0,25 mm de long sur 0,05 mm de large). J
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
133
Fig. 95. — Megapriapus ungriai
(G. R. 1960) G.-G. R. et D. U. 1964
E. Extrémité postérieure d’un mâle.
Noter la taille du pénis.
F. Appareil génital mâle. C’est par
erreur que nous avons figuré en
noir le diverticule déférentiel
placé immédiatement en arriére du testicule postérieur. La
première paire de glandes cémentaires est & mi-chemin entre
ce testicule et l’organe de Sâfftigen.
G. Appareil utéro-vaginal d'une femelle.
Le réceptacle mesure environ 2 mm de long sur 0,30 mm de
large, avec une double paroi musculaire, l’assise interne étant plus
Le ganglion cérébrolde est sensiblement placé & l’union des
1/3 antérieur et moyen et les rétinacles sortent au niveau de la
moitié de la hauteur du réceptacle.
Les lemnisques sont un peu plus courts que le réceptacle, aplatis.
L’appareil génital comprend deux testicules ovoïdes, placés l’un
derrière l’autre et non en contact, en avant de la 1 / 2 de la longueur
du tronc.
Les canaux déférents présentent une morphologie très particu¬
lière. Du pôle inférieur de chaque testicule part un canal qui se
dilate presque immédiatement en une petite ampoule déférentielle.
Celle du testicule antérieur est accolée au flanc du testicule posté¬
rieur. Celle du déférent du second testicule est placée un peu en
arrière du pôle inférieur du testicule postérieur.
Il y a quatre glandes cémentaires. La première paire, que
nous avions initialement prise pour une seconde paire d’ampoules
déférenticlles, est placée à mi-chemin entre les testicules et l’extrémité
postérieure du tronc. Ces glandes sont petites, piriformes et ont un
canal excréteur très long et très grêle qui chemine de conserve avec
les déférents dans le ligament antéro-postérieur. Il arrive que ces
deux glandes ne soient pas placées tout à fait au même niveau. La
seconde paire de glandes cémentaires est bien plus courte, en longue
massue, placée immédiatement au-dessus du fond de l’organe de
Sülftigen. Les canaux cémentaires cheminent ensuite le long de la
face ventro-latérale de l’organe de Sâfftigen et se dilatent en une
sorte d’ampoule cémentaire avant de se jeter dans la vésicule sémi¬
nale ovoïde qui est placée & la base du pénis.
L’organe de Sâfftigen 'est volumineux, à paroi épaisse. Il mesure
0,145 mm sur l’exemplaire type. Dans son prolongement se trouve une
seconde formation musculaire [plus petite ,(0,50 mm de long) et dans
Source : MNHN, Paris
134
YVES J. GOLVAN
laquelle semble débouclier la vésicule séminale. A l'extrémité distalc de cette seconde norhr m i •
s’insère le pénis. Cet organe est extrêmement volumineux (0,5b mm de long) coninur .l» usculaire
>« «i.u, „.i. i;. ™Tî
dorsale. La bourse copulatricc est tcrmino-ventrale. Elle présente une chape musculaire / . ace
bien visible lorsque la bourse est invaginée. I.a partie distale est parcourue par un sysTè” e de
réseau 4 larges mailles entre lesquelles se disposent les fragments nucléaires de lu cuticule. acun ea en
Le système lacunaire du tronc est à disposition pseudo-métamérique dans la partie antérieure
tend à prendre l'aspect d’un réseau irrégulier dans la partie postérieure. m<us
Femelles : Le rostre est pratiquement sphéroldal (2 mm de large sur 1,75 mm
dans sa partie inférieure. Il est nriné de 20 à 26 files longitudinales de crochets longs
tous semblables.
cylindroïde, de 0,60 mm de loi
de long) un peu rétréci
et minces pratiquement
L’appareil utéro-vaginai comprend une cloche utérine de 0,3 mm de long, un aonareil e
de 8 grosses cellules, un tube utérin étroit de 0,7 mm de long. A ce tube utérin fait suite un organ f ?“ é
cordiforme à pointe inférieure de 0,85 mm de long et qui peut-être l'équivuleut do IVnimnni ™ U8 , CU J. aire
_..i—. ,1.. s mm .l u In—.ii Kn.i.. i . „ entonnoir vaginal. Puis.
nier sphincter de 0,125 mm de long sur 0,150 min de lui
plus puissant de 0,250 mm de long sur 0,275 mm de large.
L’orifice vulvaire est terminal.
Aucune de nos femelles ne paraît avoir atteint sa n
dans la description originale sont manifestement immat
Hâte définitif : Potamotrygon hystrix (fam. des Potamotrygonidae).
Localité : La Ceiba (Venezuela).
atm-ité complète et les embryophores représentés
Genre Echinorhynchoides Aclimerov et Drombrowskaja-Achmerova 1941
Diagnose.
Fessisentidae , parasites au tune aigestu acs l'ois
Corps de petite taille, tronc inerme, cylindroïde.
: de Sibérie orientale.
rroooscis relativement long, cyimurt
mente de l’apex 4 la partie moyenne du ri
A. Mâle (dont j’ai volontairement évaginé le
rostre alors que sur la figure originale il
est représenté invaginé).
B. Proboscis.
, — -v ...vo iviigiLiiuinaics ne crochets dont la taille „
s. puis diminue ensuite jusqu’4 la base. ‘ au 8‘
Cou court.
Réceptacle 4 double paroi.
Ganglion cérébrolde placé au fond du récent»,.!
Lemnisqucs plus couru que le réceptuclc P
rieurede^a’lon^eu* d™ i Uonr CUPant m ° itié P ° 8té '
non en^ontact ° V0 ' de8 ’ P***’**» derrière l’autre et
Quatre glandes cémentaires en massue t.
extrémité supérieure. grosse
Espèce type : Echinorhynchoides dogieli Arhm.
et Dombrowsltuja-Achmcrova 1941. nmerov
ECHINORHYNCHOIDES DOGIELI Achmerov
et Uombrowskaja-Achmerova 1941 .
lo,,,. 1 ""'' 1 " d ’ W ”” d ” ■” °' S » ».«“*”,
Corps cylindroïde, légèrement rétréci
chez In femelle, plus large dans la partie
rétréci en avant et en arrière chez le mâle. " l
Irobiwci» cylindrique de 0,6 mm de Ion»
0,18 mm de diamètre, armé de 18 files lonait» r 8 ," r
de 12 crochets chacune, les antérieur» 1 n^o du,ale »
!£.“ "• *» » “»
ra l’arrière
myenne «
- ...ai de long sui u, v
Testicules ovoïdes, uuu
long sur 0,42 mm de diamèti...
Quatre glandes cémentaires
en deux paires.
:n contact, de 0,52 mm do
i massue, dis po8éeg
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
135
Appareil génital femelle de 1,425 mm de long.
Hôtes définitifs : Chanodichlhys erythropterus et IIemibarbus labeo (fam. des Cyprinidae).
Localités : lac d’Oreltcha et lac Oudyl (Sibérie orientale).
Genre Neorhadinorhynchus Yamaguti 1939 (= Neogorgorhynchus Golvan 1960).
Diagnose.
Fessisenlidae, parasites de Poissons de mer dn Pacifique.
Tronc toujours inerme, cylindrolde, un peu dilaté dans sa partie antérieure.
Proboscis assez long, cylindrolde, armé de files longitudinales de crochets ne présentant pas de nette
dissymétrie dorso-ventrale.
Réceptacle long.
Ganglion cérébrolde placé dans les 2 /3 supérieurs de la hauteur du réceptacle.
Organes génitaux mâles occupant la moitié postérieure du tronc.
Testicules ovoïdes, placés l’un derrière l’autre et en contact.
Quatre glandes cémentaires en massue, disposées en deux paires de longueur inégale.
Embryophores à hernies polaires de la membrane moyenne.
Espèce type : Neorhadinorhynchus aspinosus (Fukui
et Morisita 1937) Yamaguti 1939 (= Rhadinorhynchus
aspinosus Fukui et Morisita 1937, = Neogorgorhynchus
aspinosus [Fukui et Morisita 1937] Golvan 1960. = Para-
rhadinorhynchus aspinosus [Fukui et Morisita 1937] Petro-
tschenko 1956).
NEORHADINORHYNCHUS ASPINOSUS (Fukui
et Morisita 1937) Yamaguti 1939.
La description de Yamaguti (1939) est basée sur trois
mâles et cinq femelles, tous adultes, qui ont été comparés
aux types de Fukui et Morisita.
Couleur jaunâtre in vivo.
Mâles : corps de 14 & 16 mm de long sur 1,0 à
1,15 mm de diamètre.
Proboscis de 0,8 â 1,03 mm de long sur 0,17 à 0,2 mm
de diamètre (0,25 mm pour F. et M.), armé de 17 à 18
files longitudinales de 16 à 19 crochets chacune dont la
longueur varie de 0,035 mm (F. et M.) à 0,063 mm.
File ventrale : Cl : 0,045; C2 : 0,045; C3 : 0,0465; C4 :
0,0465; C5 : 0,048; C6 : 0,052; C7 : 0,0535; C8 : 0,060;
C9 : 0,060; CIO : 0,0585; Cil : 0,060; C12 : 0,055; C13 :
0,055; 04 : 0,060; 05 : 0,060; 06 : 0,0585; 07 :
0,060 mm.
Réceptacle de 1,6] & 1,9 mm de long (et non 2,3
comme l'indiquent F. et M.) sur 0,21 à 0,25 mm de long.
Lemnisques de 2,2 à 2,9 mm de long sur 0,13 à
0,18 mm de lurge. Les lemnisques de l'unique exemplaire
mâle de F. et M. sont très fortement contractés et doivent
être en réalité plus longs que le réceptacle.
Ganglion cérébrolde placé à la partie moyenne du
réceptacle.
Cou de 0,15 à 0,19 mm de long.
Tronc inerme de 13 à 15 mm de long.
Testicules placés en arrière du milieu de la longueur
du tronc chez deux des spécimens de Yamaguti, un peu
en avant chez le troisième, de 0,8 à 2,4 mm. de long sur 0,3
à 0,6 mm de diamètre, placés l’un derrière l’autre et en
contact.
Quatre glandes cémentaires de 1,3 & 2 mm de long
sur 0,18 & 0,30 mm de large.
Vésicule séminale immédiatement en avant de la
bourse copulatrice.
Organe de Sâfltigen de 1 à 2 mm de long sur 0,32 &
0,35 mm de diamètre.
Femelles de 16 à 23 mm de long sur 0,95 à 1,1 mm de
diamètre.
Proboscis armé de 18 files longitudinales de 16 &
17 crochets chacune, longs de 0,035 à 0,060 mm, sans
dissymétrie dorso-ventrale nette.
Cou de 0,15 â 21,8 mm de long.
Réceptacle de 1,65 à 1,9 mm de long sur 0,14 à
0,32 mm de diamètre.
(d’après les figures de Fukui
et Morisita, 1937)
A. Mâle.
B. File de crochets du rostre.
Source : MNHN, Paris
Fig. 98.
Neorhadinorhynchua madagatcariei
A. Mâle.
B. Rostre.
C. Appareil utéro-vaginal.
D. Embryophore mûr.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
137
Lemnisques de 2,5 à 3 mm de long sur 0,12 à 0,2 mm de large.
Embryophores de 0,069 à 0,090 mm de long sur 0,015 à 0,020 mm de diamètre, avec hernies polaires
de la membrane moyenne.
Acanthor de 0,038 & 0,044 mm de long sur 0,008 à 0,011 mm de diamètre.
Hôte définitif : Teuthis fusceaena (fam. des Acanthuridae. Le nom de genre Teuthis est pré-linnéen et
doit donc être remplacé par Acanihurus ); Xeaurua scalprum (Cuvier et Valenciennes) [fam. des Acanthu¬
ridae].
Localitéa : Momotori, Mura et Sima-Gun (préfecture de Mie), Numazu (préfecture de Sizuoka) [Japon].
NEORHADINORHYNCHUS MADAGASCARIENSIS nov. sp.
Description basée sur une quinzaine de spécimens adultes mais en fort mauvais état, récoltés en 1891
par un naturaliste anonyme, conservés dans du formol (!) et figurant dans les collections de l'Institut de
Parasitologie de la Faculté de Médecine de Paris.
Les plus grandes femelles ont de 15 à 20 mm de long pour un diamètre maximum de 1,5 & 2 mm. Mâles
d'environ 7 à 10 mm de long sur 0,73 mm de diamètre maximum.
Tronc inerme, fusiforme, dont la plus grande largeur est située nettement en arrière du fond du
réceptacle.
Proboscis inséré dans le grand axe du tronc, long de 1 mm sur 0,52 mm de diamètre, pratiquement cylin¬
drique, maiB très légèrement dilaté à l'union de scs deux tiers antérieurs et de son tiers postérieur. Il est armé
de 18 à 20 files de 11 crochets chacune. Ces crochets ne présentent pas de dissymétrie dorso-ventrale et leur
taille diminue peu à peu jusqu'à la base du rostre.
Les racines de ces crochets sont toujours de forme simple.
Cou court, conique.
Réceptacle long, cylindrolde, à double paroi, la paroi externe étant formée de fibres obliques. La lon¬
gueur du réceptacle est d’environ 1 mm chez les mâles.
Le ganglion cérébrolde est placé à l’union des tiers supérieur et tiers moyen de la hauteur du récep-
Lemnisques ayant sensiblement lu même longueur que le réceptacle dont l’extrémité postérieure ne
dépasse pas la hauteur du fond du réceptacle.
Organes génitaux mâles occupant à peu près la moitié postérieure de la longueur du tronc.
Testicules sphéroldaux, placés l'un derrière l’autre et à
peine en contact.
Quatre glandes cémentaires en massue disposées en deux
paires de longueur inégale.
Organe de Sâfftigen très volumineux.
Orifice génital mâle terminal.
Appareil génital femelle court, de 1,3 mm de long environ.
Cloche utérine étroite.
Tube utérin d'abord étroit puis se dilatant brusquement
un peu au-dessus de l'entonnoir vaginal qui est long et mesure
0,25 mm de haut.
Deux sphincters vaginaux d'importance sensiblement égale.
Bulbe vaginal bien développé. Vulve subtermino-ventrale.
Embryophores en ellipsoïde allongée, avec grandes hernies
polaires de la membrane moyenne, longs de 0,08 mm sur
0,02 mm de diamètre.
Hôte définitif : estomac d’un Poisson de mer indéterminé.
Localité : Maroantsetra (Madagascar).
NEORHADINORHYNCHUS NUDUS (Harada 1938)
Yamaguti 1939 (= Rhadinorhynchus nudus Harada
1938, = Neogorgorhynchus nudus [Harada 1938]
Golvan 1960, = Nipporhynchus nudus [Harada
1938] Van Cl cave et Lincicome, 1940 = Echino-
rhynchoides nudus [Harada 1938] Petrotschcnko
1956).
Corps inerme, quelque peu dilaté en avant, arqué selon Ba
face dorsale.
Paroi du tronc contenant de nombreux fragments nuclé-
Mâles de 4,2 mm de long sur 0,5 mm de diamètre, femelles
de 5 mm de long Bur 0,6 mm de diamètre.
Proboscis cylindrolde d’environ 1,0 mm de long sur 0,1 mm
de diamètre, arqué selon sa face ventrale, armé de 14 files longi¬
tudinales de 24 & 25 crochets chacune, les ventraux un peu plus
Fie. 99 . —’Neorhadinorhynchua nudus
(H. 1938) Y. 1939
(d’après les figures de Harada, 1938
A. Mâle.
B. Types de crochets du rostre.
Source : MNHN, Paris
138
YVES J. COLVAN
court* que le* dorsaux. Les 14 crochet* basaux forment une couronne complète. Les crochets apicaux
dorsaux ont 0,06 mm de long et les ventraux 0,05 mm, les moyens ventraux 0,049 mm de long, les
moyens dorsaux 0,052 mm, les basaux des faces dorsale et ventrale environ 0,043 mm de long. ’
Cou conique de 0,45 mm de long sur 0,15 mm de large à sa base.
D
Fie. 100. - Neorhadinorhynchus robmlus (E. 1964) no». com6. (d’après les figures d’EDMONDS, i964 v
A. Mâle. ’ ’
B. Rostre.
C. Embryophore.
D. Silhouette d’une femelle.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
139
Réceptacle cylindrolde, & double paroi, de 1,85 ram de long sur 0,20 mm de diamètre, avec ganglion
cérébroïde placé un peu en uvant du milieu de sa hauteur.
Lemnisques un peu plus courts que le réceptacle, aplatis, contenant de nombreux petits fragments
nucléaires.
Testicules l'un derrière l'autre sensiblement de même taille, placés dans la partie moyenne du tronc.
Quatre glandes cémentaires en courte massue.
Organe de SëfTtigen allongé, en massue, de 0,85 mm de long sur 0,15 mm de diamètre.
Vulve subterminale. Utérus très long, longueur totale (cloche utérine + utérus) de 2 mm.
Pas d’embryophores mûrs.
Hôte définitif : Traduiras japonirus (fam. des Carangidae).
Localité : Keelung (Formosc).
NEORHADINORHYNCHUS ROBUSTUS (Edmonds 1964) nov. comb. (= Neogorgorhyn-
chtts robustus Edmonds 1964).
Description basée sur un inâle et quatre femelles.
Les Bpécimens montrent un dimorphisme sexuel marqué, les femelles étant environ deux fois et demie
plus longues que les mâles.
Tronc, dans les deux sexes, épais et ventralement arqué surtout dans la région antérieure. En arrière
il s’atténue progressivement.
Vaisseaux lacunaires latéraux très visibles.
Tronc des mâles de 15 mm de long sur environ 2 mm de diamètre maximum dans la partie moyenne.
Rostre cylindrique inséré un peu ventralement sur la partie antérieure du tronc, et proportionnellement
petit. La partie armée (proboscis proprement dit) a 0,75 mm de long sur ,025 mm de diamètre. La partie
menue (cou) a environ 0,08 mm de long.
Le rostre est armé de 14 files de 12 & 13 crochets, les crochets postérieurs étant les plus petits.
Tronc inerme.
Réceptacle à double paroi de 2,2 mm de long sur 0,3 mm de large.
Lemnisqucs couru et sacciformes.
Testicules ellipsoïdaux de 1,2 à 1,5 mm de long, se recouvrant légèrement.
Quatre glandes cémentaires disposées par paires de longueur différente.
Orifice génital mâle terminal.
Tronc des femelles de 28 à 37 mm de long sur environ 3,5 mm de diamètre dans sa partie moyenne.
Rostre parfaitement évaginé cylindrique, de 0,9 à 1 mm de long sur 0,3 mm environ de diamètre. Il y a
14 & 16 files de 12 & 14 crochcU chacune.
Cou de 0,05 à 0,08 mm de long.
Réceptacle à double paroi de 2,4 & 2,8 mm de long sur 0,35 mm de diamètre.
Lemnisques épais et sacciformes approximativement aussi longs que le réceptacle.
Organes génitaux femelles ayant environ 4 à 5 mm de long. Vulve subterminale.
Embryophores mûrs de 0,115 à 0,100 m de long sur 0,022 & 0,029 mm de diamètre.
Présence de hernies polaires de la membrane moyenne.
Hôte définitif : intestin de Siganus lineatus (Cuvier et Valenciennes) [fam. des Sjganidoe].
Localité : lie Ileron (Queensland).
Genre Rhadinorhynchoides Fukui et Moriaita 1937.
Diagnose.
Fessisentidae, parasites de Poissons d'eau douce du Japon.
Tronc toujours inerme, cylindrolde, un peu dilaté dans sa partie antérieure.
Proboscis assez court, cylindrolde, armé de files longitudinales de crochets présentant une nette dissy¬
métrie dorso-ventrale et dont la taille e’accrott progressivement de l’apex vers la base du rostre.
Réceptacle long.
Ganglion cérébroïde placé au 1 /3 moyen du réceptacle.
Organes génitaux mâles occupant la moitié postérieure du tronc.
Testicules sphéroldaux, placés l’un derrière l’autre et en contact.
Quatre glandes cémentaires longues et cluviformes.
Embryophores avec grandes hernies polaires de la membrane moyenne.
Espèce type : Rhadinorhynchoides miyagawai Fukui et Morisita 1937.
Source : MNHN, Paris
140
YVES J. GOLVAN
Fig. 101. — Rhadinorhynchoides miyagawai F. et M. 1937
(d'après les figures de Fukui et Morisita, 1937)
A. Mâle.
B. Types de crochets du rostre.
C. Embryophore.
r un male et deux
ntl AUI NO RH YNCHOIDES MI Y A -
GAJFAI Fukui et Morisita 1937.
Description basée s
femelles.
Mâle de 7,5 mm de long sur 1,2 mn, d e
diamètre; femelle mûre de 18 mm de long
sur 1,2 mm de diamètre; femelle immature
de 9 mm de long sur 0,75 mm de diamètre.
Corps cylindrolde, atténué en arrière.
Proboscis de 0,51 mm de long sur 0,3 mm
de diamètre, armé de 15 files longitudinales
de cinq crochets chacune, dont la taille varie
de 0,075 à 0,105 mm, ceux de la face ventrale
dorsale 10 Pe ° P ‘ U ‘ ^ de U face
Cou de 0,11 mm de long.
Réceptacle à double paroi de 1,05 mm
de long sur 0,18 mm de diamètre.
k Ganglion cérébrolde placé au milieu de
Lemnisques cylindroldes, égaux ou un
peu plus couru que le réceptacle, de 0,97 mm
de long sur 0,18 mm de large.
Organes génitaux mâles confinés dans la
moitié postérieure du tronc.
Testicules placés l’un derrière l’autre et
«s MBg °- M mn J - -- --
Quatre glandes cémentaires subégale»
de 2,45 mm de long chacune. B ’
Organe de SâfTtigen de 1,1 mm de long
sur 0,53 mm de diamètre. 6
Bourse copulatrice de 0,78 mm de long
Embryophores de 0,087 mm de long
0,022 mm de diamètre avec hernies polaires
de la membrane moyenne et acanthor ri.
0,0525 mm de long sur 0,0175 mm delLge!
Hôte définitif : Salvelinus malma (fam
des Salmonidae).
Localité : rivière Taguti, Sekikawa.
Nokôyama-mura, Nakakubiki (préfecture dè
Niigata, Japon).
Genre Cavisoma Van Cleave 1931.
Diagnose.
Fessisenlidae, parasites du tube digestif des Poissons de mer.
Corps de taille moyenne.
Tronc inerme, fusiforme.
Proboscis en courte massue, armé de files longitudinales de crochets dont la taille diminue graduellem.
de l’apex à la base du rostre. nt
Réceptacle à double paroi inséré à la base du proboscis.
Ganglion cérébrolde placé à la partie moyenne du réceptacle.
Lemnisques digitiformes de longueur variable, généralement plus courts que le réceptacle.
Organes génitaux mâles n’occupant que le 1 /5 postérieur de la longueur du tronc.
Testicules ovoïdes, placés l’un derrière l'autre et en contact.
Quatre glandes cémentaires tubuleuses.
Embryophores & coque mince avec grandes hernies polaires de la membrane moyenne.
Espèce type : Cavisoma magnum (Southwell 1927) Van Cleave 1931 (- OligoterorhynchiiM
Southwell 1927). * nu '
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
141
CAVISOMA MAGNUM (Southweii 1927) Van Cleave 1931.
La description est faite d'après une
trentaine de spécimens.
Les plus grandes femelles mesurent
70 mm de long sur 1,5 mm de diamètre;
les plus grands mâles, environ 36 mm
de long sur 1 mm de diamètre.
Corps de section circulaire et pré¬
sentant, du moins i l’état fixé, un aspect
annelé 1 .
Tronc inerme.
Proboscis court, large, en massue,
de 1,1 mm de long sur 0,45 mm de
diamètre maximum, armé de 12 files
longitudinales de 8 à 10 crochets cha¬
cune. Les plus gros crochets mesurent
environ 0,11 mm de long et sont placés
juste au-dessous de l'apex du rostre.
Ensuite, la taille des crochets décroît
progressivement en allant vers la base
du proboscis, les crochets de la couronne
basale sont minces et mesurent environ
0,07 mm de long. Il n’y a pas de dissy¬
métrie dorsoventraie notable. Le pro¬
boscis est souvent incliné â angle droit
sur le grand axe du tronc.
Réceptacle à double paroi de
2,6 mm de long. Ganglion cérébroidc à
la partie moyenne du réceptacle, les
rétinacles sortent également â ce niveau.
Lemnisques généralement un peu
plus courts que le réceptacle, rarement
aussi longs que lui.
Cou court.
Testicules placés dans le 1 /5 posté¬
rieur du tronc, l’un derrière l'autre, et
se recouvrant un peu. L’antérieur mesure
1,17 mm de long sur 0,105 mm de dia¬
mètre, le postérieur 1,03 mm de long
sur 0,105 mm de diamètre.
Quatre glandes cémentaires longues
et tubuleuses, de 3,25 mm de long.
Embryophores de 0,120 & 0,130 mm
de long sur 0,022 mm de diamètre avec
de très longues hernies polaires de la
membrane moyenne.
Hôtes définitifs : estomac et caeca
pyloriques de Serranus sp. et Acan-
thttrus strigosus (fam. des Serranidae et
Aeanlhuridae).
Localité : Negapatam (Ceylan).
Genre Filisoma Van Cleave 1928.
Diagnose.
Fessisenlidae, parasites de Poissons de mer. Taille asses grande. Tronc inerme très long, très mince,
cylindrolde.
Proboscis long, mince et arqué, armé de files longitudinales de crochets présentant une dissymétrie
dorso-ventrale plus ou moins nette.
1. Yamacuti (1963) fait de cette pseudo-segmentation un caractère générique. Il n'est que de regar¬
der le schéma de Southweii pour ce convaincre qu’il s'agit là d’un artefact de fixation que l’on observe
très souvent chez de nombreux spécimens d'Acanthocéphales appartenant à des genres entièrement
distincts.
Source : MNHN, Paris
142
YVES J. COLVAN
Réceptacle très long.
Ganglion cérébroïde placé dans le 1 /3 inférieur du réceptacle.
Lemnisques sacciformes, aplatis, plus courts ou plus longs que le réceptacle.
Organes génitaux mâles occupant la moitié postérieure du tronc.
Testicules allongés, cyündroïdes, placés l'un derrière l'autre et un peu séparés.
Quatre glandes cémentaires très longues et tubuleuses.
Vulve ventro-terminalc s’ouvrant parfois entre deux protubérances latérales.
Embryophores présentant des hernies polaires de la membrane moyenne.
Espèce type : FUisoma indicum Van Cleave 1928.
FILISOMA INDICUM Van Cleave 1928.
Corps de 20 à 30 mm de long sur 0,28 mm de diamètre maximum chez le mâle, 0,68 mm chez la femelle.
Pas de traces d’épines cuticulaires sur le tronc.
Proboscis du mâle type de 1,5 mm de long, presque parfaitement cylindrique, de 0,089 mm de dia¬
mètre, armé d’environ 14 files longitudinales de 24 crochets chacune. Les crochets de lu partie moyenne
du rostre ont 0,035 mm de long, la taille di m inue ensuite jusqu’à 0,024 mm pour les crochets basaux et
jusqu’à 0,018 à 0,030 mm pour les crochets apicaux.
Réceptacle de 1,3 mm de long.
Testicules ayant environ 1,2 mm de long pour un diamètre de 0,25 mm.
Vulve nettement ventrale s’ouvrant entre deux protubérances mousses à insertion ventrale.
Pas d’embryophores mûrs dans la cavité générale des femelles.
Hôte définitif : Scatophagus argus Cuvier et Valenciennes (fam. des Scatophagidae).
Localité : lac Chilka (Inde).
Fie. 103. — Filitoma indicum :
V. C. 1928. Rostre (d’après la figure
de Van Cleave, 1928)
A. Extrémité postérieure du mâle.
B. Appareil génital femelle.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
143
En 1954, Yamaguti redécrit l’espèce trouvée chez le même hôte mais provenant cette
fois des Célèbes. Il dispose de 3 mâles et 3 femelles tous adultes.
Sa description est la suivante :
Corps très mince de 28 à 34 mm de long sur 0,40 à 0,55 mm de diamètre pour les mâles, de 38 à 56 mm
de long sur 0,65 & 0,95 mm de diamètre pour les femelles.
Proboscis très mince, tubuliforme, légèrement incurvé ventralement, mesurant, lorsqu'il est complè¬
tement évaginé, de 0,6 & 0,8 mm de long sur 0,06 â 0,10 mm de diamètre, armé de 14 à 17 files longitu¬
dinales de 20 à 24 crochets chacune, ces crochets ayant de 0,015 à 0,050 mm de long. Les crochets distaux
des deux files ventrales sont forts alors que les autres sont plutôt minces; les crochets subapicaux sont les
plus gros et les basaux les plus petits.
Cou conique.
Tronc de diamètre uniforme.
Noyaux Bous-cuticulaires nombreux, disséminés, variables de taille et de forme.
Réceptacle à double paroi, cylindrique, de 1,3 & 1,9 mm de long sur 0,15 à 0,20 mm de diamètre chei
les mâles, de 1,5 à 2,0 mm de long sur 0,2 à 0,23 mm de diamètre chez les femelles.
Ganglion cérébrolde placé à l'extrémité postérieure du réceptacle.
Lemnisques sensiblement aussi longs que le réceptacle, ayant de 1,5 à 2,1 mm de long sur 0,1 à 0,15 mm
de large, contenant une série de fragments nucléaires allongés.
Testicules ellipsoïdaux de 1,7 à 2,2 mm de long sur 0,35 à 0,5 mm de diamètre, placés dans la partie
toute antérieure de la moitié postérieure du tronc, contigus ou très légèrement séparés l'un de l’autre.
Vésicule séminale formant une dilatation bulbolde & l’extrémité postérieure des canaux déférents.
Six glandes cémenlaires très allongées, s'étendant entre le testicule postérieur et l’organe de Sëfftigen,
contenant de nombreux noyaux arrondis, les cunaux efférents de ces glandes courent le long de l'organe de
S&fiftigen en deux groupes latéraux de trois.
Organe de SâfTtigen claviforme de 1,3 à 1,45 mm de long sur 0,3 à 0,36 mm de diamètre.
Chape musculaire de la bourse copulatrice présentant deux diverticules antérieurs assez petits et envi¬
ron 20 rayons digitiformes.
Cloche utérine en coupe, de 0,12 mm de long sur 0,12 mm de large.
Utérus proprement dit tubulaire ou fusiforme, pourvu d’une paroi épaisse faite de fibres musculaires
circulaires, long de 0,6 à 0,9 mm.
Entonnoir vaginal de 0,14 à 0,15 mm de long sur 0,045 & 0,060 mm de large.
Sphincter vaginal de 0,072 à 0,090 mm de diamètre.
Bulbe vaginal de 0,055 à 0,090 mm de diamètre.
Vulve ventro-terminale.
Entre la vulve et la partie toute postérieure du tronc existe une protubérance hémisphérique, mais les
protubérances mousses à insertion ventrale observées par Van Cleave n’ont pas été retrouvées par Yamaguti.
Embryophores mesurant in vivo 0,054 à 0,057 mm de long sur 0,016 à 0,017 mm de diamètre, présence
de hernies polaires de la membrane moyenne, Acanthor de 0,027 à 0,033 mm de long sur 0,011 à 0,013 mm
de diamètre.
Cette description très détaillée concorde donc avec celle de Van Cleave, sauf sur deux points : les
papilles péri-vulvaires et surtout le nombre de glandes cémentaires qui est ici de six et non de quatre comme
le veut la diagnose du genre Filosoma. N’ayant pas vu les types, il nous est difficile de prendre parti, cepen¬
dant on peut suggérer que l'espèce de Van Cleave et celle de Yamaguti sont différentes. La seconde n’appar¬
tiendrait pas à la même famille.
FILISOMA MICROCANTHI Harada 1938 ( nec micracanthi).
Description basée but une seule femelle.
Corps très long, cylindrique, de 35 mm de long sur 0,45 mm de diamètre.
Tronc inerme.
Proboscis d’environ 0,5 mm de long sur 0,07 mm de diamètre, courbé selon sa face ventrale, armée de
petits crochets serrés les uns contre les autreB, disposés en 16 files longitudinales d’environ 28 crochets
chacune, les crochets basaux ne formant pas une couronne et sans crochets différenciés sur les files médio-
dorsales. Les crochets apicaux ont 0,032 mm de long sur la face ventrale et 0,035 mm sur la face dorsale,
les crochets basaux ont 0,03 mm de long tant sur la face dorsale que sur la face ventrale.
Réceptacle long, cylindrique, de 1,55 mm de long sur 0,12 mm de diamètre, à double paroi.
Ganglion cérébrolde placé au fond du réceptacle.
Lemnisque grêles, à peu près aussi longs que le réceptacle.
Utérus et cloche utérine de 1 mm de long environ.
Hôte définitif : Microcanlhtu strigatus (Cuvier et Valenciennes) [fam. des Chaetodontidae].
Localité : Tamsui (Formose).
(Voir figure 105)
8 564020 6
Source : MNHM, Paris
144
YVES J. GOLVAN
FILOSOMA BUCERIUM Van Cleave 1940 (nec bucerinum ).
Femelles d’environ 60 mm de long, mâles d’environ 45 mm de long.
Tronc parfaitement inerme, légèrement élargi juste en arrière du fond du réceptacle.
Chez les femelles, sur presque toute la longueur, le diamètre est de 0,6 à 1 mm et chez les m*l
0,4 à 0,6 mm. 8 do
Proboscis cylindrique de 1,5 à 2 mm de long, légèrement à fortement arqué selon les Bpécimenn
de 16 files longitudinales de 38 à 45 crochets chacune. ’ arm ®
La file médio-dorsale possède des crochets qui se distinguent de tous les autres par le fait que 1
extrémités sont mousses et non aiguës et qu’ils ont la forme d’une corne de bœuf. Urs
Approximativement â hauteur du milieu du rostre, les crochets des files ventrales sont courts d '
et fortement arqués, d’environ 0,057 mm de long sur 0,021 mm de large à la base, les crochets'des" fiV 18
placées de part et d'autre de la file médio-dorsale sont simples, pointus, d’environ 0,043 à 0 051 mm ^ i
sur 0,009 mm de large à leur base. ’ fle lon B
Les crochets médio-dorsaux mousses ont 0,057 mm de long sur 0,021 mm de large à leur base
Pas de papilles sensorielles sur le cou ou le proboscis.
Réceptacle à double paroi, très long, de 2,3 à 4,2 mm de long, ganglion cérébrolde placé au fond d
réceptacle, rétinacles sortant de l'extrémité postérieure du réceptacle. du
Lcmnisques très épais, souvent aussi larges que le réceptacle et ayant approximativement la
longueur que lui. me
Organes génitaux mâles localisés dans la moitié postérieure du tronc.
Deux testicules allongés, un peu séparés l’un de l'autre.
Quatre glandes cémentaires très longues et tubulaires.
Extrémité postérieure de la femelle obliquement tronquée selon un plan postéro-dorsal avec
subtermino-do-sale. ve
Embryophores de 0,056 à 0,069 mm de long sur 0,012 â 0,018 mm de diamètre.
Hôte définitif : Kyphosut elegans Peter (fam. des Kyphosidae).
Localité ; île de Socorro (côte pacifique du Mexique).
Source : MNHN, Paris
Fie. 106. — Filisoma fidum V. C. et M. 1947 (d’après les figures de Van Cleave et Manter, 1947)
1. Proboscis et partie antérieure du tronc d’une femelle.
2. Section transversale du tronc d'un mâle ù hauteur du réceptacle.
3. Section transversale d’un mâle ii hauteur de la première poire de glandes cémentaires.
4. Section transversale d'un mâle â hauteur de la seconde paire de glandes cémentaires.
5. Filisoma bucerium V. C. 1940 : vue latérale de la Burface dorsale du rostre montrant les crochets médio-
dorsaux à pointe mousse et les crochets aigus de la file submédiane.
tfource : MNHN, Paris
YVES J. GOLVAN
IC 107. — Filisoma bucerium V. C. 1940
(d’après les figures de Van Cleave, 1940)
A. Pracsoma d’un mâle.
B. Détail de l’apex du rostre du même exemplaire.
C. Proboscis d’un mâle.
D. Extrémité postérieure d’une femelle montrant la
chape copulatrice.
E. Appareil utérin.
F. Partie moyenne du rostre montrant la dissymétrie
dorso-ventrale des crochets.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
147
FILISOMA FIDUM Van Cleave et Manier 1947.
Corps très long, cylindrique, ne
Mâles de 76 mm de long sur 1,«
Femelles de 9S mm de long sur
Proboscis très long, presque pari
de diamètre.
résentant aucun changement notable de forme
xtrémité postérieure,
i mm de diamètre.
6 mm de diamètre.
itement cylindrique, de 1,3 à 1,7 mm de long si
: 0,150 à 0,161 mm
Crochets disposés selon 17 à 20 files longitudinales d’environ 38 crochets chacune, les plus longs mesu¬
rant de 0,011 à 0,018 mm. Les quatre ou cinq crochets placés à la base de chaque file montrent une certaine
tendance à la disposition spirale.
Les crochets des faces dorsale et ventrale ne sont pas très différents de forme ou de taille et, en parti¬
culier, il n’existe pas comme chez F. bucerium une unique file médio-dorsale de crochets mousses.
Réceptacle très long et très étroit, de 1,77 à 2,8 mm de long.
Ganglion cérébrolde placé au fond du réceptacle.
LemnisqueB d’environ 9 mm de long, plats, contenant de part
et d’autre, dans chaque bord latéral, un très gros vaisseau longitu¬
dinal et de très petits fragments nucléaires nombreux.
Testicules contigus d’environ 3,5 mm de long.
Quatre glandes cémentaires très longues, tubuleuses, chacune
étant composée d’une paroi très épaisse contenant de nombreux
petits noyaux ovoïdes. En avant, il n’existe que deux glandes
cémentaires alors qu’en arrière deux glandes accessoires apparaissent.
Pas de femelles parfaitement mûres. Les plus gros embryophores
ont de 0.053 i 0,058 mm de long sur 0,014 mm de large avec des
membranes non complètement formées.
Hôte définitif : Kyphoaua aectatrix (Li
Localité : Dry Tortugas (Floride, U.S.A.).
,é).
FILOSOMA HOOGLIENSIS Datta et Soota 1962.
Description basée sur une seule femelle atteignant près de 43 mm
de long, un peu dilatée dans la partie moyenne du tronc.
Proboscis de 0,8 mm de long sur 0,1 mm de diamètre, armé de 12
à 14 files de 24 à 28 crochets chacune. La file médio-dorsale et la
première file submédio-dorsalc comprend des crochets plus grands
que les autres, mesurant de 0,02 à 0,04 mm de long sur 0,004 à
0,01 mm de large ce qui marque ainsi une différenciation zonale. Les
crochets ventraux mesurent de 0,01 à 0,04 mm de long sur 0,008 mm
de large au maximum. La taille de tous les crochets diminue pro¬
gressivement de l’apex à la base du roBtre.
Le cou a 0,15 mm de long sur 0,3 mm de diamètre.
Appareil génital non étudiable.
Hôte définitif : Scatophagus argus (Bloch) [fam. des Scatopha-
gidae].
Localité : rivière Hooghly, Calcutta (Inde).
y
Fig. 108.
Filisoma hoogliensis D.
et S. 1962.
Extrémité supérieure du rostre
(d'après les figures
de Datta et Soota, 1962)
FILOSOMA SCATOPHAGUSI Datta et Soota 1962.
Description basée sur une seule femelle mûre.
Spécimen long de près de 115 mm, étroit en avant (0,5 mm de diamètre) et large en arrière (1,6 mm
de diamètre).
Proboscis de 1,1 mm de long sur 0,9 mm de diamètre maximum, armé de 14 à 16 files de 26 & 32 cro¬
chets chacune. Le» crochets ventraux et dorsaux se différencient nettement, les premiers étant plus forts
et moins aigus que les derniers. Les 10 premiers crochets médio-dorsaux sont exceptionnellement gros et
ont de 0,04 & 0,06 mm de long sur 0,01 & 0,02 mm de large. Les suivants diminuent progressivement de
taille vers la base du rostre et mesurent de 0,02 à 0,04 mm de long sur 0,004 à 0,02 mm de large (il y a
dans ces mensurations une erreur typographique).
La première file dorsale submédiunc a des crochets qui mesurent de 0,02 à 0,04 mm de long sur 0,004
à 0,01 mm de large. La seconde file dorsale submédiane a des crochets de 0,02 à 0,04 mm de long sur
Source : MNHN, Paris
148
YVES J. GOLVAN
Filisoma scatophagusi D. et S. 1962
(rostre d’après Datta et Soota, 1962)
0,008 min de large. Les crochets ventraux mesurent
0,008 4 0,03 mm de long sur 0,004 mm de largeur
maximum. Tous diminuent progressivement de taille
d'avant en arrière.
Réceptacle à double paroi.
& Cou de 0,1 mm de long sur 0,3 mm de diamètre
Cavité générale complètement remplie par des
œufs rendant l’étude de l’appareil génital impossible.
Hôte définitif : Scatophagus argus (Bloch) Ifam.
des scatophagidae\.
localité : rivière Hooghly, Calcutta (Inde).
riLioUiviA Kl/.ALU'WM 1 ubangui et Masi-
lungan 1946.
Description basée sur deux mâles adultes.
Corps très mince, cylindrique, inerme, avec de
nombreux noyaux sous-cuticulaires en particulier
dans la région des testicules. Longueur totale variant
de 23 à 27,5 mm pour un diamètre maximum de 0 4
Proboscis un peu arqué, de 0,080 à 0,95 mm de
long sur 0,10 ù 0,12 mm de diamètre, armé de
16 files longitudinales de 23 à 24 crochets chacune
Les deux files submédianes dorsales diffèrent des
autres files en ce sens qu'elles comptent de 8 à
10 crochets chacune, plus gros et moins pointus que
les autres crochets du rostre. Ces gros crochets ont
de 0,04 à 0,05 mm de long sur 0,008 à 0 009
de large à la base. Us diminuent ensuite graduel
ment de longueur vers la base du proboscis et 1»
plus postérieurs n’ont plus que 0,016 mm de Ion»
Près de l’extrémité antérieure du rostre, les croche'
n’ont de 0,028 à 0,032 mm de long sur 0 006 »
0,008 mm de large. ’ UUb à
Réceptacle à double paroi de 1,4 à 1 6 j
long sur 0,10 à 0,12 mm de diamètre. de
Ganglion cérébrotde placé à la base du ré™.,
taclc avec rétinaclcs sortant du fond de cclui-cj. P '
Le .musqués presque aussi longs que le réceptacle
Organes génitaux inalcs occupant lu moitié
téneiirc de la longueur du tronc. P 08
Testicules allongés de 1,05 à 1,60 mm de I
sur 0,26 à 0,35 mm de large. 6 lon R
Quatre très longues glande» cémentaires 'serrées
les unes contre les autres et contenant de-nombreux
noyaux de grande taille, mesurant de ’4.5 à fi t l
de long. | du S “J « ‘ <J|<« ~ ’ m
Hôte définitif : Scalophagm argus (Bloch)l[ 0 '
uvier c a enciennes?) (fam. des Scatophagidae).
Localité : baie de Manille, Malabon, Ri 7 „i
de Luçon, Philippines). ’ K,zal <*•«
FAMILLE DES DIPLOSENTIDAE TUBANGUI et MASIL 11 NGAN 1937
Diagnose.
Palaecanthoccphala. parasites de PoissonB de mer, de taille moyenne, à tronc soit inerme, soit orné 1
sa partie antérieure d’épines cuti eu lai res. dans
Noyaux sous-cuticulaires nés de la fragmentation amitotique de» noyaux géunts embryonna.V
Anastomoses des deux canaux latéraux du système lacunaire à disposition transversale pseudo-métnmx . res -
Proboscis en massue il grosse extrémité supérieure, armé de crochets disposés selon des files loneh^*’
nales, avec dissymétrie dorso-ventrale faible, la taille des crochets diminuant régulièrement de 1’ lUd, ‘
la base du rostre. Bpex à
Pas de grands crochets spécialisés à la base des files.
Lemnisques de taille variable.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES 149
Organes génitaux mâles occupant au moins la 1 /2 postérieure de la longueur du tronc. Seulement deux
glandes cémcntaires en massue longue.
Organe de SâfTtigen souvent volumineux.
Utérus souvent long.
Embryophores à trois coques, l'externe mince, la moyenne dessinant de grosses hernies polaires.
Genre type : Diplosentis Tubangui et Masilungan 1937.
La famille se subdivise en deux sous-familles :
— Allorhadinorhynchinae nov. sub.-fam.;
— Diplosentinae Golvan et Houin 1963.
SOUS-FAMILLE DES ALLORHADINORHYNCHINAE NOV. SUB. FAM.
Diagnose.
Diplosentidae dont le tronc est orné, dans sa partie antérieure, d’un seul champ d’épines cuticulaires.
Genre type : Allorhadinorhynchus Yamaguti 1959.
Genre Allorhadinorhynchus Yamaguti 1959.
Diagnose.
Allorhadinorhynchinae parasites de Poissons de mer du Pacifique Nord (Japon).
Tronc allongé avec dilatation postérieure irrégulière chez le mâle mais s’amincissant graduellement chez
la femelle, présentant une pseudo-segmentation régulière sur toute la longueur du tronc, chaque annulation
contenant une anastomose transversale du système lacunaire.
Partie antérieure du tronc couverte d’épines minces et incurvées, disposées en quinconce et engainées
de cuticule.
La spinulation s'étend chez les femelles un peu plus bas sur la face ventrale que sur la face dorsale.
Proboscis elaviforme armé d’un grand nombre de crochets disposés en files longitudinales.
Cou très court.
Réceptacle cylindrique, long, à double paroi, avec ganglion cérébrolde aux alentours de la 1/2 de
Leinnisqucs comparativement courts, contenant de nombreux petits noyaux.
Testicules l’un derrière l’antre, contigus, nettement pré-équatoriaux, vésicule séminale arrondie.
Deux glundes cémcntaires cylindriques.
Organe de SâfTtigen allongé.
Rayons de la bourse copulatrice peu nombreux, digitiformes.
Orifice génital mâle subterminal, & la base d’un nodule terminal dont la structure rappelle celle de 1 or¬
gane de SâfTtigen.
Partie postérieure du tronc de la femelle incurvée ventralement et se terminant par un petit« nodule»
Utérus long et étroit.
Entonnoir vaginal particulièrement long suivi d’un sphincter unique.
Bulbe vaginal bien développé.
Vulve subterminalc, à la buse du« nodule» terminal.
Embryophores â trois coques avec grosses hernies polaires de la membrane moyenne.
Espèce type : Allorhadinorhynchus segmenlatus Yamaguti 1959.
ALLORHADINORHYNCHUS SEGMENTATUS Yamaguti 1959.
Mâle à tronc subcylindrique de 1,8 à 2,1 mm de long sur 0,24 mm à 0,30 mm de diamètre maximum
à hauteur de l’organe de SâfTtigen ou de la chape musculaire de la bourse copulatrice, présentant une pseudo-
segmentation faite d'anneaux de 0,03 à 0,06 mm de hauteur (il y a environ 40 anneaux chez le type de 2,1 mm
de long), couvert, en avant, sur une courte portion (0,45 mm chez le type) d'épines minces de 0,013 à
0,018 mm de long, enguinées de cuticule et disposées en quinconce. Extrémité postérieure contenant un
tissu réfringent ressemblant comme structure à l’organe de Süfftigen, se projetant sous forme d’une protu¬
bérance arrondie ou en cône de 0,07 â 0,10 mm de diamètre.
Canaux principaux du système lacunaire réunis par des anastomoses transversales dans chaque anneau.
Noyaux sous-cuticulaires petits, ovoïdes ou elliptiques, confinés aux vaisseaux lacunaires.
Cou très court.
Source : MNHN, Paris
150
YVES J. GOLVAN
___,ue a ciavuurme un u,o u u,'» nun uc long but 1 mm de dia
lé de 12 files longitudinales de crochets minces dont la taille diminue brusqui
Dix à onze crochets par file, les crochets apicaux qui sont les plus gros ont de 0,065 à 0,072 mm de lonir
les crochets basaux qui sont les plus petits ont 0,013 mm de long. 8 ’
un de diamètre,
iu milieu de la haut
Ganglion cérébroidc, allongé, placé sensiblement
I —-nisqUC en forme ,1e « annrilMR s de 0.35 il 0 Al
it à la base du
îe double
de 0,35 à 0,40 n
- du réceptacle.
de long sur 0,07 à 0,08 mm de large, contenant
de nombreux petits noyaux.
Testicules ellipsoïdaux, placés l’un derrière l’autre et en co: . _
J. O os a n ao --n de long sur 0,11 à 0,12 mm de diamètre et recouvre largement le fond du réceptacfe
a de 0,34 à 0,38 n
ict, nettement pré-équatoriaux; l’antérieur
recouvre largement le fond du réceptacl
n3n TeBt ii CU 'f poBtérieur d e 0,26 à
0,30 mm de long sur 0,11 à 0,15 mm de
diamètre, recouvrant par son pôle posté-
c'ém r entdrcs anté " e,lre de9 g,ande »
Vésicule séminale arrondie d’envi¬
ron 0,060 mm de diamètre, située juste
en avant de la bourse copulatrice.
Deux glandes cémentaires cylindri¬
ques, disposées côte à côte, allant du
testicule postérieur à la bourse connln
trice. *
0 3A?n B rr de , Sâ . ffti B en «daviforme de
0,34 ù 0,40 mm de long sur 0,1 à 0,12 mm
de diamètre. Chape musculaire de 1
bourse copulatrice avec des diverticules
antérieurs symétriques, triangulaires, et
huit rayons digitiformes postérieurs.
Orifice génital mâle ventro-subter-
minal, placé à la base de la protubé-
Femelle ù tronc de 2,6 à 3,05 mm de
ong » amincissant graduellement vers
1 extrémité postérieure qui est recourbée
ventralement et Be termine par „„
petite protubérance nrro~i“ P Une
Diamètre maximur
c 0,40 et 0,52 n
FlG. 110. — Allorhadinorhynchue legmtmtalus Y.
(d'après les figures de Yamaguti, 1959
A. Mâle.
B. File de crochets du rostre.
C. Appareil vaginal montrant le long e;
ir et le sphincter.
“p "■•, eau de ''«trémité Infé¬
rieure. I scudo-scgmentation identique
à celle du male, Icb anneaux sont k 4 .
de 0,03 à 0,10 mm (43 anneaux en w
chez c type de 3,05 mm de long). Ahe
spmulée de 0,5 à 0,8 mm de haut, épifés
cnticulaires minces, engainées de cuti
cuie, longues de 0,013 à 0,020 mm.
Chez le type les épines s’étendent
dorsnlcment jusqu au 11» annea
ventralement jusqu’au 13'. ** U et
Froboscis claviforme de 0,4 à
0,5 mm de long sur 0,16 â 0,17 mm ,1
diamètre, armé de 12 files longitudinal
apicaux le. plus gros sont 0,065 à
de long, les basaux qui sont 0,078 mm
de long sur 0,1 à 0,14 mm de diamètre.
Réceptacle cylindrique h double paroi, de 0,8
Lemnisques de 0,5 â 0,55 mm de long sur 0,1 à
Utérus étroit, de 0,015 mm de large, très long. La portion postérieure contient l'entonnoir va in 1
est très long (0,25 mm) et a 0,031 mm de diamètre maximum chez le type. Un seul sphincter va ' ° i^**'
0,034 mm de diamètre. Bulbe vaginal piriforme de 0,065 mm de long sur 0,044 mm de large. glnal de
Vulve ventro-subterminale, placée à la base de la protubérance caudale.
Embryophores allongés, elliptiques, A 3 coques, de 0,056 mm environ de long sur 0,013 mm de d'
avec grosses hernies polaires de la membrane moyenne. «tre.
Hôte définitif : Hyporhamphut sayori (Temminck et Schlegel) [fam. des Hemirhamphidae].
Localité : mer Intérieure japonaise.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ÀCANTHOCÉPHÀLES
151
SOUS-FAMILLE DES DIPLOSENTINAE GOLVAN ET HOUIN 1963
Diagnose.
Diplosentidae & tronc toujours inerrnc.
Genre type : Diplosentis Tubangui et Masilungan 1937.
Autre genre : Pararhadinorhynchus Johnston et Edmonds 1947.
Genre Diplosentis Tubangui et Masilungan 1937.
Diagnose.
Diplosentinae parasites de Poissons de mer du Pacifique Nord.
Tronc inerme, dilaté dans sa partie antérieure, à paroi relativement épaisse.
Proboscis en courte massue inséré plus près de la face ventrale que de la face dorsale du tronc.
RacineB des crochets de forme simple.
Réceptacle à double paroi, avec ganglion cérébrolde placé dans son 1 /3 moyen.
Lemnisques repliés sur eux-mêmes et contenus dans une sorte de sac membraneux ce qui les fait paraître
plus courts que le réceptacle.
Organes génitaux mâles occupant les 2/3 ou les 3/4 postérieurs du tronc.
Testicules spbéroldaux placés l’un derrière l'autre et en contact.
Deux glandes cémentaires tubuleuses en longue massue.
Embryophores ellipsoïdaux avec hernies polaires de la membrane moyenne.
Espèce type : Diplosentis amphacanthi Tubangui et Masilungan 1937.
FiG. 111. - Diplosentis amphacanthi T. et M. 1937
(d’après les figures de Tubangui et Masilungan, 1937)
Rostre et ses annexes.
Embryophore mûr.
Source : MNHN, Paris
•e qui mesurent
152 YVES J. GOLVAN
DIPLOSENTIS AMPHACANTHI Tubangui et Masilungan 1937.
Corps dépourvu d’épines, légèrement dilaté dans sa partie antérieure et présentant une pseudo-seg¬
mentation due à la plicature de la cuticule.
Paroi du tronc ayant de 0,095 à 0,135 mm d'épaisseur.
Mâles de 3 à 7 mm de long sur 0,70 à 1,15 mm de diamètre maximum dorsovcntral.
Femelles de 10 à 18 mm de long sur 0,85 à 1,20 mm de diamètre.
Proboscis en massue mesurant 0,42 à 0,46 mm de long sur 0,12 & 0,17 mm de diamètre maximum
armé de 12 files longitudinales de 8 à 9 crocheta par file.
Les crochets mesurent de 0,0385 à 0,0420 mm de long sauf ceux de la couronne iufériei
de 0,0190 à 0,0265 mm de long.
Cou court.
Vaisseaux principaux du système lacunaire latéraux.
Réceptacle à double paroi de 0,65 & 1,2 mm de long Bur 0,11 à 0,23 mm de diamètre.
n cérébrolde et rétinacles placés en avant de la partie moyenne du réceptacle,
pies formant une paire de masses repliées sur elles-mêmes et enfermées dans un sai
o îant approximativement la 1 /2 de In longueur du réceptacle.
Testicules globuleux à ovoïdes, placés l’un derrière l'autre et généralement e
milieu de la longueur du tronc. L’antérieur mesure de 0,45 â 0,60 mm de long sur
mètre; le postérieur de 0,38 & 0,52 mm de long sur 0,19 à 0,28 mm de diamètre.
Deux glandes cémentaires tubuleuses de 1,3 à 3,0 mm de long.
Organe de Sâfftigen de 0,5 à 1,3 mm de long sur 0,36 mm de diamètre.
Bourse copulatrice bien développée.
EmbryophoreB dans la cavité générale de la femelle longs de 0,0518 à 0,0787 i
0,0180 mm; possédant 3 membranes concentriques, la moyenne étant plus épaisse
Hôte définitif : Siganus oramin (B. et S.) [=■ Amphacanthui
[fam. des Siganidae].
Localité : baie de Mucilagos dans lu partie Nord de l’ile de Mindanao (Philippines).
Bloch et Schneider) (intestin)
Genre Pararhadinorhynchus Johnston et Edmond» 1947.
Diagnose.
Diploscntinac parasites de Poissons de mer du Pucifiquc Sud.
Tronc inerme, cylindroïde.
Proboscis en massue assez longue portant de nombreux crochets.
Réceptacle à double paroi.
Ganglion cérébrolde situé un peu au-dessus du fond du réceptacle.
Organes génitaux mâles cocupant la 1 /2 postérieur du tronc.
Testicules ellipsoïdaux placés l’un derrière l’autre et faiblement en contact.
Deux glandes cémentaires en mussue longue souvent dilatées dans leur partie inférieure.
Ganglion génital bien développé.
Embryophores présentant des hernies polaires de la membrune moyenne.
Espèce type : Pararhadinorhynchus mugilis Johnston et Edmotids 1947.
PARARHADINORHYNCHUS MUGILIS Johnston et Edmonds 1947.
Corps long et cylindrique.
Les diagnoses sont données d’après les mensurations faites sur des spécimens éclaircis dans le salicvl
de méthyle. y,ate
Mâles de 3,1 à 11,4 mm de long sur 0,23 â 0,69 mm de diamètre.
Femelles de 3,9 à 19,2 mm de long sur 0,22 â 0,69 mm de diamètre.
Proboscis en longue massue â grosse extrémité supérieure, long d'environ 0,9 mm pour un di
maximum de 0,2 mm, armé de 18 files longitudinales de 16 à 17 crochets pur file. La plupart des cto'h*
possèdent des racines bien développées. °cnets
Cou tronc conique.
Vaisseaux principaux du système lucunuire latéraux, reliés pur des anastomoses transversales
Réceptacle à double paroi de 0,61 à 1,3 mm de long sur 0,12 â 0,20 mm de diamètre, chaque assise m
laire étant épaisse d’environ 0,02 mm. 4 "luscu-
Ganglion cérébrolde placé près du fond du réceptacle.
I/emnisqucs d'environ 0.8 mm de long, atteignant en arrière le fond du réceptacle. En coun
versale ils apparaissent aplatis avec 2 canaux latéraux et de nombreux gros noyuux. 1 trans-
Noyaux sous-cuticulaircs petits et nombreux.
Organes génitaux mâles comprenant 2 testicules allongés, placés l’un derrière l'autre et en
situés dans la 1 /2 ou seulement le 1 /3 postérieur de la longueur du tronc. c °ntact.
Testicule antérieur de 0,28 à 1,1 mm de long sur 0,08 à 0,24 mm de diamètre; postérieur
1,1 mm de long sur 0,08 à 0,23 mm de diamètre. 1 r de °> 27 à
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
153
A. Mâle.
B. Rostre.
C. Types de crochets du rostre.
D. Système d'anastomoses lucunaircs.
E. Appareil génital femelle.
F. Embryophore.
G. Appareil génital mâle, partie terminale.
Source : MNHN, Paris
154
YVES J. COLVAN
Deux glandes cémentaires longues et étroites de 0,45 à 2,5 mm de long, dilatées dans leur partie posté¬
rieure chez la plupart des spécimens.
Canaux cémentaires formant 2 longues ampoules généralement rétrécies en un ou 2 points près de leur
extrémité postérieure.
Organe de Süfftigen allongé, placé entre les 2 canaux des glandes cémentaires, son fond pouvant
atteindre, en avant, l’extrémité postérieure des glandes cémentaires.
Canal déférent légèrement dilaté à son extrémité postérieure pour former une vésicule séminale.
Bourse copulatrice bien développée présentant des digitations de la chape musculaire.
Orifice génital mâle terminal, entouré de nombreuses cellules qui sont peut-être un ganglion génital
Appareil génital femelle comprenant une cloche utérine de 0,20 mm de long, une portion tubulaire dé
Vulve terminale, entourée d’un « complexe ganglionnaire » d’enviro:
Embryophores mûrs de 0,056 à 0,062 mm de long sur 0,014 à 0,018 n
moyenne possède des hernies polaires.
0,15 n
Hâte définitif : Mugil cephalus (L.) [fain. des Mugilidae].
Localité : Port Willunga, American River, Kangaroo Island (Australie).
FAMILLE DES HETERACANTHOCEPHALIDAE PETROTSCHENKO 1956
Diagnose.
Palaeacanlhocephala, Echinorhynchoidea , parasites de Poissons de mer ou d’eau douce dont le tr
est soit INERME soit orné, dans sa partie antérieure, d’épines cuticulaires disposées selon un seul
Le proboscis est relativement court, cylindroTde, armé d’un petit nombre de crochets qui présent»
TOUJOURS une forte DISSYMÉTRIE DORSO-VENTRALE. 1 «nient
Lemnisques plus courts que le réceptacle ou à peine plus longs que lui.
Organes génitaux occupant au moins la moitié postérieure du tronc.
Toujours six glandes cémentaires relativement courtes et piriformes.
Embryophores ellipsoïdaux à coque mince avec hernies polaires de la membrane moyenne.
Genre type : Heteracanthocephalus Petrotschenko 1956.
La présence ou l’absence d’épines cuticulaires sur la partie antérieure du tronc mu
de diviser la famille en deux sous-familles : p met
— sous-famille des Aspersentinae Goivan 1960;
— sous-famille des Heteracanihocephalinae Petrotschenko 1956.
SOUS-FAMILLE DES ASPERSENTINAE GOLVAN 1960
Diagnose.
Heteracanthocephalidae dont le tronc est orné, dans sa partie antérieure, d’épir
Parasites de Poissons de mer de la partie méridionale de l'hémisphère austral, t
Antarctique.
s cuticulaires.
particulier de l’océan
Genre Aspersentis Van Clcave 1929 (= Heterosentis Van Cleave 1931, pp.)
Aspersentinae parasites de Poissons de l'océan Antarctique et du Pacifique Sud.
Taille petite. Tronc fusiforme, dilaté danB sa partie antérieure, laquelle porte un seul cham l’A
cuticulaires disposées en quinconce, leB épines de la face ventrale étant souvent plus fortes que rell j“ eB
face dorsale. 1 c1 " 8 de l a
Proboscis relativement court, cylindrolde, armé de files longitudinales de crochets présent,,,,,
très forte dissymétrie dorso-ventrale, les crochets ventraux étant près de deux fois plus gros que le Une
Ganglion cérébroïdc placé dans le tiers inférieur du réceptacle. 4 8 dorsaux.
Lemnisques sacciformes, un peu plus longs que le réceptacle.
Organes génitaux mâles occupant les trois quarts postérieurs du tronc.
Testicules ovoïdes, placés l’un derrière l’autre, séparés ou faiblement en contact.
Embryophores caractéristiques d’un cycle aquatique.
Espèce type : Aspersentis megarhynchus (von Linstow 1892) Goivan 1960.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
155
ASPERSENTIS MEGARHYNCHUS (von Linstow 1892) Golvan 1960 (= Echinorhynchus
megarhynchus von Linstow 1892, = Aspersentis austrinus Van Cleave 1929, = Rha-
dinorhynchus wheeleri Baylis 1929).
La description de Baylis (1929) est la suivante :
Espèce de couleur jaunâtre in vivo, de 3 à 8 mm de long sur 1,4 à 2 mm de diamètre maximum.
Proboscis d'environ 0,7 & 0,9 mm de long sur 0,3 mm de diamètre, armé de 14 files (16 selon Van Cleave)
de 8 & 10 crochets chacune (11 crochets Belon Edmonds 1954).
Les crochets des files ventrales sont beaucoup plus gros que ceux des files dorsales.
Les premiers, mesurés en ligne droite de leur pointe à leur insertion atteignant environ 0,15 mm alors
que les seconds n'ont guère que 0,06 mm de long.
Cou de 0,3 mm de long.
Partie antérieure du tronc portant des épines cuticulaires de 0,025 à 0,03 mm de long, disposées en
rangées transversales très régulières Bur la face ventrale et s’étendant sur les faces latérales. La figure n°15
de BayliB indique que les épines ventrales sont bien plus grosses que les latérales, ce qui confirme la descrip¬
tion de Joyeux et Baer que nous donnons ci-après.
Réceptacle d'environ 1 à 1,3 mm de long.
Lemnisques courts, ovoïdes, en sac, longs de 0,389 & 0,457 mm sur 0,114 à 0,252 mm.
Embryopbores d’environ 0,09 mm de long sur 0,025 mm de diamètre.
Hâtes définitifs : Notothenia rossii Richardson ( Nototheniidae ), Parachoenichthys georgianus (fam. des
Chaenichthyidae ) et Trematomus liansoni (fam. des Nototheniidae).
Localité : Géorgie du Sud.
Fie. 113. — Aspersentis megarhynchus (v. Linstow, 1892) G. 1960
A. Femelle.
B. Mâle.
C. Rostre d'un mâle.
D. Rostre d'une femelle.
E. Appareil utéro-vaginal.
F. Embryophore mûr et crochet de l'acanthor.
Source : MNHN, Paris
156
YVES I. GOLVAN
Fie. 114.
Aspersenlis megarhynchus (V. L. 1892) G. 1959
G. Dissymétrie dorso-ventraie des crochets du rostre
(d’après Van Cleave, 1929).
H. Partie antérieure du corps (d'après Van Cleave,
1929).
Joyeux et BaerJ(1954) don
nent de cette espèce la descrip
tion suivante :
Une [dizaine d’excmplaii _
tous [sauf 2 sont des femelles passa¬
blement contractés au point que le
corps paraît présenter une pseudo-
segmentation.
Aucun des échantillons
sède un rostre complètement évaginé
mats il nous a cependant été pos¬
sible, vu les dimensions des p] U8
grands crochets ainsi que celles des
œufs d’assimiler ces spécimens à
1 espèce ci-dessus.
Les plus grandes femelles ont 4
mm de long sur 1,2 mm de large
tandis que les males ont 3 mm de
long sur 0,715 mm. Deux spécimens
ont un rostre qui est presque évaginé.
Le proboscis mesure alors 0,650
mm de long sur 0,260 mm de dia
it armé de 14 files de 10 crochets cha-
uuinum. Ceux de la fuce ventrale sont
bien plus gros que les dorsaux (0,091 ù 0,0114 mm
contre 0,020 ù 0,023 mm seulement).
Le réceptacle mesure, chez les femelles, 0 780
& 0,825 mm de long sur 0,195 à 0,229mm. ’ °
Les lemnisques, relativement courts et léaè
rement aplatis, mesurent, chez les femelle
0,389 mm de long sur 0,252 mm; et 1,
mâle. 0,457 mm sur 0,114 ram. Chez un
L’extrémité distale du lemnisque n’ntt«;„.
pas le testicule antérieur. mt
Tous les exemplaires femelles sauf un sont
remplis d’œufs qui mesurent 0,068 mm de lona su,
CMH4 mm de diamètre (les dimensions de l\? C an-
diamètre). L’embryophorc porte deux prX’mre*
ments polaires dont l’un se termine par ^
pointe recourbée. 1 une
Chez les mâles, la bourse copulatrice est
complètement rétractée. 81
1
Les dimensions
identiques ù A. aw
qu’A. johni a
HOle définitif : Nolothenia rosii Richardson.
Localité : îles Kerguelen.
Quant à Edmonds (1954) sa description
vient compléter les deux précédentes sur
plusieurs points.
Les testicule, sont ovoïdes et ont apn rox ; m
ti veinent 1. mille «,, S , 0,™
long sur 0,44 à 0,60 mm de diamètre. Il v de
glandes c'- J —* ”
ù peu de chose près,
,. de Vnn Cleave alors
crochets dorsaux beaucoup p l U8
clmcntaire. dont le,
presque jusqu à la baBe de l’organe J
Sâfftigen. L utérus a 2,6 mm de lnn« »... £ .w.® do
de diamètre maximum.
n de long sur 0,32 n
Ilotes définitifs : Notothenia coriceps I
son et Notothenia cyanobrancha Richardson
Island dans l’Antarctique).
i très abondant chez Nolothenia myiops Günther, Nolothenia acuta Gür
Richardson (îles Crozet et Iles Kerguelen).
J’ai retrouvé l’espèce chez Notothenia cyanobrancha provenant des îles Kerguélen
récoltée par la mission Hureau. J’en donne ici quelques dessins originaux, après dissecti ^
des spécimens. ° n
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
157
ASPERSENTIS HETERACANTHUS (von Linstow 1896) nov. comb. (= Echinorhynchus
heteracanthus von Linstow 1896, = Heterosentis heteracanthus (v. L.) Van Cieave
1931).
La description de Van Cleave (1931) est basée sur trois femelles immatures et vient compléter ou
rectifier la description princeps d’Otto von Linstow (1896) et le dessin parfaitement erroné que Porta (1905)
avait donné de l’espèce.
Mâles d’environ 5 mm de long, femelles d’environ 6 mm.
Corps cylindrolde ayant, chez les femelles, 0,8 mm de diamètre dans la partie postérieure du tronc et
1,4 mm de large près de l'extrémité antérieure.
Présence, sur lu partie antérieure du tronc et sur une longueur légèrement inférieure à la hauteur du
réceptacle, d'épines de 0,018 à 0,024 mm de long, serrées les unes contre les autres. Plus en arrière, les épines
sont plus clairsemées et disparaissent totalement â partir du milieu de la longueur du tronc.
Proboscis des femelles de 0,3 â 0,33 mm de long sur 0,18 à 0,21 mm de diamètre, armé de 10 files de
4 à 5 crochets chacune.
Fie. 115. — Aspersentis heteracanthus (v. L.) nov. comb. (rostre d’après les figures de Van Cleave, 1931)
Les crochets ventraux sont nettement plus longs et plus forts que les crochets
dorsaux (cette dissymétrie dorso-ventrale des crochets rapproche cette espèce des Asper-
sentis, et comme aucun autre détail ne vient séparer la diagnose du genre Heterosentis de
celle d’Aspersentis, il m’apparaît nécessaire de transférer VHeterosentis heteracanthus au
genre Aspersentis. Le genre Heterosentis qui perd ainsi son espèce type doit disparaître de
la nomenclature, d’autant plus que les autres espèces qu’il renfermait sont, en fait des Para-
canthocephaloides nov. gen.).
Le crochet placé en tête de chuque file est très gros et mesure de 0,062 à 0,083 mm de long. Les autres
crochets sont moins puissants et leur taille diminue de 0,047 à 0,035 mm pour ceux de la région antérieure
à 0,041 à 0,030 mm de long pour ceux de la région basale du rostre.
Testicules contigus ou légèrement séparés d’une série de 6 glandes cémcntaires piriformes, disposées
en trois paires.
Hôtes définitifs : Chirostoma microlepidotus (= Atherinichthys microlepidolus) [Atherinidae],
Localité : Terre de Feu.
Source : MNHN, Paris
158
YVES J. GOLVAN
SOUS-FAMILLE DES HETERA-
CANTHO CEPHALINAE PE-
TROTSCHENKO 1956.
Diagnose.
Heteracanlhocephalidae dont le tronc est
toujours inerme.
Parasites de Poissons de mer du Paci¬
fique Sud (eaux australiennes et néo-zélan¬
daises) et de Poissons d’eau douce d’Extrême-
Orient.
Genre type : Heteracanthocephalus
Petrotschenko 1956.
Autre genre : Sachalinorhynchus
Krotov et Petrotschenko 1956.
Genre Heteracanthocephalus Pe¬
trotschenko 1956.
Diagnose.
Heleracanthocephalinae parasites de Pois¬
sons de mer du Pacifique Sud.
Taille moyenne. Tronc inerme, cylin-
drolde.
Proboscis court, cylindrique, armé de
files longitudinales de crochets présentant
une très forte dissymétrie dorso-vcntralc (les
crochets ventraux sont près de 4 fois plug
gros que les dorsaux).
Réceptacle long.
Canglion cérébrolde placé bien au-dessus
du fond du réceptacle.
Lemnisques à peu près aussi longs que
le réceptacle, aplatis, sacciformes.
Organes génitaux mâles occupant les
deux tiers postérieurs du tronc (pôle anté¬
rieur du testicule antérieur touchant le fond
du réceptacle).
Testicules ovoïdes, placés l'un derrière
l'autre et en contact.
Six glandes cémentaires piriformes, rela-
Embryophores caractéristiques d’un
cycle aquatique.
Espace type : Heteracanthocephalus pel-
torhamphi (Baylis 1944) Petrotschenko 1956.
HETERACANTHOCEPHALUS PEL-
TORHA MPHI (Baylis 1944) Petro¬
tschenko 1956 (= Rhadinorhyn-
chus peltorhamphi B. 1944).
La description princeps est basée sur
deux récoltes chez une sole adulte de Nouvelle-
Zélande et de jeunes soles de la même région.
Proboscis cylindrique ou un peu clavi-
forme, armé de 12 à 18 files de 9 à 11 crochets
chacune. Les crochets des 6 ou 10 files ven¬
trales sont énormément plus gros que ceux
des autres files.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
159
ASPERSENTIS JOHNI (Baylis 1929) Chandler 1934
(= Rhadinorhynchus johni Baylis 1929).
La description de Baylis (1929) est très succincte :
Corps d'environ 2,5 à 3,5 mm de long sur 0,4 à 0,7 mm de
diamètre maximum.
Proboscis de 0,6 mm de long chez le mâle et 0,7 mm de long
chez la femelle, pour un diamètre maximum de 0,18 mm chez le mâle
et 0,22 mm chez la femelle. Armé de 14 files longitudinales de 12 à
14 crochets chacune. Les crochets de la face ventrale (longueur
mesurée en droite ligne de la pointe à la base) ont 0,0875 mm de
long et ceux de la face dorsale pas plus de 0,065 mm. Epines de la
partie antérieure du tronc disposées en rangées transversales irrégu¬
lières qui se continuent jusqu'à la face dorsale où elles deviennent
toutefois plus petites.
Les épines ventrales, les plus grosses, ont environ 0,03 mm de
long. Chez les spécimens en extension complète les épines s'étendent
en arrière au-delà de la hauteur de la moitié du réceptacle.
Réceptacle d’environ 0,7 mm de long chez le mâle et 0,9 mm
chez la femelle.
Lemnisques aussi longs ou un peu plus longs que le réceptacle.
Embryophores d’environ 0,05 mm de long sur 0,015 mm de
diamètre.
Hôte définitif : Merluccius sp. (fam. des Merlucciidae).
Localité : lies Falkland.
A
B
Fig. 116. — Aspersentis megarhynchus (v. L.) et Aspersentis johni (B. 1929)
Diagnose différentielle entre les deux espèces d'après les figures de Baylis, 1929
A. Rostre d’A. johni.
B. Rostre d’A. megarhynchui.
8 564020 6
Source : MNHN, Paris
160
YVES J. GOLVAN
Rétinacles (et ganglion?) à l’extrémité postérieure du réceptacle.
Lemnisques de longueur variable, parfois plus couru, parfois plus longs que le réceptacle. Quand ils
sont contractés ils sont soit en masse soit aplatis à leurs extrémités bbres.
Mâle : longueur du corps : 2,5 à 8 mm pour un diamètre max.mum de 0,55 à 1,4 mm.
Longueur du proboscis : 0,3 à 0,6 mm pour un diamètre de 0,12 à 0,2 mm.
Longueur des plus gros crochets d’environ 0,1 mm des plus petits d environ 0,028 mm.
Longueur du réceptacle de 0,45 à 0,90 mm (1 mm chez un spécimen en extension complète) pour un
"Ü^TesticulM^un^derrière l’autre, généralement contigus et très proches du fond du réceptacle. Leur
forme varie considérablement selon l’état d’extension des spécimens.
Chez les spécimens rétractés ils mesurent environ 0,5 à 0,8 mm de long sur 0,35 & 0,70 mm de large et
sont subglobuleux. Chez un spécimen parfaitement étendu ils sont allongés et le testicule antérieur mesure
1 2 mm de long sur 0,56 mm de diamètre, le postérieur 1,55 mm de long sur 0,45 mm de diamètre. II paraît
v avoir 6 glandes cémentaires grosses et piriformcs. Chez la plupart des exemplaires elles sont tassées les
unes contre les autres, mais lorsque les vers sont en extension elles se disposent en deux rangées longitu¬
dinales de 3 glandes chacune.
Femelle : longueur du corps de 2,5 à 16 mm (cependant les exemplaires qui n’ont que 3 à 4 mm de long
contiennent déjà des œufs), pour un diamètre maximum de 0,5 à 1,7 mm.
Longueur du proboscis d’environ 0,7 mm pour uu diamètre d environ 0,24 mm.
Longueur dos plus gros crochets d’environ 0,1 mm & 0,11 mm; les crochets les plus petits ont de 0,028
Ù °’°Lon^eur d^réceptacle d’environ 1,2 mm pour un diamètre d’environ 0,35 mm.
Longueur totale do l’appareil utéro-vaginal atteignant 3 mm.
Cloche utérine d’environ 0,5 mm de long.
Portion tubulaire de l’utérus d’environ 2.3 mm de long sur 0,4 mm dans sa plus grande largeur.
Vagin d’environ 0,3 mm de long sur 0,13 ram dans son plus grand diamètre.
Embryophores fusiformes. L’enveloppe externe est plutôt pointue ù ses deux extrémités et mesure
de 0,092 à 0,102 mm de long sur 0,022 à 0,024 mm de diamètre. L’enveloppe moyenne pousse des prolonge¬
ments polaires à extrémités arrondies.
Hôte définitif : Pellorhamphus novaeielandiae Günther (fam. des Rhomboeoleidae).
Localité : Otago Harbour (Nouvelle-Zélande).
J’ai pu étudier une seule femelle mûre de cette espèce, récoltée par Paul Chabanaud
en 1948 chez Peltorhamphus novae-zelandiae en Nouvelle-Zélande, malheureusement le
rostre est partiellement invaginé. J’en donne ici les figures. Il faut noter la grande similitude
qui existe entre la cloche utérine de cette espèce et celle d ’Aspersentis megarhynchus ce qui
vient confirmer la grande parenté de ces deux espèces. La cloche utérine est réduite à quelques
tractus qui enserrent un sac ligamentaire et l’appareil sélecteur est formé de nombreuses
cellules de petite taille. Nous retrouverons une disposition très voisine chez les Pomphorhyn-
ChUS Le ganglion cérébrolde est bien situé un peu au-dessus du fond du réceptacle. Les diffé¬
rences de longueur des lemnisques déjà notée par Baylis s’explique par le fait qu’ils sont conte¬
nus dans une sorte de sac fibreux dans lequel ils sont pelotonnés.
Quant à la morphologie très particulière de l’extrémité postérieure des femelles avec
cette sorte de croissant terminal, je ne puis dire s’il s’agit d’un caractère authentique ou d’un
artéfact. La morphologie des œufs est aussi très comparable à ce que l’on a décrit chez les
Aspersentis.
Genre Sachalinorhynchus Krotov et Petrotschenko 1956.
Diagnose.
Heteracanthocephalinae parasites de Poissons d’eau douce de Sibérie orientale.
Taille moyenne. ...
Tronc inerrae, cylindrolde, un peu dilaté dans sa partie antérieure, surtout chez les femelles.
Proboscis cylindrolde, assez long, dont le grand axe est assez fortement incliné ventrolement sur le
grand axe du tronc. De plus, le rostre est arqué selon sa face ventrale. Il est armé de files longitudinales de
crochets présentant une très forte dissymétrie dorso-ventrale. Les crochets des files dorsales sont très petits
et ont des racines rudimentaires mais ils sont deux fois plus nombreux que les crochets ventraux, beaucoun
plus gros et à racineB bien développées, de forme simple. Les crochets placés à la base des files ventrales sont
également des épines.
Cou court, tronc conique.
Réceptacle aussi long que le proboscis.
Lemnisques à peu près aussi longs que lui.
Ganglion cérébrolde placé dans le tiers inférieur du réceptacle.
Organes génitaux mâles occupant la moitié postérieure du tronc.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
161
B
Fie. 118. — Sachalinorhynchus skrjabini K. et P. 1956
(d'après les figures de Petrotschenko, 1956)
A. Femelle.
B. Mâle.
C. Rostre.
D. Diagramme de la disposition des crochets sur le rostre.
E. Embryophore.
11.
Source : MNHN, Paris
162
YVES J. GOLVAN
Testicule» spiroïdaux ou piriforme», placé» obliquement l'un derrière l’autre.
Sbc glandes cémentaires courtes et piriforme», disposées en trois paire».
Orifice» génitaux terminaux dans les deux sexe».
Embryopliores caractéristique» d un cycle aquatique.
Espèce type : Sachalinorhynchus skrjabini Krotov et Pctrotachenko 1956.
SACHALINORHYNCHUS SKRJABINI Krotov et Petrotschenko 1956.
La description princeps est la suivante :
Corps de taille moyenne, presque cylindrique, «
Pas d'épines cuticulaires sur le tronc.
Cuticule avec un système lacunaire bien visible.
Rostre long, cylindrique, arqué sur sa face ventrale.
Mâle de 5,02 à 5,6 mm de long sur 0,70 à 0,74 mm de diamètre dan» sa partie antérieure.
Proboscis de 1,10 mm de long sur 0,188 mm de diamètre avec deux types de crochets, les uns petits,
«ans racines insérés sur la face dorsale en deux files de 21 crochets chacune. Les autres, plus grands, à racines
. • „ .iSvelonnées insérés sur la face ventrale en 4 files de 12 crochets chacune. Les petits crochets ont du I
ÏJ xStS J- 0.058 1 0,061 non d, lu*. In XX . 0,04! .. do Ion, « lo XXI „i. p.„
développé n’a que 0,013 mm de long. En ce qui concerne les grands crochets, la taille croît du I au VII
( “* SCinSdM. 1"»" «* d * 0,011 » O*» mm du I au IV. d. 0,100 do V .. VIII, do 0,097 pou, 1, EX
de 0 071 mm pour le X, de 0,032 pour le XI et seulement de 0,013 pour le XII.
La largeur est de 0,019 mm à 0,023 mm du I au X, de 0,016 mm pour le XI et seulement de 0,006 mm
P ° Ur i!es racines du I au X ont sensiblement 0,061 mm de long sur 0,023 mm de large, le XI a une racine de
0,016 mm et le XII est le seul a ne pas avoir de racine. ...... ,
Réceptacle cylindrique avec deux couches musculaires, inséré à la partie inférieure du rostre, long de
0,86 â 1,18 mm pour un diamètre de 0,19 mm.
Ganglion cérébrolde placé à la partie inférieure du réceptacle.
Lemnisques courts de 1,10 mm de long, allongé» et ne dépassant pas le fond du réceptacle.
Cou très court de 0,157 mm de long sur 0,2 â 0,3 mm de diamètre.
_ . . -, -1—S-l*— milisn rfn rom». I. antérieur a O.RS de long sur
in très léger élargissement dans la moitié antérieure.
Testicules ovoïdes, placés 1 un derrière 1 autre au mdieu du corps. L
0 36 mm de diamètre, le postérieur a 0,44 à 0,30 mm de diamètre.
’ Six glandes cémentaires sphéroldalcs formant un groupe compact.
Femelle de 8,5 à 9,4 mm de long sur 0,97 à 1,07 mm de diamètre.
Rostre de 1,29 mm de long sur 0,19 mm de diamètre. Les crochets soi
le» grands sont un peu plus gros (0,129 mm de long pour le IX)
Embryophores de 0,100 mm de long sur 0,016 mm de diamètre.
Acanthor de 0,064 mm de long.
Hôte définitif : Nemacheilus barbatula lo ni (fam. des Cobitidae).
Localité : Sud de i’île de Salchaline.
t identiques â ceux du mâle mais
Les quatre dernières familles de Palaeacanthocephala qui possèdent six glandes cémen-
t ai res forment des groupes systématiques dans lesquels il paraît assez facile de distinguer
des courants évolutifs.
Tout d’abord celui des Echinorhynchidae caractérisés par leurs rostres longs, cylindroïdes
armés de crochets dont la taille varie graduellement de haut en bas du rostre. Le nombre
de crochets tend à se réduire de plus en plus mais U rostre demeure cylindrique.
Les Pomphorhynchidae sont remarquables par l’extrême étirement de leur cou. Il s’agit
d’une disposition que je considère comme hypertélique et qui apparaît chez des formes déjà
très évoluées. D’autre part la disposition de l’appareil génital femelle avec son ligament antéro¬
postérieur contenant les masses ovariennes les rapproche des Aspersentis ou des Heteracan-
thocephalus.
Quant aux deux autres familles elles forment une lignée bien caractérisée par l’existence,
sur le rostre, de deux types de crochets qui sont, des crochets apicaux de grande taille (mais
sans dissymétrie dorso-ventrale nette) et des crochets basaux spiniformes à racines rudimen¬
taires. Le fait essentiel est que l’on passe brutalement de l’un à l’autre type sans qu’il y ^
de crochets de transition. ...
Le rostre est primitivement cylindrolde. Il existe des épines cuticulaires antérieures et
des épines génitales ( Neoacanthocephaloidinae). Puis les épines génitales disparaissent mais
les épines cuticulaires antérieures persistent tandis que le rostre tend à devenir plus court
et plus sphéroldal ( Gorgorhynchoides , Arhythmacanthus puis Acanthocephaloides). On passe
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
163
ensuite à des formes parfaitement inermes quant à leur tronc ( Paracanthocephaloidinae ).
J’ai séparé artificiellement la famille des Hypoechinorhynchidae bien qu’elle me paraisse le
simple aboutissement du courant évolutif précédent. Le rostre est devenu sphéroïdal, la dis¬
position des crochets par files longitudinales tend à se perdre au profit d’un arrangement
spiral, d’où la convergence avec les représentants de la famille des Neoechinorhynchidae
dans l’Ordre des Eoacanthocephala.
Tout ceci avait déjà été pressenti par Meyer (1932) qui avait rapproché les Heterosentis
des Acanthocephaloides. En fait nous verrons que ces deux genres sont composites et doivent
être scindés en deux fractions chacun. Tripathi (1959) avait adopté cette position comme une
simple hypothèse et sans apporter de nouveaux arguments pour justifier ses idées.
FAMILLE DES ARHYTHMACANTHIDAE YAMAGUTI 1935 EMEND.
Diagnose.
Palaeacanthocephala parasites de Poissons de mer.
Corps de taille petite à moyenne, fusiforme, dont le tronc est parfois orné, dans sa partie antérieure,
d'un champ unique d'épines cuticulaires.
Épines génitales parfois présentes.
Sous-cuticule épaisse, contenant de nombreux fragments de noyaux géants.
Présence fréquente de quatre cellules musculaires de grande taille, avec noyaux géants sphéroldaux,
placés à la hauteur du fond du réceptacle, ou un peu au-dessous de lui, entre les lemnisques.
Canaux principaux du système lacunaire latéraux, unis par un système d’anastomoses formant un
réseau à mailles grossièrement polyédriques.
Proboscis relativement court, cylindrolde, en courte massue ou piriforme à grosse extrémité supérieure.
Toujours au moins deux types distincts de crochets sur le rostre, crochets vrais avec racines bien développées
et crochets spiniformes basaux à racines rudimentaires.
Cou toujours court.
Réceptacle assez court, à double paroi, l'assise externe ayant souvent des fibres & direction oblique.
Ganglion cérébroide en position variable selon le degré d’évolution du genre.
Lemnisques digitiformes ayant toujours au moins la longueur du réceptacle mais souvent plus longs
Organes génitaux mâles occupant au moins la moitié postérieure de la longueur du tronc.
Testicules sphéroldaux placés l’un derrière l’autre et en contact.
Toujours six glandes cémentaires de forme variable.
Canaux déférents souvent larges et sinueux.
Organe de SSfTtigen souvent volumineux, toujours bien développé.
Orifices génitaux terminaux dans les deux sexes.
Embryophores caractéristiques d’un cycle aquatique.
Genre type : Arhythmacanthus Yamaguti 1935.
Je propose de diviser cette famille en trois sous-familles aisément reconnaissables par la
disposition des épines cuticulaires ou leur absence :
— Neoacanthocephaloidinae Golvan 1960 possédant des épines cuticulaires antérieures
et des épines génitales, ce qui est la disposition la plus primitive;
— Arhythmacanthinae Yamaguti 1935 qui conservent des épines cuticulaires antérieures
mais plus d’épines génitales d’une part, et d’autre part chez qui la taille du rostre tend à se
réduire tandis que sa forme devient sphéroïdale;
— Paracanthocephaloidinae nov. sub. fam. à rostre court et cylindrolde mais dont le
tronc est toujours inerme.
SOUS-FAMILLE DES NEOACANTHOCEPHALOIDINAE GOLVAN 1960
Diagnose.
Arhythmacanthidae parasites de Poissons de mer.
Corps petit portant toujours des épines de petite taille tant sur la partie antérieure qu’autour des ori¬
fices génitaux dans les deux sexes.
Proboscis court mais cylindrolde, armé d’un nombre réduit de crochets de deux types : des crochets
vrais antérieurs à racines bien développées et des crochets spiniformes basaux à racines rudimentaires.
Le passage des crochets aux épines se fait sans transition.
Ganglion cérébroide placé au fond du réceptacle.
Lemnisques un peu plus longs que le réceptacle.
Source : MNHN, Paris
4 YVES J. GOLVAN
Organes mâles occupant pratiquement la moitié postérieure du tronc.
Testicules sphérolduux, l’un derrière l’autre et en contact.
Six glandes cémentâmes piriformes disposées plus ou moins régulièrci
Orifices génitaux terminaux dans les deux sexes.
Embryophores caractéristiques d’un cycle aquatique.
Genre type : Neoacanthocephaloides Cable et Quick 1954.
0,2
Fie. 119.
Neoaccanlhocephaloides spinicaudatiu G et Q. 1954
(d'après les figures de Cable et Quick, 1954)
A. Mâle.
B. Rostre.
lière où à une particulière fragilité de la paroi du tronc à c
véritable bulbe déjà dessiné chez l’animal vivant).
Partie antérieure du tronc portant 13 rangées diagonales d’épines particulièrement grosses sur 1 r
ventrale, atteignant 0,025 à 0,027 mm de long. a ,a ce
Extrémité postérieure du tronc portant également des épines plus petites à pointe antérieure fa a ■
• . ntruie et dorsale). Tronc de 1,60 mm de long sur 0,52 mm de larve & Plne8
Genre Neoacanthocephaloides
Cable et Quick 1954.
Diagnose.
Ncoacanthocephaloidinae à tronc fu-
silorme, orné, dans sa partie antérieure
dun seul Champ d’épines cuticulaires
Proboscis cylindrolde, armé d'„„
"ÏS.T.‘t” P .L”S3, b P î
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d. ,â;Sr , " <b,o,d ’ *» «
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Anin E ’ P i Ce , typ r : Neoocoiuhocephaloides
•pirucaudatut Cable et Quick, 1954.
neoacanthocephaloidfc
SPINICAUDATUS Cabfe et
Quick 1954. et
Description basée sur un sent
Proboscis de 0,32 mm de ln„ 6 '
0,07 mm de large, armé de 10 eifgT
13 crochets chacune, les 4 demi» de
chets de chaque file étant de “tSïê
brusquement très réduite nar
celle des crochets qui l ea n &
immédiatement. Crochets * P récèd ®M
0,028 à 0,030 mm de lon* P ‘ CaUX . de
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tronc fusiforme, atténué aux de,,
extrémités, présentant un gros él • *
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niveau. Il „ p£, . '
le latérale sur les faces v
Réceptacle possédant une as
Lemnisques égaux, minces, u
de large.
de'«<..àï"3
iterne à fibres obliques, long de 0,41 min sur 0,104 mm de diami^
plus longs que le réceptacle, mesurant 0,46 mm de long sur 0 036
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
165
Testicules ovoïdes, se recouvrant un peu, de 0,20 mm de long sur 0,14 mm de large.
Six glandes cémentaircs piriformes, recouvrant un peu de pôle postérieur du testicule, longues de
0,128 mm et larges de 0,04 ù 0,06 mm.
Bourse copulalrice évaginée de 0,17 mm de long sur 0,16 mm de large.
Hôte définitif : Halichoercs biviualus (ce nom de genre est pré-employé et le nom correct est Hemitilis
bivittalus [Coridae].
Localité : Isla Ratones (Porto-Rico).
Genre Acanthocephaloides Meyer 1932 emend.
J’ai examiné des dizaines de spécimens appartenant à ce genre avant de me rendre compte
que je les avais regardés mais non vus!
Je dois avouer que j’avais commis l’erreur de les colorer au carmin puis de les monter
au baume du Canada. J’ai reçu de G. Oliver plusieurs centaines d’exemplaires de Y Acantho¬
cephaloides propinquus (Dujardin 1945) que Meyer (1932) avait désigné comme type du
genre Acanthocephaloides. Ces Acanthocéphales parfaitement fixés constituent un matériel
de choix comme on souhaiterait en avoir toujours. J’ai donc simplement monté un spécimen
entre lame et lamelle dans de la gomme au chloral servant de milieu éclaircissant.
J’ai eu alors la surprise de constater que tout le tronc était couvert d’épines cuticulaires
minuscules qui n’apparaissent que comme de simples points au plus fort grossissement à
sec. Ce n’est qu’à la plus forte immersion que l’on peut se rendre compte de leur morphologie
exacte.
J’ai alors repris mes préparations anciennes colorées. Les épines sont alors peu visibles
sauf à l’objectif à immersion. Bon nombre d’entre elles sont d’ailleurs tombées ou sont invi¬
sibles, ne pouvant être distinguées sur le fond rosâtre de la cuticule. J’espère que cette auto¬
critique démontrera à l’envi que les préparations colorées sont très esthétiques, qu’elles per¬
mettent d’avoir de belles collections soigneusement rangées et étiquetées dans des boîtes
mais qu 'elles ne constituent pas une technique satisfaisante pour l’étude des Acanthocé¬
phales. Il se peut que lorsque l’on fait subir une telle « cuisine » aux Plathelminthes, le résul¬
tat soit excellent, il ne m’appartient pas d’en juger. Pour que l’on cesse de colorer les Néma¬
todes il a fallu toute l’autorité de Chitwood ou d’Alain Chabaud. Pour ce qui concerne les
Acanthocéphales il faudra bien aussi parvenir à cette conclusion évidente.
Cette découverte m’a obligé à revoir la classification et à démanteler le genre Hetero-
sentis Van Cleave 1931. L’espèce type, Heterosentis heteracanthus présente seule, une forte
dissymétrie dorso-ventrale des crochets du rostre. Elle trouve donc naturellement sa place
parmi les Aspersentis dont rien ne la distingue et qui paraissent donc bien, pour le moment,
localisés à l’Hémisphère Sud. Quant à VHeterosentis plotosi de Yamaguti il ne présente pas
de dissymétrie dorso-ventrale des crochets, il ne peut rejoindre H. heteracanthus avec les
Aspersentis. II est par contre très proche de Y Acanthocephaloides chabanaudi de Dollfus
qui lui est totalement inerme (je viens de le vérifier) et doit faire partie d’un nouveau genre
Paracanthocephaloides.
Quant aux autres espèces du genre Acanthocephaloides, je les laisse provisoirement
dans ce genre en attendant qu’elles soient réétudiées.
Nouvelle diagnose du genre Acanthocephaloides Meyer 1932 emend.
Neoacanthocephaloidinae parasites de Poissons de mer.
Corps de petite taille.
Tronc cylindrolde ou fusiforme orné, sur toute sa longueur, de très petites épines enchâssées dans
des replis cuticulaires, disposées selon des couronnes en quinconce, serrées les unes contre les autres en
avant, plus lâchement réparties en arrière.
Sous-cuticule contenant de très petits et très nombreux fragments de noyaux géants. Canaux princi¬
paux du système lacunaire unis par des anastomoses formant un réseau à larges mailles grossièrement poly¬
édriques.
Cuticule mince. Grosse papille sensorielle apicale sur le rostre.
Proboscis en courte massue ou cylindrolde, armé d’un petit nombre de crochets disposés selon quelques
files longitudinales. Les crochets supérieurs sont grands et ont des racines bien développées. Les crochets
basaux sont de petite taille, « spiniforraes », et ont des racines rudimentaires. Le passage des crochets vrais
apicaux aux crochets spiniformes basaux se fait sans formes de transition.
Cou assez court. Parfois présence d’une paire do papilles sensorielles.
Réceptacle â double paroi, court et large, inséré à la base du rostre.
Ganglion cérébrolde placé au fond du réceptacle.
Lemnisqucs aussi longs ou plus longs que le réceptacle.
Source : MNHN, Paris
166
YVES J. GOLVAN
Fig. 120. — Acamhocephaloides propinquus (D. 1845) M. 1932
(nouvelle» figure» d’après les exemplaire» de Sèle et de Concarneau)
A. Mâle adulte.
B. Femelle.
C. Appareil génital mâle.
D. Appareil vaginal.
E. Rostre d’une femelle (noter la grosse papille sensorielle apicale).
F. Rostre d’un mâle.
G. Embryophore mûr.
H. Épines cuticulaires du tronc.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
167
Organes génitaux mâles occupant la moitié postérieure du tronc.
Testicules sphéroldnux, placés l’un derrière l’autre et en contact.
Six glandes cémentaires courtes, piriformes ou sphéroldales, plus ou moins régulièrement disposées
par paires ou en deux groupes de 3 glandes chacun.
Canaux excréteurs do glandes cémentaires larges, cheminant en deux faisceaux de 3 de part et d'autre
de l’organe de Sâfftigen, lequel est toujours volumineux.
Grosse vésicule séminale.
Utérus assez long.
Orifices génitaux terminaux dans les deux sexes.
Embryophores ellipsoïdaux avec grandes hernies polaires de la membrane moyenne.
Acanthor entièrement couvert d’épines.
Espèce type : Acanthoccphaloidcs propinquus (D.) M.
A CA NTHOCEPHA LO IDES PROPINQUUS (Dujardin 1845) Meyer 1932 (= Echinorhynchus
propinquus Dujardin 1845, = E. fabri Rudolphi 1819, = E. globulosus Rudolphi 1819
p. p., = E. pumilio Rudolphi 1819, = E. scorpaenae Rudolphi 1819, = E. zeni Rudolphi
1819).
La description princeps de Dujardin (1845) est la suivante :
Corps oblong, long de 4 à 6,75 mm et large de 1,12 mm, un peu ventru en avant, cylindrique en arrière,
un peu aminci et obtus à l’extrémité postérieure.
Trompe ovoïde, courte, ayant 6 à 8 rangées de crochets en quinconce (12 files longitudinales de 6 à
7 crochets chacune), les antérieurs plus gros, les postérieurs considérablement plus petits (selon Meyer
11932J la répartition se fait sur les modes 4 + 2 ou 3 +3).
Cou très court, h peine plus étroit que la trompe.
Partie postérieure du mâle terminée par une vésicule copulatrice ronde ou cyathiforme.
J’ai étudié un grand nombre de spécimens de cette espèce provenant soit des récoltes
du Laboratoire de Biologie marine de Sète que dirige mon ami Louis Euzet, soit des collec¬
tions de Robert Ph. Dollfus. Dans l’ensemble da description de Dujardin demeure correcte,
à ceci près qu’il ne mentionne pas les épines cuticulaires. Il est impossible de lui en tenir
rigueur si l’on songe qu’avec les microscopes de plus en plus perfectionnés dont ses succes¬
seurs ont bénéficié, aucun (moi compris!) n’avait remarqué ces minuscules points. Tous ont
donc donné de l’espèce une description erronée à laquelle manque un détail essentiel qui
oblige à modifier la diagnose du genre et sa place dans la classification.
Corps plutôt fusiforme. Tout le tronc porte des épines cuticulaires minuscules qui, aux plus forts
objectifs à sec, n’apparaissent que comme des points disposés en quinconce selon des couronnes transver¬
sales. Ces couronnes sont serrées les unes contre les autres en avant mois plus lâchement réparties vers
l’arrière. En vue latérale et au plus fort grossissement à immersion, on voit qu'elles soulèvent une petite
élevure de la cuticule mais qu’elles ne sont pas engainées par elle. Elles sont disposées de telle sorte qu’en
avant leur pointe est dirigée vers l’arrière tandis que dans la partie postérieure elles ont leur pointe dirigée
La taille de ces épines est comprise entre 0,002 et 0,004 mm. Il me semble y avoir une cinquantaine
de ces couronnes comptant chacune plusieurs dizaines d’épines.
Les épines postérieures sont un peu plus grosses que les antérieures.
C’est donc, jusqu'à ce jour, le SEUL Ecbinorhynchoidea qui possède des épines sur toute la longueur
du tronc sans qu’il y ait de solution de continuité entre les épines antérieures et les épines génitales.
Le rostre est implanté dans le grand axe du corps. Il mesure environ 0,2 mm de long, il est cylindrolde
ou un peu fusiforme, ayant 0,11 mm de diamètre dans sa partie la plus large (qui se trouve au niveau de
sa dernière couronne de grands crochets) et seulement 0,09 mm à sa base. Les racines des crochets sont
simples. La disposition notée par Meyer (1932) [4 crochets vrais et 2 crochets spiniformes basaux ou
3 crochets vrais apicaux et 3 crochets spiniformes basaux] est parfaitement exacte.
Il semble bien que certains individus au moins possèdent des papilles sensorielles latérales sur le cou.
Le réceptacle mesure 0,35 mm de long.
Les lemnisques sont minces et aussi longs que le réceptacle.
Le ganglion cérébrolde est volumineux et placé au fond du réceptacle.
Les organes génitaux mâles, chez les spécimens mûrs et en extension complète, occupent à peine plus
de la moitié de la longueur du tronc. Les testicules sont sphéroldaux, placés l’un derrière l’autre et toujours
Il y a six glandes cémentaires sphéroldales, plus ou moins régulièrement disposées en trois paires.
Les canaux cémentaires sont larges et cheminent en deux faisceaux de trois de part et d’autre de l’organe
de Sâfftigen.
Cet organe de Sâfftigen est piriforme et volumineux. La vésicule séminale est bien développée et placée
à la base du pénis. Il existe deux diverticules à la base de la chape musculaire de la bourse copulatrice.
Le pénis est court et conique. L’orifice génital mâle est terminal.
Source : MNHN, Paris
168
YVES J. GOLVAN
L’appareil génital femelle est grand eu égard à la longueur réduite du tronc.
La cloche utérine est large de face et étroite latéralement. Le» cellule» sélectrice» sont volumineuses
:t forment une grappe à la base de la cloche.
Le tube utérin est large avec une paroi mince.
L’entonnoir vaginal est court. Il y a deux sphincters vaginaux
La vulve est terminale.
Les embryophores sont en fuseau long avec une coque externe mince
nembrane moyenne bien dessinées. Acanthor entièrement couvert d'épines.
bulbe vaginal bien développés,
des hernies polaires de la
Hôtes définitifs : L’espèce a été trouvée chez de nombreux poissons de Méditerranée appartenant à
des familles très éloignées les unes des autres. Pour ma part j’ai étudié des spécimens chez Gobius niger
Linné, Zeus faber Linné, Congés vulgaris Cuvier, Scorpaena porcus Linné et Pagellus erythrinus Linné.
Localité : Toute la Méditerranée occidentale et la côte atlantique de la France. J’ai en effet retrouvé
l’espèce dans les collections récoltées par plusieurs naturalistes à Concarneau (Finistère) et à l’île d’Y„„
(Vendée). Je n’ai trouvé aucune différence entre les spécimen» des deux régions.
A
Fig. 121. — Acanthocephaloides distinctus et A. propinquus, caractère» différentiels
mm
A. Mâle à'A. distinctus.
B. Mâle d’A. propinquus.
C. Femelle d 'A. distinctus.
D. Femelle d’A. propinquus.
E. Embryophore d’A. distinctus.
F. Embryophore d’A. propinquus.
G. Files de crochets du rostre : A. p. : A. propinquus ; A. d. : A. distinctus.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
169
Source : MNHM, Paris
170
YVES J. GOLVAN
ACANTHOCEPHALOIDES DISTINCTES n. sp. (= Acanthocephaloid.es propinquus sensu
Golvan 1956.
iis identifié de nombreux spécimens récoltés
e Acanthocephaloides propinquus (Dujardin
suis aperçu qu’il y avait entre cet Acantho-
is qui me paraissent suffisantes pour créer
_ nens de l’une et l’autre espèces montés au
aumc U o..o .V __ it dessinés & la chambre claire avec les mêmes grossissements. Cette
fj^ure'fait nettement apparaître que les exemplaires européens sont tous plus petits que ceux de Dakar.
.. . i___. - ... n n i t Hc vue nnmhre de fi e*
Lors de mon premier travail sur les Acanthocéphales, j’a-
par Jean Cadenat chez les Poissons de Gorée (Sénégal) com
1845). J’ai repris l’étude des exemplaires dont je dispose et m
céphale et celui des côtes d’Europe quelques minimes i ère
une espèce distincte. J’ai groupé sur une meme figure des spécim
m i armement uu w .__ ( _ t e nombre de files el
j ‘distinctes sont plus grands que ceux A’À. propinquus, en particulier ce
précède immédiatement les « épines basales». Ils sont aussi plu» arqué».
Quant aux épines basales elles sont distinctement plus arquées sur les exemplaires africains que sur
les exemplaires européens. ...
Je ne dispose que de préparations colorées au carmin mais, en les ré-examinant, j’ai découvert des
épines cuticulaires identiques (à la taille près) à celles que je venais de voir chez A. propinquus. Ces épines
ont en effet de 0,005 & 0,006 mm de long..
Dernier caractère, les erabryophores d A. disttnctus sont un peu plus longs et surtout plus fusiformes,
plus « pointus» aux deux pôles que ceux d 'A. propinquus. Ces caractères sont certes discrets mais je crois
qu’ils permettent une diagnose différentielle entre l’une et l’autre espèce.
Hôles définitifs : Chaetodon marcellao Poil ( Chactodontidae ), Coris julis (Linné) [Coridae], Microchirus
toitei Chabanaud 1950 ( Soleidae ), Monochirus atlanticus Chabanaud 1949 ( Soleidae) et Monochirus hispidus
Rafincsque 1814 (Soleidae).
Localité : Dakar (Sénégal).
A. Femelle.
B. Mâle.
C. Rostre.
D. Embryophore.
ACANTHOCEPHALOIDES INCRASSATUS (Molin 1858) Meyer 1932 (= Echinorhynchus
incrassatus Molin 1858, = Echinorhynchus devisianii Molin 1858, = E. Jlavus Molin
1858, = Acanthocephalus incrassatus (M.) Kostylew 1926).
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
171
Paroi de tronc mince et transparente, inerme (au moins temporairement jusqu’à ce que l’on réexamine
de nouveaux spécimens de cette espèce!).
Corps plus large en uvant qu’en arrière.
Mâle de 3 à 4 mm de long, femelle de 5 à 6 mm (selon Stossich 1898).
Proboscis ovoïde de 0,20 m de long sur 0,14 mmm de diamètre maximum dans sa partie moyenne,
réduit à 0,10 ou 0,14 mm dans sa partie basale.
Crochets disposés selon 12 files de S crochets possédant des racines de forme simple, sans apophyse
supérieure et dont la taille n’excède pas la longueur de la lame. Selon Kostylew (1926) les dimensions des
crochets sont les suivantes : CI = 0,025 & 0,028 mm. - Cil = 0,035 à 0,039 mm. - CIII = 0,053 à
0,054 mm. - CIV = 0,014 à 0,017 mm. - CV = 0,010 & 0,014 mm.
La taille des crochets décroit donc très brusquement à la base du rostre.
Cou court de 0,07 mm de long.
Réceptacle de 0,4 à 0,7 mm de long avec ganglion cérébroïde placé à la base.
Lemnisques pratiquement de la même longueur que le réceptacle, parfois un peu plus longs.
Testicules dans le tiers moyen du tronc, l’antérieur de 0,054 & 0,046 mm, le postérieur de 0,54 à
0,43 mm.
Six glandes cémcntaires disposées en trois paires.
Embryophores ellipsoïdaux de 0,071 mm de long sur 0,014 mm de diamètre avec grandes hernies
polaires de la membrane moyenne.
Source : MNHN, Paris
172
YVES J. GOLVAN
ACANTHOCEPHALOIDES KOSTYLEWI Meyer 1932 (= Acanthocephalus propinquus
sensu Kostylew 1926).
Mâles de 4,8 mm de long, femelle d’environ 8 mm de long.
Corps cylindrique, inerme (au moins temporairement), large de 0,72 mm dans Ba partie antérieure puis
allant en s’amincissant vers l’extrémité postérieure.
Trompe cylindrique, à apex arrondi, quelque peu rétrécie vers la base. Longueur de 0,23 mm chez le
mâle pour un diamètre maximum de 0,18 mm, longueur du rostre chez la femelle de 0,27 mm pour une largeur
maximum de 0,18 mm. 8
Armé de 16 files de 5 crochets dont les dimensions sont les suivantes :
Mâle : CI : 0,0393; Cil : 0,0643; CIII : 0,0714; CIV : 0,0714; CV : 0,0357 mm.
Femelle : CI : 0,0536; Cil : 0,0714, 0,0642; CIII : 0,0785; CIV : 0,0821; CV : 0,0357 mm.
Les racines des crochets n’ont pu être mesurées, on peut cependant noter qu’elles ne présentent pas
d'apophyses latérales et qu’elles ne sont pas plus longues que la lame du crochet. P
Les crochets basaux sont de simples épines. Il n’y a pas de transition entre les crochets vrais et les épines
basales.
Cou très court.
Réceptacle à double paroi inséré & la base du proboscis; long de 0,46 mm.
Ganglion cérébrolde placé au fond du réceptacle.
Lemnisques d’une longueur sensiblement égale à celle du réceptacle (chez les spécimens rétractés) mais
sensiblement deux fois plus longs que lui chez les spécimens en extension complète. '
Testicules placés dans le tiers moyen de la longueur du tronc. L’antérieur de 0,23 mm de long sur 0 23 mm
de large, le postérieur de 0,27 mm de long sur 0,23 mm de large. 1
Six glandes cémentaires sphéroldales sensiblement disposées par paires à environ 0,6 mm de distance
du testicule postérieur.
Embryophores mûrs de 0,06426 à 0,07140 mm de long sur 0,01428 & 0,01785 mm de diamètre.
Hôte définitif : Solea nasuta Pallas.
Localité : Sébastopol (mer Noire, U.R.S.S.).
ACANTHOCEPHALOIDES SOLEAE (Porta 1905) Petrotschenko 1956 (= Echinorhynchus
soleae Porta 1905, = E. rhytidodes Monticelli 1905, = E. aurantiacus Monticelli 1887 (?)
= E. corrugatus Monticelli 1900).
Femelle de 12,5 à 16 mm de long, mâle de 0,5 à 14,5 mm.
Corps quelque peu atténué en avant et en arrière, inerme (ce détail est peut-être exact car la grande tain
de cette espèce me fait douter de son appartenance au genre Acanthocephaloides). ,e
Proboscis ovale, resseré à sa base, long de 0,4 mm.
Crochets disposés selon 12 files de 5 à 6 crochets, les antérieurs sont les plus gros, les moyens les ni
petits et les basaux spiniformes et petits (ce caractère, s’il est exact, suffirait & différencier cette espèce d'y?
propinquus).
Cou très court de 0,1 mm de long.
Meyer classe cette espèce dans les Echinorhynchus sensu lato et ajoute ce commentaire auquel on ne
que souscrire : « Cette espèce appartient vraisemblablement au genre Acanthocephaloides. Cependant*^ 1
dessin qu’en donna Porta est, comme sa description, quelque peu insuffisant. » C’est le moins que l’on puis* 6
Hôte définitif : Solea impar.
Localité : Méditerranée (côtes italiennes).
SOUS-FAMILLE DES ARHYTHMACANTHINAE YAMAGUTI 1935
Diagnose.
Arhythmacanthidae ne possédant pas d'épines génitales mais seulement des épines cuticulaires anté
Proboscis tendant à devenir plus court et sphéroldal.
Genre type : Arhythmacanthus Yamaguti 1935.
Autre genre : Gorgorhynchoides Cable et Linderoth 1963.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
173
Genre Arhythmacanthus Yamaguti 1935.
Diagnose.
Arhythmacanthinae parasites de Poissons de mer du Japon et des Indes.
Corps de petite taille.
Tronc en court fuseau (la plus grande largeur est au niveau de la moitié de la longueur du tronc).
Partie antérieure du tronc ornée d’un champ unique de très petites épines, très serrées les unes contre
les autres et enchâssées dans un repli de la cuticule (d’où l’aspect écailleux de cette partie du tronc). Les
Source : MNHN, Paris
174
YVES J. GOLVAN
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
175
épines sont plus lâchement réparties dans la partie postérieure du champ, qui couvre presque toute la moitié
antérieure du tronc.
Proboscis court, sphérotdul, armé de liles longitudinales de crochets de 3 types : de petits crochets api¬
caux, de grands crochets moyens et de petits crochets spiniformes basaux.
Cou court.
Réceptacle court.
Ganglion cérébrolde placé au fond du réceptacle.
Lemnisques digitiformes, un peu plus longs que le réceptacle.
Organes mules occupant la moitié postérieure du tronc.
Testicules sphéroldaux, placés obliquement l’un derrière l’autre et en contact.
Six glandes cémcntuires sphéroldales ou en courte massue.
Femelles inconnues ou encore non figurées.
Espèce type : Arhythmacanlhus fusiformis Yamaguti 1935.
ARHYTHMACANTHUS FUSIFORMIS Yamaguti 1935 (= Heterosentis fusiformis [Y.]
Tripathi 1959).
Descrilion basée sur quelques mâles adultes.
Corps piriforme ou fusiforme de 5 à 6 mm de long sur 2 & 2,8 mm de diamètre maximum sensiblement
au niveau de la moitié de lu longueur du tronc.
Proboscis sphérotdul de 0,34 & 0,43 mm de long, armé de 3 types de crochets.
A l'apex 18 crochets de 0,45 à 0,063 mm de long, puis deux couronnes disposées en quinconce de 7 cro¬
chets chacune, ces crochets étant les plus gros (longs de 0,188 à 0,210 mm), fortement arqués à la base et
possédant une lame longue et mince et une racine qui s’amincit vers son extrémité postérieure et dont la
longueur est inférieure à la moitié de la longueur de la lame.
Crochets basaux enfin, disposés en 14 files longitudinales de 2 à 3 crochets chacune (généralement 3),
longs de 0,024 & 0,069 mm.
Cou inerme de 0,18 à 0,22 mm de long, nettement séparé du tronc parce que bien moins large que
lui.
Tronc à hypoderme épais contenant de nombreux noyaux épars, couvert dans sa moitié antérieure
d'épines serrées les unes contre les autres et dont la base d’insertion simple est profondément enchâssée au
centre d’un repli cuticuluirc en forme d'écaille. Vers la partie postérieure de l’aire spinulée, les épines devien¬
nent plus clairsemées. A l’union des tiers antérieur et moyen du tronc se trouvent quatre cellules muscu¬
laires géantes possédant des noyaux elliptiques de 0,11 ù 0,12 mm de long sur 0,05 à 0,06 mm de large.
Réceptacle â double paroi de 0,6 à 0,72 mm de long sur 0,25 ù 0,30 mm de large.
Cangiion cérébrolde placé au fond du réceptacle d’où sortent deux courts rétinacles.
Deux et mime parfois quatre lemnisques digitiformes dont la longueur varie de 0,5 à 1,6 mm.
Testicules ovoïdes, placés en arrière de la moitié de la longueur du tronc, contigus et placés obliquement
l’un derrière l'autre, de 0,7 à 0,88 mm de long sur 0,50 â 0,62 mm de large.
Canaux déférents larges et sinueux.
Vésicule séminale ovoïde d'environ 0,25 mm de large, placée dorsalement par rapport à l'extrémité
inférieure des déférents.
Six glandes cémentaires piriformes formant une masse compacte en arrière des testicules.
Organe de Süiftigen en longue massue.
Partie musculaire de la bourse copulutrice possédant deux diverticules Bacculaires et 20 rayons digi¬
tiformes de 0,05 à 0,06 mm de long.
Orifice génital mâle exactement terminal.
Hôte définitif : Sphoeroides sp. (Tetraodonlidae).
Localité : côte pacifique de Wakayama et préfecture de Mie (Japon).
ARHYTHMACANTHUS SEPTACANTHUS Sita 1949.
J’ai reçu du Professeur P. J. Sanjeevà Raj, de Madras, communication d’un travail
fait par l’un de ses élèves dans lequel figure cette espèce demeurée totalement inconnue
parce que la description princeps semble en avoir été publiée dans une thèse ou un diplôme
d’Université en Inde. Il me parait indispensable de publier les descriptions d’espèces nouvelles
dans des revues à large diffusion. Ces descriptions originales peuvent naturellement figurer
dans une thèse mais elles devraient ensuite être reprises dans des journaux que reçoivent les
grandes bibliothèques scientifiques du monde. La Commission internationale de nomencla¬
ture devrait émettre une recommandation dans ce sens.
La nouvelle description est ainsi rédigée :
Mâles et femelles ayant sensiblement la même taille. Proboscis court et en massue armé de 3 types de
crochets. Les crochets apicaux sont petits et disposés selon 3 couronnes de 6 crochets chacune. Les crochets
moyens sont gros, fortement incurvés et disposés selon deux couronnes de 6 crochets chacune. Les crochets
basaux sont petits et très arqués. Ils sont disposés en 13 ou 14 files dont chacune compte 3 ou 4 crochets.
Cou absent.
8 564020 6
Source : MNHN, Paris
176
YVES J. GOLVAN
Tronc étroit en avant, s’élargissant en arrière jusqu’à
_ nrtnn t des épines dans sa partie antérieure.
Réceptacle à double paroi avec ganglion cérébrolde au
x alentours du milieu de la longueur du tronc,
liveau de son fond.
B
Fig. 127. - Arhylhmocanthus aepiacanthus S. 1949
(d’après les figures de Sanjeeva Raj et coll.
non encore publiées par leurs auteurs
et qui m'ont été aimablement communiquées)
A. Mâle.
B. Rostre.
Lemnisques subégaux et deux fois plus longs que le
réceptacle.
Testicules ovoïdes, se recouvrant légèrement.
Six glandes cémentaires piriformes avec des canaux
excréteurs longs.
Vésicule séminale (organe de Sâfftigen) piriforme.
Bourse copulatrice sphérique quand elle est éva-
Cloche utérine en entonnoir. Utérus et vagin longs.
Vagin avec sphincters.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
177
Embryophorcs de deux types (sans doute mûrs et immatures).
Mensurations : Proboscis de 0,216 mm de long sur 0,121 mm de diamètre.
Réceptacle de 0,495 mm de long sur 0,120 mm de diamètre.
Crochets du rostre de 0,036, 0,060, 0,056 et 0,016 mm de long respectivement.
Lemnisques de 0,345 mm de long sur 0,03 mm de large.
Testicules de 0,255 et 0,270 mm de long sur 0,18 mm de diamètre.
Glandes cémentaires de 0,12 mm de long sur 0,06 mm de large.
Organe de Sàfftigen de 0,255 mm sur 0,105 mm.
Bourse copulatrice de 0,36 mm sur 0,255 mm de large.
Embryophores de 0,032 mm de long sur 0,004 mm de diamètre (sans doute des œufs immatures) et
de 0,108 mm de long sur 0,056 mm de diamètre.
H6te définitif : Plolosus caninus Hamilton-Buchnnan (fam. des Plolosidae).
Localité : lac Pulicat (Inde).
Genre Gorgorhynchoides Cable et Linderoth 1963.
Diagnose.
D’abord décrit sur une seule femelle, le genre a pu ensuite être plus précisément déter¬
miné par l’étude des mâles (voir article original de Cable et Linderoth (1963) dans l’addendum
de la page 716).
Arhythmacanthinae à proboscis claviforme portant plus de 20 files longitudinales de 10 crochets au
Les crochets de la face ventrale sont un peu plus gros. Leur taille vario selon le point d’insertion sur le
rostre mais devient graduellement plus petite vers la base.
Cou bien développé.
Tronc avec une partie antérieure étroite armé de nombreuses épines Buivies par une dilatation dorsale
(artéfact lors de la fixation?) incrmc ou portant des épines.
Lemnisques beaucoup plus longs que le réceptacle, contenant de nombreux noyaux.
Testicules placés en avant de la moitié de la longueur du tronc, bien Béparés.
Six glandes cémentaires en bouquet compact, minces, cylindroldes, atteignant le testicule postérieur.
Sacs ligamentaires ouverts.
Utérus long.
Embryophores allongés, sans hernies polaires de la membrane moyenne (immatures ou hernies petites?).
Espèce type : Gorgorhynchoides elongalus Cable et Linderoth 1963.
GORGORHYNCHOIDES ELONGATUS Cable et Linderoth 1963.
La description princeps est basée sur une seule femelle et les mâles n'ont pas été encore décrits complè¬
tement. Leurs caractères ne sont que sommairement énumérés dans l'addendum.
Tronc d'environ 30 mm de long avec une dilatation bulboide à environ 0,6 mm de l'extrémité antérieure.
La largeur du tronc passe de 0,34 â 0,42 mm en avant de cette dilatation et à 0,83 mm à son niveau. Cette
« bulle » est bien visible en vue latérale.
Le reste du tronc a environ 0,75 mm de large jusqu'à ce qu'il se rétrécisse vers l’extrémité postérieure
qui est arrondie et inerme.
Crochets du rostre disposés selon 28 files de 18 à 20 crochets chacune, les antérieurs n°* 2 et 3 de chaque
file sont aplatis, en forme de lame et ont environ 0,070 mm de long. Les crochets des couronnes suivantes
sont brusquement réduits à une longueur do 0,032 mm puis la taille des crochets croît à nouveau jusqu’à
0,068 mm et décroit enfin jusqu'à 0,030 mm de long pour ceux de la base du rostre.
Cou long, largement enfoncé dans la partie antérieure du tronc de notre spécimen.
Epines cuticulaires du tronc ayant environ 0,035 mm de long et disposées selon 36 files longitudinales
irrégulières de 21 à 22 épines chacune avec environ 8 des épines de chaque file invaginées avec la partie
antérieure du tronc.
Bulbe portant 7 épines dispersées environ de chaque côté, pointant dans des directions variées.
Lemnisques minces ayant environ 20 mm de long.
Orifice génital subterminal.
Utérus de 1,25 mm de long. Cloche utérine courte avec son orifice à 2,18 mm de l’extrémité postérieure
du tronc.
Hôte définitif : Caranx chrytos (Mitchill) [Carangidae].
Localité : Curaçao.
12.
Source : MNHN, Paris
178
YVES J. GOLVAN
Fig. 128. — Gorgorhynchoides elongatus C. et L. 1963
(d’après le» figure» de Cable et Linderoth, 1963)
A. Partie antérieure d'une femelle.
B. Appareil utéro-vaginal.
SOUS-FAMILLE DES PARACANTHOCEPHALOIDINAE NOV. SUE. FAM
Diagnose.
Arythmacanthidae parasite» de Poissons de mer. Corps de taille petite à moyenne.
Tronc fusiforme de petite taille ou bien tronc dilaté dan» sa partie toute antérieure puis ^
pratiquement cylindrique sur la plus grande partie de sa longueur. p “evenant
Jamais d’épines cuticulaires.
Proboscis court, armé d’un petit nombre de files longitudinales ne comptant que auelmir
icune. Il y a toujours deux types de crochets très différents : des crochets vrais apicaux àracine^b’* 1 *
‘’ autre typ“
Genre type : Paracanthocephaloides nov. gen.
Autres genres : Euzetacanthus Golvan et Houin 1964;
— Breizacanthus nov. gen.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
179
Genre Paracanthocephaloide» nov. gen.
Il est nécessaire de créer ce nouveau genre pour classer les espèces qui sont morpholo¬
giquement très proches de l’ Acanlhocephaloides propinquus de Dujardin mais dont le tronc
est inerme. J’ai en effet réexaminé les exemplaires de Y Acanthocephaloides chabanaudi
Dollfus 1951. Aucun d’entre eux ne présente la moindre trace de spinulation sur le tronc.
Paracanlhoctphaloidinae parasites de Poissons de mer de l’océan Indien et du Pacifique.
Corps de petite taille, fusiforme.
Proboscis inséré dans l’axe du tronc, en très courte massue, armé de quelques files de crochets dont on
distingue aisément deux types : des crochets supérieurs de grande taille avec des racines de forme simple
mais bien développées et des crochets d'un type à l'autre se fait sans transition.
Ganglion cérébroïde placé au fond du réceptacle.
Lemnisques plus longs que le réceptacle.
Organes génitaux mâles occupant la moitié postérieure de la longueur du tronc.
Espèce type : Par acanlhocephaloides chabanaudi (Dollfus 1951) nov. comb. ( = Acanthocephaloides cha-
anaudi Dollfus 1951).
B. Appareil génital femelle.
C. Rostre (d’après la figure originale de Dollfus 1951).
D. Embryophore mûr.
PARACANTHOCEPHALOIDES CHABANAUDI (Dollfus 1951) nov. comb. (= Acantho¬
cephaloides chabanaudi Dollfus 1951) (1).
1. Nec Acanthocephaloides chabaudi in Yaraaguti 1963. L’espèce est en effet dédiée par Robert Ph. DOLLFUS
à Paul Chabanaud, spécialiste des poissons et singulièrement des Pleuronectiformes et non à Alain G. Cha-
BAUD, directeur du laboratoire d’helminlhologic-protistologie du Muséum d’Histoire naturelle de Paris.
Source : MNHN, Paris
J. GOLVAN
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
181
Cette espèce est décrite d'après plusieurs Bpécimens récoltés par Paul Chabanaud.
Corps subcylindriquc dans environ ses deux tiers antérieurs puis s'atténuant jusqu’à l’extrémité
postérieure.
Mâle long d’environ 2,3 à 2,5 mm avec un diamètre maximum de 0,32 à 0,34 mm.
Femelles longues d’environ 3,3 à 3,5 mm pour un diamètre maximum de 0,50 à 0,52 mm.
Proboscis claviforme mesurant environ 0,30 à 0,32mm de long sur 0,17 à 0,175 mm de diamètre, por¬
tant 12 files de 6 crochets, chaque file comprenant soit 3 crochets suivis de 3 épines soit 4 grands crochets
suivis de 2 épines. Les « épines » basales sont Bubégales et mesurent environ 0,015 à 0,020 mm, les grands
crochets augmentent de longueur jusqu'au troisième à partir de l'apex. Le premier est long d’environ 0,044
à 0.050 mm, les deux derniers, dans les files de quatre grands crochets, Bont longs d’environ 0,100 à 0,110 mm,
mais dans les files de trois grands crochets, l’avant dernier est long de 0,085 à 0,088 mm alors que le dernier
grand atteint 0,115 à 0,125 mm. C'est donc le dernier crochet des files de trois grands qui atteint la plus
grande longueur de tous les crochets de la trompe. Il n’y a aucune transition entre les grands crochets de la
zone antérieure et les petits de la zone postérieure. Il n’y a pas d’alternance régulière entre les files 3x3
et 4 + 2. Chez les spécimens que j’ai examinés, les files à 3 + 3 étaient généralement plus nombreuses que
celles à 4 + 2.
A la surface du tégument il n’y a aucune trace de spinulation.
Les Icmnisques sont linguiformes, dépassant peu ou ne dépassant pas le niveau du fond du réceptacle.
Testicules globuleux et se touchant.
Glandes cémentaires au nombre de 6 (3 de chaque côté) irrégulièrement sphéroldales.
A cette description princeps j'ajouterai que je n’ai pas trouvé trace de papille sensorielle sur le cou
mais je ne dispose que de quelques spécimens dont le rostre est partiellement invaginé dans la partie supé-
Le ganglion cérébrolde est placé au fond du réceptacle. La vésicule séminale est très grosse et l'organe
de SâfTtigen bien développé.
L'appareil génital femelle est relativement long par rapport à la faible longueur totale du tronc puisque
la cloche utérine est presque située au niveau de la moitié de la longueur du tronc. Cette cloche est étroite.
Elle est suivie d’une grappe de cellules sélectrices avec deux diverticules de part et d’autre de la base de la
Le tube utérin est long et assez large. L'entonnoir vaginal est épais et bref. Il n’y a qu'un seul sphincter
vaginal et le bulbe vaginal est bien développé. La vulve est subtermino-ventrale.
Dans la description originale In figure 4 montre un embryophore dont les dimensions sont de 0,037 à
0,040 mm de long sur 0,012 à 0,015 mm de diamètre. En réalité la coque externe n’a pas été figurée. Elle
est en effet très mince.
Les embryophorcs sont en fuseau allongé et mesurent environ 0,065 mm de long.
Hôte définitif : Cynoglossus zanzibarensis Norman (fam. des Cynoglossidae).
Localité : Zanzibar.
PARACANTHOCEPHA LOI DES PLOTOSI (Yamaguti 1935) nov. comb. (= Heterosentis
plotosi Yamaguti 1935).
La description princeps est basée sur un seul môle mais l'espèce a ensuite été revue par Fukui et Mori-
sita (1936) puis par Yamaguti (1939). Ce dernier a complété sa description originale grâce à un certain
nombre de femelles adultes.
Proboscis court de 0,18 mm de long sur 0,125 mm de diamètre chez le mâle, de 0,21 mm de long sur
0,13 mm de diamètre chez les femelles. Crochets antérieurs disposés selon 6 spires de 5 crochets de 0,036
à 0,087 mm de long.
Les crochets les plus postérieurs sont les plus gros. Ces crochets antérieurs possèdent une lame longue
et mince et ils sont fortement arqués à la base. Leur racine est longue, de forme simple, amincie en arrière.
Les crochets du groupe postérieur sont disposés selon 14 files longitudinales de 4 & 5 crochets chacune,
les plus antérieurs ayant environ 0,018 mm de long et les suivants devenant graduellement plus courts
vers la base du rostre. Les crochets de la couronne basale n’ont que 0,009 mm de long et sont disposés
par paires un peu obliques dans trois files.
Lorsque l’on voit le schéma de Yamaguti (1935, fig. 28), on ne peut s’empêcher de penser que le
décompte des crochets n’est pas exact. Ils ne sont, à mon avis du moins, pas disposés selon des spires mais
selon des files longitudinales, conformément nu schéma rencontré chez tous les autres Palaeacanlhocephala.
Il y a 14 files longitudinales do 2 + 5 ou 3 + 5 ou plutôt 3 + 4, ce qui donne 7 crochets par file dont 2 ou
3 crochets vrais apicaux et 4 ou 5 épines basales avec une épine supplémentaire intermédiaire au niveau
de la couronne basale. Cette disposition se retrouve encore bien plus nettement sur le schéma que Tri-
phati (1959) a donné de l'espèce qu’il a observée en Inde et assimilée à H. plotosi (fig. 9 D, p. 79).
Cou inerme de 0,11 à 0,20 mm de long.
Tronc légèrement fusiforme, de 2,18 mm de long sur 0,57 mm de large chez le mâle, orné dans sa partie
antérieure d’épines extrêmement fines, non engainées de cuticule.
Sur la face intérieure de la paroi du tronc, il y a une rangée transversale de quatre cellules musculaires
géantes placées au niveau de l’extrémité inférieure des Icmnisques.
Réceptacle à double paroi de 0,33 à 0,38 mm de long sur 0,1 à 0,12 mm de diamètre.
Ganglion cérébrolde placé au fond du réceptacle.
Lemnisques cylindroIdeB, allongés, de 0,4 à 0,5 mm de long sur 0,05 mm de large.
Source : MNHN, Paris
182
YVES J. GOLVAN
ir 0,33 & 0.35 min de diamètre, placés directement l’n
Testicules ovoïdes de 0.37 à 0,40 mm de long sur 0,33 b
irricrc l’autre au niveau de la moitié de la longueur du ti
Vésicldelérainale ovoïde de 0,11 mm de large, placée à l'extrémité postérieure des conduil
Six glandes cémentaires piriformcs placées immédiatement en arrière du ter ’ '
. .. B . , _I x:_io.„„ r fiirmnnt un sohinctcr bulbeux large de 0,054 n
,___ _ .. anentaires.
•s piriformcs placées immédiatement en arrière du testicule postérieur. Extré-
mité'd'istalc du canal éjuculateur formant un sphinct-
Organe de Sâfftigen allongé d environ 0,45
usculaire de la bour:
copulatrice ayant 2 diverl
rayons digiüformes dont le nombre n’a pu être précisé.
Bourse copulatrice globuleuse de 0,088 mm de diamètre, i
d’épaisseur. .
Orifice génital mâle terminal.
Embryophorcs à coque externe ellipsoïdale tuai
0,015 mm de diamètre (à frais) et de 0,048 à 0,054 mm
données par Fukui et Morisita 0,0476 mm).
Membrane moyenne avec grosses hernies polaires..
Acanthor de 0,031 à 0,034 mm de long sur 0,010 i 0,011 mm de diamètre.
HSte définitif : Plotosue anguillaria Lacépèdc (Plotosidae).
Localité : préfecture de Mie et de Waknyama (Japon).
trieurs sacciformes et de petits
paroi musculaire de 0,012 mm
PARACANTHOCEPHALOIDES TRIPATHI1
Tripathi 1959).
(= Heterosentis plotosi sensu
Cette espèce me paraît différente de l’espèce japonaise. Tri-
pathi en donne une description très succincte, disant seulement
que scs exemplaires sont identiques & ceux étudiés par Yamacuti.
Cependant les dimensions qu’il donne dans son tableau (p. 18)
Femelles de 5,29 mm de long, mâles de 2,39 â 2,52 mm de long.
Largeur maximum des femelles 0,72 mm, largeur maximum des mâles
de 0,36 à 0,50 mm.
Proboscis de 0,17 & 0,29 mm de long sur 0,11 à 0,2 mm de
diamètre.
Il est armé, selon Tripathi, de six rangées spirales de 5 crochets
antérieurs et de 13 à 14 files de 3 à 4 crochets spiniformes à la base
les crochets antérieurs faisant de 0,057 à 0,064 mm de long et les
épines postérieures 0,015 mm de long. En fait le schéma de la figure
9 (p. 79) montre qu’il y a effectivement 13 à 14 files de crochets
comprenant alternativement 2 crochets vrais apicaux et 4 crochets
spiniformes basaux et 3 crochets vrais apicaux avec 3 ou 4 crochets
spiniformes basaux. Les crochets apicaux (pour autant que la figure
—icte) Bemble proportionnellement bien plus gros que dans
japonaise. D’autre part il n’y a pas de petite épine supplé-
Fig. 131.
Paracanlhocephaloides tripalhii
nom. nov. Rostre
d’après la figure de Tripathi,
'y a pas de p
s basule.
redescription et quelques figures
l’espèce japonaise. D'autre part il
mentaire au niveau do la col
Cette espèce mériterait
plus précises.
Hôte définitif: Plalosus canin us (Hamilton-Buchanan)[PIorosi«fa#].
Localité : lac Chilka et estuaire de la rivière Matla â Port-Can-
ning (Inde).
Genre Eusetacanthus Golvan et Houin 1964.
Diagnose.
Paracanlhocephaloidinae parasites de Poissons de mer.
Corps de taille moyenne. Tronc inerme, cylindroïde mince, dilaté en bulle duns sa partie tout anté¬
rieure, légèrement dilaté dans sa partie toute postérieure.
Sous-cuticule contenant de nombreux fragments de noyaux géants.
Canaux principaux du système lacunaire latéraux unis par des anastomoses formant un réseau à
mailles grossièrement polyédriques. ,
Proboscis assez court, cylindroïde, un peu dilaté à 1 union des 2 /3 antérieurs et du 1 /3 postérieur ce
diamètre maximum représentant la limite entre les crochets vrais antérieurs â racines bien développées et
les épines inférieures à racines rudime-^*..--,.
Pas de dissymétrie dorso-ventrale des crochets.
Réceptacle inséré à la base du rostre possédant
° bh< Ganglion cérébroïde placé au fond du réceptacle.
le double paroi dont l’e:
,l form ée de fibres
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
183
Lemnisques sensiblement de la même longueur que le réceptacle, aplatis en feuille; organes géni¬
taux mâles n’occupant que le 1 /4 postérieur de la longueur du tronc.
Six glandes cémentaircs non disposées par paires.
Orifice génital mâle pratiquement terminal.
Appareil génital femelle court.
Tube utérin présentant trois portions, lu paroi s'épaississant de haut en bas par adjonctions succes¬
sives de deux nouvelles assises musculaires internes.
Deux sphincters vaginaux, l’interne plus fort que l’externe.
Vulve subtermino-ventraie.
Embryophores ellipsoïdaux, à coque externe mince, avec grandes hernies polaires de la membrane
moyenne.
Espèce type : Euzetacanthus simplex (Rudolphi 1810).
EUZETACANTHUS SIMPLEX (Rudolphi 1810) Golvan et Houin 1964 (= Echinorhynchus
Triglae gurnardi Rathke 1799, = E. simplex Rudolphi 1810, = E. urniger Porta 1905
nec Dujardin 1845).
Les femelles les plus grandes mesurent environ 26 mm de long alors que les mâles ne dépassent pas
16 mm de long. La forme générale du corps est très caractéristique et sensiblement identique dans les
Source : MNHN, Paris
YVES J. GOLVAN
Fie. 133. — Euzelacamhus simplex (R. 1810) G et H 1964
C. Mâle.
D. File de crochets du rostre.
E. Appareil utéro-vaginal.
F. Embryophore.
Le proboscis est inséré dans le pro¬
longement même du grand axe du tronc
mais plus près de la face ventrale que
de la face dorsale. La portion toute
antérieure du tronc est très dilatée et
forme une sorte de bulle qui contient
e réceptacle et les lemnisques et dont
la plus grande largeur se trouve sensi¬
blement à la hauteur du fond du récep¬
tacle.
Le corps B’amincit ensuite très rapi¬
dement si bien que la partie la plus
étroite du tronc est située à l'union du
1/5 antérieur et des 4/5 postérieurs.
Fuis le diamètre augmente très pro¬
gressivement jusqu’à l’extrémité posté¬
rieure laquelle est à nouveau brusque¬
ment dilatée mais beaucoup moins mi.
i. wi. o... £ sj;
diamètre de la bulle antérieure est de
0,75 à 1 mm, la partie la plus étroite a
environ 0,48 mm de diamètre et la dila¬
tation postérieure 0,80 mm de diamètre.
Lhezjles males la bulle antérieure a
0,80 mm de diamètre, la partie la pl ug
“?*?• en y ,ron °> 3S "U" de diamètre
et la dilatation postérieure 0,55 mm de
diamètre.
Le proboscis est pratiquement
cylindroïde, long de 0,45 à 0,70 mm chez
les femelles, de 0,42 à 0,63 mm chez les
mâles. Le diamètre maximum de 0,2 mm
environ est situé à l’union des 2/3 anté
rieurs et du 1/3 postérieur de la lon-
gueur, à hauteur de la dernière cou¬
ronne de crochets, la partie postérieure
qui porte les trois couronnes d’épines
est légèrement rétrécie. v
Rostre armé de 14 files longitudi¬
nales de 10 à 11 crochets chacune dont
7 à 8 crochets vrais antérieurs et trois
épines postérieures. La taille des C ro
chets augmente progressivement de
apex vers la base du rostre, les plus
ong. mesurant environ 0,06 mm de
ur g .„ 8 f»cl a dl a r Ce I Ve n tra,e !i‘ °’ 055
sur la face dorsale. Il y a donc peu de
dissymétrie tant dans la taille que dan!
la forme. Racines de forme simule d»
0.065 à 0,072 mm de long. iT^ots
épines postérieures de chaque file mcw .
rent environ 0 03 à 0,04 mm de 1 0 ™
lu plus grande étant la supérieure et 1»
plus petite la basale. Ces épines ont d
Réceptacle de 0,90 à 1,3 mm de
I.»,. inséré h I. b... d. £
massue à grosse extrémité inférieure
Ganglion cérébroidc fusiform
placé au fond du réceptacle. e ’
Lemrusques aplatis, à grosse extré¬
mité postérieure, aussi longs ou à peine
plus courts que le réceptacle. P me
u,h„ï‘".„ p """”S, d " ''»£».
<’“* 1 i-b,. ...in,.
rement polyédriques. grossiè-
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ÀCANTHOCÉPHALES
185
Appareil génital mâle n'occupant que le 1 /4 postérieur de la longueur totale du tronc.
Testicules placés l'un derrière l’autre, un peu séparés, ellipsoïdaux longs, de 0,95 à 1,1 mm de long.
Six glandes cémentaires formant un bloc compact de 0,80 mm de longueur totale, chaque glande étant
plus ou moins sphéroldalc et possédant un canal excréteur propre, large. Ces canaux sont groupés en deux
faisceaux de trois chacun qui passent le long des faces latérales de l’organe de Sâfltigen.
Organe de SSITtigen piriformc à grosse extrémité supérieure, de 0,50 mm de long environ.
Partie inférieure du canal éjaculateur dilatée en vésicule séminale placée immédiatement au-dessus
de la bourse copulatricc. Bourse copulatrice possédant deux diverticules antérieurs et une chape muscu¬
laire épaisse.
Pénis court, conique, centrant la bourse.
Orifice génital mâle sensiblement terminal.
Appareil génital femelle très petit par rapport à la longueur totale du corps (1 /16 environ) et compre¬
nant une cloche utérine de 0,15 mm de long à paroi épaisse, centrée par le ligament antéro-postérieur.
L’appareil sélecteur est formé de huit grosses cellules.
Partie tubulaire de l’utéruB de 0,58 mm de long et formée de trois parties : une partie supérieure de
0,80 à 0,1 mm de long à paroi très mince, une partie moyenne de 0,27 mm de long où la paroi externe mince
est doublée d’une paroi musculaire interne épaisse, une partie inférieure de 0,180 mm de long contenant
l'entonnoir vaginal. Cette partie est la plus large (0,1 mm de diamètre environ).
Vagin de 0,08 mm de longueur totale comprenant un gros sphincter interne de 0,08 mm de large et
de 0,05 mm de haut, et un sphincter externe faible.
Vulve subtermino-ventrale.
Embryophores ellipsoïdaux de 0,075 mm de long sur 0,019 mm de diamètre, à coque externe mince,
avec grandes hernies polaires de la membrane moyenne. Acanthor de 0,045 mm de long sur 0,011 mm de dia-
Hôtcs définitifs : Mullus surmuletus Linné 1758, Trigla gurnadus Linné 1758 et Trigla adriatica (Graelin)
in Linné 1758 (= Trigla lineata Walbaum).
Localité : Danemark et Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales, France).
Genre Breizacanthus nov. gen.
Diagnose.
Paraconthocephaloidinac parasites de Poissons de mer des côtes de France et d’Afrique du Nord.
Corps de taille moyenne, cylindrolde dans la plus grande partie de sa longueur mais légèrement dilaté
dans sa partie antérieure, le diamètre maximum étant situé en arrière du fond du réceptacle.
Proboscis assez court, en massue à grosse extrémité supérieure, armé de quelques files longitudinales
de quelques crochets se répartissant en deux types distincts. Les crochets supérieurs sont des crochets
vrais, à racines bien développées de forme simple. Les crochets basaux sont de simples épines A racines
rudimentaires. Il n’y a pas de dissymétrie dorso-ventrale nette des crochets.
Cou court.
Réceptacle à double paroi.
Ganglion cérébrolde placé au fond du réceptacle.
Lemnisques minces, plus longs que le réceptacle.
Tronc inerme, â paroi épaisse contenant de nombreux fragments nucléaires.
Canaux principaux du système lacunaire latéraux unis par des anastomoses formant un réseau à
mailles grossièrement polyédriques.
Organes génitaux mâles occupant plus de la moitié postérieure du tronc.
Twticules très allongés, placés l’un derrière l’autre et en contact.
Six glandes cémentaires disposées en trois paires superposées.
Orifice génital mâle terminal.
Appareil génital femelle court. Tube utérin large. Entonnoir vaginal bref.
Vagin à deux sphincters bien développés. Vulve pratiquement terminale.
Embryophores en ellipsoïde court avec hernies polaires très peu saillantes de la membrane moyenne.
Acanthor couvert d’épines sur toute sa hauteur.
Espèce type : Breizacanthus chabaudi n. sp.
BREIZACANTHUS CHABAUDI n. sp.
La description est basée sur plusieurs dizaines de spécimens tant mâles que femelles mûrs dont un
grand nombre sont dans un mauvais état do fixation car les proboscis sont invaginés. Les plus grandes
femelles mesurent entre 15 et 20 mm et les mâles de 9 à 11 mm de long. La partie antérieure du corps est
fusiforme, le plus grand diamètre (0,8 A 1 mm chez les femelles et environ 0,7 mm chez les mâles) est située
un peu en arrière du fond du réceptacle.
La partie postérieure du tronc est pratiquement cylindrique et le diamètre varie de 0,6 mm chez les
femelles A 0,5 mm chez les mâles.
Le proboscis est relativement court, mesurant 0,43 mm de long chez le spécimen type figuré ici. Sa
forme est celle d'une massue A grosse extrémité antérieure. Le diamètre du rostre est de 0,18 mm A l’apex
et 0,13 mm A la base. II y a de 16 A 18 files de 9 A 10 crochets qui se répartissent en deux types. Les cro¬
chets supérieurs (6 ou 7 premiers de chaque file) sont des crochets vrais A racine de forme simple mais bien
Source : MNHN, Paris
YVES J. GOLVAN
développée. Le» 3 ou 4 crochète infé¬
rieur» ont de» racines rudimentaire», ce
sont desimpie» épine» arquée» fortement.
1<» crochet» apicaux sont assez petite,
ceux de» couronne» II, III e t IV sont
le» plu» grands. On passe sans transi-
bTalo» .| Cr -° Vrai8 aux é Pmes
bMales. Il n y a pratiquement pa» de
différence de taille ou de forme entre
les crochets dorsaux et le» ventraux.
Le rostre s'insère dans ie proion
esT'cour^ 11 gra " <l “ X . e du tronc ' U cou
0 q il t« pt ? c,e f. 8t court - mesurant
0,y mm chez le male type et 1 1
chez la femelle type. Il est cylindrolde
assez mince (diamètre de 0,13 mm)
muni dune double paroi musculaire^
Y /r gl '° n cérfl >rolde est situé au
fond du réceptacle.
Les lemnisques sont assez étroit»
et toujours plus longs que le réceptacle
La cuticule du tronc est très
épaisse mais presque toujours lisse, sans
sr ■-
L'appareil génital mâle occupe près
des deux tiers postérieurs du tronc
n i ,, te '^ cule8 8ont cylindrolde»
Sri; ïiï ” m ?>'»s
un derrière 1 autre et en contact.
. il y a six glandes cémentaires volu¬
mineuses, disposées selon trois Da ; r , 0
placées les unes au-dessous des ai!£f»
et émettant des canaux excrdi.
larges. Ces canaux par groupe de 3 ar¬
quent latéralement l'organe de Sâfftierr,
<pu est très bien développé (0 7S™
de long environ), pirifome à
extrémité supérieure. «rosse
La vésicule séminale est éanlen,
bien visible sur les dissection» H» à M
reil génital mâle. a PPa-
L orifice génital mâle est nmt; m
ment terminal. P atl ff u e-
L'apparcil génital femelle est „
”” *■*. ~
La cloche utérine est courte a
parois épaisses, longue de 0,21 mm •
ron avec de grosses cellules sélec^ VI '
à sa base. Le tube jutérin est coi^***
large (0,12 mm de diamètre en
L entonnoir utérin est court l/ ,
U -lv,
quement terminale. Prati-
FlC. 134. — Brcixacanlhiu chabaudi sp. nov
File de crochets du rostre. - B. Femelle. - C. Mâle.
Rostre. - E. Embryopliorc et crochet de l'acanthor.
Appareil génital mâle disséqué. - G. Appareil génital fenieH
Source : MNHN, Paris
opta?-
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÊPHALES
187
Les embryophores sont en ellipsoïde court avec une coque externe assez épaisse et surtout une mem¬
brane moyenne épaisse poussant des hernies polaires brèves vers chacun des pôles. Les dimensions de
l’embryophore mûr sont d’environ 0,06 mm de long sur 0,022 mm de diamètre. L'acanthor mesure environ
0,04 ram de long sur 0,025 mm de diamètre. Les épines embryonnaires antérieurs sont bien visibles. Celles
du reste du corps sont punctiformes à la plus forte immersion.
Femelle.
Rostre.
Embryophore mûr.
Source : MNHN, Paris
YVES J. GOLVAN
Je dédie cette espèce nouvelle à mon ami Alain G. Chabaud, directeur du laboratoire d’helmintt,»!....;
protozoologie du Muséum national d'Hisloire naturelle de Paris. ‘ogie-
Théod & * 1 MuilU ’ aurmuU ‘ us Linné 1758 (“ombreux spécimens récoltés tant par Postel que par
Localité : Concarneau (Finistère).
BREIZACANTHUS IRENAE i
sp.
La description est basée sur deux spécimens adultes, un mâle
(collection de Robert Ph. Dollfus).
La femelle mesure 16,76
femelle, colorés et montés au baume
. r£i"z “ md " °- !0 —■
Le mâle mesure 6,2 mm de long pour un diamètre maximum de 0,5 nun
Proboscis court, mesurant 0,40 mm de long pour 0,11 mm de diamètre & la base cl
dans la région subapicale où le diamètre est maximum. Ce rostre eBt donc en forme de cou
n de large
te à grosse
Il est armé de 12 files de 9 crochets chacune. Ces files comptent alternativement fi .
rieurs et 3 crochets « spiniformes » basaux ou 5 crochets vrais supérieurs et 4 crochets « sninffv! 8 “ Pé '
basaux. Les crochets les plus gros sont les subapicaux. Les « épines » basales sont minces P ^ f ° rmes »
arquées. Il n’existe pas de transition entre les crochets vrais apicuux et les crochets ■ ment
U ,ctr, ,'in,t„ d„„ I, do g ,„ d du U ... ’.t “S SSST
Réceptacle inséré à la base du rostre, de 0,55 mm de long sur 0,09 mm de diamètre maximum 1, ,
male et de 1,02 mm de long sur 0,15 mm de diamètre maximum chez la femelle. aximum chez le
Le ganglion cérébrolde est placé au fond du réceptacle. Les leinnisques sont tournera
longs que le réceptacle. 4 toujours nettement plus
Cuticule du tronc lisse, très épaisse.
Appareil génital mâle occupant près des deux tiers postérieurs de la longueur dn tronc T„.: ,
ovale allongés, placés l’un derrière l’autre mais nettement séparés. L’antérieurmcsure 0 62 mm^? U i CUleS en
0,20 mm de diamètre, le postérieur mesure 0,80 mm de long sur 0,22 mm de large ’ ae lon 8 sur
Six glandes cémentaires ovoïdes, dont la plus antérieure touche presque au pôle inférieur du . .• ,
s." Jc r ° ,sm * s “*“
«S «O.C Véai-
Chape musculaire de la bourse copulatrice possédant deux diverticules arrondis A «„ .
taine de digitations. DaBe et UQe ving-
Orifice génital mâle terminal.
Appareil génital femelle non visib
opbores.
Embryophores fusiformes, longs, avec petites hernies polaires de la m
Ils ont, en moyenne, 0,055 mm de long sur 0,11 mm de large. L’acantl
de diamètre.
Cette espèce me parait différente de la précédente, car il y a moins de crochets sur le rosir» -, i a
sions des embryophores sont nettement plus petites. el ,eB d
Je dédie cette espèce & mon amie Irène Landau, sous-directrice du laboratoire ■
zoologie du Muséem d’Hisloire naturelle de Paris. helnuntholog.e-]
H6te définitif : Mullus lurmuletus Linné 1758.
Localité : Alger.
: spécimen dont la t
rité centrale est remplie par les embry.
a 0,035 mm de long sur 0,075
FAMILLE DES HYPOECHINORHYNCHIDAE GOLVAN I960
Diagnose.
Palacacanthocephala parasites de Poissons de mer ou d’eau douce.
L’habitus est celui d’un Neoechinorhynchus.
Corps de petite taille, fortement arqué selon sa face ventrale.
Tronc inerme en massue à grosse extrémité supérieure, â cuticule épaisse.
Morphologie des noyaux sous-cuticulaires non précisée. Canaux principaux du «v»iè m . i
raux, unis par un système d’anastomoses transversales. »ysteme lacunaire laté-
Proboscis sphéroldal, inséré plus près de la face dorsale que de la face ventrale, armé d» ci. ,
nales de quelques crochets seulement chacune. ae nleB * on gitudi-
Crochets supérieurs vrais, à racines bien développées de forme simple, crochets basaux A
mentaires, spiniformes. a rac *nes rudi-
Cou très court.
Réceptacle à double paroi, court.
Ganglion cérébrolde placé au fond du réceptacle.
Leinnisques plus longs que le réceptacle mais souvent repliés sur eux-raêmea.
Muscles rétracteurs du cou très puissants.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
189
Organes génitaux mâles occupant pratiquement toute la longueur du tronc.
Testicules volumineux, sphéroldaux, placés l’un derrière l'autre et en contact.
Testicule antérieur placé dorsalemcut par rapport au réceptacle.
Six glandes cémentuires piriformes, disposées assez régulièrement en 3 paires.
Orifice génital mâle terminal.
Vulve ventro-terminale.
Embryophorcs ellipsoïdaux, à coque mince, avec grandes hernies polaires de la membrane moyenne.
Genre type : Hypoechinorhynchus Yamaguti 1939.
Genre Hypoechinorhynchus Yamaguti 1939.
Diagnose.
Elle se confond actuellement avec celle de la famille.
Espice type : Hypoechinorhynchus alaeopis Yamaguti 1939.
HYPOECHINORHYNCHUS ALAEOPIS Yamaguti 1939.
La description de Yamaguti est excellente et très détaillée.
Mâle : Corps arqué vcntralement en forme de virgule, de 2,5 â 3,3 mm de long pour un diamètre maxi¬
mum de 0,65 à 0,85 mm au niveau do la partie antérieure arrondie du tronc, alors que la partie postérieure
est généralement plus étroite et mousse. Proboscis arrondi en avant et quelque peu rétréci en arrière,
de 0,1 à 0,13 mm de long sur 0,09 à 0,14 mm de diamètre, prenant insertion sur le tronc en position ventro-
terminale. Crochets au nombre de 25, disposés selon 10 files longitudinales alternés, l’une des files comprenant
3 crochets est un peu plus longue que sa voisine qui n'en compte que 2 et commence un peu en avant de la
précédente. Le crochet le plus antérieur de chaque rangée a une racine simple, dirigée vers l’arrière mais
les postérieurs sont dépourvus de racine. La longueur des crochets est la suivante :
Rangée de 3 crochets : Cl : 0,069 & 0,080 mm; C2 : 0,027 â 0,033 mm; C3 ; 0,020 à 0,027 mm.
Rangée de 2 crochets : Cl : 0,060 â 0,075 mm; C3 : 0,024 & 0,030 mm.
Réceptacle subcylindrique de 0,15 â 0,18 mm de long sur 0,1 à 0,12 mm, avec double paroi de 0,015
à 0,024 mm d'épaisseur.
Ganglion cérébrolde oval à elliptique de 0,1 à 0,11 mm de long sur 0,035 à 0,05 mm de large, placé à la
base du réceptacle.
Cou très court. Muscles rétracteurs du cou puissants.
Tronc inerme, possédant un hypoderme très épais. Système lacunaire â structure réticulaire avec nom-
Lemnisques cylindriques de 0,24 ù 0,40 mm de long sur 0,075 à 0,11 mm de large,, quelque peu Binueux
et rétractés.
Testicules ovoïdes, directement l’un derrière l’autre, l'antérieur de 0,54 à 0,68 mm de long sur 0,18 A
0,40 mm de diamètre situé â l’extrémité antérieure du tronc, le postérieur de 0,45 & 0,80 mm de long sur
0,25 à 0,44 mm de diamètre, en avant du milieu de la longueur du tronc. Canaux déférents plus ou moins
fortement dilatés avant leur conlluent.
Vésicule séminale tubuleuse d'environ 0,1 mm de diamètre.
Pénis se projetant dans un atrium enfermé dans une papille génitale.
Glandes céinentaires disposées en 3 paires, serrées les unes contre les autres; ellipsoïdes ou allongées,
pirifirmes, bien séparées de leurs canaux excréteurs, de 0,3 à 0,5 mm de long sur 0,12 à 0,25 mm de large.
Organe de Saiftigen ovoïde à elliptique de 0,11 à 0,15 mm de diamètre, son extrémité proximale dilatée
en contact avec l’extrémité postérieure des glandes cémentaires.
Chape copulatrice â 2 diverticules de taille moyenne et 24 rayons cylindriques de 0,08 mm de long.
Bourse copulatrice bien développée. Pore géniud ter min al.
Femelle : Corps replet, généralement incurvé ventralement, graduellement atténué vers l’extrémité
postérieure mousse, de 2,7 à 8 nun de long sur 0,75 à 1,25 mm de diamètre près de l’extrémité antérieure du
Proboscis ventroterminal de 0,12 à 0,15 mm de long sur 0,13 à 0,16 mm de diamètre.
Crochets au nombre de 25 disposés selon 10 files longitudinales alternes, comme chez le mâle. Rangée de
3 crochets : Cl : 0,08 à 0,096 mm; C2 : 0,036 â 0,038 mm; C3 : 0,027 à 0,030 mm.
Rangée de 2 crochets : Cl : 0,069 â 0,075 mm; C3 : 0,03 à 0,032 mm.
Réceptacle de 0,12 à 0,23 mm de long sur 0,09 à 0,14 mm de diamètre à double paroi de 0,015 à 0,024 m m
d'épaisseur.
Ganglion cérébrolde de 0,08 à 0,105 mm de long sur 0,033 à 0,060 mm de large.
Lemnisques de 0,27 à 0,75 mm de long sur 0,048 à 0,1 mm de large.
UtéruB d’environ 0,55 mm de long, fortement rétréci dans sa partie antérieure puis brusquement dilaté.
Vagin possédant un seul sphincter d’environ 0,03 mm de long sur 0,05 mm de diamètre. Vulve subter-
Fixés dans l’alcool à 70° et mesurés dans l'eau, les embryophores mesurent 0,057 à 0,06 mm de long
sur 0,016 à 0,018 mm de diamètre, la coque externe semble de structure filamenteuse, la coque moyenne
a de grosses hernies polaires (0,045 â 0,046 mm de long sur 0,014 â 0,015 mm de diamètre), la coque interne
mesure de 0,036 & 0,038 mm de long sur 0,012 à 0,014 mm et l’acanthor de 0,03 à 0,033 mm de long sur 0,009
i 0,011 mm de diamètre.
Source : MNHN, Paris
190
YVES J. GOLVAN
Hôte définitif : Alaeops plinlhus Jordan et Starka provenant de Maiaaka (préfecture de Sizuoka). Une
femelle immature de 3 mm de long a été récoltée, au même endroit, chez Callionymut altivelù Temminck
et Schlegel.
Ce même parasite a été trouvé en Australie du Sud (golfe de Saint-Vincent) chez Callionymus calau-
ropomus, chez 5 individus sur 6 examinés.
Les principales mensurations données par Johnston et Edmonds (1947) concordent bien avec celles
de Yamaguti : mâles de 1,3 A 2,7 mm de long sur 0,45 A 0,70 mm de diamètre maximum, femelles de 1,6 à
2,8 mm sur 0,5 à 0,91 mm de diamètre.
Prohoscis du mâle : 0,1 & 0,14 mm de long sur 0,1 A 0,15 mm de diamètre.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
191
Proboscis de la femelle de 0,12 mm de long sur 0,16 mm de diamètre.
Proboscis comptant 25 crochets en 10 files longitudinales alternes de 3 et 2 crochets chacune.
Les tailles sont les suivantes :
File de 3 :
Chez le mâle : Cl : 0,078 à 0,101 mm; C2 : 0,030 à 0,036 mm; C3 : 0,021 à 0,028 mm.
Chez la femelle : Cl : 0,083 à 0,110 mm; C2 : 0,028 à 0,032 mm; C3 : 0,028 à 0,032 mm.
File de 2 :
Chez le mâle : Cl : 0,071 à 0,089 mm; C3 : 0,025 h 0,032 mm.
Chez la femelle : Cl : 0,074 à 0,090 mm; C3 : 0,029 à 0,035 mm.
i.éreptacle de 0,12 il 0,22 mm de long sur 0,11 & 0,16 mm de diamètre.
HYPOECHINORHYNCHUS MAGELLANICUS Szidat 1950.
Couleur rouge clair sur le vivant. Cuticule inerme. Trompe profondément rétractée dans le tronc.
Corps des mâles conique, légèrement arqué ventralement, long de 1,5 à 1,8 mm sur 0,8 mm de large.
Le rostre a une largeur de 0,3 nun. Quant à la disposition des crochets la description originale est extrê¬
mement confuse. Il y a 40 crochets ou total répartis sur 20 files longitudinales, 5 files comptent 2 grands cro¬
chets et une épine basale et 5 autres possèdent un grand crochet apical et deux épines basales enfin 10 files
ne comptent qu'une seule épine.
Les crochets apicaux ont 0,12 mm de long, ceux de la partie moyenne du rostre ont 0,15 mm de long
et possèdent des racines de forme simple bien développées. La première couronne d’épines est formée de
crochets de 0,05 mm de long et la deuxième couronne qui est aussi la basale comprend des épines de 0,04 mm
de long. Pour yamacuti : 3 + 3 ou 3 + 2.
Cou bien marqué. Il semble que le rostre ne soit pas invaginable en doigt de gant mais se rétracte en bloc
dans le réceptacle (comme chez les Neoechinorhynehidae).
8 564020 6 13
Source : MNHN, Paris
192
YVES J. GOLVAN
Réceptacle inséré à la base du rostre, à double paroi, long de 0,3 mm pour un diumètre de 0,15 mm.
Ganglion cérébrolde placé il la base du réceptacle.
Le système lacunaire comprend deux vaisseaux principaux latéruux longitudinaux.
La paroi du tronc contient de nombreux fragments nucléaires.
Les leinnisques sont légèrement plus longs que le réceptacle.
Testicules en ovale irrégulier et en position dorsale, en contact.
Canaux déférents dilatés avec vésicule séminale bien développée à leur partie inférieure. Pénis bien
visible. Il ne semble pas que la bourse copulatrice possède des rayons digitiformes.
Six glandes cémentaires disposées irrégulièrement eu 3 paires. Organe de Safftigcn bien développé de
0,1 mm de large.
Femelle de 3 à 5 min de long (corps très contracté) également arquée ventrnlcment comme le mâle
Proboscis et crochets identiques û ce qui a été décrit chez le mâle. Réceptaele et lemnisques également
identiques.
Cloche utérine placée au niveau du milieu de la longueur du tronc. Sphincter vaginal fort.
Embryophores de 0,05 à 0,053 mm de long sur 0,02 mm de diamètre avec hernies polaires de la membrane
moyenne et coque externe granuleuse. e
Hâte définitif : Eleginops maclovinus (Cuvier et Valenciennes) [Notolheniidae].
Hôte intermédiaire : Isopode ( Exosphaeroma ).
localité : Argentine.
A
Fig. 138. — Hypoechinorhynchus magellanicus S. 1950 (d'i
A. Mâle très rétracté. — B. Rostre. — C. Embryophore mûr.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
193
Genre Bolborhynchoides Aelimerov 1959 (= Bolborhynchus Achmerov et Drom-
browskaja-Achmerowa 1941 nec Porta 1906, pré-employé, = Fresnyarhynchus
Golvan 1960).
Diagnose.
Klle est complétée (tans le travail d’Achmerov (1959) et formulée ainsi :
Corps court avec un cou presque rectangulaire, large à la base. Proboscis sphéroïdal armé de peu de
crochets très différents entre eux par leurs dimensions et parfois presque imperceptibles au niveau de la
partie basale du rostre (crochets rudimentaires se présentant comme de petits tubercules).
Lemnisques longs avec un noyau géant ù leur extrémité inférieure.
Réceptacle contenu dans le cou avec ganglion cérébroïde placé au fond.
Parasites de Poissons d’euu douce du bassin de l'Amour (Sibérie).
D
Fie. 139. - Bolborhynchoides exiguus (A. et D. A. 1941) A. 1959 (d’après les figures d’AcHMEROV, 1959)
A et B. Deux individus in loto.
C et D. Rostres.
BOLBORHYNCHOIDES EXIGUUS (Achmerov et Dombrowskaja-Achmerowa 1941) = Fres¬
nyarhynchus exiguus Golvan 1960).
Espèce type :
I,'espèce est décrite d'uprès 4 spécimens immatures.
Corps court, de 1,32 ù 1,74 mm de long sur 0,52 à 0,81 mm de large en avant.
Cette partie est très ridée et se transforme vers le cou en une portion presque carrée de 0,16 è 0,21 mm
de long sur 0,215 & 0,285 mm de large. C’est dans cette partie que se loge le réceptacle.
Cou de 0,075 ù 0,080 mm de long sur 0,2 & 0,22 mm de large.
Réceptacle de 0,235 mm de long sur 0,15 mm de large.
Ganglion cérébroidc de 0,06 mm de long sur 0,075 mm de large, placé près du fond du réceptacle.
Source : MNHN, Paris
194
YVES J. GOLVAN
Deux lemnisques de 0,45 mm de long a
n groa noyau dans leur partie
ér probôscis presque sphérique de 0,235 à 0,250 mm de long sur 0,24 à 0,55 mm de large, armé de 25 cro-
ets au total, très différents par leur taille. Ils sont disposés en 5 couronnes et, de plus, à la base de la trompe
; quatre tubercules de 0,006 sur 0,007 ou 0,003 sur 0,003 mm placés dans la première file (?). On peut
qu’il s’agit de crochets rudimentaires.
estimer qu\. = -o- ---
Les dimensions des crochet
CI : 0,145 à 0,148 mm; CI
et C Ccs°pfuasites ne pas sont parvenus 6 leur maturité sexuelle.
Hôte, définitif, : Le
Localité : lac Oudyl.
de long; CIII : 0,056 à 0,058 n
ir maturité i
u/aleckii ( Cyprinidae ).
m; CIV : 0,038 à 0,040 n
Que dire de cette diagnose et de cette description sinon qu’elles peuvent s’appliquer
parfaitement à un Neoechinorhynchidae puisque rien ne vient prouver l’appartenance du
genre aux Palaecanthocephala. Tant dans le texte que sur les schémas la structure simple
ou double de la paroi du réceptacle n’est mentionnée, non plus que l’anatomie de l’appareil
génital mâle. Y a-t-il plusieurs glandes cémentaires ou une seule glande cémentaire syncy¬
tiale? Existe-t-il des noyaux géants sous-cuticulaires ou bien sont-ils fragmentés? La présence
d’un noyau géant dans les lemnisques est tout à fait inhabituelle chez un Palaeacanthoce-
phala.
N’ayant pas vu de spécimens de cette espèce, il m est bien évidemment impossible de
conclure. Je pense toutefois que l’assignation de ce genre aux Palaeacanthocephala (en l’occur¬
rence Achmerov dit que son espèce appartient au Echinorhynchidae) me paraît très sujette
à caution.
FAMILLE DES ECHINORHYNCHIDAE COBBOLD 1876
Diagnose.
Echinorhynchoidea parasites de Poissons ou de Batraciens.
Corps de taille petite à moyenne. ...
Tronc toujours inermc, fusiforme ou cylindroïde mais épais.
Proboscis relativement court, armé de files longitudinales de crochets dont la taille diminue très progres¬
sivement ou brusquement de l’apex à la base du rostre.
Ganglion cérébroïde en position variable.
Lemnisques égaux ou à peine plus longs que le réceptacle s ils sont digitiformcs, nettement plus couru
que lui s’ils sont aplatis en feuille.
Six glandes cémentaires courtes, pinformes ou sphéroïdales.
Embryophorcs caractéristiques d’un cycle aquatique.
Genre type : Echinorhynchus O. F. Millier 1776.
Cette famille doit être subdivisée en deux sous-familles :
_ Yamagutisentinae nov. sub.-fam.;
— Echinorhynchinae Cobbold 1876.
SOUS-FAMILLE DES YAMAGUTISENTINAE NOV. SUB. FAM.
Diagnose.
Echinorhynchidae parasites de Poissons de mer du Pacifique Nord.
Corps de taille moyenne, fusiforme.
Proboscis relativement court, en massue, armé d un nombre peu importam
mêmes peu nombreux et dont la taille diminue de l’apex è la base du rostre.
Les crochets basaux sont parfois spiniformes, mais il existe toujours des f<
grands crochets vrais apicaux et les « épines» de la ou des couronnes basales.
Partie antérieure du tronc portant un champ umque d épmes cut.cula.res
t de files de crochets eux-
Jrmes de passage entre les
petites.
Genre type : Yamagutisenlis nov. gen.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
195
Genre Y amagutisentis nov. gen.
Diagnose.
Yamagutisentinae parasites de Poissons de
Nord.
Corps de taille moyenne, fusiforme.
Proboscis court, en massue, armé de crochets dont la taille
diminue progressivement de l'apex à la base du rostre.
Cou court.
Partie antérieure du tronc portant un champ unique d'épines
cuticulaircs serrées les unes contre les autres et très petites.
Lemnisques aussi longs ou à peine plus longs que le réceptacle.
Ganglion cérébrolde placé au fond du réceptacle.
Organes génitaux mâles occupant plus de la moitié posté¬
rieure de la longueur du tronc.
Six g'
par paires.
Organe de Sâfftigen bien développé.
Un seul sphincter vaginal.
Orifices génitaux terminaux dans
Embryophorcs & hernies polaires
caractéristiques d’un cycle aquatique.
Espèce type : Yamngutisentis rhi-
noplagusiae (Yamaguti 1935) nov.-comb.
YAMA G UTISENTIS RHINO-
PLAGUSIAE( Yamaguti 1935)
nov. comb. (= Acanthocepha-
loides rhinoplagusiae Y. 1935,
= Neoacanthocephaloides rhi¬
noplagusiae [Yamaguti] Cable
et Quick 1954, «= Pseudorha-
dinorhynchus rhinoplagusiae
[Y.] Petrotschenko 1956).
Corps fusiforme de 2,5 à 7,2 mm
de long environ.
Proboscis en courte massue de 0,3
à 0,37 mm de long sur 0,11 à 0,13 mm
de diamètre maximum chez les mâles.
Chez les femelles, ces dimensions
sont respectivement de 0,38 & 0,50 mm
Bur 0,11 & 0,20 mm. Ce rostre est armé
de 14 files longitudinales de 10 crochets
chacune, les crochets de la région
moyenne des files sont les plus gros
(0,042 à 0,063 mm de long) et possèdent
une racine de forme simple, les crochets
baBaux sont les plus petits et mesurent
de 0,016 & 0.024 mm de long.
Cou cylindrolde de 0,15 à 0,28 mm
de long.
Réceptacle & double paroi de 0,38
à 0,65 mm de long sur 0,13 â 0,17 mm
de diamètre chez les mâles, de 0,61 à
e Ion
r 0,13 à 0,22 ni
de diamètre chez les femelles.
Ganglion cérébrolde placé au fond
du réceptacle.
LemnisqueB digitiformes ayant sen¬
siblement la même longueur que le
réceptacle (parfois un peu plus courts,
parfois un peu plus longs que lui).
Fie. 140.
Yamagutisentis rhinoplagusiae (Y. 1939) nov. co
(d'après les figures de Yamaguti, 1935)
A. Mâle. — B. File de crochets du rostre.
Source : MNHN, Paris
196
YVES J. GOLVAN
A
Tronc fusiforme de 2,0 â 3,1 mm de long sur 0 5 mm de 1
1 sa , « moyenne la plus large chez le mâle et de 2 5 à
vL'rn'h Vr • “ 0,8 """ ,le lnr « e chcz le» femelles gru
vides. Il est orné dans sa partie antérieure sur 0,5 mm environ
.1 épines cutirulaircs nombreuses et simples, de 0 012 mm de 1„
guû7939) eUa,,t nCUemCn ‘ h0r ” dc la 81lrfa «= de la'cuticule (Varna*
Testicules ovoïdes de 0,18 ù 0,28 mm de long sur 0 13 &
0,18 mm de diamètre, placés l’un derrière l’autre dans fc’liert
moyen du tronc et en contact. uers
Canaux déférents dilatés et sinueux.
Six glandes cément,tires allongées et piriformes, disposées en
2 groupes dc 3, immédiatement en arrière du testicule postérieui
Canaux cémentaires disposés en deux faisceaux le tro r
confluant en un canal unique relativement large au nivo f*
pôle antérieur de la vésicule séminale. 8 du
Organe de Safltigcn en position postéro-dorsalc par rannort
aux glandes cémcntaires, ayant de 0,12 à 0,13 mm dc large PP
.nhin h J |K CU “ te, ‘ r 4 - P ? tai musculaire épaisse, possédant un
sph.m ter bulbeux terminal de 0,048 à 0,054 mm de diamètre
* *“ — * '”«* » 5 ™,
En nrrière du fou, dn réceptacle ee Icouvenl 4 cellule, m,
ç„l = P „,«. , e, pneeéclanc pmirvn
““ 1 Ura ™ Je Ion, 0009 >
h ™- H.ICC. ,1c 1
(Temminck et Schlegcl) |C yn og’iossidie] P ° ,U '
Localité : mer Intérieure japonaise .
baie de Toyaina (Japon). P
YAMAGUTISENTIS NEOBYTHITIS
(Yamaguti 1939) nov. comb. (=
Acanlhocephaloides neobythiti «■
Yamaguti 1939, = Neoacanthoce -
pnaloides neobythitis [Y.l Cable .
1954 '
rhynchus neobythitis T Y.l p P) ,.
tschenko 1956). °"
U description princeps est la suivante •
7 3 füTi ”î' nCC ' e" 0 ",* 6 ' mc9u rant 5,4 ù
7 3 mm de long chez les mâles et de R x
12,5 mm de long chez les femelles. 8 ù
I roboscis subcylindrique, un peu attém.x
dans sa partie postérieure, de 0,50 à 0 65 * U,S
dc long sur 0,13 è 0,20 mnt de
armé de 16 à 18 fdes de 10 à 14 crnl^’
chacune. Ces crochets mesurent de o 03 ?
0 07! „„„ de long, le, ..l.npl,,™ d,”;" 3 , ■
plus gros et les basaux les plus petits * eS
Cou conique de 0,12 à 0.20 mm A. i
Réceptacle subeylindrique à ,1 e?’
Ptaoi, de 0,67 > 1 de long
-,— ....n de dinmètre.
Ganglion cérébroidc placé i
réceptacle.
I.cmmsqucs dépussant de peu le fnn.l i
réceptacle, long de 0,55 ,\ 1 ,3 nim , i du
de 0,09 â 0,2 mm de large. ' * ar S e »
* fond du
FlC. 141. - Yamagutisenlis neobythitis (Y. 1939) nov. comb. (d’après les figures de Ya*,c,™
A. Mâle. — B. File de crochets du rostre. ’• 1939)
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
197
Tronc couvert dans sa partie antérieure, au moins chez les mâles, de très petites épines cuticulaires
dépassant de peu la surface du tégument. L’aire spinuléc s'étend presque jusqu'à la hauteur du testicule
antérieur sur 4,8 mm à 6,6 mm pour une largeur de 0.4 à 0,75 mm.
Testicules en ovale allongé ou ellipsoïdaux, contigus, de 0,56 à 0,97 mm de long sur 0,23 à 0,43 mm
de diamètre. I/untérieur est situé à l'union des tiers antérieur et moyen, le postérieur sensiblement au
Glandes cémentaires elliptiques, au nombre de 6 (parfois 8?) disposées soit irrégulièrement soit par
paires, ayant de 0,08 à 0,25 mm de diamètre.
De chaque côté, il y a 3, parfois 4, canaux cémentaires qui cheminent le long de l’organe de Safitigen
et de la vésicule séminale.
Organe de Safftigen ovoïde ou elliptique de 0,15 à 0,21 mm de diamètre.
Vésicule séminale de 0,07 à 0,125 mm de diamètre.
Canal éjaculatcur sans sphincter défini mais pourvu d’une paire de cellules musculaires géantes.
Bourse copulatrice possédant environ 30 rayons digitiformes de 0,048 mm de long sur 0,018 mm de
largeur à leur base. Elle est aussi pourvue de deux diverticules antérieurs d’environ 0,1 mm de diamètre.
Utérus long et cylindrique.
Sphincter vaginal et bulbe vagiuul de 0,093 à 0,084 mm de diamètres respectifs chez le type.
Embryophorcs de 0,09 à 0,115 mm de long sur 0,012 à 0,016 mm de diamètre avec hernies polaires de
la membrane moyenne.
HStes définitifs : Neobythites macropus GUnther ( Brotulidae) et Scbastichthys mnrmoratus (Cuvier et
Valenciennes) [Scorpacnidae],
Localité : préfecture d’Hukui (Japon).
SOUS-FAMILLE DES ECHINORHYISCHIISAE COBBOLD 1876
Diagnose.
Echinorhynchidac parasites de Poissons d'eau douce ou de mer, parfois d’Amphibicns, voire de Reptiles.
Corps de taille moyenne, cylindrolde ou en fuseau.
Proboscis portant des files longitudinales de crochets dont la taille décroit pratiquement de l'apex à
la base. Les crochets de la couronne basale sont parfois spiniformes mais il y a toujours des formes de tran¬
sition entre les crochets vrais et les« épines» basales.
Genre type : Echinorhynchus O. F. Müller 1776.
Autres genres :
— Pseudoechinorhynchus Pelrotschenko 1956;
— Metechinorhynchus Petrotschenko 1956;
— Metacanthocephaloides Yamaguli 1959;
— Acanthocephalus Koelreuther 1771 ;
— Pseudoacanthocephalus Petrotschenko 1956.
Genre Echinorhynchus O. F. Müller 1776.
Diagnose.
Echinorhynchidae parasites do Poissons de mer (et parfois de Poissons d'eau douce) dont les hôtes
intermédiaires sont des Crustacés (Ainphipodes en particulier).
Corps de taille petite à moyenne.
Tronc cylindrolde, assez épais, parfois dilaté dans sa portion antérieure, à cuticule assez épaisse,
toujours inerme. Sous-cuticule contenant de nombreux fragments de noyaux géants.
Proboscis relativement long, portant des files longitudinales de crochets dont la taille décroit très
progressivement de l’apex à la buse du rostre et ne présentant pas de dissymétrie dorso-ventrale appré-
Réceptacle inséré à la base du rostre, à double paroi.
Ganglion cérébroidc jamais placé au fond du réceptacle.
Lemnisques digitiformes, plus longs que le réceptacle ou aplatis en feuille et alors plus courts que le
réceptacle.
Organes génitaux mâles occupant les deux tiers postérieurs de la longueur du tronc.
Six glandes cémentaires courtes et sphéroïdales.
Orifices génitaux terminaux dans les deux sexes.
Embryophores ellipsoïdaux & coque mince avec hernies polaires de la membrane moyenne.
Espèce type : Echinorhynchus gadi O.F. Müller 1776.
Source : MNHN, Paris
198
YVES J. GOLVAN
Fig. 142. — Echinorhynchus gadi (Zoega) in Müller '
1776 (dessins originaux d’après les exemplaires de
la collection Robert Ph. DoLLFUS récoltés lors des
croisières qu’il fit avec le Pourquoi-Pas? du com¬
mandant Charcot. Ils proviennent de l'intestin
de Morues pêchées aux îles Feroë, en Islande et
sur les bancs de Terre-Neuve.
A. Mâle adulte jeuoe.
B. Appareil génital femelle.
C. Partie terminale du tronc
U. Embryophore mûr.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
199
ECHINORHYNCHUS GADI (Zoega) Müller 1776 (= Echinorhynchus candidus Zoega in
Müller 1776, = E. lineolatus Müller 1777, = E. lophii Gmelin 1791, = E. gadicalla-
riae Viborg 1795, = E. gadivirentis Rathke 1799, = E. acus Rudolphi 1802, = E.
wachniae Rudolphi 1819, = E. socialis Leidy 1856 nec 1851, = E. hepaticola v. Linstow 1901
a. Vue de face.
b. Vue latérale.
Voici la traduction de la description
donnée par Meyer (1932).
Corps cylindrique, allongé, in vivo le
plus i
lemi
ir grisai
Femelle ayant de 45 à 80 mm de long,
mâle d'environ 20 mm de long.
Diamètre compris entre 0,6 et 0,8 mm.
Proboscis à peu près cylindrique, incliné
sur la face ventrale, ayant de 0,5 à 0,6 mm
de long sur 0,20 à 0,25 mm de diamètre. Cro¬
chets disposés selon 18 à 22 files de 10 à 13
crochets chacune, les crochets basaux étant
les plus petits.
Cou très court.
Réceptacle de 1,5 â 2 mm de long.
Lcmnisques d’environ 1,5 mm de long.
Testicules placés à peu près au milieu
de la longueur du tronc, en ovale allongé,
contact.
Six glandes cémentaires disposées en
une seule file (comme des perles).
Embryophores de 0,076 mm de long sur
0,013 mm de diamètre avec hernies polaires
de la membrane moyenne.
Hôte définitif : Codas morrhua ( = Gadus
callarias). J’ai examiné de nombreux spéci¬
mens de cette espèce figurant dans les col¬
lections de Robert Ph. Dollfus et provenant
des îles Feroë, d’Islande cl de Terre-Neuve.
Leurs dimensions concordent avec celles
données par Anton Meyer. C’est une espèce
de grande taille, de distribution nettement
septentrionale.
Fie. 144. - Rostres dessinés
dans les mêmes conditions de montage de :
A. Echinorhynchus gadi de la Morue d’Islande.
B. Echinorhynchus armoricanus n. sp. d’un Lieu de Con¬
carneau (Finistère).
ECHINORHYNCHUS ABYSSICOLA Dollfus 1931.
L’espèce est décrite d'après deux femelles en mauvais état.
Corps long de 45 à 46 mm qui devait être primitivement cylindrique avec un diamètre d’environ 0,8 mm.
L’aplatissement subi par le tronc du fait du montage a porté ce diamètre à 2,5 mm.
Proboscis incliné vers la face ventrale, cylindrolde, long de 0,85 à 0,95 mm pour un diamètre d’environ
0,3 mm. Il est armé de 13 files longitudinales de 11 crochets très régulièrement implantés et à peu près
semblables entre eux sauf ceux de l’apex et de la base. Ceux-ci, sur une ou deux couronnes sont petits et
Source : MNHN, Paris
200
YVES J. GOLVAN
ECHINORHYNCHUS ARMORICANUS n. sp.
Cette espèce est très fréquente chez de nombreux Gadidae de la côte Sud de la Breta
et j’ai pu en examiner plusieurs dizaines de spécimens provenant soit de mes propres récolte
soit de celles de Théodore Monod ou de Postel au laboratoire de biologie marine de Con *
neau, soit d’autres récolteurs et figurant dans les collections de Robert Ph. Dollfus. *
Nombre de ces spécimens étaient déterminés Echinorhynchus gadi, mais ce qui fra
immédiatement c’est leur taille bien plu9 petite, les femelles mûres, en particulier, sont lo
jours beaucoup plus petites que les femelles d ’Echinorhynchus gadi sensu stricto récolté.
chez la Morue nord-atlantique. Je ne pense pas que cette différence de taille puisse être att* 8
buée au fait que ce parasite serait hébergé chez des hôtes subnormaux. E'Echinorhynchu
armoricanus est d’une telle fréquence dans toute cette portion de la côte atlantique de 1*
France que l’on ne peut accepter l’hypothèse d’un parasitisme accidentel. C’est un para ' *
normal et local des nombreuses espèces de Gadidae locaux.
Corps cylindrique, grisâtre lorsque le
seulement 26 mm de long et contiennent u
d'Echinorhynchus gadi de la Morue que j'
un peu en nrrière du réceptacle est de 1 i
Les mâleB sont bien plus petits mesu
de 0,48 mm.
viron «mincire maximum p
nu maximum 9,5 mm de long pour un diamètre maxin
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
_ Fig. 147. — Echinorhynchus armorîcanus n. sp.
(d après des spécimens récoltés chez le Lieu à Concarneau [Finistère | par Postel)
A. Femelle adulte.
B. Mâle adulte.
C. Appareil génital mule disséqué.
D. Appareil génital femelle disséqué.
E. Embryophore mûr.
Source : MNHN, Paris
202
YVES J. GOLVAN
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
203
Proboscis cylindrique de 0,38 mm de long sur 0,12 mm de diamètre, armé de 18 files de 10 à 11 crochets
au plus. Il y a, à la base des files, un ou deux crochets spiniformes. Le rostre est inséré un peu plus près de
la face ventrale que de la face dorsale et est incliné légèrement sur le grand axe du tronc. J’ai figuré côte à
côte le rostre d’un Echinorhynchus gadi et d’un E. armoricanus dessinés d'après des exemplaires femelles
parfaitement murs, dans les mêmes conditions de montage et de projection.
Réceptacle de 0,8 & 1,2 mm de long sur environ 0,15 mm de diamètre avec le ganglion cérébrolde placé
dans la partie moyenne.
Lemnisques presque aussi longs que le réceptacle.
Organes génitaux mâles occupant la moitié postérieure de la longueur du tronc.
Testicules ovoïdes, placés l'un derrière l'autre et jamais en contact. Ils ont, en moyenne, 0,40 à 0,85 mm
de long sur 0,25 mm de diamètre.
Six glandes cémentaires en ovale allongé (et non sphéroldales) placés les unes au-dessous des autres
chez tous les mâles examinés.
Canaux excréteurs groupés en deux faisceaux de 3 cheminant de part et d’autre de l’organe de Sâiftigen.
Organe de SafTtigen piriforme, & grosse extrémité supérieure ayant 0,31 mm de diamètre.
Vésicule séminale volumineuse.
Chape musculaire de la bourse copulatrice possédant deux diverticules à sa base et de 15 à 20 digi¬
tations.
Orifice génital mâle pratiquement terminal.
Organes génitaux femelles d’environ 2 mm de long. Deux diverticules à la base de la cloche utérine.
Tube utérin long et étroit. Entonnoir vaginal court.
Vagin à double sphincter, l'antérieur étant le plus large. Bulbe vaginal bref.
Vulve pratiquement terminale.
Emhryophores de 0,065 mm de long sur 0,020 mm de diamètre.
Hôtes définitifs : G adidae en particulier Pollachius pollachius et Pollachius virens.
Localité : côte Sud de la Bretagne (Concarneau et Quiberon).
ECHINORHYNCHUS ATTENUATUS Linton 1891.
La description princeps est basée sur quelques spécimens alors qu’ils devaient être très nombreux
chez l'hôte. Ils étaient probablement blanchâtres ou jaunâtres sur le vivant.
Les femelles ont environ 25 mm de long, les mâles 12 mm.
Corps élancé. Le plus grand diamètre est vers l'extrémité antérieure.
Le tronc est atténué en arrière ainsi que légèrement dans sa partie toute antérieure; il est souvent dilaté
sur la face dorsale au point où il est le plus épais.
Corps lisse.
Cou très court, conique.
Proboscis cylindroldc, implanté quelque peu obliquement. Crochets du rostre plutôt petits et minces,
profondément enchâssés dans les tissus, fortement arqués. Les racines ressemblent à celles d’E. ocus mais
ne sont pas si massives. Il y a environ 40 lignes spirales de crochets, dont 10 à 12 sont visibles sur une face.
Les lemnisques n’ont pu être bien en vus mais ils sont apparemment minces et un peu plus longs que
le réceptacle.
Testicules longs, elliptiques, séparés l’un de l’autre par une distance équivalente à leur longueur et
par une distance égale de la première glande cémentaire.
Glandes cémentaires au nombre de 6, formant une chaîne moniliforme comme chez E. acus.
Bourse copulatrice non vue.
Les dimensions d’une femelle sont : longueur 20 mm, plus grand diamètre : 1,75 mm, largeur de l’extré¬
mité antérieure : 0,6 mm, de l’extrémité postérieure : 0,5 rom, longueur du rostre : 0,8 mm pour un dia¬
mètre de 0,32 mm, longueur du cou : 0,16 mm, longueur du réceptacle : 1,5 mm. La plus grande longueur
des spécimens que j’ai examiné est de 32 mm.
Le figure donne la morphologie des crochets.
Le ganglion cérébrolde est placé en avant du milieu de la hauteur du réceptacle.
Hôte définitif : Acipenser brevirostris.
Localité : Woods Hole (Massachusetts, U.S.A.).
ECHINORHYNCHUS CALLOTI n. sp.
Description basée sur de nombreux exemplaires.
Espèce très voisine d’E. gadi et d’E. armoricanus quant à sa morphologie générale mais nettement plus
petite que les deux précédentes.
Mâles de 6,5 ù 7 mm de long sur 0,45 mm de diamètre. Corps pratiquement cylindrique, â peine dilaté
un peu en arrière du fond du réceptacle.
Proboscis cyliudrolde, inséré plus près de la face ventrale que de la face dorsale et légèrement incliné
sur la face dorsale. Sa longueur est de 0,55 mm en moyenne pour un diamètre de 0,8 mm à la base où il est
le plus large. Il est armé de 14 à 16 files de 12 crochets seulement. Iæs crochets basaux sont spiniformes.
Lemnisques toujours nettement plus longs que le réceptacle.
Ganglion cérébrolde placé dans la partie moyenne du réceptacle.
Organes génitaux mâles occupant plus de la moitié de la longueur du tronc.
Source : MNHN, Paris
YVES J. GOLVAN
Testicules placés l’un derrière l'autre et jamais en contact.
Ils sont ovulaires et mesurent de 0,60 ù 0,15 mm de long pour
un diamètre d'environ 0,25 mm.
Six glandes cémentai res sphéroldales et placées régulièrement
le» unes au dessous des autres.
Organe de Siiiriigcn piriforme d’environ 0,60 mm de long.
Orifice génital terminal.
Appareil génital femelle impossible A étudier sur les spécimens
dont je dispose. Seule la partie basse du tube utérin et l'appareil
vaginal sont visibles, le reste étant caché par l'amus des embryn-
pbores. Deux sphincters vaginaux. Bulbe vaginal court. Entonnoir
vaginal également court. Vulve pratiquement terminale.
Etnbryophorcs fusiformes, longs d’environ 0,065 mm pour
un diamètre maximum île 0,021 mm. Larges hernies polaires de
lu membrane moyenne.
Je dédie cette espèce à mon maître, le professeur Jacques
Cali-ot, qui a récolté la plupart des Bpécimens étudiés ici.
Hôte définitif : Gaidropsarus tricirratus ( Gaidropsaridae ).
Localité : lie d'Yeu (Vendée).
ECHINORHYNCHUS CESTODICOLA von Linstow 1903.
Corps itiermc A contours légèrement sinueux.
Femelle de 11 mm de long sur 0,87 mm de large en avant,
0,39 mm en arrière.
Proboscis en massue de 0,71 mm de long, armé de 23 cou¬
ronnes de 10 crochets chacune (soit 10 files de 23 crochets proba¬
blement). Les 20 crochets antérieurs ont une lame beaucoup plus
longue que la racine (0,060 mm), les 3 crochets basaux ont des
racines qui possèdent une upophysc supérieure (0,052 mm de long).
Einbryophores de 0,075 mm de long sur 0,023 mm de large.
C'est, A mon avis, avec juste raison que Meyer (1932) a
laissé cette espèce dans les Echinorhynchus sensu lato.
Hôte définitif : Sebasles norvégiens (fam. des Seorpaenidae) ;
Acanlhoeéphale uurait été trouvé dans le corps d’un Cestodè
(Botriocephalus nigropunrtntus) et non fixé A la
muqueuse de l’intestin du Poisson.
ECHINORHYNCHUS CHERCHIAE
Monticelli 1889 (ou 1887)!
Corps ridé, cylindrolde, atténué en urrière
présentant une pseudo-segmentation.
Femelles de 17 mm A 21 mm de long
mules de 20 A 25 mm de long.
Proboscis en ntussue de 0,4 mm de long
armé de 22 files de 11 crochets chacune.
Hôte définitif : Téléostéen indéterminé.
Idéalité : golfe de Panama (Taboga).
c
ECHINORHYNCHUS COTTI Yamaguti 1939.
Mâle de 4,7 A 8,3 mm de long sur 0,50 A 0,95 mm de diamètre
maximum.
Fie. 149. — Echinorhynchus ailloli n. sp. provenant
de Gaidropsarus tricirratus de l’île d’Yeu (Vendée) récoltés par J. Caixot
A. Exemplaire mâle adulte.
B. Exemplaire femelle adulte.
C. Rostre.
I). Embryophore mûr.
E. Appareil vaginal.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
205
Proboscis <lc 0,42 à 0,55 mm île long
sur 0,11 ù 0,18 mm de diamètre, cylin-
droïde, armé de 16 il 20 files de 11 A 13 cro¬
chets chacune. Les crochets apicaux ont
de 0,035 à 0,048 mm de long, les subapi¬
caux qui sont les plus gros, de 0,042 à
0,051 mm de long et les basaux, qui sont
les plus petits, de 0,033 à 0,045 mm de
long.
Cou très court
Réceptacle épais à double paroi, long
de 0,063 mm à 1,3 mm sur 0,12 à 0,24 mm
de diamètre.
Ganglion cérébroïdc placé au niveau
du tiers moyen. I.es deux muscles rétrac¬
teurs qui sortent du fond du réceptacle,
s'insèrent sur la paroi interne du tronc, à
hauteur du testicule antérieur.
Lcmnisqucs de 0,5 à 0,8 mm de long
sur 0,12 à 0,16 mm de large.
Tronc de 3,75 à 5,5 mm de long à
système lacunaire très complexe. Noyaux
sous-cuticulaires reliés à leurs voisins par
des dentrites. Cellules musculaires bordant
la cavité centrale, grandes et saillantes.
Testicule antérieur toujours placé
dans la moitié antérieure du tronc. Iæs
deux testicules sont ovoïdes à elliptiques
séparés ou non l’un de l’autre, de 0,38 à
1 mm de long sur 0,26 ù 0,90 mm de dia-
Six glandes cémcntaircs ovoïdes, de
0,18 à 0,37 mm de long sur 0,12 à 0,35 mm
de diamètre, disposées les unes derrière les
autres et se recouvrant un peu.
Organe de Süfftigen de 0,44 à 0,50 mm
de long sur 0,15 ù 0,30 min de diamètre
Vésicule séminale de 0,08 ù 0,15 mm
de large.
La bourse copulatrice englobe l’organe
de SafTtigen, la vésicule séminale et la ter¬
minaison des cunaux cémentuires. Lu chape
musculaire de la bourse possède environ
20 rayons digitiformes se terminant par un
petit prolongement baculiforme un peu
élargi à son extrémité.
Orifice génital inalc terminal.
Femelles de 5,9 à 10 mm de long sur
0,5 ù 1,4 mm de diamètre.
Proboscis de 0,5 à 0,63 mm de long sur
0,12 à 0,20 mm de diamètre, armé de 16 il
20 files de 11 il 13 crorhcts. Les crochets
apicaux mesurent de 0,04 i 0,042 mm de
long, les subapienux de 0,042 ù 0,050 et
les basaux de 0,033 il 0,036 mm de long.
Réceptacle de 0,75 il 1,35 mm de long
sur 0,14 à 0,25 mm de diamètre.
Tronc de 5,7 ù 10 mm de long.
Cloche utérine d’environ 0.22 mm de
long sur 0,11 mm de large. Portion tubu¬
laire de l'utérus de 0,58 à 0,70 mm de long
sur 0,05 à 0,075 mm de diamètre.
Sphincter vaginal relativement petit,
de 0,06 à 0,010 mm de diamètre. Le vagin
forme, à sa partie distale, un lurge bulbe
de 0,072 & 0,09 mm de diamètre.
Embryophores il coque externe mince
de 0,114 à 0,132 mm sur 0,020 il 0,022 mm
de diamètre, avea grosses hernies polaires
de la membrane moyenne. Acanthor de
0,054 à 0,060 mm de long sur 0,012 il
0,014 mm de diamètre.
Fig. 150.
Source : MNHN, Paris
206
J. GOLVAN
Hôte définitifs : Cottus poilus Gunther (fam. des Collidae) et aussi Pelteobagrus nudiceps (fam. des Bagri-
dae) in Fukui et Morisita 1937.
Localité : lac Biwa (préfecture de Siga, Japon).
Fig. 121. — Echinorhynchus dissimilis Y. 1939
(d’après les figures de Yamaguti, 1939)
A. Mâle.
B. File de crochets du rostre.
La description pnnceps est f a ;,„
d après un mâle adulte et une w'u
fragmentée immature. Cmel,e
Môle : corps long de 7,9 mm.
Proboscis subeylindrique, distincte-
ment convexe vcntralement mais presque
rectiligne dorsalement, long de OS
sur 0,42 mm de diamètre. ’ mm
Crochets disposés selon 27 files de 10
u 11 crochets chacune. Ces crochets s
un peu plus gros dorsalement que ventral
lement, les crochets apicaux sont ni
minces, longs de 0,036 mm, les subamc^"®
les plus gros, ont 0,054 mm de long
basaux ventraux ont 0,02 mm de long et
les basaux dorsaux 0,036 mm de long/ *
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
207
Réceptacle allongé, de 0,95 mm de long sur 0,31 mm de diamètre. Paroi double, épaisse.
Ganglion cérébroïde de 0,09 mm de long sur 0,033 mm de large, situé à l’union des 2 /5 antérieurs et
des 3/5 postérieurs de la hauteur du réceptacle.
Cou de 0,090 mm de long sur 0,090 mm de large.
Tronc cylindrique de 1 mm de diamètre, pourvu intérieurement de nombreuses cellules musculaires
faisant saillie dans la cavité générale.
Lemnisques de 0,85 à 0,95 mm de long sur 0,12 mm de large, aussi longs que le réceptacle.
Testicules ovoïdes, contigus, placés dans le 1 /3 moyen du tronc, l'antérieur de 0,95 mm de long sur
0,55 mm de diamètre, le postérieur de 0,80 mm de long sur 0,5 mm de diamètre.
Vésicule séminale de 0,13 mm de diamètre.
Glandes cémentaires en forme de goutte de 0,225 à 0,350 mm de long sur 0,2 à 0,25 mm de diamètre.
Organe de Sâfftigen de 0,25 mm de diamètre avec 3 canaux cémentaires de chaque côté de lui et le tout
enfermé dans une gaine musculaire épaisse contenant également la vésicule séminale et les glandes cémen-
Bourse copulatrice avec deux diverticules antérieurs ayant environ 0,075 mm de diamètre. Les rayons
postérieurs n’ont pu être vus avec certitude.
Femelle : longueur totale du corps inconnue car la partie postérieure du tronc était brisée.
Proboscis de même forme que celui du mâle, long de 0,6 mm sur 0,43 mm de diamètre.
Crochets disposés selon 30 files de 10 crochets chacune, les crochets apicaux ont 0,045 mm de long, les
subapicaux, les plus gros, ont 0,054 mm de long, les basaux ventraux ont 0,027 mm et les basaux dorsaux
ont 0,036 mm de long.
Réceptacle de 1,25 mm de long sur 0,275 mm de diamètre avec une double paroi très épaisse.
Cou invaginé.
Tronc de 1,4 mm de diamètre avec des cellules musculaires saillantes à l’intérieur de la cavité générale.
Pas d'embryophores dans cette cavité centrale.
Hôte définitif : Lotella phycis (Temminck et Schlegel) [fam. des Gadidae].
Localité : Maisaka (préfecture de Sizuoka, Japon).
ECHINORHYNCHUS EKBAUMI nom. nov. (= Echinorhynchus gadi sensu Ekbaum 1938)-
Il me parait tout à fait improbable que les Saumons des côtes canadiennes du Pacifique
soient parasités par la même espèce d’Acanthocéphale que les Gadidae de l’Atlantique Nord.
Cet Echinorhynchus gadi du Pacifique a déjà été signalé par Zschokke et Heitz (1914),
Heitz (1920) et Fujita (1920). Selon Eckbaum (1938) il est en tous points semblable à celui
de l’Atlantique et voici la description qu’il en donne :
Tous les individus trouvés chez les Saumons pacifiques sont immatures. Leur longueur varie de 10 à
25 min et leur diamètre de 0,6 â 1,2 mm.
Le proboscis a 0,4 à 0,6 mm de long sur 0,2 mm de diamètre. Il y a de 18 à 20 files de 12 à 13 crochets
chacune.
Le réceptacle a 1,2 à 1,5 mm de long et les lemnisques 1,2 à 1,4 mm de long.
Les testicules ont 0,6 à 0,8 mm de long sur 0,2 à 0,4 mm de diamètre.
Les glandes cémentaires sont disposées eu une série linéaire et leur taille varie de 0,2 à 0,4 mm de dia¬
mètre. La partie antérieure du tronc est dilatée surtout chez les femelles lorsque les spécimens sont tués en
extension complète.
Hôtes définitifs : Oncorhynchus nerka, Oncorhynchus keta Walbaum, Oncorhynchus tschawylscha (famille
des Salmonidae).
Localité : Fraser River, Departure Bay, Five Fingers Island (Colombie britannique, Canada).
Quant ù Fujita (1922), il donne la description suivante : corps cylindrique, s’atténuant graduellement
vers l’extrémité postérieure. Femelles de 62 mm de long sur 1,5 mm de diamètre à la base du réceptacle.
Mâle de 20 mm de long sur 0,8 mm de large. De couleur blanche à rosée. Cuticule lisse, lacunes bien dévelop¬
pées et noyaux hypodermiques petits et nombreux.
Proboscis cylindrique avec une extrémité arrondie, modérément incurvé, long de 0,96 mm pour un
diamètre de 0,31 mm. Crochets disposés en 18 files de 14 crochets et ayant trois formes différentes. Les 7 an¬
térieurs sont longs et pointus et ont 0,65 mm de long sur 0,10 mm de large (ce doit être 0,065 sur 0,010 mm),
les 3 moyens sont courts et forts et ont 0,055 mm de long sur 0,015 mm de large et les 4 derniers sont minces
et saillants, ils ont 0,054 mm de long sur 0,007 mm de large.
Cou court.
Réceptacle cylindrique, plus ou moins dilaté en arrière, long de 1,65 mm et large de 0,28 mm.
Ganglion cérébroïde dans sa partie moyenne.
Lemnisques minces et de la même longueur que le réceptacle.
Testicules longs, ovoïdes de 0,92 mm de long sur 0,28 mm de large et placés à environ 4 mm de l’extré¬
mité antérieure du tronc.
Six glandes cémentaires oblongues, disposées en série linéaire, de 0,28 mm de long sur 0,22 mm de large.
Organe de Sâfftigen presque cylindrique, de 1,01 mm de long sur 0,28 mm de diamètre.
Vésicule séminale presque sphérique de 0,02 mm de diamètre.
Embryophorcs de 0,07 mm de long sur 0,03 mm de diamètre.
Hôtes définitifs : Oncorhynchus keta Walbaum, Gadus macrocephalus Tilesius et Theragra chalcogramma
(Pallas) [fam. des Gadidae].
Localités : province d’Echigo (rivière Miomoté), Hokkaido et mer d'Okhotsk.
8 564020 6 14
Source : MNHN, Paris
YVES J. GOLVAN
ECHINORHYNCHUS LA URENTIANUS
Ronald 1957.
Le corps des vers vivants est rose ou blanc et le
dimorphisme sexuel est bien marqué, les femelles
étant plus grundes.
Femelle : longueur de 10 à 15 mm pour une
largeur de 0,80 il 1,40 mm.
Corps généralement incurvé vcntralement ce qui
e l’apparence que le proboscis est inséré sur lu
face v
raie.
Le proboscis parfait
mdu a de 0,35 à
0,66 mm de long sur U.ll il 0,15 mm de diamètre.
Il porte 14 il 16 files de 11 à 13 crochets chacune. Les
plus grands crochets mesurent 0,038 â 0,048 mm de
long (pour lu lame) et 0,020 il 0,025 mm de haut (’ 1
Les racines ont de 0,024 à 0,029 mm de long. Les cro¬
chet» sont urqués et de forme conique sauf les basaux
qui sont les plus petits et qui sont triangulaires.
Lcmnisques très allongés mesurant de 0,80 à
1,10 mm de long sur 0,18 à 0,32 mm de large, placés
de part et d’autre du réceptacle.
Réceptacle de 0,55 il 0,70 mm de long sur 0,32 à
0,40 mm de diamètre, donc un peu plus court que les
lemniBques et surtout de forme plus tubulaire.
Ganglion cérébrolde placé dans la partie posté¬
rieure du réceptacle, les deux rétinacles sortant de
l’extrémité postérieure du ganglion. Origine du rétrac-
ventrnl
• dorsal triradiéc et celle du r
diradiée. Chez les jeunes les masses ovarienn™
plissent presque complètement lu cavité générale. Les embryophores ont une
extrémité pointue et l’autre mousse.
Mâle : Plus court que les femelles et généralement plus arqué, long de 5
a 11 mm sur 0,55 à 0,72 mm de diamètre.
'•'4 Proboscis ressemblant beaucoup à celui «les femelles ù la fois comme
forme et comme armement en crochets.
Testicules l’un derrière l’autre, ellipsoïdaux, longs de 0,60 ù 0,95 mm
sur 0,28 ù 0,35 mm «le large. Ligament présent entre les deux testicules.
Déférents quittant le pôle postérieur de chaque testicule et enroulés l’ un
avec l’autre jusqu’è leur point de jonction un peu en avant de l’appareil
copulateur.
Six glandes cémentaircs se recouvrant plus ou moins et disposées en
une série linéaire, globuleuses.
Bourse copulutricc réniforme quand elle est évaginéc.
T î| Orifice génital subterminodorsal.
Hôtes définitifs : Hippoglossoides plalessoïdes (Fabricius) [fam. des Hi ppo .
glossidae] ; llippoglossus hippoglossus (Linné) [fam. des Ilippoglossidae]-
Pseudopleuronectes amertcanus (Walbaum) [fmu. des Pleuronectidae] ; Scooh
thalmus aquosus (Mitchill) [fam. des Bothidae],
Localité : golfe du Saint-Laurent.
ECHINORHYNCHUS LOTELLAE Yamaguti 1939.
Corps de 4,5 ù 9,8 mm de long.
Proboscis cylindrique de 0,7 à 0,8 it
a de long sur 0,18 à 0,22 n
lar ° C Crochets disposés selon 16 files longitudinales de 16 crochets chacur
dont la taille varie de 0,045 à 0.051 mm de long. Les crochets basaux bot
ÎÏÏ,., plu. uJum. leu, Ion,..», » » M» -»■
Echinorhynchus laurei
A. Mâle.
B. Rostre.
Fig. 152.
is R. 1957 (d’après les figures de Ronald, 19e
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
209
Réceptacle allongé de 1,3 à 1,6 mm de long sur
0,02 à 0,07 mm d’épaisseur. Le ganglion cérébrolde es
Cou court.
Tronc cylindrique de 0,6 à 0,9 mm de dia¬
mètre, contenant des nombreux noyaux sous-
cuticulaircs branchus, limités par des cellules mus¬
culaires puissantes et nombreuses entre le récep¬
tacle et le testicule antérieur.
Lemnisqucs allongés de 0,4 & 1,00 mm de long
sur 0,075 à 0,2 mm de large, nettement plus courts
que le réceptacle.
Testicules elliptiques à ovoïdes, directement
l’un derrière l’autre, l'antérieur étant juste en
gros que le postéri»
0,55 à 0,95 n
i de long s
0,37 à
0,43 mm de diamètre. Chez le spécimen type il e
a 1 mm derrière le fond du réceptacle mais chez le
paratype il est en contact avec lui. Iæs dimensions
du testicule postérieur sont 0,47 à 0,80 mm de lon¬
gueur 0,36 à 0,43 mm de diamètre et il est situé
approximativement à hauteur du milieu de la lon-
ir du tronc.
Vésicule sémi
8 à 0,120 mm de dia-
x glandes cémentaires ovoïdes disposées en
série longitudinale, se recouvrant partiellement en
arrière de 0,17 ù 0,46 mm de diamètre.
Organe de SülTtigen allongé ou ovoïde de 0,25
ù 0,28 mm de diamètre.
Bourse copulatrice avec deux diverticules
antérieurs et environ 20 rayons digitiformes plus
étroits vers leur extrémité distale, longs de 0,13 à
0,20 mm sur 0,02 a 0,05 mm de large ù leur base.
Us femelles ont de 10 a 24 mm de long. Leur
proboscis est cylindrique et mesure de 0,63 ù
0,85 mm sur 0,13 a 0,23 mm de diamètre. Les
crochets sont disposés selon 16 a 19 Gles (généra¬
lement 16 files) de 16 crochets chacune. Les plus
gros crochets subapicaux ont de 0,048 à 0,054 mm
de long et les plus petits qui sont les basaux ont
de 0,033 a 0,045 mm de long.
Réceptacle de 1,1 a 1,85 mm de long sur 0,25
a 0,32 mm de diamètre.
Paroi double de 0,04 a 0,085 mm d’épaisseur.
Cou de 0,3 mm de long sur 0,1 mm de dia¬
mètre chez un spécimen de 17,5 mm de long.
Tronc de 0,7 a 2,00 min de diamètre.
Leinnisques de 0,62 a 1,5 mm de long sur 0,1
a 0,28 mm.
Utérus cylindrique de 0,9 a 2,5 mm de long
sur 0,07 a 0,125 mm de large.
Entonnoir vaginal de 0,054 a 0,070 mm de
large.
Sphincter vaginal de 0,045 a 0,066 mm de
long sur 0,072 a 0,105 mm de large.
Bulbe vaginal postérieur de 0,05 a 0,105 mm
de long sur 0,06 à 0,105 mm de haut.
Vulve ventro-tcrminalc.
Einbryophores de 0,108 a 0,132 mm de long
sur 0,03 à 0,034 mm de diamètre.
Coque moyenne avec hernies polaires.
Acanthor de 0,039 a 0,048 mm de long sur
0,010 à 0,013 mm de large.
Hôte définitif : I.otella phycis (Temminck et
Schlegel) [fam. des Gadidae].
Localité : préfecture de Sizuoka, Maisaka
(Japon).
Fig. 153. - Echinorhynchus lotellae Y. 1939
(d’après les figures de Yamaguti, 1939)
A. Mâle. — B. File de crochets du rostre.
0,22 à 0,26 mm de diamètre avec une double paroi de
t subclliptique de 0,2 mm de long sur 0,07 mm de large
Source : MNHN, Paris
210
YVES J. GOLVAN
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
ECHINORHYNCHUS MELANOGLAEAE Dollfus 1960.
Description basée Bur un seul mâle adulte.
Corps de 8 mm de long, cyiindroïdc, un peu atténué à son
extrémité postérieure, large de 0,675 mm au maximum.
Proboscis cyiindroïdc de 0,735 mm de long pour un diamètre
apical de 0,102 mm et un diamètre basal de 0,205 mm.
Crochets disposés selon 20 files de 17 à 18 crochets chacune,
le dernier crochet de chaque file étant très petit, les autres sem¬
blant subégaux, leur longueur variant de 0,030 à 0,036 mm.
Réceptacle de 1,010 mm de long sur 0,275 mm de diamètre.
Testicules placés dans la partie moyenne du tronc, l'un der¬
rière l’autre, non en contact. Ils sont de forme ovoïde, l’antérieur
a 0,750 mm de long sur 0,385 mm de diamètre, le postérieur de
0,890 mm de long sur 0,350 mm de diamètre.
Six glandes cémentaires disposées en une seule file dont la
largeur maximum est de 0,40 mm alors que la longueur totale
Orifice génital subterminal.
Hôte définitif : Melanogloea ventralis Barnard (fam. des
Ateleopidae).
Localité : Gorée (Sénégal).
ECHINORHYNCHUS OBLITUS nom. nov. (= Echino-
rhynchus sp. Katoaka et Momma 1937).
Cette espèce a été oubliée par tous les compilateurs
depuis la date à laquelle elle a été sommairement décrite.
Mâle à corps mince, cylindrique, de 4,41 mm de long sur
0,41 mm de diamètre, armé de 16 files de 6 crochets chacune.
Les crochets de la base du rostre ont 0,017 mm, les plus grands
crochets du rostre ont 0,041 mm de long.
Réceptacle de 0,78 mm de long sur 0,21 mm de large dans la
partie postérieure la plus large.
Lemnisques non visibles sur notre spécimen.
Testicules occupant la moitié antérieure du tronc, ellipsoïdaux,
disposés l’un derrière l’autre et proches l’un de l’autre. Le testicule
antérieur a 0,62 mm de long sur 0,32 mm de diamètre, le postérieur
0,59 mm de long sur 0,32 mm de diamètre.
Six glandes cémentaires occupant la moitié postérieure de la
longueur du tronc, ovoïdes et disposées en une seule file. Chaque
glande a 0,21 mm à 0,29 mm de diamètre.
Hôte définitif : Plecoglossus altivelis Temminclt et Schlegel
(fam. des Plecoglossidae).
Localité : lac Biwa (Japon).
ECHINORHYNCHUS VANCLEAVEInom. nov. (=Echi-
norhynchus gadi sensu Van Cleave 1924, = E.
sensu Leidy 1856, = E. angustatus
sensu Leidy 1856, = E. socialis Leidy
1856 nec Leidy 1851).
Parasite des poissons marins.
Corps long, cylindrique.
Femelles ayant généralement 50 mm de loi
mais atteignant parfois 80 mm.
Mâles ayant environ 8 à 20 mm de long.
FlG. 155. — Echinorhynchut oblilus nom. nov.
(dessin exécuté â partir de la microphotographie
du travail de Katoaka et Momma, 1937)
212
YVES J. GOLVAN
Fig. 156. — Pseudoechinorhynchu.i clavula (D. 1845) P. 1956
A. Exemplaire femelle adulte. - B. Exemplaire mâle adulte. - C. Extrémité postérieure d’un
ù bourse copulatricc évaginéc. 1). Proboscis. - E. Appareil génital mâle. - F. Embrvo a *
mûr. - G. Appareil génital femelle. — H. Détail de la structure du vagin. y p “ ore
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
213
Proboscis de 0,5 mm de long et 0,2 mm de diamètre, armé de 18 à 22 files de 10 à 13 crochets chacune.
Six glandes cémentaires disposées en une série linéaire près de l’extrémité postérieure de la cavité
générale.
Embryophores mûrs de 0,076 mm de long sur 0,013 mm de diamètre.
Hôte définitif : Gadus callarias ( = Morrhua americana) [fam. des Gadidae],
Localité : Littoral atlantique des U.S.A. en particulier Woods Hole (Massachusets).
ECHINORHYNCHUS YAMAGUTII nom. nov. (= Echinorhynchus gadi sensu Yamaguti
1939).
Les dimensions suivantes sont données pour un mâle et deux femelles provenant de l'intestin grêle
du Congre et de 2 mâles et de 3 femelles d’un Drotulidae.
Mâles de 5,8 à 7,5 mm de long. Femelles de 10 à 22 mm de long.
Longueur du proboscis variant de 0,45 à 0,60 mm chez les mâles et de 0,62 à 0,75 mm chez les femelles.
Il est armé de 18 à 20 files de 12 à 14 crochets chacune dont la taille varie de 0,036 à 0,054 mm chez les
mâles et de 0,036 à 0,070 mm chez les femelles.
Réceptacle de 0,83 à 0,90 mm de long chez les mâles, de 0,90 à 1,4 mm de long chez les femelles.
La taille des testicules varie de 0,70 ù 1,05 mm de long pour un diamètre de 0,25 à 0,425 mm de dia¬
mètre.
Hôtes définitifs : Conger myriaster Brevoort (fam. des Congridae) et Bothrocara zesta (fam. des Bro-
tulidae).
Genre Pseudoechinorhynchus Pctrotschenko 1956.
Diagnose.
Echinorhynchidae parasites de Poissons d’eau douce.
Les six glandes cémentaires sont disposées régulièrement en trois paires placées exactement les unes
au-dessous des autres.
Espèce type : Pseudoechinorhynchus clavula (Dujardin 1845).
PSEUDOECHINORHYNCHUS CLAVULA (Dujardin 1845)
Petrotschenko 1956 (= Echinorhynchus clavula D., = E.
borealis von Linstow).
Cou
Trompe linéaire, longue de 0,7 è 0,9 mm urmé de 30 â 32 rungées
transvcrscs ou de 16 à 18 rangées longitudinales de crochets qui Bont
longs de 0,078 mm.
Mâle sans appendice copulateur mais avec 2 testicules et 2 vési¬
cules séminales distinctes.
Les oeufs ont 0,120 mm de long.
Hôtes définitifs : Abramis brama, Cyprinus carpio. Anguilla vul-
garis (fam. des Anguillidae), Esox lucius (fam. des Esocidac).
Localité : Rennes (Ille-et-Vilaine).
La description de Lühe (1911) est la suivante :
Corps trapu, élargi eu avant, atténué en arrière. Les femelles ont
7 mm de long, les mâles de 3,5 à 4,3 mm de long.
Proboscis cylindrique de 0,75 mm de long sur 0,25 mm de diamètre.
Crochets disposés en 18 files de 12 â 13 crochets chacune, les plus
petits étant situés à l’apex et à la base du rostre.
Cou très court.
Réceptacle de 0,8 à 0,9 mm de long.
Testicules arrondis, placés sensiblement dans la moitié de la lon¬
gueur du tronc et l'un contre l’autre.
Six glandes cémentaires placées immédiatement en arrière du testi¬
cule postérieur et disposées en deux files parallèles de 3 glandes chacune.
Embryophores de 0,1 â 0,110 mm de long sur 0,023 mm de
diamètre.
itifs : Lotla Iota (fam. des Gadidae) et Esox lucius
Fig. 157.
Pseudoechinorhynchus clavula
(D. 1845) P. 1956
Rostre d’après Meyer, 1932.
Source : MNHN, Paris
214
YVES J. GOLVAN
D’autres auteurs ont trouvé l’espèce chez Perça fluviatilis (fam. des Percidae)-, Pleuronecles flesut
(fam. des Plcuroncetidae) en Finlande (Schneider 1903); Leuciscus rutilas (Nybeun 1923 et 1924 en
Suède). La même espèce a été déterminée par Southwell et Macfie (1925) au Queensland chez des
Carangidae et des Sparidae. C’est manifestement inexact.
B C D
Fig. 158. - Pseudoechinorhynchus baeri (K. 1928) P. 1956
A. Mâle.
B. Rostre.
C. File de crochets du rostre.
D. Embryophore mûr.
PSEUDOECHINORHYNCHUS BAERI (Kostylew 1928) nov. comb. (= Melechinorhynch .
baeri (K.) Petrotschenko 1956, = Echinorhynchus baeri Kostylew 1928). W
Mâles de 7,5 mm de long, femelles de 11 à 12 mm de long sur 0,6 à 0,75 mm de diamètre maximum
Proboscis cylindrique, arrondi â l’extrémité antérieure, un peu rétréci â la base, long d’environ 0 77
pour un diamètre do 0,3 à 0,38 mm dans sa partie moyenne. ' nun
Le grand axe du proboscis est pratiquement coudé à angle droit sur le grand axe du tronc. Il est
de 22 à 24 files de 10 crochets chacune. Les racines de ces crochets sont droites, dirigées vers l’a -.“ rin '
l’exception des crochets de la dernière couronne. tricre, à
Les crochets ventraux sont plus fo
sont les suivantes ;
Ventraux : CIII : lame 0,073, raci
plus larges que les dorsaux. Les dimensions (en millimètres)
Dorsaux : CIII : lame : 0,078; racine ; 0,069; CIV : 0,082/0,069; CV : 0,087/0,073- CVI ■ 0 noo m „
'II : 0,092/0,064; CVIII : 0,064/0,036; CIX : 0,046/0; CX : 0,046/0. ' u ’ üÿz /°.092;
n de long si
CVII : 0,092/0,064; CVIII : 0,064/0,036; CIX : 0,046/0; CX : 0,046/0.
Cou réduit.
Réceptacle de 1,4 mm de long.
Lcmnisques pas plus longs que le réceptacle.
Testicules placés dans la moitié postérieure du tronc, l’antérieur de 1,55 à 1 7 n
à 0,38 mm de large, le postérieur de 0,38 â 0,50 mm de long sur 0,3 à 0,32 mm de diamètre
Six glandes cémentaires disposées par paires (on ne comprend pas pourquoi Petrotschenko
de cette espèce un Metechinorhynchus). ° a *®it
Embryophores de 0,105 à 0,126 mm de long sur 0,022 à 0,024 mm de diamètre.
Acanthor de 0,070 mm de long. Grandes hernies poluires de la membrane moyenne.
Hôte definitif : Salmo ischachan.
Localité : lac Goktscha (Arménie soviétique).
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
215
PSEUDOECHINORHYNCHUS CINCTULUS (Porta
1905) Petrotschenko 1956 (= Echinorhynchus cinc-
tulus P.).
La description de Porta est rudimentaire et a été reprise
par Kostylew en 1924.
Corps de 2,2 à 2,5 mm de long mais il s'agit de spécimens
Proboscis à peu près cylindrique, un peu élargi dans son
tiers postérieur mais rétréci à sa base.
Crochets disposés en 20 à 22 files de 11 à 12 crochets
chacune.
Pas d’embryophores mûrs.
Hiles définitifs : Silurus glanis (fam. des Siluridae ) ; Sonder
volgensis (fam. des Percidac) ; Gobio gobio (fam. des Cyprinidae) ;
Acerina cernua (fam. des Percidae ); Loua Iota (fam. des Gadidae).
Localité : bassin de la Volga (U.R.S.S.).
A
Fie. 160. — Pseudoechinorhynchus lenok
(A. et D. A. 1941)
[d'après les figures d’AciiMEROV, 1959]
A. Mâle.
Individu mâle (d'après Kostylew, 1923).
B. Crochets du rostre.
Source : MNHN, Paris
216
YVES J. GOLVAN
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
217
PSEUDOECHINORHYNCHUS LENOK (Achmerov et Dombrowskaja-Achmerowa 1941)
Petrotschenko 1956 (= Echinorhynchus lenok Achmerov et Dombrowskaja-Achmerowa
1941).
Description basée sur un mâle.
Corps cylindrique de 4,5 mm de long sur 0,705 mm de diamètre.
Rostre cylindrique de 0,68 mm de long sur 0,23 mm de diamètre, armé de 22 files de 13 à 14 crochets
chacune.
Crochets antérieurs de 0,042 mm de long et de 0,011 mm de largeur à leur base, crochets moyens de
0,035 mm de long sur 0,014 mm de large il la base, crochets postérieurs de 0,035 min de long sur 0,010 mm
de large.
Cou absent (?)
Réceptacle à double paroi de 0,78 mm de long sur 0,265 mm de diamètre.
Ganglion cérébrofde placé dans la partie moyenne du réceptacle, long de 0,075 mm sur 0,090 mm.
Deux lemnisques de 0,5 mm de long sur 0,15 mm de large, plus courts que le réceptacle et contenant uu
noyau dans leur partie inférieure.
Testicules en contact, volumineux, et grossièrement quadrangulaires.
Le testicule antérieur mesure 0,38 mm sur 0,40 mm et le postérieur 0,37 mm sur 0,48 mm. Ils sont
placés dans la partie moyenne du tronc.
Six glandes cémentaires piriforincs.
Hôte définitif : Brachymyslax lenok ( Coregonidae ).
localité : lac Orcl-Tchla (Sibérie).
PSEUDOECHINORHYNCHUS PARASILURI (Fukui 1929) Petrotschenko 1956.
La description originale est faite d’après 2 femelles mûres, 3 femelles jeunes et un jeune mâle.
Corps de forme cylindrique, d'environ 4 mm de long sur 0,3 mm de large chez un mâle. Les femelles
ont de 12 à 15 min de long et de 0,3 à 0,5 mm de diamètre.
Proboseis cylindrique, très long, de 0,58 à 0,67 mm de long pour un diamètre d'environ 0,27 mm chez
les femelles.
Crochets du rostre disposés selon 22 à 26 files de 10 à 11 crochets chacune. Les racines des crochets
sont de forme simple.
Réceptacle d’environ 0,96 mm de long sur environ 0.29 mm de diamètre chez le mâle et de 1,06 à
1,25 mm de long sur 0,25 à 0,29 mm de large chez les femelles. Il est digitiforme et à double paroi.
Pas d'épines cuticulaires.
Lemnisques presque aussi longs que le réceptacle.
Système lacunaire non étudiable sur mes spécimens.
Testicules globuleux de 0,35 à 0,4 mm de long sur 0,33 à 0,35 mm de diamètre. Les deux testicules
sont pratiquement égaux et sont disposés l'un derrière l’autre, rapprochés et situés dans 1a partie moyenne
du tronc.
Il y a six glandes cémeutuires globuleuses cl pratiquement disposées en deux files parallèles de 3 glandes
Masses ovariennes arrondies.
Embryophores en navette de 0,095 ù 0,1113 mm de long sur 0,020 mm environ de diamètre. Il existe
des hernies polaires.
Hôte définitif : Parasilurus osolus (Linné) [fam. des Siluridae).
Localité : lac Biwa (Japon).
Genre Metechinorhynchus Petrotschenko 1956.
Diagnose.
Echinorhyndichae parasites de Poissons d'eau douce dont les six glandes cémentaires sont disposées
en une paire supérieure et un amas inférieur de quatre glundes qui sont alors difficiles à distinguer les unes
des autres.
Espèce type : Metechinorhynchus salmonis (O. F. Millier 1776) Petrotschenko 1956.
J’ai considéré comme des Metechinorhynchus cinq espèces brésiliennes :
— Metechinorhynchus briconi (Machado-Filho 1959) [= Echinorhynchus gracilis
Machado-Filho 1948);
— Metechinorhynchus gomesi (Machado-Filho 1948):
— Metechinorhynchus jucundus (Travassos 1923) ;
— Metechinorhynchus paranensis (Machado-Filho 1959);
— Metechinorhynchus salobrensis (Machado-Filho 1948).
Source : MNHN, Paris
218
YVES J. GOLVAN
En fait, je ne suis pas du tout sûr qu’il s’agisse à'Echinorhynchidae. Les dessins qui
accompagnent les descriptions ne permettent pas de savoir combien il y a de glandes céwen-
taires. Chez M. jucundus, il y en a peut-être six et ce serait un Metechinorhynchus vrai.
Chez les autres, ce nombre est peut-être de 4 seulement voire même de deux! Certains détails
de l’anatomie de l’appareil génital mâle évoquent irrésistiblement ce que j’ai observé chez
Megapriapus ungriai. II se peut que ces espèces doivent être classées près des Megapriapus
ou des Paracavisoma qui sont également sud-américains mais il faut pour cela qu’une étude
correcte de l’appareil génital soit faite après dissection.
Fie. 162. - Metechinorhynchus salmonis (M. 1784) P. 1956 (d'après les figures de Meyer, 1932)
A. Mâle.
B. Proboscis.
C. Embryophore.
METECHINORHYNCHUS SALMONIS (O. F. Müller 1784) Petrotschenko 1956 (= Echino-
rhynchus salmonis M., = E. pachysomus Creplin 1839, = E. phoenix Schneider 1913,
= E. inflatus Rudolphi 1909).
Corps trapu, fusiforme, élargi dans sa partie antérieure, de couleur jaunâtre, grisâtre ou blanche
lorsque l’animal est vivant.
Femelles de 7 à 8 mm de long, mâles d environ 3 à 4 mm de long sur 1,2 à 1,6 mm de diamètre maximum
Proboscis cylindrolde de 0,7 à 1 mm de long sur 0,25 h 0,37 mm de diamètre.
Crochets disposés selon 14 files de 9 à 11 crochets chacune. Les 3 ou 4 crochets basaux sont très petits
de même que les apicaux alors que les crochets de la partie moyenne du rostre sont les plus gros.
Cou très court.
Réceptacle de 1,3 mm de long.
Lemnisques d’environ 1 mm de long. ^
Testicules en ovale irrégulier, placés l’t
parfois plus près de l’extrémité postérieure.
Glandes cémentaires placées immédiatement en amère des testicule, et formant un amas compact.
Embryophores de 0,082 à 0,095 mm de long sur 0,022 à 0,025 mm de diamètre avec hernies polaires
de la membrane moyenne.
n derrière l'autre et aplatis, au niveau de la n:
Source : MNHM, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
219
Hôtes définitifs : Coregonus lavaretus (fara. des Coregonidae ), Salmo salar ( Salmonidae ), Salmo trult,
Coregonus albula.
Localité : lac Onega (U.R.S.S.).
L’espèce a été également signalée :
Par Nybelin (1924) chez Abramis brama ( Cyprinidae ), Vimba vimba (Cyprinidae ),
Leuciscus ( Idus) idus (Cyprinidae), Scardinius erythrophthalmus (Cyprinidae), Osmerus
Fie. 163. — Metechinorhynchus briconi (M. F. 1959) nov. comb.
(d’après les figures de Machado-Filho 1948 et 1959)
A. Mâle.
B. File de crochets du rostre.
C. Rostre.
D. Embryophore.
E. Appareil génital femelle.
Source : MNHN, Paris
220
YVES J. GOLVAN
eperlanus (Osmeridae), Esox lucius ( Esocidae ), Anguilla anguilla (Anguillidae), Perça
fiuviatilis ( Percidae ) Pleuronectes Jlesus (Pleuronectidae), dans le golfe de Finlande.
Par JSskelïnen en 1921 en Suède chez divers poissons.
Hôte intermédiaire ; Pontoporeia affinis.
Voir également Schneider (1902), Deguisti et Budd (1959), Ward (1937), Kostylew
(1916), Markevich (1934), Bauer et Nikolskaia (1952), Kostak (1955).
METECHINORHYNCHUS ALPINUS (von Linstow 1901) Petrotschenko 1956.
Femelles de 16 mm de long sur 2 mm de large en avant.
Mâles de 6 mm de long.
Tronc un peu aminci vers la partie postérieure.
Proboscis légèrement arrondi de 1mm de long sur 0,424 mm de diamètre dans sa partie
de 0,318 mm à sa base. Il est armé de 14 files de 8 à 9 crochets chacune.
Les crochets apicaux ont 0,106 mm de long, les moyens 0.127 mm et les basaux qui n’ont n
ont de 0,053 à 0,084 mm de long.
Cou court, cylindrique.
Réceptacle pratiquement de la même longueur que le proboscis.
Testicules placés dans la moitié antérieure du tronc, arrondis, de 0,5 mm de long sur 0,4
Glandes cémentaires irrégulièrement globuleuses et disposées en un groupe compact.
Embryophores de 0,115 mm de long sur 0,016 mm de diamètre.
Hâte définitif : Schizopygopsis koslovi (fam. des Cyprinidae).
m de dia-
Loealité : Irgizyg (Asie centrale). [L’espèce aurait également
de Ilouango en Chine.]
indéterminé
METECHINORHYNCHUS BRICONI (Machado Filho 1959) nov. comb [ - Echinorhvn h
gracilis Machado-Filho 1948, pré-employé = E. briconi M. F. 1 . 1959. s c us
Femelles de 15 à 22 mm de long sur 3 à 4 mm de diamètre.
Mâles de 9 à 15 mm de long sur 2 mm de diamètre.
Proboscis de 1,32 mm de long sur 0,265 mm de diamètre, armé de
Ces crochets mesurent environ 0,071 mm de long et ont dcB racines d’e
Réceptacle de 1,660 mm de long sur 0,32 mm de diamètre.
Lemnisques de 1,120 mm de long sur 0,85 mm de diamètre.
Glandes cémentaires de 1,210 mm de longueur totale pour un di
Utérus de 1,260 mm de long.
Embryophores de 0,121 mm de long sur 0,016 mm de diamètre.
ù . 17 fi * e * de u crochets chacune,
iviron 0,046 mm de long.
mètre de 0,85 mm.
Hôte définitif : Brycon hilarii (Valenciennes) [fam. des Characidae],
Localité : Porto Cabrul (État de Sno Paulo, Brésil).
METECHINORHYNCHUS COREGONI (Linkins in Van Cleave 1919) [— Echinorh
coregoni L. in V. C.]. ynch
us
La description de Van Cieave (1924) est fuite d’après des exemplaires provenant de la coller.-
Leidy. 'lion de
Proboscis cylindrique armé de 12 â 15 files de 10 & 11 crochets chacune. Les crochets ne so
les uns contre les autres. Les basaux ont de 0,028 à 0,053 mm de long, ceux du milieu du r " /"' S scrr ^ 8
0,065 à 0,080 mm de long et ceux de la région apicale sont plus petits et plus faibles our <•»„„ ! , ont de
moyenne. ae la Partie
Les crochets ventraux sont un peu plus forts et plus gros que les crochets d<
I-es lemnisques ne sont pas plus longs que le réceptacle.
Il y a six glandes cémentaires groupées en un bouquet compact.
Les embryophores ont de 0,051 à 0,091 mm de long sur 0,017 il 0,020 mm
polaires de la membrane moyenne à peu près globuleuses.
Hâtes définitifs : Coregonus albulus (fam. des Coregonidae)
nidae).
Salvelinu.
(fam. d„ Sclmo-
Localité : grands lacs américains.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
221
Source : MNHN, Paris
222
YVES J. GOLVAN
c
Fig. 165. - Meiechinorhynchus cryophilus S. 1962 (d'après les figures de Sokolowskaja 1962Ï
A. Mâle.
B. Différents types de rostres.
C. Crochets du rostre.
D. Embryophore.
Source : MNHN, Paris
fSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
223
Mâle : de 5,5 à 10 mm de long sur 0,9 à 1,5 mm de diamètre. Proboscis souvent inséré à angle droit
sur le grand axe du tronc, long de 0,60 à 0,84 mm sur 0,34 à 0,48 mm de diamètre. Crochets plus uniformes
que chez les femelles.
Les crochets des couronnes III à VI sont plus puissants que les autres.
Les lames des 2 crochets apicaux (couronnes I et II) ont de 0,028 à 0,080 mm de long pour une largeur
h la base de 0,008 à 0,020 mm et une racine de 0,020 à 0,068 mm de long.
Crochets moyens ayant une lame de 0,080 à 0,120 mm de long sur 0,016 à 0,032 mm de large avec une
racine de 0.060 à 0,100 mm de long.
Crochets des deux couronnes basales ayant de 0,020 à 0,092 mm de long sur 0,008 à 0,020 mm de large
et une racine de 0,012 à 0,048 mm de long.
Cou bien développé de 0,38 h 0,44 ram de long avec une petite portion subcervicalc qui peut contenir
une courte portion du réceptacle et des lenmisqucs.
Réceptacle long et mince ayant une paroi double très épaisse (de 0,10 à ,014 mm) approximativement
deux fois plus long que le rostre (de 1,1 à 1,8 mm de long sur 0,24 à 0,54 mm de diamètre). Ganglion céré-
brolde placé au milieu de la hauteur du réceptacle. Lemnisques sombres et massifs, de structure granuleuse,
le plus souvent plus longs que le réceptacle, ayant de 1,1 à 1,2 mm de long.
Testicules grossièrement quadrangulaires, le plus souvent en étroit contact, touchant au réceptacle et
aux lemnisques, généralement placés en avant de la moitié de la longueur du tronc. Testicule antérieur de
0,9 à 1,9 mm de long sur 0,7 à 1,1 mm de diamètre, testicule postérieur de 0,8 à 2,00 mm de long sur 0,6 à
1,00 mm de diamètre.
Six (parfois 7) glandes cémentaires piriformes et allongées, touchant au testicule postérieur. Bourse
copulatrice possédant de 22 à 23 rayons digitiformes. Sac musculaire bien développé (cette partie de la des¬
cription est confuse, l'organe de Siiiftigen est-il appelé « sac musculaire de la bourse» ou bien est-ce lui qui
est considéré comme la 7 e glande cémentaire ? Existe-t-il des ampoules déférentielles qui pourraient avoir
été confondues avec une glande cémentaire et qui paraissent bien avoir été figurées sur le dessin original ?
Enfin les six glandes cémentaires me paraissent bien groupées par paires et dans ce cas cette espèce serait
un Pseudoechinorhynchus).
Femelle : longue de 13 à 42 mm pour un diamètre de 1,3 & 2,9 mm.
Proboscis ovotde de 0,60 à 0,90 mm de long pour un diamètre maximum placé au niveau des couronnes
IV ou V, ce diamètre étant de 0,5 à 0,7 mm. Les crochets des couronnes IV et V sont les plus puissants avec
de grosses racines presque aussi longues que la lame. Lame des crochets I et II de 0,020 à 0,084 mm de long
et une racine de 0,043 à 0,064 mm. Lame des crochets III de 0,080 à 0,108 mm de long avec une racine de
0,092 à 0,120 mm de long. Lame des crochets IV et V de 0,116 à 0,148 mm de long avec une racine de 0,120
à 0,148 mm de long. Les crochets des deux dernières couronnes ont de 0,040 à 0,116 mm de long et une racine
de 0,016 à 0,036 mm de long.
Réceptacle de 1,7 è 2,6 mm de long sur 0,40 à 0,72 mm de diamètre.
Lemnisques de 1,4 à 3,5 mm de long.
Appareil génital extrêmement long.
Embryophores fusiformes avec hernies polaires sphéroldales de 0,078 à 0,082 mm de long sur 0,021 à
0,022 mm de diamètre. Acanthor de 0,044 à 0,054 mm de long sur 0,014 à 0,015 mm de diamètre.
Hâtes définitifs : Brachymystax lenok; Hucho taimen; Thymallus arclicus; Ctenopharyngodon idella;
Leuciscus waleckii.
Localité : bassin du fleuve Amour.
METECHINORHYNCHUS GOMESI (Machado Filho 1948) nov. comb. [= Echinorhynchus
gomesi M. F.].
Femelles de 20 à 22 mm do long sur 2,5 à 3,5 mm de diamètre.
Mâles de 10 â 12 mm de long sur 1,5 à 2,5 mm de diamètre.
Proboscis de 0,996 mm de long sur 0,348 mm de diamètre, armé de 13 files de 14 crochets chacune. Ces
crochets ont 0,065 mm de long et possèdent une racine de 0,041 mm de long.
Réceptacle de 1,245 mm de long sur 0,332 mm de diamètre.
Lemnisques de 0,913 mm de long sur 0,282 mm de large.
Testicule antérieur de 0,796 mm de long sur 0,448 mm de diamètre.
Testicule postérieur de 0,747 mm de long sur 0,494 mm de diamètre.
Longueur totale des glandes cémentaires de 0,962 mm pour une largeur totale de 0,406 mm.
Utérus de 1,180 mm de long.
Embryophores de 0,168 mm de long sur 0,021 mm de diamètre.
Hôte définitif : Characinidae sp.
Localité : Porto 15, Bahia do Parana (État de Matto Grosso, Brésil).
METECHINORHYNCHUS JUCUNDUS (Travassos 1923) nov. comb. [= Echinorhynchus
jucundus T.].
Femelles de 20 à 26 mm de long sur 4 mm de large.
Mâles de 10 à 15 mra de long sur 2 mm de large.
8 564020 6 15
Source : MNHN, Paris
224
YVES J. GOLVAN
Proboscis cylindrique de 1,294 mm de long sur 0,30 mm de diamètre, armé de 16 à 17 files de 14 crochets
chacune. La taille des crochets est sensiblement la même sur toute la hauteur du rostre (0,067 mml I-,
longueur de leurs racines étant de 0,021 mm.
Réceptacle de 1,2 mm de long sur 0,39 mm de diamètre.
Lcmnisques à peu près aussi longs que le réceptacle, de 1,2 mm de long sur 0,36 mm de laree
Testicules de 0.89 à 1 mm de long sur 0,60 à 0,80 mm de large.
Fie. 166. — Metechinorhynchus gomesi (M. F. 1948)
[d’apres Machado-Filho, 1948 et 1959]
A. Mâle.
B. Crochets du rostre.
C. Rostre.
D. Embryophore.
E. Appareil génital femelle.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
225
15.
Source : MNHN, Paris
226
YVES J. GOLVAN
Fie. 168. — Testicules et glandes cémentaire»
des espèces de Melechinorhynchus (?) du Brésil d'après Maciiado-Filho, 1959
Ces schémas montrent nettement l'impossibilité où l'on est d'assigner à ces espèces une place
la classification puisque l’on ne peut en déduire le nombre des glandes cémentaires II 2 'J® 118
«ru'il n’y ait 1 UC 4 glande» cémentaires et non 6 comme le veut la diagnose de la famille des Echin'"
1. 2. 3. Melechinorhynchus (?) paranensis.
4. Melechinorhynchus (?) gomesi.
5. Melechinorhynchus (?) briconi.
6. Melechinorhynchus (?) salobrensis.
7. et 8. Melechinorhynchus (?) jucundus.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
227
Glandes cémentaires relativement petites, pressées les unes
contre les autres, de 1,108 mm de long sur 0,508 mm de large.
Utérus de 1,245 mm de long.
Embryophores do 0,160 mm ù 0,125 mm de large sur 0,018 à
0,021 mm de diamètre.
Hôte définitif : Piaractus brachypomue (Cuvier) [fam. des Chara-
Localité ; Sao Joao (État de Matto Grosso, Brésil).
METECHINORHYNCHUS KUSHIROENSIS (Fujita 1921)
nov. comb. [= Echinorhynchus kushiroensis F.
La description princeps est faite d'après 2 mâles et 10 femelles.
Corps allongé, étroit en arrière et plus ou moins contracté.
Femelles de 9,0 mm de long et 1,0 mm de diamètre.
Mâles de 10 mm de long et de 1,1 mm de diamètre.
Cuticule lisse, de 0,08 mm d'épaisseur. Système lacunaire mal
développé.
Noyaux hypodermiques de taille modérée et pas très nombreux.
Proboscis court, presque tronqué i l'apex, long de 0,83 mm
pour un diamètre de 0,36 mm.
Crochets disposés en 24 files de 8 crochets chacune, ces crochets
sont aigus et ont 0,09 mm de long et 0,60 mm de diamètre.
Ganglion cérébroïde placé pratiquement au milieu de la hauteur
du réceptacle.
Lemnisques minces, plus longs que le réceptacle.
Testicules oblongs, placés l’un derrière l’autre dans la moitié
postérieure du tronc, longs de 0,59 mm sur 0,35 mm de diamètre.
Vésicule séminale de 0,1 mm de diamètre.
Glandes cémentaires ovales de 0,15 mm de diamètre et dispo¬
sées en deux groupes immédiatement en avant de l’organe de
Sâfftigen.
A
Source : MNHN, Paris
228
YVES J. GOLVAN
Organe de Sâfftigen en ovale allongé, étroit en arrière, de l
Femelles à appareil génital bien développé mais pas d œ
Hôtes définitifs : Verasper moseri Jordan et Gilbert (fan
localité : Kushiro (Hokkaido, Japon).
m <lans son diamètre
Hippoglossidae).
j-postérieur.
lins lageniformis (E. 1938)
rapides du travail d’EcKBAUM, 1938]
A. Femelle.
B. Mâle.
C. Rostre.
D. Embryophore.
. comb. (= Echinorhyn-
METECHINORHYNCHUS LAGENIFORMIS (Ekbaum 1938) r.
chus lageniformis E.).
T ’esnère est une des plus commune dans les eaux littorales de l'Ue de Vancouver.
Dimorphisme sexuel bien marqué, la femelle a la forme d’un flacon de vin de Florence et le mâle est
fusiforme. Cette différence est déjà apparente cher les individus jeunes n ayant pas plus de 1 S mm de long.
La couleur du parasite varie du blanc au gris à I orange, mais ceci tient à 1 alimentation de 1 hôte.
Petit Acanthocéphale à dimorphisme sexuel très marqué.
Proboscis de 0,25 à 0,4 mm de long, cylindrique ou, plus souvent, dilaté dans sa partie moyenne. Cro¬
chets disposés selon 14 à 16 files de 8 à 10 crochets. Le. crochets apicaux ont de 0,045 à 0,050 mm de long,
les moyens de 0,050 à 0,055 mm de long, les basaux de 0,035 ù 0,040 mm de long.
Cou court et conique. , , , ,
Réceptacle de 0,8 à 1,2 mm de long. Lemmsques un peu plus longs que le réceptacle lorsqu'ils ne sont
PaS Ganglion 8 cérébrotde placé dans la partie moyenne du réceptacle.
L. longueur de.» femelle, varie de 2,5 à 6,5 mm et le plu. grand diuml
.. . . trouve dans la région posté-
•e du corDS. Il varie de 1,2 à 2,2 inin alors que celui de la portion antérieure vu de 0,4 à 0,1 mm.
“‘Les embryophores ont de 0,065 à 0,080 nun «le long sur 0,015 à 0,020 mm de diamètre.
Mâle dont la longueur varie de 1,5 à 5 m
î. Le plus grand diamètre est de 0,5 à 0,8 ir
P6U Testkules placés obliquement et mesurant de 0,3 à 0,5 mm de long sur 0,2 à 0,35 mm de large.
Six glandes cémentaires piriformes de 0,2 à 0,25 mm de long sur 0,1 â 0,15 mm de diamètre, groupées
Six glandes <
Hôtes définitifs : Plalichlhys stellalus (Pallas) [fara. des Plcuronectidae\ et Lepidopsetta bilineala (Ayrcs)
[fam. des Pleuronectidae].
Localité : Depurture Bay, lie de Vancouv
r (Colombie britannique).
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
229
METECHINORHYNCHUS LATERALIS (Leidy 1851)
nov. comb. (= Echinorhynchus lateralis Leidy 1851,
= Acanthocephalus lateralis \L.] Petrotschenko
1956).
Voici la description de Leidy :
Corps cylindroïde ou subfusiforinc, aminci en arrière avec
une extrémité arrondie, obtuse.
ProbosciB cylindrique d’environ 0,7 mm de long, subterminal,
armé de 12 rangées transversales de 6 crochets chacune (soit,
sans doute, 6 files de 12 crochets ainsi que le remarque Meyer
( 1932). Mâle sans appendice copulateur. Corps d’environ 4,1 mm
de long sur 0,6 mm de large.
Hôte définitif : Salvelinus fontinalis.
En 1924, Van Cleave, à propos de cette espèce écri¬
vait : « Dans la publication originale de Leidy, l’attention
était attirée sur le fait que cet Echinorhynchus lateralis
était closely allied to E. angustatus Rudolphi. Cette der¬
nière espèce ayant été récemment reconnue comme syno¬
nyme d 'Acanthocephalus lucii, mais il n’y a aucune récolte
authentique d’Acanthocéphales appartenant à ce genre
chez les Poissons d’Amérique du Nord (en fait on sait
aujourd’hui qu’il en existe quelques
espèces qui ont été décrites depuis
la publication du travail de Van
Cleave). En 1856, Leidy plaçait
E. lateralis comme un possible syno¬
nyme d 'E. globulosus. Des auteurs
européens ont depuis peu reconnu
que cette espèce est un synonyme
A'Acanthocephalus anguillae. Ainsi,
à deux reprises, Leidy a comparé
son E. lateralis avec des espèces qui,
aujourd’hui, sont reconnues apparte¬
nir à un genre inconnu chez des Pois¬
sons d’Amérique du Nord. »
On peut donc penser que c’est
en se basant sur cette opinion de Van
Cleave que Petrotschenko a classé
cette espèce parmi les Acanthocepha¬
lus. Quant à Yamaguti (1963) il
adopte le même point de vue tout en
citant un certain nombre de travaux
récents dont aucune référence ne
figure dans sa bibliographie. Sans
doute ceci explique-t-il qu’il n’ait pas
fait preuve de plus d’esprit critique.
Grâce à M. Dollfus j’ai pris
connaissance de deux articles essen¬
tiels, celui de Richardson (1937) qui
redécrit et figure l’espèce et celui de
Sandeman et Pippy (1967) qui l’ont
retrouvée à Terre-Neuve. Dans l’un
et l’autre textes il n’est nulle part
fait mention de la position du gan¬
glion cérébrolde et cet organe n’est
pas indiqué sur le schéma de
hus lateralis (L. 1851) nov. comb.
originale de Sandeman et Pipp
Source : MNHN, Paris
230
YVES J. GOLVAN
Richardson. C’est évidemment une lacune importante. Mais il n’est que de voir la figure 10
représentant un mâle in toto pour être convaincu qu’il s’agit bien d’un Metechinorhynchus
caractérisé par la disposition de ses glandes cémentaires et non d’un Acanthocephalus. Voici
d’ailleurs la traduction du texte de Richardson (1937) :
Lcb spécimens dont nous disposons ont été récoltés dans l’intestin des truites capturées dans le lac
Edward et leur morphologie s’accorde avec les brèves descriptions de LeIDY qui ont été complétées par des
publications ultérieures. Van Cleave n’a pu établir le lieu de provenance des spécimens types. Les 76 spé¬
cimens qui ont servi de base à la description originale de Leidy ont été récoltés par feu le professeur Baird.
Baibd a récolté des Poissons dans l’état de New York et le Québec et il parait probable que les exemplaires
décrits par Leidy sous le nom d'Echinorhynchus lalerahs proviennent de cette région.
Figures du travail de Richardson (1937) :
8. Femelle adulte in loto ;
9. Proboscis d’une femelle adulte;
10. Structure d’un mâle adulte;
11. Embryophore mur (dessiné d'après des spécimens non colorés mais placés seulement dans l’ ea .
entre lame et lamelle).
Source : MNHM, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
231
Les spécimens dont je dispose ont un corps cylindrique, arrondi en avant et en arrière. Chez la femelle
adulte la région antérieure du corps est souvent un peu dilatée, mais pas tant que chez E. leidy, l’extrémité
antérieure d’E. lateralis a seulement 1 mm de large et 0,75 mm au niveau de l’extrémité postérieure. La femelle
a de 10 à 14 mm de long. Le proboscis est obliquement incliné sur le grand axe du tronc et même peut
se trouver à angle droit. Le rostre a 0,75 mm de long, il est cylindrique et armé de 11 à 12« couronnes»
de crochets, chaque couronne comptant 6 crochets. Les crochets de la couronne apicale sont faibles, ceux
de la couronne voisine sont plus petits que ceux des couronnes de la région moyenne. Les premiers ont de
0,032 à 0,040 mm de long, les derniers de 0,036 à 0,048 mm de long avec une racine qui atteint presque la
même longueur.
Les crochets des deux ou trois couronnes basales sont faibles et n’ont que 0,028 mm de long.
Les lenmisqucs sont de taille moyenne, n’ayant que la moitié ou les trois quarts de la longueur du
réceptacle.
Les mâles ont de 6 à 7 mm de long et de 0,7 à 0,9 mm de large dans la région antérieure. Dans la région
postérieure ils n’ont que de 0,5 à 0,6 mm de diamètre.
Les testicules sont rarement contigus, de taille subégale, et atteignant de 0,7 à 1 mm de long pour un
diamètre de 0,3 à 0,4 mm. La moyenne de longueur du testicule postérieur par rapport à l’antérieur est selon
le mode 10/11. Il y a six glandes cémentaires piriforraes disposées de façon linéaire mais montrant de consi¬
dérables variations allant d'une disposition sensiblement moniliforme avec seulement deux des glandes
disposées en une paire à un arrangement où seule la glande supérieure est isolée, la seconde la troisième et
la quatrième étant en un Beul groupe et la quatrième et la cinquième soit isolées soit formant une paire
(ceci montre bien qu’il ne s’agit pas d’un Aeanthocephalus mais d’un Melechinorhynchus). La disposition la
plus commune est que la première glande est isolée, la seconde et la troisième forment une paire, la qua¬
trième est isolée, la cinquième et la sixième forment une paire. La glande cémcntaire supérieure est rare¬
ment en contact avec le testicule postérieur. La bourse copulatrice est généralement invaginée.
Aucun des spécimens n’utteint la longueur maximum indiquée par Leidy.
Les embryophores ont de 0,088 à 0,112 ram de long sur 0,020 mm de diamètre. La membrane moyenne
pousse des hernies polaires qui sont nettement plus longues que larges. Richardson dit ensuite que son espèce
diffère d’E. leidy parce qu’elle a moins de crochets sur le rostre et aussi des œufs moins allongés. Elle est
également différente d’E. Irutiae, d’E. salmonis et d’E. coregoni par l'armement du rostre, la taille des
adultes mûrs et aussi les dimensions des embryophores.
Il ajoute ensuite que les Truites du lac Edward sont très lourdement parasitées au début de l’été,
même lorsqu’il s’agit de jeunes Poissons. Après un mois de séjour dans le lac les truites reprises en juin sont
déjà infestées (les vers n’ont alors que de 5 à 13 mm de long et sont immatures). Beaucoup de Poissons pré¬
sentent des Amphipodes ( Hyalella knickerboekeri = H. aztezea) dans leurs estomacs et il se peut que ce Crus¬
tacé soit l'hôte intermédiaire d’E. lateralis.
Quant au travail de Sandeman et Pippy (1967) il contient de nouvelles données morpho¬
logiques et un excellent schéma du rostre que je reproduis ici.
Description basée sur 47 femelles et 41 mâles. Les individus des deux sexes sont cylindriques, le diamètre
de la région antérieure est plus grand que celui de la région postérieure.
Les crochets des deux ou trois couronnes basales sont les plus petits et mesurent environ 0,028 mm.
Chaque crochet possède une racine qui a approximativement la même longueur que la lame.
Le réceptacle 1 0,464 à 1,38 mm de long (moyenne 1,01 mm) et les lemnisques ont la moitié ou un peu
plus de sa longueur.
Les embryophores ont 0,065 à 0,110 mm de long (moyenne 0,086 mm) et possèdent des hernies polaires
plus longues que larges.
Mâles : de 3,00 à 17,5 mm de long (moyenne 7,20 mm) et de 0,40 à 1,60 mm de diamètre (moyenne
0,69 mm) dans la région antérieure. Le rostre est armé de 12 à 18 files de 10 à 12 crochets chacune. Les anté¬
rieurs mesurent de 0,025 à 0,057 mm de long (moyenne 0,040 mm), les moyens 0,025 à 0,058 mm (moyenne
0,042 mm) et ceux de la région basale de 0,023 à 0,055 mm (moyenne 0,039 mm). Les crochets des deux
ou trois couronnes basales ont environ 0,028 nun de long.
Testicules rarement contigus, l’antérieur est plus gros que le postérieur et varie en longueur de 0,295 à
1,68 mm (moyenne 0,775 mm) et en largeur de 0,118 à 0,970 mm (moyenne 0,318 mm).
Six glandes cémentaires piriformes généralement séparées du testicule postérieur et généralement dis¬
posées en une ligne quoiqu'il y ait des variations considérables dans cette disposition.
Sandeman et Pippy ajoutent que leur description concorde avec celle de Richardson
(1936) sauf en ce qui concerne les crochets. En réalité il semble bien que la façon dont Richard¬
son a compté ces crochets soit erronée car il indique « 11 à 12 rangées circulaires de 6 crochets
chacune, les crochets étant alternés », ce qui peut se traduire par 12 files de 6. Or son schéma
indique 22 couronnes (ce qui donne 11 crochets par file). Quant à la disposition des glandes
cémentaires elle s’accorde avec les variations signalées par Fantham et Porter (1948).
Hôtes définitifs : Salvelinus fantinnlis (Mitcliill), Salmo salar L.; Salmo trutta I..; Salmo gairdneri Richard¬
son et Coregonus clupeaformis (Mitcliill).
Hôte intermédiaire : Hyalella azteca ( = H. knickerbockeri).
Localité : Québec et Terre-Neuve.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ÀCANTHOCÉPHALES
233
METECHINORUYNCHUS LEIDYI (Van Cleave 1924) nov. comb. (= Echinorhynchus
salvelini Linkins in Ward et Whipple 1918 me Schrank 1788, = Echinorhynchus
leidy VanCleave 1924).
Partie antérieure souvent considérablement élargie, surtout chez les femelles.
Mâles de 7 à 12 mm de long, femelles de 10 à 20 mm de long.
Proboscis cylindrique armé de 16 A 18 files d’environ 13 crochets chacune.
Les crochets basaux ont environ 0,039 & 0,050 mm de long, ceux de la partie moyenne et antérieure
ont de 0,044 à 0,068 mm de long et la racine environ 0,083 mm de long.
Lemnisques un peu plus longs que le réceptacle.
Six glandes cémentaires disposées approximativement en une seule fiie sauf à l’extrémité postérieure
où deux ou trois d’entre elles peuvent être groupées.
A. Mâle. — B. Rostre. — C. Femelle. — I). Crochets du rostre. — E. Appareil génital femelle.
Source : MNHN, Paris
234
YVES J. GOLVAN
Embryophores de 0,115 à 0,165 mm de long sur 0,020 à 0,025 mm de diamètre avec longues hernies
polaires de la membrane moyenne.
Hôte HfinM •• SMinm »“• d “ S.UncmJ.,).
Localité : grands lacs américains.
METECHINORHYNCHUS PARANENSIS (Machado-Fiiho 1959) nov. comb. [= Echinot
hynchus paranensis M. F.].
Acanthocéphaies de petite taille avec une cuticule fine, délicate et très transparent.
Femelles de 9 à 12 mm de long
e cuticule fine, délie,
a de diamètre.
Mâles de 7 ù 10 mm de long sur 1.3 mm de large. L’extrémité postérieure
«“TÆrsïïKSsïï »«. >.*—'■»> ... m »» d. n « «m
crochets se répartissant en trois groupes morphologiques. Le premier groupe apical a des crochets de 0,071
à 0,092 mm de long avec des racines de
couronnes (si l’on en croit le schéma de
apophyses supérieur.»). de# c-ochets de 0,052 à 0.068 mm de long avec des racines de 0,048 à 0,050 m
de lo^. Ce sonTles crochets des couronne, III à XIII.
Les crochets du troisième groupe, q
ont de 0,036 à 0,040 mm de long. . . .. ... . . ,
Il V a 14 files de 11 crochets chacune (en fait il semble bien y en avoir 14 ou 15 par file mais la descrip¬
tion est assez confuse et les chiffres qu’elle indique ne correspondent pas à ceux du tableau qui lui est annexé!).
Réceptacle de 1,608 mm de long sur 0,402 mm de diamètre. Ganglion cérébrolde dans la partie moyenne.
Lemnisoues courts et flexueux, de 0,938 mm de long sur 0,167 mm de large.
Testicules arrondis, placés dans la partie moyenne du tronc, longs de 0,435 mm sur 0,335 mm de larg
Glandes céinentaircs formant ui
Utérus de 0,995 mm de long.
Embryophores immatures.
Hôte définitif : Triporlheus paranensis (Günther) (fam. des Characinidae].
Localité : Salobra (État de Matto Grosso, Brésil).
»t P'»» «
st le groupe basul, ont de 0,046 à 0,068 mm de long et les r.
semble compact de 0,30 mm de long sur 0,23 mm de large.
METECHINORHYNCHUS RHENANUS sp. nov.
La description est basée sur deux spécimens, un mâle et une femelle mûrs
Corps de 7 5 mm de long sur 1,4 mm de diamètre maximum chez la femelle, de 5,4 mm de long sur 1,5 mm
de diamètre maximum chez le mâle. Le corps est replet, fusiforme, la plus grande largeur étant située
au-dessous du fond du réceptacle. , . c . . . , „ „
Proboscis bref, en massue à grosse extrémité supérieure, long de 0,54 mm et large de 0 2 mm dans la
région subapicale et 0,175 mm à sa base. 11 est armé de 18 files de 13 crochets chacune, la taille des crochets
est sensiblement égale de haut en bas du rostre. J -.. r ' : -
Pet,t Réceptaclc de 0,70 à 1,15 mm de long sur 0,20 à 0,30 mm de diai
Ganglion cérébrolde placé dans la partie moyenne du réceptacle.
Lemnisqucs ayant pratiquement la meme longueur que le réceptacle.
Organes génitaux mâles occupant plus de lu moitié postérieure de la longueur du tronc.
Testicules ovoïdes, de 0,5 mm de long sur 0,35 à 0.4f
•utefois u
Peu plus
mètre.
n de diamètre, placés l’un derrière l’a'
Six glandes cémentaires ovoïdes, disposées en trois paires superposées
Canaux excréteurs des glandes cémentaires volumineux, cheminant en deux faisceaux de trois de part
et d’autre de l’organe de Sâfftigen.
Organe de Sâfftigen volumineux, long de 0,7 mm environ.
Chane musculaire de la bourse copulatrice présentant des ruyons digitiformcs courts.
Appareil génital femelle non visible sur notre spécimen type dont lu cavité centrale est remplie d’em-
bryophores. , . ,
Orifices génitaux terminaux dons les deux sexes.
Embryophores fusiformes de très grande taille, longs de 0,135 mm pour un diamètre de 0,025 n
viron. Hernies polaires de la membrane moyenne très brèves
Acanthor de 0,065 mm de long et 0,'
de très fines épines.
n de diamètre. Toute la surface de l’embryon est ci
Hôte définitif : Lota loua.
Localité : Strasbourg (Bas-Rhin). Ces spécimi
t été récoltés par le p
r Jacques Caiaot.
Source : MNHN, Paris
METECHINORHYNCHUS SALOBRENSIS (Machado-Filho 1948) nov. comb. [= Echinor-
hynchus salobrensis M. F.].
Mâle de 8 & 10 mm de long sur 1 mm de diamètre. Femelles de 10 à H nun de long sur 1 à 2 mm de
diamètre.
Proboscis de 1,162 mm de long sur 0,332 mm de diamètre, armé de 16 à 17 files de 14 crochets chacune
dont la taille est d’environ 0,075 mm de long avec des racines de 0,054 mm.
Réceptacle de 1,580 mm de long sur 0,498 mm de diamètre.
Lemnisques de 0,996 mm de long sur 0,166 mm de large.
Testicules ayant 0,531 min de long sur 0,415 mm de diamètre pour l’antérieur et 0,464 mm de long sur
0,365 mm de diamètre pour le postérieur.
Six glandes céinentaircs de 0,547 mm de longueur totale.
Utérus de 1,294 mm de long.
Embryophores immatures.
Hôte définitif : Mylasoma paraguayens!» (Norman) [fam. des Characinidae].
Localité : Salobra (État de Matto Grosso, Brésil).
METECHINORHYNCHUS SEVANI (Dinnik 1932) nov. comb. [= Echinorhynchus sevani
D.].
Ce ver a été trouvé en grande quantité (jusqu'à 1 000 et 1 500 individus) dans l’intestin des Saumons
du lac de Sevan.
Chez les mâles le corps est cylindrique et de diamètre sensiblement égal sur toute sa longueur alors que
chez les femelles il se rétrécit graduellement vers l’extrémité postérieure. Couleur orange clair sur le vivant.
Mâles de 3,5 à 5,5 mm de long sur 0,5 à 0,7 nun de diamètre, femelles de 6,5 à 1,40 mm de long sur
0,7 à 1,0 mm de diamètre.
Source : MNHN, Paris
236
YVES J. GOLVAN
Rostre presque cylindrique de 0,6 à 1,0 ram de long sur 0,3 à 0,5 mm de diamètre, armé de 18 4 20 files
de crochets comprenant chacune 8 4 9 crochets. Les crochets apicaux ont de 0,082 4 0,095 mm de long, ils
sont minces, arqués avec un racine petite. 1-es crochets de la partie moyenne des files sont plus forts et ont
de 0,090 4 0,108 mm de long, ils sont pratiquement courbés 4 angle droit sur leur racine. Les crochets basaux
ont de 0,038 4 0,074 mm de long. Ils sont minces et faiblement arqués et n’ont qu’une petite racine. Les
variations des dimensions des crochets dans une file, d'avant en arrière, sont illustrées par les chiffres' sui-
Chez les mâles : 0,083; 0,091; 0,099; 0,104; 0,108; 0,099; 0,078; 0,066 et 0,050 mm;
Chez les femelles : 0,078; 0,091; 0,093; 0,099; 0,104; 0,074; 0,066 et 0,062 mm.
D. Appareil génital femelle.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
237
Le cou est court et incrme. Le réceptacle est long «le 1,1 à 1,5 ram pour un diamètre «le 0,2 à 0,4 mm;
Les lemnistjues ont de 0,67 à 1,0 mm de long.
Les testicules sont dans le second tiers de la longueur du tronc, en contact l’un avec l'autre. Ils ont de
0,35 à 0,42 mm de long.
Les glandes cémentaires sont groupées immédiatement en arrière du testicule postérieur.
Les embryophores ont de 0,108 à 0,120 mm de long sur 0,019 à 0,022 mm de diamètre.
Hôte définitif : Salmo ischchan Kesscler.
Localité : lac de Sevan (Arménie soviétique).
Source : MNHN, Paris
238
YVES J. GOLVAN
B. Embryophore mûr.
C. Mâle.
D. Appareil génital femelle.
E. Partie inférieure d'appareil génital mâle.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
239
METECHINORHYNCHUS TRUTTAE (Schrank 1788) [= Echinorhynchus truttae S.,
= E. farionis Frôlich 1802, = E. fusiformis Rudolphi, 1809 = E. clavula Hamann 1891
nec Dujardin 1845).
La description de Meyer est la suivante :
Corps mince, cylindrique, très légèrement plus large en avant.
Femelles de 15 à 20 mm de long (23 mm pour la femelle figurée ici) sur 1 à 1,2 mm de diamètre maxi¬
mum (0,75 mm seulement pour l'exemplaire jeune que j’ai dessiné).
Mille de 8 4 11 mm de long pour un diamètre de 1 4 1,2 mm (0,70 mm seulement pour le mâle figuré
ici).
Proboscis de 1 4 1,2 mm de diamètre, un peu incliné sur la face ventrale. Il est arme de 20 à 22 files de
13 4 16 crochets chacune. Ces crochets sont pratiquement tous semblables, sans dissymétrie dorso-ventrale.
Ils ont une racine simple sauf les crochets des une ou deux couronnes basales qui sont plus petits et ont des
racines rudimentaires. En règle, la laine des crochets est un peu plus longue que la racine.
Le réceptacle mesure de 1,5 4 3 mm de long. Le ganglion cérébroïde est placé dans la partie moyenne
Les lcmnisques ont 1,4 mm de long et ont pratiquement la même longueur que le réceptacle.
Les organes génitaux mâles occupent lu moitié postérieure du tronc. Les testicules sont ovoïdes, ont
de 0,8 4 1,1 mm de long sur 0,4 4 0,65 mm de large. Ils sont placés l’un derrière l’autre, séparés normalement
mais parfois l’un contre l’autre dans les spécimens un peu rétractés.
Les glandes cémcntuires sont au nombre de 6 et sont disposées de façon fort variable. Elles sont parfois
grossièrement disposées par paires, le plus souvent elles sont placées selon le mode 1-1-2-1-1 comme le
montre la figure. Canaux excréteurs larges, cheminant en deux faisceaux de trois canaux de part et d’autre
de l'organe de SiifTtigcn.
8 504020 0 16
Source : MNHM, Paris
YVES J. GOLVAN
Organe de Sâfftigen bien développé de 0,4 mm de long sur 0,18 mm de diamètre maximum. Vésicule
séminale bien développée. Souvent existent des ampoules déférenticlles sur le trajet des déférents.
Chape musculaire de la bourse copulatrice avec deux diverticules à sa base et des digitations pointues
Orifice génital mâle ventro-subterminal.
Pénis très court et tronc conique.
Appareil génital femelle long de 1 mm environ.
Cloche utérine de 0,2 mm do long.
Entonnoir vaginal de 0,08 mm de long.
Un sphincter vaginal fort. Vulve terminale.
Embryophorcs mûrs fusiformes, longs de 0,08 à 0,11 mm sur 0,022 à 0,024 mm de diamètre. Hernies
polaires bien développées. Acanthor de 0,045 mm de long sur 0,012 mm de diamètre.
Hôte définitif : surtout les Salmonidae non seulement sauvages ( Salmo fario) mais aussi d’élevane
(Salmo irideus , Salvelinus fimtinalis). °
Localité
fréquent dans toute la France. J’ai examiné de nombreux spécimens trouvés chez
de ruisseau provenant de Plourac'h (Côtes-du-Nord), d'Albert (Somme), de Millv-sur-Thérain
. ■ — • . m;,i; i„ 1
desTi
(Oise) ainsi que de plusieurs élevages de Truite arc-en-ciel du Midi de la Fi
L’espèce est également fréquente en Allemagne et en Autriche, ainsi probablement que dans to-
l’Europe occidentale.
Quant à la détermination de Metechinorhynchus truttae chez des Poissons de mer d’Australie elle
très certainement erronée.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
241
ECHINORHYNCHUS incerlae eedis
ECHINORHYNCHUS (s. /.) DEBENHAMI Leiper
et Atkinson 1914 (= Leptorhynchoides deben -
hami [L. et A.] Johnson et Best 1937, = Echino-
rhynchus (sensu stricto ) debenhami [L. et A.]
Petrotschenko 1956).
Cette espèce est très insuffisamment décrite
d’après des exemplaires complètement racornis, à
rostres invaginés, et dont l’anatomie interne est im¬
possible à étudier de façon convenable. Yamaguti
(1962), suivant en cela Petrotschenko (1956) en
fait une espèce d ’Echinorhynchus sensu stricto. A
mon avis il est impossible de donner une raison
valable pour assigner cette espèce à tel genre
i’Echinorhynchidae plutôt qu’à tel autre. Il paraît
probable que le nombre des glandes cémentaires est
six. Ceci permet donc (pour autant que ce compte
soit exact) de ne pas admettre l’assignation de John¬
ston et Best qui en faisaient un Leptorhynchoides. Il
est évident qu’il faut étudier de nouveaux spécimens
récoltés et fixés dans de bonnes conditions pour pou¬
voir se prononcer.
Voici l’essentiel du texte de Johnston et Best
(1937) :
A
Quelques spééimens obtenus de l'intestin de Nolothenia
coriiccps ayant environ 2 mm de long, fortement arqués et
dont le proboscia est complètement invaginé. Il est
impossible d’étudier le rostre et son anatomie.
Béceptacle à double paroi inséré à la base du
rostre, long de 0,4 mm sur 0,15 mm de large.
Lcmni8qucs longs, tubuleux et très contournés.
Système lacunaire ressemblant è celui de L. Camp¬
belli.
Testicules de 0,4 mm de long sur 0,35 mm. Le
postérieur recouvre en grande partie l’antérieur. Ils
sont placés dans la partie antérieure du tronc (du fait
de la rétraction intense). Glandes cémentaires situées
immédiatement en arrière. Il est impossible de dire
s'il y en a six ou huit. Elles sont disposées en deux
groupes qui se déversent chacun dans un canal cémen-
taire qui chemine latéralement par rapport ù l’organe
de Sâiftigen. A la base de ce dernier, les deux canaux
s'unissent avant de se jeter dans le canal éjaculateur
qui aboutit dans la bourse copulutricc.
Utérus court. La structure du vagin rappelle
celle de L. campbelli.
Nous identifions notre matériel à 1 ’E. debenhami
de Leiper et Atkinson trouvé chez T. bernacehii. T'A
Si comme semble l'indiquer leur figure il y a seule- I |l
ment 6 glandes cémentaires il faudra classer cette
espèce dans un autre genre.
Il est aussi possible que cette espèce soit iden¬
tique à celle trouvée chez N. coriiceps en Géorgie du
Sud par l'expédition Hamburg-Magellan et décrite
par Linstow sous le nom d’E. megarhynchus.
Hôtes définitifs : Nolothenia coriiceps Richard¬
son (fam. des Notolheniidae) et Trematomus bernac-
chii Boulenger (fam. des Notolheniidae).
Localité : Terre Adélie.
Fig. 181. — Echinorhvnchus (s. I.) orientalis
K. 1951 (d'après les figures de Kàw, 1951)
A. Rostre.
B. Files de crochets du proboBcis.
Source : MNHN, Paris
242
YVES J. GOLVAN
ECHINORHYNCHUS (5. I) ORIENTALIS Kaw 1951.
L’espèce est décrite d’après une seule femelle ce qui ne permet donc pas de savoir à
quel genre elle appartient exactement. Il s’agit soit d’un Pseudoechinorhynchus soit d’un
Metechinorhynchus.
1 0,25 mm de diamètre, armé
ire sont le» plu» grand» et leur
simple». La taille des crocheta
Corp» fusiforme, allongé, de 5,6 mm de long.
Proboscis long, cylindrique et légèrement incurvé, de 1 mm de long ».
de 16 files de 16 crochets chacune. Les crochet» de la partie moyenne du roi
taille décroît tant ver» l’apex que ver» la base du probo»ci». Le» racine» sont
et de racine 0<027 mm; H : 0,040/0,032 mm; III : 0.060/0,054 mm ; IV : 0,067/
n 054 mm - V • 0 061/0,054 mm ; VI : 0.070/0.050 mm ; VII : 0,070/0,054 mm ; VIII : 0,064/0,060 mm ;
iy n 067/0 054 mm • X : 0,063/0,060 mm ; XI : 0,063/0,052 mm ; XII : 0,061 /0.054 mm ; XIII ; 0,060/
0 054 mm -XIV : 0,060/0,050 mm ; XV : 0.052/0,050 mm ; XVI : 0,050/0.050 ~~
’ Le corps, non compris le proboscis, est allongé et subcylindrique, s atténuai
. .. _ 1,05 n
La paroi du ti
éraux longitudir.--
Le réceptacle est long, ayant près du 1
Sa paroi est double et épaisse. _
Le ganglioi
ésenté par deux canaux
1 de 1a longue
M ,„.,...n cérébrofde paraît localisé dans la partie moyenne du réceptacle.
Lemnisques piriformes, petits, de 0,28 à 0,38 mm de long sur 0,13 ù 0,15 mm de large.
L’appareil génital femelle compicnd des masses ovariennes de 0,052 & 0,062 mm de diamètre, u
cloche utérine fixée au ligament génital. L’utérus a 0,27 mm de long sur 0,1 mm de diamètre. L’entonn
vaginal est petit suivi d’un fort sphincter mesurant 0,06 mm sur 0,086 mm. Le bulbe vaginal a 0,15 „
de long sur 0,07 mm de diamètre et s’ouvre au niveau d'une vulve subtermino-ventralc.
Les embryophores sont allongés, arqués, longs de 0,112 mm pour un diamètre de 0,009 mm.
Hôte définitif : Schitolhorax sp. (fam. des Cyprinidae).
Localité : lac Dal (Cachemire).
ECHINORHYNCHUS (s. I.) PELECI Grimm 1870.
Cité par Petbotsciienko (1956). La femelle mesure 6,2 mm de long et les crochets du rostre sont
disposés selon 9 files de 5 crochet» chacune, il s’agit peut-être d’un Acanlhocephatus.
Hôte définitif : Pelecut cuUratus (fam. des Cyprinidae).
Localité : Saratov.
ECHINORHYNCHUS (s. I.) SERPENTULUS Grimm 1870.
Également cité par PetrotscheNKO et par Yamacuti (1963).
Le male a 1 cm de long, la femelle 2 ù 3 cm et les crochets du rostre sont
25 crochets.
Hôte définitif : Cotlus quadricornis (fam. de» Coltidae).
Localité : mer Blanche.
disposés selon 15 files de
ECHINORHYNCHUS (s. I.) ZANCLORHYNCHI Johnston et Best 1937.
Description faite d’après une seule femelle de 10 mm de long et de diamètre pratiquement uniforme
de 0 8 mm quand l’exemplaire est comprimé.
Proboscis incomplètement évagiué mais long, cylindrique et armé de 14 files de crochets très longs et
pointus. La longueur du rostre est de 0,65 mm pour lu partie évaginée et 0,25 mm pour la portion invaginée.
En extension complète le rostre doit mesurer environ 1 mm de long.
Lu dernière couronne de crochets se trouve très en avant de l’insertion du réceptacle.
Il y a 7 crochets sur la portion évaginée si bien qu'il paraît y avoir 10 & 11 crochets dans chaque file
longitudinale.
Le réceptacle a 0,9 mm de long si
du proboscis.
Les lemnisques sont c
Les œufs cachent le re— -
Edmonos qui a revu ce parasite donne (1957) la description suivante ’•
Deux spécimens immatures, un mâle et une femelle. Les deux sont considérablement plus petits que
le spécimen type.
Le mâle a ent
0.5 mm.
n de diamètre. Il a une double paroi et est inséré â la base
irréguliers, atteignant environ le 1 /3 de la longueur du réceptacle.
min de long et la femelle environ 2,6 mm pour un diamètre variant de 0,4 à
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
Source : MNHN, Paris
244
YVES J. GOLVAN
Le rostre de la femelle est complètement rétracté et celui du mâle évaginé seulement à moitié. Il paraît
avol r0,y7 mm d() CTOchet , au nom b re de 10 à 12 par file. Ceci correspond aux détails donnés par
Johnston et Best.
H6te définitif : Zanchlorynchus spinifer Giinther (fam. des Congwpodidae).
Localité : Macquarie Island.
Il est bien difficile, en l’absence de tout détail sur la structure de l’appareil génital
mâle, de classer cette espèce.
Genre
Metecanthocephaloides Yamaguti 1959.
e de Poissons de mer du Pacifique.
Diagnose.
Echinorhynehinae, paras
Corps de petite taille.
Tronc cylindroïde avec hypoderme contenant de nombreux petits noyaux partielli
Système lacunaire réticulaire.
mifiés.
Proboscis ovoïde à subcylindrique, armé de nombreuses files longitudinales de crochets
ncu nombreux dont la taille décroît d’abord de l’apex à la partie moyenne du rostre pour diminuer ensuite
graduellement jusqu’au niveau de la base où trouvent les crochets le» plu. petits.
Réceptacle long, à double paroi, avec ganglion cérébrolde dans sa parue antérieure.
Lemnisques digitiformes à claviformes, pas très longs.
Testicules arrondis, post-équatoriaux, dircctei
Six glandes cémentaires compactes, serrées les
Organe de Sâfftigen et vésicule séminale bien développés.
Chape musculaire de la bourse copulatrice sans divertie
cercle d'appendices lobulés.
Cloche utérine ne s’ouvrant pas vers 1 avant.
Présence, de part et d’autre du vagin, d une grosse cellule
Embryophores inconnus.
Espèce type : Metacanthocephaloides sebrini Yamaguti 1959.
•ule postérieur
irticules antérieurs et possédant, en arrière, un
METACANTHOCEPHALOIDES ZEBRINI Yamaguti 1959.
Description basée sur une cinquantaine d’individus dont aucun n’est mûr.
Mâles â tronc cylindroïde de 2 â 2,3 mm de long sur 0,5 mm de diamètre.
Noyaux hypodermiques petits, nombreux et partiellement ramifiés.
Système lacunaire réticulaire.
Proboscis ovoïde à subcylindrique, plus ou moins dilaté en son milieu, de 0,3 à 0,5 mm de long sur
0 12 à 0 28 mm de diamètre, armé de 19 à 25 files de 6 à 9 crochets chacune. Les crochets subapicaux,
les plus gros, ont de 0,056 à 0,078 mm de long et possèdent une racine courte dirigée vers l’arrière. Les
crochets basaux sont les plus petits et mesurent 0,039 â 0,052 mm de long.
Réceptacle subeylindrique à double paroi, de 0,4 à 0,75 mm de long (0,9 mm quand il est en extension
complète) sur 0,1 à 0,2 mm de diamètre, atteignant le testicule antérieur.
Ganglion cérébroïde elliptique, placé dans la partie antérieure du réceptacle.
Lemnisques claviformes â cylindriques, généralement plus courts que le réceptacle
Testicules subglobuleux â ovoïdes, placés directement 1 un derrière 1 uutre dans la moitié antérieure
du tronc, de 0,2 à 0,5 mm de long sur 0,24 â 0,52 mm de diamètre, occupant parfois toute la largeur de la
Vésicule séminale bien développée, de 0,15 à 0,28 mm de long sur 0,1 à 0,23 mm de diamètre, placée
immédiatement en avant de la chape musculaire de la bour B e copulatrice et oblique.
Six glandes cémentaires compactes, de forme irrégulière, groupées directement en arrière du testicule
P ° 8t Chape musculaire de la bourse copulatrice dépourvue de diverticules mais présentant à s<
postérieur de courtes languettes lobulées. ......
Portion membraneuse de la bourse copulatrice couverte intérieurement de petits tubercules, i
postérieurement par des faisceaux musculaires circulaires formant un pseudo-sphincter et s’ouvi
un large orifice en position terminale.
Femelle longue de 3 à 3,5 mm sur 0,5
dermiques petits et partiellement ramifiés.
Proboscis'subcylindrique, plus ou moins dilaté dans sa partie moyenne, long de 0,4 à 0,6 n
à 0 26 mm de diamètre.
Crochets disposés selon 23 à 28 files de 7 à 10 crochets chacune.
Réceptacle allongé de 0,6 à 0,9 mm de long (1,1 mm quand il est en extension complète) sur 0,13 à
0,23 mm de diamètre.
n à 0,7 r
n de dian
■n bord
esserréc
x hypo-
ir 0,24
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÊPHALES
Ganglion cérébrolde placé près de l'extrémité antérieure.
Lemnisques un peu plus courts que le réceptacle.
Cloche utérine à ouverture assez petite mais dilatée dans
sa portion postérieure (environ 0,04 mm de large). Longueur
totale de l'utérus (cloche et portion tubulaire) de 0,44 mm. Portion
tubulaire de l’utérus de 0,2 mm de long sur 0,06 mm de large,
entourant en arrière l’entonnoir vaginal.
Bulbe vaginal de 0,12 mm de diamètre, s’ouvrant dans le
sinus terminal qui a environ 0,3 mm de profondeur chez la
femelle type. De chaque côté du vagin se trouve une très grosse
cellule bilobée, mesurant 0,15 à 0,18 mm de long sur 0,11 à
0,13 mm de large et contenant un protoplasme finement granu¬
leux et un gros noyau rond d’environ 0,025 mm de diamètre.
Cette grosse cellule est contenue dans une capsule homogène et
épaisse (de 0,005 & 0,01 mm) et placée un peu obliquement avec
la base touchant la partie antéro-iatérale du bulbe vaginal.
Embryophores immatures.
Hôtes définitifs : Zebrias zebrinus (Synapturidae), Inégocia
meerdervoorli (Platycephalidae), Paralichlhys olivaceus ( Paralichthyi-
dae ), Pleuronichthys continus ( Pleuroneclidae).
Localité : mer intérieure japonaise.
Genre Acanthocephalus Koelreuther 1771 (= Para-
canthocephalus Achmerov et Dombrowskaja-Achme-
rova 1951).
La mise en synonymie de ces deux genres a été pro¬
posée par Yamacuti (1963) et elle est justifiée. J’i
proposé la création provisoire de la
famille des Paracanthocephalidae
Golvan 1960 pour inclure ces espèces
sur lesquelles je n’avais guère de
renseignements. Cette famille doit
bien sûr disparaître de la nomencla-
Diagnose.
Echinorhynchidae parasites de Pois¬
sons d’eau douce ou d'Amphibiens.
Tronc fusiforme et inermo.
Cuticule assez épaisse et sous-cuticule
contenant de nombreux fragments de
noyaux géants.
Proboscis en massue plus ou moins
longue, armé de crochets toujours peu
nombreux disposés selon des files longitu¬
dinales comptant peu de crochets cha¬
cune. La taille des crochets diminue tou¬
jours très progressivement de l'apex à la
base du rostre, les crochets basaux étant
de simples épines à racines rudimentaires.
Ganglion cérébrolde toujours placé au
fond du réceptacle.
Lemnisques sacciformes, aussi longs
ou plus longs que le réceptacle.
Organes mâles occupant la moitié
Testicules massifs, sphéroldaux, placés l’u
Toujours six glandes cémentaires courtes
fois disposées plus ou moins en trois paires.
Utérus court.
Orifices génitaux terminaux dans les deux sexes.
Embryophores ellipsoïdaux à coque mince avec grandes hern
Espèce type : Acanthocephalus anguiüae (O.F.M.).
Fig. 183. — Metavanthocephaloides zebrini Y. 1959
(d’après les figures de Yamaguti, 1959)
A. Mâle.
B. Détail de la structure du vagin.
j polaires de la membrane moyenne.
Source : MNHN, Paris
246
YVES J. GOLVAN
A. rôle antérieur de 1 Acanthor (d après Grabda-Kaz
B. Rostre (d’après Meyer, 1932).
C. Embryophore (d'après Meyer, 1932).
de Finlande par Hamann chez Idus idus, Abramis ba
bipunctatus, Coregonus lavarelus, Loua Iota , A ci penser i
LÜI1E ajoute à cette liste : Perça fluviatilis, Accrin.
fario , Salmo irideus , Silurus glanis.
D’autres auteurs ont signalé cette espèce en Amér
mer de Méditerranée. Ceci paraît être erroné.
Localité : tous les fleuves d’Europe jusqu'au basai
les eaux sont douces.
A CA N THOCEPHALUS AN -
CUILLAE (O. F. Müller
1780) Lühe 1911 (= Echi-
norhynchus anguillae O.F.
M. E. globulosus Rudol-
phi 1819 pp„ = E. linstowi
Hamann 1892, = E. proteus
Porta 1905, = E. propin-
quus Mühling 1898 nec Du¬
jardin 1845).
(1932).
n peu dilaté dans
ription de Meyer
cylindrique
Partie anté-
mm de long
Femelle de 12 à 30
sur 2 mm de diamètre.
Mâle de 5 à 7 mm de long 8ur
° ** V’V nm d0 dinmètre-
j. 65 / 5 V, m ' n , dc lon R ar 4
UC (s) Il il I crochets chacune, ces
crochets sont de grande taille et’rela
tivcment minces. Les crochets basaux
ra i C " j-’ . 8 ""P ,C9 épines
chcts possèdent une’raclne^cn dé C ve
loppée ayant une forme très carne
téristique. Au-dessus du point d’in
physcs supérieures obli
racine es. o?»™, “f™”» de l a
rni’ine n l,c “lc. 11 8 CUSuit que l a
n gros, la forme d’un Y
longue
La lame du crochet e
que sa racine au moin
chcts III et IV.
pour les c
Col
? dispo-
( Lemtiisques do 1 à 1,7 mm dc
i. Jrïs iz s,
géc, placés l’un derrière l’au™* all ° n '
Six glandes cémentain
sées ù peu près en trois pair,
cées I une derrière l’autre. '
Emhryophorcs de 0,1 mm de l„„
r £z,
vulgaris (selon Lühe 1911). 9 ' A " euilla
Sonder luciopcrca , Salmo fontinalis, Salmo
-lord et Porta (1905) chez des Poissons de
Olga, mais aussi le golfe de Finlande dont
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
247
ACANTHOCEPHALUS ACUTULUS Van Cleave 1931.
La description est très succincte et basée sur une douzaine de spécimens immatures.
Corps long de 3,5 à 5 min de long but 0,4 inin de diamètre maximum.
Proboscis en barillet de 0,29 à 0,40 mm de long sur 0,17 à 0,23 mm de diamètre, armé de 18 à 24 files
de 9 à 12 crochets chacune. Les crochets les plus longs ont généralement de 0,04 à 0,047 mm de long, par¬
fois jusqu'à 0,053 mm.
Embryophores mûrs non observés.
Hâtes définitifs : Diemictylus viridescens (le nom correct do : t être Notophthalmus v.) (Amphibien,
Urodèle, Salamandridae |.
Localité : Durham (Caroline du Nord. U.S.A.).
ACANTHOCEPHALUS ANTHURIS (Dujardin 1845) Lühe 1911 (= Echinorhynchus
anthuris D.).
La description de Dujardin est la suivante :
Corps blanc, fusiforme, un peu arqué et obtus aux extrémités, huit à neuf fois plus long que large.
Trompe cylindrique égale, longue de 0,5 mm, large de 0,2 mm, précédée par un cou conique, invaginé,
rétractile, armé de 216 à 224 crochets longs de 0,7 à 0,8 mm. formant 24 à 26 rangées transverses ou 16 à
18 rangées longitudinales de 12 ou 13 rrorhet* chacune.
Tégument paraissant aréolé.
Lemnisqucs à peine plus longs que le réceptacle.
Mâle long de 3,5 à 4,5 mm, lurgc de 0,5 mtn, terminé par un appendice copulatoirc en forme de fleur
campanuléc, à limbe membraneux, sinueux ou festonné et montrant à l'intérieur une couronne ou corolle
de 24 rayons lancéolés, linéaires. Deux testicules ovoïdes et des vésicules spermatiques (glandes cémen-
taires) très compliquées.
Source : MNHN, Paris
246
YVES J. GOLVAN
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A. Femelle. F,G ' 186 ‘ “ Acanl/u XfP>‘alus amhuru (D. 1845) L. 1911
b! Mâle.
C. Rostre.
D. Appareil vaginal.
E. Embryophore.
F. Partie inférieure de l’appareil génital mâle.
G. Files de crochets du rostre.
H. Partie inférieure de l'appareil génital mâle.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
Femelle longue de 7,5 mm à 8,5 mm, large de 0,8 à 0,9 mm.
Entonnoir et oviducte longs de 1,15 mm, larges de 0,14 mm en avant, beaucoup plus étroits au milieu.
Ovaires ovoïdes, longs de 0,15 mm i 0,16 mm.
Œufs très étroits, fusiformes, longs d'abord de 0,04 mm et devenant longs de 0,9 à 0,10 mm quand
ils sont mûrs.
Je l'ai trouvé, à Rennes, 4 fois sur 8 dans l’intestin de Triton punctatus et 2 fois sur 6 dans le Triton
cristatus. Je ne l’ai vu ni dans les autres Tritons ni dans les Salamandres.
Cette description est, pour l’époque tout à fait remarquable et est accompagnée de dessins
extrêmement précis qui permettent de bien reconnaître l’espèce.
Cette espèce m’a été envoyée par mon collègue Combes, assistant de mon ami Louis
Euzet, qui l’a récoltée en abondance chez Rana ridibunda perezi près de Perpignan (Pyrénées-
Orientales, France). Il indique que près de 20 % de la population locale de Grenouilles sont
parasités.
Les dimensions générales sont celles indiquées par Dujardin. Il y a bien de 16 à 18 files de 12 à 14 cro¬
chets chacune. Tous ces crochets, sauf ceux de la couronne basale, ont des racines bien développées, de
forme simple, étroites ù leur partie inférieure et au contraire larges au point d'insertion de la lame. Il y a
peu de dissymétrie dorso-ventrale, les crochets les plus gros étant ceux de la partie moyenne du rostre.
Chez le mâle que j’ai figuré ici, les testicules sont en contact avec le fond du réceptacle mais sans
doute est-ce parce que le cou est invaginé.
Chez l'exemplaire figuré par Dujardin (planche VII, fig. Dl) les testicules sont à distance du fond
du réceptacle et un peu séparés l’un de l’autre.
Comme l’a très bien vu Dujardin, la paroi externe du réceptacle est formée de fibres à direction
oblique.
Il y a Bix glandes cémentaires sphéroldales, groupées i peu près en trois paires placées l’une au-dessous
de l’autre. L’organe de Safftigcn est bien développé. La vésicule séminale est grosse, sphéroldale. Le pénis
est court et conique. II m’a été impossible de voir les digitations de la chape musculaire de la bourse copu-
L’appareil génital femelle, chez les deux femelles immatures dont je dispose, est partiellement caché
par les œufs en voie de développement. La partie inférieure du tube utérin est large. L'entonnoir vaginal
est assez court, il semble n’y avoir qu’un seul gros sphincter vaginal suivi d’un buble vaginal losangique.
Les orifices génitaux sont terminaux dons les deux sexes.
ACANTHOCEPHALUS CURTUS (Achmerov et Dombrowskaja-Achmerowa 1941) Yama-
guti 1963 (= Paracanthocephalus curtus Achmerov et Dombrowskaja-Achmerowa 1941,
= Acanthocephalus amuriensis Kostylew 1941, = Acanthocephalus anguillae sensu
Belous 1952).
Description basée sur 109 exemplaires dont 52 femelles et 57 mâles.
Corps court, ellipsoïdal, de 1,5 à 2,5 mm de long sur 0,45 à 0,70 mm de diamètre chez les femelles et
de 1,35 à 4,19 sur 0,35 à 0,45 min chez les mâles.
Proboscis ellipsoïdal de 0,19 à 0,375 mm de long sur 0,14 à 0,27 mm de diamètre (les dimensions don¬
nées par Kostylew sont 0,46 à 0,74 mm pour un diamètre de 0,16 mm). Il est armé de 28 crochets en tout
disposés selon 4 couronnes de 7 crochets (6 files de 3 à 4 crochets pour Kostylew). Les crochets antérieurs
ont 0,049 à 0,070 mm de long (0,082 mm pour Kostylew), les moyens ont de 0,091 à 0,095 mm (0,119 à
0,132 mm pour Kostylew) et les postérieurs 0,063 mm (pour Kostylew 0,082 mm). Ce dernier ajoute que
les racines ont une forme caractéristique avec des apophyses supérieures.
Cou de 0,16 mm de long (0,075 à 0,1 mm).
Réceptacle court de 0,18 mm sur 0,135 mm chez les mâles et de 0,240 à 0,60 mm sur 0,12 & 0,24 mm
chez les femelles (pour Kostylew de 0,44 à 0,500 mm de long).
Ganglion cérébrolde placé au fond du réceptacle de 0,06 mm sur 0,075 mm.
Lemnisques courts, de dimensions variables de 0,15 à 0,38 mm (0,30 à 0,58 mm pour Kostylew),
atteignant presque le testicule antérieur avec un noyau en dessous de sa moitié.
Testicules dans le tiers moyen de la longueur du tronc, sphéroldaux, de 0,18 sur 0,225 mm (0,26 sur
0,36 mm pour l'antérieur et 0,31 sur 0,26 mm pour le postérieur selon Kostylew).
Six glandes cémentaires piriformes disposées en groupe compact.
Femelle de 12 mm de long sur 1,1 mm de diamètre (selon Kostylew) ayant des crochets du rostre
un peu plus grands que les mâles.
Achemrov ajoute : L’appareil génital femelle a pu être étudié sur une longueur de 0,42 à 0,53 mm.
Embryophorcs avec hernies polaires de 0,60 à 0,64 mm de long.
Hôtes définitifs : Parabramis pchincnsis, Cyprinus carpio, Chanodichthys erythropterus ( = Erythro-
culter erythropterus), Percottus glchni, Esox rcicherti, Parasilurus asotus, Leiocassis ussuriensis, Pungitius
pungitius sinensis.
Irréalité : lac Orel-Tchla, rivière Sedanki (in Belous), fleuve Amour.
Source : MNHN, Paris
250
YVES J. GOLVAN
ACANTHOCEPHALUS DIRUS (Van Cleave 1931) Van Clcave et Towsend 1936 (= Echi
rhynchus dirus Van Cleave 1931, = Pseudoechinorhynchus dirus (V. C.) Petrotschenir'
1956). 0
Corps allongé, légèrement élargi dans sa partie antérieure.
Femelles de 10 à 20 mm de long sur environ 0,7 mm de diamètre.
.Mâles de 4 à 6 mm de long sur environ 0,45 mm de diamètre.
Proboscis cylindrolde, armé de 15 à 16 files longitudinales de 11 à 13 crochets chacune. Les ni
crochets sont placés à la partie moyenne du rostre et ont environ 0,072 mm de long chez les frnn-nÜÜ*
0,048 à 0,060 mm de long chez les mâles. es et de
I-cmnisqucs plus longs que le réceptacle.
Ganglion cérébroïde placé au fond du réceptacle et rétinaclcs traversant la puroi musculaire à c
(ce seul caractère permet de faire de cette espèce un Acanthocephalus et non un l'.chinorhvnrh * luveau
Pseudoechinorhynchus). u * ou un
Organes génitaux mâles occupant les deux tiers postérieurs de la longueur du tronc.
Testicules placés l’un derrière l’autre et faiblement en contact.
Six glandes cémentaires sphéroldales, tassées les unes contre les autres.
Orifices génitaux terminaux dans les deux sexes.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
251
Kmbryophores ellipsoïdaux de 0,09 à 0,108 mm de long sur 0,012 à 0,015 mm de diamètre, avec
grosses hernies polaires de la membrane moyenne.
Hôtes définitifs : Aplodinotus grunniens (fain. des Sciaenidae), Huro salmoides (fam. des Centrarchidae ),
Helioperca incisor (fam. des Centrarchidae ), Ictalurus punclatus (fam. des Ameiuridae).
Ijocalité : U.S.A. (voir aussi Riser 1954).
A. Mâle.
B. C. D. Rostres.
E. Appareil génital femelle.
Source : MNHN, Paris
252
YVES J. GOLVAN
ACANTHOCEPHALUS ECHIGOENSIS Fujita 1920 (= A. oncorhynchi Fujita 1921, = A.
aculeatus Van Cleave 1931, = A. acerbus Van Cleave 1931).
Corps pratiquement cylindrique. Mâle de 4 à 5,4 mm de long sur 0,72 à 0,80 mm de diamètre maximum.
Femelles de 5,1 â 12 mm de long sur 0,95 à 1,25 mm de diamètre.
Proboscis cylindroïde de 0,55 à 0,67 mm de long chez les mâles et de 0,48 à 1,1 mm chez les femelles.
Il est légèrement plus gros en avant et son diamètre varie de 0,19 à 0,38 mm. Il est armé de 8 à 13 files
de 6 à 10 crochets chacune. La taille des crochets diminue progressivement de l'apex à la base du rostre,
les dimensions allant de 0,110 à 0,024 mm de long.
Réceptacle de 0,70 mm de long su
8 ° n Organes génitaux mâles occupant les deux tiers postérieurs de la longueur du
Six glandes cémentaires formant une mast
ment sphéroldale.
Orifice génital mâle terminal.
Cloche utérine de 1 mm de long.
Embryophorcs de 0,106 à 0,115 mm de long (selon Hnrada, 1935) sur 0,019 mm de diamètre avec
grandes hernies polaires de la membrane moyenne.
Hôtes définitifs : Oncorhynchus keta, 0. adonis , 0. nerka et Salmo irideus (fam. des Salmonidae, ce der¬
nier étant probablement un poisson d'élevage).
Localité : province de Shinano, Hokkaido, rivière Hassabu près de Sapporo (Japon).
le progrès
n de diamètre avec ganglion cérébrolde placé ou niveau de
le la longueur du tronc,
mpacte, la forme de chaque glande étant irrégulière-
FIG. 189. — Acanthocephalus tchigoensis F. 1920
A. et B. Rostres d’après Van Cleave.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
253
254
YVES J. GOLVAN
ACANTHOCEPHALUS ELONGATUS Van Cleave 1937.
La description princeps est très brève et basée sur une femelle immature.
Ce spécimen mesure 4,1 mm de long. Proboscis cylindrolde de 0,86 min de long
mètre, armé de 16 files de 13 à 15 crochets chacune.
Les crochets antérieurs ont 0,033 à 0,045 mm de long et ceux de la partie moyen
0,057 mm.
Quant à ceux de la base, ils ont 0,045 mm de long.
0,38 mm de di a -
<lu rostre environ
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
255
Il n'est pas rétréci comme chez A. ranae.
Le réceptacle est court et large, mesurant 0,34 à 0,70 mm de long sur 0,14 à 0,22 mm de large chez les
mâles et. chez les femelles, 0,37 à 0,74 mm de long sur 0,13 â 0,26 mm de diamètre. Il possède une double
Le ganglion cérébrolde est placé au fond du réceptacle.
Lemnisques plats dont l'extrémité postérieure ne dépasse pas, en arrière, le fond du réceptacle. Leur
taille est de 0,18 â 0,68 mm chez les mâles pour une largeur de 0,09 à 0,028 mm alors que chez les femelles
ils atteignent 0,13 à 0,74 mm de long sur 0,10 à 0,39 mm de large.
Appareil génital mâle occupant les deux tiers postérieurs de la longueur du tronc.
Testicules ovoïdes se recouvrant partiellement, placés l’un derrière l’autre.
L’antérieur mesure de 0,31 à 0,74 mm de long sur 0,24 à 0,58 mm de large et le postérieur de 0,24 à
0,78 mm de long sur 0,21 â 0,62 mm de large.
Six glandes cémcntaircs en contact et même parfois recouvrant un peu le pôle postérieur du testicule
inférieur. Elles sont piriformes et le plus souvent disposées en trois paires ou en deux groupes superposés
de 3 glandes chacun.
Vésicule séminale de 0,37 à 0,61 mm de long (je pense qu’il s’agit en fait de l’organe de Sâfftigen).
Appareil génital femelle de 1,10 à 1,18 mm de long. Cloche utérine très longue de 0,32 à 0,35 mm de
long. Cellules sélectrices grosses avec noyaux visibles entourant la base de la cloche. Tube utérin rectiligne,
à paroi épaisse. Entonnoir vuginal bien développé, suivi de deux sphincters, l’interne étant peu développé.
Embryophores de 0,074 à 0,087 min de long sur 0,017 à 0,021 mm de diamètre. Ils sont ovoïdes ou
parfois aplatis d’un côté. Coque externe très mince, coque moyenne épaisse nvec petites hernies polaires.
Acanthor de 0,038 à 0,047 mm de long, avec gros crochets embryonnaires antérieurs et surface tégumentaire
entièrement couverte de minuscules épines.
Hôtes définitifs : Salamandre alra Laur, Trituras alpestris (Laur), Triturus montandoni (Boulcnger),
Bufo viridis Laur.
Localité : Alpes occidentales et Carpathes. C’est une espèce montagnarde.
8 DM020 6 17
Source : MNHN, Paris
256
YVES J. GOLVAN
Fig. 193. — Acanthocephalus falcatus (F. 1789) (d'après Gbabda-Kazubska, [1962])
A. a. et b. Mâle et femelle <i'A. falcatus.
c. et d. Rostres de mâle et de femelle d'A. falcatus.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES 257
a. A. falcaïus mâle et femelle de Bu/o viridis.
b. A. ranae mâle et femelle de Bu/o bufo.
c. A. falcaïus mule et femelle de Trilurus alpestris.
d. A. ranae mâle et femelle, infestation expérimentale de Trilurus vulgaris.
d. et e. Pôle antérieur de l'acanthor.
/. Deux embroyphores d 'A. falcaïus à gauche, un embryophore d 'A. ranae à droite
Source : MNHN, Paris
258
YVES J. GOLVAN
a. Crocheté du rostre du mâle d’A. falcaliu.
b. Crochets du rostre de la femelle d’A. falcalut.
c. Crochets du rostre du mâle d'A. ranac.
d. Crochets du rostre de la femelle d’A. ranae.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
259
ACANTHOCEPHALUS FLUVIALITIS Paperna 1964.
L'espèce est décrite sommairement d'après trois mâles adultes.
Longueur de 4,1 à 4,3 mm sur 0,4 à 0,5 mm.
Proboscis de 1,1 â 1,2 mm de long sur 0,4 à 0,45 ram de dia¬
mètre maximum.
Les crochets du rostre ont une large « base» et sont disposés en
Il y a 6 crochets par file (soit 12 files en quinconce [?]) et 24 à
25 files longitudinales autour du rostre. Les crochets antérieurs ont
0,02 à 0,025 mm de long et sont les plus gros, cependant que les
postérieurs sont les plus petits et ont de 0,008 à 0,010 mm de long.
mcnie Steinitz.
s de la rivière Tut, mont Carmel
Hôte définitif : Acanlltobrai
Localité : Wadi Milk, boi;
(Israël).
Je n’ai pas exactement compris ce que signifient les
chiffres donnés par l’auteur 12 files en quinconce, 24 à
25 files longitudinales. Si l’on s’en rapporte à la figure ori¬
ginale et si l’on admet qu’elle donne une représentation
fidèle du rostre, il ne doit pas y avoir plus de 14 à 16 files
longitudinales. Cette espèce mériterait une redescription
complète.
Fig. 197. — AcanthocephaLu gotoi V. C. 1925
(d’après les figures de Van Cleave, 1925)
Mâle.
Source : MNHN, Paris
260 YVES J. GOLVAN
ACANTHOCEPHALUS GOTOI Van Cleave 1925.
La description princepa est très succincte et faite d'après 2 mâles et 1 femelle.
Corps de 3,45 à 5 mm de long sur 0,45 à 0,75 mm de largo chez les mâles, de 7,2 mm de long chc
femelles.
Proboscis cylindroïde, s’amincissant quelque peu vers son apex, long de 0,47 â 0,65 mm pour un
mètre maximum de 0,17 à 0,20 mm .armé de 15 à 18 files de 11 à 15 crochets chacune, ne présentai
de grandes variations de taille selon les niveaux.
Les crochets subapicaux, les plus grands, ont de 0,045 è 0,057 mm de long, les basaux oui son
plus petits, de 0,033 à 0,042 mm de long.
Réceptacle de 0,57 â 0,77 mm de long sur 0,19 à 0,25 mm de diamètre.
Lemnisques allongés, de 0,45 à 0,65 mm de long sur 0,08 à 0,13 mm de large.
Testicules arrondis de 0,32 â 0,48 mm de long sur 0,28 à 0,37 mm de large.
Glandes cémentaires de 0,1 à 0,19 mm de diamètre.
Organe de Sâfftigen de 0,16 à 0,20 mm de diamètre.
Embryophores fusiformes de 0,071 â 0,083 mm de long sur 0,009 â 0,012 mm de diamètre.
z les
t les
ifs : Anguilla japonica (fam. des Anguillidae), Mogurnda obsetira (fam. des Fl_ _ ,
(t™. d„ Siluridae.) (H«,„dort> [f.„. d„ 5 Sf.
ipon, en particulier les lacs Ogura, Suwa et Biwa.
A . Femelle.
B. Rostre.
C. Crochet (noter la forme de la racine).
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÊPHALES
261
ACANTHOCEPHALUS GRACILIACANTHUS Meyer 1932.
CorpB cylindrique, qui »e rétrécit jusqu’à son extrémité postérieure.
Femelle de 9,5 mm de long sur 1 mm de diamètre maximum.
Proboscis en massue de 1,4 mm de long sur 0,4 mm de diamètre à l'apex et seulement 0,3 mm de
diamètre à lu base.
Crochets disposés selon 12 files de 8 à 9 crochets chacune. La lame est mince et longue. La racine u
trois apophyses, la forme générale est celle d’un Y.
La lame mesure 0,25 inm de long au maximum et 0,05 mm au minimum.
Le réceptacle a 1,75 mm de long. Ganglion cérébrolde placé au fond du réceptacle.
Cou de 0,75 mm de long.
Lemnisques d’environ 1 mm de long et dépassant à peine la longueur du réceptacle.
Système lacunaire avec deux canaux principaux latéraux et des anastomoses en réseau.
Noyaux sous-cuticulaircs petits et très nombreux.
Pas d’embryophores mûrs.
Hite définitif : Tinca tinca.
Localité : Poméranie.
ACANTHOCEPHALUS HARANTI 1 Golvan et Oliver n. sp.
L’un de nous (G. Oliver) a récolté de nombreux exemplaires de cette espèce nouvelle
tous en parfait état de conservation.
La description est donc basée sur une quarantaine d’adultes jeunes ou parfaitement mûrs.
Il s’agit d'Acanthoréphales d’assez petite taille à tronc fusiforme dont le plus grand diamètre se trouve
en arrière du fond du réceptacle. Les mâles ont de 4,9 à 5,2 mm de long pour un diamètre maximum de
0,72 mm. Les femelles ont de 6,4 à 8,5 mm de long pour un diamètre maximum de 0,75 mm.
Le rostre est cylindrolde, très nettement plus large à l’union de scs deux tiers antérieurs et de son tiers
postérieur. Il mesure en moyenne 0,70 à 0,90 mm de long sur 0,22 mm de diamètre maximum. Il est armé
de 20 à 22 files de 16 à 20 crochets chacune. Ces crochets ne présentent aucune dissymétrie dorso-ventrale
et sont sensiblement de même taille. Les plus petits sont basaux. Les racines sont simples, pratiquement
aussi longues que la lame mais les crochets de la couronne basale ont des racines très réduites.
Le cou est tronconique, court, de 0,1 mm de long environ.
Le réceptacle est long de 1 mm pour un diamètre de 0,35 mm. Sa double paroi est épaisse et l’assise
externe a des fibres à direction oblique.
Le ganglion cérébrolde est volumineux et placé au fond du réceptacle.
Les lemnisques ont sensiblement la même longueur que le réceptacle, ils sont parfois un peu plus courts,
parfois un peu plus longs que lui. Ils sont surtout beaucoup moins larges.
L'appareil génital mâle occupe près des deux tiers postérieurs de la longueur du tronc.
Les testicules sont placés l’un derrière l'autre et légèrement en contact. Ils mesurent en moyenne de
0,38 à 0,45 mm de long sur 0,23 à 0,21 mm de large. Les canaux déférents présentent des dilatations annui¬
taires très visibles (une à deux sur chaque canal).
II y a six glandes cémentaires ovoïdes ou sphéroldales, mesurant de 0,15 à 0,20 mm de long. Leurs
canaux excréteur» sont très larges, longs, et ne s'unissent qu’à la base du pénis. Ces glandes sont très irré¬
gulièrement disposées par paires.
Les canaux excréteurs forment deux faisceaux de trois qui cheminent de part et d’autre de l’organe
de Sâfftigen près de son bord ventral.
L’organe de SâlTtigen est très développé, piriforme à grosse extrémité supérieure. 11 mesure environ
0,48 mm de long pour un diamètre maximum de 0,11 mm.
La vésicule séminale est sphéroldale, placée sur la partie terminale et ventrale de l’organe de Sâfftl-
gen. Son diamètre est d'environ 0,12 mm.
Le pénis est fort, conique, long de 0,8 mm.
L’orifice génital mâle est terminal.
L’appareil génital femelle comprend une cloche utérine assez large, longue de 0,12 mm, suivie de
grosses cellules sélectrices. Cette portion est assez étirée si bien que le tube utérin est nettement séparé de
la cloche. Ce tube utérin est relativement court et large. Il mesure 0,32 mm de long pour une largeur de
0,08 mm dans sa partie haute. Il se dilate ensuite pour englober l'entonnoir vaginal.
L’entonnoir vaginal a 0,10 mm de long.
Le vagin comporte deux sphincters dont l'interne est faible alors que l'externe est fort. Le bulbe vagi¬
nal est bien développé. L’orifice vulvaire est sensiblement terminal.
Les embryophorcs mûrs sont fusiformes, assymétriques, avec une face convexe et une face plane.
Us ont en moyenne 0,09 mm de long sur 0,017 mm de diamètre. La coque externe est mince et les hernies
polaires très grandes.
Nous dédions cette espèce à notre maitre, le professeur Hervé Habant, directeur du laboratoire de
Parasitologie de la faculté de Médecine de Montpellier.
HS te définitif : Barbus meridionalis.
Localité : Font Estramar (Pyrénées-Orientales).
1. Cette espèce est décrite ici en collaboration avec G. Oliver, qui a récolté le» spécimen».
Source : MNHN, Paris
262
YVES J. GOLVAN
Fig. 199. — Acanihoccphalua haranti G. et O. n. sp.
(d’après les exemplaires récoltés par Oliver chez Barbus méridional™
à Font-Estramar [Pyrénées-Orientales])
A. Appareil génital mâle disséqué.
B. Mâle.
C. Femelle.
D. Rostre.
E. Emliryophorc mûr.
F. Partie terminale de l'appareil génital mâle.
G. Appareil génital femelle.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
Ajoutons que 48 B. meridionalis capturés dans quatre stations différentes ont été dissé¬
qués. Seuls les 8 Barbus provenant de cette fontaine vauclusienne ont été trouvés parasités
par A. haranti.
ACANTHOCEPHALUS HASTAE Baylis 1944 (= Echinorhynchus Iruttae Schrank in
Southwell et Macfie 1925, = E. clavula Dujardin in Southwell et Macfie 1925).
Baylis a décrit son espèce avec un matériel nouveau comparé au matériel même de
Southwell et Macfie.
Proboseis cylindroïde ou très légèrement clavifornie, armé de
12 files d'environ 14 crochets chacune. Les crochets ventraux sont un
peu plus forts que les dorsaux cl de forme légèrement différente, leurs
Ganglion cérébrolde placé uu fond du réceptacle et rétinacles tra-
Lemnisqucs de taille très variable, aussi longs ou un peu plus
longs que le réceptacle lorsqu'ils sont rectilignes, beaucoup plus courts
que le réceptacle lorsqu'ils sont sinueux.
Proboseis de 0,7 à 1 mm de long sur 0,17 il 0,21 mm de diamètre.
Crochets antérieurs ayant environ 0,06 mm de long, l.a taille
décroît progressivement jusqu'à 0,02 mm pour les crochets basaux.
Réceptacle de 0,95 mm à 1,6 mm de long sur 0,21 à 0,32 mm de
large.
Testicules placés l’un derrière l'autre et généralement contigus,
placés danB la partie moyenne du tronc, longs de 0,44 à 1,2 mm sur
0,30 à 0,70 mm de large, l'antérieur étant généralement un peu plus
gros que le postérieur. Six glandes eémentaircs grosses et pririformes,
disposées en deux séries de 3, commençant immédiatement en arrière
Femelles de 6 à 12 mm de long pour un diamètre maximum de 0,6
à 1,6 mm.
Proboseis de 0,7 à 1,4 mm de long sur 0,16 ù 0,25 mm de diamètre.
Les crochets antérieurs mesurent de 0,06 à 0,08 mm de long, les
postérieurs de 0,02 à 0,03 mm de long.
Réceptacle de 1,7 à 2,2 mm de long sur 0,24 à 0,30 mm de diamètre.
Longueur totale de l'appareil utéro-vaginal de 0,9 à 1,7 mm.
Entonnoir vaginal de 0,15 à 0,18 mm de long environ pour une
largeur de 0,09 à 0,14 mm.
Bulbe vaginal de 0,07 à 0,08 mm de long sur 0,2 à 0,15 mm de large.
Embryophores fusiformes de 0,066 à 0,084 mm de long sur 0,02 à
0,024 mm de diamètre avec épaississements polaires mais pas de
hernies nettes.
Hôtes définitifs : Spams berda (fam. des Sparidae), Pomadasys hasta
fam. des Pomadasyidae), Trachurus declivis (fam. des Carangidae).
Localité : Cleveland Bay, Townville (Queensland).
H est à remarquer que c’est le seul Acanthocephalus qui
soit parasite de Poissons de mer.
u * tm
\t r > ^
■tt
Fie. 200.
Acanthocephalus haslae B. 1944
(d’après la figure de Baylis,
1944)
ACANTHOCEPHALUS JACKSONI Bullock 1962.
Mâles : de 2,9 à 5,5 mm de long sur 0,54 à 1,5 mm de diamètre. La partie la plus large est placée
aux alentours de la moitié de la longueur du tronc, lequel s'atténue vers les deux extrémités.
Proboseis presque cylindrique de 0,31 à 0,62 mm de long sur 0,12 i 0,24 mm de large. Armé de 11 à
16 files de 7 à 10 crochets chacune (généralement 14 files de 8 à 9 crochets chacune). Les plus gros crochets
sont juste en arrière de la moitié de la longueur du proboseis. Ils ont de 0,041 à 0,084 mm de long. Les racines
sont longues et minces, sans grandes modifications.
Réceptacle île 0,40 à 1,30 mm de long avec une double paroi.
Ganglion cérébrolde placé près du fond du réceptacle.
Lemnisques ayant la moitié de la longueur du réceptacle ou légèrement plus longs que lui. Un seul
ou parfois les deux leimüsques sont lobés (accident tératologique).
Testicule antérieur de 0,38 à 0,79 mm de long sur 0,30 à 0,43 mm de large.
Source : MNHM, Paris
YVES J. COLVAN
0,20 à 0,50 mm de large. Les testicules s
noilié de la longueur du tronc.
Glandes cémentaires au nombre de
"• claviformes à piriformes, ayant des
de"tr'ôis Cffére " t8 diBp09é8 en 2 fai ®ceaux
Femelles : de 7,0 à 14,3 mm de
long sur 0,68 à 0,93 mm de large.
Corps pratiquement cylindrique,
avee son plus grand diamètre près de
I extrémité antérieure et s’atténuant un
peu vers l’arrière.
Proboscis presque cylindrique et
nettement plus gros que celui des mâles
II a de 0,46 à 0,85 mm de long sur 0 15
A 0,30 mm de diamètre. Il est armé de
12 â 18 files de 7 à 10 crochets chacune
(généralement 14 ù 16 files de 9 à 10
Les plus gros crochets sont juste
en arrière de la moitié de la longueur
du rostre et généralement plus gros que
ceux des males; mesurant de 0 05g à
0,103 mm .le long. Les racines sont
simples tout comme chez les mâles
Kéccptacle de 0,40 à 1,61 mm de long!
l-emmsques ayant les trois quarts
de la longueur du réceptacle mais pou-
o!( nl n t !L aU88i T Pe “ P ‘ UB io "8 8 ‘P'e
lui. Il paraissent moins souvent lobés
que ceux des males.
Embryophores de 0,056 à 0,103 mm
l™„ «,16 à „„„ d ,
La membrane externe a une
filamenteuse. «ucture
Fig. 201. - Acanthoccphalus jacksoni B. 1962
(d'après les figures do Buiaock, 1962)
Mâle.
Crochets du rostre.
Embryophore.
Appareil génital femelle.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
Hôte intermédiaire : Ascii us sp.
Localité : Nord-Est des U.S.A.
Bullock qui a fait une étude statistique de la variabilité de
l’espèce écrit « Although variations in the number of cernent glands
hâve been noted by various authors, there seems to be no indication
that such variation is found in anything but the occasional teratolo-
gical individual. » Je ne puis que souscrire à cette opinion qui est
aussi, d’ailleurs, celle de Van Cleave (voir son travail de 1931). Il
est à noter que les auteurs qui pensent ne pouvoir accorder qu’une
faible valeur au nombre de glandes cémentaires suivent en cela
Southwell et Macfie (1925) dont le moins que l’on puisse dire
est qu’ils n’avaient qu’une connaissance tout à fait superficielle du
groupe. Ce qu’il y a de plus frappant est d’ailleurs que, d’une façon
ou d’une autre, lesdits auteurs en reviennent à ce caractère anatomique
pour bâtir leur systématique ou rédiger une clef dichotomique qui se
tienne. Pour ma part, chaque fois qu’une espèce avait été déclarée
comme ayant un nombre de glandes cémentaires aberrant, j’ai tou¬
jours constaté qu’il s’agissait d’une erreur du descripteur. Quant aux
spécimens tératologiques ils sont rares au milieu d’une population
normalement constituée. Décrire un nou¬
veau genre ou une nouvelle espèce sur de
tels individus exceptionnels est, bien en¬
tendu, une erreur qui vient encombrer
sans profit la littérature d’un nom sans
ACANTHOCEPHALUS J A PO NIC US
(Fukui et Morisita 1936) Petrotschen-
ko 1956 (= Filisoma japonicum F.
et M., = Acanthocephaloid.es japo-
nicus (F. et M.) Yamaguti 1939).
r deux femelles ei
L'espèce a été décrite
1936 puis d'après quelques spécimens mâles
Corps cylindrolde, aminci vers l’arrière, de «
8,53 mm de long sur 0,70 mm de diamètre chez
les mâles, de 11,5 ù 12,5 mm de long sur 0,98 mm
de diamètre chez les femelles. Pas d’épines cuticulaires.
Rostre armé de 11 à 12 files de 25 crochets chacune.
Réceptacle cylindrolde de 0,79 à 1,05 mm de long sur 0,15 â
0,56 mm de large, possédant une double paroi.
Ganglion ccrébrolde placé à l’extrémité postérieure du réceptacle
de 0,13 à 0,19 mm de long sur 0,05 à 0,09 mm de large.
Lemnisques longs, digiliformes, de 1,5 â 1,79 mm de long sur 0,09
à 0,13 mm de large.
Organes génitaux males placés dans la moitié postérieure du tronc.
Testicules disposés l’un derrière l’autre, en contact, ayant de 0,91
à 0,44 mm.
Six glandes cémentaires piriformes, placées en deux files.
Canaux excréteurs des glandes cémentaires fusionnant. Longueur
des glandes : 0,35 mm sur 0,12 mm de diamètre, canal de 1,44 mm de
long sur 0,06 mm de diamètre.
Organe de Safitigcn ovoïde de 0,70 mm de long sur 0,32 mm de
diamètre.
Fie. 202. — Acanlhocephalus japonicus (F. et M. 1936)
[d’après les figures de Fukui et Morisita, 1936)
A. Embryophore.
B. Mâle.
Source : MNHN, Paris
266
YVES J. GOLVAN
Chape musculaire de la bourse copulatricc de 0,18 mm de long sur 0,32 mm de large.
Diverticules antérieurs avec pénis placé entre eux.
Bourse bien développée de 0,41 mm de long.
Utérus long. Cloche utérine petite.
Embryophores de 0,097 mm de long sur 0,022 mm de large avec hernies polaires granuleuses.
Fig. 203. — Acanthocephalus kabulensis D. et S. 1956
(d’après les figures de Datta et Soota, 1956)
A. Appareil utéro-vaginal.
B. Extrémité postérieure du mâle.
C. Partie antérieure du tronc.
Source : MNHM, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
267
Hôtes définitifs : Hexagrammos otaki (fam. de» Hexagrammidae) et Teuthis fuscesceru (fam. de» Aron-
Ihuridae).
Localité : Hukue-Tyo (préfecture de Aiti) et Momotori-mura et Sima-gun (préfecture de Mie) [Japon].
L’appartenance de cette espèce au genre Acanthocephalus me parait douteuse, mais,
n’ayant pu voir les spécimens, il m’est impossible de me prononcer.
ACANTHOCEPHALUS KABULENSIS Datta et Soota 1956.
Mâle à corps presque cylindrique, dont la région antérieure est plus large que la postérieure. Longueur
de 4,38 mm pour un diamètre maximum antérieur de 1,02 mm.
Le corps s’atténue graduellement vers l’arrière.
Proboscis de 0,32 mm de long sur 0,28 mm de large, armé de 7 & 9 files de 4 à 7 crochets chacune, dont
la longueur est comprise entre 0,06 et 0,08 mm.
Réceptacle de 0,81 mm de long.
Lemnisques plus longs que le réceptacle.
Ganglion cérébroïde placé dans la partie postérieure du réceptacle à 0,85 mm de l’extrémité antérieure.
Testicules inégaux, l'antérieur est le plus gros et mesure 0,58 mm sur 0,43 mm.
Le postérieur mesure 0,55 mm sur 0,39 mm.
Six glandes cémcntaires piriformes, en arrière du testicule postérieur et le recouvrant partiellement,
tassées les unes contre les autre», ayant 0,58 nun de long sur 0,37 mm de large.
Vésicule séininule (vraisemblablement l’organe de SiifTtigen) d’environ 0,65 mm de long.
Bourse copulatrice évaginée.
La forme générale de la femelle rappelle celle du mâle. Longueur de 6,17 mm pour un diamètre de
1,19 mm dans la région antérieure.
Proboscis de 0,49 mm de long sur 0,41 mm de diamètre avec une disposition des crochets identique
à ce qu'elle est chez le mâle mais dont la longueur varie de 0,07 à 0,090 mm.
Cloche utérine de 0,29 mm de long.
Utérus et vagin de 0,58 mm de long.
Embryophores de 0,09 â 0,110 mm de long sur 0,05 à 0,08 mm de diamètre.
Hôte définitif : Hana sp.
Localité : Kaboul (Afghanistan).
ACANTHOCEPHALUS KASHMIRENSIS Datta 1936.
La description princeps est faite d’après 19 spécimens. Les vers sont de couleur brune.
Dimorphisme sexuel murqué, les mâles étant plus petits et plus minces que les femelles. Les mâles
mesurent de 1,75 à 8,60 mm de long sur 0,44 à 0,99 mm de diamètre et les femelles de 3,48 à 14, 60 mm de
long sur 0,57 à 1,00 mm de diamètre.
Corps long, cylindrique, atténué ù son extrémité postérieure. Pas d’épines cuticulaires.
Proboscis long et cylindrique se continuant en un cou court et inerme.
Le rostre est armé de 13 & 18 files de 6 à 8 crochets. Les crochets des couronnes antérieures sont plus
gros et plus longs que ceux des couronnes postérieures.
Les antérieurs ont 0,110 min de long pour une largeur de 0,030 mm, les basaux ont 0,075 mm de long
sur 0,019 mm de diamètre. Les racines sont larges et piriformes.
Réceptacle à paroi épaisse, â double assise musculaire.
Ganglion cérébroidc près du fond du réceptacle.
Lemnisques placés de part et d’autre du réceptacle, de longueur égale ou très peu supérieure à celle
du réceptacle.
Paroi du tronc épaisse avec canaux lacunaires latéraux et réseau d'anastomoses.
Testicules de taille sensiblement égale, plucés l’un derrière l’autre et en contact.
Vésicule séminale piriforme s’ouvrant près de la base du pénis.
Six glandes cémcntaires en massue disposées grossièrement par paires et serrées les unes contre les
autres. Les canaux céineutaires cheminent par faisceaux de trois de part et d'autre de l’organe de Süff-
tigen (qui est probablement ce que l’auteur appelle et confond avec la vésicule séminale proprement dite)
avant de se réunir au niveau du pénis.
Ce dernier est conique. Bourse copulatrice en entonnoir.
Cloche utérine en entonnoir suivie de cellules sélectrices.
Tube utérin étroit et relativement court. Vagin court, ù parois épaisses avec probablement deux
sphincters (« two bonds of strong muscles » dit le texte).
Vulve postéro-ventralc.
Mensurations diverses :
Mâles : 1,75 à 8,60 mm de long sur 0,44 à 0,99 mm de large.
Femelles ; 3,48 à 14,6 mm de long sur 0,57 & 1,00 mm de large.
Source : MNHN, Paris
268
YVES J. GOLVAN
I» J.,!»™ de long sur 0,51 ram de diamètre, réceptacle de 1,69 mm de long sur 0,44 mm de
Proboscs de 1,50 mm ue long , ^ ^ dc large _ testicule postérieur de 1,122 mm de long
d'amètre^lemmsque d c é,„entaires de 0,55 mm de long. Organe dc Sâfftigen (= vésicule séminale
Tn' LTt. f 188 mm de long sur 0,484 mm de large, bourse copulatrice de 0,594 mm sur 0,396 mm.
Cbryophores de 0,060 mm de long sur 0,010 mm de diamètre (sans doute sont-ils .mmatures).
Hôte définitif : Schizopygopns stoliczkae Steindachner (fam. des Cyprinida').
localité : I.adak (Thibet indien).
A. Rostre.
B. File de crochets du rostre.
C. Embryophore.
D. Appareil génital femelle.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
269
Source : MNHN, Paris
270
J. GOLVAN
ACANTHOCEPHALUS LUCIDUS Van Cieave 1925 (= Acanthocephalus artatus Van
Cleave 1925).
Cette mise en synonymie a été proposée par Harada (1935) et confirmée par Yamaguti
(1939) qui donne la redescription suivante d’après un matériel récolté au même endroit.
Mâle de 4,5 à 7,3 mm de long sur 0,8 à 1,3 mm de large. Proboscis de 0,35 â 0,4 mm de long sur 0 la
ù 0,29 mm de diamètre. Crochets de 0,07 ù 0,120 mm de long, disposés selon 12 ù 16 files de 4 à 5 crochets
Réceptacle de 0,5 à 0,7 mm de long sur 0,2 à 0,33 mm de diamètre.
Lemnisques de 0,65 à 0,8 mm de long sur 0,16 à 0,2 mm de large.
Testicules de 0,37 â 0,95 mm de long sur 0,32 à 0,65 mm de large.
Organe de Safftigen de 0,23 à 0,46 mm de diamètre.
Femelle de 5,4 à 18,5 mm de long sur 0,7 à 2,00 mm de large.
Proboscis de 0,27 à 0,56 mm de long sur 0,2 à 0,43 mm de large. Crochets de 0,07 à 0,135 mm de Ions
disposés selon 13 ù 17 files de 4 à 5 crochets chacune. Réceptacle de 0,4 à 1,05 mm de long sur 0,2 à 0 38 mm
Lemnisques de 0,5 à 1,3 mm de long sur 0,12 à 0,2 mm de large. Longueur totale de la cloche utérine
et du tube utérin de 0,32 à 1 mm. Entonnoir vaginal de 0,12 â 0,28 mm de long sur 0,06 à 0,087 mm de las
Sphincter vaginal de 0,045 à 0,090 mm de long sur 0,075 â 0,120 mm de large. Bulbe vaginal de
à 0,081 mm de long sur 0,06 à 0,105 mm de large. B “ C U ’ ü6
Embryophorcs de 0,093 à 0,114 mm de long sur 0,024 à 0,032 mm de diamètre.
Acanthor de 0,045 à 0,060 mm de long sur 0,013 â 0,015 inm de diamètre.
Hôtes définitifs : Rana japonica Giinther, Rana temporaria ornaliventris (Werner), Rana nigramaculmn
Hallowell, Rana lagoi Okada, Megalobatradius japonicus (Temminck), Polypedales buergeri Boulenger
Localité : Japon.
e au Tonkin par Joyeux et Baeii (1935) chez Ran
t chez
ACANTHOCEPHALUS LUCII (0. F. Müller 1776) Lühe 1911 (= Echinorhynchus lurü m
= E. angustatus Rudolphi 1809).
J’ai retrouvé l’espèce chez Perça fluviatilis à Richelieu (Indre-et-Loire). Les dimensio
des mâles sont un peu supérieures à celles données par Meyer (1931).
Corps pratiquement cylindrique, mais un peu plus large en avant qu'er
de long, mâles de 4 à 7,5 min de long, pour un diamètre variant de 1 à 1,
Proboscis pratiquement cylindrique de 0,5 à 1 mm de long pour un
large, armé de 12 à 16 files de 7 à 9 crochets chacune.
“^arrière. Femelles de 8 à 17
diamètre de 0,25 à 0,35 mn
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
271
La partie libre de la lame est plus longue que la racine du crochet. Au niveau de la couronne basale
les crochets sont de simples épines & racines rudimentaires. Tous les autres ont une racine bien développée
de forme tout à fait caractéristique avec une apophyse latérale placée sensiblement à la hauteur de l'inser¬
tion du crochet sur la rucinc, ou un peu au-dessous. Ces racines m'ont paru asymétriques.
Cou d'environ 0,15 mm de long.
Réceptacle de 1,5 mm de long. Lemnisques plus longs que le réceptacle.
Ganglion cérébroïde placé au fond du réceptacle.
Dessins exécutés d'après des spécimens récoltés à la station de Parasitologie expérimentale de Richelieu
(Indre-et-Loire) chez Perça Jluviatilis.
A. Appareil génital femelle.
B. Mâle.
C. Files de crochets du rostre.
D. Embryophore.
8 564020 6 18
Source : MNHN, Paris
YVES J. GOLVAN
0
0.05
. 0,1
. 0,5
Organes génitaux mâles occupant approximati-
Six glandes cémentaircs disposées très irréguliè¬
rement pur paires. Organe de Süfftigen bien déve¬
loppé.
Orifice génitul mâle terminal.
Appareil génital femelle assez court de 2,7 mm
de long environ. Cloche utérine longue et étroite,
renflée il sa base sur sa face dorsale. Cellules sélec-
Tube utérin très mince à parois épaisses. Entre
le tube et le groupe des cellules sélectrices existe une
sorte de col étiré. Entonnoir vaginal bien développé.
Un gros sphincter vaginal. Bulbe large. Vulve sub-
tennino-ventrule.
Embryophores très caractéristiques, très allongés
et très minces, souvent ‘aplatis sur une face, longs
de 0,110 mm Bur 0,013 à 0,015 mm de diamètre.
La coque externe est mince et ornée de reliefs
filamenteux. Grandes hernies polaires de la mem¬
brane moyenne.
Hôtes définitifs : nombreux poissons d’eau douce
de l’Europe occidentale, et même jusqu’au bassin
de la Volga (Kostyi.ew 1924) au golfe de Finlande
(Levander 1909).
Fig. 208. — Acanthocephalus lucii (M. 1776)
E. Rostre.
FIG. 209. - Pôles antérieurs d’un acanthor d'Acanthocephalus lucii (M. 1776), face et profil
ACANTHOCEPHALUS (?) LUTZI (von Listow 1896) Meyer 1931 (= Echinorhynchus lutzi
v. L.).
L, position systématique exacte de cette espèce m'a lùs.é perplexe pendant longtemps
, 1. rndomuintion qu’en a donné HsbtwICH (1956) d'après les exemplaires mêmes qui ont
“ ?? jJériotion originale ne permet pas de trancher la question.
Cette description estfaite d’après 17 mâles et 9 femelles récoltés par le docteur A. Lirez.
Coq» de taille moyenne, («.dorme, le pins grand diamètre « trouvant no ni.ean du tiers moyen du
tronc. Téguments assez minces. extrémité apicale, armé de 14 à 16 files de 6 à 7 crochets chacune.
Praboscis efJJ-I-JEf* ‘‘Eïïïlïï fcmeil... te. ...lue. e.nt pin. eourle. que I,
"4'de'Æ du— .1 2 petites apophyse, <***• au Point dWion de la 1™, ,,
racine.
Cou court et conique. .
Lemnisques digitiformes et pratiquement aussi
Mâles de 8,3 â 13,8 mm de long per un diar
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
273
Fig. 210. — Acaruhocephalus lutzi (v. L. 1896)
[d’après les figures
de Hartwitch 1956 et Meyer 1932]
A. Crochets du rostre.
B. Rostre.
Proboseis de 0,525 mm de long (pour uu mâle
de 13,1 mm), cou de 0,21 mm de long, réceptacle de
0,84 mm de long, lemnisques de 0,95 mm de long.
Rostre armé de 14 files de crochets dont la lame
mesure de 0,074 à 0,087 mm et la racine 0,057 mm.
Testicules l’un derrière l’autre et en contact, sphérol-
daux et d’environ 0,45 mm de long en tout.
Hartwich écrit dans son texte « Zement-
driisen bimenfôrmig, in 5-zahl ». Or, sur sa
figure, il représente 4 glandes cémentaires
seulement plus l’organe de Safftigen. Ce
nombre 4 se retrouve également sur le schéma
original de Meyer (1931). Dans ces conditions
l’appartenance de cet » Acarthocephalus » au
genre me parait difficilement acceptable. De
plus l’embryophore dessiné par Meyer et
reproduit ici montre nettement qu’il s’agit
d’un œuf sans hernies polaires de la men
brane moyenne, impliquant probablement u
Fig. 211. - Acaruhocephalus lutzi (v. L. 1896)
Mâle (remarquer qu’il n’y a que 4 glandes cémen-
Source : MNHN, Paris
274
YVES J. GOLVAN
A. Mâle.
B. Femelle.
C. Rostre.
D. Crochets.
E. Appareil génital femelle.
F. Embryophores mûr».
cycle terrestre. Comme je n’ai pas eu les types
en main je ne puis conclure mais il me semble
qu’il s’agit, en fait, d’un genre nouveau, voisin
des Paracanthocephalus de Petroschenko
mais caractérisé par la possession de quatre
glandes cémentaires seulement.
Femelle longue de 14,5 à 20,5 mm, pour un
diamètre maximum de 1,35 ù 1,7 mm.
Le proboscis et le cou font, environ, 0,84 à
1,00 mm de long.
Réceptacle de 0,95 ù 1,1 mm de long.
Lenmisques de 0,69 à 0,73 mm de long. Vulve
ventro-subterininalc au centre d’une dépression
Embryophores fusiformes de 0,089 mm de long
sur 0,024 5 mm de diamètre.
Hôte définitif : Bufo marinus (Linné).
Localité : Brésil.
ACANTHOCEPHALUS MADAGASCA-
RIENSIS Golvan 1965.
La description est basée sur 15 adultes m&rs
récoltés par M. Domergue.
Corps de petite taille, à parois épaisses.
Mâles de 6 à 7,5 mm de long, larges de 0,80 mm
au maximum (union des 1 /3 antérieur et 1 /3 moyen).
Femelles longues de 10 à 13,5 mm à tronc dilaté
dans sa partie antérieure, la plus grande largeur
étant de 2,2 mm.
Rostre inséré un peu plus près de la face ven¬
trale que de la face dorsale, de forme générale ellip¬
soïde ou tronconique (selon l’état de fixation), long
de 0,350 à 0,400 mm, large de 0,275 ù 0,300 mm,
armé de 18 à 20 files longitudinales de cinq et six
crochets cbucunc alternativement (chez certains indi¬
vidus toutes les files comptent cinq crochets seule-
aent).
La taille des crochets et de leurs racines de
forme simple, croit du I au IV, puis décroit ensuite
jusqu’au VI. Le crochet IV mesure 0,110 mm de
long sur 0,030 mm de lurge à la base, en moyenne.
La racine, souvent arquée, mesure 0,07 mm de long
sur 0,014 mm.
Cou court de 0,065 à 0,90 mm de haut sur 0,25
& 0,35 mm de large.
Réceptacle en sac clos, & double paroi. La paroi
externe est formée de fibres obliques et est bien plus
mince que lu paroi interne formée de fibres circu¬
laires. 11 B’insère ù la base du rostre et mesure de
0,65 à 0,90 mm de long sur 0,30 mm de large.
Ganglion cérébrolde volumineux, placé un peu
au-dessus du fond du réccptucle.
Lemnisques aplatis, courts, dépassant de peu le
fond du réceptacle, de 0,75 à 1 mm de long sur
0,18 mm de largeur maximum.
Canaux lacunaires principaux latéro-dorsaux
reliés par des anastomoses principales à disposition
pseudo-métamérique alors que les anastomoses secon¬
daires dessinent entre elles un réseau à mailles gros¬
sièrement polyédriques.
Appareil génital mâle occupant seulement la
moitié postérieure du tronc.
Testicules ovoïdes, placés l’un derrière l’autre
et en contact. L’antérieur de 0,55 mm de long But
0,30 mm de diamètre, le postérieur de 0,50 mm de
long sur 0,34 mm de diamètre.
Six glandes cémentaires courtes, piriformes, dis¬
posées grossièrement par paires dont la taille décroît
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
275
Organe de Sâfftigen volumineux, long de 0,90 mm.
Les canaux élémentaires cheminent sur ses faces latérales, plus près de son bord ventral.
Pénis court, tronconique.
Bourse copulatrice à chape musculaire épaisse.
Orifice génital mâle ventro-terminal.
Source : MNHN, Paris
276
J. GOLVAN
Appareil génital femelle mesurant environ 1 mm de long et comprenant une cloche utérine longue et
étroite (0,250 mm de long sur 0,05 mm de large) suivie de cellules sélectrices en grappe compacte, puis
d’une portion tubulaire à paroi assez épaisse, flanquée de deux gros noyaux cellulaires latéraux un peu
au-dessus de sa base.
Entonnoir vaginal particulièrement volumineux (0,085 mm de long sur 0,075 mm de large) suivi
d’un sphincter vaginal très puissant (0,08 mm de large).
Vulve ventro-terminale.
Embryophorcs mûrs fusiformes, à coque externe très mince et transparente, avec hernies polaires de
la membrane moyenne, longs de 0,075 mm sur 0,023 mm de largeur maximum. Acanthor de 0,035 mm
de long sur 0,012 mm de large, portant de gros crochets au pôle céphalique et de petites épines disposées
en quinconce sur le reste du tégument.
La morphologie de ces embryophorcs indique nettement un cycle « aquatique».
Hôte définitif : Racophorus sp.
Localité : Les Roussettes, montagne d'Ambre (Madagascar).
ACANTHOCEPHALUS MINOR Yamaguti 1935.
La description de Yamaguti (1939) est la suivante :
Mâle : corps de 2,7 & 3,4 mm de long sur 0,6 à 1 mm de diamètre.
Tronc subcylindrique.
Cou conique de 0,15 à 0,24 mm de long.
Proboscis cylindrique de 0,25 à 0,40 mm de long sur 0,14 à 0,21 mm de diamètre.
Crochets disposés selon 13 A 14 files de 7 à 8 crochets chacune, possédant une racin
it les plus gros. Ils mesurent 0,06 à 0,075 mm de long. Les basa
ir 0,15 A 0,22 mm de diamètre.
Les crochets subapica
0,025 A 0,050 mm de long.
Réceptacle subcylindrique de 0,33 A 0,48 mm di
Ganglion cérébroïde placé au fond du réceptacle.
Lemnisques sacciformes de 0,16 A 0,30 mm de long sur 0,10 A 0,16 mm de large.
Testicules ovoïdes, post-équatoriaux, placés l’un derrière l'autre, immédiatement i
cémentaires, mesurant de 0,25 A 0,35 mm de long sur 0,12 A 0,30 mm de large.
Glandes cémentaires serrées les unes contre les autres, ayant de 0,08 A 0,26 mm de diamètre.
Organe de Sülftigen de 0,12 A 0,18- J - ->=—»—
’ant des glandes
n de diamètre.
le largeur A leur base.
Femelle ayant un ci
IC de nombreux rayons en cône pointu, de 0,036 mm de long et de 0,022 mm
'extrémité anté-
. . .. 0,21 A 0,28 mm de diamètre.
Crochets disposés selon 13 A 14 files longitudinales de 6 A 7 crochets chacune, ayant leur longue
maximale de 0,085 mm juste au-dessous de l’apex du rostre et leur longueur minimale de 0,030 A 0,050mm
Réceptacle de 0,45 A 0,60 mm de long sur 0,19 A 0,23 mm de diumètre.
Lemnisques de 0,25 A 0,50 mm de long sur 0,10 A 0,16 mm de large.
Utérus cylindrique de 0,32 A 0,40 mm de long sur 0,07 A 0,09 mm de large.
Sphincter vaginal externe de 0,09 A 0,105 mm de diamètre. Sphincter vaginal interne de 0,06 A 0 075 m
de diamètre. ’ ’ mm
Bulbe vaginal de 0,055 A 0,060 mm de diamètre.
Embryophores de 0,10 A 0,110 mm de long sur 0,017 A 0,021 mm de diamètre avec hernies pol ■
de la membrane moyenne. 1 aires
Acanthor de 0,045 A 0,054 mm de long sur 0,009 mm de diamètre.
Hôtes définitifs : Mogurnda obscurci Temminck et Schlegel (fam. des Eleotridae) et Carassius car
(Linné) [fam. des Cyprinidae]. assois
Localité : Japon, Obama, préfecture de Hukui et de Toyama.
ACANTHOCEPHALUS NANUS Van Cleave 1925.
La description est empruntée A Yamaguti (1939) et A Van Cleave (1925).
Mâle : corps de 4,5 A 6,8 mm de long sur 0,7 A 1 mm de diamètre.
Femelle : de 6,2 A 11,6 mm de long sur 0,7 A 1,05 mm de diamètre.
Proboscis court, cylindroïde, de 0,3 A 0,5 mm de long sur 0,12 A 0,20 mm de diamètre, armé de 11
14 files de 6 A 8 crochets. Les crochets subapicaux sont les plus gros et mesurent de 0,057 A 0 069 mn 1
long. ’ * üe
Les basaux sont les plus petits
Réceptacle de 0,48 A 0,81 mn
faux comme le remarque Yamagui
et ont de 0,045 A 0,048 mm île long (0,030 i
de long (0,18 mm pour Van Cleave, 1925),
[ (1935), car le réceptacle est toujours plus
in Yamaguti, 1939).
long^q ' T certainemei >t
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
277
Fie. 214.
Acanthocephalus nanus V. C. 1925
(d'après les figures de Van Cleave, 1925)
6. File de crochets du rostre.
Lemnisques digitiformes. environ une
fois et demie plus longs que le réceptacle
(0,68 à 1,15 mm de long sur 0,10 à 0,24 mm
de large).
Testicules ovoïdes ou elliptiques, placés
dans le 1 / 3 moyen du tronc, l’un derrière
l’autre, longs de 0,37 à 0,95 mm et larges de
0,2 à 0,43 mm.
Clandes cémentaires ovoïdes disposées
en trois paires dont la taille décroît d’avant
en arrière, les plus antérieures ayant de 0,25
& 0,45 mm de diamètre.
Canaux déférents présentant 2 ou 3 dila¬
tations fusiformes sur leur trajet.
Vésicule séminale de 0,23 mm de long
environ placée sur la face dorsale de la moi¬
tié postérieure de l’organe de SâfTtigen.
Organe de SâfTtigen de 0,35 & 0,53 mm
de long et 0,15 à 0,23 mm de diamètre dans
sa partie antérieure dilatée.
Chape musculaire de la bourse copula-
trice d’environ 0,21 mm de large et possé¬
dant 24 rayons digitiformes.
Longueur totale de l’utérus de 0,85 à
0,90 mm.
Entonnoir vaginal de 0,036 à 0,063 mm
de long. Sphincter vaginal de 0,069 à 0,072 mm.
Bulbe vaginal de 0,062 è 0,075 mm de
diamètre.
Embryophores fusiformes de 0,084 à
0,102 mm de long Bur 0,015 à 0,020 mm de
diamètre avec hernies polaires de la mem¬
brane moyenne. Acunthor de 0,042 à 0,057 mm
de long sur 0,008 à 0,011 mm de diamètre.
Hôtes définitifs : Diemyctylus pyrrogasler,
Rana rugosa.
Hôte intermediaire : Asellus aquaticus.
Localité : Japon, préfecture d’Omi et
environs de Tokyo.
Source : MNHN, Paris
278
YVES J. GOLVAN
ACANTHOCEPHALUS OPSARIICHTHYDIS Yamaguti 1935.
Mâles longs de 1,8 à 5,6 mm sur 0,12 à 1 mm de diamètre.
Femelles de 2,1 à 7,2 mm de long sur 0,46 à 1,3 mm de large.
Proboscis cylindrique de 0,40 à 0,65 mm de long sur 0,08 à 0,18 mm de diamètre.
8 â 9 files de 5 à 7 crochets chacune, ù racines fortes et possédant une apophyse supérieure. Les cro¬
chets les plus gros, qui sont les subapicaux, ont de 0,084 à 0,150 mm de long; les basaux, qui sont les plus
petits, mesurent de 0,025 à 0,051 mm de long.
Cou court.
Réceptacle de 0,34 ù 0,75 mm de long sur 0,12 à 0,19 mm de diamètre.
Lemnisques généralement un peu plus courts que le réceptacle.
Testicules ovoïdes de 0,28 à 0,80 mm de long sur 0,20 à 0,50 mm de large, directement l’un derrière
l’autre et placés aux environs de la moitié de la longueur longueur du tronc.
Six glandes cémentaires disposées en trois paires de 0,1 à 0,14 mm de long sur 0,075 à 0,34 mm de
diamètre.
Vésicule séminale petite, postéro-dorsale par rapport à l’organe de Sâfftigen.
Organe de Safftigen de 0,1 à 0,2 mm de diamètre.
Chape musculaire de la bourse copulatrice portant intérieurement de nombreuses petites papilles
Utérus elliptique et cylindrique de 0,12 à 0,28 mm de long sur 0,045 ù 0,080 mm de diamètre.
Sphincter vaginal de 0,045 à 0,060 mm de diamètre.
Bulbe vaginal postérieur de 0,033 a 0,060 mm de diamètre.
Embryophores fusiformes de 0,093 à 0.114 mm de long sur 0,013 à 0,017 mm de diamètre avec une
coque externe à structure filamenteuse, avec hernies polaires de grande taille et acanthors de 0 051 à
0,056 mm de long sur 0,009 à 0,010 mm de diamètre.
Système lacunaire du tronc comprenant deux troncs principaux latéraux réunis par de nombreuses
anastomoses transversales.
Hôtes définitifs : Opsariichthys uncirostris (fam. des Cyprinidae ), Zacco plalypus (Cyprinidae ), Hemi-
barbus barbus (Cyprinidae), Hymenophysa curia (Cobilidae ) [le nom de genre exact est Botia], Pseudoras'
bora parva (Cyprinidae), Cyprinus earpio (Cyprinidae), Varasilurus asotus (Siluridae ), Phoxinus stein-
dachneri (Sauvage) [ Cyprinidae ], Leuciscus hakonensis fiiinther (Cyprinidae). Cnathopogon e. elongatu "
(Temminck et Schlegel) [ Cyprinidae J. Misgurnus anguiUicaudatus (Cantor) [Cobilidae], Chaenogobius
annularis urotacnia (Hilgcndorf) [Gobiidae], Pleeoglossus altivelis (Temminck et Schlegel (Plecoglossidae)
localité : Japon, en particulier : préfecture de Nagano, lacs Biwa, Ogura, Suwa, rivière Yodo, etc
B
suucisse, longs de 1,55 à 0,80 mm
Testicules très particuliers, en forme de
suucisse, longs de 1,55 & 0,80 mm et larve,
de 0,33 à 0,36 mm. Ils sont disposés l’un à
lu partie inferieure.
moyens de 0,060 à 0,075 mm et postérieurs
de 0,045 ù 0,055 mm.
0,93 mm, atténué, vers les deux extrémités'
Proboscis ovoïde se rétrécissant vers là
armé de 16 files de 6 à 8 crochets chacune.’
Crochets antérieurs longs de 0,033 mm
ACANTHOCEPHALUS PARALLE-
LOTESTIS Achmerov et Dom-
browskaja Achmerova 1941.
base, long de 0,6 mm et large de 0,315
Corps long de 4,67 mm et large de
: ne i uutre, parallèlement.
Les testicules occupent le deuxième tiers
Corps long de 4,67 mm et large de
Six glandes cémentuires piriformes.
large de 0,315
postérieurs
Fig. 216.
Acanthocephalus parallelotestis A. et D. A. 1941
(d’après les figures d'AciiMEROV, 1959)
de la longueur du tronc.
Hôte définitif : Hemibarbus labeo.
Ucaliti : lac Oudyl (Sibérie orientale).
du tronc.
A. Mâle. — B. Rostre.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
279
FlC. 217. - Acaruhocephalus pesteri Tadros 1966 (d’après les figures de Tadros, 1966)
A. Mâle. — B. Rostre. — C. Embryophore. — D. Appareil utéro-vagiual de la femelle.
Source : MNHN, Paris
280
J. GOLVAN
ACANTHOCEPHALUS PARONAI (Condorelli 1897).
Selon Anton Meyer (1932) cette espèce est très proche d’A. anguillae.
Corps rétréci vers l’arricre, mâle de 5 à 6 mm de 1<
Proboscis court, en massue ou presque cylindr.qi
Crochets disposés selon 10 files de 8 crochets chai
les postérieurs 0,110 mm seulement.
Testicules dans la partie moyenne du tronc.
Six glandes céinentaires piriformes.
Lemnisques un peu plus longs que le réceptacle.
Hâte définitif : Gobius avernensit.
Localité : Italie.
ug nu v,v> ...... de large.
de 0,5 mm de long sur 0,23 mm de diamètre,
ac, les crochets antérieurs ont 0,186 mm de loni
ACANTHOCEPHALUS PESTERI Tadros 1966.
Description princcps basée sur quelques mâles et femelles adultes et immatures en bon état de conser-
Proboscis court, presque rectangulaire de 0,228 à 0,355 mm de long sur 0,198 à 0,355 mm de diamètre
dans les deux sexes. Armé de 14 à 16 files de 5 crochets chacune. Tous les crochets ont la même forme et
comprennent une longue lame et une racine rectangulaire courte qui a seulement le tiers de la longueur de
la lame. Les crochets de la couronne II sont un peu plus longs que ceux de la couronne apicale et les crochets
de la couronne IV Bont un peu plus longs que ceux de la couronne basale.
Les crochets I ont 0,04 à 0,081 mm de long sur 0,009 à 0,014 mm de large à la base, les crochets II ont
0 063 à 0 095 mm sur 0,009 à 0,014 mm, les crochets III ont de 0,068 h 0,095 mm sur 0,009 (et non 0,009
comme if est dit dans le texte) sur 0,015 mm, les crochets IV ont de 0,063 â 0,080 mm sur 0,009 à 0,012 mm
et les basaux (crochets V) ont de 0,05 à 0,068 mm sur 0,009 à 0,010 m~
Réceptacle de 0,457 à 0,61 n
n de long sur 0,122 à 0,259 mm de diamètre.
‘e d’une double assise musculaire. Insertion des rétracteurs dorsal
milie'uTe fa longueur du tronc à 2,7 à 3 mm de l’extrémité antérieure.
Ganglion cérébroïdc placé ou fond du réceptacle, long de 0,152 à 0,244 mm f
Lemnisques égaux et un peu plus longs que le réceptacle. Ils ont de 0,610 à 0,85'
à 0,152 mm de large.
Système lacunaire a'
Mâles de 4,1 à 6 mm i
largeur maximum).
Testicules globuleux.
entrai ei
it du
i esucu.es g.ouu.eu*, .... r - du milieu de la lon « ueur du , tr , onc . P lacé » >' un derrière l’autre et
pratiquement de taille égale. Testicule antérieur de 0,457 à 0 472 mm de long sur 0 305 à 0,381 mm de dia¬
mètre, testicule postérieur de 0,442 à 0,472 mm de long sur 0,259 à 0,335 mm de diamètre.
Six glandes cémentaires claviformes en bouquet mesurant chacune de 0,335 à 0,457 mm de long sur
0,106 à 0,137 mm de diamètre. Canaux cémentaires au nombre de deux (?) de 0,564 à 0,61 mm de long sur
o’o76 à 0,122m m de large, se jetant dans le conduit génital commun à 0,411 ou 0,580 mm de l’extrémité
P ° 8t cânM'génital commun formant un élargissement piriforme de 0,15 à 0,16 mm sur 0,07 & 0,078 mm de
large. Pénis petit et conique à la partie antérieure de la bourse copulatnce, de 0,009 mm de long sur 0,006 mm
Chape musculaire de la bourse copulatrice de 0,152 & 0,244 mm de long sur 0,028 à 0,260 mm de dia-
• .. Partie membraneuse de la bourse de 0,2 & 0,9 mm de long sur 0,076 à 0,152 mm de large à la base.
in diamètre maximum de 0,82 à 1 '
Femelles mûres de 7 à 8,5 mm de long, a
En avant de la cloche utérine se trouve un anne
rencie en trois faisceaux. Le faisceaux central passe
Les deux autres s’insèrent sur le pourtour de 1 annea
génital.
la partie anté-
à partir duquel le sac ligamentaire dorsal se diffé-
...dans la cloche utérine.
rrière p<
"cloche utérine â 0,55 à 0,72 mm de l’extrémité postérieure, ovoïde, de 0,092 à 0,152 n
0 076 à 0,106 min de diamètre. Six noyaux géants à la base de la cloche.
Utérus en massue dont la partie étroite proximale mesure environ les 3 /5 de la longueur totale de l'or¬
gane il est long de 0,122 ù 0,183 mm pour un diamètre de 0,06 à 0,076 mm. La partie postérieure a 0,091 à
0 122 mm de long sur 0,076 & 0,106 mm de diamètre.
’ Vagin piriforme de 0,076 & 0,128 mm de long sur 0,078 â 0,091 mm de diamètre.
Vulve subterminale à environ 0,106 à 0,152 mm de l’extrémité postérieure.
Embryophores allongés, fusiformes avec grandes hernies polaires de la membrane moyenne longs de
0,044 â 0,051 mm sur 0,018 mm de diamètre.
Localité : inconnue (probablement Égypte).
Hôte : Poisson indéterminé.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
ACANTHOCEPHALUS RANAE (Schrank 1788) Lühe 1911 (= Echinorhynchus ranae S.
= E. haeruca Rudolphi 1809).
Les exemplaires dont je dispose correspondent exactement avec la description que
Meyer (1932) donne de l’espèce.
Corps pratiquement cylindrique chez les femelles, un peu dilaté toutefois dans sa partie antérieure.
Chez les mâles l'aspect est plutôt fusiforme.
Femelles de 20 ù 60 mm de long sur environ 2 mm de large.
Mâles de 5 à 12 mm de long sur environ 1 mm de large.
Proboscis court, en cône arrondi à son extrémité apicale, voire cylindroïde, d’environ 0,4S à 0,5 mm
de long sur 0,3 mm de diamètre. Le plus souvent les crochets sont disposes selon 12 à 20 files (en règle
16 files) de 4 à 6 crochetB chacune.
Les plus gros crocheta sont ceux des couronnes III à VII. La longueur de la lame atteint alors 0,070 mm
de long et la racine 0,06 mm de long.
Lemni8qucs d'environ 0,6 & 0,8 mm de long.
Testicules ovoïdes placés un peu en arrière de la moitié du tronc.
Six glandes cémentuires sphérotdnles.
Embryophoreg de 0,110 mm de long sur 0,013 mm de diamètre, plus aplatis sur une face que sur l'autre
avec grandes hernies polaires de la membrane moyenne.
Hôles définitifs : Rana esculenla , Rana temporaria. Bufo vulgaris, Bufo viridis, Bombinator igneus,
Salamandra tura et peut-être les Tritons encore que cette espèce ait pu être confondue avec A. folcatus.
localité : Europe occidentale et orientale (Kostylew 1926).
Quant à l’espèce déterminée A. ranae aux U.S.A. (Van Cleave 1915) elle est sûrement
différente.
Fie. 176. — Acanthocephalus ranae (S. 1788)
A. Rostre et annexes d'après Grabda-Kazubska (1962).
B. et C. Pôle antérieur de l'Acanthor.
D. Appareil génital femelle.
Source : MNHN, Paris
YVES J. GOLVAN
Fig. 219.
Acanthocephalus rauschi n. sp. (partie antérieur
D’après un exemplaire trouve
par Robert RaüSCH dans le péritoine d’Eskim
ACANTHOCEPHALUS RAUSCHI n. sp.
Je dispose de deux exemplaires femelles en très
mauvais état qui m’ont été confiés aux fins de déter¬
mination par mon ami le docteur Robert Rausch de
l’Arctic Health Center d’Anchorage (Aiaksa).
Il s’agit de deux exemplaires immatures d’environ 5 mm
de long, à corps fusiforme, dont la partie la plus large se trouve
en arrière du fond du réceptacle.
Proboscis invaginé chez un des exemplaires, arraché chez
l'autre. Il est armé de 10 files environ de 10 à 15 crochets cha-
ou en puisse juger.
Cou ai
o ganglion cérébrotde
t aplatis à leur
Lemnisques plus longs que le réceptacle c
extrémité distale.
Tronc inerme et à cuticule très contracté.
Hôte : péritoine d’Eskiino. Il s’agit très certainement
d’Acanthocéphales de Poissons consommés crus qui ont tra¬
versé le tube digestif de l'Homme et sont allés se fixer dans
le péritoine où ils ont déterminé la formation de kystes fibreux
réactionnels.
localité : Alaska.
Cette espèce est très vraisemblablement un
Acanthocephalus sensu stricto que l’on doit pou¬
voir retrouver chez les Poissons qui servent
d’aliments aux Eskimos de la région. Les quel¬
ques caractères que j’ai seulement pu donner ici
permettront sans doute de la reconnaître et d’en
faire une description plus complète.
ACANTHOCEPHALUS SINENSIS Van Cleave
1937.
La description princeps est basée sur 45 spécimens.
Femelles de 10 à 15 mm de long et môles de 5 à
8 mm.
Proboscis armé de 15 à 19 files de 4 à 6 crochets
chacune. Les crochets montrent de grandes variations
individuelles. Ceux des femelles tendent ù être plus
grands que ceux des mâles. Les crochets de la région
apicale du rostre des mâles atteignent 0,053 à 0,094 mm
et ceux des femelles ont de 0,053 à 0,115 mm de long.
Ceux de lu partie moyenne du proboscis ont de 0,066 à
0,103 nun de long chez les mâles et de 0,079 & 0,115 mm
chez les femelles ; ceux de la région basule ont de 0,053
â 0,098 mm chez les mâles et de 0,053 à 0,098 mm
chez les femelles.
Embryophores de 0,045 à 0,060 mm de long sur
0,012 à 0,015 mm de diamètre.
Hôte définitif : liano nigromaculalo et Bufo formosus.
localité : Changsha (province de Hunan), Shaosing
(province de Chikiang) et Wuchang (province de Houpei).
Source : MNHM, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
283
ACANTHOCEPHALUS TENUIROSTRIS (Achmerov et Dombrowskaja Achmerova 1941).
Yamaguti 1963 (= Paracanthocephalus tenuirostris A. et D. A.).
Cette espèce est très répandue chez les Poisson» de l’Amour et nous l’avons trouvé chez 16 espèces dif¬
férentes de Poissons. En tout nous avons récolté 106 mâles et 178 femelles.
Description : corps long, cylindrique, se rétrécissant vers les deux extrémités.
Les dimensions du corps sont de 3,48 sur 0,5 mm à 5,6 sur 0,82 mm pour les mâles et de 3,63 sur 0,6
à 6,9 sur 0,8 mm pour les femelles.
Fie. 221. - Acanthocephalus tenuirostris (A. et D. A., 1941)
[d’après les figures d’AcuMEROV, 1959]
A. Partie antérieure du corps.
B. Crochets du rostre.
C. Rostre d’un mâle.
D. Mâle jeune.
E. Mâle adulte.
F. Rostre d’une femelle.
Source : MNHN, Paris
284
YVES J. GOLVAN
Proboscis allongé de 0,42 mm de long sur 0,105 mm de diamètre chez les mâles pouvant atteindre
0 705 mm sur 0,165 mm alors que chez les femelles les dimensions varient de 0,495 à 0,900 mm de long sur
o'l5 à 0,18 mm de diamètre.
’ Proboscis armé de 5 couronnes transversales de crochets comptant 6 crochets chacune (autrement dit
6 files de 5 crochets chacune). Les dimensions des crochets sont les suivantes : C I : 0,082 â 0,087 mm;
C III • 0 100 à 0,119 mm et C V ; 0,052 â 0,059 mm.
Le réceptacle est de longueur variable allant de 0,105 à 0,375 mm de long sur 0,12 & 0,24 mm de
diamètre.
Ganglion cérébroïde de 0,075 mm de long si
Cou dont la longueur '* - , -
de * Deux lemnisques parfois beaucoup plus longs que le réceptacle mais parfois éguux à lui. Leur longueur
varie de 0,37 à 0,45 mm de long. Les lemnisques contiennent deux noyaux géants dont le plus inférieur est
placé au-dessous du milieu de la longueur du lemnisque.
Testicules de forme et de taille variables, sphéroïdaux de 0,52 sur 0,755 mm ou allongés de 0,870 mm
sur 0,235 et de 0,825 sur 0,375 mm. Ils sont placés l'un derrière l’autre.
Six glandes cémcntaircs piriformes.
Embryophores ù herniet .
Embryon de 0,0092 mm de long.
Hôtes définitifs : Pseudorasbora pana, Siniperca chuatsi, Pseudaspius leptocephalus, Parasilurus asotus,
Esox reicherti, Ophioccphalus argus, Pseudobagrus fulvidraco, Coregomis ussuriensis, Elopichthys bambusa,
Leuciscus waleckii, Carassius auratus gibelio, Cyprinus carpio, Erylhroculler erylhropterus, Erylhroculter
oxycephalus, Parabramis pekinensis, Xenocypris macrolepis.
Localité : fleuve Amour, rivière Oussouri (in Belous 1952), fleuve Lena.
aille des parai
is de 0,040 à 0,041 mm de long.
ACANTHOCEPHALUS TIGRINAE (Shipley 1903).
nité antérieure du tr
vec annulations irrégulières,
t et très petit. Il ne s'insère
-• H paraît « like a little head
Description basée sur 2 spécimens et un fragment. Couleur grisâtre, a
Longueur de 10 mm et largeur moyenne de 2 mm. Le proboscis ci ’ ’
pas en position terminale mais latéralement sur l’extrémité
sunk in one of the cnormous collars in vogue at the Regcn-, r -
Le nombre des crochets qu’il porte est très petit, seulement 4 à 5 couronnes mats peu de crochets par
couronne. Tout d'abord je crus que la petitesse des crochets était due au fait que j’avais affaire à un jeune
mais la cavité générale était pleine d’œufs. Chaque embryophorc est une ellipsoïde plus ou» '
à Chaque extrémité avec un gros» noyau au-“-'. ft no “ J -
Hôte définitif : Rana tigrina Daudin.
Localité : Biserat Jalor (Thaïlande).
» de 0,01
n de long sur 0,02 mm de diumètre.
ACANTHOCEPHALUS (?) TUMESCENS (von Linstow 1896) Porta 1905.
L’appartenance de cette espèce au genre Acanthocephalus me paraît fort douteuse et
je ne vois pas sur quels caractères Porta a bien pu assigner cette position systématique plu¬
tôt qu’une autre! D’après la redescription de Hartwich (1955) les exemplaires types paraissent
être en fort mauvais état et extrêmement rétractés.
Corps cylindroïde, atténué à ses extrémités antérieure et postérieure, long de 5,8 mm et large de 0,4 mm
au maximum.
Proboscis cylindrique faisant avec le cou une longueur totale de 0,38 mm et ayant un diamètre de
0,13 mm. Il est armé de 12 à 13 files de 6 crochets chacune dont les apicaux et les basaux sont les plus petits.
Les crochets basaux sont d’ailleurs des épines. La longueur des crochets varie de 0,049 mm pour ceux de la
couronne I ù 0,023 mm pour ceux de la couronne VI. Les racines des crochets ne sont pas fourchues et n’ont
pas d’apophyses latérales.
Réceptacle de 0,39 mm de long. Lemnisques de 0,52 mm de long.
Testicules l’un derrière l’autre, ovoïdes, de 0,41 mm de long sur 0,27 mm de lurge.
Embryophores inconnus.
Hôtes définitifs : Percichthys trucha (fam. des Percichthyidae) et Atherinichthys microlepidotus (fam.
des Atherinidae, le nom de genre vaUde doit être Chirosloma).
Localité : Terre de Feu.
ACANTHOCEPHALUS VANCLEAVEI Hughes et Moores 1943.
Femelles décrites d’après 14 spécimens. Corps (moins le proboscis) ayanl
moyenne 4 66 mm) pour un diamètre compris entre 0,330 & 0,70 mm (0,47 n
formément cylindrique, avec des extrémités arrondies. Parfois le tronc est
antérieure.
de 3,05 à 6,7 mm de long (en
im en moyenne), presque uni-
un peu élargi dans sa partie
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
285
Proboscis de 0,147 à 0,267 mm de long (moyenne : 0,218 mm) pour un diamètre de 0,09 à 0,022 mm
(moyenne 0,159 mm), armé de 14 à 19 file» de crochet» comptant parfois 5 crochet» chacune, parfois 6, ou
alternativement 5 et 6. Selon la numérotation de Van Cleave (1915) pour 2 file» adjacentes en allant de haut
en ba», les taille» de» crochets sont pour deux spécimen» :
I : 0,045 à 0,043 mm; Cil : 0,067 & 0,050 mm; CIII : 0,078 à 0,054 mm; CIV : 0,097 à 0,057 mm; CV :
0,097 à 0,057 mm; CVI : 0,105 à 0.058 mm; CVII : 0,084 à 0,058 mm; CVIII : 0,075 à 0,05 mm; CIX : 0,066
à 0,036 mm; CX : 0,045 à 0,03 mm (ces grandes variations dans la taille de» crochets, ainsi que dans le nombre
de» file» donnent ii penser qu’il y a peut-être ici deux espèces confondues en une seule.)
Réceptacle de 0,393 mm de long (0,2 à 0,6 mm) pour un diamètre de 0,09 à 0,233 mm (moyenne
0,144 mm). Lemnisqucs subégaux nettement plus longs que le réceptacle (de 0,367 â 0,1792 mm de long).
Parfois, il y a des lemnisques bifurqué».
A. Mâle.
B. Files de crochets du rostre.
C. Appareil génital femelle.
D. Embryophore.
E. Rostres.
F. Mâle et femelle.
Source : MNHN, Paris
286
YVES J. GOLVAN
Annnreil génital de 0,465 à 0,600 mm de long.
Fmbryophore» de 0,054 ù 0,072 mm .le long .nr 0,012 à 0,018 mm «le dm....
Un «eiil spécimen mâle. Corps de 4,3 mm de long pour un diamètre de 0,4 .
KEdKi de 0,2. „ & 1™ a, 0.135 mm aimi Ae 14 61. ,1. S .. . .
vement, Uu» t.ill» et (orme. .en. »0"! •*dm le. (en.
Réceptacle de 0,4 mm de long sur 0,133 mm de diamètre.
Lemnisques très inégaux en taille et •
muou.ee -, —-. 1,644 min de long su
Déférents avec 3 ampoules déférenticlles sur !
Vésicule séminale présente.
Six glandes cémentaires disposées grossièrem.
st probablement l’organe de Sâfftigcn.
0,120 m
i. Quant à la 7'' glande cémentaire média:
it par pan
__ :e“de 0,413 minde long sur 0,276 mm de large.
Hôte definitif ; Eurycea tynerenais Moore et Hughes (Amphibieu, l’Ielhodonlidae).
Localité : Pea Vine Creek (bassin de l’Illinois dans l’Oklahoma, U.S.A.).
Genre Pseudoacanthocephalus Pelrolachenko 1956.
Petrotschenko (1956) sur le simple caractère de la spinulation des Acanthors avait
élaboré une classification qui bouleversait la systématique des Acanthocéphales. C’est ainsi
qu’il transférait ce genre Pseudoacanthocephalus parmi les Archiacanthocephala. Yamaguti
(1963) adoptait ce point de vue sans se préoccuper de vérifier la valeur des hypothèses formu¬
lées par l’auteur soviétique ou des critiques faites à ce sujet par J. G. Baer dès 1961.
Nous avons montré (Golvan et Deltour, 1964) combien ce caractère de la spinulation
plus ou moins importante des Acanthors entraînait, lorsqu’on lui accordait trop d’importance,
d’inextricables difficultés dans la systématique du Phylum. Elle revient à baser la réparti¬
tion des genres à l’intérieur des ordres sur ce seul critère, en faisant abstraction de tous les
autres, ce qui ne peut en aucun cas se justifier. Dans l’idée primitive de Petrotschenko
ce caractère est lié au mode « aquatique » ou « terrestre » du cycle larvaire mais nous savons
maintenant qu’il n’y a pas de rapport absolu entre la spinulation des Acanthors et le biotope
dans lequel vit l’hôte intermédiaire. D’ailleurs Grabda-Kazubska (1964) parvenait en même
temps que nous à une conclusion identique, sans que nous nous soyons le moins du monde
concertés. Nous reverrons ce problème à propos de la distinction entre les genres Prosto-
rhynchus et Plagiorhynchus.
Petrotschenko a eu le mérite d’attirer l’attention sur un caractère qui, avant lui, avait
été méconnu ou négligé, mais les conclusions qu’il a voulu en tirer sont, à mon avis, erronées.
Pour moi ni les Pseudoacanthocephalus, ni les Centrorhynchus, ni les Sphaerirostris, ni les
Filicollis ne sont des Archiacanthocephala. Ce sont des Palaeacanthocephala authentiques,
ayant tous les caractères énumérés dans la diagnose de l’ordre. Ils ont ce caractère un peu
particulier d’avoir des Acanthors entièrement couverts d’épines. Il m’est difficile de dire s’il
s’agit là de quelque chose en rapport avec les modalités du cycle, comme c’est le cas pour les
hernies polaires des embryophores. En fait comme j’ai trouvé une spinulation identique chez
les Acanthors d’ Acanthocephaloides propinquus et de Metechinorhynchus rhenanus qui sont
des parasites de Poissons il me paraît que ce caractère est complètement indépendant du carac¬
tère « aquatique » ou « terrestre » du cycle.
Dans le même ordre d’idées, YAcanthocephalus madagascariensis qui est un Acanthoce-
phalus sensu stricto et le Pseudoacanthocephalus betsileo sont deux parasites de Rhacopho-
rus malgaches. L’un et l’autre ont des Acanthors couverts d’épines mais les embryophores du
premier ont de grandes hernies polaires alors que ceux du second n’en ont pas. Or les Raco-
phores sont des Anoures arboricoles qui se nourrissent surtout d’arthropodes terrestres. On
peut également envisager une infestation durant la vie larvaire strictement aquatique du
Batracien. En ce qui concerne les Batraciens anoures adultes il est bien difficile de déclarer
qu’ils sont « aquatiques » ou « terrestres ». Ils vont tous à l’eau au cours de la période de repro¬
duction. Rana esculenta qui, au contraire des Crapauds, ne quitte guère le bord des eaux,
se nourrit pourtant presque exclusivement d’Arthropodes terrestres! Il y a là une étude éco¬
logique à entreprendre tant sur le plan du comportement trophique du Batracien hôte q ue
sur celui du déroulement des premières étapes du développement larvaire de l’Acanthocé-
phale qui le parasite.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
287
Pour en revenir à notre propos qui est avant tout taxonomique, ii me parait sans fonde¬
ment de séparer radicalement les Acanthocephalus des Pseudoacanthocephalus de placer
les uns dans les Echinorhynchinea au sens de Petrotschenko 1956 et les autres dans les Gigan-
torhynchinea Petrotschenko 1956.
H n’en demeure pas moins qu’il s’agit là Je deux genres charnières et il sera essentiel
de les étudier avec précision au point de vue de leurs cycles car ils représentent probablement
les témoins d’une étape évolutive essentielle : le passage d’un cycle primitif aquatique à
un cycle terrestre plus évolué.
Quant à la validité du genre Pseudoacanthocephalus, bien que j’en ai d’abord douté,
(Golvan 1960) elle me parait aujourd’hui parfaitement acceptable, et ce n’est pas l’un des
moindres mérites de Petrotschenko de l’avoir établie.
Diagnose du genre Pseudoacanthocephalus.
Echinorhynchidae parasites d'Amphibiens le plus souvent terrestres, mais aussi de Reptiles.
Tronc inerme, fusiforme, & paroi relativement épaisse.
Système lacunaire réticulaire.
Proboscis cylindrique ou cylindro-conique, parfois dilaté dans sa partie moyenne, toujours coubt
et armé de crochets peu nombreux, sans dissymétrie dorso-vcntrale, dont la taille diminue de l’apex à la
base. Les crochets de la dernière couronne Bont les plus petits du rostre et ont souvent des racines rudi¬
mentaires. La transition entre les crochets vrais et les crochets spiniformes basaux est donc insensible.
Testicules placés l'un derrière l'autre dans la partie moyenne du tronc.
Six glandes céinentaires piriformes ou réniformes, ayant des canaux excréteurs volumineux qui demeu¬
rent séparés jusqu'à la partie toute inférieure de leur trajet.
Organe de Süfftigen et vésicule séminale bien développés.
Déférents portant souvent des dilutations ampullaircs sur leur trajet.
Pénis court et conique. Bourse copulatrice bien développée.
Orifice mâle sensiblement terminal.
Appareil génital femelle court et large.
Sphincter vaginal interne peu développé ou absent.
Sphincter vaginal externe fort.
Bulbe vaginal bien développé.
Vulve subtermino-ventralc.
Embryophores ellipsoïdaux, à coque externe épaisse, pas de hernies polaires de la membrane moyenne.
Acanthor à téguments couverts d'épines sur toute leur surface.
Espèce type : Pseudoacanthocephalus bufonis (Shipley 1903) Petrotschenko 1958 (= Echinorhynchus
bufonis Shipley 1903, = Acanthocephalus bu/onis (S.) Southwell et Macfie 1925).
PSEUDOACANTHOCEPHALUS BUFONIS (Shipley 1925) Petrotschenko 1958.
I,a description originale est la suivante :
Les plus grands vers, qui sont probablement des femelles, ont 15 mm de long, et les plus petits qui
sont sans doute des mâles, ont 5 mm de long mais il y en a beaucoup qui ont des tailles intermédiaires.
Le plus grand diamètre mesuré chez ces spécimens est de 1,5 mm.
Corps arqué.
Proboscis subterinino-ventral, parfois inséré à angle droit sur le grand axe du tronc.
Rostre armé de peu de crochets : 14 à 16 files de 6 à 8 crochets par file.
Hôtes définitifs : Bufo melanosticus Schneider et Bufo penangensis (?) Wilson et Gray.
Localité : Patani (Thaïlande).
L’espèce que Joyeux et Baer ont redécrite chez un Bufo melanostictus du Tonkin est
sans doute ia même et leur texte est le suivant :
Femelles de 15 à 20 mm de long pour un diamètre de 12,5 mm. Corps cylindrique, très légèrement
renflé dans sa partie antérieure.
Mâle de 6 mm de long sur 0.80 mm de diamètre.
Le rostre n’est pas terminal. 11 est tantôt subventral, tantôt subdorsal. Ses dimensions sont de 0,80 mm
sur 0,36 mm chez les femelles et de 0,560 mm sur 0,280 mm chez les mâles. 11 porte de 16 à 18 files de 5 à
6 crochets chacune. Les plus grands ont de 0,087 à 0,103 mm de long.
Le réceptacle a 1 mm de long sur 0,280 mm de diamètre chez les femelles ; par contre, chez le mâle,
il mesure 0,720 mm de long sur 0,120 mm de diamètre.
Un gros ganglion nerveux se voit dans la partie proximale de la poche.
Lemnisques de 0,80 mm de long chez le mâle et de 1,4 à 1,8 mm de long chez les femelles.
Testicules ver» le milieu du corps, l'antérieur chevauchant légèrement le postérieur. Ils mesurent
environ 0,55 mm de long sur 0,32 mm de large.
Six glandes cémcntaircs très allongées, touchant le testicule postérieur.
8 564020 6 19
Source : MNHN, Paris
YVES J. GOLVAN
Vésicule séminale (ce doit être l’organe de Sâfftigen) de 0,90 mm de long sur 0,10 mm de diamètre
maximum.
Vulve subterminale.
Cloche utérine de 0,48 mm de long sur 0,16 mm de diamètre.
Utérus de 0,60 mm de long sur 0,104 mm de diamètre.
Vagin de 0,16 mm de long.
Embryophores légèrement fusiformes de 0,076 à 0,078 mm de long sur 0,023 à 0,027 mm de diamètre.
Ébauches de hernies polaires de la membrane moyenne visibles sur la figure 9 (du travail original).
Enfin Yamaguti (1954) a assimilé à P. bufonis, un Acanthocéphale trouvé chez des
Batraciens des Célèbes. H considère que cette espèce est identique à VAcanthocephalus sinen-
sis de Van Cleave, mais ce dernier est si pauvrement décrit qu’il est bien hasardé d’affirmer
Fie. 223. — Pseudoacanlhocephalus bufonis (S. 1903) P. 1956
D'après Shipley (1903) : silhouette et partie antérieure du tronc.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
289
cette synonymie. En particulier, dans le travail de Van Cleave (1931) il n’y a pas de dessin
des embryophores et rien, dans le texte, qui indique la présence ou l’absence, et de hernies
polaires, et de spinulation de l’acanthor. C’est pour ces raisons que je préfère laisser cette
espèce chinoise au moins provisoirement séparée de P. bufonis.
D'après Pethotscbenko (1956) : mâle, rostre et embryophorc.
Source : MNHN, Paris
290
YVES J. GOLVAN
Fig. 225. - Pseudoacanlhocephalu s bufonU (S. 1903) P. 1956
D’après JOYEUX et Baeh (1935) : rostre, partie postérieure d’un mâle, appareil génital femelle
bryophore.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
291
Description basée sur 14 mâles et 15 femelles.
Proboscis subcylindrique de 0,28 à 0,70 mm de long sur 0,22 à 0,43 ram de diamètre.
Crochets disposés selon 15 à 19 files de 5 à 6 crochets chacune, longs de 0,06 A 0,120 mm.
Cou de 0,12 A 0,15 mm de long.
Réceptacle de 0,4 A 0,8 mm de long sur 0,20 A 0,42 mm de diamètre avec un ganglion cérébrolde ellip¬
tique près de son extrémité postérieure.
Lemnisques do 0,75 A 1,45 mm de long sur 0,056 A 0,170 mm de large.
Testicules ovales de 0,5 A 0,8 mm de long sur 0,25 A 0,66 mm de large, directement l’un derrière l’autre
Tronc de 4,2 A 8,1 mm de long sur 0,6 A 1,4 mm de diamètre chez les mâles et de 4,3 A 17 mm de long
sur 0,9 A 1,8 mm de diamètre chez les femelles.
Glandes cémentaires longues et minces, atteignant le testicule postérieur.
Organe de SâfTtigen de 0,25 A 0,42 mm de diamètre.
Canal éjaculaleur muni d’un sphincter.
Chape musculaire de la bourse copulatrice munie de 28 rayons digitiformes minces.
Utérus de 0,3 A 0,7 mm de long, contenant un très long entonnoir vaginal.
Sphincter vaginal de 0,09 A 0,135 mm de diamètre.
Bulbe vaginal do 0,07 A 0,09 mm de diamètre.
Vulve ventro-terminale.
Embryophores in vivo A coque externe filamenteuse, long de 0,075 A 0,084 mm pour un diamètre de
0,025 A 0,027 mm.
Membrane moyenne dépourvue de hernies polaires.
Acanthor de 0,048 A 0,052 mm de long sur 0,015 A 0,018 mm de diamètre.
Hôte définitif : Hena tigrina Daudin et Bufo asper.
Localité : Célèbes.
PSEUDOACANTHOCEPHALUS BETSILEO Golvan, Houin et Brygoo n. sp. 1
Description basée sur l’étude de 5 mâles et 3 femelles parfaitement mûrs.
La femelle la plus grande mesure environ 11,9 mm de long alors que les plus grands mâles n’ont que
5,5 mm de long.
Corps cylindrique, un peu atténué aux deux extrémités et plus ou moins renflé dans son tiers antérieur.
Proboscis inséré dans le prolongement du grand axe du tronc. Sur les exemplaires aplatis et montés
au baume, le diamètre maximum est de 0,9 mm pour les femelles et de 0,75 mm pour les mâles.
Proboscis court, cylindrique, long d’environ 0,50 mm dans les deux sexes.
Diamètre du rostre assez uniforme et voisin de 0,32 mm.
Le proboscis est armé de 16 files de 6 A 7 crochets chacune.
Les crochets de la première couronne sont les plus petits et mesurent environ 0,05 mm de long. La taille
des lames augmente ensuite pour atteindre 0,09 mm au crochet VI. Lorsqu’il existe, le crochet VII est
nettement plus petit et n’a que 0,07 mm de long. Tous ces crochets possèdent des racines de forme simple,
dont la longueur varie selon les couronnes, mais qui toutes sont larges au niveau du point d’insertion de
la lame puis plus étroites dans leur partie inférieure.
Cou très court et les crochets de la couronne basale sont presque implantés au point où le cou s'unit
Réceptacle inséré A la base du rostre, court, sacciforme, long de 0,55 mm pour un diamètre de 0,22 mm.
Paroi musculaire double avec fibres de l’assise externe A direction oblique.
Gros ganglion cérébrolde de 0,18 mm de long placé au fond du réceptacle.
Lemnisques aplatis, toujours plus longs que le réceptacle, souvent pelotonnés sur eux-mêmes dans un
Canaux principaux du système lacunaire latéraux, unis par un système d’anastomoses formant un
réseau A mailles grossièrement polyédriques.
Fragments nucléaires hypodermiques de grande taille.
Appareil génital mâle occupant les deux tiere postérieurs de la longueur de tronc.
Testicules placés l’un derrière l’autre, ellipsoïdaux, ayant de 0,65 A 0,75 mm de long sur 0,40 A 0,45 mm
de large. Le testicule antérieur est généralement plus gros que le postérieur mais il est parfois atrophique
voire même absent.
Gros canuux déférents présentant chacun une ou deux ampoules défércnticlles, la première étant tou¬
jours placée au pôle postérieur du testicule correspondant.
Six glandes cémentaires plus ou moins spéhroïdales, grossièrement groupées par paires et ayant au
total 1,2 mm de long sur 0,4 mm de large environ.
Les canaux cémentaires sont larges et demeurent distincts pratiquement sur toute la longueur de
leur trajet, cheminant de conserve de part et d’autre de l'organe de SACTtigen en deux faisceaux de trois
Organe de Safltigen volumineux, A paroi épaisse, long d'environ 0,8 mm pour un diamètre maximum
de 0,35 mm.
Bourse copulatrice avec deux diverticules antérieurs.
Pénis conique de 1,5 mm de long.
Grosse vésicule séminale placée A la base du pénis.
d k'écf' Cr 651 décrite ici on collaboration avec Edouard Brygoo et René Houin qui sont les récolteras
Source : MNHN, Paris
292
YVES J. GOLVAN
Orifice génital mâle pratiquement terminal.
Appareil génital femelle petit par rapport à la longueur totale de l’animal (approximativement il
représente 1 /12 de cette longueur totale).
Fie. 226. — Pseudoacanthocephalus betsileo G., H. et B. n. sp.
A. Rostre.
B. Mâle.
C. Femelle.
D. Appareil génital mâle.
E. Appareil génital femelle.
F. Embryophore et crochets de l'acanthor.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ÀCANTHOCÉPHALES
293
Cloche utérine de 0,2 mm de long, à parois épaisses.
Portion tubulaire de l'utérus ayant 0,4 mm de long, à parois épaisses.
Entonnoir vaginal très développé de 0,13 mm de long.
Vagin ayant, au total, 0,12 mm de long avec un seul gros sphincter de 0,07 mm de diamètre transversal
et 0,05 mm de diamètre vertical. Sans doute s'agit-il du sphincter primitivement externe alors que le
sphincter interne serait secondairement atrophié.
Bulbe vaginal losangique de 0,06 mm dans sa plus grande largeur.
Vulve terminale.
Embryophores ellipsoïdaux de 0,075 mm de long sur 0,032 mm de diamètre.
Coque externe assez épaisse, présentant des ornementations filamenteuses parallèles au grand axe
de la coque.
Membrane moyenne ne formant pas de hernies polaires.
Acanthor de 0,05 mm île long sur 0,017 mm de diamètre, couvert sur toute sa surface sauf dans sa
portion toute antérieure, de fines épines dont la taille décroît d’avant en arrière. La région antérieure porte
10 crochets nettement plus gros. De plus il existe une formation très réfringente présentant une partie
rectiligne et une partie sinueuse en S placée sur la face opposée à celle qui porte les plus gros crochets
embryonnaires et que je n’ai jusqu’ici vue chez aucun acanthor.
Hôte définitif : Racophorus sp.
localité : Ampamaherana (district de Fianarantsoa) [Madagascar].
PSE U DO AC A NTHOCEPHA LUS BIGUETI (Houin, Golvan et Brygoo 1965) nov. comb.
(= Acanthocephalus bigueti Houin, Golvan et Brygoo 1965).
La description originale était faite d’après 6 mâles et 12 femelles adultes et nous venons de trouver
d’autres exemplaires adultes de cette même espèce.
Les femelles les plus grandes mesurent environ 7,5 mm de long alors que les plus grands mâles n’ont
pas plus de 4,5 mm. Le corps est cylindrique, un peu atténué à ses deux extrémités et plus ou moins renflé
dans son tiers unléricur.
Le proboscis est inséré dans le prolongement du grand axe du tronc. Sur les exemplaires aplatis et
montés au baume, le diamètre est, respectivement, de 1,4 mm pour les femelles et 1,1 mm pour les mâles.
Proboscis court, cylindro-coniquc, long de 0,3 mm chez les femelles et 0,25 mm chez les mâles. Diamètre
maximum atteignant 0,25 mm environ et situé au niveau de la couronne basale de crochets.
Rostre armé de 14 files de 4 crochets (certaines files ne comptent même que 3 crochets).
Les crochets de la couronne apicale sont les plus petits et mesurent environ 0,05 mm de long.
La taille des lames augmente ensuite pour atteindre 0,1 min au niveau de la troisième couronne.
Lorsqu'il existe, le crochet IV est un peu plus petit. Il mesure alors 0,08 mm de long. Tous ces crochets
possèdent des racines portant une petite apophyse latérale au point où la lame s'insère sur la racine. La lon¬
gueur des racines varie de 0,025 ù 0,060 mm.
Cou assez court, mesurant environ 0,12 & 0,14 mm de haut.
Réceptncle de 0,4 à 0,5 mm de long, inséré â la base du rostre, sacciforme, ayant un diamètre maximum
de 0,20 mm.
Paroi musculaire double dont l'assise externe est faite de fibres à direction oblique.
Ganglion cérébrolde ovalaire à grand axe vertical placé au niveau du tiers postérieur du réceptacle.
Leranisqucs aplatis, larges, dépassant le fond du réceptacle d’une longueur variable, tout au plus
ayant la même longueur que le réceptacle lui-même (ce qui revient à dire que les lemnisques sont parfois
deux fois pluB longs que le réceptacle).
Canaux principaux du système lacunaire latéraux, unis par un réseau d'anastomoses formant de larges
mailles grossièrement polyédriques.
Appareil génital mâlo occupant à peu près la moitié postérieure de la longueur du tronc.
Testicules placés l'un derrière l’autre, peu ou pas séparés, ellipsoïdaux, longs de 0,30 à 0,55 mm et
larges de 0.25 à 0,40 mm. L’antérieur est généralement un peu plus gros que le postérieur.
Six glandes cémentaires plus ou moins sphéroldales, formant un bouquet compact d’environ 0,5 mm
de long sur 0,4 mm de large.
Canaux excréteurs groupés en deux faisceaux de trois qui suivent les faces latérales de l’organe de
Snfftigcn.
d 0^5 88nC < * C S ! ,frtigen 1 paro ' 9 épaisses, ovalaire, long de 0,55 à 0,65 mm pour un diamètre maximum
Bourse copulatriee possédant deux diverticules antérieurs et une chape musculaire épaisse.
Pénis long de 0,20 mm, conique.
Orifice génital mâle subtermino-ventral .
Appareil génital femelle court par rapport à la longueur totale du corps (sa longueur représente au
plus le 1/9 de cette longueur totale). Il comprend une cloche utérine de 0,07 mm de long, à parois épaisses.
L'appareil sélecteur est formé de 8 grosses cellules auxquelles s’ajoutent parfois 1 ou 2 diverticules. La por¬
tion tubulaire de l’utérus mesure 0,12 ram de long. Sa paroi externe mince est doublée d’une paroi muBcu-
leuse interne épaisse. Son plus grand diamètre est situé dans la partie inférieure et atteint 0,028 mm au
niveau de l'entonnoir vaginal qui a, lui, 0,055 ram de long.
Vagin de 0,05 mm de longueur totale, comprenant un fort sphincter de 0,035 mm de large et de
0,02 mm de haut.
Bulbe vaginal de même largeur mais haut de 0,03 mm.
Vulve subtermino-ventrale.
Source : MNHN, Paris
294
YVES J. GOLVAN
A. Mâle.
B. Rostre.
C. Femelle.
D. Embryophore.
E. Appareil génital femelle.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
295
Embryopliorcs ellipsoïdaux de 0,07 ram de long sur 0,03 mm de diamètre, à coque externe mince,
piissée longitudinalement à ses deux extrémités.
Membrane moyenne présentant de courtes hernies polaires.
Acanthor de 0,055 mm de long sur 0,023 mm de diamètre et présentant sur toute sa surface, à l’excep¬
tion de la région toute antérieure, de nombreuses petites épines. La région antérieure porte des crochets
dont les plus gros mesurent 0,011 mm de long.
Hôtes définitifs : Dromicodryas quadrilineatns (Duméril et Bihron) [Colubridae] et Chamarleo cucullatus
Gray.
Localité : île de Nossi-Bé et presqu’île de Mnsoala (Madagascar).
Fie. 228. — Pscudoacanthocephalus bufonicola (d’après Kostylew, 1941)
A. Mâle. - B. Rostre. — C. Embryophore.
PSEUDOACANTHOCEPHALUS BUFONICOLA (Kostylew 1941) Petrotsclienko 1958
(= Acanthocephalus bufonicola Kostylew 1941).
Voici la description originale de Kostylew :
Mâle de 4,0 à 4,5 mm de long sur 1,4 mm de diamètre en avant et 0,8 mm de diamètre en arrière.
Trompe presque cylindrique de 0,77 mm de long sur 0,34 mm de large, insérée plus près de la face
ventrale.
Le rostre est armé de 16 files de 6 à 7 crochets chacune.
Les crochets sont sensiblement de taille égale et possèdent une racine également de taille très uni¬
forme de haut en bas du rostre, droite, et toujours un peu plus courte que la lame. Les crochets les plus
grands sont ceux des couronnes IV et V et ont une lame île 0,107 mm de long. Les deux derniers crochets
sont plus petits que les autres et ne possèdent pas de racines.
Réceptacle sacciforme â double paroi d’environ 1,0 mm de long.
Ganglion cérébrolde placé au fond du réceptacle.
Leinnisqucs courts, dépussant à peine le niveau du fond du réceptacle.
Testicules sphéroldaux placés l’un derrière l'autre dan6 la partie moyenne du tronc.
Testicule antérieur de 0,50 sur 0,38 mm et testicule postérieur de 0,32 sur 0,30 mm.
Six glandes cémentaires.
Femelle de 8 à 9 mm de long et ayant le même diamètre que le mâle.
Embryophores en ovale de 0,064 à 0,071 mm de long sur 0,028 à 0,032 mm de large.
Hôte définitif : Ilufo bufo { Bufo vulgaris).
Localité : Tadjikistan (R.S.S. Tadjisk).
Source : MNHN, Paris
296
YVES J. GOLVAN
PSEUDOACANTHOCEPHALUS
CA UC A SIC US ( Petrotschenko
1953) Petrotschenko 1958 (= Acan-
tkocephalus caucasicus Petro¬
tschenko 1953).
Le corps du Ver de est forme nre«m,„
eyliudrique .y. uu trè, di,„«,
vers 1 extrémité antérieure du tronc. Les spé¬
cimens fixés sont de coloration grisé. La sin-
face du corps est lisse. I.e système de lacunes
est bien développé avec surtout des anasto¬
moses transversales d'aspect strié et s’éelnir
nssunt dans la glycérine.
La description est basée Bur 5 mâle»
10 femelles. males et
Mâle : corps de 10,2 â 10,8 mm de lom,
"" >•*■. 1 MS — J . U . d ™ u ,“ 8
lie antérieure du tronc et 0,78 mm de dia¬
mètre dans la partie postérieure.
Proboscis ovo-cylindroïdc de 0,75 mm de
long sur 0,40 mm de diamètre, armé de 09
(îles de 6 et 7 crochets alternativement Ton.
les crochets sont bien développés et ont des
racines sauf ceux des couronnes basales qui
sont plus petits, ont des lames très minces et
des racines courtes. Les dimensions des cro
chets sont les suivantes :
Les crochets I à VI ont une lame t„„
mais^leuM^acines Zt'Ent^ f
les crochets des deux premières comonn"!
ont des racines composées de deux apo¬
physes, 1 antérieure étant plus faible que la
postérieure (longueur de l’apophyse antît
de 0.022 mu, eut 0,0064
de 1 apophyse postérieure de 0,058 mm ü
“ÎSTdMLTïY' '«'"
d. I.,,.. u, "Sr iv "'u 01 ;»»
,..1... de 1,001mm de !„„„ „„ 0 , KS
l.t,., lu, tj.il d.nu,, „od,« de “
est le plus faible, sa lame a 0,103 mm de 1„„
et 0,013 mm de large alors qllc sa raein 8
(0,058 mm de long et 0,016 mm de large. “
Fie. 229.
Pseudoacanthocephalus caucasicus (P. 1953
A. Rostre.
B. Crochets du rostre.
C. Embroyphore.
D. Mâle.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
297
Cou court, cylindrique, de 0,157 mm de long.
Réceptacle étroit, cylindrique, à double paroi épaisse, long de 1,57 mm pour un diamètre de 0,23 mm.
Ganglion cérébrolde placé au fond du réceptacle.
Lemnisques rubanés de 0,71 à 0,78 mm de long sur 0,39 mm de large. Ils n’ont que la moitié de la lon¬
gueur du réceptacle.
Testicules pratiquement sphériques de 0,83 mm de long sur 0,63 mm de large, placés l’un derrière
l'autre immédiatement en arrière de la moitié de la longueur du tronc. Testicule antérieur à 2,1 ou 2,5 mm
du fond du réceptacle. L’un des mâles avait un testicule postérieur très éloigné de l’antérieur et placé
même en arrière des glandes cémentaires (d’où confusion avec un exemplaire monorchide).
Six glandes cémentaires réniformes disposées par paires, serrées les unes contre les autres et occupant
une longueur de 2 mm, de couleur marron foncé.
Canaux éjaculateurs s’ouvrant dans la bourse copulatrice.
Ouverture génitale mâle subterminale.
Femelles : de 12 à 13 mm de long sur 1,7 à 1,9 mm de large dans sa partie antérieure et de 0,8 à 1,02 mm
de diamètre dans la partie postérieure.
Proboscis ovo-rylindrolde de 0,83 mm de long sur 0,50 à 0,58 mm de diamètre, armé de 24 files (deux
femelles n'ont que 22 files) de 6 à 7 crochets chacune.
La forme et les dimensions des crochets sont identiques à ce qui a été décrit chez les mâles.
Nombreux ovocytes dans la cavité générale mais seule une femelle contenait des embryophores^ murs.
pas de hernies polaires de la membrane moyenne. La coque externe est ornée de filaments à direction longi¬
tudinale.
Les œufs ont de 0,097 à 0,104 mm de long sur 0,023 mm de diamètre pour l’enveloppe externe, de 0,077
à 0,090 mm sur 0,019 mm pour l’enveloppe moyenne et de 0,068 mm sur 0,016 mm pour l’enveloppe interne.
Hôte définitif : Hana macrocnemis Boulenger et Bufo viridis Laurillard.
Localité : Caucase.
PSEUDOACAN THOCEPHA -
LUS XENOPEL TIDIS
(Shipley 1903) nov. comb.
(= Echinorhynchus xenopel-
tidis Shipley 1903).
Cette espèce est très pauvre¬
ment décrite. Yamaguti (1963)
adopte l’opinion de Porta (1911)
qui est que cette espèce serait
voisine de Y Echinorhynchus com¬
pressas lequel est un Archiacan-
thocephala d’Amérique du Sud
(!). Si l’on se rapporte à la figure
de Shipley on a plutôt l’impres¬
sion qu’il s’agit d’un Acantho-
céphale voisin de celui que j’ai
décrit chez un Colubridé mal¬
gache. Il ne s’agit nullement
d’un juvénile comme Y Echino¬
rhynchus patani Shipley 1903
qui, lui, était contenu dans un
kyste, et donc hébergé par le Ser¬
pent hôte d’attente, dans sa cavité générale mais bien d’un adulte fixé dans l’intestin du Ser¬
pent mais cette fois hôte définitif.
La description princeps est basée sur 3 spécimens.
Les longueurs respectives sont de 25,17 et 15 mm pour chacun des 3 exemplaires. Ils sont très rétractés
du fait d'une fixation intense et impossibles à mettre en extension. Ils sont replets, ayant un diamètre
moyen de 2,5 mm mais l’un des spécimens a 3 mm de diamètre. Ils sont à peine atténués à leurs deux extré¬
mités qui sont tronquées.
Les spécimens sont de couleur rose saumon, très annelés, ridés, ces plis dessinant au niveau de l’extré¬
mité antérieure une sorte de quadrillage.
Les crochets qui ont pu être vus après section du tronc ne semblent pas très nombreux et peut-être
disposés selon 8 à 12 files.
Hôte définitif : Xenopeltis unicolor (Serpent de la Famille des Xenopellidae).
localité : Kwala Aring (Thaïlande).
Source : MNHN, Paris
298
YVES J. GOLVAN
Van Cleave (1937) signale chez un autre Serpent (Agkislrodon blomhoffii) un Acantho-
cephalus découvert par Faust dans la province chinoise de Changsha. Les embryophores
ont de 0 066 à 0,072 ram de long sur 0,015 à 0,018 mm de diamètre. Il dit que ce sont peut-
être des' Acanthocephalus elongatus mais que l'état de décrépitude des spécimens est tel
qu’il ne permet pas leur étude. Pour moi il se peut aussi que ces spécimens représentent une
espèce encore non décrite de Pseudoacanthocephalus de Serpent, car les dimensions des
œufs donnent à penser que la coque externe est de forme ovalaire et non en ellipse allongée
comme les Acanthocephalus vrais.
FAMILLE DES POMPHORHYNCHIDAE Y AM AG III 1939
s par un système d'anustoi
Diagnose.
Palacacanlhocephala, Echinorhynclmidca, parasites de Pois
dont les hôtes intermédiaires sont toujours des Crustacés et le
Corps de taille moyenne. Tronc inerme, cylindroTde. Soui
petits fragments de noyaux géants.
Canaux principaux du système lacunaire
mailles grossièrement polyédriques. ,
Proboscis cylindroïde ou en massue, de longueur variuble selon les genres, armé de crochets
selon des files longitudinales, ne présentant pas de dissymétrie dorso-ventrale nette.
Cou toujours très long, cylindroïde ou dilaté en fuseau ou en bulbe.
Réceptacle à double paroi inséré à la base du rostre. GangLion cérébrolde toujours placé dans le
rieur du réceptacle, dans la partie du réceptacle qui est contenue dans le tronc.
Lemnisques plus courts que le réceptacle, parfois rudimentaires.
Organes génitaux mâles occupant la 1 12 postérieure du tronc.
Testicules ellipsoïdaux, placés l’un derrière l’autre. Toujours 6 glandes cinumtaires piriformes
copulatrice possédant 2 diverticules antérieurs et de nombreux rayons digitiformes.
Ovaire indu dans le ligament antéro-postérieur. ... ...
Embryophores ellipsoïdaux à coque externe lisse et mince, avec grandes hernies polaires de la ni
réseau à
Genre type : Pomphorhynchus Monticelli 1905.
Autres genres :
— Longicollum Yamaguti 1935;
— Tenuiproboscis Yamaguti 1935.
Genre Pomphorhynchus Monticelli 1905 (= Echinorhynchus [Zoega] in O. F. Millier
1776 p.).
Diagnose.
Pomphorhynchidae parasites de Poissons marins ou d'eau douce, dont les hôtes intermédiaires connus
sont des Crustacés Amphipodcs et les hôtes d'attente des Poissons.
Corps de taille moyenne.
Tronc de longueur moyenne, fusiforme, un peu dilaté dans sa purlic antérieure. A cette portion du
tronc fait suite un faux cou très long, allongé, cylindroïde dans su partie inférieure et dilaté en bulle dans
sa partie supérieure, cette dilatation pouvant n’etre apparente que chez les adultes sexuellement mûrs.
C’est sur cette bulle que s’insèrent le cou proprement dit et le proboscis.
Rostre cylindroïde, urmé de files longitudinales de crochets dont la taille décroît régulièrement de
l’apex à la base du proboscis, les crochets basaux n’étant plus que des « épines » à racines rudimentaires
Réceptacle inséré à la base du proboscis, étiré sur toute lu hauteur du faux-cou dont il forme l’axe
médian et se terminant dans la partie toute supérieure du tronc par un renflement dans lequel est placé
le ganglion cérébroïde.
Lemnisques courts, en forme de feuille à extrémité postérieure arrondie.
Organes génitaux mâles occupant la 1 /2 ou même les 2 /3 postérieurs de la longueur du tronc.
Testicules ovoïdes, placés l’un derrière l'autre et en contact.
Six glandes cémentaircs courtes et piriformes.
Embryophores ellipsoïdaux à coque externe mince avec grandes nermes polaires de la membrane
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
299
Espèce type : Pomphorhynchus laevis (Zoega in O.F. Müller 1776) 1776) Van Cleave 1924 (= Acan-
thocephalus lavareti Koelreulhcr 1771 - Echinorhynchus laevis (Zoega) in O.F. Müller 1776 = E. nodulosus
Schrank 1790 et 1792 = E. dobulae Schrank 1790 et 1792 = E. barbi Schrank 1792 = E. salvelini Schrank
1788 = E. annulants Gmelin 1791 = E. idbari Gmelin 1791 = E. bramae Grnelin 1791 = E. pro/eus Wcst-
rumb 1821 p. p.).
Fig. 231. - Pomphorhynchus laevis (M. 1776) [d'après les figures de Meyer, 1932)
Rostre.
3 et 5. Crochets de la partie supérieure du rostre.
7, 9 et 10. Crochets de la partie basale du rostre.
POMPHORHYNCHUS LAEVIS (Zoega in Müller 1776) Van Cleave 1924.
Anton Meyer (1932) avait divisé en deux espèces distinctes, Pomphorhynchus laevis
et Pomphorhynchus tereticollis l’Acanthocephale désigné par Westrumb (1821) sous le nom
de Pomphorhynchus proteus. Engelbrecht (1957) a ajouté à cela une « forme nouvelle »
Pomphorhynchus intermedius. Je pense qu’il s’agit de trois bonnes espèces et c’est donc sous
trois noms différents que je les envisagerai ici. Dans les collections de la Faculté de Médecine
de Paris figurent de nombreux exemplaires récoltés par Émile Brumpt dans l’intestin des
carpes du lac d’Ochrida en Macédoine. Ces spécimens sont très mal fixés et conservés mais ils
paraissent appartenir à une espèce distincte des trois précédentes, les crochets apicaux du
rostre étant courts et possédant tous des lames très larges. Malheureusement il m’a été impos¬
sible d’en faire une étude correcte aussi dois-je m’abstenir de les désigner plus précisément
Pour Meyer il existe un certain nombre de caractères communs entre les différents
Pomphorhynchus d’Europe qu’il résume ainsi.
Corps large, atténué en arrière, avec un cou long et cylindrique, qui porte à son extrémité supérieure
une dilatation en bulbe. Chez les individus immatures le corps n’est pas élargi en avant, le cou est cylin-
droldc avec un bulbe non encore dilaté.
Femelles de 13 à 28 mm de long, mâles de 6 à 16 mm de long.
Source : MNHN, Paris
300
YVES J. GOLVAN
FlC. 232. -
Mâle adulte.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
301
Lemnisques n'ayant que 1 mm de long.
Embryophorea de 0,12 mm de long sur
0,01 mra de large.
Le rostre porte de 18 A 20 files de 12 &
13 crocheta chacune. On peut diviser le rostre
en une région apicale et une région basale.
Pour Meyer Pompliorhynchus laevis
(Zoega in Millier 1776) est caractérisé par
la possession de crochets de la région
supérieure d’abord à lames longues et
minces avec une racine à extrémité posté¬
rieure pourvue de deux lobes inégaux,
puis de crochets (couronne 5) dont la
lame est bien plus courte mais aussi plus
large et plus fortement arquée.
Ensuite commencent les crochets de
la zone basale, beaucoup plus petits, pos¬
sédant des racines minces et surtout divi¬
sées nettement en deux apophyses au
niveau de leur extrémité inférieure. Meyer
ne le signale pas mais je l’ai retrouvé sur
tous les spécimens de Pomphorhynchus
des Poissons d’eau douce de France : il
y a une ébauche de couronne basale de
grands crochets différenciés. En effet ces
crochets basaux sont nettement plus
grands et plus saillants que ceux qui les
précèdent immédiatement.
Fie. 234. — Pomphorhynchus laevis (M. 1776)
Rostre. Noter les grands crochets de la couronne basale.
0,05mm
Fie, 236. — Pomphorhynchus laevis (M. 1776)
Embryophore mur.
Source : MNHN, Paris
YVES J. GOLVAN
302
Réseau du système lacunaire.
Fig. 238. - Pomphorhynchus laevia (M. 1776)
c et /. Pôle supérieur de l’acunlhor (d'après Gkabim-Kazubska,
1962).
Ce détail figure d’ailleurs
sur le dessin du rostre de Meyer
(abb. 164).
A cette description j’ajoute¬
rai les points suivants :
organes génitaux mâles oc¬
cupent les 3/1 postérieurs de la lon¬
gueur totale de l’animal. Les testi¬
cules sont presque sphéroïdaux, pla¬
cés 1 un derrière l'autre et non en
contact. Il y a 6 glandes cémentaires
en ovale allongé avec des canaux
excréteurs larges qui cheminent en
deux faisceaux de 3, de part et d’autre
de l’organe de Safftigen.
Organe de Safftigen très volu¬
mineux.
Deux diverticules à la base de la
chape musculaire de la bourse copu-
latrice. r
Orifice génital mâle terminal
Appareil génital femelle ûès
long et tout à fait particulier. Le
ligament antéro-postérieur forme un
cordon fusiforme dans lequel se trou¬
vent les masses ovariennes. La cloche
Utérine lui est appendue. L’ouveiturc
postérieure de la cloche est un défilé
â parois épaisses. Le tube utérin eBt
très long, fusiforme, plus large que l a
cloche sur la plus grande partie de sa
longueur. L’entonnoir vaginal est
eordiforine et court. Il n’y a qu’un
Beul sphincter vaginal puissant le
bu be vaginal est sphéroïdal et la
vulve est subtermino-vcntrale. L’ap¬
pareil vaginal est entouré d’un groupe
< a'lcs e tr d è°s U H„ inC ^ 8phéroï '
dates très claires ù gros noyaux que
i'snèeeVdT 8 °. b i 9er I é f Chez d ’**»tres
espèces d Acanthocéphales.
( . Le système lacunaire est réticu-
Hôtes définitifs : pratiquement
î’Euro P “o!l7d“nUle d ’ eaU ^ *
POMPHORHYNCHUS BULBOCOLLI Linkins 1919 (= Echinorhynchus proteus
Linton 1851, 1856, 1888, et 1904). Proteus sensu
Cou très long, plus étroit que l’extrémité antérieure du tronc sur laquelle il s’insère lomr H’
2,6 ù 4 mm, portant une dilatation sphérique d’environ 0,8 à 1,5 mm de diamètre à son’extTémitTI*^
"eure alors que le reste du cou est pratiquement cylindrique et mesure de 0,15 à 0 40 mm j- , nté '
Rostre de 0,5 à 0,6 mm de long sur 0,07 ù 0,20 mm de diamètre, armé de 12 files de12 a i î******
chacune (ou 24 â 28 couronnes dont la basale compte 12 crochets cl les autres 6). crochets
Embryophores de 0,053 ù 0,083 mm de long sur 0,008 à 0,013 mm de diamètre.
Hôtes définitifs : nombreux Poissons de mer ou côtier d’Amérique du Nord (voir liste des hôtes)
POMPHORHYNCHUS DUBIOUS Kaw 1941.
Description faite d’après des juvéniles provenant de kystes péritonéaux. Le texte est i
i conservons ici que l’essentiel.
Mâles de 6,9 ù 7,1 mm de long, femelles de 8,75 ù 10,3 mm de long.
Corps divisé en 3 parties : proboscis, cou et tronc. Proboscis cylindrique de 0,75 & 1
à 0,28 mm de diamètre pour un diamètre trois à quatre fois moindre (0,21 à 0,28 i
rès long et nous
n de long si
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ÀCANTHOCÉPHALES
303
Femelle (d’après H. L. Ward, 1949). - Mâle (d’après Van Cleave, 1923).
8 5G4020 6
Source : MNHN, Paris
J. GOLVAN
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
305
Cou et proboscis proportionnellement plus longs que chez P. kathmirentit. « Bulle » plus petite, de 0,5
& 0,7 mm de diamètre. Crochets disposés selon 18 files longitudinales de 13 crochets chacune. La couronne
basale forme une même ligne horizontale. Dans la purtie moyenne du rostre les crochets ont 0,095 mm de
long et leur racine 0,12 mm.
Béceptacle en tube allongé, à paroi externe probablement incomplète dans sa partie inférieure. Le
ligament antéro-postérieur part de son fond et contient les ébauches génitales.
Ganglion cérébroidc près de son fond.
Lemnisques contenant de nombreux noyaux aplatis, de 0,6 & 0,9 mm de long sur 0,2 à 0,4 mm de large.
Deux testicules placés l’un derrière l’autre.
<5
L.
Fig. 241. — Morphologie des crochets de :
A. (L.). Pomphorhynchut laevîs.
B. (T.). Pomphorhynchut lerelicollit.
C. (Int.). Pomphorhynchut inlermedius.
(D’après Encelbbecht, 1957.)
Source : MNHN, Paris
306
J. GOLVAN
A. Femelle type.
B. Rostre du même exemplaire.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÊPHALES
307
Six glandes réraentaires contenant de nombreux fragments nucléaires.
Utérus tubulaire de 1,7 mm de long sur 0,1 mm de diamètre.
Vagin de 0,2 mm de long sur 0,13 mm de diamètre possédant un sphincter.
Hôte d'attente : Rana cyanophlyctû.
Localité : Srinagar (Cachemire).
II est bien difficile de dire si les différences observées dans l’armement du rostre sont
suffisantes pour considérer cette espèce comme différente de P. kashimrensis ou s’il s’agit
de variations individuelles sans valeur spécifique, ce que, pour notre part, nous croyons volon¬
tiers. Quant aux tailles proportionnelles des cous, des rostres et des « bulles » elles n’ont aucune
valeur car ces organes se modifient lorsque l’animal passe du stade juvénile au stade d’adulte
sexuellement mûr.
POMPHORHYNCHUS FRANCOISAE n. sp.
La description est basée sur deux femelles adultes figurant dans les collections de Robert Ph. Dollfus.
Corps de 16 à 20 mm de long pour un diamètre maximum de 1,4 mm.
Proboscis en massue à grosse extrémité supérieure, long de 0,75 mm environ et large de 0,26 mm dans
sa partie subapicale, la plus large, de 0,17 mm seulement ù sa base qui est la partie la plus étroite. Crochets
disposés selon 18 à 20 files de 16 à 18 crochets chacune. L’étude des racines des crochets est impossible
sur ces spécimens colorés au carmin et montés au baume et dans un mauvais état de conservation. Les cro¬
chets basaux sont plus petits sauf ceux de la couronne basale qui ébauchent une couronne de grands crochets
spécialisés et saillants. Les crochets apicaux sont également nettement plus petits que les subapicaux
qui sont les plus gros de tout le rostre.
Le proboscis s’insère dans le grand axe du cou.
Cou très étiré de 3 mm de long.
Il comporte une très grosse bulle supérieure, sphérique, de 1,85 mm de diamètre antéro-postérieur
et de 2 mm environ de diamètre transversal.
La partie inférieure du cou est bien plus mince et ne fait que 0,30 mm de diamètre dans sa partie la
plus étroite.
Le cou s’unit avec le tronc dans le grand axe du tronc.
Réceptacle très long de 3,5 mm très mince duns sa traversée de la bulle et de la partie étirée du cou.
Il se termine dans le tronc par une dilatation qni contient le ganglion cérébrolde.
Lemnisqucs insérés à l'union du cou et du tronc, longs de 1,25 mm environ et dépassant donc nette¬
ment le fond du réceptacle.
L’appareil génital est entièrement caché par les embryophores. Les deux exemplaires sont de plus
opacifiés par de l’air adsorbé ce qui rend leur étude précise impossible.
La disposition et le nombre des crochets du rostre permettent d’affirmer qu’il s’agit d’une espèce
nouvelle que je dédie A Françoise Deltouf, ma collaboratrice depuis de nombreuses années et qui m’a
aidé au cours de tous mes travaux sur les Acanthocéphales.
Hôte définitif : Caesiomor us glaucus (= Lichia glauca). (Fam. des Carangidae).
Localité : Agadir (Maroc).
POMPHORHYNCHUS INTERMEDIUS Engelbrecht 1957.
Engelbrecht considère qu’il s’agit seulement d’une forme de YEchinorhynchus laevis
de Müller. Je crois que c’est, en fait, une bonne espèce et qu’il faudra entièrement décrire.
Les dessins qui illustrent le travail d’F.NGF.LBRECBT et que j’ai reproduits ici montrent que le proboscis
est en massue brève à grosse extrémité supérieure. Il semble y avoir 18 files de 15 crochets environ dont les
9 supérieurs sont des crochets volumineux à lame longue et mince avec des racines divisées en deux lobes
à leur extrémité postérieure. Puis viennent des crochets plus petits (4) à lame « épine de rose » avec des
racines courtes, presque quadrangulaires, à extrémité postérieure saillante.
Enfin la couronne basule parait bien formée de crochets plus grands et plus saillants que ceux qui les
précèdent immédiatement.
L’espèce se rencontre dans la région de Creifswald cher des Poissons d’eau saumâtre.
POMPHORHYNCHUS KASHMIRENSIS Kaw 1941 (nec kashmiriensis).
Corps nettement divisé en 3 parties : proboscis, cou et tronc.
Mâles de 10,3 à 11,6 mm de long, femelles de 12,7 mm de long.
Proboscis cylindrique de 0,55 à 0,52 mm de long et 0,25 à 0,36 mm de diamètre armé de files longitu¬
dinales de crochets au nombre de 14 à 16 comptant chacune 11 à 12 crochets. Les crochets de la couronne
basale sont disposés Bur une même horizontale. La taille des crochets croît de l’apex vers la base du rostre,
mais deviennent également plus minces et moins arqués si bien que les postérieurs semblent se dresser per-
Source : MNHN, Paris
YVES J. GOLVAN
nendiculairement à la surface de la cuticule. La racine des crochets antérieurs est peu distinctement fourchue,
ceux de la couronne basale ont une racine rudimentaire non dirigée vers l’arrière.
Les dimensions sont les suivantes :
Longueur
a lame
Largeur à la base
Longueur
de la racine
Forma de la ricin.
C 3.
0,024
0,111
0,039
Fourchue
CS.
0,022
0,011
0,042
Obtuse
C 7a.
0,023
0,070
0,029
Obtuse
C76.
0,028
0,080
0,031
Obtuse
C 9.
0,028
0,005
0,022
Apophyse supérieure
C 11.
0,041
0,005
Racine rudimentaire
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
309
Cou allongé, cylindroïde, dilaté en « bulle » dan» sa partie supérieure sur laquelle s’insère le rostre.
« Bulle» de 0,65 à 1,3 mm de long sur 0,65 à 1,5 mm de diamètre. Le reste du cou a 0,9 à 1,05 mm de long
sur 0,25 & 0,50 mm de diamètre.
Tronc allongé, cylindroïde, s'amincissant vers l’extrémité postérieure, de 8,5 à 10 mm de long sur
1,9 à 2,5 mm de diamètre maximum lequel se situe dans le 1 /2 antérieure du tronc. Cuticule de tronc épaisse,
sous-cuticule contenant de très nombreux fragments nucléaires, une assise musculaire circulaire externe
E
Fie. 241. — Pomphorhynchus kashmirensis K. 1941 (d’après les figures de Kaw, 1941)
A. Mâle.
B. Rostre.
C. File de crochets du rostre.
D. Partie inférieure de l’appareil génital mâle.
E. Embryophore.
F. Femelle.
Source : MNHN, Paris
J. GOLVAN
une longitudinale interne. Système lacunaire comprenant 2 vaisseaux principaux longitudinaux u
anastomoses transversales en réseau à mailles grossièrement polyédriques.
Réceptacle très allongé, en sac clos, d'environ 2,2 à 2,8 mm de long, inséré à la base du rostre,
• • -- *- : -ît dans la partie antéi
du tronc, possédant une double paroi semblant
de long sur 0,065 mm de large, placé au fond du réceptacle
,26 à 0,45 mm de large et contenant
canal commun. Petit ganglion génital près du vesi
iriformes multinuclécs, de 0,65 à 0,95 mm de long s
incomplète dans la partie postéric
Ganglion cérébroïde d'environ
à environ 0,15 mm de son extrémité postérit...„.
Lcmnisques allongés, cylindroïdes, de 0,8 à 1,35 m
de nombreux noyaux. . , , ,
Appareil génital mâle comprenant 2 testicules plus ou moins globuleux, placé 1 un derrière l’autri
dans le deuxième 1 /3 de la longueur du tronc. Ils sont sensiblement égaux, l'antérieur mesure 1,4 mm de
long sur 1 mm de large et le postérieur 1,3 mm sur 1 mm. Les 2 canaux déférents se dilatent dans leur partie
postérieure en 2 vésicules séminales puis fort ‘ 1
bule génital.
Cinq à huit glandes cémentaires globule.
0,3 à 0,45 mm de large.
Canaux excréteurs unis en un canal commun.
Bourse copulatricc en cloche possédant 2 diverticules antérieurs entre lesquels se trouve le pénis.
Pénis légèrement ovoïde, de 0,12 mm de long sur 0,08 mm de large.
Chape musculaire de la bourse bien développée.
Cloche utérine présente. Partie tubulaire de l’utérus de 1,4 mm de long sur 0,12 à 0,17 mm de dia¬
mètre, à paroi musculaire épaisse.
Vagin de 0,29 mm de long sur 0,1 mm de diamètre avec un sphincter.
Embryophorcs fusiformes de 0,075 à 0,085 mm de long sur 0,01 & 0,017 mm de large avec hernies po-
Hôtcs définitifs : Nemachilus kashmirensis.
Localité : Srinagar (Cachemire).
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES 311
POMPHORH Y NC H US KOSTYLEWI Petrotschenko 1956 (= Pomphorhynchus laevis sensu
Kostylew 1928).
Acanthocéphalc présentant un bulbe dans la partie antérieure du cou, lequel est très long.
Rostre cylindroldc mais de longueur variable du fait de la plus ou moins grande rétraction. Beaucoup
Mâles de 11 mm de long sur 1,7 inm de diamètre. Les formes les plus jeunes ont environ 8 à 9 mm de
long sur 1,0 à 1,2 mm de diamètre.
Rostre cylindrique de 0,94 mm de long sur 0,26 â 0,28 mm de diamètre, armé de 16 files (15 à 17 files)
de 12 (parfois 13) crochets chacune. Les crochets de la moitié antérieure du rostre sont mieux développés
que ceux de la partie antérieure. Les crochets apicaux ont des racines alors que les basaux n’en ont pas.
Les crochets les plus gros sont ceux des couronnes VI et VIL Les dimensions des crochets sont les suivantes :
— du I au V : lames de 0,040 ù 0,052 mm de long sur 0,0064 mm de large;
- du VI au VII : lames de 0,048 mm de long sur 0,0081 à 0,0097 mm de large.
Les racines sont aussi longues que la lame mais cependant plus larges. A leur extrémité postérieure
il n’y a pas de fourche mais une légère dilatation.
Au niveau du crochet VIII la lame devient plus fine et moins longue. Elle n’a que 0,032 à 0,040 mm
de long. Le crochet VIU a encore une petite racine alors que les suivants n’en ont plus.
Le cou est long de 3 ù 4 mm sur 0,3 mm de diamètre. Dans sa partie antérieure, immédiatement en-
dessous de l’insertion du rostre, il y a une dilatation en bulbe de 1,5 à 2 mm de diamètre.
I.e réceptacle s'insère à la base du rostre et s’étend dans toute la longueur du cou.
Il a de 3 à 4 mm de long.
Les lemnisques sont fusiformes, de 0,7 â 0,8 mm de long.
Les testicules sont ovoïdes de 0,6 & 0,5 mm de long, placés dans la partie moyenne du tronc et un peu
séparés l’un de l’autre.
Six glandes cémentaircs de 0,78 mm de long.
Femelle sexuellement mure de 20 mm de long sur 2 mm de diamètre, les femelles jeunes ont environ
8 à 9 mm de long et 1,1 à 1,3 mm de diamètre.
Les autres caractères morphologiques sont identiques à ceux des mâles cependant le cou et son bulbe
sont souvent proportionnellement plus gros.
Les embryophores sont ellipsoïdes à 3 coques et de grandes hernies polaires de la membrane moyenne.
Ils ont de 0,023 mm de large sur 0,126 à 0,129 mm de long.
Hôte définitif : Varicorhinns capoeta sevangi ( Cyprinidae ).
Localité : lac de Sevan (Arménie soviétique).
L’espèce a aussi été signalée par Dinnik (1933).
POMPHORHYNCHUS PERFORATOR (von Linstow 1908). (= Echinorhynchus perforator
v. L. 1908).
Description basée sur des exemplaires udultes de 15,6 mm de long sur 1,93 mm de diamètre. Les spé¬
cimens plus jeunes ont de 8,5 à 9,9 mm de long sur 1,5 mm de large.
Proboscis de 1,48 mm de long sur 0,6 mm de diamètre. Les crochets sont toujours dépourvus de racines.
Crochets en 16 files de 10 crochets chacune, les antérieurs de 0,057 mm de long, les postérieurs de 0,031 mm
de long.
Cou de 7,3 mm de long sur 0,28 mm de diamètre avec un bulbe de 1,86 mm de diamètre.
Lemnisques en massue lurge, insérés à la base du cou et s'étendant dans le premier quart de la longueur
du tronc.
Embryophores de 0,055 mm de long sur 0,013 mm de large.
Hôtes définitifs : Diptychus dybowskii, Schizolhorax pseudoaksaiensis issykkuli, Squalius schmidti
( Cyprinidae ).
Localité : lac Issykkul (Turkeslan soviétique).
POMPHORHYNCHUS ROCCI Cordonnier et Ward 1967.
Corps cylindrique avec une région antérieure légèrement dilatée.
Femelles de 13 mm de long (de 11 à 19 mm) sur 1,3 mm de diamètre (de 1 à 1,56 mm).
Mâles de 13 mm de long (de 12 â 17 mm) sur 1 mm de large.
Bulbe distinct immédiatement en arrière du proboscis.
Cou et proboscis de 5 mm de long dons les deux sexes.
Proboscis fusiforme de 0,80 mm de long (de 0,51 à 0,93 mm) sur 0,26 mm de diamètre au point le plus
large (0,18 à 0,35 mm). A la base il n’est large que de 0,15 mm (de 0,13 à 0,21 mm).
Crochets du rostre disposés selon 12 files de 17 crochets chacune (de 15 à 18).
Les crochets des quatre couronnes antérieures sont petits (de 0,023 à 0,031 mm de long) avec de petites
racines postérieures. Les crochets de la couronne V ont de 0,028 à 0,039 mm de long et ont une racine à
direction postérieure. Us crochets des couronnes VI et VII sont petits. Ils ont de 0,018 à 0,023 mm de long
et des racines postérieures.
t Les crochets des 10 dernières couronnes ont 0,028 à 0,039 mm de long avec des racines dirigées vers
Source : MNHN, Paris
312
YVES J. GOLVAN
Réceptacle traversant toute la hauteur du cou et pénétrant un peu dans le tror
Lemnisques de 0,91 à 1,56 ram de long sur 0,08 à 0,13 mm de large.
Embryophores ellipsoïdes avec des hernies polaires, longs de 0,078 mm en
0,083 mm) sur 0,011 mm de diamètre moyen (de 0,01 à 0,013 mm).
Testicules dans la partie antérieure du tronc.
ac, ayant approximati-
moyenne (de 0,065 à
Fie. 246. — Pomphorhynduu perforator (v. L. 1908) P. 1956
(d'après les figures de Petbotscuenko, 1956)
A. Mile.
B. File de crochets.
C. Rostre.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
313
Le testicule antérieur mesure 0,83 à 1,56 mm de long sur 0,39 à 0,73 mm de large. Le testicule posté¬
rieur mesure de 0,98 à 1,63 mm de long sur 0,41 à 0,65 mm de large.
Six glandes cémentaires ovales de 0,57 à 0,70 mm de long.
Hôte définitif : Roccus saxatilis.
Localité : Elisabeth City (Caroline du Nord, U.S.A.).
Fie. 247. — Pomphorhynchut rocci C. et W. 1967
(d'après les figures de Cordonnier et Ward, 1967)
1. Mâle.
2. Crochets du rostre.
3. Rostre.
4. Embryophores.
Source : MNHN, Paris
314
YVES J. GOLVAN
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
315
Système lacunaire à disposition réticulaire.
Lemnisques de 0,56 à 1,6 mm de long.
Ovaire allongé avec ses extrémités plus ou moins pointues, de 2,4 à 5,2 mm de long sur 0,37 à 0,42 mm
de large, s'étendant de la partie antérieure du tronc jusqu’à la cloche utérine.
Utérus cylindrique de 1,2 à 3,00 mm de long sur 0,06 à 0,16 mm de diamètre.
Sphincter vaginnl externe de 0,15 mm de diamètre, sphincter vaginal interne de 0,09 à 0,12 mm de
diamètre.
Entonnoir vaginal de 0,09 à 0,114 mm de long.
Bulbe vaginal de 0,054 à 0,100 min de diamètre.
Embryophores ellipsolduux de 0,06 à 0,066 mm de long avec hernies polaires de la coque moyenne dont
les dimensions sont 0,05 à 0,055 mm sur 0,008 à 0,012 mm.
Vulve terminale.
Hôte définitif : Sebaslichthys oblongus (Günther) [Scorpaenidae].
Localité : Nagasaki (Japon).
Fie. 249. - Pomphorhynchus tereticollis (R. 1809) [d’après les figures de Meyer, 1932)
Abb. 165. Femelle. — Abb. 166. Rostre. — H3-6-7-9. Types de crochets du rostre.
Source : MNHN, Paris
316
YVES J. GOLVAN
POMPHORHYNCHUS TERETICOLLIS (Rudoiphi 1809) [= Echinorhynchus tereticollis
R. = Echinorhynchus dobulae Schrank 1790, = E. attenuatus Müller 1779 pp. = E.
piscinus Zeder 1900 pp., = Echinorhynchus longicollis PaUas 1781 pp. in Goeze].
Pour EngelbreCHT (1959) cette espèce ne serait qu’une forme de P. laevis. Je pense qu’il s’agit sans
doute d’une bonne espèce qui mériterait une redescription précise. Selon Meyer (1932) les crochets sont
moins nettement différenciés de bas en haut du rostre qu’ils ne le sont cher P. laevis et les épines inférieures
ont une apophyse supérieure.
Hôtes définitifs : Gadus sp., Acipenser Mario et Salmo fario.
Localité : Irlande.
L’espèce attrait été aussi trouvée en Amérique du Nord chez des Poissons de mer (mais
il s’agit d’une détermination de von Linstow! [1889]).
Ces spécimens sont peut-être des P. bulbocolli ou une autre espèce encore non décrite.
POMPHORHYNCHUS INDICUS Gupta et Lata 1967.
Cette espèce parasite d ’Astur badius (Gmelin) à Hoshiarpur (Punjab) n’est certainement
pas un Pomphorhynchus mais un Centrorhynchus. Comme il existe déjà un Centrorhynchus
indicus Goivan 1956, je propose de nommer cette espèce Centrorhynchus guptai nom. nov
en hommage à son découvreur.
Genre Longicollum Yamaguti 1935 (= Spirorhynchus Harada 1935, = Spiracantho-
rhynchus Harada 1938, = Spirorhynchodes Strand 1942).
Diagnose.
Pomphorhynchidae parasites de Poissons de mer.
Corps de taille moyenne.
Tronc inerme, cylindrolde, un peu dilaté dans sa partie antérieure.
Cou très long, arqué selon sa face ventrale ou spiralé et fusiforme.
court, cylindrolde, armé de files longitudinales de crocheta dont la taille diminue progressi-
Probosci
vement de l’apex à la base du roBtre. Les crochets supérieurs sont des racines bien développées *dr
simple. Les crochets moyens ont une racine rudimentaire et les crochets inférieurs ont à nouveau une ° *
bien développée présentant une longue apophyse supérieure. racine
Réceptacle très long, très mince, traversant tout le cou et se terminant dans la partie supérieure A,.
tronc par une dilatation qui contient le ganglion cérébrolde. " * du
Papille sensorielle apicale du rostre très bien développée.
Lemnisques rudimentaires, réduiU & une sorte de collier de lobes sphéroldaux disposés autour du ré
tacle au point où il pénètre dans le tronc. ecep-
Organes mâles occupant la moitié postérieure de la longueur du tronc.
Testicules sphéroldaux, placés l’un derrière l’autre et en contact.
Six glandes cémentaires piriformes.
Organe de Sâfftigen bien développé.
Ovaire allongé, contenu dans le ligament antéro-postérieur.
Un seul sphincter vaginal.
Orifices génitaux terminaux dans les deux sexes.
Embryophores ellipsoïdaux à coque mince, avec grandes hernies polaires de la membrane moyenne
Espèce type : Longicollum pagrosomi Yamaguti 1935.
LONGICOLLUM PAGROSOMI Yamaguti 1935.
t, arrondi ù l’apex, long de 0,9 à 1,3 mm pour un diamètre de 0,5 à 0 6 mm
i de long disposés selon 11 à 15 files de 9 à 12 crochets chacune. Les™"’
n peu plus courts mais plus fortement arqués que les postérieurs. CT °'
"venant plus longue
Proboscis cylindrique, et
Crochets de 0,045 à 0,060 m
chets antérieurs sont seulement . . _ _. l _
Racine buculiforme très réduite pour les crochets de la partie moyenne n
pour les crochets basaux.
Cou de 5,00 mm de long sur 1,5 ram de diamètre, plus ou moins tordu en spirale et considérablem
non des embryophores, mais ne formant J. >— 11 . ent
dilaté sur sa face convexe contenant o
du t
ne formant pas de bulle au vrai si
plus, légèrement atténué vi
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
317
Fie. 250. — Longicollum pagrosomi Y. 1935 (d'après les figures de Yamacuti, 1935)
A. Mâle. — B. File de crochets du rostre.
C. Appareil génital femelle (noter que la cloche utérine n’a pas été figurée).
D. Embryophore.
Source : MNHN, Paris
318
J. GOLVAN
Fig. 251. - Longicollum alemniscus (H. 1935)
[d’aprè» le» figures de Harada, 1935]
Mâle.
Embryophore.
File de crochet» du rostre.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
319
Réceptacle mince s’insérant à la base du rostre, suivant ensuite l’axe du cou et pénétrant dans le tronc
sur une très petite longueur de 1 à 1,6 mm, muni d'une double paroi de muscles circulaires, une externe
mince avec des fibres clairsemées et une interne faite de fibres fines et très serrées. A l’extrémité antérieure
du muscle rétracteur il y a une grosse masse ovale à elliptique incluse dans une capsule et fixée à la face
interne de l'apex du proboscis (il s’agit certainement de la papille sensorielle apicale).
Ganglion cérébroide volumineux, elliptique, placé dans la dilatation fusiforme du réceptacle qui est
immédiatement au-dessus de son fond, à 0,3 ou 0,6 mm de cette extrémité postérieure.
Rétinacles bifides de 0,75 mm de long, naissant nettement en avant du muscle rétracteur du récep¬
tacle qui a 0,7 à 1,5 mm de long.
Lemnisqucs réduits à un collier de lobes entourant le réceptacle au point où il pénètre dans le tronc.
Muscles rétracteurs du cou bien développés.
Système lacunaire du tronc et du cou finement réticulé.
Testicules en ovale allongés, d’environ 1,5 mm de long, placés directement l’un derrière l’autre au
niveau du milieu de la longueur du tronc ou un peu en arrière de lui.
Glandes cémentaires allongées, au nombre de 6, placées côte à côte, immédiatement en arrière ou un
peu séparées du testicule postérieur.
Vésicule séminale petite.
Organe de SâfTtigen à extrémité antérieure arrondie d’environ 1,5 mm de long.
Chape musculaire de la bourse copulatrice avec deux gros diverticules antérieurs et 21 rayons digiti-
formes postérieurs.
Bourse copulatrice bien développée.
Ovaire allongé de 3,8 mm au maximum pour la longueur et inclus dans le ligament, placé juste en
arrière de la moitié du tronc ou un peu plus en arrière.
Pas de cloche utérine (en 1939, Yamaguti rectifie ainsi ce détail : a le nouvel examen des spécimens
montre la présence d’une vraie cloche utérine que je n’avais pas vue. Elle est courte et large, ayant 0,18 mm
de diamètre à son extrémité antérieure »).
Le tube utérin est très long et ses parois sont épaisses. Il porte un groupe de nombreuses cellules géantes
à son extrémité antérieure (cellules sélectrices).
Sphincter vaginal simple, d’environ 0,1 mm de diamètre.
Embryophores libres dans la cavité centrale avec une coque externe très mince, mesurant 0,123 à
0,156 mm de long sur 0,021 ù 0,027 mm de diamètre.
Coque moyenne beaucoup plus épaisse avec des hernies polaires plus ou moins marquées. Membrane
interne relativement épaisse avec d’importants épaississements polaires.
Acanthor de 0,012 à 0,048 mm de long Bur 0,010 à 0,012 mm de diamètre, avec des épines ù un pôle.
Hile définitif : Pagrosomus unicolor (Quoy et Gaimard) [Sparidae].
L’espèce a été également trouvée chez les Poissons suivants, mais seulement sous forme de jeunes adultes
immatures.
Trachurus trachurus (Linné) jCarangidae], Epincphelus akaara [Temminck et Schlegel] ( Epinephelidae ),
Paraprislipoma trilinealum (Thunbcrg), [Pomadasyidae]) Gymnocranius griscus (Temminck et Schlegel)
[ Nemipteridae ], Sparus longispinis (Temminck et Schlegel) [Spani/ao], Oplegnathus fasciatus (Temminck
et Schlegel) Ifamillc des Uplegnalhidae], Sillago siliama (Forskal) [Sillaginidac], lïemiulis poeeilopterus
(Temminck et Schlegel) [= Halichoeres poeciloplcrus] ( Coridae ), Siganus fuscescens (Houttuyn) [Siganidac].
Localité : mer Intérieure japonaise, baie de Toyama (Japon).
LONGICOLLUM ALEMNISCUS (Harada 1935) [= Spirorhynchus alemniscus H. 1935 =
Longicollum minor Fukui et Morisita 1936 = Spiracanthorhynchus alemniscus (H.)
Harada 1938, = Spirorhynchodes alemniscus (H.) Strand 1942].
Les exemplaires vivants sont de couleur orange et le cou est presque transparent.
Cou en spirale, ce qui est dû à l’ancrage dans la muqueuse. Corps de même taille dans les deux sexes
la partie antérieure est également élargie.
Le tronc a 6 mm de long au maximum sur 1,1 mm de diamètre.
Cou très mince, très long, fortement rétréci en avant et en arrière, de 8 mm de long pour un diamètre
de 0,7 mm.
Proboscis en massue avec une moitié antérieure sphéroïdale de 0,7 mm de long sur 0,35 mm de dia-
Crochets très petits disposés selon 11 files de 11 crochets chacune. Les deux ou trois premiers crochets
de chaque file sont gros et courts (de 0,024 mm de long sur 0,016 mm de large). Les autres sont plus minces
et plus longs (de 0,028 ù 0,035 mm de long sur 0,012 mm de large).
Réceptacle très long et très mince dont l’extrémité postérieure est en massue et placé dans la partie
antérieure du tronc.
Lemnisques non vus (Yamaguti 1939 : cc sont des épaississements annulaires de l’hypoderme de lu
partie antérieure du tronc).
Testicules placés au niveau de la moitié de la longueur du tronc, l’un derrière l’autre.
Six glandes cémentaires en contact avec le testicule postérieur.
Coque externe des embryophores très mince, de 0,079 mm de long sur 0,023 mm de diamètre.
Hôtes définitifs : Scatophagus argus (Bloch) [Scolopiiagidae], Lutjanus russelli (Blcekcr) [Lutjaniduc],
Sparus maculocepltalus {Sparidae), Anguilla japonica, (Anguillidae), Parasilurus asotus (Siluridae ), Soleidae
sp. (Fukui et Morisita 1936).
Localité : Formose.
8 564020 6 21
Source : MNHN, Paris
320
YVES J. GOLVAN
LONGICOLLUM CH AB AN AUDI Dollfus et Golvan 1963.
La description est basée sur 2 mâles et 3 femelles adultes.
Mâles de 9 à 12 mm de long, à corps fusiforme, avec cou nettement étiré et incliné ventralement à
angle droit sur le grand axe du tronc. Le rostre est inséré dans le prolongement du cou.
1. Mâle type.
2. Rostre d’une femelle.
3. File dorsale de crochets du rostre.
4. Insertion du cou sur le tronc. Les lemnisques forment un manchon complet.
5. Appareil génital femelle.
6. Embryophore.
Source : MNHM, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
Tronc en massue à grosse extrémité supérieure, le diamètre maximum (1,3 mm) se trouvant immédia¬
tement en arrière de l’insertion du cou. Partie postérieure effilée, n’ayant plus que 0,57 mm de diamètre
& hauteur des glandes eémentaires.
Femelles de 11,07 à 14,5 mm de long, ayant le même habitus que le mâle, le diamètre antérieur du tronc
est de 1,3 mm, le diamètre postérieur de 0,57 A 0,61 mm.
Proboscis de 1,1 à 1,3 mm de long et formé de deux parties : une portion apicale sphéroïdale de 0,4 mm
de diamètre, une portion inférieure en tronc de cône allongé de 0,35 mm de diamètre supérieur et de 0,42 mm
de diamètre â la base, au point d’union avec le cou. Ce rostre est armé de 12 files de 13 à 15 crochets cha¬
cune, ces files montrant une faible obliquité de l'apex vers la base du rostre, ce qui apparaît comme un
vestige (ou une préfiguration) d'une disposition spirale.
Crochets ne présentant pas de dissymétrie dorso-vcntrale. Leur taille varie peu de l'apex à la base
des files.
Cuticule du rostre épaisse ne permettant pas l’étude de la morphologie des racines mais elles parais¬
sent sensiblement identiques A celles décrites par Yamaguti pour son L. pagrosomi et celles figurées par
Fukui et Morisita pour L. alemniscus. Les crochets apicaux ont une racine dirigée vers l’arrière, les
crochets moyens ont une racine bulboîde réduite et les crochets basaux ont une racine dirigée vers l’avant.
Cou fusiforme de 1,47 A 1,52 mm de long sur 0,40 A 0,50 mm de diamètre maximum dans sa partie
moyenne, de 0,23 mm de diamètre dans sa partie la plus étroite et de 0,27 A 0,30 mm de diamètre A sa
base.
Réceptacle d’environ 2,2 mm de long, inséré en haut A la hauteur de la dernière couronne de cro¬
chets du rostre, s'étirant ensuite pour traverser toute la hauteur du cou et se terminant dans la partie
toute supérieure du tronc par une portion dilatée qui contient le ganglion cérébroïde fusiforme.
Les rétinucles sortent de part et d'autre de lu pointe terminale du réceptacle.
Lcmnisques hautement modifiés et formant un manchon placé immédiatement au-dessous de la base
du cou.
Tronc A cuticule ussez épaisse. Fibres musculaires longitudinales formant un réseau syncytial. Elles
sont unies par des ponts transversaux ce qui dessine des séries parallèles de fenêtres en ovale allongé.
Canaux principaux du système lacunaire latéraux, unis par des anastomoses transversales desquelles
naissent perpendiculairement des minuscules secondaires.
Appareil génital mâle occupant un peu plus de la moitié postérieure du tronc.
Testicules ellipsoïdaux de 0,6 A 0,75 mm de long sur 0,38 A 0,43 mm de diamètre, placés l'un derrière
l'autre et non en contact.
Glandes cémcntuircs formant un bloc de 0,64 mm de long et placées A distance du testicule postérieur,
jvoïdes, au nombre de 6 chez le mâle type (mais seulement de 3 chez le paratype tératologique).
Ces six glandes forment deux séries parallèles de trois. Leurs canaux excréteurs sont longs et chemi¬
nent de conserve avec les déférents le long de la face ventrale de l'organe de Süfftigcn lequel est piriforme,
long d’environ 0,60 mm.
Orifice génital mâle ventro-tcrminal. Bourse copulatrice en coupe centrée par un court pénis conique,
renforcée par quelques travées fibreuses mais ne possédant pas les rayons digitiformes dénombrés par
Yamacuti pour son pagrosomi.
Appareil génital femelle très long présentant de haut en bas une masse fusiforme de 1,8 A 2,3 mm de
long sur 0,23 mm de large, formée par l'accumulation A l’intérieur du ligament antéro-postérieur de groupes
sphéroïdaux d'ovocytes en voie de développement. Il lui fait suite une portion filiforme dans laquelle on
trouve quelques œufs immatures. Ce ligament va prendre insertion dans le fond de la cloche utérine. Celle-ci
a 0,34 mm de long et porte A sa base 6 grosses cellules sélectrices. La portion tubulaire de l’utérus est très
longue (2,54 mm de long) et ne contient que des embryophores mûrs.
Vagin court, de 0,13 mm de long, A double sphincter. Vulve terminale.
Embryophores de 0,07 mm de long sur 0,018 mm de diamètre, A coque externe très mince, papyracée,
déformée. Membrane moyenne épaisse possédant de grandes hernies polaires.
Acanthor de 0,030 mm de long sur 0,008 mm de diamètre.
Hôte définitif : Barnardichlhys fulvomarginatus (Gilchrist) [Soleidae],
Localité : Fulsc Bay (Afrique du Sud).
LONGICOLLUM EDMONSI nom. nov. (= Longicollum pagrosomi sensu Johnston et
Edmonds 1951).
Nous avions déjà suggéré (Dollfus et Golvan 1963) que cette espèce australienne était
différente des deux espèces japonaises, ne serait-ce que par la longueur remarquable du cou,
la forme sphéroïdale du proboscis. Cette espèce devra être redécrite avec des spécimens en
bon état car ceux dont disposaient Johnston et Edmonds étaient en très piteux état de conser¬
vation.
La longueur du corps varie de 4,9 A 5,1 mm. Tous les spécimens possèdent un très long cou qui se
termine par le proboscis. I.c cou plus le proboscis ont une longueur de 4,7 A 5,6 mm. La portion antérieure
du rostre est dilatée en une sphère qui était fermement attachée A l'intestin de l'hôte. Lorsque l’on a dégagé
le rostre de la muqueuse intestinale, il a été fortement endommagé, chez un spécimen il s’est affaissé, chez
l’autre qui a été disséqué, lu disposition des crochets a été perturbée. Le rostre du spécimen le mieux con¬
servé a 0,85 mm de long, le bulbe terminal a environ 0,40 mm de diamètre et la portion postérieure cylin¬
drique a environ 0,45 mm de long sur 0,20 mm de large. Dans sa forme et sa taille ce proboscis ressemble
21 .
Source : MNHN, Paris
322
YVES J. GOLVAN
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
323
Source : MNHN, Paris
324
YVES J. GOLVAN
Le cou est relativement court par
rapport aux espaces japonaises et austra¬
liennes. 11 est pratiquement fusiforme,
long de 0,91 min et large, au maximum
de 0,27 mm.
Le réceptacle est très long. 11 s'insère
& la base du rostre, truverse toute la hau¬
teur de cou dont il forme l’axe et pénètre
un peu dans la partie toute antérieure du
tronc où il s'élargit pour contenir le gan¬
glion cérébrolde placé juste contre son
Je pense que les lemnisques forment
une sorte de collier autour du réceptacle
au point où il pénètre dans le tronc. Mal¬
heureusement le cou est partiellement
enfoncé dans la partie antérieure du tronc
qui est invaginée, nussi l'étude de cette
zone est-elle particulièrement difficile sur
cet unique spécimen.
large extrémité supérieure alors que la
partie postérieure devient très mince.
Les organes génitaux mâles occupent
plus de la moitié de la longueur du tronc.
Les deux testicules sont placés l’un
derrière l’autre maiB ils ne sont pas en
Le testicule antérieur mesure 0,47 mm
de long pour un diamètre de 0,20 ram
alors que le postérieur, plus sphéroïdal et
plus petit, mesure 0,28 mm de long sur
0,17 mm de diamètre.
Les 6 glandes cémentaires forment
un bouquet nettement séparé du testicule
postérieur. Elles sont groupées en trois
paires superposées, les 2 glandes supé¬
rieures étant allongées alors que les 4 infé¬
rieures sont nettement pluB sphéroldales.
L'organe de SüfTtigcn est volumineux
(0,40 mm de long) cl piriforme avec une
très grosse extrémité supérieure où le dia¬
mètre est de 0,14 mm.
La bourse copulatrice ne purait pas
L'orifice génital est terminal.
Hôte définitif : Caesiomorus glaucus
(Linné) [ = Lichia glauca] (Carangidac).
Localité : Dakar (récolte de Théodore
Monod).
Je dédie cette espèce à mon ami
Jean-Antoine RlOUX, professeur de Para¬
sitologie ù la Faculté de Médecine de
Montpellier.
LONGICOLLUM SERGENTI (Cho¬
quette et Gayot 1952) nov. comb.
(= Tenuiproboscis sergenti C.
et G. 1952).
C’est par erreur que j’avais ac¬
cepté (Golvan 1960) de compter
cette espèce parmi les représentants
du genre Tenuiproboscis. 11 n’est que
de voir la figure du rostre pour se
convaincre qu’il s’agit bien d’un Lon-
gicollum car le rostre n’est nullement
filiforme mais en massue assez courte.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
325
Fig. 256. — Longicollum sergenti (C. et G. 1952) nov. comb.
(d’après les figures de Choquette et Gayot, 1952)
A. Mâle — B. Appareil vaginal. — C. Embryophore.
Source : MNHN, Paris
326
YVES J. GOLVAN
antérieure ont de 0,038 & 0,040 ni
ent environ 0,019 mm.
n de long chez un mâle, de 1,4 mm chez u
: femelle (mais la
U description est basée sur 2 mâles et 2 femelles, ces derniers en mauvais état.
Proboscis de 0,49 mm de long chez un mâle et 0,52 mm chez l’autre. Ce rostre est arrondi à son extré¬
mité distale oh il mesure environ 0,17 mm de diamètre, cette largeur étant pratiquement uniforme sur
toute sa longueur. Ce rostre est armé de 12 files de 12 crochets. La taille des crochets, à racines simples,
est variable. Les plus grands placés dans la partie antérieure ont de 0,0.38 à 0,040 mm de long alors que
les plus petits situés dans la partie moyenne ni
Cou inerroe, presque droit, de 1,95 n—• ■'
P ° rt Réceptacle de 2,18 mm de long chez un mâle, de 1,59 mm chez la femelle amputée.
Paroi double, chaque assise ayant environ 0,015 mm d’épaisseur. A peu près au niveau du point où
le cou s'unit au tronc, le réceptacle se dilate en un bulbe postérieur mesurant 0,17 mm de large. Lemnisques
de 0,59 mm et 0,79 mm de long respectivement.
Tronc cylindrique de 5,9 mm de long chez la femelle, de 3,18 mm chez le moins contracté des mâles.
Testicules ovoïdes, placés l’un derrière l’autre, à peu près au niveau de l’union des 1 /3 moyen et posté¬
rieur. Ils mesurent 0,33 à 0,38 mm de long sur 0,17 à 0,23 mm de large.
Glandes cémentaircs de forme ovale, au nombre de 6, mesurant 0,16 â 0,26 mm de long.
Le ligament antéro-postérieur, chez les femelles, contient les masses ovariennes et apparait comme
une bande de 3 mm de long.
Portion antérieure pédiculée de l’utérus de 0,3 mm de long et portion postérie
Sphincter vaginal de 0,115 ram de long. Bulbe vaginal de 0,083 mm de large.
Embryophores mesurant 0,089 mm de long, ù coque externe mince, avec herni
branc moyenne. Acanthor de 0,042 mm de long sur 0,008 & 0,099 mm de diamètre
Hôte accidentel : Canis familiaris (chez 3 chiens).
lMcalilé : Alger.
i polaires de la ir
On peut penser qu’il s’agit de Chiens ayant consommé des Poissons crus. C’était d’ail¬
leurs l’opinion de Van Cleave à qui Choquette et Gayot avaient soumis leur travail. Il
s’agit en effet de Chiens errants et d’autre part les Longicollum sont toujours des parasites
de Poissons marins.
Genre Tenuiproboscis Yamaguli 1935.
Diagnose.
Pomphorhynchidae parasite de Poissons d’eau douce du Japon.
Corps de taille moyenne. Tronc fusiforme chez les mâles, cylindroïde chez les femelles et toujours
Cou très long, filiforme et cylindroïde.
Proboscis très long, en massue fuiblc, à l’extrémité supérieure ù peine élargie, mais surtout proboscis
très mince et armé de files longitudinales de crochets dont la taille se réduit progressivement de haut en
bas du rostre. Tous ces crochets possèdent des racines bien développées, de forme simple, dont la taille se
réduit parallèlement à celle de la lame.
Réceptacle très long, très mince, traversant le cou et se dilatant au niveau du fond qui est lui contenu
dans la partie toute antérieure du tronc.
Ganglion cérébroïdc placé précisément dans cette dilatation terminale du réceptacle.
Lemnisques bien développés, en massue à grosse extrémité inférieure, bien plus courts que le récep¬
tacle mais, du fait qu'ils s’insèrent à la limite du cou et du tronc, leur extrémité inférieure dépasse large¬
ment le fond du réceptacle.
Organes génitaux mâles occupant les 2 /3 postérieurs de la longueur du tronc.
Testicules sphéroïdaux, placés l’un derrière l’autre et séparés.
Six glundes cémentaires (parfois quatre?) courtes et piriformes ?
Cloche utérine bien développée.
Vagin possédant un double sphincter dont seul l'interne est bien développé.
Orifices génitaux terminaux dans les deux sexes.
Embryophores ellipsoïdes à coque mince et présentant de grandes hernies polaires de la membrane
moyenne.
Espèce type : Tenuiproboscis misgurni Yamaguti 1935.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE
ACANTHOCÉPHALES
327
TENUIPROBOSCIS MISGURNI Yamaguti
1935.
La description est basée sur quelques adultes.
Proboscis filiforme de 0,66 à 0,75 mm de long
sur 0,06 à 0,075 mm de diamètre chez le mâle et
de 1,6 à 1,74 mm de long sur 0,06 à 0,1 mm de
diamètre chez la femelle. Ce rostre est armé de
9 files de 18 à 19 crochets chacune, les crochets
antérieurs sont les plus gros et ont de 0,06 à
0,072 mm de long. Les crochets basaux sont les
plus petits et ont de 0,27 à 0,036 inin de long.
que la lame.
Cou mince de 0,25 mm de large à la base et
nettement séparé du tronc. Sa longueur est varia¬
ble atteignant 1,1 mm chez la femelle lorsqu'il est
contracté mais étant au moins deux fois plus long
en extension complète.
Réceptacle de 0,43 à 0,70 mm de long sur
0,07 à 0,1 mm de diamètre chez le mâle, de 1,38
à 2,3 mm de long sur 0,15 à 0,22 mm de diamètre
chez la femelle, muni d’une double paroi, l’assise
externe ayant 0,024 mm de large est formée de
faisceaux musculaires spirales forts.
Ganglion cérébroidc allongé placé à la buse
du réceptacle, d’où naissent les deux rétinaclcs.
Lemnisques digitiformes de 0,38 à 0,50 mm
de long sur 0,06 à 0,12 mm de large chez le mâle,
de 1,25 à 1,81 mm de long sur 0,14 â 0,25 mm de
large chez la femelle.
Tronc approximativement cylindrique de 1,87
à 2,8 mm de long sur 0,32 à 0,52 mm de diamètre
chez le mâle, de 9,4 à 14 mm de long sur 0,6 à
1,0 mm de diamètre chez les femelles gravides.
Testicules sphériques â ovoïdes, de 0,24 à
0,32 mm de long, placés exactement, ou un peu
obliquement, l’un derrière l’autre dans le tiers
moyen de la longueur du tronc.
Vésicule séminale allongée de 0,16 mm de
long placée sur la face dorsale de l’extrémité pos¬
térieure des canaux cémentaircs.
Glandes cémentaircs sphériques à ovules de
0,06 à 0,12 mm de long, groupées de façon mas¬
sive entre le testicule postérieur et l’organe de
Sâfftigcn, chacune ayant un canal excréteur
mince. Le nombre de glandes varie de 4 â 6 (3 d’un
côté et 1 et 3 de l’autre???).
Organe de Sâiftigen de 0,4 à 0,5 nun de long
à contenu transparent.
Chape musculaire de la bourse copulatrice
avec deux diverticules antérieurs et de nombreuses
petites digitations.
Cloche utérine longue, largement ouverte en
Utérus relativement court d’environ 0,25 à
30 mm de long.
Vagin à sphincter externe faible et à sphinc-
t interne fort. Bulbe vaginal large d'apparence
Hôte définitif : Misgurnus fossilis.
Localité : inconnue, mais certainement de
l’archipel japonais.
Source : MNHN, Paris
328
YVES J. GOLVAN
ECHINORHYNCHOIDEA incertae sedis.
ARHYTHMORHYNCHUS (s. I.) SILURICOLA Dollfus 1929.
Cette espèce a été rapportée avec doute au genre Arhythmorhynchus par son auteur mais
elle n’appartient certainement pas à ce genre. L’état des spécimens ne permettait d’ailleurs
pas une diagnose générique plus précise.
La description de Doixfus est la suivante :
plèteraent^vaginées, les deux autres avaient lu trompe presque complètement évaginée.
Ces deux spécimens présentaient ù l’extrémité postérieure un appendice long, grcle, à cuticule extrê¬
mement mince, probablement copulateur.
Spécimen A : longueur totale sans l’appendice 7,9 mm, plus grande largeur 0,9 mm. Appendice long
de 0,8 mm et large d’environ 0,085 mm. Rostre long de 1,4 mm, large de 0,5 mm. Distance de la base du
rostre au fond du réceptacle d’environ 2 mm, largeur du réceptacle de 0,5 mm. Hauteur du champ d'épines
cuticulaires antérieures de 0,45 mm.
Spécimen B : longueur totale sans l'appendice 5 mm. Plus grande largeur : 1 mm. Appendice long de
2 mm environ sur 0,1 mm de large environ. Rostre long de 1,55 mm et large de 0,55 mm. Distance de la
base du rostre au fond du réceptacle d’environ 2,3 mm. Largeur du réceptacle 0,6 mm. Hauteur de la partie
antérieure invaginée et garnie d’épines : 0,4 mm.
Spécimen C : longueur totale : 10,6 mm, largeur 0,7 à 1 mm. Rostre long de 0,15 mm environ. Récep¬
tacle long de 2,5 mm pour un diamètre de 0,5 à 0,6 ram environ.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACAHNOTCÉPHALES
329
- 0,1
.0,2
Rostre subcylindrique portant 20 files de 15
à 16 crochets chacune. La forme de la racine varie
avec la place des crochets sur le rostre. Les racines
des crochets de la couronne II portent un petit
tubercule au-dessus de son inflexion, la lame est
plus longue que pour la racine pour les 6 premiers
crochets de chaque file.
Vers le crochet VII la lame descend au même
niveau que l’extrémité inférieure de la racine.
Les crochets VIII et IX ont une lame plus
courte que la racine laquelle porte, vers la moitié
de sa longueur, un tubercule hémisphérique très
pas postérieurement, elle est implantée presque
verticalement.
Les crochets XI à XII ont une racine bifur-
Les crochets XIII à XVI ont une bifurcation qui
devient moins nette et disparaît. La racine est
très réduite.
Source : MNHN, Paris
330
YVES J. GOLVAN
Les figures montrent, faisant suite à la trompe,
une large zone où les épines cuticulaires ont la pointe
dirigée antérieurement. 11 y a environ 25 à 30 cou¬
ronnes d’épines comptant une douzaine d’épines
pour certaines et seulement 5 ou 6 épines pour
d’autres. Il semble donc qu’il y ait un champ unique
d’épines cuticulaires qui couvre une aire triangulaire
à pointe inférieure ventrale. Ces épines ont une racine
arrondie ou légèrement bilobée.
Tout le reste du corps est inerme. La sous-
cuticule contient des noyaux petits et nombreux.
Le réceptacle a une double paroi.
Hôtes définitifs ou d'attente (les spécimens sont
immatures) : silures des genres Gepyhroglanis ou
Chrysichlhys.
Localité : Souelaba (Cameroun) [récolte de Théo¬
dore Monod].
ECHINORHYNCHUS (s. I.) ORESTIAE Neveu-Lemaire 1905.
La description est basée sur 2 femelles.
Petit ver de couleur jaunâtre, cylindrique et présentant à peu près
le même diamètre sur toute sa longueur. Il mesure 9 mm de long et sa
largeur dans la partie moyenne est de 0,6 mm.
Cuticule portant sur le quart antérieur du tronc des stries de plus en
plus écartées les unes des autres au fur et à mesure que l’on s’éloigne de
l'extrémité antérieure. Cette partie supérieure striée porte de petites épines
coniques. Il y a 19 couronnes d’épines cuticulaires.
Proboscis de 0,5 mm de long sur 0,2 mm de diamètre dans sa partie
Crochets disposés en files (une douzaine) mais dont le nombre ne
peut être donné exactement car l’évagination n’est pas complète.
Partie postérieure du tronc lisse. Extrémité postérieure obtuse
conique et tronquée dans sa partie terminale.
Il est impossible d’attribuer une place quelconque à cet Acanthocé-
phale très insuffisamment décrit.
Hôte définitif : Orestias tschudii (Orestiidae).
Localité : lac Titicaca, Huaqui (Bolivie).
z 3 1
P Y C
A. Adulte.
B. Crochets du rostre.
C. Épine cuticulaire du tronc.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
331
CLEF DICHOTOMIQUE DES GENRES DE PALAEACANTHOCEPHALA
DE LA SUPER-FAMILLE DES ECHINORHYNCHOIDEA
1-A. Palaeacantliocephala parasites de Vertébrés inférieurs, essentiellement de Poissons, accessoirement
(pour le seul genre Pseudoacanthocephalus) d'Amphibiens, voire de Reptiles. Super-famille des
Echinorhynchoidea. 2
B. Palaeacantliocephala parasites (à l’état adulte) de Vertébrés supérieurs, surtout Oiseaux et Mammi¬
fères, plus rarement de Reptiles. Super-famille des Polymorphoidea.
(Voir fascicule suivant.)
2- A. Toujours huit glandes cémentaires. 3
B. Toujours moins de huit glandes cémentaires . 12
3- A. Tronc toujours inerme. Famille des Leptorhynchoididae. 11
B. Tronc toujours armé d’épines cuticulaires. Famille des Illiosentidae. 4
4- A. Parasites de Poissons marins. 5
B. Parasites de Poissons d’eau douce. 10
5- A. Présence d’une couronne ou, au minimum, d’un croissant ventral de grands crochets « spécialisés »
à la base des files de crochets du rostre . 6
B. Jamais de grands crochets spécialisés à la base des files de crochets du rostre. Les crochets de la
couronne basale sont le plus souvent les plus petits de tous ceux qui arment le proboscis. 7
6- A. Crochets du rostre présentant toujours une très forte dissymétrie dorso-ventrale, épines génitales
toujours présentes, vulve terminale s’ouvrant entre deux protubérances, l’une dorsale et 1 autre
ventrale, unies par un volumineux organe musculaire en éventail. Genre Illiosentis
B. Crochets du rostre présentant une dissymétrie dorso-ventrale peu accusée, jamais d’épines génitales
chez les mâles, parfois présentes chez les femelles, vulve terminale s’ouvrant sur une extrémité
postérieure arrondie, ne présentant jamais les protubérances dorsale et ventrale caractéristiques
du genre précédent. Pas d’organe musculaire en éveDtail. Genre Dollfusentis
7- A. Épines génitales toujours présentes, dissymétrie faible des crochets du rostre, ganglion cérébroïde
placé dans la partie moyenne du réceptacle, les crochets du rostre ne sont jamais engainés dans
une cuticule hyaline épaisse. Genre Telosentis
B. Jamais d’épines génitales. 8
8- A. Crochets du rostre engainés dans une membrane cuticulaire hyaline très épaisse, présentant une
dissymétrie dorso-ventrale toujours nette, ganglion cérébroïde placé au tiers antérieur du récep¬
tacle. Genre Tegorhynchus
B. Rostre ne présentant jamais de membrane cuticulaire épaisse et hyaline, engainant les crochets.. 9
9- A. Glandes cémentaires sphcroïdales, en bouquet, possédant des canaux excréteurs très longs qui
forment, de part et d’autre de l’organe de Sfifftigen, deux réservoirs dilatés.
Genre Metarhadinorhynchus
B. Glandes cémentaires sphéroïdales, groupées en quatre paires superposées, ayant des canaux excré¬
teurs relativement brefs. Genre Indorhynchus
10- A. Parasites de Poissons d’eau douce de Sibérie orientale, dimorphisme sexuel parfois très accusé, les
trois couronnes basales ont des crochets petits, sans racines différenciées.
Genre Pseudorhadinorhynchus
B. Parasites de Poissons d’eau douce d’Europe centrale, dimorphisme sexuel normal, les crochets de
la couronne basale sont plus petits que les autres, mais dans une même file les tailles des crochets
sont sensiblement égales. Genre Dentitruncus (ce genre est très proche du précédent)
11- A. Proboscis relativement long, cylindroïde, armé de files longitudinales de crochets qui comptent
toujours plus de 10 crochets chacune. Parasites de Poissons d’eau douce ou de migrateurs
potamotoques. Genre Leptorhynchoides
B. Proboscis relativement court, en massue à grosse extrémité supérieure, armé de files longitudi¬
nales qui comptent toujours moins de 10 crochets chacune. Parasites de Poissons strictement
marins (du Pacifique). Genre Metacanthocephalus
12- A. Toujours quatre glandes cémentaires. 13
B. Toujours deux glandes cémentaires. Famille des Diplosentidae . 30
C. Toujours six glandes cémentaires. 32
13- A. Tronc toujours armé d’épines cuticulaires. Famille des Rhadinorhynchidae . 14
B. Tronc toujours inerme. Famille des Fessisentidae. 22
Source : MNHN, Paris
332
YVES J. GOLVAN
-A. Épines cuticulaires réparties en deux champs, un champ antérieur d’épines séparées les unes des
autres puis un champ postérieur d’épines cuticulaires groupées en « peignes » enserrant les faces
ventrale et latérales du tronc, jusqu’au niveau du milieu de sa hauteur. Sous-famille des Serra-
sentinae avec le seul genre Serrasenlis.
B. Épines cuticulaires toujours séparées, ne formant jamais de « peignes » en croissant. 15
15- A. Proboscis relativement long, armé d'un nombre toujours élevé de crochets. Sous-famille des
Rhadinorhynchinae ..... 16
B. Proboscis court, en massue, armé d'un nombre relativement peu important de crochets. Sous-
famille des Gorgorhynchinae . 20
16- A. Parasites de Poissons de mer. 17
B. Parasites de Poissons d’eau douce. 18
17- A. Épines cuticulaires du tronc toujours disposées selon deux champs séparés par une zone inerme,
épines engainées de cuticule pratiquement jusqu’à leur pointe, glandes cémentaires assez brèves,
toujours disposées en deux paires de longueur inégale, embryophores à coque externe lisse
avec hernies polaires étroites. Genre Rhadirwrhynehus
B. Épines cuticulaires du tronc disposées en un seul champ, ces épines n’étant engainées de cuticule
qu’à leur base mais à pointe toujours libre, toujours un croissant ventral très net à la base des
files de crochets (ce croissant n’est qu’ébauché chez les Rhadirwrhynehus), glandes cémentaires
ayant pratiquement toutes les quatre la même longueur, embryophores à coque externe ornée
de points très serrés les uns contre les autres, avec hernies polaires courtes et larges de la mem¬
brane moyenne. Genre Raorhynchus
18- A. Épines cuticulaires du champ postérieur de très grande taille, véritablement hypertéliques.
Genre Megistacantha
B. Épines cuticulaires toujours fines, jamais gigantesques. 19
19- A. Parasites de Poissons d’eau douce des Grands Lacs centre-africains. Ébauche de croissant ventral
de grands crochets à la base des files.. Genre Paragorgorhynchus
B. Parasites de Poissons d’eau douce de Chine. Les crochets placés à la base des files sont les plus
petits de tout le rostre. Genre Cathayacanthus
20- A. Parasites de Poissons de mer. Quatre glandes cémentaires longues et tubuleuses. 21
B. Parasites de Poissons d’eau douce (ou de Poissons côtiers). Glandes cémentaires toujours courtes,
en massue à grosse extrémité supérieure. 22
21- A. Rostre en massue, crochets ne présentant jamais de grandes différences selon la place qu’ils occu¬
pent dans les files. Genre Gorgorhynchus
B. Rostre bulboïde, crochets de quatre types : petits crochets apicaux et sub-apicaux, grands crochets
moyens, petits crochets à racine en Y à la base. Genre Auslralorhynchus
22- A. Ganglion cérébroïde placé à la partie toute inférieure du réceptacle. Épines cuticulaires du tronc
disposées en couronnes transversales, sans qu’il y ait une extension ventrale particulièrement
importante de la partie postérieure de l’aire spinuléc. Genre Cleaveius
B. Ganglion cérébroïde placé dans la partie moyenne du réceptacle. Épines cuticulaires du tronc
descendant plus sur la face ventrale que sur les faces latérales et surtout que sur la face posté¬
rieure. Genre Micracanthorhynchina
23- A. Parasites de Poissons de mer de taille assez grande, à tronc très long, très mince, cylindroïde.
Proboscis très long, très mince, souvent arqué. Lemniqucs sacciformes et aplatis. Glandes cémen-
taircs tubuleuses et très longues. Genre Filisoma
B. Corps jamais filiforme. 23
24- A. Parasites de Poissons d’eau douce d’Asie. Proboscis cylindroïde, assez court. Crochets dont la
taille CROÎT régulièrement de l’apex à la base du rostre, ce sont donc les crochets placés à la
base des files qui sont les plus gros. Glandes cémentaires longues et claviformes.
Genre Rhadinorhynchoides
B. Les crochets de la couronne basale ne sont jamais les plus gros de tout le rostre. 24
25- A. La taille des crochets diminue très régulièrement de l’apex à la base du rostre. Les crochets de la
couronne basale sont donc les plus petits mais les crochets moyens ne sont pas particulièrement
plus développés que les autres. 25
B. Ce sont les crochets de la partie moyenne des files qui sont les plus gros alors que les crochets
basaux ou apicaux sont bien plus petits qu’eux. 27
26- A. Lemnisqucs toujours nettement plus longs que le réceptacle. Organes génitaux mâles occupant
TOUJOURS plus de la moitié de la longueur du tronc. 26
B. Parasites de Poissons de mer. Lcmnisques toujours plus courts que le réceptacle. Organes génitaux
mâles confinés dans le cinquième postérieur de la longueur du tronc. Genre Cavisoma
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
333
27- A. Parasites de Poissons d’eau douce d’Amérique du Nord. Corps d’assez grande taille, cylindroïde,
glandes cémentaires en massue assez brève. Genre Fessisentis
B. Parasites de Poissons de mer. Très petite taille, tronc fusiforme. Glandes cémentaires courtes et
linguiformes. Genre Pseudocavisoma
28- A. Parasites de Poissons de mer. Corps assez long, cylindroïde. Ganglion cérébroïde placé dans les
2/3 supérieurs de la hauteur du réceptacle. Glandes cémentaires disposées en deux paires de
longueur inégale. Genre Neorhadinorhynchus
B. Parasites de Poissons d'eau douce. Corps de taille réduite, sensiblement fusiforme. Ganglion
cérébroïde toujours placé au fond du réceptacle. 28
29- A. Parasites de Poissons d’eau douce d’Amérique du Sud. Pénis toujours volumineux. 29
B. Parasites de Poissons d’eau douce d’Extrême-Orient. Glandes cémentaires en courte massue.
Genre Echinorhynchoides
30- A. Dimorphisme sexuel extrêmement accusé, mâle à proboscis fusiforme, femelle à proboscis sphé-
roldal armé de crochets longs et minces sensiblement de même type alors que chez les mâles,
les crochets de la partie moyenne des files sont nettement plus gros que les crochets apicaux ou
basaux. Genre Megapriapus
B. Dimorphisme sexuel normal, les deux sexes ont des proboscis de même forme et à crochets iden¬
tiques. Glandes cémentaires tubuleuses. Genre Paracavisoma
31- A. Diplosentidae à tronc orné, dans sa partie antérieure, d’épines cuticulaircs. Sous-famille des
Allorhadinorhynchinae avec le seul genre Allorhadinorhynchus.
B. Diplosentidae à tronc toujours inerme. 31
32- A. Proboscis en courte massue, inséré plus près de la face ventrale que de la face dorsale du tronc.
Lemnisques repliés sur eux-mêmes dans une sorte de sac. Organes génitaux mâles occupant
plus de la moitié postérieure de la longueur de tronc. Genre Diplosentis
B. Proboscis long, armé de nombreux crochets, inséré dans l’axe du tronc. Lemnisques aussi longs
que le réceptacle, flottant librement dans la cavité centrale. Organes génitaux mâles n’occupant
pas plus de la moitié postérieure du tronc. Genre Pararhadinorhynchus
33- A. Proboscis relativement court, cylindroïde, armé d’un petit nombre de crochets présentant tou¬
jours une très forte dissymétrie dorso-ventrale, les crochets ventraux étant à peu près trois
fois plus grands que les dorsaux. Famille des Heteracanthocephalidae. 34
B. Proboscis de forme et de longueur très différentes, armés de crochets en nombre très variable
selon les genres, mais ne présentant jamais de forte dissymétrie dorso-ventrale. 36
34- A. Tronc orné, dans sa partie antérieure, d’épines cuticulaires. Parasites de Poissons de mer. Sous-
famille des Aspersentinae avec le seul genre Aspersentis.
B. Tronc toujours inerme. 35
35- A. Parasites de Poissons de mer. Proboscis armé d'un nombre élevé de files de crochets, comptant
généralement de nombreux crochets par file. Genre Heteracanthocephalus
B. Parasites de Poissons d’eau douce d’Extrême-Orient. Proboscis armé d’un petit nombre de files
de crochets (6), les files dorsales comptant deux fois plus de crochets que les files ventrales.
Genre Sachalinorhynchus
36- A. Proboscis relativement court, comptant toujours au moins 2 types nettement distincts de cro¬
chets, parfois plus de deux types de crochets. Le passage des crochets vrais à racines bien déve¬
loppées aux crochets spiniformes basaux à racine rudimentaires, se fait toujours sans transi-
B. Proboscis de longueur variable mais armé de crochets plus ou moins développés, le passage des
crochets vrais aux crochets spiniformes, lorsqu'ils existent, se fait toujours par des formes de
transition ayant des racines dont la taille se réduit progressivement. 45
37- A. Proboscis assez court mais jamais sphéroldal comme celui des Eoacanthoccphala de la famille
des Neoechinorhynchidae. Famille des Arhythmacanthidae. 38
B. Proboscis très court, sphéroldal, ressemblant à celui des Neoechinorhynchidae armé d’un nombre
très réduit de crochets qui tendent à perdre leur disposition en files longitudinales pour adopter
celle par files spirales. Le proboscis ne se rétracte plus en doigt de gant mais tend à s’invaginer
en bloc dans le réceptacle. Famille des Hypoechinorhynchidae. 44
38- A. Tronc orné, dans sa partie antérieure, d’épines cuticulaircs. 39
B. Tronc toujours inerme. Sous-famille des Paracanthocephaloidinae. 42
39- A. Présence, non seulement d’épines cuticulaircs antérieures, mais aussi d’ÉPlNES génitales dans
les deux sexes. Sous-famille des Neoacanthocephaloidinae. 40
B. Jamais d’épines génitales dans l’un ou l’autre sexe. Sous-famille des Arhythmacanthinae. 41
Source : MNHN, Paris
334
J. GOLVAN
40-A. Épines cuticulaires antérieures séparées des épines génitales par une large zone inenne.
Genre Neoacanthocephaloides
B. Épines cuticulaires couvrant tout le tronc sans solution de continuité entre le champ antérieur
et les épines génitales. Genre Acanthocephaloides
41_A. Tronc en très court fuseau, orné, dans sa partie antérieure, de très petites épines serrées les unes
contre les autres et profondément enchâssées dans la cuticule (aspect écailleux). Proboscis bref,
armé de 3 types de crochets dont la disposition selon des files longitudinales tend à se perdre
au profit d’une disposition spirale. Genre Arhythmacanthus
B. Tronc nettement plus allongé, plus ou moins cylindroïde. Proboscis claviforme. Ganglion céré¬
broïde placé à la partie moyenne du réceptacle. Lemnisques bien plus longs que le réceptacle.
Genre Gorgorhynchoides
42- A. Tronc de petite taille, inerme. Proboscis en très court fuseau, armé de quelques files de crochets
ne comptant que quelques crochets chacune. Ganglion cérébroïde placé au fond du réceptacle.
Genre Paracanthocephaloides
B. Proboscis en courte massue ou cylindroïde. Tronc de taille moyenne, très allongé, dilaté dans sa
partie antérieure puis cylindroïde sur la plus grande partie de sa longueur. 43
43- A. Partie antérieure du tronc dilatée en une sorte de « bulle » qui porte le proboscis. Paroi du tronc
relativement mince. Organes génitaux mâles n’occupant que le quart postérieur de la longueur
du tronc. Genre Euzetacanthus
B. Partie antérieure du tronc non dilatée en bulle, le diamètre maximum se trouve un peu en arrière
du fond du réceptacle. Paroi du tronc très épaisse. Organes génitaux mâles occupant au moins
la moitié postérieure de la longueur du tronc. Genre Breizacanthus
44- A. Parasites de Poissons de mer de l’hémisphère Sud. Genre Hypoechinorhynchus
B. Parasites de Poissons d’eau douce de Sibérie. Genre Bolborhynchoides
45- A. Cou toujours court, tronconique. Famille des Echinorhynchinae. 46
B. Cou toujours très étiré, très long, dont le grand axe est constitué par le réceptacle lui aussi très
allongé. Famille des Pomphorhynchidae. 54
46- A. Tronc orné, dans sa partie antérieure, d’un seul champ d’épines cuticulaires. Sous-famille des
Yamagutisentinae avec le seul genre Yamagutisentis.
B. Tronc toujours inerme. Sous-famille des Echinorhynchidae. 47
47- A. Proboscis relativement long, ganglion cérébroïde toujours placé nettement au-dessus du fond du
réceptacle. 48
B. Proboscis toujours très bref. Ganglion cérébroïde toujours placé au fond du réceptacle_ 50
48- A. Parasites de Poissons de mer. Ganglion cérébroïde placé au milieu de la hauteur du réceptacle.
Proboscis armé de nombreuses files de nombreux crochets. Glandes cémentaires placées tou¬
jours les unes au-dessous des autres en UNE seule file. Genre Echinorhynchus
B. Parasites de Poissons de mer. Ganglion cérébroïde placé dans la partie antérieure du réceptacle
Proboscis armé de nombreuses files de crochets mais ne comptant que quelques crochets cha¬
cune. Glandes cémentaires groupées en bouquet compact en arrière du testicule postérieur.
Genre Metacanthocephaloides
C. Parasites de Poissons d’eau douce. Disposition des glandes cémentaires fort variable mais elles
ne sont jamais disposées d’une part en une seule file, d’autre part en un groupe compact où il
est impossible de reconnaître une systématisation. 49
49- A. Glandes cémentaires toujours disposées régulièrement en trois paires superposées.
Genre Pseudoechinorhynchus
B. Glandes cémentaires jamais disposées régulièrement en trois paires mais généralement une paire
supérieure et un amas inférieur de quatre glandes, ou une glande supérieure, puis une paire
puis trois glandes inférieures en amas. Genre Metechinorhynchus
50- A. Parasites de Poissons ou d’Amphibiens. Proboscis en courte massue. Embryophores présentant
toujours de grandes hernies polaires. Genre Acanthocephalus
B. Parasites d’Amphibiens. Proboscis court, cylindroïde ou en cône bref. Embryophores dépourvus
de hernies polaires. Acanthor couvert de fines épines sur toute sa surface.
Genre Pseudoacanthocephalus
51- A. Cou très long, dilaté dans sa partie toute supérieure en une “ bulle » au sommet de laquelle s’insère
le proboscis. Genre Pomphorhynchus
B. Cou étiré mais jamais dilaté en « bulle » dans sa partie toute supérieure. 54
52- A. Cou long, fusiforme. Proboscis court, en massue ou cylindrique. Lemnisques souvent réduits
à un collier de lobes qui entourent le réceptacle au point où il pénètre dans le tronc.
Genre Longicollum
B. Cou long, cylindrique. Proboscis très long et très grêle. Lemnisques bien développés.
Genre Tenuiproboscis
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
335
LISTE DES HÔTES DÉFINITIFS OU D’ATTENTE
DES ECHINORH YISCHOIDEA
Chercher & établir lu liste des hôtes des Helminthes d'un groupe est un travail particulièrement déce¬
vant. Bien souvent il fuut chercher dans un grund nombre de publications.
Après ce dépouillement qui a demandé de longues heures on se trouve en possession de données dont
le moins que l’on puisse dire est qu’elles contiennent un pourcentage d’erreurs considérable. Erreurs de
détermination de l’hôte, erreurs de détermination du parasite, erreurs de lieux ! Dans la liste des hôtes des
Palaeacaïuhoccphala que j'ai publiée en 1960 j’ai découvert bien des inexactitudes que je rectifierai dans la
liste qui suit. A son tour elle devra certainement être revue.
Pour la classification des Poissons j’ai utilisé la systématique proposée par Léon Bertin et Camille
Arambourg (1958) et qui figure dans mon Catalogua systématique des Poissons actuels paru en 1962 comme
fascicule supplémentaire au tome XXXVII des Annales de Parasitologie humaine et comparée.
Il convient de remarquer que les Acanthocéphales d’une même espèce ou d’on même genre parasitent
souvent des Poissons également très proches parents. Il me paraît qu’il est cependant encore trop tôt pour
en tirer une hypothèse à tendances explicatives.
CLASSE DES POISSONS
Sous-classe des Sélaciens
Série des Pleurotremata
Ordre des SQUALIFORMES.
Sous-ordre des SQUALIOIDEI.
Famille des Squalidae :
Acanthias vulgaris ( = Squalus acanthias) : juvéniles d'Echinorhynchus gadi.
Série des Hypotremata
Ordre des RAJIFORMES.
Sous-ordre des RHINOBA TOIDEI.
Famille des Rhinidne :
Rhynchobalus djeddensis : juvéniles de Serrasentis longa.
Sous-ordre des RAJOIDEI.
Famille des Rajidae :
Raja asterias : Acanthocephaloides incrassatus;
Raja bâtis : juvéniles d’Echinorhynchus gadi;
Raja clavata : Echinorhynchus gadi (adultes on juvéniles?).
Sous-ordre des DAS Y A TOIDEI.
Famille des Dasyatidae :
Dasyatis margarita : Rhadinorhynchus camerounensis;
Dasyatis say : Rhadinorhynchus pristÎB (?).
Famille des Potamotrygonidae :
Potamotrygon hystrix : Megapriapus ungrini.
Famille des Aetobatidae :
Aetobatus aquila (= Myliobalis aquila) : Echinorhynchus (s. 1.) urniger.
Sous-classe des Actinoplerygiens
(Chondrostei)
Ordre des ACIPENSERIFORMES.
Famille des Acipenseridae :
Acipenser brevirostris : Echinorhynchus attenuatus;
Acipenser glaber : Leptorhynchoidcs plagicephalus;
Acipenser rubicundus : Acanthocephalus anguillae;
Acipenser ruthenus : Acanthocephalus anguillae, Leptorhynchoides plagicephalus, Pompho-
rhynchus tereticollis, Pseudoechinorhynehus clavula;
Acipenser stellalus : leptorhynchoides plagicephalus;
Acipenser sturio : Echinorhynchus gadi (?), Leptorhynchoidcs plagicephalus, Pomphorhynchus
laevis, Pomphorhynchus tereticollis;
Huso huso : Acanthocephalus anguillae, Leptorhynchoides plagicephalus, Pomphorhynchus
8 564020 6 22
Source : MNHN, Paris
336
YVES J. GOLVAN
Ordre des AMIIFORMES.
Famille des Amiidae :
Amia clava : Leptorhynclioides thecatus.
Famille des Lepisostcidae :
Lepisosleus osseus : Leptorhynchoides thecatus;
Lepisosleus platostomus : Leptorhynchoides thecatus;
Lepisosleus plalyrhynchus : Leptorhynchoides thecatus.
(Teleostei)
Ordre des CLUPÉIFORMES.
Sous-ordre des ELOPOIDEI.
Famille des Albulidae :
Albula vulpes : IUioseutis africanus.
Sous-ordre des NOTOPTEROIDEI.
Famille des Hiodontidae :
Hiodon tergisus ; Leptorhynchoides thecatus.
Sous-ordre des CLUPEOIDEI.
Famille des Clupeidae :
Alosa finla : Pomphorhynchus laevis (?), Rhadinorhynchus lintoni;
Alosa alosa : Echinorhynchus (s. 1.) alosae, Pomphorhynchus tcreticollis, Rhadinorhynchus
pritis (?);
Clupea harengus : Acanthocephalus lucii (?), Echinorhynchus gadi, Metechinorhynchus salmonis,
Pscudoacanthocephalus clavula (?), Serrasentis sagittifer (larves);
Clupea spraltus : Acanthocephalus lucii (?), Echinorhynchus gadi ;
Sardinella aurita : Rhadinorhynchus cadenati;
Sardinia pilchardus ( = Clupea pilchardus — Alosa pilchardus = Alosa sardina) : Rhadinorhyn¬
chus lintoni.
Famille des Engraulidae :
Engraulis encrasicholus : Telosentis exiguus.
Sous-ordre des SALMONOIDEI.
Famille des Salmonidae :
Crislivomer namaycush : Leptorhynchoides thecatus, Metechinorhynchus leidyi, Metechiuorhyu-
chus salmonis;
Hucho hucho : Pomphorhynchus laevis, Pomphorhynchus lereticollis;
Hucho taimen : Metechinorhynchus cryophilus;
Oncorhynchus adonis : Acanthocephalus cchigoensis;
Oncorhynchus gorbuscha : Echinorhynchus gadi (?);
Oncorhynchus kela : Acanthocephalus echigoensis, Echinorhynchus eckbaumi (?);
Oncorhynchus kisutch : Metechinorhynchus lateralis, Echinorhynchus gadi (?);
Oncorhynchus mason : Echinorhynchus gadi (?), Metechinorhynchus salmonis;
Oncorhynchus nerka : Acanthocephalus echigoensis, Echinorhynchus eckbaumi;
Oncorhynchus tschawitscha : Echinorhynchus eckbaumi, Metechinorhynchus salmonis;
Salmo clarki : Metechinorhynchus lateralis;
Salmo erythrinus : Metechinorhynchus salmonis, Metechinorhynchus salmonis (?) ;
Salmo fario : Acanthocephalus lucii, Dentitruncus truttae, Metechinorhynchus sulmonis Mete-
chinorhynchus truttae, Pscudoechinorhynchus clavula:
Salmo gairdneri : Acanthocephalus jacksoni, Leptorhynchoides thecatus;
Salmo irideus : Acanthocephalus anguillae, Acanthocephalus echigoensis, Metechinorhynchus
truttae, Pomphorhynchus laevis;
Salmo ischachan : Metechinorhynchus baeri, Metechinorhynchus sevani;
Salmo lacustris : Acanthocephalus lucii, Pseudocchinorhynchus clavula;
Salmo mykiss : Metechinorhynchus salmonis;
Salmo salar : Acanthocephalus lucii, Echinorhynchus gadi, Metechinorhynchus salmonis, Mete¬
chinorhynchus truttae, Pomphorhynchus laevis, Pomphorhynchus tereticollis, Pseudo-
echinorhynchus clavula;
Salmo trutta (- Trutta marina) : Acanthocephalus anguillae (?), Metechinorhynchus salmonis
Metechinorhynchus truttae, Pseudocchinorhynchus clavula;
Salvclinus alpinus : Metechinorhynchus sulmonis, Pomphorhynchus laevis;
Salvenilus fontinalis : Acanthocephalus unguilluc, Metechinorhynchus lateralis, Acanthocephalus
jacksoni, Leptorhynchoides thecatus, Pomphorhynchus laevis (Saumon d’élevage);
Salvelinus malma : Metechinorhynchus leidyi, Metechinorhynchus salmonis, Rhadinorhynchoidcs
miyagawai;
Salvelinus namaycush : Metechinorhynchus corcgoni, Metechinorhynchus leidyi;
Salvelinus oquassa marstoni : Metechinorhynchus salmonis;
Salvelinus salvelinus ( = S.umbla) : Pomphorhynchus laevis.
Famille des Plecoglossidac :
Plecoglossus altivelis : Acanthocephalus echigoensis, Acanthocephalus opsariichthydis, Echino¬
rhynchus oblitus.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
337
Famille des Coregonidae :
Brachymyatax lenok : Metechinorhynchus cryophilus, Pseudoechinorhynchus lenok;
Coregonus albula : Acanthocephalus iucii, Metechinorhynchus salmonis;
Corcgonus clupcaformis : Leptorhynchoides thecatus, Metechinorhynchus lateralis, Metechino¬
rhynchus salmonis;
Coregonus fera : Metechinorhynchus salmonis;
Coregonus fera icidegreni : Metechinorhynchus salmonis, Pomphorhynchus iaevis;
Coregonus liiemalis : Pomphorhynchus Iaevis;
Coregonus lacaretus : Acanthocephalus anguillae, Acanthocephalus lucii, Metechinorhynchus
salmonis (?), Metechinorhynchus truttae.
Coregonus maraena : Acanthocephalus lucii;
Coregonus muksun : Acanthocephalus anguillae (?), Metechinorhynchus salmonis, Pomphorhyn¬
chus Iaevis (?);
Coregonus oxyrhynchus : Acanthocephalus lucii (?), Metechinorhynchus salmonis;
Coregonus sardinella : Metechinorhynchus salmonis;
Coregonus ussuriensis : Acanthocephalus curtus;
Coregonus wartmanni : Pomphorhynchus Iaevis;
Prosopium cylindraceum quadrilatérale : Leptorhynchoides thecatus.
Famille des Thymallidac :
Thymallus arcticus : Metechinorhynchus cryophilus;
Thymallus thymallus (— Thymallus vulgaris = T.texillifer) : Acanthocephalus lucii, Acantho¬
cephalus anguillae, Metechinorhynchus salmonis (?), Metechinorhynchus truttae, Pompho¬
rhynchus Iaevis, Pseudoechinorhynchus clavula;
Thymallus sp. d'Argentine : Echinorhynchus (s. 1.) bipennis.
Famille des Osmeridae :
Osmerus eperlanus : Echinorhynchus gadi (?), Metechinorhynchus salmonis(?), Pomphorhynchus
Iaevis (?) [juvéniles], Pomphorhynchus tereticollis, Pseudochinorhynchus clavula;
Osmerus mordax : Leptorhynchoides thecatus.
Sous-ordre des MORMYROIDEI.
Famille des Mormyridae :
Gnalhonemus cyprinoides : Megistacantha horridum.
Sous-ordre des ESOXOIDEI.
Famille des Esocidae :
Esox lucius : Acanthocephalus anguillae, Acanthocephalus lucii, Echinorhynchus gadi (?), Lepto¬
rhynchoides thecatus (immatures), Metechinorhynchus salmonis, Metechinorhynchus truttae,
Pomphorhynchus Iaevis, Pseudoechinorhynchus clavula;
Esox masquinongy : Leptorhynchoides thecatuB, Pomphorhynchus bulbocolli;
Esox niger : Leptorhynchoides thecatus ;
Esox reicherti : Acanthocephalus curtus, Acanthocephalus tenuirostris;
Esox reliculatus : Leptorhynchoides thecatus ;
Esox vermiculalus : Leptorhynchoides thecatus;
Esox sp. : Acanthocephalus jacksoui.
Famille des Umbridae :
Umbra limi : Leptorhynchoides thecatus.
Sous-ordre des MYCTOPHOIDEI.
Famille des Synodidae :
Synodus foetens : Pomphorhynchus tereticollis, Serrasentis sagittifer (juvéniles).
Sous-ordre des A TELEOPOIDEl.
Famille des Ateleopidae :
Melanogloea venlralis (nec Melanoglaea ) ; Echinorhynchus melanoglaeae.
Ordre des TETRAODONTIFORMES.
Sous-ordre des TETRAODONTOIDEI.
Famille des Tetraodontidae :
Liosaccus ressuriensis : Acanthocephalus curtus;
Sphoeroides kumu : Echinorhynchus (s. 1.) sp. ;
Tetraodon lagocephalus : Rhadinorhynchus lintoni.
Ordre des CYPRINIFORMES.
Sous-ordre des CHARACOIDEI.
Famille des Characidae :
Alestes dentex : Poragorgorhynchus albertianus;
Brycon hilarii : Metechinorhynchus briconi;
Hydrocyon forskali : Puragorgorhynchus albertianus;
Mylinae (?) sp. : Metechinorhynchus gomesi;
Mylossoma paraguayensis : Metechinorhynchus salobrensis :
P iaractus brachypomus : Metechinorhynchus jucundus ;
Triportheus paranensis ; Metechinorhynchus paranensis;
Characinidae sp. : Metechinorhynchus gomesi.
22 .
Source : MNHN, Paris
YVES J. GOLVAN
us-ordre des CYPRINOIDEI.
Famille des Catostomidae :
Carpiodes carpio : Lcptorhynchoides thccatus, Pomphorhynchus bulbocolli;
Catostomus commersoni : Acanthoccphalus jacksoni, FesBisentis vancleavei, Leptorhynchoides
thecntus, PomphorhynchuB bulbocolli;
Erimyzon sucetta : Leptorhynchoides thecatus;
Hypentelium nigricans : Leptorhynchoides thecatus;
Ictiobus bubalus : Leptorhynchoides thecatus, Pomphorhynchus bulbocolli;
Ictiobus urus : Pomphorhynchus bulbocolli;
Moxosloma rubreques : Leptorhynchoides thecatus.
Famille des Cyprinidae : ,
Abramis ballcrus : Acanthoccphalus anguillae. Pomphorhynchus lacvis;
Abramis brama : Acanthocephalus anguillae. Acanthocephalus lucii, Metechinorhynchus sal-
monis, Pomphorhynchus laevis, Pseudoechinorhynchus clavula;
Abramis sapa : Acanthoccphalus anguillae, Pomphorhynchus laevis;
Acanlhobrama tcrraesanctae : Acanthocephalus fluviatilis;
Alburnus alburnus : Acanthocephalus anguillae, Pomphorhynchus lacvis;
Alburnus bipunctatus : Acanthocephalus anguillae, Pomphorhynchus laevis;
Aspius aspius : Acanthocephalus anguillae, Acanthocephalus lucii, Pomphorhynchus laevis;
Barbus avernensis ; Pomphorhynchus laevis;
Barbus barbus (= Barbus fluviatilis) : Acanthocephalus anguillae, Acanthocephalus lucii, Pom¬
phorhynchus laevis;
Barbus brachycephalus : Pomphorhynchus lacvis;
Barbus capito : Pomphorhynchus laevis;
Barbus goklschaicus : Pomphorhynchus laevis;
Barbus meridionalis : Acanthocephalus haranti;
Barbus plebejus : Pomphorhynchus lacvis;
Blicca bjorkna : Acanthocephalus anguillae, Acanthoccphalus lucii, Metechinorhynchus salmonis,
Pomphorhynchus laevis;
Carassius auratus : Acanthocephalus tenuirostris, Cathayacanthus exilis;
Carassius carassius : Acanthocephalus anguillae, Acanthoccphalus minor, Cathayacanthus exilis
, Acanthocephalus
iris, Echino-
Chalcalburnus chalcoides : Pomphorhynchus lacvis;
Chanodiehthys erylhropterus : Acanthocephalus ci
rhynchoides dogieli;
Chanodiehthys macropus : Micrancanthorhynchina motomurai;
Chondrostoma nasus : Pomphorhynchus laevis;
Clenopharyngodon idella : Metechinorhynchus cryophilus;
Cyprinus carpio : Acanthocephalus anguillue, Acanlhocephalus curtus, Acanthocephalus lucii,
Acanthoccphalus opsariichthydis, Acanthocephalus tenuirostris, Leptorhynchoides thecatus,
Pomphorhynchus laevis, Pomphorhynchus bulbocolli;
Cyprinus orbula : Pomphorhynchus lacvis;
Diptychus dybowskyi : Pomphorhynchus laevis;
Elopichthys bambusa : Acanthocephalus tenuirostris;
Gardonus rutilus ( = Leuciscus rutilus - Hutilus rutilus) : Acanthocephalus anguillae, Acau-
thocephalus lucii, Metechinorhynchus salmonis, Pomphorhynchus laevis, Pseudoechinorhyn¬
chus clavula;
Gnathopogon elongatus : Acanthocephalus opsariichthydis;
Gobio elongatus : Acanthoccphalus opsoriichthyilis;
Gobio gobio (= Gobio fluviatilis) : Acanthocephalus anguillae, Acanthocephalus lucii, Pompho¬
rhynchus laevis, Pseudoechinorhynchus clavula, Pseudoechinorhynchus cinctulus;
Hemibarbus barbus : Acanthocephalus opsuriichthyilis;
llemibarbus labco : Acanthocephalus parallelotcstis, Echinorhynchoides dogieli;
Hybopsis slorerianus : Leptorhynchoides thecatus;
TjKuciscus aaassizi : Pomphorhynchus laevis;
i : Pomphorhynchus laevis;
: Acanthocephalus anguillae, Pomphorhynchus laevis, Pseudoechinorhynchus
Leuciscus cavedanu
Leuciscus cephalus
clavula ;
Leuciscus hakonens
Leuciscus (Idus) idus : Acanthocephalus anguillae, Acanthocephalus lucii, Echinorhynchus
gadi (??), Metechinorhynchus salmonis, Pomphorhynchus laevis, Pseudoechinorhynchus
cinctulus, Pseudoechinorhynchus clavula;
Leuciscus illyricus : Acanthocephalus lucii, Pomphorhynchus laevis;
Leuciscus leuciscus ( = Leuciscus vulgaris) : Metechinorhynchus salmonis, Pomphorhynchus
laevis, Pseudoechinorhynchus clavula;
Leuciscus schmidti : Pomphorhynchus laevis, Pomphorhynchus porforu
Leuciscus ivalecki : Acanthocephalus tenuirostris, Metechinorhynchus
dinorhynchus leuciscus;
Nocomis biguttatus : Leptorhynchoides thecatus;
Notemigonus crysoleucas : Acanthocephalus jacksoni, Pomphorhynchus bulbobolli;
Opsariichlhys uncirostris : Acanthoccphalus opsariichthydis;
Opsopoedus emiliae : Leptorhynchoides thecatus;
Parabramis pekinensis ; Acanthoccphalus tenuirostris, Pseudorhadinorhynchus markewitchi;
, Metechinorhynchus crypohilus, Pseudorha-
Source : MNHM, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ÀCANTHOCÉPHALES
339
Parabramis terminalis : Echinorhynchoides dogieli;
Pclecus culiratus : Acanthocephalus anguillae, Echinorhynchus (e.l.) peleci;
Phoxinut phoxinus : Acanthocephalus iucii, Pomphorhynchus laevis (larves);
Phoxinus stcindachneri : Acanthocephalus opsariichthydis;
Pseudaspius leplocephatus : Acanthocephalus tenuirostris, Pseudorhadinorhynchus markewitchi,
Pscudorhadinorhynchus pseudaspii;
Pseudorasbora parva : Acanthocephalus opsariichthydis, Acanthocephalus tenuirostris;
Scardinius erythrophthalmus : Acanthocephalus anguillae, Acanthocephalus Iucii, Metechinorhyn-
chus salmonis, Pomphorhynchus laevis;
Schizopygopsis koslovi : Metechinorhynchus alpinus;
Schizopygopsis sloliczkae : Acanthocephalus kashmirensis;
Schizolhorax pseudoaksaiensis issykkuli : Pomphorhynchus perforator;
Schizolhorax sp. : Echinorhynchus (s. 1.) orientalis;
Semolilus atromaculatus : Acanthocephaloides jacksoni, Leptorhynchoides thecatus;
Squalius sp. (bassin de l’Amour) : Acanthocephalus curtus;
Tinca linca ( = T. vulgaris) : Acanthocephalus anguillae, Acanthocephalus graciliacanthus,
Acanthocephalus Iucii, Pomphorhynchus laevis;
Varicorhinus capoeta sevangi : Metechinorhynchus baeri, Pomphorhynchus kostylewi;
Pimba vimba : Acanthocephalus anguillae, Acanthocephalus Iucii, Metechinorhynchus salmonis,
Pomphorhynchus laevis;
Xenocypris macrolepis : Acanthocephalus tenuirostris;
Zacco plalypus : Acanthocephalus opsariichthydis, Micracanthorhynchina motomurai;
Zacco temmiiicki : Micracanthorhynchina dakusuiensis, Micracanthorhynchina motomurai;
Zacco sp. : Micracanthorhynchina motomurai.
Famille des Cobitidae ;
Butin berdi : Pomphorhynchus sp;
Bolia curia ( — Ilymenophysa c.) : Acanthocephalus opsariichthydis;
Cobilis barbalula ( — Nemochilus barbatula) : Acanthocephalus anguillae, Acanthocephalus Iucii,
Pomphorhynchus laevis;
Cobilis barbalula toni : Sachalinorhynchus skrjabini;
Cobilis taenia : Pomphorhynchus laevis;
Misgurnus anguillicaudalus : Acanthocephalus opsariichthydis;
Misgurnus fossilis : Tcnuiproboscis misgumi;
Nemachilus kashmirensis : Pomphorhynchus kashmirensis.
Sous-ordre des SILUROIDEI.
Famille des Ariidae :
Arius jella ( = Tachysurus j.) : Indorhynchus indicus;
Galeichlhys felis : Gorgorhynchus médius, larves de Serrasentis sagittifer;
Ostcogeneiosus militaris : Indorhynchus indicus, Cleaveius secundus.
Famille des Doradidae ;
Doras costalus : Paracavisoma impudicu;
Khinodoras niger : Paracavisoma impudica.
Famille des Plotosidae :
Ploiosus anguillaris : lleterosentis plotosi, Longicollum alemniscus;
Plotosus caninus : Arhythmacanthus septacanthus, Cleaveius secundus, Paracanthocephaloides
tripnthii.
Famille de Siluridae :
Silurus glanis : Acanthocephalus anguillae, Acanthocephalus Iucii, Echinorhynchus gadi (?),
Pomphorhynchus laevis, Pseudocchinorhynchus cinctulus, Pseudocchinorhynchus clavula;
Parasilurus asotus : Acanthocephalus curtus, Acanthocephalus gotoi, Acanthocephalus opsariich¬
thydis, Acanthocephalus tenuirostris, Longicollum alemniscus, Longicollum pagrosomi,
Pseudocchinorhynchus parasiluri.
Famille des Bagridae :
Bagrus bayad : Paragorgorhynchus albertianus;
Chrysichslys sp. : Arhythinorhynchus (s. 1.) siluricola ;
Gephyroglanis sp. : Arhythinorhynchus (s. 1.) siluricola;
Leiocassis ussuriensis : Acanthocephalus curtus;
Pelteobagrus nudiceps : Echinorhynchus cotti;
Pseudobagrus Jluvidraco : Acanthocephalus tenuirostris.
Famille des Ameiuridac :
Ameiurus calus (= Ameiurus nebulosus) : Leptorhynchoides thecatus, Pomphorhynchus bulbo-
colli;
Ameiurus calus marmoralus : Leptorhynchoides thecatus;
Ameiurus mêlas : Leptorhynchoides thecatus, Pomphorhynchus bulbocolli;
Ameiurus natalis : Leptorhynchoides thecatus, Pomphorhynchus bulbocolli;
Ictalurus lacustris punctalus : Leptorhynchoides thecatus;
Ictalurus nebulosus : Acanthocephalus jacksoni;
Ictalurus punctalus : Acanthocephalus diras;
Noturus flavus : Leptorhynchoides thecatus ;
Pilodictis olivaris (le genre Pilodictis n’est pas valide) ; Leptorhynchoides thecatus;
Schilbeodes mollis : Leptorhynchoides thecatus.
Source : MNHM, Paris
340
YVES J. GOLVAN
Famille des Schilbeidae :
Schilbe mystus : Paragorgorhynchus albertianus.
Famille des Pangasiidac :
Pangasius pangasius : Cleavcius prashadi.
Ordre des ANGUILLIFORMES.
Sous-ordre des ANGUILLOIDEI.
Famille des Angoillidae :
Anguilla bostoniensis : Lcptorbynchoides thecatus;
Anguilla chrysypa ( = A. rostrata) : Acanthoccphalus jacksoui, Mctechinorhynchus cotegoni,
Mctechinorhynchus salmonis (?), Leptorhynchoides thecatus;
Anguilla japonica : Acanthoccphalus gotoi, Longicollum alcmniscus;
Anguilla reinhardli : Teloscntis australiens»;
Anguilla vulgaris ( = Anguilla anguilla) : Acanthoccphalus anguillae, Acanthoccphalus lucii
Acanthoccphalus latéral», Acanthocephaloides propinquus, Acanthocephaloides incrassatus'
Echinorhynchus gadi, Mctechinorhynchus salmonis (?), Poinphorhynchus laevis, Pomphor-
rhynchus tcreticollis, Pscudoechinorhynchus clavulo.
Sous-ordre des CONGROIDEI.
Famille des Congridae :
Conger myriasler : Echinorhynchus yamagutii;
Conger conger ( = Conger vulgaris) : Acanthocephaloides propinquus, Echinorhynchus gadi (?).
Ordre des PERCOPSIFORMES.
Famille des Percopsidae :
Percopsis omiscomaycus : Leptorhynchoides thecatus.
Ordre des BÉLONIFORMES.
Sous-ordre des BELONOIDEI.
Famille des Belonidae :
Belone belone ( = B. acus = B. vulgaris) : Acanthoccphalus lucii (?), Echinorhynchus earli
Pomphorhynchus tcreticollis, Rhadinorhynchus pristis, Teloscntis moliui; 6
Tylosurus acus ( = Tylosurus carribaeus) : Rhadinorhynchus ornatus;
Tylosurus schisrnatorhynchus : Rhadinorhynchus ornatus (?).
Famille des Scombresocidae :
Cololabis saira ; Rhadinorhynchus cololabis.
Sous-ordre des EXOCOETOIDEI.
Famille des Hcmirhamphidae :
Hemirhamphus intermedius : Micracanthorhynchina hemirhamphi ;
Hemirhamphus (Hyporhamphus) sayori : Allorhadinorhynchus segmentatus, Micracanthorhyn-
Reporhamphus melanochir : Micracanthorhynchina hemirhamphi.
Famille des Exocoetidae :
Exocoetus exiliensis : Rhadinorhynchus pristis (?);
Exocoetus volitans : Telosenüs molini (?).
Ordre des GASTÉROSTÉIFORMES.
Famille des Gasterostcidae :
Culaea inconstans ( = Ecalia inconstant) : Leptorhynchoides thecatus;
Gasterosteus aculeatus : Acanthoccphalus lucii, Metcchinorhynchus salmonis, Pomphorhynchus
laevis, Pseudoechinorhynchus clavula, Tclosentis exiguus; ’
Pygosleus pungitius
Spinachia vulgaris : Echinorhynchus gadi (?).
t, Leptorhynchoides theci
Ordre des MUGILIFORMES.
Famille des Sphyraenidae :
Sphyraena spel ( = S. vulgc
Famille des Mugilidac :
Mugil cephalus : Pararhadinorhyucbus mugilis
Famille des Atherinidae :
inthoccphaloides propim
Atherina hepsetus : Telosentis exiguus, Teloscntis molini;
Atherina pontica : Telosentis exiguus;
Chirostoma microlepidolus ( = Alherinichthys m.) : Acanthoccphalus
hcteracanthus.
(?) U
Ordre des POLYNÉMIFORMES.
Famille des Polynemidae :
Galeoides decadactylus : Rhadinorhynchus cadenati;
Polynemus octonemus ( = Polydactylus o.) : IUioscntis furcatus (immatures), Dollfusentis chandleri •
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
341
Polynemus sextarius ( = Polydactylus s.) : Raosentis polvnemi;
Polynemus heptadaclylus : Rhadinorhynchus polyncmi.
Ohdhe des CYPRINODONTIFORMES.
Famille des Cyprinodontidae :
Fundulus chrysolus : Leptorhyuclioides tkecatus;
Fundulus diaplianus menona : Leptorhynchoides thecatus;
Fundulus dispar : Leptorhynchoides thecatus;
Fundulus grandis : Dollfusentis chandleri, Leptorhynchoides thecatus;
Fundulus majalis : Leptorhynchoides thecatus;
Fundulus notants : Leptorhynchoides thecatus;
Fundulus similis : Leptorhynchoides thecatus.
Famille des Orestiidae ;
Orestias tschudii : Echinorhynchus (s. 1.) orestiae.
Famille des Poecilidae ;
Gambusia affinis : Leptorhynchoides thecatus;
Gambusia affinis holbrooki : Leptorhynchoides thecatus.
Ordre des GADIFORMES.
Famille des Macrouridae ;
Coelorhynchus coelorhynchus : Euzetacanthus simplex (?).
Famille des Gaidropsaridae :
Gaidropsarus cimbrius : Echinorhynchus gadi (?);
Gaidropsarus mustelus ( = Motella mustela = M. quinquecirrata) : Echinorhynchus sp., Echi¬
norhynchus gadi (?), Echinorhynchus leidyi;
Gaidropsarus tricirratus ( = Onos tricirrata — Motella I.) ; Echinorhynchus calloti.
Famille des Merluciidae :
Merlangus merlongus : Echinorhynchus gadi, Pomphorhynchus laevis (?);
Merluccius vulgaris : Echinorhynchus gadi (?), Pomphorhynchus tereticollis;
Merluccius sp. : Aspersentis johni;
Merluccius sp. : Gorgorhynchus robertdollfusi.
Famille des Gadidae :
Roreogadus saida : Echinorhynchus gadi;
Eleginus navaga : Echinorhynchus gadi;
Gadus collaris : Echinorhynchus gadi;
Gadus cruentatus : Acanthocephaloides incrassatus;
Gadus macrocephalus : Echinorhynchus eckbaumi;
Gadus morrhua ( = G. callarias) : Acanthocephalus lucii, Echinorhynchus gadi, Echinorhynchus
vanclcavei, Leptorhynchoides thecatus, Metechinorhynchus solmonis, Pomphorhynchus
laevis, Pomphorhynchus tereticollis, Pseudoechinorhynchus clavula, Rhadinorhynchus
pristis (?);
Lola vulgaris ( = Lola lotta) : Ancathocephalus anguillae, Acanthocephalus lucii, Echinorhynchus
gadi (?), Metechinorhynchus rhenanus, Pseudoechinorhynchus cinctulus, Pseudoechinorhyn¬
chus clavula, Pomphorhynchus laevis;
iMa vulgaris maculosa : Leptorhynchoides thecatus;
Lotella phycis : Echinorhynchus dissimilis, Echinorhynchus gadi (?), Echinorhynchus lotellae;
Melanogrammus aeglefinus : Echinorhynchus gadi, Echinorhynchus attenuatus, Rhadinorhynchus
pristis (?);
Microgadus proximus : Echinorhynchus gadi;
Microgadus tomcod : Acanthocephalus jncksoni, Echinorhynchus gadi;
Micromesistius poutassou : Pomphorhynchus tereticollis;
Molva byrkelange : Echinorhynchus gadi (?);
Molva molva ( = Molva vulgaris) : Echinorhynchus gadi;
OdorUogadus euxinus ; Acanthocephaloides incrassatus, Acanthecephaloides propinquus (?)
[probablement A. kostyletci) ;
Pollachius pollachius ( = Gadus pollachius) : Echinorhynchus armoricanus;
Pollachius vircns ( = Gadus virens = Gadus carbonarius) : Echinorhynchus gadi (?);
Raniceps raninus : Echinorhynchus gadi;
Theragra chalcogramma : Echinorhynchus eckbaumi;
Trisopterus minutas ( = Gadus minutus) : Acanthocephalus lucii (?), Echinorhynchus gadi (?),
Acanthocephaloides incrassatus, Pseudoechinorhynchus clavula:
Urophycis tenuis : Echinorhynchus gadi (?).
Ordre des LAMPRIDIFORMES.
Famille des Regalecidae :
Rcgalecus glesne : Rhadinorhynchus pristis (?).
Ordre des ZEIFORMES.
Famille des Zeidae :
Zenopsis conchifer : Scrrasentis sagittifier;
Zcus fabcr : Acanthocephaloides propinquus, Echinorhynchus (s. 1.) urniger.
Source : MNHN, Paris
342
YVES J. GOLVAN
Ordre des CORYPHAENIFORMES.
Famille des Bramidae :
Brama raji : Rhadinorhynchus pristis (?).
Famille des Coryphaenidae :
Coryphaena hippurus : Rhadinorhynchus dujardini, Serrusentis sagittifer.
Ordre des PERCIFORMES.
Sous-ordre des PERCOIDEI.
Famille des Serranidae :
Centroprisles slrialus ( — Serranus alrarius) : Serrasentis sagittifer;
Cralinus agassizi : Gorgorhynchtis lepidus;
Paralabrax humeralis : Gorgorhynchus clavatus;
Serranus scriba : Serrasentis sagittifer;
Famille des Epinephclidae :
Cepkalopholis laeniops : Serrasentis sagittifer;
Epinephelus akaara : Gorgorhynchus epinepheli;
Mycleroperca apua : Gorgorhynchus médius;
Stereolepis ischiginagi ischiginagi : Echinorhynchus gadi (?).
Famille des Oligoridae :
Lateolabrax japonicus : Gorgorhynchus satoi, Metarhadinorhynchus lateolabracis.
Famille des Moronidae :
Dicentrarchus linealus ; Echinorhynchus gadi (?), Pomphorhynchus tereticollis;
Lepibema chrysops : Leptorhynchoides thecatus;
Morone labrax ( = Labrax lupus) : Acanthocephalus lucii, Acanthocephaloides incrassatus
Acanthocepbaloides propinquus, Tclosentis molini;
Roccus americanus : Leptorhynchoides thecatus;
Roccus interruptus : Leptorhynchoides thecatus;
Roccus saxalilis : Pomphorhynchus rocci;
Laies albertianus : Paragorgorhynchus albertianus.
Famille des Ccntropomidac :
Centropomus fuscus : Serrasentis sagittifer (?).
Famille des Kuhüdae :
Nannoperca proeciliaris ( — Microperca p.) : Leptorhynchoides thecatus.
Famille des Centrarchidae :
Ambloplites rupeslris : Leptorhynchoides thecatus, Pomphorhynchus bulbocolli;
Chaenobryltus coronarius : Leptorhynchoides thecatus;
Enneacanthus gloriosus : Leptorhynchoides thecatus;
Eupomotis gibbosus : Leptorhynchoides thecatus;
Helioperca incisor : Acanthocephalus dirus;
Huro salmoides : Acanthocephalus dirus, Leptorhynchoides thecatus;
Lepomis auritus ; Leptorhynchoides thecatus;
I-epomis cyanellus : Leptorhynchoides thecatus;
Lepomis gibbosus : Acanthocephalus jacksoni, Fessisentis vancleavei, Leptorhynchoides thecatus-
Lepomis humilis : Leptorhynchoides thecatus ;
Lepomis macrochirus : Leptorhynchoides thecatus;
Lepomis megalotis : Leptorhynchoides thecatus;
Lepomis microlophus : Leptorhynchoides thecatus;
Lepomis pallidus : Leptorhynchoides thecatus;
Lepomis punclatus miniatus : Leptorhynchoides thecatus;
Lepomis punclatus punclatus : Leptorhynchoides thecatus;
Micropterus dolomieui : Leptorhynchoides thecatus, Pomphorhynchus bulbocolli-
Pomoxis onnularis : Leptorhynchoides thecatus, Pomphorhynchus bulbocolli;
Pomoxis nigromaculatus : Leptorhynchoides thecatus;
Pomoxis sparoides : Leptorhynchoides thecatus, Pomphorhynchus bulbocolli.
Famille des Pcrcichthyidae :
Percichthyt trucha : Acanthocephalus (?) tumescens.
Famille des Etheostomidae :
Boleosoma nigrum : Leptorhynchoides thecatus;
Boleosoma nigrum olmstedi : Leptorhynchoides thecatus;
Catonolus flabellaris lineolalus : Leptorhynchoides thecatus;
Hadroplerus maculants : Leptorhynchoides thecatus;
Percina caprodes : Leptorhynchoides thecatus, Pomphorhynchus bulbocolli;
Poecilichthys caeruleus : Leptorhynchoides thecatus;
Poecilichlhys exilis : Leptorhynchoides thecatus.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
Famille des Percidae :
Acerina c ernua ( = Acerina vulgaris) : Acanthocephalus anguillae, Acanthoccphaius lucii, Echi-
norhyncbus gadi (?), Metechinorhynchus salmonis, Pseudoechinorhynchus cinctulus, Pseu-
doechinorhynchus clavula, Pomphorhynchus laevis, Pomphorhynchus tereticollis ;
Acerina ichraesler : Pomphorhynchus laevis, Pomphorhynchus tereticollis;
Perça Jlavescens : Acanthocephalus jacksoni, Leptorhynchoides thecatus;
Perça fluvialilis ; Acanthocephalus anguillae, Acanthocephalus lucii, Metechinorhynchus sa!
monis, Pomphorhynchus laevis, Pseudoechinorhynchus clavula, Leptorhynchoides thecatus;
Sonder lucioperca : Arnnlhocephalus anguillae, Acanthocephalus lucii, Metechinorhynchus sal¬
monis, Pomphorhynchus laevis;
Sonder volgensis : Acanthocephalus lucii, Pseudoechinorhynchus cinctulus, Pseudoechinorhynchus
clavula;
Stizostedion canadense : Leptorhynchoides thecatus;
Stizostedion vitreum : leptorhynchoides thecatus;
Stixostedion vitreum gloucum : leptorhynchoides thecatus;
Zingel asper ( = Aspro asper = A. vulgaris) : Pomphorhynchus laevis.
Famille des Otolithidae :
Cestreus arenorius ( = Cynoscion arenarius) : Dollfusentis chandleri;
Cestreus regalis ( — Cynoscion regalis) : Pomphorhynchus tereticollis, Rhadinorhynchus tenuic-
ornis, Scrrasentis sugittifer;
Pama pama : Cleaveius secondas.
Famille des Sillaginidae :
SiUago sihama : Longicollum pagrosomi.
Famille des Pomatomidae :
Pomotomus saltatrix : Rhadinorhynchus cadenati, Scrrasentis sagittifer, Telosentis molini (?)
ou Rhadinorhynchus tenuicomis (?).
Famille des Rachycentridae :
Rachycentron conadum ( = Elacate nigra) : adultes de Serrasentis sagittifer.
Famille des Corangidae :
Caesiomorus glaucus ( = Lichia glauca) : Longicollum riouxi, Pomphorhynchus francoisae, Rhadi¬
norhynchus cadenati;
Corangidae sp. : Rhadinorhynchus africanus;
Caranx chrysos : Gorgorhynchoides elongatus;
Caranx georgianus : Rhadinorhynchus selkirki;
Caranx hippos : Gorgorhynchoides elongatus;
Caranx mertensi : Rhadinorhynchus carangis;
Caranx trochurus : Pseudoechinorhynchus clavula (?);
Caranx celehensis : Gorgorhynchus celebcnsis;
Hynnis goreensis : Rhadinorhynchus cadenati;
Naucrates ductor : Rhadinorhynchus sp. in Baylis 1944, Scrrasentis lamclligcr;
Seriola grandis : Australorhynchus tetramorphacanthus;
Seriola falcata : Gorgorhynchoides elongatus;
Seriola lalandi : Gorgorhynchoides elongatus;
Seriola quinqueradiata : Rhadinorhynchus seriolae;
Seriola zonata : Rhadinorhynchus tenuicornis;
Seriola sp. : Tegorhynchus pectmarins;
Trachinolus falcatus : adultes de Serrasentis sagittifer (in Ward 1954);
Trachinolus goreensis : Rhadinorhynchus cadenati;
Trochurus declivis : Acanthocephalus hastac;
Trachurus japonicus : Neorhadinorhynchus nudus, Rhadinorhynchus trachuri;
Trochurus novaezelandiae : Australorhynchus tetramorphacanthus;
Trachurus trecae : Rhadinorhynchus cadenati.
Famille des Lobotidae :
Lobotes surinamensis : Longicollum alemniscus, Rhadinorhynchus tenuicornis.
Famille des Lutjanidae :
Luijanus jocu : Gorgorhynchus cablei;
Luljanus johnii : Scrrasentis chauhani;
Lutianus russelli : Longicollum alemniscus.
Famille des Nemipteridae :
Gymnocranius grisous : Longicollum pagrosomi;
Synagris sp. : Gorgorhynchus celehensis.
Famille des Pomadasyidac :
Anisotremus virginicus : Dollfusentis longispinus;
Orthoprislis chrysopetrus : Dollfusentis chandleri;
Parapristipoma irilincalum : Longicollum pagrosomi;
Pomadasys hasla : Acanthocephalus hastac, Metechinorhynchus truttae (sic!) fide Southwell
et Macfie 1927;
Pristipomus octolineatus : Echinorhynchus sp. ;
Prisiipomus suillus : Rhadinorhynchus cadenati;
Source : MNHN, Paris
344
YVES J. GOLVAN
Famille des Sciaenidae :
Aplodinolus grunniens : Acanthocephalus dirus, Fessisentis fessus, Leptorhynchoides thecatus,
Pomphorhynchus bulbocolli;
Bairdiella chrysoura : Rhadinorhynchus priât» (?);
Corvina goma ( = Johnius gorna) : Echinorhynchus gadi (?);
Corvina umbra ( = C. nigra) : Acanthocephaloides incrassatus; Acantkocephaloides propinquus;
larimtis fasciatus : Rhadinorhynrhus tenuicornis;
Leioslomus xanlhuriu : Dollfusentis chandleri, Rhadinorhynchus pristis (?);
Menlicirrhus americanus : Uliosentis furcatus;
Menlicirrhus lilloralis : Illiosenlis furcatus;
Menlicirrhus saxalilis : Illioscntis furcatus;
Micropogon undulalus : Dollfusentis chandleri, Uliosentis cetratus, Serrascntis sagittifer;
Sciaena aquila : Acanthocephaloides propinquus, Pomphorhynchus tereticollis, Rhadinorhynchus
cadenati, Serrasentis sagittifer;
Sciaena schlegeli : Echinorhynchus gadi (?);
Umbrina cirrosa : Acanthocephaloides propinquus;
Umbrina roncador : Uliosentis cetratus;
Umbrina steindachneri : Paracanthocephaloidcs chabanaudi.
Famille des Gerridae :
Gerres cinereus : Dollfusentis hctcracanlhus.
Famille des Oplegnathidac :
Oplegnathus fasciatus ( = Hoplegnalhus = Hoplognatus) : Longicollum pagrosomi.
Famille des Mulüdac :
Mullus barbaïus : Euzetacanthus simplex ;
Mnllus surmuletus : Euzetacanthus simplex, Brcizacunthus chabaudi, Breizacanthus irenae-
Upeneichlhys porosus : Uliosentis edmondsi;
Upeneus martinicus : Dollfusentis ctenorhynchus.
Famille des Spuridae ;
Chrysophrys unicolor : Australorhynchus tetramorphaeanthus;
Demex denlex (D. vulgaris) : Acanthocephaloides incrassatus, Acanthocephaloides propinquus
Rhadinorhynchus lintoni;
Denlex filosus : Rhadinorhynchus cadenati;
Lagodon rhomboides : Rhadinorhynchus lintoni, Serrascntis sagittifer;
Mylio australis (le nom de genre Mylio n’est pas valide) : Longicollum edmondsi:
Pagellus erylhrinus : Acanthocephaloides incrassatus, Acanthocephaloides propinquus;
Pagrosomus unicolor : Longicollum pagrosomi;
Sparus australis : Echinorhynchus (s. 1.) sp.;
Sparus berda : Acanthocephalus hastae;
Sparus longispinus : Longicollum pagrosomi;
Sparus maculocephalus : Longicollum alemniscus;
Stcnesthes chrysops : Echinorhynchus gadi (?), Serrasentis sagittifer;
Roncador slearnsi : Uliosentis cetratus. ,
Famille des Scorpidae ;
Medialuna sp. : Tegorhynchus pectinarius.
Famille des Kyphosidac:
Kyphosus elegans : Filisoma bucerium;
Kyphosus sectatrix : Filisoma fidum.
Famille des Girellidac:
Boops vulgaris (= B. boops) : Rhadinorhynchus cadenati;
Girella tricuspidala (= G. simplex) : Echinorhynchus (s. 1.) sp.
Famille des Scatophagidae :
Scatophagus argus : Filisoma hoogliensis, Filisoma indicuin, Filisoma rizalinum, Filisoma scato-
phagusi, Longicollum alemniscus.
Famille des Chaetodontidac :
Chaelodon marcellae : Acanthocephaloides diBtinctus;
Microcanthus slrigalus : Filisoma microcanthi.
Sous-ordre des LABROIDEI.
Famille des Embiotocidae :
Ditrema temmincki ; Rhadinorhynchus dilrematis.
Famille des Pomncentridae :
Chromis marginatus : Pseudocavisoma chromitidis.
Famille des Labridae :
Crenilabrus bergylala : Acantocephalus lucii (?);
Crenilabrus melops : Acanthocephalus lucii (?), Echinorhynchus gadi (?), Pomphorhynchus terc-
ticollis;
Crenilabrus rostralus : Acanthocephaloides incrassatus;
Clenolabrus rupestris : Acanthocephalus lucii (?), Echinorhynchus gadi (?);
Hospilabrus reticulatus ( - Malacopterus r.) : Tegorhynchus brevis;
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
345
Labrus mixtus : Acanthocephalus lucii (?), Echinorhynchus gadi (?);
J^abrus tincta : Echinorhynchus (s. 1.) labri dcl ;
Labrus turdus ( - Labrus mcrula) : Echinorhynchus (s.l.) urniger.
Famille des Coridae :
Coris julis : Acanlhocephaloides distinctus ;
Hcmiidis bivittaïus (= Halichoeres b.) : Neocanthocephaloides spinicaudatus;
Hemiulis poecilopterus ( =- Halichoeres p.) : Longicollum pagrosomi.
Sous-ordre des TRACHINOIDEI.
Famille des Trichodontidae :
Arctoscopus joponicus : Echinorhynchus gadi (?).
Famille des Trachinidae :
Trachinus draco : Acanthocephaloides incrassatus, Echinorhynchus gadi (?);
Trachinus radiatus : Serrasentis sagittiier.
Famille des Chacnichthyidae :
Chaenichthys rhinoceratus : Aspersentis megarhynchus ;
Eleginops maclovinus : Hypoechinorhynchus magellanicus;
Parachaenichthys georgianus : Aspersentis megarhynchus, Echinorhynchus (s. 1.) sp.
Famille des Nototheniidae :
Notothenia acuta : Aspersentis megarhynchus;
Notothenia coriiceps : Aspersentis megarhynchus, Echinorhynchus (s. 1.) debcnliami, Metacantho
cephalus campbclli;
Notothenia cyanobrancha : Aspersentis megarhynchus;
Notothenia myzops : Aspersentis megarhynchus;
Notothenia rossii : Aspersentis megarhynchus ;
Notothenia sp. : Aspersentis megarhynchus ;
Tremalomus bernacchii : Echinorhynchus (s. 1.) debenhami, Metacanthocephalus campbclli;
Trematomus hansoni : Aspersentis megarhynchus.
Sous-ordre des CALLIONYMOIDEI.
Famille des Callionymidae :
Callionymus altivelis : Hypoechinorhynchus alaeopis;
Callionymus calauropomus : Hypoechinorhynchus alaeopis;
Callionymus lyra (= C. dracunculus) : Echinorhynchus gadi (?).
Sous-ordre des RLENNIOIDEI.
Famille des Blenniidae :
Blennius viviparus : Echinorhynchus (s. 1.) blenni.
Famille des Anarhichadidae :
Anarhichas lupus : Acanthoccphalus anguillae (?), Echinorhynchus gadi (?).
Famille des Clinidae :
Labrisomus nuchipinnis : Dnllfusentis heteracanthus.
Famille des Lumpenidac :
Lumpenus fabricius : Echinorhynchus gadi (?);
Lumpenus lainpelraeformis : Echinorhynchus gadi (?), Echinorhynchus salmonis (?), l’ompho-
rynchus tereticollis.
Famille des Pbolidse :
Pholis laeois : Pomphorhynchus laevis (?).
Famille des Zoarcidae :
Pachycarichthys obesus : Echinorhynchus abyssicola;
Zoarces viviparus : Echinorhynchus gadi (?), Mctechinorhynchus salmonis (?), Pomphorhynchus
Sous-ordre des OPHIOIDEI.
Famille des Brotulidae ;
Bothrorara testa : Echinorhynchus yamagutii;
Brotula barbota : Khadinorhynchus cadenati;
Neobythites macropus : Yamagutisentis neobythites, Yamagutisenlis rhinoplagusiac.
Sous-ordre des ACANTHUROIDEI. 1
Famille des Acanthuridae :
Acanthurus fuscescens : Ncorhadinorhynchus aspinosus;
Acanthurus strigosus : Cavisoraa magnum;
Xesurus scalprum : Ncorhadinorhynchus aspinosus.
1. Il y a ici très ccrlainement une erreur liée au fait que les descripteurs ont utilisé le terme Teuthys pour
désigner l'hAtc. Or re nom est pré-linnéon et donc non valide. Il s'applique d’une part à des Acanthuridae et
Source : MNHN, Paris
346
YVES J. GOLVAN
Sous-ordre des SIGANOIDEI.
Famille des Siganidae : 1
Siganus fuscescens : Acanthoccphaloides japonicus, Neorhadinorhynchus aspinosus, Longicollum
pagrosomi ;
Siganus linealus : Neorhadinorhynchus robustus;
Siganus oromin : Diplosentis amphacanthi.
Sous-ordre desBALISTOIDEI.
Famille des Balistidae :
Batistes aculeatus : Echinorhynchus (s. I.) nitzschi (??).
Famille des Monacanthidae :
Monacanthus hispidus : Rhadinorhynchus pristis (?).
Sous-ordre des SC0MBR01DEI.
Famille des Scombridae :
Pneumatophorus japonicus : Rhadinorhynchus zhukovi;
Scomber colias : Rhadinorhynchus cadenati, Rhadinorhynchus iintoni;
Scomber japonicus : Rhadinorhynchus japonicus. Rhadinorhynchus seriolae;
Scomber scombrus : Echinorhynchus gadi (?)), Rhadinorhynchus Iintoni. Rhadinorhynchus tenui-
Scomberomorus trilor : Rhadinorhynchus cadenati.
Famille des Thunnidae :
Auxis vulgaris (= A. bisus) : Rhadinorhynchus Iintoni;
Euthynnus allelleratus : Rhadinorhynchus cadenati, Rhadinorhynchus katsuwonis, Rhadinorhyn¬
chus vancleavei;
Euthynnus pelamys : Rhadinorhynchus katsuwonis;
Euthynnus vagans : Rhadinorhynchus katsuwonis;
Euthynnus sp. : Rhadinorhynchus ornatus;
Katsuioonus pelamys : Rhadinorhynchus ornatus, Ruorhynchus terebra, Ruorhynchus meycri;
Neolhunnus albacora : Rhadinorhynchus cadenati;
Sarda sarda : Raorhynchus terebra;
Thunnus maccoyi : Rhadinorhynchus johnstoni;
Thunnus thynnus ( - T. vulgaris) : Rhadinorhynchus pristiB (?);
Thunnus sp. : Raorhynchus inexspectatus.
Famille des Xiphiidae :
Xiphias gladius : Echinorhynchus Bp. (s. I.) in Bnrbagullo et Drago (1903).
Sous-ordre des TRICHIVROIDEI.
Famille des Gempylidae :
Gempylus serpens : Gorgorhynchus robertdnllfusi;
Thyrsites autun : Echinorhynchus sp. (s. I.).
Famille des Trichiuridae :
Lepidopus argyrus : Rhadinorhynchus pristis (?).
Sous-ordre des STROMA TOIDEI.
Famille des Centrolophidae :
Palinurichthys perciformis : Rhadinorhynchus tenuicornis.
Sous-ordre des GOBIOIDEI.
Famille des Eleotridae :
Gobiomorus glehni ; Acanthoccpbulus anguillac, Acanthocepholus curtus ;
Mogurnda obscura : Acanthocephalus minor.
Famille des Gobiidae ;
Balhygobius soporator : Dollfusentis hetcracanthus;
Chaenogobius annularis urotaenia : Acunthocephalus gotoi, Acanthocepholus opsariichthydis-
Gobius aphya : Acanthoccphaloides propinquus;
Gobius auralus : Acanthoccphaloides propinquus, Echinorhynchus (s. I.) urniger;
Gobius avernensis : Acanthocephalus lucii, Acanthocephalus paronai, Acanthoccphaloides pro-
pinquus, Pomphorhynchus tereticollis; *
Gobius bicolor : Acanthocephaloides propinquus ;
Gobius cruentatus : Acanthoccphaloides propinquus, Acanthocephaloides incrassatus;
Gobius joui ^ Acanthocephaloides incrassatus. Acanthocephaloides propinquus, Pomphorhynchus
Gobius Iota : Acanthocephaloides propinquus;
Gobius minutas : Pomphorhynchus tereticollis;
Gobius niger : Acanthocephaloides incrassatus, Acanthocephaloides propinquus, Acanthocephalus
anguillae, Acanthocephalus lucii, Pseudoechinorhynchus clavula, Echinorhynchus gadi (?)•
1. Il y a ici très certainement une erreur I
désigner l'hôte. Or ce nom est pré-linnéen et
! au lait quo les descripteurs
ns non valide. Il s'applique
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
347
Gobius ophioceplialus : Acanthocephaloides incrassatus, Aranthoccphaloides propinquus, Telo-
Gobius pagancllus ( = G. bicolor) : Acanthocephaloides incrassatus;
Mesogobius sp. : Pomphorhynchus iaevis (?);
Nesogobius sp. : Pseudoechinorhynchus clavula;
Tridenliger obscurus : Acauthocepbaius gotoi, Acanthocephalus minor.
Famille des Periophthalmidae :
Periophthalmus koelreutheri : Echinorhynchus (s. 1.) sp.
Sous-ordre des GOBIESOXOIDEI.
Famille des Gobiesocidae :
Lepadogasler gouanii : EchinorhynchuB gadi (?), Pseudoecbinorhynchus clavula (?).
Sous-ordre des ECHENEOIDEI.
Famille des Echeneidae :
Echeneis naucrales : Rhadinorhyncbus tenuicomis.
Sous-ordre des SCORPAENOIDEI.
Famille des Scorpaenidac :
Scorpaena porcus : Acanthocephaloides propinquus;
Seorpaena scrofa : Acanthocephaloides incrassatus;
Scorpaena senegalensis : Acanthocephaloides distinctus;
Sebasles norvegicus : Echinorhynchus (s. 1.) cestodicola (?), Echinorhynchus gadi (?);
Sebastichlhys marmoralus : Yamagutisentis neobythitis;
Sebastichihys oblongus : Pomphorhynchus sebastichthydis;
Paralrigla papilio : Australorhynchus tetramorphacanthus ;
Prionotus evolans : Echinorhynchus gadi (?);
Prionolus tribulus : Serrasentis sagittifer;
Trigla adrialica : Euzetacanthus simplex (?);
Trigla gurnardi : Euzetacanthus simplex (?);
Trigla kumu (= Chelidoniduhys k.) : Echinorhynchus sp.;
Trigla lineata (= Trigla laslonita) : Acanthocephaloides incrassatus, Acanthocephaloides pro¬
pinquus ;
Trigla lucerna (= T. corax = T. hirundo) : Acanthocephaloides incrassatus, Acanthocephaloides
propinquus;
Trigla lyra : Acanthocephaloides propinquus.
Famille des Hcxagrammidae :
Hexagrammos olakii : Acanthocephalus japonicus.
Famille des Platycephalidae :
Platycephalus fuscus : Echinorhynchus (s. 1.) sp., Serrasentis Bagittifer;
Inegocia meerdervoorli : Metacanthocephaloides zebrini.
Famille des Congiopodidae :
Zanclorhynchus spinifer : Echinorhynchus (s. 1.) debcnhami.
Sous-ordre des COTTOIDEl.
Famille des Cottidae :
Couus aeneus : Echinorhynchus gadi (?);
Coltus bairdi : Leptorhynchoides thecatus;
Collus bubalis : Echinorhynchus sp. (Lincicome et Van Cleavc 1949), Echinorhynchus gadi (?),
Pseudoechinorhynchus clavula (?);
Collus gobio : Acanthocephalus lucii, Metechinorhynchus truttae, Pomphorhynchus Iaevis, Pseudo-
cchinorhynchus clavula;
Collus kessleri : Metechinorhynchus salmonis, Pseudoechinorhynchus clavula;
Collus poecilops : Acanthocephalus lucii, Pseudoechinorhynchus clavula;
Collus pollux : Echinorhynchus cotti;
Couus quadricornis : Acanthocephalus lucii, Echinorhynchus gadi, Echinorhynchus (s. 1.) serpen-
tulus, Metechinorhynchus salmonis, Pseudoechinorhynchus clavula;
Cottus scorpio : Echinorhynchus gadi (?), Pomphorhynchus Iaevis;
Myoxocephalus scorpius : Acanthocephalus lucii, Echinorhynchus gadi, Metechinorhynchus sal¬
monis, Pomphorhynchus tereticollis.
Famille des Abyssicottidae :
Abyssicouus gibbosus : Echinorhynchus gadi (?);
Ilatrachocollus sp. : Echinorhynchus gadi (?);
Limnocouus bergianus : Metechinorhynchus salmonis (?), Pseudoechinorhynchus clavula (?).
Famille des Agonidae :
Agonus cataphractus : Acanthocephalus lucii, Echinorhynchus gadi (?).
Famille des Cyclopteridae :
Cycloptcrus lumpus : Echinorhynchus gadi (?), Metechinorhynchus salmonis (?).
Famille des Liparidae ;
I.iparis lineatus : Echinorhynchus gadi (?);
l.iparis owstoni (■= Cyclogaster o.) : Echinorhynchus gadi (?);
Source : MNHN, Paris
348
YVES J. GOLVAN
Liparia steineni : Echinorhynchus gadi (?);
Liparis vulgaris : Echinorhynchus gadi (?), Metechinorhynchus salmonis (?).
Ordre des PLEURONECTIFORMES.
Sous-ordre des PSETTODOIDEI.
Famille des Psettodidae :
Pseitodes belcheri : Serrasentis sagittifer;
Psetlodes erumei : Serrasentis chauhani.
Sous-ordre des PLEURONECTOIDEI.
Famille des Bothidae :
Bolhus aquosus : Echinorhynchus laurentianus;
Bothus laevis : Echinorhynchus gadi (?);
Bolhus maximus ( = Rhombus maximus ) : Acanthoccphaloides propinquus, Acanthocephalus
lucii, Metechinorhynchus salmonis, Echinorhynchus gadi (?), Pomphorhynchus tereticollis;
Bolhus podas : SerrasentÎB sagittifer ;
Bothus triacanthus : Serrasentis sagittifer ;
Lophopselta maculata : Rhadinorliynchus pristis (?);
Plalophrys ocellatus : Dollfusentis heterarunthus;
Scophlhalmus aquosus : Echinorhynchus laurentianus (sa. doute id. à Bolhus a.);
Syacium micrurum : Serrasentis sagittifer.
Famille des Hippoglossidae :
Hippoglossoides platessoides ( = Drepanopselia p.) : Echinorhynchus laurentianus, Acnnthoceoha
lus lucii (?); P
Hippoglossus hippoglossus : Echinorhynchus laurentianus;
Hippoglossus vulgaris : Echinorhynchus gadi;
Verasper moseri : Metechinorhynchus kushiroeusis.
Famille des Paralichthyidae :
Paralichlhys albiguttatus : Rhadinorhynchus pristis, Serrasentis sagittifer;
Paralichlhys dentalus : Echinorhynchus gadi (?), Serrusentis sagittifer, Telosentis molini (?)
Rhadinorhynchus tenuicomis;
Paralichlhys gultatus : Serrasentis sagittifer;
Paralichlhys olivaceus : Metacauthocepliuloides zebrini ;
Paralichlhys slellalus : Metechinorhynchus lageniformis.
Famille des Plcuronectidac :
Alaeops plinthus : Hypocchinorhynchus ulaeopis;
Lepidopsella biliueata : Metechinorhynchus lageniformis;
Limanda angusliroslris : Echinorhynchus gadi (?);
l.imanda ferruginea : Echinorhynchus gadi (?);
Limanda limanda : Echinorhynchus gadi (?), Metechinorhynchus salmonis (?), Pomphorhynchus
tereticollis;
Liopsetla glacialis : Metechinorhynchus sulmonis;
Liopsella obscura : Mctacanthocephalus ovicephalus ;
Platichlhys flesus : Echinorhynchus gadi (?);
Plalichthys slellalus : Metechinorhynchus lageniformis;
Plalophrys ocellatus : Dollfusentis heteracanthus;
Pleuronecles flesus : Acanthocephalus onguilluc, Acanthocephalus lucii, Echinorhynchus gadi (’)
Metechinorhynchus salmonis, Pomphorhynchus laevis, Pseudoechinorhynchus elavula- ' '
Pleuronecles linguatula : Acanthoccphaloides propinquus;
Pleuronecles microcephalus : Echinorhynchus gadi (?);
Pleuronecles passer : Echinorhynchus gadi (?), Metechinorhynchus salmonis, Pomphorhynchus
laevis;
Pleuronecles planus : Serrasentis sagittifer;
Pleuronecles plalessa : Acanthocephalus lucii, Pomphorhynchus laevis (?);
Pleuronecles platessoides : Echinorhynchus (s. 1.) platessoides Ginelin 1790;
Pleuronichlliys cornulus : Metacanthocepholoides zebrini, Metacanthocephalus pleuronichthydiB ■
Pseudopleuronectes americanus : Echinorhynchus laurentianus, Serrusentis sagittifer.
Famille des Rhombosoleidac :
Pellorhamphus novaeielandiae : Heterucanthocephalus peltorhamphi.
Sous-ordre des SOLEOIDEI.
Famille des Soleidae :
Barnardichlhys fuivomarginalus : Longicollura chabanaudi;
Microchirus i vittei : Acunthocephaloides distinctus;
Monochirus atlanticus : Acanthoccphaloides distinctus;
Monochirus hispidus : Acanthoccphaloides distinctus;
Solea cuneala : Serrasentis sagittifer;
Solcu hexophthalma : Serrasentis sagittifer;
Solea impar : Acanthoccphaloides soleae;
Solea nasula : Acanthoccphaloides kostylewi;
Solea vulgaris : Acanthoccphaloides incraBsatus, Acunthocephaloides propinquus, Acanthocepha¬
lus lucii (?), Echinorhynchus gadi (?), Echinorhynchus (s. 1.) urniger, Pomphorhynchus tere-
ticollis.
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
349
Famille des Synapturidae :
Symphurus urniger : Rhadinorhynclius pristis (?);
Zebrias zebrinus : Metacaothocephaloides zebrini.
Famille des Cynoglossidae :
Cynoglossus cunariensis : Scrrasentis sagittifcr;
Cynoglossus zanzibarensis : Paracanthocephaloides chabanaudi;
Rliinoplagusia japonica : Yamugutisentis rhinoplagiisiae.
Ordre des LOPHIIFORMES.
Famille des Lophiidae :
Lophius piscatorius : Acanthocephaloides incrassatus, Acanthocephaloides propinquus, Echino-
rhyuchus gudi (?), Rhadinorhynclius tcnuicomis (?).
CLASSE DES AMPfflBIENS
Ordre des URODÈLES.
Sous-ordre des PÉRENNIBRANCHES.
Famille des Proteidae :
Necturus beyeri beyeri : Fessisentis uecturorum ;
Necturus maculosus : Leptorhynchoides thecatus.
Sous-ordre des CADUCIBRANCHES.
Famille des Cryptobranchidae :
Megalobatrachus japonicus : Acanthocephalus lucidus.
Famille des Amphiumidae :
Amphiuma tridactylum : Leptorhynchoides thecatus.
Famille des Plethodontidae :
Eurycea tynereiuis : Acanthocephalus vancleavei.
Famille des Salamandridae :
Dicmyctylua pyrrogaster : Acanthocephalus nanus, Acanthocephalus runae (?);
Diemyctylus viridescena : Acanthocephalus ranae (?), Acanthocephalus acutulus;
Salamandra tara : Acanthocephalus falcatus, Acanthocephalus ranae (?);
Salamandra salamandra (= Salamandra maculosa) : Acanthocephalus ranae (?);
Triton alpestris : Acanthocephalus falcatus, Acanthocephalus ranae (?);
Triton lobatus : Acanthocephalus ranae (?);
Triton crislalus : Acanthocephalus anthuris, Acanthocephalus ranae (?);
Triton palmatus : Acanthocephalus ranae (?);
Triton vulgaris : Acanthocephalus anthuris, Acanthocephalus ranae (?).
Ordre des ANOURES.
Sous-ordre des ARCIFÈRES.
Famille des Discoglossidae :
Bombina bombina : Acanthocephalus ranae;
Bombina variegata ( = Bombinator pachypus B.salsa) : Acanthocephalus ranae.
Famille des Bufonidae :
Bufo agua (= B.marinus) : Acanthocephalus (?) lutzi;
Bufo arenarum : Acanthocephalus lutzi;
Bufo asper : Pscudoacunthoccphalus bufonis;
Bufo bufo : Acanthocephalus ranae, Pseudoacanthocephalus bufonieola;
Bufo bufo japonicus : Acanthocephalus lucidus;
Bufo melanoslictus : Pseudoacanthocephalus bufonis;
Bufo penangensis : Pseudoacanthocephalus bufonis;
Bufo viridis : Acanthocephalus fulculus, Pseudoacanthocephalus bufonis, Pseudoacanthocephalus
caucasicus.
Famille des Hylidue :
Hyla raddiana : Acanthocephalus (?) lutzi.
Famille des Leptodactylidae :
Paludicolo darwini : Acanthocephalus (?) lutzi.
Sous-ordre des FJRMISTERNES.
Famille des Racophoridae :
Polypedates buergeri : Acanthocephalus lucidus;
Racophorus sp. : Acanthocephalus madagascoriensis, Pseudoacanthocephalus betsileo.
Source : MNHN, Paris
350
YVES J. GOLVAN
Famille des Ranidae :
Rana cyanophlyciis : Pomphorhynchus dubious;
Rana esculenta : Acanthocephalus ranae ;
Rana japonica : Acanthocephalus lucidus ;
Rana macrocnemit : Pseudoacanthocephalus causasicus;
Rana nigromaculala : Acanthocephalus lucidus ;
Rana rugosa : Acanthocephalus nanus ;
Rana tagoi : Acanthocephalus lucidus;
Rana temporaria : Acanthocephalus ranae ;
Rana temporaria ornativcntris : Acanthocephalus lucidus;
Rana tigrina : Pseudoacanthocephalus bufonis, Acanthoce
Rana $p. : Acanthocephalus kabulensis.
CLASSE DES REPTILES
Ordre des SAURIENS.
Famille des Chamaeleonidae ;
Chamaeleo cucullalus : Pseudoacanthocephalus bigueti.
Ordre des OPHIDIENS.
Famille des Xenopeltidae :
Xenopeltis unicolor : Pseudoacanthocephalus xenopeltidis.
Famille des Colubridae :
Dromicodryas quadrilinealua : Pseudoacanthocephalus bigueti ;
Natrix sipedon : Leptorhynchoides thecatus, Pomphorhynchus bulbocolli.
Famille des Crotalidae :
Ancislrodon blomhoffii : Acanthocephalus sp.
CLASSE DES MAMMIFÈRES
Canit familiaris : Longicollum sergenti (parasitisme accidentel) ;
Homo tapiens : Acanthocephalus rauschi (parasitisme accidentel).
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
351
LISTE DES GENRES ET ESPÈCES CITÉS DANS CE FASCICULE
ACANTHOCEPHALOIDES Meyer 1932. 165
Acanlhocephaloides propinquus (Dujardin 1845) [générotype]. 167
Acanthocephaloides chabanaudi Dollfus 1952 est syn. de Paracanthocephaloides chabanaudi (D.).
Golvan 1969. 179
Acanthocephaloides distinctus Golvan 1969. 170
Acanthocephaloides incrassatus (Molin 1858). 170
Acanthocephaloides japonicus (Fukui et Morisita 1936)est syn. d’Acanthocephalus japonicus (F. et M.) 265
Acanthocephaloides kostylcwi Meyer 1932. 172
Acanlhocephaloides neobythitis Yamaguti 1939 est syn. de Yamagutisentis ncobythitis (Y.), Golvan
1969. 196
Acanthocephaloides propinquus sensu Golvan 1956 est syn. d'Acanthocephaloides distinctus G. 1969. 170
Acanthocephaloides rhinoplagtisiae Yamaguti 1939 est syn. dcYamagutisentis rhinoplagusiae (Y.)
Golvan 1969. 195
Acanthocephaloides soleae (Porta 1905). 172
ACANTHOCEPHALUS Koelreuther 1771 . 245
Acanthocephalus anguillae (Müller 1780) [générotype]. 246
Acanthocephalus acerbus Van Cleave 1931 est syn. d’Acanthocephalus echigoensis Fujita 1920 - 252
Acanthocephalus aculeattts Van Cleave 1931 est syn. d’Acanthocephalus echigoensis Fujita 1920 .. 252
Acanthocephalus acutulus Van Cleave 1931. 247
Acanthocephalus amuriensis Kostylew 1941 est syn. d’Acanthocephalus curtus (Achmerov et D.
Achmerova 1941). 249
Acanthocephalus anthuris (Dujardin 1845). 247
Acanthocephalus artatus Van Cleave 1925 est syn. d’Acanthocephalus lucidus Van Cleave 1925. 270
Acanthocephalus bigueti Houin, Golvan et Brygoo 1965 est syn. de Pseudoacanthocephalus bigueti
(H., G. et B.) Golvan 1969. 293
Acanthocephalus bu/onicola Kostylew 1941 est syn. de Pseudoacanthocephalus bufonicola (K.)
Petrotschenko 1956 . 295
Acanthocephalus bufonis (Shipley 1903) est syn. de Pseudoacanthocephalus bufonis (S.) Petro¬
tschenko 1956 . 287
Acanthocephalus caucasicus Petrotschenko 1953 est syn. de Pseudoacanthocephalus caucasicus (P.)
Petrotschenko 1956. 296
Acanthocephalus curtus (Achmerov et D. Achmerowa 1941) Yamaguti 1963 . 249
Acanthocephalus diras (Van Cleave 1931) Van Cleave et Townsend 1936. 250
Acanthocephalus echigoensis Fujita 1920. 2S2
Acanthocephalus elongalus Van Cleave 1937 ...... . 254
Acanthocephalus falcatus (FrAlich 1789). 255
Acanthocephalus fluviatilis Paperna 1964.. 259
Acanthocephalus gotoi Van Cleave 1925. 260
Acanthocephalus graciliacanthus Meyer 1932. 261
Acanthocephalus haranti Golvan 1969. 261
Acanthocephalus hastae Baylis 1944. 263
Acanthocephalus incrassatus (M.) Kostylew 1926 est syn. d’Acanthocephaloides incrassatus (M.)
Meyer 1932. 170
Acanthocephalus jacksoni Bullock 1962. 263
Acanthocephalus japonicus (Fukui et Morisita 1936) Petrotschenko 1956. 265
Acanthocephalus kabulensis Datta et Soota 1956. 267
Acanthocephalus kashmirensis Datta 1936. 267
Acanthocephalus lateralis (Leidy 1851) Petrotschenko 1956 est syn. de Metechinorhynchus laté¬
ral» (L.) G. 1969 . 229
Acanthocephalus lavareti Koelreuther 1771 est syn. de Pomphorhvnchus laevis (Z.) Müller 1776).. 299
Acanthocephalus lucidus Van Cleave 1925. 270
Acanthocephalus lucii (Müller 1777) Lühe 1911. 270
Acanthocephalus lucii sensu Meyer 1931 des Poissons du Nord de l’Europe serait (fide Yamaguti
1963) différent de celui des Poissons d'eau douce de l’Europe occidentale, mais s’il s’agit des
Poissons de la Baltique dont l’eau est douce, cette opinion peut parfaitement être erronée- 270
8 564020 G 23
Source : MNHN, Paris
352
YVES J. GOLVAN
Pages
Aeanthoeephalus lutti (Hamann 1892) Meyer 1931 n'est probablement pas on Aeanthoeephalus. . . . 272
Acanlbnrephalus madagascariensis Colvan 196S . 274
Acanthocephalus luinor Yamaguti 1935. . 276
Acanthocephalus nanus Van Cleave 1925 . 276
Acanthocephalus oncorhynchi Kujita 1921 serait syn. d’Acanthorepbalus echignensi» Fujita 1920
fide Yamaguti 1963. . . 252
Acanthocephalus opsariichthydis Yamaguti 193S. 278
Acanthocephalus parallelotestis Achemerov et D. Arhemrowa 1941 . 278
Acanthocephalus paronai (Condorelli 1897).. . 280
Acanthocephalus pesteri Tadros 1966. . . 280
Aeanthoeephalus propinquus sensu Kostylew 1926 est syn. d’Acanthocephalnides kostylcwi Meyer
1931. 172
Acanthocephalus ranae (Schrank 1788) Lühe 1911. 281
Acanthocephalus rauschi Golvan 1969. 282
Acanthocephalus sinensis Van Cleave 1937. 282
Acanthocephalus tcnuirostris (Achmerov et I).-Achinerowa 1941) Yamaguti 1963. 283
Acanthocephalus (?) ligrinae (Shipley 1903) Yamaguti 1963. 284
Acanthocephalus (?) tumescens (von I.instow 1896) Porta 1905. 284
Acanthocephalus vancleavei Hughes et Moore 1943... 284
ALLORUADINORHYNCHUa Yamaguti 1959. 149
Allorhadinorhynchus segmentants Yamaguti 1959 (géuérotype). 149
AR11YTHMACANTHUS YamaguU 1935. , 73
Arhythmacanthus fusiformis Yamaguti 1936 (générotype).
Arhythmacanthus scptacanthus Sita 1949. 17 g
Arhythmorhynchus (s. 1.) siluricola Dollfus 1929 . 328
ASPERSENTIS Van Cleave 1929. 1S4
Aspersentis megarhynchus (v. I.instow 1892) Colvan et Houin 1964 (générotype). Igg
Aspersemis austrinus Van Cleave 1929 est syn. d’Aspersentis megarhynchus (v. L.) G. et H. 1964. 155
Aspersentis heteracanthus (von Linstow 1896) G. 1969. 157
Aspersentis johni (Baylis 1929) Chandlcr 1934. 139
Aspersentis wheeleri (Baylis 1929) Chandlcr 1934 est syn. d'Aspersentis megarhynchus (v. L.) G
et H. 1964. 155
AUSTRALORHYNCHUS Ledebev 1967. 115
Australorhynchus tetramorphacanthus Ledebev 1967 (générotype).
BOLBORHYNCHOIDES Achmerov 1959. 193
Bolborhynchoides cxiguus (Achmerov et D. Achmcrova 1941) Achmerov 1959 (générotype). 193
BOLBORHYNCHUS Achmerov et Dombrowskaja-Achmerova 1941, pré-employé, est syn. de
Bolborhynchoides Achmerov 1959. 793
Bolborhynchus exiguus Achmerov et D.-A. Achmerowa 1941 est syn. de Bolborhynchoides cxiguus
(A. et D.-A.) Achmerov 1959. 193
BOLBOSENTIS Belous 1952 est syn. de Micracanthorhynchina Strand 1936.
Bolhosentis sajori Belous 1952 est syn. de Micracanthorhynchina sajori (B.) Petrotschenko 1956. 114
BREIZACANTHUS Golvan 1969.’ 18g
Breizacanthus chabaudi Golvan 1969 (générotype). 18s
Breizacanthus irenae Golvan 1969. 188
CATHAYACANTHUS Golvan 1969.' 96
Cathayacanthus exilis (Van Cleave 1928) Golvan 1969 (générotype). 9 ^
CAVISOMA Van Cleave 1931.^ 140
Cavisoma magnum (Southwell 1927) Van Cleave 1931 (générotype). 444
Cavisoma chromitidis Cable et Quick 1954 est syn. de Pseudocavisoma chromitidis (C. et Q.) Golvan
et Houin 1964. 4 28
CLEAVEIUS Subramanian 1927. 108
Cleaveius circumspinifer Subramanian 1927 (générotype). j 89
Cleaveius prashadi (Datta 1940) Colvan 1969. ly9
Cleaveius secundus (Tripathi 1959) Golvan 1969. 110
DENTITRUNCUS Sinzar 1955. ^
Uentitrunctus trultae Sinzar 195S (générotype). 48
DIPLOSENT1S Tubangui et Masilungan 1937. , Sl
Diplosentis ampbacanthi Tubangui et Masilungan 1937 (générulype). 152
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
DOLLFUSENTIS Colvan 1969.
Dollfusenlis rhandleri Golvan 1969 (géuérot>-pe)..
Dollfusentis ctenorhynchu* (C. et L.) Golvaii 19t>9..
Dollfusenlis heteracanthus (C. et L.) Golvan 1969.
Dollfusenlis longispiuus (C. et L.) Golvan 1969. .
ECHINOGASTER Monticelli 1905 (préemployé) est syn. de Senaseutis Van Cleave 1923.
ECHINORHYNCHOIDES Achraerov et Dombrowskaja-Achmerowa 1941.
Echinorhynchoides dogicli Achmerov et D.-Achmerowa 1941 (générotype).
Echinorhynchoides nu,h,s (H.) Petrotschenko 1956 est syn. de Neorhadinorhynchus nudus (H.)
Yamaguti 1939.
ECHINORHYNCHUS (Zoega) in O.F. Millier 1776 sensu structo .
Echinorhynchus gadi O. F. Miiller 1776 (générotype).
Echinorhynchus abyssicola Dollfus 1931.
Echinorhynchus armoricanns Golvan 1969 .
Echinorhynchus attenuatus Linton 1B90.
Echinorhynchus calloti Golvan 1969 . .
Eehinorhynchus cestodicola v. Linstow 1903.
Echinorhynchus cherchiae Monticelli 1889.
Echinorhynchus cotti Yamaguti 1935.
Echinorhynchus dissiinilis Yamaguti 1939. .
Echinorhynchus eckbaumi Golvan 1969.
Echinorhynchus laurentionua Ronald 1957.
Echinorhynchus lenok Achmerov et Dombrowskaja-Achmerowa 1941 est syn. de Pseudoechino-
rhvnchus lenok (A. et D.-A.)..
Echinorhynchus lotellae Yamaguti 1939.
Echinorhynchus melanoglacae Dollfus 1960.
Echinorhynchus oblitus Golvan 1969.
Echinorhynchus sevani Dinnik 1932 est syn. de Mctechinorhynchus sevani (D.) Petrotschenko
1956.
Echinorhynchus vancleavei Golvan 1969.
Echinorhynchus yamaguti! Golvan 1969.
ECHINORHYNCHUS incertae sedis.
Echinorhynchus orientalia Kaw 1951.
Echinorhynchus peleci Grimra 1870..
Echinorhynchus serpentulus Grimm 1870..
Echinorhynchus zanclorhynchi Johnston et Best 1937.
ECH1NOSOMA Porta 1907 (préemployé) et pro pane syn. de Curynosoma Lilhe 1904. de Rhadi-
norbynchus I.ühe 1911 et de Serrasenlis Van Cleave 1923. . . .
EÜZETACANTHUS Golvan 1964.
F.uzetacanlhos simplex (D.) Golvan 1964 (générotype).
FF.SSISE.NTIS Van Cleave 1931.
Kessisentis fessua Van Cleave 1931 (générotype).
Fessisemia necturorum Nickol 1967 ... .
Kessisentis vancleavei Haley et Bullock 1953.
FILISOMA Van Cleave 1928.
Filisoma indicum Van Cleave 1928 (générotype).
Filisoma bucerium Van Cleave 1940.
Filisoma fidum Van Cleave et Manter 1947.
Filisoma hoogliensis Datta et Soota 1962.
Filisoma japonicum Fukui et Morisita 1936 est syn. d’Acanthocephalus japonicus (F. et M.) Petrost-
chenko 1956.
Filisoma microcanthi Harada 1938.
Filisoma rizalinum Tubangui et Masilungan 1946.
Filisoma scatophagusi Datta et Soota 1962.
FRESNYARIIYNCHUS Golvan 1960 est synonyme de Bolborhynchoides Achmerov 1959.
Fresnyarhynclius exiguus (A. et D.-A.) Golvan 1960 est syn. de Bolborhynchoides exiguus (A. et
D.-A.) Achmerov 1959.
G ORGORHYNCHOIDES Cable et Linderoth 1963.
23.
353
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193
193
177
Source : MNHN, Paris
354
YVES J. GOLVAN
Pages
Gorgothynchoides elongatus Cable et Linderutb 1963 (générotype). 177
GORCORHYNCHUS Chandler 1931 99
Gorgorhynchus médius (Linton 1908) Chandler 1934 (générotype). 99
Gorgorhyuchue cablei Golvan 1969. . .. loi
Gorgorhynchus eelebensis (Y.) Golvan 1969 . 101
Corgorhynehus elavatus Van Cleave 1910. 103
Gorgorhynchus elavatus sensu Clable et linderoth 1963 est eyn. de Gorgorhynchus cablei Golvan
1969. 101
Gorgorhynchus epinepheli (Yamaguti 1939) Golvan 1960. 104
Gorgorhynchus gibber Chandler 1934 est syn. de Gorgorhynchus médius (L.) Chandler 1934. 108
Gorgorhynchus lepidus Van Cleave 1940. 105
Gorgorhynchus robertdollfusi Golvan 1956. 105
Gorgorhynchus satoi (Morisita 1937) Yamaguti 1963. 108
HEM IRHA DINORH Y NCH U S Krotov et Petrotschenlco 1956 est syn. de Pseudorhadinorhynchus
Achmerov et D.-Achmarowa 1941. 42
Hemirhadinorhynchus leuciscus Krotov et Pctrotschcnko 1956 est syn. de Pseudorhudinorhynchus
leuciscus (K. et P.) Golvan 1969. 45
HETERACANTHOCEPHALUS Pclroschenko 1956. 1 58
Heteracanthocephalus peltorhamphi (B.) Petrotschenko 1956 (générotype). 15g
HETEROSENTIS Van Cleave 1931 est syn. pp. d'ASPERSENTIS et pp. de PARACANTHO-
CEPHALOIDES. 154
Heterosentis hcteracanthus (von Unstow 1896) Van Cleave 1931 est syn. d'AspcrsentÎB hcteracanthus
(v. L.) Golvan 1969. 157
Heterosentis fusiformis (Y.) Tripathi 1959 est syn. d’Arhythmacanthus fusiformis Yamaguti 1935. 175
Heterosentis neobythitis (Y.) Tripathi 1959 est syn. de Yamagutisentis neobythitis (Y.) Golvan
1969. 196
Heterosentis plotosi Yamaguti 1935 est syn. de Parucanthocephaloides plotosi (Y.) Golvan 1969... 181
Heterosentis plotosi sensu Tripathi 1959 est syn. de Parucanthocephaloides tripathii Golvan 1969.. 182
Heterosentis rhinoplagusiae (Y.) Tripatbi 1959 est syn. de Yamagutisentis rhinoplugusine (Y). Gol¬
van 1969. 1 96
HYPOECHINORHYNCHUS Yamaguti 1939. 189
Hypoechinorhynchus alaeopis Yamaguti 1939 (générotype). 1 89
Hypoechinorhynchus magellanicus Szidat 1950. 1 94
ILLIOSENTIS Van Cleave et Lincicome 1939 . u
llliosentis furcatus Van Cleave et Lincicome 1939 (générotype). 16
IUiosentis africanus Golvan 1956. 17
llliosentis cetratus Van Cleave 1945. 1 9
IUiosentis ctenorhynchus Cable et Linderoth 1963 est syn. de Dollfusentis ctenorhynchus (C. et L.)
Golvan 1969. 25
llliosentis edmondsi Golvan 1960. 21
IUiosentis furcatus sensu Edinonds 1957 est syn. d'Illiosentis edmondsi Golvan 1960. 21
IUiosentis hcteracanthus Cable et Linderoth 1963 est syn. de Dollfusentis heterucanthus (C. et L.)
Golvan 1969 . 27
IUiosentis longispinus Cable et Linedroth 1963 est syn. de Dollfusentis longispinus (C. et L.) Golvan
1969 . 27
INDORHYNCHUS Golvan 1969. 40
Indorhynchus indicus (T.) Golvan 1969 (générotype). 4 q
LEPIDOSOMA Porta 1908 est syn de Serrasentis Van Cleave 1923 (préemployé). 120
LEPTORHYNCHOIDES Kostylew 1924. 48
Leptorhynchoidcs plagicephalus (W.) Kostylew 1924 (générotype). 50
Leptorhynchoides campbeUi (Leipcr et Atkinson 1924) Johnston et Best 1937 est syn. de Metacan-
thoccphalus campbeUi (L. et A.) G. 1969. 55
Leptorhynchoides (?) debenhami (L. et A. 1924) Johnston et Best 1937 est syn. d'Echinorhynchus
(s. 1.) debenhami Leiper et Atkinson 1914. 2 4 j
Leptorhynchoides ovicephalus Zhukov 1960 est syn. de Metacanthocephalus ovicephalus (Z.) Golvan
1969. 55
l eptorhynchoides thecatus (L.) Kostylew 1924.
LONGICOLLUM Yamaguti 1935. 316
Longicollum pagrosomi Yamaguti 1935 (générotype). 316
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
355
Longicollum alemniscus (H.) Yamaguti 1939. 319
Longicollum chabanaudi DoUfus et Golvan 1963. 320
Longicollum edmondsi Golvan 1969 . 321
Longicollum minor Fukui et Morisita 1936 est syn. de Longicollum alemniscus (H.) Yamaguti 1939. 319
Longicollum noellae Golvan 1969. 322
Longicollum pagrosomï sensu Johnston et Edmonds 1951 est syn. de Longicollum edmondsi Golvan
1969. 321
Longicollum riouxi Golvan 1969 . 322
Longicollum sergenti (C. et G.) Golvan 1969. 324
MEGAPRIAPUS Golvan, Gracia-Rodrigo et Diaz-Ungria 1964. 130
Megapriapus ungriai (G.-R.) Golvan, Graci-Rodrigo et Diaz-Ungria 1964 (générotype). 132
MEGISTACANTHA Golvan 1960. 95
Megistacantha horridum (L.) Golvan 1960. 96
MEHRARHYNCHUS Datta 1940 est syn. de Cleaveius Subramanian 1927. 108
Mehrarhynchus prashadi Datta 1940 est syn. de Cleaveius prashadi (D.) Golvan 1969. 109
METACANTHOCEPHALOIDES Yamaguti 1959. 244
Metacanthoccphaloides zebrini Yamaguti 1959 (générotype). 244
METACANTHOCEPHALUS Yamaguti 1959. 52
Metacanthocephalus pleuronichthydis Yamaguti 1959 (générotype). 53
Metacanthocephalus Campbell! (Leiper et Atkinson) Golvan 1969. 55
Metacanthocephalus ovicephalua (Zhukov 1960) Golvan 1969... 55
METARHADINORHYNCHUS Yamaguti 1959. 38
Malarhadinorhynchus lateolabrucis Yainuguti 1959 (générotype).. 38
METECHINORHYNCHUS Petrotschenko 1956. 217
Mcterhinorhynchus salmonis (M.) Petrotschenko 1956 (générotype). 218
Metechiuorhyurhus alp.uue (v. L.) PeUotachenko 1956. 220
Metechinorhynchus barri (K.) Petiotachenko 1956 est syn. de Pseudechinorhyncbus baeri (K.) Col-
van 1969 . 214
Metechinorhynchus briconi (M.-F.) Golvan 1969. 220
Metechinorhynchus campbelli (L. et A.) Petrotschenko 1956 est syn. de Metacanthocephalus cnmp-
belli (L. et A.) Golvan 1969. 55
Metechinorhynchus coregoni (L. in V. C.) Golvan 1969. 220
Metechinorhynchus cryophilus Sokolowskaja 1962. 221
Metechinorhynchus gomesi (M.-F.) Golvan 1969. 223
Metechinorhynchus jucundus (Travassos 1923) Golvan 1969. 223
Metechinorhynchus kushirnensis (F.). . 227
Metechinorhynchus lageniformis (F.kbaum 1938). 228
Metechinorhynchus lateralis (Leidy 1851) Golvan 1969. 229
Metechinorhynchus leidyi (Van Cleave 1924)... 233
Metechinorhynchus paranensis (M.-F.) Golvan 1969. 234
Metechinorhynchus rhenanus Golvan 1969. 234
Metechinorhynchus salobrenais (M.-F. 1948) Golvan 1969 . 235
Metechinorhynchus sevani (Dinnik 1932) Petrotschenko 1956. 235
Metechinorhynchus truttae (Schrank) Petrotschenko 1956. 239
MICRACANTHOCEPHALUS Harada 1938 est syn. de Micracanthorhynchina Strand 1936. 111
Micracanthocephalus dakusuiensis H. est syn. de Micracanthorhynchina dakusuiensis (Harada)
Ward 1951. 112
Micracanthocephalus hemirhamphi Baylis 1944 est syn. de Micracanthorhynchina hemirhamphi
(B.) Ward 1951. 113
Micracanthocephalus molomurai (H.) Harada 1938 est syn. de Micracanthorhynchina motomurai
(H.) Ward 1951. 111
MICRACANTHORHYNCHINA Strand 1936. 111
Micracanthorhynchina motomurai (Harada 1935) Helen Ward 1951 (générotype). 111
Micracanthorhynchina dakusuiensis (Harada 1938) H. Ward 1951. 112
Micracanthorhynchina hemirhamphi (Baylis 1944) H. Ward 1951. 113
Micracanthorhynchina Bajori (Belous 1952) Golvan 1969. 114
MICRACANTHORHYNCHUS Harada 1936 (préemployé) est syn. de Micracanthorhynchina
Strand 1936. 111
Source : MNHM, Paris
356
YVES J. GOLVAN
Micracanthorhynchus molomurai Harada 1935 est syn. de Micracanthorhyneliina (H.) Ward 1951. 111
NEOACANTHOCEPHALOIDES Cable et Quick 1951. 164
Ncoacanthocephaloidcs spinicaudatus Cable et Quick 1954 (générotype). 164
Neoaconthocephaloides neobythitis (Y.) Cable et Quick 1954 est syn. de Yamagutiscntis neoby-
thitis (Y.) Golvan 1969. 196
Neoaconthocephaloides rhinoplagusiae (Y.) Cable et Quick 1954 est syn. de Yamagutisentis rhino-
plagusiae (Y.) Golvan 1969. 195
NEOACANTHORHYNCHUS Morisita 1937 est syn. de Gorgorhynchus Chandler 1934. 99
Neoacanthorhynchus satoi Morisita 1937 est syn. de Gorgorhynchus satoi (M.) Yamaguti 1963... 108
NEOGORGORHYNCHUS Golvan 1960 est syn. de Ncorhadinorhynchus Yamaguti 1939. 135
Neogorgorhynchus aspinosus (F.et M.) Golvan 1960 est syn. de Neorhadinorhynchus aspinosus
(F. et M.) Yamaguti 1939 . 135
Neogorgorhynchus nudus (H.) Golvan 1960 est syn. de Neorhadinorhynchus nudus (H.) Yamaguti
1939. 137
Neogorgorhynchus robuslus Edmonds 1964 est syn. de Neorhadinorhynchus robustus (E.) Golvan
1969. 139
NEORHADINORHYNCHOIDES Tripathi 1959 est syn. de Neorhadinorhynchus Yamaguti 1939. 000
NEORHADINORHYNCHUS Yamaguti 1939. 135
Neorhadinorhynchus aspinosus (F. et M.) Yamaguti 1939 (générotype). 135
Neorhadinorhynchus dogieli (A. et D.-A.) Yamaguti 1963 est syn. d'Echinorhynchoides dogieli
Achmerov et D.-Achmerowa 1941. I34
Neorhadinorhynchus madagascariensis Golvan 1969. 137
Neorhadinorhynchus nudus (H.) Yamaguti 1939 . I37
Neorhadinorhynchus robustus (E.) Golvan 1969. 139
NIPPORHYNCHUS Chandler 1934 est syn. de Rhadinorhynchus Lühe 1911. 58
Nipporhynchus africanus Golvan, Iiouin et Deltour 1963 est syn. de Rhadinorhynchus africanus
(G., H. et D.) Golvan 1969. 60
Nipporhynchus aspinosus (F. et M.) H. Ward 1951 est syn. de Neorhadinorhynchus aspinosus
(F. et M.) Yamaguti 1939. 135
Nipporhynchus cadenati Golvan et Houin 1964 est syn. de Rhadinorhynchus cadenati (G et H )
Golvan 1969. 61
Nipporhynchus carangis (Y.) H. Ward 1951 est syn. de Rhadinorhynchu scarangis Yamaguti 1939 65
Nipporhynchus dilrematis (Y.) H. Ward 1951 est syn. de Rhadinorhynchus ditrematis Yamaguti
1939. 69
Nipporhynchus hatsuwonis (H.) Chandler 1934 est syn. de Rhadinorhynchus katsuwonis Harada
«2». 73
Nipporhynchus nudus (H.) Van Cleave et Lincicomc 1940 est syn. de Neorhadinorhynchus nudus
(H.) Yamaguti 1939. 137
Nipporhynchus ornatus sensu Van Cleave 1940 nec Rhadinorhynchus ornatus Van Cleave 1918 est
syn. de Rhadinorhynchus vancleavei Golvan 1969. 33
Nipporhynchus seriolae Yamaguti 1963 est syn. de Rhadinorhynchus seriolae (Y.) Golvan 1969.... 81
Nipporhynchus trachuri (H.) Van Cleave et Lincicome 1940 est syn. de Rhadinorhynchus trachuri
Harada 1935. 83
Oligoterorhynchus magnus Southwell 1927 est syn. de Cavisoma magnum (S.) Van Cleave 1931. 141
PARACANTHOCEPHALOIDES Golvan 1969. 179
Paracanthocephaloides chabanaudi (Dollfus 1952) Golvan 1969 (générotype). 779
Paracanthocephaloides plotosi (Yamaguti 1935) Golvan 1969. 1 8 4
Paracanthocéphaloides tripathii Golvan 1969. 132
PARACANTHOCEPHALVS Achmerov et D.-Achmerowa 1941 est syn. d’Acanthocephalus
Koelreuther 1771. 245
Paracanthocephalus curtus Achmerov et D.-Achmerowa 1941 est syn. d’Acanthocephalus curtus
(A. et D.-A.) Yamaguti 1963. 249
Paracanthocephalus tenuirostns Achmerov et D.-Achmerowa 1941 est syn. d’Acanthorephalus
tenuirostris (A.-D.-A ) Yamaguti 1963.. ... 283
PARAGORGORHYNCUUS Golvan 1957. 97
Paragorgorhynr.hu» albertianus Golvan 1957 (générotype). 97
PAKARHADINORHYNCHUS Johnston et Edmond» 1947. 1S2
Pararhadinorhynchus mugilis Johnston et Edmond» 1947 (générotype). 132
Pararhadtnorhynchus aspinosus (F. et M.) Petrotsrhenko 1956 est syn. de Neorhadinorhynchus
aspiuosus (F. et M.) Yamaguti 1939. 13$
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
PARACAVISOMA von Kritscher 1957.
Paracavisoma impudica (D.) von Kritscher 1957 (générotype).
PLEURORHYNCIIUS Nau 1787 est syn. de Leptorhynchoides Kostylew 1924.
POMPHORHYNCHUS Monticelli 1905.
Pomphorynchus laevis (Zoega in Müller 1776) Van Cleave 1924 (générotype).
Pomphorhynchus bulbocolli Linkins 1919.
Pomphorhynchus dnbious Kaw 1941.
Pomphorhynchus francoisae Golvan 1969.
Pomphorhynchus intermedius Engelbrecht 1957.
Pomphorhynchus kashmirensis Kaw 1941.
Pomphorhynchus kostylewi Pctrotschenko 1956.
Pomphorhynchus laevis sensu Kostylew 1941 est syn. de Pomphorhynchus kostylewi P. 1956.
Pomphorhynchus perforator (von Linstow 1908).
Pomphorhynchus rocci Cordonnier et II. Ward 1967.
Pomphorhynchus sebastichthydis Yamaguti 1939.
Pomphorhynchus tereticollis (Rudolphi 1809) Meyer 1932.
PROTORHADINORHYNCHUS Petrotschenko 1956 est syn. de Rhadinorhynchus Liilie 1911..
Prolorhadinorhynchus carangis (Y.) Petrotschenko 1956 est syn. de Rhadinorhynchus carangis
i. de P
natis
Yamaguti 1939..
Prolorhadinorhynchus ditrematis (Y.) Petrotschenko 1956 ei
Yamaguti 1939.
PSEUDAUCHEN Yamaguti 1963 est syn. de Gorgorhynchus Chandler 1934.
Pseudauchen epinepheli (Y.) Yamaguti 1963 est syn. de Gorgorhynchus epinepheli (Y'amaguti
1939) Golvan 1969.
PSEUDOACANTHOCEPHALUS Petrotschenko 1956.
Pseudoacanthocephalus bufonis (Shiplcy 1903) Petrostschenko 1956 (générotype).
Pseudoacanthocephalus betsileo Golvan, Houin et Brygoo 1969.
Pseudoacanthocephalus bigueti (Houin, Golvan et Brygoo 1965) Golvan 1969.
Pseudoacanthocephalus bufonicola (Kostylew 1941) Petrotschenko 1956.
Pseudoacanthocephalus caucasicus (Pctrotshenko 1953) Petrotschenko 1956.
Pseudoacanthocephalus xenopeltidis (Sihplcy 1903) Golvan 1969.
PSEUDOCAVISOMA Golvan et Houin 1961.
Pseudocavisoma chromitidis (C. et Q.) Golvan et llouin 1964 (générotype).
PSEUnOECHINORHYNCHlJS Petrotschenko 1956.
Pseudoechinorhynehus clavula (D.) Petrotschenko 1956 (générotype).
Pseudoechinorhynchus baeri (Kostylew) Golvan 1969.
Pseudoechinorhynehus cinctulus (Porta) Petrotschenko 1956.
Pseudoechinorhynchus diras (V.C.) Petrotschenko 1956 est syn. d'Acanthocephalus diras (VC.)
Van Cleave et Townscnd 1936.
Pseudochinorhynchus lenok (A. et D.-A.) Petrotschenko 1956.
Pseudoechinorhynchus parasiluri (F.) Petrotschenko 1956.
PSEUDORHADINORHYNCHUS Achmerov et Dombrowskaja-Achmerowa 1941.
Pseudorhadinorhynchus murkewitchi Achmerov et D.-Achmcrowa 1941 (générotype).
Pseudorhadinorhynchus leuciscus (K. et P.) Golvan 1969.
Pseudorhadinorhynchus neobylhitis (Y.) Petrotschenko 1956 est syn. de Yamagutisentis neobythitis
(Y.) Golvan 1969.
Pseudorhadinorhynchus pseudaspii Achmerov et D.-Achmerowa 1941.
Pseudorhadinorhynchus rhinoplagusiae (Y.) Petrotschenko 1956 est syn. de Yamagutisentis rhino-
plagusiae (Y.) Golvan 1969.
RAORHYNCHUS Tripathi 1959.
Raorhynchus terebra (R.) Tripathi 1959 (générotype).
Raorhynchus inexspectatus Golvan 1969.
Raorhynchus meyeri (Heinze 1934) Golvan 1969.
Raorhynchus (?) polynemi Tripathi 1959.
RHADINORHYNCHOIDES Fukui et Morisita 1937.
Rhadinorhynchoidcs miyagawai Fukui et Morisita 1937 (générotype).
Rhadinorhynchoides chromitidis (C. et Q.) Yamaguti 1963 est syn. de Pseudocavisoma chromitidis
(C. et Q.) Golvan et Houin 1964.
Source : MNHM, Paris
YVES J. GOLVAN
RHADINORHYNCHUS Lühe 1911. 58
Rhadinorhynchus pristis (R.) Lühc 1911 (générotype). 59
Rhadinorhynchus africanus (G.* H. et D.) Golvan 196V. 60
Rhadinorhynchus aspinosus Fukui et Morisita 1937 est syn. de Neorhadinorhynchus aspinosus
(F. et M.) Yamaguti 1939. 135
Rhadinorhynchus asturi Gupta et Lata 1967. 86
Rhadinorhynchus cadenati (G. et H.) Golvan 1969. 61
Rhadinorhynchus camerounensis Golvan 1969. 65
Rhadinorhynchus carangis Yamaguti 1939. 65
Rhadinorhynchus celcbcnsis Yamaguti 1951 est syn. do Gorgorhynchus celebcnsis (Y.) Golvan 1969. 101
Rhadinorhynchus cololabis Laurs et McCauley 1961. 68
Rhadinorhynchus ditrematis Yamaguti 1939. 69
Rhadinorhynchus dujardini Golvan 1969. 71
Rhadinorhynchus epinepheli Yamaguti 1939 est syn. de Gorgorhynchus epinepheli (Y.) Golvan 1960. 104
Rhadinorhynchus exilis Van Cleave 1928 est syn. de Cathayacanthus exilis (V. C.) Golvan 1969... 97
Rhadinorhynchus horridus Lühe 1912 est syn. de Megistacantha horridum (L.) Golvan 1960. 96
Rhadinorhynchus indicus Tripathi 1959 est syn. d'Indorhynchus indicus (T.) Golvan 1969 . 40
Rhadinorhynchus japonicus Fujita 1920. 71
Rhadinorhynchus johni Baylis 1929 est syn. d’Aspersentis johni (B.) Chandler 1934. 159
Rhadinorhynchus johnstoni Golvan 1969. 73
Rhadinorhynchus katsuwonis llarada 1928. 73
Rhadinorhynchus lintoni Cable et Linderoth 1963. 74
Rhadinorhynchus médius (L.) Van Cleave 1918 est syn. de Gorgorhynchus médius (L.) Chandler
1934. 108
Rhadinorhynchus meyeri Heinze 1934 est syn. de Raorhynchus meyeri (H.) Golvan 1969. 93
Rhadinorhynchus nudus Harada 1938 est syn. de Neorhadinorhynchus nudus (H.) Yamaguti 1939. 137
Rhadinonorhynchus omatus Van Cleave 1918. 78
Rhadinorhynchus peltorhamplii Baylis 1944 est syn. d’Heteracanthocephalus peltorhamphi (B.)
Petrotschenko 1956. 15g
Rhadinorhynchus polynemi Gupta et Lata 1967 . gg
Rhadinorhynchus pristis sensu Cable et Linderoth 1963 est syn. de Rhadinorhynchus dujardini
Golvan 1969 . 71
Rhadinorhynchus pristis sensu Fukui et Morisita 1937 est syn. de Rhadinorhynchus seriolae Yama¬
guti 1963. gl
Rhadinorhynchus pristis sensu Johnston et Edmonds 1947 est syn. de Rhadinorhynchus johnstoni
Golvan 1969. 73
Rhadinorhynchus pristis sensu Linton 1891 nec 1908 est syn. de Rhadinorhynchus omatus Van
Cleave 1918. 78
Rhadinorhynchus pristis sensu Lühe 1911 est syn. de Rhadinorhynchus lintoni Cable et Linderoth
1963 . 74
Rhadinorhynchus pristis sensu Zhukov 1960 est syn. de Rhadinorhynchus zhukovi Golvan 1969.. 84
Rhadinorhynchus selkirki Van Cleave 1921. 80
Rhadinorhynchus seriolae Yamaguti 1963. gj
Rhadinorhynchus tenuicornis (L.) Van Cleave 1918 est syn. de Uollfusentis chandleri Golvan 1969. 21
Rhadinorhynchus tenuicornis (L.) Van Cleave 1918. gl
Rhadinorhynchus lerebra (R.) Lühe 1911 est syn. de Raorhynchus terebra (R.) Tripathi 1959.... 89
Rhadinorhynchus trachuri Harada 1935. 83
Rhadinorhynchus vancleavei Golvan 1969. 33
Rhadinorhynchus wheeleri Baylis 1929 est syn. d’Aspersentis megarhynchus (v. L.) Golvan et Houin
1964 . I55
Rhadinorhynchus zhukovi Golvan 1969. 84
SACHALINORHYNCHUS Krotov et Petrotschenko 1956. 160
Sachalinorhynchus skrjabini Krotov et Petrotschenko 1956 (générotype). 102
SERRASENTIS Van Cleave 1923. 1 20
Serrasentis sagittifer (L.) Linton 1932 (générotype). 120
Serrasentis chauhani Datta 1954. 123
Serrasentis lamelligcr (D.). Meyer 1932. 123
Serrasentis longa Tripathi 1959. 123
Serrasentis socialis (Leidy 1851) Van Cleave 1924 est syn. de Serrasentis sagittifer (L.) Linton 1932. 120
SPIRACANTHORHYNCHUS Harada 1938 est syn. de Longicollum 1935. 316
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
359
Spiracanthorhynchus alemniscus (H.) Harada 1938 est syn. de Longicollum alcmniscus (H.) Yamaguti
1939. 319
SPIRORHYNCHODES Strand 1942 est syn. de Longicollum Yamaguti 1935. 316
SPIRORHYNCHUS Harada 1935 est syn. de Longicollum Yamaguti 1934. 316
Spirorhynchus alemniscus Harada 1935 est syn. de Longicollum alemniscus (H.) Yamaguti 1939.. 319
TEGORHYNCHUS Van Ctenve 1921 35
Tegorhynchus brévia Van Cleave 1921. 3S
Tegorbynchus pectinariu» Van Cleave 1940. 37
TELOSENTIS Van Cleave 1923. 29
Telosentis molini Van Cleave 1923 (générotype). 30
Telosentis australiensis Edmond» 1964. 32
Telosentis oxiguus (von Linstow 1901) Van Cleave 1923 . ... . 35
Telosentis tenuieomis (L.) Van Cleuve 1947 pp. est syn. de Dollfusentis cbandleri Golvan 1969. 21
Telosentis tenuitornss sensu Van Cleave 1947 pp. et syn. de Dollfusentis longispinos (C. et L.) Golvan
1969. 27
TENUIPROBOSCIS Yamaguti 1935. 326
Tenuiproboscis misgurni Yamaguti 1935 (générotype). 327
Tenuiproboscis sergenti Choquette et Gayot 1952 est syn. de Longicollum sergenti (C. et G.) Golvan
1969. 324
YAMAGUTISENTIS Golvan 1969. 195
Yamagutiscntis neobythitis (Y.) Golvan 1969 (générotype). 196
Yamagutisentis rhinoptagusiae (Y.) Golvan 1969. 195
ECHINORHYNCHUS sensu lato dont le nom d’espèce demeure valide
Echinorhynchus alpinus von Linstow 1901 est syn. de Metechinorhynchus alpinus (v. L.) Petrots-
chenko 1956 . 220
Echinorhynchus anguillae O. F. Müiler 1780 est syn. d'Acanthocephalus anguillae (M.) Lühe 1911. 246
Echinorhynchus anthuris Dujardin 1845 est syn. d’Acanthocephalus anthuris (D.). 247
Echinorhynchus baeri Kostylew 1928 est syn. de Pseudocchinorhynchus baeri (K.) Golvan 1968.. 214
Echinorhynchus briconi Machado-Filho 1959 est syn. de Metechinorhynchus briconi (M.-F.) Golvan
1969. 220
Echinorhynchus bufonis Shipley 1903 est syn. de Pscudoacanthocephalus bufonis (S.) Petrotschenko
1956. 287
Echinorhynchus campbelli Lcipcr et Atkinson 1914 est syn. de Leptorhynchoides campbelli (L. et
A.) Johnston et Best 1937. 55
Echinorhynchus clavula Dujardin 1845 est syn. de Pseudocchinorhynchus clavula (D.) Petrotschenko
1956 . 213
Echinorhynchus coregoni Linkins in Von Cleave 1919 est syn. de Metechinorhynchus coregoni (V. C.)
Petrotschenko 1956. 220
Echinorhynchus debenhami Lciper et Atkinson 1914 serait un Leptorhynchoides fide Johnston et
Best 1937. 241
Echinorhynchus dirus Van Cleave 1931 est syn. d'Acanthocephalus diras (V. C.) Van Cleave et
Townscnd 1936. 250
Echinorhynchus exiguus von Linstow 1901 est syn. de Telosentis exiguus (v. L.) Van Cleave 1923... 35
Echinorhynchus falcatus Fr&lich 1789 est syn. d'Acanthocephalus falcatus (F.). 255
Echinorhynchus gomesi Machado-Filho 1948 est syn. de Metechinorhynchus gomesi (M.-F.) Golvan
1969. 223
Echinorhynchus heleracanihus von Linstow 1896 est syn. d’Aspersentis hetcracanthus (v. L.)
Golvan 1969. 157
Echinorhynchus impudicus Diesing 1851 est syn. de Paracavisoma impudica (D.) von Kritscher
1957 . 130
Echinorhynchus incrassatus Molin 1858 est syn. d’Acanthocephaloides incrassatus (M.) Meyer
1932. 170
Echinorhynchus jucundus Travassos 1923 est syn. de Metechinorhynchus jucundus (T). Golvan
1969. 223
Echinorhynchus kushiroensis Fujita 1921 est syn. de Metechinorhynchus kushiroensis (F.) Golvan
1969. 227
Echinorhynchus lageniformis Ekbaum 1938 est syn. de Metechinorhynchus lageniformis (E.) Petro¬
tschenko 1956. 228
Echinorhynchus lamelliger Diesing 1854 est syn. de Serrasentis lamclligcr (D.) Meyer 1932. 123
Echinorhynchus lateralis Leidy 1851 est syn. de Metechinorhynchus lateralis (L.) Golvan 1969. 229
Echinorhynchus leidyi Van Cleave 1924 est syn. de Metechinorhynchus leidyi (V. C.) Golvan 1969. 233
23 a
Source : MNHN, Paris
360
J. GOLVAN
Page»
Echinorhynchus lenok Achmerov et D.-Achmcrowa 1941 est syn. de Pseudoechinorhynchus lenok
(A. et D.-A.) Petrotschenko 1956. 217
Echinorhynchus lucii O. F. Müller 1776 est syn. d'Acanthocepbalus lucii (M.) Lühe 1911. 270
Echinorhynchus lutzi Hamann 1891 est syn. d’Acanthocephalus (?) lutzi (H.) Meyer 1931. 272
Echinorhynchus médius Linton 1908 est syn. de Gorgorhynchus médius (L.) Chandler 1934. 108
Echinorhynchus megarhynchus von Linstow 1892 est syn. d’Aspersentis megarhynchus (v. L.)
Golvan et Houin 1964. 155
Echinorhynchus (s. i.) orestiae Neveu-Lemaire 1905 . 330
Echinorhynchus paranensis Machado-Filho 1959 est syn. de Mctcchinorhynchus paranensis (M.-F.)
Golvan 1969. 234
Echinorhynchus parasiluri Fukui 1929 est syn. de Pseudoechinorhynchus parasiluri (F.) Petro- 217
tschcnko 1956.
Echinorhynchus perforator von Linstow 1908 est syn. de Pomphorhynchus perforator (v. L.) Meyer
1932. 311
Echinorhynchus plagicephalus Westrumb 1821 est syn. de Leptorhynchoides plagicephalus (W.)
Kostylew 1924. 50
Echinorhynchus prislis Rudolphi 1802 est syn. de Rhadinorhynchus pristis (R.) Lühe 1911. 59
Echinorhynchus propinquus Dujardin 1845 est syn. d’Acanthocephaloides propiuquus (D.) Meyer
1932. 167
Echinorhynchus ranae Schranck 1788 est syn. d'Acanthoccphaius ranae (S.) Lühe 1911. 281
Echinorhynchus sagitlifer Linton 1889 est syn. de Serrasentis sagittifer (L.) Linton 1932. 120
Echinorhynchus salmonis O. F. Müller 1784 est syn. de Metechinorhynchus salmonis (M.) Petro¬
tschenko 1956. 218
Echinorhynchus salobrensis Machado-Filho 1948 est syn. de Metechinorhynchus salobrcnsis (M.-F.)
Golvan 1969. 235
Echinorhynchus sevani Dinnik 1932 est syn. de Metechinorhynchus sevani (D.) Golvan 1968... 235
Echinorhynchus simplex Rudolphi 1810 est syn. d'Euzetacanthus simplex (R.) Golvan 1964. 183
Echinorhynchus soleae Porta 1905 est syn. d’Acanthocephaloides soleae (P.) Meyer 1932. 172
Echinorhynchus terebra Rudolphi 1819 est syn. de Raorhynchus terebra (R.) Tripathi 1959 . 89
Echinorhynchus tereticollis Rudolphi 1809 est syn. de Pomphorhynchus tereticollis (R.) Meyer
1932. 316
Echinorhynchus iliecalus Linton 1891 est syn. de Leptorhynchoides thecatus (L.) Kostylew 1924... 51
Echinorhynchus tigrinae Shipley 1903 serait un Acanthoccphalus fide Yamaguti 1963. 284
Echinorhynchus truttae Schranck 1788 est syn. de Metechinorhynchus truttae (S.) Petrotschenko
1956. 239
Echinorhynchus tumescens von Linstow 1896 est peut-être un Acanthocephalus tumescens (v. L.)
Porta 1905. 284
Echinorhynchus ungriai Gracia-Rodrigo 1960 est syn. de Megapriapus ungriai Golvan, Gracia-
Rodrigo et Diaz-Ungria 1964. 131
Echinorhynchus xenopeltidis Shipley 1903 est syn. de Pseudoacanthoccphalus xenopeltidis (Shipley)
Golvan 1969. 297
ECHINORHYNCHUS sensu lato dont le nom d’espèce a été mis en synonymie
Echinorhynchus acanthosoma Westrumb 1821 est syn. de Tclosentis molini Van Cleave 1923. 30
Echinorhynchus acipenseris rutheni Rudolphi 1819 est syn. de Leptorhynchoides plagicephalus
(W.) Kostylew 1924. 50
Echinorhynchus acus sensu Leidy 1856 est syn. d’Echinorhynchus vancleavci Golvan 1969. 211
Echinorhynchus affinis Rudolphi 1802 nec Gmelin est syn. d’Acanthocepbalus lucii (M.) fide Meyer
1932. 270
Echinorhynchus angustatus Rudolphi 1802 est syn. d’Acanthocephalus lucii (M.). 270
Echinorhynchus angustatus sensu Leidy 1856 est syn. d'Echinorhynchus vancleavei Golvan 1969... 211
Echinorhynchus annulatus Gmelin 1791 nec Molin est syn. de Pomphorhynchus laevis (M.). 299
Echinorhynchus arcticus von Linstow 1901 est syn. d’Echinorhynchus gadi (M.). 199
Echinorhynchus atherinae Rudolphi 1819 est syn. de Telosentis molini Van Cleave 1923. 30
Echinorhynchus attenualus O. F. Müller 1779, est pro parte, syn. de Pomphorhynchus tereticollis
(H.). 316
Echinorhynchus auranliacus Monticelli 1887 nec Monticelli 1905 est syn. d’Acanthocephaloidcs
soleae (P.). 172
Echinorhynchus barbi Schrank 1792 est syn. de Pomphorhynchus laevis (M.). 299
Echinorhynchus borealis von Linstow 1901 nec Gmelin 1790 est syn. de Pseudoechinorhynchus
clavula (D.). 213
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE DES ACANTHOCÉPHALES
361
Echinorhynchus bramae Gmelin 1790 est syn. de Pomphorhynchus laevis (M.). 299
Echinorhynchus candidus (Zoega) in MüHer 1776 est syn. ci’Echinorhynchus gadi (M.). 197
Echinorhynchus cinctulus Porta 1905 est syn. de Pseudoerhinorhynchus einctulus (P.). 215
Echinorhynchus clavula sensu Southwell et Macfie 1925 est syn. d'Acanthocephalus hastae Baylis
1944. 263
Echinorhynchus clavula sensu Hainann 1891 est syn. de Metechinorhynchus truttae (S.). 239
Echinorhynchus corrugalus Monticelli 1900 est syn. d’Acanthocephaloides soleae (P.). 172
Echinorhynchus devisiani Molin 1858 est syn. d'Acanthocephaloides incrassatus (M.). 170
Echinorhynchus dobulae Sclirank 1790 est syn. de Pomphorhynchus laevis (M.) et de Pomphorhyn¬
chus tereticollis (R.). 299
Echinorhynchus fabri Rudolphi 1819 est syn. d’Acanthocephaloides propinquus (D.) Meyer 1932... 167
Echinorhynchus farionis FrOlich 1802 est syn. de Metechinorhynchus truttae (S.) Petrotschenko
1956. 237
Echinorhynchus Jlavus Molin 1858 est syn. d’Acanthocephaloides incrassatus (M.) Meyer 1932. 170
Echinorhynchus fusiformis Rudolphi 1809 est syn. de Metechinorhynchus truttae (S.) Petro¬
tschenko 1956. 239
Echinorhynchus gadi sensu Eckbaum 1938 est syn. d’Echinorhynchus eckbaumi Golvan 1969. 207
Echinorhynchus gadi sensu Van Cleave 1924 est syn. d’Echinorhynchus vancleavei Golvan 1969... 211
Echinorhynchus gadi sensu Yamaguti 1939 est syn. d'Echinorhynchus yamagutii Golvan 1969. 213
Echinorhynchus gadi caUariac Viborg 1795 est syn. d’Echinorhynchus gadi Muller 1776. 199
Echinorhynchus gadi virentis Rathke 1799 est peut-être syn. d’Echinorhynchus armoricanus
Golvan 1969. 199
Echinorhynchus globulosus Rudolphi est p. p. syn. d’Acanthocephaloides propinquus (D.) Meyer
1932. 167
Echinorhynchus g lobulosus Rudolphi 1802 est p. p. syn. d'Acanthocephalus anguillae (M.) Lühe
1911. 246
Echinorhynchus globulosus sensu Lcidy 1856 est syn. d'Acanthocephalus lateralis (L.). 229
Echinorhynchus gracilis Machado-Filho 1948, pré-employé, est syn. de Metechinorhynchus briconi
(M. F.) Golvan 1969. 220
Echinorhynchus haeruca Pullas est syn. d'Acanthocephalus ranae et d’Acanthocephalus falcatus... 281
Echinorhynchus hepalicola v. Linstow 1901 est syn. d'Echinorhynchus gadi. 199
Echinorhynchus husonis Rudolphi 1819 est syn. de Leptorhynchoides plagicephalus (W.). 50
Echinorhynchus idbari Gmelin 1791 est syn. de Pomphorhynchus laevis. 297
Echinorhynchus incrassatus sensu Linton 1888 est syn. de Dollfusentis chandleri ou d’un Coryno-
soma sp. 21
Echinorhynchus incrassatus sensu Linton 1892 est une larve de Corynosoma sp. 179
Echinorhynchus infiatus Rudolphi 1809 est syn. de Metechinorhynchus salmonis. 218
Echinorhynchus lateralis Molin 1858 nec Leidy 1851 est syn. de Telosentis molini. 30
Echinorhynchus lineolatus Millier 1777 est syn. d’Echinorhynchus gadi. 199
Echinorhynchus linstowi Hamann 1892 est syn. d'Acanthocephalus anguillae. 246
Echinorhynchus loi>gicollis (l’allas 1781) in Goeze est syn. de Pomphorhynchus tereticollis p. p... . 316
Echinorhynchus lophii Gmelin 1791 est syn. d’Echinorhynchus gadi. 199
Echinorhynchus maraenae Gmelin 1791 est syn. de Metechinorhynchus salmonis. 218
Echinorhynchus muraenae Bosc 1802 est syn. de Metechinorhynchus salmonis. 218
Echinorhynchus nodulosus Schranck 1790 eBt syn. de Pomphorhynchus laevis. 299
Echinorhynchus oricola von Linstow 1901 est syn. de Leptorhynchoides thecatus. 51
Echinorhynchus pachysomus Crcplin 1839 est syn. de Metechinorhynchus salmonis. 218
Echinorhynchus phoenix Schneider 1903 est syn. de Metechinorhynchus salmonis. 218
Echinorhynchus piscinus Zcdcr 1800 est, p. p., syn. de Pomphorhynchus tereticollis. 316
Echinorhynchus praetextus Molin 1858 est syn. d'Acanthocephalus ranae. 281
Echinorhynchus pristis tenuicornis Linton 1905 nec Linton 1891 est syn. de Dollfusentis chandleri.. 21
Echinorhynchus pristis Linton 1891 nec Linton 1908 est syn. de Rhadinorhynchus ornatus. 78
Echinorhynchus propinquus sensu Kostylew 1926 est syn. d’Acanthocephaloides kostylewi. 172
Echinorhynchus propinquus Mühling 1898 nec Dujardin est syn. d'Acanthocephalus anguillae. 246
Echinorhynchus proteus Westrumb 1821 est syn. de Pomphorhynchus laevis. 299
Echinorhynchus proteus sensu Linton 1851, 1856, 1888 et 1904 est syn. de Pomphorhynchus bulbo-
colli. 302
Echinorhynchus proteus sensu Porta 1905 est syn. d’Acanthocephalus anguillae. 246
Echinorhynchus pumilio Rudolphi 1819 est syn. d’Acanthocephaloides propinquus. 167
Source : MNHN, Paris
362
YVES J. GOLVAN
Echinorhynchus rennicki Leipcr et Atkinson 1914 est syn. de Leptorhynchoides campbelii. 55
Echinorhynchus rhytidodes Monticelii 1905 est syn. d’Acanthoccphaloidcs solcae. 172
Echinorhynchus rutili Zeder nec Müller est syn. d’Acanthocephalus anguillae. 246
Echinorhynchus savelini Schranck 1788 est syn. de Pomphorhynchus laevis. 299
Echinorhynchus savelini Linkins sensu Ward et Whipple 1918 nec Schranck 1788 est syn. de Mete-
chinorhynchus leidyi. 233
Echinorhynchus scorpaenae Rudolphi 1819 est syn. d’Acanthocephaloides propinquus. 167
Echinorhynchus socialis Leidy 1856 est syn. d'Echinorhynchus vancloavci. 211
Echinorhynchus socialis (Leidy) sensu Van Claeve 1924 est syn. de Serrasentis sagittifer. 120
Echinorhynchus subulalus Zeder 1800 est syn. de Rhadinorhynchus lintoni. 74
Echinorhynchus sp. sensu Katoaka et Momma 1937 est syn. d'Echinorhynchus oblitus. 211
Echinorhynchus triglae gurnardi Rathke 1799 est syn. d’Euzetacanthus simplex. 103
Echinorhynchus tritonis Westrumb 1821 est syn. d'Acanthocephalus falcatus. 255
Echinorhynchus trultae sensu Southwell et Macfie 1925 est syn. d'Acanthocephalus hastae. 263
Echinorhynchus urniger Porta 1905 nec Dujardin est syn. d'Euzetacanthus simplex. I33
Echinorhynchus waehniae Rudolphi 1819 est syn. d’Echinorhynchus gadi (?). 199
Echinorhynchus zeni Rudolphi 1819 est syn. d’Acanthocephaloides propinquus. I57
ECHINORHYNCHUS inceriae sedis
Echinorhynchus alosae Hamann 1892. 39
Echinorhynchus corrugatus Sars 1885 serait un syn. d'Acanthocephaloides soleae. 172
rhinorhvnchus corrugatus Monticelii 1900 serait syn. d’Acanthocephaloides soleae. 172
Source : MNHN, Paris
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