x MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SERIE
Série A, Zoologie
TOME LXVIII
FASCICULE UNIQUE
« Claude LEMAIRE
RÉVISION DU GENRE AUTOMERIS HUBNER
ET DES GENRES VOISINS
BIOGÉOGRAPHIE, ÉTHOLOGIE, MORPHOLOGIE, TAXONOMIE
(LEP. ATTACIDAE)
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V e )
1971
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SERIE
Série A, Zoologie
TOME LXVIII
FASCICULE UNIQUE
Claude LEMAIRE
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V e )
1971
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Série A, tome LXVIII, fascicule unique
RÉVISION DU GENRE AUTOMERIS HÜBNER
ET DES GENRES VOISINS
BIOGÉOGRAPHIE, ÉTHOLOGIE, MORPHOLOGIE,
TAXONOMIE
(LEP. ATTACIDAE)
par
Claude LEMAIRE
SOMMAIRE
Introduction . <*
Partir I. — Historique de l’étude du genre Automeris et des genres voisins. 15
Partie II. — Biogéographie . 1 »
Partir III. — Les premiers états : morphologie et éthologie . 2<*
Partir IV. — Morphologie de l’imago. 4 ]
Partir V. — Taxonomie*. 87
Bibliographie . Us.'. 3
iNDKX ALPHABÉTIQUE. fn;.,. 3
* Suite et fin de la partie V dans les fascicules 2 et 8.
Source : MNHN, Paris
INTRODUCTION
Le genre Automeris groupe un nombre important d’Attacidae* américains, appartenant à la sous-
famille des Hemileucinae, dont l’ornementation est caractérisée par la présence d’un grand ocelle sur la face
dorsale des ailes postérieures et sur celles-ci seulement; l’ocelle qui orne également le dessus des ailes anté¬
rieures d'Attacidae paléarctiques, comme Saturnia pyri, Eudia pavonia, Aglia tau, fait défaut chez les
Automeris où il est remplacé par une tache disco-cellulaire, homologue de la tache réniforme existant dans
d’autres familles de Lépidoptères.
Auprès des Automeris et composés d’espèces qui, soit ont été décrites dans ce genre, soit y ont été
classées en totalité ou en partie par la plupart des auteurs précédents, se situent plusieurs genres voisins
où les imagos, quoique morphologiquement différents, présentent le même type d’ornementation. Les inter¬
férences créées par l’existence de toute une littérature commune, sont telles qu’il n’aurait pas été possible
de les étudier séparément.
Ce groupe de Lépidoptères a déjà fait l’objet de plusieurs ouvrages d’ensemble, dont les plus impor¬
tants sont chronologiquement ceux de Boisduval (1875), Conte (1906), Draudt (1929), Bouvier (1936 a).
Même les plus récents d’entre eux sont basés uniquement ou presque sur les caractères externes qui, nous le
verrons, sont en général très insuffisants pour permettre de déterminer et de classer correctement les espèces
étudiées ; par les erreurs qu’ils contiennent, ces travaux ont contribué, plutôt qu’à y remédier, à aggraver
le désordre de la nomenclature.
Celle-ci, en effet, quand nous avons commencé nos recherches, ne comprenait pas moins de 370 noms ( l )
d’espèces, sous-espèces, « formes » et « aberrations » diverses pour désigner seulement 144 à 147 (*) espèces
et 19 sous-espèces valables. Beaucoup d’insectes avaient été décrits au hasard, sans que leurs auteurs aient
pris le soin de se reporter aux publications antérieures et aux types et il en était résulté une incroyable flo¬
raison de synonymes, le même taxon se trouvant parfois désigné sous 7 ou 8 noms différents. Un auteur
n’a-t-il pas décrit dans le même travail une même espèce, d’après des exemplaires de la même localité, sous
trois noms distincts; or, il ne s’agissait nullement d’une espèce inédite, elle avait d’ailleurs déjà un synonyme!
Dans l’ouvrage le plus récent, celui de Bouvier (1936 a), 183 espèces sont citées, toutes confondues
dans le genre Automeris : 123 seulement sont valables et 4 n’appartiennent pas aux genres étudiés; inverse¬
ment, 15 taxa cités comme sous-espèces ou « formes », voire mis en synonymie par l’auteur, sont en fait
des espèces valables.
• La Commission internationale de Nomenclature zoologique a, en vertu de ses pleins pouvoirs, placé Auacidae Burmeister, 1878,
sur la liste officielle des noms du groupe-famille en Zoologie, sous le n» 142 (opinion 450, publiée le 8 mars 1957). Ainsi Satunuidae
Boisduval, 1837, est-il devenu implicitement inutilisable. La décision de la Commission, passée quelque peu inaperçue dans un
ensemble de mesures générales ayant trait à la nomenclature de Linné, semble avoir été prise, en ce qui concerne la famille consi¬
dérée, sans que la portée réelle en ait été mesurée. Il est également surprenant que Burheister ait été désigné comme 1 auteur du
nom Auacidae, alors que ce dernier avait été déjà utilisé par Duponcbel dès 1844, ce qui n'est pas mentionné dans les travaux
préparatoires. Le texte adopté contrevient inutilement à la loi fondamentale d'antériorité et, de plus, ne tient aucun compte de
l'usage consacré parla grande majorité des auteurs, Boisduval, Walxir, Kirby, Conte, Rothschild, Jordan, Draudt,.Bouvier,
Micbener, notamment ayant toujours désigné la famille sous le nom de Saturniidae. Il parait malheureusement impossible de s’y
soustraire.
(1) Dont 71 seulement avaient été correctement invalidés dans de précédents ouvrages.
(2) 3 espèces décrites n’ayant pas été identifiées avec certitude, nous ne pouvons nous prononcer sur leur validité.
Source : MNHN, Paris
10
La révision qui s’imposait a été entreprise et elle a eu un double résultat : d’une part, il a été procédé
à 133 invalidations nouvelles qui frappent 15 noms préoccupés (*), 23 noms infrasubspécifiques et donc contre¬
venant aux dispositions de l’article 1 du Code international de Nomenclature zoologique et 95 synonymes-
d’autre part, 33 espèces et 7 sous-espèces nouvelles ont été publiées dans des notes préliminaires (Lemaire :
1966-1967, 1969 a, b et c) auxquelles s’ajouteront ici 2 espèces et 8 sous-espèces inédites.
Dans la dernière révision générique des Attacidae américains qui est celle de Miciiener (1952),
les espèces qui nous intéressent étaient réparties en 5 genres; il en a été créé 5 autres, soit 4 pour dos espèces
qui ont été détachées du genre Automeris et un pour une espèce nouvelle. Un sous-genre du genre Auto mer is
a été élevé au rang de genre distinct.
La classification adoptée est basée sur la structure des armures génitales : celles des femelles n’avaient
à notre connaissance jamais été étudiées et celles des mêles de quelques espèces seulement avaient été figurées
notamment par Bouvier (1934, 1936 a) et Miciiener (1952). Les résultats obtenus et pour lesquels près
de 1 500 préparations ont été nécessaires, sont déterminants sur le plan générique; sur le plan spécifique
les genitalia mâles et, plus rarement, femelles, présentent également des caractères remarquables dans la
plupart des genres. Il n’y a pas cependant de règle absoluo en ce domaine; dans certains groupes d’espèces
la structure des armures est très homogène et les taxa ne sont sépurables que par dos caractères externes
souvent extrêmement ténus.
Chaque fois qu’il a été possible de les retrouver, nous nous sommes reportés aux types ( 4 ) dont fort
heureusement, beaucoup sont conservés dans les principaux musées français et étrangers. Ainsi, le Muséum
national de Paris possède presque tous les types de Boisduval et de Conte; ceux de Bouvier s’y trouvent
en partie, la plupart des autres étant entrés au British Muséum (N.IL), avec la collection du Hill Muséum
(coll. Joicey). Dans les immenses collections du grand établissement britannique figurent également la tota
lité ou presque des types de Walker, Westwooo, Buti.kr, Diiuce, W.D. Jones, auxquels s’ajoutent*
depuis l’incorporation des collections du Tring Muséum (coll. W. Rothschild), ceux de C. et R. Felder’
de W. Rothsciiiui et de Joriian. Les types de W. Schaus, Dognin, Baiines et Benjamin et Dyar, notam¬
ment, ont été examinés à l’U.S. National Muséum à Washington (D.C.) ceux de Grote, F. Johnson et
Miciiener et C.C. Hoffmann à PAinorican Muséum of Naturel History, à New York. Enfin, quelques typea
de Boisduval et de Conte se trouvent au Naturhistorisches Muséum à Vienne, do Boisduval et de Bouvier
au Muséum d’Histoire naturelle de Lyon, do Walker au Musée de l’Université d’Oxford, où nous les avons
également étudiés. ’
Beaucoup de matériel conservé dans les collections allemandes a malheureusement été détruit pen¬
dant la seconde guerre mondiale; ceux des types de Draui.t, Druce, Maassen et Strand qui ont été pré¬
servés par le Musée zoologique de l’Université Humboldt à Berlin et par le Deutsche Entomologisches
Institut & Eberewalde nous ont été très aimablement adressés en communication, respectivement par
M. le D r H.J. Hannemann et par M m * le D r D. Goden. Nous les remercions très vivement de la confiance
qu’ils nous ont témoignée.
Parmi les espèces dont les types peuvent être considérés commo perdus, beaucoup sont fort heureu¬
sement connues par les figures qui accompagnent les descriptions originales ot, en définitive, rares sont celles
dont l’identification reste encore incertaine.
En plus du matériel typique, les très riches collections de tous les instituts scientifiques français et
étrangers précités — à l’exception de celles des musées allemands - ont été examinées. Partout nous avons
reçu un excellent accueil et tout a été fait pour guider nos recherches et les faciliter, aussi bien dans les biblio¬
thèques que dans les collections elles-mêmes : il nous est particulièrement agréable d’exprimer notre vive
gratitude aux éminonts Entomologistes qui nous ont aidé en toute circonstance et sans lesquels cette étude
n’aurait jamais pu être poursuivie : au British Muséum (N.IL), MM. J.P. Doncaster, W.H.T. Tams
A. Watson et D.S. Fi.etcher, ’
au Tring Muséum. M. A.L. Goodson,
au Département de Zoologie de l'Université d’Oxford, M. le Professeur G.C. Vari.ey et M.E. Taylor
(3) Il d’entre eux étant également invalidé* comme synonyme*
que 4 noms de remplacement, dont 2 dans le présent travail.
(4) L h plupart des espères, notamment celles des anciens auteurs,
type), mais d'après des séries de svntypes contenant souvent plusieurs ta
tion de 102 lectotypes.
i intraauaspécifiques, il n'a été nécessaire de proposer
u ." c, ‘‘ m P laire “"‘que (holo-
Il a été procédé dans la présente révision à la désigna-
Source : MNHN, Paris
iévision du genre Automeris
11
à l’United States National Muséum (Smithsonian Institution), M. le D r J.F. Gates Clarke, MM.
W.D. Duckworth et W.D. Fiei.d,
à l’American Muséum of Natural History, MM. les D™ J.G. Rozen et F.H. Rindge,
au Naturhistorisches Muséum de Vienne, M. le D r F. Kasy,
au Muséum d’Histoire naturelle de la Ville de Lyon, M. le Professeur L. David,
et, enfin, au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris, M. le Professeur A.S. Balachowsky,
Membre de l’Institut, Directeur du Laboratoire d’Entomologie générale et appliquée — qui, non seulement
nous a toujours réservé le meilleur accueil dans notre grand Établissement national, mais qui nous a égale¬
ment apporté, auprès des musées étrangers, le précieux appui de sa très haute recommandation —, ainsi
que ses collaborateurs, MM. J. Bourgogne et Pierre E.L. Viette.
A notre ami Pierre Viette nous devons une reconnaissance toute particulière pour les conseils qu’il
nous a inlassablement prodigués avec une patience infinie, pour les renseignements innombrables qu’il
nous a donnés, nous faisant ainsi bénéficier de ses incomparables connaissances bibliographiques et histo¬
riques et de sa profonde expérience de tous les problèmes de morphologie et de taxonomie; combien de fois
n’avons-nous pas fait appel à lui et ne nous sommes pas inspirés de sa remarquable Thèse de Doctorat sur
les Noctuelles Trifides de Madagascar; qu’il veuille bien nous pardonner ces emprunts : nous n’aurions pu
trouver de meilleur modèle!
Plusieurs collections privées de premier plan ont été également visitées, les plus importantes étant
celles de M. J.R. Neidhoefer à Milwaukee et à Paris celles de MM. les Professeurs J. Berlioz et L. Schwartz
et de M.R. Stoffel qui nous les ont très largement ouvertes; nous sommes heureux de pouvoir les en remercier.
Ainsi avons-nous eu la possibilité d’examiner un matériel considérable auquel il convient d’ajouter
celui que nous ont adressé des récolteurs et des correspondants particulièrement actifs à qui nous tenons
à témoigner notre vive gratitude : MM. L. et L. Denhez (Colombie), M. et M me L.W. Harris (Pérou), M. et
M me A. Gadou, M. W. Gatz (Vénézuéla), MM. S.E. Velastegui (Équateur), R. Ferreira d’ALMEiDA,
J. Kesselring, L.S. Otero, N. Tangerini (Brésil), MM. C. Moinier (Brésil et Panama), L.E. Pena (Chili),
D r T. Escalante (Mexique), M.E.C. Welling (Mexique et Honduras britannique), MM. R.F. Stkrnitzky
et P.A. Glick (U.S.A.), Révérend J.E.C. Riotte (Canada).
M.R. Lichy a bien voulu nous soumettre les magnifiques récoltes qu’il a faites personnellement au
Vénézuéla, où il a séjourné pendant de nombreuses années.
Enfin nous avons eu le privilège de pouvoir étudier les Attacidae rapportés de son séjour en Guyane
française, d’octobre à décembre 1969, dans le cadre de la mission commune du Muséum national d’Histoire
naturelle et de l’I.N.R.A., par M. le Professeur A.S. Balachowsky; elles nous ont valu de remarquables
informations sur la faune, paradoxalement si mal connue, de ce département d’outre-mer. Par ailleurs,
notre ami Henri Descimon nous a très aimablement remis les très intéressantes récoltes qu’il a obtenues
en Équateur en janvier 1970.
Qu’il nous soit également permis de remercier Monsieur le Professeur Possompès, Président de mon
jury de Thèse, Madame le Professeur Raccaud-Schœller, Monsieur le Professeur Laurent Schwartz et
Monsieur le Professeur Balachowsky, Membre de l’Institut, et de nouveau Monsieur Pierre Viette, pour
le grand honneur qu’ils nous ont fait en voulant bien accepter que ce travail de Systématique leur soit
soumis pour l’obtention du titre de Docteur de l’Université de Paris.
Une partie importante des photographies des imagos nous a été adressée par les services photogra¬
phiques du British Muséum (N.H.) vis-à-vis duquel nous sommes donc doublement endetté; les autres
sont dues au talent de M me M. Lemerre, de M. A. Gontard et de M. le D r M. Donnadieu.
M. J. Lecuyer nous a fort aimablement communiqué ses excellents documents photographiques et
ses notes concernant les premiers états de plusieurs des espèces étudiées : nous l’en remercions très sincè¬
rement, ainsi que M. B.O.C. Gardiner de Cambridge qui nous a également fait part de ses très intéressantes
observations sur la biologie de ces Lépidoptères.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
L’ouvrage de Schüssler (1934) contient une bibliographie pratiquement complète, pour toute la
période antérieure à sa publication; il suffira donc de s’y reporter pour les travaux parus avant lui. Les réfé¬
rences citées pour chaque taxon et pour les synonymes ont pu être ainsi limitées à :
1° description originale;
2° Draupt (1929, in A. Seitz); bien que ce travail soit antérieur à celui de Schüssler, il a été jugé
utile de le citer, les planches coloriées qu’il contient pouvant faciliter l’orientation des recherches (sous
réserve des très nombreuses erreurs de détermination des insectes figurés) ;
3° Schüssler (1934 a et b)\
4° Bouvier (1936 a) et ses travaux antérieurs, quand ceux-ci n’ont pas été cités par Schüssler ou
s’ils présentent un intérêt direct pour l’étude de l’espèce en question;
5° publications postérieures à 1934;
6° publications, quelle qu’en soit la date, établissant des synonymies; dans ce dernier cas, il n’a pas
été jugé utile de citer la littérature ultérieure si la synonymie y a été continuellement admise.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
PREMIÈRE PARTIE
HISTORIQUE DE L’ÉTUDE DES LÉPIDOPTÈRES
DU GENRE AUTOMERIS ET DES GENRES VOISINS
L’historique de l’étude de l’important groupe de Lépidoptères constitué par la réunion des Automeris
et des genres voisins porte sur près de deux siècles, au cours desquels plus de quatre-vingts auteurs ont
contribué à sa connaissance sous les formes les plus variées : mémoires, descriptions isolées ou groupées,
bibliographies, catalogues généraux ou locaux. Sauf celle, déjà très ancienne, de Boisduval (1875), il n’existe
pas de véritable monographie et les principaux travaux rentrent dans le cadre d’études beaucoup plus vastes,
portant sur l’ensemble des Attacidae ou des Bombycoïdes, voire sur les Macrolépidoptères en général;
c’est le cas des ouvrages de Conte (1906), Packard (1914), Draudt (1929), Schüssler (1934), Bouvier
(1936 a) et Michener (1952) qui contiennent, après celui de Boisduval, les plus importantes contributions
sur les espèces étudiées.
Fabricius ( J.C.). — A décrit (1775) sous le nom de Bombyx io la première espèce du genre Automeris vala¬
blement publiée (•).
Cramer (P.) et Stoll (C.). — Ont publié (1775-1782) une œuvre considérable, comprenant quatre volumes
magnifiquement illustrés de planches coloriées, qui révèle combien étaient déjà étendues les connaissances de l’époque
en matière de papillons exotiques. La plupart des espèces citées sont inédites; 13 d’entre elles, originaires du Surinam,
entrent dans les genres qui nous intéressent, 10 restent actuellement valables. Le supplément à cet ouvrage a été
écrit par Stoll (1787-1790); il contient les figures de nombreuses chenilles et chrysalides, avec des indications som¬
maires sur la biologie; les premiers états de 6 (ou 7) des espèces décrites dans les quatre premiers volumes sont
représentés.
Hübner (J.). — Publie entre 1816 et [1829] leVerzeichniss bekannter Schmettlinge [sic], dont l’importance
pour la systématique des Lépidoptères en général est considérable. Bien que ne connaissant que les 13 espèces de
Cramer, et probablement pas toutes en nature, il les répartit, avec une préscience admirable, dans trois genres :
Automeris, Camélia et Hyperchiria qui restent la base de la classification actuelle; les vues de Hübner n’en ont pas
moins attendu plus d’un siècle pour s’imposer définitivement.
Herrich-Schâffer (G.A.). — Son œuvre peut être considérée comme la suite et le complément de celle de
Hübner. Dans le groupe qui nous intéresse, il décrit (1850-1858) 4 espèces nouvelles, valables. Il les répartit, avec
celles de Cramer, soit dans le genre Io ou Jo, sous l’influence des conceptions de Boisduval, soit dans le genre Hyper¬
chiria.
Walker (F.). — Dresse le catalogue des Lépidoptères delà collection du British Muséum (N.H.) ou s’inscrivent
de nombreux taxa inédits; de 1855 à 1866, il décrit et classe uniformément dans le genre Hyperchiria 30 espèces
nouvelles (23 sont valables). Le matériel étudié est originaire de localités beaucoup plus variées que celui dont avaient
disposé les auteurs précédents : Brésil (Sud-Est et État de Para), Vénézuéla, Colombie, Pérou, Mexique, notamment.
(5) Des Automeris avaient déjà été figurés bien auparavant, notamment par Merian (1705) et Petiver (1709-1711), mais
on sait qu’il ne peut être tenu compte en nomenclature que des travaux publiés après le 1“ janvier 1758, dale arbitrairement fixée
comme celle de la publication de la dixième édition du Systema Naturae de Linné.
Source : MNHN, Paris
16
CLAUDE
I.EM AMIE
■L sont les auteurs (1866-
1875) des volumes consacrés aux Lépidoptères dans le compte-rendu de l’expédition, do 1857 à 1859, de la frégate
autrichienne ■ Novara », commandée par le baron do Wüi.lerstohf-Uiibaih; 10 espèces inédites, dont 8 sont valables
y sont décrites dans le genre Hyperchiri
Boisduval (J.B.A. Dechaufiour de). Public e
Boisduval (J.B.A. Dechaufiour de). - Publie en 1875 la première monographie du genre Io (•) nom an’il
adopte pour éviter, dit-il, lu confusion crcee par IIübnkr qui « dans son catalogue partage ces insectes en trois cmt„«
» enres , # : «" parti-pris regrettable le conduit 4 n’attacher aucune importance « aux coitus indiqués par cet habile
tues dans la monographie mais, sur les^Vui'sonT^
.Rte'*» .de celles de Walkkb, Boisduval n'ayant
iconographe, d’après
viables ». 72 espèces ; , , .
sont valables ; la plupart do celles qui ont été invalidées sont des synonyn
pas tenu compte des travaux de son contemporain britanniqr-
Maassen (J.P.).— Édite de 1865 à 1885, avec le conco
ouvrage qui n’est, en fuit, qu’un recueil de cinquante planches
plupart des espèces figurées sont inédites : 5 sont publiées en 1
Micrattacus VValker. Trois seulement sont valables.
Druce (H.). — .Son n
f "V "V 1 ” (A.) un très rare
' r ' ««leurs, avec, les légendes correspondantes. La
.» dans le genre Hyperchiria et une dans le genre
Druce (H.). — Son nom est attaché à la publication (1881-1915) des quatre volumes des Lépidoptères Hété
rocères de la « biologia Centrali-Americana » les trois premiers, dont un de planches lithographiées sont l’œuvre d«
Dbuce lui-même, le quatrième consacre aux Microlepidoptères. de Lord Walsincham. Sur12 Automeris duMex?„„!
et de 1 Amérique centrale décrits et remarquablement ligurés, 11 sont des espèces valables. Mexique
Kirby (W.F.). — Publie en 1892 le premier et unique volume (Sphinges et Bombycos) de son catalogue «vn«
nynnque des Lépidoptères Ileterocères Pour la partie qui nous intéresse il cite 110 espèces, réparüefSks ?roU
renres de IIubner, dont |es coupes sont donc, en principe, respectées ; 77 sont classées dans le geiireTmomerV, 8 dans
.-1 donc, en principe, respectées ; 77 sont classéi
(.amena et 25 dans le genre Hyperchiria. Cette répartition est correcte dar
F
g«'
concerne les Hyperchiria auxquels sont rapportés plusieurs'taxa qui appartiem
même, n a décrit que 3 espèces, dont 2 d’après des ligures de Cramer ; seule, 1’
son ensemble, sauf en ce qui
ux genres voisins. Kirby, lui-
ellcs, est valable.
. , s 1 ?? 8 *?* 11 (*/);—; A, de 1887 à 1924, décrit de très nombreuses espèces inédites; la plupart ont Daru dans la p~„«
JS! fts-s «' *-» ■» » 1- «h*. N.uvcaùx'de l’AraSt 35
d entre elles entrent dans le cadre de la présente révision ; 5 sont valables et u
de sous-espèce.
de l’Amérique du Sud. 10
sixième doit être abaissée au rang
Schaus (W.). — A publié des travau:_...
revues scientifiques de langue anglaise, d’abord en Orande-Uretagne, puis au* r.ia
les genres A utomeris et Camélia ; 20 sont valables, 3 autres doivent être abaissées au rang de sous-espèces?
i Co n te (A.) . — Publie dans les Annales du Laboratoire d'Eludes de la Soie le cinauième fascicule. pc_• j
classification des Lépidoptères Producteurs de Soie (1906) ; les genres étudiés y tiennent une place prépondérant?'i* 6
plupart des liJ espèces citees sont figurées sur 29 planches photographiques ; elles sont toutes réunies dans le^ La
Automeris ; 26 espèces nouvelles sont décrites, mais 7 d’entre-ellcs seulement sont valables (’) et une autre /inif At™
abaissee au rang de sous-espèce. ' 1 u,1 ° dulre a °‘t être
la faune américaine pendant près de soixan te ans dans de nombreuses
a Grande-Bretagne nuis nuv Etats-Unis. 11 a décrit 3" ’ “
- En collaboration (1901), Jordan seul (1910), décrivent 5 espèces
i est valable et une autre n’a pu être
S'rpd (E.).‘ A décrit, entre 1911 et 1920,4 espèces dont2ontété invalidées u
triôme abaissée au rang de sous-espèce.
a identifiée et la qua-
Packard (A.S.). — Est décédé depuis plus de sept ans quand parait un 1914 avec le concours h»
(T.D.A.) et de I)yar (H.O.),, la troisième partie comprenant notamment les Hemileucinae, de son très fmporûint o» L
vrage intitule : Monograph of the Bombycme Mollis of North America. L’originalité do ce travail dont les deux te
tomes avaient paru respectivement en 1895 (Notodontidae) et 1905 (l)ryocampinae sous le nom de rv,»?“ X pre . miei *
réside dans la deseription. illustre, d, très belle, ligures',» coule»),, X. pSTraXli deTombra^ HlKS’
américains, dont plusieurs Automeris. Il contient également un tableau de détermination (t». a . . terocôre s
M espèce, repnSsenUes dans la e.UeçUen d. l’ug. Nutiepd mÏscZ; c. Ubfcüïïl I W™
déjà, en 1912, décrit 4 espèces valables du groupe d’/l. io, appartenant à la faune mexicaine.
(6) Le genre Io, sans doute déjà utilisé par Boisduval, in litieru, depuis plusieurs nnnées a été nnhUA i„_-, . .
par Blanciiari. (1852) pour Io erythrops (seule espèce citée). Cotte espèce et A.janu* (Cramer),' type *Su genre
pas congénériques, le genre Io serait utilisable, dans le sens restreint de Blanchard (et non dans celui de Bmînî,,. TaKs n étant
Sciiaffkr), s’il n’était préoccupé par Io Lea, 1832 (Moll.) Ainsi, le genre AdriomcrU, bien que décrit par Micrener
comme genre nouveau pour Io erythrops et non pas proposé en remplacement d’/o Blanchard préoccupé, est finalement valable
(7) 5 des espèces décrites par C
à une date connue (2-1V), alors que le q
Lépidoptères Producteurs de Soie ne sont [
dans les diverses bibliothèques consultées,
termes de l'article 21 (b) du Code internat
tement spécifiée, on doit, en l'absence de
k sont des synonymes de celles de Son,
e liguri
ion du
été publiées également en 1906, mais
- île de I Essai de Classification des
possible do les retrouver
la date de publication ___ ^ ^
seule précisée.
publication et il n'a p.. lc , relrou .
la Société Linéenne de i.yon'notammenL'o^'i
* Ha '" . .. - travail n’est pas couplé!
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
genre Automeris
17
Draudt (M.). — A rédigé la partie de l’ouvrage de Seitz (A.) consacrée aux Bombvcides américains! 1929-
1932) ; comme la plupart des auteurs précédents, il ne tient pas compte de la classification de Hübner dont il regroupe
les trois genres dans le genre Automeris. Sur les 172 espèces citées, plus de 50 sont des synonymes; en revanche, plusieurs
taxa, considérés comme de simples « formes » géographiques ou individuelles, sont des espèces valables. Les détermi¬
nations de plus de 60 des 181 insectes figurés sont inexactes, plusieurs autres sont douteuses. Draudt a décrit 8 espèces
dont 6 sont valables ; 2 des 13 « formes » nouvelles également publiées doivent être élevées au rang d’espèces, les
autres sont sans valeur.
Bouvier (E.L.). — Membre de l’Institut, Professeur au Muséum. De 1918 à 1937, son oeuvre est consacrée à
l’étude des Auacidae sur lesquels il a donné de nombreux travaux parmi lesquels les Automeris et genres voisins
occupent naturellement une grande place. L’auteur n’a pas seulement étudié les collections d’Attacidae du Muséum
de Paris, mais il a également publié des notes importantes sur celles de la Condition des Soies à Lyon (1929 d et, en
collaboration avec Ph. Riel, 1931) et du Hill Muséum (1930) ; il a aussi, à l’occasion du 4 e Congrès international
d’Entomologie, tenu à Ithaca en août 1928, visité l’United States National Muséum à Washington, où il a rencontré
W. Schaus et examiné les nombreux types qui y sont conservés. Plusieurs notes sur la taxonomie (1928, 1929 b,
1929 c, 1929 /, 1934, pour ne citer que celles qui nous intéressent directement) ont annoncé ou complété l’Etude des
Saturnioïdes normaux (1931-1937), monographie de la famille et œuvre maîtresse de Bouvier dans la spécialité.
La troisième et dernière partie (1936 a) de la section de l’ouvrage consacré aux Hemileucinae traite des espèces
étudiées, réunies dans le seul genre Automeris dont Bouvier ne détache qu’*4. violascens (Maassen), pour lequel il
a créé le genre Agliopsis. Les 183 Automeris cités sont répartis en 20 groupes dont la composition est très hétérogène.
En effet, l’auteur, bien qu’ayant souligné l’importance de l’étude des armures génitales mâles et assez bien mis en
évidence ses différents types de structure, a malheureusement basé sa classification sur les caractères externes. Or,
ceux-ci sont extrêmement fragiles et seul l’examen de très larges séries dont Bouvier ne disposait pas, permet de les
interpréter correctement. Environ un tiers des espèces mentionnées dans le genre sont, en fait, des synonymes et,
sur les 71 noms nouveaux (43 d’espèces et 28 de sous-espèces, « formes » et « variétés ») dus à cet auteur et publiés par
lui dans l’ensemble de ses travaux sur les Automeris, il ne reste finalement que 7 espèces et 4 sous-especes valables.
Schtlssler (H.).— Est l’auteur des différents fascicules du Lepidopterorum Catalogusde Strand (E.) consacrés
aux Attacidae dont les fascicules 58 et 65 (supplément), traitant notamment des Hemileucinae, parus en 1934. La
nomenclature adoptée est, dans l’ensemble, conforme à celle de Draudt (1929), mais tient compte des dernières
descriptions parues de Bouvier. Les trois genres de Hübner sont respectés et les 188 espèces citées sont ainsi réparties :
160 dans le genre Automeris, 10 dans le genre Hyperchiria, 16 dans le genre Gamelia et 2 dans le genre Agliopsis.
Les erreurs d’identification commises par Draudt et par Bouvier dans ses premiers travaux n’ont pas été rectifiées,
mais, par la bibliographie très complète qu’il contient, cet ouvrage reste un instrument de travail remarquable, abso¬
lument indispensable à toute recherche.
Ureta (E.). — A publié une révision (1942) des espèces chiliennes qui devaient être rangées ultérieurement
par Michener (1949) dans le genre Adetomeris ; ce travail est extrêmement utile pour la connaissance de ces Lépidop¬
tères, mais les 7 « formes » nouvelles décrites par l’auteur sont toutes infrasubspécifiques.
Michener (Ch.D.). — Est le premier auteur (1952) qui ait basé la classification des Attacidae américains
sur une étude approfondie de la morphologie et, notamment, de la structure des armures génitales mâles. La validité
des trois genres de Hübner est définitivement établie, mais quelques espèces en sont détachées pour entrer dans deux
genres ayant déjà fait l’objet d’une description préliminaire (Michener, 1949) : les genres Adetomeris et Automerina.
Le travail de Michener est capital pour la connaissance des genres étudiés et il en sera fait état constamment dans
les quatrièmes et cinquième parties du présent ouvrage traitant respectivement de la morphologie et de la taxonomie.
Il ne s’agit cependant que d’une révision générique : ainsi, en ce qui concerne le genre Automeris, l’auteur se contente
d’indiquer qu’il comprend près de 100 espèces valables, ce qui n’est exact qu’en apparence, par compensation entre,
d’une part, quelque 40 espèces retirées du genre et transferrées dans plusieurs genres nouveaux et, d’autre part,
un nombre équivalent d’espèces décrites depuis.
Oiticica filho (J.) — Doit être cité pour ses importants travaux sur les Attacidae et, plus particulièrement,
pour son étude des types conservés dans les collections de l’U.S. National Muséum et de l’American Muséum of Natural
History. Une partie de ces types a été publiée avec leurs photographies et celles de leurs armures génitales, mais
malheureusement les recherches de l’éminent Entomologiste brésilien ont été interrompues par sa disparition subite
et seules ont paru les notes consacrées aux types de Dryocampinae et Arsenurinae. Le même auteur a décrit une espèce
nouvelle du genre Automeris, publiée après son décès, en 1966.
Lemaire (C.).— A donné la description préliminaire (1966-1967, 1969 a, b et c) de 5 genres nouveaux et de
33 espèces (dont 1 sera invalidée) et 7 sous-espèces inédites ; 2 noms nouveaux ont été proposés en remplacement
de noms préoccupés.
Parmi les autres ouvrages à consulter il faut citer les catalogues de Kôiiler (1935) pour l’Ar¬
gentine, de Mc Dunnough (1938) pour les États-Unis, de Hoffmann (1942 b) pour le Mexique, de
Biezanko, Ruffinelli et Carbonnel (1957) pour l’Uruguay, de Costa-Lima (1936) et de Baucke (1960)
pour le Brésil, ainsi que les travaux, ayant trait plus spécialement aux premiers états, de Burmeister
(1879), Bourquin (1945), Crotch (1956), Collins et Weast (1961).
Les autres auteurs n’ont, publié que des descriptions isolées ou des notes relatives à un très petit
nombre d’espèces.
0 564016 6 2
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
DEUXIÈME PARTIE
BIOGÉOGRAPHIE
Des 7 sous-familles qui composent la famille des Attacidae, celle des Hemileucinae, à laquelle appar¬
tiennent les Automeris et les genres voisins, est, de beaucoup, la plus importante numériquement, comptant
de 520 à 550 espèces environ ( 8 ); elle est exclusivement américaine.
Les genres étudiés groupent 180 espèces, soit un peu moins du tiers de la sous-famille; leur habitat
s’étend du Sud-Est du Canada à la Patagonie, l’extrême limite australe se situant au Chili vers le 53 e degré
de latitude sud (Ureta, 1942 : 78) pour Adetomeris erythrops (Blanchard). La plus haute altitude connue,
3 800 m, est celle de la localité typique d ’ Erythromeris flexilineata : Paramo del Quindin, dans la région
de Cali en Colombie, citée par Dognin (1911 : 31). La très grande majorité des espèces appartient à la faune
néotropicale. La faune néarctique en compte au plus une dizaine, toutes du genre Automeris , le Chili et la
Patagonie argentine, trois; encore deux de ces dernières constituent-elles un genre à part, le genre Adeto¬
meris, très différent morphologiquement et biologiquement.
L’étude de la répartition géographique de ces Lépidoptères présente de grandes difficultés, en raison
surtout de l’immensité du territoire considéré qui reste en partie inexploré, mais également de l’imprécision
des informations sur la provenance exacte du matériel reçu.
Comparées à l’ensemble du continent américain couvrant une superficie de 42 millions de km* dont
environ 30 millions sont peuplés par les espèces étudiées, les zones où ont été entreprises des récoltes suivies
et méthodiques sont relativement peu étendues. A part les États-Unis et le Sud du Canada, les seules régions
où il ait été procédé à des chasses de nuit assez longtemps et régulièrement pour que l’on puisse considérer
leur faune comme relativement bien connue, sont certaines zones du Mexique et de l’Amérique centrale,
le Nord du Vénézuéla, les environs de Cali en Colombie, quelques États du Brésil, ceux du Sud-Est princi¬
palement, le Nord de l’Argentine et une grande partie de la côte chilienne. Des autres régions, il n’a été
obtenu de matériel qu’en très petit nombre, de localités fort éloignées les unes des autres, récolté épisodi¬
quement et surtout pour la période antérieure à 1940, avec des moyens techniques sommaires. Les chasses
effectuées dans ces conditions n’ont qu’une valeur de simples sondages et la connaissance des genres étudiés
est encore très incomplète, qu’il s’agisse de la distribution des espèces décrites ou de la composition même
de la faune de certains pays où beaucoup de taxa restent certainement à découvrir. Cette remarque vaut
davantage d’ailleurs pour les régions montagneuses, en raison des cloisonnements résultant du relief que
pour la plaine amazonienne dont la faune est, en général, très largement répartie.
Ainsi, sur les 26 taxa appartenant aux genres révisés qui ont été obtenus dans la région de Cali par
MM. L. et L. Denhez, 5 espèces et une sous-espèce étaient inédites et plusieurs autres n’avaient jamais
été signalées de cette contrée, voire de la Colombie. Sur les 32 espèces nouvelles que nous avons publiées
dans des notes préliminaires (Lemaire : 1966-1967, 1969 a, b et c), plus des deux tiers sont des espèces de
moyenne altitude, en grande partie originaires de la Cordillère des Andes ou de ses contreforts.
la tMM I uâu lb de * A,tacinae qui la suit en im P° rtance compte, tout au plus, 350 espèces dont 60 seulement appartiennent
Source : MNHN, Paris
20
CLAUDE LEMAIRE
Longtemps, récolteurs et auteurs paraissent n’avoir attaché qu’une faible importance à l’origine
des exemplaires et à leur étiquetage correct. Beaucoup de types de Walker et do Boisduval, par exemple
ne portent d’autres indications que celles, très vagues, de « Brésil », voire « Amérique méridionale » et dans
bien des cas, les localités citées sont non seulement imprécises mais erronées. Ainsi, C. et R. Felder ont
décrit Leucanella fumata, synonyme de L. janeira (Westwood), do la Colombie, le type d ' Aulomerella mendcsa
(Boisduval), synonyme d’A. flexuosa (C. et R. Felder), est étiqueté du Mexique, alors que ces deux espèces
sont des endémiques de la région Sud-Est du Brésil. Enfin, une partie des insectes figurant dans les collections
provient d’achats à des marchands ou à des chasseurs professionnels qui, surtout lorsqu’il s’agissait d’espèces
spectaculaires, jugeaient souvent de leur intérêt de ne pas révéler l’origine exacte des spécimens fournis.
En fait, le matériel n’est récolté scientifiquement, et en partie seulement, que depuis une époque relative¬
ment récente et il reste difficile d’obtenir des chasseurs des indications précises, beaucoup d’entre eux sê
contentant de mentionner la localité d’où ils ont rayonné et non le lieu même où les récoltes ont été réelle¬
ment effectuées. Quant à l’altitude, elle est trop fréquemment omise ou inexacte, ce qui est particulière¬
ment grave pour les espèces de montagne, quand on sait qu’un déplacement en altitude, de quelques cen¬
taines de mètres ou même moins, modifie la nature de la faune et de la flore plus radicalement que des cen¬
taines, voire des milliers de kilomètres dans des régions plates comme la plaine amazonienne. Enfin, les dates
de capture, très importantes également, sont souvent imprécises ou incorrectes et on ne possède oue
très peu d’informations sur les biotopes. y ’
Sous ces réserves et d’après le matériel examiné, on peut diviser très schématiquement l’aire de répar¬
tition des espèces étudiées en 11 régions géographiques principales, dont chacune constitue un ensemble
homogène, avec, au moins pour les plus étendues d’entre elles, une part importante d’endémiques.
De l’étude de cette répartition, il se dégage un certain nombre de conclusions d’ordre général :
1. Dans la mesure où il a été possible de le vérifier, les divisions géographiques valables pour la dis¬
tribution des genres révisés le sont également pour l’ensemble des Hemileucinae et pour les trois autres
sous-familles qui composent la faune américaine des AUacidae.
2. La plupart des espèces ont une répartition portant sur au moins deux des régions géographiaues
considérées, donc très vaste; certaines même sont extrêmement répandues, commo Automeris hamata oui
est connu du Mexique à la Bolivie, du Nord du Vénézuéla et de touto la région amazonienne ou Automeris
egeus qui vole aussi bien dans les pays de la Cordillère des Andes que dans toute l’Amazonie, ie centre l’Est
et le Sud-Est du Brésil. Aucune cependant n’a une répartition aussi étendue que certains AUacidae comme
Syssphinx molina (Cramer), Dysdaemonia boreas (Cramer) ou Copiopleryx semiramis (Cramer) par exemple
qui sont connus du Mexique à la Bolivie et du Nord du Vénézuéla au Sud-Est du Brésil. En revanche quelques
espèces n’ont jamais été obtenues que d’une seule localité et leur habitat paraît extrêmement restreint
3. Les zones dont la faune présente la plus forte densité en AUacidae sont les régions montagneuses
entre 600 et 1 800 mètres : ces conditions sont celles que l’on peut rencontrer dans la Cordillère des Andes’
sur le versant oriental principalement, la Cordillère du Littoral au Vénézuéla, le Sud-Est du Brésil le Mexique
central et oriental. En revanche, l’Amazonie, eu égard à l’immensité de son territoire, ne présente pas une
richesse exceptionnelle. De toutes les régions, celle de la Cordillère des Andes, de la Colombie à la Bolivie
est la plus riche avec 90 espèces, soit la moitié de celles étudiées, alors que l’Amazonie n’en compte
que 47. La zone néarctique est très pauvre, avec seulement 10 espèces qui, pour la plupart d’ailleurs n’existent
que dans sa partie la plus méridionale; la faune chilienne est réduite à deux espèces. Enfin quoique très
bien représentés sur la côte septentrionale de l’Amérique du Sud, les Automeris, comme’les AUacidae
en général, sont pratiquement absents des Antilles.
Des pays considérés, c’est le Brésil qui est le plus riche, avec près de 70 espèces (•) mais sa faune
comprend celles, additionnées, de plusieurs régions géographiques distinctos, dont l’Amazonie le Brésil
central et le Sud-Est du Brésil. Après lui, viennent le Pérou (52 espèces), la Colombie (451 l’Éminfom. /qo\
le Vénézuéla (37) et le Mexique (35). * 4
4. Les limites méridionales de la faune néarctique et septentrionale de la faune néotropioale sont
très difficiles à arrêter avec précision. La rencontre des deux faunes s’effectue au Mexique; elle est particu¬
lièrement frappante dans l’Etat de Veracruz où peut être capturé A. io, en même temps qu’une grande
majorité d’espèces néotropicales et surtout dans l’État de Chiapas, d’où l’on est étonné de recevoir des
(9) Costa Lima (19S6) n’en cite que 11
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
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mêmes localités mais probablement d’altitudes différentes, aussi bien des Attacidae de genres typique¬
ment néotropicaux et très largement représentés en Amazonie, comme les Paradaemonia et les Rhescuntis
que de genres franchement néarctiques comme les Coloradia et les Euleucophaeus. Parmi les espèces étudiées,
ne peuvent être véritablement considérées comme appartenant à la faune néarctique qu 'Automeris io, là
seule qui soit largement répandue dans les zones tempérées du Canada et des États-Unis (mais qui détache
des populations jusque dans l’État de Veracruz) et, auprès d’A. io, les 7 espèces du même groupe qui coexistent
en altitude dans la région de Mexico. On peut y ajouter A. zephyria et A. cecrops painina qui ne volent que
dans le Sud des Etats-Unis, mais sous cette réserve que les 26 autres espèces du groupe, extrêmement homo-
gêne, dont ils font partie, sont toutes néotropicales et que, par conséquent, il serait plus rationnel de les
considérer comme des prolongements septentrionaux de cette faune, de même qu’A. daudiana et A. lauta,
représentants du groupe d’A. io, respectivement au Guatémala et dans l’État de Chiapas, sont sans doute
d extremes détachements méridionaux de la faune néarctique.
Dans 1 hémisphère austral, on constate simplement une réduction progressive du nombre des taxa à
partir d une certaine latitude, sans remplacement par une faune différente et par conséquent sans la coexis¬
tence observée dans l’hémisphère nord. Le début de l’appauvrissement se situe beaucoup plus au nord vers
la côte du Pacifique, par suite de l’influence des courants de Humboldt et également du relief, que vers
l’est et selon une ligne théorique dirigée obliquement du Sud du Pérou et de la Bolivie vers l’État de Rio
Grande do Sul au Brésil. Il n’existe pas, dans les genres étudiés, de faune typiquement australe; seuls les
Adetomeris chiliens s’écartent nettement de la faune néotropicale, sans semble-t-il, coexister nulle part avec
cette dernière. Il en est de même en ce qui concerne les autres groupes d.’Attacidae, peu nombreux d’ail¬
leurs, au Chili et dans la région limitrophe de l’Argentine où ils sont seulement représentés par les Polythysana,
les Ormiscodes et les Cinnomata, en tout une vingtaine d’espèces très particulières.
5. Au sein des genres, les espèces d’un même groupe vivent fréquemment ensemble dans une même
région géographique ou, du moins, dans des régions contiguës : ainsi, sur les 10 espèces du groupe d’Auto¬
meris io, 8 coexistent dans la zone néarctique du Mexique, celles du groupe d’A. randa, sauf A. andicola,
ne sont connues que du Mexique et de l’Amérique centrale, 3 des 4 taxa du groupe d’A. montezuma, volent
au Mexique. Il y a peu de solution de continuité dans la répartition des espèces morphologiquement voisines.
6. Les genres Erythromeris, Automerella, Automeropsis, Hypermerina, A detomeris ne sont représentés
que dans une seule région, mais ils ne comprennent chacun qu’une ou deux espèces. Les 6 autres genres
étudiés ont une répartition très vaste couvrant une grande partie du territoire considéré.
1. — Canada méridional et Etats-Unis
Le genre Automeris n’est représenté dans cette région que par trois espèces : A. cecrops pamina,
A. zephyna, A. io, les deux premières, ne remontant pas plus au nord que l’Arizona, le Texas et l’État de
New Mexico; quant à la troisième, ses diverses sous-espèces sont répandues du Sud-Est du Canada (Ontario)
à la frontière mexicaine, au-delà de laquelle elle est connue jusque dans les États de Veracruz et de Morelos.
2. — Mexique
Région particulièrement intéressante, en raison de l’extrême variété du climat et du relief qui ont
pour corollaires la diversité et la richesse exceptionnelles de la faune. La répartition des espèces y est très
complexe; elle est essentiellement fonction de l’altitude et plusieurs faunes liées aux divers types de végé¬
tation peuvent se retrouver, superposées, à une latitude donnée. Le Mexique voit également la rencontre
es apports néarctiques et néotropicaux, avec une nette prédominance de ces derniers; il est possible d’y
distinguer, très schématiquement, quatre zones principales :
a. Les mesas ou hauts plateaux du centre et du nord, encadrés par deux chaînes de montagnes, la
Sierra Madré occidentale et la Sierra Madré orientale et limités au sud par la chaîne volcanique transversale
(Onzaba, Popocatepelt) qui s’étend jusqu’à l’isthme de Tehuantepec, frontière théorique de l’Amérique
u ord et de 1 Amérique centrale. La partie septentrionale de cette contrée, aride, subdésertique est cer¬
tainement très pauvre et nous n’avons eu sous les yeux que très peu d’échantillons de sa faune. En revanche
a région de Mexico, et les Etats voisins (Morelos, Oaxaca, Guerrero) sont beaucoup plus riches- ils sont là
terre d élection du groupe d’Automeris io. ’
b. L État de Veracruz, à l’est, en bordure du golfe du Mexique, où vole encore une sous-espèce d’Auto-
eris w et un ou deux taxa voisins, est surtout peuplé d’espèces néotropicales telles qu' Hyperchiria nausica,
Source : MNHN, Paris
22
CLAUDE LEMAIRE
Automeris montezuma et metzli ; les Aulomeris du sous-groupe d’A. randa et le genre Leucanella sont également
bien représentés dans cette zone de transition qui marque la limite septentrionale de leur répartition, comme
de celle de nombreux genres d 'Altacidae de l’Amérique tropicale, volant notamment en Amazonie, les
Arsenura, Rhescyntis, Dysdaemonia entre autres.
c. L’État de Chiapas, entre l’isthme de Tehuantepec et le Guatémala, est une contrée de hautes
terres, avec de vastes zones humides que recouvre la forêt néotropicale. Sa faune est restée longtemps assez
mal connue et plusieurs Attacidae nouveaux en ont été décrits récemment. On y note la présence, à la fois
d’espèces déjà signalées dans l’État de Veracruz, comme celles du groupe d'Automeris randa et A. monte¬
zuma, et de formes typiquement néotropicales que nous retrouverons dans toute l’Amérique centrale, comme
A. banus bonus et même jusqu’au Vénézuéla et dans la Cordillère des Andes (A. metzli, A. zurobara), voire
en Amazonie (A. hamata)-, enfin, plusieurs espèces comme A. lauta et A. esealantei sont probablement des
endémiques de cette région. Nous avons vu que, dans l’État de Chiapas, se situait vraisemblablement la
limite méridionale de la répartition de genres néarctiques de la sous-famille des Hemileucinae : Hemileuca
et Euleucophaeus.
d. La péninsule du Yucatan, bas plateau calcaire à climat tropical caractérisé par des précipitations
abondantes. Nous manquons de données sur sa faune qui, d’après le matériel reçu, serait peu variée. L’espèce
dominante parait être A. moloneyi.
Nous avons relevé la présence au Mexique de 35 espèces ( ,0 ) :
Automeris metzli, zurobara zurobara, randa, excreta, rubresrens nopaltzin, moloneyi, hamata, meridio-
nalis, banus banus, belti belti, macphaili, cecrops cecrops, averna, maeonia maeonia, maeonia adusta, zozine
io mexicana, hebe, melmon, dandemon, colenon, thijreon, eogena, iris, lauta, montezuma, esealantei, pallidior.
Leucanella fusca, leucane, acutissima, muelleri, saturata, contempta windi.
Hyperchiria nous ica.
Gamelia musta.
3. — Amérique centrale
(du Honduras britannique à Panama)
La partie de l’Amérique centrale reliant le Sud du Mexique à la Colombie est, dans l’ensemble, très
montagneuse et en partie volcanique. Zone de transition entre la faune mexicaine et celle de l’Amérique
méridionale, Colombie et Vénézuéla notamment, son peuplement participe de l’une et de l’autre; il s’y ajoute
quelques endémiques.
a. Honduras britannique. — Pays plat, sauf dans sa partie centrale; climat chaud et humide. Faune peu
différente, d’après le matériel examiné, do celle de la partie mexicaine do la péninsule du Yucatan. Nous n’en
avons reçu que 3 espèces :
Aulomeris metzli, moloneyi, banus banus.
b. Guatémala. — Région de bas plateaux au nord, de hauts plateaux très élevés au centre, traversée
au sud par les hautes montagnes donnant sur le Pacifique qui prolongent la Sierra Madré mexicaine. On y a
capturé les espèces suivantes :
Automeris zurobara zurobara, excreta, rubrescens rubrescens, banus banus, macphaili, zozine, daudiana
pallidior.
Leucanella acutissima.
c. Honduras. — Pays montagneux et forestier; climat tropical avec néanmoins des différences très
sensibles : les terres basses de l’Atlantique sont chaudes, très humides, et il y existe deux saisons de pluies et
deux petites saisons sèches, les terres tempérées entre 800 et 2 500 m bénéficient d’une température très douce
(10) Hoffmann (1942 b) n'en signalait que 28 dont A. cinctistriga, junonia et boueardi, par suit* probablement d’erreur*
d'identification.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
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et sont modérément humides, la côte du Pacifique a une saison sèche très longue. Nous n’avons eu sous les
yeux que très peu de matériel de cette provenance :
Automeris janus, rubrescens rubrescens.
Pseudautomeris irene (?).
Gamelia septentrionalis.
d. Salvador. — Traversé d’est en ouest par un plateau dominé par une chaîne de cônes volcaniques dont
certains sont encore en activité. La côte est formée d’une succession de pentes rocheuses et de falaises. Tem¬
pérature très élevée dans les régions basses, beaucoup plus douce dans la zone élevée de l’intérieur. Les pluies
sont très abondantes, surtout sur le versant du Pacifique, de mai à octobre; climat très sec durant le reste de
l’année.
Nous ne connaissons les Attacidae de ce pays que par une note deScHRÔDER (1955 : 209) sur le matériel
récolté par le D r A. Zilch dans les environs de San Salvador. Dans les genres étudiés 5 espèces sont citées,
mais l’identification donnée par l’auteur est problématique pour plusieurs d’entre elles :
Automeris janus [certainement A. metzli ], A. cecrops [peut-être A. zozine ?], A. junonia [A. junonia
est un synonyme d’A. jucunda , espèce dont la limite septentrionale paraît se situer à Panama], A. pallidior
[sous le nom d’A. montezuma pallidior ].
e. Nicaragua. — Large dépression limitée à l’ouest et au sud par deux cordillères. La région occidentale
est très chaude, avec alternance des saisons sèche et humide, le versant atlantique plus humide est couvert
de forêts et de savanes.
Faune encore mal connue. Druce (1881-1915) n’en cite que trois espèces :
Automeris rubrescens rubrescens, belti belti, pallidior [sous le nom d’A. crudelis ]. Il faut y ajouter
Automeris hamata et Pseudautomeris irene.
f. Costa Rica. — Le pays est coupé en deux parties par une dépression médiane, l’isthme de San José, au
nord et au sud de laquelle se dressent, des deux côtés d’une cordillère centrale, de hauts plateaux dominés par
des chaînons latéraux qui les séparent des plaines côtières. Climat tropical moins chaud sur les plateaux du
centre que sur le littoral.
Dans les collections examinées, nous avons relevé la présence de 12 espèces :
Automeris postalbida, zurobara zurobara, tridens, hamata, duchartrei, banus bonus, belti belti, boucardi,
celata.
Leucanella hosmera.
Gamelia musta, septentrionalis.
g. Panama. — Etroite bande de terre très montagneuse, surtout dans l’ouest où se trouve, à la fron¬
tière de Costa Rica, le sommet le plus élevé : le volcan de Chiriqui (3 433 m). Plus à l’est, des deux côtés de la
zone du canal, le relief s’abaisse graduellement. Climat tropical chaud et humide.
La faune la mieux représentée dans les collections est celle de la région de Chiriqui; celle de la zone du
canal est sans doute moins riche, mais assez différente. La plupart des espèces suivantes existent également
en Amérique méridionale; nous les retrouverons notamment en Colombie, dans la région de Cali :
Automeris metzli, postalbida, phrynon, zurobara zurobara, jucunda, banus banus, belti belti, zugana,
celata.
Leucanella hosmera.
Pseudautomeris irene.
Gamelia sp.
liyperchiria nausica.
Automerina (Automerula) auletes.
Source : MNHN, Paris
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CLAUDE LEMAIRE
4. La Cordillère des Andes
(de la Colombie à la Bolivie)
Ce vaste système montagneux occupe toute la partio occidentale de l’Amérique du Sud, de l’isthme
de Panama au détroit de Magellan sur une longueur de 7 500 km. Tantôt il se divise en plusieurs chaînes ou
cordillères (Colombie, Nord du Pérou), tantôt il se réduit à uno chaîne uniquo (Equateur), soit enfin il enferme
entre deux chaînes, des plateaux séparés par des massifs transversaux en compartiments distincts ou des
hautes terres très étendues ou panas (Sud du Pérou et Bolivie).
Le territoire qui s’étend de la Colombie à la Bolivie (la faune chilienne très différente sera étudiée à
part) est le plus riche en Attacidae, non seulement do toute l’Amérique du Sud, mais du Globe. Sur les
180 espèces étudiées, 90 sont connues de la région andine. Plus qu’au climat et à la variété de la flore cette
abondance est duo à la forme du relief qui, d’une part, créo des obstacles infranchissables entre des vallées
parallèles favorisant la formation d’ilots avec leurs endémiques et, d’autre part, présente, sur le versant orien
tal de la cordillère, des pentes qui viennent progressivement en contact avec les plaines de l’Orénoque et de
l’Amazone. Les très nombreux cours d’eau qui, en se déversant do la face est des Andes, contribuent à la for
mation des deux énormes systèmes fluviaux, constituent une excellente voie de pénétration et de dispersion
pour la faune de l’Amazonie; ainsi beaucoup de taxa appartenant à cette faune se retrouvent dans l’intérieur
du pays, en coexistence avec les espèces typiquement andines.
Enfin, il s établit des contacts avec la faune de l’Amérique centrale et les apports réciproques ne
manquent pas, la répartition d’espècos comme Aulomeris metzli, A. postalbida, A. hamata, A. bonus Hvper-
chiria nausica, par exemple, couvrant la plus grande partie, voire l’ensemble des deux régions. ’ V
, . a \ C ° loTn ^ le - — La Cordillère des Andes y forme trois chaînes parallèles : la chaîne côtière abrunt«
domine le Pacifique, la chaîne centrale, comprise entre les vallées du rio Cauca à l’ouest et du rio Maqdalenn
à 1 est, porte des volcans dont le plus élevé, le Tolima, culmine à 5 600 mètres, la chaîne orientale descend on
pente douce vers les plaines do l’Orénoque. n
Le climat de la Colombie présente, en fonction de l’altitude, trois aspects principaux : les terres basses
les vallées ouvertes jusqu’à 1 500 mètres, formant les tierras calientes do température égale (25 à 30°) avec
des pluies abondantes en toutes saisons, et que recouvre la grande forêt primaire; de 1 500 à 2 500 mètres ce
sont les tierras templadas, plus fraîches, très pluvieuses, avec do vastes zones forestières; au-delà de 2 500 mètres
se situent les terres froides ou tierras frias, plus sèches, avec alternance de végétation forestière et de prairies
Nous avons relevé en Colombie la présence des espèces suivantes :
Aulomeris janus, metzli, larra (?), postalbida, niepclti, phrynon, zurobara zurobara, hamata duchartrpi
/ucunda, ta/nsi, cinctistriga, fieldi, liberia, bonus argenti/era, amanda subpicla, denhezorum, oiticicai ahdZ
minalis, falco (Draudt, 1929 : 733), belti zaruma, incarnata, dognini, zugana, vomona, schuartzi, celata, cryptica
Leucanella nyctimene, contempta contempla, flammans, maasseni.
Pseudautomeris irene irene, antioquia, pohli.
Erythromeris saturniata, flexilineata.
Hyperchiria nausica, acuta.
Gamelia abasia, neidhoejeri, pyrrhomelas, kiefferi, denhezi.
Automerina (Automerula) auletes.
b. Equateur. — Est divisé géographiquement en trois contrées distinctes. La région occidentale com
prend la côte, les collines de Colonche et de Payan et les plaines du Guayas; le climat y ost torride maisl’hu
midité modérée par les vents du Pacifique. La partie centrale est occupée par la Cordillère des Andes réduite
à une chalno uniquo, avec de très hauts sommets volcaniques dont le point culminant est le Chimborazo
(6 310 m); jusqu’à 2 500 mètres les plateaux do la Cordillère forment les terres tempérées à faible varia¬
tion de température et pluies moyennes; au-dessus se situent les terres froides. A l’est du pays (Oriente) là
montana descend par plateaux étagés et boisés, do climat tempéré d’abord, puis de plus en plus humide et
chaud vers les plaines amazoniennes drainées notamment par le rio Napo.
La faune de l’Equateur est moins connue que celle de la Colombie et du Pérou; la liste suivante fera cer¬
tainement l’objet de larges additions :
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
25
Automeris janus, metzli, egeus, larra, boops, postalbida, moresca, andicola, hamata, duchartrei, cinctis-
triga, midea, liberia, banus proximus, amanda subpicta, abdominalis, curvilinea, denticalata, belti zaruma,
belti equatorialis, zugana, jivaros, grammodes, orestes.
Leucanella lynx, contei, memusoides, flammans, maasseni.
Pseudautomeris irene irene, irene arminirence, pohli (?).
Hyperchiria nausica.
Gamelia abasia, neidhoeferi, rindgei, viettei, rubriluna rubriluna, elainae.
Automerina (Automerina) caudatula.
Automerina (Automerula) auletes.
c. Pérou. — Est caractérisé par l’extrême variété du relief et du climat. La Cordillère des Andes ne
laisse subsister le long du Pacifique que des plaines étroites, sauf au nord où s’étend un plateau désertique
(Province de Piura). La partie septentionale de la cordillère comporte trois chaînes parallèles (occidentale
centrale et orientale), divisant le pays en compartiments d’accès difficile; elles convergent au Cerro de Pasco
pour s’étaler ensuite très largement en enserrant des plateaux élevés. L’Est du Pérou est occupé par la plaine
amazonienne (provinces de Loreto et Madré de Dios).
Le climat de la zone côtière est caractérisé par une température relativement basse (19°) et très cons¬
tante, par suite de la proximité du courant de Humboldt. Bien que le ciel soit en hiver constamment couvert
d’une légère brume, la g arua, la sécheresse est très grande, surtout dans le nord. La montagne ou sierra
présente des saisons très marquées avec un hiver très froid, pluvieux et neigeux et un été brûlant. Enfin, la
montana, composée de plateaux et de plaines que recouvre la forêt vierge, descend lentement vers l’Amazone;
son climat tropical est fortement pluvieux, presque en toute saison.
Le Pérou est, après le Brésil, le pays de l’Amérique méridionale dont la faune est la plus riche; nous y
avons noté la présence des 53 espèces suivantes, dont près de la moitié appartient également à la faune ama¬
zonienne :
Automeris janus, egeus, larra, amoena amoena, andicola, hamata, duchartrei, chacona chacona, cinctis-
triga, midea, gabriellae, liberia, amanda limpida, abdominalis, micheneri, falco, curvilinea, denticulata, des-
picata, margaritae, rougeoti, annulata annulata, annulata atrolimbata, harrisorum harrisorum, pomifera,
orestes, grammodes.
Leucanella viettei, lynx, contempla contempta, contei, flammans, maasseni, stuarti rothschildi.
Pseudautomeris salmonea, irene arminirene, fimbridentata, lata, luteata.
Hyperchiria incisa (gadouae?), nausica, acuta.
Gamelia abasia, abasiella, neidhoeferi, rindgei, viettei, rubriluna rubriluna, seitzi.
Automerina (Automerina) cypria, vala, caudatula.
Automerina (Automerula) auletes.
d. Bolivie. — Pays de hauts plateaux d’une altitude de 3 000 à 4 000 m, appuyés à l’ouest contre la
Cordillère des Andes qui se divise en trois chaînes : cordillère occidentale, cordillera Real, suivie au sud de la
cordillère centrale, et cordillère orientale. Les plateaux s’abaissent au nord-est et à l’est vers l’Amazonie
et au sud-est vers le Gran Chaco.
Les hauts plateaux, alternativement très chauds et très froids, sont secs et éventés : c’est la puna,
vaste étendue désolée où la végétation se réduit à une herbe jaunâtre, Vichu et à des plantes épineuses. Au
sud, l’Atacuana est un désert de sable. En revanche, les plaines orientées vers l’Amazonie sont humides et,
après des pampas couvertes d’herbes hautes, on atteint les montahas très chaudes et la forêt vierge.
La faune parait être un peu moins riche que celle des trois pays précédents; elle est en majorité com¬
posée, à peu près par moitié, de taxa typiquement andins, d’une part, et amazoniens, d’autre part, mais des
contacts s’établissent vers l’est et le sud-est avec le Mato Grosso, le Paraguay et le Tucuman, indiqués par la
présence d 'Automeris amoena rotunda, A. rectilinea, A. submacula, Hyperchiria orodina, dans la liste suivante :
0 564016 6 3
Source : MNHN, Paris
26
CLAUDE LE.MAIIIK
Automeris janus, «g eus, larra, amoena rotunda, hamata, duckartrei, charona chacona, chacona cocha-
bambae, rectilinea. bilinea bilinca, cinctistriga, liberia, amanda amanda, margaritae, harrisorum latenigra,
pomifera, submacula, grammodcs.
Lcucanella lynx, contempla contempla, newmani, stuarti stuarti.
Pseudautomeris irene arminirenc, lata.
Ilyperchiria acuta, orodina.
Gamelia neidhoeferi.
Hypermerina kasyi.
5. — Le Nord et l’Ouest du Vénézuéla
La plus grande partie du territoire vénézuélien est occupée au sud et à l’est par une très vaste plaine
dont l’altitude ne dépasse pas 200 métrés, irriguée par le système fluvial de l’Orénoque. Les conditions du
climat et la végétation y sont très voisines de celles do l’Amazonie et les espèces qui en ont été obtenues sont
communes à l’ensemble de cet immense région dont la faune est étudiéo dans la section suivante.
En revanche, les régions montagneuses du Nord et do l’Ouost du Vénézuéla possèdent une faune par
ticulière. Au nord, la cordillère du Littoral, dont l’altitude ne dépasse pas 1 900 à 2 000 mètres, est en grande
partie recouverte par la forêt subtropicale pluviale, avec, sur son versant septentrional, des zones de forêt
secondaire. A l’ouest, la cordillère de Merida qui apparaît comme lo prolongement de la cordillère orientale
do la Colombie, est sensiblement plus élevée et la forêt primaire la recouvre jusqu’à plus de 3 000 mètres -
faune est certainement bien différente de celle de la cordillèro du Littoral, mais elle reste encore assez peu
connue. Les taxa qui lui sont propres sont signalés par un astérisque dans la liste suivante ( n ) qui a été éta¬
blie essentiellement grâce aux récoltes obtenues par M. R. Liciiy et Madame A. Gadou :
Automeris janus, melzli, larra, boops, zurobara zurobara, hamata, meridionalis, jucunda, bilinea bilinea
liberia, amanda lichyi, abdominalis*, belti zaruma *, incarnata, margaritae*, vomona, annulala annulatn'
complicata. 1
Leucanella contempla flavissima, contempla nyctimennides*, flammans.
Pseudautomeris salmonea, irene irene.
Hyperchiria nausica.
Gamelia rubriluna lichyi.
Automerina (Automerula) auletes ( li ).
6. — Amazonie et Orénoque, Guyane
Sous ce titre est groupée la faune de l’immense région comprenant toute la partie nord du Brésil bai
gnée pur l’Amazone et ses aflluents, le Sud et l’Est du Vénézuéla irrigués par le système fluvial do l’Orénoque
les Guyane française et ex-anglaise, le Surinam. Cette faune est dans l’ensemble très homogène; la majorité des
espèces qu'elle comporte sont répandues sur la presque totalité du territoire considéré qui s'étend jusqu’au
versant oriental de la Cordillière des Andes et une partie d’entre elles atteint les autres régions limitrophes
A noter cependant que quelques espèces (A. lhemis, A. fletcheri, A. arminia, II. aniris) paraissent propres
à la forêt guyanaise. Cela tient, comme nous l’a fait justement observer M. lo Professeur A. S. Balachowsky
à la nature de cette forêt qui diffère de celle de l’Amazonie, non pnr sa flore, muis par le fait qu’elle n’est pas
soumise aux mêmes immenses inondations, les cours d’eau qui la traversent ne présentant pas de crues im¬
portantes.
zurobt
luton
(12)
ra g,i,
Mi
intéressant de noter, dans celle liste, la présence d’un certain nombre d’espèces
urobara zurobara, A. mcrutionalii, dont la région nord du Vénézuéla parait constit
liste ci-dessous s'ajoutent, pour le Vénézuéla, les taxa amazoniens suivants : Ai
omerina) ei/pria.
uor la limite sud-t
Mexique, telles
it de dispersion.
‘"ilget,
i* amoena amoena, moretca.
ttyperehiria incita gadouae.
Source : MNHN, Paris
révision ou genre Automeris
27
La liste des espèces amazoniennes s’établit comme suit :
A utomeris janus, egeus, larra, amoena amoena, moresca, tkemis, zurobara gadouae, fletcheri, hamata,
balachowskyi, duchartrei, goodsoni, jucunda, bilinea bilinea, jucundoides, godarti, cinctistriga, midea, liberia,
watsoni, curvilinea, paramaculata, denticulata, vomona, annulata annulata, complicata, arminia, innoxià
orestes.
Leucanella maasseni.
Pseudautomeris salmonea, irene irene, lata, luteata (?).
Ilyperchiria incisa gadouae, nausica, aniris.
(ïamelia abasia, rindgei, abas abas, abas paraensis, rubriluna rubriluna, berliozi.
Automerina (Automerina) cypria, valu.
Automerina (Automerula) auletes.
7. — Centre Brésil, Paraguay septentrional.
Vaste zone de plateaux, à relief montagneux dans sa partie méridionale et orientale où 8e dressent de
nombreuses serras, et descendant en pente douce vers le Nord. Beaucoup d’affluents de l’Amazone y prennent
leur source et l’irriguent. Ce territoire qui comprend les Etats du Mato Grosso et de Goiâs s’étend à l’ouest
vers la frontière orientale de la Bolivie et au sud en direction de l’Argentine, du Paraguay et de
1 Etat de Minas Gérais. Sa faune, moins riche que celle de l’Amazonie, d’une part, et du Sud-Est du Brésil,
d autre part, est dans 1 ensemble très différente de l’une et de l’autre, surtout par ses espèces dominantes:
Automeris rectilinea, granulosa, submacula, Hyperchiria orodina, Gamelia pygmaea. Cette constatation
vaut egalement pour l’ensemble des Atlacidae de cette région et notamment de l’Etat de Goiâs qui présente
ainsi un intérêt tout particulier. La liste des espèces actuellement connues s’établit comme suit :
A utomeris janus. larra, amoena amoena, bilinea bilinea, cinctistriga, rectilinea, ovalina, granulosa,
naranja naranja, sub/nacula, lauroia.
Leucanella vir ides cens viridior.
Pseudautomeris irene irene, huebneri, brasiliensis.
Hyperchiria orodina.
Gamelia pygmaea, remissa.
8. — La côte orientale du Brésil
(de l’Etat de Paralba à l’Etat d’Esplrito Santo)
Côte rocheuse et élevée, rendant le plus souvent difficile la pénétration vers l’intérieur. La faune de
cette région est peu abondante dans les collections examinées où nous n’avons pu relever que les espèces
suivantes :
A utomeris larra, amoena amoena, bilinea bilinea, complicata, naranja pernambucensis, granulosa.
Leucanella memusae memusas.
9. — Sud-Est du Brésil, Uruguay, Nord-Est de l'Argentine, Paraguay oriental
■ imitée au nord par l’Etat de Minas Gérais, à l’ouest, par le rio Paranà et son affluent principal
le rio Paraguâ et se prolongeant au sud jusqu’à la latitude de Buenos Aires. Elle comprend toute la côte sud-
est du Brésil, de l’Etat de Rio de Janeiro à celui de Rio Grande do Sul et l’Uruguay.
Sa faune est une des plus riches et des plus homogènes de toute l’Amérique méridionale, avec très peu
d apports des régions limitrophes et une absence presque totale d’espèces amazoniennes. Elle atteint son
plus grand développement sur les pentes des serras parallèles à la côte (Serra do Mar, Serra de Mantiqueira)
a climat tropical humide et s’appauvrit progressivement vers ses limites orientales (Paranà) et méridional..
(Uruguay). Elle comprend les espèces suivantes :
Source : MNHN, Paris
28
CLAUDE LEMAIRE
Automeris egeus, larra, illustris, coresus ( IS ), tristis , rectilinea, bilinea tamphilus, basalis, ovalina
melanops, inornata, nebulosa, castrensis, violascens, naranja naranja , beckeri.
Leucanella memusae gardineri, viridescens viridescens, viridescens viridior (**), gibbosa, heisleri, janeira,
aspera as per a ( ,s ).
Pseudaulorneris brasiliensis, erubescens, grammivora, luteata, huebneri, stawiarskii, coronis, subcoronis.
Automerella flexuosa, aurora.
Hyperchiria incisa incisa, plicata.
Gamelia calharina, anableps, pygmaea, remissa, remissoides.
Automeropsis umbrata.
10. — Nord-Ouest de L'Argentine.
Région montagneuse assez étroite comprise entre ia partie chilienne de la Cordillère des Andes À l’ouest
et la plaine du (Iran Chaco à l’est. Les chaînes de plus en plus élevées vers le nord et l’ouest séparent des vallées
parallèles élevées qui constituent des bassins fermés de climat continental extrême. Cette zone comprend les
provinces de La Rioja, Catamarca, Tucumân, Salta et Jujuy, ainsi que la partie occidentale de la province
de Santiago del Estero.
La faune est, dans l’ensemble, nettement différente do celle de la partie orientale du pays, s’apparen¬
tant davantage à celle de la Bolivie; la liste suivante comprend également plusieurs endémiques :
Automeris amoena rotunda, arnanda tucumana, oberthurii, granulosa, naranja umbrosa.
Leucanella lama, stuarli koehleri, aspera aspera.
Hyperchiria orodina.
Automerina (Automerina) cypria.
11. — Chili, Sud-Ouest de l’Argentine.
Les Lépidoptères étudiés no sont représentés au Chili que par deux espèces, appartenant au genre
Adetomeris : A. microphthalma et A. erythrops. Celle-ci est, de beaucoup, la plus répandue et, d’après Urkta
( 1942), les limites de son habitat se situent entre les provinces de Coquimbo au nord (latitude 31°, 47’) et de
Magallanes au sud (latitude 53°, 10’), à des altitudes variant entre le niveau de la mer et 1 400 mètres. Dans
ces limites, le climat et la végétation varient du nord au sud entre les types méditerranéen et tempéré, avec
prédominance des forêts de hêtres (Notho/agus) et de conifères (araucarias).
A. erythrops vit également dans le Sud-Ouest de l’Argentine, sur le versant oriental de la cordillère
dans les provinces de Neuquen et le territoire de Chubut; la faune des Attacidae de cette région de l’Argen¬
tine s’apparente beaucoup à celle du Chili : les Hemileucinae y sont représentés notamment par les genres
Ormiscodes et Polythysana, typiquement chiliens. '
(13) Taxon connu seulement de la partie la plu» méridionale de la région conaldérôe.
Source : MNHN, Paris
TROISIÈME PARTIE
LES PREMIERS ÉTATS
Si la taxonomie des genres étudiés a fait l’objet de nombreuses publications, la littérature concernant
les premiers état6 de ces Lépidoptères est, en revanche, très pauvre. Les observations faites sur le terrain
sont rares et les résultats des élevages, même de ceux qui ont été le plus fréquemment réalisés en captivité,
n’ont pas été relatés ou ne l’ont été que partiellement. Les descriptions sont, dans la plupart des cas, très
vagues et incomplètes, quand elles ne sont pas, par suite d’erreurs de détermination, contradictoires. Les
informations très fragmentaires que l’on possède ne portent que sur une trentaine d’espèces et ne doivent
être retenues, le plus souvent, qu’avec réserve. De plus, certaines figures sont imprécises ou inexactes, donc
difficilement utilisables.
Les premières figures connues ont été données par Maria Sybilla Merian (1705) ( 14 ); elles représentent,
parmi celles de nombreux autres Lépidoptères du Surinam, 3 chenilles d 'Automeris avec leurs imagos pré¬
sumés : la première [pl. 6] peut être rapportée avec doute à A. arminia, d’après l’imago qui l’accompagne,
la deuxième [pl. 12] est presque certainement celle d’A. liberia, la troisième [pl. 22] ne correspond pas à
l’adulte figuré qui est également un A. liberia et elle reste donc indéterminée.
Stoll [1787-1790] a consacré plusieurs planches du supplément à l’ouvrage de Cramer à la représen¬
tation des premiers états de nombreux Lépidoptères dont 8 (ou 7) concernent les espèces révisées. Les figures
en sont assez médiocres et l’identification des chenilles représentées demanderait confirmation.
Burmejster (1878) a fait connaître les premiers états de plusieurs Attaciiae de l’Argentine dont
2 Automeris et 1 Leucanella.
Le travail de Packard (1914) est en grande partie constitué d’observations biologiques, sur les Atta-
cidae principalement ; les chenilles de quatre espèces appartenant aux genres Automeris et Leucanella y
sont décrites et figurées, avec certains détails remarquables (structure des épines de la chenille d 'Automeris
io ), mais avec aussi de sérieuses lacunes : ainsi la chenille du même A. io n’est représentée ni au quatrième,
ni au cinquième stade.
Bourquin (1945) figure les métamorphoses d’un grand nombre de Lépidoptères argentins
dont 5 des espèces étudiées.
Parmi les travaux contemporains, il faut citer celui de Crotch (1956) sur l’élevage des Attacidae ;
les chenilles de 3 Automeris y sont photographiées et les stades larvaires de 4 autres espèces sont brièvement
décrits. Collins et Weast (1961) ont publié un ouvrage, illustré de nombreuses photographies sur les Atta¬
cidae des U.S.A., mais, pour les Automeris, seuls les premiers états d’A. io sont figurés.
N’ont été données, par ailleurs, que des descriptions isolées et généralement sommaires. L’adoption
d’un système de notation précis, appliqué aux différents stades, s’imposerait car il est probable, sinon certain,
(14) Les figures de Miiiaii ont été partiellement reproduites par Petivb» (1709-1711).
Source : MNHN, Paris
30
CLAUDE LEMAIRE
que des chenilles d’espèces voisines présentent dans les phases intermédiaires, aussi bien dans la disposition
de l’ornementation et la coloration que dans la structure des épines, des différences importantes qui tendent
à disparaître après les premières mues. En plus de leur intérêt propre, ces observations apporteraient cer¬
tainement bien des solutions aux problèmes de taxonomie.
Dans sa thèse de Doctorat de l’Université de Paris, M. L.S. Otero (1966) a montré récemment que des
espèces de Morpho, difficilement séparables à l’état imaginai, présentaient des stades larvaires très différents
Il peut en être ainsi de certains Automeris qui resteront confondus tant que leur biologie ne sera pas connue
1. — MORPHOLOGIE EXTERNE
Œuf
De forme elliptique, couché, un peu aplati, il est généralement blanc, avec le micropyle le plus souvent
verdâtre ou noir. Selon Bourqu.n (1945 : 69), l’œuf de Leucanella aspera est vert jade au moment de ïa
ponte et passe au jaune, avec le micropyle noir, le jour suivant. Celui d'Adctomeris erythrops est vert jaune
Les œufs d Automeris sont relativement petits : longueur de l’ordre de 1,75 à 2 mm J
Chenille
„ an =. K ,™® ® un _e forme allongée, cylindrique. La tête est arrondie, toujours très sclériflée ; son diamètre est
sensiblement inférieur à celui du premier segment thoracique. 1
Les segments thoraciques et abdominaux des larves do Lépidoptères, au nombre de 14 soit 3 thnr»
fusionnés 1 1 abdomina “ x ' 80nt tous nettement distincts, à l’exception des doux derniers qui sont'pratiquement
fusionnés. Les segments thoraciques portent chacun une paire de pattes thoraciques ou vraies nattes I^s
p,tt., .l | d. m , n »l,. ou fausses patte, sont réparti.» eu deux groupe. : le groupe a’utérieür complet ohexk
AUacidae, est formé de quatre paire, de patte» ventrale», placées sur les »egment» 3 à 6 ; le groupe extérieur
bûn T" d “ j’ alte * “ ale *' Ul segmenta portent 9 paire, de stigmate» ovafe», généralement
bien colorés, une sur le prothorax, les autres sur les 8 premiers urites.
.. .^. réclo 4 8ion > \ 0B canines des espèces étudiées, mesurent de 2,50 à 3,50 mm ; après la dernière mua
elles atteignent une longueur de 6 à 10 cm, avec un diamètre de 10 à 15 mm, selon les espèces. 6 ’
des crmnÎTdï’ orneme * ta fj° n - ~ Ç hez beaucoup de chenilles appartenant aux genres étudiés (Automeris
Jtadf de P s Llrn' '? ni îu A ' ÜluStrlS ' A -f ecr °P s ’ Aütomerella flexuosa), la coloration fondamentale, au dernier
tade, des segments thoraciques et abdominaux est verte, au moins dorsalement et latéralement Chez le*
larves connues de Leucanella, le fond est en général entièrement noir. a en ’
L’ornementation peut comporter un certain nombre de lignes, de bandes, d’anneaux, de taches et
de ponctuations très variés, présentant une coloration différente de celle du fond et fréquemment dissimulée
sous une très forte armature épineuse. H simuiee
Les dessins les plus marquants sont les lignes ou bandes longitudinales qui, suivant leur emplacement
reçoivent des noms différents : bande dorsale impaire, lignes sous-dorsales et préstigmatales bandes stSm*
taies ou sous-stigmatales, disposées symétriquement par paires. ’ B
En général, les bandes stigmatales ou sous-stigmatales, localisées sur les segments abdominaux
subsistent seules après la dermcre mue. Elles sont le plus souvent très distinctes, en raison de leur coloration
blanche ou du moins très claire et sont fréquemment doublées sur leur bord supérieur d’un trait d’une teinte
différente. Elles peuvent être continues ou discontinues ou être représentées par de fortes taches latérale!
plus ou moins obliques (Aütomerella flexuosa , p). 1, fig. 2), incluant ou non les stigmates.
Les dessins peuvent être totalement absents, ainsi chez la plupart des chenilles de Leucanella (pl 3
fig- 2). v ' *
Les épines (fig. 1) qui correspondent aux tubercules des AUacinae sont les ornements les plus remar¬
quables des chenilles d'Hemileucinae ; elles peuvent atteindre un développement considérable et former
avec leurs ramifications une véritable forêt protectrice recouvrant le corps tout entier. Elles sont plus ou
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
31
moins fortement urticantes. L’épine proprement dite, très robuste, peut atteindre 3 cm et est elle-même
hérissée de très nombreux et forts piquants acérés ou spinules (on en compte plus de 100 sur chacune des
épines sous-dorsales thoraciques d'Automeris egeus).
Les spinules sont articulées et elles sont garnies à l’extrémité apicale, soit d’un long filament sétiforme,
soit d’une pointe.
Les chenilles examinées (fig. 1) portent 8 épines sur chacun des segments thoraciques et sur les segments
abdominaux 1, 2 ot 7, se décomposant en une paire sous-dorsale, une paire préstigmatale, l’une et l’autre très
robustes et deux paires sous-stigmatales beaucoup plus grêles. La paire sous-stigmatale inférieure fait
défaut sur les segments abdominaux 3 à 6, porteurs des fausses pattes. Le segment abdominal 8 ne possède
que 7 épines, par suite du remplacement de la paire sous-dorsale par une épine dorsale unique. Le segment
9 ne comporte également que 7 épines, mais l’épine dorsale est plus grêle que les préstigmatales et elle est
reportée plus en arrière sur le segment ; les sous-stigmatales supérieures sont nettement plus développées
que sur les précédents segments et aussi robustes que les préstigmatales. Chez plusieurs espèces (Automeris
illustris , A. egeus, A. io, etc...) le segment anal (10 -f- 11) porte sur la face interne de chacun des lobes para-
naux une épine paranale plus ou moins robuste ; cette épine parait absente chez les Leucaneüa ( u ).
(15) La structure décrite ne peut pas être considérée comme typique pour l’ensemble des Hemileucinac puisque, selon
Murhok (1949 : 60), les chenilles d ’Hcmileuca maia ne portent pas d’épines sous-stigmatales inférieures sur les segments abdomi¬
naux 1, 2, 7 et 8. Les mêmes épines feraient défaut sur les segments 8 et 9 de Pseudohazis cglanterina, etc. En revanche, ches la
chenille, au dernier stade, de Dirphiopsis mullicolor que nous avons examinée, la disposition des épines est la même que chex les
Automeris, à la seule différence que, sur le segment abdominal 8, les sous-stigmatales inférieures sont très réduites et dépourvues
de spinules. D’après Munroe (sa. : 62), ces mêmes épines manqueraient sur le segment 9 de la chenille de Leucanella oiridescens,
ce qui nous paraît douteux car cette chenille que, malheureusement, nous n’avons pu étudier, est extrêmement voisine de celle de
l.rucanella leucane où elles existent.
Source : MNHN, Paris
32
CLAUDE LEMAIHE
Chez A. io, avant la première mue, les épines sont dépourvues de spinules latérales, à l’exception de
4 ou 5 disposées à l’extrémité apicale ; les épines dorsales des segments 8 et 9, sous-dorsales et préstigmatales
des segments thoraciques, sont bifides, les autres sont simples. Dés le second stade, les spinules latérales
apparaissent sur toutes les épines et la différenciation entro épines simples et bifides tend à disparaître pro¬
gressivement, les deux branches de la fourche apicale des secondes se confondant avec les spinules apicales
de plus en plus robustes.
Chez A utomerella flexuosa les spinules latérales existent dés le premier stade et la différenciation entre
épines simples et bifides apparaît ainsi initialement moins marquée que chez A. io.
Chez beaucoup d’espèces, et au moins à certains stades, les épines sous-dorsales et préstigmatales des
segments thoraciques, l’épine dorsale du segment 8 et les épines préstigmatales des segments 8 et 9 sont
plus développées que les épines correspondantes des autres segments ; nous les citerons sous le nom d’épines
dominantes. ^
D’après les descriptions d’EnMONDs (1882, in Butler : 105) et d’IzQuiEHiio (1895 b : 17) la structure
des épines des chenilles d 'Adetomeris (voir page 40) serait assez différente de celle des antres genres étudiés.
Chrysalide (pi. 3, lig. 1)
Les chrysalides que nous avons pu examiner sont brun rouge foncé ou noires, moyennement allongées
lisses, avec les segments thoraciques arrondis, assez fortement renflés, le crémaster proéminent Leur longueur
varie selon les espèces entre 25 ot 40 mm, leur diamètre entre 11 et 15 mm. 8
La chenille tisse normalement un cocon assez allongé, peu épais, généralement lisse et très serré
brun noir. Ce cocon est très rudimentaire chez les Adetomeris ; les chrysalides de Camélia et d ' Automer inà
figurées par Stoll (1790) sont nues. Quand le cocon existe, la chrysalide est reliée par lo crémaster à la facd
interne de la coque au moyen d’un fort cordon soyeux.
2. — ÉTHOLOGIE
•n L “ ponto de 150 4 220 œufs environ s’effectuo par groupes généruloment nombreux et très serrés sur les
feuilles elles-mâmes ou, probablement, chez certaines espèces, sur les branches do la plante nourricière
La durée d’incubation des œufs est, en général, do 18 è 25 jours. Toutefois, chez les Adetomeris (voir
page 40), c est à ce stade que se produit la diapause hivernale.
A l’éclosion, les jeunes larves dévorent une grande partie du chorion, puis se groupent en colonies
pouvant compter une cinquantaine d’individus. Les chenilles observent le comportement typique des proces¬
sionnaires, mais sans toutefois former de nids. En captivité, la plupart, d’entre elles déambulent longuement
avant de se fixer sur la plante nourricière, pouvant ne prendre aucune nourriture pendant plus de 24 heures
La vie grégaire peut se poursuivre pondant toute la durée de l’état larvaire-
s groupes, sinon à
Les épines dont sont recouvertes les chenilles peuvent leur apporter une certaine protection surtout
quand elles vivent en colonies extrêmement serrées. Inquiétées, les chenilles d’/l ulomeris coresus se contractent
et les bouquets de spinules dont sont garnies les épines s’épanouissent pour former un épais buisson urticant
Selon Crotch (1956 : 67), la chenille d 'Automeris illustris, quand on la dérange, agite violemment les
•segments thoraciques dans un mouvement de va ot vient. Ces défenses n’empôchont nullement les larves
d 'Automeris d’être les victimes d’ichneumonides ot autres parasites. Plusieurs des cocons d 'Automeris
bilinea bilinea reçus du Brésil, Paralba, Joéo Possoa (Kesselring), ont donné naissance, à la place du papi¬
llon, à un gros tachinaire. ^ p
Chez la plupart des espécos, dont les premiers états sont connus, les chenilles font normalement quatre
ou cinq mues; celle d’Automerella flexuosa, élevée par M. Lkcuyer a mué cinq foiB et Bourquin (1948 • 69)
signale six mues chez Automeris naranja, M. Lecuyer n’en ayant cependant noté que quatre chez la même
espèce. Il se peut que les conditions de température et d’hygrométrie aient une influence sur le nombre des
stades. Avant chaque mue, la chenille tisse sur son support un tapis de soio plus ou moins étendu sur lequel
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
s’ancrent solidement les pattes abdominales. Suivant le stade, la période de mue peut durer de un à trois
jours environ; après l’opération la chenille dévore fréquemment une partie de sa dépouille.
La durée de l’état larvaire varie beaucoup, entre cinq semaines et trois mois, selon les espèces.
Au terme de son évolution, la chenille tisse un cocon sur la plante nourricière elle-même, entre des
feuilles ou sous les écorces, ou s’abrite sur le sol, dans des mousses ou des détritus divers. La nymphose a
également une durée très variable; elle est l’état le plus fréquent de la diapause (de 8 à 9 mois) chez les espèces
des régions tempérées; une espèce (A. io) peut être univoltine ou multivoltine selon la latitude. Les repré¬
sentants mexicains du groupe d’A. io, d’après les dates de capture que nous avons pu noter, sont univoltins,
dans la région de Mexico, alors qu’au Texas, A. io texana Dyar est multivoltin (Collins et Weast : 1961,64).
Si l’on en juge d’après les récoltes obtenues par MM. Denhez, dans la région de Cali (Colombie, Valle Cauca),
les Automeris présentent, pour la plupart, une évolution continue. L’apparition des espèces
tropicales et équatoriales étant conditionnée par le régime des pluies, les périodes qui sont considérées comme
les plus favorables aux éclosions, se situent au début et à la fin des saisons humides.
Les éclosions, d’après nos propres constatations, ont généralement lieu en fin de matinée; selon Collins
et Weast (1961 : 63) A. io lutkeri quitterait son cocon le matin, A. io texana en fin d’après-midi.
Quand le papillon est au repos, les ailes antérieures sont ramenées le long du corps, recouvrant totale¬
ment les ailes postérieures, dans la position classique o en toit » des Sphingidae et des Noctuidae et de nombreux
autres Hétérocères. L’homochromie de l’insecte et de son support (branche, tronc d’arbre) est alors presque
toujours parfaite. Au contraire, quand il est inquiété, l’imago relève les ailes antérieures, découvrant brus¬
quement ses ocelles, au centre d’un zone souvent brillamment colorée. Il s’agit probablement d’une réflexe de
défense, pouvant intimider certains agresseurs et que l’on retrouve chez des Attacidae africains présentant
le même type d’ornementation (Imbrasia macrothyris, Pseudobunaea).
L’imago est essentiellement nocturne, mais il est possible que les mâles de certaines espèces volent le
jour, ce qui expliquerait, par exemple, que ceux d’ Automeris phrynon et d ' Auiomeropsis umbrata, dont les
femelles sont assez couramment capturées à la lampe, soient restés si rares en collection.
En règle presque générale, comme chez la plupart des Attacidae, le phototropisme est nettement posi¬
tif chez les exemplaires mâles, faible chez les exemplaires femelles qui ne prennent leur vol qu’après l’accou¬
plement et sont manifestement peu attirées par la lumière pendant la période de ponte; celles qui sont cap¬
turées sont fécondées et souvent très défraîchies.
Chez les espèces où il a pu être observé, l’accouplement a lieu entre 22 et 24 heures et est relativement
bref; contrairement à ce qui peut être constaté chez beaucoup d'Attacidae, le mâle et la femelle se séparent
avant l’aube. Selon Crotch (1956 : 65) un même mâle d’A. naranja peut s’accoupler plusieurs fois. La ponte
commence dès le premier soir qui suit la fécondation; elle se poursuit pendant 6 à 7 jours environ.
En captivité la vie des imagos est brève, surtout celle des mâles, n’excédant guère une semaine.
3. — BIOLOGIE ( 16 )
Automeris
Automeris metzli (Sallé) (pi. 2, fig. 2). — Les premiers états ont été partiellement et médiocrement figu¬
rés par Sallé (1853 :171). La description suivante est donnée d’après les notes et les photographies communi¬
quées par M. J. Lecuyer.
Chenille (5° stade). Couleur fondamentale des faces dorsale et latérales vert clair, avec un semis de
points noirs épars. Une série de grosses taches noires, assez irrégulières, sur le bord antérieur des segments,
celles d’entre elles qui sont situées entre les stigmates, nettement plus allongées et étroites. Face ventrale
marbrée de noir. Stigmates blancs, liserés de noir. Epines vert jaune (roses selon Sallé), très longues, parti¬
culièrement sur les segments thoraciques et sur le segment abdominal 8 où elles peuvent atteindre 3 cm.
Tête, pattes thoraciques et partie moyenne des pattes abdominales noires.
(16) En partie d’après des observations relevées en littérature ou communiquées par M.M. i. Lscuyis, B O C Oardiki
et divers correspondants.
Source : MNHN, Paris
34
CLAUDE LEMAIRE
Durée de l’évolution (en captivité, par une température de 22° â 25°) : œuf 25 jours, chenille 2 mois
(4 mues, 5° stade : IG à 20 jours), nymphose : 5 semaines.
Plantes nourricières : Platanus occidentalis, Erythrina rubra ; élevage en France sur Crataegus.
Automcris egcus (Cramer). — Chenille (dernier stade), d’après un spécimen envoyé du Brésil, Paraiba
par M. J. K esse lu ing. Couleur fondamentale (probablement altérée) brun jnune avec une grosso tache dor¬
sale noire sur la partie antérieure du huitième (?) segment abdominal. Bandes stigmatales blanches à bord
supérieur souligné d’un trait noirâtre ou brunâtre, sur les segments ndbominaux 1 â 8. Stigmates noirâtres.
Epines jaunâtros, celles des segments thoraciques et des segments abdominaux 8 et 9, nettement dominantes
atteignant 18 mm; spinules jaunâtres, plus ou moins fortement marbrées de noir, surtout sur les segments
abdominaux 1 à 6. Tête et fausses pattos brun jaune.
Automcris larra (Wnlkcr). — Chenille (dernier stade), d’après R. Ferreira d’Ai.MEinA (1923 : 13).
Longueur :90 à 95 mm, diamètre : 12 mm. Couleur fondamentale blanc rosé ou saumon, avec un semis de
points blanchâtres. Les segments abdominaux 5 et G portent deux grosses taches noires à contour irrégulier
entourées de nombreuses mouchetures de la môme teinte; une grosse tache noire également sur la partie pos¬
térieure des deux segment s suivants; des points noirs plus petits sur le segment abdominal 4. Face ventrale
vert grisâtre, avec de nombreuses ponctuations claires. Bandes stigmatales blanches sur les segments abdomi¬
naux 2 à 7. Stigmates jaunâtres. Epines sous-dorsales et préstigmatules blanc-gris rosé, avec dos spinules
noires généralement teintées, dans leur partie médiane, de jaune orangé; épines sous-stigmatales gris foncé à
spinules noires.
Cocon brun, grossier et peu serré. La chrysalide noire mesure de 38 & 40 mm.
Durée de la nymphose : 2 mois environ.
Automcris illustris (Walker). — Les premiers états ont été décrits par Burmeister (1878 : 478). Les
précisions suivantes résultent des observations de M. J. Lkcuykii.
Œuf : blanc.
Chenille (5° stade). Couleur fondamentale vert pomme, avec, sur chacun des segments abdominaux
(1 à 9?) des points noirs, ovales, disposés à raison d’une paire sous-dorsalo et d’une paire préstigmatale entre
les épines correspondantes. Bandes sous-stigmatales blanches, à bord supérieur finement liseré de noir sur
les segments abdominaux 2 à 9. Une grosse tache brun noir, ponctuée do blanc, en forme d’écusson, entre
chacune des pattes ventrales (et sur les segments abdominnux 1, 2, 7, 8 ?). Stigmates orange. Epines vertes
longues, sans dominantes nettes. Tête et pattes thoraciques vertes. Partie basilaire dos pattos verte partie
moyenne brun rougeâtre, ponctuée de blanc, sole noire. ’
Cocon : brun foncé, très serré mais mince, dans le feuillage do la plante nourricière.
Durée de l’évolution (en captivité, par une température do 22 à 25°) : œuf 15 jours, chenille 11 semaines
(4 mues), nymphose 2 à 7 semaines.
Plantes nourricièros : Platanus oricntalis, Ficus henjamina (d’après Baucice, 1960 : 12). Elevage en
captivité sur troène, lilas, aubépine. ®
Autorneris coresus (Boisduval). — Les premiers états ont été décrits et figurés notamment par Bun-
MEISTEU (1878 : 479), Packard (1914 : 106), Bourquin (1945 : 33) et Crotcii (1956 : 66). Ils sont extrême¬
ment voisins de ceux de l’espèce précédente.
Œuf : blanc.
Chenille (5° stade). Couleur fondamentale vert clair, lignes Bous-stigmatales blanches, à bord supérieur
liseré do noir. Stigmates orange. Epines vertes, entourées & la baso d’une tacho noire sur les segments abdo¬
minaux 1 â 8. Tête verte. Pattes thoraciques rouge clair. Région ventrale et pattes abdominales rouge noi¬
râtre, mouchotéos de blanc.
Plantes nourricières : Platanus oricntalis, troène, flamboyant, saulo, etc... L’élevage en captivité
réussit très bien sur le sycomore.
Autorneris hamata Schaus. - Chenille (dernier stude). Fond uniformément vort, sans lignes ou tachea
sous-stigmatnles. mais avec des anneaux intersegmentaires noirs. Epines vertes (B.O.C. Garpiner, in litteris ).
Source : MNHN, Paris
>u genue Automeris
35
RÉVISION D
Automeris jucunda (Cramer). — Chenille (dernier stade). Verte, avec des bandes sous-stigmatales
blanches et des taches brun clair sur la face ventrale; épines vertes (B.O.C. Gardiner, in litteris).
Automeris liberia (Cramer). — C’est vraisemblablement la chenille de cette espèce qui est figurée,
auprès de l’imago, par Merian (1705 : pl. 2). En revanche, la chenille représentée (id. : pl. 22) auprès d’un
second exemplaire dM. liberia appartient certainement à une toute autre espèce. Les premiers états ont été
également décrits et figurés par Stoi.i. (1790 : 76) et Boisduval (1875 : 211, pl. 4, fig. 1).
Chenille (dernier stade). Couleur fondamentale verte, à l’exception du segment anal qui est brun,
rayé et ponctué de jaune. Bande sous-stigmatale jaune discontinue. Stigmates jaunes. Epines vert foncé.
Tête verte. Pattes thoraciques et partie moyenne des pattes ventrales jaunes.
Durée de la nymphose : 9 à 10 jours.
Plante nourricière : « arbre de citron ».
Automeris belti belti Druce. — Chenille (dernier stade). Vert pâle, avec une bande sous-stigmatale
vert d’eau; épines vertes, spinules passant au noir vers l’extrémité apicale (B.O.C. Gardiner, in litteris).
Automeris recrops pamina (Neumoegen). — Les premiers états ont été décrits par Henry-Edwards
(1888 : 62), Kcnze (1900 : 201) et partiellement figurés par Packard (1914 : 104).
Œuf : blanc.
Chenille (5° stade). Couleur fondamentale verte, avec deux lignes sous-dorsales et deux lignes préstig-
matales blanchâtres sur les segments abdominaux (2 à 8 ?). Bande stigmatale discontinue, représentée sur
les segments 2 à 9 par une suite de larges traits blanc jaunâtre, à bord supérieur noirâtre, dirigés un peu
obliquement d’avant en arrière et de haut en bas; chacun de ces traits porte une strie longitudinale brun noir.
Dessous du corps brun. Epines vert foncé, celles des segments thoraciques et du segment abdominal 8 assez
sensiblement dominantes sur la figure de Packard. Tête verte. Pattes thoraciques et abdominales brunes.
Durée de l’évolution : œuf, 20 à 25 jours. Selon Collins et Weast (1961 : 70) l’espèce est bivoltine
et l’imago vole en V et VIII.
Plantes nourricières : Quercus undulata, Quercus emoryi, Ceanothus fendleri, Cercocarpus parvifolius,
Opuntia sp. Elevage facile en captivité sur le chêne, selon Collins et Weast (1961 : 70) qui précisent que les
chenilles préfèrent les jeunes pousses, vers l’extrémité des branches.
Automeris zozine Druce. — La description suivante a été donnée par Conte (1906 : 193), d’après
Schaus (in litteris ?).
Chenille (dernier stade?). Fond vert pâle. Lignes sous-dorsales et préstigmatales jaunes, les secondes
liserées de brun. Bandes stigmatales représentées sur les segments abdominaux 3 à 8 par une suite de taches
blanches, obliques, bordées de brun. Epines vertes. Pattes abdominales rougeâtres.
Automeris boucardi Druce (?). — D’après Packard (1914 : 20, fig. 2).
Chenille (dernier stade?). Couleur fondamentale verte, avec des stries sous-dorsales longitudinales
noirâtres. Bande stigmatale blanche, à bord supérieur liseré de noir et portant sur chaque segment une tache
triangulaire brun jaune, suivie d’une strie longitudinale, oblique, noire. Une série de taches sous-stigmatales
brun jaune. Face ventrale noirâtre. Epines vert jaune, sur les segments abdominaux 1 à 9, très courtes et
sans dominantes d’après la figure de Packard; spinules vert jaune, avec des stries noirâtres. Tête verte.
Pattes thoraciques brunes. Partie basilaire des pattes ventrales noirâtres, partie moyenne brune.
Automeris melanops (Walker). — La chenille, au dernier stade, a été figurée par Burmeister (1879 :
48, pl. 21, fig. 4) sous le nom d’/o brasiliensis Boisduval. Couleur fondamentale verte, passant, au brun sur
la région ventrale. Grosses taches stigmatales blanches, soulignées de brun orangé sur leur bord supérieur.
Epines vertes. Tête verte. Pattes thoraciques et. abdominales brunes.
Plantes nourricières : Platanus orientalis, Tipuana speciosa , Tamarindus indica, Schinus therebenthi-
folius , Hibiscus tilliaceus, Rosa sp. (Baccke : 1960 : 13).
Source : MNHN, Paris
36
Automeris arminia (Stoll). — C’est probablement cet. insecte qui est figuré par Merian (1705 : [pl. 12]).
La chenille représentée auprès de l’imago est rouge, avec des lignes sous-dorsales et sous-stigmatales jaunes.
Epines gris noirâtre. Tête rouge, partie moyenne des pattes abdominales rouge.
Automeris naranjanaranja Schaus. — Premiers états décrits et figurés rioturnment parB ouhquin (1945 :
177 et 1948 : 69) par Ckotcii (1956 : 65); l’espèce a été élevée en France par M. J. Lecuyer.
Œuf : blanc, avec le micropyle verdâtre, passant au noir à l’approche de l’éclosion.
Chenille (dernier stade). Couleur fondamentale vert pâle sur la face dorsale, passant au vert pomme
sur les flancs. Bandes sous-stigmatales représentées sur les segments abdominaux 1 à 9 par une suite de
taches diagonales (à peine indiquées sur les segments 1 et 2, très larges sur les suivants), blanc vif, liserées
de noir : les angles antérieurs des deux taches symétriques d’un même segment sont reliés entre eux par un
anneau dorsal blanc. Face ventrale et partie antérieure des segments, sous les taches stigmatales, noires
ponctuées de blanc, avec une zone intersegmentairo brun rouge. Epines vert pomme, celles des segments
8 et 9 légèrement dominantes. Tête verte. Pattes thoraciques brun rouge. Partie basilaire des pattes ventrales
noire, partie moyenne et sole brun rouge.
Durée de l’évolution (en captivité, par une température de 22" â 25°) : œuf, 16 jours, chenille 6 semaines
(4 mues) ( l7 ), nymphose, 4 à 6 semaines.
Plantes nourricières. Feijoa selloiviana, Lonicera (chèvrefeuille), Ilex paraguariensis (maté)
(Bourquin, 1945 : 177); Pyrus commuais-. Psidium guajava, IAgustrum sp., Hnuhinia forficata, Acacia longi-
folia, Mimosa sepiaria (üaucke, 1960 : 14). Elevage en Europe sur le troène, le prunier et lo chêne.
Automeris naranja umbrosa Weymer. Conte (1906 : 196) décrit sommairement et figure une che¬
nille et un cocon qu’il rapporte (sous le nom dM. nier) à ce taxon. La chenille ne parait pas différente de celle
de la sous-espèce nominative.
Automeris io io (Fabricius) et Automeris io lutheri Cookcrell. — Les premiers états ont été décrits
notamment par Abbot et Smith (1797 : 97), Packard (1914 : 94), Crotcii (1956 : 68), Collins et Weast
(1961 : 63). La chenille a été également figurée par Boisiuival (1875 : pl. 4, fig. 8) sous le nom d’/o fabricii.
Œuf : blanc à micropyle noir s’obscurcissant nettement 48 heures avant l’éclosion.
Chenille (6° stade). Couleur fondamentale vert olive ou vert pomme. Larges lignes stigmatales violettes
doublées sur leur bord inférieur d’une ligne blanche. Face ventrale ornée de taches brunâtre violacé, ponc¬
tuées de blanc. Stigmates blancs, finement liserés de noir. Epines vertes ou bleuâtres, courtes, étant seules
dominantes les sous-dorsales et préstigmatales du premier segment thoracique et, â un degré moindre la
dorsale du segment abdominal 8. Les spinules sont fortement striées de noirâtre. Tête verfe. Pattos thora¬
ciques rougeâtres, pattes abdominales vertes à sole brun rouge.
Durée do l’évolution : œuf, 18 à 21 jours, chenille, 5 semaines. Nymphose en juillet-août; l’éclosion a
lieu l’année suivante, en mai-juin. Parfois une seconde génération partielle en septembre.
Plantes nourricières : merisier, saule, peuplier, orme, tilleul, mais, sassafras, cotonnier, otc... La che¬
nille est très polyphage, mais peut être, en même temps, très sélective dans une région déterminée.
Automeris io lilith (Strecker). — Chenille semblable à celle d’/l. io io, mais selon Packard (1914: 102)
présentant dès lo deuxième ou troisième stade, la même coloration que colle de la sous-espèce nominative
aux quatrième et cinquième stades.
Plantes nourricières : palétuvier, Conocarpus erecta.
Automeris beckeri (Herrich-Schâffer). — Chenille, (dernier stade). Verte, avec une bande sous-stig-
matale blanche; épines vertes (B.O.C. Gardineu, in litteris).
Plantes nourricières : Sorocea ilicifolia, Urticaceae (Baucke, 1960 : 12).
(17) Bourquin (1948 : 76) cite sept stades larvaires, s'échelonnant sur 71 jours; Crotch (19S6 : 65) note 5 mues.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE Automeris
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A utomerella
Automerella flexuosa (C. et R. Felder) (pl. 1, fig. 1 et 2, pl. 2, fig. 1, pl. 3, fig. 1). — Cette espèce a été
élevée par M. J. Lecuyer.
Œuf : blanc.
Chenille (6 e stade). Fond vert pomme, face ventrale brun noir, avec un léger semis de points blancs.
Lignes stigmatales représentées par une série de taches blanches en diagonale, particulièrement larges sur
les segments abdominaux 4 à 7 où leur bord antérieur est précédé d’un liseré grenat, beaucoup plus petites
sur les segments 1 à 3 et 8. Stigmates orange. Epines vert foncé, sans prédominantes nettes. Tête verte.
Pattes thoraciques brun rouge. Partie basilaire des pattes ventrales blanche, avec une rangée de points blancs,
partie moyenne noire, mouchetée de blanc.
Durée des différents stades larvaires (température : 22° à 25°). 1 er stade : 9 jours, 2 e stade : 1 mois,
3 e stade : 9 jours, 4 e stade : 9 jours, 5 e stade : 14 jours, 6 e stade : 13 jours (durée de l’évolution : 54 jours,
plus une semaine entre la confection du cocon et la nymphose). A noter la très longue durée (sans doute impu¬
table aux conditions d’élevage) du 2 e stade.
Cocon : brunâtre, très lâche, au sol dans de la mousse.
Plante nourricière : élevage réalisé sur le troène.
Leucanella
Leucanella leucane (Geyer) (pl. 3, fig. 2). — A été élevé en France par MM. J. Lecuyer et J. Souciou,
notamment.
Chenille (5 e stade). Fond entièrement noir. Stigmates noirs. Epines relativement courtes, jaune d’or,
celles des segments thoraciques et des segments abdominaux 8 et 9 greiges, légèrement dominantes. Tête,
pattes thoraciques et abdominales noires.
Cocon : allongé, brun foncé, rigide, fixé sur les branches de la plante nourricière.
Plante nourricière : élevage en France sur le prunier.
Leucanella memusae memusae (Walker). — Chenille (dernier stade). Fond entièrement noir, avec les
épines des segments abdominaux 1 à 7 jaunes, des segments thoraciques et des segments abdominaux 8 et
9 blanches. Chez certains spécimens toutes les épines sont jaunes, cette variation étant sans incidence sur les
imagos (J. Kesselring, in litteris).
Leucanella memusae gardineri nov. — Chenille, au dernier stade, semblable à celle de la sous-espèce
nominative (B.O.C. Gardiner, in litteris).
Leucanella viridescens viridior nov. — Les premiers états ont été partiellement décrits et figurés par
Burmeister (1879 : 48, pl. 21, fig. 5) et Bourquin (1945 : 9) sous le nom d'Io ou Automeris viridescens et
par Packard (1914 : 107) sous celui d 'Automeris memusae.
Œuf : blanc.
Chenille (dernier stade). Fond entièrement noir. Stigmates blancs. Epines jaune paille, assez courtes,
celles du segment thoracique 2 dominantes. Tête, pattes thoraciques et abdominales noires.
Plante nourricière : Erythrina cristagalli. Elevage en Europe sur le sycomore, l’érable, le troène, etc...
(Crotch, 1956 : 69).
Leucanella aspera (C. et R. Felder). — Les premiers états ont été décrits et figurés par Weyenbergh
(1886 : 117), sous le nom d’Io burmeisteri et par Bourquin (1945 : 69).
Œuf : vert jade au moment de la ponte, devenant jaune le jour suivant, avec le micropyle noir.
Chenille (dernier stade). Fond noir, avec un semis de petits points ovales jaune verdâtre. Une ligne
dorsale jaune verdâtre, très fine. Bandes sous-stigmatales claires. Stigmates saumon, liserés de blanc. Epines
courtes, noires, lie de vin à la base, celles des segments abdominaux 4 et 5 (?) rouges. Pattes thoraciques lie
de vin foncé, pattes abdominales de la même teinte, cerclées de blanc.
Plantes nourricières : Prosopis algarobillo, Celtis tala.
Source : MNHN, Paris
38
Pseudautomeris
Pseudautomeris salmonea (Cramer). Stoll (1790 : 97), figure 1rs premiers états de l’insecto décrit
par Chameii (1781 : 126, pl. 396, fig. A et D) sous le nom de Phalacna Attarus arminia. Or le mâle et la femelle
représentés appartiennent en fait 4 deux espèces différentes, le nom d’/1. arminia devant être réservé au mâle
de la figure I) et la femelle de la figure A rapportée à Pseudautomeris salmonea. La chenille de Stoll appar¬
tient vraisemblablement à cette dernière espèce car elle est très différente do celles du groupe dM. cecrops
dont fait partio A. arminia (voir page 36).
Chenille (dernier stade ?). Couleur fondamentale brun foncé. Epines brun jaune, spinules verdâtres
Tête, pattes thoraciques et abdominales brun foncé.
Durée de la nymphose : 10 jours.
Plantes nourricières : « arbre de grenade », « arbre de limon ».
Pseudautomeris irene irene (Cramer). Premiers états partiellement décrits et. figurés par Stoi.i.
(1790 : 98) sous le nom de Phalaena Attacus irena [sic] ( ,8 ).
Chenil'c (dernier stade ?). Couleur fondamentale verte. Stigmates bruns. Bande snus-stigmatale
blanchâtre, doublée sur son bord supérieur d’une large bande brune. Epines vertes. Tèl.n verte. Partie moyenne
des pattes noires, finement ponctuée de blanc.
Duréo de la nymphose : 8 jours.
Plante nourricière : « arbre do Grenade ».
Pseudautomeris grammivora (Joncs). Premiers états sommairement décrits et figurés parBouiiouiN
(1945 : 21).
Œuf : blanc mat.
Chcnillo (dernier stade). Couleur fondamentale non précisée (grenat ?). Lignes sous-stigmatales rose
violacé. Epines brun doré, « si brillantes qu’elles paraissent phosphorescentes ». Tète grenat.
Cocon : dans le feuillage do la plante nourricière.
Durée de l’évolution : œuf, 19 jours, chenille, 1 mois environ.
Plante nourricièro : Itottboellia compressa var. fasciculala (gruminéo).
Pseudautomeris ophlhalmica (Moore). - L’identification do l’insecte décrit sous ce nom est incertaine
(voir fasc. 2), en raison de la disparition du type. Ce dernier avait étéobtenud’éclosionàpartird’unechn-
nille figurée par Mooiie (1883 : 251).
Chenille (dernier stade). Fond noir. Epines brunes à la base, passant au noir vers l’extrémité apicale-
spinules de la même teinte.
Plante nourricière : « chenille trouvée sur une sorte d’iris près do Sâo Paulo ».
flypcrchiria
Hyperchiria nausica (Cramer). — Premiers états partiellement décrits et figurés par Stoll (1790 : 80)
Chenille (dernier stade ?). Fond vert jaune, avec, sur la face dorsale du segment 9 un trait noir et
« une raie plus grande en forme de demi-lune ». Epines vertos, à l’excoption do deux épines sous-dorsales (?)
rougos sur le segment abdominal 9. Tête vert jaune.
présentant, do ce tait, une tein
Interne et la physiologie de la
(18) La larve de /’. irer.
>. irene a été étudiée par Borras (1905 : 267). mais i"
teinte jaune pâle à peu près uniforme Cette élude et le
e la chcnillo présentent un intérêt extrême, muis la de*
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
genre Automeris
Chrysalide : sur la figure elle est enveloppée dans quelques mailles de soie très lâches.
Durée de la nymphose : 6 à 7 jours.
Plante nourricière : Anacardium (« arbre cachou »).
Hyperchiria incisa Walker. — Chenille (dernier stade). Vert pâle, avec les trois premiers espaces
intersegmentaires rouges sur la face dorsale; épines vertes (B.O.C. Gardiner, in litteris).
Plantes nourricières : Cassia corymbosa, Berberis laurina, Celtis spinosa, Serjania sp. (de Biezanko
Ruffinelli, Carbonell, 1957 : 90).
Hyperchiria orodina (Schaus). — D’après les très brèves diagnoses de Draukt (1929: 745) et de Kôh-
ler (1935 : 91), la chenille serait semblable à celle de l’espèce précédente.
Chrysalide : nue, en terre, selon Kohler.
Plantes nourricières : Sapintacia sp., liseron.
Gamelia
Gamelia abasia (Stoll) ou abas (Cramer). — Stoll (1790 : 79), a figuré les premiers états de l’insecte
décrit et représenté par lui (1781, in Cramer : 103, pl. 344, fig. A et B) sous le nom de G. abasia. Or, les
deux imagos figurés sont deux femelles appartenant à deux espèces différentes : G. abasia (fig. B) et G. abas
(fig. A). La chenille décrite par Stoll appartient donc, en principe, à une de ces deux espèces, mais sans que
I on puisse préciser laquelle.
Chenille (dernier stade ?). Couleur fondamentale violet pâle. Ligne sous-stigmalale jaune. Epines
noires à spinules jaunes, celles des segments thoraciques et des segments abdominaux 8 et 9 nettement domi¬
nantes sur la figure. Tête jaunâtre. Pattes thoraciques noires. Partie moyenne des pattes ventrales jaune,
pattes anales violet foncé.
Chrysalide : nue, d’après la figure.
Durée de la nymphose : une semaine.
Plante nourricière : « guajaven ».
Automerina
Automerina (Automerina) cypria (Gmelin). — Stoll (1790 : 81, pl. 17, fig. 3 et 3 C chenille, 3 D cocon)
figure les premiers états de l’insecte décrit et représenté par Cramer (1780 : 26, pl. 303, fig. D à G) sous le
nom de Phalaena A ttacus io. Or, le mâle des figures F et G et la femelle des figures D et E appartiennent à
deux espèces différentes, A. (A.) vala (Kirby) et A. (A.) cypria (Gmelin). Stoll précise que les chenilles
des figures 3 et 3 C sont respectivement celles du mâle et de la femelle; elles devraient donc correspondre, la
première à A. (A.) vala, la seconde à A. (A.) cypria.
Chenille (dernier stade ?) (fig. 3 C de Stoll). Segments thoraciques et abdominaux vert jaune. Epines
(ou tubercules) jaunes; spinules vert sombre. Tête vert jaune.
Chrysalide : figurée nue avec seulement quelques soies à l’extrémité du crémaster.
Durée de la nymphose : 8 jours.
Plante nourricière : cacaoyer.
Automerina (Automerina) vala (Kirby). — Voir l’espèce précédente.
Chenille (dernier stade ?) (fig. 3 de Stoll). Couleur fondamentale brun sombre. Epines (ou tubercules)
gris cendré. Tête noire.
Durée de la nymphose : 8 jours.
Plante nourricière : cacaoyer.
Source : MNHN, Paris
40
CLAUDE LEMAIRE
Adctomeris
Adetomeris erythrops (Blanchard). Le» premier» état» ont été décrit» notamment par Butler (1882 b:
105) d'après Edmonds et par Izquierdo (1895).
Œuf : vert jaune, brillant, un peu transparent.
Chenille (dernier stade). Segments thoraciques et abdominaux gris brun foncé. Lignes sous-dorsales
et préstigmatales blanc sale, peu marquée». Bande» sous-stigmatales orange foncé, à tracé irrégulier. Face
ventrale gris verdâtre. Stigmates orange, liserés de noir. Epinos groupées par touffe» au nombre de 6 par
segment, 8 selon Izquierijo qui note la présence, non signalée par Butler, d’uno paire supplémentaire, en
arrière de la paire sous-dorsale et beaucoup plus petite que cette dernière. Tète brun foncé, luisante. Pattes
thoraciques brunes. Pattes abdominales gris verdâtre.
Izquierdo précise que, dans chaque touffe, les épines simplos, brun clair ou jaunâtres, à extrémité
apicale noire, sont do trois sorte» : a) 4 ou 5 épine» dominantes (1 â 3 cm), très urticantes, comportant une
partie basale cylindrique, à bord supérieur arrondi, garni d'un prolongement piliforme flexible, à extrémité
aiguë, hérissé de petits poils rigides; b) 30 à 40 épines beaucoup plus courtes (1 à 2 cm), cylindriques, rigides
â extrémité aiguë et sans prolongement piliforme; c) quelques lins appendices piliforme» (0,75 cm), flexibles’
hérissés de menus cils latéraux.
Cocon : rudimentaire, constitué par la réunion au moyen de quelques fils de soie très lâches de feuilles
et de matériaux divers.
Durée de l’évolution. La ponte a lieu en mars-avril (automne austral). Diapause à l’état d’œuf. Les
jeunes chenilles apparaissent en septembre (début du printemps austral), leur croissance, relativement lente
se poursuit jusqu’en novembre ou décembre. Elles sont grégaires dans les premiers stades et vivent ensuite
isolément; pendant le jour elles se cachent sous les écorces ou au pied dos arbres, sous les feuilles ou sous des
détritus. La nymphose n’intervient que 15 jours après la confection du cocon; sa durée eBt de l’ordre de 3 mois.
L’imago éclôt entre février et avril; il vole la nuit.
Plantes nourricières : Fagus pumilio, Maylenus boaria, Uubus ulmifolius.
Source : MNHN, Paris
QUATRIÈME PARTIE
MORPHOLOGIE DE L’IMAGO
La tête
I. La capsule céphalique (fig. 2-5). — Chez les Attacidae, la tête est relativement petite, comparée
aux autres parties du corps; elle est séparée du thorax par un cou étroit, en grande partie membraneux.
Fio. 2. — Tête d 'Automeris postalbida Schaus, vue de face.
». ant., cavité antennaire. — cl., clypeofrons. — /. t. a., fossette tentoriale antérieure. — g., gêna. — ga., gaina. —
u., œil. pu., pilifère. — pr. /., protubérance frontale. — ». cl., suture clypéo-labrale. — ». ir., suture transfrontale. —
La région faciale, subtriangulaire, est presque entièrement occupée par le front ou clypeofrons (lig. 2,
3 et 5, cl.) qui s’étend sur toute la zone comprise entre les antennes et le labre; son extrémité inférieure pré¬
sente une protubérance plus ou moins apparente : la protubérance frontale (fig. 2, 3 et 5, pr. /.).
Ventralement au front et séparé de lui par la suture clypéolabrale (fig. 2 et 5, s. cl.), se trouve le labre
(fig. 2 et 5, L.), petit sclérite transversal, portant à ses angles latéraux inférieurs de légers saillants, les pili-
fères (fig. 2 et 5, pii.) qui, chez les Hemileucinae, sont à peine indiqués et dépourvus de soies- sur les bords
latéraux antérieurs du labre se situent les fossettes tentoriales antérieures (fig. 2 et 5, f.t.a.) qui correspondent
à l’extrémité antérieure des crura tentorii (fig. 4, cr.t.).
Source : MNHN, Paris
42
CLAUDE
:maihk
Les zones latérales comprises entre le clypeofrons et les yeux composés (fig. 2-5, O.), sont nommées
aires paraoculaires ou genae (fig. 2, 3, 5, g.), ici très étroites, par suite du développement du clypeofrons.
L’aire frontale est limitée dorsalement par la suture transfrontale (fig. 2 et 3, s. tr.), assez bien indiquée,
mais à laquelle ne correspond aucune cloison interne; cette suture marque la séparation du clypeofrons et du
vertex (fig. 2 et 3 K.), sur les côtés duquel sont disposées les cavités antennaireB (fig. 2 et 3, c. ont.).
En arrière du vertex, sur le bord postérieur de la région dorsale, se situe l’occiput (fig. 3 et 4, occ.);
la limite entre les deux zones est constituée par la suture occipitale (fig. 3, s. occ.) que souligne, sur la face
interne, une arête très proéminente.
La face postérieure de la tête présente une profonde concavité, le foramen occipital ou foramen magnum
(fig. 4, /. m.); cette cavité est limitée dorsalement par l’occiput, latéralement, entre elle et les yeux composés,
par les postgenae (fig. 4, p. g.), très larges et, ventralement, par la gula (fig. 4 et 5, gu) qui supporte le labium
(fig. 4 et 5, la.). Le foramen magnum est divisé en deux zones superposées par une large barre transversale,
le pont tentorial ou pons tentorii (fig. 4, p. ten.) qui constitue la partie postérieure d’une pièce en forme de n
dont les deux bras ou crura tentorii relient les fossettes tentoriales postérieures (fig. 4, f.t.p.) aux fossettes
tentoriales antérieures, situées latéralement au labre. Le pons tentorii porte également, au-dessus des fossettes
tentoriales, les aires d’articulation des sclérites cervicaux (fig. 4, o. sel.).
Source : MNHN, Paris
ÉvisiON du genre Auto/neris
43
La totalité de la face ventrale de la tête, entre les yeux, est occupée par une large cavité, citée par
Michener (1952) sous le nom de proboscidial fossa (fig. 4 et 5, prob. /.), correspondant au logement de la
trompe; cette dernière est absente chez les espèces étudiées. La cavité est limitée, en arrière par la gula et
latéralement, par les aires hypostomales (fig. 5, a.h.)- sa voûte est constituée par le labium qui consiste en
une zone peu sclérifiée supportée par la gula et d’où émanent les palpes labiaux (fig. 2, 4 et 5, p. lab.). Ces
derniers comportent normalement trois articles dont le deuxième est de beaucoup le plus développé chez les
espèces étudiées; le troisième, généralement très court, peut lui être partiellement soudé.
... I' 1 ?- 5. — Tête d'Automeris postalbida Schaus, vue ventralement
l i i * a , lr ?/ | yP° slo n) ale - — clypeofrons. — f.t.a., fossette tentoriale antérieure. — g., gêna. — ga., galea — gu., gula. — L.,
T , — ?“• P' li,èr ®' — P; [ ab - palpe labial. — pr. /., protubérance frontale. — prob. /., logement de la
trompe (proboscidial fossa). — s. el., suture clypéo-labrale. — si., slipes.
Les maxilles sont très réduites; chacune d’elles est représentée par le stipes ( fig. 5, sf.), portant un minus
eu c palpe maxillaire; les galeae (fig. 2 et 5, go.), dont la réunion constitue la trompe des Lépidoptères, son,
ici complètement atrophiées.
IL Les antennes (fig. 6-8). — Sont implantées aux deux extrémités de la suture frontale. Chez les espèces
étudiées, elles sont formées de 20 à 45 articles environ et leur longueur est très variable, se situant entre la
moitié et une fois et demie celle du thorax.
Source : MNHN, Paris
44
Lo premier article est le scape (fig. 6 et 8), large et renflé, le deuxième le pédicelle (fig. 6 et 8), plus
court et plus étroit; les articles suivants forment le flagelle ou fouet (fig. 6-8).
La structure de ce dernier présente chez les Altacidae un dimorphisme sexuel presque toujours
important. Chez les Automeris et les genres voisins, les antennes du nulle (fig. 6-7) sont dites quadripcctinées
chacun des articles du flagelle portant latéralement deux paires de pectinations, une paire basale et une paire
apicale. La disposition respective des pectinations basales et des pectinations apicales est telle que, si l’on
ne tient pas compte de la segmentation, chaque poire apicole parait jumelée avec la paire basale de
l’article suivant. Les pectinations des lieux premiers articles sont très réduites ou partiellement absentes,
celles des suivants sont beaucoup plus développées, au moins jusqu’au voisinage de l’apex; sur chaque article'
d’uno part, la paire apicale est plus courte et généralement plus grêle que lo paire basale correspondante et'
d’autre part, la pectination apicale, située du côté proximal do l’antenne (à gauche sur la fig. 6) est sensible¬
ment plus longue que son homologue du côté distal.
Chez les Hyperchiria, les pectinations apicales sont particulièrement courtes et disparaissent progres¬
sivement, d’abord du côté distal, puis du côté proximal, vers l’extrémité de l’antenne; les six ou sept derniers
articles sont bipectinés. Chez les Aulomerula, cette réduction porte d’abord sur les pectinations apicales puis
sur les pectinations basales, ainsi, la seconde moitié du flagelle ost d’abord bipectinée, puis simple.
Les antonnes des femelles (fig. 8) sont bidentéos, les pectinations apicales étant absentes et les pecti¬
nations basales do chaque article étant remplacées par des dents peu proéminentes. F
Le flagelle porte, chez les exemplaires des deux sexes, sur la face ventrale, dans un plan perpendicu¬
laire à celui dos pectinations, des protubérances en forme do pyramides, plus ou moins aplaties, les cônes
antennaires (fig. 7). Los cônes existent, à raison d’un pur article, sur chacun des six à douze derniers articles-
chez quelques espèces, comme A. janus (Cramer) et A. montezuma (Boisduval), ils sont faiblement indiqués
jusqu’à lu base du flagelle ou presque. ’
Dans les genres Camélia, Hyperchiria , Adctomeris et chez certains Automeris et Leucanella, la face
dorsale du flagelle de la femelle peut, sur tout ou partie do sa longueur, être revêtue d’écaillns plus ou moins
sorréos.
Enfin, l’antenne peut être garnie de trois sortes de cils : les pectinations des antennes qundripectinées
portent des soies ou sensilles (fig. 6) très serrées, orientées, sur les pectinations basales en direction de l’apex
sur los pectinations apicales vers la base de l’antenne; des cils plus robustes peuvent exister, en nombre
réduit, d’une part, sur lu face ventrale du flagelle, à l'extrémité des cônes antennaires notammont (fig. 7)
et, d’autre part, à l’extrémité de i liaque pectination basale ou de chaque dent (fig. 6-8), ces cils apicaux étant
particulièrement longs chez les Camélia.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
45
Le thorax
La tête est reliée au thorax par le cou; en grande partie membraneux, celui-ci porte deux sclérites
cervicaux (fig. 10 et 11 , sic. c.) disposés latéralement et possédant chacun un processus antérieur qui s’articule
avec la tête et un processus postérieur dirigé vers le bord antérieur des propleures.
Fie. 9. — Thorax d 'Automeris postalbida Schaus, vu dorsalement, tegula droite retirée.
ad., adnotale. — ap. n. a., apophyse notale alaire antérieure. — ap. n.p., apophyse notale alaire postérieure. — br. tg., bras
tégulaire. — in. sc., incision scutale. — msc., mésocutum. — mset., mésocutellum. — pat., patagia. — pl. dors., plaque dorsale. —
pl. po.it., plaque postalaire. — pl. s., plaque suralaire. — pnt., postnotum. — p. pat., parapatagia. — prsc., praescutum. — ptg., tegula
ou ptérygode. — suie., sulcus scuto-scutellaire.
I. Les segments thoraciques.
Prothorax. — Beaucoup plus réduit que les segments alifères. Le prorotum présente une plaque dorsale
(fig- 9-H, pl- dors.), dont l’extrémité postérieure aiguë s’articule avec le praescutum mésothoracique et deux
bras latéraux (fig. 10 et 11, br. lot.) qui fusionnent partiellement avec les propleures. Il porte latéralement
Source : MNHN, Paris
46
K I.KMAIHE
deux paires symétriques de formations membraneuses, les patagia et les parapatagia (fig. 9-11, pat., p. pat.)
qui peuvent être recouvertes d’écailles différenciées : c'est le collier des anciens auteurs. Les propleures (lig 10
et 11, ppl.) sont soudées ventralement; vers l’avant, elles forment une sorto de fer à cheval qui encadre les
sclérites cervicaux, vers l'arrière, elles projettent, entre les coxae (fig. 10 et 11, ex. 1), une étroite bandelette
sclérifiée. Celle-ci est indiquée, sur sa face interne, par une arête longitudinale peu proéminente; vers son
extrémité postérieure, elle s’élargit légèrement pour former le furcastemite (fig. 11, fst. 1) qui sert de support
à la furca, dont les bras (fig. 11, /. 1) s’incurvent dans le corps vers l’avant, pour fusionner avec les cloisons
internes des propleures. Immédiatement en arrière du furcastemite, le stemite se poursuit longitudina¬
lement, d’abord en s’invaginant profondément pour former l’épine prosternale (fig. 11, rp. p.), puis en s’évagi-
nant brusquement en une étroite bandelette, le spinistornite (fig. 11, spin.) qui se divise en deux branches-
les extrémités postérieures de chacune d’elles sont soudées au bord antérieur des préépisternites méso¬
thoraciques.
Fi'. 10. Thorax ilAuiomrru posialbnta Schaus. vu latéralement
ad, udnotale. — an . unépisternite ap n.
rieure. — br. lai , bras latéral antérieur du pronotuin
tp. cz., pièce épicoxah- — i n. sc., incision scutale —
pat., patagia. - pl. dors., plaque dorsale pl pvst
sub., plaque subalaire. - p. ni., postnotum p pa
pleural alaire. — prsr ., praescutum plu., legula
marg., suture marginopleurale. > pl., siilure pieu
■ stc.’p&sr r«-
. naraDatasia nol . nrooleur.. préép.YumiU. - pr . pt ^oce^
‘ . e.. «dérite car vic«l ,
o-scutellaire.
«uture anépiHternale
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeri.i
47
Mésothorax. — C’est le segment thoracique le plus développé. Le mésonotum comporte, d’avant en
arrière, un très étroit praescutum, un très grand scutum, un scutellum subtriangulaire et, enfin, un postno-
tum presque entièrement recouvert par le scutellum.
Le praescutum (fig. 9 et 10, prsc.), convexe sur la face dorsale, est très fortement recourbé et invaginé
vers l’avant. Son bord antérieur porte, sur la face interne, le praephragma qui est très réduit et bilobé et,
sur les côtés, de longs processus, les bras préalaires (fig. 10, br. p.) qui pénètrent dans un repli membraneux
jusqu’au voisinage immédiat du premier stigmate, en avant du bord inférieur du bras tégulaire.
Les bords latéraux antérieurs du mésoscutum ( fig. 9 et 10, msc. 2) s’incurvent en de fins processus qui,
avec la membrane qu’ils supportent, recouvrent les bras préalaires. En arrière de chacun de ces processus
latéraux, se situent les bras tégulaires (fig. 9 et 10, br. tg.) sur lesquels s’insèrent les tegulae ou ptérygodes
(fig. 9 et 10, ptg.), larges pièces latérales mobiles qui cachent partiellement le mésonotum. Latéralement, le
mésoscutum présente une longue formation oblique, la plaque suralaire (fig. 9 et 10, pl. s.) qui porte l’apo¬
physe notale alaire antérieure (fig. 9 et 10, ap. n. a. 2).
Fie. 11. — Thorax d'Auto mer is postal bida Schaus, vu ventralement.
an., anépisternite. — br. lot., bras latéral antérieur du pronotum. — b si., basisternite. — ex., coxa. — dis., discrimen. —
E., épimère. - ep. ex., pièce épicoxale. — ep. p., épine prostemale. — furca. — /. ep., fente épisternale. — /. si., furcasternite. —
k., katépisternite. — m., méron. — pat., patagia. — pl. dors., plaque dorsale. — p. pat., parapatagia. — ppl., propleure. — pr. ep.,
préépisternite. — s. an., suture anépisternale. — sic. e., sclérite cervical. — s. marg., suture marginopleurale. — spin., spinisternite. —
s. pl., suture pleurale — ». prc., suture précoxale.
Source : MNHN, Paris
48
CLAUDE LEMi
En arrière de la plaque suralaire, le mésoscutum présente latéralement une profonde incision scutale
((!«. 9 et 10, in. sc.), elle-même suivie d’un long processus dirigé vers l’avant, l’adnotale (fig. 9 et 10, ad )■ la
plaque suralaire et l’adnotaie sur lesquelles s’articule le premier sclérite axillaire forment ensemble le pro¬
cessus antérieur du notum. v
La suture du mésoscutum et du mésoscutellum (fig. 9 et 10, msct. 2) est étroite dorsalement, mais de
chaque côté, elle s’élargit progressivement; cette zone ou sulcus scuto-scutellnire (fig. 9 et 10 suie 2) se situe
à la verticale de la plaque postalaire (fig. 9 et 10, pl. post. 2). Celle-ci présente, sur son bord'marginal l’apo
physe notale alaire postérieure (fig. 9 et 10, ap. n. p. 2) sur laquelle s’articule l’extrémité postérieure du troi
sième sclérite axillaire. Sur la face interne, la suture du scutum et du scutellum est soulignée par une arête
très proéminente. r
Une étroite membrane sépare le mésoscutellum du mésopostnotum (fig. 9 et 10, pnt. 2) dont le bord
postérieur s’invagine profondément pour former le postphragme ou diaphragme. ’ a
Cette forte pièce sclérifiéo, bifide, qui sert de zone d’insertion aux muscles longitudinaux dorsaux est
reliée vers 1 avant par une arête très marquée aux bords latéraux du mésosculum qu’elle atteint à la base de
l’adnotalo; vers l’arrière, elle pénètre profondément dans In cavité thoracique où son extrémité se situe „„
niveau du bord antérieur du premier segment abdominal. ' au
Les coxao ou eucoxae des pattes médiai
latéralement.
s (fig. 10 et 11 , ex. 2) sont soudées aux pleures basalement et
ne
Le méron (fig. 10 et 11, rn. 2) est très large et la suture le séparant de l’oucoxa est soulig
interne, par une arête très marquée; la pièce épicoxale (fig. 10 et 11, ep. ex. 2) est elle-même sépa
I eucoxa par une suture à laquelle correspond, sur la face interne, une protubérance très nette.
Les pleures sont composées d’uno partie antérieure ou épisternite et d’une pnrtie postérieure ou éni
mère, séparées par la suture pleurale (fig. 10 et 11, 5. pl. 2) qui s’étend du processus pleural alaire à la cox»'
Cette suture est représentée, sur la face interne, par une très forte arête; sa partie arquée qui so trouve sit.,4*
au dessus de I extrémité postérieure de la suture anépisternale, mnrque une profonde dépression partieUe
ment cachée par la marge postérieure do l’épiméro. La section do l’arête pleurale siluée ent re cotte dénress.v»
et eucoxa sert d’insertion à un fin processus, l’apophyso pleurale qui fusionne avec 1e bras antérieur de U
furca. La partie antérieure de la suture pleurale est rattachôo au bras tégulaire par une robuste format ’
invaginée, arquée, qui passe sous la plaque préalairo ou praeparaptèro (fig. 10, pl. pr. 2). *° n
L’épisternite, de forme variable, est divisé par la suture anépisternale (fig. 10 ot 11 s an ) en
zones distinctes : la partie supérieure constituant l’anépisternito (fig. 10 ol 11, an. 2), la partie inMri....» i
katépistermte (fig. 10 et 11, k. 2). La suture anépisternale qui s’élargit vers l’avunt et ventralement pour for*
mer la fente épisternale (fig. 11, /. ep.) est soulignée, sur la face interne, par une légère arête La partie *,
neure de I anépisternite est plus ou moins rattachée è la plaque préalaire, celle-ci portant sur la face ; n ,lL
un apodème qui s’élargit en forme de disque. ^ «nierne
Le katépistermte se décompose lui-même en une région antérieure ou préépisl-rnitc (fig 10 et 11
ep.) et une région postérieure, le katépistornito proprement dit, ces deux zones étant séparées par la sut/”"'
précoxale (*») (fig. 10 et 11, s. prc.) qui atteint la fente épisternale. Rn regard «le l’oucoxa h- katépistemit ♦
marqué par la suture marginopleurale (fig. 10 et 11, s. marg. 2) «pii fusionne ventralement. avec la
précoxale. lur ®
La partie ventrale du préépistemite et,' colle du katépistermte constituent respectivement selo
Shei'ahd (1930), le basist.ernite (fig. 11, bst.) et le furcasternite (lig. 11 , fst. 2). Basisternites et furcastèrnite
droits et gauches sont séparés longitudinalement par la suture médiuno ventrale ou disrrimen (fig. H fa) p 8
(19) Sensu Micmssr* (1953 : 348), nee Smusn (1930 : 140).
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
49
arrière, le furcasternite se prolonge, sous forme d’une bande étroite, entre les coxae et jusqu’à leurs articula¬
tions ventrales, au niveau desquelles il s’élargit légèrement pour servir de support à la furca (fig. 11, /. 2). Sur
la face interne du discrimen se dresse une cloison mince, mais élevée, qui fusionne postérieurement avec la
furca. Cette dernière porte deux paires de processus : vers la base, les bras primaires de la furca, très fins, qui
fusionnent avec les apophyses pleurales et, plus haut, les bras secondaires qui sont rattachés & l’extrémité
supérieure de la partie postalaire de l’épimère.
L’épimère mésothoracique (fig. 10 et 11, E. 2) est un long sclérite en arc de cercle qui s’étend du pro¬
cessus pleural alaire (fig. 10, pr. pi.) à la plaque postalaire. Sa partie postalaire est séparée de sa partie anté¬
rieure par une zone partiellement membraneuse; nous avons vu que, sur sa face interne, elle s’invaginait
profondément pour se souder avec le bras antérieur de la furca.
La plaque subalaire ou postparaptère (fig. 10, pl. sub. 2), pièce axillaire logée dans le sinus formé par
le bord dorsal de l’épimère, est très large et porte un apodème lamelliforme vers son extrémité postérieure.
Métalhorax. — Sa structure est comparable à celle du mésothorax. Le métascutum (fig. 9 et 10, rnsc. 3)
est divisé en deux zones latérales, séparées par le métascutellum (fig. 9 et 10, mset. 3), à l’exception d’un très
étroit liseré antérieur.
Les sulci (fig. 9 et 10, suie. 3) sont identiques à ceux du mésonotum. L’apophyse notale alaire anté¬
rieure (fig. 9 et 10, ap. n. a. 3) est réduite à de simples projections et donc très différente de celle du méso¬
thorax; en revanche, l’apophyse notale alaire postérieure (fig. 9 et 10, ap. n. p. 3), allongée et étroite, rap¬
pelle beaucoup son homologue mésothoracique. En arrière du bord postérieur du métascutellum, apparem¬
ment difficilement séparable de ce dernier, mais soulignée sur sa face interne par une très forte arête, se situe
une bande étroite qui représente vraisemblablement le métapostnotum (fig. 9, pnt. 3). Latéralement, elle
fusionne avec la plaque postalaire (fig. 9, pl. post. 3).
Les eucoxae (fig. 10 et 11, ex. 3) sont semblables à celles du mésothorax, de même que, dans l’en¬
semble, la suture pleurale (fig. 10 et 11, s. pl. 3), mais, sur la face interne, l’apodème qui, sur le mésothorax,
relie cette suture au bras tégulaire, fait évidemment défaut; en revanche, elle porte également une longue
apophyse pleurale qui, toutefois, ne fusionne pas avec la furca. Les bras secondaires de la furca sont courts
et n’atteignent pas les bords latéraux internes du thorax. La plaque préalaire (fig. 10, pl. pr. 3) ne possède pas,
sur la face interne, de disque pour l’insertion des muscles. L’anépisternite (fig. 10 et 11, an. 3) constitue la
zone parfois appelée bourrelet préalaire. La suture précoxale est absente. La suture marginopleurale (fig. 10
et 11, s. marg. 3) s’étend jusqu’au discrimen (fig. 11, dis. 3).
Une région membraneuse divise l’épimère (fig. 10 et 11, E. 3) en une zone antérieure, séparée par la
suture pleurale du katépisternite (fig. 10 et 11, k. 3) et une zone postérieure. La furca (fig. 11, /. 3) émane
d’une cavité profonde, la fosse de l’apophyse sternale, entre les eucoxae et en arrière de celles-ci.
II. Les pattes (fig. 12-16). — On sait que les pattes comportent cinq parties principales, la coxa, le
trochanter, le fémur, le tibia et le tarse, ce dernier étant lui-même, le plus fréquemment, composé de cinq ar¬
ticles et d’un empodium. Chez Hyperchiria orodina (Schaus) et certains exemplaires d 'Hyperchiria incisa
(Walker), les tibias se prolongent distalement par une pointe (fig. 13), faisant saillie au-dessus du premier
article du tarse; quand elle existe, cette pointe est sensiblement plus longue sur les pattes antérieures que
sur les suivantes. Les tarses des Adetomeris sont garnis d’épines (fig. 16) apicales et préapicales sur la face
interne des trois ou quatre premiers articles; les autres genres en sont dépourvus, à l’exception d’une paire
apicale sur le quatrième article des pattes antérieures de la femelle (fig. 13). Le cinquième article du tarse
porte une paire de griffes terminales ou onychia (fig. 12 et 13). L’empodium (fig. 12 et 13) est formé d’une par¬
tie médiane, le pulvillus et de deux lobes latéraux, les paronychia. Les auteurs ne sont pas toujours d’accord
sur la terminologie : Michener (1952 : 350) cite les paronychia sous le nom de pulvilli et le pulvillus sous celui
d'arolium.
a) Pattes antérieures (fig. 12 et 13). — Les coxae ne sont pas soudées au prothorax. Chez les Attacidae,
les tibias portent, sur la face ventrale, un très fort éperon mobile articulé à la base ou au premier tiers
basal, l’épiphyse tibiale, en général beaucoup plus développée chez les exemplaires mâles que chez les femelles.
Source : MNHN, Paris
50
CLAUDE LEM,
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
51
b) Pattes médianes (fig. 14). — Les coxae, toujours très développées, sont soudées basalement et latéra¬
lement au pleuron; elles sont divisées chacune en une moitié antérieure, l’eucoxa et une moitié postérieure,
le méron (fig. 10 et 11, m. 2). Les tibias portent une paire d’éperons terminaux articulés à la base.
c) Pattes postérieures (fig. 15 et 16). — Leur structure diffère peu de celle des pattes médianes. L’eu¬
coxa et le méron sont moins développés; vers le tiers distal, le tibia peut porter, en plus des éperons terminaux,
toujours présents, un ou deux éperons médians. Les Automeris, ainsi que la plupart des genres voisins, n’ont,
en général, qu’un seul éperon médian; celui-ci fait presque toujours défaut chez les Leucanella où nous ne
l’avons rencontré que chez L. memusae memusae (Walker), L. contempta flavissima (Lemaire), L. aspera
(C. et R. Felder). Il manque également chez Automeris schivartzi Lemaire et Gamelia elainae Lemaire. En
revanche, les Adetomeris possèdent une paire d’éperons médians et il en est de même de plusieurs espèces du
genre Hyperchiria.
La présence d’un ou deux éperons médians ou, inversement, l’absence de cette pièce, ne peut
pas être considérée avec certitude comme un caractère générique ou spécifique. Chez certaines espèces il
peut en exister un ou deux, selon les exemplaires, chez d’autres espèces, certains spécimens sont pourvus
d’un éperon et d’autres en manquent ou ne possèdent, à la place, qu’une petite nodosité.
Source : MNHN, Paris
1. La nervation (fig. 17 et 18). — Los Auacidae appartenant uu hous- ordre de» Ueleronrura, le nomhr»
des nervures est différent aux deux paires d’ailes : dix nervures aux ailes antérieures, huit ou neuf aux ail*»
postérieures. La nervation varie peu chez les espèces du genre Aulomeris et des genres voisins.
La notation ici adoptée est celle de Comstock - Nkkimiam Tii.i.yaru, de préférence A -«Il
d’HkHRICH-ScHAFFER. * Ce,,e
Fia. 17 Nervstion d'Automrrù mrlih (Sullé) rf.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automcris
53
Aux ailes antérieures, la costa forme la marge antérieure de l’aile, la sous-costale (Sc.) est toujours
simple. Le radius n’a que trois branches : RI et les deux branches du secteur radial, d’une part, R2, R3 et
R4 qui sont entièrement fusionnées et R5, d’autre part; la nervure résultant de la fusion de R2, R3 et R4
atteint l’apex et, antérieurement, elle présente une tige commune avec R5, cette tige commune émanant
de l’angle antérieur de la cellule discoïdale. La médiane a trois branches libres Ml, M2 et M3; chez les espèces
étudiées, M2 prend naissance sur le bord distal de la cellule, à égale distance de M3 et de Ml, ou un peu plus
près de cette dernière. Le cubitus a typiquement deux branches, mais ici CU 2 a disparu. Il est vraisembla¬
blement représenté par un pli de la membrane, entre le bord postérieur de la cellule et la nervure anale; CU 1
est une forte nervure se divisant distalement en deux branches, CU 1 a et CU 1 b. Enfin, il existe deux nervures
anales (A.) qui fusionnent très près de la base en délimitant une petite cellule, citée par Michener (1952 :
362) sous le nom de cellule vannale; cette cellule est ouverte chez beaucoup d ’Attacidae, la plupart des
Dryocampinae notamment.
L’espace compris entre le radius et le secteur radial, antérieurement, et la première branche du cubitus,
postérieurement, constitue la cellule discoïdale, dont le bord distal est formé par une série de nervures en
ligne brisée, les discocellulaires (la cellule est ouverte chez de nombreux Atiacidae : Samia , Rotkschildia, etc..)
Les points d’intersection du bord antérieur et du bord postérieur de la cellule avec les disco-cellulaires portent
les noms d’angle antérieur et d’angle postérieur de la cellule discoïdale.
La nervation des ailes postérieures est assez voisine de celle des ailes antérieures. Toutefois, la sous-
costale et R 1 sont fusionnées et le radius n’est plus représenté que par une nervure unique indivise (R 5);
celle-ci diverge, dès la base, de la sous-costale. La deuxième médiane (M 2) est bien développée. La première
nervure anale est absente et la troisième (3 A) fait également défaut chez la plupart des Automeris (fig. 17);
elle est présente, notamment chez les Hyperchiria (fig. 18) et les Gamelia; dans ce cas, elle est toujours
grêle et courte, au contraire de ce que l’on constate chez d’autres Hemileucinae (Hemileuca, Coloradia),
où sa longueur atteint approximativement les trois-quarts de celle de 2 A.
2. L'ornementation (fig. 19). — Elle est, dans l’ensemble, remarquablement homogène chez les Lépi¬
doptères étudiés, ce qui rend très souvent leur détermination difficile; les caractères externes indiscutables
n’apparaissent parfois qu’après examen — toujours souhaitable d’ailleurs — de grandes séries d’exemplaires.
Dans certains groupes, les espèces sont si proches que seule l’étude des armures génitales permet de les séparer
avec certitude. Inversement, les variations individuelles sont fréquentes et elles ont été trop souvent inter¬
prétées comme des caractères spécifiques, étant ainsi à l’origine d’une bonne part des synonymies qui
encombrent la nomenclature.
Source : MNHN, Paris
Sur lu face dorsale, l'ornementation des ailes antérieures se compose essentiellement de deux rayures,
l’interne ou antémédiane (r.i.), l’externe ou postmédiane (r.e.), d’une bande submarginale (b.s.) et d’une
tache discale ou disco-cellulaire (D) qui est l’homologue de la tache rénifoime existant dans certaines familles.
La zone située entre la base de l’aile et la rayure interne est l’aire interne (A.I.), celle comprise entre les deux
rayures est l’aire médiane (A.M.); entre la rayure externe et le bord externe se situe l’aire externe (A.E.),
dont la partie distale, entre la bande submarginale et la marge, est nommée zone marginale (Z.M.).
La rayure interne peut être droite, anguleuse, ou lunulaire. Quand elle est anguleuse, elle forme en
général un premier retrait, plus ou moins marque sur le cubitus et un second, plus faible, au-dessus du bord
interne; elle peut être très estompée ou même absente.
Fie. 19. — Ornementation d'Automrris battus (Boisduval) : ;i droite, face dorsale, b gauche, face ventrale
A., anneau périocellaire. — A. a , anneau de la tache discale (face ventrale de» ailes antérieures). A. U. M., aire haso-
" lire interne. - A.M., aire médiane. - b. m , bande médiane. — b. »., bande submàrginale_
lire - O , ocelle p.. pupille ocellaire. />. d <• . point discal ou disco-cellulaire. — n.
-■ r i., rayure interne t d., Irait disco-eellulaire. - lr., triangle préapical. — 2. m '
La rayure externe est droite ou plus ou moins concave ou convexe en dehors ou, plus rarement, lunu¬
laire. Son extrémité antérieure est plus ou moins éloignée do l’apex et elle est dirigée plus ou moins oblique¬
ment vers le bord interne que, très fréquemment, elle atteint très près de la rayure interne.
Les deux rayures présentent souvent — et en général sur leurs bords en regard — de fins liserés, géné¬
ralement plus clairs qu’elles-mêmes et que le reste de l’aile.
La bande submarginale est presque toujours accolée au bord distal de la rayure oxterne; elle en est
toutefois indépendante chez Aulomeris curvilinea; le plus souvent, elle est large et présente, en dehors et
entre les nervures, des lobes plus ou moins marqués. Chez certaines espèces, elle est incomplète, s’effaçant
avant le bord interne; chez Aulomeris lauroia et les Adetomeris elle fait entièrement défaut.
La tache discale, située Bur les nervures disco-cellulaires, est toujours présente; parfois punctiforme
(Camélia), elle est plus souvent large, arrondie ou subrectangulaire et, dans ce cas, soulignée sur le liseré de
plus ou moins grosses ponctuations (Aulomeris) ou d’un trait, continu (Iteuranella). Au centre, on note la
présence presque constante d’un point ou d’un trait discal (p.d.c.) ou des deux, le premier étant alors inscrit
dans le second.
Enfin, il peut exister une bande médiane (b.m.)\ le plus souvent large et assez floue, elle est plus mar¬
quée chez les exemplaires femelles. Quand elle est présente, elle est, soit complète et subparallèle à la rayure
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
externe (Hyperchiria), soit incomplète et, dans ce cas, orientée obliquement de la Costa vers la rayure externe
qu’elle atteint au niveau de M 2 ou de M 3 ; elle peut s’y interrompre ou se poursuivre, plus ou moins longue¬
ment, en direction du bord interne sur le bord proximal de la rayure externe. Le triangle délimité par la
costa, la rayure externe et la bande médiane, quand celle-ci est oblique, est nommé triangle préapical (tr.).
Les principaux ornements des ailes postérieures sont : la rayure externe (r.e.) ( 20 ), la bande submar¬
ginale (b.s.) et l’ocelle (O).
En-deçà de la rayure externe se situe l’aire baso médiane (A.B.M.) ou aire périocellaire; l’espace situé
entre la rayure externe et le bord externe est l’aire externe (A.E.), dont la partie distale, au-delà de la bande
submarginale, est la zone marginale (Z.M.).
La rayure externe est plus ou moins épaisse, subparallèle au bord externe, régulièrement convexe ou
lunulaire; elle est noire (sauf chez Automeris rectilinea et Automeris lauroia), mais peut présenter, sur les bords
proximal et distal, des liserés jaunes, eux-mêmes fréquemment soulignés d’écailles noires. Elle est immédia¬
tement suivie ou séparée par un espace, généralement de la même teinte que l’aire périocellaire, de la bande
submarginale, très sombre, de largeur variable, subparallèle au bord externe, parfois absente (A. lauroia,
Adetomeris).
L’ocelle arrondi, est composé d’une pupille (p.), d’un iris (i.) et d’un anneau périocellaire (A.). La
dimension de la pupille est très variable; elle peut être très petite, punctiforme ou beaucoup plus grosse,
arrondie ou ovalaire. Elle est noire et plus ou moins semée d’écailles blanches, blanche ou rose. Chez les A uto-
meris notamment, elle est noire et marquée au centre d’un trait (t.d.) ou d’un point disco-cellulaire blanc. La
pupille est généralement unique; chez quelques espèces du genre A utomeris (A. liberia) et chez la plupart des
Leucanella, la pupille principale est accompagnée d’une ou de plusieurs pupilles accessoires plus petites.
L’iris gris, plus ou moins foncé, brun rouge, orangé ou rouge, est suivi d’un large anneau périocellaire noir qui
peut être suivi d’un jaune, plus étroit, lui-même liseré ou non de noir. Chez les Pseudautomeris, l’iris présente
un liseré jaune qui détache distalement de fines projections sur l’anneau noir. Chez les Gamelia, les Aulome-
rina et la grande majorité des Hyperchiria et des Adetomeris, l’iris ocellaire est rouge et la pupille réduite à
un petit, point blanc ou blanc rosé.
Sur la face ventrale, les quatre ailes n’ont, en plus des ornements discaux, qu’une rayure externe (r.e.)
noire et une bande submarginale (b.s.). Aux ailes antérieures, la rayure externe est droite ou concave ou
lunulaire, de largeur très variable, parfois incomplète. Aux ailes postérieures elle est droite (Gamelia) ou
subparallèle au bord externe et, dans le second cas, lunulaire (Pseudautomeris, Leucanella) ou régulièrement
convexe (autres genres). Sur les deux ailes, la bande submarginale est souvent incomplète et réduite à sa frac¬
tion subcostale, voire absente; quand elle existe, son bord distal est le plus fréquemment lobé.
La tache discale des ailes antérieures est composée d’un point central ou disco-cellulaire (p.d.c.) blanc,
correspondant à celui de la face dorsale et suivi d’un large anneau noir (A.a.), sauf dans le genre Gamelia
où elle est punctiforme. Chez certains Automeris, il existe, entre le point disco-cellulaire et l’anneau noir, une
zone brune plus ou moins marquée. Le petit point pupillaire (p.p.) des ailes postérieures, blanc ou noir, est
quelquefois suivi d’une fine auréole d’une autre teinte. Exceptionnellement, chez trois Automeris du groupe
d’A. cecrops (A. oberthurii, A. granulosa, A. castrensis), les ailes postérieures présentent une véritable tache
discale semblable à celle des ailes antérieures, avec pupille, iris et anneau périocellaire.
Enfin, il existe fréquemment sur les deux faces de fins liserés à la base des franges.
Sur la face dorsale des ailes antérieures, la coloration fondamentale des diverses espèces étudiées est
généralement terne, variant du gris au brun et au beige, plus rarement au jaune; en revanche, les ailes pos¬
térieures présentent presque toujours des teintes vives, sur l’aire périocellaire ou sur l’iris. Les tons de la face
ventrale sont plus éteints.
L’abdomen
I. Segments. — L’abdomen se compose théoriquement de dix segments ou untes, dont certains ne
sont pas toujours apparents, par suite des fusions ou modifications diverses intervenues. Les segments abdo-
(20) Il n’existe de rayure interne que chez les Hyperchiria (sauf che* les exemplaires mêles d 'H. orodina et parfois i'H. incisa).
Source : MNHN, Paris
56
minaux, 2 à 8 chez le mâle, 2 à 7 chez la femelle, sont, leu seuls qui possèdent, une structure externe banale
comportant chacun un termite et un stcrnite sclérifiés, séparés par une aire pleurale membraneuse. Les seg¬
ments 1 à 8 portent chacun une paire de stigmates situés dans la région pleurale. *
Le premier tergite est partiellement membraneux, h- premier sternite manque ou est entièrement mem¬
braneux. Chez la plupart des espèces étudiées, le huitième segment du rnùle est sensiblement modifié et la
forme de sa sclérification est très différente de celle des précédents urites. Le huitième tergite (le septième
chez certains Gamella) a, le plus souvent, l’aspect d’une bandelette de largeur variable. Le huitième ster-
nito est toujours très développé; son bord postérieur est généralement bilobé; ces deux lobes, plus ou moins
saillants, présentent parfois, à leur extrémité, notamment chez plusieurs espèces du genre Psnid automer is de
longs processus épineux. La structure des huitième et, dans certains cas, septième segments abdominaux du
mâle de chacune des espèces étudiées a été figurée; elle présente, dans certains genres (Pseudautomeris
Camélia), d’excellents caractères spécifiques. ’
Chez la femelle on ne compte que neuf segments, soit un de moins que chez le môle, la thèse la plus
généralement admise est qu’il y a eu fusion des urites 9 et 10. F
La partie de l’abdomen la plus importante pour la systématique est constituée par les genitalia oui
correspondent aux segments 9 et 10 du mâle, 8 et 9 de la femelle. 4
II. L’armure génitale.
1. Armure génitale mâle (fig. 20-31). La nomenclature dos pièces de l’armure génitale mâle a été trèa
longtemps confuse; dans toute la mesure du possible, nous avons adopté les termes utilisés par Viettk mqaq\
et par Bourgogne (1950).
A. Le segment abdominal 9. Forme un anneau continu qui représente la partie la plus volumineuse
de l’armure; il comprend trois parties principales : le tegumen, le vinculum et une paire de vulves.
Tegumen (Petersen, 1904) (fig. 20, 21,24, 26, 27,31). C’est lo tergite; il se présente sous la forme d’une
large plaque très fortement sclérifiée, de forme subtriangulairo ou trapézoïdale; bu limite avec le dixième
tergite n’est pas toujours nettement indiquée.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
57
Vinculum (Pierce, 1909) (fig. 20, 21, 24-31). — Pièce étroite, en forme de U, représentant vraisem¬
blablement le sternite et une partie des régions pleurales. Il est soudé latéralement au tegumen avec lequel
il forme un anneau complet. Sa partie médiane est fréquemment membraneuse ( Erythromeris , Aulomerella ,
etc...), la rigidité de la pièce étant, dans ce cas, assurée par la sclérification des bords latéraux et de l’extré¬
mité antérieure du saccus.
Dans les genres Automeris et Leucanella, les bords latéraux antérieurs du vinculum, ne sont pas arron¬
dis; ils présentent dans le prolongement des valves, deux formations latérales orientées vers la partie anté¬
rieure de l’abdomen et disposées symétriquement par rapport au saccus; nous les désignerons sous le nom de
processus latéraux antérieurs du vinculum (fig. 20, 21, 24).
Fig. 22. — Valve gauche à'Automeris janus (Cramer), face interne.
Saccus (Bethune-Baker, 1891) (fig. 20, 21, 24-30). — Processus impair de longueur variable émanant
du bord rostral du vinculum et dirigé vers la partie antérieure de l’abdomen dans lequel il s’invagine plus ou
moins profondément; il constitue un apodème sur lequel s’insère le muscle rétracteur du pénis. Dans plusieurs
genres ( Automerina (fig. 31), Adetomeris, Automeropsis) le saccus est absent ou à peine indiqué par une
convexité du bord antérieur du vinculum. La partie médiane du saccus, comme celle du vinculum, peut être
en partie membraneuse.
0 S64016 6 s
Source : MNHN, Paris
58
Valves (Hïibneh, 1820) (fig. 20-22, 24-31). — S'articulent aux partit» latérales du segment abdominal 9
et au vinculum auxquels, chez les espèces étudiées, elles sont soudées, au moins par leur partie antérieure
sauf chez les Adetomeris où l’articulation est membraneuse.
De forme et de dimensions très variables, elles se décomposent typiquement (fig. 22) en deux aires
longitudinales sclérifiées, la côte ou costa (Pieiick, 1914) et le sacculus (Pieiu.e, 1909) séparées par une aire
médiane membraneuse, la valvula (Pierce, 1914). Dans la plupart des genres étudiés, les valves sont bilobées
et la valvula est peu différenciée de la costa ou fusionnée avec elle; l’extrémité postérieure du sacculus ou
moins fréquemment, de la costa, est souvent bien distincte et forme un processus plus ou moins effilé qui
sera désigné sous le nom de processus apical (fig. 20-22). Chez les Hyperchiria (fig. 26) où les valves sont tri¬
lobées, la valvula est représentée par une robuste formation épineuse. Chez beaucoup des espèces étudiées
il émane de la face interne des valves et d’une zone correspondant à la valvula, une forte épine sclérifiée en
spirale, dont l’apex est orienté vers l’arrière et parfois plus ou moins engainé dans le processus apical; c’est
la harpe (Sticiiki., 1899) ou clasper (fig. 20-22, 27-31). Parfois, les valves sont entièrement soudées dorsal,•-
ment au tegumen par leur marge- interne et s’en distinguent même très difficilement ( Aulomeropsis ).
Signalons, en lin, la présence de zones sétigéres, plus ou moins étendues, sur le bord interne du sacculus
du côté ventral. ’
Juxta (Pierce. 1914) (fig. 21, 24, 25) ( 2I ). Pièce impaire médiane située vcntrulement au pénis et
lui servant de support avec l'ancllus; latéralement, elle est on contact avec l’extrémité antérieure des valves
Cette pièce existe, en tant que formation distincte, chez les espèces du genre Aulomrris , à l’exception de celles
du groupe A'A. janus ; dans le groupe d 'A. monlr.zurna , elle est membraneuse ou subsclérifiée. Kilo est soudée
antérieurement au bord postérieur du vinculum; la délimitation entre les deux pièces, parfois difficilement
visible, peut être indiquée par une zone membraneuse. Chez les Psrudautomcris du groupe de P. brasiliensis
( fig. 25), cette zone esl très apparente et il en émane un processus impair médian, styliforme, ventral au pénis
orienté en direction du gnathos. Ce processus, dont In base est soudée postérieurement nu juxta et antérieu¬
rement nu vinculum, a reçu de Moi mer (1929 b : 262) le nom de stylet infrupénial; selon Mioiikneh, il repré¬
senterait un lobe impair de l’ancllus. Si l’on admet qu'il est une émanat ion du juxta, il peut s'agir d’un calcar
(Pierce, 1914).
Un processus apparemment très voisin peut être observé chez Hypermrrina kasyi Lemaire.
(21) J. Oiticica filho tm. r > : 64) désigne celte pièce «ou
formée par la réunion, venlralcment nu pénis, de deux procesRii
»éea, il apparat! clairement que la pièce considérée, même si elli
nation de colles-ci, mais une sclériflcation -le la membrane, en
terme de furca parait donc impropre en l'espèce.
is érnsnanf <b' L |
n est ruttacliér
relation avec. I
chacun des deux sacculi Dans le cas des espèces n
latéralement a In base des valves, n est pas une éi
lo vinculum. qui sert do support ventral au pénis.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
59
Le juxta n’existe pas en tant que formation sclérifiée dans les genres Erythromeris, .4 utomerella, Hyper-
chiria, Gamelia et Automerina; chez les Leucanella, il est généralement subsclérifié.
Enfin, dans le genre Adetomeris, son rattachement à la base des valves et au bord postérieur du vineu-
lum s’effectue par une zone entièrement membraneuse.
Anellus (Pierce, 1914) ( = vallum pénis, Kusnezov, 1915) (fig. 20. 21, 23-31). — Tube à double paroi,
généralement membraneux; la paroi externe que traverse le pénis se continue ventralement avec le juxta ou
le bord postérieur du tegumen et dorsalement par la membrane en rapport avec le gnathos. La paroi interne
est en rapport avec l’aedeagus par la manica (Pierce, 1914) ou sinus pénis (Kusnezov, 1915).
Dans les genres Hyperchiria (fig. 26) et Gamelia (fig. 27-30), le pénis s’appuie sur deux longs processus
émanant du bord postérieur du neuvième sternite et sur lesquels s’insère latéralement et ventralement la
paroi externe de l’anellus. Michener (1952 : 434) pense que ces formations peuvent représenter l’anellus,
mais il faut préciser que l’auteur américain applique ce terme, non à l’anellus proprement dit, mais au juxta
dans le sens ici adopté et dont elles sont vraisemblablement les homologues. Nous désignerons ces processus
sous le nom de lobes de l’anellus (Pierce, 1914). Leurs bords latéraux antérieurs peuvent être partiellement
soudés à la marge interne des valves (fig. 26 et 30).
Source : MNHN, Paris
60
Il E I.KM,
Enfin, dans le genre Aulomerina (fig. 31), le pénis est partiellement enveloppé dans une gaine sclérifiée
dont la paroi interne est soudée à la partie antérieure de l’aedeaguB sur la face ventrale duquel cette sclérifi-
cation est très développée. Il s’agit probablement d’une sclérifiralion partielle de l’unellus. Il est possible que
la formation bifide qui gaine la partie antérieure de l’aedeagus d'Automrropsis uni brûla ait une origine
analogue.
B. Le pénis (fig. 20, 21, 23-31). — C’est l’organe de l’accouplement. Il est constitué par un tube de
longueur et de grosseur variables, droit ou plus ou moins arqué, Vaedeagus (Ei.wes et Eüwahds, 1897) (fig 23
25). Il est relié à Panellus par la manica (fig. 23). Vers l’extrémité antérieure de l’aedeagus, sur la face dorsale’
se trouve un orifice où passe le duc tus cjaculatorius (fig. 23); 1a partie située en avant de cet orifice est le cae¬
cum pénis (Kusnezov, 1915). Le canal éjaculateur se continue à l’intérieur de l’orgune par une partie évagi
noble, la vesica (Pierce, 1909) ou pars inflabilis (Kusnezov, 1915) (fig. 23) qui déboucho au-dehors, & l’ex¬
trémité postérieure du pénis. La vesica est fréquemment garnie de petites épines ou bâtonnets sclérifiés
plus ou moins nombreux, les cornuti (Pierce, 1909) (fig. 23, 25, 31). Ceux-ci n’existent que chez quelques-unes
des espèces étudiées : Pseudautomeris, A utomeris cryplica , A utomerina cypria et vola. Lors de la copulation
la vesica s’évagine sous l’action de la pression sanguine, formant un long prolongement capable d’atteindre la
bourse copulatrice de la femelle; les cornuti font alors saillie au-dehors. La rétraction de la vesica se fait sous
l’action d’un muscle logé à l’intérieur du pénis.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
61
Juste avant son entrée dans l’aedeagus, le canal éjaculateur traverse un renflement musculeux plus
ou moins fort, le bulbus ejaculatorius (fig. 23, 24, 27), revêtu extérieurement d’une double paroi chitineuse.
Chez les taxa étudiés, il a été figuré chaque fois qu’il a été possible de le conserver intact dans les préparations.
L’examen de cette pièce présente, en effet, un intérêt certain qu’avait parfaitement reconnu J. Oiticica filho
(1965 : 1 ) : dans certains groupes, A ulomeris du groupe dM. cecrops, Pseudautomeris, notamment, sa longueur
varie beaucoup spécifiquement et probablement en relation avec celle de la bourse copulatrice de la femelle.
anellus
Dans le genre Gamelia, les bords latéraux du caecum pénis prennent fréquemment un très grand déve¬
loppement; nous désignerons les formations qui en résultent sous le nom d 'ailerons latéraux antérieurs du
pénis (fig. 27-30).
Source : MNHN, Paris
62
Il K l.EMAll
C. Le segment abdominal 10. — Ce segment est réduit et si profondément modifié, qu’il est parfois
difficile d’en fixer les limites exactes. Il comprend typiquement deux sclérites, l’un dorsal, l’uncus, l'autre
ventral, le gnathos. Ces deux pièces, entre lesquelles passe le tube anal, sont respectivement considérées par
les auteurs comme le tergite et le sternite du dixième urite.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
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Fig. 31. — Armure génitale (J d'Autonurina (Automerina) vota (Kirby), face ventrale
Source : MNHN, Paris
64
Uncus (sensu auctorum) (fig. 20, 21, 24, 25, 27). Se présente généralement comme un fort crochet
dont l’extrémité postérieure est incurvée ventralcment. Chez les espèces étudiées, il est simple, sauf chez les
Automerella où il est bifide, mais sa forme et son développement sont extrêmement variables; il peut être
absent ou du moins difficilement reconnaissable en tant que formation distincte du tegumen (/ It/perchiria
(fig. 26), Aulomerina (fig. 31), Automeropsis). Chez les A Monter is du groupe dM. illustris, il est fréquemment
surmonté d’une protubérance, parfois énorme, simple ou bifide (fig. 21, 24).
Gnathos (Pierce, 1909) (fig. 20, 21, 24, 25, 27). — Ses aspects sont très variables. Typiquement, il
se présente sous la forme de deux bras latéraux sclérifiés prenant naissance au niveau de la séparation tegu-
men-uneus et plus ou moins soudés, sous le tube digestif, pour former une plaque ventrale. Miciiener (1952 •
353) désigne aussi sous le nom de gnathos une formation ventrale équivalente, mais dont les bras latéraux sont
rattachés à la face interne des valves. Cette pièce qui existe notamment chez A. /anus (Cramer) (fig. 20)
espèce type du genre A Monter is et chez les Autorneris du groupe dM. io , pourrait être nommée transtillà
(Pierce, 1914) (“), en raison de ses relations avec les valves, mais comme elle présente généralement des pro¬
longements sclérifiés en direction de la base de l’uncus, auquel elle est plus ou moins rattachée par des forma¬
tions membraneuses, il semble qu’en définitive, le nom de gnathos lui soit bien applicable. Chez les
Camélia , la pièce correspondante est reliée à la fois à la face interne des valves et ù la base de l’uncus. La struc-
cture typique du gnathos peut être observée chez de nombreuses espèces {Autorneris des groupes dM. illustris
et dM. cecrops, Erythromeris, Pseudautomeris, Leucanella , etc...); dans plusieurs genres, cette pièce fait entiè¬
rement défaut (Ilyperehiria, Automeropsis, Aulomerina).
D. Le tube anal. — L’anus s’ouvre à l’extrémité d’un tube anal membraneux, pourvu d’une paire de
muscles rétracteurs et situé entre l’uncus et le gnathos. Choz les espèces étudiées, il ne présente pas de forma¬
tions sclérifiées.
Les variations do structure de l’armure génitale mâle sont considérables, d’un genre et, parfois d’une
espèce à l’autre; elles ont une importance capitale en taxonomie. Les caractères propres à chaque genre et
au sein d’un même genre, à chaque espèce, seront développés dans la cinquième partie du présent ouvrage
2. Armure génitale femelle (fig. 32). — Les femelles A' A ttaridae, comme celles de la plupart des
Lépidoptères ont deux orifices génitaux distincts de l’anus : l’orifice de copulation ou ostium bursae, situé
entre les segments abdominaux 7 et 8 et l’orifice de ponte ou ostium oeiduclus, en arrière du neuvième segment
abdominal. Les Atlacidae sont donc, des Hétéroneures Ditrysiens.
Le segment abdominal 7, précédant l’orifice de copulation, est légèrement modifié : le tergite est plus
développé et plus sclérifié et le sternite est entièrement membraneux.
Le segment abdominal 8 fait suite à l’orifice de copulation, il est plus petit que les précédents. Chez
les espèces étudiées, le tergite est toujours sclérifié et présente la forme d’un demi anneau; ses bords latéraux
antérieurs donnent naissance à deux longs apodèmes, les apophyses antérieures ou anapophyses.
Postérieurement au huitième segment abdominal se trouvent les lobos de l’oviporus ou papilles anales
entre lesquels s’ouvrent l’anus et l’orifice de ponte. Latéralement, ils portent les doux apophyses postérieures
ou postapophyses. Extérieurement, les papilles sont garnies de soies très fines. Sur la face ventrale, la zone
membraneuse, située entre les lobes de l’oviporus, présente une série de plis disposés en sillons longitudinaux
Auprès de l’orifice de copulation ou ostium bursae se trouvent des zones sclérifiées plus ou moins éten¬
dues qui constituent la plaque génitalo ou sterigma; par ses variations, elle est la partie de l’armure génitale
femelle dont l’étude présente lo plus d’intérêt on taxonomie. Suivant qu’elle est située en avunt ou en arrière
de l’osfium bursae, elle reçoit lo nom de lamella antevaginalis ou do lamella postvaginalis, mais les deux lamelles
peuvent coexister et même se souder en un seul sclérite encadrant l 'ostium bursae. Chez, les espèces révisées
la plaque génitale est généralement postvaginale ou circumvaginale; elle est antévaginale chez les Camélia
La forme et l’étendue de la sclérification sont extrêmement variables; chez la plupart des A ulomeris (groupes
dM. illustris et dM. cecrops, notamment) elle présente un très fort repli saillant, orienté d’arrière en avant et
dont l’extrémité antérieure recouvre l 'ostium bursae. Très fréquemment, la plaquo génitale est soudée latéra¬
lement au sternite. Chez un grand nombre A'Autorneris du groupe dM. cecrops (fig. 134), il existe, en avant de
Tl que le gnathos est daigné par J. Omr.ic*
i ou la pièce est reliée latéralement A la bam
’ilho (1065), dans In <
irris lauroia, cer-
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
65
la plaque génitale et pouvant partiellement fusionner avec elle latéralement, des formations accessoires assez
étendues.
De l’ostium bursae émane un tube de longueur et de diamètre variables et plus ou moins sclérifié, le
canal copulateur ou ductus bursae qui débouche sur une poche généralement longue et volumineuse, la bourse
copulatrice, servant de réceptacle au spermatophore. Dans le groupe étudié, la bourse copulatrice est toujours
simple, membraneuse et elle ne porte aucune formation différenciée comparable aux signa ou aux laminae
dentatae observés chez d’autres Lépidoptères.
La bourse copulatrice donne naissance à un fin canal, le ductus seminalis rejoignant l’oviducte commun.
Le point d’origine de ce canal varie assez peu chez les espèces étudiées; il est le plus souvent situé dans la
région initiale de la bourse, très près du ductus bursae.
L’armure génitale femelle a été examinée chez toutes les espèces dont il a été possible d’obtenir un
exemplaire de ce sexe. Dans l’ensemble, elle varie moins que celle du mâle, encore qu’elle révèle d’excellents
caractères spécifiques dans certains genres (Gamelia, Hyperchiria, Pseudautomeris) ; l’homogénéité de sa
structure, au sein de chacun des genres, sous-genres et groupes, confirme la validité des coupes taxonomiques
basées sur la conformation de l’armure génitale mâle.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
CINQUIÈME PARTIE
TAXONOMIE
A la suite de Turner (1947) et de Bourgogne (1951), Michener (1952 : 372) range les Attacidae ,
sous le nom de Saturniidae, dans la superfamille des Bombycoidea. Cette conception s’oppose à celle de
Jordan (1922) qui voyait dans les Saturniidae et les Ceratocampidae deux familles distinctes, composant,
avec les Oxytenidae et les Cercophanidae la super famille des Saturnioidea (**).
Michener (1952) divise les Attacidae en 7 sous-familles : Rhescyntinae, Citheroniinae, Agliinae,
Hemileucinae, Ludiinae, Salassinae et Saturniinae. C’est cette classification que nous avons adoptée, sous
réserve qu’il convient de substituer les noms i'Arsenurinae Jordan, 1922 et de Dryocampinae Grote et Robin¬
son, 1866 ( 24 ), à ceux respectivement de Rhescyntinae Bouvier, 1929 et de Citheroniinae Neumoegen et Dyar,
1894, par application des articles 23 (Loi de Priorité) et 50 (b) du Code international de Nomenclature zoo¬
logique. De même, Attacinae Burmeister doit remplacer Saturniinae Boisduval en vertu de l’Opinion 450
de la Commission internationale de Nomenclature zoologique (voir note infrapaginale, page 9).
Tableau de détermination des sous-familles (**)
1. Pilifères ou bord antérieur du labre garnis de soies robustes. Arsenurinae
— Pilifères et labre dépourvus de soies. 2
2. Bords latéraux du clypeofrons convexes et, vus de face, recouvrant entièrement les genae Dryocampinae
— Bords latéraux du clypeofrons droits, ne dissimulant pas les genae ou, sinon, cônes anten-
naires complexes. 3
3. Protubérance frontale présente, quoique souvent réduite à une simple arête transversale
(absente chez les Polythysana et quelques Hylesia ), épines des tarses généralement
absentes, à l’exception d’une paire apicale sur l’avant dernier segment de ceux des
pattes antérieures de la femelle; suture anépisternale normalement non infléchie vers
le bas à son extrémité postérieure. 6
otubérance frontale absente (mais présence possible d’une protubérance superficiel¬
lement analogue du labre); tarses généralement garnis d’épines; suture anépister¬
nale de forme variable. 4
(23) Draudt (1929) suit la classification de Jordan, Bouvier (1931) également, mais il distingue entre Saturnioldes • aber¬
rants » (Oxytenidae et Cercophanidae) et Saturnioldes « normaux •, divisant ceux-ci en trois familles au lieu de deux : Synphintidae,
Hrmileucidae et Saturniidae.
(24) Le genre Ceratocampa Harris, 1833, type de la sous-famille des Ceratocampidae n’est pas valable, les deux espèces
sur lesquelles il est basé : C. regalis (Kabricius) et imperialis (Druryl étant les types respectifs des genres Citheronia Htlbner, 1819
et Eacles Htlbner, 1819; sa caducité entraîne celle des noms dérivés du groupe famille, par application de l’article 11 (e) du Code
international de Nomenclature zoologique. Le plus ancien nom utilisable du groupe famille devient donc Dryocampini, nom de
tribu, proposé par Grote et Robinson (1866) pour les genres Anisota Hilbner, Dryocampa Harris (cité à tort comme synonyme
d Anisota, mais, en fait, valable), Eacles Hübner, Citheronia Htlbner et Adelocephala Boisduval. La sous-famille doit donc être aux
termes de l’article 36 du Code, nommée Dryocampinae Grote et Robinson, 1866 (genre type : Dryocampa Harris, 1833). Les noms
d une part, d Adelocephalidae Boisduval, 1868, trop souvent attribué à tort en littérature à Burmeister (1878 : 485) qui ne l’a en
fail, cité que comme synonyme de Ceratocampidae et, d’autre part, de Citheroniidae Neumoegen et Dyar, 1894, sont donc des syno-
récents de Dnmenmninne Grote et Robinson. Il en est de même de Sphingicampidae Packard, 1901 et de Sytpkinginae
(25) D’après Michener (1952 : 372).
Source : MNHN, Paris
68
4. Suture anépisternale s'infléchissant vers le bas à son extrémité postérieure; secteur radial
des ailes antérieures émanant de l’angle antérieur de la cellule. 5
— Suture anépisternale horizontale ou s’infléchissant vers le haut à son extrémité posté¬
rieure; secteur radial des ailes antérieures émanant de la cellule bien avant l’angle
antérieur de cette dernière . Attacinae
5. Nervure M 2 des ailes antérieures émanant du milieu du bord distal de la cellule- cônes
antennaires simples. ’ Agliinae
— Nervure M 2 des ailes antérieures émanant de la cellule près du milieu du bord distal de
cette dernière; cônes antennaires parfois complexes. Ludiinae
6 . Cônes antennaires présents, simples (réduits chez les Polytkysana à des projections obtuses)-
secteur radial des ailes antérieures émanant de l’angle antérieur de la cellule. Hemileucinae
— Cônes antennaires absents; secteur radial des ailes antérieures émanant de la cellule
bien avant le bord distal de cotte dernière . Salassina
Le* Attacinae sont connu, do. cinq conlinont., mai. moin. nombreux d.n. lo Nouveau Monde
dan. 1 Ancien, le. Lui,mua .ont uniquement africain., le. A e ltin<u p.léarctiqum, le. .Soia,iari„, „
les Rhescyntmae, Dryocampmae et Hemileucinae américains. '«tiques,
Les genres étudiés appartiennent à la sous-famille des Hemileucinae ( M ) dont les nrincinan* •
ont été décrits par Micheneb (1952 : 410) : principaux caractères
Cl yP e °f rons P lat latéralement (légèrement convexe chez les Hirpida ), genae très réduites; protubérance
frontale présente mais parfois peu marquée, absente seulement chez les Polythysana , certains Hylesia et le!
femelles microptères d Ormiscodes (sous-genre MeroUuca). Pilifères dépourvus do soies. ' 1
Antennes du mâle bipectinées ou, plus souvent, quadripectinées, auquel cas les pectinations anic a l*«
de chaque article sont contiguës aux pectinations basales de l'article suivant. Cônes antennaires s"mpE
Structure des palpes labiaux variables; deux dos trois articles ou les trois pouvant être soudés-
iis présentent trois articles, le second est toujours de beaucoup le plus long. Labium peu sclérifié ’ ?\*î *
virtuellement absentes, représentées par de simples lobes ou par de fines projections de forme triangu^re
sauf chez les Hylesia et quelques Dirphia où elles sont plus allongées et un peu enroulées. "gulaire,
Le thorax n’est pas particulièrement large et, sauf chez les Hirpida , les tegulae n’atteipnent nao 1 *
tremite antérieure du mésoscutollum. Structure de l’anépisternite et de la suture anépisternale variable. ^
Longueur des éperons tibiaux un peu supérieure au diamètre du tibia; tibias des pattes postérim.™»
pouvant être garnis d’un ou deux éperons médians ou en être dépourvus. Tarses généralement sanfé^l
à exception d une paire apicale sur l’avant-dernier sogment dos tarses des pattes antérieures de la femelle
La nervure M 1 des ailes antérieures émane de l’angle antérieur de la cellule et peut même
nellement s anastomoser à Torigine avec le secteur radial; M 2 prend généralement naissance au mi heu T'
bord distal do la cellule, à mi-distance entre M 3 et M 1 (s’anastomosant cependant à la base avec m u
les Hemileuca). - 1*1 1 chez
Chenilles à tubercules très développés, allongés en forme d’épines et garnis de spinules acérées-
tains tubercules des segments thoraciques plus longs que ceux des autres segments, notamment dans les
m.ors stades, avec l’extrémité apicale ramifiée; présence de deux épines sous-stigmatales inférieures 1
segments abdominaux 1 et 2 et, habituellement 7 à 9. Chrysalides généralement enveloppées dans un coc *
(26) A la sous-famille des Hemileucinae, correspond, dans le travail de Bouvn
divisée en deux sections : Hrmileuriine et Automeritae. I,a première groupe les genn
Pseudohaiù, la seconde tous les autres genres, répartis dans 3 sous familles : Dirphlinae
se subdivisant elle-même en 3 tribus : Autumeruae (comprenant notamment les Autumi
nant lo genre paléarctiquc Aflia uui n'a, en fait, rien de commun avec les Hemileucinae ),
procède d’un point de vue exagérément diviseur et ne correspond nullement a la réal
l'extréine homogénéité morphologique de la sous-famille, aussi bien (1 l'état larvaire <
(27) Sauf chez les Adetomeris.
r.s (1931-1237) la fa
es : Hemileuca. Cnlo
r, Molinpinae et A ut
les genres voi
qu'imaginai.
nille des Hemileucidae
adia. r.uleucophaeui et
.mrrinoe cette dornière
-ms), Aflnctir (compre-
incentmix A» u -
Source : MNHN, Paris
révision nu genre Automeris 69
Michener (1952) subdivise les Hemileucinae en deux tribus, Polythysanini ( 28 ) pour le seul genre Poly-
thysana et Hemileucini où se rangent tous les autres genres et à laquelle appartiennent donc les espèces révisées.
Celles-ci sont caractérisées par la présence d’un ocelle sur la face dorsale des ailes postérieures et sur
celle-ci seulement (**).
Elles se répartissent dans 11 genres, soit les 3 genres de Hübner (1819 : 154), Automeris, Gamelia et
Hyperchiria qui restent valables et 8 genres décrits récemment par Michener et par nous.
Michener (1949 : 145 et 1952 : 427) a scindé le genre Automeris en 4 sous-genres (sous-genre nomina¬
tif et sous-genres : Automerella, Automeroides et Agliopsis) et il a créé un genre nouveau, Automerina, lui-
même divisé en sous-genre nominatif et sous-genre Automerula, pour des espèces détachées du genre Hyper¬
chiria. Il a également décrit le genre Adetomeris , comme nouveau, ce qui n’est pas le cas, mais qui reste néan¬
moins utilisable en remplacement d’/o Blanchard, 1852, préoccupé par Io Lea, 1832 [Moll.] ( 30 ).
Dans deux notes préliminaires (Lemaire, 1967 a et 1969 c), nous avons décrit 5 genres nouveaux :
Pseudautomeris, Leucanella, Erythromeris, Automeropsis, pour des espèces antérieurement rangées dans le
genre Automeris, et Hypermerina pour une espèce inédite.
Enfin, nous avons jugé qu’il n’y avait pas lieu de maintenir les sous-genres Automeroides et Agliopsis
comme subdivisions du genre A utomeris qui, le sous-genre A utomerella ayant été élevé au rang de genre dis¬
tinct, se trouve réduit au seul genre nominal.
Tableau de déterminaison des genres révisés
1. Valves non soudées au neuvième segment auquel elles ne sont reliées que par une mem¬
brane; tarses garnis d’épines chez les exemplaires des deux sexes. Adetomeris (fasc. 3)
— Valves soudées au neuvième segment, au moins par leur partie antérieure; tarses
dépourvus d’épines, à l’exception d’une paire apicale sur le quatrième segment
des tarses des pattes antérieures de la femelle . 2
2. Gnathos absent . 3
— Le gnathos existe. 5
3. Valves trilobées; lobes de l’anellus présents et très développés. Hyperchiria (fasc. 3)
— Valves bilobées ou très rudimentaires; lobes de l’anellus absents. 4
4. Valves très rudimentaires et à peine différenciées du neuvième tergite, dépourvues de
^ ar P es . Automeropsis (fasc. 3)
Valves courtes, mais bien différenciées, garnies de harpes (très réduites chez Automerina
cyprin) . Automerina (fasc. 3)
5. Lobes de l’anellus présents et très développés. Gamelia (fasc. 3)
— Lobes de l’anellus absents . 6
6. Uncu8 de forme subtrapézoïdale, à bord postérieur aussi large que le bord antérieur.
Hypermerina (fasc. 3)
Uncus plus ou moins allongé, à bord postérieur plus étroit que le bord antérieur et en
forme, vu latéralement, de tête ou de bec d’oiseau ou surmonté dorsalement d’une
forte protubérance. 7
s antennaires très aplatis, presque imperceptibles
(29) Ce caractère existe également, mais chez quelques espèces seulement, dans les genres Hylesia (H. gamelioides Michener
T£T mble t l ° DD ™r l ,è U " Ga ' ne ‘‘ a i f 1 • corevia Schaus, H. mctapyrrha (Walker), H. nantis (Walker), H. scortina (Draudt) etc )
» Æ,-T pa ‘ x *“P"6a (Burmeister), M. luiwa (Schaus), M. convergeas (Walker), M. cruenta (Walker) et M. eophila IDogninl Les
3 dernières espèces ont été généralement classées dans le genre Automeris ; par la struc*" r “ do loupe »i n it.i— -J«1-- _>».
d’oc*Hes être ra Pf or ^ es au 8 enre Molippa, d’ailleurs très proche du genre Automerii
a structure de leurs armures génitales mâles, elles
- u dont les autres représentants sont dépourvus
(30) Voir note infrapaginale 6, page 16.
Source : MNHN, Paris
70
CI.AUUK LEMA1HI
7. Uiicub bifide . Automerella (fasc. 2)
— llncus simple. . . g
8. Bords latéraux antérieurs du vinculum arrondis; iris ocellain; complexe, bordé, au moins
en partip, par un liseré jauno qui détache distalemcnl de fines projections sur
l’anneau noir. Pseudautomeris (fasc. 3)
Bords latéraux antérieurs du vinculum arrondis ou proéminents; iris ocellairo simple,
t liseré jaune ( 3I ) ni projections sur l’a
. Bords latéraux antérieurs du vinculum arrondis ou peu proéi
l’abdomen annelée de jaune
— Bords latéraux antérieurs du vinculum proén
annelée de jaune (**) .
face dorsale de
Erythromeris (fasc. 2)
uits; fuce dorsale de l’abdomen non
10
10. Bord apical de l’uncus droit ou convexe, relativement large, sans protubérance sur la
face dorsale; iris ocellaire brun rouge, trait disco-cellulaire dos ailes postérieures
situé sur le bord proximal de la pupille principale. Leucanella (fasc 2)
Extrémité postérieure de l’uncus étroite, généralement en forme de pointe ou de tâte
d’oiseau ou sinon surmontée d’une protubérance sur la faco dorsale; coloration
de l’iris ocellaire variant du gris, au beige et au brun terne, mais pas brun rouge,
trait ou point disco-cellulaire situé au centre ou dans l’axe de la pupille prin-
p 'P a, ‘' . Automeris (p. 70)
Automeris ilulmer
Automeris Hübnor [1819), Vers, bekannt. Schmctt., p. 15'» (espèce type : Pkalarna Attacus i<
1775, Uitl. Kapellen, 1 p. 100, pl. 6'., flg. A et B 9, fixée par Grote, 1874, Proc. Amène. Phil .S or
14, p. 259).
anus Cramer,
Philadelphia,
Automeris (Automeroides) Michener, 1949, Journ. Kansas Knl. Soc.. 22, p. 145 (espèce type : Automeris
Bruce, 1897, Biol. Centr.-Amcric., Lepid. lletcr., 2, p. 419, n" 27, pl. 82, llg. 1 J, 2 V, (synonyme d 'Automeris
Bruce, 1897), par désignation originelle) (n. syn.).
orneates
phrynon
Protaumeris Packard, 1909, Journ. New York Km. Soc., 11 (4), p. 254 (espèce type :
1897, Biol. Centr.-Amcric., Lepid. Heter., 2, p. 426, n° 9, pl. 85, llg. 3 rf. par monotypie).
maeonia Druce
Agliopsis Bouvier, 1929, C.R. hebd. Acad. Sci., Paris, 189, p. 606
1929, id., (synonyme de Micratlacus violascens Maassen, 1885 et d'Anton
(n. syn.).
ispèce type : Agliopsis inter médius Bouvier
-ris obscur a S> h.nis, 1900), par monotypie)
Description. — Antennes jaune paille ou jaune rouille, rarement noires; leur longueur varie entre
une fois et une fois et demie celle du thorax. s
Antennes du mâle quadripectinées jusqu’à l’extrémité apicale ou presque; flagelle dépourvu d’écaillea
Pectinations droites ou légèrement incurvées. Du côté proximal les plus longues peclinalions apicales sont sur
un même article, généralement égales aux quatre cinquièmes ou aux cinq sixièmes des pectinations basàles-
du côté distal, elles sont toujours nettement plus courtes, ne dépassant pas, selon les espèces, la moitié où
les trois cinquièmes des pectinations basales correspondantes. Chez Automeris gabriellar., les plus longues pec
tinations apicales atteignent à peine, du côté proximal, la moitié des pectinations basales et, du côté distal
elles sont réduites à de simples rudiments. Sur les trois à six derniers articles du flagelle, les pectinations api¬
cales sont généralement imperceptibles ou virtuellement absentes. **
Les pectinations basales sont garnies à l’extrémité apicale de cils très fins, généralement semblables
aux sensilles latérales; ces cils sont cependant nettement plus forts et bien différenciés dans les groupes d’A
egeus et d’A. montezuma et chez A. berkrri. Il existe également un ou plusieurs cils médians, très courts sur
la face ventrale du flagelle. Les cônes antennaires, peu proéminents, sont localisés sur la moitié ou le tiers
apical; dans le groupe d’A. montezuma ils existent sur toute la longueur du flagelle.
(31) Chez Automeris submacula (Walker). il existe un anneau hluuté «ntm l'iris ot l'unnnau noir
(32) Sauf cher. Automer,, mornata (Wallter).
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
71
Antennes de la femelle bidentées, fréquemment revêtues d’écailles sur la face dorsale du flagelle, par¬
fois jusqu’à l’apex. Chaque dent est garnie d’un ou plusieurs cils à son extrémité apicale; cônes antennaires
semblables à ceux du mâle, habituellement localisés sur les quatre ou cinq derniers articles apicaux.
Protubérance frontale plus ou moins marquée, à bord apical large et arrondi. Palpes labiaux assez
longs, leur extrémité libre se situe un peu en-dessous du milieu du front; troisième article rudimentaire.
Epiphyses tibiales du mâle très développées et recouvertes de longues écailles piliformes; leur extré¬
mité libre atteint approximativement le tiers ou le quart apical du tibia. Epiphyses de la femelle nettement
plus courtes, grêles et dépourvues de poils. Epines tibiales absentes. Les tibias des pattes postérieures sont,
en règle presque générale, garnis d’une paire d’éperons terminaux et d’un éperon médian. Celui-ci fait défaut
cependant chez A. janus et A. schwartzi; il est réduit chez certains individus à une petite nodosité. Quelques
specimens isolés peuvent porter une paire d’éperons médians; cette particularité a été observée chez A. cur-
vilinea, où elle paraît assez fréquente, A. amoena et A. beckeri. Tarses dépourvus d’épines, à l’exception d’une
paire apicale sur l’avant dernier segment de ceux des pattes antérieures de la femelle.
La nervation (fig. 17) ne diffère pas de celle de l’ensemble des espèces révisées. La troisième nervure
anale des ailes postérieures (3 A) est généralement absente; quand elle existe, chez A. hamata , par exemple,
elle est toujours très courte.
Chez de nombreuses espèces, et notamment celles du groupe d’A. egeus et la plupart de celles du groupe
d’A. cecrops, il existe une forte touffe de poils clairs à la base des ailes antérieures. Sur celles-ci, la tache dis¬
cale est plus ou moins nette, avec ou sans points marginaux; son liseré, même quand il est constitué par une
ligne continue, comme chez certaines espèces du groupe d’A. cecrops , n’est jamais très accentué et il n’est
pas, comme chez la plupart de3 Leucanclla, souligné d’un trait de la même teinte que le liseré proximal de la
rayure externe.
Bord externe des ailes postérieures régulièrement convexe; aire périocellaire grise, beige, orange, jaune,
rose ou noire. Pupille ocellaire unique (sauf chez A. liberia et certaines femelles du groupe d’A. illustris),
arrondie, plus ou moins semée d’écailles blanches; point ou trait discal situé au centre de la pupille. Iris variant
du gris clair au noir, jamais rouge ou brun rouge; anneau périocellaire noir, suivi ou non d’un anneau jaune.
Sur la face ventrale des ailes postérieures, la rayure externe est droite ou convexe, jamais lunulaire.
Une description plus détaillée de l’ornementation précédera l’étude de chaque groupe.
Armure génitale c? (fig. 20-22, 24). — Tegumen large. Uncus simple (bilobé chez A. escalantei), assez
étroit, à extrémité apicale généralement très sclérifiée. La forme générale de la pièce, vue latéralement,
évoque celle d’une tête ou d’un bec d’oiseau, plus ou moins allongé. Chez certaines espèces du groupe d’A.
illustris, l’uncus est surmonté, sur la face dorsale, d’une grosse protubérance, simple ou bifide (fig. 21, 24);
son bord postérieur peut être arrondi et dépourvu de pointe terminale (sous-groupe d’A. hamata).
Valves (fig. 22) bien développées, soudées dans leur partie antérieure au neuvième sternite; elles sont
plus ou moins nettement bilobées et leur forme varie suivant les groupes. Il existe une harpe, sauf chez les
espèces du groupe d’A. egeus et chez A. rougeoti ; son extrémité libre est généralement maintenue par un
processus apical de longueur variable.
Gnathos (fig. 20, 21, 24) sclérifié; il peut être formé par la réunion de deux pièces distinctes partielle¬
ment soudées (groupes d’A. janus et d’A. montezuma ) ou consister en une pièce unique (autres groupes).
Ses bras latéraux sont rattachés soit à la face interne des valves (groupes d’A. janus et A. io, A. cryptica ),
soit au bord postérieur de l’uncus, soit à la zone médiane ou postérieure du tegumen (autres groupes). Sauf
chez les espèces du groupe d’A. montezuma , il émane de la partie antérieure du gnathos deux projections
latérales symétriques dirigées vers l’uncus, l’atteignant presque chez A. lauta.
Anellus membraneux. Le juxta est généralement sclérifié; sa partie antérieure est soudée plus ou moins
fortement au bord postérieur du vinculum et la délimitation entre les deux pièces peut être indiquée par une
zone membraneuse. Chez certaines espèces du groupe d’A. illustris et chez A. lauroia, les bords latéraux pos¬
térieurs du juxta sont très sclérifiés et proéminents et forment avec le bord antérieur une concavité très mar¬
quée; dans le groupe d’A. janus, le juxta est absent, en tant que pièce sclérifiée distincte de l’ancllus; dans
celui d’A. montezuma, il est subsclérifié. Bords latéraux antérieurs du vinculum saillants; saccus très allongé,
subtriangulaire.
Aedeagus droit ou légèrement arqué, à bords latéraux antérieurs pas ou peu proéminents; vesica
dépourvue de cornuti, sauf chez A. cryptica.
Source : MNHN, Paris
72
CLAUDI
Huitième sternite sclérifié, à bord postérieur bilobé, dépourvu de projections épineuses; sclérification
du tergite 8 généralement réduite à une étroite bandelette, parfois absente.
Armure génitale Ç (fig. 32). — Lobes de l’oviporus larges. Lu plaque génitale est postvaginale; sa
forme est très variable. Ello présente le plus souvent (groupes d’A. illustrés et d’ .-t. cecrops notamment) un fort
repli recouvrant le bord postérieur de l 'ostium bursae et elle peut être ou non reliée latéralement au tergite
Elle peut également comporter des formations latérales antérieures plus ou moins étendues et même des sclé-
rificelions annexes, en avant de Vostium bursae (groupes d’A. cecrops et d’A. monlezuma). Le ductus bursae
est presque toujours très court et peut être partiellement sclérifié, bourse copulatrice membraneuse, le ductus
seminalis en émane très près du ductus bursae.
Biologie. — Voir 3 e partie, page 33.
Taxonomie. Le genre est extrêmement vaste; après retrait des taxa qui ont pris place dans les
genres nouveaux décrits, soit par Michener, soit par nous, il comprend encore 103 espèces, donc plus de la
moitié des Lépidoptères révisés.
Michkneh (1952) divisait le genre Aulomeris en quatre sous-genres : Automeris (Automeris) Hübner
Automeris (Agliopsis) Bouvier, Automeris (Automeroides) Michener, Autorneris (Autorncrella) Michener’
Nous avons jugé que le sous-genre Autorncrella devait être élevé au rang de genre indépendant, compte tenu
de la structure très différente de l’armure génitale mêle et également do la forme très particulière des ailes
postérieures des deux espèces qui lui sont rapportées. En revanche, nous avons estimé que les sous-genres
Agliopsis ot A utomeroides étaient basés sur des caractères morphologiques boaucoup trop faibles ou incer¬
tains pour en justifier le maintien. L’armure génitale d'Automeris violas cens, espèce unique du sous-genre
Agliopsis (“) diffère très peu, chez les deux sexes, de celle des Automeris du groupe d’A. cecrops; la forme des
valves et, notamment, des harpes est somblable à celle d’A. naranja, espèce dont A. violasccns est également
très proche par l’ornomentation; or, il n’y aurait eu aucuno raison particulière de détacher A. naranja du
genre Automeris. Quant à Automeris phrynon (= A. orneates ), pour lequel Michener a créé le sous-genre
Automeroides, son armure génitale mâle le situe parmi les Aulomeris du groupe d’A. illustrés et la femelle
de l’espèce, tant par son armure quo par son ornementation et par la forme des ailes antérieures, est extrê¬
mement voisine de celle d’A. gabriellae. Enfin, les armures génitales mâle et femelle d 'Automeris tristis que
Michener (1952 : 430) fait également entrer, mais non sans réserves, dans le sous-genre A utomeroides ne
diffèrent pas de celles des Automeris du sous-groupe d'A. crassus, nu soin également du groupe d’A. illustrés
Le genre Protaumeris Packard est basé sur le soûl A utomeris tnaeonia qui est un A utomeris typique dont
l’armure génitalo mâle et femelle est très voisine de celle d’A. cecrops. A. rnaeonia a été rangé par Dyar (1914
in Packard : 111) dans le genre Automeris en synonymie duquel Protaumeris a été ainsi placé implicitement’
Cette synonymie a été confirmée par Draudt (1929 : 735) et depuis, constamment admise en littérature
Le genre Automeris peut être divisé, d’après la structure de l’armure génitale mâle, en huit groupes
distincts auxquels s’ajoutent six espèces isolées.
Tableau de détermination des oroupes et des espèces
hors-groupe du genre Aulomeris
1. Pénis garni de cornuti. A. cryptica
— Pénis non garni de cornuti. 2
2. Harpes à bord proximal finement denté et garnies à leur extrémité apicale d’une touffe de
cils très serrés . A. grammodes
— Harpes, quand elles existent, non garnies do cils & leur oxtrémité apicale et à bords
lisses. 2
3. Valves dépourvues de harpes. groupe d’A. egeus
Valves garnies de harpes (**) . ,
(33) Décrit comme genre par Bouviia, abaissé au rang de sou* genre par Miciirsaa
(34) Sauf chez A. roufeoti elle» «ont extrêmement grêlon mai* présente* chez A .ubmacula.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris 73
4. Gnathos relié latéralement à la face interne des valves . 5
— Gnathos relié latéralement au tegumen ou à la partie antérieure de l’uncus . 6
5. Gnathos formé de deux pièces soudées seulement à leur extrémité postérieure; juxta non
sclérifié. groupe d’A. janus
— Gnathos formé d’une pièce unique plus ou moins fortement sclérifiée; juxta sclérifié groupe d’A. io
6. Gnathos formé de deux pièces distinctes, partiellement soudées; juxta subsclérifié
groupe d’A. montezuma
Gnathos formé d’une pièce unique; juxta sclérifié. 7
7. Bord postérieur du gnathos incisé longitudinalement. A. submacula
— Bord postérieur du gnathos non incisé . 8
8. Extrémité postérieure des valves arrondie, sans processus apical distinct . A. beckeri
— Extrémité postérieure des valves à processus apical nettement différencié . 9
9. Bord dorsal du tegumen fortement bossué . groupe d’A. belti
— Bord dorsal du tegumen régulièrement convexe. 10
10. Uncus très court, plat dorsalement, son extrémité apicale réduite à une petite pointe sclé¬
rifiée, parfois absente; il peut être surmonté, sur la face dorsale, d’une forte protu¬
bérance simple ou bifide; forme du gnathos très variable. 11
— Uncus plus allongé, en forme, vu latéralement, de tête d’oiseau; jamais de protubérance
sur la face dorsale qui est fortement bombée; gnathos rectangulaire. 12
11. Bords latéraux antérieurs du pénis non proéminents . groupe d’A. illustris
— Bords latéraux antérieurs du pénis proéminents. A. orestes
12. Processus apical des valves très allongé, situé dans le prolongement du bord externe du
sacculus. groupe d’A. cecrops
— Processus apical des valves court et tronqué, situé dans le prolongement de la marge
interne du sacculus, dont l’extrémité postérieure est, du côté distal, large et
arrondie. 13
13. Bord postérieur du juxta droit ou convexe. Valves à Costa partiellement membraneuse
groupe d’A. violascens
— Bord postérieur du juxta profondément concave; valves à costa très sclérifiée. A. lauroia
Les caractères externes les plus marquants des divers groupes et espèces mentionnés dans le tableau
sont les suivants :
Groupe dM. janus. — Espèces de très grande taille (100-150 mm). Face dorsale de l’abdomen gris
verdâtre, plus ou moins teintée de rouge violacé. Aire périocellairo grise, bande submarginale et bord anal des
ailes postérieures carmin.
Groupe d’A. egeus. — Espèces de grande taille (80-150 mm). Face dorsale de l’abdomen orange, annolée
ou non de noir. Une touffe de poils clairs à la base des ailes antérieures. Aire périocellaire grise, passant à
l’orange vers le bord anal. Bande submarginale des ailes postérieures noire.
Groupe d’A. illustris. — Envergure très variable, de médiocre à assez grande (55-125 mm). Chez 37
des 44 especes du groupe, l’aire périocellaire est orange, avec le bord anal de la même teinte. Sur les 7 autres,
il en est une, A. midea, où l’aire périocellaire est brun orangé foncé ou noirâtre chez le mâle et orange chez la
femelle et une autre, A. curvilinea où c’est l’inverse; chez les espèces où l’aire périocellaire est brun foncé
ou noire chez les exemplaires des deux sexes, l’anneau périocellaire noir est suivi d’un jaune, sauf chez
A. denticulala. Tous les Automeris chez lesquels cet anneau périocellaire jaune existe appartiennent au groupe
d’A. illustris, excepté A. lauroia et A. submacula où, s’il est présent parfois, il est toujours très vague.
0 564016 6 ,
Source : MNHN, Paris
74
CLAUDE LEMAIRE
Groupe d’A. belti. — Envergure moyenne ou assez grande (65-125 mm). Face dorsale de l’abdomen
(au moins chez le mâle) et bord anal des ailes postérieures roses; aire périocellaire jaune.
Groupe d'A. cecrops. — Taille généralement médiocre (41-105 mm). Forme des ailes à la fois plus
allongée et plus étroite que dans les groupes précédents. Généralement une touffe de poils clairs à la base des
ailes antérieures. Aire périocellaire jaune (passant presque toujours â uno teinte différente vers le bord anal)
chez 25 des 27 espèces du groupe, sauf quelques variations individuelles (A. annulala alrolimbala). Chez A
inornata mâle et femelle, l’aire périocellaire est noire; chez A. sch.varizi elle est orange (exemplaires mâles)
ou noire (exemplaires femelles). La rayure externe des ailes antérieures n’est jamais lunulaire. L’anneau
périocellaire noir n’est jamais suivi d’un jaune.
Groupe d’A. violascens. — Mêmes envergure, forme des ailes antérieures et dessins que les espèces
du groupe d’A. cecrops. Deux espèces seulement : chez A. naranja l’aire périocellaire est orange ou jaune
passant au noir vers le bord anal; chez A. violascens elle est orange souvent très estompé, chez le mâle et noii^
chez la femelle dont l’ocelle est réduit à une tache noirâtre. ’ re
Groupe d A. io. — Envergure moyenne ou très faible (44-85 mm). Chez 9 des 10 espèces du irrouDn
l’airo périocellaire est jaune, passant au rouge, plus ou moins violacé, vers le bord anal et chez 7 d’entre elles
la rayure externe des ailes antérieures est lunulaire. Chez A. laula la rayure externe des ailes antérieures n’est
pas lunulaire et l’aire périocellaire est grise, passant au rouge violacé vers le bord anal; chez A. iris et A. dan-
diana la rayure externe est droite, mais l’aire périocellaire a la coloration habituelle des espèces du groupe
Groupe d’A. montezuma. — Taille médiocre (53-75 mm). Aire périocellaire rose. Face dorsale A
l’abdomen rose, anneléo de noir. ae
... . Es p ÈCE! * hors-groupe. A. cryptica Dognin. — Envergure et aspect général des espèces du groupe d’A
illuslris. race dorsale de 1 abdomen orange, aire périocellaire gris rosé, passant â l’orange vers le bord an 1
Rayure interne des ailes antérieures droite et nettement plus largo que choz les espèces du groupe d’A iUus
A. g rammodes Jordan. — Envergure et aspect général des espèces du groupe d’A. cecrops. Aire Déri
cellaire jaune. Pas do rayure interne aux ailes antérieures; bande submarginalo des ailes postérieures é?alpm«.°*
absente ou confondue avec la rayure externe. Tache discale de la face dorsale des ailes antérieures réH..;*,
à un point blanc liseré de noir. Ulte
A. submacula (Walker). — Envergure moyenne (72-93 mm). Rayure externe des ailes antérieure»
lunulaire. Aire périocellaire beige, semée d’écailles jaunes et noirâtres. L'iris ocellaire beine est »nivi a •.
anneau bleuté qui précède l’anneau noir. un
A. beckeri (Herrich-Scbâfler). - Grand» taille (90-120 mm). Aire périocellaire gri.c, bord anal rern„
vert de très longs poils roussàtres. Anneau périocellaire noir très large, se dilatant du côté Droximnl
atteindre le bord anal. y pour
A- ortstes (Boisduval). - Envergure moyenne (60-98 mm). Aspect intermédiaire entre les espèces de»
groupes d A. illuslris et d A. cecrops. Face dorsale de l’abdomen grise. Aire périocellaire jaune D aasnn* „
gns noirâtre, parfois un peu rosé, vers le bord anal. ’ K au
A. lauroia Oiticica filho. — Envergure moyenne (58-62 mm). Forme des aileB rappelant celle des esDècA»
du groupe d’A. cecrops, mais ornementation toute autre, caractérisée par la coloration blanche très contra
tante, des rayures sur la face dorsale des ailes antérieures et des marges sur les quatre ailes Anneau né 8
cellaire jaune cuivré; rayure externe des ailes postérieures de la môme teinte. Aire périocellaire noirâtre av°
un abondant semis d’écailles jaunes. Bandes subinarginales absentes sur les deux faces. ’ 60
Groupe D’Automeris janus
Description. — Espèces de très grande taille : envergure dépassant presque toujours 100 mm DO u
atteindre, chez certaines femelles, 150 mm. " r
Antennes jaune orangé terne do 30 articles environ. Palpes labiaux variant du brun jaune au bru
noir; dessus du thorax sensiblement de la même teinte que la base des ailes antérieures; face dorsale de l’abdo
men gris brunâtre ou gris verdâtre, plus ou moins teintée de rose foncé ou de carmin.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
75
Ailes antérieures non falquées, bord externe droit, légèrement oblique chez le mâle, convexe chez la
femelle. Rayure interne très anguleuse, souvent assez effacée, rayure externe largement préapicale, parallèle
au bord externe, liserée proximalement de clair; tache discale large, concolore, représentée par un point
central et une série de points marginaux plus sombres. Bande submarginale à bord distal irrégulier, tranchant
peu sur le reste de l’aire externe.
Aire périocellaire grise, largement envahie de rose ou de carmin vers le bord anal et sous la costa.
Rayure externe noire, non lunulaire, très rapprochée de l’ocelle. Bande submarginale carmin. Zone marginale
de la même teinte que celle des ailes antérieures. Très gros ocelle composé d’un trait disco-cellulaire blanc,
en arc ou ramifié, dans un large iris noir bleuté, abondamment semé d’écailles blanches, suivi d'un épais
anneau noir.
Dessous des ailes antérieures teinté de rose ou de carmin au-dessus du bord interne; rayure externe
noire ou carmin, droite ou légèrement sinueuse, point discal blanc au centre d’un largo anneau noir. Rayure
externe et bande submarginale des ailes postérieures assez floues, plus ou moins violacées. Point pupillaire
blanc.
Armure génitale $ (fig. 20). — Tegumen large. Uncus plus étroit, très allongé, recourbé ventralement,
présentant sur son bord apical une échancrure plus ou moins profonde. Valves longues à marge interne fine¬
ment dentée vers la base, munies de harpes robustes. Gnathos relié latéralement à la face interne des valves
et composé de deux pièces fortement sclérifiées, soudées seulement vers leur extrémité postérieure où elles
sont surmontées d’une pièce annexe crescentiforme moins sclérifiée. Juxta membraneux. Bords latéraux anté¬
rieurs du vinculum assez saillants, saccus proéminent, subtriangulaire, à bord antérieur aigu. Aedeagus assez
long, droit, légèrement arqué; bulbus ejaculatorius très court. Bords postérieurs du sternite 8 peu saillants,
sclérification du tergite 8 réduite à une mince bandelette.
Armure génitale Ç (fig. 32). — Longueur des deux paires d’apophyses sensiblement égale. Plaque géni¬
tale occupant toute la largeur du sternite et formée de deux pièces sclérifiées, symétriques par rapport à
une très fine ligne médiane membraneuse. Ostium bursae situé immédiatement en avant du bord antérieur
de la plaque et précédé d’une zone membraneuse, le plus souvent très plissée. Duetus bursae membraneux,
plutôt court; bourse copulatrice relativement peu allongée, son extrémité libre se situant approximativement
au niveau de celle des apophyses antérieures. Duetus seminalis large, émanant de la bourse très près du
duetus bursae.
Répartition géographique. — Du Mexique au Pérou, Vénézuéla, Guyane, Brésil amazonien.
Tableau de détermination des espèces du groupe
1. Trait disco-cellulaire de l’ocelle simple. Exemplaires (la bande carmin située sur le bord
anal des ailes postérieures est continue de l’angle anal à la bande submarginale).
Exemplaires Ç (rayure externe des ailes antérieures franchement lunulaire) ...
— Trait disco-cellulaire de l’ocelle ramifié. Chez les exemplaires des deux sexes, la bande
carmin située sur le bord anal des ailes postérieures s’interrompt au niveau de la
rayure externe, et la rayure externe des ailes antérieures est droite.
Automeris janus (Cramer) (pl. 4, fig. 1 et 2)
Phalaena Attaeus Janus Cramer, 1775, Uitl. Kapellen, 1, p. 100, pl. 64, fig. A et B Ç.
Automeris janus Cramer ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 727.
Automeris janus Cramer ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 357 ; id., 65, p. 719.
Automeris janus janus Cramer ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., 110) 19, p. 109, n° 61, p. 107, fig. 11 A.
Automeris (Automeris) janus (Cramer) ; Michener, 1952, Bull. Americ. Mus. nat. Hist.. 98 (5), p. 430, fia.
260-262 (armure génitale £).
Automeris (Automeris) janus (Cramer) ; H. Fleming, 1952, Zoologica, 37 (4), p. 205.
Automeris janus (Cramer) ; Lemaire, 1969, Lambillionea, 68, p. 41, fig. 1 (armure génitale <f).
Typ®- — Lectotype : 1 Ç, Surinam (coll. Schultz, Utrecht), exemplaire figuré par Cramer (1775 :
pl. 64, fig. A et B) (disparu).
A. janus
A. metzli
Source : MNHN, Paris
76
Description. (J. Envergure : 100-120 mm; longueur des ailes antérieures : 53-67 mm.
Antennes : 29 articles. Palpes labiaux brun jaune ventralement, brun noir dorsalement, front et dessus
du thorax gris beige verdâtre, face dorsale de l’abdomen gris beige, couverte ou annelée de rougeâtre, avec
généralement une bande longitudinale noirâtre s’affinant progressivement vers les derniers segments; pattes
dessous du corps et région anale gris beige clair.
Apex des ailes antérieures pas ou très légèrement saillant. Couleur fondamentale gris beige, plus ou
moins teintée de bistre avec des zones plus foncées sur la bande submarginale et sur le bord proximal de la
rayure externe, sous la costa. Rayure interne brunâtre ou noirâtre, liserée de clair sur son bord distal. Rayure
externe largement préapicale (13-22 mm), plus ou moins incurvée vers la base sons la costa et ensuite sub-
parnllèle au bord externe, fréquemment lunulaire, brunâtre, liserée proximaleinont de bistre jaune.
Rayure externe des ailes postérieures en général très rapprochée de l’ocelle, séparée ou non de la bande
submarginale par un étroit espace gris clair. Ocelle à trait diseo-eellulaire blanc en forme d’arc ou d’angle
obtus.
Face ventrale grisâtre plus ou moins foncé ou gris jaunâtre avec, aux ailes antérieures, une large
plaque rouge ou rose au-dessus du bord interne; une rayure externe lunulaire, rougeâtre ou noirâtre. Le
reste de l’ornementation conforme â la description du groupe.
Armure génitale (fig. 20). — Voir description du groupe.
$• — Envorgure : 105-150 mm; longueur des ailes antérieures : 57-82 mm.
Antennos : 30 articles. Palpes labiaux et front grisâtres, thorux gris verdâtre, face dorsale de l’abdomen
grise, annelée de rougeâtre sur les six ou sept premiers segments; dessous du corps grisâtre ou gris brun, tarses
Apex des ailes antérieures légèrement saillant, bord oxterne convexe. Couleur fondamentale gris
violacé avec des zones beaucoup plus sombres, brunes, pouvant être nuancées do jaunâtre, de violacé ou de
noirâtre, recouvrant la totalité de l’aire interne, la partie distale de l’aire médiane et la bande submarginale
Mêmes ornements que le mâle, mais la rayure extorne, très éloignée de l’apex (13-20 mm), est convexe et
toujours lunulaire; les ponctuations qui bordent la tache discale sont moins nombreuses et 'plus effacées
Ornementation des ailes postérieures semblable â celle du mâle, mais l’iris ocellairc est plus large et
la zone carmin située sur le bord interne s’interrompt ou s’estompe à sa rencontre avec la rayure externe
Face ventrale gris brun, rayure externe et bandes submarginales des «leux ailes rougeâtres.
Armure génitale (fig. 32). - Voir description du groupe.
Répartition géographique. Dates de capture. — Surinam.
Guyane française.
Guyane.
Trinidad.
Vénézuêla. District Fédéral : massif du Cerr
à Ocumaro de la Costa, km 22, 1 150 m, I, III l
XII; Carabobo : Snn Esteban, X, vallée du rio Rorboruta, 670 m, II â IX, XII; Bolivar : route dM-'i rWo!! 1 ’
à Santa Elcna, km 38, 160 m (/f. Lichy). °
•ro Naiguuté, V; Arngua : Rnncho C.rundc, routo de Maracav
â VII, XII, route de Mara.ay à Choroni, km 25, 1 600 m
(ni>KiiFnl n 117(1 ... Il A IV VII. 11. I'. ..... I
Colombie. Valle Cauea : Anchicaya, 1 000/1 400 m, I â XII, Eisa, 1 400 m, XI, XII, (L. et L. Dcnhez)
Equateur, /.amora, III, Cumbaratza, IV (L. E. Perla).
Pérou. Iluanuco : Tingo Maria, 650 m, VI (L. Schwartz), confluent rio Rondo et rio Huallaga V-
Pasco : Oxapampn, IX (G. et L. Harris)-. Loroto : Agunytia, IX. K ’ ’
Brésil. Rondônia : environs de (iuajaru Mirini, Rio Muinoré, IV (C. Moinicr)-, Parâ : Obidos.
Atteint vraisemblablement la région amazonienne «1e la Bolivie.
Discussion. -- Ne sachant pus d'après combien d'exemplaires l’espèce a été décrite, nous désignons
commo leclotype la femelle figurée par Ciiameh (177o : pl. 64, fig. A et B). Il s'agit d’un spécimen très carac¬
téristique dont l’identification est absolument certaine.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
77
Automeris metzli (Sallé) (pl. 5, fig. 1)
Saturnin Metzli Sallé, 1853, in Guérin-Mènf.villf., Rev. Mag., Zool. pure et appliq., (2) 5, p. 171, pl. 5, flg.
1 2 chenille, 3 cocon.
Automeris janus forme metzli Sallé ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 727, pl. 106, a J.
Automeris janus Metzli Sallé ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 357.
Automeris janus forme metzli Sallé ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 110, n° 61, pl. 3, fig. 3 Ç.
Automeris janus metzli (Sallé) ; Hoffmann, 1942, An. Inst. Biol., Mexico, 13, p. 237, n° 1421 a.
Automeris (Automeris) metzli Sallé ; H. Fleming, 1952, Zoologica, 37 (4), p. 205.
Automeris [?] metzli forme collateralis Hampson, in litteris : cité notamment par Conte (1906 : 207).
Type- — Lectotype : 1 <?, Mexique (genitalia prép. C. Lemaire n° 473 M. P.) (Muséum, Paris).
Description. — g. Envergure : 102-125 mm; longueur des ailes antérieures : 54-64 mm.
Antennes : 30 articles. Palpes labiaux gris beige ou gris brun, front et dessus du thorax beige plus ou
moins brunâtre avec, fréquemment, une nuance gris verdâtre, tarses beige brun ou beige clair; face dorsale
de l’abdomen beige clair, recouverte ou annelée de poils roses ou carmin, sauf sur la région anale.
Apex des ailes antérieures légèrement saillant et aigu, bord externe oblique. Couleur fondamentale
gris beige clair, avec des zones nettement plus sombres, tendant vers le gris noirâtre, recouvrant l’ensemble
de l’aire interne et de la bande submarginale et, parfois, la totalité de l’aire médiane. Rayure interne généra¬
lement bordée de clair sur son bord distal. Rayure externe droite, parallèle au bord externe, rarement et,
en tout cas, très peu coudée vers la base sous la costa, préapicale (10-16 mm), gris beige ou gris noir, liserée
proximalement de beige jaunâtre clair.
Ornementation des ailes postérieures semblable à celle d 'A. janus, mais le trait disco-cellulaire blanc
porte de fines ramifications à chacune de ses extrémités et, en général, au sommet de l’angle obtus; la rayure
externe, très rapprochée de l’ocelle, est séparée de la bande submarginale par un espace gris clair bien marqué
et la zone carmin située sur le bord anal s’interrompt à son intersection avec la rayure externe.
Source : MNHN, Paris
78
CLAUDE LEMAIRE
Face ventrale gris beige clair avec la même zône rose aux ailes antérieures et les mêmes ornements
aux deux ailes qu’4. janus. Toutefois, aux ailes antérieures, la rayure externe est droite et la bande submar¬
ginale assez vague et, aux ailes postérieures, la rayure externe est toujours franchement convexe et la bande
submarginale très estompée ou absente.
Armure génitale (fig. 33). (* 6 ) — Même structure que colle d’A. janus. Les différences apparaissant sur
les figures 20 et 33 ne sont que de simples variations individuelles.
(35) a partir de la ligure 33, les lettres apposées auprès de chacun des éléments des flgur
pondent à :
a : Segments 9 et 10, vus ventralement, pénis retiré.
b : Pénis, vu latéralement.
: Sternite 8.
‘ ‘ e 310 A la ligure 336).
sauf Indication contraire.
i des armures génitales mâles conte-
: Tergite 8 (tergite 7, de la ligure 310 A la ll|
/échelle, quand elle est indiquée représente 1
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
79
?• — Envergure : 109-140 mm; longueur des ailes antérieures : 61-72 mm.
Antennes : 31 articles. Palpes labiaux et front grisâtres ou brunâtres, thorax gris brun, teinté de ver¬
dâtre, face dorsale de l’abdomen gris beige, annelée de rouge sur les premiers segments, avec fréquemment une
bande médiane brunâtre; tarses gris brun, dessous du corps gris beige.
Apex des ailes antérieures saillant et aigu, bord externe plus ou moins convexe. Couleur fondamentale
gris beige clair, fréquemment teintée de violacé sur l’aire médiane et la zone marginale, nettement plus foncée
sur l’aire interne, le bord proximal de la rayure externe et la bande submarginale. La rayure externe est droite,
préapicale (9-12 mm) et subparallèle au bord externe.
Ornementation des ailes postérieures semblable à celle du mâle; il en est de même sur la face ventrale
où la coloration des deux ailes est cependant plus foncée, avec, suivant les exemplaires, une nuance beige
jaunâtre ou verdâtre et où la plage rouge des ailes antérieures est beaucoup plus terne. Rayures noirâtres sur
cette face.
Armure génitale (fig. 34). — Semblable à celle d’A. janus, avec les mêmes variations individuelles.
Répartition géographique. Dates de capture. — Mexique. Chiapas : Santa Rosa Comitân, IX;
Quintana Roo : Xcan, VI ( E. C. Welling).
Guatémala. San Cristôbal Verapâz, Baleu, 1 400 m, VI, IX [E. C. Welling).
Honduras.
San Salvador. II, IV, V, IX (A. Zilch).
Vénézuéla. District Fédéral : Antfmano, 900 m, V à VIII, massif du Cerro Naiguatà, 720 m, I, IV, V,
VIII à X, route de Caracas à Colonia Tovar, km 17, IX; Aragua : Rancho Grande, route de Maracay à Ocu-
mare de la Costa, km 22, 1 150 m, IV à VI {R. Lichy), La Victoria, 1 700 m, IX (W. Gatz)\ Carabo’bo : San
Esteban, X, vallée du rio Borboruta, 670 m, II à VI, VIII, XI, XII (R. Lichy).
Colombie. Valle Cauca : Los Andes, 1 700 m, I, III à XII, Calima, III à V. Anchicaya, 1000/1 400 cr
I, IV, VIII, X, XI (L. et L. Denhez).
Equateur. Occidente : Santo Domingo, 600 m, VII (S. E. Velastegui).
Biologie. — Voir 3° partie, page 33.
Discussion. — A été décrit par Salle d’après une série d’exemplaires du Mexique. Nous désignons
comme lectotype le mâle conservé par le Muséum de Paris, dont nous avons étudié l’armure génitale sous le
n° 473 M.P. A été considéré longtemps soit comme un synonyme récent (Druce, 1886 : 176; Kirby, 1892 a :
776), soit comme une sous-espèce (Schüssler, 1934 : 357), soit, enfin, comme une simple « forme » (Conte,
1906 : 207; Draudt, 1929 : 727; Bouvier, 1936 a : 110) d’A. janus. L’espèce est en fait parfaitement valable
et ses caractères externes ont été très bien mis en évidence par H. Fleming (1952 : 205). A ceux signalés au
tableau, il s’ajoute que, chez A. metzli, d’une part, les ailes antérieures sont sensiblement plus allongées,
avec l’apox plus saillant, surtout chez la femelle, où son extrémité est plus aiguë et, d’autre part, la coloration
générale est nettement plus claire, en particulier sur la face ventrale où la bande submarginale des deux ailes
et la rayure externe des ailes postérieures sont beaucoup plus estompées. Enfin, la rayure externe de la face
dorsale des ailes antérieures du mâle est très rarement recourbée vers la base sous la costa chez A. metzli,
alors qu’elle l’est presque constamment chez A. janus.
Bien que Fleming (1952) affirme que la structure des armures génitales mâles diffère chez les
deux espèces, nous n’avons relevé dans nos préparations aucun caractère constant. Ceux qu’il a signalés
(forme de l’extrémité de l’uncus) et qui seraient observables « sans que l’on ait même à extraire les armures »,
ne sont sans doute que de simples variations individuelles, fréquentes chez l’une et l’autre espèce.
En revanche, l’examen des tibias des pattes postérieures de grandes séries d’exemplaires mâles révèle
la présence constante d’un éperon médian chez A. metzli, alors que cette pièce est habituellement absente
chez A. janus où nous ne l’avons trouvée que sur un seul spécimen.
Les deux taxa coexistent dans de nombreuses localités, comme l’ont démontré les récoltes très abon¬
dantes obtenues au Vénézuéla par H. Fleming et R. Lichy, en Colombie par L. et L. Denhez, ainsi qu’un
certain nombre de captures en Equateur où parait se situer la limite méridionale d’A. metzli; elles vivent sépa¬
rément dans des régions non moins étendues, ainsi A. janus en forêt amazonienne et A. metzli au Mexique et
en Amérique centrale. n
Source : MNHN, Paris
80
CLAUDE LEMAIRE
L’aberration collateralis Hampson, in lilteris, sans valeur en nomenclature, n’est pas rapportée avec
précision à A. mctzli, plutôt qu’à A. janus; elle parait avoir été citée pour la première fois par Conte (1900 :
207), suivi par Draudt (1929 : 727) et Sciiüssler (1934 : 358). Il s’agirait d’une variation individuelle d’ail¬
leurs courante chez les deux espèces, où l’ocelle serait tangent à la rayure externe des ailes postérieures.
Groupe D'Automeris egeus
Comme le précédent, ce groupe réunit des espèces de grande et de très grande taillo (80-150 mm),
certaines femelles sc situant parmi les Attacidae américains les plus spectaculaires.
Description. — Antennes jaune rouille plus ou moins foncé de 36 à 40 articles. Palpes labiaux front
et face dorsale du thorax brun foncé, une forte touffe de poils clairs à la base de chacune des ailes antérieures
dessous du thorax orange, tarses bruns; abdomen orange, pouvant être annelé de noir sur la face dorsale. '
Ailes antérieures du mâle peu allongées et jamais falquées, celles de la femelle plus étirées; bord externe
droit ou légèrement convexe; coloration dominante variant du brun clair au brun rouge et au brun noir. Rayure
interne très sinueuse et présentant un net retrait sur le cubitus. Rayure externe largement préapicale. Large
bande submarginale à bord distal irrégulier, avec deux lobes plus accentués entre CU lb et M 3; bande médiane
souvent estompée chez le mâle, reliant la costa à l’intersection de la rayure externe et do M 3. Une forte
tache discale subrectangulaire à point central clair, avec, sur le liseré, des traits ou ponctuations brun noir
généralement moins nombreuses chez la femelle. ’
Aire périocellaire gris clair, passant à l’orange vors lo bord anal. Grand ocelle comprenant : une pupille
noire (son diamètre, la disposition et la densité de ses semis d’écailles blanches, la présence ou non d’un trait
disco-cellulaire, sont d’excellents caractères spécifiques), un iris gris clair ou gris noir, suivi d’un épais anneau
noir. Large rayure externe noire, pas ou à peine onduleuse, séparée par un espace gris clair de la bande sub¬
marginale noire qui, selon les espèces, occupe au moins le tiers ou parfois plus do la moitié de l’aire externe
Zone marginale de la même teinte qu’aux ailes antérieures.
Face ventrale orange ou rouge terne, ornée aux ailes antérieures d’un point discal clair, au centre
d un large anneau noir, aux ailes postérieures d’un gros point pupillaire blanc. Rayures externes noires
droites, celle des ailes postérieures tangente ou presque au point pupillaire; bandes submarginales noires à
bord distal onduleux.
Armure génitale S- — Uncus très sclérifié présentant à son extrémité postérieure un long processus en
forme de bec recourbé vontralement. Valves fortes, caractérisées par la longueur de la costa par rapport au
sacculus et par l’absence de harpes. Gnathos très sclérifié, en écusson ou trapézoïdal, de largeur très variable
spécifiquement, relié latéralement au tegumen. Juxta sclérifié, concave. Processus latéraux antérieurs du
vinculum bien développés, saccus proéminent. Pénis fort, légèrement arqué. Stornito 8 large, son bord pos¬
térieur forme deux lobes plus ou moins longs; tergite 8 dépourvu de sclérification caractérisée.
Armure génitale Ç. — Longueur des deux paires d’apophyses sensiblement égale. Plaque génitale
relativement réduite, ne présentant pas latéralement de point do contact avec le stornite. Ductus bursae assez
court, membraneux; ample bourse copulatricc : son extrémité libro dépasse nettement celle des apophyses
antérieures. Origine du ductus seminalis située très près de Vostium bursae.
Répartition géographique. — De l’Amérique centrale à la Bolivie et du Vénézuéla au Sud du
Tableau de détermination des espèces du groupe
1. Face dorsale de l’abdomen annelée de noir. 2
Face dorsale de l’abdomen non annelée de noir. 2
2. Pupille ocellaire très forte (0:5-9 mm) et barrée d’un trait disco-cellulaire blanc très marqué,
face ventrale rougeâtre. A. poatalbida
— Pupille ocelluire médiocre (0 : 3-3,5 mm) à trait disco-cellulaire généralement vague
ou punctiforme, face ventrale orange terne. A. niepelti
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris 81
3. Pupille ocellaire très petite (0 : 1-3 mm); trait disco-cellulaire vague ou absent. Lobes du
bord postérieur du sternite 8 du mâle non proéminents. A. egeus
— Pupille ocellaire différente : soit médiocre (0 : 2-4 mm), avec un trait disco-cellulaire net,
soit très forte (0 : 4-6 mm), avec un trait disco-cellulaire très vague ou seulement
quelques écailles blanches éparses ; lobes du bord postérieur du sternite 8 du mâle
proéminents ou non. 4
4. Pupille ocellaire médiocre. Exemplaires £ (bord postérieur du sternite 8 longuement
bilobé). A. larra
— Grosse pupille ocellaire. Exemplaires (lobes du bord postérieur du sternite 8 non
proéminents). A. boops
Automeris egeus (Cramer) (pl. 5, fig. 2)
Phalaena Attacus Egeus Cramer, 1775, Uitl. Kapellen, 1, p. 100, pl. 64, fig. C <J.
Automeris egeus Cramer ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 727.
Automeris egeus Cramer ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 341 ; id. 65, p. 717.
Automeris egeus Cramer ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 89, n° 45, pl. 2, fig. 3 J [net 9|, p.
85, fig. 7 C.
Automeris egeus egeus (Cramer) ; H. Fleming, 1945, Zoologica, 30 (2), p. 74.
Automeris (Automeris) egeus (Cramer) ; Michener, 1952, Bull. Americ. Mus. Nat. Hist., 98 (5), p. 480, fig.
263-265 (armature génitale <j).
Hyperchiria zelleri Grote et Robinson, 1868, Trans. Americ. Ent. Soc., 2, (1868-1869), p. 193, pl. 2, fig. 65 Ç
(n. syn.).
Automeris egeus zelleri Grote et Robinson ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde. 6, p. 727. ?
pl. 106, a Ç.
Automeris egeus Zelleri Grote et Robinson ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 341 ; id. 65, p. 717.
Automeris zelleri Grote et Robinson ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 86, n° 38.
Automeris draudti Rober, 1934, Ent. Rundsch., 51 Jahrg., p. 173 (n. syn.).
Automeris umbralicus Eckerlein, 1935, Ent. Zeitschr., Frankf.-a-M., 49 Jahrg., p. 53, fig. 1 d (n. syn.).
Automeris boops forme egeides Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 87, n° 40, pl. 2, fig. 2 9, p. 85,
fig. 7 A (n. syn.).
Types. — egeus Cramer. Lectotype : 1 <J, Surinam (coll. L. Juliaans), exemplaire figuré parCRAMER
(1775, pl. 64, fig. C) (disparu).
zelleri Grote et Robinson. Holotype : 1 Ç, U.S.A., [localité erronée], exemplaire figuré par Grote et
Robinson (1868 b : pl. 2, fig. 65) (disparu).
draudti Rober. Lectotype : 1 <J, Brésil, « dem Gebirge bei Rio de Janeiro » (genitalia <J, prép. C. Lemaire
n° 282) (coll. Rober) (coll. C. Lemaire).
umbracticus Eckerlein. Holotype : 1 <?, Guyane française, Saint-Jean-du-Maroni (coll. Eckerlein,
Coburg).
boops forme egeides Bouvier. Lectotype : 1 ?, sans localité (genitalia ?, prép. C. Lemaire n° 460 M.P.)
(Muséum, Paris).
Description. — Envergure : 96-134 mm; longueur des ailes antérieures : 51-68 mm.
Antennes : 36 articles. Palpes labiaux brun noir ou brun jaune, front, thorax, sur les deux face* et
tarses variant du brun noir au brun rouge; abdomen orange vif sur la face dorsale, plus foncé, parfois brun
roux, sur la face ventrale.
Source : MNHN, Paris
CLAUDE
[AIRE
Ailes antérieures très peu allongées. Coloration prcsquo toujours très foncée, brun noir, parfois brun
rouge, avec un glaçage violacé sur l’aire médiane et la zone marginale et fréquemment une éclaircie beige
orangé sur le bord proximal de la rayure externe et sur la bande submarginale entre CU lb et M 3. Rayure
externe gris argenté, liserée distalement de brun noir, très préapicale (11-18 mm), un peu coudée vers la base
sous la costa. droite ensuite.
Aire périoccllaire des ailes postérieures généralement réduite, la rayure externe enserrant étroitem
l’ocelle et formant presque toujours un coude vers la baso à proximité du bord anal qu’elle atteint on son milieu
Hando submarginale très large, occupant la moitié ou les deux tiers de l’aire oxtornc, liserée distalement A
clair et finemont veinée d’orange sur les nervures. Ocelle caractérisé par In très faible diamètre do la puniU
(0 : 1-3- mm), semée ou non de quelques écailles blanches éparses, sans trait disco-ccllulairo net- iris de I
mémo tointe gris clair que l’aire périoccllaire. ’ 18
Face ventrale oronge, avec l'ornementation habituelle des espèces du groupo.
Armure génitale (fig. 3b). — Valves relativement courtes, leur extrémité libre se situant approxim»
tivement au niveau de celle de l'uncus. Gnathos en forme d'écusson, de largeur assez variable à la base et À
extrémité postérieure aigué ou parfois tronquée, avec des formations latérales antérieures plus ou mo'
longues; juxta assez profondément concave ot très évasé. Pénis très robuste, arqué; bulbus ejaculatoriiu 'u*
peu plus court que l’aedeagus. Lobes du bord postérieur du sternite 8 non proéminents.
Ç. — Envergure : 103-135 mm; longueur des ailes antérieures : 60-74 mm.
Antennes : 35-36 articles. Diffère peu du mâle; toutefois, In forme des ailes antérieures est, en général
plus allongéo, avec le bord externe plus convexe et l’apex légèrement saillant. La coloration fondamentale
de cos ailes et de la bande submarginale des ailes postérieures est, In plus souvent, brun rouge ou brun ros«
Source : MNHN, Paris
RÉVISION du genre Automeris
elle peut être également brun foncé comme chez les exemplaires mâles. Rayure externe des ailes antérieures
très éloignée de l’apex, 15-18 mm, franchement convexe et légèrement lunulaire entre la costa et M 3. Bande
médiane nette.
Ornementation des ailes postérieures semblable à celle du mâle, mais la rayure externe enserre moins
étroitement l’ocelle.
Armure génitale (fig. 36). — Voir description du groupe.
Source : MNHN, Paris
Répartition géographique. Dates de capture. - Surinam.
Guyane française. Rivière Kourou, XI {F. l.e Moult).
Guyane. Kartabo, V (//. Fleming).
Trinidad. Gaparo.
Brésil. Paré (A. M. Moss)\ Amapa : Serra do Navio, IX (H. Ferreira d'Almeida)- Paraiba : Joâo Pes-
soa, I, III (J. Kesselring); Etal de Rio de Janeiro : Serra do Mar, Angra dos Reis, 3f>0 rn (II. Ferreira d'Al¬
meida).
Equateur. Oriente : rio Anzii, Zarzayacu, 700 m, III (.Y, F. Velantegui), rio Blanc», La Jullita XII
{H. Descimon). '
Pérou. Junin : Chanchamayo, III, IV, V, XI, La Merced, V, IX, X (G. et L. Ilarris) llunllava-
baya : Rio Huacamayo, La Uniôn, 000 m (G. Oekenden). K '
Bolivie. Santa Cruz de la Sierra, Rio Sara ( J. Steinbaeh).
Biologie. Voir 3 e partie, page 34.
Discussion. - Ne sachant pas d'après combien d'oxompin,™ l'espèce a été décrite, nous désigne™
comme lectotype d A. egeus I exemplaire mâle, aujourd’hui disparu, figuré par Chameii (177. r > • ni 64 fur C\-
l’identification de l’espèce représentée est certaine. '* ’
>4. egeus (Cramer) a pour synonymes récents :
- A. zelleri, décrit par Grote et Robinson d’après un exemplaire femelle, dont lu provenance tll s a \
était déjà jugée par J. B Smith (1886 : 434) douteuse ou erronée. L’bolotype qui se trouvait probablement
ou Zoologisches Muséum à Berlin a disparu, mais la figure qui accompagne la description originale permet
d identifier cet insecte qui présente tous les caractères de la femelle d’/l. egeus (ailes antérieures peu allées
coloration de la face dorsale de ces ailes brun rouge, rayure externe convexe, contour de l’ocelle irrégulier’
TS • r r » ‘T 1 *!!’ bande “ ubmar K ina '‘‘ ,l f S ailes P ostéri <™ '«'*<»• A noter que la figure do Draudt
1, B". a )’ d a P res un spécimen du Zoologisches Muséum do Berlin considéré par l’auteur comme
le type d’d. zellen, correspond mal à celle de Grote et Robinson. mme
- A. draudli Rober, décrit d’après quatre spécimens, trois mâles et une femelle des environs de Rio
de Janeiro. Lors de a dispersion d’une petite collection privée allemande, nous avons pu acquérir un mâle
et une femelle de la localité typique, étiquetés « cotypes », ne différant en rien des A. egeus plus eptenÏÏ^
mSI ° —“ «*»» -«empl-ire. d. série ori B ï„ale ü'èyanf p«" "té
I holotype mâle accompa-
A. umbrarticus Eckerlein que nous connaissons par la photographii
gnant la description originale.
, , , , A bo °P‘ egeties, décrit par Bouvii* d'après trois exemplaires, un mélo do Colombie., Muzo (. tvno
J .) et doux femelles, la prem.ere sans local,té (. type 9 ., figuré par l'auteur), la seconde d. Colombie Boom!
* “ dguré par Copte (1906 : pl. 13, fig. 5) .eus le nom d'd. ««ru., [sic]). Nous désignons’ !„Tm!
lectotype In femelle figurée par Bouvibu, conservée par le Muséum do Paris, qui est un A reçus Ire,
nsi ique, de préférence au mêle dont l'armure génitale est détruite et dont In détermination osl moins certain
Automeris larra (Walkor) (pl. 6, lig. l)
Hyperchiria larra Walker, 1855, List Specim. Lepid. lus. coll. Urit. Mus., 6, p. 1205. n® 16.
Automeris larra Walker ; It. Ferreira i> ’A i. m k i i> a , 1923, Hol. Soc. Eut. /irasil, 192.'!, p 13
Automeris larra Walker ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Brde, 6, p. 728, pl. 106, b Ç
Automeris larra Walker ; Schüsslkr, 1934, in Strand, Lepid. Cal., 58, p. 359.
Automeris larra Walker ; Bouvier. 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 88, n® 43, p. 85, lig. 7H
Io Palegon Boisduval, 1875, ,4nn. Soc. ent. Belg., 18, p. 211, n® 6.
Automeris Palegon Boisduval ; Kihby, 1892, A syn. cal. Lepid. lletor.. 1, p. 776, n® 3 (comme synonyme d'A
Automeris mi si us Bouvier, 1936, Ann. Sri. nat., Zool., (10) 19, p. 88, n® 44, pl. 3, fig. 1 ç (n. uyn.)
Source : MNHN, Paris
révision du genre Aulomeris
85
. ^yp 0s - — larra Walker. Lectotype : 1 g, Brésil (genitalia <£, prép. C. Lemaire n°A 22) (coll. Saunders
< British Muséum, N.H.).
palegon Boisduval. Lectotype : 1 (genitalia <?, prép. C. Lemaire n° 419 W.) (Naturhist. Muséum
Vienne). ’
mixtus Bouvier. Holotype : 1 $, Vénézuéla, Miranda, Caucagua (genitalia $, prép. C. Lemaire
n° 461 M.P.) (Muséum, Paris).
Description. — g. Envergure : 82-101 mm; longueur des ailes antérieures : 47-58 mm.
Antennes : 39 articles. Palpes labiaux brun jaune ou brun noir, front et dessus du thorax variant du
brun foncé au brun orangé, dessous du thorax brun orangé, tarses brun noir; abdomen orange, plus sombre
sur la face ventrale.
Forme des ailes antérieures assez variable, généralement peu allongée, apex non saillant, bord externe
droit ou plus ou moins convexe. Couleur fondamentale variant du brun au brun jaune et au brun orangé,
avec des éclaircies sur le bord proximal de la rayure interne, la zone marginale et l’aire médiane où l’on
observe toutefois un fin glaçage violacé entre la tache discale et le bord interne. La rayure externe, générale¬
ment droite, peut s’infléchir très légèrement vers la base entre la Costa et R 5; elle est relativement peu éloi¬
gnée de 1 apex (5-9 mm), gris clair, bordée proximalement de noirâtre et distalement de brun foncé.
Rayure externe des ailes postérieures le plus souvent assez éloignée de l’ocelle; bande submarginale
occupant tout au plus la moitié de l’aire externe, nettement interrompue à l’intersection des nervures. Pupille
ocellaire assez petite (0 : 2-4 mm), arrondie ou ovalaire, marquée d’un trait disco-cellulaire blanc, léger mais
presque toujours précis; iris de la même teinte ou un peu plus foncé que l’aire périocellaire.
Face ventrale orange terne avec la même ornementation qu’A. egeus.
Armure génitale (fig. 37). — Valves très longues, leur extrémité libre se situant très nettement en
arriéré de celle de l’uncus. Gnathos en forme d’écusson, assez allongé, étroit â la base et à extrémité posté-
neure aiguë ou légèrement arrondie, avec des formations latérales antérieures réduites. Juxta étroit pro-
ondément concave. Lobes du bord postérieur du sternite 8 proéminents. Longueur du bulbus eiaculàtorius
approximativement égale à celle de l’aedeagus.
Source : MNHN, Paris
86
CLAUDE LEMAIRE
?. — Envergure : 132-147 mm; longueur des ailes antérieures : 68-72,5 mm.
Antennes : 39 articles. Palpes labiaux bruns, front et face dorsale du thorax brun clair ou brun orangé,
tarses brun orangé; dessous du thorax et abdomen beige orangé ou orange terne.
Fia. 38. — Armur» génitale ? i’Aulomerù larra (Walker)
Ailes antérieures très allongées, apex aigu, un peu saillant, bord externe légèrement convexe. Couleur
fondamentale variant du beige clair au brun rougeâtre avec une légère nuance violacée sur l’aire médiane
et la zone marginale. Môme ornementation que le mâle, rayure externe préapicale (12 mm), droite chez les
Source : MNHN, Paris
iévision du genre Automeris
87
exemplaires examinés. Ailes postérieures et face ventrale semblables à celles du mâle, mais sensiblement plus
claires.
Armure génitale (fig. 38). — Semblable à celle de la femelle à'A. egeus.
Répartition géographique. Dates de capture. — Brésil. Guanabara : Rio de Janeiro; Mato Grosso :
Cuiabâ (P. Zobrys ); Amapà : Serra do Navio, IX, (R. Ferreira (TAlmeida); Amazonas : Ipiranga.
Guyane française. Nouveau Chantier (E. Le Moult).
Vénézuéla. Miranda : Caucagua; Inawari, Anepidi, Culelia, IV (/?. Lichy).
Colombie occidentale.
Pérou. Carabaya : Rio Huacamayo, 1 000 m, VI ( G. Ockenden ).
Bolivie. Santa Cruz de la Sierra (J. Steinbach).
Répartition aussi vaste que celle d'A. egeus. Les deux espèces coexistent dans de nombreuses régions.
Biologie. — Voir 3 e partie, page 34.
Discussion. — Coloration nettement plus claire que celle d’A. egeus. Rayure externe des ailes anté¬
rieures généralement plus droite et plus rapprochée de l’apex, ce caractère n’étant cependant pas absolument
constant. Pupille ocellaire moins petite et toujours soulignée d’un trait disco-cellulaire blanc, bien net.
Rayure externe des ailes postérieures moins rapprochée de l’ocelle, bande submarginale plus étroite à bord
externe plus découpé à l’intersection des nervures.
L’armure génitale mâle diffère de celle d’A. egeus par les caractères suivants : lobe costal des valves
nettement plus long, gnathos plus étroit, bords latéraux postérieurs du juxta plus rapprochés, pénis plus
grêle et surtout présence de deux lobes proéminents sur le bord postérieur du stemite 8.
A. larra a été décrit par Walker d’après trois exemplaires, un mâle du Brésil (collection Saunders)
et deux spécimens (sexe non précisé) de Rio de J aneiro (collection Stevens); nous désignons comme lectotype
le mâle, actuellement conservé par le British Muséum (N.H.) qui porte une étiquette ronde avec indication
de la localité : « Brazil » et la référence : « 43-44 » (année 1843, collection Saunders).
Io palegon Boisduval, très justement mis en synonymie d’A. larra par Kirby (1892 a : 776), a été décrit
d’après un mâle et une femelle du Brésil; nous désignons comme lectotype l’exemplaire mâle conservé par le
Naturhistorisches Muséum à Vienne. Il s’agit d’un spécimen de très petite taille. A. mixtus Bouvier dont nous
avons examiné l’holotype femelle est également un synonyme récent d’A. larra.
Automeris boops (C. et R. Felder) (pl. 6, fig. 2)
Hyperchiria boops (G. et R. Felder), 1874, Reise d. Novara, zool. Th.. 2 (2) Lepid., atlas, pl. 89, fig. 6 <J, Erklar
d. Taf. 75-107, p. 5.
Automeris egeus forme boops Felder ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 727, pl. 106, b 9.
Automeris egeus boops Felder ; Schüsslbr, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 341.
Automeris boops boops Felder ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 86, n° 40.
Automeris (Automeris) egeus boops Felder ; H. Fleming, 1952, Zoologica, 37 (4), p. 206.
Type- — Holotype : i <?, Vénézuéla ( Moritz ) (abdomen détruit) (coll. Felder < Tring Mus. <
British Muséum, N.H.).
Description. — $. Envergure : 104-126 mm; longueur des ailes antérieures : 59-63 mm.
Antennes : 37 articles. Palpes labiaux et front brun noir, dessus du thorax brun noir ou brun orangé,
tarses brun foncé, dessous du corps et face dorsale de l’abdomen orangé plus ou moins vif.
Ailes antérieures peu allongées, apex non saillant, bord externe légèrement convexe. Couleur fonda¬
mentale brun noirâtre, avec des éclaircies orangées sur le bord proximal de la rayure interne, sur la bande
submarginale entre CU lb et M 3 et sur la zone marginale; un glaçage noirâtre violacé sur la partie de l’aire
médiane située entre la tache discale et le bord interne.
Source : MNHN, Paris
CLAUDE LEMAIRE
Rayure externe très préapicale (15-18 mm), franchement convexe entre la costa et M 2, droite ensuite
beige orangé, liserée proximalement de brun noir. Bande médiane très estompée ou absente.
Fio. 39. — Armure génitale d ’Automeru boopt (C. et R. Felder)
Rayure externe des ailes postérieures particulièrement large, plus ou moins éloignée de l’ocelle- bande
submarginale relativement étroite, occupant tout au plus la moitié de l’aire externe, fortement crénelée sur
son bord distal, zone marginale assez claire. Grosse pupille ocellairo noire (0 : 4-6 mm) à contour variable
semée ou non de quelques écailles blanches et rarement marquée d’un léger trait disco-cellulaire blano- iris
généralement gris clair, étroit ou très étroit. ’
Face ventrale orange, avec l’ornementation habituelle des espèces du groupe.
Armure génitale (fig. 39). — L’uncus présonte, sur la face dorsale, à la base de la pointe apicale un
rendement souvent très marqué, au lieu d’être régulièrement incurvé. Extrémité libre des valves située
assez sensiblement en arrière de celle de l’uncus; gnathos de forme triangulaire ou subtrapézoldale, toujours
très large. Juxta assez évasé, mais peu profondément concave. Pénis robuste, très légèrement coudé bulbus
ejaculatorius court (environ 1 /3 de l’aedeagus). Lobes du bord postérieur du stornite 8 non proéminents
$. — Envergure : 132-143 mm; longueur des ailes antérieures : 67-72 mm.
Antennes : 37 articles (?). Palpes labiaux brun noir, front et dessus du thorax brun orangé, dessous du
corps brun roux, face dorsale de l’abdomen orange.
Ailes antérieures allongées, apex très légèrement saillant, bord externe un peu convexe. Couleur fon¬
damentale plus uniforme que celle du mâle, brun roux, avec une nuance violacée sur l’aire médiane et la
zone marginale. Rayure externe très éloignée de l’apex (16-21 mm), finement liserée d’orangé sur son bord
distal, nettement convexe entre la costa et M 3. Bande médiane très large.
Ornementation dos ailes postérieures et de la face ventrale semblable à colle du mâle.
Armure génitale (fig. 40). — La plaque génitale du seul exemplaire qu’il nous ait été possible d’examiner
est. relativement étroite.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
„ Répartition géographique. Dates de capture. — Venézuéla. Aragua : Parc national Rancho
Grande, vaUée du no Chorom, 1 600 m, III, IV, VI, VIII, IX à XI (R. Lichy, M. Schmid, H. Flemine) La
; „ 0 m Gatz ^ ’ D ‘ strict Fédéral : route de Caracas à Colonia Tovar, Agua Negra, El Junqùito
1 700/2 000 m, III, IX, XI (R. Lichy).
Equateur. Rio Pastaza, El Topo, 1 400 m (M. G. Palmer).
Signalé de la Colombie par Draudt (1929 : 727).
o 564016 6
Source : MNHN, Paris
90
CLAUDE LEMAII
Discussion. — A été considéré par plusieurs auteurs (Draudt, 1929 : 727, Schüssler, 1934 :
341, Fleming, 1952 : 206), comme une sous-espèce ou une « forme » d’A. egeus.
Il s’agit en fait d’une espèce valable, dont les principaux caractères sont les suivants : aux ailes anté¬
rieures, rayure externe, entre la costa et M 2, et bord externe convexes; aux ailes postérieures, rayure externe
large, bande submarginale relativement étroite et surtout grosse pupille ocellaire à écailles blanches très
éparses, empiétant très largement sur l’iris corrélativement réduit. L’armure génitale mâle rappelle celle
d 'A. egeus par Tassez faible longueur relative des valves et par l’absence de lobes proéminents sur le bord pos¬
térieur du sternite 8 ; elle diffère à la fois de celles d’A. larra et d’A. egeus par la très grande largeur du gnathos.
Aulomeris boops forme egeides Bouvier, 1936, est un synonyme récent d’A. egeus (Cramer) (voir
page 81).
Automeris postalbida Schaus (pl. 7, fig. 1)
Aulomeris postalbida Schaus, 1900, Journ. New York Ent. Soc., 8, p. 228.
Automeris postalbida Schaus ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Sohmett. d. Erde, 6, p. 728.
Aulomeris postalbida Schaus ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 369.
Automeris postalbida Schaus ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 87, n° 41.
Automeris larra forme panamensis Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 728, pl. 106 c
(n. ayn.).
Automeris larra panamensis Draudt ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 359.
Automeris panamensis Draudt ; Bouvier, 1936, Ann. Sei. nat., Zool., (10) 19, p. 86, n° 39.
Cette espèce a été citée sous le nom d 'Automeris larra (Walker) par Druce (1886 : 180).
Types. — postalbida Schaus. Holotype : 1 <J, Equateur, Province de Bolivar, Balzapamba, 3-IV-1894
( M. de Mathan) (genitalia (J, prép. J. Oiticica fîlho n° 4053) (U.S. National Muséum).
larra forme panamensis Draudt. Holotype : 1 <?, Panama, Chiriqui (genitalia g, prép. C. Lemaire
n° 1188 B) (Zool. Mus., Humboldt Univ., Berlin).
Description. — <£. Envergure : 93-133 mm; longueur des ailes antérieures : 50-68 mm.
Antennes : 38 articles. Palpes labiaux variant du brun noir au brun jaune, front et dessus du thorax
brun noir, brun jaune ou brun orangé, dessous du thorax rougeâtre ou orangé, tarses brun noir, avec des poils
brun rougeâtre ou orangé; abdomen orange vif, largement annelé de noir sur la face dorsale, orange foncé ou
brun orangé sur la face ventrale.
Ailes antérieures peu allongées, apex non saillant, bord externe convexe. Couleur fondamentale brun
noir avec des traces orangées sur le bord proximal de la rayure interne, sur le bord distal de la bande submar¬
ginale et, chez certains exemplaires, sur l'aire médiane et la bande submarginale elle-même, entre CU lb
et M 2. Un glaçage noir violacé sur l’aire médiane entre la tache discale et le bord interne, et, plus ou moins
net, sur la zone marginale. Rayure externe nettement préapicale (13-15 mm), légèrement coudée vers la base
sous la costa, droite ensuite. Bande médiane plus ou moins estompée.
Rayure externe des ailes postérieures toujours séparée par un net espace gris clair de la bande submar¬
ginale qui est relativement étroite, occupant un tiers ou, au plus, la moitié de l’aire externe, plus ou moins
lunulaire et liserée distalement de gris orangé. Très grand ocelle arrondi à grosse pupille ovalaire ou piri-
forme (0:5-9 mm), marquée d’un fort trait disco-cellulaire blanc et semée de quelques écailles blanches -
iris noirâtre, à peine distinct de l’anneau périocellaire noir, sauf parfois un halo gris clair autour do la pupille!
Face ventrale rouge terne (très rarement beige orangé), obscurcie de brun noir aux ailes postérieures
et. sur la zono marginale des ailes antérieures.
Armure génitale (fig. 41). — Valves très longues, leur extrémité libre se situant très en arrière de colle
de l’uncus. Gnathos extrêmement large, de forme subtrapézoïdale. Juxla évasé, assez profondément concave.
Bord antérieur du saccus très large. Pénis arqué, longueur du bulbus ejaculatorius approximativement égale
au quart de celle de l’aedeagus. Lobes du bord postérieur du sternite 8 non proéminents.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
Ç. Envergure : 117-147 mm; longueur des ailes antérieures : 65-83 mm.
Antennes : 38 articles. Palpes labiaux brun noir ou brun orangé, front et dessus du thorax brun foncé
bmn rougeâtre ou brun orangé. Dessous du corps et tarses brun orangé, face dorsale de l’abdomen orange’
très largement annelée de noir. 8 '
Ailes antérieures un peu plus allongées que celles du mâle, apex à peine saillant, bord externe convexe
Couleur fondamentale variant du brun foncé au brun rougeâtre ou orangé, avec des éclaircies orange clair
réduites au bord proximal de la rayure externe et au bord distal de la bande submarginale; glaçages violacés
très étendus sur 1 aire médiane et la zone marginale. Bande médiane et tache discale très larges. Ravure
externe franchement convexe au moins entre la costa et M 2. Ornementation des ailes postérieures et de la
face ventrale semblable à celle du mâle.
Armure génitale (fig. 42). — Bourse copulatrice paraissant un peu plus courte que chez les espèces
precedentes, d après les exemplaires examinés. v
Pf*“ da “P*”»- - Equateur. Province de Bolivar : Baltapamba
750 m, IV (M. de Malhdn) ■ route de P.lalo à Tingo, I 000 m, VII (Luis E. Pena) : Paramba, IV. P
800 uuS)*' VaUe C, ' , ° i : A ” chi0,ya ' 1 «K»/• 400 m. I à VIII, X à XII (L. ,1 L. Denhez) ; Mu.o, 400/
Panama. Santa Clara del Chiriqui, 1 600/2 000 m, VI (C. Moinier).
Costa Rica. Tuis (Van Patten).
face dorede'deTrhfW.An 3 ^, des tr ° 18 e 8 P èc ® s . précédentes par la présence de larges anneaux noirs sur la
dekDunÎm, îfTi “J 6 \? S 8 u P éneur de 1 'ocelle, pouvant atteindre 25 mm chez la femelle et
■VlS qu «? t > de P lu8 > b . arrée d un lar 8 e trait disco-cellulaire blanc; iris ocellaire très sombre bande
chez lesTt relXèc^ ^l: ** U faCe V6ntra,e * énéra,ement rougeâtre,'orange
plu» lou^a aue é S z , Tttr.? , a Pi f P * r *“ '“T” ““P 11 »"™ 11 ' d " Les valves sont nettement
L„ta, ^ m,i - - !temite 8 ' 4 r—••
Source : MNHN, Paris
92
CLAUDE LEMAIRE
A. larra paramensis Draudt est un synonyme récent dM. poslalbida, comme le prouve l’examen com-
daratif des types et de leurs armures génitales.
Fie. 42. — Armure génitale Ç d’Automeris pottalbida Schaui
Automeris niepelti Draudt (pl. 7, fig. 2, pl. 8, fig. 1)
Auto mer is poslalbida forme niepelti Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 728, pl. 106, b <î.
Automeris poslalbida forme Niepelti Draudt ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 369.
Automeris niepelti Draudt ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 88, n° 42.
Automeris niepelti Draudt ; Lemaire, 1966, Bull. Soc. ent. France, 71, p. 153.
Types. — Holotype : 1 <?, Colombie occidentale, Bella Vista (coll. Niepelt), figuré par Draudt (1929 :
pl. 106, b), vraisemblablement disparu; néallotype : 1 Ç, Colombie, Valle Cauca, Ancbicaya, 1 000/1 400 m,
VII /VI11-1964 (L. et L. Denhez) (coll. C. Lemaire < Muséum. Paris).
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
93
Description. — <J. Envergure : 121-131 mm; longueur des ailes antérieures : 61-68 mm.
Antennes : 39 articles. Palpes labiaux brun jaune ou brun noir; front et dessus du thorax brun orangé
foncé; dessous du thorax orange foncé, tarses brun noir, abdomen orange vif, annelé de noir sur la face dorsale.
Ailes antérieures assez allongées, apex non saillant, bord externe convexe. Couleur fondamentale
brun orangé vif, généralement plus claire sur le bord proximal de la rayure interne, la partie subcostale de
Paire médiane et la zone marginale; un glaçage violacé sur la partie de Paire médiane comprise entre la tache
discale et le bord interne et, moins fréquemment, sur la zone marginale. Rayure interne très sinueuse, rayure
externe préapicale (10-14 mm), très légèrement recourbée vers la base entre la costa et R 4, droite ensuite,
gris clair, liserée proximalement de brun noir et distalement de brun orangé foncé. Bande médiane très
estompée ou absente.
Ocelle généralement très éloigné de la rayure externe; pupille médiocre (0 : 3-3,5 mm), abondamment
et parfois entièrement semée d’écailles blanches, trait disco-cellulaire peu marqué, souvent vague, iris gris
noirâtre. Bande submarginale étroite, occupant environ un tiers de Paire externe, finement soulignée de brun
orangé sur les nervures.
Face ventrale orange, plus ou moins foncé, avec l’ornementation habituelle des espèces du groupe.
Armure génitale (fîg. 43). — Valves très longues; gnathos relativement étroit à extrémité postérieure
aiguë ou légèrement arrondie, avec des formations latérales bien développées. Juxta profondément concave,
assez étroit. Pénis robuste, mais relativement court et à peine arqué; bulbus ejaculatorius un peu plus court
que l’aedeagus. Lobes du bord postérieur du sternite 8 très proéminents.
?. — Envergure : 145-150 mm; longueur des ailes antérieures : 79-81 mm.
Antennes : 40 articles. Palpes labiaux brun noir, front et face dorsale du thorax brun orangé, dessous
du thorax orange, pattes brun orangé, abdomen orange vif, annelé de brun noir sur la face dorsale, plus terne
sur la face ventrale.
Source : MNHN, Paris
94
CLAUDE LEMAIRE
Ailes antérieures très allongées, apex légèrement saillant, bord externe convexe. Couleur fondamentale
brun orangé vif, un peu plus foncée que celle du mâle; le glaçage violacé est très marqué sur presque toute
l’aire médiane et beaucoup plus estompé sur la zone marginale. Rayure externe convexe de la costa à M 4.
Bande médiane très large.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
95
Ornementation des ailes postérieures et de la face ventrale semblable à celle du mâle.
Armure génitale (fig. 44). — Semblable à celle des espèces précédentes. Bourse copulatrice et ductus
seminalis très longs.
Répartition géographique. Dates de capture. — Colombie. Valle Cauca : Anchicaya, 1 000/
1 400 m, I à VIII, X à XII (L. et L. Denhez) ; Bella Vista.
Discussion. — Bien que l’holotype mâle représenté par Draudt soit vraisemblablement perdu, l'iden¬
tification de cet insecte ne fait aucun doute, la figure étant excellente. Décrit comme simple « forme » d’A. pos¬
talbida, s’apparente effectivement à cette espèce par la présence d’anneaux noirs sur la face dorsale de l’ab¬
domen et par la coloration noirâtre de l’iris ocellaire, mais en diffère par les caractères suivants : forme un
peu plus allongée et surtout coloration beaucoup plus vive et plus claire des ailes antérieures, diamètre de
l’ocelle qui est bien isolé de la rayure externe, sensiblement inférieur, n’excédant pas 17 mm; pupille égale¬
ment plus petite et très fréquemment recouverte en totalité d’écailles blanches extrêmement serrées pouvant
masquer le trait disco-cellulaire. Zone marginale des ailes postérieures uniformément brun orangé vif cho»
A. niepelti, brun noir chez A. postalbida où il existe un liseré gris orangé clair très contrastant sur le bord
distal de la bande submarginale. Face ventrale orange et non rougeâtre.
Comparée à celle d’A. postalbida, l’armure génitale mâle est caractérisée par l’étroitesse du gnatho»,
par la forme du pénis, plus court et moins arqué et par la présence, comme chez A. larra, de deux lobes proé¬
minents sur le bord postérieur du sternite 8.
A. niepelti et A. postalbida coexistent en Colombie : Valle Cauca, Anchicaya.
Comme nous l’avons indiqué précédemment (Lemaire, 1966 : 153), un specimen étiqueté « cotype »
(**), conservé par l’U.S. National Muséum (genitalia £, prép. J. Oiticica filho n° 4076), est un A. postalbida.
Un mâle provenant de la collection Niepelt (American Muséum Nat. Hist., genitalia ô, prép. C. Lemaire,
n° 942 N.Y.), déterminé « A. postalbida niepelti » par Niepelt lui-même, est un A. larra.
Groupe D’Automeris illustris
Description. — Espèces de taille moyenne et assez grande, envergure se situant entre 55 et 107 mm
(mâles), 70 et 125 mm (femelles).
Antennes jaune paille ou jaune rouille, parfois noirâtres, de 27 à 40 articles. Front, dessus du thorax
généralement brun foncé ou brun orangé; souvent quelques poils clairs à la base des ailes antérieures et 6
l’extrémité des tegulae; tarses bruns, dessous du corps orange, gris ou brun, face dorsale de l’abdomen presque
toujours orange, annelée de noir (sous-groupe d’A. banus et d’A. liberia) ou non (autres groupes), exception
nellement brun foncé, noire ou grise.
Ailes antérieures plus ou moins allongées, rarement très falquées. Rayure interne anguleuse, préson
tant un angle rentrant très marqué sur le cubitus; elle n’est droite que chez A. rectilinea et A. curoilinea;
rayure externe plus ou moins préapicale, droite ou concave. La bande submarginale qui existe chez toutes les
espèces, sauf A. rectilinea, est large, notamment entre CU lb et M 3 où elle présente généralement sur son bord
distal deux lobes prédominants; chez A. curoilinea, elle est réduite à une simple ligne entièrement indépen¬
dante de la rayure externe. La bande médiane oblique est presque toujours très effacée ou même absente
chez les exemplaires mâles; elle est bien plus large et nette chez la femelle où elle fait rarement défaut et peut
se prolonger jusqu’au bord interne. La tache discale subrectangulaire ou ovalaire, un peu plus foncée que le
reste de l’aire médiane, est ornée sur son liseré de quelques points ou traits brun noir qui, chez A. curoilinea,
deviennent de très grosses taches contrastantes. La tache discale elle-même et les points marginaux sont, en
général, moins nets chez la femelle.
Aire périocellaire des ailes postérieures orange, sauf chez les espèces suivantes : A. midea, A. bala-
cho-vskyi (exemplaires mâles), A. curoilinea (exemplaires femelles), A. g abriellae, A. denticulata, A. tris lis et
A. phrynon (exemplaires des deux sexes). La rayure externe est noire (orange chez A. rectilinea), parallèle
au bord externe, régulièrement convexe ou lunulaire; elle peut être doublée sur chaque bord d’une ligne jaune,
elle-même fréquemment liserée de noir. La zone située entre l’ocelle et le bord proximal de la rayure externe
(36) Bien que la description de Draudt soit basée sur un exemplaire unique.
Source : MNHN, Paris
96
CLAUDE LEMAIRE
est fréquemment envahie de jaune, par suite de la diffusion de l’anneau périocellaire de même teinte et, quand
celui-ci est suivi d’un liseré noir, cette zone peut être recouverte d’un nuage noirâtre. Bande submàrginale
sombre, sinueuse ou non, généralement séparée de la rayure externe par un espace de la même teinte que
l’aire périocellaire. Pupille de dimensions très variables, noire, semée d’écailles blanches plus ou moins serrées
avec un trait ou point disco-cellulaire blanc; iris brun entouré d’un anneau noir, pouvant être lui-même suivi
d’un anneau jaune qui est ou non liseré de noir. La pupille est, en général, unique ; il existe cependant des
pupilles accessoire, deux en principe, chez A. liberia et A. falco et il peut s’en présenter une ou, plus rarement
deux, toujours très petites et comme simples variations individuelles, chez quelques spécimens isolés surtout
femelles, des autres espèces.
La face ventrale présente l’ornementation habituelle des espèces du genre (fig. 19). Le point discal
blanc des ailes antérieures est situé au centre d’un large anneau noir qui peut être précédé d’une zone brun
foncé; son contour, presque toujours arrondi chez le mâle, est beaucoup plus irrégulier chez la femelle Ua
gros point pupillairo blanc aux ailes postérieures. Rayure externe des ailes antérieures droite ou concave des
ailes postérieures non lunulaire; bandes submarginales des deux ailes à bord distal lobé, généralement beau
coup plus nettes chez les exemplaires femelles. A noter la présence chez les mâles, d 'A. phrynon A. tristis
A. balachotvskyi et A. gabriellae, d’une large plage claire, très contrastante, sur l’aire médiane des ailes ant*-’
rienres
Armure génitale <? (fig. 21 et 24). — Uncus très court, son bord postérieur, arrondi, peut présenter
ou non une zone plus sclérifiée qui forme, à l’extrémité, une petite pointe légèrement incurvée ventralement-
la face dorsale porte très fréquemment une protubérance de grosseur très variable, petite formation ovoïde
ou forte tubérosité très allongée et proéminente, simple ou bifide. Les valves, plus ou moins renflées à Drocea-
SU8 apical effilé, sont garnies de harpes robustes. Gnathos relié latéralement au tegumen et présentant auatm
types de structure principaux : très large plaque transversale subrectangulaire (sous-groupe d’A. bilinpn\
formation triangulaire à extrémité postérieure aiguë (sous-groupes d’A. moresca, A. randa, A. hamata A lihl'
ria), formation analogue, mais avec le bord postérieur tronqué (sous-groupes d’A. illustris et d’A. zùrobara\
pièce en forme de trident avec une branche médiane et deux branches latérales antérieures également nrill
nfiées (sous-groupe d’A. banus). Ces scarifications latérales, particulièrement développées dans le soin,
groupe d A. banus existent également dans les autres sous-groupes, où elles sont beaucoup plus courtes
apparaissent nettement secondaires auprès de la partie médiane de la pièce. Le juxta, soudé à la partie nos
térieure du vinculum, est plus ou moins profondément concave, avec des bords latéraux postérieurs narfr»à
très saillants Saccus triangulaire ou en écusson, de longueur variable; processus latéraux antérieurs du vin
culum proéminents. Pénis court, droit ou légèrement arqué. Lobes du bord postérieur du sternite 8 arrondis
pas ou peu saillants. Sclérification du tergite 8 réduite, chez la plupart des espèces, à une étroite bandelett»’
elle n est très développée que chez A. liberia et certains taxa du sous-groupe d’A. banus. ’
Armure génitale ?. — Apophyses postérieures plus longues ou sensiblement de la même longueur
les antérieures. Plaque génitale très large et très sclérifiée, rattachée latéralement au sternite (sauf A r
Jinea); sa partie médiane présente un très fort repli proéminent, subtriangulaire, do longueur variable dont
le bord antérieur recouvre l 'ostium bursae. Le duclus bursae, dont la parlio antérieure est partiellement aclA,
nfiée est fréquemment enveloppé dans une très vaste poche membraneuse soudée à la face interne du sternt
Ample bourse copulatrice : son extrémité libre dépasse presque toujours celle des apophyses antérieures - T
ductus seminalis en émane très près du ductus bursae.
Répartition géographique. — Coïncide ou presque
représenté, sauf au nord du Mexique,
celle du genre, partout où celui-c
Taxonomie. — Ce groupe est de loin le plus nombreux; il ne comprend pas moins de 44 espèces soit
presque tous les Automens à aire périocellaire orange. Leur ornementation est si homogène que leur déte’rm'
nation serait le plus souvent impossible sans examen des armures génitales mâles; celles-ci présentent gé ê
lement d’excellents caractères et on peut dénombrer sept formes principales de structure; si l’on tient T
également du caractère externe important que constitue la présonco ou non d’anneaux noirs sur la face'd *
sale de l’abdomen, il ost possible de diviser le groupe en huit sous-groupes distincts. 1 f or
Tableau de détermination des sous-ghoiipes
1. Face dorsale de l’abdomen annelée de noir .
— Face dorsale de l’abdomen non annelée de noir.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris 97
2. Gnathos en forme de trident dont les branches latérales sont aussi longues et sclériliées que
la branche médiane; une protubérance sur la face dorsale de l’uncus.sous-groupe d’A. banus
— Gnathos non en forme de trident et constitué d’une pièce médiane très forte, avec deux
processus latéraux antérieurs plus courts et moins scléri fiés; pas de protubérance
sur la face dorsale de l’uncus. sous-groupe d’A. liberia
3. Gnathos en forme de très large plaque rectangulaire . sous-groupe d’A. bilinea
— Gnathos étroit, subtriangulaire . 4
4. Extrémité postérieure du gnathos tronquée . 5
— Extrémité postérieure du gnathos aiguë. 6
5. Bord dorsal de l’uncus orné d’une grosse protubérance. sous-groupe d’A. zurobara
— Bord doisal de l’uncus dépourvu de protubérance . sous-groupe d’A. illustris
6. Pas de protubérance sur le bord dorsal de l’uncus . sous-groupe d’A. moresca
— Une protubérance sur le bord dorsal de l’uncus. 7
7. Cette protubérance grêle, toujours simple . sous-groupe d’A. rauda
— Cette protubérance très forte, simple ou bifide. sous-groupe d’A. hamata
Sous-Groupe d 1 Automeris illustris
Description. — Espèces de taille moyenne et assez grande, envergures se situant entre 69 et 102 mm
(exemplaires mâles), 79 et 122 mm (exemplaires femelles).
Antennes jaune orangé de 35 à 40 articles. Ailes antérieures assez allongées, celles du mâle légèrement
falquées; bord externe droit ou très faiblement concave et un peu oblique chez le mâle, convexe chez la femelle.
Rayure interne formant toujours un angle rentrant très net, plus ou moins profond, sur le cubitus. Rayure
externe légèrement préapicale, droite ou concave, suhparallele au bord externe ou un peu oblique. Bande
submarginale en général bien indiquée, par contraste avec la zone marginale plus claire.
Aire périocellaire orange. Rayure externe noire, lunulaire, séparée ou non de la bande submarginale
brun foncé ou brun orangé, par un étroit espace de la même teinte que l’aire périocellaire. Si elle présente sur
son bord proximal un liseré jaune, celui-ci est toujours très fin et non doublé d’un liseré noir; il en est de
même de l’anneau jaune, très étroit, qui peut exister à la suite de l’anneau noir de l’ocelle. Le reste de l’orne¬
mentation, sur la face ventrale notamment, semblable à celle de l’ensemble des espèces du groupe.
Armure génitale (J. — Uncus à bord postérieur très sclérifié, se terminant par une petite pointe recour¬
bée ventralement; sur un exemplaire, nous avons noté exceptionnellement la présence, sur la face dorsale,
d’une très petite protubérance sphérique, mais celle-ci fait normalement défaut. Valves volumineuses, très
renflées. Gnathos subtriangulaire composé d’une pièce médiane à bord postérieur tronqué et bord basal plus
ou moins concave, avec des formations latérales antérieures grêles et peu sclérifiées. Juxta très profondément
concave, à bords latéraux postérieurs plus ou moins rapprochés. Sclérification du sternite 8 réduite à une
étroite bandelette.
Armure génitale Ç. — Voir description du groupe. Apophyses postérieures sensiblement plus longues
que les antérieures. Ductus bursae très court et partiellement membraneux.
Répartition géographique. — Le sous-groupe comprend trois espèces, deux d’entre elles sont
propres au Sud-Est du Brésil et au Nord de l’Argentine, la troisième est connue du Vénézuéla, de la Guyane,
du centre et du Nord du Brésil, du Pérou et de la Bolivie.
Tableau de détermination des espèces du sous-groupe
1. Bande submarginale des ailes postérieures accolée à la rayure externe. A. coresus
Bande submarginale des ailes postérieures séparée de la rayure externe par un étroit
espace de la même teinte que l’aire périocellaire . 2
Source : MNHN, Paris
CLAUDE LEMAIRE
2. Iris ocellaire brun sombre, pupille généralement médiocre, allongée et relativement
étroite. A. illustris
— Iris ocellaire beige clair, grosso pupille arrondie. A. amoena
Automeris illustris (Walker), pl. 9. (fig. 1 c t 2)
Hyperchiria illustria Walker, 1855, List. Specim. Lepid. Ins. coll. Hrit. Mus., C, p. 1285, n° 6 .
Automeris illustris Walker ; Draudt, 1929, in A. Seitï, Oross-Schmett. d. Krde, 6 , p. 729, pl. 107, a <} Ç
Automeris illustris Walker ; Schüssleh, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 347 ; id. 65, p. 718.
Automeris illustris Walker ; Kôiii.er, 1935, llev. Soc. Uni. Argenlina, 7, p. 84.
Automeris illustris illustris Walker ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Y.ool ., (III) 19, p. 73, n“ 27, p. 69, flg.
Automeris illustris Walker ; Crotcii, 1956, The Amateur Uni., 12, p. 67.
Automeris (Automeris) illustris Walker; de IIiezanko, Uiipfinki.i.i, Caiiiuinki.i. 1957 Rev h'ne Ame
Montevideo, 46, p. 87. ... «c. ngron.,
Automeris illustris (Walker) ; Baucke, I960, lheringia, (Y,ool.), Porto Alcgre, n u 12, p. 12, n° 2.
Automeris illustris aberration gradli Sageder, 1939, Ent. Y.eitschr., Frankf. -a-M., 53 Jalirg., p. 49 (n. myn )
Io /‘haies Boisduval, 1875, Ann. Soc. ent. Belg., 18, p. 213, n° 10 (n. myn.).
Automeris phales Boisduval ; Draudt, 1929, in A. Seitï, Uross-Scbmett. d. Krdo, 6 , p. 733 .
Automeris phales Boisduval ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 368,
Automeris illustris forme phales Boisduval ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., 7.ool., (10) 19, p. 74 , „• 27.
Io Pylades Boisduval, 1875, Ann. Soc. ent. Belg., 18, p. 213, n» 11 (n. myn.).
Automeris pylades Boisduval ; Draudt, 1929, in A. Seitï, Oross-Schmett. d. Krde. 6. p. 729, pl. 107, b 9
Automeris pylades Boisduval ; Schüssler, 1934, in Strand, l,epid. Cat., 58. p. 369.
Automeris pylades Boisduval ; Kôhler, 1935, Rev. Soc. Ent. Argentina, 7, p. 84.
Automeris illustris forme pylades Boisduval ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 74 , n o 27
Io Pofleae Boisduval, 1875, Ann. Soc. ent. Belg., 18, p. 214, n° 12.
i'A il£tri7 rit C ° l,eiU Boisduval ; K,RBY - ,892 - A “y"- cat - Le P' d H " lnr -. *. P- »° 12. (commo synonyme
Automeris pelotas Strand, 1920, Ent. Rundsch., 37 Jahrg. 13), p. 12.
d’A iUiîstris)^' Pe,0,<U SlrUnd ’ Draudt ' 1929< in A Sr,Tl ' «ross-Schmett. d. Krdo, 6, p. 729 (comme synonyme
Automeris illustris forme pelotas Strand ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cal., 58, p. 347.
illustris) utomer ‘ t pflo,as Strand : Bouv,er - 1536 . Ann - Sei - nal - Z»» 1 - (1«) 19. p. 74, n® 27 (comme synonyme d 'A
Type*. illustris Walker. Molotype ; 1 ?, Brésil, Rio de Janeiro (genitnlia 5, prép. Pearson n» A
(coll. Stevens < Hritish Muséum, N.IL). A
illustris ab. gradli Sagedor (coll. Sageder), disparu (?).
phales Boisduval. Holotype : 1 J, Brésil (abdomen détruit) (coll. Boisduval < coll. Ch. Oberthiir <
Muséum, Paris).
pylades Boisduval. Loctotypo ; 1 ?. Brésil (armure génitale détruite) (coll. Boisduval < coll Ch Oh»,
thür < Muséum, Paris).
coffeae Boisduval. Syntypes : 1 <$, 1 ?, Brésil, Nova Friburgn ( Reske. ), disparus.
pelotas Strand. Holotype : i (J, Brésil, Rio Grande do Sul, Pelotas (Zool. Mus., Humboldt Univ., Berlin)
Description. — J. Envergure : 88-101 mm; longueur des ailes antérieures : 47-54 mm.
Antennes : 33 articles. Palpes labiaux brun noir, teintés d’orangé sur la face ventrale. Front et dessua
du thorax brun foncé, dessous du thorax orangé, tarses brun noir, abdomen orange sur les deux faces
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU
ire Automeris
99
Ailes antérieures allongées, légèrement falquées, apex un peu saillant, bord externe droit et un peu
oblique, après une faible concavité subapicale. Couleur fondamentale gris beige terne, avec une éclaircie
sur le bord distal de la bande submarginale et parfois sur toute la zone marginale. Un très fin semis d’écaille»
blanches sur le triangle préapical. Rayures à peine plus foncées que le reste de l’aile, mais liserées de beige
jaunâtre sur leurs bords en regard, l’externe légèrement préapicale (3-5 mm), droite ou un peu concave.
Tache discale gris noirâtre.
Rayure externe des ailes postérieures lunulaire, très finement liserée de jaune sur son bord proximal;
bande submarginale brun noir ou brun orangé, liserée distalement de beige jaunâtre. Pupille ocellaire allon¬
gée (0 : 4-6 mm), mais étroite, abondamment semée d’écailles blanches, iris ocellaire brun foncé.
Face ventrale orange plus ou moins vif, sensiblement plus sombre sur les ailes postérieures.
Armure génitale (fig. 45). — Voir description du sous-groupe. Longueur du bulbus ejaculatorius un
peu supérieure à celle de l’aedeagus.
?. — Envergure : 91-122 mm; longueur des ailes antérieures : 49-64 mm.
Antennes bidentées : 34 articles. Coloration du corps peu différente de celle du mâle; face ventrale
de l'abdomen brune ou brun orangé.
Apex des ailes antérieures aigu, très légèrement saillant, bord externe convexe. Couleur fondamentale
assez variable, passant du brun au brun orangé, avec presque toujours une nuance violacée sur l’aire médiane.
Même ornementation que le mâle, ainsi qu’aux ailes postérieures où, toutefois, la pupille est souvent plus
Source : MNHN, Paris
100
lUDE LEMj
forte, mais allongée également et la bande submarginale plus large, avec un liseré distal clair très marqué.
Face ventrale orange, fortement ombrée de noirâtre aux ailes postérieures. Bandes submarginalea plus nettes
que celles du mâle.
Armure génitale (fig. 46). — Voir description du sous-groupe.
Répartition géographique. Dates de capture. - Brésil, Guanabara : Rio de Janeiro; Etat d
Rio de Janeiro : Nova Friburgo ; Santa Catarina : Rio Vermelho, III, X, Corupn, VI, Nova Teutonia, m
VI. VIII, TimbA, XI; Rio Grande do Sul : Pelotas, X, PArto Alegro, II, Caxias do Sul, X, Osôrio. X. ’
Argentine. Misiones : Iguazû, Puerto Cazador, Eldorado ( Ureye.r ), Dos de Mayo, 300 in, IV à Vil
( J. Forsler).
Uruguay. Artigas, II.
Espèce commune dans toute la région Sud-Est du Brésil, le Nord do l’Uruguay et le Nord-Est de l’Ar¬
gentine; elle a été signalée par erreur de Guyane ex-anglaise par Fi.emino (194b : 74). du Surinam par Bouvier
Source : MNHN, Paris
révision nu genre Automeris
101
(1936 a : 75), du Mexique, du Honduras et de Bolivie par Kôhler (1935 : 84) et Baucke (1960 : 13), vrai¬
semblablement confondue, selon les cas, avec A. amoena (Boisduval), A. zurobara Druce ou A. chacona
Draudt, l’ornementation de ces trois espèces étant extrêmement voisine de celle d'A. illuslris.
Biologie. — Voir 3 e partie, page 34.
Discussion. — lo phales Boisduval et Automeris pelotas Strand, dont nous avons examiné les holo-
types mâles, sont l’un et l’autre des synonymes récents d’A. illustris. lo pylades Boisduval a été décrit d’après
un mâle et une femelle du Brésil; nous désignons comme lectotype l’exemplaire mâle conservé par le Muséum
de Paris qui est également un A. illustris.
Les syntypes d’/o coffeae Boisduval, un mâle et une femelle sont vraisemblablement perdus, mais il
existe au Muséum d’Histoire naturelle de Lyon un mâle de la collection Guénée qui porte deux étiquettes,
l’une de la plume de Guénée, ainsi libellée : « Hyperchiria coffeae Bd., Bdv. in mus., Brésil? acheté chez
M. de l’Orza (3 frs). Je ne puis la trouver dans Walker », la seconde, de Boisduval lui-même, avec la détermi¬
nation : « lo coffeae Bdv. »; or, il s’agit d’un A. illustris. La synonymie établie par Kirby (1892 a : 777) parait
donc parfaitement fondée.
A. illustris aberration g radli Sageder qui désigne une variation individuelle obtenue d’élevage doit
être invalidé comme contrevenant à la règle de la nomenclature trinominale.
.4. illustris forme geayi Bouvier, 1936 est un synonyme récent d’A. liberia (Cramer) (voir page 184).
Pour A. illustris tucumana Bouvier, 1936, voir A. amoena rotunda (page 104).
Automeris amoena (Boisduval)
Automeris amoena amoena (Boisduval) (pl. 10, fig. 1)
lo Amaena [aie] Boisduval, 1875, Ann. Soc. ent. Belg., 18, p. 216, n° 15.
Automeris amoena Boisduval ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 731, pl. 108, b $.
Automeris amoena Boisduval ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 334 ; id. 65, p. 716.
Automeris amoena Boisduval ; Kôhler, 1935, Rev. Soc. Ent. Argentina, 7, p. 85 (part.).
Automeris amaena (sic) Boisduval ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 76, n° 29, p. 69, fig. 6B.
Automeris parilis Schaus, 2-IV-1906, Proc. U.S. Nat. Mus., 30, p. 90 (n. syn.).
Automeris parilis Schaus ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde. 6, p. 730 (comme synonyme
d’A. pictus).
Automeris pictus forme parilis Schaus ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 369.
Automeris pictus forme parilis Schaus ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 77, n° 31.
Automeris pictus Conte, [31-XII]-l906, Ann. Lab. Et. Soie, 12, p. 172, pl. 17, fig. 6 <J (n. syn.).
Automeris pictus Conte ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 730, pl. 107, a <f.
Automeris pictus Conte ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 368.
Automeris pictus pictus Conte ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat. Zool., (10) 19, p. 76, n° 31.
Automeris pictus Conte ; H. Fleming, 1945, Zoologica, 30 (2), p. 75.
Automeris pictus var. ferrugineus Bouvier, 1929, Bull, bimens. Soc. Linn. Lyon, 8® année, p. 105 (n. syn.).
Automeris pictus var. ferrugineus Bouvier ; Bouvier et Riel, 1931, Rapp. Lab. Et. Soie, 17, p. 17.
Automeris pictus forme ferrugineus Bouvier ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 77, n° 31.
Automeris amaenoides Bouvier, 1930, Bull. Hill Mus., 4, p. 18, n° 13, pl. 1, fig. 5 <J (n. syn.).
Automeris amaenoides Bouvier ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 335.
Automeris amaenoides Bouvier ; Bouvier 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 75, n° 28.
Types. — amoena Boisduval. Lectotype : 1 $, Guyane française, Cayenne (genitalia $, prép.
C. Lemaire n° 427 M.P.) (coll. Ch. Oberthür < Muséum, Paris).
parilis Schaus. Holotype : 1 çj, Guyane française, Cayenne (genitalia (J, prép. J. Oiticica filho n°4058)
(U. S. National Muséum, type n° 9463).
Source : MNHN, Paris
102
CLAUDE I.EMAIHE
pictus Conte. Holotype : 1 S, Guyane française, Maroni (genilalia, J prép. C. Lemaire n° 400 M.P.)
(coil. Ch. Oberthür < Muséum, Paris).
pictus var. ferrugineus Bouvier. Holotype : 1 cJ, Guyane française, Cayenne (Le Moult) (Condition des
soies. Lyon) (disparu).
(tmoenoides Bouvier. Holotype : 1 J, Guyane française, Nouveau Chantier (coll. Le Moult < coll. Bra¬
bant < Hill Muséum < British Muséum, N.H.).
Description. — <$. Envergure : 69-92 mm; longueur des ailes antérieures : 37-51 mm.
Antennes : 35 articles. Pulpes labiaux brun noir, passant au brun orangé ou au brun jaune sur la face
vent rale; front et dessus du thorax variant du brun jaune au brun orangé; dessous du thorax orange ou jaune
tarses brun noir, abdomen orange plus ou moins vif, parfois jaune sur la face ventrale. *
Ailes antérieures non falquées, apex non saillant, bord externe droit, très légèrement oblique. Couleur
fondamentale assez claire, variant du beige rosé au gris beigo un peu ombré de noirâtre, avec une légère
éclaircie sur le bord distal de la bande submarginale. Rayures brunâtres ou noirâtres, liscrées de beige jaunâtre
sur leurs bords en regard, l’externe assez nettement préapicnlo (3-5 mm), droite ou un peu concave.
Armure génitale ■) 'l'Aulomrru amorna amnna (Iloiiduval)
Ornementation des ailes postérieures semblable à celle «IM. illustris. Très forte pupille arrondie ou
ovalaire (0 : 5-9,5 mm), iris brun clair. On observe pnrfois une légère éclaircie sur le bord distal de la bande
submarginale.
Coloration de la face ventrule variant du beige jaunâtre A l'orange pâle; rayures externes rougeâtre*
ou noirâtres, bandes submarginales souvent très estompées.
Source : MNHN, Paris
révision ou genre Automeris
103
Armure génitale (fig. 47). — Semblable à celle à’A. illustris. Toutefois, d’après les exemplaires examinés
il semble que, vu dorsalement, le tegumen soit moins large que chez A. illustris où il forme un repli recouvrant
le bord antérieur de l’uncus. Longueur du bulbus ejaculatorius double de celle de l’aedeagus.
? — Envergure : 83-103 mm; longueur des ailes antérieures : 44-52 mm.
Antennes bidentées : 35 articles. Palpes labiaux variant du brun noir au brun orangé. Face dorsale
du thorax orange, tarses bruns, abdomen orange vif sur la face dorsale, plus sombre sur la face ventrale.
Ailes antérieures nettement plus larges que celles du mâle, l’apex n’est pas ou à peine saillant bord
externe convexe. Couleur fondamentale variant du brun rose ou orangé au gris brun avec, sur l’aire médiane
un glaeage violacé qui peut exister également sur la zone marginale. Bande médiane assez large.
Source : MNHN, Paris
104
CLAUDE LEMAIRE
L’ornomcnlalion du la face dorsale des ailes postérieures ne diffère de celle du mâle que par la grosseur
encore plus frappante, de la pupille ocellaire (0 : 6-9,5 mm) et par la largeur de la bande submarginale. Face
ventrale variant de l’orange pâle au gris noirâtre avec reflet orangé; ailes postérieures généralement plus
sombres.
Armure génitale (lig. 48). - Semblable â celle d’/l. illuslris. Hourso copulalrice très longue. La forme
de la plaque génitale est très variable (fig. 48 b-d), comme chez la plupart des espèces du groupe.
Répartition géographique. Dates de capture. Guyane française. Saint-Jean-du-Maroni
Caycnno, Nouveau Chantier, V. '
Guyane. Kartabo (//. Fleming).
Vènézuila. Estado Bolivar : El Pao, 450 m, VI, XI, XII (Mme A. Gadou).
Brésil. Pernambuco; Alagoas; Paraiba : Joüo Pessoa, VIII (J. Kessclring ); Minas Gérais : Uberaba-
Mato Grosso : environs do Campo Grande, 400 m, Il A IV (('. Moinier). ’
Pérou. Pasco : Oxapampn, IX; Junin : La Merced, III, IX (G. et !.. Harris).
Discussion. Ailes antérieures du mâle moins allongées, coloration, surtout celle du mâle, sensible¬
ment plus claire que chez A. illustris; rayure externe plus éloignée de l'apex. Ocelle, sensiblement plus petit
toujours très éloigné de la rayure externe, avec une pupille nettement plus forte, plus arrondie et plus contras¬
tante, en raison de la coloration, brun clair et non brun foncé, de l’iris.
lo amoena a été décrit par Boisdi vai. d’après deux exemplaires, un mâle et une femelle, l’un et l’autre
conservés par le Muséum de Paris. Nous désignons comme leclotype l'exemplaire femelle qui ost originaire
de Cayenne, seule localité mentionnée dans la description originale, de préférence au mâle étiqueté de Saint
Jeandu-Maroni.
A. pietus Conte, A. parilis Schaus, A. amoenoides Bouvier sont des synonymes récents d 'A. amoena
ainsi qu’il résulte de l’examen comparatif des hololypos, tous trois originaires de Guyane française. L’holo^
type mâle A'A. pietus var. ferrugineus, également de Guyane française, doit être considéré comme perdu-
de la description, comme dos travaux ultérieurs de Bouvier et Hiki. (1931 : 17) et de Bouvier (1936 a ■ 77 ^
il résulte qu’il 11 e s’agissait que d’une variation individuelle, caractérisée par la coloration « rouge ferruiri-
neux » des ailes antérieures; lo nom doit donc être invalidé comme contrevenant à la règle de la nomenclatiiw»
trinominale. ture
Automeris amoena rotunda nom. nnv., n . comb. (pi. 10 , fig. 2)
Automeris illustris lucuniana Bouvier, 1936, Anr
cupé par Automeris amanda lucuniana Bouvier, 1930,
Cette sous-espèco a été citée sous lo nom d'.tufu
a par KO 11
. , V „ • !.!>■ ’ o preoc-
21, pl. -, lig. 4 |nrr3| <J) (n.homoa.),
.r.n (1935 : 85) ( part.).
Type. — amoena rotunda nom. nov. et illuslris turumana Bouvier, même spécimen. Leclotype • 1 j
Argentine, Tucumàn (genitalia (J, prép. G. Lemaire n° 451 M.P.) (Muséum Paris). ' ”
Description. — çj. Enverguro : 87-89 mm; longueur îles ailes antérieures : 46-47 mm.
Couleur fondamentale des ailes antérieures gris beige, avec une légère éclnircie sur la zone marginal
Même ornementation que le mâle de la sous-espèce nominative, dont A. a. rotunda diffère par la forme m ' °
allongée, plus massive, des ailes antérieures, avec l’apex plus arrondi et lo bord externe pas du tout obli
Lo rayure externe do ces ailes, droite choz A. a. amoena, est franchement concave. Ces deux caractères 8 o 8 t
très constants chez les exemplaires examinés. 1
Ç. — Enverguro : 79-96 mm; longuour des ailes antérieures : 44-53 mm.
Couleur fondamentale des ailes antérieures brun rose un peu violacé. Forme des ailes ant érieures étr
lement plus ramassée que chez la sous-espèce nominative. Bayure externe droite, ne s’infléchissant ve
l’apex qu’aux abords immédiats de la costa. Présence fréquente d'une ou plusieurs petites taches pupillaire»
accessoires uulour de la très grosse pupille principale.
Armure génitale. — Semblable à colle de la sous-espèco nominative chez les exemplaires des deux sexes
Répartition géographique. - Argentine, lucuinén.
Source : MNHN, Paris
révision nu genre Automeris
105
Bolivie. Santa Cruz de la Sierra (J. Steinbach).
Discussion. — Cette sous-espèce doit être rapportée, non à A. illustris, mais à A. amoena, dont elle
présente tous les caractères marquants : coloration, grosseur et forme arrondie de la pupille ocellaire, iris
brun clair. Le nom d’A. i. tucumana doit être invalidé comme homonyme primaire d'A. amanda lucumana
Bouvier, 1930 ; en remplacement, nous proposons celui d'A. amoena rotunda nom. nov., n. comb. La descrip¬
tion de Bouvier repose sur un mâle et une femelle, conservés par le Muséum de Paris ; nous désignons comme
lectotype l’exemplaire mâle.
Automeris coresus (Boisduval) (pl. 10, fig. 3)
lo Coresus Boisduval, 1859, Ann. Soc. eut. France, (3) 7, Bull., p. CLV111.
Automeris coresus Boisduval ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 733, pl. 107, d £ Ç.
Automeris coresus Boisduval ; Schüssler, 1934, in Strànd, Lepid. Cat., 58, p. 339 ; id., 65, p. 717.
Automeris coroesus [sic] Boisduval ; Kôhler, 1935, Rev. Soc. Ent. Argentina, 7, p. 85.
Automeris coresus Boisduval ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 78, n° 34, p. 69, fig. 6 C.
Automeris coresus (Boisduval) ; Bourquin, 1945, Mariposas Argentinas, p. 33, fig. 1-7.
Automeris coresus Boisduval ; Crotch, 1956, The Amateur Ent., 12, p. 66, pl. 15, fig. a, c.
Automeris (Automeris) coresus Boisduval ; de Biezanko, Ruffinelli, Carbonell, 1957, Rev. Foc. Aero..
Montevideo, 46, p. 87.
Automeris coroesus [sic] aberration roseus Kôhler, 1935, Rev. Soc. Ent. Argentina, 7, p. 85 (nom préoccupé par
Automeris roseus Conte, 1906, Ann. Lab. Et. Soie, 12, p. 48, pl. 12, fig. 5) (n. homon., n. syn.).
Automeris coroesus [sic] aberration mirabilis Kôhler, 1935, Rev. Soc. Ent. Argentina, 7, p. 85 (n. syn.).
TyP® 8 - coresus Boisduval. Lectotype : 1 Uruguay, Montevideo (genitalia (J, prép. C. Lemaire
n° 402 M.P.) (coll. Boisduval < coll. Ch. Oberthür < Muséum, Paris).
coresus ab. roseus Kôhler. Holotype : (sexe non précisé) Argentina, Buenos Aires (coll. Breyer).
coresus ab. mirabilis Kôhler. Holotype : (sexe non précisé) Argentine, Buenos Aires (coll. Bourquin).
Description. — <J. Envergure : 88-102 mm; longueur des ailes antérieures : 45-54 mm.
Antennes : 38 articles. Palpes labiaux brun noir ou grisâtres, avec un semis plus ou moins abondant
d écailles orangées, front gris beige ou brun noir, dessus du thorax brun foncé, dessous du thorax orange, en
partie recouvert de poils grisâtres ou brunâtres, tarses bruns; abdomen orange sur la face dorsale, légèrement
ombré de noirâtre sur les premiers segments, grisâtre ou brunâtre sur la face ventrale.
Ailes antérieures assez allongées, apex très légèrement saillant, bord externe droit, pas ou très peu
oblique, après une brève concavité subapicale. Couleur fondamentale gris cendré, plus claire sur la zone mar¬
ginale. Rayures noirâtres, liserées de gris jaunâtre sur leurs bords en regard, l’interne dirigée très obliquement
en dehors de la costa vers le bord interne et ne présentant qu’un très faible rentrant sur le cubitus, l’externe
légèrement préapicale (3-4 mm), un peu coudée vers la base sous la costa et ensuite plus ou moins concave.
Bande médiane brun noirâtre, toujours nette. Points brun foncé du liseré de la tache discale très marqués.
Aire périocellaire orange, ombrée de gris clair sous la costa. Rayure externe très lunulaire, immédia¬
tement suivie de la bande submarginale brun noir. Pupille ocellaire de dimensions assjz variables (0 :3,5-
5 mm) et très abondamment semée d’écailles blanches. Iris brun foncé.
Face ventrale orange terne plus ou moins ombrée de brunâtre, notamment sur l’aire externe des ailes
antérieures et la totalité des ailes postérieures.
Armure génitale (fig. 49). — Bords latéraux postérieurs du juxta plus rapprochés que chez les deux
espèces précédentes, d’après les spécimens examinés. Longueur du bulbus ejaculatorius approximativement
égale aux deux tiers de celle de l’aedeagus.
$. — Envergure : 85-96 mm; longueur des ailes antérieures : 46-52 mm.
0 564016 6
Source : MNHN, Paris
106
CLAUDE I.KMAII
Antennes : 39 articles. Pulpes labiaux grisâtres ou brun noir, plus ou moins teintés d’orangé. Front et
dessus du thorax brun noir. Dessous du thorax orange terne ou brunâtre, tarses brun noir; face dorsale de.
l’abdomen orango, ombrée do noir, face ventrale brune.
Apex des ailes antérieures très légèrement saillant. Mêmes teinte et ornementation que le mâle but
l’ensemble do la face dorsale; pupille ocellaire assez forte (0 : 6-7 mm). Faco ventrale très ombrée de brun noir
surtout aux ailes postérieures.
Armure génitale (fig. 50). — Bourse copulatrice dns exemplaires examinés moins longue que celle
de la femelle d'A.amocna.
Répartition géographique. Dates de capture. — Argentine. Province de Buenos Aires : Tandil, Xll
Uruguay. Montevideo; Canelones : Las Piedras, XI. Espèce très commune dans les départements du
sud du pays, adultes capturés de janvier é mars (Biezanko, 1957 : 87).
Paraguay.
Brésil. Sud-Est (?).
Biologie. — Voir 3* partie, page 34.
Discussion. — Diffère des deux espèces précédentes par la coloration gris cendré des ailes antérieures
sur laquelle les rayures, la bande médiane et les points situés sur le liseré de la tache discale, se détachent avec
uno particulière netteté. Rayure interne ù angle rentrant très peu marqué et dirigée obliquement en dehors
pour atteindre le bord interne très prés de la rayuro externe.
Bande submarginale des ailes postérieures suivant immédiatement In rayure externe au lieu d’en être
séparéo par un ospaco do la même teinte que l’aire périocollairo. Pupille de mêmes dimensions que celle d’A.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
107
ttfiwtrw, mais avec un semis d’écailles blanches en général beaucoup plus dense. Aucune trace de jaune sur le
bord proximal de la rayure interne ou à la suite de l’anneau noir de l’ocelle. Face ventrale des deux ailes plus
terne, dessous de 1 abdomen brunâtre. **
• L ^ SP » e ® ét t décrite par Boisduval d ’ a P r ès une série d’exemplaires « élevés par M. Lassaux aux
environs de Montevideo ». Nous désignons comme lectotype l’exemplaire mâle de cette série qui est conservé
par le Muséum de Paris et dont nous avons étudié l’armure génitale sous le n° 402 M.P.
. » . . A \ core5U5 , ab - roseus Kôhler et A. coresus ab. mirabilis Kôhler sont des variations individuelles carac-
a J. rem ' ère £ ar une t . emte P ,us r08e que celle des exemplaires typiques, la seconde par la coloration
gin anchâtre des ailes antérieures sur laquelle l’ornementation contraste vivement. Les deux noms doivent
invalidés comme contrevenant à la règle de la nomenclature trinominale.
page 192) C ° reS,W ecaad ora Weymer, 1908, est un synonyme récent d’A. bonus proxima Conte, 1906 (voir
Source : MNHN, Paris
108
CLAUDE LEMi
Sous-Groupe D'Automeris moresca
Description. Envergure des exemplaires mâles se Hitunnt onlro f>2 et 86 mm, des exemplaires
femelles entre 69 et 114 mm.
Antennes jaune rouille, plus ou moins foncé, de 29 à 34 articles.
Coloration du corps, forme et ornementation des ailes antérieures très variables suivant les ospèces.
Sauf chez A. Iristis, la rayure interne, très anguleuse, est dirigé»! très obliquement, en dehors de la costa, vers
le bord interne. Chez A. phrynon et moins chez A. moresca, la rayure exlerno est très rapprochée du bord
externe.
Aire périocellaire orange vif, chamois orangé, brune ou noire. Ruyure externe lunulairc ou non, liserée
presque imperceptiblement ou nettement de jaune sur les deux bords. Pupille ocellaire médiocre ou puncti¬
forme. Largeur do l’anneau jaune ou orange terne qui suit l’anneau périocellaire noir très variable. Cet anneau
comme les liserés jaunes de la rayure externe, ne présente pas de bordure noire, sauf peut-être, une très fine,
chez A. Iristis. Bande submarginale plus ou moins large et, en général, seulement séparée do la rayure externe
par le liseré distal jaune de celle-ci.
L’ornementation do la face ventrale peut présenter des particularités intéressantes : ainsi la présence
chez la femelle d’A. moresca, do taches submarginales noires, semées d’écailles argentées et, chez les exem¬
plaires mâles d’A. trislis et d'A. phrynon, d’une large plage très contrastante aux ailes antérieures, où la
rayure externe et la bande submarginale sont effacées. Chez In femelle d’A. phrynon et, moins nettement
celle d’A. moresca, la tache discale des ailes antérieures est très allongée sur les deux faces.
Armure génitale <J. — Uncus à bord postérieur très sclérifié, avec une pointe terminale légèrement
recourbée ventralement et sans protubérance sur la face dorsale. Valves relativement courtes, sauf chez A.
tristis, à processus apical proportionnellement très développé, s’incurvant en direction de l’uncus. Gnathos
triangulaire à extrémité libre aigué, avec des formations latérales antérieures plus ou moins longues. Juxta
concave à bords latéraux postérieurs peu proéminents, sauf chez A. phrynon. Saccus triangulaire. Lobes du
bord postérieur du éternité 8 non saillants, sclérification du tergile 8 en étroit»! bandelette de longueur variable.
Armure génitale $. — Inconnue chez A. lhemis. Chez A. moresca, le repli formé par la plaque génitale
sur le bord postérieur de l’esfûtm bursae est très court et tronqué; cette même pièce est, au contraire, très
développée chez A. tristis et A. phrynon où l’armure s'apparente étroitement à c«llo des Bous-groupes voisins.
Répartition géographicpie. - A. lhemis n’est actuellement connu que de la Guyane française A.
moresca parait beaucoup plus répandu dans la forêt amazonienne, A. tristis vole dans la région sud-est du
Brésil et A. orneales de l’Amérique centrale & la Colombio.
Tadleau de détermination des espèces du sous-groupe
1. Aire périocellaire orange; face ventrale des ailos antériouros dos exemplaires mâles sans
plage claire contrastante . 2
— Aire périocellairo variant du brun plus ou moins foncé au noir; faco vontrulo des ailos
antérieures des exemplaires mâles avec une très largo plage jaune vif ou gris jau¬
nâtre terne. 3
2. Liserés jaunes de la rayure externe des ailes postérieures et anneau périocellaire jauno,
étroits et (exemplaires J), fréquemment très effacés. A. moresca
— Los mêmes liserés et anneau larges . A. themig
3. Rayure externe de la face dorsale des ailes antérieures parallèle au bord exlerno et aussi
rapprochée do l’angle interne que de l’apex. A. phrynonf* 7 )
_ Rayure externe de la face dorsale des ailes antérieures obliquo, beaucoup plus éloignée
de l’angle interne que de l’apex. A. tristis
page 72) 7 |es raisons pour lesquelles il n'y avait p
é pour celte espace et la
Noua avons Indiqué (voir
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
109
Automeris moresca Schaus (pl. 11, fig. 2)
Automeris moresea Schaus , 2-IV-1906, Proc. U.S. Nat. Mus., 30, p. 90.
Automeris moresca Schaus ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 732.
Automeris moresca Schaus ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 365 ; id. 65, p. 720.
Automeris moresca Schaus ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 190, n° 125.
Automeris crassus Conte, [31-XI1]-1906, (’•) Ann. Lab. Et. Soie, 12, p. 175, pl. 18, flg. 4 <î (n. syn.).
Automeris crassus Conte ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 731.
Automeris crassus Conte ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 340.
Automeris crassus Conte ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 77, n° 32.
La femelle de l’espèce a été citée et figurée par Draudt (1929 : 731, pl. 106, c) sous le nom d'A ut orner is jucunda
(Cramer).
Types. — moresca Schaus. Holotype : 1 $, Guyane française, Saint-Jean-du-Maroni (genitalia <?, prép.
J. Oiticica filho n° 4058) (coll. W. Schaus < U.S. National Muséum, type n° 9462).
crassus Conte. Holotype : 1 £, Guyane française, Maroni (genitalia prép. C. Lemaire n° 398 M.P.)
(coll. Ch. Oberthür < Muséum, Paris).
Description. — (J. Envergure : 70-86 mm; longueur des ailes antérieures : 40-44 mm.
Antennes : 33 articles. Palpes labiaux, front et dessus du thorax brun noir ou brun orangé, tarses
bruns, abdomen orange sur les deux faces.
Ailes antérieures peu allongées, apex à peine saillant, bord externe droit. Coloration fondamentale
beige jaunâtre ou beige orangé, disparaissant presque entièrement sous un épais semis d’écailles gris brun,
sauf sur la zone marginale nettement plus claire. Rayures concolores, liserées de beige orangé sur leurs bords
en regard, l'interne extrêmement anguleuse et dirigée obliquement en dehors, avec au moins trois angles
Fio. 51. — Armure génitale (J à'Automeris moresca Schaus
rentrants très nets, le plus profond situé sur le cubitus, l’externe peu préapicale (3 mm), droite ou légèrement
concave et très rapprochée du bord externe. Bande submarginale très étroite, à l’exception de deux lobes à
sommet tronqué entre CU lb et M 3. Bande médiane absente ou très estompée. Tache discale gris noirâtre,
nette, généralement étroite, soulignée de points noirs sur le liseré.
(38) Voir note infrapaginale 7, page 16.
Source : MNHN, Paris
110
CLAUDE LEMAIRE
Fine rayure externe des ailes postérieures peu éloignée du bord externe, lunulaire, très finement lise-
rée do jaune sur les deux bords. Bande submarginale brune, généralement très étroite. Iris ocellaire brun plus
ou moins foncé. Pupille ovalaire, étroite (0 : 3-4- mm), rccouverto d’un semis d’écailles blanches de densité
variable, dissimulant ou non un trait disco-celluiaire blanc; anneau jaune presquo imperceptible.
Face ventrale orange ou jaune orangé. Tache discale des ailes antérieures ovalaire. Rayures et bandes
submarginales noirâtres, souvent en partie effacées.
Armure génitale (fig. 51). — Valves très courtes, leur extrémité libre se situe approximativement au
mveau do celle de l’uncus. Formations latérales antérieures du gnathos peu développées. Juxta assez pro
fondément concave. Longueur du bulbus ejaculatorius sensiblement égale à celle do l’aedeagus
Ç. — Envergure : 114 mm; longueur des ailes antérieures : 64 inm.
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux brun noir, front et dessous du thorax orangé vif, dessus du tho¬
rax brun orangé foncé, tarses bruns, abdomen orange ou orangé vif sur les deux faces. °
Source : MNHN, Paris
révision du genre Aulomeris
ltl
Ailes antérieures très allongées, apex aigu, à peine saillant, bord externe légèrement convexe. Couleur
fondamentale brun rouge avec, sur les exemplaires frais, un très abondant semis d’écailles gris argenté recou¬
vrant toute l’aire médiane, à l’exception d’une large bande médiane et de la tache discale très allongée.
Rayures gris argenté, l’externe droite. Bande submarginale étroite, souvent très estompée. Franges
gris argenté.
Ornementation des ailes postérieures semblable à celle du mâle. Iris brun clair, pupille ocellaire assez
forte (0 : 4-5 mm), liserés jaunes de l’ocelle et de la rayure externe très nets. Chez beaucoup d’exemplaires,
on note la présence, sur la zone marginale, entre les nervures, de fortes taches gris argenté.
Face ventrale rouge orangé vif avec, sur chaque aile, une série de fortes taches antémarginales noires,
semées d’écailles argentées. Tache discale des ailes antérieures en ovale très allongé, avec une zone rouge
brique entre le point discal blanc et l’anneau noir. Rayures externes des ailes antérieures noirâtres, des ailes
postérieures brun rougeâtre. Bandes submarginales très estompées.
Armure génitale (fîg. 52). — Longueur des deux paires d’apophyses sensiblement égale. La plaque
génitale est réduite à une ceinture sclérifiée encadrant le bord supérieur de Vostium bursae et atteignant laté¬
ralement le tergite, le repli proéminent très caractéristique, observé chez toutes les autres espèces du groupe
d'A. illustris, étant ici à peine indiqué. Les parties du sternite, situées antérieurement et postérieurement à
la plaque génitale sont, soit légèrement sclérifiées, soit membraneuses, avec seulement un épaississement du
tissu. Ductus bursae enveloppé dans une large poche membraneuse soudée au sternite. Bourso copulatrice
ample; l’extrémité libre des apophyses antérieures se situe approximativement au niveau de la mi-longueur
de la bourse.
Répartition géographique. Dates de capture. — Guyane française. Saint-Jean-du-Maroni, Saint-
Laurent-du-Maroni, I, Nouveau Chantier, V, VII, Godcbert (E. Le Mouli).
Vénézuéla. Amazonas : Rio Terni, Yavita, 128 m, VIII (R. Lifhy).
Brésil. Parâ (A.M. Moss) ; Amazonas : Fonte Boa.
Equateur. Environs de Loja (Gaujon).
Discussion. — Espèce facilement reconnaissable au dessin et à la position des rayures et de la bande
8ubmarginale des ailes antérieures chez les exemplaires des deux sexes. Femelle caractérisée par la présence
de larges zones argentées sur la face dorsale et de taches antémarginales très marquées sur la face ventrale,
ainsi que par la structure très particulière de la plaque génitale.
A. crassus Conte est un synonyme récent d’A. moresca; les deux holotypes mâles sont originaires de
la même région géographique et leurs armures génitales que nous avons examinées sont identiques.
Automeris themis Dognin (pl. 11, fîg. 1)
Aulomeris themis Dognin, 1919, Heter. nouv. Amer. Sud, 15, p. 8.
Automeris themis Dognin ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 732.
Automeris themis Dognin ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 373.
Automeris themis Dognin ; Bouvier, 1936, Ann. Soi. nat., Zool., (10) 19, p. 129, n° 76, fig. 17 £.
Aulomeris themis Dognin ; Lemaire, 1970, Ann. Soc. ent. France. (N.S.) 6 (3), p. 572.
Type. — Holotype : 1 $ [étiqueté « A. thetis »], Guyane française, Nouveau Chantier, VIII (Le Moult)
(genitalia <?, prép. J. Oiticica filho n° 4061) (coll. Dognin < U.S. National Muséum).
Description. —$. Envergure : 68 mm; longueur des ailes antérieures : 36 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux brun noir, front brun orangé, dessus du thorax brun noir, palpes
brun noir, dessous du thorax et abdomen orange, ce dernier plus terne sur la face dorsale.
Ailes antérieures peu allongées, apex à peine saillant, bord externe droit. Couleur fondamentale gris
beige clair ou beige brunâtre, avec une éclaircie sur le bord distal de la bande submarginale. Rayures conco-
lores, liserées de beige clair 6ur leurs bords en regard, l’externe peu préapicale (2,5 mm), concave. Bande sub¬
marginale large, sans lobes très marqués. Petite tache discale gris beige clair.
Source : MNHN, Paris
112
CLAUDE LEMAIRE
Aire périocellaire orange foncé ou chamois orangé. Rayure externe pas ou très peu lunulaire; un large
liseré jaune sur son bord proximal. Bande submarginale large, brun violacé. Petite pupille ocellaire ( 0:2 mm)
arrondie, iris brun noir, à peine distinct de l’anneau noir qui est lui-même suivi d’un anneau jaune; celui-ci
très large chez l’holotype où il se confond avec le liseré proximal de la rayure externe.
Face ventrale orange, lavée de brunâtre sur l’aire baso médiane des ailes postérieures. Rayures et
bandes submarginales noirâtres, celles-ci nettes et régulièrement dentées. Tache discale des ailes antérieures
liserée de jaune.
Armure génitale (fig. 53). — Ne parait pas différente de colle d’A . moresca.
$. — Inconnue.
Répartition géographique. Dates de capture. — Guyane française. Nouveau Chantier, VIII
(E. Le Moult)-, environs de Saint-Laurent, route de Saint-Sabbat, XII (A.5. Balachowsky).
Guyane. Rivière Oronoque, 250 m.
Discussion. — Diffère du mâle d’A. moresca par son envergure sensiblement inférieure, la coloration
plus terne et plus uniforme des ailes antérieures, la position et le dessin dos rayures et des bandes submarri-
nales des quatre ailes et, enfin, par la présence, autour de l’ocelle, d’un largo anneau jaune terne. Les armures
génitales mâles des deux espèces sont, en revanche, extrêmement voisines.
Automeris tristis (Boisduval) (pl. 11, lig. 4 ot 5)
!o Tristis Boisduval, 1875, Ann. Soc. ent. Belg., 18, p. 226, n° 33.
Automeris tristis Boisduval ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Üross-Schmett. d. Erdo, 6, p. 737, pl. lio, b <f $
Automeris tristis Boisduval ; SciiUssler, 1934, in Strand, Lcpid. Cal., 58, p. 374.
Automeris tristis Boisduval ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 199, n° 137.
Automeris (Automeroides) tristis Boisduval ; Miciiener, 1952, Bull. Americ. Mus. Nat. Hist., 98 (5), p. 430
Automeris hagar Niepelt, 1927, Int. Eni. Zeitschr., (îuben, 21 Jahrg., p. 1, flg. 1 J.
Automeris hagar Niepelt ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 737 (comme synonyme
d’A. tristis).
Automeris tristis forme hagar Niepelt ; Schüssler, 1934, in Strand, I.opid. Cal., 58, p. 374.
Automeris hagar Niepelt ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 200, n° 138.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
113
TypeB. — tristis Boisduval. Holotype : 1 $, sans localité ( Beske) (armure génitale détruite) (col).
Boisduval < coll. Ch. Oberthür < Muséum, Paris).
hagar Niepelt. Lectotype : 1 <J, Brésil, Sâo Paulo (genitalia <J, prép. C. Lemaire n° A 37.) (coll. Nie-
pelt < Tring Muséum < British Muséum, N.H.).
Description. — <J. Envergure : 52-60 mm; longueur des ailes antérieures : 30-32 mm.
Antennes jaune rouille foncé : 29 articles. Palpes labiaux, front, dessus du thorax, tarses, dessous du
corps brun, face dorsale de l’abdomen brun noir.
Ailes antérieures larges, peu allongées; apex aigu, légèrement saillant, bord externe droit après la
concavité subapicale, un peu oblique. Couleur fondamentale brun noir, avec une légère éclaircie sur l’aire
médiane. Rayures gris blanchâtre, un peu orangées, l’interne anguleuse, l’externe apicale, concave. Bande
submarginale bien indiquée par son liseré distal gris clair. Bande médiane absente; une large tache discale
rectangulaire brun noir.
Aire périocellaire brun foncé, avec une zone un peu orangée autour de l’ocelle. Fine rayure externe
noire, légèrement sinueuse, très étroitement liserée d’orange sur les deux bords; bande submarginale brun
sombre, zone marginale de la même teinte qu’aux ailes antérieures. Point disco-cellulaire blanc, dans un iris
brun noir, & peine distinct de l’anneau noir, lui-même suivi d’un anneau jaune cuivré.
Face ventrale brunâtre, nettement plus claire que la face dorsale et pouvant présenter une large
éclaircie blanc jaunâtre sur l’aire baso médiane des ailes antérieures. Une rayure externe et une bande sub¬
marginale brun foncé, aux ailes postérieures seulement. Point pupillaire liseré de noir.
Armure génitale (fîg. 54). — Bord postérieur de l’uncus arrondi, plat, ne présentant à l’apex qu’une
pointe minuscule. Valves relativement longues, leur extrémité libre se situant très en arrière de celle de l’un¬
cus; processus apical très allongé, harpes longues et fines. Extrémité du gnathos en pointe, dont l’apex se
situe un peu en arrière de l’uncus. Juxta évasé, peu profondément concave. Processus latéraux antérieurs
du vinculum aussi longs que le saccus subtriangulaire. Pénis grêle; bulbus ejaculatorius un peu plus court que
l’aedeagus. Stemite 8 à bords latéraux postérieurs légèrement saillants; aclérification du tergite 8 en mince
bandelette.
Ç. — Envergure : 69-77 mm; longueur des ailes antérieures : 38-40 mm.
Source : MNHN, Paris
114
CLAUDE LEM AlllE
Antennes : 31 articles. Palpes labiaux, front, dessus du thorax et tarses noirs ou brun noir, dessous du
corps et face dorsale de l’abdomen noirs ou brun noirâtre.
Ailes antérieures allongées, apex aigu, légèrement saillant, bord externe droit ou un peu convexe.
Couleur fondamentale gris brun ou brun noir, une éclaircie sur le bord distal de la bande submarginale.
Rayures noires, liserées do gris beige sur leurs bords en regard, l’externe apicale, concave. Tache discale
grisâtro ou noirâtre, avec des petits points noirs sur le liseré.
Fie. 55. — Armure génitale Ç i'Automcrù tristù (Boisduval)
Aire périocellaire brun noir ou noire. Rayure externe noiie, liserée proximalemont de jaune, immédia¬
tement suivie de la bande submarginale qui est large et de la môme teinte quo l’aire périocellaire. Anneau
périocellaire jaune. Face ventrale noire ou brun noir, avec une très nette écluircio sur l’aire marginale des
quatre ailes. Rayures et bandes submarginales noires. Point pupillaire blanc vif.
Armure génitale (fig. 55). — Longueur des deux paires d’apophyses sensiblement égale. Bourse copu-
latrice large, présentant un repli assez court, mais très saillant, avec des formations antévaginalcs relative¬
ment peu étendues et moins sclérifiées. Ductus bursae très court, partiellement sclérifié; bourse copulatrice
peu volumineuse, son extrémité libre se situe approximativement au niveau de celle des apophyses antérieures
Répartition géographique. Dates de capture. — Brésil. Sào Paulo; Santa Catarina : Pinhal VI
Corupà, IX, Nova Friburgo. ’ ’
Discussion. — Aspect très différent des deux espèces précédentes, en raison notamment de la colora¬
tion beaucoup plus sombre de l’aire périocellaire et do la présence, chez les exemplaires mâles, d’une large
plage gris jaunâtre sur la face ventrale des ailes antérieures. Dimorphisme sexuel très marqué. En revanche
l’ormuro génitale mâle est extrêmement voisine de celle d'A. themis dont ollo no diffère vraiment que par là
longueur des valves. L’armure génitale $ présente la structure habituelle do la plupart des espèces du groupe
Source : MNHN, Paris
révision du genre Aulomeris
115
A'A. illuslris. Le classement d’A. tristis dans un sous-genre distinct (Automeroides Michener) n’était donc pas
justifié, comme nous l’avons indiqué précédemment (voir page 72).
A. hagar a été décrit d’après deux mâles de Sâo Paulo. Nous désignons comme lectotype l’exemplaire
figuré par Niepelt, conservé par le British Muséum (N.II.) et dont nous avons étudié l’armure génitale sous
le n° A. 37. Il s’agit du mâle correspondant à la femelle décrite par Boispuval sous le nom d’/o tristis, en
synonymie duquel A. hagar a été mis très justement par Draudt (1929 : 737).
Automeris phrynon Druce (pi. 11, fig. 3, pi. 12, fig. 1 et 2)
Aulomeris phrynon Druce, 1897, Biol. Centr.-Americ., Lepid. Hcter., 2, p. 419, n° 26, pl. 81, fig. 7 <J.
Automeris orneates forme phrynon Druce ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde. 6, p. 737, pl.
110, c <?.
Automeris orneates forme phrynon Druce ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 368.
Aulomeris orneates forme phrynon Druce ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 205, n® 145.
Automeris orneates Druce, 1897, Biol. Centr.-Americ., Lepid. Heter., 2, p. 419, n° 27, pl. 82, fig. 1 J, 2 î (n.
syn.).
Automeris orneates Druce ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 737, pl. 108, d $ et 110, c S.
Automeris orneates Druce ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 368.
Aulomeris orneates Druce ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 205, n® 145.
Automeris (Automeroides) orneates Druce ; Michener, 1949, Journ., Kansas Univ., 22, p. 145.
Aulomeris (Automeroides) orneates Druce ; Michener, 1952, Bull. Americ. Mus. Nat. Hist., 98 (5), p. 430,
fig. 267-269 (armure génitale <J ).
Types. — phrynon Druce. Holotype : 1 <$, Panama, Volcan de Chiriqui ( Trôtsch) (genitalia prép.
C. Lemaire n° 1187 B) (coll. Staudinger < Zool. Mus., Humboldt Univ., Berlin).
orneates Druce. Lectotype : 1 <$, Panama, Volcan de Chiriqui ( Trôtsch) (genitalia J, prép. C. Lemaire
n° 50 B) (coll. Staudinger < Zool. Mus., Humboldt Univ., Berlin).
Description. — <$. Envergure : 66-74 mm; longueur des ailes antérieures : 40,5-42 mm.
Antennes : 31 articles. Palpes labiaux, front et dessus du thorax brun jaune, tarses brun noir, dessous
du corps et région anale brun orangé, face dorsale de l’abdomen noirâtre.
Ailes antérieures allongées, très larges, apex très saillant, bord externe rigoureusement droit, après la
concavité subapicale et tombant perpendiculairement sur le bord interne. Couleur fondamentale brun roux,
plus foncée vers l’apex et sur l’aire externe, une large éclaircie brun jaune sur l’aire médiane et sur le bord
distal de la rayure externe. Nervures finement soulignées de brun jaune. Rayure interne absente, rayure
externe grisâtre, très fine, légèrement préapicale (4 mm), droite, parallèle au bord externe et atteignant le
bord interne à environ 3 mm de l’angle interne. Tache discale noirâtre, allongée et étroite, perpendiculaire
â la Costa.
Aire périocellaire brun noir. Rayure externe noire, peu onduleuse, immédiatement suivie d’une étroite
bande submarginale brun noir, liserée distalement du brun jaune ; marge brune. Ocelle ovalaire formé d’un
gros point disco-cellulaire blanc dans un iris brun noir, peu distinct de l’anneau noir, lui-même suivi d’un
anneau jaune cuivré.
Face ventrale des ailes antérieures brun noir, passant au brun orangé sous la costa et vers l’apox; une
très large plage jaune vif occupe toute l’aire médiane et atteint le bord interne au niveau de CU 1 a. Ailes
postérieures brun orangé. Tache discale ovale; point pupillaire indistinct.
Armure génitale (fig. 56). — Extrémité de l’uncus en pointe très sclérifiéo et assez proéminente. Valves
volumineuses, à processus apical effilé, incurvé en direction de l’uncus; harpes longues et robustes. Gnalhos
à bord postérieur aigu, avec des formations latérales antérieures longues et très sclérifiées. Juxta très profon¬
dément concave à bords latéraux postérieurs très proéminents. Processus latéraux antérieurs du vinculum
très saillants, saccus étroit à extrémité aiguë. Pénis droit, relativement robuste; bulbus ejaculatorius beaucoup
plus court que l’aedeagus. Scléri fication du tergite 8 relativement large.
Ç. — Envergure : 86-104 mm; longueur des ailes antérieures : 48-58 mm.
Source : MNHN, Paris
116
CLAUDE LE MAI HE
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux bruns, front et dessus du thorax brun roux, tarses bruns des¬
sous du corps variant du brun au brun jaune, face dorsale de l’abdomen brun terne, passant au brun jaune
sur le bord postérieur des segments et vers la région anale.
Ailes antérieures allongées et remarquablement larges, apex saillant, généralement aiirn bord ext«m„
droit, tombant perpendiculairement sur le bord interne. Couleur fondamentale brun foncé avec un net o\
çage violacé sur l’aire médiane; aire externe brun foncé, passant au brun jaune sur les nervures et sur le hn^ï
distal de la rayure externe. Rayures violacées, l’interne très anguleuse et dirigée très obliquement en dehn*»
de la Costa vers le bord interne, l’externe préapicale (7 mm), droite, parallèle au bord externe Bande suhm»
ginale indistincte; largo bande médiane brun foncé, reliant la costa à M 3; tache discale rectanmilair»
allongée, étroite, perpendiculaire à la costa. 8 irG8
Aire périocellaire brun violacé : rayure externe noire, suivie d’une très large bande submanrinal
’iolacé. Zone marginale brun jaune. Ocelle ovalaire, anneau noir se confondant avec l’iris et suivi
brun violacé,
d’un anneau ou d’une large z
î jaune.
3 jaune cuivré.
Face ventrale brun noirâtre ou brun roux, avec généralement une éclaircie assez marquée sur la zo
marginale, mais sans la plage jaune vif très caractéristique du mâle. Rayures très estompées ou absente 6
bandes submarginalcs onduleuses, généralement nettes. Tache discale noire, très allongée et étroite P 0 t*t
point pupillaire blanc. '
Armure génitale (fig. 57). — Longueur des deux paires d’apophyses sensiblement égale. Plaque génitale
très étendue et présentant un repli très large, mais assez peu proéminent; ductus seminalis partiellement sclé-
rifio, extrêmement court. Bourse copulatrice assez longue; l’extrémité libro dos apophyses antérieures se
situe approximativement au niveau des deux tiers de la longueur de la bourse.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
117
Répartition géographique. Dates de capture. — Panama. Volcan de Chiriqui (Trôtsch).
Honduras (Draudt, 1929 : 737).
Colombie. Valle Gauca : Anchicaya, 1 000/1 400 m, II, IV, VII, IX à XI, Cascada, I (L. et L. Denhez).
Discussion. — Magnifique espèce caractérisée notamment par la forme très particulière des ailes
antérieures, par la position de la rayure externe, sur la face dorsale de ces ailes, ainsi que par la coloration
brune chez les exemplaires des deux sexes de l’aire périocellaire. Le mâle est remarquable par la présence
d’une large plage jaune, sur la face ventrale des ailes antérieures, particularité n’existant que chez trois
autres espèces du groupe d 'A. illustris : A. balachowskyi, A. gabriellae et, moins nettement, A. tristis.
Fie. 57. — Armure génitale Ç d'Automeris phrynon
Structure de l’armure génitale mâle voisine de celle des autres espèces du sous-groupe, mais les valves
sont beaucoup plus volumineuses, l’extrémité apicale du gnathos moins aiguë, avec des formations latérales
antérieures très développées et le juxta beaucoup plus profondément concave. La plaque génitale de la femelle
est particulièrement étendue et sclérifiée. Nous avons vu (page 72) que les caractères morphologiques sur
lesquels a été basée la création pour cette espèce du sous-genre Automeroides Michener apparaissaient très
secondaires, auprès de la similitude de structure de ses armures génitales mâle et femelle et de celles des espèces
précédentes.
Source : MNHN, Paris
118
CLAUDE LEMi
L’holotype d’d. phnjnon est un mâle presque entièrement jaune sur les deux faces, à l’exception d’une
zone brun jaune vers l’apex et sur la moitié supérieure de l’aire externe, l’ornementation de3 ailes anté¬
rieures étant réduite à la rayure externe gris clair ; on peut apercevoir également une trace d’ocelle très
estompée. Comme l’avaient pressenti Dhaudt (1929 : 737) et Bouvier (1936 a : 205), cet exemplaire n’est
qu’une extraordinaire variation individuelle d’d. orneates, nom sous lequel l’espèce a toujours été citée,
mais qui n’a pas la priorité. Les armures génitales des types sont rigoureusement identiques et A. orneates
doit être invalidé comme synonyme récent d’d. phnjnon.
A. orneates a été décrit d’après deux exemplaires, un mâle et une femelle, des mêmes localité et collec¬
tion; nous désignons comme leclotype l’exemplaire mâle figuré par Diiuce, conservé par le Zoologisches
Muséum à Berlin.
Sous-Groupe DAutomeris zurobara
Description. — Espèces de taille moyenne, envergure des mêles variant entre 59 et 86 mm, des femelles
dont seule colle d’d. zurobara est connue, entre 84 et 103 mm.
Antennes jaune rouille de 30 à 34 articles. Coloration du corps semblable à celle des espèces du sous-
groupe d’d. illustris, de même que la forme et l’ornementation des ailes antérieures. Aire périocellaire dos
ailes postérieures orange plus ou moins vif. La rayure externe do ces ailes, noire, lunulaire, peut être ou non
liseréo de part et d’autre et, dans l'affirmative, plus nettement sur le bord proximal, de jaune, puis de noir
Bande submarginale plus ou moins nette, pouvant suivre immédiatement la rayure externe. Pupille ocellaire
de grosseur variable; iris gris brun clair ou brun foncé, anneau noir suivi ou non d’un anneau jaune; quand
celui-ci existe, il est finement liseré de noir.
Armure génitale <?. — Structure et, notamment, forme du gnathos, analogue à celle des espèces du sous-
groupe d’d. illustris, dont elle diffère essentiellement par la présence constante d’une grosse protubérance
sur la face dorsale de l’uncus, immédiatement en arrière du tegumen. Valves moins renflées. Juxta plus ou
moins profondément concave suivant les espèces.
Armure génitale 9-— S’apparente étroitement à celle des espèces du sous-groupe d’d. illustris
Répartition géographique — Mexique, Amérique centrale, Colombie, Vénézuéla, Guyane.
Tableau de détermination des espèces du sous-groupe
1. Petite pupille ocellaire (0 : 1,5-2,5 mm); rayure externe des ailes postérieures et anneau noir
de l’ocelle liserés très nettement de jaune, puis do noir . A. fletcheri
— Grosso pupille ocellaire (0 : 4-6- mm); les liserés jaunes de la rayure externe des ailes pos¬
térieures et de l’ocelle, quand ils existent, sont presque imperceptibles et, en tout
cas, jamais suivis de noir. A. zurobara
Automeris zurobara Druce
Automeris zurobara zurobara Druco (pl. 12, fig. 4)
Automeris zurobara Druce, 188G, Biol. Centr.-Americ., Lcpid. Ileter., 1, p. 177, n° 6, pl. 17, fig. 2 9.
Automeris zurobara Druce ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erdo, 6, p. 730, pl. 105, d 9.
Automeris zurobara Druce ; Schüssler, 1934, in Strand, Lcpid. Cat., 58, p. 375.
Automeris zurobara Druce ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 78, n° 33.
Automeris simplex Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 189, n° 124, pl. 2, fig. 4 (n. syn.).
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
119
Types. — zurobara Druce. Holotype : 1 $, Panama ( Ribbe) (coll. Staudinger) (disparu).
simplex Bouvier. Holotype : 1 «J, Costa Rica (genitalia c?, prèp. C. Lemaire n° 394 M. P.) Muséum, Paris).
Description. — <J. Envergure : 69-86 mm ; longueur des ailes antérieures : 38-46 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux bruns, fréquemment teintés d’orangé sur la face ventrale,
front et dessus du thorax brun foncé ou brun orangé, tarses bruns, dessous du corps et face dorsale de l’ab¬
domen orange.
Ailes antérieures peu allongées, apex très légèrement saillant, bord externe droit ou presque, peu oblique.
Couleur fondamentale gris beige terne, avec une légère éclaircie sur le bord distal de la bande submarginale.
Rayures à peine plus foncées que le reste de l’aile, liserées de beige jaunâtre sur leurs bords en regard, l’ex¬
terne légèrement préapicale (3 mm), droite ou concave. Rayure externe des ailes postérieures pouvant être
très finement liserée de jaune sur son bord proximal ; elle est séparée par un très étroit espace, de la même
teinte que l’aire périocellaire, de la bande submarginale brun foncé ou brun orangé ; une légère éclaircie
sur le bord distal de cette bande. Grosse pupille ocellaire ( a : 4-6 mm), assez allongée, semée de quelques
écailles blanches avec un net trait discal blanc ; iris brun clair, suivi de l’anneau noir qui peut être finement
liseré de jaune.
Face ventrale orange plus ou moins vif, généralement ombrée de brunâtre sur les ailes postérieures.
Rayures et bandes submarginales noirâtres, plus ou moins nettes.
Armure génitale. — Uncus surmonté dorsalement d’une forte protubérance ovoïde. Valves peu ren¬
flées, le bord interne de la Costa présente un lobe à extrémité aiguë. Juxta très profondément concave, â
bords latéraux postérieurs proéminents. Longueur du bulbus ejaculatorius sensiblement égale à celle de
l’aedeagus. Sclérification du tergite 8 réduite à une étroite bandelette.
$• — Envergure : 84-103 mm ; longueur des ailes antérieures : 45-55 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux, front et dessus du thorax brun orangé plus ou moins foncé,
tarses bruns, desssous du corps orangé brunissant, face dorsale de l’abdomen orange terne.
Apex des ailes antérieures aigu, à peine saillant, bord externe légèrement convexe. Couleur fonda¬
mentale variant du beige clair, un peu rosé, au brun, avec une nuance violacée sur l’aire médiane et la zone
marginale. Rayures brun foncé, finement liserées de gris violacé. Bande médiane large. Ornementation des
ailes postérieures semblable à celle du mâle ; bande submarginale plus large, son liseré distal clair bien
marqué ; pupille ocellaire un peu plus arrondie. Face ventrale brun orangé plus ou moins foncé, bandes sub¬
marginales très nettes.
Armure génitale. — Structure semblable à celle des espèces du sous-groupe d’A. illuslris ; chez
les exemplaires examinés, le repli de la plaque génitale est très large. Bourse copulatrice longue et volumineuse.
Répartition géographique. Dates de capture. — Mexique. Chiapas : La Granja, VII, VIII (C.C.
Hoffmann).
Guatémala. El Naranjo (R. Lichy).
Costa Rica.
Panama. Chiriqui (Ribbe).
Colombie. Villavicencio, VII, IX.
Vénézuéla. Carabobo : rio Borboruta, versant nord de la cordillère du Littoral, 250-675 m, IX, XII ;
Aragua, rio Choroni : Puerto Colombia, VII, Parc national Rancho Grande, route de Maracay à Ocumare
de la Costa, 1150 m, VIII ; District Fédéral : Caracas Nord, Parque Sanabria, 980 ra, VI, massif du Cerro
Naiguatâ, 720 m, VII à IX, XI (R. Lichy).
Trinidad. Port of Spain.
Discussion. — Bien que l’holotype femelle à’A. zurobara n’ait pas été retrouvé, il ne semble pas
qu’il puisse y avoir de doute sur l’identification de ce taxon. Les caractères mentionnés dans la description
originale et qui sont très apparents sur la figure de Druce (présence d’un liseré jaune sur le bord proximal
de la rayure externe des ailes postérieures, grosse pupille ocellaire, absence d’anneau jaune périocellaire
net) correspondent bien à l’insecte étudié ci-dessus. Seule la coloration est un peu différente ; la figure de
Source : MNHN, Paris
120
CLAUDE LEM
Draudt (1929 : pl. 105, d) la rend plus fidèlement. Or, elle est donnée pour représenter également l’holo-
type et, effectivement, les indications de Duaudt sur cet exemplaire (Panama, coll. Staudinger) s'accordent
bien avec celles de Dhuce.
Cette espèce présente une ressemblance frappante avec A. amoc.na ; l’ornementation est identique
et le seul caractère externe constant réside dans la forme de la pupille ocollairc. qui, surtout chez le mâle
est plus petite et plus allongée ; ce caractère s’atténue d’ailleurs chez 1a femelle dont la pupille est presque
aussi arrondie que chez A. amoena , mais avec toutefois un diamètre moyen sensiblement inférieur : 4 à 6 mm
au lieu de 5 à 9,5 mm. De plus, la rayure extorno des ailes antérieures est plus rapprochée de l’apex, la colo¬
ration do ces ailes est plus terne et plus uniforme chez le mêle et tend davantage vers le brun rougeâtre
violacé chez la femelle et, enfin, on note la présence plus fréquente d'un très fin liseré jaune sur le bord pro¬
ximal do la rayure externe et autour do l’ocelle.
La structure de l’armure génitale mâle est très différente, ce qui oxplique que les deux espèces
soient rangées dans deux sous-groupes distincts.
A. simplex Bouvier dont nous avons examiné l'holotype et l'armature génitale est un synonyme
récent à'A. z. zurobara.
Automeris zurobara gadouae Lemaire (n. comb.) (pl. 12, fig. 5)
Aulomeris simplex gadouae Lemaire, 19G6, Bull. Soc. eni. France, 71, p. 154.
Type. — llolotypo : 1 Vénézuéla, Bolivar, El Pao, 400 m, 4-VII-19G5 ( Mme A. Gadou) (geni-
talia (J, prép. C. Lemaire n° 916) (coll. C. Lemaire < Muséum, Paris).
Description. — <$. Envergure : 59-74 mm ; longueur dos ailes antérieures : 31-37 mm.
Fie. 58. — Armure génitale J d'Aulomeris mrobara gadouae l^m.iire
Antennes : 33 articles. Coloration du corps semblable à collo do la sous-espèce nominative. Orna¬
mentation identique, mais la teinte do la faco dorsale des ailes antérieures varie du gris beige terne au beige
rosé ou orangé ; rayure externe presque toujours concave.
Armure génitale (fig. 58). — Semblable à ccllo d il. z. zurobara, mais ensemble plus grêle.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
121
9. — Envergure : 84-88 mm ; longueur des ailes antérieures : 46-48 mm.
Antennes : 34 articles. Mêmes teinte et ornementation que la sous-espèce nominative. Apex des ailes
antérieures un peu plus saillant.
Armure génitale (fig. 59). — Semblable à celle de la sous-espèce nominative.
Répartition géographique. Dates de capture. — Vénézuéla. Bolivar : El Pao, 400 m, I, II,
V à XI ; Barinas : Barinitas, 400 m, V (Mme A. Gadou).
Fie. 59. — Armure génitale 9 d'Automeris lurobara gadouas Lemaire
Discussion. — Envergure moyenne des exemplaires mâles sensiblement inférieure à cello de la sous-
espèce nominative : 57-74 mm, contre 69-86 mm. Sur neuf mâles d’A. z. zurobara, du Vénézuéla septentrio¬
nal, le plus petit a une envergure de 74 mm, atteinte seulement par trois mâles d’El Pao sur quatorze. Chez
ces derniers, la couleur fondamentale des ailes antérieures est très fréquemment beige rosé ou orangé (sept
exemplaires sur quatorze), alors que la teinte des nombreux mâles examinés de la sous-espèce nominative
est constamment gris beige. Enfin, il n’existe aucun liseré jaune autour de l’ocelle et sur le bord proximal
de la rayure externe, au contraire des exemplaires de l’Amérique centrale et du Mexique où ces liserés sont
très nets.
0 564016 6
Source : MNHN, Paris
122
CLAUDE LEMAIIIE
Armure génitale mêle plus grêle. La séparation des femelles des deux-sous espèces est plus délicate •
l’envergure do cello d’A. z. gadouac est toutefois un pou inférieure : 84-88 mm, contre 84-103 mm.
Coexiste à El Pao avec A. amoena amoena.
Automeris fletcheri Lemaire (pl. 12, (ig. 3)
Automeris fletcheri Lemaire, 1966, Bull. Soc. ent. France, 71, p. 156.
Automeris fietcheri Lemaire, 1970, Ann. Soc. ent. France, ( N.S. ) 6 (.'!), p. 572.
Type. — Holotype : 1 cî, Guyane française, Saint Jean du Maroni (genitalia çj, prép. C. Lemaire
n° 126) (coll. Le Moult < coll. C. Lemaire < Muséum, Paris).
Description. — <J. Envergure : 75-85 mm ; longueur des ailes antérieures : 43-46 mm.
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux bruns, teintés d’orangé sur la face ventrale, front et dessus
du thorax brun foncé, tarses brun noir, dessous du corps orangé, abdomen orangé, un pou ombré de brun
sur la face dorsale. Ailes antérieures peu allongées, apex non saillant, bord externe droit. Couleur fonda¬
mentale brun beige, avec une nuance orangée, plus terne sur l’aire médiane et une très faible éclaircie sur
le bord distal do la bande submarginale. Rayures à peine plus foncées que le reste de l’ailo, finement liserées
d’argenté sur leurs bords en regard, l’externe nettement préapicale (4,5-6 mm), légèrement coudée vers
la base sous la Costa, droite ensuite, subparallèle au bord externes, avec le liseré argenté très marqué entre
la Costa et M 1. Bando médiane plus ou moins nette, reliant très obliquement la Costa 4 M 2. Bande submar
ginale estompée.
Aire périocellaire orange ou brun orangé. Rayure externe très lunulaire, liseron de part et d’autre
de jaune, puis do noir. Bande submarginalo très étroite et ostompéo. Très petite pupille ocellaire (0-15.
2,5 mm), barrée d’un trait disco-cellulaire blanc et plus ou moins recouverte d’écnilles blanches ; iris brun
noir ; anneau noir suivi d’un anneau jaune finement liseré de noir.
Face ventrale orange clair, franges brunes.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
123
Armure génitale (fig. 60). — Face dorsale de l’uncus surmontée d’une très forte protubérance. Valves
caractérisées par le développement de la Costa dont le bord interne présente un large processus renflé vers
l’extrémité apicale. Juxta évasé, peu profondément concave, à bords latéraux postérieurs peu saillants.
Saccus subtriangulaire très proéminent. Scarification du tergite 8 en bande assez large et très allongée!
?• — Envergure : 96 mm ; longueur des ailes antérieures : 50 mm.
Mêmes caractères que le mâle. Lisérés jaunes de la rayure externe des ailes postérieures très réduits,
absents du côté proximal, à peine perceptibles sur le bord distal.
Armure génitale. — Semblable à celle de l’espèce précédente, repli de la plaque génitale large et assez
court.
Répartition géographique. Dates de capture. — Guyane française. Saint Jean du Maroni.
VII, VIII (Le Moult) ; Territoire de l’Inini, Saül, X, Oyapock, Sikini, XI (A.S. Balacho.vsky).
Discussion. — Diffère d’A. zurobara par la position de la rayure externe des ailes antérieures, net¬
tement plus éloignée de l’apex, par la présence d’une ligne jaune ombrée de noir de part et d’autre de la
rayure externe des ailes postérieures et par la structure de l’ocelle : pupille beaucoup plus petite, iris plus
foncé, anneau périocellaire jaune, large et liseré de noir. Armure génitale mâle caractérisée par le très fort
développement de la protubérance de la face dorsale de l’uncus et par le renflement de la région costale
des valves. Juxta moins profondément concave que chez A. zurobara, sclérification du sternite 8 beaucoup
plus allongée.
Sous-Groupe D’Automeris randa
Description. — Espèces de taille très variable, envergure se situant entre 55 et 107 mm (mâles),
75 et 110 mm (femelles).
Antennes jaune rouille de 30 à 37 articles. Abdomen orange vif ou beige orangé clair. Rayure externe
des ailes antérieures peu éloignée de l’apex, presque toujours concave et s’écartant largement du bord externe.
Aire périocellaire orange. Rayure externe des ailes postérieures plus ou moins lunulaire, liserée de
jaune, nettement sur le bord proximal et très faiblement sur le bord distal ; bande submarginale orangée
ou brun orangé. Grosse pupille ocellaire coupée par un trait disco-cellulaire blanc, quand elle n’est pas entiè¬
rement recouverte d’écailles blanches. Présence assez fréquente chez les femelles d’une pupille accessoire,
parfois do deux. Anneau noir suivi d’un jaune souvent très large et diffus et pouvant recouvrir tout l’espace
compris entre la rayure externe et l’ocelle. Les liserés jaunes de la rayure externe et l’anneau périocellaire
sont rarement soulignés d’écailles noires, sauf chez A. moloneyi.
Armure génitale $. — Bord postérieur de l’uncus très sclérifié, présentant à son extrémité une pointe
légèrement recourbée ventralement ; face dorsale surmontée d’une petite protubérance ovoïde. Valves
relativement courtes, leur extrémité apicale se situant approximativement au niveau de celle de I’uncus.
Extrémité libre du gnathos aiguë. Juxta très profondément concave, à bords latéraux postérieurs très sail¬
lants. Saccus triangulaire, processus latéraux antérieurs du vinculum très proéminents. Sclérification du
tergite 8 en bandelette plus ou moins étroite et s’élargissant en général vers l’extrémité anale.
Armure génitale ?. — Même structure que dans les précédents sous-groupes. Apophyses postérieures
sensiblement plus longues que les antérieures. Plaque génitale très développée, formant au-dessus de l 'ostium
bursae un repli assez court occupant environ un tiers de la largeur du sternite ; latéralement, la sclérifica¬
tion atteint le tergite et elle s’étend très en avant, encadrant la zone membraneuse située dans le prolon¬
gement immédiat du repli. Ductus bursae membraneux, très court, mais assez évasé. Ample bourse copu-
latrice, son extrémité libre dépassant très largement celle des apophyses antérieures.
Répartition géographique — Mexique et Amérique centrale ; une seule espèce en Amérique
méridionale, A. andicola, connue de l’Equateur et du Nord du Pérou. 1
Taxonomie — Sous-groupe très homogène et particulièrement difficile à étudier, en raison de
la similitude de la structure des armures génitales mâles chez les diverses espèces considérées ; les seules
Source : MNHN, Paris
124
CLAUDE LEMAIRE
variations constatées ne portent généralement que sur les mensurations des armures, mais elles correspon¬
dent à la différence do taille des spécimens eux-mêmes. Los caractères externes sont très peu prononcés
et bien souvent, l’examen de grandes séries d’exemplaires permet seul de les mettre en évidence. Le statut
exact, spécifique ou subspécifique, de plusieurs taxa demanderait confirmation. L’observation des pre¬
miers stades et l’examen d’un matériel très nombreux en provenance de localités précises et variées per¬
mettraient certainement do résoudre les difficultés qui subsistent.
Tableau de détermination des espèces du sous-groupe
1. Grande taille (envergure : 83-110 mm) ; diamètres très élevés de l’ocelle (12-19 mm) ( 39 ) et
de la pupille (6-12 min). A. excreta
— Envergure (55-100 mm), diamèt res de l’ocelle (7-15 mm) et de la pupille (3-10 mm) infé¬
rieurs à ceux de l’espèce précédente . 2
2. Ailos antérieures très allongées, couleur fondamentale do la face dorsale de ces ailes gris
°l a ' r . A. randa
— Ailes antérieures peu allongées, couleur fondamentale de la face dorsale do ces ailes
généralement différente . 2
3. Jaune pcriocellaire bien délimité en un anneau très régulier, généralement suivi, sur son
bord distal, d’un fin liseré noir. Liseré proximal jaune de la rayure externe des ailes
postérieures presque toujours semé d’écailles noires. A. moloneyi
— Jaune périocellaire généralement dilîus et non semé d’écailles noires, liserés de la rayure
externe des ailes postérieures jaune pur . ^
4. Exemplaires (? (apex des ailes antérieures aigu et légèrement saillant) . A. tridens
— Exemplaires g (apex des ailes antérieures arrondi et non saillant) . g
5. Envergure moyenne (exemplaires ^ : 72-74 rnm, exemplaires? : 80-85 mm), rayure externe
des ailes postérieures peu lunulaire . A. robresceos
— Petite taille (exemplaires <J : 55 mm, exemplaires $ : 75 mm), rayure externe des ailes
postérieures très lunulaire . A. andicola
Automeris randa Druco (pl. 13, fig. 1)
Automeris randa Druce, 1894, Ann. Mag. nat. Ilist., (G) 13, p. 179.
Automeris randa Druce ; Druce, 1897, Biol. Centr.-Americ., Lcpid., Hotcr., 2, p. 417, n° 3 (C), pl. 81, flg 4 «
5 9. ’
Automeris randa Druce ; ScuilssLEn, 1934, in Strànd, Lcpid. Cat., 58, p. 369 (part.).
Automeris randa Druce ; Bouvier, 1936, Ann. Sei. nat., Zool., (10) 19, p. 189, n° 123 (part.).
Automeris randa Druce ; Hoffmann, 1942, An .Inst. Biol., Mexico, 13, p. 238, n° 1426.
L’insecte cité et figuré par Draudt (1929 : 730, pl. 105, d 6) sous le nom d’A. randa Druce est A. excreta Draudt.
Type. — Lcctotype : 1 <J, Mexique, ncar Durango City ( Becker) (genitalia prép. C. Lemaire n° A32)
(coll. Godman-Salvin < British Muséum, N.H.). '
Description. — <?. Envergure : 84-89 mm ; longueur des ailes antérieures : 42-46 mm.
Antennes : 36 articles. Palpes labiaux brun noir, brun jaune ou brun orangé ; front brun orangé vif
ou gris beige ; dessus du thorax variant du brun foncé ou brun jaune, tarses bruns ; dessous du thorax orange
ou jauno beige ; abdomen beige orangé clair ou orangé.
(39) Diamètre de l’ocelle mesuré compte non tenu de l’anneau jaune, dont la diffusion eat aouvent très variable individuel-
leraent.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
125
Ailes antérieures très allongées, apex pas ou très peu saillant, bord externe droit et assez oblique.
Couleur fondamentale gris très clair avec assez fréquemment une nuance violacée sur l’aire médiane ; une
légère éclaircie sur le bord distal de la bande submarginale. Rayures brun clair, liserées de blanc jaunâtre
sur leurs bords en regard, l’externe préapicale (3-5 mm), nettement concave. Bande submarginale sans lobes
prédominents. Tache discale gris noirâtre. Bande médiane plus ou moins estompée.
Aire périoccllaire orange pâle. Rayure externe très faiblement lunulaire, liserée de part et d’autre
de jaune pâle ; bande submarginale orange ou brunâtre violacé. Diamètre de l’ocelle : 12-14 mm ; assez
grosse pupille ocellaire (0 : 5-6,5 mm), ovale pouvant être entièrement recouverte d’écaillcs blanches;
iris brun clair ou brun noir, anneau périocellaire jaune pâle parfois légèrement diffus face à la rayure externe.
Face ventrale jaune pâle ou orange clair, pouvant passer au beige sur les ailes postérieures. Rayures
externes des ailes antérieures orangées, des ailes postérieures orangées ou violacées ; bandes submarginales
indistinctes.
Armure génitale (fig. 61). — Voir description du sous-groupe. Bulbus ejaculatorius un peu plus long
que l’aedeagus.
?. — Envergure : 96-100 mm ; longueur des ailes antérieures : 51 mm.
Antennes : 36 articles. Palpes labiaux et front brun orangé ou gris beige, thorax brun foncé ou brun
clair, tarses bruns ou brun jaune, dessous du thorax orange plus ou moins vif ; abdomen jaune orangé clair
ou orange.
Ailes antérieures très allongées, apex légèrement saillant, bord externe un peu convexe ; bande
médiane nette. Le reste de l’ornementation, sur les deux faces, semblables à celle du mâle.
Source : MNHN, Paris
126
CLAUDE LEMAIRE
Armure génitale (lig. 62). — Voir description du sous-groupe. L’extrémité libre des apophyses anté¬
rieures se situe approximativement au niveau de la moitié ou du deuxième tiers de la bourse copulatrice.
Répartition géographique. Dates de capture.
(Becker) ; Jalisco : Guadalajara, V, VI (L. Diguet) ; San Lu
Balsas ; Morolos : Cuernavaca.
Cette espèce paraît propre :
Panama.
Unique. riuranpo : Victoria de Dui-ans,,
' 1 l,l °" : 1 emazunchale ; fiuemro : IguaW,
Mexique central «t oriental. Danca (1897 : «7) la cite par erreur de
Discussion. - L’espèce a été décrite par Druce d’après un mûle et uno femelle. Nous désien
ie lectotype l’exemplaire mâle qui portée uno étiquette rectangulaire impriméo avec la référence 97-M
(entré au British Muséum (N.H.) en 1867, coll. Godman-Salvin).
A. randa est aisément reconnaissable à la forme allongée des ailes antérieures ot à la coloration
très claire, do la face dorsale de ces ailes chez les exemplaires dos deux sexes. 8°*®,
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
127
Automeris excreta Draudt (pl. 13 fig. 2)
Automeris excreta Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde. 6, p. 732, pl. 107, c
Automeris excreta Draudt; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Gat., 58, p. 343.
-4u!o»«<?rt.s- macphaili forme excreta Draudt; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19. p. 130, n° 77.
Automeris excreta Draudt ; Hoffmann, 1942, Ann. Inst. Biol.. Mexico, 13, p. 238, n° 1429.
Automeris macphaili lorm'. excreta aberration grisea Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat.. Zool., (10) 19, p. 130, n°77
(n. Bjm.).
Cette espèce a été également citée et figurée par Draudt (1929: 730, pl. 105, d <J) sous le nom d’ A. randa Druce.
Types. — excreta Draudt. Lectotype : 1 c?, Mexique, Orizaba, ll-IX-1912 (genitalia £ prép. C. Lemaire
n° 952 B) (Zool. Mus., Humboldt Univ., Berlin).
excreta ab. grisea Bouvier. Lectotype : 1 Mexique, Orizaba, 1921 [A. Génin) (Muséum, Paris).
Description. — Envergure : 83-107 mm ; longueur des ailes antérieures : 45-47 mm.
Antennes : 37 articles. Palpes labiaux variant du brun foncé au beige rosé et à l’orangé ; front orangé,
dessus du thorax brun noir ou brun orangé, tarses beiges ou brun orangé ; dessous du thorax orange plus
ou moins vif, abdomen orange, avec assez fréquemment des poils jaunes sur la région anale.
Fie. 63. — Armure génitale <J d 'Automeris excreta Draudt
Ailes antérieures peu allongées ; apex saillant, bord externe droit, très peu oblique. Couleur fonda¬
mentale variant du gris beige clair, parfois rosé ou orangé, au gris brun foncé, avec toutes les nuances inter¬
médiaires ; une éclaircie grisâtre ou jaunâtre sur le bord distal de la bande submarginale. Rayures noirâtres
ou brunâtres, liserées sur leurs bords en regard de gris clair ou de jaune, l’externe préapicale (5-8 mm), concave.
Bande submarginale présentant deux lobes peu saillants ou une simple convexité entre CU lb et M3. Bande
médiane généralement estompée. Tache discale gris noirâtre.
Source : MNHN, Paris
128
CLAUDE LE!
Rayure externe des ailes postérieures faiblement lunulaire, liserée de jaune pur, nettement sur le
bord proximal et plus finement sur le bord distal ; bande submarginale brune, orange ou gris violacé, liserée
distalcment de grisâtre ou do jaune safran. Très grand ocelle ( 0 : 12-19 mm) et forte pupille oceilaire ( 0 :
6-12 mm), ovale, barrée d’un gros trait disco-cellulaire blanc et, parfois, accompagnée d’une ou de deux
petites pupilles accessoires ; anneau périocellaire jaune, de largeur très variable, bien délimité ou diffus
le jaune pouvant recouvrir tout l’espace qui sépare l’ocelle de la rayure externe.
Face ventrale généralement orange plus ou moins vif, pouvant passer au jaune safran sur la zone
marginalo dos deux ailes. Rayures externes orange ou violacées, bandes submarginales orange ou noirâ¬
tres, plus ou moins nettes.
Armure génitale (fig. G3). — Semblable à celle d’d. randa, mais plus robusto avec notamment dos
valves plus volumineuses. Bulbus ejaculatorius un peu plus long que l’aedcagus.
$. — Envergure : 98-110 mm ; longueur des ailes antérieures : 53-02 mm.
Antennes : 37 articles ; palpes labiaux bruns ou brun orangé, front brun orangé, dessus du thorax
brun ou brun orangé, torses brun noir ou brun orange, dessous du thorax orangé, abdomen orange, parfois
brunâtre sur la face ventrale.
Apex des ailes antérieures aigu et très saillant, bord externe droit ou légèrement convexe après
une brève concavité subapicale. Couleur fondamentale variant du gris brun foncé au brun rose avec une
nuance violacée sur Paire médiane et une légère éclaircie sur le bord distal de la bande submarginale. Rayures
noires, liserées de jaune sur leurs bords en regard ; bande médiane large et nette.
Ornementation des ailes postérieures semblable à celle du mâle, mais le liseré distal de la bande sub¬
marginale est gris clair ou beige orangé, jamais jaune. Enorme pupille oceilaire ( 0 : 7-12 mm), très fréquem¬
ment accompagnée d’une ou deux pupilles accessoires. ’
Face ventrale variant de l’orange vif au brun orangé, avec les ailes postérieures souvent plu 3 foncées
Rayures et bandes submarginales noirâtres ou brun orangé.
Armure génitale (fig. 64). — Semblable à celle d’A. randa, mais avec un développement plus accentué
des formations latérales de la plaque génitale vers Pavant du stcrnitc. Très ample bourse copulatrice
Répartition géographique. Dates de capture. — Mexique. Chiapas : Santa Rosa Comitân
IX (Dr. T. Escalanle) ; Oaxaca : Municipio Comaltepec, Vista Ilermosa, 1450 m, IX ; Guerrero • Veracruz •
Orizaba. ’ z :
Guatemala. Alta Verapâz, San Cristôbal Vcrapàz, 1400 m, VI, IX,'Baleu, 1350 m,VI IX Chimal
tenango, Municipio Acatenango, Quisache, 1750 m, II (U.C. Welling). 1
Discussion. — Espèce caractérisée par sa taille supérieure â celle de toutes les autres espèces du sou-
groupe (sur 24 exemplaires mâles, 2 seulement ont une envergure égale ou inférieure â 89 mm, maximum
constaté chez A. randa), la coloration extrêmement variée de la face dorsale des ailes antérieures' les dimen
sions de l’ocelle ( 0 supérieur à 14 mm chez 21 mâles sur 24) et de In pupille ( 0 supérieur à 6 mm chez 18
mâles sur 24). Il est exceptionnel que celle-ci soit entièrement recouverte d’écaillcs argentées comm
c’est le cas chez la majorité des exemplaires d’A. randa. Armures génitales des exemplaires des deux sexe
également plus robustes.
A. excréta a été décrit par Draudt d’après une série d’exemplaires mâles et femelles de sa collection •
le mâle que nous désignons comme loctotypc porte une étiquette rouge avec la mention .< synlypus » et une
étiquette de détermination de la main même de Dhauut. Il a probablement été déposé au Zoologisches
Muséum de Berlin avant la destruction de la collection Diiaiidt.
Cette espèce a été considérée â tort par Bouvieu (1930 a : 130) comme une « forme » d 'A. maephaili
Scliaus qui appartient au groupe d’A. belti (voir page 225).
Le nom d’A. maephaili excréta aberration grisea a été donné par Bouvieu à des spécimens femelles
dont le liseré distal de la rayure externe des ailes postérieures n’est pas jaune, mais gris. L’auteur n’ayant
pas précisé le nombre d’exemplaires sur lequel la description a été basée, nous désignons pour lectotype
une femelle du Mexique, Orizaba, portant une étiquette « type », conservée par le Muséum de Paris. H s’agit
d’une variation individuelle sans aucune valeur en nomenclature.
Source : MNHN, Paris
129
révision du genre Aulomeris
Automeris tridens (Herrich-Schâffer) (pl. 13, fig. 3)
Hyperchiria tridens Herrich-SchafTer, 1855, Samml. aussereurop. Schmett., 1, p. 10, Ammerk 24, n° 10. IdI
80], fig. 309 <J. 1 lF
Aulomeris tridens Herrich-Schaffer ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 373 ; id. 65, p. 721 (part.).
A A' Aulomeris lriden3 Herrich-SchafTer ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 186, n° 120, p. 179, fig. 23
Aulomeris tridens aberration nigra Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 187.
Source : MNHN, Paris
130
CLAUDE LEMAIRE
Types. tridj'/is Herrich-Schâffer. Holotype : 1 (J, « Brasil », [localité erronée], disparu ; néotype :
1 (J, Costa Rica {P. Serre) (genitalia <J, prép. C. Lemaire n° 1001 M.P.) (Zool. Mus., Humboldt Univ., Berlin).
tridens ab. nigra Bouvier. Holotype : 1 <?, Costa Rica (Muséum, Paris, ?) (disparu).
Description. <J. Envergure : 74-88 mm ; longueur des ailes antérieures : 40-46 mm.
Antennes : 30 articles. Palpes labiaux brun jaune ; front orangé ou jaune, dessus du thorax variant
du brun orangé ou jaune safran, palpes brun jaune ou brun orangé ; abdomen orange sur la face dorsale,
jaune sur la face ventrale.
Ailes antérieures peu allongées, mais apex légèrement saillant, bord externe un peu oblique, droit
après une faible concavité subapicale. Couleur fondamentale gris beige ou beige jaunâtre, avec une large
éclaircie jaune beige, généralement très contrastante, sur le bord distal de la bande submargianle. Rayures
brunâtres, liserées de jaune safran sur leurs bords en regard, l’externe légèrement préapicale (2-3 mm), droite
ou concave. Bande submarginale nette, avec deux lobes bien marqués entre CU lb et M3. Tache discale
gris noirâtre. Bande médiane plus ou moins estompée.
Rayure externe des ailes postérieures lunulaire, liserée de jaune sur les deux faces, bande submar¬
ginale brun orangé, liserée distalement de jaune safran. Grand ocelle ( 0 : 12-14 mm) ; grosse pupille ovale
( 0 : 5-6 mm) ; anneau noir, suivi d’un jaune largement diffus en regard de la rayure externe.
Face ventrale variant du jaune safran au beige orangé. Rayures externes et bandes submarginalea
celles-ci généralement très nettes, orangées. ’
Armure génitale (fig. 65). — Semblable à celle des deux espèces précédentes. Un peu plus grêle que
celle d\4. excreta, d’après les exemplaires examinés. Longueur du bulbus ejaculatorius sensiblement égale 4
celle de l’aedeagus.
$. — Envergure : 88-93 mm ; longueur des ailes antérieures : 50-51 mm.
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux bruns, front orangé, dessus du thorax ot tarses brun orangé
dessous du thorax orange ; abdomen orange, ombré de brunâtre sur la face dorsale.
Ailes antérieures allongées, apex aigu, légèrement saillant, bord extorne un peu convexe. Couleur
fondamentale brun rougeâtre, avec uno nuance violacée sur l’aire médiano, un fin liseré beige sur le bord
distal de la bande submarginale. Rayures brun foncé, liserées de jaune sur leurs bords en regard. Large
bande médiane. Tache discale presque eoncolore.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
131
Ornementation des ailes postérieures semblable à celle du mâle ; bande submarginale brun orangé,
liserée distalement de gris violacé. Très grosse pupille ocellaire (0:9 mm), avec ou sans pupille accessoire!
Face ventrale brun orangé ; rayures et bandes submarginales concolores, celles-ci bordées de jau¬
nâtre aux ailes antérieures, de gris violacé aux ailes postérieures.
Armure génitale (fîg. 66). — Semblable à celle des deux espèces précédentes.
Répartition géographique. — Costa Rica. San José, V ; Carillo ; Cachi.
Discussion. — Bien que le type soit perdu, l’espèce est aisément identifiable grâce à l’excellente
figure qui accompagne la description originale, mais la localité très imprécise (Brésil), citée par Herrich*
Schaffer, est certainement erronée; le mâle représenté est sans aucun doute originaire de l’Amérique
centrale, comme l’a déjà indiqué Bouvier (1936 a : 186) et il appartient au sous-groupe d’.l. randa . Il cor-
Fic. 66. — Armure génitale $ A'Automeris tridens (Herrich-SchàfTerl
respond très exactement à un insecte qui a été récolté en abondance à Costa Rica et dont il existe de grandes
séries dans les collections. Le mâle que, pour fixer l’espèce, nous avons choisi comme néotype, provient
de cette région ; il appartenait au Muséum national d’Histoire naturelle et a été donné au Zoologisches Muséum,
Humboldt Universitât à Berlin où, théoriquement se trouvent les types d’HERRicn-ScuAFFER.
A. tridens rappelle A. excreta, tant par la forme des ailes que par la coloration (cependant plus cons¬
tante) et par les diamètres relatifs, très grands, de l’ocelle et de la pupille. L’envergure est moindre, ne dépas-
Source : MNHN, Paris
132
CLAUDE LEMAIRE
sant pas chez le mâle 88 mm, dimension qui est un minimum chez A. excreta. 11 n’est pas exclu que ce dernier
ne soit une sous-espèce septentrionale d’A. tridens.
La localité erronée indiquée par Herricii-Sciiaffer est à l’origine de l’identification incorrecte
de ce taxon dans presque toute la littérature. Ainsi, l’espèce brésilienne citée et figurée sous le nom d’A.
tridens par Conte (190G : 175, pi. 18, fig. 5 Ç) et Duaudt (1929 : 731, pl. 108, c Ç) est toute autre et appar¬
tient vraisemblablement au sous-groupe d’A. bilinea.
Nous n’avons pu retrouver l’holotvpe mâle d’A. tridens aberration nigra qui se trouvait sans doute
au Muséum de Paris, d’après le contexte de la diagnose de Bouvier. Le nom doit être invalidé comme contre¬
venant à la règle de la nomenclature trinominale. La présence d’une frange noire à la suite de l’anneau jaune
périocollaire et du liseré jaune de la rayure externe des ailes postérieures laisse à penser que cet insecte
pouvait appartenir à une autre espèce.
Automeris rubrescens (Walkcr)
Automeris rubrescens rubrescens (Walkcr) (pl. 14, fig. 4)
Hyperchiria rubrescens Walker, 1855, List Spccim. Lepid. Ins. coll. Urit. Mus., 6 , p. 1281, n° 3.
Automeris rubrescens Walker ; Duaudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmctt. d. Erde, 6 , p. 730, pl. 105, d <î, 106
c ? (pari.).
Automeris rubi
s Walker ; Schüssli
in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 370 ; id., 65, p. 721 (part.).
Automeris rubrescens Walker ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nul., Zool., (10) 19, p. 186, n° 120 (comme svnonvmn
d’A. tridens). J •'
Automeris rubrescens (Walker) ; Hoffmann, 1942, An. Inst. Biol., Mexico, 13, p. 237, n» 1423 (confondu nvtu-
A. r. nopaltzin Schaus ?).
N.H.).
Typ®- — Lectotype : 1 Guatémala ( Sallé) (genitalia 3, prép. C. Lemaire n° A21) (British Muséum
Description. — <J. Envergure : 72-74 mm ; longueur des ailes antérieures : 40-41 mm.
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux brun jaune ou orangés, front orangé, dessus du thorax brun
jaune ou brun orangé, tarses brun violacé, dessous du thorax jaune safran ou orangé, abdomen jaune, teinté
d’orange sur la face dorsale.
Ailes antérieures peu allongées, apex non saillant, arrondi, bord externe droit ou légèrement convexe
et pas oblique. Couleur fondamentale gris brun, avec une largo éclaircie beige jaunâtre sur le bord dista)
Source : MNHN, Paris
révision du genre Aulomcris
133
de la bande submarginale. Rayures brunes, liserées de beige clair sur leurs bords en regard l’externe pou
preapicale (3 mm) et concave. Bande médiane plus ou moins nette. Tache discale gris noirâtre.
Rayure externe des ailes postérieures liserée de jaune sur chaque bord. Bande submarmnale brun
orangé, liserée distalement de jaune safran. Grand ocelle (0 : 10-12 mm) à forte pupille (0 : 4-6 mm) iris
brun, anneau jaune très diffus face à la rayure externe.
Face ventrale soit entièrement jaune, soit orange avec la zone marginale jaune : rayures ot bandes
submarginales généralement nettes, orange ou brun violacé.
Armure génitale (fig. 67). — Semblable à celle d’A. tridens. Longueur du bulbus eiaculatorius double
de celle de l’aedeagus.
$. — Envergure : 83-90 mm ; longueur des ailes antérieures : 47-50 mm.
Antennes : 33 articles. Palpes labiaux et front orangés, dessus du thorax brun orangé, tarses brun
violacé, dessous du thorax et abdomen orange.
Ailes antérieures plus larges que celles du mâle, mais peu allongées. Apex à peine saillant, bord externe
convexe. Couleur fondamentale brun rougeâtre, avec une éclaircie sur le bord distal de la bande submar¬
ginale et un glaçage violacé sur l’aire médiane. Rayures brunes, semées d’écailles jaunes sur leurs bords
en regard, l’externe concave ; large bande médiane. Tache discale brun foncé.
Fie. 68. — Armure génitale $ d ’Autonuris rubretetnt rubresoent (Walker)
Source : MNHN, Paris
134
CLAUDE LEMAIRE
Ornementation des ailes postérieures semblable à celle du mâle ; bord distal de la bande submargi¬
nale violacé, zone marginale brun orangé. Grosse pupille ocellaire (0 : 6,5 mm) pouvant être accompagnée
d’une ou deux pupilles accessoires.
Face ventrale brun orangé, plus foncée sur les ailes postérieures ; rayures externes très nettes, celle
des ailes antérieures brun violacé, des ailes postérieures brun noir.
Armure génitale (fig. 68). — Semblable à celle de l’espèce précédente.
Répartition géographique. Dates de capture. — Guatemala. El Naranjo, V ; Barbarena.
Discussion. — A. rubrescens a été décrit par Walker d’après 5 exemplaires, un mâle (cité par
erreur comme femelle) et une femelle du Guatémala et trois spécimens, rapportés avec doute à la même
espèce, cités des localités suivantes : Vénézuéla {Dyson), Caracas (Doubleday), Honduras (Dyson). Nous
désignons comme lectotype l’exemplaire mâle du Guatémala conservé par le British Muséum (N.H.) qui
porte une étiquette ronde, avec la référence 48-83, signifiant qu’il a été récolté par Sallé et acquis en 1848.
A été mis à tort par Bouvier (1936 a : 186) en synonymie d’/l. tridcns dont il diffère par la forme
des ailes antérieures, plus courte, avec le bord externe franchement convexe chez les exemplaires des deux
sexes et par l’absence de saillant apical chez le mâle.
Coexiste vraisemblablement au Guatémala avec A. excreta. Hoffmann (1942 b : 237) signale A.
rubrescens du Mexique, Chiapas. 11 s’agit probablement d’/l. r. nopaltzin, quoique l’auteur mexicain ait
considéré ce dernier comme une espèce distincte.
Automeris rubrescens nopaltzin Schaus (n. comb.) (pl. 14, fig. 3)
Automeris nopaltzin Schaus, 1892, Proc. zool. Soc. London, 1892, p. 290.
Automeris nopaltzin Schaus ; Draudt, 1929, in A. Seit/., Oross-Schmett. d. Erde, 6, p. 730.
Automeris nopaltzin Schaus ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 365.
Automeris nopaltzin Schaus ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 186, n° 120 (comme synonyme
d’d. tridcns).
Automeris nopaltzin Schaus ; Hoffmann, 1942, An. Inst. Biol., Mexico, 13, p. 238, n° 1424.
Automeris unilateralis Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 201, n° 141, pl. 3, fig. 6 d (n. syn.).
Types. — nopaltzin Schaus. Holotype : 1 $, Mexique, Veracruz, Paso do San Juan (genitalia Ç,
prép. J. Oiticica filho n° 4091) (coll. W. Schaus < U. S. National Muséum).
unilateralis Bouvier. Holotype : 1 <J, localité inconnue (armure génitale détruite) (coll. L. et J. de
Joannis < Muséum, Paris).
Description. — (J. Envergure : 58-80 mm ; longueur dos ailes antérieures : 37-42 mm.
Antennes : 30 articles. Coloration du corps et forme des ailes antérieures semblables & celles de la
sous-espèce nominative.
Diffère de celle-ci par une teinte plus variée (ailes antérieures pouvant passer du jaunâtre au beige
clair et au gris brunâtre et face ventrale du beige orangé au jaune) et par les dimensions généralement plus
réduites de la pupille (0 : 4 à 7 mm). Iris ocellaire plus ou moins foncé ; liserés de la rayure externe des
ailes postérieures et anneau périoccllaire jaune pur, diffus ou noir suivant les exemplaires.
<j>. — Envergure : 80-92 mm ; longueur des ailes antérieures : 44-52 mm.
Antennes : 30 articles. Forme peu allongée, apex aigu, légèrement saillant, couleur fondamentale
variant du brun rose au brun violacé. Très grosse pupille ocellaire et présence fréquente d’une ou deux pupil¬
les accessoires. Anneau périocellaire jaune généralement diffus.
Armure génitale. — Semblable à celle de la sous-espèce nominative chez les exemplaires des deux
sexes.
Répartition géographique. Dates de capture. — Mexique. Veracruz : Dos Amates, VIII, IX,
Catemaco, V, VIII à XI {Dr. T. Escalante), Paso San Juan, Misantla, Orizaba ; Oaxaca : Virgin Mary, 1850 m,
VIII, Municipio Comaltepcc, Soyolapan el Bajo, I (E.C. Welling)-, Chiapas : Santa Rosa Comitân, III,
VIII; Morelos : Yautepec, IV, IX {Dr. T. Escalante).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AlUOmeris J 3 J,
, ns Discussion. — A. nopaltzin a été décrit d’après une femelle et, par là même, son identification
dans ce sous-groupe très homogène est assez délicate. Les mâles de la localité typique et correspondant
certainement à 1 holotype, sont des A. rubrescens, dont ils présentent les caractères les plus marquants
la forme peu allongée des ailes antérieures et l’absence de saillant apical notamment, mais il diffèrent
de la sous-espece nominative par une plus grande diversité de coloration et par une envergure un Deu infé¬
rieure. A. nopaltzin n’est pas une espèce valable mais une sous-espèce à'A. rubrescens. *
Les exemplaires reçus de l’Etat de Morelos, Yautepec, présentent tous, sur la face dorsale des ailes
antérieures, une teinte dominante gris beige clair très uniforme, nettement différente de celle d’4 r rubres¬
cens où, seule la zone submarginale est claire, contrastant avec le reste de l’aile relativement sombre De*
îwpaitSn 3 ^ dCUX C0 ° rati0ns coexistent dans l’Etat de Veracruz d’où est originaire l’holotype d 'A. r.
Il résulte de l’examen de l’holotype mâle, bien qu’il ne porte aucune indication de localité et que
I armure génitale en ait été détruite, quM. unilatcralis Bouvier est un synonyme récent d’.4. r. nopaltzin.
Automeris moloneyi Druce (pl. 14, fig. 1 et 2)
Automeris moloneyi Druce, 1897, Biol. Centr.-Americ., Lepid. Heter., 2, p. 417, n° 3 (B), pl. 81. lig. 1 4, 2 V.
Automeris moloneyi Druce ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Érde, 6. p. 730.
Automeris moloneyi Druce ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 364.
Automeris moloneyi Druce ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 198, n° 135.
Automeris moloneyi Druce ; Hoffmann, 1942, An. Inst. Biol., Mexico, 13,’p. 238, n» 1425^
British'^Museum ^ C ^°j ype : 1 * British Honduras, Belize (A. Moloney) (coll. H. Druce < Hill Muséum <
Description. — J. Envergure : 61-74 mm; longueur des ailes antérieures : 32-40 mm.
. : u° articleS ' P ? lpeS ,abiaux orange ou brun orangé, front orangé, dessus du thorax variant
XC J l Une au bP ï? ° rangé plUS ° U m0,ns foncé ’ tarses bei 8 e jaunâtre ou bruns; dessous du thorax orange,
abdomen beige jaunâtre ou orange.
Source : MNHN, Paris
136
CLAUDE LEMAIRE
Ailes antérieures peu allongées, bord externe droit ou légèrement convexe, sans saillant apical. Cou¬
leur fondamentale variant du beige orangé clair au gris brun avec une éclaircie plus ou moins prononcée sur
le bord distal de la bande submarginale. Rayures brunâtres, liscrées sur leurs bords en regard de beige clair
ou de gris jaunâtre, l’externe préapicale (4 mm) et concave. Bande médiane plus ou moins nette. Petite tache
discale gri3 noirâtre.
Rayure externe des ailes postérieures liscrée de jaune sur chaque bord, avec un léger semis d'écailles
noires. Bande submarginale orange. Diamètre de l’ocollo : 7-11 mm; petito pupille occllaire ( 0 : 3-4- mm) à
trait disco-cellulaire blanc, très net; iris brun foncé, anneau jaune très finement cerclé de noir.
Face ventrale variant du jaune un peu orangé à l’orange plus ou moins vif, avec fréquemment, dans
ce cas, une zone marginale jaune très contrastante. Rayures externes orange ou noirâtre violacé; bandes
submarginales orangées.
Armure génitale (fig. 69). — Semblable à celle des deux espèces précédentes. Longueur du bulbus
ejaculatorius approximativement égale à celle de l’acdeagus.
$. — Envergure : 82 mm; longueur des ailes antérieures : 46 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux et front orangés, dessus du thorax et tarses brun orangé, dessous
du thorax et abdomen orange.
F10. 70. — Armure génitale $ d’/t utomerit moloneyi Drue*
Source : MNHN, Paris
iévision du genre Automeris
137
Ailes antérieures assez allongées, apex aigu, bord externe légèrement convexe. Couleur fondamentale
brun rouge avec un glaçage violacé sur l’aire médiane et une légère éclaircie sur le bord distal de la bande sub¬
marginale. Liserés jaunes des rayures très nets, bande médiane large, tache discale assez estompée Orne
mentalion des ailes postérieures semblable à celle du mâle; l’espace séparant l’ocelle de la rayure externe peut
etre entièrement recouvert d’un nuage noirâtre. Diamètre de la pupille : 4-6 mm. Face ventrale orange
Armure génitale (fig. 70). — Semblable à celle des deux espèces précédentes.
Répartition géographique. Dates de capture. — Honduras britannique. Belize (MoloneuY Stann
Creek District, Middlesex, VI ( E.C. Welling). J
A été signalé du Mexique, Campeche, par Hoffmann (1942 b : 238).
... u Disc «ssion. — A été décrit d’après deux spécimens, actuellement conservés par le British Muséum
( . .), récoltes au Guatémala, Belize, par Moloney. Nous désignons comme lectotypc l’exempl aire mâle.
i r caractérisée P ar sa taille relativement modeste, par la forme peu allongée des ailes antérieures
les faibles dimensions de la pupille, le diamètre réduit de l’ocelle lui-même, la présence autour de r..|ui-ci
d un anneau jaune bien délimité et fréquemment suivi d’un anneau noir très fin. Les liserés jaunes de la rn vure
externe sont semés d’écailles noires et la zone comprise entre cette ravure et l’ocelle peut être recouverte d’un
nuage noir.
Souvent difficilement séparable des exemplaires de petite taille d’.-l. rubrescens nopaltiin.
Automeris andicola Bouvier (pl. 14, fig. 5, pl. 15, fig. i)
Automeris andicola Bouvier, 1930, Bull. Hill Mus., 4, p. 32, n« 45, pl. 3, fig. 2 9 [ncc <j],
Automeris andicola Bouvier ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cut., 58, p. 335.
Automeris andicola Bouvier ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 188. n® 1
Automeris andicola Bouvier ; Lemaire, 1966, Bull. Soc. ent. France , 71, p. 153.
, •. r 5°l° typ ® : 1 5 ’ Pérou septentrional, versant ouest des Andes, 4 000 pieds, 1912 (A. E. Pratt)
(gemtalia ? prép. C. Lemaire n° A 70) (Hill Muséum < British Muséum, N.H.); néallotvpe : 1 <J, Equateur.
î>an Lduardo (F. Campos) (gemtalia prép. C. Lemaire n° 956 U.S.N.M.) (U.S. National Muséum).
Description. —<?. Envergure : 55 mm; longueur des ailes antérieures : 36 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux brun orangé, front et dessus du thorax roux oranré tn™» kr,,„
jaune, dessous du corps et face dorsale de l’abdomen orange pâle. R ’ tar8P9 brUn
0 564016 6
10
Source : MNHN, Paris
138
CLAUDE LEMAIRE
Ailes antérieures peu allongées, apex non saillant, bord externe légèrement convexe. Couleur fondamen¬
tale beige orangé. Rayures brunâtres, liserées de quelques écailles jaunes sur leurs bords en regard, l’externe
peu préapicale (2 mm) et légèrement concave. Bande submarginale présentant deux lobes prédominants entre
CU lb et M 3, tache discale à peine plus foncée que le reste de l’aire médiane.
Rayure externe des ailes postérieures très lunulaire, liserée de jaune sur les doux bords. Bande submar¬
ginale également lunulaire et bordée distalemcnt de blanchâtre. Diamètro do l’ocelle : 7 mm; pupille propor¬
tionnellement très forte (0:4 mm), avec un très net trait disco-cellulaire blanc et une petite pupille
accessoire; iris brun clair, anneau jaune pur très diffus occupant tout l’espace compris entre l’ocelle et la
rayure externe.
Face ventrale beige orangé, rayures externes et bandes submarginales brun rougeâtre.
Fie. 72. — Armuro génitale 9 d'Autonurit andicola Bouvier
Source : MNHN, Paris
révision du genre Autorneris
Armure génitale (fig. 71). — Ensemble beaucoup plus grêle que chez les espèces précédentes Bords
latéraux postérieurs du juxta très écartés; processus latéraux antérieurs du vinculum très proéminents par
rapport au saccus. Longueur du bulbus ejaculatorius approximativement égale au double de celle de l’aedea-
gus. Chez le seul exemplaire examiné, la sclérification du tergitc 8 est très courte mais relativement large.
$. — Envergure : 75 mm; longuour des ailes antérieures : 43 mm.
Antennes de l’holotype partiellement détruites. Palpes labiaux brun jaune, front brun clair, dessus
du thorax brun orangé, tarses bruns, dessous du thorax jaune orangé, abdomen orange sur la face ventrale,
brun orangé sur la face dorsale.
Ailes antérieures très peu allongées, apex à peine saillant, bord externe convexe. Couleur fondamentale
brun assez clair avec un glaçage gris violacé sur l’aire médiane. Rayures brunes, lisorées de jaune sur leurs
bords en regard, l’externe très fortement concave dans sa moitié subapicale, droite ensuite. Bande médiane
nette.
Aire périocellaire beige orangé clair. Rayure externe et bande submarginale très lunulaires, cette der¬
nière brun rougeâtre, liserée distalement de gris clair. Très forte pupille ocellaire {c :1 mm). Anneau pério¬
cellaire jaune pur, diffus en regard de la rayure externe.
Face ventrale gris noirâtre, plus foncée aux ailes postérieures et passant au jaune sur la zone marginale.
Rayures et bandes submarginales noirâtres très nettes.
Armure génitale (fig. 72). — Structure analogue à celle des espèces précédentes. Repli de la plaque
génitale très développé. Bourse copulatrice très longue, l’extrémité libre des apophyses antérieures se situe
approximativement au niveau du tiers de la longueur de la bourse.
Répartition géographique. — Pérou septentrional. Versant ouest des Andes, 1 300 m (A.E. Pratt).
Equateur. San Eduardo (F. Campos).
Seul représentant du sous-groupe en Amérique méridionale.
Discussion. Le mâle est caractérisé par son envergure réduite et par la couleur fondamentale,
boige orangé, de la face dorsale des ailes antérieures. Chez les exemplaires des deux sexes, la pupille ocellaire
est très forte par rapport au diamètre de l’ocelle et la rayure externe des ailes postérieures est très lunulaire,
de même que la bande submarginale de ces ailes qui est soulignée distalement de blanc ou de gris clair. L’ar¬
mure génitale mâle diffère de celle des espèces précédentes par la forme plus élargie du juxta et par la lon¬
gueur relative, sensiblement supérieure, du bulbus ejaculatorius.
Sous-Groupe d-A utorneris hamata
Description. — Espèces de tailles très diverses, l’envergure des mâles se situant entre 55 et 100 mm,
des femelles entre 70 et 100 mm.
j Antennes jaune rouille ou jaune noirâtre de 27 à 37 articles, face dorsale de l'abdomen variant du jaune
à l’orange, au brun orangé, au noir et au gris.
Coloration fondamentale des ailes antérieures très variée, généralement gris beige chez le mâle, brun
rouge chez la femelle, mais parfois également jaune vif, gris clair ou brun noir. Rayure interne très anguleuse,
sauf chez A. rectilinea, rayure externe droite ou concave, plus ou moins éloignée de l’apex. La bande submar¬
ginale qui, lorsqu’elle existe, présente presque toujours deux lobes prédominents entre CU lb et M 2 est
absente chez A. rectilinea.
Aire périocellaire noire chez A. balachowskyi, orange plus ou moins vif chez toutes les autres espèces.
La rayure externe noire (orange foncé chez A. rectilinea), plus ou moins lunulaire, peut être ou non liserée
de jaune sur les deux bords et ce liseré, lui-même doublé ou non d’un trait noir ou mêlé d’écailles noires- elle
est immédiatement suivie de la bande submarginale ou en est séparée par un espace de la même teinte oue
1 aire périocellaire. Grosseur de la pupille ocellaire très variable; l’anneau noir peut être suivi ou non d’un
anneau jaune et celui-ci liseré ou non de noir.
Source : MNHN, Paris
140
CLAUDE LEI
Ornementation de la face ventrale semblable à celle des espèces des précédents sous-groupes, mais
coloration également très variable.
Armure génitale <?. — Structure moins homogène «pie dans les sous-groupes d’.l. illustris et d\4. randa.
Uncus toujours surmonté d’une très grosse protubérance, simple ou bifide; la pointe terminale très sclérifiée
existant dans les sous-groupes précédents est parfois absente. Longueur des valves très variable. Gnathos
triangulaire à extrémité postérieure aiguë. Juxta plus ou moins profondément concave à bords latéraux
antérieurs pas ou peu proéminents. Les autres pièces de l’armure semblables à celles des espèces des précédents
sous-groupes.
Armure génitale $. — Même structure que dans les précédents sous-groupes. Longueur des apophyses
postérieures égale ou un peu supérieure à celle des apophyses antérieures. Forme et longueur du repli de la
plaque génitale très variables. Partie membraneuse du duclus bursae pouvant être enveloppée dans une très
large poche, soudée à la face interne du sternitc.
Répartition géographique. — Du Mexique à la Bolivie, Vénézuéln, Brésil.
Tableau de détermination des espèces du sous-groupe
1. (exemplaires (J (ailes antérieures très falquées). 2
— Exemplaires (ailes antérieures pas ou peu falquées). 3
2. Aire périocellaire noire. A. balachowskyi
— Aire périocellaire orange. A. hamata
3. Anneau périocellaire jaune et liserés jaunes do la rayure externe dns ailes postérieures très
nets. 4
— Ces anneaux et liserés absents ou très faiblement indiqués. 6
4. Anneau périocellaire jaune, non suivi d’un noir, liserés de la rayure externe des ailes pos¬
térieures jaune pur. A. meridionalis
— Anneau périocellaire jaune suivi d’un noir, liserés jaunes de la rayure externe des ailes
postérieures eux-mêmes liserés ou semés d’écailles noires. 5
5. Rayure externe des ailes antérieures épaisse et soulignée sur son bord proximal, entre M 2
et la costa, d’un large trait pointillé argenté . A. goodsoni
— Rayure externe des ailes antérieures étroite et sans le trait pointillé précédent.. A. duchartrei
6. Rayure interne des ailes antérieures droite . A. rectilinea
— Rayure interne des ailes antérieures anguleuse . 7
7. Petite pupille ocellaire punctiforme ou, du moins, très étroite. A. chacona
— Grosse pupille ocellaire arrondie . 8
8. Exemplaires (J (couleur fondamentale des ailes antérieures jaune clair, au moins sur la zone
marginale) . A. jucunda
— Exemplaires (couleur fondamentale des ailes antérieures beige orangé). A. tamsi
Automeris hamata Schaus (pl. 15, fig, 2)
Automcris hamata Schaus, 2-IV-1906, Proc. U.S. Nat. Mus., 30, p. 90.
Automeris hamata Schaus ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schinett. d. Erde, 6, p. 737.
Automeris hamata Schaus ; Sciiüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 346 ; id., 65, p. 718.
Automeris hamata Schaus ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 194, n«* 133.
Automeris hamata forme columbiana Draudt, 1929, in A. Sfi-
(nom préoccupé par Automeris columbiana Bouvier, Mil. i.ncyci.
(n. homon., n. syn.).
Gross-Schmelt. d. Erde, 6, p. 738, pl. 110, c 3
l., (B) 3, Lepidoplera, 2, p. 23, pl. 2, fig. 5 $)
Source : MNHN, Paris
révision ru genre Automeris
141
Automeris hamata forme columbiana Draudt ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 346.
Automeris hamata forme columbiana Draudt ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 195, n° 133.
Automeris hamata forme panamensis Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 738 (nom préoccupé
par Automeris larra forme panamensis Draudt, 1929, id., p. 728, pl. 106, c S) (n. homon., n. syn.).
Automeris hamata forme panamensis Draudt ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 346.
Automeris hamata forme panamensis Draudt ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 195, n° 133.
Automeris angulatus Conte, [31-XII]-1906 ( 40 ), Ann. Lab. Et. Soie, 12, p. 179, pl. 19, fig. 5 <?.
Automeris angulatus Conte ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 737 (comine synonyme
d’/l. hamata).
Automeris hamata forme angulatus Conte ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 346.
Automeris angulatus Conte ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 194, n° 133 (comme synonyme
d’/l. hamata).
Automeris insolens Bouvier, 1927, Encycl. ent., (B) 3, Lepidoptera, 2, p. 16, pl. 1, fig. 3 et 5 $.
Automeris insolens Bouvier ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 737 (comme synonyme
d 'A. hamata).
Automeris hippodice Maassen, in litteris ; cité par Draudt (1929 : 737) comme synonyme d’.-t. hamata.
Types. — hamata Schaus. Holotype : 1 <$, Costa Rica, Tuis (genitalia prép. J. Oiticica filho n°4073)
(coll. W. Schaus < U.S. National Muséum, type n° 9461).
hamata forme columbiana Draudt. Holotype : 1 <?, Colombie occidentale, Bella Vista (coll. Niepelt)
(vraisemblablement disparu).
hamata forme panamensis Draudt. Holotype : 1 <?, Panama, Chiriqui (genitalia 3, prép. C. Lemaire
n° 1189 B) (coll. Bang Haas < Zool. Mus., Humboldt Univ., Berlin).
angulatus Conte. Holotype : 1 <J, Pérou, [Loreto], Pebas (genitalia prép. C. Lemaire n° 414 M.P.)
(coll. Ch. Oberthür < Muséum, Paris).
insolens Bouvier. Holotype : 1 $, Colombie, Bogotà (Apollinaire-Marie) (genitalia $, prép. C. Lemaire
n° 462 M.P.) (Muséum, Paris).
Description. — Envergure : 61-81 mm; longueur des ailes antérieures : 30-41 mm.
Antennes : 31 articles. Palpes labiaux brun noir, front orangé, dessus du thorax brun orangé, tarses
brun noir, dessous du thorax et abdomen orange vif.
Ailes antérieures très falquées, apex très saillant, bord externe concave. Couleur fondamentale beige
brun avec une nuance jaunâtre ou orangée; bande submarginale et surtout aire médiane plus sombres. Rayures
brun noir, l’interne formant un angle droit très net sur le cubitus, l’externe très préapicale (6-8 mm), concave,
liserée proximalement d’écailles argentées entre la Costa et M 2. Large bande médiane brun foncé, diffuse.
Tache discale noirâtre, assez étroite.
Aire périocellaire orange. Rayure externe lunulaire, liserée de jaune, puis de noir sur les deux bords;
très étroite bande submarginale orange. Pupille ocellaire punctiforme ou presque; iris brun foncé, anneau
périocellaire jaune suivi d’un noir, très fin.
Face ventrale rouge orangé vif, les ailes postérieures plus sombres. Rayures externes noires, bordées
chacune, sous la costa, d’une tache noirâtre semée d’écailles argentées. Bandes submarginales indistinctes.
Armure génitale (fig. 73). — Uncus à bord postérieur arrondi, dépourvu de pointe sclérifiée, il est
surmonté dorsalement d’une très grosse protubérance simple. Processus apical des valves incurvé perpendicu¬
lairement à l’uncus; harpes très robustes et effilées. Gnathos étroit à extrémité postérieure très fine, avec
des formations latérales antérieures très développées. Juxta très profondément concave, à bords latéraux
postérieurs droits, très rapprochés, non proéminents. Saccus étroit, à peine plus long que les processus laté¬
raux antérieurs du vinculum. Le pénis, vu latéralement, est sinueux et présente, prés de son extrémité pos-
(40) Voir nota infrapaginale 7, page 6.
Source : MNHN, Paris
142
CLAUDE
térieure, un renflement sur le bord dorsal; longueur du bulbus ejaculalorius approximativement égale à celle
de l’aedeagus. Bord postérieur du sternite 8 concave. Sclérification du tergite 8 assez large, à bords latéraux
légèrement saillants vers l’extrémité anale.
?■ — Envergure : 79-98 mm; longueur dos ailes antérieures : 42-49 mm.
Antennes : 36 articles. Palpes labiaux brun foncé ou brun orangé, front et dessus du thorax brun orangé
plus ou moins foncé; tarses brun noir; dessous du thorax et abdomen orange ou brun roux.
Ailes antérieures allongées, apex plus ou moins aigu et saillant, bord externe droit ou un peu convexe
Coloration sensiblement plus foncée que celle du môle; une nuance violacée sur l’aire médiane. Rayure externe
très préapicalo (7 mm), concave. Ornementation des ailes postérieures semblable ô celle du mâle. Bande sub¬
marginale brunâtre. Face ventrale brune, avec un reflet orangé; rayures et bandes submarginales Dettes-
semis d’écailles argentées pouvant occuper la totalité de la zone marginale, aux ailes postérieures notamment'
Armure génitale (fig. 74). — Apophyses postérieures un peu plus longues que les antérieures. Repli
de la plaque génitale étroit, plus ou moins allongé, à extrémité antérieure aiguë. Ductus bursac partiellement
sclérifié, enveloppé dans une large poche membraneuse, soudée au bord interne du sternite, d’où émane
l’ample bourse copulatrice.
Répartition géographique. Dates de capture. Nicaragua. Route de Managua à Rivas km 14
IX (M. Darge ).
Costa Rica. Tuis.
Panama. Chiriqui.
Colombie. Valle Cauca : Anchicaya, 1 000/1 400 m, I â XII (A. et L. Denlutz ); Relia Vista; Bogotâ.
Vênizuila. Bolivar : El Puo, 400 m, IV, VI, VII (Mme A. (iadou)\ District Fédéral : massif du Cerro
Naiguatd, 720 m, V à VIII, XII; Aragua : Rancho Grande, 1 150 m, I, V, VIII, XII, rio Choroni, Uraca
400 m, V, VI; Carabobo : rio Borborutn, 670 m, IV à IX, XII; Zulia : K usinera, 250 m, I ( R. Lichy). ’
Source : MNHN, Paris
revision du genre Automeris
143
Brésil. Parâ (A. M. Moss ); Amazonas : Sâo Paulo de Olivença, Benjamin Constant, Manicoré; Ron-
dônia : rio Mamoré, environs de Guajarâ Mirim, X (C. Moinier).
Fig. 74. — Armure génitale $ d’Automeris hamata Schaus
Equateur. Zamora, III; Zaruma, Machala, IV (L.E. Pena ); Oriente : rio Napo, Napo. I, rio Anzû,
Zarzayacu, I, Apuya, I (H. Descimon).
Pérou. Junin : La Merced, I à V; Huanuco : Tingo Maria, I, Rondos, XII (G. et L. Harris)- Loreto :
Pebas.
Bolivie. Santa Cruz, Province Ibaiiez, rio Espejo, 400 m, II.
Nous a également été signalé du Mexique, Chiapas : Santa Rosa, près Comitân, par le Dr. T. Esca-
lante (in litteris).
Biologie. — Voir 3 e partie, page 34.
Discussion. — Espèce très facile à identifier par la forme très falquée des ailes antérieures du mille
et par la position de la rayure externe de ces ailes, très éloignée de l’apex chez les exemplaires des deux sexes.
A. angulatus Conte et A. insolens Bouvier sont des synonymes récents d’A. hamata; cette synonvmie
a été établie par Draudt (1929 : 737), suivi par Bouvier (1936 a : 194) et elle est confirmée par l’examen
comparatif des holotypes. A. hamata forme columbiana Draudt et A. hamata forme panamensis Draudt sont
Source : MNHN, Paris
144
CLAUDE LEMAIRE
des homonymes primaires, respectivement d’A. columbianus Bouvier, 1927 et d’A. larra forme panamensis
Draudt, 1929. Ces deux « formes » que nous connaissons, la première par la figure de Draudt, la seconde par
Phototype mâle, dont nous avons examiné l’armure génitale, ne diffèrent en rien des exemplaires typiques.
Automeris balachowskyi Lemaire (pl. 15, fig. 3 et 4)
Automeris balachowskyi Lemaire, 1966, Bull. Soc. ent. France , 71, p. 155.
Type. — Holotype : 1 Vénézuéla, delta de l’Orenoque, rio Aguiro (ou Àcuro) (genitalia <J, prép.
C. Lemaire n° 335) (coll. Le Moult < coll. C. Lemaire < Muséum, Paris). *
Description. — £. Envergure : 68 mm; longueur des ailes antérieures : 32 mm.
Antennes jaune rouille foncé : 27 articles. Palpes labiaux beige orangé, front brun orangé, thorax et
tarses brun noir, abdomen noirâtre.
Ailes antérieures très falquées, apex très saillant, bord externe profondément concave sous l’apex
droit ensuite. Couleur fondamentale brun noir, nettement plus claire sur l’aire externe entre M 1 et le bord
anal. Rayures noires, l’externe peu préapicale (2,5 mm) et très concave. Bande submarginale très effacée
un léger semis d’écailles blanches sur le triangle préapical. Petite tache discale ovalaire brun noir. ’
Aire périocellaire noire, très fine rayure externe noire, liserée de jaune et de noir sur les deux bords
étroite bande submarginale brun noir, zone marginale brun orangé, Pupille ocellaire punctiforme, barrée'
d’un léger trait disco-cellulaire blanc; iris brun foncé se confondant avec l’anneau noir qui est suivi d’un anneau
vieil or, liseré de noir. au
Face ventrale brun orangé foncé, avec une très large plage jaune sur toute la moitié distale des ailes
antérieures, à l’exception des zones costale et subcostale; rayure externe de ces ailes réduite â un arc subcos
tal noir, celle des ailes postérieures presque indistincte.
Armure génitale (fig. 75). — Structure analogue à celle d’A. hamata , mais avec des mensurations plus
réduites et, en revanche, un plus fort développement relatif, du moins chez l’holotypo, de la protubéiance
dorsale de l’uncus. Bords latéraux postérieurs du juxta légèrement proéminents, plus écartés.
$. — Inconnue.
Répartition géographique. — Vénczucla. Localité typique.
L’holotype mâle est le seul exemplaire actuellement connu.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
145
Discussion. — Espèce proche d ’A. hamata par la forme très falquée des ailes antérieures et par la
disposition de l’ornementation. Coloration toute autre, en particulier de l’aire périocellaire et de la face ven¬
trale où il existe, aux ailes antérieures, une très large plage jaune très contrastante qui ne se retrouve que chei
trois Automeris, par ailleurs très différents : A. gabriellae, A. phrynon et A. tristis. La rayure externe, sur la
face dorsale des ailes antérieures, est nettement plus rapprochée de l’apex que chez A. hamata (2,5 mm au
lieu de 6-8 mm).
Automeris duchartrei Bouvier (pl. 16, fig. 2)
Automeris duchartrei Bouvier, 1936, Ann, Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 191, n° 128.
Automeris vergnei Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 192, n° 129 (n. syn.).
Types. — duchartrei Bouvier. Holotype : 1 <J, Colombie, environs d’Armenia, vallée du Quindlo,
1 800 m ( Mme Favre-Duckartre) (abdomen détruit) (Muséum, Paris).
vergnei Bouvier. Holotype : 1 <?, Pérou central, [Junin], rio Perené (genitalia <J, prép. C. Lemaire
n° 391 M.P.) (Muséum, Paris).
Description. — g. Envergure : 76-90 mm; longueur des ailes antérieures : 40-48 mm.
Antennes : 36 articles. Palpes labiaux brun noir semés de poils orangés, front brun orangé, dessus du
thorax brun noir ou brun orangé, tarses brun noir, dessous du corps et face dorsale de l'abdomen orange.
Fie. 76. — Armure génitale S d’Automeris duchartrei Bouvier (a-d) et variations de la protubérance de la face dorsale de l'uneu* («•*)
Source : MNHN, Paris
146
Ailes antérieures peu allongées, apex pas ou à peine saillant, bord externe droit, très peu oblique.
Couleur fondamentale variant du gris brun au gris beige orangé; une éclaircie plus ou moins marquée sur le
bord distal de la bande submarginale. Rayures fines, brunâtres, liserées de beige orangé sur leurs bords en
regard, l’externe légèrement préapicale (3-5 mm), généralement droite, parfois un peu concave. Mande submar¬
ginale nette; bande médiane souvent très estompée, un léger semis d’écailles argentées sur le triangle préapical.
Aire périocollaire orange vif. Rayure externe des ailes postérieures lunulajro, liserée sur chaque bord
de jaune, puis de noir, bande submarginale orange terne ou brun orangé, avec une éclaircie sur le bord distal
Grand ocelle, éloigné de la rayure externe, pupille généralement petite ( 0 : 2,5-4,5 mm, exceptionnellement "
6 mm) et marquée d’un net trait disco-cellulairc blanc, iris brun, anneau noir suivi d’un jaune, lui-même
finemont annelé de noir.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
:nre Automeris
147
Face ventrale orange vif. Rayures externes et bandes submarginales, celles-ci plus ou moins nettes,
brun orangé ou noirâtres.
Armure génitale (fig. 24 et 76). — Le bord postérieur de l’uncus présente une zone plus sclérifiée, mais
réduite et rarement en forme de pointe; il est surmonté d’une protubérance simple, de forme et de grosseur
très variables (fig. 76 e-k), à sommet arrondi. Valves longues et renflées, à processus apical grêle. Juxtatrès
large, profondément concave, à bords latéraux postérieurs plus ou moins saillants. Bulbus ejaculatorius un
peu plus long que l’aedeagus.
?. — Envergure : 89-105 mm; longueur des ailes antérieures : 48-58 mm.
Antennes : 37 articles. Palpes labiaux grisâtres, semés de poils orangés. Front orangé, dessus du tho¬
rax brun orangé, plus ou moins foncé, tarses brun foncé, dessous du thorax orangé, abdomen orange foncé,
parfois ombré de brunâtre sur la face ventrale.
Ailes antérieures peu allongées, apex légèrement saillant, bord externe un peu convexe. Couleur fon¬
damentale brun rougeâtre ou brun orangé, avec une éclaircie sur le bord distal de la bande submarginale.
Rayures liserées de blanchâtre ou de jaunâtre sur leurs bords en regard, l’externe préapicale (4 mm), droite,
blanc argenté et nettement interrompue sur les nervures entre la costa et M 2. Ornementation des ailes pos¬
térieures semblable à celle du mâle; bande submarginale brun orangé, liserée distalemcnt de gris violacé;
grand ocelle ( 0 : 11-17 mm). Face ventrale brun orangé; rayures brun foncé ou noirâtres, bandes submargi¬
nales nettes.
Armure génitale (fig. 77). — Apophyses postérieures sensiblement plus longues que les antérieures.
Plaque génitale s’étendant longuement vers l’avant sur le sternite, avec un repli beaucoup plus large que
chez A. hamata. Ductus bursae enveloppé dans une vaste poche membraneuse d’où émane une ample bourse
copulatrice.
Répartition géographique. Dates de capture. — Costa Rica. Orosi, 1 200 m ( Fassl): Tuis.
Vénézuéla. Amazonas : Yavita, 128 m, VIII (R. Lichy).
Colombie. Valle Cauca : Los Andes, 1 700 m, II, III, V, VII, IX à XII, Villa Carmelo, VII, Anchicaya,
1 000/1 400 m, VIII à XI, Calima, I, V, VII ( L et L. Denhez)-, Caldas : environs d’Armenia, vallée du Quin-
dio, 1 800 m (Mme Favre-Duchartre).
Equateur. Zamora, III ( L.E. Pena)\ Oriente : Topo, 1 400 m, IX (S.E. Velastegui).
Pérou. Junin : La Merced, IX à XI (G. et L. Harris), Chanchamayo, 700 m, I, V, San Ramôn, rio
Perené; Huanuco : Tingo Maria, 650 m, VI, XII.
Bolivie. La Paz : Coroico, 1 200 m (Fassl).
Discussion. — Par son ornementation, A. duchartrei rappelle les espèces du sous-groupe d'd. bilinea
(voir page 161), plus particulièrement A. cinctistriga et A. fieldi, avec l’une ou l’autre desquelles il coexiste
dans plusieurs localités. Il en diffère, outre la structure toute autre de l’armure génitale mâle, par le diamètre
supérieur de l’ocelle qui reste néanmoins bien isolé de la rayure externe et, par la netteté du trait disco-cellu-
laire que dissimule rarement le semis d’écailles blanches.
A. vergnei Bouvier dont nous avons examiné l’holotype mâle est un synonyme récent d’d. duchartrei.
Automeris goodsoni Lemaire (pl. 15, fig. 5)
Automeris goodsoni Lemaire, 1966, Bull. Soc. ent. France, 71, p. 155.
Type. — Holotype : 1 <£, Brésil, Amazonas, Rio Solimôes, Fonte Boa (genitalia <?, prép. C. Lemaire
n° 121) (coll. Le Moult < coll. C. Lemaire < Muséum, Paris).
Description. —<J. Envergure : 97 mm; longueur des ailes antérieures : 49 mm.
Antennes jaune rouille : 37 articles. Palpes labiaux brunâtres, front et dessus du thorax brun foncé,
tarses brun noir, dessous du corps orange, face dorsale de l’abdomen roux orangé.
Source : MNHN, Paris
148
CLAUDE LE MAI H K
Ailes antérieures allongées, apex non saillant, bord externe droit et assez oblique. Couleur fondamen¬
tale gris brun foncé, s’éclaircissant légèrement sur le bord distal de la bande submarginale. Rayures épaisses,
brun noir, l’externe préapicale (6 mm), droite, doublée d’un trait gris argenté entre la cosla et M 2. Bande
médiane large, tache discale noirâtre.
Aire périocellaire orange terne. Rayure externe noire, lunulaire, liserée de part et d’autre de iaun
puis de noir. Bande submarginale brun noir, bordée distalement do beige orangé. Ocelle de dimension movenif’
( 0:11 mm); petite pupille ( 0:2 mm), à net trait disco-cellulaire blanc; iris brun foncé, anneau noir suivi
d’un jaune terne, lui-même finement liseré de noir.
Face ventrale orange vif. Larges rayures externes noirâtres; bandes subinarginales très estompées
Armure génitale (fig. 78). — Structure voisine de celle d’A. duchartrci, mais lo bord postérieur do l’u
eus présente une sclérification beaucoup plus étendue avec une extrémité en pointe recourbée ventralement
Les valves sont moins renflées et plus allongées; chez Phototype elles sont garnies d’une petite épine scléri
fiée émanant de la zone interne membraneuse correspondant à la valvula, mais il est possible qu’il s’agiss
d’un caractère individuel. Le juxta est beaucoup moins profondément concave et ses bords latéraux posté¬
rieurs ne sont pas proéminents. Pénis plus effilé.
?. — Inconnue.
Répartition géographique — Localité typique.
Discussion. — Présente des affinités certaines avec A. duchartrri, mais, en plus des différences de
structure de l’armure génitale mâle, est caractérisé par une envergure sensiblement supérieure à celle des
plus grands exemplaires mâles de cette espèce. La rayure externo dos ailes antérieures, plus éloignée de l’apex
est, comme l’interne, particulièrement large et, de plus, elle prôsento un épais liseré argenté sur son bord proximai
entre la Costa et M 2. La coloration de la face dorsale et notamment de l’aire périocellaire est nettement plug
sombre.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
A utomeris
14!»
DU GENRE
Automeris meridionalis Bouvier (pl. 16, fig. 1)
B-B’-B” ' MOmeris meridionalis Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 188, n° 121, pl. 3, fig. 4 S, p. 179, fig. 23 .
(Muséum^Paris) LeCt ° type : 1 Vénézuéla > Mérida (Grisol) (genitalia prép. C. Lemaire n» 393 M.P.)
Description. <J. Envergure : 68-91 mm; longueur des ailes antérieures : 33-46 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux brun jaune, front orangé, dessus du thorax brun noir
orangé, tarses brun noir, dessous du thorax et abdomen orange.
brun
Ailes anterieures peu allongées, apex légèrement saillant, bord externe droit et un peu oblique. Cou-
eur fondamentale variant du gris beige au gris brun et au chamois orangé; une éclaircie sur le bord distal de
a bande submarginale. Rayures brunâtres, liserées de beige jaunâtre clair sur leurs bords en regard l’externe
légèrement préapicale (4 mm), droite ou concave. Bande médiane très estompée ou absente. Petit., 'tache dis¬
cale gris noirâtre.
«..Kmart ^,i pén0ce f r j e °, r . ange Vlf; ra . yure externe finement liscrée de jaune clair sur les deux bords; bande
Fortt nntil! ^ ° r , ange , aU brUn ° rangé et au gris noirâtre - avec une éclaircie sur le bord distal.
Hi«™ Œï? U : ■■ m i m) ’ ° va e ’ n0ire ’ avec généralement très peu d’écailles blanches, mais un net trait
disco-cellulaire blanc; iris brun, anneau périocellaire jaune pur, assez étroit.
. ventrale orange, avec parfois une éclaircie beige jaunâtre sur le bord distal des bandes submar¬
ginales qui sont généralement nettes. Rayures externes noirâtres ou brun orangé.
^t* mUTe 79)- Structure voisine de celle d’A. duchartrei, mais ensemble beaucoup plus
^firifiÏÏn7 ment j a pr ° tubérance de ,a face dorsale de runcus et ] es valves. Bord postérieur de l’uncus très
KiS™ f . me de P T ointe ’ J uxta P Ius lar ge, mais moins profondément concave, avec les bords latéraux nos.
téneurs proéminents. Longueur du bulbus ejaculatorius égale à une fois et demie celle de l’aedeagus.
?. — Envergure ; 93-99 mm; longueur des ailes antérieures : 52-54 mm.
dessouMiu’tlîm^ax^et^dom'en frange h' 31 ** ^ °'”“ gé ' dS “ U! ‘ th ° r “ 61 **"”
Source : MNHN, Paris
150
CLAUDE LEMAI1
Ailes antérieures peu allongées, apex très légèrement saillant, bord externe droit ou un peu convexe.
Couleur fondamentale brun rougeâtre ou brun orangé, avec une légère éclaircie sur le bord distal de la bande
submarginale. Rayures brun foncé, liserées de grisâtre ou de jaunâtre sur leurs bords en regard. Bande
médiane nette. Bande submarginale brun orangé, suivie d’une éclaircie sur son bord distal. Grosse pupille
ocellaire ( a : 6,5 mm). Face ventrale variant du brun foncé au brun orangé; bandes submarginales très nettes.
Fig. 80. — Armure génitale $ à’Automcris meridionalis Bouvier
Armure génitale (fig. 80). — Semblable à celle d'A. duckartrei, mais le ductus bursae, en grande partie
scléri fié, n’est pas, chez les exemplaires examinés, enveloppé dans une poche membraneuse rattachée à la
face interne du sternite. Bourse copulatrice moins ample.
Répartition géographique. Dates de capture. — Vénézuèla. Mérida, VIII, XI ( Grisol ); District
Fédéral : massif du Cerro Naiguatâ, 720 m, Caracas, Parque Sanabria, 980 m, V, X, Antlmano, 900 m, VI,
IX, X, route de Caracas à Colonia Tovar, El Junquito, 1 700/2 000 m, III, V, IX, X (R. Lichy); Aragua :
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
151
Parc nationsl Rancho Grande, 1 000/1 600 m, I, II, IV à VI, VIII, X (fl. Lichy, M. Schmid), La Victoria
1 700 m, IV à VII; Carabobo : San Esteban, 250/500 m, X, vallée du rlo Borboruta, 670 m.
Mexique. Puebla : Tehuacân, V (C.C. Hoffmann).
La capture au Mexique par Hoffmann d’une série d’exemplaires conservés par l’American Muséum
of Natural History, ne différant en rien des spécimens vénézuéliens, permet de penser que cet insecte existe
également en Amérique centrale.
Discussion. Très proche d’A. duchartrei et d’A. goodsoni par la structure des armures génitales
mâles, beaucoup plus grêles cependant. Diffère de ces deux espèces par l’absence totale d’écailles noires à la
suite de 1 anneau jaune de l’ocelle et sur les liserés de la rayure externe des ailes postérieures, ainsi que par
les dimensions bien supérieures de la pupille; sur celle-ci, les écailles blanches au lieu d’être groupées en un
semis très dense sont généralement peu abondantes et dispersées à la périphérie.
L’espèce a été décrite d’après une série d’exemplaires des deux sexes, originaires du Vénézuéla, Mérida
et appartenant au Muséum de Paris; nous désignons comme lectotvpe l’exemplaire mâle de cette série, dont
nous avons étudié l’armure génitale sous le n° 393 M.P.
Automeris jucunda (Cramer) (pl. 16, fig. 3 et 4)
Phalaena Attacus Jucunda Cramer, 1779, Uitl. Kapellen, 3, p. 96, pl. 249, fie. A à \nec Stoll 1781 m Cramih
id., 4, p. 126, pl. 356, fig. B $]. 1
Automeris Jucunda Stoll [sic] ; Kirby, 1892, A syn. cat. Lepid. Heter., 1, p. 778, n° 30 (part.).
Automeris jucunda (Cramer) ; Lemaire, 1966, Bull. Soc. ent. France , 71, p. 158.
. v A 1 * 0 ™™ [Automeris) jucunda (Cramer) ; Pinciion et Enrico, 1969, Faune AntiUes franc.. Papillons, p 242
pl. XXXI, fig. 1 (J. * r ' v •
Hyperchiria oblonga Walker, 1855, List Specim. Lepid. Ins. coll. Brit. Mus., 6, p. 1296. n» 18 (n. syn.i
Automeris oblonga Walker ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 732.
Automeris oblonga Walker ; Schüsslbr, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 367.
Automeris oblonga Walker ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 128, n° 75.
Hyperchiria junonia Walker, 1866, List Specim. Lepid. Ins. coll. Brit. Mus., 35, supp. 5, p. 1944.
Automeris junonia Walker ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 731, pl. 108, c g.
Automeris junonia Walker ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 358.
Automeris junonia Walker ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 79, fig. 6 D.
Automeris junonia (Walker) ; Fleming, 1945, Zoologica, 30 (2), p. 74.
Automeris junonia Walker ; Lemaire, 1966, Bull. Soc. ent. France, 71, p. 158 (comme synonyme d’A. jucunda).
d. Taf «■îfîfs'jrï f R ‘ Felder ’ 1874 ’ RCiSe d ' Novara ’ zooL Th - 2 < 2) - Lepid-. atlas, pl. 85. fig. 8 d, Erklflr.
Automeris titania Felder ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 731, pl. 108, c g.
Automeris titania Felder ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 373.
junonia) 1110 ™™ Felder 1 Bouvieb> 1936 > Ann ■ ScL nat -< Zo ° l •• ( 10 ) 19 - P- ’ 9 - "° 35 (comme synonyme d’A.
Io Divergeas Boisduval, 1875, Ann. Soc. ent. Belg., 18, p. 218, n° 17.
d’A jicund?)™ Divergens Boisduval i Kirb *. 1892, A syn. cat. Lepid. Heter., 1, p. 778. n» 30 (comme synonyme
Automeris divergens Boisduval ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 731.
Automeris divergens Boisduval ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 341.
Automeris divergens Boisduval ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 80, n° 37.
Automeris flavomarginatus Conte, 1906, Ann. Lab. El. Soie, 12, p. 165, pl. 16, fig. 2 5 (n. syn.).
Automeris flavomarginatus Conte ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6. p. 733.
Automeris flavomarginatus Conte ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 344 ; id., 65, p. 717.
Automeris flavomarginatus Conte ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 76, n° 30.
Automeris sinuatus Conte, 1906, Ann. Lab. Et. Soie, 12, p. 173, pl. 18, fig. 1 $ ( n . syn.).
Source : MNHN, Paris
152
CLAUDE LEMAIRE
Automeris sinuatus Conte ; Draudt, 1929, in A. Sfitz, Gross-Sclunctt. d. Erde, 0, p. 733.
Automeris sinuatus Conte ; Schüssler, 1934, in Stiiano, Lepid. Cat., 58, p. 372.
Automeris sinuatus Conte ; Bouvier, 193G, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 198, n° 134.
Automeris morescoides Bouvier, 1927, Encycl. cnt., (B) 3, Lcpidoptera, 2, p. 22, pl. 1, fig. 6 ÿ (n. syn.)
Automeris morescoides Bouvier ; Draudt, 1929, in A. Sfitz, Oross-Schmutl. d. Erdo, 6, p. 733 (comme syno¬
nyme d’A. flavomarginalus). 3
Types. — jucunda Cramer et divergens Boisduval, même spécimen. Loototypc : 1 Surinam (coll.
Rengers), exemplaire figuré par Ciiamer (1780 : pi. 249, fig. A ) (disparu).
oblonga Walker. Loototype : 1 <$, Colombie, Santa Fé de Bogota (genitalia <J, prép. C. Lemaire n° A 25
(coll. Pardzudaki < British Muséum, N.H.).
junonia Walker. Holotype : 1 <?, Colombie, Bogota (coll. Bircliall < British Muséum, N.H.).
titania C. et R. Felder. Holotype : 1 Panama (Salvin) (coll. Foldcr < Tring Muséum < British
Muséum, N.H.).
flavomarginatus Conte. Holotype : 1 ?, Nouvellt; Grenade, de Bogota à Bucnaventura, 14-XII-1877/
22-11-1878 (Dr. O. Thienne) (genitalia ?, prép. C. Lemaire n° 483 M.P.) (coll. Ch. Oborthii’r < Muséuin
Paris). *
sinuatus Conte. Holotype : 1 9, Nouvelle Grenade, Cauca, Juntas, fin 1897/1-1898 (M. de Mathan)
(genitalia 9, prép. C. Lemaire n° 484 M.P.) (coll. Ch. Oborthür < Mus éum, Paris).
morescoides Bouvier. Holotype : 1 9, Colombie, Bogotà (Apollinaire-Marie) (genitalia 9 préD C
Lemaire n° 464 M.P.) (Muséum, Paris). ’
Description. — Envergure : 56-72 mm; longueur des ailes antérieures : 30-36 mm.
Antennes : 33 articles. Palpes labiaux brunâtres ou brun jaune, front et dessus du thorax variant du
brun jaune au jaune vif, tarses jaunes ou grisâtres, dessous du corps jaune, faeo dorsale de l’abdomen jaune
parfois orange. 1 ’
Ailes antérieures très peu allongées, apex pas ou à peine saillant, bord externe droit, pas oblique. Cou¬
leur fondamentale des ailes antérieures en général entièrement jaune vif, mais pouvant se recouvrir partiel¬
lement ou entièrement de brunâtre légèrement violacé, sauf sur le bord distal de la bande submarginale
Rayures brunes, fréquemment effacées, en totalité ou en partie, chez les exemplaires jaunes, nettes chez
les exemplaires plus sombres où elles sont liscréos de jaune sur leurs bords en regard, l’externe préapicale
(4 mm), presque toujours concave. La bande submarginale est elle-même plus ou moins nette, elle l’est parti¬
culièrement chez les individus foncés où elle présente deux lobes à sommets tronqués entre CU lb et M 3
Bande médiane généralement absente. Petite tache discale brunâtre ou noirâtre, parfois réduite à un point
central et à une série de points marginaux brunâtres. P
Aire périocellaire orange, fine rayure externe noire, lunulaire, immédiatement suivio ou séparée par
un léger trait jaune de la bande submarginale orange. Zone marginale jaune. Franges concoloros grisâtres
ou orangées. Grosse pupille ocellaire (0 : 4-6 mm), oblongue, rarement semée d’écailles blanches le trait
disco-cellulaire blanc très fin est parfois absent; iris brun clair, unneau noir non suivi d’un jaune ’
Face ventrale jaune vif, fréquemment teintée d’orangé ou de violacé sur les ailes postérieures et plus
rarement, sur les ailes antérieures. Rayures orange ou violacées, très nettes, bandes subrnurginales absentes
ou très effacées, sauf sur les exemplaires les plus envahis dorsalcment de brun.
Armure génitale (fig. 81). — Très grêle. Bords postérieurs do l’unous arrondis et dépourvus de scléri-
fication en forme de pointe; protubérance do la face dorsale simple, longue et fine, recourbée vontralement
Valves courtes, présentant un renflement très sensible au point où elles s'incurvent perpendiculairement
vers l’uncus, processus apical falciforme. Juxta très légèrement concave. Longueurs respectives du saccus
et des formations latérales antérieures du vinculum très variables. Longueur du bulbus ejaculatorius environ
trois fois supérieure à celle de l’aedeagus.
9. — Envergure : 80-90 mm; longueur des ailes antérieures : 44-50 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux bruns ou brun orangé, front orangé, dessus du thorax brun clair
ou brun rougeâtre, tarses bruns, dessous du thorax et abdomen orange.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
153
Ailes antérieures très peu allongées, apex très légèrement saillant, bord externe convexe. Couleur
fondamentale variant du beige brun au brun rougeâtre avec fréquemment un glaçage violacé sur l’aire
médiane ; zone marginale plus claire et, chez beaucoup d’exemplaires, particulièrement contrastante d’où
la netteté des contours de la bande submarginale. Rayures brun foncé, liserées de jaunâtre l’externe très
ennenvo ’
Aire périocellaire orange, rayure externe parfois très finement et presque imperceptiblement liserée
de jaune. Très grosse pupille ocellaire ( 0 : 5-8 mm), iris brun clair, suivi de l’anneau noir qui peut présenter
un liseré jaune extrêmement étroit. Bande submarginale de la même teinte qu’aux ailes antérieures.
Face ventrale brun rouge ou brun orangé. Rayures brun noir ou brun orangé; bandes submarginales
plus ou moins nettes.
Armure génitale (fig. 82). — Apophyses postérieures un peu plus longues que les antérieures. Forme de
la plaque génitale assez différente de celle des espèces précédentes : l’extrémité antérieure du repli est tronquée
et, de part et d’autre de Yostium bursae, elle présente deux saillants encadrant une zone peu sclérifiée laissant
transparaître la section initiale, ampulliforme, du ductus bursae ; celui-ci est ensuite enveloppé dans une vaste
poche membraneuse, soudée à la face interne du sternite et d’où émane une très longue bourse copulatrice.
Répartition géographique. Dates de capture. — Panama.
Vénézuéla. Amazonas : Puerto Ayacucho, VIII (R. Lichy) ; Bolivar : El Pao, VI, VII X
(Mme A . Gadou) ; Monagas : Caripito, V, VII (R. Lichy , H. Fleming) ; District Fédéral : Cerro Naiguatâ
720 m ; Aragua : Uraca, 400 m, VI, VIII, Parc national Rancho Grande, 1150 m, IV ; Carabobo ■ San
Esteban, VIII, IX, XI (R. Lichy).
Petites Antilles. Ile de Grenade, monastère de Grenville, IX.
Surinam.
Colombie. Bogota ; Valle Cauca : Anchicaya, 1000/1400 m, III, VIII, IX IL. et L. Denhei\ • Cundi-
namarca : Sasaïma : Mnso I Fnxxh ' ’
0 564016 6
Source : MNHN, Paris
154
CLAUDE LEMAIRE
C’est certainement à tort que cette espèce a été citée du Mexique, Veracruz, par Hoffmann (1942
b : 238), et du Salvador par Schhoder (1955 : 209), sous le nom d’<4. junonia, sans doute confondue avec
une espèce du sous-groupe d’A. randa.
Fig. 82. — Armure génitale $ d'Aulomrris jucunda (Cramer)
Biologie. — Voir 3 e partie, page 35.
Discussion. — La plupart des exemplaires mâles sont caractérisés pur lu coloration dominante
jaune clair de l’abdomen et des ailes, sur les doux faces. Cependant, chez certains spécimens, les zones jaunes
peuvent, sur les ailes, être plus ou moins envahies par un lavis brunâtre et ainsi parfois limitées aux bords
en regard des rayures, au bord distal de la bande submarginale dos ailes antérieures et â la zone marginale
des ailes postérieures. C’est le cas du lectotype.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
genre Automeris
Le dimorphisme sexuel est très marqué : chez la femelle, l’abdomen n’est pas jaune mais orange
et, sur les ailes, la teinte dominante jaune est partout remplacée par un fond beige brun ou brun rougeâtre
assez clair, avec cependant, en général, de nettes éclaircies très contrastantes beige jaunâtre, sur les zones
marginales. La forme des ailes antérieures est plus arrondie que chez les autres femelles du sous-groupe
avec la rayure externe toujours nettement concave. ’
Cette espèce diffère aussi des précédentes par la grosseur de la pupille ocellaire, la coloration toujours
très claire de l’iris et l’absence d’anneau jaune autour de l’ocelle et de liseré jaune sur le bord proximal
de la rayure externe des ailes postérieures, chez les exemplaires des deux sexes.
Ne sachant pas sur combien d’exemplaires a été basée la description, nous désignons comme lccto-
type d A. jucunda, le mâle figuré par Cramer. Cet insecte, bien que médiocrement représenté est très recon¬
naissable, mais la coloration dominante, beige brun, des ailes antérieures, avec seulement quelques écailles
jaunes, n’est pas celle sous laquelle l’espèce est généralement connue ; elle a égaré les auteurs dont aucun
n a correctement identifié A. jucunda , sauf peut-être Kirby (1892 a : 778).
Hyperchiria oblonga Walker a été décrit d’après un mâle et une femelle de Santa Fe de Bogota
nous désignons comme lectotype l’exemplaire mâle conservé par le British Muséum (N.M.( qui porte une
étiquette ronde avec la référence 39-51-7-17 (entré en collection en 1839, coll. Pardzudaki). Il s’agit d’un
synonyme récent (l'A. jucunda, dont sont également synonymes Hyperchiria junonia Walker, Hyperchiria
titania C. et R. Felder, Automeris flavomarginatus Conte, A. sinualus Conte et .-1. morescoidcs Bouvier (les
trois derniers décrits d’après des exemplaires femelles) dont nous avons examiné les holotvpes.
La femelle figurée par Stoll (1781, in Cramer : 126, pl. 356, fig. B) sous le nom de Phalaena Attacus
jucunda appartient à une toute autre espèce, probablement A. godarlii (Boisduval). Boisduval l’a remarqué,
mais a conservé pour la femelle le nom de jucunda et a, sans raison, redécrit le mâle sous le nom d'iodiver-
gens qui a été très justement mis en synonymie d 'A. jucunda par Kirby (1892 a : 778). On ne s’explique
pas que les errements de Boisduval aient été perpétués par Conte (1906 : 171), Dru iu (1929 • 731)
Schussler (1934 : 341) et Bouvier (1936 a : 80).
Automeris jucunda pallida Bouvier, 1930 est un synonyme récent d 'A. bilinea bilinea (Walker)
(voir page 162).
Automeris tamsi Lemaire (pl. 17, fig. 2)
Automeris tamsi Lemaire, 1966, Bull, Soc. eut. France, 71, p. 157.
/ il w 11 *?,®' r HoIo ‘yP® : 1 s, Colombie, environs de Mamatoca (genitalia prép. C. Lemaire n° 167)
(coll. Le Moult < coll. C. Lemaire < Muséum, Paris).
Description. — <$. Envergure : 69 mm ; longueur des ailes antérieures : 33 mm.
Antennes de Phototype mutilées. Palpes labiaux beige clair, front et dessus du thorax brun orangé
clair, quelques poils jaunes à l’extrémité des tegulae ; tarses brun orangé, dessous du thorax et abdomen
orantre °
Ailes antérieures très peu allongées, apex non saillant, bord externe droit. Couleur fondamentale
beige brun orangé, zone marginale chamois orangé. Rayures noirâtres, liserées de jaune sur leurs bords en
regard, 1 externe préapicale (3,5 mm), concave. Bande submarginale bilobée entre CU lb et M3. Bande
médiane nette. Tache discale gris noirâtre.
Aire périocellaire orange ïif. Rayure externe lunulaire, liserée Irè. finement de jaune sur le bord
proximal et immédiatement suivie de l’étroite bande submarginale brun orangé. Grosse pupille ocellaire
(0:4 mm), semée de quelques écailles blanches, avec un trait disco-cellulaire blanc très net ; iris brun clair
anneau noir non suivi d’un jaune.
Face ventrale beige orangé, plus claire sur la zone marginale. Ravures et bandes submarginales brun
rougeâtre, très nettes. ' 8 n
ment nerT a =t (fig- 83). — Beaucoup plus robuste que celle d’A. jucunda ; elle en diffère notam¬
ment par la structure de 1 uncus qui présente sur son bord postérieur une petite pointe sclérifiée et oui est
surmonté d une très forte protubérance bifide. Valves beaucoup moins renflées à la base du processus^pical
Source : MNHN, Paris
156
CLAUDE LEMAIRE
qui est lui-même plus court et dont la courbure en direction de l’uncus est moins prononcée. Chez l’holotype,
la partie membraneuse de la face interne des valves, correspondant à la valvula, porte une petite épine
8clérifiée, mais il peut s’agir d’un caractère individuel. Formations latérales antérieures du gnathos très
longues et effilées. Concavité du juxta peu profonde, mais plus marquée que chez A. jucunda, avec les bords
latéraux postérieurs légèrement saillants. Saccus subtriangulaire, très court chez Phototype. Sclérification
du tergite 8 beaucoup plus large et allongée que chez A. jucunda.
Fie. 83. — Armure génitale $ d’Automeris lamsi Lemaire
$. — Inconnue.
Répartition géograplnque. — Cofombie. Localité typique.
Discussion. — Cette espèce rappelle A. jucunda par la structure de l’ocelle : très grosse pupille
iris très clair, anneau noir non suivi d’un jaune. Elle en diffère par la coloration de la face dorsale des ailes
antérieures et par la conformation de l’armure génitale mâle.
Automeris chacona Draudt
Automeris chacona chacona Draudt (pl. 17, fig. 4)
Automeris chacona Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 730, pl. 108, b <$.
Automeris chacona Draudt ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 338.
Automeris illustris forme chacona Draudt ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 74 n o 27
Type. — Holotype : 1 <J, Bolivie, La Paz, Chaco (genitaliu <?, prép. C. Lemaire n° 51 B) (Zool. Mus
Humboldt Univ., Berlin). ' *’
Description. — <J. Envergure : 83-98 mm ; longueur des ailes antérieures : 45-51 mm.
Antennes : 34 articles. Ailes antérieures allongées, apex très légèrement saillant, bord externe droit
et un peu oblique. Couleur fondamentale variant du gris brun terne au beige orangé, avec une très légère
éclaircie sur le bord distal de la bande submarginale. Rayures très estompées, presque concolores, liserées
de beige orangé terne sur leurs bords en regard, l’externe préapicale (4-6 mm), légèrement concave. Bande
médiane absente ou très effacée. Tache discale gris noirâtre, points marginaux noirs très marqués.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automcris
157
Aire périocellaire orange plutôt mat. Rayure externe noire, large, très lunulaire, avec souvent, sur
les bords, quelques traces, peu perceptibles, de jaune. Etroite bande submarginale orange terne ou brun
orangé, lunulaire, liserée distalement de beige orangé. Grand ocelle ( 0 : 13-17 mm), petite pupille étroite
et allongée (0 : 2 à, exceptionnellement, 6 mm), presque entièrement recouverte d’écailles blanches, iris
brun foncé ; anneau noir non liseré de jaune.
Face ventrale beige orangé plus ou moins vif, avec parfois un lavis noirâtre sous l’apex et sur l'aire
baso médiane des ailes postérieures. Rayures et bandes submarginales noirâtres ou brun rougeâtre.
Armure génitale (fig. 84). — Bord postérieur de l’uncus arrondi, dépourvu de pointe sclérifiéc, mais
surmonté d’une énorme protubérance bifide. Valves très longues et robustes, à processus apical relative¬
ment court. Formations latérales du gnathos peu allongées. Juxta peu profondément concave, à bords laté¬
raux postérieurs à peine saillants. Pénis robuste ; bulbus ejaculatorius sensiblement plus court que l'aedeagus.
?. — Envergure : 96 mm ; longueur des ailes antérieures : 54 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux et front orange, dessus du thorax brun orangé, tarses, dessous
du corps, face dorsale de l’abdomen roux orangé.
Ailes antérieures allongées, apex légèrement saillant, bord externe convexe après la brève conca¬
vité subapicale. Couleur fondamentale brun rougeâtre orangé, bande submarginale finement bordée de gris
jaunâtre. Rayures concolores, liserées de blanc jaunâtre sur leurs bords en regard. Bande médiane nette.
Aire périocellaire orange terne. Rayure externe très finement liserée de jaune sur chaque bord • bande
submarginale brun rougeâtre, bordée distalement de gris beige clair. Ocelle ovalaire à contour assez irré¬
gulier, anneau noir très finement liseré de jaune pâle.
Source : MNHN, Paris
158
CLAUDE LEMAIRE
Face ventrale beige orangé, avec une légère éclaircie sur le bord distal de la bande submarginale.
Rayures et bandes submarginales brun rougeâtre.
Armure génitale (fig. 85). — Apophyses postérieures sensiblement plus longues que les antérieures
Plaque génitale très large, présentant un repli relativement court et étroit, mais avec des sclérifications
latérales antérieures très développées encadrant la partie membraneuse du sternite, en avant de l’ostium
bursae. Ductus bursae enveloppé dans une large poche membraneuse d’ou émane la bourse copulatricc très
volumineuse mais sensiblement plus courte que chez A. jueunda.
Fie. 85. — Armure génitale Ç à’Automeris chacona chacona Draudt
Répartition géographique. Dates de capture. Holivie. La Pu/. : Chaco.
Pérou. Junin : Chanchamayo, IV à VI, IX à XI, l'arma, II, V à VIII, X, XI.
Discussion. — Espèce très distincte des précédentes et ressemblant étonnamment à A. illustris
La coloration des exemplaires mâles est néanmoins plus terne, sur la face dorsale des ailes antérieures dont
les rayures sont plus estompées, et sur l’aire périocellairo ; chez les spécimens des deux soxes, la ravure
externe des ailes postérieures est plus large et surtout beaucoup plus lunulaire et l’iris ocellaire moins sombre
Armure génitale mâle totalement différente de colle d'A. illustris.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
159
Automeris chacona cochabambae n. subsp. (p). 17, fig. 1 et 3)
Types. — Holotype : 1 Cockabamba, Chaparé, El Limbo, 2 200 m, 1V-1962 (genitalia <J, prép.
C. Lemaire n° 158) (coll. C. Lemaire < Muséum, Paris) ; allotype : 1 Ç, même localité, 2 000 m, II1-1962 ;
paratypes : 17 cJ, 5 $, même localité, IV-1961, I, III, V-1962, 18 12 $, Cochabamba, Carrasco, Sibcria,
1 650 m, X, XI1-1963, 1-1964 ; 4 Chaparé, Alto Palmar, 1 100 m, IV-1962, III-1967 (tous coll. C. Lemaire),
Description. — g. Envergure : 71-87 mm ; longueur des ailes antérieures : 37-46 mm.
Diffère du mâle de la sous-espèce nominative par son envergure sensiblement inférieure' : sur 50 exem¬
plaires, un seul atteint 87 mm, taille atteinte et dépassée par 10 mâles sur 13 d’A. c. chacona et 47 mesurent
moins de 83 mm, minimum observé chez ce dernier.
Coloration des ailes antérieures plus vive ; les liserés des rayures et de la bande submarginale se
détachent davantage sur le fond. L’aire périocellaire orange est moins mate et l'éclaircie distale de la bande
submarginale des ailes postérieures plus marquée. Diamètre de l’ocelle : 9,5-13 mm contre 13-17 mm chez
la sous-espèce nominative.
$. — Envergure : 84-104 mm ; longueur des ailes antérieures : 45-55 mm.
Tous les exemplaires femelles ont une coloration plus sombre que celle de la seule femelle de la sous
espèce nominative qui ait pu être examinée. Face dorsale de l’abdomen brun roux, parfois entièremeni
brune, avec seulement quelques poils orangé foncé; les liserés clairs, jaunâtres, des rayures et de la bande
submarginale des ailes antérieures sont larges et tranchent presque toujours très vivement sur le fond.
Bande submarginale des ailes postérieures brun foncé ou brun orangé, avec un liseré distal beige orangé
généralement très contrastant. Anneau noir de l’ocelle fréquemment suivi d’un fin liseré jaune pâle.
Armure génùale. — Semblable chez les exemplaires des deux sexes à celle de la sous-espèce nomi¬
native.
Répartition géographique. Dates de capture. — Voir spécimens typiques.
Discussion. — Diffère surtout de la sous-espèce nominative par l’envergure moyenne, très sensi¬
blement inférieure, des exemplaires des deux sexes et par la coloration beaucoup plus vive des exemplaires
mâles, notamment sur l’aire périocellaire. Ces caractères très tranchés ont été vérifiés sur des séries impor¬
tantes de spécimens des deux sous-espèces.
Automeris rectilinea Bouvier (pl. 18, fig. 2)
Automeris rectilinea Bouvier, 1927, Encycl. ent., (B) 3, Lepidoptera, 2, p. 21, pl. 2, fig. 2 o ■
Automeris rectilinea Bouvier ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 743, pl. lit A, d J.
Automeris rectilinea Bouvier ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 369; id. 65, p. 720.
Automeris rectilinea Bouvier ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 80, n° 36, p.69, fig. 6 E.
Automeris rectilinea forme attenuata Bouvier, 1930, Bull. Hill Mus., 4, p. 23, n° 25, pl. 1, fig. 6 7 ( nec pl. 2,
fig. 5, nec <î] (n. syn.).
Automeris rectilinea forme attenuata Bouvier ; SchUssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 369.
Automeris rectilinea forme attenuata Bouvier ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool.. (10) 19, p. 80, n° 36.
Automeris rectilinea var. immodicus Bouvier, 1930, Bull. Hill Mus., 4, p. 23, n° 25, note infrapagm.il. 1 ;n.
syn.).
Automeris rectilinea forme immodicus Bouvier ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 369.
Automeris rectilinea forme immodicus Bouvier ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 80. n® 36.
Types. — rectilinea Bouvier. Holotype : 1 sans localité (genitalia o. prép. C. Lemaire n°465M.P.)
(Muséum, Paris).
rectilinea forme attenuata Bouvier. Holotype : 1 Ç, Bolivie, Province del Sara, Département de Santa
Cruz, 450 m, XII {J. Steinbach) (Hill Muséum < British Muséum, N.H.).
rectilinea var. immodicus Bouvier. Holotype : 1 $, Brésil, Itu (genitalia Ç, prép. C. Lemaire n° 444
M.P.) (coll. J. et L. de Joannis < Muséum, Paris).
Description. — <J. Envergure : 55-60 mm ; longueur des ailes antérieures : 30-31 mm.
Source : MNHN, Paris
160
CLAUDE LEMAIRE
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux brun orangé, front gris clair avec des touffes de poils orangés
dessus du thorax gris clair, tarses bruns, semés de poils orangés, dessous du thorax gris clair, face dorsale
de l’abdomen gris clair ou gris orangé.
Ailes antérieures allongées, apex arrondi, non saillant, bord externe droit ou légèrement convexe
Couleur fondamentale gris clair très uniforme. Rayures brun orangé, liserées de blanchâtre sur leurs bords
en regard, l’interne droite, dirigée un peu obliquement en dehors, l’externe très préapicale (6-8 mm) paral¬
lèle au bord externe. Pas de bande submarginalo ni de bande médiane. Très petite tache discale arrondie
noirâtre. ’
Fig. 86. — Armure génitale $ d ’AutomerU reclilinea Bouvier
Aire périocellaire orange. Rayure externe un peu lunulaire, orangé foncé, séparée par un espace de
la meme teinte que l’aire périocellaire de la bande submarginale brun orangé ou brun violacé. Zone mar
grnale gris clair. Très grosse pupille ocellaire ( 0 : 4,5-6 mm), avec fréquemment une petite pupille acn»
soire ; iris brun clair, anneau noir non suivi d’un jaune. F 88
Face ventrale gris clair à l’exception de l’aire baso médiane des ailes antérieures orange. Ravniwa
brun orangé. Pas de bandes submarginales. 6 y
Armure génitale (fig. 86). — Bord postérieur de l’uncus arrondi, dépourvu do pointe sclérifiée surmonté
d une très grosse protubérance simple, à extrémité élargie et creusée sur la face dorsale par un sillon lomri?
tudinal peu profond. Valves assez grêles, à processus apical très court, légèrement incurvé en direction dè
1 uncus. Gnathos semblable â celui d’A. tamsi, mais avec des formations latérales antérieures beaucou
plus courtes. Juxta très peu évasé. Pénis grêle, bulbus ejaculatorius un peu plus court que l’nedeamia I nK ^
du bord postérieur du sternite 8 proéminents. s Des
Ç. — Envergure : 70-71 mm ; longueur dos ailes antérieures : 35 mrn.
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux, front et dossus du thorax gris clair, tarses gris orangé
du corps gris clair, face dorsale de l’abdomen gris orangé. ’
dessous
Ailes antérieures allongées, bord externe convexe, mêmes teintes et ornementation que le mâl
Rayure externe légèrement sinueuse, très éloignée de l’apex (8 mm). Rayure externe des ailes postérieure
séparée de la bande submarginale par un espace gris clair. Face ventrale gris orangé pâle, s’obscurcissant
un peu sur l’aire externe. ’ 801
Armure génitale (fig. 87). — Nettement différente do celle des espèces précédentes. Les deux paire
d’apophyses de longueur sensiblement égale. Plaque génitale réduite n’atteignant pas latéralement le ste *
nite mais encadrant l 'ostium bursae au-dessus duquel elle no forme qu’un très léger repli. Ductus bur *
très sclérifié sur sa face ventrale ; bourse copulatrice relativement courte, son extrémité libre se situe °*
niveau de celle des apophyses antérieures. au
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
161
Répartition géographique. Dates de capture. — Brésil. Goiâs : Municipio Vianôpolis, Ponte
Funda, X, XI {N. Tangerini) ; Minas Gérais : Uberaba ; Sâo Paulo : Itu.
Bolivie. Département de Santa Cruz, Province del Sara, XII (J. Steinbach).
Fig. 87. — Armure génitale ? d 'Automeris rectilinea Bouvier
Discussion. — Espèce très particulière, différant notamment de toutes celles du groupe d’X. iüustris
par la coloration gris clair du thorax, par le tracé rectiligne de la rayure interne des ailes antérieures et par
la coloration orange de la rayure externe des ailes postérieures. Se rattache néanmoins au sous-groupe
d'A. hamata par la structure de l’armure génitale mâle.
Les holotypes d’A. rectilinea forme attenuata Bouvier et A. rectilinea var. immodicus Bouvier sont
l’un et l’autre des exemplaires femelles qui ne peuvent même pas être considérés comme des variations
individuelles. Les deux noms doivent être invalidés comme contrevenant à la règle de la nomenclature
trinominale.
Sous-Groupe D'Automeris bilinea
Description. — Espèces de taille moyenne ou assez grande ; envergure des mâles variant entre 60
et 95 mm, des femelles entre 75 et 120 mm.
Antennes jaune rouille, parfois noirâtres, de 31 à 36 articles. Coloration et ornementation semblables à
celles des deux sous-groupes précédents; face dorsale de l’abdomen et aire périocellaire orange, sauf chez deux
espèces : A. midea, où la face dorsale de l’abdomen (exemplaires des deux sexes) et l’aire périocellaire (exem¬
plaires mâles) passent au brun orangé plus ou moins foncé et au brun noir et .4. g abriellae, où l’abdomen et
1 aire périocellaire (exemplaires des deux sexes) sont brun noir ou noirs, le mâle de cette dernière espèce,
présentant en outre, sur la face ventrale des ailes antérieures, une grande plage contrastante jaune vif.
Source : MNHN, Paris
162
CLAUDE LEMAIRE
Les espèces du sous-groupe présentent en commun les caractères externes suivants qui, d’ailleurs
se retrouvent, mais pas avec la même homogénéité, dans plusieurs autres sous-groupes : rayure externe de la
face dorsale des ailes postérieures doublée de part et d’autre, mais plus nettement sur le bord proximal,
d’une ligne jaune, liserée de noir, pupille ocellaire punctiforme ( es : 1-2 mm), anneau noir de l’ocelle suivi
d’un jaune lui-même finement auréolé de noir.
Armure génitale <$. — Uncus à bord postérieur régulièrement arrondi, dépourvu de sclérification en
pointe et toujours surmonté dorsalement d’une très grosse protubérance, analogue à celle observée dans le
sous-groupe d’A. hamata, simple ou fréquemment bifide. Gnathos en plaque transversale rectangulaire avec
des formations latérales antérieures moins sclérifiées et fréquemment dissimulées par la très forte pièce médiane
Juxta pas ou très peu concave. Bords postérieurs du sternite 8 assez largement échancrés. Sclérification du
tergite 8 en étroite bandelette.
Armure génitale Ç. — Structure analogue à celle des espèces dos sous-groupes précédents; le repli de
la plaque génitale, de longueur variable est étroit, son bord postérieur n’occupant pas toute la largeur de la
sclérification, mais seulement son tiers médian. Ductus bursae partiellement sclérifié. Ample bourse copula-
trice; son extrémité libre dépasse très sensiblement celle des apophyses antérieures.
Répartition géographique — Venezuela, Guyane, Brésil et de la Colombie à la Bolivie.
Tableau de détermination des espèces du sous-groupe
1. Face dorsale do l’abdomen brun noir ou brun orangé terne. 2
— Face dorsale de l’abdomen orange vif (parfois grisâtre chez A. bilinea) . g
2. Exemplaires $ (une éclaircie jaune vif sur la face ventrale des ailes antérieures). Exem¬
plaires des deux sexes : aire périocellaire noire . A. gabriellae
— Exemplaires $ (pas d’éclaircie jaune vif sur la face ventrale des ailes antérieures, colo¬
ration de l’aire périocellaire variant du brun orangé foncé au noir). Exemplaires ?
(aire périocellaire orange) . A. midea
3. Rayure externe des ailes postérieures très courte, réduite à la fraction comprise entre
CU lb et R 5, rayure interne des ailes antérieures absente ou très estompée. . . A. jucundoides
— Rayures normales. ^
A. Protubérance de la face dorsale de l’uncus simple. A. bilinea
— Protubérance de la face dorsale de l’uncus bifide ou, tout au moins, présentant, à son
extrémité apicale un renflement bilobé. g
5. Cette protubérance longue et grêle, gnathos relativement étroit . A. godartii
— Protubérance robuste, plus courte que chez l’espèce précédente, gnathos très large. g
6. Vues latéralement, les valves présentent sur le bord costal un lobe très proéminont.. A. cinctistriga
— Bord costal des valves continu . A. âeldi
Automeris bilinea (Walker)
Automeris bilinea bilinea (Walker) (pl. 18, lig. 1)
Hyperchiria bilinea Walker, 1855, List Specim. Lepid. Ins. cnil, lirit. Mus., li, p. 1280, n° 10.
Automeris bilinea Walker ; Draudt, 1929, in A. Skitz, Gross-Sclunett. d. lirde, fi, p. 787, pl. 110, b (J.
Automeris bilinea Walker ; Sciiüssler, 1934, in Stkand, Lepid. Cal., 58, p. 337 ; id. 05, p. 716.
Automeris bilinea Walker ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 192, n° 130.
Automeris bilinea forme vividior Draudt, 1929, in A. Skitz, Gross-Sclunett. d. Hrde, 6, p. 737, pl. no b a
m.l. ’ °
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
163
Automeris bilinea vividior Draudt ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 337.
Automeris bilinea forme vividior Draudt ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool.. |10i 19, p. 192. n° 130
Jlyperchiria modesta Menetriès, 1863, Enum. Gorp. Anim. Mus. Petrop., Lepid., 3. p. 150, p|. 16. (Ig. 1
Automeris Modesta Menetriès ; Kirby, 1892, A syn. rat. Lepid. Heter., 1. p. 777. n« 18 ù omme svnonvnic «!'
bilinea). •’
Automeris jucunda subsp. ou forme [sic] pallida Bouvier, 1930, Hall, llill Mus.. 4, p. 33, n° 46 ni 3 fur i •
(cité comme 9 dans le texte) (n. syn.). ' ' ' ' ' '
Automeris bilinea forme pallida Bouvier ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat.. 58, p. 337.
Automeris jucunda forme pallida Bouvier ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 191, n° 127.
Cette espèce a été citée sous le nom d’.li
Argentina, 7, p. 84.
teris jucunda Cramer (part.) par Kohler, 1935. Hev. Soc. Ent.
Types. - bilinea Walkor. Lectotype : 1 °, Brésil, Para (Gordon Graham) (British Muséum. N.II.).
bilinea forme vividior Draudt. Lectotype : lçj, Guyane, exemplaire figuré par Diiaudt (1029 : pl. 110,
b ,J) (probablement disparu).
modesta Menetriès. Holotvpe : 1 <?, Surinam ( Barnet-Lijon) (Muséum de Léningrad) (disparu).
jucunda pallida Bouvier. Holotype : 1 Bolivie. Province del Sara. Département de Santa Cruz
(genitalia <?, prép. G. Lemaire n° A 29) (Hill Muséum < British Muséum. N.H).
Description. — Envergure : 82-95 mm; longueur des ailes antérieures : 41-47 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux variant du gris au brun et au brun orangé, front du gris i, l'orange,
dessus du thorax gris beige, gris noirâtre ou brun orangé, tarses bruns; dessous du thorax et abdomen pouvant
passer du gris clair au gris orangé et à l’orange vif.
Ailes antérieures très allongées, falquées, apex saillant, bord externe concave sous l’apex, droit ensuite.
Couleur fondamentale généralement gris souris, mais avec fréquemment un reflet orangé qui peut être très
vif; presque toujours un léger glaçage violacé ou gris violacé sur l’aire médiane. Rayures beige ou gris orangé,
l’interne souvent très estompée, l’externe légèrement préapicale (3-4 mm), un peu coudée vers la base sous la
costa et ensuite concave. La bande submarginale s’élargit sensiblement entre M 1 et le bord interne, mais sans
former de lobes bien caractérisés. Bande médiane fréquemment absente. Petite tache discale noirâtre subrve-
tangulaire.
Aire périocellaire orange vif, rayure externe lunulaire, liserée de jaune, puis de noir, immédiatement
suivie d’une large bande submarginale à bord distal très irrégulier, de la même teinte que l'aire périocellaire.
Ocelle relativement petit, très arrondi, presque toujours très éloigné de la ravure externe; iris brun . lair,
large anneau jaune, à liseré noir très net et bien délimité.
Face ventrale le plus souvent gris clair avec un faible reflet orangé, parfois entièrement orangée.
Rayures et bandes submarginales, celles-ci très estompées, orangées.
Armure génitale (fig. 88). — Protubérance de la face dorsale de l’uncus large, mais relativement courte,
simple, à bord postérieur arrondi, légèrement recourbée ventralement. Valves robustes à processus apical
assez grêle, droit, situé dans le prolongement du sacculus sans s’incurver en direction de l’uncus. (înathos
très large avec des formations latérales antérieures peu allongées. Juxta étroit, peu profondément concave,
mais ses bords latéraux postérieurs peuvent être légèrement proéminents. Rulbus ejaculatonus un peu plus
long que l’aedeagus.
$. — Envergure : 91-122 mm; longueur des ailes antérieures : 48-64 mm.
Antennes : 31 articles. Palpes labiaux grisâtres ou brun orangé, front gris clair fréquemment teinté
d orangé, voire entièrement orangé; dessus du thorax variant du brun orangé au brun noir, tarses gris noi¬
râtre, dessous du thorax et face ventrale de l’abdomen orangé plus ou moins vif, dessus de l’abdomen orange
parfois ombré de grisâtre. ’
Ailes antérieures très allongées, apex aigu plus ou moins saillant, bord externe droit. Couleur fonda¬
mentale généralement gris souris, avec une nuance violacée sur l’aire baso médiane, mais pouvant passer au
brun orangé clair ou au brun rose. Bande médiane très large. Ornementation des ailes postérieures semblable
a celle du mâle. Face ventrale gris légèrement violacé, parfois beige orangé. Le point discal blanc des aile*
antérieures très petit ou absent.
Source : MNHN, Paris
CLAUDE I.E.MAIIIK
Armure génitale (fig. 89). — Apophyses postérieures un peu plus longues que les (intérieures. Repli
de la plaque génitale plutôt court. Bourse copulatriec ample; l’extrémité libre des apophyses antérieures se
situe approximativement à mi-longueur de la bourse.
Répartition géographique. Dates de capture. — Brésil. Paré; Parafba : Joâo Pcssoa, I III y
VII, XII (/. Kesselring)-, Pemambuco : Palmarès, Recife ; Bahia : Salvador; Goiés : Municipio Viànônolio’
Ponte Funda, X (TV. Tangerini ); Minas Gérais : Uberaba. ^ ’
Vénézuéla. Bolivar : El Pao, VII (Mme A. Gadou); Arugua : Parc national Rancho Grande, 1 150 m
VI, VIII, IX (fl. Lichy), Maracay, X; Carabobo : Valencia; Orenoque : Tucupita, V (Mme A. Gadou). ’
Guyane.
Surinam.
Bolivie. Province del Sara, Département de Santa Cruz.
Paraguay. Sapucay, IX (W. Fôrster).
Discussion. — Facilement reconnaissable à la forme très allongée, falquée chez le mâle des aile
antérieures. Les exemplaires de la sous-espèce nominative sont toujours très clairs; annoau jaune périocel*
laire relativement large.
L’espèce a été décrite par Walkeh d’après trois spécimens provenant, l’un du Brésil (coll. Stevenx\
sans autre précision, les deux autres, un mâle et une femelle de l’Etat de Paré (G. Graham). Nous désienon
comme lectotype la femelle conservée par le British Muséum (N.II.) qui porte une étiquette ronde avec 1*
référence 45-144 (entré en collection en 1845, offert par Gordon Graham esq.).
Hyperchiria modesta, dont le type a malheureusement disparu, a été mis en synonymie d’A. biline
par Kirby (1892 a : 777), ce qui paraît justifié pur la figuro do Ménétriès (oxomplairo clair, ailes antérieures
allongées) et par la description : « les ailes supérieures sont en-dessus d’un gris rosé de teinte abricot », teinte
Source : MNHN, Paris
révision nu genre Automeris
165
La . forme . décrite et figurée par Draudt sous le nom dM. bilinea ,'widwr ne diffère en rien de la
sous-espèce nominative. Duaudt n’ayant m désigné de type, ni précisé sur combien d’exemplaires est basée
la description, nous choisissons comme lectotype le spécimen figuré. Le nom doit être invalidé comme contre-
venant à la règle de la nomenclature trinominale.
, a. AJ' KUnia dont »°™ examiné l’holotype mâle (décrit â tort comme femelle)
et étudié I armure génitale, est également un synonyme d’A. b. bilinea e* A -* -•.
(Cramer).
it n’a rien de commun avec A. jucunda
Automeris bilinea tamphilus Schaus (n. stat.) (pl. 18, fig. 4)
Automeris tamphilus Schaus, 1892, Proc. zool. Soc. London, 1892, 291.
Automeris tamphilus Schaus ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6. p. 732, pl. 107, a ê.
Automeris tamphilus Schaus ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 373.
Automeris tamphilus Schaus ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 190, n° 126.
Source : MNHN, Paris
CLAUDE LEMAIRE
Type. — Holotype : 1 (J, Brésil, Rio de Janeiro (genitalia <J, prép. J. Oiticia filho n° 4059) (U.S. Natio¬
nal Muséum).
Description. — <$. Envergure : 80-96 mm; longueur des ailes antérieures : 42-50 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux brun terne, front orangé, dessus du thorax brun noir ou brun
orangé, tarses bruns, dessous du thorax orange vif; abdomen orange, parfois teinté de brunâtre sur la face
ventrale.
Forme des ailes et ornementation semblables à celles de la sous-espèe.e nominative, mais coloration
plus sombre; teinte dominante de la face dorsale des ailes antérieures beige brun, avec un reflet légèrement
orangé et, fréquemment, une nette éclaircie jaune beige, un peu verdâtre, sur la zone marginale. Quand cette
éclaircie existe, elle se retrouve sur la zone correspondante des ailes postérieures. L’aire périocellaire et la
bande submarginale ont une teinte orange nettement plus foncée et plus terne que chez A. b. bilinea les
liserés jaunes de la rayure externe et l’anneau jaune périocellaire (un peu plus étroit), sont moins contras¬
tants. Le liseré proximal noir de la rayure externe des ailes postérieures est souvent diffus.
Face ventrale orange terne pouvant présenter, Bur les zones marginales, des éclaircies jaunâtres.
Armure génitale (fig. 90). — Semblable à celle de la sous-espèce nominative, mais l’ensemble est plu»
robuste et le processus apical des valves, au lieu d’être orienté dans le prolongement direct du sacculus, peut
s’infléchir en direction de l’uncus. La grosseur de la protubérance de la face dorsale de l’uncus varie beaucoup
suivant les exemplaires. Bulbus ejaculalorius un peu plus court que Paodoagus.
Ç. — Envergure : 105 mm; longueur des ailes antérieures : 54 mm.
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux brun terne, front orangé, dessus du thorax brun orangé, tarses
brun noir, dessous du thorax et abdomen orange.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
Comme le mâle, diffère d’A. b. bilinea par sa coloration beaucoup plus foncée. Ailes antérieures brun
rouge sombre, avec une légère éclaircie sur le bord distal de la bande submarginale. Aire périocellaire et bande
submarginale des ailes postérieures orange très foncé. Iris brun noir. Face ventrale brun foncé plus claire
sur la zone marginale, rayures brun sombre. ’
Fig. 91. Armure génitale ? d’Automeris bilinea tamphilut Schaus
Armure génitale (fig. 91). — Semblable à celle de la sous-espèce nominative.
Répartition géographique. Dates de capture. — Brésil. Guanabara : Rio de Janeiro; Etat de Rio
de Janeiro -Petropolis, IX, Friburgo, IX (R. Ferreira d'Almeida), Teresôpolis, IX (I..S. Otero ); SSo Paulo
xpiranga, IX (R. Spitz), Boraceia, Salesôpolis, XII (R. Ferreira d'Almeida). Serra do Mar- Etat de Santa
Catanna : Santa Catarina, VIII [L.S. Otero). '
Source : MNHN, Paris
168
CLAUDE
IÆMAIRE
Discussion. — Diffère de la sous-espèce nominative par sa coloration toujours plus sombre et par la
présence fréquente, sur la face dorsale, d’une éclaircie jaune beige très contrastante sur le bord distal de la
bande submarginalc des quatre ailes. La forme de celles-ci, leur envergure et leurs dessins sont identiques.
Chez le mâle, on retrouve fréquemment, aux ailes antérieures, sur le triangle préapical, un semis d’écailles
gris clair qui est un rappel très net de la teinte fondamentale A'A. b. bilinea.
D’après les exemplaires examinés, si certains mâles ont une armure génitale un peu différente du fait
de l’orientation du processus apical des valves en direction de l’uncus, ces caractères ne sont nullement cons¬
tants, d’autres spécimens étant, à cet égard, rigoureusement semblables à ceux de la sous-espèce nominative.
A. tamphilus Schaus, doit donc être abaissé au rang de sous-espèce A'A . bilinea (Walker) qu’il représente dans
la région Sud-Est du Brésil.
Automeris jucundoid.es Schaus (pi. 19, lig. 1 et 2)
Automeris jucundoides Schaus, 1906, Proc. U.S. Nat. Mus., 30, p. 89.
Automeris jucundoides Schaus; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmctt. d. Erde, 6, p. 732.
Automeris jucundoides Schaus; Sciiüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cal., 58, p. 358.
Automeris jucundoides Schaus; Bouvier, 1936, Ann, Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 202, n° 143.
Automeris excentricus Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 201, n° 142, pl. 4, fig. 8 J (n. syn.).
Types. — jucundoides Schaus. Holotype: 1 <^, Guyane française, Saint-Laurent-du-Maroni (genitalia A
prép. J. Oiticica filho n° 4060) ( coll. W. Schaus < U.S. National Muséum, type n° 9460).
excentricus Bouvier. Lectotype : 1 <£, Guyane française, Saint-Laurent-du-Maroni (genitalia prép.
C. Lemaire n° 422 bis M.P.) (Muséum, Paris).
Description. — £. Envergure : 62-76 mm; longueur des ailes antérieures : 33-40 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux brun noir, un pou orangés, front brun orangé, dessus du thorax
brun foncé ou beige brun, tarses brun noir, dessous du thorax et abdomen orange plus ou moins vif.
Ailes antérieures peu allongées, apex légèrement saillant, bord externe droit et peu oblique après
la légère concavité subapicale. Couleur fondamentale beige brun à reflet orangé, avec généralement une nuance
un peu violacée sur l’aire médiane et une légère éclaircie sur la zone marginale. Rayure interne effacée ou
très estompée. Rayure externe brune, liscrée proximalement de beige orangé, préapicale (4 mm), droite ou
concave. Bande submarginale vague. Bande médiane souvent effacée, reliant la costa à la rayure externe à
son intersection avec M 3 et pouvant se prolonger sur son bord proximal vers le bord interne. Tache discale
brunâtre ou noirâtre.
Aire périocellaire orange plus ou moins vif. Rayure externe finement liseréc de jaune, incomplète
s’interrompant bien avant les bords costal et anal et assez rapprochée de l’ocelle. Bande submarginale indis¬
tincte ou un peu plus sombre que la zone marginale. Pupille ocelloire très petite, iris brun; l’espace situé entre
l’ocelle et la rayure externe est fréquemment semé d’ôcaillcs noires.
Face ventrale beige orangé pouvant passer au gris noirâtre sur l’aire externe des quatre ailes. Rayures
noirâtres ou orangées, bandes submarginales indistinctes. Point pupillaire blanc des ailes postérieures liseré
de noir.
Armure génitale (fig. 92). — Extrêmement voisine do celle d’A. bilinea tamphilus, mais beaucoup plus
grêle. La protubérance de la face dorsale de l’uncus est assez courte et proportionnellement très large, son
extrémité apicale arrondie est légèrement recourbée ventralement. Gnathos large, avec des formations laté¬
rales courtes et beaucoup moins sclérifiées. Concavité du bord postérieur du sternite 8 très marquée.
$. — Envergure : 100 mm; longueur des ailes antérieures : 50,5 mm.
Antennes de la femelle syntype A'A. excentricus, seul exemplaire quo nous connaissions, partiellement
détruites. Palpes labiaux bruns, front orangé, dessus du thorax brun orangé, tarses brun noir, dessous du
thorax et abdomen orange.
Ailes antérieures assez allongées, apex un peu saillant, bord externe légèrement convexe. Couleur fon¬
damentale brun rougeâtre orangé, avec probablement une nuance violacée sur l’aire médiane. La rayure
Source : MNHN, Paris
évision »u genre Automeris
169
externe des ailes postérieures atteint le bord anal mais, comme celle du mâle, elle s’interrompt bien avant l<
costa; ses liserés jaunes sont extrêmement réduits.
Face ventrale beige orangé; rayures brun rougeâtre, bandes submarginales indistinctes.
Armure génitale. — Détruite chez le seul exemplaire examiné.
Répartition géographique. — Guyane française. Saint Laurent du Maroni.
Discussion. Espèce de taille très inférieure à la précédente avec les ailes antérieures bien moins
allongées. Est caractérisée par la coloration très uniforme de ces ailes sur lesquelles les ravures notamment
1 interne, et la bande submarginale sont à peine distinctes et, par la réduction de la ravure externe d..< ailes
P 0 ®t® ne,,res - Cette rayure est très éloignée du bord externe; contrairement à ce qui a été indiqué par Du; mer
(1936 a : 197), elle est lunulaire et finement liserée de jaune.
Automeris excentricus qui a été décrit par Bouvier d’après deux exemplaires, un mâle que nous dai¬
gnons comme lectotype et une femelle, conservés par le Muséum de Paris est un svnonvme récent d’ 1 iu-un-
dmdes : les types sont originaires de la même localité et leur examen comparatif ne révéle aucun caractère
distinctif, ni dans l’ornementation, ni dans la structure des armures génitales mâles.
Automeris godartii (Boisduval) (pl. 18, fig. 3)
Io Godartii Boisduval, 1875, Ann. Soc. ent. Belg., 18, p. 219, n° 19.
Automeris godard Boisduval; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 730.
Automeris Godard Boisduval; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 345; id., 65, p. 717.
Automeris godard godard Boisduval; Bouvier, 1936, .4nn. S ci. nat., Zool., (10) 19, p. 192, n° 131.
Automeris godard (Boisduval) ; Lemaire, 1970, Ann. Soc. ent. France , (X.S.) 6 (3), p. 572.
Automeris godard forme guyanensis Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19 n 193 n» 131 ni a r,o> - •
!n!homon UP n P^^omeris proximus guyanensis Bouvier, 1929, Bull, bimens. Soc.'Finn. Lyon , 8' année, p.' 19)
t • , godartii Boisduval. Holotype : 1 Amérique méridionale (Becker) (cenitalia -î nrèn r
Lyon”) 1 ™ ’ ,C0 “- B ° i8dUVal < C °“- Ch - 0b6rlh “' < Con,iition d “ S »“'< L >'™ Hbt L
Source : MNHN, Paris
170
godartii forme guyaneiisis Bouvier. Lectotype : 1 cj, Guyane française, Maroni (genitalia prép.
G. Lemaire n° 392 M.P.) (Muséum, Paris).
Description. — <J. Envergure : 70-83 mm; longueur des ailes antérieures : 38-45 mm.
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux et front bruns ou brun orangé, dessus du thorax brun noir,
tarses brun noir, dessous du thorax et abdomen orange.
Ailes antérieures très légèrement falquées, apex un peu saillant, bord externe droit après une faible
concavité subapicale. Couleur fondamentale gris beige, une éclaircie beige orangé sur la zone marginale.
Rayures à peine plus foncées que l’aire médiane, liserées de beige orangé sur leurs bords en regard, l’externe
peu préapicale (3 mm), plus ou moins concave. Bande submarginale présentant deux lobes prédominants bien
marqués entre CU lb et M 2. Bande médiane très estompée ou absente. Tache discale gris noirâtre.
Fio. 93. — Armure génitale <J d'Autoincris godartii (Uois<lnv8l| la-di et variation du la protubérance de la face dorsale de l'uncu» (»)
Rayure externe assez éloignée de l’ocelle, très lunulaire, immédiatement suivie d’une bande submar¬
ginale brunâtro ou brun orangé. Petite pupille occllaire ( n : 2-3 mm) à léger trait, disco-ccllulaire blanc-
iris brun, anneau jaune étroit, finement liseré de noir.
Face ventrale beige orangé avec une ombre noirâtre sur la bande submarginale, au moins entre la
costa et M 2. Rayures et bandes submarginales noirâtres ou orangées.
Armure génitale (fig. 93). — La protubérance de la face dorsale de l’uncus est longue et étroite- très
près de son extrémité apicale elle se divise en deux branches divergentes ou, tout au moins, présente l’amorce
de cette division (fig. 93 e). Valves relativement courtes, à processus apical infléchi vers l’uncus et saillant cos¬
tal très marqué. Gnathos moins large que celui d'A. bilinea, avec le bord postérieur en général plus étroit que
l’antérieur et des formations latérales antérieures très allongées. Saccus en forme d’écusson, plus large à la
base et généralement plus court que chez A. bilinea. Longueur du bulbus ejarulatorius un peu supérieure à la
moitié de celle de l’aedeagus.
$. — Envergure : 95-102 mm; longueur des ailes antérieures : 54-58 mm.
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux brun foncé, front brun orangé, dessus du thorax brun noir ou
brun orangé, tarses brun noir, dessous du thorax et abdomen orange.
Source : MNHN, Paris
171
révision du genre Automeris
Ailes antérieures peu allongées, apex à peine saillant, bord externe droit ou légèrement convexe.
Couleur fondamentale brun rougeâtre orangé, assez clair, avec un léger glaçage violacé sur l’aire médiane!
Rayures gris blanchâtre, l’externe droite ou un peu concave. Ornementation des ailes postérieures semblable â
celle du mâle, large bande submarginale de la même teinte ou à peine plus sombre que l’aire périocollniro
orange. Face ventrale beige orangé, rayures brun orangé; bandes submarginales nettes.
i Armure génitale (fig. 94). Très peu différente de celle d’A. bilinea; d'après les exemplaires examinés,
il semble que, chez A. godartii, le ductus seminalis soit plus éloigné du ductus barsae et le bord postérieur du
repli de la plaque génitale plus étroit.
Répartition géographique. Dates de capture. — Guyane française. Maroni : Godebert- environs
XI(S) Urent - dU ' Mar ° ni ’ ancienne route de Saut-Sabbat, XII (A.S. Balachousky), Oyapuck, Alicoto,
Vénézuéla. Bolivar : route d’El Dorado à Santa Elena, km i09, VIII (R. Lichy).
Brésil. Parâ : Obidos; Amazonas : Sâo Paulo de Olivença.
Source : MNHN, Paris
172
CLAUDE LEMAIRE
Discussion. — Diffère notamment d’A. bilinea par la coloration et par la forme nettement moins
allongée des ailes antérieures, celles du mâle étant beaucoup moins falquécs; anneau jaune périocellaire plus
étroit. Armure génitale mâle caractérisée par la longueur et la finesse relative de la protubérance, générale¬
ment bifide, de la face dorsale de l’uncus. Gnathos nettement plus étroit que chez les deux espèces précé¬
dentes, avec des formations latérales au contraire beaucoup plus longues et apparentes; saccus plus large et
proportionnellement plus court.
A. godartii forme guyanensis a été décrit par Bouvier d’après deux exemplaires mâles de la Guyane
française, conservés par le Muséum de Paris; nous désignons comme lectotype celui dont nous avons étudié
l’armure génitale sous le n° 392 M.P. Le nom doit être invalidé, à la fois comme homonyme primaire d’A.
proximus guyanensis Bouvier, 1929 et comme synonyme récent d’A . godarlii.
A. godarlii var. peruviana Bouvier et A. godarlii rubiginosa Bouvier sont des synonymes d’A. cinclis-
triga (G. et R. Felder).
Automeris cinctistriga (C. et R. Felder) (pl. 19, fig. -5)
llyperchiria cinctistriga G. et II. Felder, 1874, Iteise d. Novara, zool. Th., 2 (2), l.opid., allas, pl. 89 lie >
Erklâr. d. Taf., 75-107, p. 5. °’
Automeris cinctistriga Felder; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cal., 58, p. 338 [part.).
Automeris cinctistriga Felder; Bouvier, 1930, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 199, n u 136.
Automeris godarli var. peruviana Bouvier, 1929, Bull, bimens. Soc. Linn. Lyon, 8 e année, p. 121 (n. syn.i.
Automeris godarli var. peruviana Bouvier; Bouvier et Riel, 1931, Happ. l.ab. Ht. Soie, 17, p. 31, pl. t, lig. >
Automeris godarli forme peruviana Bouvier; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 193, i,u
Automeris godarli subsp. ou forme [sic] rubiginosa Bouvier, 1930, Bull. Ilill Mus., 4, p. 34, n° 47, pl. 3, (je ; r
(n. syn.).
Automeris <!odarti rubiginosa Bouvier; Schüssler, 1934, in Stiianii, l.epid. Gai., 58, p. 345.
Automeris godarli forme rubiginosa Bouvier; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 193, n <> j
Types. — cinclistriga C. cl R. Felder. Holotype : 1 <$, Colombie, Bogota (Lindig) (coll. Felder <
Tring Muséum < British Muséum, N.H.) (abdomen recollé, appartenant à une femelle d’une autre espèce).
godarlii var. peruviana Bouvier. Holotype : 1 <$, Pérou, Tarapoto, V à VIII-1886 ( M. de Mathan)
(genitalia prép. C. Lemaire n° 723 L.) (coll. Ch. Obcrthür < Condition des Soies, Lyon < Muséum Hist.
nat., Lyon).
g odartii rubiginosa Bouvier. Holotype : 1 <J, Brésil, Mato Grosso, 30 miles N.E. Cuyabâ, Burity
2250 ft., 15-1-1927 (C.L. Collenette) (genitalia prép. C. Lemaire n°A28) (Ilill Muséum < British Muséum*
N.H.).
Description. — Envergure : 67-82 mm; longueur des ailes antérieures : 36-44 mm.
Antennes : 33 articles. Palpes labiaux variant du brun noir au brun jaune et au brun orangé, front
et dessus du thorax brun noir ou brun orangé; tarses bruns, dessous du thorax et abdomen orange.
Ailes antérieures peu allongées, très légèrement falquées, apex un peu saillant., bord externe droit
après une faible concavité subapicale. Couleur fondamentale gris beige avec généralement une nuance oran¬
gée et une éclaircie sur la zone marginale. Rayures étroites, à peine plus sombres que le fond, mais bien indi¬
quées par leurs liserés beige orangé ou beige clair, sur leurs bords en regard, l’externe préapicale (3-5 mm),
droite ou légèrement concave. Bande médiane très estompée ou absente, tache discale gris noirât re, à liseré
souligné de points noir vif.
Aire périocellaire orange, rarement brun orangé, avec assez fréquemment un semis d’écailles noires
entre l’ocelle et la rayure externe. Pupille punctiforme presquo entièrement recouvcrto d’écailles blanches
iris brun clair ou brun violacé, anneau jaune généralement étroit, suivi d’un noir très fin mais net. Bande
submarginale à peine plus foncée que la zone périocellaire.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
173
Face ventrale variant du beige orangé à l’orange vif, avec presque toujours une zone noirâtre sur la
bande submarginalc des ailes antérieures, notamment entre la Costa et M 2. Rayures externes et bandes sub¬
marginales noirâtres ou orangées.
Armure génitale (fig. 95). — Protubérance de la face dorsale de l’uncus large, relativement peu allcn-
gée, son extrémité apicale se situant un peu en arrière de celle des valves, et de forme extrêmement variable
(fig. 95 j-m)\ elle est généralement bifide, mais peut être simple et arrondie, les deux branches de la fourche
étant alors à peine indiquées. Valves assez courtes, la costa présente, vue latéralement, un lobe très proémi¬
nent (fig. 95 c). Gnathos en forme de large plaque rectangulaire, avec des formations latérales antérieures
assez courtes. Saccus subtriangulaire. Longueur du bulbus ejaculatorius approximativement égale à celle de
1 aedeagus.
Envergure : 72 mm; longueur des ailes antérieures : 40 mm (dimensions du seul exemplaire,
d une taille vraisemblablement inférieure à la moyenne, que nous avons pu rapporter avec certitude à cette
espèce).
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux brun orangé, front orange, dessus du thorax brun, tarses bru¬
nâtres, dessous du thorax et abdomen orange. Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, très légèrement
Source : MNHN, Paris
174
saillant, bord externe droit, couleur fondamentale brun clair, avec un glaçage rose violacé sur l’aire médiane.
Rayures gris clair, l’externe concave. Tache discale brune à liseré noir continu, très marqué (caractère indi¬
viduel?). Ornementation des ailes postérieures semblable à celle du mâle.
Face ventrale beige orangé, s’éclaircissant sur la zone marginale. Rayures et bandes submarginales
brun orangé.
Armure génitale (fig. 96). — Peu différente de celle d’.t. g odartii; l’extrémité libre des apophyses anté¬
rieures se situe approximativement à mi-longueur de la bourse eopulatrice. burins scminalis très rapproché
du ductus bursae.
Répartition géographique. Dates de capture. -- Colombie. Mogotâ (lAndig).
Equateur. Oriente : rio Anzû, Zarzayacu, IX ( S.E. V rlaste.gui), Aptiva, I, rio Napo, Napo, I (//. bes-
cimon).
Pérou. Junin : rio Chanchamayo, IV, V, La Merced; Pasco : Oxapampn, 1 800 m, IX (G. et L. Harris)-
Huanuco : Rondos, XII, 'fingo Maria, 650 m, VI; Loreto : Aguaylin, 400 m, IX, Pucallpa, V; San Martin •
Tarapoto; Amazonas : Rentema falls, 350 m (A.E. Pratt).
Bolivie. Santa Gruz : rio Cachabi, San Javier.
Vènè.zucla. Amazonas : (îuzmiin, IX (II. Lirhy).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AlilOlllcris
175
Guyane. Tumatumari, Potaro, IX (S.M. Klages).
Brésil. Para : Obidos; Mato Grosso : environ de Cuiabâ.
C’est certainement à tort que ce taxon a été signalé du Mexique, Guerrero, par Hoffm ann ( 1*.i' § 2 b :
238), probablement confondu avec une espèce du sous-groupe d’.4. randa ou avec .1. meridionalis.
Discussion. — Le mâle diffère généralement de celui d’-4. godartii par la forme sensiblement plus allnn
gée et falquée des ailes antérieures; la rayure externe de la face dorsale de ces ailes est plus droite et plu»
rapprochée du bord externe. L’ornementation des ailes postérieures est identique chez les deux espèces,
mais il existe chez A. cinctistriga une majorité d’exemplaires chez lesquels la rayure externe de ces ailes est plus
rapprochée de l’ocelle et où l’espace la séparant de ce dernier est semé d’écailles noires. Ces caractères externes
ne sont pas constants et seul l’examen des armures génitales mâles est vraiment probant; chez .4. cinctis-
triga la protubérance de la face dorsale de l’uncus est à la fois plus forte et beaucoup moins allongée, son
extrémité apicale se situant au niveau ou un peu en arrière de celle des valves, alors qu'elle la dépasso net te¬
ntent chez A. godartii. Gnathos plus large, avec des formations latérales moins effilées. Sueeus plus proémi¬
nent comparativement aux processus latéraux antérieurs du vinculum.
La femelle est très peu différente de celle d’A. godartii; l’examen d’un matériel plus nombreux serait
nécessaire pour la caractériser.
Les deux espèces coexistent dans certaines contrées ; Guyane et Brésil, Para, mais la distribution
d’.t. cinctistriga est plus vaste, s’étendant beaucoup plus à l’ouest et au sud sur le continent.
L’abdomen de l’holotype mâle, d’A. cinctistriga est malheureusement perdu, ce qui laisse un léger
doute quant à l’identification de l’espèce; il s’agit cependant d’un exemplaire bien caractérise et. étant donné
la localité typique, très éloignée de l’habitat d’.4. godartii. il ne parait pas possible qu’il puisse appartenir A
celte dernière espèce.
.4. godartii var. peruviana et A. godartii rubiginosa, dont nous avons examiné les holotypcs mâles, sont
l’un et l’autre des synonymes récents d’„4. cinctistriga.
Cette espèce n’a pas été correctement identifiée par Drai ht (1939 ; 731, pl. 1U5, d 5)\ l’exemplaire
figuré par lui sous le nom d’A. cinctistriga est probablement un .4. ;. zurobara.
Automeris fieldi Lemaire (pl. 19, fig. 3)
Automeris (Automeris) fieldi Lemaire, 1969, Ann. Soc. cnt. France, (N.S.) ô (1), p. «5, lig. fi A-C, pi. 3, fig. 0 *.
Type- — Holotvpe : 1 Colombie, Valle Cauca, route de Cali à Buenaventura, Anchicaya, 1 000
1 400 m, 6-2-1966 (L. et L. Denhez) (genitalia prép. C. Lemaire n° 1157) (coll. C. Lemaire < Muséum.
Paris).
Description. — Envergure : 65-89 mm; longueur des ailes antérieures : 35-47 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux brun noir ou brun orangé, front orangé ou brun orangé, dessus
du thorax brun sombre ou brun orangé, tarses brun noir, dessous du thorax et abdomen orange vif.
Ailes antérieures peu allongées, à peine falquées, apex très légèrement saillant, bord externe droit
après une faible concavité subapicale. Couleur fondamentale gris beige ou beige orangé, avec généralement
une franche éclaircie beige safran sur la totalité de la zone marginale. Rayures presque concolores, mais
tranchant nettement sur l’aire médiane par leurs liserés beige ou safran sur leurs bords en regard, l’externe
préapicale (4-6 mm), légèrement incurvée vers la base sous la costa et, ensuite, droite ou un peu concave.
Bande médiane plus ou moins estompée; un net semis d’écailles blanchâtres sur le triangle préapical. Tache
discale gris noirâtre, plus ou moins marquée.
Aire périocellaire orange vif, même ornementation qu’A. cinctistriga. Rayure externe toujours très
éloignée de l’ocelle; on note rarement la présence d’écailles noires sur l’espace la séparant de ce dernier.
Source : MNHN, Paris
176
CLA.UHE LEMAIRE
Face ventrale orange, avec fréquemment une zone noirâtre sur la bande submarginale des ailes anté¬
rieures entre la costa et M 2. Rayures et bandes submarginales brun orangé, rarement noirâtres. Tache dis¬
cale des ailes antérieures entourée d’une étroite auréole jaune pâle.
Fig. 97. — Armuro génitale <J à.'Automeris fieldi Lemaire (a-d); id., vue latéralement (e) et variation de la protubérance de
la face dorsale de l’uncus (/)
Armure génitale (fig. 97). — Protubérance de la face dorsale de l’uncus (fig. 97 /) généralement très
forte et bifide. Valves de forme analogue à celle d’A. cinclistriga, mais la costa, vue latéralement (fig. 97 e \
ne présente pas la forte courbure existant chez ce dernier; le processus apical est plus long. Gnathostrès large
comme chez l’espèce précédente. Juxta assez évasé mais peu profondément concave, bien dessiné, à bords
latéraux postérieurs légèrement saillants. Saccus subtriangulaire. Longueur du bulbus ejaculatorius sensible¬
ment égale à celle de l’aedeagus.
$. — Envergure : 93-105 mm; longueur des ailes antérieures : 53-57 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux brun noir ou brun orangé, front orangé, dessus du thorax brun
foncé, tarses brun noir, dessous du thorax et abdomen orange.
Ailes antérieures peu allongées, apex légèrement saillant, bord externe un peu convexe. Couleur fon¬
damentale brun rougeâtre foncé, avec un glaçage violacé sur l’aire inédiune et une nette éclaircie, comparable
à celle des exemplaires mâles, sur la zone marginale. Rayures gris clair. Tache discale presque concolore à
liseré dépourvu ou presque de ponctuations. Ornementation des ailes postérieures semblable à celle du mâle
Aire périocellaire orange foncé. Ocelle relativement petit et toujours très éloigné do la rayure externe.
Face ventrale brun orangé, avec une éclaircie plus ou moins nette, grisâtre, sur la zone marginale des
quatre ailes. Rayures et bandes submarginales orangées; tacho discale des ailes antérieures oblongue, le petit
point discal blanc est situé au centre d’une zone brun grisâtre, suivie d’un anneau noir.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Aulomeris
177
Armure génitale { fig. 98). — Repli de la plaque génitale allongé. Bourse copulatrice ample; son extré¬
mité libre dépasse sensiblement celle des apophyses antérieures.
Répartition géographique. Dates de capture. — Colombie. Valle Cauca : Anchicava. 1 000/
1 400 m, I à XII (L. et L. Denhez).
Discussion. — Très proche d’A. cinctistriga. Les caractères externes permettant de séparer les deux
espèces sont faibles et ne sont mis en évidence que par la comparaison de longues séries d’exemplaires.
Envergure moyenne un peu supérieure chez A. fieldi : sur 14 mâles d’A. cinctistriga , 7 seulement atteignent
ou dépassent 74 mm, avec un maximum de 82 mm, alors que, sur 29 exemplaires mâles d’A. fieldi. 24
atteignent ou dépassent 74 mm et 9 mesurent au moins 82 mm, avec un maximum de 89 mm. La coloration
des ailes antérieures est très peu différente; on note, toutefois, chez la plupart des mâles d’A. fieldi la présence
d une nette éclaircie jaune safran sur la zone marginale. L’ocelle est toujours éloigné de la rayure externe, dont
il est distant de 2 à 4 mm, au lieu de 1 à 3 mm chez A. cinctistriga et son diamètre est supérieur chez ce der¬
nier, un peu en valeur absolue (9-13 mm contre 9-12 mm) et très sensiblement en valeur relative, compte
tenu de l’envergure plus faible des exemplaires.
Source : MNHN, Paris
178
iE I.K.V
> I II K
L’armure génitale mâle est peu dilTérente de celle d’/l. cirulislriga ; dans l’ensemble, elle est plus forte
et la protubérance de la face dorsale de l’uncus est plus développée et plus nettement bifide. Le caractère
distinctif essentiel et. constant réside dans la structure des valves (lig. 95 e et 97 e) : le lobe très saillant que
forme la Costa chez A. cinctistriga fait totalement défaut chez A. fieldi où, vu latéralement, le bord dorsal de
la valve présente une ligne continue et non bossuée. Les bords latéraux postérieurs du juxta sont plus proé¬
minents.
D’après les exemplaires examinés, la coloration des ailes antérieures de la femelle d’A. fteldi est généra¬
lement d’un ton brun rouge plus soutenu et la rayure externe do ces ailes est, sur 1a face dorsale, moins éloi¬
gnée du bord externe. Coloration de l’aire périooellaire plus sombre, ocelle comine celui du mâle relativement
petit et très éloigné de la rayure externe.
Automeris midea (Maassen) (pl. 19. fig. 5)
Ilypercliiria Midea Maassen, 1885, in Maassen et Weyiuno, Beilr. /.. Sehincll., 5, lig. 116 J.
Automeris midea Maassen et NVeynier; Diiaudt, 1929, in A. Seitz, Oross-Schmell. <1. Krdc, fi. p. ~,M, pl. lin b
<J (comme synonyme d'A. modesta).
Automeris midea Maassen et Weymer; Sciiüssi.er, 1931, in Stiianii, Lepid. Cal., 58, p. 364 (id.).
Automeris midea Maassen et Weymer; Bouvier, 1930, Ann. Sci. nul., Y.ool., (10) 19, p. 198, n" 132 (id.).
Automeris aspersus Bouvier, 1927, Enctjcl. ent., (B) 3, Lcpidoptrra, 2, p. 17, pl. 1, fig. 1 (n. syn.).
Automeris aspersus Bouvier; Diiaudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Sclunell. d. Krde, 6, p. 737 (comme svnonvme
d'A. modesta ).
Automeris aspersus Bouvier; Bouvier et Riki., 1931, llapp. Lab. Et. Soie, 17, p. 32, pl. 2, fig. 2 ?.
Automeris aspersus Bouvier; Schüssler, 1934, in Stiiano, Lepid. Cal., 58, p. .364; id., 65, p. 72(1 (comme svno
nyme d’/l. modesta).
Automeris aspersus Bouvier; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Y.ool., (10) 19, p. 193, n u 132 (!</.).
Automeris sybilla Bouvier, 1929, Bull, bimens. Soc. Linn. Lyon, 8 e année, p. 105 (n. syn.).
Automeris sybilla Bouvier; Bouvier et Riel, 1931, llapp. Lab. Et. Soie, 17, p. 32, pl. 2, fig. 1 J.
Automeris sybilla Bouvier; Bouvier 1936, Ann. Sri. nul., Y.ool., (10) 19, p. 193, n" 132 (comme synonyme d’ I
modesta I J
Types. — midea Maassen. Holotype ; 1 J, Brésil, Para (coll. Maassen, Hlherfeld )(vraisemblablement
disparu).
aspersus Bouvier. Holotype : 1 ■?, Guyane française (genilalia ?, prép. G. Lemaire n° 390 M.P.) (Muséum
Paris). ’ ’
sybilla Bouvier. Holotype : 1 Ç, Guyane française, Maroni (Le Moult) (genitalia Ç, prép. G. Lemaire
n° 725 L.) (Condition des Soies, Lyon < Muséum Hist . nat., Lyon).
Description. — Envergure : 71-89 mm; longueur des ailes antérieures : 38-45 mm.
Antennes : 35 articles, jaune rouille ou jaune noirâtre. Palpes labiaux bruns ou brun orangé, front
variant de l’orangé au brun noir, dessus du thorax brun clair ou brun très foncé; tarses brun noir, dessous du
thorax et abdomen variant du beige orangé au gris terne et au brun noir.
Ailes antérieures assez allongées, apex légèrement saillant, bord exlerno droit, après une faible conca¬
vité subapicale. Couleur fondamentale extrêmement variable, pouvant présenter toutes les nuances inter¬
médiaires du brun noir au gris brun foncé et au beige brun teinté d’orangé; une légère éclaircie sur le bord
distal de la bande submarginale. Fines rayures brunes liserées de gris beige orangé sur leurs bords en regard
l’externe préapicale (3-4 mm), droite ou concave, peu éloignée du boni externe. Bandes submarginales et
surtout médiane très estompées. Tache discale gris noirâtre.
Airo périocellaire orange terne pouvant être partiellement ou totalement recouverte de brun noir.
Bande submarginale brun foncé ou brun orangé. Le reste de l’ornementation semblable à celle d’A. cinctis¬
triga, mais l’iris ocellaire brun très foncé tranche peu par rapport à l’anneau noir et l’anneau périocellaire
jaune est presque toujours très épais.
Source : MNHN, Paris
IKVISIOK nu GENRE .4 tUomeris
179
Coloration de la face ventrale terne et assez uniforme, variant du grisâtre au beige avec une légère
nuance orangée. Rayures et bandes submarginales noirâtres ou beige orangé.
Armure génitale (lîg. 99). — Semblable à celle d’A. cinctistriga. Il résulte, toutefois, de l'examen com¬
paratif de séries d’exemplaires que chez A. midea la protubérance de la face dorsale do l'uncus (Fig. 99 e-k)
est plus longue, plus constamment bifide et que les deux branches de la fourche sont elles-mêmes plus mar¬
quées. Lu forme des valves est identique. Juxta généralement à peine indiqué, étroit et très peu profondé¬
ment concave.
$. — Envergure : 88-114 mm; longueur des ailes antérieures : 46-58 mm.
Antennes : 36 articles. Palpes labiaux brunâtres ou brun orangé, front variant du brun orangé au
brun violacé, dessus du thorax brun foncé ou brun orangé, tarses brun noir, dessous du thorax et abdomen
orange terne ou gris violacé.
Ailes antérieures allongées, apex saillant et aigu, bord externe droit ou très légèrement convexe.
Couleur fondamentale brun violacé ou brun rougeâtre orangé, avec un glaçage violacé très prononcé sur
l’aire médiane. Bande submarginalc très large. Rayures gris blanchâtre.
Ornementation des ailes postérieures semblable à celle du mâle, mais l’aire périoceliaire est orange
terne, sans l’envahissement total par le brun généralement observé chez le mâle ; seule la zone sub-
costalo est généralement grisâtre.
Source : MNHN, Paris
180
CLAUDE l.EMAIRE
Face ventrale gris violacé ou beige orangé. Rayures et bandes submarginales, celles-ci très nettes,
noirâtres ou orangées.
Armure génitale (fig. 100). — Semblable à celle d’A. cinctislriga. Le repli de la plaque génitale est
allongé et étroit.
Fig. 100. — Armure génitale Ç A'Automrris mùh-a (Maasson)
Répartition géographique. Dates de capture. Grésil. Para : Rio Tnpajôs, Jacaroacanga ITT
(L.S. Otero); Amazonas : rio Negro, Manaus. ’ ’
Guijane. Georgetown; Potaro river.
Guyane française. Saint Laurent du Maroni (Le Moult); Haut Maroni : Kouloumouli Tabiki V
(P. Jauffret). ’
Vénézuéla. Bolivar : El Pao, X à XII (Mme A. Gadou), route d’EI Dorado à Sla Klena, km 109 VIII-
Amazonas : rio Terni, Yavita, 128 m, VIII (fl. Lichy). ’ ’
Equateur. Oriente : rio Anzû, Zarzayacu, 000 m, III (S.E. Vclastegui).
Pérou. Amazonas : Rentema falls, 350 m (A.E. Pratt ); San Martin : Aguaytia, 400 m; Carabaya : rio
Huacamayo, La Union, 1 000 m, VII ( Ockenden ); Yahuarmayo.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Aiitomcris
181
Discussion. — Espèce très voisine d’A. cinctistriga avec lequel elle coexiste dans de nombreuses
localités. Les exemplaires mâles les plus caractéristiques sont immédiatement reconnaissables à leur colora¬
tion beaucoup plus sombre : abdomen grisâtre ou noirâtre, face dorsale des ailes antérieures brun noir, dis¬
parition totale ou presque de l’orange périocellaire remplacé par du noir. Mais les variations individuelles
sont nombreuses et il existe des spécimens dont la teinte relativement claire (face dorsale de l'abdomen beige
orangé, aire périocellaire orange terne) rejoint celle des exemplaires les plus foncés d’d. cinctistriga. Le seul
caractère véritablement constant chez A. midea réside dans la coloration de l’iris ocellairo toujours brun noir
violacé, à peine différencié de l’anneau noir et non gris clair. Chez A. midea la rayure externe des ailes anté¬
rieures est le plus souvent parallèle au bord externe et très rapprochée de celui-ci et l’anneau jaune pério-
ccllaire est, en général, plus large que chez A. cinctistriga.
Les exemplaires femelles sont bien caractérisés par la coloration brun violacé très soutenue de la face
dorsale des ailes antérieures, la teinte orange terne de l’aire périocellaire et généralement brunâtre de la face
dorsale de l’abdomen. Les ailes antérieures sont très allongées et leur rayure externe presque toujours très
rapprochée du bord externe. L’iris ocellaire a la même coloration très foncée que celui du mâle.
L’holotype mâle d’d. midea est très probablement perdu, mais l’identification de l'insecte, parfaite¬
ment figuré par Maassen, est certaine.
Nous avons indiqué (voir page 165) que Draudt, Schüssler et Bouvier ont cité à tort d. muica
comme synonyme d’d. modesla (Ménétriès), n’ayant pas identifié correctement ce dernier qui est en fait un
synonyme d’d. bilinea bilinea (Walker). d. aspersus Bouvier et d. sybilla Bouvier qui ont été mis en syno¬
nymie d’d. modesta, respectivement par Draudt (1929 : 737) et par Bouvier lui-mèine (1936 a : 193), sont
en fait des synonymes d’d. midea.
Automeris gabriellae Lemaire (pl. 20, fig. 1 et 3)
Automeris gabriellae Lemaire, 1966, Bull. Soc. ent. France, "1, p. 156.
Automeris orneatoides Lemaire, 1966, Bull. Soc. ent. France, 71, p. 157 (n. syn.).
Types. — gabriellae Lemaire. Holotype : 1 d 1 , Pérou, cordillère de Carabaya, Punn. 1 000 m (geni-
talia d, prép. C. Lemaire n° 497) (coll. G. Lemaire < Muséum, Paris).
orneatoides Lemaire. Holotype : 1 d, Brésil, Amazonas, rio Solimôes, Fonte Boa (genitalia J, prép.
C. Lemaire n° 334) (coll. Le Moult < coll. C. Lemaire < Muséum, Paris).
Description. — d- Envergure : 65-66 mm; longueur des ailes antérieures : 34-34.5 mm.
Antennes jaune rouille foncé ou noirâtres : 32 articles. Palpes labiaux brun noir, front et dessus du
thorax bruns ou brun orangé, tarses brun noir, dessous du thorax orangé, abdomen noir sur la face dorsale,
orange sur la face ventrale et la région anale.
Ailes antérieures allongées et falquées, apex saillant, bord externe droit après une nette concavité
subapicale. Couleur fondamentale brun foncé, pouvant présenter un glaçage violacé sur faire médian-'.
Rayures brun noir, très fines, liserées de beige orangé sur leurs bords en regard, l’interne souvent très estom¬
pée, l’externe préapicale (4 mm), concave. Bande submarginale à peine indiquée par une légère éclaircie
distale; bande médiane très large. Tache discale gris noirâtre.
Aire périocellaire et bande submarginale noires. Liserés jaune d’or de la rayure externe plus ou moins
nets. Zone marginale brune. Ocelle de dimensions très variables, plus ou moins éloigné de la rayure externe.
Petite pupille réduite à un léger point ou trait disco-cellulaire blanc, iris brun noir violacé, à peine distinct
de l’anneau noir, anneau jaune d’or généralement large.
Face ventrale variant du beige orangé au noirâtre avec, aux ailes antérieures, une très large plage
jaune clair ou cuivrée occupant, entre CU lb et M 3, l’espace situé entre la tache discale et la marge; zone
basale de ces ailes noire. Rayures externes et bandes submarginales noirâtres, plus ou moins estompées.
Armure génitale (fig. 101). — Protubérance de la face dorsale de l’uncus large et bifide. Valves assez
courtes, à processus apical grêle; la costa présente un lobe très renflé. Gnathos en forme de plaque très large
dissimulant des formations latérales antérieures réduites. Bord postérieur du juxta droit, à peine marqué par
une légère incision. Longueur du bulbus ejaculatorius un peu inférieure à celle de l’aedeagus.
Source : MNHN, Paris
182
UUE LEMAIRE
?. — Envergure : 90 mm; longueur des ailes antérieures : 50 min.
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux et front bruns, dessus du thorax et tarses brun noir, dessous du
thorax brun orangé, abdomen noirâtre semé de poils roux dans la région anale.
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, légèrement saillant, bord externe droit et presque perpen¬
diculaire au bord interne. Couleur fondamentale brun noir avec un fort glaçage violacé sur la presque tota¬
lité de l’aire baso médiane. Rayure interne indistincte, rayure externe préapicale (3 mm), droite, parallèle
au bord externe et très rapprochée de ce dernier (écart maximum 6 mm à l’intersection de M 3). Bande sub¬
marginale représentée par un léger semis d’écaillcs brun jaune. Bande médiane très large. Tache discale
allongée et étroite, très estompée, à l’exception d’un trait longitudinal noirâtre.
Aire périocellaire noir fuligineux. Rayure cxterno très effacée, à peine indiquée par un fin liseré proxi¬
mal jaune. Aire externe entièrement brun violacé, bande submarginale indistincte. Ocelle ovalaire, dont
on ne distingue, à travers un voile noirâtre, que quolques écailles pupillaires blanches et un anneau noir &
liseré jaune très vague.
Face ventrale uniformément brun noirâtre, sans rayures ou bandes submarginales définies. Tache
discale des ailes antérieures noirâtre, très étroite; point pupillaire blanc crème des ailos postérieures très net.
Armure génitale (fig. 102). — Plaque génitalo très large, présentant un repli très allongé qui s’évase
au-dessus de l’ostiit/n bursae. Bourse copulatrice très ample, l'extrémité libre des apophyses antérieures se
situant à peine au niveau de la mi-longueur de la bourse.
Répartition géographique. — Brésil. Amazonas : bonté Boa.
Pérou. Cordillère de Carabaya : Puno, 1 000 m.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION du genre Automeris
183
Discussion. — Le mâle rappelle, par la coloration presque entièrement brun foncé ou noire de la
face dorsale, les exemplaires les plus sombres d\A. midea. Les ailes antérieures sont cependant plus fnlquécs
et le ton du jaune périocellaire, comme celui des liserés de la rayure externe des ailes postérieures, plus cuivré.
Fio. 102. — Armure génitale $ d'Automeris gabriellae I^emaire
Le caractère le plus frappant réside dans la présence, sur la face ventrale des ailes antérieures, d’une larve
plage jaune vif contrastant avec la teinte très foncée du reste de l’aile. L’armure génitale est très voisine de
celle des espèces précédentes et, notamment, d\4. midea; elle en diffère par la structure des valves dont le
processus apical est. proportionnellement plus court et le lobe costal plus développé.
Source : MNHN, Paris
184
CLAUDE LEMAIRE
La femelle est très différente de celles des autres espèces du sous-groupe. Par la forme des ailes anté¬
rieures et la position de la rayure externo de ces ailes, extrêmement rapprochée du bord externe, elle rappelle
beaucoup A. phrynon (voir page 115); les ailes postérieures, plus sombres que chez ce dernier, sont carac¬
térisées par l’extrême réduction de l'ornementation qui transparaît à peine ù travers un voile noirâtre. La plage
jaune observée chez le mâle, sur la face ventrale des ailes antérieures, fait entièrement défaut.
A. orneatoides Lemaire a été décrit d’après un exemplaire mâle de Fonte Boa qui diffère de l’hololvpe
mâle dVl. gabriellac, non seulement par l’ornementation (ocelle beaucoup plus petit, son liseré jaune et celui
de la rayure externe beaucoup plus larges), mais par la structure de l’armure génitale, par la largeur du
gnathos (fig. 101 e), notamment. Un second exemplaire mâle de Fonte Boa, semblable au premier, ayant pu
être examiné, il s’est avéré que son armure génitale correspondait exactement à celle de l’holotype d’.-l.
gabriellae dont A. orneatoides, basé sur un spécimen aberrant, est donc un synonyme récent.
Sous-Groupe D’Automeris liberia
Description. — Envergure, ornementation, coloration semblables à celles des espèces du sous-groupe
d 'A. illustris : ni liseré jaune de part et d’autre de la rayure externe des ailes postérieures, ni anneau jaune
à la suite de l’anneau périocellaire noir. En diffère, ainsi que de tous les sous-groupes précédents, par la pré¬
sence d’anneaux noirs sur la face dorsale de l’abdomen et par celle, sur l’iris ocellairo, de deux fortes pupiles
accessoires auprès de la pupille principale. Nous retrouverons le promier de ces deux caractères chez toutes
les espèces du sous-groupe dVI. banus et le second, qui d’ailleurs n’est pas absolument constant, chez A. falco
au sein du même sous-groupe, où nous n’avons cependant pas jugé possible de classer A. liberia, dont l’armure
génitale mâle est nettement différente.
Armure génitale <?. — Uncus à bord postérieur très sclérifié, se terminant par une pointe recourbée
ventralcmont et dépourvu de protubérance sur la face dorsale. Valves relativement courtes et grêles leur
extrémité libre se situe un peu en arrière de celle de l’uncus. (Vnathos A extrémité apicale aiguë, avec des for¬
mations latérales antérieures assez développées comme chez les espèces du sous-groupe d’,4 hamata. Vue
ventralement, pénis retiré, l’armure est surtout caractérisée par la largeur, très supérieure A celle observée
dans les autres sous-groupes, do l’intervalle séparant la base du gnathos du juxln. Juxla pou profondément
concave, A bords latéraux postérieurs non proéminents. Saccus subtriangulaire très saillant. Pénis légèrement
arqué,longueur du âufâuse/acMtaortus approximativement égale A colle de l’aodeagus. Bords latéraux dû stornite
8 un peu saillants; selérification du tergite 8 beaucoup plus développée que chez les espèces des précédents
sous-groupes, en forme de bande relativement large et très allongée.
Armure génitale ?. — Les deux paires d’apophyses de longueur approximativement égale. Plaque génitale
nettement différente de celle des précédents sous-groupes : le îepli médian est représenté par une très longue
bande longitudinale dont l’extrémité antérieure recouvre Vostium hursae et il est situé entre deux formations
latérales sclérifiées, un peu plus courtes et étroites, dont la partie postérieure est soudée au tergite .Ductus
bursae membraneux, enveloppé dans une très large poche adhérant A la face interne du sternito. Ample
bourse copulatrice paraissant d’autant plus longue que le point d’où elle émane du ductus bursae est placé
sous le bord antérieur de la plaque génitale qui, lui-même, se situe approximativement au niveau de la mi-
longueur des apophyses antérieures; ductus seminalis très rapproché de Vostium bursae.
Répartition géographique. — Guyane, Vénézuéla, Brésil amazonien (;l de la Colombie A la Bolivie.
Automeris liberia (Cramer) (pl. 20, fig. 2)
Phalaena Al lac us Liberia Cramer, 1780, Uitl. Kapellen, 3, p. 139, pl. 208, lig. F J, (J 9.
Automeris liberia Cramer; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmutl. d. Erdc, fi, p. 732, pl. 107, c J.
Automeris liberia Cramer; Sciiüsslkr, 1934, in Strand, Lepid. Cal., 38, p. 300; id. 65, p. 719,
Automeris liberia liberia Cramer; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nal., Zool., (10) 19, p. 9fi, n° 51, p. 91, fjg y ^
Automeris liberia liberia (Cramer); Fleming, 1945, Zoologica, 30 (2), p. 74.
Automeris liberia (Cramer) ; Lemaire, 1970, Ann. Soc. ent. France, (N.S) 6 (3), p. 572.
Ilyperchiria mcgalops Walker, 1865, List Specim. Lepid. Ins. coll. Brit. Mus., 32, Supp, 2, p. 534.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION du GENRE Automeris
185
>T, 1929, in A. Seitz, Gross-Sclimett. d. Erde,
• !'■
uinine synonyme
Automeris liberia forme me galops Walker; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid, Cat.. 5», j,. :t61.
Autoineris megalops Walker; Bouvier, 1936, Ann. Sri. nul., Zool., (10) 19. p. 96. n" 31 „ „,nme synonyme d'A
Io Erisichlon Boisduval, 1875, Ann. Soc. ent. Belg., 18, p. 218, n° 18 (n. syn.).
Automeris erisichlon Boisduval; Draudt, 1929, in A. Seitz, Oross-Schmett. d. Erde, 6, p. :;a, H17 <j ^
Automeris erisichlon Boisduval; Schüssler, 1934, in Strand, l.epid, Cat., 58, p. 312.
Automeris liberia forme erisichlon Boisduval; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19. p. 97. 51.
• Automeris erisichlon forme Strandi Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, |
Automeris liberia erisichlon forme strandi Schüssler; Bouvier, 1936, Ann. Sri. n.
3i2 (n. syn.
.Zool.. ,1m 19. p. 97. n-51
Automeris (Meni Dognin, 1896, Le Natural., (2) 18, p. 75.
Automeris oweni Dognin; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmelt. d. Erde, 6, p. 728.
Automeris O.veni Dognin; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 3C8.
liberia) AUt0meriS *'**' Dognin; Boüv,ER - «36, Ann. Sci. na,., Zool., (lu) 19, p. 96. n» 51 (comme synonyme d'A.
Automeris proximus var. guyanensis Bouvier, 1929, Bull, bimens. Soc. Linn. Lyon, 8* année, p. Iu5 (n. syn.t.
<ig 3 j U '°' neris P roximus var - guyanensis Bouvier; Bouvier et Rikl, 1931, Bapp. Lab. Et. Soir. 17. p 19. pl 1.
Automeris proximus forme guyanensis Bouvier; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19. p. 91. n- 48.
Automeris illustris forme geayi Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19. p. 75, n- 27 \n. syn.
„ — li t r J“ CrameT - Le ctotype : 1 $, Surinam (col!. W. Van der Meulen), exemplaire figuré par
Cramer (1780 : pl. 268, fig. G) (disparu).
megalops Walker. Holotype : 1 <?, Bogota (coll. Stevens < British Muséum, N.H.).
erisichlon Boisduval. Holotype : 1 <J, Caracas (coll. Boisduval < coll. Ch. Oberthür < Naturhist.
Muséum, Vienne).
erisichlon strandi Schüssler. Holotype : 1 <J, Equateur, Haras (coll. Niepelt) (probablement dis-
no ,arn T n D n gnin -' Lect T °. t y pe J 1 <?> Jeteur, Zamora, 1885 ( Gaujon) (genitalia J. prép. J. Oiticica filho
n 4064) (coll. Dognin < U.S. National Muséum). ‘ *
proximus var. guyanensis Bouvier. Holotype : 1 <5, Guyane française, Nouveau Chantier (Le Moult )
(genitalia <?, prep. C. Lemaire n° 724 L.) (Condition des Soies, Lyon < Muséum Hist. nat., Lvon).
illustris forme geayi Bouvier. Holotype : 1 <J, Guyane française, rivière Lunier (Cray) (genitalia 0 *.
prep. C. Lemaire n° 395 M.P.) (Muséum, Paris).
Description. — Envergure : 66-91 mm ; longueur des ailes antérieures : 34-49 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux brun noir ou brun orangé, front brun noir, dessus du thorax
brun foncé ou brun orangé tarses brun noir, dessous du corps orange, face dorsale de l’abdomen orange
ou (rarement) jaune, annelée de noir.
Ailes antérieures peu allongées, apex ou pas très légèrement saillant, bord externe droit et peu obli¬
que. Couleur fondamentale grisâtre plus ou moins foncé ou gris beige, avec une éclaircie généralement bien
marquée sur le bord distal de la bande submarginale. Rayures noirâtres, l’interne peu anguleuse, avec seu¬
lement un léger rentrant sur le cubitus, l’externe très préapicale (7-11 mm), un peu défléchie vers la base
sous la Costa et ensuite presque toujours concave. Bande submarginale présentant deux lobes plus ou moins
nets entre CUlb et M3. Bande médiane très vague. Tache discale gris noiiâtre.
Aire périocellaire orange. Fine rayure externe noire, lunulaire, séparée par un espace de la même
teinte que 1 aire pénocellaire de Tassez étroite bande submarginale noirâtre. Ocelle toujours éloigné de la
rayure externe. Très grosse pupille ocellaire, semée seulement de quelques écailles blanches, avec un net
trmt disco-cellulaire blanc ; deux fortes pupilles accessoires (il existe, toutefois, des variations individuel¬
les à pupille unique); iris gris clair, suivi seulement d’un anneau noir. «noiMrtuel
Source : MNHN, Paris
CLAUDE LEMAIItE
Face ventrale beige orangé, généralement assez terne, avec fréquemment un semis d’écailles gris
noirâtre sur la zone marginale des ailes antérieures, entre la costa et M3, ainsi que sur la zone subcostale
et l’aire baso-médiane des ailes postérieures. Rayures et bandes submarginales, celles-ci plus ou moins
nettes, noirâtres.
Armure génitale (fig. 103). — Voir description du sous-groupe.
$. — Envergure : 86-100 mm ; longueur des ailes antérieures : 50-56 mm.
Antennes : 30 articles. Palpes labiaux et front bruns, dessus du thorax variant du brun orangé au
brun noir, tarses brun noir, dessous du thorax orange ; face ventrale de l’abdomen généralement brunâtre •
face dorsale orange, annelée de noir.
Ailes antérieures peu allongées, apex pas ou très légèrement saillant, bord externe convexe. Cou¬
leur fondamentale variant du grisâtre au beige brun avec parfois une nuance orangée ; une nette éclaircie
sur le bord distal de la bande submarginalo. Rayures brun foncé pouvant être liserées de gris clair sur leurs
bords en regard. Bande médiane étroite. Ornementation des ailes postérieures semblable â celle du mâle •
bande submarginale lunulaire, liserée distalement do beige orangé. Face ventralo variant du beige brun
orangé au gris noirâtre, parfois un peu violacé ; une nette éclaircie sur la zone marginale. Rayures et bandes
su h marginales, celles-ci très nettes, noirâtres.
Armure génitale (fig. 104). — Voir description du sous-groupe.
Répartition géographique. Dates de capture. — Surinam.
Guyane. Kartabo. III, VIII (//. Fleming).
Guyane française. Rivière Lunier (Gcay) ; Nouveau Chantier (Le Moult) ; territoire de l’Inini : Saül,
X (A. S. Balachowsky).
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
187
Vènézuéla. District Fédéral : massif du Cerro Naiguatâ, 720 m, I, IV, V, VII à IX, Antimano,900 m,
V, VIII, IX, route de Caracas à Colonia Tovar, Agua Negra, 1 700 m, IX (R. Lichy), Caracas, VI ; Miranda :
Los Teques, VIII ; Aragua : La Victoria, 1 700 m, V, VIII (W. Gatz) ; Monagas : Caripito, V, VIII (//.
Source : MNHN, Paris
CLAUDE LEMAIRE
188
Fleming) ; Bolivar : route d’El Uorado à Santa Elena, km 109, 480 m, XII ; Zulia : rio Yaza, Ivasmera, 250 m,
XII (R. Lichy).
Brésil. Para : Belcm, V; Amazonas : Fonte Boa, V (filages), Siî<> Puulo de Olivença, VI, Tcfé.
Colombie. Bogota; Cundinaniarca : Monterrodondo, 1420 ni, III, IV, VIII, IX, XII.
Equateur. Zamora, III ( Goujon , L.E. Perla) ; Coca, V; Cuinhuralza, III (L.E. l'ena) ; Oriente : rio
Anzii, Zarzayacu, 700 m, IX (S.E. Velastegui), XII (H. Deseimon), Apuya, I (II. Descitnon) ; Macas.
Pérou. Junin : Chanchamayo, III, VI, VII, IX, X, XII, farina, La Morrp.d, 7(K) m, I à IV', IX (G.
et L. Harris) ; Huanuco : Tingo Maria, 700 m, IV, rio Rondo, VI ; Loreto : Aguaytia, 400 in,VII, VIII,
rio Ucayali, Puccalpa, I, IX ; Guzco : Quincc Mil (L.E. Penu).
Bolivie. Cochabamba : Chaparé, Cristal Mayu, 600 in, XI, Todos Saules, 300 m, IV (F. Steinhark).
Biologie. — Voir 3 e partie, page 35.
Discussion. — A. liberia a été décrit et figuré par Ckamkii (1780 : pl. 268, fig. F et G), d’après
deux exemplaires, un mâle et une femelle. L’identification du mâle (lig. F) est douteuse, les anneaux noirs
de la face dorsale de l’abdomen étant à peine marqués et l’iris ocellaire dépourvu de pupilles accessoires
celle de la femelle (fig.G) que nous désignons comme lectotype, est en revanche absolument certaine. *
Hyperchiria megalops, Io erisickton, A. proxinius var. guyanensis, A. illustris forme geayi, dont
nous avons examiné les holotypes, sont autant de synonymes récents d’d. liberia. A. proximus var. guya¬
nensis et A. illustris forme geayi sont, l’un et l’autre, basés sur des exemplaires à pupille ocellaire unique ;
l’examen des armures génitales mâles confirme qu’il ne s’agit que de simples variations individuelles!
A. oaeni Dognin est basé sur deux mâles de l’Equateur, Zamora, capturés respectivement en 1885
et 1887. Nous désignons comme lectotype l’exemplaire de 1885 conservé par l’U.S. National Muséum. L’exa¬
men de son armure génitale prouve qu’il s’agit également d’un synonyme d’d. liberia.
A. erisickton forme slrandi a été décrit par Sciiüssi.ek (1934 : 342) d’après un exemplaire mâle de
la collection Niepelt, représenté par Stranu (1914 : 17, pl. 12, fig. 14) sous le nom d’d utomeris coresus ecua-
dora Weymer. Selon Sciiüssler, cet insecte serait différent du type de Wkymkii qu’il rapporte à A. [barws]
proxima Conte; le spécimen figuré par Stiiand est un A. liberia dont d. e. slrandi est. donc synonvme
Sous-Groupe D’Automeris banus
Description. - Espèces de taille moyenne ou assez grundo : envergure des mâles se situant entre
70 et 104 mm, des femelles entre 85 et 125 mm.
Antennes jaune rouille do 27 à 39 articles. Abdomen orange (parfois très terne chez la femelle), tou¬
jours, comme chez d. liberia, largement annelé de noir sur la face dorsale.
Ornementation des ailes antérieures semblable à celle des espèces des précédents sous-groupes. Rayure
interne anguleuse, droite chez d. curvilinea , rayure externe droite ou concave, lunulaire chez d. denticulata
La bande submarginale forme habituellement deux lobes prédominants entre CU lb et M3, sauf chez 4
curvilinea où elle est réduite à un trait continu, à peine plus large que la rayure externe et nettement déta¬
chée de cette dernière. Tache discale ovalaire ou subrectangulaire, soulignée sur le liseré de points sombres
particulièrement marqués chez d. curvilinea. Bande médiane très estompée ou absente chez le mâle beau!
coup plus large chez la femelle.
Aire périocellaire généralement orange, noire cependant chez d. denticulata (mâle et femelle) et A.
curvilinea (femelle seulement). Rayure externe et bandes submarginales noires, séparées par un espace
assez large et de la même teinte que faire périocellaire. Pupille de grosseur très variable ; deux pupilles
accessoires chez A. jalco et, plus rarement, une ou deux chez quelques exemplaires isolés, généralement
femelles, des autres espèces ; iris brun plus ou moins foncé, dans un anneau noir qui n’est jamais suivi d’un
jaune. Ornementation de la face ventrale semblable à colle des précédents sous-groupes.
On noiera la présence, chez la plupart des espèces, d’écailles argentées, en semis plus ou moins ser¬
rés, sur les deux faces.
Source : MNHN, Paris
révision nu genre Automeris 18!»
Armure génitale <J. Bord postérieur de l’uncus arrondi, très sclérifié et se terminant par une petite
pointe recourbée ventralement ; sur la face dorsale une protubérance de grosseur très variable, toujours
simple. Structure des valves analogue à celle des espèces des précédents sous-groupes. Gnathos très carac¬
téristique, en forme de trident, dont les trois branches sont approximativement de même longueur et éga¬
lement sclerifiees. Juxta bien indiqué, mais peu profondément concave, à bords latéraux postérieurs non
proéminents. Saccus subtriangulaire ou en écusson, relativement court. Bords postérieurs du sternitc s
parfois legerement saillants ; scarification du tergite 8 de dimensions extrêmement variables m étroite
bandelette ou en plaque très allongée.
Armure génitale ?. Longueur des deux paires d’apophyses approximativement égale. Plaque génitale
très large, présentant un repli subtriangulaire de longueur variable. Ductus bursac partiellement sclérifié
et généralement enveloppé dans une large poche membraneuse, soudée à la face interne du sternite ; bourse
copulatnce plus ou moins volumineuse d’où le ductus seminalis émane très près du ductus bursac.
Répartition géographique. — Du Mexique à la Bolivie et au Nord-Ouest de l'Argentine Yéné-
zuela, Guyane, Brésil amazonien.
Taxonomie. Le caractère externe le plus marquant du sous-genre est la présence d’anneaux
noirs sur la face dorsale de l’abdomen, ces anneaux faisant défaut dans tous les sous-groupes précédents
sauf celui d’A. liberia. L’armure génitale mâle diffère de celle d’.-l. liberia par la présence d’une protubé.
rance sur la face dorsale de l’uncus, par la structure du gnathos en forme de trident et par la réduction de
1 intervalle séparant le gnathos du bord postérieur du vinculum.
Tableau de détermination des espèces du sous-groupe
1. Rayure externe des ailes antérieures lunulaire . A. denticulata
— Rayure externe des ailes antérieures non lunulaire . 2
2 . Rayure interne des ailes antérieures droite. A. curvilinea
— Rayure interne des ailes antérieures anguleuse . 3
3. Pupille ocellaire accompagnée de deux fortes pupilles accessoires. A. falco
— Pupille ocellaire unique (il peut exister chez certains exemplaires, généralement ?, des
variations individuelles avec une ou deux petites pupilles accessoires) . /,
4. Rayure externe des ailes antérieures très profondément concave. A. paramaculata
— Rayure externe des ailes antérieures droite ou peu concave . 5
5. Pupille ocellaire punctiforme . A watsoni
— Pupille ocellaire non punctiforme. g
6 . Exemplaires c? (ailes anterieures très allongées, falquées ; protubérance de la face dorsale
de l’uncus minuscule). A oiticicai
— Exemplaires (ailes antérieures ni très allongées, ni très falquées; protubérance de la
face dorsale de l’uncus beaucoup plus développée) . 7
7. Ecailles blanches de la pupille ocellaire groupées à la périphérie en un liseré continu. A. amanda
Ecailles blanches de la pupille ocellaire irrégulièrement réparties . 8
Trôs S rosse P u P ille ocellaire, arrondie ou ovalaire ; exemplaires <? (bord externe des valves
présentant un renflement marqué au point de courbure qui précède le processus
apical) .
9.
10.
— Pupille ocellaire allongée et étroite ; exemplaires $ (bord externe des valv
sans renflement précédant le processus apical) .
Rayure externe des ailes antérieures très éloignée de l’apex (7-9 mm)
— Rayure externe des ailes antérieures moins éloignée de l’apex (5-7 mm).
Exemplaires $ (branche médiane du gnathos tronquée, bidentée) .
— Exemplaires $ (branche médiane du gnathos simple, aiguë).
10
denhezorum
A. banus
A. abdominalis
A. micheneri
Source : MNHN, Paris
190
CLAUDE LEMAIRE
Automeris banus (Boisduval)
Automeris banus banus (Boisduval (pi. 20, fig. 4, pl. 21, Hg. 1)
Jo Banus Boisduval, 1875, Ann. Soc. eni. Belg., 18, p. 212, n° 8.
Automeris banus Boisduval; Dracdt, 192‘J, in A. Skitz, Gross-Schmclt. cl. Enle, G, p. "28, pl. 107, b -f ?.
Automeris banus Boisduval; Sciiüssi.br, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 336.
Automeris banus Boisduval; Bouvier, 1936, Ann. Sri. nat., Zool., (10) 19, p. 9'i, n° 49, pl. 3, fig. 2
Automeris banus (Boisduval); Hoffmann, 1942, An. Inst. Biol., Mexico, 13, p. 237, n° 1422.
Automeris proximus denudata Bouvier, 1930, Bull. Ilill Mus., 4, p. 20, n" 17, pl. 2, fig. 2 J (n. syn.).
Automeris proximus denudata Bouvier; SchQssler, 1934, in Strand, Lepid. Cal., 58, p. 369.
Automeris proximus forme denudata Bouvier; Bouvier, 1936, Ann. Sri. nat., Zool., (10) 19, p. 94, n° 48.
L’armure génitale mâle figurée par Michener sous le nom Automeris (Automeris) banus (1952 : 478, fig.
254-256) n’appartient pas à cette espèce (voir structure du gnathos et des valves).
Types. — banus Boisduval. Holotype : 1 Ç, Mexique (genilnlia ?, prép. C. Lemaire n° 429 M.P.)
(coll. Boisduval < coll. Ch. Oberthür < Muséum, Paris).
proximus denudata Bouvier. Holotype : 1 (J, Panama, Chiriqui (geiiilaliu prép. C. Lemaire n° A27)
(Hill Muséum < British Muséum, N.H.).
Description. — jJ. Envergure : 84-98 mm ; longueur des ailes anterieures : 44-51 mm,
Antennes : 31 articles. Palpes labiaux brun noir, souvent semés de poils orangés sur la face ventrale •
front brun foncé, dessus du thorax brun noir ou brun orangé, tarses brun noir, dessous du corps orange'
souvent très foncé, face dorsale de l’abdomen orange, annulée de noir.
Ailes antérieures peu allongées, apex non saillant, bord externe droit ou très légèrement convexe
très peu oblique. Couleur fondamentale variant du brun noir nu beige brun un peu orangé, avec
une légère éclaircie, pouvant être soulignée de quelques écailles argentées, sur le bord distal de la bande
subrnarginale. Rayures brun noir, l’externe nettement préapicalo (5,5-G,5 mm), droite, liserée proxima-
lement d’écailles argentées, surtout sur la fraction comprise entre la resta et M2 où, de plus, elle s’inter¬
rompt à l’intersection des nervures. Bande médiane plus ou moins nette, triangle préapical semé de nom¬
breuses écailles argentées. Tache discalo brun noirâtre.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Aulomeris
191
Aire périocellaire orange vif. Rayure externe assez large, pas ou très peu lunulaire. Bande submar¬
ginale liserée distalement d’écailles argentées. Grosse pupille ocellaire (0:4-9 mm), en général recouverte
de nombreuses écailles blanches, surtout autour du trait disco-cellulaire blanc ; iris brun noir.
Face ventrale orange ou rouge orangé, avec, de la costa à M2, et parfois même jusqu’au bord interne
des ailes antérieures, une série de taches noirâtres semées d’écailles argentées ; les ailes postérieures, plus
sombres, sont ombrées de noirâtre avec un léger semis argenté. Nervures orangées, bien indiquées sur les
deux ailes. Rayures et bandes submarginales, celles-ci souvent très estompées, noirâtres.
Fig. 106. — Armure génitale Ç d'Aulomeris bonus bonus (Boisduval)
Source : MNHN, Paris
192
Armure génitale (lig. 21 et 105). — Protubérance de la face dorsale de l’uncus assez forte, ovoïde.
Bord externe des valves très fortement bombé au point où il s’incurve en direction de l’uncus ; ce renfle¬
ment est aussitôt suivi d’une dépression précédant le court processus apical. Extrémité libre des branches
latérales du gnathos arrondie et renflée. Saccus court, subtriangulaire ou en forme d’écusson. Dulbus eja-
culatorius un peu plus court que l’aedeagus. Bords latéraux postérieurs du sternite 8 en étroite bandelette.
$>. — Envergure : 107 mm; longueur des ailes antérieures : 55 mm.
Antennes : 31 articles. Palpes labiaux brun foncé, front et dessus du thorax brun orangé, tarses bruns
dessous du corps orange terne, face dorsale de l’abdomen annelée de noir.
Ailes antérieures allongées, apex très saillant, bord externe droit, oblique. Couleur fondamentale
beige brun orangé ; une légère éclaircie sur le bord distal de la bande submarginale. Rayures brun foncé
l’externe droite, liserée finement d’argenté. Bande médiane nette.
Ornementation des ailes postérieures semblables à celle du mâle ; rayure externe et bande submax-
ginale étroites. Face ventrale beige orangé ; bandes submarginales nettes.
Semis d’écailles argentées, très réduits, sur les deux faces.
Armure génitale (fig. 106). — Repli de la plaque génitale en triangle assez allongé et étroit. Ductus
bursae enveloppé dans une très large poche membraneuse. Bourse copulatrice très longue ; son extrémité
libre se situe très en avant du niveau de celle des apophyses antérieures.
Répartition géographique. Dates de capture. — Mexique. Veracruz : Dos Amatcs, VI VIII •
Chiapas : Santa Rosa Comitân, IV, IX (Dr T. Escalanté).
Honduras britannique. Slann Creck District, Middlosex, VI à VIII (E.C. Welling).
Costa Rica. Tuis.
Panama. Chiriqui : Santa Clara del Chiriqui, V, VI, (C. Moinier).
Discussion. — A. proximus denudata Bouvier dont nous avons examiné l’holotype mâle et étudié
l’armure génitale est un synonyme récent d’.l. b. banus.
Automeris banus proxima Conte (n. stnt.) (n. desin.)(*') (pl. 21, fig. 2)
Automeris proximus Conte, 1906, Ann. Lab. Et. Soie, 12, p. 166, pl. 16, lig. :i <j.
Automeris proximus Conte; DnAUDT, 1929, in A. Seit/., Gross-Srhinotl. d. Erdo, 6, p. 728, pl. 108, a <J.
Automeris proximus Conte; Sr.iiüssi.Kn, 1911'», in Strand, Lepiil. Cal., 58, p. 869; ■<]., 65, p. 720.
Automeris proximus proximus Conte; Bouvier, 1936, Ann. Sci. mit., 7,oui., (10) 19, p. 93, n» 48, p. 91, flg 8 A
Automeris coresus ecuadora Weymer, 1908, Ent. Zeitschr., Stuttgart, 22 Julirg., p. 73.
Automeris coresus ecuadora Weymer; Dkaiidt, 1929, in A. SliiTZ, Gross-Schmelt. d. Unie, 6, p. 728 (comme
synonyme d’/l. proximus). ' ' 0
Types. — proxima Conte. Holotypc : 1 Equateur, Balzapamba (M. de Matltan) (genitalia
prép. C. Lemaire n° 396 M.P.) (coll. Ch. Oberthür < Muséum, Paris). J ’
coresus ecuadora Weymer. Holotypc : 1 -J, Equateur, Macas (coll. Nicpolt) (probablement disparu)
Description. — <$. Envergure : 73-91 mm ; longueur des ailes antérieures : 39-47 mm.
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux brun noir, généralement semés de poils orangés sur la face
ventrale ; front brun foncé, dessus du thorax brun noir ou brun orangé, tarses brun noir, dessous du tho¬
rax orangé, abdomen orange, annelé de noir sur la face dorsale.
Ailes antérieures peu allongées, apex très légèrement saillant, bord externe droit, peu oblique. Cou¬
leur fondamentale gris beige ou gris noirâtre, avec un léger semis d’écailles argentées sur l’aire médiane
(41) Les substantifs d’origine grecque finissant en meri#
de Nomenilaliire zoolngique, un nom du groupe-espece, si ce»
générique avec lequel il est combiné.
sont féminins,
un adjectif au
article 80 du Code i
doit être accordé
Source : MNHN, Paris
:nre Automcris
RÉVISION DU GE
193
(à l'exception de la bande médiane et, parfois, de la tache discale) et sur le bord distal do la band<> submar¬
ginale. Rayure externe des ailes postérieures non lunulaire, très fine et souvent interrompue à l intersec-
tion des nervures ; bande submarginale également étroite, zone marginale brunâtre, semée d'éoaillcs argentées.
Ornementation de la face ventrale semblable à celle de sous-espéce nominative. Couleur fondamen
tait: rouge orangé ; semis d’écailles argentées très denses. Nervures très apparentes sur l’aire externe de*
ailes antérieures et sur les ailes postérieures.
Armure génitale. — Semblable à celle de la sous-espèce nominative.
?■ — Envergure : 89 mm ; longueur des ailes antérieures : 50 mm.
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux et front bruns, dessus du thorax brun orange, tarses brun
noir, dessous du thorax orange. Abdomen orange, annelé de noir sur la face dorsale, brun orangé sur la fa. e
ventrale.
Ailes antérieures allongées, apex saillant et aigu, bord externe convexe. Couleur fondamentale brun
beige orangé ; semis d’écailles argentées très denses, notamment sur la tache discale. Liserés argentés des
rayures particulièrement nets. Ornementation des ailes postérieures semblable à celle du mâle ; franges
argentées. Face ventrale beige orangé.
Armure génitale (fig. 107). — Semblable à celle de la sous-espèce nominative.
Répartition géographique. Dates de capture. — Equateur. Bolivar : Balzapamba III, IV
IX, à XII (M. de Mathan) ; rio Cachabi, San Javier.
Source : MNHN, Paris
194
CLAUDE LEMAIRE
Discussion. — A été considéré à tort en littérature comme une espèce distincte d 'A. banits. L’armure
génitale mâle est absolument semblable à celle d 'A. b. banus, les valves formant le même renflement avant
le processus apical. L’ornementation est très voisine chez les deux sous-espèces qui présentent, sur la face
ventrale, la même coloration dominante rouge orangé et non celle, orange, des autres espèces du sous-
groupe. Le mâle d’A. b. proxima diffère de celui de la sous-espèce nominative par l’envergure moyenne plus
faible des exemplaires, avec une réduction corrélative du diamètre de la pupille (5 mm) ; sur les ailes les semis
d’écailles argentées sont plus denses et plus étendus sur les deux faces ; la rayure externe des ailes posté¬
rieures est beaucoup plus étroite. Les exemplaires femelles sont également caractérisés par la plus grande
abondance d’écailles argentées ; la forme des ailes antérieures est un peu différente de celle d’A. b. banni
avec l’apex plus proéminent.
Draudt (1929 : 728) a, après examen do l’holotype, aujourd’hui vraisemblablement disparu, mis
A. coresus ecuadora Weymer en synonymie d’A. proxima. Comme il a correctement identifié et figuré ce
dernier, cette synonymie qui a été admise par Sciiüssler (1934 :369) et par Bouvier (1936 a : 94), ne paraît
pas contestable. ’ F
A. proximus var. guyanensis Bouvier, 1929, est un synonyme récent d’A. liberia (Cramer) (voir page 184)
et A. proximus denudala Bouvier, 1930, d’A. b. banus (Boisduval) (voir page 190). Pour A. proximus peru-
vianus Bouvier, 1930, voir A. amanda limpida Lemaire, 1966 (page 198). ‘
Automeris banus argentifera Lemaire (pl. 21, fig. 3, pl. 22, fig.l)
Automcris banus argentifera Lemaire, 1966, Bull. Soc. ent. France, 71, p. 158.
Type- — Holotype : 1 <?, Colombie, Valle Cauca, Anchicaya, 1000/1 400 m, 14-XI1-1964 (L. et
L. Denhez) (coll. C. Lemaire < Muséum, Paris).
Description. — <J. Envergure : 71-84 mm ; longueur des ailes antérieures : 37-44 mm.
Antennes : 33 articles. Palpes labiaux brun noir, parfois semés d’écaillos orangées sur la face ven¬
trale, front et dessus du thorax brun noir ou brun orangé, tarses brun noir ; dessous du thorax et de l’abdo¬
men rouge orangé, face dorsale de l’abdomen orange vif, annelée de noir.
Couleur fondamentale des ailes antérieures variant du brun noir, avec parfois une nuanco orangée
au noir, (un seul exemplaire beige orangé sur une très longue série). Semis d’écailles argentées très étendus
et contrastants, notamment sur la tache discale, l’aire médiane et la zone marginale ; liserés argentés dis
rayures particulièrement nets. 6
Ornementation des ailes postérieures semblable à celle d’A. b. proxima-, rayure externe générale¬
ment très étroite, zone marginale brun noir semé d’écailles argentées.
Face ventrale rouge orangé vif, semée d’argenté ; rayures et bandes submarginalos noires.
Armure génitale. — Semblable à celle de la sous-espèce nominative.
$■ — Envergure : 87-113 mm ; longueur des ailes antérieures : 47-62 mm.
Antennes : 33 articles. Palpes labiaux et front brun noir, dessus du thorax brun noir ou brun orangé
tarses brun noir, abdomen orange foncé, largement annelé de noir sur la face dorsale, brun orangé ou brun
noir sur la face ventrale.
Ailes antérieures assez allongées, apex saillant et aigu, bord externe très convexe. Couleur fonda¬
mentale variant du brun orangé au brun noir avec un très abondant semis d’écailles argentées. Même orne¬
mentation que le mâle. Très grosse pupille ocellaire ( 0 : 6-10 mm.).
Face ventrale beaucoup plus foncée que celle du mâle : couleur fondamentale brun noir avec une
nuance orangée plus apparente sur les ailes postérieures. Semis d’écailles argentées cantonnés sur les zones
marginales.
Armure génitale (fig. 108). — Semblable à celle de la sous-espèce nominative. Repli de la plaque
génitale très allongé chez les exemplaires examinés.
Source : MNHN, Paris
iévision du genre Aulomeris
195
Répartition géographique. Dates de capture. — Colombie. Yalle Cauca : Anchicava. 1 000/
1 400 m, I à V, VII, VIII, X à XII, Calima, V (L. et L. Denhez).
Discussion. — Se rapproche davantage, aussi bien par l’envergure que par l'ornementation, d’A.
ban us proxima que de la sous-espèce nominative. Le mâle est caractérisé par le développement des zones
argentées qui contrastent sur le fond très sombre, presque noir, des ailes antérieures ; la coloration rouge
orangé de la face ventrale est particulièrement vive. Les semis argentés sont également très denses chez
la femelle ; d’après les spécimens examinés, il semble que la coloration de la face ventrale soit plus soinbrv
que chez les femelles des deux autres sous-espèces.
Source : MNHN, Paris
196
CLAUDE LEMAIRE
Automeris araanda Schaus
Automeris amanda amanda Schaus (pi. 22, 2 et 3)
Automeris amanda Scliaus, 1900, Journ. New York Enl. Soc., 8, p. 229.
Automeris amanda Schaus; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schinctt. d. lirdc, G, p. 728, pl. 108, a
Automeris amanda Schaus; Schüssler, 1934, in Strand, Lcpid. Cat., 58, p. 334; ici., 65, p. 716,
Automeris amanda amanda Schaus; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nul., Zoo/., (10) 19, p. 103, il 0 55, pl. 1 f'itr 5
p. 98, lîg. 9 A.
Type. — Holotvpe : 1 <J [sexe non précisé dans lu description], Bolivie (sans autre, précision) (goni-
talia ■$, prép. J. Oiticica fillio n° 4 055) (coll. W. Schaus < U.S. National Muséum).
Description. — Envergure : 78-91 mm ; longueur des ailes antérieures : 44-55 mm.
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux, front, dessus du thorax et tarses brun noir, dessous du thorax
et de l’abdomen brun foncé, face dorsale de l’abdomen orange terne, largement annulée de noir.
Ailes antérieures peu allongées, apex non saillant, bord externe droit ou légèrement convexe très
peu oblique. Couleur fondamentale brun noir, avec une légère éclaircie et un très fin semis d’écailles argen¬
tées sur la zone marginale. Rayures noires, très finement liserées d’argenté sur leurs bords en regard, l’ex¬
terne préapicale (5 mm), droite ou un peu concave. Bande submarginale peu contrastante. Bande médiane géné¬
ralement large ; triangle préapical semé d’écailles argentées. Tache discale brun noir, parfois un peu argentée
Aire périocellaire orange foncé. Rayure externe lunulaire, presque aussi large que la hande submar¬
ginale, cette dernière onduleuse et liserée distalement d’orange ou de gris clair. Grosse pupille ocellaire
(0 : 4-7 mm), arrondie ou ovale, présentant à la périphérie un liseré continu d’écailles argentées; trait
disco-cellulaire blanc généralement très net. Iris brun.
Face ventrale des ailes antérieures orange, passant au noirâtre sous la resta et sur la bande submar¬
ginale ; ailes postérieures brun noir avec un léger semis d’écailles argentées ; nervures orange foncé. Rayu¬
res et bandes submarginales noires très marquées.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automcris
197
Armure génitale (fig. 109). — Structure très voisine de celle d'.4. bonus. Protubérance de la face
dorsale de l’uncus plus grêle et forme des valves légèrement différente : vues ventralement. leur bord externe
présente une courbure continue, sans renflement accentué et sans brusque dépression avant le processus
apical qui est nettement plus allongé. Ce caractère est remarquablement constant. Longueur du bulbus
ejaculatorius sensiblement égale à celle de l’aedeagus.
$■ — Envergure : 93-104 mm.; longueur des ailes antérieures : 45-55 mm.
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux et front brun noir, semés ou non d’écailles orangées ; dessus
du thorax brun noir ou brun orangé (parfois une touffe de poils roses à la base des ailes antérieures), tarses
brun foncé, dessous du corps variant du brun orangé au noirâtre ; face dorsale de l’abdomen très largement
annelée de noir, les poils orange ne subsistant que sur le bord postérieur des segments et la région anale.
Source : MNHN, Paris
198
CLAUDE LEMAIRE
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, légèrement saillant, bord externe plus ou moins convexe.
Couleur fondamentale brun foncé avec une faible nuance violacée sur l’aire médiane. Semis argentés très
réduits. Ornementation des ailes postérieures semblable à celle du mâle ; aire périocellaire orange terne •
rayure externe remarquablement large. Face ventrale brun orangé ou gris noirâtre, ncltemont plus foncée
aux ailes postérieures d’où disparaît toute éclaircie orange.
Armure génitale (lig. 110). — Semblable à celle d’/l. banus.
Répartition géographique. Dates de capture. Bolivie. Cochabamba : Chaparé, El Limbo
2 000/2 200 m, I, III, IV, Alto Palinar, 1 100 m, III ; Carrasco : Sibcria, 1 650 m, I, X, XII (F. Stcinback)
Pérou. Carabaya : Santo Domingo, 2 000 in, I, II (Ockenden).
Discussion. — Rappelle A. b. banus par l’envergure et la forme des ailes antérieures. En diffère
principalement par la disposition très régulière des écailles blanches de la pupille ocellaire en un liseré mar¬
ginal continu. Anneaux noirs de la face dorsale de l’abdomen beaucoup plus largos, face ventrale orange
plus ou moins envahie de noirâtre, jamais rougeâtre, avec des semis d’écailles argentées beaucoup plus
épars. Les armures génitales mâles des deux espèces diffèrent par des caractères constants, principalement
par la forme des valves. ’
La sous-espèce nominative est reconnaissable à la coloration très sombre, presque noire, de la face
dorsale des ailes antérieures et à la largeur de la rayure externe et de la bande submarginale dès ailes pos¬
térieures. ' *
Automeris amanda limpida Lemaire (pl. 23, lig. I)
Automeris proximus peruvianus Bouvier, 1930, Bull. Bill Muséum. 4, p. 19, n*> 10. ni. 2 fiir 1 ,? (nom
cupe par Automeris godartii peruviana Bouvier, 1929, Bull, bimens. Soc. I.inn. I.i/on, «'• année, p. 121). i oc "
Automeris proximus peruvianus Bouvier; SciiUs.si.kr, 1934, in Stiianii, Lepid, Cat., 58, p. 309.
Automeris proximus forme peruvianus Bouvier; Bouvier, 1930, Ann. Sci. nat., /moi, (10) 19, p. 94 „o 4g
Automeris amanda limpida Lemaire, I960, Bull. Sur.
son pour A. proximus peruvianus Bouvier).
. France, 71, p. 159 (nom moi
ivelle combinai-
Type. — amanda limpida Lemaire, proximus peruvianus Bouvier, même
1 <$, Nord Pérou, Charapé, 4 000 ft, 1912 (A.E. et F. Pratt) (genilalin prép. C. Lemai
< British Muséum, N.H.).
exemplaire. Holotypc •
ire no A26) (Hill Muséum,
Description. — Envergure : 81-93 mm ; longueur des ailes antérieures : 43-48 mm.
Antennes : 33 articles. Palpes labiaux brun foncé, parfois semés d’écaillos orangées sur la face ven¬
trale, front et dessus du thorax brun noir ou brun orangé, tarses bruns, dessous du thorax orange abdomen
orange, largement annelé de noir sur la face dorsale, orango ou brunâtre sur la face ventrale.'
Forme des ailes antérieures et ornementation semblables à celles de la sous-espèce nominative mais
coloration beaucoup moins foncée, gris beige clair, avec une zone beige orangé sur le bord distal de la bande
submarginale. Semis d’écailles argentées réduit à quelques écailles pou serrées sur le triangle préapioal
Rayures brun noir, l’externe légèrement préapicale (4-5 mm), liserée proximalement d’écailles arirenléeè
entre la costa et M2 seulement. 8 8
Aire périocellaire orange clair ; rayure externe et bande submarginale des ailes postérieures épais
ses et Iunulaires, moins cependant que chez A. a. amanda. Face ventralo des ailes antérieures généralement
orange vif, avec la zone subcostale noirâtre, des ailes postérieures brun noir ou brun orangé ; certains exem¬
plaires sont plus ternes, presque entièrement gris noirâtre, avec seulement un reflet orangé.
Armure génitale. — Semblable à celle de la sous-espèce nominative.
$. — Envergure ; 98-104 mm ; longueur des ailes antérieures : 55 mm.
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux et front bruns, dessus du thorax, tarses et dessous du corps
brun noir, face dorsale de l’abdomen très largement annelée de noir.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
Forme et ornementation semblables à celles de la femelle de la sous-espèce nominative, mais, à l’in¬
verse de ce que l’on observe chez le mâle, coloration plus terne. Ailes antérieures gris brun avec une nuance
violacée très nette sur l’aire médiane qui est semée d’assez nombreuses écailles argentées. Aire périoccllaire
orange mat. Rayure externe et bande submarginale des ailes postérieures relativement étroites. Face ven¬
trale brun noirâtre, avec une nuance beige orangé, ailes postérieures plus sombres et semées d’écailles
argentées.
Fig. 111. — Armure génitale ? d'Aulomeris amania limpida Lemaire
Armure génitale (fig. 111). — Semblable à celle de la sous-espècc nominative.
Répartition géographique. Dates de capture. — Pérou. Charapé, 1 600 m, [A.E. et F. Pratt) ;
Junin : Chanchamayo, 650 m, V, La Merced, III ; Pasco : Oxapampa. 1 800 m. IX, Yaupi Bajo. XI (G.
et L. Harris ).
Source : MNHN, Paris
200
CLAUI
I.F.M
Discussion. — Diffère de la sous-espèce nominative par sa coloration beaucoup plus claire et par
la largeur moindre de la rayure externe et de la bande submarginale des ailes postérieures. Diamètre de
l’ocelle un peu supérieur (13-18 mm contre 13-16 mm).
A. proximus peruvianus Bouvier, 1930, est un homonyme primaire dM. godartii pemviana Bouvier
1929. La sous-espèce ayant été rapportée à tort par Bouvier à A. proxima Conte (sous-espèce dM. bonus),
alors qu’elle doit être subordonnée à A. amanda, nous avons proposé (Lemaire, 1966 : 161) le nom
dM. amanda limpida en remplacement dM. proximus peruvianus.
Automeris amanda subpicta Dognin (n. stat .) («. desin.) (“) (pl. 23, fig. 2 et 3)
nyme
Automeris subpictus Dognin, 192:1, Ileler. nouv. Amer. Sud, 21, p. 26.
Automeris subpictus Dognin; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmelt. <1. K nie, 6, p. 729, pl. J08, b $.
Automeris subpictus Dognin; ScnüSSLEn, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 372; ici., 65, p. 721.
Automeris subpictus Dognin; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 93, n° 47.
Automeris columbianus Bouvier, 1927, Encycl. cm., (B) 3, Lepidoptera, 2, p. 23, pl. 2, lig. 5 ÿ.
Automeris columbianus Bouvier; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmetl. il. lirde. 6 n 729 (comme
d’/l. subpictus ). 1 ' e syno ‘
Types- — subpicta Dognin. Holotype : 1 Ç, Colombie, versant oriental de la cordillère de Bogotâ
11-1914 (Apollinaire-Marie) (genitalia $, prép. J. Oiticica filho n° 4 090) (ooll.Dognin < U.S. National’
Muséum).
columbianus Bouvier. Holotype : 1 Ç, Colombie, Bogotâ (Apollinaire-Marie) (genitalia O DréD r
Lemaire n° 452 M.P.) (Muséum, Paris).
Description. — <?. Envergure : 77-82 mm ; longueur des ailes antérieures : 42-46 mm.
Antennes : 33 articles. Palpes labiaux, front et dessus du thorax brun noir, tarses et dessous du tho¬
rax noirâtres ; abdomen orange, annelé de noir sur la face dorsale, noirâtre sur la face ventrale.
Apex des ailes antérieures très légèrement saillant, bord externe droit, un peu oblique. Couleur fon¬
damentale gris brun noir, très uniforme, sans éclaircie sur le bord distal de la bande submarginale qui est
elle-même presque indistincte. Rayures noires, très finement liserées d’argenté sur leurs bords en regard
Aire périocellaire orange terne. Rayure externe des ailes postérieures lunulaire et bande submarginale
toutes deux étroites ou très étroites. Face ventrale noirâtre, sans aucune éclaircie orange. Quelques écailles
argentées éparses sur les zones marginales des quatre ailes.
Armure génitale. — Semblable à celle de la sous-espèce nominative.
?• — Envergure : 87-110 mm ; longueur des ailes antérieures : 55-66 inin.
Antennes : 33 articles. Palpes labiaux, front, dessus du thorax, tarses et dessous de l’abdomen noirs
ou brun noir ; face dorsale de l’abdomen presque entièrement noire, avec quelques poils roux groupés
ou non en anneaux étroits sur le bord postérieur des segments.
Apex des ailes antérieures aigu, légèrement saillant, bord externe convexe. Couleur fondamentale
brun noir ; des écailles argentées en semis plus ou moins serrés sur l’aire médiane et sur le bord distal de la
bande submarginale, dont le tracé est ainsi plus net que chez les exemplaires mâles.
Aire périocellaire orange très terne, ombrée de noirâtre ; rayures externes et bandes submarginales
des ailes postérieures relativement étroites, lunulaires. Face ventrale entièrement noirâtre ; des écailles
argentées sur la zone marginale des ailes antérieures et une grande partie des ailes postérieures.
Armure génitale. — Semblable à celle de la sous-espèce nominative.
Répartition géographique. Dates de capture. — Colombie. Environs de Bogotâ, II (Apolli¬
naire-Marie) ; Villavicenoio.
(42) Voir note infrapnginale 41, page 192.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AlltO/tlCris
201
Equateur. Oriente : rio Negro, 1 500/1 800 m, III, VI, rio Napo, 600 m, IX (S.E. Velastegui). rio
Blanco, La Jullita, 30-XII ( H. Descimon).
Discussion. — L’examen de l’armure génitale mâle, dont la structure est absolument semblable
à celle de la sous-espèce nominative, permet d’établir qu’A. subpicta n’est qu’une sous-espéce d’A. amantLi.
La disposition caractéristique des écailles argentées de la pupille ocellaire en liseré continu le confirme.
Envergure un peu inférieure à celle de la sous-espèce nominative, coloration encore plus sombre de»
exemplaires des deux sexes sur chaque face, notamment sur la face ventrale qui est uniformément brun
noir, opaque, sans aucune nuance orange. Sur la face dorsale, la rayure externe et la bande submarginalo
des ailes postérieures sont beaucoup plus étroites.
Automeris columbiana a été mis en synonymie d’A. subpicta par Draipt (1929 : 729) ; cette syno¬
nymie a été admise par Bouvier (1936 a : 93) et elle est confirmée par l’examen comparatif des deux bulo-
types qui sont deux femelles, capturées dans la même localité par le même récolteur.
Automeris amanda tucumana Bouvier (pl. 24, fig. 1)
Automeris amanda tucumana B ouvier, 1930, Bull. Hill Muséum, 4, p. 21. n° 20, pl. 2. lig 4 [nrc 3] o.
Automeris amanda tucumana Bouvier; Schüsslbr, 1934, in Strand, Lopid. C.it., 58, p. 334.
Automeris amanda tucumana Bouvier; Kôhler, 1935, Jieo. Soc. Ent. Argentina, 7, p. 86.
Automeris amanda forme tucumana Bouvier; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nai., Zool.. (lu) 19. p. 104. n° 55.
Automeris amanda tucumana aberration conjuncla Kôhler, 1935, J tco. Soc. Ent. Argentma, 7, p. »6 (□. eyn.
Automeris nigrolineata Eckerlein, 1935, Ent. Zeitschr., Frankf.-a-M., 49 Jahrg-, p. 23, fig. 3 J (a. «yn.
Types. — amanda tucumana Bouvier. Holotype : 1 <J, Argentine, Tucumàn (Hill Muséum < Brilish
Muséum, N.H.).
amanda tucumana ab. conjuncta Kôhler. Holotype [sexe non précisé], Argentine, Tucumàn ( Schreùer )
(coll. Kôhler?).
nigrolineata Eckerlein. Holotype : 1 « Environs de Rio de Janeiro » [localité certainement erronée)
(coll. Eckerlein, Goburg).
Description. — <J. Envergure : 75-83 mm; longueur des ailes antérieures : 40-44 min.
Antennes : 39 articles. Palpes labiaux, front et dessus du thorax brun noir, une touffe de poils rose» A la
base des ailes antérieures et vers l’angle anal, dessous du thorax noirâtre mêle de poils orange terne; abdomen
brun noir sur la face ventrale, orange foncé et très largement annelé de noir sur la face dorsale.
Ailes antérieures peu allongées, apex non saillant, arrondi, bord externe légèrement convexe. Cou¬
leur fondamentale brun terne, un peu plus claire sur la zone marginale. Rayures brun noir, l’interne parti¬
culièrement anguleuse, l’externe préapicale (4-5,5 mm), légèrement sinueuse, très finement liserée de gn»
clair sur son bord proximal.
Aire périocellaire orange terne, souvent ombrée de noirâtre. Rayure externe large, lunulaire et très
rapprochée de l’ocelle; l’espace qui la sépare de la bande submarginale, également lunulaire, est fréquemment
brunâtre. Pupille ocellaire plutôt petite et arrondie ( a : 4-5 mm).
Face ventrale brun noirâtre; une éclaircie beige orangé très terne sur l’aire baso médiane des ailes anté¬
rieures.
Armure génitale. — Semblable à celle de la sous-espèce nominative.
?. — Envergure : 92 mm; longueur des ailes antérieures : 51 mm.
Antennes : 39 articles. Palpes labiaux, front et dessus du thorax brun noir, avec de» touffe» de poila
roses à la base des ailes postérieures, tarses et dessous du thorax noirâtres, face ventrale de l'abdomen bruit
noir, face dorsale orange terne, très largement annelée de noir.
0 564016 6 >.
Source : MNHN, Paris
202
Ailes antérieures très peu allongées, apex à peine saillant, bord externe légèrement convexe. Couleur
fondamentale beige brun foncé avec une nuance orangée; quelques écailles roses à la périphérie de la tache
discale. Même ornementation que le mâle sur les deux faces.
Armure génitale (fig. 112). — Semblable à celle de la sous-espèce nominative. La bourse copulatrice
de l’exemplaire examiné est relativement courte, son extrémité libre se situe au niveau de celle des apophyses
antérieures.
Fie. 112. — Armure génitale $ d'Aulomeris aman, ta lucumana Bouvier
Répartition géographique. - Argentine. Tucumân (Schreitcr).
Discussion. — Diffère des précédentes sous-espèces pur les caractères suivants : nombre des article
antennaires beaucoup plus élevé, apex plus arrondi, présence d’assez longs poils roses à la base des aile
antérieures et vers l’angle anal, parfois quelques écailles roses également près de la tache discale, disparition
presque totale des semis d’écailles argentées (sauf sur la pupille ocellaire où ils prennent la disposition en
liseré caractéristique de l’espèce), rayure externe des ailes antérieures sinueuse, rayure externe des ailes nos
térieures très rapprochée de l’ocelle. Aspect général à la fois plus terne et beaucoup moins foncé qu’A a
amanda et A. a. subpicta.
A. a. lucumana aberration conjuncta Kôhler est une variation individuelle caractérisée par la soudure
partielle de l’anneau noir périocellaire et de la rayure externe; elle n’a aucune valeur en nomenclature
A. nigrolineata dont la description est accompagnée d’une excellente photographie de l’holotype est un syno¬
nyme récent d'A. amanda tucumana. La localité citée par l’auteur (Rio de Janeiro) est certainement erronée-
le titre de la note contenant la description annonce d’ailleurs une espèce nouvelle de l’Argentine.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION l)U GENRE .1 utomeris 203
Automeris amanda lichyi Lemaire (pl. 24. fig. 2)
Aulomrris anuuula lichyi Lemaire, 196$, Bull. Soc. eut. France. 71. p. 159.
Type. Holotype : 1 J, Vénézuéla, Aragua, Pare national Ranch» Grande. 1 150 ni, 27-Vlll 1962
(//. l.ichy) (genitalia g, prép. C. Lemaire n° 1 039) (coll. R. Lichy < Muséum, Paris).
Description. - Envergure : 76-86 mm; longueur des ailes antérieures : 42-46 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux et front brun orangé; dessus du thorax brun noir, tarses brun
foncé, dessous du thorax orange, plus ou moins mêlé de brunâtre, abdomen brunâtre sur la farc ventrale,
orange, annelé de noir, sur la face dorsale.
Forme des ailes antérieures semblable à celle de la sous-espèce nominative. Couleur fondamentale
très mate, beige brun, avec une légère nuance orangée ou gris brun. Une très faible éclair- ie sur le bord di-.i..l
do la bande submarginale. Rayures brun foncé, très finement liscrées d'écailles argentee» sur leur» lmrds
en regard, l’externe préapicale (6 mm), un peu coudée vers la base sou6 la costa. puis un pou concave, dirigée
assez obliquement vers le bord interne qu’elle atteint toujours très près de la rayure interne. Semis d'écaillci
argentées très réduits, localisés sur le triangle préapical.
Source : MNHN, Paris
204
CLAU I) K LEMAIRE
Airo périocellairo orange terne. Rayure externe assez étroite, franchement lunulaire; bande submar¬
ginale brun foncé, quelques écailles blanches sur la zone marginale.
Coloration de la face ventrale également très mate, variant du brun noir au gris noirâtre avec, aux
ailes antérieures, une éclaircie beige orangé sur l’aire baso médiane et le bord distal de la bande submarginale.
Armure génitale. — Semblable à celle de la sous-espèce nominative. Chez les exemplaires examinés,
la protubérance de la face dorsale de l’uncus présente une cambrure très accentuée qui la rejette en direction
du logumen avant de se recourber vers l’arrière.
Ç. — Envergure : 97 mm; longueur des ailes antérieures : 54 mm.
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux, front, dessus du thorax et tarses brun noir. Dessous du thorax
brunâtre mêlé d’orange terne. Abdomen brunâtre sur la face ventrale, orange et très largement annelé de
noir sur la face dorsale.
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, très légèrement saillant, bord externe convexe. Couleur
fondamentale beige brun avec une nuance un peu violacée sur l’aire médiane. Mêmes ornementation et
pigmentation que le mâle sur la face dorsale. Face ventrale brun noirâtre, les ailes antérieures un peu plus
claires notamment sur le bord distal de la bande submarginale. Nervures orange.
Armure génitale (fig. 113). — Semblable à celle de la sous-espèce nominative. Repli do la plaque géni¬
tale très large, mais court, chez l’allotype, seul exemplaire femelle actuellement connu.
Répartition géographique. Dates de capture. — Les seuls spécimens connus ont été récoltés en
V, VII et VIII par M. René Lichy au Vénézuéla, Aragua, Parc national Rancho Grande « Henri Pittier i
dans la Haute Vallée du rio Choroni (versant nord de la cordillère du Littoral).
Discussion. — Envergure un peu inférieure à celle de la sous-espèce nominative. Couleur fondamen¬
tale des ailes antérieures nettement plus claire que chez A. a. amanda , A. a. subpicta et A. a. tucumana
un peu plus foncée, tendant plus vers le brun, et surtout beaucoup plus mate que chez A. a. limpida; pas
d’éclaircies contrastantes, semis d’écailles argentées très réduits. Rayures des ailes antérieures très conver¬
gentes sur le bord interne. Aire périocellaire orange, aussi terne que chez A. a. subpicta. Bande submarginale
des ailes postérieures brun foncé et non, comme chez les autres sous-espèces, franchement noire. Les écailles
argentées forment, sur le contour de la pupille, un liseré moins régulier que chez les sous-espèces précédentes.
Automeris denhezorum Lemaire (pl. 24, fig. 3)
Automeris denhezorum Lemaire, 1966, Bull. Soc. ent. France, 71, p. 160.
Type. — Holotype : 1 (J, Colombie, Valle Cauca, Los Andes, 1 700 m, 15-X-1965 (L. et L. Denhez)
(coll. C. Lemaire < Muséum, Paris).
Description. — <J. Envergure : 69-95 mm; longueur des ailes antérieures : 37-51 mm.
Antennes : 33 articles. Palpes labiaux noirâtres semés d’écailles orangées sur la face ventrale, front et
dessus du thorax brun noir, tarses noirâtres, dessous du thorax orange, abdomen orange vif, annelé de noir
sur la face dorsale.
Ailes antérieures peu allongées, apex pas ou à peine saillant, bord externe droit ou légèrement convexe
très peu oblique. Couleur fondamentale variant du gris-beige, avec une nuance orangée, au gris noirâtre-
une éclaircie généralement nette sur le bord distal de la bande submarginale. Rayures noirâtres, l'externe
préapicale (7-9 mm), un peu coudée vers la base sous la costa et ensuite droite, liscréo proximalement d’écailles
argentées entre la costa et M 1. De légers semis d’écailles argentées sur le triangle préapical et, parfois, sur la
zone marginale. Tache discale gris noirâtre.
Aire périocellaire orange vif. Rayure externe noire, étroite, pas ou très peu lunulaire; bande submar¬
ginale non sinueuse. Un léger, mais constant, semis d’écailles argentées sur la zone marginale. Très grand
ocelle ( 0 : 13-18 mm), souvent tangent à la rayure externe; grosse pupille ocellairo (0 : 6-9 mm), avec des
semis d’écailles blanches de densité et de répartition très variables; iris brun.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
205
Face ventrale orange vif; les ailes postérieures sont un peu plus sombres que les antérieures; elles pré¬
sentent un semis d’écailles noirâtres et argentées sur lequel ressortent les nervures. Rayures externes noi¬
râtres; bandes submarginales noirâtres ou orange, plus ou moins nettes.
Armure génitale (fig. 114). — Sclérification du bord postérieur de l’uncus pouvant être réduite à une
pointe presque imperceptible; protubérance de la face dorsale au contraire très développée, beaucoup plus
longue que chez A. amenda et A. bonus. Comme chez ce dernier, le bord externe des valves présente un très
fort renflement suivi d’une dépression, avant le processus apical. Concavité du juxta bien marquée. Longueur
du bulbus ejaculatorius approximativement égale à celle de l'aedeagus.
$._Envergure : 85-105 mm; longueur des ailes antérieures : 50-59 mm.
Antennes : 33 articles. Palpes labiaux brun noir semés de quelques poils roux sur la face ventrale,
front et dessus du thorax brun noir, tarses noirâtres, dessous du corps orange terne, abdomen orange. lar¬
gement cerclé de noir sur la face dorsale.
Ailes antérieures peu allongées, apex saillant, aigu, bord externe convexe. Couleur fondamentale gn»
noirâtre avec une nuance violacée sur l’aire baso médiane. Curieusement, sur deux de» trois exemplaires
actuellement connus, on note une tendance très nette à l’effacement des rayures. Le reste de l’ornementation
des ailes antérieures et celle des ailes postérieures semblables à celles du mâle. Face ventrale variant du beige
orangé foncé au gris noirâtre, le semis d’écailles argentées est abondant aux ailes antérieures, sur le bord
distal de la bande submarginale, entre la costa et M 2 et sur toute l’étendue dos ailes postérieures.
Armure génitale (fig. 115). — Semblable à celle des espèces précédentes. Chez les deux exemplaire»
examinés, la plaque génitale est très fortement sclérifiée et la bourse copulatrice, relativement courte. »on
extrémité libre se situant un peu en avant de celle des apophyses antérieures.
Répartition géographique. Dates de capture. — Colombie. Valle Cauca : Los Andes, 1 700 m,
I à V, VI à XII, Villa Carmelo, 1 600 m, IV, XI (L. e< L. Denhez).
Discussion. — Envergure, forme des ailes antérieures, coloration très claire des exemplaire» mâles,
rappelant beaucoup A. amenda limpida. Diffère de ce dernier par la position de la rayure externe de» ailes
antérieures, sensiblement plus éloignée de l’apex (7-9 mm, contre 5 mm) et par le dessin de la rayure externe
Source : MNHN, Paris
206
CLAUDE
dos ailes postérieures qui est sensiblement plus étroite et pas ou à peine lunulaire. Ocelle toujours très grand.
Les écailles argentées ne sont pas constamment disposées en un liseré continu autour de la pupille. La diffé¬
rence de teinte est plus marquée chez la femelle qui, chez A. denkezorum, est presque aussi claire que le mâle,
avec l’aire périocellaire orange vif, alors que chez A. a. limpida, elle est bien plus sombre que le mâle avec
l’aire périocellaire très terne. L’armure génitale mâle se rapproche beaucoup de celle d’A. banus par la confor¬
mation des valves, mais la protubérance de la face dorsale de l’uncus est beaucoup plus grosse que chez ce
dernier et que chez A. amanda.
Automeris watsoni Lemaire (pl. 25, fig. 1)
Automeris tvatsoni Lemaire, 1966, Bull. Soc. enl. France , 71, p. 160.
Automeris watsoni Lemaire ; Lemaire, 1970, Ann. Soc. enl. France, (N.S) 6 (3), p. 572.
Type. — Holotype : 1 cî, Brésil, Para (A. M. Moss) (genitalia çj, prép. G. Lemaire n° A 68) (coll. A.M.
Moss < British Muséum, N.H.).
Source : MNHN, Paris
kvision du genH t Automeris
207
Description. — Envergure : 84-87 mm; longueur des ailes antérieures : 45-46 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux et front bruns, dessus du thorax brun noir, tarses et dessous du
thorax brun foncé, abdomen brun sur la face ventrale, orange vif, finement annelé de noir, sur la face dorsale.
Ailes antérieures peu allongées, apex à peine saillant, bord externe droit ou un peu convexe, légère¬
ment oblique. Couleur fondamentale gris brun foncé, s’éclaircissant sur le bord distal de la bande submargi¬
nale. Un semis peu serré d’écailles argentées sur l’aire médiane et sur la zone marginale. Rayures brun noir,
liserées d’écailles argentées sur leurs bords en regard, l’externe préapicale (7 mm), légèrement concave. Tache
discale gris noirâtre.
Aire périocellaire orange vif. Rayure externe très fine, un peu lunulaire; l’espace la séparant de la
bande submarginale brun noir est très étroit. Zone marginale semée d’écailles argentées. Pupille ocellair-
presque punctiforme ( 0:2 mm); iris brun, anneau noir très étroit.
Face ventrale brun noir, avec une éclaircie beige orangé plus ou moins nette sur l’aire baso médiane
îles ailes antérieures. Zone marginale des deux ailes semée d’écailles argentées. Rayures noirâtres, bande»
suh marginales brun foncé.
Armure génitale (fig. 116). — Bord postérieur de l'uncus arrondi, très sclérifié, se terminant par une
petite pointe très fine; protubérance dorsale minuscule. Bord externe des valves coudé en direction de l'uncus,
avant le processus apical qui est assez long et effilé. Branche médiane du gnathos étroite et sensiblement plus
longue que les branches latérales qui sont très divergentes et non renflées à leur extrémité libre. Concavité
du juxta peu profonde. Saccus en forme d’écusson, à peine plus proéminent que les processus latéraux anté¬
rieurs du vinculum. Bulbus ejaculatorius un peu plus court que l’aedeagus. Bords latéraux postérieurs du
sternite 8 légèrement saillants. Sclérification du tergite 8 beaucoup plus large et allongée que chez les espèces
précédentes.
Source : MNHN, Paris
208
CLAUDE LEMAIKE
Ç. — Envergure : 103-117 mm; longueur des ailes antérieures : 53-60 mm.
Antennes : 35 articles. Palpes labiaux et front bruns, dessus du thorax brun noir, tarses, dessous du
thorax et de l’abdomen brun sombre, face dorsale de l’abdomen orange, annelée de noir.
Ailes antérieures très allongées, apex légèrement saillant, bord externe convexe. Couleur fondamen¬
tale brun noirâtre un peu violacé, s’éclaircissant sur la zone marginale. Semis argentés plus denses que chez
le mâle, rayure externe des ailes postérieures lunulaire, sensiblement plus large que celle du mâle; bande
submarginale noire. Face ventrale brun noir, les ailes postérieures particulièrement foncées, sauf une
éclaircie beige orangé aux ailes antérieures; semis d’écailles argentées sur la zone marginale des quatre ailes.
Rayures externes et bandes submarginales noires.
Armure génitale (fig. 117). — Le repli de la plaque génitale est particulièrement long et atteint le bord
antérieur même de la plaque. Ductus bursae enveloppé dans une très large poche membraneuse d’où la bourse
copulatrice émane sous l’extrémité antérieure du repli de la plaque génitale, donc, en raison de la longueur de
ce repli, beaucoup plus en avant que chez les espèces précédentes; cette position de la bourse est comparable
à celle observée chez la femelle d 'A. liberia (voir fig. 104).
Source : MNHN, Paris
révision du genre Aulomeris
209
Répartition géographique. Dates de capture. Brésil. Paré (A.M. Moss).
Guyane française. Oyapock, Camopi, XI (A.S. Balachowsky).
Description. — Diffère de toutes les espèces précédentes, par la structure des armures génitales mâle
et femelle et par le diamètre très réduit de la pupille ocellaire. Rayure externe des ailes postérieures du mâle
particulièrement fine et rapprochée de la bande submarginale.
Automeris oiticicai Lemaire (pl. 25, fig. 2)
Automeris oiticicai Lemaire, 1966, Bull. Soc. ent. France, 71, p. 161.
Type. — Holotype : 1 Colombie, Antioquia, Mesopotamia, 5 000 ft (genitalia <$. prép. C. Léman
n° 935 N.Y.) (American Muséum of Nat. Hist.).
Description. — <?. Envergure : 92 mm; longueur des ailes antérieures : 46 mm.
Fie. 118. — Armure génitale <J à'Automeris oiticicai Lemaire
Antennes : 27 articles. Palpes labiaux brun foncé, semés d’écailles orange sur la face ventrale, front
brun, dessus du thorax brun noir, tarses brun noir, dessous du corps orange vif, face dorsale de l’abdomen
orange vif, finement annelée de noir.
Ailes antérieures très allongées, apex très saillant, bord externe concave, sous le saillant apical, droit
ensuite. Couleur fondamentale brun foncé, avec une éclaircie beige orangé sur le bord distal de la bande sub¬
marginale; quelques écailles argentées sur le triangle préapical. Rayures noirâtres, l’externe préapicale (5 mm),
concave, liserée proximalement d’argenté entre la Costa et M 1 et ensuite de beige orangé. Tache discale noi¬
râtre.
Aire périocellaire orange. Rayure externe large, lunulaire; bande submarginale identique, noire, 4
liseré distal orange. Très grosse pupille ocellaire (0 : 8 mm), ovale, semée de quelques écailles argentées sur le
liseré; iris brun suivi d’un très large anneau noir.
Source : MNHN, Paris
210
CLAUDE LE MAI IlE
Face ventrale orange vif, rayures externes noires, bandes submarginales très estompées.
Armure génitale (fig. 118). — S’apparente à celle d’d. watsoni. par l’extrême réduction de la protubé¬
rance de la face dorsale de l’uncus, par la structure des valves et. du gnathos, et par le très fort développement
de la sclérifîcation du tergile 8. Toutefois, chez A. oilicicai, les valves sont plus grêles, les branches latérales
du gnathos sont plus larges et aussi longues que la branche médiane et celle-ci est bidentée; la forme du
saccus est assez différente, du moins chez Pholotype. Concavité du juxta très marquée. Dulbus ejarulatorius
un peu plus court que l’aedeagus. Bords latéraux postérieurs du sternite 8 légèrement proéminents.
?. — Inconnue.
Répartition géographique. Localité typique. Un seul exemplaire connu.
Discussion. — Espèce très voisine d’d. watsoni par la structure de l’armure génitale mâle, mais très
différente d’aspect. Pupille ocellairc beaucoup plus grosse; rayure externe des ailes postérieures plus large et
nettement plus éloignée de la bande submarginale. Les ailes antérieures sont plus allongées et falquées, non
seulement que chez d. watsoni, mais que chez toutes les espèces précédentes du sous-groupe.
Automeris abdominalis (C. et R. Felder) (pl. 25, fig. 3)
Hypercliiria abdominalis C. et R. Felder, 187'., Reise d. Novara, zool. Th.. 2, Lepid., atlas, pl. 93 fur 3 j
Erklar. d. Taf., 75-107, p. 5. p a °*
Automeris abdominalis Felder; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, C, p. 729.
Automeris abdominalis Felder; Schüssleb, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 334.
Automeris abdominalis Felder; Kôhler, 1935, llev. Soc. Ent. Argentina, 7, p. 85 (part. ’l).
Automeris abdominalis Felder; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 128, n° 73.
Automeris aristei Dognin, 1923, Heter. nouv. Amer. Sud, 21, p. 25 (n. syn .).
Automeris aristei Dognin; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 731.
Automeris Aristei Dognin; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 335.
Automeris aristei Dognin; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 104, n° 56, fig. 10 <f.
Automeris rufo-brunnea Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 105, n° 57, pl. 1, fig. 6 A p. 98 fur
9 B-B (n. syn.). ° ' y ' •
Automeris tetraomma Maassen, in litteris ; cité par Strand (1920 : 12), comme synonyme d’d. abdominalis
Types. — abdominalis C. et. R. Felder. Holotype : 1 g, Colombie, Bogota (Lindig) (genitalia <£, prép.
C. Lemaire n° A 35) (coll. Felder < Tring Muséum < British Muséum, N.H.).
aristei Dognin. Holotype ; 1 Colombie, Bogotâ (Apollinaire-Marie) (genitalia (J, prép. J. Oiticica
filho n° 4057) (coll. Dognin < U.S. National Muséum).
rufobrunnea Bouvier. Holotype : 1 c?, Equateur, environs d’Ambato (genitalia d, prép. C. Lemaire
n° 397 M.P.) (Muséum, Paris).
Description. — Envergure : 82-102 mm; longueur des ailes antérieures : 45-52 mm.
Antennes : 35 articles. Palpes labiaux brun noir, teintés d’orange ou de roussàtre sur la face ventrale
front et dessus du thorax brun foncé, tarses brun noir, dessous du thorax orange, face ventrale de l’abdomen
orange ou brunâtre, face dorsale très largement annelée de noir.
Ailes antérieures allongées, apex pas ou à peine saillant, bord externe droit, oblique. Couleur fonda¬
mentale beige brun avec une nuance jaunâtre ou orangée, notamment sur le bord distal de la bande submar¬
ginale. Un léger semis d’écailles argentées sur le triangle préapical; rayures noirâtres, l’externe préapicale
(5-7 mm), concave, très finement liserée d’argenté entre la costa et M 1 et ensuite de beige orangé. Tache dis¬
cale gris noirâtre.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION Oll GENI
.1 Moment
-Ml
Aire périocellaire orange généralement, vif. Rayure externe toujours lunulaire. de largeur très \ ariahle.
l>ien séparée de la bande submarginale, elle-même lunulaire, par un grand espace orange. Pupille tn - allon
gée (0 : 5-9 mm), mais relativement très étroite, semée d’écailles argentées, fréquemment très dense* autour
du trait disco-cellulaire et par ailleurs éparses; iris brun foncé.
Face ventrale orange, parfois jaunâtre, plus sombre et fréquemment ombrée de noirâtre sur les ailes
postérieures. Rayures et bandes submarginales, celles-ci plus ou moins nettes, noirâtres.
Armure génitale (tig. 119). — Ensemble beaucoup plus robuste que chez les espèces précédentes. Bord
postérieur de l’uncus très largement sclérifié. mais la pointe formée à son extrémité est presque impercep¬
tible; protubérance de la face dorsale ovoïde, relativement grêle. Valves fortes, très divergentes, la courbure
du bord externe en direction de l’uncus ne s’effectuant qu'au niveau même du processus apical qui est long et
effilé; harpes très longues. Longueur des trois branches du gnathos sensiblement égale, branches latérales
renflées, s’incurvant à l’extrémité en direction de la branche médiane, dont la pointe est tronquée et bidentée.
Juxta assez profondément concave. Saccus court, en forme d’écusson, à peine plus proéminent que les processus
latéraux antérieurs du vinculum. Pénis légèrement arqué: longueur du bulbus ejaculatonus approximativement
égale à celle de l’aedeagus. Bords latéraux postérieurs du sternite 8 légèrement saillants; sclénfication du
tergite 8 très réduite.
?• — Envergure : 100 mm; longueur des ailes antérieures : 50 mm.
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux brun foncé, semés d’écailles orange sur la face ventrale; front et
dessus du thorax brun foncé, tarses brun noir, dessous du corps orange, face dorsale de l'abdomen orange,
largement annelée de noir.
Ailes antérieures allongées, apex non saillant, bord externe convexe. Couleur fondamentale brun
roussâtre, avec une nuance violacée sur l’aire baso médiane; nervures orangées se détachant bien sur l'aire
externe. Rayures brunes, l’interne très estompée, l’externe concave, liserée proximalement de gris violacé.
Bandes médiane et submarginale très estompées; tache discale brun noirâtre.
Source : MNHN, Paris
212
CLAUDE LEMAII
Aire périocellaire orange. Rayure externe très fine, bande submarginale plus épaisse, également lunu-
laire; l’espace les séparant est encore plus large que chez les exemplaires mâles. Bord distal de la bande sub¬
marginale orangé. Pupille ocellaire très allongée et étroite (0:9 mm).
Face ventrale orange terne; les ailes postérieures un peu plus sombres que les antérieures. Rayures
externes et bandes submarginales, celles-ci très nettes, noires.
Armure génitale (fig. 120). — Très proche de celle d’A. banus , muis avec le repli de la plaque génitale
plus court chez le seul spécimen examiné. La poche membraneuse d’où émane la bourse copulatrice est très
développée.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION nu
;nre Automeris
213
Répartition géographique. Dates de capture. — Colombie. Valle Cauca : San Antonio, 2 000 m,
VIII (Fassl), Nieves, 2 300 m, IV, VIII, Los Andes, 1 700 m, II, Calima, IV (L. et L. Denhei)\ Bogotà; Muio.
Equateur. Rio Bamba, Hacienda Cayancled, II (Stolzmann)\ Oriente : Tcna. 800 m, IX {S.E. Velas-
tegui).
Vénézuéla. Mérida : Valle La Mucuy, 2 300 m, I, II, V, IX, XII (R. Liehy).
A été cité de l’Argentine, Tucumân (Schreiter) par Kôhi.er (1935 : 85) (identification erronée?).
Discussion. — Diffère de toutes les espèces précédentes par son envergure sensiblement supérieure et
(sauf A. oiticicai) par la forme plus allongée des ailes antérieures, ainsi que (sauf .4. ualsoni où elle est punc¬
tiforme) par l’étroitesse de la pupille ocellaire. Rayure externe et bande submarginalo des ailes postérieures
toujours très lunulaires. Anneaux noirs de la face dorsale de l’abdomen du mâle particuliérement larges.
Structure de l’armure génitale mâle caractérisée par la forme des valves, à la fois plus fortes et beaucoup
moins galbées que chez les espèces précédentes, sans courbure du bord externe avant le processus apical.
A. aristei Dognin et A. rufobrunnea Bouvier sont des synonymes récents d'.4. abdominalis comme le
prouve l’examen comparatif des types et de leurs armures génitales.
Automeris micheneri Lemaire (pl. 26, fig. 2)
Automeris micheneri Lemaire, 1966, Bull. Soc. ent. France, 71, p. 161.
Type. — Holotype : 1 <J, Pérou, Huanuco, Carpish Pass, 2 700 m, 26-X-1946 (F. Woytkoaski) (geni-
talia <J, prép. C. Lemaire n° 1032 N.Y.) (American Muséum of Nat. Hist.).
Description. — <$. Envergure : 98-104 mm; longueur des ailes antérieures : 56-60 mm.
Source : MNHN, Paris
CLAUDE LEM
214
Antennes : 38 articles (pectinations très longues). Palpes labiaux, brun noir semés de quelques poils
roux sur la face ventrale; front, dessus du thorax, tarses brun noir; dessous du thorax brun noir mêlé de jaune
orangé; face ventrale de l’abdomen brunâtre, face dorsale orange terne, très largement annelée de noir.
Ailes antérieures allongées, apex légèrement saillant, bord externe droit, oblique. Couleur fondamentale
gris brun foncé, très terne; une éclaircie beige orangé sur le bord distal de la bande submarginale. Rayures
noirâtres, l’externe préapicale (9 mm), concave, liserée proximalement de beige orangé. Bande médiane très
estompée. Tache discale brun noirâtre.
Aire périocellaire orange terne. Rayure externe et. bande submarginale, celle-ci liserée distalomont
d’orange terne, larges, noires, lunulaires. Pupille ocellaire (0 : 5-7 mm), allongée et étroite; iris brun foncé.
Face ventrale brunâtre, avec une large éclaircie jaunâtre terne sur l’aire baso médiane et une partie
de l’aire externe des ailes antérieures. Rayures et bandes submarginales noirâtres.
Armure génitale (fig. 121). — Très proche de celle d’A. abdominalis, dont elle diffère seulement par la
structure du gnathos : les trois branches sont sensiblement plus longues et l’extrémité de la branche médiane
est aiguë, au lieu d’être tronquée et bidentée. Protubérance de la face dorsale de l’uncus ovoïde et de gros¬
seur extrêmement variable. Bulbus c/aculalorius nettement plus court que l’aedeagus.
Ç. — Inconnue.
Répartition géographique. Dates de capture. — Pérou. Huanuco : Carpish Pass, 2 700 m, X
(F. Woytkowski)-, Junin : Tarma, 3 080 m.
Discussion. — Très proche d’A. abdominalis. En diffère par son envergure nettement supérieure,
par la coloration très terne, de l’aire périocellaire notamment, et par la largeur de la rayure externe des ailes
postérieures; sur la face ventrale, l’éclaircie généralement orange, rarement jaune chez A. abdominalis ,
paraît être toujours jaune chez A. micheneri. Quoique faibles, les différences de structure do l’armure génitale
mâle sont remarquablement constantes chez tous les exemplaires comparés.
Automeris falco Jordan (pl. 26, fig. 1)
Automeris falco Jordan, 1910, Novit. Zool., 17, p. 474, n° 8.
Automeris falco Jordan; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Sclunetl. d. Erde, 0, p. 733, pl. 108, c J.
Automeris falco Jordan; Schüssler, 1934, in Stra.nd, Lepid. Cat., 58, p. 343.
Automeris falco Jordan; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 97, n° 52.
Typ®- — Lectotype : 1 <J, Pérou, Carabaya, rio Huacamayo, La Union, 2 000 ft, XII-1904 (G. Ockcn-
den) (genitalia (J, prép. C. Lemaire n° A 30) (Tring Muséum < British Muséum, N.IL).
Description. — J. Envergure : 74-80 mm; longueur des ailes antérieures : 41-44 mm.
Antennes : ? articles. Palpes labiaux, front, dessus du thorax brun orangé foncé, tarses brun noir
dessous du thorax et de l’abdomen orange, face dorsale de l’abdomen annelée de noir.
Ailes antérieures très allongées et falquées, apex aigu, bord externe droit, oblique, après la concavité
subapicale. Couleur fondamentale gris beige avec une éclaircie beige orangé sur le bord distal de la bande sub¬
marginale. Rayures noirâtres, l’externe préapicale (5 mm), concave, liserée proximalement d’argenté entre
la costa et M 1 et, ensuite, de beige orangé. Tache discale gris noirâtre; son liseré souligné de quatre points
brun noir très accentués.
Aire périocellaire orange vif. Rayure externe lunulaire, très fine; bande submarginale plus estompée,
également très étroite, liserée distalement de beige orangé. Grosse pupille ocellaire ( 0:6 mm), accompagnée
de deux fortes pupilles accessoires; iris brun clair.
Face ventrale beige orangé; ailes postérieures plus sombres que les antérieures. Rayures et bandes
submarginales, ces dernières partiellement effacées, noirâtres.
Armure génitale (fig. 122). — Protubérance de la face dorsale de l’uncus beaucoup plus forte que chez
les espèces précédentes. Valves ne présentant pas de renflement marqué sur le bord externe avant le processus
Source : MNHN, Paris
révision du genre Autoineris
215
apical; une petite épine émane de la région membraneuse de la face interne, correspondant à la valvula
(caractère individuel ?). Gnathos semblable à celui d’A. bonus. Concavité du juxta peu prononcée. Saccus
triangulaire. Bulbus ejaculatorius un peu plus long que Paedeagus. Bords latéraux du stemite 8 non proé¬
minents, sclérificalion du tergite 8 très courte et étroite.
?. — Inconnue.
Répartition géographique. — Localité typique.
A été signalé de la Colombie, Bogota, par Drauut (1929 : 733).
Discussion. — Rappelle beaucoup A. liberia, notamment par la structure absolument identique de
l’ocelle (iris très clair, deux pupilles accessoires); n’en diffère que par la forme plus falquée des ailes antérieure*
et par le tracé beaucoup plus anguleux de la rayure interne. Par la structure de l’armure génitale mAle Te»
pèce se range dans le sous-groupe d’A. bonus; elle y est essentiellement caractérisée par la grosseur de la
protubérance du bord dorsal de l’uncus.
A. falco a été décrit d’après deux exemplaires mâles conservés par le British Muséum (N. H ); nou* dési¬
gnons comme lectotype celui des deux spécimens dont nous avons étudié l’armure génitale sous le n° A 30
Automeris curvilinea Schaus (pi. 26, lîg. 3)
Autoineris curvilinea Schaus, 2-IV-1906, Proc. U.S. Nat. Mus., 30, p. 91.
Automeris curvilinea Schaus; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde. 6. p 733 icomme svnonvme
d’A. maculalus).
Automeris curvilinea Schaus; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 362; id.. 65. p 719 hd. /
Automeris curvilinea Schaus; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 102, n° 53 (id.)
Automeris maculatus Conte, [31-XII]-1906 (”), Ann. Lab. Et. Soie, 12, p. 169. pl. 17. lig I ( n. «yn.
(43) Voir note infrapaginale 7, page 16.
Source : MNHN, Paris
216
CLAUDE LEMAIRE
Automeris maculatus Conte; Draudt, 1929, tn A. Seitz, Gross-Schmett., d. Erde, 6, p. 733, pl. 107, d
Automeris maculatus Conte; Sciiüssler, 1934, in Strand, Lupid. Cat., 58, p. 301; id., 05, p. 719.
Automeris maculatus Conte; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Z.ool., (10) 19, p. 102, n° 53.
Types. — curvilinea Schaus. Holotype : 1 <?, Pérou, rio Gocolado, 2 500 fl, IV-1903 (Watkinset Tom-
linson) (genitalia <?, prép. J- Oiticica filho n° 4065) (U.S. National Muséum, type n° 9465).
maculatus Conte. Holotype : 1 <?, Guyane française (genitalia prép. C. Lemaire n° 413 M.P.) (coll.
Ch. Oberthür < Muséum, Paris).
Description. — çj. Envergure : 70-89 mm; longueur des ailes antérieures : 37-47 mm.
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux et front bruns, dessus du thorax brun noir, dessous du thorax
gris beige ou orangé, face ventrale de l’abdomen beige ou brune, face dorsale orange, parfois jaune, large¬
ment annelée de noir.
Ailes antérieures assez allongées, apex saillant et aigu, bord externe droit, peu oblique. Couleur fonda¬
mentale beige clair, fréquemment ombrée de gris brun. Rayures brunes, l’interne droite, pas ou à peine oblique,
l’externe très préapicale (6-10 mm), un peu défléchie vers la base sous la costa, ensuite concave. Bande sub¬
marginale très différente de celle de toutes les autres espèces du groupe d’A. illustris; elle est constituée
d’un trait droit, ou très légèrement sinueux, à peine plus large que la rayure externe et totalement indépen¬
dant de celle-ci. Bande médiane absente ou très estompée. Tache discale concolore, ornée sur le liseré de trois
ou quatre taches brun noir, dont deux très fortes.
Fie. 123. — Armure génitale d'Automeria curvilinea Schaus
Aire périocellaire orange. Rayure externe assez large, non lunulaire, séparée par un étroit espace
orange ou beige clair de la bande submarginale brun foncé ou noire. Pupille ocellaire très petite (0 :1,5-4 mm),
iris brun, plus ou moins foncé, anneau noir très largo.
Face ventrale variant du gris beige au gris noirâtre, avec généralement une éclaircie sur le bord distal
de la bande submarginale et, parfois, une nuance orangée sur l’aire base médiane des ailes antérieures. Rayures
et bandes submarginales noirâtres.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
217
Armure génitale (fig. 123). — Bord postérieur de l’uncus très sclérifié et présentant, à son extrémité,
une pointe très courte, légèrement incurvée ventralement; face dorsale fréquemment aplatie et déprimée,
surmontée d’une protubérance ovoïde grêle. Valves fortement galbées avant le processus apical, semblables
à celles d'A. banus et A. denhezorum. Branches latérales du gnathos très divergentes, non renflées à leur
extrémité libre, plus courtes que la branche médiane qui est tronquée et finement bidentée. Juxta étroit et
peu profondément concave. Saccus subtriangulaire, sensiblement plus long que les processus latéraux anté¬
rieure du vinculum. Bulbus ejaculatorius plus court que l’aedeagus. Bords latéraux postérieurs du stemite 8
arrondis ou très légèrement saillants. Sclérification du tergite 8 allongée, mais très étroite.
?. — Envergure : 109-126 mm; longueur des ailes antérieures : 57-70 mm.
Antennes : 37 articles. Palpes labiaux, front, dessus du thorax et tarses brun noir, dessous du corps
brun foncé, face dorsale de l’abdomen jaunâtre, très largement ombrée de noir.
Fie. 124. — Armure génitale 2 d’.lulomerij curvilinra Schsus
Ailes antérieures très allongées, apex aigu, légèrement saillant, bord externe droit ou un peu convexe.
Couleur fondamentale gris brun terne très uniforme, nervures orange terne sur la zone marginale. Même orne¬
mentation que le mâle. Les grosses taches brun noir qui entourent la tache discale peuvent être au nombre
de cinq et semées de quelques écailles orange terne. Pas de bande médiane.
0 564016 6
15
Source : MNHN, Paris
218
CLAUDE LEMAIRE
Aire périocellaire noirâtre 1 ; rayure externe et bande submarginale noires, sinueuses, séparées par un
espace noirâtre. Bord distal de la bande submarginale liseré de gris clair. Très grand ocelle, pupille allongée et
étroite (0 : 5-6 mm).
Face ventrale brun noir, zone marginale des deux ailes un peu plus claire, semée d’écailles grises.
Rayures et bandes submarginales noires, très nettes.
Armure génitale (fig. 124). — Repli de la plaque génitale très long. La poche membraneuse qui précède
la bourse copulatrice est peu développée; l’extrémité libre de la bourse se situe un peu en avant de celle des
apophyses antérieures.
Répartition géographique. Dates de capture. — Guyane française. Nouveau Chantier.
Equateur. Oriente : rio Anzü, Anzü, I (H. Descimon).
Pérou. Junin : Chanchamayo; Loreto : Aguaytia, 400 m, VII; Huanuco : rio Rondo, 15 km de
Tingo Maria, 650 m, VII, VIII (G. et L. Harris ); rio Cocolado, 850 m (Walkins et Tomlinson).
Brésil. Amazonas : Sâo Paulo do Olivcnça; Parâ : rio Tapajôs.
Discussion. — Diffère de toutes les autres espèces du sous-groupe par le dessin très particulier des
rayures et de la bande submarginale des ailes antérieures et par la présence de grosses macules brun noir
autour de la tache discale. L’armure génitale mâle présente des caractères communs avec celles d’A. banus,
par la forme des valves, et d’A. oiticicai, par la structure du gnathos.
Dimorphisme sexuel remarquable, se traduisant par la coloration noirâtre de l’aire périocellaire de la
femelle. Celle-ci peut atteindre une envergure comparable à celle des plus grands Automeris.
A. curvilinea Schaus a été mis en synonymie d’A. maculatus Conte par Draudt (1929 : 733), suivi
par Schüssler (1934 : 362) et par Bouvier (1936 a : 102). Pour les raisons déjà indiquées (voir page 16,
note infrapaginale 7), la priorité revient en fait à A. curvilinea.
Automeris paramaculata Lemaire (pl. 27, fig. 1)
Automeris paramaculata Lemaire, 1966, Bull. Soc. ent. France, 71, p. 162.
Typ®- — Holotype : 1 <J, Brésil, Paré (genitalia <J, prép. C. Lemaire n° 184) (coll. Le Moult < coll.
C. Lemaire < Muséum, Paris).
Description. — $. Envergure : 91 mm; longueur des ailes antérieures : 45 mm.
Antennes : 31 articles. Palpes labiaux brun orangé, front et dessus du thorax brun noir, tarses et des-
soux du thorax bruns, abdomen brunâtre orangé sur la face ventrale, orange vif, annelé de noir, sur la face
dorsale.
Ailes antérieures allongées, apex très légèrement saillant, bord externe droit, un peu oblique. Couleur
fondamentale beige clair, avec un léger nuage gris brun sur l’aire médiane et la bande submarginale. Rayures
brunes, l’interne anguleuse, l’externe préapicale (8 mm), nettement incurvée vers la base sous la Costa et
ensuite, très concave. Bande submarginale large, accolée à la rayure externe et présentant deux lobes pré¬
dominants entre CU lb et M 3. Bande médiane assez nette. Tache discale brune, ornée sur le liseré de petits
points brun noir.
Aire périocellaire orange vif. Rayure externe fine, un peu lunulaire et séparée de la bande submargi¬
nale brun foncé par un très étroit espace orange. Petite pupille ocellaire (0:4 mm) allongée et étroite; iris
brun.
Face ventrale chamois orangé, ailes postérieures ombrées de brun clair. Rayures et bandes submargi-
nalos noirâtres.
Armure génitale (fig. 125). — Diffère peu de celle d’A. curvilinea , mais l’uncus se termine par une pointe
sclérifiée nettement plus saillante et sa face dorsale est arrondie et non aplatie; l’extrémité libre des branches
latérales du gnathos est aiguë et non tronquée. Saccus court, en forme d’écusson.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Autonieris
219
?. — Inconnue.
Répartition géographique. — Localité typique.
Un seul exemplaire actuellement connu.
Discussion. — Rappelle beaucoup A. curvilinea par la coloration et la forme des ailes antérieures et
par la concavité très marquée de la rayure externe de ces ailes. En diffère par le tracé anguleux de la rayure
interne, par la conformation de la bande submarginale, non réduite à un simple trait indépendant de la rayure
externe, ainsi que par l’absence de grosses macules autour de la tache discale. Rayure externe des ailes pos¬
térieures plus fine et plus lunulaire.
Automeris denticulata Conte (n. desin.) ( M ) (pl. 27. fig. 2)
Autonieris denticulalus Conte, 1906, Ann. Lab. El. Soie, 12, p. 161, pl. 15, flg. 1 Ç [nee'o J.
Automeris denticulatus Conte; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 729, pl 107, c y
Automeris denticulatus Conte; Schüsslbr, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 340.
Automeris denticulatus Conte; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 95, n° 50.
Automeris moerens Jordan, 1910, Noo. Zool., 17, p. 474.
Automeris moerens Jordan; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 729 (comme synonyme
d’d. denticulalus).
Automeris denticulatus forme moerens Jordan; Schüsslbr, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 340
Automeris moerens Jordan; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool.. (10) 19, p. 95, n° 50 (comme svnonvme d'd
denticulatus).
Types. — denticulata Conte. Holotvpe : 1 $, Brésil, Sâo Paulo de Olivença (gemtalia 9, prép.
C. Lemaire n° 482 M.P.) (coll. Ch. Oberthür < Muséum, Paris).
(44) Voir note infrapaginale 41, page 192.
Source : MNHN, Paris
220
CLAUDE LEMAIRE
nioerens Jordan. Lectotype : 1 o, Pérou, Carabaya, rio Huacamavo, La Union, XII-1904 ( G.Ockenden)
(Tring Muséum < British Muséum, N.H.).
Description. J. Envergure : 83-88 mm ; longueur des ailes antérieures : 44-48 mm.
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux, front, dessus du thorax brun foncé, tarses, dessous du tho¬
rax et de l’abdomen brun noir, face dorsale de l’abdomen orange teme, annelée de noir.
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, légèrement saillant, bord externe droit ou un peu convexe.
Couleur fondamentale gris noirâtre, généralement plus foncée sur l’aire médiane ; aires interne et externe
parfois violacées ; semis d’écailles gris argenté, très denses, notamment au voisinage de la tache discale et
sur le bord distal de la bande submarginale. Rayures lunulaires, formées de la succession d'arcs interner-
vulaires orange terne, liserés proximalement et parfois distalement de gris argenté, l’interne très anguleuse,
l’externe préapicale (9-11 mm), droite ou légèrement en S. Bande submarginale très déchiquetée. Bande
médiane nette. Tache discale concolore avec seulement quelques petits points brun noir sur le liseré.
Aire périocellaire noirâtre, passant à l’orange terne vers le bord anal. Rayure externe noire, assez
étroite, pas ou à peine lunulaire, séparée par un espace gris clair de la bande submarginale qui est beau¬
coup plus large, noirâtre, liserée distalement de gris argenté. Petite pupille ocellaire ( a : 2-4 mm) ; iris brun
noir.
Face ventrale gris noirâtre très foncé ; semis d’écailles argentées plus ou moins denses, généralement
localisés sur la zone marginale des quatre ailes, le bord proximal de la rayure externe des ailes antérieures
et l’aire baso médiane des ailes postérieures. Rayures et bandes submarginales nettes.
Armure génitale (fig. 126). - - Très proche de celle d’A. maculata. Bord postérieur de l’uncus aplati,
très sclérifié. se terminant par une petite pointe très apparente ; protubérance de la face dorsale minuscule.
Valves moins galbées que celles d’A. maculata ; gnathos identique, mais plus grêle. Concavité du juxta assez
étroite et peu profonde. Saccus en forme d’écusson. Longueur du bulbus ejaculatorius approximativement
égale à celle de l’aedeagus. Bords postérieurs du sternite 8 légèrement proéminents ; sclérification du
tergite 8 aussi longue que chez A. watsoni.
$. — Envergure : 112-115 mm ; longeur des ailes antérieures : 58-61 mm.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AutODieriS
221
Antennes : 37 articles. Palpes labiaux et front brun noir, dessus du thorax brun orangé foncé, tarses
et dessous du thorax brun foncé, abdomen noirâtre sur la face ventrale, orange terne, annelé de noir, sur
ln face dorsale.
Ailes antérieures très allongées, apex assez saillant, très aigu, bord externe convexe. Couleur fonda
mentale brun orangé foncé, teintée de violacé sur l’aire baso médiane et semée de gris argenté sur les mêmes
zones que le mâle. Rayure externe très éloignée de l’apex (10-11 mm) ; le reste de l’ornementation de la
face dorsale des deux ailes semblable à celle du mâle. Face ventrale brun foncé, semée d'écailles argentée»
sur le bord distal de la bande submarginale des deux ailes et sur l'aire baso médiane des ailes postérieures.
Armure génitale (fig. 127). — Repli de la plaque génitale relativement étroit, mais très allonge,
son bord antérieur se situant très en avant de celui des sclérifications latérales. Du et us bursat court, non
inclus dans une poche membraneuse, partiellement sclérifié. Ample bourse copulatrice. son extrémité libre
se situe très en avant de celle des apophyses antérieures.
Répartition géographique. Dates de capture. — Brésil. Atnazonas : Sâo Paulo de Olivença.
Equateur. Oriente : Upano, confluent rio Tutenongoza. rio lipano. 900 m. I (II. Drscimtm).
Pérou. Loreto : Caballococha (de Mathan)\ Carabava : rio lluacamayo. La Union : Hiianuoo : rm
Rondo, 15 km de Tingo Maria, 650 m, VII (G. et L. Harris).
Source : MNHN, Paris
222
CLAUDE I.EMAIRE
Discussion. — Cette espèce est Ja seule du groupe d’yl. illustris, où la rayure externe des ailes anté¬
rieures soit lunulaire et la seule du sous-groupe d'A. banus où l’aire périocellaire soit noire chez les exem¬
plaires des deux sexes. Par la structure de l’armure génitale mâle, elle se situe cependant très près d’d..
maculata et d’d. watsoni et c’est de cette dernière qu’elle est la plus voisine par la conformation de l’armure
génitale femelle, caractérisée chez les deux espèces par l’allongement du repli de la plaque génitale.
d. moerens Jordan est un synonyme récent d’d. denticulata, comme l’a établi Draudt (1929 : 729).
Il a été décrit d’après trois exemplaires de la même localité, actuellement conservés par le British Muséum
(N.H.). Nous désignons comme lectolype l’exemplaire mâle qui porte une étiquette manuscrite de Jordan,
avec la référence à la description originale et la mention « d. moerens , type Jordan ».
TAXON NON IDENTIFIÉ
Automeris subobscura Weymer
Automeris subobscura Weymer, 1909, Deutsche Ent. Zeitschr. Iris, Dresden, 22, p. 31.
Automeris subobscura Weymer; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6 , p. 729.
Automeris subobscura Weymer; Schüsslrr, 1934, in Strano, Lepid. Cat., 58, p. 378.
Automeris subobscura Weymer; Bouvier, 1936, Ann. Sei. nat., Zool., (10) 19, p. 128, n° 74.
Type. — Holotype : 1 ?, Colombie, Bogotâ (coll. Wernicke) (probablement disparu).
Description originale. — « $. Lange des Kôrpers 40 mm, eines Vorderflügels 56 mm, Flügels-
pannung 102 mm.
Kopf und Rücken dunkelbraun, Fühler ockergclb. Hinterleib oben ockergelb mit breiten dunkel-
braunen Querbinden, die auf don vorletzten Ringen etwas zusammenfliessen, unten dunkelgraubraun
Brust und Beine schwarzbraun.
Die Vorderflügel haben eine scharf vortretende Spitze, sind bràunlichgrau, im Mittelraum am hel-
Isten, am Vorderrande und besonders im Saumfelde dunkler. Eine fast gerade dunkelbraune Linie geht
von drci Fünftel des Innenrandes bis genau in die Spitze, dieselbe ist nach innen von einer feinen weisslich-
grauen Linie begleitet. Gegen die Spitze wird die braune Linie undeutlich, indem sio in der dunklen Fâr-
bung des Saumfeldes verschwindet und nur durch die weisse Einfassung angedeutet ist. Die vordere Quer-
linie in der Wurzelhâlfte der Flügel ist ebenfalls braun und geht von 1 Drittel des Vorderrandes bis etwas
hinter 1 Drittel des Innenrandes. Sie ist auf der Mediana breit abgesetzt. Ein brauner runder Schatten liegt
auf der Schlussrippe der Mittelzelle, welcher dem schwarzen Fleck der Unterseite entspricht. Neben dem-
selben liegen nach aussen und hinter 3 schwarze in Triangelform gestellte Punkte. Von 2 Drittel des Vor¬
derrandes bis zur Mitte der zuerst erwàhnten, geraden, braunen Linie zieht eine braune Schattenbinde.
Fransen braun.
Die Hinterflügel liaben ein ockergelbe Grundfarbe, die etwas dunkler ist als die Farbe der curopaïs-
chen Aglia tan [sic] Ç. In der Mitte liegt ein grosses, 15 mm im Durchmesser haltendes, braünlich-graues
Auge mit einem 2 mm breiten, schwarzen Ringe und einem 6 mm langen, schwarzen, birnfôrmigen Kern.
Dieser Kern, dessen Spitze nach aussen gerichtet ist, ist an seinem Rande mit weissen Schuppen eingefasst
und zur Hâlfte von einer weissen Linie gcteilt. Der Aussenrand ist braun, vorne 4 mm breit, nimmt aber
in der hinteren Hâlfte and Breite zu, so dass er an dem etwas stumpf vortretenden Innenwinkel 10 mm
misst. Dieser Rand ist an seiner inneren Seite scharf, aber nicht wellig, sondern glalt begrenzt, nur am
Vorderrande geht er allmàhlich in die gelbe Grundfarbe über. Er ist seiner ganzen Lange nach von 2 weis-
slichgrauon Linien durchzogen, die in seinei inneren Hâlfte liegen und gegen don Innenwinkel etwas diver-
gieren.
Auf der Unterseite sind beide Flügel schwarzbraun, nur das Mittelfeld und der Innenrand der Vor¬
derflügel sind etwas heller und die Wurzel dieses Innenrandes gelblich-grau. In der Mitte der Vorderflügel
liegt ein runder, 6 mm im Durchmesser haltender, schwarzer, an den Ràndern verwaschener Fleck mit
weissem Kern, und in der Mitte der Hinterflügel ein nach hinten zugespitzer weisser Fleck. Zwischen Mitte und
Aussenrand ziehen 2 schwârzliehe Streifen durch beide Flügel, der innere ziemlich gerade, der andere wel-
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
223
lenfôrmig. Sic sind ungcfâhr 5 mm voneinander entfernt, laufen aber in der Spitze der Vorderfliigel bezwr.
am Vorderwinkel der Hinterflügel zusammen.
Ein weibliches Exemplar. Bogota. Koll. Wernicke.
Von den ahnlichen Arten iüustris Walk. und coresus Boisd. durch die trübockergelbe Grundfarbe
dor Hinterflügel, den schwarz geringten Hinterleib und die dunkle Unterseite sofort zu unterscheiden. Von
abdominalis Feld., welche den geringten Hinterleib hat, verschieden durch die scharf zugespitztcn Vor-
derflügel, das einfarbige Saumfeld derselben Flügel und den breiten braunen Rand der Hinterflügel, der
bis an das gelbe Mittelfeld reicht, wâhrend bei abdominalis die lebhaftere gelbe Grundfarbe bis weit in des
Saumfeld hineinreicht. Ein Vergleich der Unterseite lâsst sich nicht anstellen, da Felder nur die Obereeite
ahbildet und eine Beschreibung nicht vorhanden ist. »
Répartition géographique. — Localité typique.
Discussion. — La description ne permet pas d’identifier avec certitude cet insecte qui appartient
très certainement, au sein du groupe d’A. iüustris , au sous-groupe d’A. bonus , étant donné la présence de
larges anneaux noirs sur la face dorsale de l’abdomen. Il est possible qu’A. suboscura soit un synonyme
récent d’A. abdominalis (C. et R. Felder) auprès duquel il est situé par Draudt (1929 : 729). Il serait cepen¬
dant plus normal, en raison de la coloration très sombre de la face ventrale, signalée par Weymir, de le
rapporter à A. amanda subpicta Dognin, 1923, décrit également de Bogotâ (voir page 200), sur lequel il
aurait donc la priorité, mais que nous ne pouvons évidemment pas invaüder faute d’élément d’appréciation
suffisant.
TAXON A CLASSEMENT INCERTAIN
(armure génitale inconnue)
Automeris despicata Draudt (pl. 27, fig. 3)
Automeris despicata Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schinett. d. Erde, 6, p. "29, pl. 108, b S.
Automeris despicata Draudt; Schüssleh, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 340.
Automeris despicata Draudt; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 200, n° 139.
Type. — Holotype : 1 $, Pérou oriental, Ghuchuras, VII-1885 ( Bouger ) (genitalia v. prép. C.
Lemaire n° 1008 B) (Zool. Muséum, Humboldt Univ., Berlin).
Description. - <£. Probablement inconnu.
Ç. — Envergure : 82 mm ; longueur des ailes antérieures : 46 mm.
Antennes bidentées : 36 articles. Palpes labiaux, front et dessus du thorax bruns, tarses brun noir,
dessous du thorax orange, abdomen orange terne sur la face dorsale, brunâtre sur la face ventrale.
Ailes antérieures allongées, apex à peine saillant, bord externe très légèrement convexe. Couleur
fondamentale brun terne, très uniforme, avec une très vague éclaircie sur le bord distal de la bande
submarginale. Rayure interne effacée ; rayure externe concolore, presque indistincte, légèrement
préapicale, droite, liserée proximalement de quelques écailles gris argenté. Bandes médiane et submargi
nale très vagues. Tache discale brune.
Aire périocellaire orange terne. Rayure externe noire, très peu lunulaire et liserée de jaune pur.
nettement sur le bord proximal. Bande submarginale brun foncé, avec une éclaircie gris clair ; zone
marginale brun terne. Assez gros ocelle ( 0 : 13 mm), très rapproché de la rayure externe, pupille punc¬
tiforme ( 0 : 2,5 mm), semée d’écailles blanches, avec un trait disco-cellulaire blanc très net. débordant
légèrement sur l’iris brun ; anneau noir suivi d’un fin liseré jaune pur.
Face ventrale brun noirâtre avec un semis d’écailles gris clair sur la zone marginale des quatre atlo».
Rayures et bandes submarginales, celles-ci très nettes, crénelées, brun noir.
Source : MNHN, Paris
224
CLAUDE LEMAII
Armure génitale (fig. 128). Apophyses postérieures nettement plus longues que les antérieures.
Très large plaque génitale à repli subtriangulaire assez court. Ductus bursae partiellement sclérifîé. Très
ample bourse copulatrice ; le ductus seminalis en émane très près du ductus bursae.
Répartition géographique. Date de capture. — Localité typique, VII.
Discussion. — Taxon basé sur un exemplaire unique ; l’examen de l’armure génitale de l’holotype
ne permet pas, s’agissant d’une femelle, de lui assigner une position précise au sein du groupe d 'A. iilus-
tris auquel il appartient de façon certaine. Nous ne voyons pas que cette femelle puisse être rapportée à
un mâle qui ait été décrit par ailleurs; elle paraît cependant assez proche d’A. duchartrei ou d 'A. c. cha-
cona. La présence d’un anneau jaune autour de l’ocelle et de liserés jaunes sur le bord proximal de la rayure
externe, ainsi que l’absence d’anneaux noirs sur la face dorsale de l’abdomen, interdisent de classer A.
despicata dans le sous-groupe d 'A. banus, espèce auprès de laquelle elle a été placée par Draudt.
Fie. 128. — Armure génitale $ d'Auto/neris tlespieala Draudt
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
225
Groupe D'Automeris belti
Description. — Espèces de taille extrêmement variable ; l’envergure des exemplaires mâle» *e
situant entre 65 et 95 mm, des exemplaires femelles entre 72 et 125 mm.
Antennes jaune orangé de 32 à 38 articles. Front et dessus du thorax bruns, face dorsale de
l’abdomen des exemplaires mâles rose, des femelles beige ou roussâtre, avec des touiles de poils roses sur
le bord postérieur du métathorax.
Forme et ornementation des ailes antérieures semblables à celles des espèces du groupe d’A. Mas
tris. Rayure interne très anguleuse, présentant un net retrait sur le cubitus et un angle moins prononcé
au-dessus du bord interne, rayure externe peu préapicale, généralement concave. Bande submarginale
large, avec deux lobes prédominants entre CU lb et M3. Bande médiane absente cher le mâle, assez, vague
chez la femelle. Tache discale concolore ou gris noirâtre avec, sur le liseré, au moins chez les exemplaires
mâles, une série de points ou de taches brun noir.
Aire périocellaire jaune, passant au gris rosé sous la costa et au rose vers le bord anal. Rayure externe
noire, non lunulaire, séparée de la large bande submarginale noirâtre par un espace jaune, parfois grisâtre.
Zone marginale de la même teinte qu’aux ailes antérieures. Pupille ocellaire de grosseur très variable, arron¬
die ou ovale, noire, semée de nombreuses écailles blanches souvent groupées autour du fin trait disco-cd-
lulaire blanc ; iris brun, plus ou moins foncé, suivi d’un anneau noir.
Face ventrale rose (exemplaires mâles), brune ou grisâtre (exemplaires femelles). Mêmes dessins
que les espèces du groupe d’A. illustris. Rayures et bandes submarginales noires, celles-ci très estompées
chez les exemplaires mâles.
Armure génitale <$. — La face dorsale du tegumen présente, dans sa partie postérieure, à la limite
de l’uncus, une très forte protubérance bossuée, à sommet plat ou arrondi (fig. 129 «et 132e) pouvant occu¬
per toute la largeur du tergite. Uncus très court à bord postérieur arrondi, très sclérifié avec, à l’extrémité
apicale, une petite pointe incurvée ventralement. Valves peu allongées, leur bord externe, d'abord droit,
s’incurve brusquement en direction de l’uncus, en formant un renflement suivi d’une dépression, immé¬
diatement avant le long processus apical falciforme ; harpes robustes, très sclérifiées. Gnathos assez large,
relié latéralement au tegumen ; son extrémité apicale, très aiguë, se situe sous le bord postérieur de l’unni».
Ses formations latérales antérieures sont peu étendues et médiocrement sclérifiées. Bord postérieur du juste
peu profondément concave. Saccus subtriangulaire, nettement plus long que les processus latéraux anté¬
rieurs du vinculum. Pénis droit, assez grêle. Bords postérieurs du sternite 8 bilobés ; sclérification du t.-r-
gîte 8 réduite à une étroite bandelette.
Structure, dans son ensemble très voisine de celle des espèces du groupe d’A. illustris et surtout carac¬
térisée par la forme très particulière du bord dorsal du tegumen.
Armure génitale. $. — Très proche également de celle des espèces du groupe d'A. illustris. Lon
gueur des deux paires d’apophyses sensiblement égale. Plaque génitale très large, reliée latéralement au
tergite et formant au-dessus de l’ostium bursae un fort repli subtriangulaire. Ductus bursae d'abord s.-lé
rifié et enveloppé ensuite dans une poche membraneuse, plus ou moins vaste, soudée au sternite. Bourse
copulatrice très volumineuse, son extrémité libre se situant très en avant de celle des apophyses anté¬
rieures ; ductus seminalis très rapproché de Y ostium bursae.
Répartition géographique. — Mexique, Amérique centrale, Vénézuéla, Colombie, Equateur.
Tableau de détermination des espèces du groupe
1- Iris ocellaire brun clair, très grosse pupille arrondie (0:7 mm) ; exemplaires (bord supé¬
rieur de la protubérance dorsale du tegumen arrondi) . A. macphaili
Iris ocellaire brun foncé, exemplaires (pupille médiocre : 0:3-5 mm ; bord dorsal
de la protubérance aplati). A. belti
Source : MNHN, Paris
226
CLAUI
LEMAIRE
Automeris belti Druce
Automeris belti belti Druce (pl. 28, fig. 1, pl. 29, fig. 1)
Automeris belti Druce, 1886, Biol. Centr.-Americ., Lepid. Ileter., I, p. 180, n° 17, pl. 18, fig. 2 9, 3 J.
Automeris belti Druce; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schinett. d. Erdc, 6, p. 732, pl. 108, d Ç.
Automeris Belti Druce; Schüssi.er, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 337.
Automeris belti Druce; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nnt., Zool., (10) 19, p. 131, n® 78.
Type. - Lectotype : 1 <J, Nicaragua, Chontales ( Belt ) (genitalia prép. G. Lemaire n° A33) (coll.
Godman-Salvin < British Muséum, N.H.).
Description. — <J. Envergure : 91-92 mm ; longueur des ailes antérieures : 46-47 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux brun noir, semés de poils orange sur la face ventrale ; front
et dessus du thorax bruns ; tarses bruns, dessous du thorax rose, abdomen beige rosé.
Ailes antérieures peu allongées, apex non saillant, bord externe droit, oblique. Couleur fondamen¬
tale beige brun, un peu plus claire sur l’aire médiane et la zone marginale. Rayures noirâtres, très fines, lise-
rées de beige clair sur leurs bords en regard, l’externe préapicale (5 mm), concave. Bande submarginale
très nette. Tache discale gris noirâtre, avec des petits points brun noir sur le liseré.
Fie. 129. — Armure génilale j tt'Automeris belti belti Druce (a-d) et id., vue en position inclinée, montrant la protubérance de la (ace
dorsale du tegumen (e)
Aire périocellaire jaune, gris rosé sous la costa, largement envahie de rose vers le bord anal. Rayure
externe non lunulaire, séparée par un espace jaune pâle de la bande submarginale noirâtre. Petite pupille
ocellaire ( 0 : 3-5 mm) ; iris brun noir.
Face ventrale beige rosé. Rayures externes et bandes submarginalos noires, très estompées.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Aulomeris
227
Armure génitale (fig. 129).— Voir description du groupe. Protubérance de la face dorsale du tegu
men (fig. 129 e) plus ou moins large et renflée, à bord supérieur aplati. Longueur du bulbus eiaculaUinus
égale à celle de l’aedeagus.
?. — Envergure : 125 mm ; longueur des ailes antérieures : 62 mm.
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux brun jaune, front brun orangé, dessus du thorax brun orangé
tarses brun noir, dessous du thorax roux orangé, face ventrale de l’abdomen jaune orangé, face dorsale
brun terne, mêlé de jaune safran, avec d’abondants poils roses sur les premiers tergites.
Ailes antérieures allongées, apex aigu, assez saillant, bord externe convexe. Couleur fondamentale
brun orangé, teinté de gris violacé sur l’aire baso médiane ; une éclaicie beige orangé sur le bord distal de
la bande submarginalc. Rayure interne brune, liserée distaleinent de beige', rayure externe noire, auréo¬
lée proximalement de violacé, légèrement préapicale (3 mm), concave. Bande médiane brune. Ornemen¬
tation des ailes postérieures semblable à celle du mâle. Grosse pupille ocellaire ovale ( a : 7 mm), Une
nette éclaircie sur le bord distal de la bande submarginale.
Face ventrale brun noirâtre, avec des zones plus claires, beige orangé; ravures externes noirâtre
violacé, bandes submarginales noires, beaucoup plus nettes que celles des exemplaires mâles.
Armure génitale . — Ductus bursae enveloppé dans une très vaste poche membraneuse, bourse
copulatrice très longue et volumineuse.
Répartition géographique. Date de capture. — Nicaragua. Chontales {Bell).
Costa Rica. Tuis, Sixaola River.
Mexique. Chiapas : Santa Rosa Comitân, III ; Veracruz : Dos Amates, VII (Dr. T. Enrôlante).
Biologie. — Voir 3 e partie, page 35.
Discussion. — L’espèce a été décrite d’après quatre exemplaires. Deux d’entre eux, originaires
de Panama, appartenaient à 1 Université d’Oxford, les deux autres — un mâle et une femelle du Nicara¬
gua (BeU) - sont actuellement conservés par le British Muséum (N.H.). Nous désignons comme lectotvne
I exemplaire mâle de cette collection qui porte une étiquette imprimée avec la référence 97-52 (entré' -n
collection en 1897, coll. Godman-Salvin.)
Automeris belti zaruma Schaus (pl. 28, fig. 2, pi. 29, fig. 2)
Aulomeris zaruma Schaus, 1898, Journ. New York Ent. Soc., 6, p. 140.
d’ -l b ? iU )° meri ° zaruma Schaus; Draudt ' 1929 * in A - Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 732 (comme sy
Aulomeris Belti zaruma Schaus; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 337.
bel,, ') Automeris zaruma Schaus; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 131, n» 78 (comme svnonyï
Aulomeris Foucheri Bouvier, 1927, Encycl. en!., (B) 3, Lepidoptera, 2, p. 24, pl. 2, fig. 4 g (n. syn.)
Automeris foucheri Bouvier; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6 ,p. 732, pl. 108, d 0 -,
Aulomeris Foucheri Bouvier; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 344; id., 65, p. 717.
Automeris foucheri Bouvier; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 131, n° 79. p. 125, fig. 16 H
Types. - zaruma Schaus. Holotype : 1 <J, Equateur, Zaruma, 1881 {M. de Maihan) (eemtaha *
prép. J. Oiticica filho n° 4 063) (U.S. National Muséum).
foucheri Bouvier. Holotype : 1 g, Colombie, Pereira (genitalia £, prép. C. Lemaire n° 399 M P )
(Muséum, Paris). '
Description. — <?. Envergure : 73-88 mm ; longueur des ailes antérieures : 40-48 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux, front, dessus du thorax brun noir, tarse* bruns dessous du
thorax et abdomen rose vif. '
Source : MNHN, Paris
228
CLAUDE LEMAIRE
Apex des ailes antérieures parfois très légèrement saillant. Couleur fondamentale généralement brun
noir, très uniforme, avec une très légère éclaircie sur le bord distal de la bande submarginale ; meme orne¬
mentation que la sous-espèce nominative, mais les points qui entourent la tache discale des ailes antérieures
sont généralement plus marqués et peuvent se transformer en de grosses taches anguleuses brun noir. Teinte
plus vive de l’aire périocellairo des ailes postérieures et, notamment, de la zone rose située vers le bord anal,
cette zone pouvant, de plus, être partiellement envahie de noirâtre, de même que la région subcostale. Bande
submarginale pouvant être liserée distalement de jaune ou de beige rosé. Face ventrale rouge terne plus
ou moins ombrée de noirâtre sur l’aire externe des deux ailes et, parfois, sur l’ensemble des ailes postérieu¬
res ; rayures noirâtres ; bandes submarginales vagues.
Armure génitale. — Semblable à celle de la sous-espèce nominative.
Ç. — Envergure : 103-119 mm ; longueur des ailes antérieures : 53-64 min.
Source : MNHN, Paris
iévision du genre Automeris
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux, front et dessus du thorax brun noir, dessous du thorax beige
terne, parfois un peu rosé; abdomen brun sur la face ventrale, brunâtre avec une nuance orangée sur In
face dorsale ; de fortes touffes de poils roses sur les premiers segments.
Ailes antérieures allongées, apex aigu, assez saillant, bord externe convexe. Couleur fondamental-
brun noir, avec de larges zones rose violacé sur l’aire médiane; une éclaircie beige orangé sur le bord distal
de la bande submarginale. Rayure externe brun noir, liserée proximalement de violacé, préapicale (7 mmi
et généralement très concave. Bande médiane brun noir. Tache discale noirâtre, les points noirs du liséré
toujours très petits. Ornementation des ailes postérieures semblable à celle du mâle. Pupille occllaire beau
coup plus forte (0:7 mm), rayure externe très large, une nette éclaircie sur le bord distal do la bande submar
ginale, zones roses de l’aire périocellaire plus ternes. Face ventrale brun noir; rayures externes et bandes sub
marginales noires, beaucoup plus nettes que celles du mâle.
Armure génitale (fig. 130). — Semblable à celle de la sous-espèce nominative.
Répartition géographique. Dates de capture. Equateur. Zaruma ( M. de Mathon)-, route de
Zaruma à Marhala, 750 m, IV (L. E. Pena); Chimbo. La Chima (M. de Mathon)-, Bolivar : Ualzapamba.
Colombie. Valle Cauca : Anchicaya, 1000/1 400 m, 1 à IV, VI à XI (L. et L. Denhez)-, Caldas : Pereira
Vénézuéla. Zulia : Kasmcra, rfo Yaza, 250 m, V (/{. Lichy).
Discussion. — C’est à tort que Draudt (1929 : 732), suivi, semble-t-il, par Bouvier (1936 n : 131)
dont la position n’est pas nette, a mis A. zaruma en synonymie d’A. belti, dont il est une sous-espèce valable
caractérisée par une envergure moyenne sensiblement inférieure et par la coloration nettement plus sombr..
chez les exemplaires des deux sexes, de la face dorsale des ailes antérieures et de la zone marginale des ailes
postérieures.
Chez beaucoup d’exemplaires mâles, les points situés sur le liseré de la tache discale des ailes ante
rieures prennent, comme chez A. curvilinca (voir page 215), un développement exceptionnel sou» forme
de grosses macules brun noir, absentes chez A. b. belti. Ce caractère, très apparent chez l'holotype, mai* non
constant, a servi de base à la description d’A. foucheri; or, dans la même localité (Colombie : An» hicaya), il
existe tous les intermédiaires et, les spécimens, d’ailleurs les plus nombreux, chez lesquels ces point * sont t ré*
petits, ne diffèrent en rien de l’holotype d’A. b. zaruma. Les armures génitales des deux holotype» sont rigou
reusement identiques; A. foucheri Bouvier est donc un synonyme récent d’A. b. zaruma.
Automeris belti equatorialis Bouvier (n. stat.) (pl. 29. fig. 3)
Automeris equatorialis Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 160, n° 102. pl. 4. lig 6 5
Type. - Holotype : 1 <?, Equateur, Chimbo (genitalia prép. C. Lemaire n° 415 M.P.) (Muséum
Paris).
Description. — £. Envergure : 65 mm; longueur des ailes antérieures : 33 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux bruns, semés de brun jaune; front, dessus du thorax et tarses
brun sombre, dessous du thorax gris beige, abdomen gris rosé.
Ailes antérieures assez allongées, apex légèrement saillant, bord externe droit, peu oblique. Couleur
fondamentale gris beige clair, s’assombrissant un peu sur la bande submarginale. Rayure interne jaune beige,
rayure externe noirâtre, liserée proximalement de beige, préapicale (4 mm), concave. Tache discale gni n<u
ràtre avec, sur le liseré, des points noirs très nets.
Aire périocellaire jaune passant au gris rosé sous la costa et vers le bord anal. Zone marginale gn»
clair. Même ornementation que la sous-espèce nominative, petite pupille ocellaire ( 3 : 2,5 mm) presque enti.
rement recouverte d’écailles blanches.
Face ventrale des ailes antérieures gris beige clair, légèrement rosé, passant au gris noirâtre sur U
zone marginale; ailes postérieures un peu plus sombres. Même ornementation que celle des deux précédente*
sous-espèces.
Source : MNHN, Paris
230
LEMAIRE
Armure génitale. — Semblable à celle de la sous-espèce nominative, mais de dimensions beaucoup plus
réduites.
Ç. — Envergure : 72 mm; longueur des ailes antérieures : 41 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux gris jaunâtre, front et tarses brun clair, dessus du thorax brun,
abdomen grisâtre.
Ailes antérieures assez allongées, apex saillant, aigu, bord externe légèrement convexe. Même teinte
que le mâle; les rayures brunes sont liserées de gris clair sur leurs bords en regard; l’externe légèrement préa¬
picale (2,5 mm), concave et très finement liserée de jaune sur son bord distal. Tache discale gris noirâtre
sans points marginaux. Aire périocellaire jaune clair, passant au gris clair sous la costa et au rose pâle vers
le bord anal. Face ventrale gri3 beige, nervures beige orangé, rayures et bandes submarginales noirâtres.
Armure génitale (fig. 131). — Même structure que celle de la sous-espèce nominative, mais avec des
dimensions moindres, proportionnées à l’envergure très inférieure de l’insecte. La poche membraneuse enve¬
loppant le ductus bursae, est très réduite.
Répartition géographique. — Equateur. Chimbo; Quevedo.
Discussion. — Dans la description originale, Bouvier situe A. equatorialis auprès d’d. nebulosa
dans le groupe d’d. cecrops. Or, l’armure génitale mâle (sauf les différences de mensuration correspondant â
la moindre envergure des exemplaires) et l’ornementation de l’imago, ne diffèrent en rien do celles d’d. b.
belti. Le matériel dont nous disposons est trop peu nombreux pour nous permettre de décider si d. equatorialis
Fie. 131. — Armure génitale Ç A’Aulomeru belti equatorialit Bouvier
Source : MNHN, Paris
iévision du genre Automeris
n’est qu’une simple variation individuelle, de très petite taille, d’A. b. zaruma ou une sous-espèce valable
dM. belti. C’est à cette seconde solution que nous nous arrêterons provisoirement, en notant que les
quelques exemplaires examinés diffèrent dM. b. zaruma , non seulement par leur envergure plus faible,
mais également par leur coloration plus claire et par la forme plus allongée des ailes antérieures.
Automeris macphaili Schaus (pl. 29, fig. 4)
Automeris macphaili Schaus, 1921, Proc. U.S. Nat. Mus., 59, p. 377.
Automeris macphaili Schaus; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett, d. Erde, 6. p. 732, pl. 107. ,
Automeris Macphaili Schaus; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 361 ; id. 65, p. 719
Automeris macphaili macphaili Schaus; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 130, n° 77 (part J
Type. — Holotype : 1 (J, Guatémala, Cayuga (genitalia <£, prép. J. Oiticica filho n° 4062) (U.S. Natio¬
nal Muséum, type n° 23.411).
Description. — <$. Envergure : 93-95 mm; longueur des ailes antérieures : 50-51 mm.
Antennes : 38 articles. Palpes labiaux brun noir semés ventralement de quelques écailles orange.-*;
front brun orangé, dessus du thorax et tarses brun noir, dessous du thorax orangé, abdomen rose orangé sur
la face ventrale, rose sur la face dorsale.
Ailes antérieures peu allongées, apex non saillant, bord externe droit ou légèrement convexe. Couleur
fondamentale des ailes antérieures gris beige clair, avec une légère éclaircie sur le bord distal de la bande su b
marginale ou très uniformément brun mat. Rayures brunes, liserées de jaune sur leurs bords en regard,
l’externe préapicale (2,5 mm), concave. Tache discale gris noirâtre, avec des petits points brun noir sur le liseré
Source : MNHN, Paris
232
CI.Al!DE LEM AIME
Aire périocellaire jaune, passant au rose sous la costa et vers le bord anal. Rayure externe non lunulaire,
séparée par un très étroit espace jaunâtre de la bande submarginale noire. Très grosse pupille ocellaire ovale
(0:7 mm), iris brun clair.
Face ventrale beige rosé. Rayures externes et bandes submarginales, celles-ci très estompées, noirâtres.
Armure génitale (fig. 132). — Semblable à celle d'd. belti, mais la tubérosité de la face dorsale du
tegumen (fig. 132 e) est peu proéminente, et son bord supérieur est arrondi.
$. — Nous est inconnue.
Répartition géographique. Date de capture. — Guatemala. Cayuga.
Mexique. Oaxaca : Municipio Comaltepec, Puerto Eligio, IX ( E.C. Welling) ; Chiapas : Palenque, VIII
(F. Treves).
Discussion. - Diffère d’d. b. belti par la grosseur de la pupille ocellaire et par la coloration brun clair
de l’iris; le diamètre de l’ocelle est sensiblement supérieur chez les exemplaires examinés (16 mm contre
12 mm). La protubérance de la face dorsale de l’uncus est moins proéminente et son bord supérieur, droit
chez A. belti, est arrondi chez A. macphaili.
Bouvier (1936 a : 130) ne voyait end. excreta( voir page 127) qu’une simple «forme» d’d. macphaili,
précisant même que « selon toute vraisemblance les deux formes se résoudront en une seule ». Non seulement
il s’agit de deux espèces distinctes, mais elles appartiennent à deux groupes différents.
(à suivre)
/
Source : MNHN, Paris
JCHE 1
MÉMOIRES DU MUSEUM. - SÉRIE
• — TOME LXVIIIi — FASCICULE UNIQUE.
16
Source : MNttN, Paris
MÉMOIRES DI' MUSEUM.
E A.
TOME LXVIII. - FASCICULE UNIQUE.
PLANCHE 2
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES l)U MUSEUM.
SÉRIE A.
TOME LXVIII.
FASCICULE UNIQUE.
PLANCHE 3
Planche 3. — I, Automerella flexuosa (C. et R. Felder). Cocon ouvert, chrysalide, vue dorsalenient et exuvic. —
2, Leucanella leucane (Geyer), chenille, cinquième stade, sur prunier.
Source : MNHN, Paris
Planche 4. — 1, Automeris janua (Cramer) — 2, id. $.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSEUM. — SÉRIE A. — TOME LXVIII.
— FASCICULE UNIQUE.
PLANCHE 5
Planche 5. — 1, Automeris metzli (Sallé) — 2, A. egeus (Cramer) <J.
MÉMOIRES DU MUSEUM. - SÉRIE
TOME LXVIII. — FASCICULE UNIQUE.
PLANCHE 6
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES Dl) MUSEUM.
SÉRIE A. - TOME LXVIII. - FASCICULE UNIQUE.
PLANCHE 7
Planche 7. — 1, Aulomeris postalbida Schaus <J. — 2, A. niepelti Draudt <J.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSEUM. - SÉRIE
TOME LXVIII. - FASCICULE UNIQUE.
PLANCHE 8
Planchf. 8. — Automeris niepelli Draudt ?.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSEUM. - SÉRIE A. - TOME LXVIII. - FASCICULE UNIQUE.
PLANCHE 9
Planche 9. — 1, Automeris illustris (Walker), holotype 2. — 2, ii., face ventrale.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSEUM. - SÉRIE A. — TOME LXVIII. — FASCICULE UNIQUE.
PLANCHE 10
Planche 10. — 1, Aulomeris amoena amoena (Boisduval), holotype J dVI. amoenoides Bouvier. — 2, A. amoena
rotunda nom. nov., n. comb. çf. — 3, A. coresus (Boisduval) <$.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSEUM. - SÉRIE A.
TOME LXVIII. — FASCICULE UNIQUE.
PLANCHE 11
Source : MNHN, Paris
PLANCHE 12
MÉMOIRES DU MUSEUM. - SÉRIE A. — TOME LXVIII. — FASCICULE UNIQUE.
Source : MNHN, Paris
— TOME I.XVII1. — FASCICULE UNIQUE.
PLANCHE 13
MÉMOIRES DU MUSEUM. - SÉRIE A.
planche 13. — t^AMmnerù randa Druce, lèclotype 3- — 2, A. excreia Draudt <f. — 3, A. irUUiu (Herrich-Schiffer).
Source : MNHN, Paris
TOME I, XVIII.
MÉMOIRES DU MUSEUM. - SÉRIE A.
FASCICULE UNIQUE.
PLANCHE 14
Flanche 14. 1, . I utomeris moloneyi Drues, paralectotype $. — 2, id ., leototyps . — 3, A. rubrescens rtopnbA fl
Schaus cj. — 4, A. rubrescens rubrescens (Walker), lectolype A. — 5, A. andicola Bouvier, néallo-
type <?.
MÉMOIRES DU MUSEUM. - SÉRIE A. — TOME LXVIII. — FASCICULE UNIQUE.
~ Con1e ,0m T/St B r Vi f r ' h0l0t l P î ?■ ~ 2 - hama,a Schaus, hololvpe à d'A.
holotypë" J.’ Lema,re ' holotype * ~ 4 - face venlr ale- - 5,1 1^“
Source : MNHN, Paris
TOME I.XVIII.
MÉMOIRES DU MUSEUM. - SÉRIE A. —
- FASCICULE I NIQUE. PLANCHE 16
Planche 16. — 1, Automeris méridionales Bouvier <J. — 2, A. duchartrei Bouvier çj. — 3, A. jacunda (Cramer) <J. —
id. Ç.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSEUM. — SÉRIE A. — TOME LXVIIK — FASCICULE UNIQUE.
PLANCHE 17
- 1, Automeris chacona cochabambae n. subsp., allotype ?. — 2, A. ïamsi Lemaire, holotvpe 0 - .
A - c ' lac °na cochabambae, paratype <?. — 4, A. chacona chacona Draudt ^ °
0 564016 6
17
Source : MNHN, Paris
— 1, Automeris bilinea bilinea (Walker), lectotype ?. — 2, A. rectilinea Bouvier, holotype Ç A'A.
tilinea attenuata Bouvier. — 3, A. godartii (Boisduval) à. — 4, A. bilinea (amphilus Schaus <$.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSEUM. — SÉRIE A. — TOME LXVIII. — FASCICULE UNIQUE.
PLANCHE 19
Planche 19. — 1, Automeris jucundoides Schaus <J. — 2, id., face ventrale. — 3, .1. fi edi i I «maire, holotvite A
4, A. cinctislriga (C. et R. Felder), holotype ô- — 5, A. midea (Maassen) S-
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSEUM. — SÉRIE A. — TOME LXVIII.
FASCICULE UNIQUE.
PLANCHE 20
Planche 20. — 1, Automeris gabriellae Lemaire, allotype $ d’A. orneaioides Lemaire. — 2, A. liberia (Cramer) rf. —
3, A. gabriellae Lemaire, holotype <?. — 4, A. bonus bonus (Boisduval) J.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSEUM. — SÉRIE
- TOME LXVIII. — FASCICULE UNIQUE.
IM ANCIIE 21
Planche 21. — 1, Aulomeris banus banus (Boisduval), holotype Ç — 2, A. bonus prouma Conte, lioiolvpe rf. —
3, A. banus argentifera Lemaire, paratype Ç.
MÉMOIRES DU MUSEUM. — SÉRIE A. — TOME I,XVIII.
FASCICULE UNIQUE.
PLANCHE 22
MÉMOIRES
MUSEUM.
SÉRIE A. — TOME LXVIII. — FASCICULE UNIQUE.
lNCIIK 23
Planche 23. — 1, Automeris amanda limpida Lemaire, holotype <î d‘A. proximus prrm ianus Bouvier — 2, A. amande
subpicta Dognin -J. — 3, id. $.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSEUM. — SÉRIE A. — TOME LXVI(I. — FASCICULE UNIQUE.
Planche 24. — 1, Automeris amanda tucumana Bouvier, holotype <J. — 2, A. amanda lichyi Lemaire, paratype <J. —
3, A. denhezorum Lemaire, paratype <j.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSEUM. — SÉRIE A.
TOME LXVIII. - FASCICULE UNIQUE.
PLANCHE 25
Planche 25. — 1, Automeris walsoni Lemaire, paratype <î. — 2, A. oitieieai Lemaire, holotvpc ô. — 3, A. oUonii-
nalis (C. et R. Felder)
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSEUM.
SÉRIE
TOME I.XVIII.-FASCICULE UNIQUE.
PLANCHE 26
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES
MUSEUM.
TOME LXVIII. - FASCICULE UNIQUE.
PLANCHE 27
Planche 27. — 1, Automeris paramaculata Lemaire, liolotype o. — 2, A. denlirulaia Conte, lertolvpe J â'A.
Jordan. — 3, A. despicaia Draudt, holotype $.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSEUM.
— TOME LXVIII. — FASCICULE UNIQUE.
PLANCHE 28
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES
MUSEUM. — SÉRIE A. — TOME 1.XVIII.
FASCICULE UNIQUE.
PLANCHE 29
Planche 29. — 1, Automeris belti belti Druce <J. — 2, A. behi zaruma Schaus — 3, A. Mit rt/uaioriahf Bouvier —
4, A. macphaili Schaus <J.
Source : MNHN, Paris
IMl’KIMI HIK NATIOXAI.K
0 ')() I OK» (>
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris