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MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série A, Zoologie
TOME LXXI
Édouard FISCHER-PŒTTE et Bernard HÉTIVIER
RÉVISION DES TAPETINAE
(MOLLUSQUES BIVALVES)
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V e )
1971
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D HISTOIRE NATURELLE
Série A Zoologie. Tome LXXI 1971
RÉVISION DES TAPETINAE
(MOLLUSQUES BIVALVES)
Édouard FISCHER-PIETTE et Bernard MÉTIVIER
(Laboratoire de Malacologie du Muséum.I
INTRODUCTION
Après qu’aient été déjà révisés quelques groupes de la grande famille des Veneridae, et en dernier
lieu le genre Dosinia, nous présentons maintenant une révision de la sous-famille des Tapetinae P. Fis¬
cher, 1887.
Pour l’ordre dans lequel nous énumérons les genres, nous nous conformons à celui qu’avait adopté
A. Myra Keen (1951, Minutes Conchol. Club S. Calif., n° 113, p. 6 et 7), sauf pour les Venerupis. Ce
genre était placé par elle entre les Tapes et les Paphia dont les charnières nous semblent assez proches
alors que celle des Venerupis est assez particulière. Ses particularités nous conduisent à mettre ce genre
à l’écart des autres, donc au début, avant les Tapes (ou à la fin après les Irus). Mettre ces belles espèces
à côté des Irus si souvent déformés ne nous a pas paru satisfaisant ; nous avons donc préféré les mettre
en tête. Les autres différences existant entre notre classification et celle de Keen sont mineures (*).
Avant de passer à l’étude des espèces de chacun des genres, nous allons examiner la constitution
des charnières de chaque genre. Nous ne reviendrons pas sur les descriptions génériques faites à toirj
point de vue, ce qui ne nous empêchera d’ailleurs pas de mentionner à diverses reprises des caractères
génériques autres que ceux de la charnière.
LES DIVERS GENRES (CHARNIÈRES, etc.)
Genre VENERUPIS Lamarck, 1818
Les dents de la charnière des Venerupis (fig. 1, lo et 1 b) ont peu de largeur, sont assez serrées
les unes contre les autres et elles sont peu divergentes. Souvent leur direction est à peu près perpendi¬
culaire au tracé du bord inférieur du plateau cardinal, et dans ce cas il en résulte, d’une part que la lar¬
geur de chacune est à peu de chose près la même à son extrémité supérieure qu’à son extrémité infé-
(1) Nous exprimons toute notre reconnaissance aux personnes qui nous ont libéralement aidé à mener à bien notre
travail. C'est ainsi qu'au Rritish Muséum M. N. Teuble nous a donne toutes les facilites possibles. D’autres musées
étrangers nous ont permis d’examiner tout ou partie de leur collection de Tapetinae en nous faisant des envois de maté¬
riel : nous exprimons notre gratitude à M. J. Rosewater pour le musée de Washington, à M. C. O. van Regteren Altena
pour celui de Leiden, k M. W. Adam pour celui de Bruxelles, & M. J. Knudsen pour celui de Copenhague et à
M. K. J. Boss pour celui de Cambridge.
Mémoires Muséum, LXXI. 1
Source : MNHN, Paris
2
ÉDOUARD FiSCHEK-PIKTTE ET BERNA
rieure, d’autre part que les trois extrémités supérieures restent séparées les unes des autres. Enfin, ces
dents qui sont assez élevées, conservent leur élévation jusqu’au bord même du plateau cardinal, ce
qui par le jeu des ombres et des lumières, donne souvent l’impression qu’elles le dépassent vers le bas. La
surface du plateau cardinal est réduite (dans ses deux dimensions). Le bord inférieur de ce plateau
est très sinueux.
Chez les autres genres il y a toujours au moins deux dents plus fortes, et les dents plus divergentes
et plus obliques par rapport au bord inférieur du plateau cardinal et par rapport à leur force elles sont
moins élevées (sauf chez les Marcia) que chez les Venerupis. En outre la surface du plateau cardinal
est plus importante (sauf chez les Iras où elle est au contraire plus réduite) et le bord de celui-ci est peu
sinueux ou même presque rectiligne.
Vis-à-vis du genre qui vient maintenant, celui des Tapes, la charnière des Venerupis diffère par les
caractères suivants : dans la valve gauche, la dent cardinale médiane, étroite, est légèrement bifide
chez les Venerupis, alors qu’elle est très large et nettement bifide chez les Tapes ; corrélat ivement dans
la valve droite, l’intervalle qui sépare la dent cardinale médiane de la dent cardinale postérieure est très
faible chez les Venerupis, très important chez les Tapes ; la dent cardinale postérieure est presque
perpendiculaire au bord du plateau cardinal chez les Venerupis, alors que chez les Tapes elle est très
inclinée.
Genre TAPES Mühlfeldt, 1811
Dans la valve droite (fig. 1, 2 a à 4 b) la dent cardinale antérieure est mince, brève et bien saillante
pour sa brièveté ; la dent médiane est mince, légèrement plus large à la base qu’au sommet et bifide •
la postérieure, très longue, sub-parallèle au bord dorsal de la coquille est nettement plus large à la base
et bifide. Ces deux dents sont encore plus saillantes que la dent antérieure. Entre les dents médiane et
postérieure se trouve un large intervalle triangulaire.
Dans la valve gauche l’antérieure très légèrement bifide, augmente un peu de largeur vers la base •
la médiane très large à sa base, très profondément bifide a une hauteur et une longueur comparables
à l’antérieure ; la postérieure est une longue et fine lamelle sub-parallèle au bord dorsal.
Chez les deux valves le plateau cardinal est presque rectiligne. Il est très long, ce qui lui confère une
surface importante en dépit de sa hauteur assez faible. Les dents cardinales sont nettement divergentes
Aucun des autres genres ne possède dans la valve gauche une dent médiane aussi large et aussi
nettement bifide, dans la valve droite un aussi grand espace entre la médiane et la postérieure et des
dents postérieures aussi longues et sub-parallèles au bord dorsal.
Genre RUDITAPES Chiamenti, 1900
Le plateau cardinal allongé des Rudilapes (fig. 1, 5 a et 5 b) d’une surface relativement importante
malgré sa faible hauteur a son bord ventral marqué par une légère sinuosité.
Dans chacune des deux valves les dents cardinales sont symétriquement divergentes par rapport
à la médiane. Dans la valve droite la dent antérieure très petite et pointue est cependant assez épaisse •
les dents médiane et postérieure un peu plus larges à leur base qu’au sommet, sont très légèrement
bifides.
Dans la valve gauche la dent médiane, un peu plus longue que la dent antérieure, est bifide et la
plus importante alors que la postérieure n’est qu’une fine et longue lamelle de faible hauteur.
Les autres genres ne possèdent pas une charnière avec des dents à la fois aussi serrées et divergentes
sauf peut-être le genre Paphia dont les dents cardinales sont cependant plus serrées et moins régulière
ment espacées et dont le rebord du plateau cardinal est beaucoup plus sinueux.
Au moins autant que la charnière la sculpture caractérise bien ce genre. 11 y a des côtes radiaires
très bien marquées qui croisent des côtes concentriques souvent peu marquées dans la région médiane
et qui se renforcent dans la région antérieure et encore plus dans la région postérieure, dans laquelle
de ce fait, les intersections ont l’aspect de granules très saillants.
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
UES TAPETIXAE
Genre PAPHIA Rôding, 1798
Dans chacune des deux valves (fig. 2, 6 a et 6 b) les dents cardinales très divergentes et serrées
sont très fines à leur extrémité supérieure et plus larges à leur extrémité inférieure sauf l’antérieure
droite et la postérieure gauche dont la faible épaisseur reste à peu près constante sur toute leur longueur.
Les dents antérieure et médiane gauche, médiane et postérieure droite sont bifides, l’antérieure gauche
ne l’étant que faiblement.
Une sinuosité du bord inférieur du plateau cardinal constitue, sous le groupe des dents, une saillie
vers le bas.
Le trait le plus frappant du genre Paphia est le caractère franchement ascendant du sinus palléal.
Genre MARCIA H. et A. Adams, 1857
Le plateau cardinal (fig. 2, 7 a et 7 b) peu sinueux, porte de hautes dents (la postérieure gauche
exceptée) qui occupent la totalité de sa surface peu importante. Les dents antérieure et médiane gauches
et médiane et postérieure droites sont bifides, la postérieure droite est assez large (c’est la plus large de
toutes les dents des Marcia) et il lui correspond de ce fait dans la valve droite un espace assez important.
La dent antérieure droite est petite, mince et pointue, la postérieure gauche plus large est longue et basse.
Genre KATELYSIA Rômer, 1857
Le plateau cardinal (fig. 2, 8 a et 8 h) dont le bord ventral est sinueux, porte des dents peu sail¬
lantes, très convergentes et régulièrement espacées. Ces dents, à l’exception de la postérieure gauche
et de l’antérieure droite, sont assez larges et présentent un léger sillon. La dent antérieure droite est
mince, arrondie et n’atteint pas le bord du plateau cardinal ; la postérieure gauche est mince, très peu
saillante, longue.
Les espèces appartenant au genre Katelysia se reconnaissent assez facilement à leur forme générale
car elles sont plus ou moins fortement inéquilatérales, et aussi parce que l’angle formé par la ligne
médiane dorso-ventrale et la ligne joignant les deux extrémités, antérieure et postérieure, s’éloigne beau¬
coup plus de la perpendiculaire que chez les autres genres, en faisant exception pour certains individus
d ’Irus, genre si déformable qu’on y rencontre les contours les plus inattendus.
Genre GOMPHINA Môrch, 1853
Le plateau cardinal (fig. 2, 9 a et 9 b) a la forme d’un triangle équilatéral dont l’axe de symétrie
passe par la dent cardinale médiane. Cette équilarité concerne d’ailleurs, à un degré assez marqué,
la forme générale de la valve entière de sorte que, vue de l’extérieur, la coquille fait penser plutôt à une
Tivela qu’à un « Tapes ».
Les dents cardinales, à peu près jointives au sommet, sont très divergentes. Les médianes sont les
plus larges et surtout marquées de même que la postérieure droite par un léger sillon. L’antérieure
gauche est mince et un peu plus longue que la postérieure qui est peu saillante et encore plus mince.
La dent antérieure droite est très courte, très fine, très peu saillante et elle se confond presque avec
le rebord de la coquille.
Genre LIOCYMA Dali, 1870
Les dents cardinales sont bifides sauf l’antérieure droite et la postérieure droite (Dall, 1902, Synop¬
sis Veneridae, p. 364).
Source : MNHN, Paris
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ÉDOUARD
:heh-piette et iieiixmiid métiviei
Genre- PSEPHIDIA Dali, 1902
Genre composé d’espèces de très petite taille. Les dénis cardinales, d’après Dall, sont toutes
entières (1902, Synopsis Veneridae, p. 366).
Genre IRUS Oken, 1815
Les caractères exprimés et figurés par Lamy (1922, Journ. Conehyl., vol. LXVII, p. 276) pour
Irus irus et pour Irus elliplicus (p. 307) sont pratiquement valables pour le genre Irus tout entier.
Voici ce que nous pouvons dire à la suite de nos examens.
Le plateau cardinal (fig. 2, 10 a et 10 b), qui a une faible surface et dont le bord ventral est très
sinueux, porte des dents très divergentes, très espacées, très plongeantes vers le crochet à cause de
leur forte hauteur par rapport à leur faible longueur.
Dans la valve droite, la dent cardinale antérieure est basse, petite au point d’être punctiforme, mais
chez certaines espèces elle peut être plus longue et large à la base (/. griseus, I. elliplicus) ou être assez
haute (/. elegans). La médiane droite est plus ou moins large, bifide ou (/. crebrelamellatus, I. elegaus)
simplement sillonnée. La postérieure droite est la plus large des dents de cette valve (sauf chez /. elliplicus
ou elle l’est moins que la médiane) et la plus profondément bilide.
Dans la valve gauche, la cardinale antérieure est large, bifide ou parfois sillonnée ( I. crebrelamel¬
latus, I. rugosus) sauf chez I. elliplicus où elle est mince, longue et non sillonnée. La médiane gauche est
la dent la plus large de cette valve et elle est profondément bilide. La postérieure gauche est assez
variable d’une espèce à l’autre : elle a souvent la forme d'une lamelle peu saillante, presque confondue
avec le rebord de l’area ligamentaire, ou la forme d’une lamelle haute, plus ou moins longue, bien séparée
du rebord de l’area ligamentaire (/. carditoides, I. rugosus, I. reflexus, I. elegans) dont parfois le sommet
peut être pointu (I. griseus), ou une forme intermédiaire (/. crenalus).
REVUE DES DIVERSES ESPÈCES
Genre VENERUPIS Lamarck, 1818
N» 1. — VENERUPIS CORRUGATA Gmelin
Cette espèce étant de celles qui sont les mieux connues, il n’est pas utile de rappeler toutes les cita¬
tions qui en ont été faites. En particulier, on pourra se reporter à l’ouvrage de Bucquoy, Dautzenberg
et Dollfus, Mollusques marins du Roussillon, II, 1893, p. 402, pour la période allant jusqu’à 1893
période pour laquelle nous ne donnons que les citations essentielles. Pour les années plus récentes, nous
donnons surtout les citations nous paraissant les plus utiles à la connaissance de la répartition de cette
espèce.
1757. Chama 11. Le Lunot.
1784. Venus obsolcta seu dccrcpita.
1790. Venus corrugata .
1790. Venus senegalensis .
1790. Venus geographica .
1802. Venus sa.ralilis .
1803. Venus pullastra .
1803. Venus perforons .
1818. Venerupis nucléus .
1818. Venus glandina .
1844. Pullastra vulgaris .
1846. Venus plagia .
Adanson, Hist. Nat. Sénég., Coquillages, p. 227, pl. 17 fig.
Ciiemnitz, Conch. Cab., p. 50, pl. 42 fig. 444.
Gmelin, Syst. Nat., cd. XIII, p. 3280.
Gmelin, Ibid., p. 3282.
Gmelin, Ibid., p. 3293.
Fleuriau de Bellevue, J. Phys., 53, p. 345.
Montagu, Test. Brit., p. 125.
Montagu, Ibid., p. 127, pl. III fig. 6.
Lamarck, An. s. Vert., V, p. 507.
Lamarck, Ibid., V, p. 008 (p. 598).
Brown, Illuslr. Conch. Gr. Br., éd. 2, p. 89, pl. 38 fig. 7.
Jhffreys, An. Map. Nat. Hist., 19, p. 313.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES TAPETINAE
1852. Tapes corrugala Ginel.
1852. Tapes dactyluides .
1852. Tapes disrupla .
1869. Venus senegalensis Gmcl.
1871. Tapes obsolela Chemnitz.
1871. Tapes daclyloides Sovv.
1871. Tapes disrupla Sow.
1871. Tapes senegalensis G mol.
1886. Tapes reeondilus .
1886. Tapes pullicenus .
1898. Tapes pullaslra .
1915. Tapes disrupla Sow...
1925. Tapes ( Pullaslra) pullaslra Mlg.
1931. Paphia [Tapes) pullaslra Mlg.
1932. Papliia ( Venerupis) pullaslra Altg.
1942, Pullaslra senegalensis Gmcl.
1950. Venerupis ( Pullaslra ) corrugala Gmcl.
1951. Tapes pullaslra Mlg.
1961. Venerupis pullaslra .
1961. Venerupis saralilis .
1962. Venerupis pullaslra Mlg.
1964. Tapes corrugala Ginel .
1964. Tapes (I ! ml i lapes ) pal lustra Mlg.
1966. Venerupis pullaslra Mlg.
1966. Venerupis saxatilis Fleuriau.
1968. Venerupis pullaslra Mlg.
1968. Venerupis corrugala Gniel.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 691, pl. 150 lig. 121, 122.
Sowërby, Ibid., p. 691, pl. 150 Cg. 129.
Sowerby, Ibid., p. 691, pl. 149 fig. 95.
Pfeiffer, in Conch. Cab., éd. 2, XI (1), p. 187, pl. 23 fig. 7 à 10.
Rômer, Monogr. Venus, II, p. 69, pl. 24 fig. 2.
Romeo, Ibid., p. 70, pl. 24 fig. 3.
Rômer, Ibid., p. 70, pl. 24 fig. 4.
Rômer, Ibid., p. 84, pl. 30 fig. 1.
Locard, Prodr. Malac. fr„ p. 435.
Locard, Bull. Soc. Mal. Fr., p. 259, pl. 7 fig. 4.
Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, Moll. mar. Roussillon, II,
p. 403, pl. 41 fig. 1 à 14 et pl. 42 fig. 1 et fig. 3 à 14.
Bartscii, U. S. Nat. Mus. Bull., 91, p. 204.
Dautzenberc et P. II. Fischer, Moll. Mar. Finistère, p. 143.
in Plymoulh Marine Fauna, 2 e éd. (1931), p. 247.
Winckwortii, J. Conchol., 19, p. 244.
Fischer-Piette, J. Conchyl., p. 322, pl. XIV fig. 10.
Nickles, Manuels Ouest-Africains, n° II, p. 203, fig. 388, p. 204.
Cornet el Marche-Marchad, Inv. Faune Mar. Roscolf, Moll., p. 67.
Hoi.me, J. Mar. Biol. Ass. U. K., 41, p. 722, text-fig. 9, A.
Holme, Ibid., p. 722.
Pasteur-Humbert, Moll. Mar. Test. Maroc, II, Trav. Inst. Sci.
Chérif. (Zool., n° 28), p. 70, pl. XXVIII, fig. 111.
Barxard, Ann. S. Afr. Mus., 47, (3), p. 508.
Shikama, Sh. World, II, p. 81, fig. 152.
Tebble, Brit. biv. Seash., p. 121, pl. 8 fig. 3, text-fig. 58.
Tebble, Ibid., p. 123, pl. 7, fig. i.
Bellon-Humbert et Gantes, Bull. Soc. Sc. Nat. Phys. Maroc,
t. 48, 1968, p. 62, 63, 65, 66, 67, 70, 73.
Fischer-Piette, Bull. Mus., t. 40, n° 4, p. 793, pl. I fig. 8 à 16.
En ce qui concerne Venus glandina Lk. (1818) voir Lamy et Fischer-Piette, Notes sur les espèces
laniarckiennes (l'Amygdala et de Pullaslra, 1939, Bull. Mus., 2 e s., t. XI, p. 464.
Distribution. Il était généralement admis que Venerupis corrugala Gmelin s’étendait de la Norvège
au Cap de Bonne Espérance et au Natal. Elle pénètre un peu plus loin dans l’Océan Indien, puisque, en
publiant des récoltes de M. Lavranos et de M me Polack, Fischer-Piette (1969) l’a signalée sur la côte
du Mozambique jusqu’à l’île Santa Carolina. Peut-être même va-t-elle encore beaucoup plus loin. Nous
avons trouvé dans les collections anciennes du Muséum, un échantillon, resté jusque là sans détermina¬
tion, étiqueté « Venus de Ceylan, M. Reynaud 1829 ». Cet échantillon est un Venerupis corrugala Gmelin.
Il est tout à fait vraisemblable que la provenance soit bonne : M. Reynaud était le naturaliste embarqué
sur l’expédition de 1827 de La Chevrette, commandée par Fabre, expédition dont les récoltes furent
remises au Muséum en 1829 (voir Fischer-Piettf., 1951, Journ. Conchyl., vol. XCI, p. 12). Pour mettre
cette provenance en doute, il faudrait supposer des mélanges postérieurs au jour de la récolte et cela se
peut ; on pourrait aussi se demander comment cela peut s’accorder avec le fait que cette espèce n’ait
jamais été mentionnée de Ceylan ; mais elle n’avait jamais été non plus mentionnée de la côte du Mozam¬
bique, et cette dernière provenance ne souffre pourtant aucune discussion.
N° 2. — VENERUPIS AUREA Gmelin
Cette espèce étant de celles qui sont les mieux connues, il n’est pas utile de rappeler toutes les cita¬
tions qui en ont été faites. En particulier, on pourra se reporter à l’ouvrage de Bucquoy, Dautzenberg
et Dollfus, Mollusques marins du Roussillon, II, 1893, p. 414, pour la période allant jusqu’à 1893,
période pour laquelle nous ne donnons que les citations essentielles. Pour les années plus récentes, nous
donnons surtout les citations nous paraissant les plus utiles à la connaissance de la répartition de cette
espèce.
Source : MNHN, Paris
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ÉDOU.
MÉTIVIEI
1790. Venus uurea .
1795. Venus laeta .
1818. Venus florida .
1818. Venus catenifera .
1818. Venus bicolor .
1818. Venus petalina .
1818. Venus texlurata .
1818. Venus floridelhi .
1818. Venus pulchella .
1822. Venus simwsa .
1822. Venus ænea .
1822. Venus nitens .
1826. Vernis beudanti .
1826. Venus bicolor .
1827. Venus virginea .
1829. Venus rariflamma .
1836. Venus aurea .
1836. Venus virginea .
1838. Venus virginea .
1839. Pullaslra inluspunclala .
1844. Venus laeta .
1844. Venus virginea .
1844. Venus virginea .
1846. Venus inluspunclala Anton.
1847. Venus araneosa .
1848. Venus araneosa Phil.
1848. Tapes caslrensis .
1848. Venus pallei .
1848. Venus picturale .
1852. Tapes lenuistriala .
1852. Tapes arenosa Phil.
1852. Tapes acuminata .
1852. Capsa de/lorata .
1853. Tapes araneosa Phil.
1853. Tapes analina .
1856. Tapes virginea .
1857. Venus virginea .
1862. Venus bicolor .
1864. Venus [Tapes) aurea .
1864. Tapes florida .
1865. Tapes haeberli .
1866. Tapes haebertiana .
1866. Tapes pulchella .
1871. Tapes analina Sow.
1879. Tapes virgineus .
1886. Tapes servaini .
1886. Tapes anthemodus .
1886. Tapes grangeri .
1886 Tapes rochebrunei .
1886. Tapes bourguignali .
1886. Tapes mabillei .
1886. Tapes nilidosus .
1886. Tapes roslralus .
1886. Tapes relorlus .
1893. Tapes aureus Gmcl.
1903. Tapes aureus Gmel.
1910. Tapes aureus Gmcl.
I-I’IETTE ET BERNARD
Gmelin, Syst. Nat., éd. XIII, p. 3288.
Poli (non Linné), Test. utr. Sic., t. Il, p. 94, pi. XXI fi g. 1, 2, 3, 4.
Lamarck (non Pou), An. s. vert., V, p. 602.
Lamarck, An. s. vert., V, p. 603.
Lamarck, An. s. vert., V, p. 603.
Lamarck, An. s. vert., V, p. 603.
Lamarck, An. s. vert., V, p, 597.
Lamarck, An. s. vert., V, p. 603.
Lamarck, An. s. vert., V, p. 603.
Turton, Dithyra brit., p. 154, pl. X lig. 9.
Turton, Ibid., p. 152, pl. X lig. 7.
Turton [non Scacciii), Ibid., p. 157, pl. X fig. 8.
Payraudeau, Moll, de Corse, p. 53, pl. I fig. 32.
Hisso, Europe mérid., t. IV, p. 357.
Brown [non Linné, nec. auct.), Illustr. Concli. Gr. Brit. Irel.,
pl. XX, fig. 7 [tantum).
O. G. Costa [non Lamarck), Calai. Sist., p. 34, 38.
Philippe Enum. Moll. Sic., I, p. 47.
Piiilippi [non Linné, nec auct.), Cul. Concli. Regn. Neap., p. 7.
Mahavigna [non Linné, nec auct.), Mém. Sicile, p. 75.
Anton, Verz. Concli. Sannnl., p. 8, n° 288.
Phii.ippi [non Linné), Enum. Moll. Sic., II, p. 35.
PorbEs (non Linné, nec auct.), Rep. Æg. Invert., p. 144.
Potiez cl Miciiaud [non Linné, nec auct.), Galerie de Douai, II,
p. 239.
Piiilippi, Abbild., II, p. 110, pl. 5 lig. 7.
Piiilippi, Zcitschr. Malak., p. 91.
Piiilippi, Abbild., III, p. 77, pl. VII lig. 6.
Deshayes, Expi. Scicnl. de l'Algérie, pl. LXXXVI.
Requien, Coq. Corse, p. 25.
Requien, Ibid., p. 25.
Sowerby, Thcs. Concliyl., II, p. 687, pl. CXLVIII fig. 78, 79.
Sowerby, Ibid., p. 688, pl. CXLVI lig. 33.
Sowerby, Ibid., p. 689, pl. CXLIX fig. 105.
Leach ( non Venus deflorata L.), Synop., p. 300.
Deshayes, Cat. Biv. Sli. Brit. Mus., p. 169.
Sowerby, Thcs. Concli., II, p. 786, pl. 168 fig. 165-166.
Jeffreys (non Linné), Picdm. Coast., p. 24.
Rômer (non Linné), Krit. Unters., p. 127 (ex parle).
Weinkauff, Cat. Alg., in Journ. Conchyl., X, p. 318.
Weinkauff, Cat. Suppl. Alg., in Journ. Concliyl., XII, p. 10.
Ref.ve (non Lamarck), Conch. Icon., pl. XIII fig. 74.
Brusina, Concli. Daim, ined., p. 31.
Bhusina, Contr. pclla Fauna Daim., p. 96.
Weinkauff, Cat. Suppl. Alg. in Journ. Conchyl., XIV, p. 232
Rômer, Monogr. Venus, II, p. 84, pl. XXIX fig. 3.
Grancer (non Linné, nec auct.), Moll. Cette, p. 32.
Locard, Et. Crit. Tapes, in Bull. Soc. Malac. Fr., p. 309, pl VIII
fig. L
Locard, Ibid., p. 290, pl. VIII fig. 4.
Locard, Ibid., p. 276, pl. VII fig. 7.
Locard, Ibid., p. 278, pl. VIII fig. 5.
Locard, Ibid., p. 285, pl. VIII fig. 9.
Locard, Ibid., p. 270, pl. VII fig. 5.
Locard, Ibid., p. 272, pl. VII fig. 6.
Locard, Ibid., p. 274, pl. VII fig. 8.
Locard, Ibid., p. 304, pl. VIII fig. 10.
Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, Moll. Mar. Roussillon II
p. 414, pl. LXIII fig. 1 à 15 ; pl. LXIV fig. 1 à 13. '
Font y Sague, Mol. rec. Rio de Oro, Bol. Soc. Esp. Hist nat
p. 211.
Dautzenberc, Cont. f. malac. Afr. occ., Actes Soc. Linn. Bord
p. 136.
Source : MNHN, Paris
ÉVISION DES TAPET1NAE
1911. Tapes aureus Gmel. Dohfus, Mém. Soc. Géol. Fr., XVIII, fasc. 3 et 4, p. 54, pi. III
fig. 21-24.
(1912)1913. Tapes aureus Gmel. Dautzenberg, Miss. Gruvel côte occ. Afr., Ann. Inst. Océanogr.,
V, 3, p. 92.
(1912) 1920. Tapes ( Pullaslra) aureus Gmel. Pallary, Expi. Sc. Maroc, II, Malacologie, p. 90.
1925. Tapes ( Pullaslra ) aureus Gmel. Dautzenberg et P. H. Fischer, Moll. mar. Finistère, p. 145.
1931. Pallia [Tapes) aurea Gmel. in Plymouth Marine Fauna, 2 e éd., 1931, p. 247.
1932. Paphia ( Venerupis ) aurea Gmel. Winckworth, Brit. Mar. Moll., Journ. Conchol., p. 244.
1951. Tapes aureus Gmel. Cornet et Marche-Marchad, Inv. Faune mar. Roscofï, Trav. St.
Biol. Roscolî, suppl. 5, p. 67.
1961. Venerupis aurea . IIolme, J. Mar. Biol. Ass. U. K., 41, p. 722, text-fig. 9 D.
1962. Venerupis aurea Gmel. Pasteur-Humbert, Moll. Mar. Test. Maroc, II, Trav. Inst. Sc.
Chérif. (Zool. n° 28), p. 69, pl. XXVII fig. 108.
1966. Venerupis aurea Gmel. Tebble, Brit. Biv. Scash., p. 119, pl. 8 fig. i et j, text-fig. 63 a.
1968. Venerupis aurea Gmel. Bellon-Humbert et Gantes, Soc. Sc. Nat. et Phys. Maroc, 48
(1968), p. 67, 70, 73.
Avant d’être appelée Venus aurea par Gmelin, cette espèce avait déjà reçu un nom par Linné,
Venus rolundala (1758, Syst. Nat., éd. X, p. 690 ; 1764, Mus. Ulricæ, p. 509). Elle devrait donc en théorie,
porter ce nom, contrairement à ce qu’estimait IIanley (1855, Ipsa Linnæi Conchylia, p. 80) qui pensait
que ce n’était pas possible parce qu’au temps où Gmelin a fait sa description on ne pouvait pas savoir
ce qu’était l’espèce de Linné. Cet argument ne serait plus valable aux yeux des auteurs modernes,
mais nous préférons cependant suivre Hanley pour ne pas remettre en question la dénomination d’une
espèce aussi connue que l’est celle-ci.
Nous plaçons dans la synonymie de Venerupis aurea le Pullaslra inluspunctata Anton (1839)
décrit d’habitat inconnu. Le type d’A nton a été figuré par Philippi (1846, Venus, pl. 5 fig. 7). Aussi
bien les textes de ces deux auteurs que les figures de Philippi montrent très exactement tous les carac¬
tères du Venerupis aurea si ce n’est, que le ligament est dit « tief liegend » par Anton, « profundato » par
Philippi, caractère qui serait gênant pour notre assimilation si le ligament du type ne se trouvait pas
avoir été représenté par Philippi, avec exactement la position et l’aspect qu’il a chez Venerupis aurea.
Von Martens en avait donné une interprétation différente (1887, Journ. Linn. Soc., Zool., XXI,
p. 214). 11 l’a mis en synonymie de Tapes laterisulcus Lk., qu’il citait de l’archipel Mergui. Mais ce qu’il
avait en vue sous le nom laterisulcus (espèce impossible à identifier) c’était, d’après ses commentaires,
une forme du groupe Marcia, il n’y a donc pas lieu à tenir compte de son opinion.
Nous plaçons le Venus araneosa Phil., décrit d’habitat inconnu, dans la synonymie de Venerupis
aurea, et le faisons sans aucune hésitation. Philippi (1847) lui-même comparait son espèce à « V. texlu-
rata », qui justement est synonyme de Venerupis aurea ; Sowerby 1852 (qui a mutilé en arenosa le nom
donné), pour qui l’espèce était toujours d’habitat inconnu, se disait « inclined to think this may be a
variety of T. florida », or ce dernier nom est lui aussi synonyme de Venerupis aurea. Mais la mise en
synonymie n’a jamais été, croyons-nous, effectuée, bien que le nom araneosa n’ait jamais cessé d’être
employé, mais avec des bonheurs divers que nous devons relaté.
Pour Deshayes (1853), qui ne fait que citer Philippi et Sowerby, l’espèce est toujours d’habitat
inconnu. Il en est de même pour Rômer, mais cet auteur (1870, Monogr. Venus, II, p. 53) a cru pouvoir
compléter la description de Philippi et figurer deux autres échantillons (pl. 19 fig. 1-1 C) ; mais ce qu’il
avait en vue était manifestement une autre espèce, T. literatus L. croyons-nous. Smith (1884, Zool.
Coll. « Alert », Mollusca, p. 97), lui, a attribué à T. araneosa une provenance, Port Darwin (Australie),
pour avoir rapporté à cette espèce un échantillon qu’il n'a pas figuré mais qu’il a comparé à T. deshayesii
avec deux faibles différences, et il se pourrait bien que ce soit de cette dernière espèce qu’il se soit agi,
car nous ne pensons vraiment pas que la description et la figuration de Philippi puissent faire penser
aucunement à T. deshayesii. Depuis lors, c’est au Japon que l’espèce a été attribuée, par plusieurs auteurs.
Nous supposons que le premier ait pu être Shintaro Hirase (1934) dans son ouvrage, malheureusement
épuisé « A Coll. Japanesc Sh. with illustr. nat. colours ». Puis viennent Kuroda et IIabe (1952, Chek
list rec. Mol. Japan, p. 32), qui donnent l’espèce comme présente sur la côte pacifique du Japon de 23
à 29° de latitude nord. Habe (1951, Gen. Japanese Sh., p. 185) ne fait que cataloguer le nom. Mais
Taki (1954, Illustr. Handb. Sh. Col. Jap.) donne une figure, pl. 40 fig. 3, que nous supposons être une
Source : MNHN, Paris
t-PIETT
reproduction d’une figure de Hirask, et la provenance Amami-Oshima, que nous supposons de même
provenir de l’ouvrage de Hirase. Or la figure ne représente nullement l’espèce de Philippi, mais
croyons-nous un T. literatus L., de sorte que nous pensons que pour ce qui concerne toutes les citations
du Japon c’est de cela qu’il s’agit.
Quant à l’emploi qui a été fait dans les collections du nom araneosa ou arenosa, voici ce que nous
avons constaté : au Musée de Bruxelles (Coll, générale), deux échantillons de Nouvelle-Calédonie (Achat
Coll, de Cort) sont en fait des T. lileratus L. ; un échantillon de Nouvelle-Calédonie (Coll. Dupuis) est
lui aussi un T. literatus h. ; un échantillon sans provenance (don de M mc V v e de Malzine) est un Tapes
rhomboïdes Penn. Au Muséum, une série d’échantillons d’Aden (Coll. Jousseaume, 1921) sont en fait des
T. deshayesii Hanl., et un échantillon sans provenance (Coll. Denis, 1945) qui est un T. bel chéri Sow.
Cela contribue à montrer que, sauf les tout premiers auteurs, personne n’a fait un emploi correct du
Nous avons également mis dans la synonymie de Venerupis aurea le Tapes tenuistriata Sow
Tomlin (1923, Proc. Malac. Soc. Lond., XV, p. 312) avait placé dans la synonymie de Ilemitapes niarrno-
ralus Lk., cette espèce décrite d’habitat inconnu, et dont, semble-t-il, personne ne s’était occupé avant
lui. Or, nous en faisons un synonyme de Venerupis aurea Gmelin, après examen de l'un des types de
SovvEnBY au British Muséum et expliquons comme suit l’erreur de Tomlin. Au British Muséum se
trouve un carton marqué « Type » pour Tapes tenuistriata Sow., et. sur lequel est collé l’exemplaire
représenté par Sowerby fig. 79 ; mais le même carton porte en outre un spécimen qui n’a rien à voir avec
l’espèce de Sowerby, il s’agit d’un Marcia marmorata Lk., dont la présence ne peut s’expliquer que par
une manipulation erronée, telle que sa mise à la place du second échantillon de Sowerby qui se serait
décollé, or c’est sur cet intrus que Tomlin a porté son attention.
Nous avons fait de même pour le Tapes anatina de Sowerby (1853), car à notre avis il ne présente
aucune différence avec Venerupis aurea.
Distribution. « Toute la Méditerranée, l’Adriatique et la Mer Noire. Océan Atlantique depuis les
îles Loffoden jusqu’au détroit de Gibraltar de 0 à 20 brasses » (selon Bucquoy, Dautzenberg et Doll-
fus, 1893, p. 429). Plus au sud elle a été trouvée au Maroc à Pédala (Pasteur-Humbert, 1962), au Rio
de Oro (Font y Sague, 1903) et jusqu’en Mauritanie « El Mamghar, Nouakchott » (Dautzenberg
1910). Un échantillon du Muséum (Coll. Denis, 1945) est marqué comme étant du Sénégal ; cet habitat
nécessiterait peut-être confirmation.
L’espèce est-elle en voie d’expansion vers l’océan Indien à partir de la Méditerranée par le canal
de Suez ? Nous avons trouvé parmi le matériel non déterminé du U. S. Nat. Muséum un petit échan¬
tillon de 22 mm de long récolté par S. Vatikiotis en 1950 à « Ras Banas, Red Sca, Egypt ». 11 s’agit de
la même récolte qui déjà concernait Ruditapes decussalus (voir plus loin).
Une provenance très excentrique, et inattendue, est la suivante : dans le matériel que nous a soumis
le musée de Leiden se trouvaient deux échantillons de 25 et. 21 mm de longueur, déterminés comme
Tapes (Amygdala) laela Poli var. bicolor Lk. (autrement dit comme Venerupis aurea) provenant de Cura¬
çao : H. W. C. Cossee, Curaçao, Parasasa, 11.2.1939. Nous avons écrit à Leiden à M. Aliéna pour lui
demander ce qu’il en pensait. Nous avons ainsi appris que cette espèce n’a pas été récoltée à Curaçao
par d’autres malacologistes et M. Altena nous a écrit : « Je crains ou bien que le Tapes a été introduit
à Curaçao une fois, ou bien qu’il y a une faute d’étiquette. Quoique nous soyons très prudent en ce qui
concerne le deuxième cas, quand même il y a de temps en temps encore des fautes dans les étiquettes ( )
Le futur décidera si la localité est juste. »
N» 3. — VENERUPIS ANOMALA Lamarck
(PI. I fig. 1 à 10 ; pl. II fig. 1 à 4.)
1818. Venus anomala . Lamarck, An. s. vert., V, p. 59Ü.
1843. Venus anomala Lk. Hanley, Cat. Ree. biv. Sh., p. 122.
1853. Tapes fabagella . Deshayes, Proc. Zool. Soc. London, p. 10.
1853. Chione anomala Lk. Deshayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 155.
Source : MNHN, Paris
ES TAPETISAF.
RÉVISION DI
1853. Tapes fabagella Desh..
1861. Tapes fa bagella Desh.
1871. Tapes fabagella Desh.
1873. Tapes fabagella Desh.
1876. Vcnerupis reliculala .
1878. Tapes fabagella Desh.
1878. Tapes j-eliculala T. Woods...
1880. Tapes fabagella Desh.
1885. Tapes fabagella Desh.
1887. Tapes fabagella Desh.
1889. Tapes fabagella Dcsli.
1897. Tapes fabagella Desli.
1903. Tapes fabagella Desh.
1906. Tapes fabagella Desh.
1913. Paphia fabagella Desh.
1915. Paphia fabagella Desh.
1918. Venerupis fabagella Desh_
1922. Tapes fabagalla Desh.
1922. Venus anomala Lk.
1927. Paphia fabagella Desh.
1934. Pullaslra flabageüa Desh... .
1939. Vernis anomala l.k.
1950. Venerupis fabagella .
1951. Venerupis fabagella Desh... .
1958. Pullaslra fabagella Desh.
1962. Tapes fabagella Desh.
1962. Pullaslra fabagella Desh.
Deshayes, Ibid ., p. 182.
Reeve, Conch. Icon., XIV, pl. XIII lïg. 66.
Rômeb, Monogr. Venus, p. 91, pl. XXXI fig. 2.
Hutton, Cat. Mar. Moll. New Zealand, p. 72.
Tenison Woods, Proc. R. Soc. Tasmania (1875), p. 159.
Hutton, Journ. Conchyl., 26, p. 50.
T. Woods, Proc. R. Soc. Tasmania (1877), p. 52.
Hutton, Man. New Zealand .Moll., p. 151.
Smith, Challenger, Zool., XIII, Lamell., p. 116.
Tate, Trans. Proc. Rcp. Roy. Soc. South Austr., IX, p. 90.
Whitelegge, Journ. Roy. Soc. N. S. W., XXIII, p. 240.
Tate, Trans. Proc. R. Soc. South Austr., XXI, p. 47.
Piiitchard et Gatliff, Proc. Roy. Soc. Victoria, XV (n. s.), 1,
p. 134.
Suter, Trans. N. Zeal. Inst., XXXVIII, (1905), p. 316.
Suter, Man. N. Zeal. Moll., p. 994.
Iredai.e, Trans. Proc. N. Z. Inst., XLVII, 1914 (1915). p. 494.
Hedi.ey, Suppl. J. Roy. Soc. N. S. W., LI, 1917, p. M 25.
Lamy, Journ. Conchyl., LXVII, p. 279.
Lamy, Ibid., p. 280, note (1).
I'Tni.ay, Trans. N. Z. Inst., 57, p. 470.
Cotton, Rcc. S. Austr. Mus. Adélaïde, 5, 2, 1934, p. 173.
Lamy et Fisciieh-Piette, Bull. Mus., p. 465.
Allan, Austral. Sh., p. 335, tcxl-fig. 78, fig. 3.
Macpiierson et Ciiapple, Mcm. Nat. Mus. Victoria, 17, p. 152.
May et Macpherson, 111. Ind. Tasman. Sh., p. 14, pl. 10 fig. 19.
Iredale et Mc Michael, Ref. list mar. Moll. N. S. W., Mcm. Austr.
Mus., XI, p. 23.
Macpherson et Gabriel, Mar. Moll. Victoria, p. 358, fig. 414.
La Venus anomala de Lamarck a été considérée comme une espèce énigmatique par les auteurs
anciens qui ne connaissaient pas les types.
Lamy, en 1022, citant Tapes fabagella, Desh. dit en note infrapaginale : « De ce T. fabagella Desh.
me paraît très voisin le Venus anomala Lamarck, de Nouvelle-Hollande, dont les types existent au
Muséum National de Paris. » En 1939, Lamy et Fisciier-Piette ont examiné le type de la baie des
Chiens marins et les deux spécimens var. [2] marqués de Nouvelle-Hollande (*), en exprimant cette
fois de façon nette l’identité avec fabagella. Nous confirmons pleinement cette opinion, et il en résulte
que le nom fabagella doit disparaître devant le nom anomala.
En effet., nous donnons des ligures des types de Lamarck (pl. 1 fig. 1 à 10 ; pl. II fig. 1 à 4) de
Venus anomala qui n’avait jamais été représentée ; et aussi de l’un des échantillons (pl. Il fig. 5 à 8)
que nous avons examiné au British Muséum comme étant les types de Tapes fabagella Deshayes. Ces
derniers étaient au nombre de 11, tous sur un même carton. Nos figures représentent le plus grand
qui a 27,4 X 18 X 12 mm. 11 n'a pas de lunule, alors que Deshayes parlait pour son espèce d’une
lunule « ovate-lanceolata vix perspic.ua », mais il faut dire que la lunule d 'anomala est variable en dimen¬
sions et en apparence, tout en étant jamais très marquée : rien que dans la série des trois exemplaires
lamarekicns, cette variabilité se voit, et chez un des spécimens de la Collection du Muséum la valve
gauche ne montre rien et la valve droite montre avec difficulté une très petite lunule. Le rapport de la
longueur h la hauteur est variable et le degré de dégagement du sommet l’est encore plus. Le sinus pal-
léal qui va environ jusqu’au milieu de la coquille, varie depuis une forme semi-circulaire jusqu’à une
forme trigone. La sculpture est formée de nombreuses et très fines côtes concentriques égales entre elles
à l’avant, le plus souvent au milieu aussi ; à l’arrière certaines se renforcent en pseudo-lamelles alors que
les autres deviennent à peine visibles : la partie médiane présente fréquemment un grand affaiblissement
de la sculpture.
Ainsi que nous l’avons dit à propos de Ruditapes largiüierti Phil., c’est à tort que Marwick (1927.
(1) Les dimensions du type sont les suivantes : 25 X 17 X 11 mm. Celles des échantillons de la var. 2 sont : 31 X
13 x 12 mm et 28 X 12 x 12 mm.
Source : MNHN, Paris
10
ÉDOUARD FISCHER-I'IETTE ET
I BERNARD MÉTIVIER
Trans. Proc. New Zealand Inst., 57, p. 633) considérait Tapes fabage.Ua Desh. comme synonyme (stade
jeune) de largillierti.
Distribution. Cette espèce est connue des régions suivantes : En Australie, de Western Australia
(Albany, Cotton, 1934) ; South Australia (Tate, 1887, etc.): Victoria (Macpherson, 1951); Nouvelles-
Galles du Sud (divers auteurs) ; Queensland (Allan, 1950). En Tasmanie (plusieurs auteurs). En Nou¬
velle-Zélande (divers auteurs). Aux îles Chatham (Hutton, 1878).
Les échantillons que nous avons examinés dans les différentes collections n’ajoutent rien à cette
répartition géographique. Dans la collection du Muséum se trouvent, en plus des types de Lamarck
quelques autres échantillons.
N° 4. VENERUPIS CUMINGII Sowerby
1852. Tapes Cumingii .
1853. Tapes Cumingii Sow. .
1864. Tapes Cumingii Sow..
1871. Tapes Cumingii Sow..
1872. Tapes Cumingii Sow..
1896. Tapes Cumingii Sow..
1903. Tapes Cumingi Sow...
1905. Tapes Cumingi Sow.. .
1928. Paphia Cumingii Sow.
Sowerby, Thcs. Conch., Il, p. 690, pl. 150 fig. 128.
Deshayes, Cat. biv. Sh. iiril. Mus., p. 185.
Reeve, Conch. Icon. XIV, pl. XIII fig. 75.
Rômf.h, Monogr. Venus, II, p. 93, pl. 32 fig. 2.
ROmer, Ibid., p. 108, pl. 37, fig. 1.
Elera, Cat. Filipinas, III, Moluscos, p. 752.
Hidalgo, Mcm. Rcnl. Acad. Cicnc. Madrid, 21, p. 277.
Hidalgo, Rev. Real. Acad. Cicnc. Madrid, p. 332.
Faustino, Bureau of Science, Manila, Rep. n° 25, p. 79.
La Venerupis cumingii Desh. (1853, Proc. Zool. Soc. London, p. 4, pl. 48 fig. 3 a-b) serait une
Pelricola d’après Lamy (1922, Journ. Conchyl., 23, p. 358). Elle a les valves très inégales du sous-genre
Claudiconcha. Nous avons vu au British Muséum le tvpe, des Philippines. Ses dimensions sont : 47,7 mm X
26 mm X 14 mm.
Distribution. Cette espèce n’a jamais été citée que des Philippines. Or un des lots du Musée de
Leiden (Coll. F. P. Koumans) est marqué Ambon, donc des Moluqucs. En outre, les deux lots que
possède le Muséum, tous deux fort anciens, sont marqués de Nouvelle-Hollande, donc d’Australie. Et
au British Muséum, nous avons examiné deux échantillons marqués « Australia ». On voit donc que sa
répartition géographique est beaucoup plus large qu’elle n’était connue.
N° 5. - VENERUPIS GALACTITES Lk.
1818. Venus galactites .
1842. Venus galactites Lk.
1853. Tapes galactites Lk.
1853. Tapes galactites Lk.
1864. Tapes galactites Lk.
1865. Tapes ( Cuneus ) galactites Lk.
1870. Venus galactites Lk.
1871. Tapes galactites Lk.
1887. Tapes galactites Lk.
1903. Tapes galactites Lk.
1915. Paphia galactites Lk.
1918. Venerupis galactites Lk.
1922. Tapes galactites Lk.
1934. Pullastra galactites .
1938. Venerupis galactites Lk.
1939. Pullastra galactites Lk.
1950. Venerupis galactites .
1951. Venerupis galactites Lk.
Lamarck, Anim. s. vert., V, p. 609 (599).
IIanley, Rrc. Biv. Sh., p. 123, pl. 15 fig. 51.
Sowerby, Thés. Conch.. Il, p. 695, pl. 151 fig. 132.
Deshayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 183.
Reeve, Conch. Icon., XIV, pl. XII fig. 65.
Angas, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 650.
PFEiFFEn in Conch. Cab., cd. 2, p. 224, pl. 38 lig. 6, 7.
Rômer, Monogr. Venus, II, p. 93, pl. 32 fig. 3.
Tate, Proc. Roy. Soc. S. Auslr., IX, p. 91.
PnrrcnARD et Gatuff, Proc. Roy. Soc. Victoria, XVI (NSI 1
p. 134. ' ' h '
Hedley, J. Roy. Soc. West. Austr., I, p. 16.
ITkdley, Suppl. .1. Roy. N. S. W., 1,1, 1917 (1918), p. M 25.
Lamy, Journ. Conchyl., 67, p. 280.
Cotton, Rcc. S. Austr. Mus., 5, 2, p. 173.
Cotton et Godfrey, Moll. South-Austr., I, Pclccyp p o/o
fig. 275.
Lamy et Fiscuer-Piette, Bull. Mus., p. 465.
Allan, Auslralian Shclls, p. 335.
Macpherson et Ciiapplf., Mem. Nal. Mus. Victoria, 17, p. 150
Source : MNHN, Paris
S TAPETINAB
11
RÉVISION
1958. Pullaslra galaclites Lk. May et Macphekson, Illustr. Index Tasmanian Shells, p. 15,
pl. 11 fig. 1.
1961. Vcnerupis galaclites Lk. Cotton, South-Austr. Moll., Pelecyp., p. 263, fig. 283.
1962. Tapes galacliles Lk. Ihedale et Macmichael, Ref. List Mar. Moll. N. S. YV., Mcm.
Austr. Mus., XI, p. 23.
1962. Pullaslra galacliles Lk. Macphekson et Gabriel, Mar. Moll., Victoria, p. 356, fig. 413.
Nous n'avons pas retrouvé les types de Lamarck mentionnés par Lamy (1922) et Lamy et Fischer-
Piette (1939). Ils ont pu disparaître pendant les transferts et le séjour loin de Paris de la collection
Lamarck pendant la guerre 1939-45.
Distribution. Nous n'avons pas inclus dans notre liste de références les trois citations de Tapes
galaclites Lk. par Hutton : 1873, Wellington Colonial Muséum, p. 72 : 1878, Journ. Conchyl., 26, p. 50 :
1880, Man. N. Zealand Moll., p. 151. Ces travaux sont relatifs à la Nouvelle-Zélande et aux îles Cha-
tham. Or Suter dans son Manual of New Zealand Mollusca (1913), ne mentionne pas cette espèce, et
dans son introduction il nous dit avoir retranché de la faune de Nouvelle-Zélande un certain nombre
d’espèces qui en avaient été citées à tort. Remarquons que, avant Hutton, plusieurs auteurs avaient
donné la provenance Nouvelle-Zélande comme s’ajoutant à la provenance Australie d’où l’espèce
avait été décrite. C’étaient Deshayes (1853), Reeve (1864) et Rômer (1871). Il est à penser que, pour
ce qui les concerne également, cette provenance de Nouvelle-Zélande était erronée. D’ailleurs, nous
avons vu au British Muséum l'échantillon figuré par Reeve, étiqueté de « South Australia » alors que
le texte de Reeve mentionne : « New Holland ; New Zealand ». Tous les autres exemplaires que nous
avons examines dans les collections sont d’Australie. Au Bristish Muséum, dix exemplaires avec pour
provenance : « Australia ; South Australia ; Port Lincoln ; Adélaïde ». Au Musée de Bruxelles où nous
avons vu quatorze échantillons, quatre provenances précises toutes de South Australia : au large d’Edin-
burgli ; g. St. Vincent ; Hardwick Bay ; Adélaïde. Au Muséum de Paris se trouvent dix-sept échantillons,
ceux qui ont des provenances étant marqués : Australie ; South Australia ; Tasmanie.
On voit donc que l’espèce n’a été rencontrée qu’en Australie, et en Tasmanie. Sa répartition y a été
résumée par Cotton (1961) : « S. W. A., S. A., Tas., Vict., N. S. W. ».
N° 6. — VENERUPIS ALBA Deshayes
(Pl. 11 fig. 9 à 13 cl pl. III fig. 1.)
1853. Tapes alba . Deshayes, Proc. Linn. Soc. Lond., p. 9.
1853. Tapes alba Desli. Deshayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 169.
1864. Tapes alba Dcsli. Reeve, Conch. Icon., 14, pl. 4 fig. 14.
1870. Tapes alba Dcsli. Rümeii, Monogr. Venus, 2, p. 54, pl. 19 fig. 2.
1915. Paphia alba Desli. IIedi.ey, J. Roy. Soc. YYést. Auslr., I, p. 15.
Espèce décrite de « Swan River, Western Australia ».
Nous avons vu au British Muséum, marqués comme types de Deshayes, deux individus, l’un plus
élevé qui est très évidemment celui que Reeve a représenté, l’autre plus bas. Nous en donnons des
figures.
11 est très possible qu’aucun autre échantillon ne soit actuellement connu. En effet, la figure donnée
par Romer nous semble bien être la copie de celle de Reeve, toutefois il donne une description plus
complète que ne l’avait fait Deshayes. La citation faite par IIedley se réfère à Deshayes et à Reeve
et rien ne nous fait supposer que cet auteur ait vu des spécimens.
C’est en vain que nous avons cherché d’autres échantillons de cette espèce dans les diverses collec¬
tions examinées.
N° 7. — VENERUPIS DURA Gmelin
1757. Chaîna 12, Le Pégon. Ada.nson, Hist. Nal. Sénég., Coquillages, p. 228, pl. 17 fig. 12.
1791. Venus dura . Gmelin, Syst. Nal., cd. XIII, p. 3292.
^797. Encyclopédie méthodique, pl. 283 fig. 5 a, h.
Source : MNHN, Paris
12
1818. Venus rariflamma .
1828. Tellina canceUala .
1835. Venus rariflamma .
1843. Venus rariflamma Lk.
1853. Tapes rariflamma Lk..
1853. Tapes similis .
1853. Tapes similis Desh.
1861. Tapes Carpenleri .
1864. Tapes similis Desh.
1864. Tapes dura Ginel.
1864. Tapes Carpenleri Rôm.
1870. Tapes Carpenleri Rdm.
1870. Tapes dura Grael.
1870. Venus dura Gmel.
1891. Tapes durus Gmel.
1910. Tapes durus Gmel.
1911. Tapes durus Gmel.
1923. Paphia dura Gmel.
1939. Polititapes durus Gmel.
1942. Polititapes durus Gmel.
1950. Venerupis (Polititapes) dura Gmel.
1952. Venerupis (Polititapes ) dura Gmel.
1955. Venerupis ( Polititapes) dura Gmel.
1962. Venerupis dura Gmel.
I-PIETTE ET BERNAUD MÉTIVIER
Lamarck, An. s. Vert., V, p. 607 (597).
Wood, Ind. tes lac., p. 20, pl. 4 fig. 60 a.
Desbayes, An. s. Vert., éd. 2, p. 356.
Hanley, Cat. Rec. Biv. Sli., p. 121.
Sowerby (pro parte), Thés. Conch., 11, p. 679, pl. 145 fig. 3 et 5
(fig. 4 excl.).
Deshayes, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 8 (sans figure).
Deshayes, Calai. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 167.
Rümer, Malako/.uol. Bl., VII, p. 156.
Reeve, Conchol. Icon., XIV, pl. 3 fig. 9 (indiquée par erreur fi». 10).
Reeve (pro parte), Ibid., XIV, pl. 3 fig. 13 a (non 13 6). °
Rouer, Malakoz. Bl., XI, p. 26.
Rom eh, Monogr. Venus, II, p. 30, pl. 9 fig. 2, 2 a, 2 b, 2 c.
Rümer (pro parte), Ibid., p. 55, pl. 20 fig. 1 a, 1 b, 1 c (non pl 7
fig. 2, 2 a, 2 6).
Pfeiffer, in Cnneli. Cab., éd. 2, p. 198, pl. 32 fig. 5.
Dautzenberg, Mém. Soc. Zool., p. 61.
Dautzenuf.hg (pro parle). Actes Soc. Linn. Bordeaux, p. 135.
Dollfus, Mém. Soc. Géol. Fr., XVIII (3-4), p. 54, pl. 16 fig. 25, 26.
Tohun, Proc. Malac. Soc. Lond., XV, p. 313.
Lamy et Fischeb-Phîtte, Bull. Mus., p. 408.
I’isciier-Piette, Journ. Conchyl., p. 323.
Nickles (pro parle), Manuels Ouest-Afric., II, p. 203, fig. 20, p. 204
Nicki.es ( pro parte), Bull. Dir. Mines cl Geol. A. E. F., n ° 5, p. gg'
Nicki.es (pro parte), Atlantide Report, n° 3, p. 189.
Pasteur-Humbert (pro parle), Moll. Maroc, 11, LaineUibr. p 69
fig. 110 p. 161. '
Nous avons mis Tapes Carpenleri Rômer, dans la synonymie de V. dura ; Rômer avait décrit
son espèce d’habitat inconnu, mais les deux échantillons qu’il figure nous paraissent bien être des jeunes
de dura.
Le Tapes similis de Deshayes, dont nous avons examiné les types à Londres est sans conteste syno¬
nyme, comme l’avait dit Tomlin (1923) et comme l’admettaient, aussi Kujroda et Habe (1952, Check
List Jap., p. 32). Mais il faut exclure de cette synonymie l’exemplaire représenté sous le nom de Tapes
similis Desh. par Rômer (1870, Monogr. Venus, II, p. 56, pl. 20 fig. 2), car il est difficile de savoir ce
qu’est cette petite coquille qui n’a aucun rapport avec le similis de Deshayes.
C’est certainement par erreur que Habe (1951) a inclus Tapes dura Gmel. dans « Généra of Japa
nese Shells », p. 185, et que Kl roda et IIabe (1952) ont répété cette mention dans « Check List Rp'
Moll. Jap. », p. 32.
Les indications « pro parte » que nous avons mises pour diverses références de notre liste synonv
mique correspondent au fait que les auteurs concernés avaient confondu avec Venerupis dura une autre
espèce que nous décrirons plus loin. Pour la môme raison, on ne trouvera pas dans notre liste de réfé
rences celles des citations qui ne permettaient pas de savoir s’il s’agissait de l’une des formes, de l’autre
ou des deux.
Distribution. L’espèce, décrite du Sénégal, existe au nord depuis Agadir (Pasteur-Humbert
1962). S’étend-elle plus an sud que le Sénégal ? Le nom durus se trouve avec mention de l’Angola dan'
Nobre (1909, Bull. Soc. Port. Sc. Nat., III, suppl. 2, p. 62) et dans Dautzenberg (1912) 1913 Ami'
Inst. Océanogr., V, 3, p. 92). Mais pour Nobre nous ne savons pas si cette citation concernait V dura
ou l’espèce suivante, ou les deux, et pour Dautzenberg nous savons qu’elle concernait en tout cas la
seconde (voir plus loin), mais nous ignorons si elle ne concernait pas aussi la première.
Le Muséum possède de nombreux échantillons de cette espèce dont le plus grand a 57 x 39
X 28 mm. Nous avons fait la numération de leurs côtes, que l’on trouvera mentionnée dans l’étude de
l’espèce suivante.
Rappelons que l’exemplaire d’ADANSON, « le Pégon » est au Muséum.
Source : MNHN, Paris
ÉVISION DES TAPETIS'A
13
N° 8. — VENERUPIS RUFISCENSIS n. sp.
IPI. III fig 2 à 6 et fig. 7.)
? 1853. Venus amabilis Phil. Dunker, Ind. Moll. Guin. inf., p. 57.
1853. Tapes rariflamma Lk. (pars) . Sowerby, Thés. Conch., II, p. G79, pl. 145 fig. 4 ( non fig. 3 et 5).
1864. Tapes dura Gmel. (pars) . Reevf., Conch. Icon., XIV, pl. 3 fig. 13 6 (non fig. 13 a).
1870. Tapes dura Gmel. (pars) . Rümer, Monogr. Venus, II, p. 55, pl. 7 fig. 2 (non pl. 20 fig. 1).
1898. Tapes durus Gmel. Locard, Exp. Travailleur et Talisman, Moll. Lamellibr., p. 253.
1910. Tapes durus Gmel. (pars) . Dautzenberg, Contrib. f. Malac. Afi*. Occ., Actes Soc. Linn. Bor¬
deaux, p. 135.
? 1950. Venerupis dura Gmel. (pars) . Xicki.es, Manuels Ouest-Africains, II, p. 203.
? 1955. Venerupis dura Gmel. (pond. Nickles, Atlantide Report, n° 3, p. 189.
Étudiant une valve (stibfossilc) récoltée par Tams à Loanda, Dunker la rapporta à Venus amabilis
Phil., espèce que l’on sait maintenant être japonaise mais dont l’habitat était inconnu à cette époque.
Nous supposons qu’il s’agissait, en fait, de Venerupis rufiscensis qui présente une grande ressemblance
extérieure avec V. amabilis.
Draguant en baie de Rufisque en avril et mars 1909, par 18 à 20 m, A. Gruvel récolta entre autres
Mollusques, des Tapes que Dautzenberg publia comme Tapes durus Gmelin (dans son texte il faut
remplacer 1900 par 1909). L'un d’eux est dans les collections du Muséum. Or il s’avère appartenir à une
espèce distincte, dont il constituera le type. De cette espèce nous avons 6 autres échantillons. « Tapes
duras, Gabon, M. Largilliert 1847 », « Tapes durus, Afrique » (sans autre indication), « Paphia dura
Gmel., Angola West Africa, Coll. Staadt 1969 », « Pullaslra amabilis Phil., coll. Staadt 1969, sans pro¬
venance », et pour les deux derniers, « Tapes papilionaceus, D r Jousseaume 1921 », sans localité.
Si cette espèce n’avait pas encore été reconnue, elle avait cependant déjà été figurée, comme indiqué
ci-dessus.
Description du type. — Longueur 68 mm ; hauteur 48 mm ; épaisseur 30 mm. Côtes larges et plates
séparées par des sillons étroits. Ces côtes forment, les unes par rapport aux autres, des ressauts (ou gra¬
dins), du fait que leurs larges surfaces planes sont en pente ascendante en direction du sommet ; le bord
dorsal de chacune, beaucoup plus bref, est perpendiculaire à la surface du test, de sorte que son angle
avec le dessus de la côte est aigu. Si on compte ces côtes partant d’un point situé à 10 mm du sommet
on en trouve 8 dans le premier des centimètres suivants, 6 dans le deuxième, 6 dans le troisième. Il n’y a
presque jamais d’anastomose des côtes. En approchant du bord postéro-dorsal ces côtes disparaissent,
laissant ainsi une area ligamentaire lisse qui au point le plus large a 8 mm. Cette area est un peu déprimée.
Le ligament, saillant, a 20 mm de long sur 6 mm de largeur maximale aux approches du bord antéro-
dorsal. Les côtes s’arrêtent en arrivant à la lunule, délimitée par un sillon très net, et qui a 19 mm de
long sur 4 mm de largeur maximale. Cette lunule est légèrement déprimée. La teinte de la surface
extérieure des valves est d’un brun-jaune très clair, un peu plus foncé et plus rougeâtre sur la lunule.
De la même teinte un peu plus foncée, sont quelques très petites taches quelque peu alignées sur des
rayons : 7 taches sur la valve droite, 5 sur la valve gauche, distantes du sommet de 15 mm au maximum.
L’intérieur est blanc brillant. Les deux dents cardinales médiane et postérieure de chaque plateau
cardinal sont bifides. Le sinus palléal est horizontal, assez large (12 mm), assez long (22 mm), terminé
en angle. Bord ventral non crénelé.
Variations. — Nous connaissons cette espèce par 22 figures ou exemplaires : la figure de Romer
dont nous n’avons pas vu l’échantillon, et 21 exemplaires figurés ou non, que nous avons eu en mains :
7 à Paris (dont le plus grand de 77 mm vient de la collection Staadt), 4 à Londres, et 10 à Bruxelles
dont 9 de la collection Dautzenberg.
Coloration. La teinte de fond est presque toujours la même que chez le type. Toutefois, chez un
exemplaire (Muséum, M. Largilliert, 1847, Gabon) la région des sommets tend vers le jaune d’œuf ;
un exemplaire présente à l’intérieur, plusieurs plages violâtres diffuses (Mission Gruvel, Bruxelles, em¬
bouchure de la Catumbella). Un des échantillons de Paris a 37 taches pour l’ensemble des deux valves
(on en trouve jusqu’au bord ventral.) Un échantillon de Londres (Angola) présente dans la moitié supé-
Source : MNHN, Paris
ÉDOUARD KISCHEH-PIETTE ET BERNARD MÉT1VIEH
rieure de chaque valve trois rayons de quatre taches foncées dont chacune surmonte une tache plus
claire que la teinte de fond. Souvent, il n’y a de taches qu’en petit nombre et uniquement dans la région
du sommet ; et il peut même ne pas y avoir de tache du tout (deux échantillons à Paris, et deux à
Bruxelles). La lunule présente fréquemment des flammules plus ou moins visibles ; l’area ligamentaire
peut aussi en présenter.
Sculpture. Un échantillon de Bruxelles (Sénégal, Coll. Duruv), qui a trois rayons de taches
brun-violet, est remarquable par l’effacement de ses côtes en allant d’arrière en avant : l’avant est
presque lisse, tout au moins sur la valve droite.
Forme générale. Voici la variation du rapport ïongüeur/hauteur : 1,42 (type) ; 1,47 ; 1,48 (éch. de
Reeve) ; 1,48 ; 1,48 ; 1,48 ; 1,50 ; 1,50 : 1,51 ; 1,51 ; 1,52 ; 1,52 ; 1,53 ; 1,54 ; 1,56 ; 1,56 ; 1,56 ; 1,57 ;
1,57 ; 1,58 | 1,60 ; 1,63.
Ce dernier rapport (1,63) concerne l’échantillon dont nous venons de parler pour la sculpture. Voici
maintenant la variation du rapport longueur/épaisseur : 2,14 ; 2,20 ; 2,21 ; 2,22 ; 2,23 (ech. de Reeve) ;
2 26 ; 2,27 (type) ; 2,27 ; 2,28 ; 2,33 ; 2,35 ; 2,36 ; 2,36 ; 2,36 ; 2,38 ; 2,39 (éch. dont le rapport larg./haut.
est de 1,63) ; 2,43 ; 2,46 ; 2,47 ; 2,54.
11 y a une certaine corrélation entre les deux caractères dont nous venons de donner indépendam¬
ment les variations : les échantillons courts sont généralement plus épais que les échantillons longs.
Sinus palléal. 11 peut se terminer en arrondi sur les deux valves, soit sur une seule, au lieu d’être
anguleux.
Rapports et différences. — L’espèce dont V. rufiscensis est la plus proche est V. dura Gmelin. La
forme est la même, et l’ornementation, chez les exemplaires où elle est nette, est très analogue.
La différence essentielle consiste dans le nombre de côtes. Voici les chiffres obtenus en faisant le
compte sur la ligne médiane à partir d’un point situé à 1 cm du sommet.
Venerupis rufiscensis
1« cm
10
10
9
9
9
7 7 6
1 er cm 2 e cm o® cm
8 6 6
7 6 5
7 6 5
6
Les deux dernières lignes résultent de l’examen, non pas d’échantillons comme pour les huit pre¬
mières lignes, mais de figures, celle de Rômer et celle de Reeve (*). Nous n’avons pas pu faire état de
la figure de Sowerby, car elle est certainement réduite comme le sont toutes les figures de cet auteur et
dans une proportion que nous ignorons. Celle de Romer est d’après le texte, légèrement réduite, nos
chiffres la concernant sont donc légèrement trop forts.
Venerupis dura
1 er cm
2e cm 3 e cm
1 er cm
2® cm
3® en
12
11 —
15
—
12
10
15
—
12
10
15
11
—
13
9
15
12
—
13
10
15
12
—
13
10
15
12
—
13
10 10
15
12
9
13
11
15
12
10
13
11 8
15
15
—
(1) Nous regrettons, pendant que nous étions à Londres, de ne pas avoir fait le compte de B côtes dos différents
templaires qui s’y trouvent.
Source : MNHNParis
TAPET1NAE
15
13
11
9
16
—
13
11
9
16
—
—
13
12
10
16
—
13
12
10
16
—
—
13
12
11
16
13
—
14
12
—
16
14
—
15
—
—
20
15
11
On voit que les différences entre les deux espèces sont à peu près du simple au double.
Une autre différence très importante réside dans la forme des côtes. Chez tous les échantillons de
Venerupis rufiscensis que nous avons examinés, les caractères des côtes sont ceux que nous avons décrits
chez le type (côtes plates et en gradins). Chez Venerupis dura ce sont des cordons arrondis. Toutefois,
chez deux exemplaires, la région médiane de quelques côtes ventrales est aplatie et en pente.
Nous pensons qu’il y a aussi une différence nette dans la taille. En effet, jusqu’ici, nous ne connais¬
sons aucun échantillon de Venerupis dura qui dépasse 57 mm de long tandis que Venerupis rufiscensis
peut atteindre 78 mm de long (Londres, M. R. L. Harger, Angola).
En outre, nous avons remarqué que proportionnellement à la taille de l’échantillon, la hauteur du
plateau cardinal est un peu plus importante chez rufiscensis que chez dura, et chez rufiscensis il se pro¬
longe jusque sous l’extrémité antérieure de la lunule, alors que chez dura il chevauche à peine sur la
lunule.
Par rapport à Venerupis alba Desh., la forme est plus allongée, moins épaulée à l’arrière, les côtes
sont plus individualisées, le sinus palléal est plus important, la teinte est brun-jaune au lieu d’être
blanche.
Distribution. Le « Tapes durus Gmelin » cité par Locard (1898) du sud des Canaries, pour les
récoltes du Travailleur et Talisman, est représenté dans nos collections de ces navires par une valve
extrêmement corrodée dont l’arrière manque. Mais, il s’agit d’un Tapes rufiscensis, et les dimensions
mentionnées par Locard, « plusieurs valves dépassant 75 mm », dimensions qui dépassent celles de
V. dura et correspondent à celles de V. rufiscensis, montrent que cette dernière espèce n’est pas rare
dans cette région qui est la plus au nord de celles où elle ait été trouvée.
Du Sénégal, en plus du type, nous connaissons deux exemplaires du British Muséum, dont celui
figuré par Reeve et six exemplaires du Musée de Bruxelles dont cinq de la collection Dautzenberg
(ex coll. Haas et ex coll. Joly) et un de la collection Dupuy. Le Muséum possède un exemplaire du Gabon
(M. Largilliert, 1847). L’espèce va jusqu’en Angola : deux échantillons au British Muséum ; un du Mu¬
séum de Paris, récolté par R. E. Petit, 1967, coll. Staadt ; et, à Bruxelles, de la mission Gruvel, un
exemplaire de la baie de Lobito et un exemplaire de l’embouchure de la Catumbella, rivière située juste
au sud de Lobito. C’est là, la frontière sud actuellement connue pour cette espèce.
Genre TAPES Mühlfeldt, 1811
Avant de commencer l’examen de chaque espèce, nous devons dire que nous mettons le nom géné¬
rique Tapes au masculin. Cette précision n’est pas inutile, car si on regarde ci-après les citations succes¬
sives de l’espèce type, on remarquera qu’elle a été bien plus souvent appelée literata (ou litterata) que
lileratus (ou lilleralus), aussi bien parmi les contemporains que parmi les auteurs plus anciens. Nous
supposons que cela est dû à ce qu’elle avait été décrite comme Venus, mais une fois désignée comme
Tapes elle aurait dû changer de terminaison de l’adjectif. En effet, von Mühlfeldt (Entwurf eines
neuen Systems der Schalenthiergehâuse, V, 1811, p. 51), en créant le genre Tapes, lui a donné pour type
« Die Zikzakmattenmuschel. Tapes litteratus», il a donc employé au masculin le nom qu’il venait de lui
donner, alors qu’avant lui l’espèce avait toujours été au féminin.
Source : MNHN, Paris
ER.NARD
N° 9. TAPES L1TERATUS Linné
1758. Venus litcraia (pro parle ). ...
1787. Venus literula [pro parle i
178'i. Venus literata 1.
1786. Venus literata !..
1790. Venus lilterala L
1817. Venus literata I.
1818. Venus lilterala 1.
1828. Venus literata .
1843. Venus lilterala L.
1848. Venus lilterala Lk.
1853. Tapes litcraia .
1853. Tapes literata .
1855. Venus literata L.
1858. Tapes lilterala L.
1858. Venus literata L.
1804. Tapes literutu L.
1864. Tapes literata L .
1869. Venus literata L.
1871. Tapes literata L.
1877. Tapes lilterala L.
1881. Tapes lilterala L.
1885. Tapes obscurata Desh.
1891. Tapes litteralus L.
1895. Tapes lilterala L.
1896. Tapes lilterala L.
1896. Tapes lilterala L.
1899. Tapes ( Parembola ) lilterata L.
1900. Papliia literata L.
1902. Tapes litteralus L .
1903. Tapes literatus L.
1905. Tapes litteralus L.
1905. Tapes lileralus L.
1907. Tapes litteralus 1.
1909. Tapes literatus L.
1910. Tapes literatus L.
1915. Tapes lilterala I.
1915. Paphia literata 1..
1925. Paphia turgida .
1925. Paphia [Tapes) literata L.
1928. Paphia literata L.
1932. Paphia [Tapes] literata L.
1937. Paphia litlerata L.
1937. Tapes litteralus L.
1938. Tapes litteralus L.
1939. Tapes litteralus L.
1939. Tapes literata 1.
1950. Tapes literata .
1951. Tapes literata I.
1952. Tapes literata I.
1954. Tapes literata L
1955. Tapes literata L
1955. Tapes litteralus I.
1958. Tapes watlingi
1961 Tapes literata L.
Linné, Syst. nul., éd. X, p. 689.
Linné, Ibid., éd. XII, p. 1135.
Chemmtz, Conch. Cab., VII, p. 37, pl. 41 fig. 432 à 434.
ScnnÜTi:n, Einlcit., III, p. 148.
Gmelik, Syst. nal., éd. XIII, p. 3293.
Dili.wyn, Calai., I, p. 203.
Lamarck, Anim. s. Vert., V, p. 606 (596 sur exemplaires non cor¬
rigés).
Wood, Ind. lest., p. 40, pl. 8 fig. 101.
Hanley, Rcc. Biv. Sh„ p. 121.
CnENr, llluslr. Conchyl., pl. Y fig. 2, 4, 5.
Sowkrry, Thés. Conch., II. p. 684, pl. 147 fig. 43, 45, 46. 48.
Desiiayf.s, Calai. Biv. Sh. Bril. Mus., p. 164.
Hanley, Ipsa Linnci Concliylia, p. 80.
Fischer (P.), Jouru. Conchyl., 7, p. 337.
ROmer, Krilisclie Unlcrs., p. 120.
Rümf.k, Malakoz. Blütt., p. 30.
Reeve, Conch. Icon., XIV, pl. 1 fig. 2.
Pfeiffer in Conch. Cub., éd. 2, p. 157, pl. 14 fig. 1, 2, 4.
Rômer, Monogr. Venus, II, p. 38, pl. 12 fig. 1 c.
Lienard, Cat. f. inalac. I. Maurice, p. 63.
Rocuebrune, Bull. Soc. Philom., p. 48.
Smith, Challenger, Zool., XIII, p. 113.
Fischer (P.), Soc. ilist. nal. Aulun, Bull., IV, p. 150.
\ on Martens cl K. A. Smith in Thvrston, Madras Government
Muséum, Bull. n° 3, p. 129.
Shopland, J. Bombay Nat. Ilist. Mus., p. 232.
Elera, Calai, fauna Filipinas, III. Mol., p. 750.
Melvili., Lin ii. Soc. Jour»., Zool., XXVIII, p. 196.
Hedley, Austral. Assoe. Adv. Se., Brisbane, p. 349.
Shopland, Proc. Mulnc. Soc. Loud., p. 178.
Hidalgo, Filipinas, p. 242.
Tillier et Bava y, Bull. Soc. Zool. Fr., p. 177.
Hidalgo, Filipinas, Jolo y Marinons, p. 333.
Nobre, Bull. Soc. Port. Se. Nat., 1 (4), p. 230.
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Staub, Naturf. Gcs.. Zurich, 61 (1916), p. 130.
Hedley, J. Roy. Soc. W. Austral., I, p. 16.
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Adam et Leloup, Mém. Mus. Roy. Ilist. Nat. Belgique, N S jr
(20), p. 87. " ■
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Rost et Soot-Ryen, Acta Borcalia IA), n° 8, p. 15.
Iredale, Proc. Roy. Zool. Soc. N. S. W., (1956-57), p. 104.
Rippingalk et McMiciiael, Queensland and Grcat Uarrier R e „ f
Shells, p. 198, pl. 28 fig. 18.
Source : MNHN, Paris
TAPETIKAH
RÉVISION DES
1962. Tapes lilerata L. Kika, Shells W.-Paeif. in color, p. 112, pl. 57 lig. 20.
1964. Tapes lilerata I. Habe, Shells W. Pacif., II, p. 162, pl. 58 lig. 30.
1964. Tapes lilerata L. Sphy, Tanganyka Noies n° 63, p. 33.
1967. Tapes lilerata L. Maes, Proc. Ac. Nat. Sc. Philad., 119 (4), p. 161.
Si nous avons placé dans la liste ci-dessus la citation par Smith (1885) de « Tapes obscurata Desh. »,
c’est parce qu’elle est basée sur une valve que nous avons eue entre les mains, et que nous nous sommes
convaincus qu’il s’agit d’un échantillon jeune (24 mm), ayant subi un accident de croissance, de Tapes
literatus L.
Nous avons placé dans la synonymie de Tapes literatus le Tapes watlingi de Iredale (1958). Iredalf.
a donné ce nom à une « espèce » pour laquelle il donne deux figures, l’une (1925, McNeill et Iredale,
The Australian Mus. Mag., II (8), lig. p. 287) qui représente à notre avis un Tapes literatus, l’autre (Allan,
1950, Australian Sli., pl. 37, fig. 5) qui est un « Tapes turgida » (donc T. dorsatus voir plus loin). De nom
créé par Iredale doit donc disparaître.
Nous n’avons pas inclus dans notre liste synonymique la citation de T. litterata L. par I- Vaillant,
1865, Recherches sur la faune malacologique de la baie de Suez, Journ. Conchyl., 13, p. 119, car nous
avons les exemplaires sous les yeux et il s’agit en réalité de Tapes sulcarius Lk.
Nous avons fait de même pour la citation de Tapes watlingi Iredale par Rippingale et McMichaf.l
(1961, Queensland Great Barrier Reef Sh., p. 198, pl. 28, fig. 17) car la ligure donnée par ces auteurs
correspond, à notre avis, au Tapes dorsatus.
Le Venus unioides de Valenciennes (Encyclopédie méthodique, pl. 281, fig. 2 ; Tableau encyclo¬
pédique et méthodique, p. 154) a la même forme générale que Tapes literatus L. mais il correspond
tout aussi bien au Venus dorsata de Lamarck (voir plus loin), et sa figuration ne permettant pas de
décider nous ne l’avons pas inclus dans la liste synonymique ci-dessus.
Dans un commentaire au sujet de la coloration chez les Paphia, Iredale (1958, Proc. Roy. Zool.
Soc. N. S. \V. (1956-57), p. 104), parle du Tapes laterata, ce qui est une erreur de sa part pour lilerata,
car il renvoie à une figure de Miss Allan (1950, loc. cil.) qui représente cette espèce.
Tapes literatus atteint de très grandes dimensions, c’est peut-être la plus grande des espèces de
Tapclinae. Le plus grand échantillon que nous connaissions est un exemplaire du British Muséum (Coll.
Cuming, océan Indien) qui mesure 108 X 65 mm.
Les côtes présentent toujours des anastomoses, qui sont plus nombreuses dans les régions anté¬
rieure et postérieure. Ces côtes sont arrondies et non aplaties, si ce n’est que, chez quelques échantil¬
lons des variétés dont nous allons parler il arrive que des côtes s’aplatissent dans les régions postérieure
et du bord ventral. La forme générale de cette espèce est vraiment caractéristique, et nous n’avons
conservé les variétés que pour des variations de coloration externe.
Pour ce qui est de l’étude de la distribution, elle ne sera donnée que plus loin une fois faite l’étude
des variétés de l’espèce.
N° 10. — Variété NOCTL'RNA Chemnitz
1784. Venus nocturna .
1818. Venus litterata L. var. (3).
1848. Venus litterata L.
1871. Tapes lilerata L. var. nocturna Chcrnn.
1887. Tapes literatus L. var. noclurnus Chcmn_
1889. Vernis lilerata L. var. nocturna Chemn.
1939. Venus litterata L. var. nocturna Chcmn.
Chemnitz, Conch. Cab., VII, p. 41, pl. 41 lig. 435.
Lamarck, Anini. s. Vert., V, p. 606 (596 sur les exemplaires non
corrigés).
Cuenc, Illustr. Conchyl., pl. V fig. 3.
Rômer, Monogr. Venus, II, p. 39, pl. 12 fig. 1, 1 a, 1 6, 1 d.
Martens, Journ. Linn. Soc. Lond., Zool., XXI, p. 213.
Pfeiffer, Conch. Cab., éd. 2, XI (1), p. 158, pl. 14 fig. 3.
Lamy et Fischer-Piette, Bull. Mus., p. 316.
Caractéristiques, selon le texte et la figure de Chemnitz : « schwartzlichcn nâchtlichen Wolken »
qui « stehen hauptzaclilich auf der Vorderseite » qui pour nous est l’arrière. Provenance (Chemnitz)
Amboine, Moluques.
Mémoires Muséum, LXX1. 2
Source : MNHN, Paris
18
ÉDOUARD FISCHER-PIETTE ET
ERNARD MÉTIVI
NO 11. - Variété PUNCTATA Chemnit*
1784. Venus punetata .
1790. Venus lilterala punctala Chemn—.
1817. l'enu-s lilerala L. var. c, punetata Chemn.
1818. Venus ndspersa Chemn. var. (3).
1818. Venus punclifera .
1843. Venus punclifera LU.
1848. Venus punclifera Lk...
1853. Tapes lilerala Chemn. var. punetata Chemn..
1858. Venus punctala Chemn.
1864. Tapes punetata Chemn.
1869. Venus punetata Chemn.
1871. Tapes punetata Chemn.
1877. Tapes punclifera Lk.
1880. Tapes punctalus Chemn.
1895. Tapes punetata Chemn.
1896. Tapes punclifera Lk.
1903. Tapes punctalus Chemn.
1905. Tapes punctalus Chemn.
1909. Tapes punctalus Chemn.
1928. Papltia punetata Chemn.
1930. Tapes punetata Chemn.
1937. Tapes punetata Chemn.
1939. Tapes puncliferus Lk.
1939. Tapes punclifera Lk.
1952. Tapes punetata .
Ciiemnitz, Conch. Cnb., VII. p. 42, pi. 41 fig. 436 et 437.
Gmelin, Syst. Nat., I (VI), p. 3293, n° 132, var. y.
Dillwyn, Cal. Shclls, p. 203.
Lamarck Anim. s. Vert., V, p. 605 (595 sur les exemplaires non
corrigés).
Lamauck, Anim. s. Vert., V, p. 605 (595 sur les exemplaires non
corrigés).
Hanley. Cat. Biv. Sh., p. 121, pl. 9 fig. 14.
Chenu, Illustr. Conch., pl. V fig. 1.
Sowerdv, Thés. Conch., II, p. 684, pl. 147 fig. 44.
Rômer, Krit. Unters., p. 121.
Rômf.r, Malakoz. Bliilt., XI, p. 31.
Pfeiffer in Conch. Cab., éd. 2, p. 159, pl. 14 fig. 5, 6.
Rômf.r, Monogr. Tapes, p. 40, pl. 12 fig. 2, pl. 14 fig. 1.
Lif.xard, Cat. I'. Malac. 1. Maurice, p. 63.
Von Maiitf.ns in Moulus, Bcitr. Mecrcsf. Mauritius Seych., p. 326.
Pilsbry, Cat. mar. Moll. Japan, p. 130.
Elera, Catal. l'auna Filipinas, III, Moll., p. 753.
Hidalgo, Filipinas, p. 244.
Hidalgo, Filipinas, Jolo y Marianas, p. 333.
Lamy. Bull. Mus., p. 469.
Faustino, Bureau of Science, Manila, Rcp. 25, p. 81.
Pu su ry, Cat. Mar. Moll. Jap., p. 130.
Viader, Mauritius Inst. Bull., 1 (2), p. 67.
Lamy et Fisciier-Pietik, Bull. Mus., p. 316.
Adam et Lelouf, Mém. Mus. Roy. Hist. Nat. Belgique, N. S., II
(20), p. 88.
Kiirooa et Habe, Check List Moll. Japan, p. 32.
Les auteurs ont beaucoup varié d’opinion sur les rapports entre literatus ci punctalus. Les deux
aspects ont été traités séparément par Chemnitz mais pour Gmelin et Dillwyn punctala n’était qu’une
variété Lamarck Hanley, Chenu traitaient punctala comme une espece, mais pour Sowhrby ce n’était
qu’une variété, et quant ùReevf. (1864, Conch. Icon., XIV, Tapes, pl. I), il se contentait de dire que
Tapes lilerala était « sometimes onlv dotted » et l'une de ses figures de T. lilerala, la figure 2 b, représen¬
tait cet aspect pointillé. Mais la question n’était pas pour autant résolue. Pfeiffer (1869) traitait à part
V punctala. Rômer (1871), non seulement le traitait à part, mais faisait valoir pour cela des différences
constantes (bestiindig) dans la morphologie, en plus de la coloration. C’est peut-être pour cette raison
que la question ne fut plus posée avant 1903, où Hidalgo affirmait que toutes deux avaient la même
forme et la même sculpture et ne se différenciaient que par la coloration. Tout en les traitant distinc¬
tement il rappelait que Reeve et Sowerby ne les séparent pas spécifiquement, « y todo liacc creer que
al fin se adoptara su opinion, por ser la mas exacta ». Cependant les deux formes étaient à nouveau trai¬
tées distinctement par Lamy (1909), Pilsbry (1930), et Viader (1937). En 1939, Adam et Leloup
traitaient aussi punclifera à part mais ajoutaient :« Bien que la plupart des spccunens de cette espèce
aient la coquille plus allongée que chez Tapes lilerala, on rencontre des individus dont la forme de la
coquille ne diffère pas de cette dernière espèce. Les exemplaires ne se distinguent alors de Tapes lilerala
oue par leur dessin différent. Nous croyons que l’étude d’un grand nombre d’exemplaires démontre¬
rait l’identité des deux espèces». En 1952 Kuroda et Habe admirent cette identité puisque, en citant
T punctala dans la liste des espèces du Japon ils écrivent : « see literata ».
Nous avons été en mesure d’effectuer l’étude d'un grand nombre d exemplaires souhaitée par
Adam et Leloup et notre conclusion est nette : il y a tous les intermédiaires au point de vue des dessins
et ces intermédiaires sont fort nombreux ; quant à la forme, elle présente dans les deux cas des varia¬
tions similaires : des différences n’avaient pu être mises en avant que parce que les examens portaient
sur un nombre insuffisant d’individus, comme le soupçonnaient Adam et Leloup.
Source : MNHN, Paris
IN DF.S TAPF . T 1 KAE
N° 12. — Variété ADSPERSA Chemnitz
(PI. IV fig. 1 à 9)
1784. Venus adspersa .
1797. Venus adspersa Lk.
1798. Papliia gullulala .
1817. Venus lilerula var. L>. Clicniu.
1853. Tapes aspersa Chemn.
1853. Tapes adspersa Chemn.
185G. Venus aspersa .
1858. Venus adspersa Chemn.
1864. Tapes adspersa Chemn.
1871. Tapes adspersa Chemn.
1880. Tapes adspersus Clieinn.
1895. Tapes adspersa Chemn.
1896. Tapes adspersa Chemn.
1903. Tapes adspersus Chemn.
1905. Tapes adspersus Chemn.
1928. Paphia aspersa Chemn.
Chemnitz, Conch. Cab., VII, p. 44, pl. 42 fig. 438.
Tab. Encycl. Mèlh., pl. 281, fig. 4 a, 4 b.
Bolten, Muséum Boltenianum, p. 175.
Dillwyn, Cat., I, p. 203.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 684, pl. 147 fig. 52.
Deshayes, Cat. Biv. Sh., p. 164.
Hanley, Cat. Rec. Biv. Sh., p. 362, pl. 16 fig. 34.
Rômer, Krit. Unters., p. 121.
Rômer in Malak. Zool. Blalt., XI, p. 32.
Rômeh, Monogr. Venus, 2, p. 40, pl. 14 fig. 2.
Von Martens in Môbius, Beitr. Meeresl. Maurilius und Scych.,
p. 327.
Von Martens et E. A. Smith in Thurston, Madras Govcrnmenl
Mus., Bull, n» 3, (1895). p. 129.
Elera, Calai. Filipinas, III, Moluscos, p. 751.
Hidalgo, Obras Malac., I, II, p. 246.
Hidalgo, Cat. Mol. Filipinas, Rev. Real Acad. Cienc. Madrid, I.
p. 332.
Faustino, Summ. Philippine. Mollusks, An. Rep. Bur. Sc., Manila,
25, p. 79.
Nous n’avons pas inclus dans notre liste de références celle de Hanley (1843) qui pourtant avait
donné sur la pl. 16 de son catalogue une figure de « Venus aspersa » (fig. 34), car cette figure représente
probablement le Venus dorsala de Lamakck (voir plus loin).
Les individus larmackiens de « Venus adspersa» (1818, Anim. s. Vert.. 5, p. 605 = 595) sont repré¬
sentés, au Muséum de Paris, par deux échantillons que Lamy et Fischer-Piette (1939, Bull. Mus.,
p. 316) avaient déjà noté ne pas correspondre à la description de Chemnitz. L’un d’eux correspond à
punclata l'autre à radiala.
En comparant la figure de Chemnitz de adspersa (pl. 42, fig. 438) avec d’autres figures de Tapes
literalus telle que la fig. 439, pl. 42, de Chemnitz (radiala), on constate une différence très marquée dans
la forme de son arrière qui est pratiquement vertical. Nous nous étions demandé si la figure était exacte ;
mais M. le professeur Knudsen, de Copenhague, nous a aimablement fait parvenir des photographies
de l’échantillon qui existe encore. Elles montrent la réalité de cette forme qui représente donc un cas
extrême de la variation de l’espèce (pl. IV, fig. 1 à 3). Nous avons d’ailleurs vu au British Muséum un
petit échantillon de cette même forme (pl. IV, fig. 4 à 8). Nous donnons aussi une vue d’un des échan¬
tillons du Muséum comme exemple de la disposition des taches chez la variété adspersa (pl. IV, fig. 9).
N» 13. — Variété RADIATA Chemnitz
(Pl. V fig. 1 à 5)
1784. Venus literala, radiala. Chemnitz, Conch. Cab., VII, p. 45, pl. 42 fig. 439.
1850. Venus dcsliayesii Hanl. var. sulphurea . Piiilippi, Abbild., III, p. 77, pl. Vil fig. 8.
1853. Tapes literala . Sowerby, Thés. Conch., II, pl. 147 fig. 47, 49.
1853. Tapes aspersa Lk. Sowerby, Thés. Conch., Il, p. 684, pl. 147 fig. 52.
1864. Tapes aspersa Chemn. Reeve, Conch. Icon., XIV, pl. 2 fig. 5 a, h.
1864. Tapes radiala Chemn. Reeve, Ibid., pl. 4 fig. 16 a, 16 b.
1869. Venus radiala Chemn. Pfeiffer in Conch. Cab., 2° éd.. XI (1), p. 160, pl. 15 fig. 1.
1869. Tapes radiala Chemn. FraUenfeld, Verhand. Zool. Bd. Ges. Wien, 19, p. 882.
1871. Tapes radiala Chemn. Rômer, Monogr. Venus, 2, p. 41, pl. 14 fig. 3.
1880. Tapes railialus Gmcl. Von Martens in Mômus, Beitr. Meeresf. Mauritius und Seyoli
p. 327.
1889. Tapes radiatus Chemn. Moiilet, Journ. Conchyl., p. 170.
1899. Tapes ( Parcmbola) radiala Chemn. Melvill, Linn. Soc. Journ., Zool., XXV11, p. 196.
1900. Paphia radiala Chemn. Hedley, Austral. Assoc. Adv. Sc., Brisbane, p. 349.
Source : MNHN, Paris
[SCHER-PIETTE ET
1901. Tapes plalyplycha .
1901. Tapes plalyplycha Pilsb.
1902. Tapes radialus Gmel.
1903. Tapes radialus Chemn.
1905. Tapes radialus Gmel.
1909. Tapes radialus Chemn.
1928. Paphia radiala Chemn.
1937. Tapes radialus Chemn.
1939. Tapes (Pullaslra ) dislinguendus .
1951. Tapes plalyplycha Pilsb.
1952. Tapes plalyplycha Pilsb.
1954. Tapes plalyplycha Pilsb.
1955. Tapes plalyplycha Pilsb.
1962. Tapes plalyplycha Pilsb.
Pilsbry, Proc. Acad. Nat. Sc. Philad., 53, p. 206.
Pilsbry, Ibid., p. 408, pl. 19 fig. 6.
Shopland, Proc. Malac. Soc. Lond., p. 171.
Hidalgo, Filipinns, p. 246.
Hidalgo, Filipiuas, Jolo y Marianas, p. 334.
Lynge, Mem. Acad. Roy. Danem., 7 e s., V, p. 240.
Fausti.no, Bureau of Science Manila, Rcp. 25, p. 81.
Serene, Inst. Occanogr. Indochine, 30° noie, p. 62.
I'ischeb-Piette et Lamy, Bull. Soc. Zool. Fr., LXIV, p. 49, fig. 1.
Habe, Gen. Jap. Sh., p. 185.
Kcroda et Habe, Check List rec. Mol. Japan, p. 32.
Taki, 111 ustr. llanilb. Sh. Col. Jap., pl. 40 fig. 4.
Kira, Col. illustr. Sb. Japan, p. 112, pl. 56 fig. 27.
Kira, Sh. West. Pacil. color., p. 162, pl. 57 fig. 29.
Le Tapes plalyplycha que Pilshrv (1901) a décrit du Japon, et que cet auteur avait comparé à
T deshayesii et à T. quadriradiala mais non pas à la figure 439 de la planche 42 de Chemnitz représen-
fmL «Venus literala, radiata... », ne semble pas pouvoir être distingué de cette dernière forme. Nous en
iùnéons par la comparaison des figures, et aussi d’après deux échantillons (dont l’un déterminé par
IUrase) que le Muséum of Comparative Zoôlogy (Cambridge) a reçu du Japon et nous a aimablement
communiqués sous ce nom platyptycha. . .
Nous plaçons aussi dans la synonymie de Tapes literatus var. radiata le 1 apes dislinguendus
Fischer et Lamy, 1939, décrit sur des échantillons marqués du Sénégal (pl. V, fig. 1 à 5). 11 ne se dis¬
tingue en rien de certains de nos échantillons de T. literatus var. radiata de l’Océan Indien, et il nous
faut admettre que la provenance du Sénégal (Amiral de Heli.) était fausse, ce qui expliquerait aussi
que l’espèce n’ait jamais été retrouvée au Sénégal.
Selon la description de Chemnitz, radiala est caractérisée par le fait qu elle comporte sur un fond
varié quelques rayons où se succèdent des taches alternativement brunes et blanches. Chemnitz men¬
tionne aussi la présence de sillons radiaires. .
IIidu-co (1903) dit ne la distinguer de T. literatus que par la coloration. Nous constatons de notre
côté que tous les intermédiaires de coloration existent, qu’il en est de même pour les sillons radiaires
(bien qu’ils soient particulièrement fréquents chez cette forme), et nous nous sommes assurés qu’on ne
peut pas faire d’autres distinctions (nombre de côtes, etc.), de sorte que nous considérons radiata comme
une variété de literatus. ..
Dans les collections du Muséum il n’y a que trois exemplaires qui y correspondent exactement, mais
à côté de cela il y a douze exemplaires qui ne s’en distinguent que par le fait que les taches brunes ali¬
gnées sont séparées, non par des taches blanches, mais par la teinte de fond (beige clair le plus souvent).
Nous avons étiqueté ces exemplaires aussi radiala, préférant un élargissement de la définition de cette
variété à la création d’une catégorie supplémentaire.
Des deux échantillons rapportés par Lamarck à « Venus adspersa Lhemn. » et dont ont parlé
Lamy et Fischer-Piette, 1939, Bull. Mus., p. 316, celui qui a 65 mm correspond en fait à radiata tel
que Chemnitz l’a décrit. Mais l’exemplaire de sa variété (3), avec des points petits et dispersés, appar¬
tient à la variété punctata.
Distribution. D’après les renseignements que donne la bibliographie pour l’ensemble de l’espèce et
de ses variétés, Tapes literatus est connu des régions ou points suivants, énumérés d’ouest en est :
Dar-es-Salam (Spry, 1964) ; îles Amirantes (Elera, 1896) ; Seychelles (Von Martens, 1880, Ele UA ,
1896 Soot-Ryen, 1955) ; île Maurice (P. Fischer, 1891, Lienard, 1877, Von Martens, 1880, Via-
ber ’ 1937) ; Aden (Shopland, 1896 et 1902, Lynge, 1909) ; Suez (Tillier et Bavay, 1905) ; golfe de
Manaar (Von Martens et E. A. Smith in Thurston, 1895) ; Ceylan (Pfeiffer, 1868) ; Tranquebar
(Chemnitz, 1784. Scuhôtf.r, 1786, Pfeiffer, 1869) ; Coromandel (Dillwyn, 1817) ; Nicobar (Chem-
nitz 1784 * Pfeiffer, 1869, Lynge, 1909) ; archipel Mcrgui (Von Martens, 1887, Oostingh, 1925) ;
Poulo-Condor (Rochebrune, 1881, P. Fischer, 1891, Serene, 1937) ; Siam (Morlet, 1889, Serene,
1937) • Chine Dillwyn, 1817) ; Japon (nombreux auteurs) ; Philippines (nombreux auteurs) ; J 0 l o
Source : MNHN, Paris
iÉVISION DES TAPETISAE
21
(Hidalgo, 1905) ; Bornéo (Staub, 1915) ; îles Cocos Keeling (Maes, 1967) ; Java (Frauenfeld, 1869,
Lamy, 1909, Lynge, 1909, Oostingh, 1925) ; Flores (Oostingh, 1925) ; Timor (Nobre, 1907, Oostingii.
1925) ; Moluques (nombreux auteurs) ; île Weim (Archipel de Misoôl) (Adam et Leloi p, 1939) ; détroit
de Torres (Melvill, 1899) ; Nouvelle-Guinée (Adam et Leloup, 1939) ; Australie, sans autre précision
pour divers auteurs, ou alors Australie occidentale et Queensland ; Nouvelle-Calédonie (P. Fischer,
1891) ; Nouvelles-Hébrides (l’iscnER et Fischer-Piette, 1938).
La consultation des collections, sans étendre l’aire de répartition résultant des données ci-dessus,
permet d’ajouter les régions ou précisions suivantes :
Madagascar (Muséum, Coll. Cloué 1850) ; Maseate (Brit. Mus., Coll. J. Read et Coll. Winckworlh) :
Port Blair, île Andaman (Brit. Mus., Coll. Winckworth) ; Nancauri, Pulu Milu (Copenhague, Galathca
1846) ; Singapour (Muséum, M. Leclancher 1844) : île Aroe (Leiden, von Rosenberg) ; île Banka, Soen-
geiliat (Leiden, Schrage) ; île Madocra (Leiden, Jochim 1914) ; île Purmerend, baie de Batavia (Leiden,
Ijzerman) ; Loo-Choo (Bruxelles, Hirase) ; Poelau Panikiang, près de Barroe (Leiden, Knock 1938) ; île
Boeton (Leiden Knock 1938) ; îles Caroline (U. S. Nat. Mus., R. W. Ilistt, 1946) ; Cerain (Muséum, Exp.
Dumont-Durville 1829) ; île Tenimber, Larat (Leiden, Knock 1938) ; archipel Louisiadc CBrit. Mus.,
sans don.).
N° 14. — TAPES DORSATUS Lamarek
(PJ. V f.g. G à 9 et pl. VI fig. 1 à 7)
1818. Venus dorsata .
1818. Venus turgida .
1818. Venus ovulaea .
1835. Venus dorsata Lk.
1835. Venus turgida Lk.
1835. Venus ovulaea Lk .
1843. Venus turgida Lk.
1843. Venus turgida Lk.
1846. Venus turgida Lk.
1852. Tapes turgida Lk.
1853. Tapes lurgidula .
1853. Tapes turgida .
1853. Tapes turgidula .
1864. Tapes turgida Lk.
1867. Tapes turgida Lk.
1869. Tapes turgida Lk.
1871. Tapes turgida Lk .
1871. Tapes turgidula Desh .
1889. Tapes turgida Lk.
1896. Tapes lurgidtda Desh.
1903. Tapes turgidulus Dcsli.
1905. Tapes turgidulus Desh.
1906. Tapes ( Parembola ) turgida Lk.
1915. Papliia turgida Lk.
1918. Paphia turgida Lk.
1923. Paphia turgida Lk.
1928. Paphia turgidula Desh.
1939. Venus turgida Lk.
1939. Venus dorsata Lk.
1939. Venus ovulaea Lk.
1950. Tapes turgida .
1961. Venus watlingi Ircdale.
Lamarck, Anim. s. Vert., V, p. 603 (593 sur exemplaires non cor¬
rigés).
Lamarck, Jbid., p. 605 (595 sur exemplaires non corrigés!.
Lamarck, Ibid., p. 611 (601 sur exemplaires non corrigés).
Deshayes, Anim. s. Vert., 2 e éd., VI, p. 350.
Deshayes, Ibid., p. 353.
Deshayes, Ibid., p. 361 (261 sur exemplaires non corrigés).
Hanley, Cat. rec. Biv. Sh., p. 121, pl. 16 fig. 6.
Mexke, Moll. Novae Hollandiae spécimen, p. 43.
Pniuppi, Abbild., 2, p. 109, pl. V fig. 5.
Sowerby, Thés. Conch., p. 684, pl. 147 fig. 53, 54.
Deshayes, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 8, pl. XIX fig. 4.
Deshayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 166.
Deshayes, Ibid., p. 166.
Reeve, Conch. Icon., XIV, pl. III fig. 11.
Angas, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 924.
Frauenfeld, Verh. Zool. Bot. Ges. Wion, 19, p. 883.
Rümer, Monogr. Venus, II, p. 47, pl. XVI fig. 2, 2 a, 2 6 , 2 r.
Romer, Ibid., p. 49, pl. XVII fig. 3 a, 3 6, 3 c.
VVhitelf.gce, J. Roy. Soc. X\ S. W., XXIII, p. 163.
Elera, Catal. Filipinas, III, Moluscos, p. 794.
Hidalgo, Filipinas, p. 246.
Hidalco, Filipinas, Jolo y Marinnas, p. 335.
Melvill et Standen, Proc. Zool. Soc. Lond.. 1906, II, p. 832.
Hedley, J. Roy. Soc. West Austral., I, p. 16.
Hedley, Suppl. J. Roy. Soc. N. S. W., LI, p. M 25.
ToMLtN, Proc. Malac. Soc. Lond., XV, p. 313.
Faustino, Bureau of Science, Manila, Rep. 25, p. 82.
Lamy et Fischer-Piette, Bull. Mus., p. 317.
Lamy et Fischer-Piette, Ibid., p. 317.
Lamy et Fischer-Piette, Ibid., p. 317.
Allan, Austral. Sh., p. 333, pl. 37 fig. 5.
Rippingale et McMichael, Queensland and Great Barrier Rcef
Shells, p. 198, pl. 28 fig. 17.
Deshayes (1835) avait admis la synonymie de Venus dorsala, V. turgida et V. ovulaea, et avait été
suivi par Hanley, par Sowerby et par Reeve. Dans ces conditions nous nous demandons pour quelle
Source : MNHN, Paris
E ET BERNARD »l
raison c’est le nom turgida qui a été communément employé pour cette espèce au lieu de dorsala qui avait
la priorité comme avant été imprimé quatre pages avant. Pour bien montrer l’identité spécifique des
deux formes, nous donnons des vues des deux exemplaires de V. dorsala de la collection Lamarck (pl. V,
fier 6 è 9 et pl. VI, fig. 1 à 4). Nous ne pouvons malheureusement pas ajouter pour comparaison des vues
du type de Venus turgida, car il no se trouve plus dans la collection du Muséum, ainsi que l'ont déjà fait
savoir Lamy et Fischer-Piette en 1939 (Bull. Mus., p. 317) ; aussi est-ce avec les ligures de V. turgida
publiées par différents auteurs (Philippi, Sowbrby, Reevb, Rômf.r) qu’il faut faire la comparaison.
Pour Venus dorsala, Lamarck n’avait donné qu'une dimension, 70 mm, celle du type ramené de la
Nouvelle-Hollande par Pb.ron. Lamy et Fischer-Piette qui n'ont parlé que d’un échantillon donnent
ses dimensions, 62 X 47 mm. Or il y a dans la collection Lamarck deux échantillons sur deux cartons
dillérents, tous deux marqués « Individu nommé par Lamarck, MM. Péron et Lesueur 1803, Australie»,
et tous deux avec étiquette de Lamarck : pour l’un, qui a 69,5 mm et qui est évidemment le type dont a
parlé Deshayes, Lamarck a marqué « Vénus dorsale, Venus dorsata » ; pour l’autre, qui a 62 mm et
qui est donc celui dont ont parlé Lamy et Fischer-Piette, Lamarck a écrit : « Vénus dorsale, Venus
dorsata var. ». C’est évidemment son n° 2, « Testa subalbida, lincis spadiceis litturata », alors que le n° 1,
le type est «Testa straminea; puhe submaculata». Les trois dimensions sont, pour le type, 69,5x49x33,
et pour la variété, 62 X 47 X 34.
La synonymie de Tapes turgidula Desh. avec T. turgida a été reconnue en 1923 par Tomlin qui
avait examiné l’exemplaire de Deshayes au Brilish Muséum. Nous avons nous-même examiné cet
échantillon dont nous donnons des figures (pl. VI, fig. 5 à 7) et nous confirmons l’opinion de Tomlin,
tout en faisant remarquer d’après nos figures que l’épaisseur est moindre que chez dorsatus.
Mais nous n’incluons pas dans notre synonymie le T. turgidula de Reeve (1864, Conch. Icon.), car
la figure qu’il en donne (pl. VII, fig. 32) n’a aucun rapport avec celle qu’avait donnée Deshayes. Nous
aurions souhaité examiner l’échantillon, mais c’est en vain que nous l’avons cherché au British Muséum.
Cette figure représente une Paphia malabarica (voir cette espèce).
Nous n’avons pas inclus dans notre liste de références bibliographiques la citation faite par McNeill
et Iredale (1925, The Australian Mus. Mag., II, n° 8, p. 286, fig. p. 287) de Paphia turgida, car nous
pensons qu’il s’agit de Tapes lilerata.
Le Tapes dorsatus a son arrière beaucoup plus renflé de droite à gauche que Tapes literatus, et a des
côtes relevées en lamelles dans la région postérieure tandis que chez T. literatus elles retent basses.
Distribution. Cette espèce décrite dns « Mers de la Nouvelle-Hollande » par Lamarck a ensuite été
citée par de nombreux auteurs d’Australie (sud du Queensland, N. S. W., South Australia, Western
Australia), par d’autres auteurs des Philippines, à Hong Kong par Frauenfeld (1869) et entre Bombay
et Ratnagiri par Melvill et Standen (1906). Après examen des diverses collections nous ajoutons les
provenances suivantes : Chine, sans autre précision (Muséum), Ternate (Muséum, Coll. Jousseaume
1921), du Queensland : Brisbane, Port Curtis, Cap York (Brit. Mus.), Gunnamatta Bay, Australie (Mus.
Copenhague, D r H. Lernche), Tasmanie (Mus. Leiden) et île Stewart (Brit. Mus., Traill).
Cette espèce s’étend donc de l’Inde aux Philippines, à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande (îl e
Stewart).
N° 15. — TAPES SULCARIUS Lamarck
(Pl. VI fig. 8 et 9)
1818. Venus sulcaria .
1835. Venus sulcaria Lk.
1843. Venus textile Gmel. var. sulcaria Lk.
1852. Tapes sulcaria .
1853. Tapes sulcaria Lk.
1864. Tapes sulcaria Lk.
1869. Tapes sulcaria Lk.
1871. Tapes sulcaria Lk.
1882. Tapes sulcarius Lk.
Lamarck, Anim. s. Vert., V, p. 606 (596 sur exemplaires non
rigés).
Deshayes, Anim. s. Vert., 2 e cd., VI, p. 354.
Hanley, Cat. Rcc. Biv. Sh., p. 121, note (3), pl. XV fig. 50.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 685, pl. 146 fig. 30 à 32.
Deshayes, Cat. Biv. Sh Brit. Mus., p. 168.
Reeve, Conch. Icon., XIV, pl. I fig. 1.
Frauenfeld, Vcrhend. Zool. Bot. Ges. Wien, 19, p. 883.
Rômer, Monogr. Venus, II, p. 44, pl. XV fig. 2, 2 a, 2 b, 2 c.
Dunker, Index Molluscorum Maris Japonici, p. 206.
Source : MNHN, Paris
TAPET1.XAE
1891. Tapes sulcarius Lk. Smith, Proc. Zool. Soc. Loml., 1891, p. 421.
1895. Tapes sulcarius Lk. Pilsbry, Catal. Mar. Moll. Japau, p. 129.
1897. Tapes sulcaria Lk. Sowerby, Appendix Mar. Sh. S. Air., p. 24.
1917. Paphia sulcaria Lk. Odhner, Swed. Exp. Austral., Konigl. Svenska Velensk. llandl.,
Bd 52, n° 16, p. 26.
1930. Tapes sulcarius Lk. Lamy, Bull. Mus., p. 227.
1960. Vencrupis sulcaria Lk. Biccs et Grantieh, Journ. Coiicliol., 24, 11, p. 391.
1964. Tapes sulcaria Lk. Spry, Tanganyka Notes, 63, p. 33.
1964. Tapes [Tapes] sulcaria Lk. Shikama, Sh. World, II, p. 81, pl. 48 lig. 12.
1968. Tapes sulcarius Lk. Fischer-Piette, Bull. Mus., 40, n° 4, (1968), p. 792, pl. 1 fig. 5 à 7.
Le type, dont la présence au Muséum a été signalée par Lamy et Fischer-Piette (1939, Bull. Mus.,
p. 317) a été figuré par Fischer-Piette (1999 (1968), Bull. Mus., pl. I fig. 5 à 7). Cette coquille mesure
66 X 36 X 22 min. Lamarck, dans sa description avait noté que sa forme était la même que celle de
Venus textile, et les figures du type données en 1969 permettent de constater qu’il y a en effet une simi¬
litude, mais l’avant de V. textile s’étire davantage, et surtout, T. sulcarius aux côtes larges et plates,
est profondément sillonné (d’où son nom) tandis que T. textile a des sillons si légers que la surface est
comme polie. Le sinus palléal bref et ascendant chez T. textile est plus long et un peu descendant chez
T. sulcarius. La lunule est presque inexistante, tant est étroite chacune de ses moitiés : 0,5 mm ù
droite, 1 mm à gauche pour une longueur de 12 mm (cette étroitesse est exceptionnelle ; voir plus loin
l’étude de la variation de l’espèce). L’échantillon est de couleur très claire, la teinte de fond étant blan¬
châtre avec, dans la région ventrale des chevrons d’un roux très pâle, dont certains forment des
groupes radiaires s’avançant plus près des sommets.
Variation. Le plus grand des échantillons que nous connaissions appartient au British Muséum
(océan Indien, Cuming) : 89 X 50 X 28 mm.
Le type de Lamarck nous paraît un cas extrême à deux points de vue : nous ne connaissons pas de
spécimen dont le bord postéro-dorsal soit aussi fuyant ; et pas davantage dont la lunule soit aussi étroite
(pl. VI, fig. 8). Pour ce dernier point, seul un échantillon de 68 mm de longueur du British Muséum s’en
rapproche : sa lunule a 2 mm de large pour une longueur de 12 mm ( x ).
Le cas le plus marqué en sens inverse est celui d’un de nos échantillons (coll. Jousseaumc, Aden)
qui pour une longueur de 61 mm, et une épaisseur de 24 mm, possède une lunule de 5 mm de largeur sur
15 mm de long (pl. VI fig. 9).
La surface de la lunule est aussi variable : elle peut être plate (c’est en particulier le cas du type de
Lamarck), saillante en carène, ou parfois en creux.
Pour la forme générale, l’épaulement du bord postéro-dorsal qui existe chez la plupart des individus
se voit sur les figures de Sowerby (1853, Thés. Conch., II, pl. 146 fig. 30 à 32), de Reeve (1864, Conch.
Icon., XIV, pl. I fig. 1) et de Rômer (1871, Monogr. Venus, II, pl. XV fig. 2, 2 a).
Caractéristiques. Cette espèce se différencie de T. desliayesii Hanley par ses côtes larges et plates
non anastomosées et son aspect extérieur brillant vernissé. Ces caractères s’ajoutent à la différence do
forme : T. sulcarius est allongé, pas très haut pour sa grande longueur, avec un avant s’avançant nette¬
ment, alors que 7’. deshayesii est plus ramassé, épaulé h l’arrière et camus à l’avant.
Distribution. D’après les renseignements donnés par la bibliographie Tapes sulcarius Lk. est connu
des régions ou points suivants, énumérés d’ouest en est : Durban, Afrique du Sud (Sowerby, 1897) :
Mozambique (Fischer-Piette, 1969 [1968]) ; Dar-es-Salam (Spry, 1964) ; Aden (Smith, 1891, Lamy,
1930) ; Ras Tamura, golfe Persique (Biggs et Grantier, 1960) ; Nicobar (Frauenfeld, 1869) ; Japon
(Dunker, 1882) ; Moluques (Sowerby, 1852, Deshayes, 1853, Rômer, 1871, Smith, 1891) ; cap Jaubert,
Australie du Nord-Ouest (Odiiner, 1917).
Les différentes collections consultées par nous ajoutent les provenances suivantes : Zanzibar
(Muséum : M. L. Rousseau, 1841, coll. Lavezzari, 1929, coll. Denis, 1945, coll. Letellier, 1949) ;
Madagascar (Bruxelles, coll. gén., Brit. Mus., Muséum, coll. Cloue, 1850) ; Maurice (Bruxelles, coll.
gén.) ; Périm (Muséum, coll. Jouseaume, 1921) ; Socotra (Muséum, M. Lavranos, 1967) ; Hong-Kong
(1) Ce dernier échantillon montre d'autre part un trait de monstruosité. Vue par l'arrière la ligne de séparation
de scs valves est très sinueuse.
Source : MNHN, Paris
24
FISCHER-PIETTE ET
TI VIER
(Bruxelles, coll. Dautzenberg) ; Philippines (Muséum, coll. Denis, 1945 ; Brit. Mus. : Mac Andrew ;
Bruxelles : coll. Dautzenberg) ; archipel Louisiade (Brit. Mus.) ; Nouvelle-Calédonie (coll. Denis.
1945).
On voit que l’espèce s’étend de l’Afrique du Sud au Japon, à l’Australie et à la Nouvelle-Calédonie.
N® 16. — TAPES DES IIA Y ES II llanley
1817.
1827. Venus geographica Gmel.
1844. Venus Deshayesii .
1845. Venus Deshayesii .
1853. Tapes Deshayesii Hanl.
1853. Tapes Deshayesii Hanl.
1853. Tapes Desluiycsii Hanl.
1856. Venus Deshayesii Hanl.
1864. Tapes Deshayesii Hanl.
1865. Tapes litterata L.
1869. Tapes Deshayesii Hanl.
1870. Tapes Deshayesii Vian] .
1871. Tapes Deshayesi Sow.
1871. Tapes Deshayesii Hanl.
1877. Tapes Deshayesii Hanl.
1884. Tapes deshayesi Vanl .
1886. Tapes Deshayesii Hanl.
1888. Tapes Deshayesi Hanl.
1888. Tapes Deshayesii llanl.
1891. Tapes deshayesii Van] .
1892. Tapes deshayesii Hanl.
1896. Tapes deshayesii Hanl.
1894. Tapes deshayesii Hanl.
1896. Tapes deshayesi Hanl.
1899. Tapes deshayesii Hanl.
1900. Paphia deshayesi Hanl.
1902. Tapes Deshayesi Van] .
1903. Tapes Deshayesi Hanl.
1905. Tapes Deshayesi Hanl.
1905. Tapes Deshayesii Hanl.
1906. Tapes ( Parembola ) Deshayesi Hanl.
1928. Paphia Deshayesii Hanl.
1929. Tapes Deshayesii Sow.
1930. Tapes deshayesi Hanl. [pars] .
1937. Pahia deshayesi Hanl.
1938. Tapes Deshayesi Hanl.
1939. Tapes Deshayesi Hanl.
1955. Tapes Deshayesii Hanl.
1958. Tapes Deshayesi Sow.
1960. Venerupis deshayesi Hanl.
1961. Tapes Deshayesi Hanl.
1964. Tapes deshayesii Hanl.
1964. Tapes deshayesii Hanl.
1964. Tapes sulcosa Phil.
Savignv, Descript. Égypto, planches coq., pl. 8 fig. 16.
Audouin, Explic. pl. Savigny, p. 195.
Hanley, Calai. Rec. Biv. Sh., List Suppl, plates, p. 13.
Hani.ey, Cal. Rcc. Biv. Sh., pl. XVI fig. 35.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 685, pl. 146 fig. 34 à 38.
Deshayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 168.
Desiiayes, Cal. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 168.
Hanley, Cat. Rec. Biv. Sh., Appendix, p. 363.
Reeve, Conch. Icon., XIV, pl. II fig. 4 a, 4 b.
Vaillant, Jourii. Conchyl., p. 119.
Issel, Maine. Mar Rosso, p. 62.
Mac Andrew, An. Mag. Nat. Hist., p. 447.
P. Fischer, Journ. Conchyl., p. 216.
Rômer, Monogr. Venus, II, p. 43, pl. 15 fig. 1, 1 a, 1 b, 1 c.
Lienakd, Cat. f. Malac. Maurice, p. 63.
Smith, Zool. Coll. « Alert », Mollusca, p. 97.
Cooke, An. Mag. Nat. Hist., 3 e s., 18, p. 103.
Jousseaumk, Mém. Soc. Zool. Fr., 1888, p. 209.
Cahamagua, Moll. Soc. Malac. Ital., 13, p. 139.
Smith, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 424.
Sowerby, Mar. Sh. S.-Afr., p. 59.
Elera, Catal. Filipinas, III, Moluscos, p. 750.
Melvill et Sykes, Proc. Malac. Soc. Lond., p. 47.
ShOPLAND, J. Bombay Nat. Hist. Mus., X, p. 217.
Sturany, Exped. « Pola », XIV, Lamellibr., p. 280.
Hedlf.y, Austral. Assoc. Adv. Se., Brisbanc, Appendix, p. 349.
Siiopland, Proc. Malac. Soc. Lond., p. 178.
Hidalgo, Filipinas, p. 254.
Hidalgo, Filipinas, Jolo y Marianas, p. 333.
Anton y, Bull. Mus., p. 496.
Melvill et Standen, Proc. Zool. Soc. Lond., 1906, II, p. 832.
Faustino, Bureau of Science, Manila, Rep. 25, p. 79.
Dautzenberg, Moll. Madagascar (Faune Col. Fr., III), p. 603.
Lamy, Bull. Mus., p. 226.
Viader, Mauritius Inst. Bull., I, (2), p. 67.
Lamy, Mém. Inst. Égypte, XXXVII, p. 29.
Moazzo, Méin. Inst. Égypte, XXXVIII, p. 75.
Rost et Soot-Ryen, Acta Borcalia, (A) n° 8, p. 16.
Fisciier-Piette, Journ. Conchyl., p. 123.
Biogs et Grantier, Journ. ConchoL, 24, 11, p. 391.
Salvat, Bull. Mus., p. 529.
Barnard, An. South-Afr. Mus., XLVI, (3), p. 509.
Spry, Tanganyka Notes, n° 63, p. 33, pl. 3 fig. 161.
Spry (non Phil.), Ibid., p. 33, pl. 3 fig. 164.
Nous avons exclu de notre liste synonymique la citation de Venus deshayesii Hanl. var. sulphurea
par Philippi (1848, Abbild., III, p. 77, pl. VII fig. 8), l’ayant incluse dans la liste synonymique relative
h T. literatus L. var. radiata Chemn.
Nous avons en mains l’échantillon que Savigny a figure pl. VIII fig. 16, et qui avait été interprété
par Audouin 1827 comme Venus geographica, puis par P. Fischer en 1871 comme T. Deshayesi. Cette
dernière interprétation étaitjexactc.
Source : MNHN, Paris
S TAPETINAE
25
RÉVISION
Vaillant (1865) n’ayant référé son « Tapes lilterala» qu’à une seule figure, celle de Savigny pl. VIII
fig. 16 qui représente en fait. T. Deshayesii, c’est évidemment cette dernière espèce qu’il avait récoltée
à Suez, où il la dit d’ailleurs assez commune. Cette opinion avait déjà été exprimée par Moazzo 1939.
D’ailleurs nous avons en collection 2 échantillons de Vaillant, Suez, 1865, étiquetés primitivement
« Tapes lilterata L. » rectifiés depuis lors en Tapes Deshayesi Hanl.
Caractéristiques. Cette espèce est très courte en particulier du fait que sa partie antérieure est
camuse; la région umbonale est assez gonflée par rapport à la partie centrale, ce qu’HANLEY avait déjà
exprimé dans sa description ; les côtes sont assez serrées mais sont souvent plus larges dans la région
postérieure et parfois plus ou moins évanescentes à l’avant. Ces côtes sont arrondies en section ; elles
présentent des anastomoses, plus fréquentes dans la région antérieure. La lunule de largeur variable est
plutôt losangique que fusiforme.
Distribution. L’espèce est connue d’après la bibliographie des régions ou points suivants, énumérés
d’ouest en est : Port-Elizabeth, Afrique du Sud (Sowerby, 1892, Barnard, 1964) ; Madagascar, côte
est (Dautzenberg, 1929) ; île Maurice (Lienard, 1877, Cooke, 1886, Smith, 1891, Viader, 1937) ;
Dar-es-Salam (Spry, 1964) ; Seychelles (Rost et Soot-Ryen, 1955) ; golfe de Tadjourah (Antony,
1905) ; Obock (Jousseaume, 1888) ; mer Rouge (nombreux auteurs) et jusque dans le canal de Suez
(Moazzo, 1939) ; Adcn (Smith, 1891, Shopland, 1896 et 1902, Lamy, 1930) ; Mascate (Melvill et Stan-
den, 1906) ; Ras Tamara, golfe Persique (Biggs et Grantier, 1960) ; îles Andaman (Melvill et Sykes,
1894) ; Philippines (nombreux auteurs) ; Queensland, Australie (Hedley, 1900).
Les diverses collections consultées ajoutent les provenances suivantes : Natal, entre Port Shepstone
et Port Edward (Muséum, M. Lavranos, 1967) ; Durban (Brit. Mus., Ponsonby, U. S. Nat. Mus., H.
.1. Puzey) ; Mozambique (Harward coll.) ; Réunion (Muséum, coll. Denis, 1945) ; Mayotte (Muséum,
M. Chariiet, 1874) ; Zanzibar (Bruxelles, Coll. Dautzenberg ; Muséum, M. Rousseau, 1841 et Coll.
Denis, 1945) ; Perim (Muséum, coll. Jousseaume, 1921) ; Socotra (Muséum, M. Lavranos, 1967) ; île
Bali (Harvard coll.) ; côte de Saigon (Muséum, M. Yatiielet) ; Chine (Muséum, Achat Vigne, 1874) ;
Ceram, Moluques (Muséum, coll. Jousseaume, 1921) ; Nouvelle-Calédonie (Bruxelles, coll. générale).
On voit que l’espèce s’étend de l’Afrique du Sud à la Nouvelle-Calédonie.
N° 17. — TAPES BELCHERI Sowerby
(Pl. VI fig. 10 et pl. VII fig. 1 et 2)
1852. Tapes bclcheri .
1853. Tapes obscurata .
1853. Tapes quadriradiata .
1853. Tapes grata .
1853. Tapes obscurata Desh.
1853. Tapes grata Desh.
1853. Tapes belclieri Snw.
1853. Tapes quadriradiata Desh.
1864. Tapes quadriradiata Desh.
1864. Tapes grata Desh.
1864. Tapes obscurata Desh.
1870. Venus quadriradiata Desh.
1870. Tapes grata Desh.
1870. Tapes quadriradiata Desh.
1887. Tapes quadriradialus Desh.
1896. Tapes obscurata Desh.
1896. Tapes grata Desh.
1896. Tapes quadriradiata Desh.
1901. Tapes phenax .
1901. Tapes phenax Pils.
1902. Tapes obscuratus Desh. cl var. quadriradialus
Desh.
1903. Tapes quadriradialus Desh.
Sowerby, Thés. Conclu, II, p. 685, pl. 147 fig. 50, 51.
Deshayes, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 9.
Deshayes, Ibid., p. 9, pl. XIX fig. 6.
Deshayes, Ibid., p. 9.
Deshayes, Cat. Biv. Sh. Bril. Mus., p. 169.
Deshayes, Ibid., p. 170.
Deshayes, Ibid., p. 170.
Deshayes, Ibid., p. 171.
Reeve, Conclu Icon., XIV, pl. 2 fig. 6.
Reeve, Ibid., pl. 3 fig. 10 (indiquée par erreur fig. 9 dans le texte).
Reeve, Ibid., pl. 3 fig. 12.
Pfeiffer in Conclu Cab., éd. 2, p. 199, pl. 32 fig. 6.
Rom un, Monogr. Venus, II, p. 46, pl. 17 lig. 2.
Rom eh, Ibid., p. 51. pl. 18 fig. 2.
Martens, J. Linn. Soc. Lond., Zool., 21, p. 213.
Shopland, J. Bombay Nat. Ilist. Mus., X, p. 232.
Elera, Cat. Filipinas, III, Moluscos, p. 751.
Elera, Ibid., p. 753.
Pilsbry, Proc. Acad. Nat. Sc. Philad., 53, p. 207.
Pilsrry, Ibid., p. 408, pl. 19 fig. 5.
Shopland, Proc. Malac. Soc. Lond., p. 178.
Hidalgo, Menu R. Ac. Cienc. Madr., 21, p. 253.
Source : MNHN, Paris
26
ÉDOUARD FISCHER-PIETTE
1909. Tapes obscuratus Dosh. I.ynge, Mem. Acad. Roy. Dank., 1 K s., V, p. 241.
1916. Tapes quadriradialus Dcsli. Smith, Proc. Malac. Soc. Lond., XII, p. 13.
1923. Paphia obscurata Dosh. Tomlin, Proc. Malac. Soc. Lond., XV, i>. 313.
1928. Tapes quadriradiaia Desh. F avsti.no. Bureau of Science, Manila, Rep. 25, p. 81.
1951. Tapes phenax Pils. Uaiie, Gênera Jap. Shellg, p. 185.
1952. Tapes phenax Pils. Kuroda et Habe, Check List. Rec. Mol. Japau, p. 32.
1954. Tapes phenax Pils. Taxi. Illustr. Handb. Shells colora Jap., pi. 40 lîg. 2.
Aux références ci-dessus il y a peut-être lieu d’ajouter la citation en 1893, par Dautzenberg (Bull.
Soc. Zool. Fr., p. 84), des Seychelles, de Tapes quadriradialus Jousseaume. N'ayant pas réussi à trouver
une espèce de Jousseaume qui soit ainsi nommée, nous pensons qu'il peut s’agir de celle de Deshayes.
Nous avons exclu de la liste synonymique ci-dessus, la petite coquille décrite et figurée sous le nom
T. belcheri par Rômer, p. 47, pl. 16 fig. 1. En effet, le texte nous apprend que les costules ne sont guère
plus larges que les sillons, or les sillons de belcheri, loin d’être presque aussi larges que les costules, sont
au contraire remarquablement étroits. Il est difficile de savoir ce qu’est ce petit exemplaire de Rômer.
Nous en avons exclu aussi la citation et la figuration par Rômer (p. 52, pl. 18 fig. 3-3 c) de T. obscu¬
rata Deshayes : la large lunule en fer de lance circonscrite par un sillon est tout à fait différente. Comme
l’habitat de cette forme était donné comme inconnu, rien ne nous interdit de penser qu’il s’agit en fait
de Venerupis aurea Ginel.
Nous en avons exclu de même la citation et la figuration par Paes da Franca (1960, Mem. Junta
investig. Ultramar, 2 e s., n° 15, p. 97, pl. 28 fig. 1) de Tapes quadriradiaia Desh. car d’après la figure
nous considérons sa détermination comme erronnée, et à notre avis il ne peut s’agir que de Tapes lite-
ratus L. var. radiala Chemn. ou peut-être de T. deshai/esii Hanl.
Nous plaçons sous la dénomination T. belcheri, un ensemble de formes qui avaient fait l’objet de
dénominations distinctes et dont la caractéristique principale consiste dans la sculpture, faite de côtes
assez plates, séparées par des sillons très fins.
Smith en 1885, est le premier auteur qui ait procédé à des mises en synonymie : à propos d’un
petit échantillon de « Tapes obscurata Desh. » du « Challenger », que nous avons examiné et qui est un
T. literatus L. (voir plus haut). 11 a réuni T. grala et T. quadriradiaia à T. obscurata. Hidalgo (1903)
et Lynge (1909) ont admis l’identité de quadriradiaia et grala ; et Tomlin (1923), celle de grala et
obscurata.
Nous avons pu avoir sous les yeux, au British Muséum, côte-à-côte, les types de obscurata (voir
pl. VI fig. 10 et pl. VII fig. 1 et 2), grala et quadriradiaia, et il nous a paru évident qu’il s’agissait bien
d’une seule et même espèce ; de plus, nous avions en même temps celui de belcheri, et là non plus il n’v
a pas de distinction possible à notre avis. C’est la raison pour laquelle nous donnons le premier nom
employé, belcheri, à ces quatre espèces qui n’en sont plus qu’une.
En outre, nous procédons à la mise en synonymie avec ce même T. belcheri du T. phenax Pilsbry
Son descripteur ne la différencie que de quadriradiaia : « More finely sculptured and more inflated than
T. quadriradiaia Desh., but in my opinion il is the form identified as qitadriradiala by Roemer (il donne
la référence de la pl. 18 fig. 2 de Rômer). The crowded rib-striae of the surface do not become wider on
the lower and posterior portions of the valves as they do in T. quadriradiata Desh. »
Or les figures données par Rômer pour deux échantillons montrent des côtes plus larges dans les
régions inférieures et postérieures des valves, ce qui est toujours le cas chez quadriradiata, de sorte qu’on
peut se demander ce que veut dire le caractère défini par Pilsbry. Mais deux autres différences sont
invoquées par lui. D’une part son espèce est « more inflated than T. quadriradiaia ». Les dimensions qu’il
donne sont : Lenght 46, ait. 31, diam. 20,5 mm. Or le type de belcheri, que nous avons examiné à Londres
et dont quadriradiata est synonyme, a, pour la même longueur de 46 mm, une épaisseur de 20 mm ce
qui est bien proche. D’autre part, « the posterior cardinal tooth of the right valve, while grooved at the
top, is not broadly bifid as in Deshayes’ species ». Or parmi quatre échantillons constituant une récolte
de quadriradiata à Poulo-Condor (Coll, du Muséum, M. Harmand, 1877), un a cette dent sillonnée en
haut et non bifide en bas, et les 3 autres l’ont sillonnée dans toute sa hauteur, étroitement d’un bout à
l’autre pour deux et assez largement en bas pour la dernière. Ce caractère nous semble donc être
dépourvu de valeur spécifique.
Source : MNHN, Paris
APETINAE
27
RÉVISION DES T
Ajoutons que nous avons reçu en communication du Muséum of Comparative Zoôlogy de Cam¬
bridge, sous le nom de T. phenax Pilsbry, les quatre échantillons que ce Musée possédait sous ce nom, et
que rien ne les distingue du T. belcheri Sow.
Tapes belcheri se différencie de T. deshayesii par ses côtes qui sont plus serrées, ce qui est surtout
sensible dans la région postérieure, où chez T. deshayesii les côtes sont bien moins nombreuses que dans
les régions médiane et antérieure et sont quelque peu en escalier. Le bord ventral des valves chez T. bel¬
cheri, et chez les formes que nous avons réunies à cette espèce, n’est pas uniformément arrondi comme
chez T. deshayesii , mais présente un changement de direction en son milieu formant un angle obso¬
lète. En outre, T. belcheri est d'une forme plus brève et plus renflée.
Distribution. D’après les renseignements donnés par la bibligoraphie, cette espèce est connue des
régions ou points suivants, énumérés d’ouest en est : Aden (Shopland, 1896 et 1902, Lynge, 1909) ;
Ceylan ? (Lynge, 1909) ; archipel Mergui (Martens, 1887, Lynge, 1909) ; Salang (Martens, 1887,
Lynge, 1909) ; Singapour (Martens, 1887, Lynge, 1909) ; Koh-Mak, golfe du Siam (Lynge, 1909) ;
Loo Choo (Pilsbry, 1901, Taki, 1951) ; Philippines (Desuayes, 1853, Reeve, 1864, Pfeiffer, 1870,
Rombh, 1870, Ei.era, 1896, Hidalgo, 1903, Lynge, 1909, Smith, 1916, Faustino, 1928) ; Moluques
(Martens, 1887, Lynge, 1909).
Les différentes collections que nous avons consultées ajoutent les provenances suivantes : île Mau¬
rice (Muséum, Coll. Lavezzahi, 1929) ; Zanzibar (Muséum, M. L. Rousseau, 1841) ; Seychelles (Muséum,
M. Dufo, 1840 et M. A. Fauvel, 1907) ; Poulo Condor (Muséum, M. Harmand, 1877) ; Okinawa
(Smilhs. Inst., D. Flint, 1947).
L’espèce s’étendrait donc de l’île Maurice à Loo Choo et aux Moluques.
N° 18. — TAPES RHOMBOÏDES Pennant
1767. Venus virginea .
1777. Venus rhomboïdes .
1784. Venus etlulis .
1790. Venus sanguinolent» .
1822. Venus sarniensis .
1846. Venus virago .
1886. Tapes lepiilulus .
1893. Tapes rhomboïdes Pcnnanl.
1925. Tapes rhomboides Pcnnanl.
1931. Paphia [Tapes) rhomboides Pennant.
1932. Paphia ( Venerupis ) rhomboides Pennant.. ..
1951. Tapes rliomboiiles Pennant.
1961. Venerupis rhomboides .
1962. Venerupis rhomboides Pennant.
1966. Venerupis rhomboides Pennant.
Linné, Syst. Nat., éd. XII, p. 1136 [ex purte).
Pennant, Bril. Zoo!., IV, p. 97, pl. LV.
Chemnitz, Conch. Cab., VII, p. 60, pl. XLIII fig. 457, 458.
Gmelin, Syst. Nat., éd. XIII, p. 3295.
Turton, Dithyra Brit., p. 153, pl. X fig. 6.
Loven, Index Moll. Scand., p. 38.
Locard, Étude cril. Tapes Fr., in Bull. Soc. Malac. France, p. 317,
pl. VIII lig. 11.
Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, Moll. Mar. Roussillon, II,
p. 396, pl. IX fig. 1 à 13.
Dautzenberg et P.-H. Fischer, Moll. mar. Finistère, p. 141.
in Plymouth Marine Fauna, 2nd ed., 1931, p. 247.
Winckworth, Brit. Mar. Moll., Journ. Conchol., p. 244.
Cornet et Marche-Makchad, Inv. Faune Mar. Roscoiï, Trav. St.
Biol. RoscolT, suppl. 5, p. 67.
Holme, J. Mar. Biol. Ass. U. Iv., 41, p. 705 à 721 et p. 722, pl. I
fig. 1 et 2, text-fig. 9, C.
Pasteur-Humbert, Moll. Mar. Test. Maroc, II, Trav. Inst. Sc.
Chérif. (Zool. n° 28), p. 69. pl. XXVIII, fig. 112.
Tebble, Brit. Biv. Seash., p. 120, pl. 8 fig. f, text-fig. 63 b.
Cette espèce a été placée par quelques auteurs récents sous le vocable générique Venerupis. Elle
paraît devoir être mise dans les Tapes s. s. car sa charnière diffère très nettement de celle des espèces que
nous mettons dans le groupe Venerupis, et beaucoup moins de celle des Tapes (fig. 1, 4 a, 4 b).
Distribution. Peu répandue dans la Méditerranée et la partie méridionale de l’Adriatique, cette
espèce est au contraire fort commune dans l’océan Atlantique, depuis le Finmark et les îles Feroë jus¬
qu’au détroit de Gibraltar (selon Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, 1893, p. 402). Au sud du détroit
de Gibraltar l’espèce s’étend jusqu’à Casablanca (Pasteur-Humbert, 1962).
Source : MNHN, Paris
28
ÉDOUARD FISCHER■ PIETTE
métivier
N° 19. — TAPES RODATZI Dunker
1848. Venus rodalzi . Dunker, Zeitschr. f. Malak., p. 185.
1853. Tapes rodalzi Dkr. Desbayes, Gat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 165.
1858. Venus rodalzi Dkr. Dunker, Novit. Conclu, I, p. 13, pl. IV fig. 4, 5, 6.
1864. Tapes rodalzi Dkr. Rômer, Malakozool. Blâtt.., XI, p. 37.
1871. Tapes rodalzi Dkr. Rômer, Monogr. Venus, II, p. 50, pl. 18 fig. 1.
Nous avons exclu de notre liste des citations celle qui a été faite de Madagascar par Dautzenberg
( 1929, Moll. Madag. Faune Col. Fr. III, p. 604). Cette citation a été faite pour des échantillons quater¬
naires. Il y en a à Bruxelles un exemplaire entier que nous rapportons au Tapes deshayesii, et à Paris
un fragment indéterminable (les matériaux de l’étude de Dautzenberg avaient été partagés entre ces
deux musées). D’ailleurs Dautzenberg avait aussi étiqueté rodalzi deux autres spécimens de sa collec¬
tion de Maurice et de Zanzibar, qui sont à nos yeux des Tapes deshayesii Hanl.
Nous n’avons pas rencontré d’individus correspondant bien à cette espèce, décrite de Zanzibar dont
la coloration (si elle est constante) est très particulière par sa teinte beuâtre.
11 semble bien d’ailleurs que l’espèce soit fondée sur un spécimen unique, car Rômer n'a fait que
copier la figure de Dunker et s’inspirer de sa description. En fait, il s’agit d’une espèce insuffisamment
connue.
Genre RUDITAPES Chiainenti, 1900
(= AMYCDALA Rômer, 1857)
Le nom Amygdala est antérieur à Ruditapes. Frizzell (1936, Bull. Mus. Roy. Hist. Nat. Belgique
XII, n° 34, p. 21) nous apprend que le nom Amygdala avait été considéré comme préoccupé pour un
groupe d’Échinodermes, et que cet emploi avait été ensuite invalidé. Néanmoins, étant donné que c’est
le nom Ruditapes qui a été employé récemment par Keen (1951, Min. Conch. Club South. Calif., 113
p. 6), auteur que nous suivons par principe, et par Franc (1960, Traité de Zool., V, 2 e fasc., p. 2110)'
nous pensons devoir lui donner la préférence.
Nous considérons le genre Ruditapes comme homogène, c’est-à-dire comme n’ayant pas, pour le
moment, besoin d’être subdivisé en sous-genres. A plus forte raison il n’y a pas lieu de lui soustraire une
de ses espèces pour créer un genre distinct, comme l’avait fait en 1927 Fini.ay (Trans. Proc. New Zeal
Inst., 57, p. 471) pour Venus largillierli Phil. Le nom Paphirus qu’il avait créé est considéré par nous
comme un simple synonyme de Ruditapes.
N° 20. — RUDITAPES DECUSSATUS L.
(Pl. VII fig. 3 à 9)
Cette espèce nous a posé un problème dont nous devons parler avant d’entrer dans notre énoncé
habituel de références et de répartition.
Sa description se trouve dans le Systema Naturae (1758, éd. X, p. 690), avec la mention « O. Indico »
Les auteurs européens s’accordant à appeler decussalus L. le Ruditapes de leurs côtes, faut-il admettre
que l’espèce est à la fois indienne et atlantique ?
C’est ce qu’ont admis divers auteurs, les citations de Tapes decussalus du domaine Indo-Pacifiqu e
n’étant pas rares. Mais, anticipant sur ce que nous exposerons plus loin, nous sommes arrivés à nous
convaincre, pour chacune des citations nous le permettant grâce à des figures ou à des précisions d
texte, que ces « decussalus » de l’Indo-Pacifique n’étaient pas séparables du Ruditapes philippinarum
Ad. et Rve.
Mais, Linné lui-même, qu’avait-il en vue ? Sa description, bien trop brève pour permettre de savoir
s’il s’agit de tel Ruditapes ou de tel autre, est accompagnée, en plus de l’habitat, du commentaire sui¬
vant : « Color intus albidus, sæpius cum tinctura crocea ».
Source : MNHN, Paris
HÉ VISION DES TAPBTINAE
29
L’intérieur blanc peut se rencontrer chez tous les Ruditapes, soit qu’ils appartiennent à une espèce
dont ce soit la teinte normale tels que le Ruditapes largillierti, ou le Ruditapes de nos côtes dans la grande
majorité des cas, soit qu’il s’agisse de certains individus (peu teintés ou décolorés) de Ruditapes philippi-
narum, R. variegalus ou R. bruguieri. Mais la teinte est « sæpius crocea », ce qui n’est le cas que chez
R. variegatus et R. bruguieri.
Nous pouvons peut-être nous orienter un peu mieux en consultant le Muséum Ulric-e que publia
Linné en 1764 et qu’il mentionnait déjà dans sa description de l’espèce par les trois lettres M. L. U.
Là, (p. 509) le commentaire plus développé, contient en particulier les renseignements suivants : « Testa
ovata, anticc latior, vix angulata, striata striis longitudinalibus et sæpe transversalibus confertis >>.
« Color extus pallide cinereus, radiis a ut ramentis fuscis ; intus albus in multis autem tinctura
crocea ».
C’est avec R. variegalus que s'accorde le mieux l’expression « vix angulata », R. bruguieri ayant
l’arrière plus anguleux et le Ruditapes des côtes européennes encore plus.
Les caractères de sculpture s’accordent très bien avec R. variegalus et R. bruguieri, beaucoup moins
bien avec la forme européenne. Pour la couleur, le mot « ramentis » évoque tout à fait de nombreux
individus pailletés, de R. variegalus, un peu aussi R. bruguieri. On verra plus loin que nous considérons
R. bruguieri comme une forme rare. C’est donc le R. variegalus que selon toute vraisemblance Linné
avait en vue.
Hanley (1855, Ipsa Linnæi Conchylia, p. 81) nous dit qu'il sc serait attendu à trouver dans la col¬
lection de Linné une forme indienne telle que celle des ligures 7 et 8 de la planche III du Nachtrag de
Rudolstadt, qui à nos yeux représentent incontestablement R. variegalus. Mais il ajoute : « None such
exist, however, in the Linnean Collection ; wliere on the contrary, the Tapes {Venus) decussata of the
Mediterranean (Chemn. Conch. Cab., VII, pl. 43, lig. 455, 456) is distinctly marked for this species ».
11 semble donc que Linné ait confondu, sinon dans son texte, du moins dans sa collection, deux
formes que pour notre part nous considérons comme distinctes.
Laquelle des deux doit porter le nom Ruditapes decussatus Linné ? On pourrait affirmer que, d’après
l’habitat et les caractères donnés par le descripteur cela revienne à l'espèce Indo-Pacifique Ruditapes
variegalus Sowerby. L’espèce européenne ne serait alors que le Ruditapes decussatus auclorum et il fau¬
drait lui imposer un nom nouveau.
Ce n’est pas nous qui le ferons ; nous continuerons à l’appeler Ruditapes decussatus L. pour éviter
de changer de vieilles habitudes, et nous emploierons le nom Ruditapes variegalus Sow., pour l'espèce
Indo-Pacifique, qui, peut-être, légalement, devrait être appelée Ruditapes decussatus L.
Nous ne jugeons pas nécessaire de recommencer l’historique synonymique que Bucquoy, Daut-
zenberg et Dollfus ont fait (Moll. Mar. Roussillon, 11, p. 430-434) pour les citations concernant l’Atlan¬
tique européen et la Méditerranée jusqu’en 1892. On voudra bien s’y reporter. Ces auteurs terminent en
donnant la dispersion européenne : l’océan Atlantique depuis l’Angleterre, et toute la Méditerranée.
Ces auteurs disent ensuite : « Jeffreys (On some species of Japanese marine shells, in Linnean Society’s
Journal, Zoology, XII, p. 103) affirme qu’il est impossible de distinguer le Tapes indicus du decussatus
par un autre caractère que la différence d’origine. Si cette manière de voir était admise, l’aire de disper¬
sion de notre espèce se trouverait singulièrement étendue ».
Nous allons donc essayer de compléter la bibliographie de Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus.
Ce complément donnera les citations européennes de R. decussatus pour lesquelles nous nous bornerons
à l’essentiel, les citations débordant le domaine européen, et aussi les citations anciennes traitant du
R. decussatus sous le nom truncata Lk., ayant été amené à mettre cette espèce en synonymie (nous en
reparlerons plus loin).
1818. V enus truncata . Lamarck, Anirn. s. Vert., V, p. 608 (598 sur les exemplaires non
corrigés).
1835. Venus truncata Lk. Deshayes in Lamarck, Ibid., VI, p. 358.
1853. Tapes truncata Lk. Deshayes, Cal. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 186.
Source : MNHN , Paris
30
ÉDOUARD FISCHE1
ETTE ET BEHN.
MÉTIVU
1872. Venus violcscem Dcsli.
1888. Tapes decussala L.
1910. Tapes (Amygdala) decussalus L.
(1912) 1913. Tapes ( Amygdala) decussalus I.
1917. Tapes decussalus L.
1923. Tapes ( Amygdala) decussalus L.
1931. Papliia {Rudilapes ) decussala L.
1938. Tapes (Amygdala) decussalus L.
1939. Tapes decussalus L.
1939. Venus Iruncata LU.
1950. Venerupis ( Amygdala) decussala L.
1951. Tapes decussalus L.
1952. Venus decussala .
1958. Venerupis (Amygdala) decussala L.
1962. Venerupis decussala L.
1964. Tapes (Rudilapes) decussala 1.
1966. Venerupis decussala L.
1968. Venerupis decussala L.
Pfeiffer, in Conclu Cal)., cd. 2, p. 228, pl. 39 fig. 4 à 6.
Jousseaume, Mém. Soc. Zool. Fr., 1888, p. 209.
Dautzenberg, Actes Soc. Linn. Bord., p. 137.
Dautzenberg, Ann. Inst. Ocfanogr., V, 3, p. 93.
Dautzenberg, Journ. Conchyl., 63, p. 70.
Lamy, C. R. Congr. Soc. Snv., 1922, Sc., p. 31.
Plymouth Marine Fauna, 2 e ed., p. 248.
Lamy, Mém. Inst. Égypte, XXXVII, p. 29.
Moazzo, Mém. Inst. Egypte, XXXVIII, p. 74.
Lamy et Fischer-Piette, Bull. Mus., XI, p. 462.
Nickles, Moll, côte occ. Afr., p. 205, fig. 390.
Cornet et Marcue-Marchad, Invent. Moll. Roscoff, p. 67.
Dodce, Hist. Rev. Moll. Linnaeus, part 1, Bull. Amer. Mus. Nat.
Hist., vol. 100, art. 1, p. 121.
Marche-Marciiad, I. F. A. N. Catal., XIV, p. 52.
Pasteur-Humbert, Trav. Inst. Chcrif., Zool., n° 28, pl. XXVII
fig. 109.
Siiikama, Sh. World, II, p. 81, pl. 48 fig. 13.
Tebble, Brit. Biv. Sh., p. 123, pl. 8 fig. h, tcxl-fig. 59.
Bei-lon-Humbert et Gantes, Soc. Sc. Nat. Phys. Maroc, 48 (1968),
p. 62, 63, 65, 67, 68, 70, 71, 73.
Nous avons été amené à placer dans la synonymie de Rudilapes decussalus la Venus Iruncata Lk.
Nous avons en mains les deux échantillons de Lamabck (pl. VII fig. 3 à 9). Us appartiennent incontes¬
tablement à cette espèce. Ceux-ci avaient été considérés par Lamy et Fischer-Piette (1939, Bull. Mus.,
11, p. 462) comme provenant de Nouvelle-Hollande, or il faut noter que Lamarck les donnait comme
d'habitat inconnu, et que sur le carton qui les porte la mention Nouvelle-Hollande a été inscrite très
postérieurement à l'étiquette de Lamarck, et sans doute simplement parce qu’il s’agit de spécimens
du voyage de Peron. Peut-être est-ce en raison de cette provenance supposée que Lamy et Fischer-
Piette les ont. considérés comme identifiables au Venus philippinarum Ad. et Rve, contrairement à
l’opinion justifiée de Deshayes (1835, p. 358) qui les rapportait à Venus decussala L. Il avait d’ailleurs
dit qu’il pensait que cette provenance de Nouvelle-Hollande était une erreur.
Nous avons inclus dans notre liste de références la citation de Venus vialasccns Desh. par Pfeiffer
(1872) car il s’agit en fait du R. decussalus L.
Nous n’avons pas mis dans notre liste de références la citation de Tapes Iruncata par Rômer (1864,
Mononr. Venus, II, p. 74, pl. 25 fig. 2). Romer a eu deux exemplaires de provenance inconnue qu’il a
rapportés à cette espèce, mais la description qu’il en fait nous semble comporter côte à côte des carac¬
tères discordants, les uns correspondant à R. decussalus, les autres à R. philippinarum, de sorte que nous
nous demandons si ses deux échantillons étaient bien d’une même espèce.
Nous n’avons pas inclus dans notre liste bibliographique la citation de Venus (Tapes) decussata L.
par Schrenck (1867, Reisen Amur-Lande, p. 533 à 537) car nous pensons qu’il s’agissait en fait de
R. philippinarum. Nous n’avons pas vu les matériaux de Schrenck mais nous avons eu en mains deux
échantillons du U. S. Nat. Mus. des îles Ivurile (Sikotan), donc de la même région, provenant de la col¬
lection FIirase, qui étaient nommés Paphia philippinarum (voir notre pl. VIII fig. 3 à 6). Ces deux
échantillons usés ont pour dimensions : 70 X 44 X 27,5 mm et 62 X 40 X 26 mm. Nous sommes d’accord
avec la détermination des spécimens de Washington car ils possèdent une area ligamentaire bien marquée,
un sinus palléal large et assez bref, et des régions intérieures violacées. Cependant, par rapport k la forme
normale leur extrémité antérieure est plus longue, leur longueur plus grande, leur hauteur ainsi que leur
épaisseur moins importantes. Ils correspondent assez bien à la forma longior s. depressior des « decussata »
et ils sont même encore plus allongés.
Les échantillons de Schrenck provenaient notamment de Sakahne. Le voisinage de Sakaline et
des Kurile d’où viennent les exemplaires du U. S. Nat. Mus. s'ajoute à ce que nous venons de dire pour
nous inciter à penser que les « decussala » de Schrenck étaient en fait des philippinarum. Ajoutons que
Schrenck à la page 537 dit avoir sous les yeux des exemplaires provenant de tout le long du Japon,
depuis le Sud et qu’il rapporte aussi à decussala. Or il faut noter qu’aucun auteur japonais n’a, à notre
connaissance, cité cette espèce pas plus que Pilsbry (1895) dans son Cat. Mar. Moll. Japan.
Source : MNHN, Paris
TAPETINAE
31
Nous n’avons pas inclus non plus dans notre liste de références la citation de Tapes decussatus L.
par Jeffreys (1873, J. Linn. Soc., Zool., XII, p. 105), relative au Japon. Il écrivait : « Common in 4-
35 fathoms. A trapeziform variety occurs from Hakodaki. Japanese as well as European specimens
difîcr among thernselves in shape and sculpture ; and it is impossible to separate the so-called T. indicus
from T. decussatus by any other than a geographical character ».
Le fait que Jeffreys identifie ses échantillons non seulement à decussatus mais en môme temps il
indicus (c’est-à-dire à philippinarum dont indicus est synonyme), nous incite à penser qu’il ne s’agissait
en fait que de philippinarum, ce que corrobore le fait, déjà mentionné, que decussatus n’est pas cité par
les auteurs japonais.
Enfin il ne faudrait pas voir un indice de la présence de Tapes decussata en Extrême-Orient dans le
fait que cette espèce est mentionnée dans le Catâlogo Sistemâtico de toda la Fauna de Filipinas de
Elera (III, 1896, Manila), page 749, car il y est noté avec la mention « Mediterréneo, Barcelona »,
l’auteur nous ayant prévenu à la première page qu’il s’agit du catalogue d’une collection contenant non
seulement des espèces des Philippines, mais aussi des espèces exotiques.
Nous voyons donc qu’aucune citation de l’Extrême-Orient ne peut être maintenue.
Revenons maintenant à l’Atlantique pour compléter les renseignements donnés par Bccquoy,
Dautzenberg et Dollfus, car l’espèce a été citée plus au sud que le détroit de Gibraltar.
Au Maroc, Dautzenberg (1917) l’a mentionnée de trois localités ; Pallary (1920) l’a citée de Tan¬
ger à Mogador ; Pasteur-Humbert (1962) la cite aussi de Tanger à Mogador.
Au Rio de Oro, elle a été citée par Font y Sague (1903).
En Mauritanie, elle a été trouvée àl’îlo d'Arguin, Port-Etienne (Dautzenberg, 1910), Nouakchott
(Dautzenberg, 1913), baie du Lévrier (Lamy, 1923). Enfin Marche-Marchad (1958) l’a signalée de
Dakar, rare. Cette répartition allant jusqu’au Sénégal est d’ailleurs mentionnée par Tf.bble (1966).
Nous n’avons pas connaissance que Jl. decussatus ait été trouvé plus au sud.
Maintenant examinons sa présence en allant vers l’est à partir du fond de la Méditerranée.
Dans le canal de Suez elle a été mentionnée par Jousseaume (1888), Lamy (1938), Moazzo (1939).
Nous ne jugeons pas utile d'utiliser nos documents pour ajouter de nouvelles provenances dans le
domaine atlantique et méditerranéen, où la distribution est déjà bien connue. En dehors de ce domaine
il n’y a d'ailleurs pas beaucoup de choses à dire. Il est toutefois important de faire savoir qu’au delà du
canal de Suez elle existe en mer Rouge. Nous avons eu en mains six échantillons de Ras Banas (mer Rouge.
Egypte) du U. S. Nat. Mus. (1950, S. Vatikiotis). L’espèce semble donc être en voie d’expansion à par¬
tir du canal de Suez (comme Venerupis aurea d’après la même récolte, voir plus loin).
Nous avons en outre dans la collection du Muséum, sans localité précise, huit échantillons de la
mer Rouge, six de la coll. Denis (entrée en 1945) et deux de la coll. Staadt. Et nous avons même un
échantillon de Mayotte, M. Charret, entré en 1874. Pour ces deux derniers lots, nous ignorons leurs
dates de récoltes et ne pouvons donc pas être certains qu’elles soient postérieures à l’ouverture du canal
de Suez en 1869. Cela est possible, comme sont possibles aussi des transferts d’étiquettes.
Un échantillon des collections de Leiden porte l’étiquette (récente) suivante : Tapes (Amygdala)
truncata Lk.. Péron Australie. Il n’y a pas d’étiquette ancienne. C’est bien un R. decussatus L. dont
truncala est synonyme. Rappelons que la provenance australienne attribuée par certains à Venus trun¬
cata Lk. n’est guère fondée. Lamarck avait simplement dit que ses échantillons venaient du voyage de
Peron. Nous nous demandons si pour cet exemplaire de Leiden, n’avaient pas été tout simplement repro¬
duites autrefois les indications relatives à l’espèce de Lamarck. Ce spécimen a pour dimensions 47 X
34 X 24 mm. Nous n’avons vu dans aucune collection d'autre exemplaire marqué d’Australie, et nous
rappelons qu’aucun auteur australien n’a cité le R. decussatus.
Certes, en mer du Japon plusieurs auteurs ont admis l’existence de Tapes decussatus, mais il s’agit
d’opinions anciennes, et nous n’avons pas connaissance que depuis 1873 (Jeffreys) cette opinion ait
de nouveau été émise (rappelons toutefois, voir plus haut, qu’en 1896, l’espèce est mentionnée par Elera
dans son Cat. Filipinas, mais de Barcelone et non des Philippines).
Source : MNHN, Paris
32
ÉDOUARD FISCHER-PIETTE ET BERNARD MÉTIVIER
N° 21. — RUD1TAPES PHILIPPINARUM Adams et Recvc
(Pi. VII fig. 10 à IG et pl. VIil fig. 1 à 7)
1850. Venus philippinarum .. -
1852. Tapes denliculata .
1852. Tapes dent iculala Ad.
1852. Tapes uulica (Hanley uiss).
1853. Tapes violascens .
1853. Tapes japonica .
1853. Tapes indica Sow.
1853. Tapes denliculata Sow.
1853. Tapes philippinarum Ad. et llve.
1853. Tapes violascens Desh.
1853. Tapes japonica Desh.
1861. Venus decussala L.
1864. Tapes indica Sow.
1864. Tapes philippinarum Ad. et Rve.
1864. Tapes denliculata Sow.
1864. Tapes semidecussala Desh. Ms.
1864. Tapes violascens Desh.
1865. Tapes indicus Sow.
1867. Venus (Tapes) decussala L.
1869. Tapes ( Cuneus ) indica Sow.
1869. Tapes ( Cuneus ) japonica Desh.
1869. Cuneus indicus Sow.
1871. Tapes denliculata Sow.
1871. Tapes indica Hanl.
1871. Tapes philippinarum Ad. et Rve.
1871. Tapes analis Phil.
1872. Venus indica Haid...
1872. Venus philippinarum Ad. el Rve.
1873. Tapes decussalus L.
1882. Tapes philippinarum Ad. et Rve.
1891. Tapes philippinarum Ad. et Rve.
1893. Tapes (Pullastra) indica (Sowb.).
1895. Tapes philippinarum Ad. et Rve.
1896. Tapes philippinarum Ad. et Rve.
1896. Tapes indica Hanl.
1898. Tapes indica Sow.
1903. Tapes philippinarum Ad. et Rve.
1903. Tapes indicus Hanl.
1905. Tapes philippinarum Ad. et Rve.
1905. Tapes violascens Desh.
1906. Tapes (Amygdala) indica Hanl.
1907. Tapes philippinarum Ad. et Rve...
1909. Tapes philippinarum Ad. et Rve.
1920. Tapes philippinarum Ad. et Rve.
1922. Tapes philippinarum Ad. et Rve.
1923. Paphia philippinarum Ad. et Rve.
1928. Paphia indica Hanl.
1928. Tapes philippinarum Ad. et Rve.
1938. Paphia bifurcata .
1939. Paphia philippinarum Ad. et Rve.
1940. Venerupis ( Amygdala ) philippinarum Ad. et
1944. Venerupis ( Itudilapes | philippinarum Ad. et
Rve.
1948. Tapes philippinarum Ad. et Rve.
1952. Venerupis semidecussala Rve.
1954. Venerupis semidecussala Rvo.
Adams et Reeve, Zool. Voy. Samarang, p. 79, pl. 22 fig. 10.
Soweuuy, Tins. Conclu, p. 694, pl. 150 fig. 114.
Sowerby, Ibid., p. 694, pl. 151 fig. 139 4 141.
Sowekiiy, Ibid., p. 694, pl. 151 fig. 146, 147.
Deshayes, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 10.
Deshayes ( non Gmëlin), Ibid., p. 10.
Deshayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 178.
Deshayes, Ibid., p. 178.
Deshayes, Ibid., p. 179.
Deshayes, Ibid., p. 181.
Deshayes, Ibid., p. 181.
Dusses, Moll. Japonica, p. 26.
Reeve, Conch. Icon., XIV, pl. XI, fig. 56.
Reevk, Ibid., pl. XII fig. 60.
Reeve, Ibid., pl. XII fig. 63.
Reeve, Ibid., pl. XIII fig. 67.
Reeve, Ibid., pl. XIII fig. 68.
Fraser, Proc. Zool. Soc., p. 196.
SciiiiENCK, Reisen Amur-Lando, p. 533 à 537.
Adams, An. Mag. Nat. Ilist., 4 e s., III. p. 235.
Adams, Ibid., p. 235.
Frauenfeld, Verhandl. Zool. Bot. Gcs. VVion, 19, p. 883.
Romer, Monogr. Venus, II, p. 74, pl. XXV fig. 3.
Rümer, Ibid., p. 75, pl. XXVI fig. 1,1e, 1 b, non fig. 1 c.
Romer, Ibid., p. 80, pl. XXVIII fig. 2.
Rümer (non Phil.), Ibid., p. 96, pl. XXXIII, fig. 2.
Pfeiffer, in Conch. Cab., éd. 2, XI, p. 225, pl. 38 fig. 8 à 11.
Pfeiffer, Ibid., p. 230, pl. 39 fig. 7 et 8.
Jeffheys, J. Linn. Soc., Zool., XII, p. 105.
Duskeh, Index Moll. Mar. Jap., p. 207.
Stearns, List Moll. Jap., p. 15.
Melvill el Abercrombie, Mem. Proc. Manchester Liter. Philos.
Soc., p. 46.
Pilsbry, Cat. Mar. Moll. Jap., p. 130.
Ei.era, Cal. l'ilipinas, III, Moluscos, p. 752.
Elera, Ibid., p. 752.
Melvill et Sykes, Proc. Malac. Soc., p. 47.
Hidalgo, Mem. Real Ac. Cionc. Madrid, 21, p. 272.
Hidalgo, Ibid., p. 273.
Hidalgo, Rev. Real Ac. Cicnc. Madrid, p. 334.
Hidalgo, Ibid., p. 335.
Melvill et Standen, Proc. Zool. Soc. Lond., 1906, II, p. 833.
IIirase, Calai. Mar. Sh. Japan, p. 43.
Lynge, Mem. Ac. Roy. Dancmk., 7 e s., V, p. 239.
Yokoyama, Journ. Coll. Sc. Imp. Univ., Tokyo, 39 (6), p. 125 ni q
fig. 6 a-6 6.
Yokoyama, Ibid., 44 (1), p. 152.
Tomlin, Proc. Malac. Soc. Lond., XV, p. 310.
Faustino, Bur. Sci., Manila, Rep. 25, p. 80.
Faustino, Ibid., p. 81.
Quayle, J. Fish. Res. Board Canada, 4 (1), p. 53, fig. c à f
Quayle, Nautilus, 52 (4), p. 139.
Numura. Roc. Oceanogr. Works Japan, XIII (1), p. 97.
Burch, Conchol. Club South Calil., n° 42, p. 14.
Keen, Min. Conchol. Club South Calif., 47 (1947), p. 7.
Kuroda et Habe, Check LiBt Moll. Japon, p. 34.
Taki, Illustr. Ilandb. Shclls color, pl. 40 fig. 5.
Source : MNHN, Paris
KVISION DES TAPETIS’AF.
33
1954. Tapes pliilippinarum Ad. et Rve. Abbott, Amcric. Scashells, p. 410.
I960. Venerupis pliilippinarum Ad. et Rve. Bnor.K, Int. Aquat. Anim. Hawaiian walers, Int. Rev. Hydrobiol.,
1962. Tapes ( Ann/gilala ) japonica Desh.
1964. Venerupis japonica Desh.
1965. Tapes [Amygdalum] pliilippinarum Ad. et
Rve.
1967. Tapes pliilippinarum .
Kiba, Shells W. Pac. Col., p. 161, pl. 57 fig. 23.
Quayi.e, J. Fish. Research Board Canada, 21, p. 1166.
Habe et Ito, Shells World in colour. I. Northern Pacif., pl. 47
fig. 2, 3.
Orutani et Takemube, Shells of Japan, p. 183, fig. 1.
Nous n'avons pas inclus dans notre liste de références bibliographiques la citation de Tapes vio-
lascens Desh. par Romeo (1871, Monogr. Venus, p. 77, pl. XXVII fig. 1) car ses figures représentent un
R. cariegatus, uiusi que la citation de Tapes semidecussalus Desh. par Romeo (1871, Ibid., p. 79,
pl. XXV111 iig. 1) car ce qu'il a représenté sous ce nom est en fait un R. decussaius. Pfeiffer (1872,
in Conch. Cab., 2 e éd., p. 228, pl. 39 fig. 4 à 6) sous le nom Venus uiolascens Desh. a lui aussi représenté
un R. decussaius. Quant à IIabe (1951, Gen. Jap. Sb., p. 183, fig. 419, 420) les figures qu’il rapporte
au Venerupis ( Amygdala) japonica Desh. sont celles d’un R. variegalus Sow.
Nous avons été amené par contre à placer dans notre liste de références les citations de Venus decus-
sala par Dunker (1861), de Venus (Tapes) decussala par Schrenck (1867) et de Tapes decussaius par
Jeffreys (1873), car c’est en fait du R. pliilippinarum que voulaient parler ces différents auteurs (voir
plus haut Ruditapes decussaius, et pl. VIII fig. 3 à 6).
Il nous paraît très probable que Venus analis décrite par Philippi (1851, Zeitsch. Malakoz., n° 8,
p. 125) et citée par Desrayes (1853, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 183) n’est pas distincte du R. pliilip-
pinarum, en tout cas Rômer la considérait comme synonyme.
Nous donnons pl. VIII fig. 7 l’aspect; que nous considérons, après examen des collections, comme
la forme normale la plus fréquente du R. pliilippinarum.
Mais la description de l’espèce n’a pas été faite sur un tel individu, mais sur un spécimen d’une
catégorie que nous croyons être beaucoup plus rare, dont l’avant est camus et dont le bord antéro-
ventral est oblique.
D'autres aspects particuliers ont donné lieu à des descriptions d’espèces avec d’autres dénomina¬
tions.
Le British Muséum possède plusieurs des types que nous avons pu examiner.
Le type J'Adams et Rf.eve n'v était pas repéré ; nous sommes tombés sur un échantillon nous
paraissant tout à fait conforme à la figure, mais marqué comme venant de Cuming, Mindanao, ce qui
paraissait empêcher de vouloir le considérer comme étant le type ; toutefois M. Tebble auquel nous
l’avons soumis, était d’avis qu’il s'agissait, du type et que l’étiquetage «Mus. Cuming» était erronné.
L’exemplaire, que nous figurons pl. VII fig. 13 îi 15 a 37,5 X 33 X 22,9 mm.
De toute façon nous avons vu un échantillon d’auteur, car Reeve dans sa Conchologia Iconica,
pl. XII fig. 60, a figuré un autre spécimen appartenant à la même catégorie de forme et qui sc trouve
au British Muséum (40,5 X 31 X 24 mm).
Le type de Tapes violascens que nous avons vu à Londres (pl. VII fig. 16 et pl. VIII fig. 1 et 2)
a été représenté par Heuve un peu déformé : un peu trop épaulé à l’arrière. De même que le type d’ Adams
et Reeve il est nettement camus, mais l’arrière est plus allongé et le bord antéro-dorsal, au lieu d’être
creusé est convexe.
Le type de Tapes denticulata, que nous avons examiné à Londres est conforme à pliilippinarum.
On voit cependant (pl. VII fig. 10 à 12) qu’il est décussé sur toute sa surface, par de petits carrés tandis
que la décussation chez decussaius forme de petits carrés vers le crochet qui se transforment en rec¬
tangles de plus en plus allongés vers le bord ventral. 11 a pour dimensions : 63 X 51 X 33 mm.
Nous avons vu aussi à Londres le type de Tapes semulecussata (Desh. m. s.) Reeve. La figure de
Reeve n'est pas parfaite, elle est un peu trop élevée. Le type a pour dimensions : 28,2 X 19,5 mm.
Par contre, nous n’avons pas trouvé les types de Tapes indica Sow. au British Muséum.
Puisque la variabilité de cette espèce lui a valu plusieurs dénominations, nous croyons utile de
faire savoir quels sont les catractères qui nous semblent pouvoir aider à la reconnaître tout au moins
pour la grande majorité des exemplaires.
Mémoires Muséum , LXXI. 3
Source : MNHN, Paris
34
ÉDOUARD FtSCHER-lMETTE ET BKRNAJt 11 MÊTIVIER
Le Ruditapes philippinarum possède une forme générale haute pour sa longueur. L’extrémité anté¬
rieure peut être camuse, mais elle a le plus souvent une certaine longueur et même un aspect individua¬
lisé par un creusement très marqué du bord antéro-dorsal. La moitié postérieure, plus haute que la moitié
antérieure s’abaisse rapidement et se termine par un arrondi régulier. La sculpture est forte, plus marquée
dans la région postérieure, où l’on peut voir comme dans la région antérieure une décussation qui fait
plus ou moins défaut dans la région médio-dorsale. La lunule est lancéolée, et sa largeur est la moitié
environ de sa longueur. L'area ligamentaire est asymétrique : elle est large, peu profonde et bien marquée
sur la valve gauche, inexistante ou presque inexistante sur la valve droite. Entre elle et le reste de la
surface de la valve droite, et parfois aussi de la valve gauche, existe un intervalle presque lisse, brusque¬
ment délimité par la première côte de la sculpture rayonnante. L'intérieur des valves présente presque
toujours du violacé pouvant passer au brun, quelquefois sur toute la surface, plus souvent localisé en
particulier à l’extérieur de la ligne palléale. Le sinus palléal s’approche du milieu de la coquille, et
parfois l’atteint ; il est légèrement ascendant, large sur toute sa longueur, arrondi à son extrémité.
Distribution. D’après les renseignements donnés par la bibliographie l’espèce est connue d’ouest
en est des localités ou régions suivantes: Karachi (Melvill et Standf.n, 1906); Bombay (Melviii et
Standen, 1906) ; Ceylan (Lynge, 1909) ; Andaman (Mki.vii.l et Sykes, 1898) ; golfe du Siam (Lynce
1909): Hong Kong (Frauenfeld, 1869); Formose (Fraser, 1865); Shangai (Frauenfeld, 1869) •
Corée (Schhenck, 1867) ; Sakalinc (Schrenck, 1867) ; Japon (nombreux auteurs) ; Philippines (nom¬
breux auteurs) ; Java (Dunker, 1861) ; Amboine (Dunker, 1861) ; Hawaii (Brock, 1960, introduction) •
Colombie britannique (Quayi.e, 1938, 1936, 1964, introduction) ; Puget. Sound (Abbott, 1954, intro¬
duction).
Après examen des différentes collections nous ajoutons les provenances suivantes : Tourane (Mu¬
séum, MM. Eyooux et Souleyet) ; Tonkin (Muséum, M. l’abbé Vathelet, 1887) ; Amoy (Leiden
G. Schlegel) ; Tsin-Wang-tau (Leiden, W. van Babi.en) ; Shantung : Wei-hai (Brit. Mus., Liardel)'
Teng Choufu, North Coast. (Brit. Mus., A. Jacob), Chefoo (Brit. Mus., Ponsonby ; Mus. Nat \V U I
Han Univ.) ; Masan, Corée (U. S. Nat. Mus., W. Old Jr. 1950) ; îles Kouriles, Sikotan (U. S. Nat
Mus., Coll. Hirase) ; île Ohoshima (Bruxelles, coll. Dautzenberg) ; Guarn, Marianes (U. S. Nat
Mus., Mearns) ; île Oahu, Ifawaï (U. S. Nat. Mus., 1). Thaanum) et Honolulu (Muséum, coll. Staadt)
Cette espèce est connue de Karachi, à Java, aux Kouriles, aux Hawaï (introduction) et au conti¬
nent nord-américain (introduction).
N° 22. — Variété DUCALIS Rômor
1870. Tapes ducalis . Romf.ii in Malakuzool. Bliitt., XVII, p. 9.
1871. Tapes ducalis Rom. RôMF.n, Monogr. Venus, II, p. 81, pl. 28 fig. 3.
1874. Tapes philippinarum Ad. et Rve var. ducalis
Rom. Liscbkk. Jap. Meer.-Concli., III, p. 78.
Cette variété se distingue par son ornementation concentrique faite de linéolcs brunes flexueuses
qui peuvent s’entrecroiser.
Elle a été décrite de Chine par Rover (1870 et 1871) et citée de Jedo, Japon, par Lischke (187/\
Nous en avons vu dans la collection de Bruxelles un spécimen de Koshiba, Japon (1946, M Y \
Straelen), dans la collection du U. S. Nat. Mus. trois échantillons marqués mer du Japon (Stear •
et dans celle du Muséum deux (Achat Allart 1876) et quatre exemplaires (Jousseaumf. 1921) mar
qués Japon, ainsi que deux sans indication.
N° 23. — RUDITAPES VARIF.GATUS Sowerby
(Pl. VIII fig. 8 à 10)
1852. Tapes oarieeala (Hanloy). Sowerby, Thcs. Conch., II, p. G96, pl, 151 lig. 133 à la».
1853. Tapes punicea . Deshayes, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 10.
1853. Tapes cinerea . Deshayes, Ibid., p. 11.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
35
1853. Tapes punicea Desh.
1853. Tapes varie gala Sow.
1853. Tapes cinerea Desh.
1864. Tapes punicea Desh .
1864. Tapes cinerea Desh.
1864. Tapes varie gala Sow.
1869. Tapes ( Cuneus ) variegala Sow.
1869. Cuneus variegalus Sow.
1869. Tapes variegalus Sow.
1870. Venus variegala Ilanl.
1871. Tapes punicea Desh.
1871. Tapes violascens Desli.
1871. Tapes variegala Sow.
1871. Tapes cinerea Desh.
1871. Tapes variegalus Sow.
1874. Tapes variegalus Sow.
1882. Tapes variegalus Haut.
1884. Tapes variegala Sow.
1887. Tapes variegalus Sow.
1889. Tapes variegalus Sow.
1891. Tapes variegalus Sow.
1895. Tapes variegalus Ilanl.
1896. Tapes variegala Sow.
1900. Paphia variegala Sow.
1903. Tapes variegalus Ilanl.
1903. Tapes variegalus Haïti, var. punicea Desh...
1905. Tapes variegalus Hanl.
1906. Tapes variegala .
1907. Tapes variegala Ilanl.
1909. Tapes (Ruditapes) variegalus Hanl.
1917. Tapes variegala Sow.
1920. Tapes variegalus Ilanl.
1922. Tapes variegalus Ilanl.
1923. Paphia variegala Brug.
1928. Paphia variegala Sow.
1932. Paphia ( Amygdala) variegala Sow.
1932. Tapes ( Riulilapes) variegalus Hanl.
1933. Tapes variegalus Hanl.
1938. Tapes ( Amygdala ) variegalus Sow.
1939. Venerupis {Amygdala) variegala Sow.
1945. Tapes variegala Sow.
1951. Venerupis japonica Desli.
1951. Venerupis variegala Sow.
1952. Venerupis variegala Sow.
1954. Venerupis variegala Sow.
1955. Venerupis variegala Sow.
1961. Ruditapes variegala Sow.
1962. Tapes ( Amygdala ) variegala Sow.
1967. Tapes variegala .
Deshayes, Cat. Biv. Sli. Brit. Mus., p. 179.
Desbayes, Ibid., p. 179.
Deshayes, Ibid., p. 184.
Reevf., Conch. Icon., XIV, pl. 12 fig. Cl.
Reeve, Ibid., pl. 12 fig. 62.
Reeve, Ibid., pl. 12 fig. 64.
Adams, An. Mag. Nat. Hist., 4 e s., III, p. 235.
Frauenfeld, Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 19, p. 883.
Lisciike, Jap. Meer. Conch., p. 118.
Pfeiffer, Conch. Cal)., éd. 2, p. 223, pl. 38 fig. 2 à 5.
Rômer, Monogr. Venus, II, p. 76, pl. 26 fig. 2.
Rômf.r, Ibid., p. 77, pl. 27 fig. 1.
Rômer, Ibid., p. 78, pl. 27 fig. 2.
Rômer, Ibid., p. 95, pl. 33 fig. 1.
Lisciike, Jap. Mcer. Conch., II, p. 108.
Lisciike, Ibid., III, p. 79.
Dunker, Ind. Mol. -Mar. Jap., p. 207.
Smith, Zool. coll. H. M. S. « Alert », Mol., p. 99.
Von Martens, J. Linn. Soc. Lond., XXI, p. 213.
Morlet, Journ. Conchyl., p. 170.
P. Fischer, Bull. Soc. Hist. Nat. Autun, IV, p. 150.
Pilsbry, Cal . Mar. Moll. Japan, p. 130.
Elkra, Cat. Filipiuas, III, Moluscos, p. 479.
Hedi.ey, Austr. Ass. Adv. Sc., Brisbanc, Appcndix, p. 349.
Hidalgo, Filipinas, Ment. Real Ae. Ciene. Madrid, 21, p. 274.
Hidalgo, Ibid., p. 275-276.
Hidalgo, Cat. Filipinas, p. 335.
Owston, Japan. Loochooan Sliclls, p. 39 (fide Prasiiad).
Hirase, Cat. Mar. Sh. Jap., p. 43.
Lynge, Mem. Ac. Roy. Danemark, 7 e s., V, p. 240.
Odhner, Swcd. Exp. Australia, Kungl. Svenska Vctensk. Ilandl.,
Bd 52, n» 16, p. 9.
Yokoyama, J. College Soi. Imp. l'niv. Tokyo, 39 (6), p. 125, pl. 9
fig. 4, 5 a, 5 6.
Yokoyama, Ibid., 44 (1), p. 153.
SntRLEY, Proc. Roy. Soc. Queensland, 33, p. 69.
FalstiNo, Bureau of Science, Manila, Rep. 25, p. 82.
Prasiiad, Lamellibr. Siboga, p. 241.
Lamy, BuU. Mus., p. 984.
Dautzenbeiig et Bouge, Journ. Conchyl., 77, p. 455.
P. et E. Fischer, Bull. Mus., p. 409.
Adam et Leloup, Mém. Inst. Roy. Sc. Nat. Belgique, II. S., II (20),
p. 87.
Kukn, Min. Conchol. Club S. Calif., X, 49, p. 36.
Habe, Gcn. Jap. Sh., p. 183, fig. 119, 420.
Habe, Ibid., p. 183.
Kuroda et Habe, Check List Rec. Moll. Jap., p. 34.
Taki, Illustr. Handb. Sh. Col. Jap., pl. 40 fig. 6.
Kira, Color. Illustr. Sh. Jap., p. 122, pl. 56 fig. 22.
Rippingale et McMiciiael, Queensland and Great Barrier Reef
Sliclls, p. 198, pl. 28 fig. 16.
Kira, Sh. W.-Pacif. in color, p. 161, pl. 57 fig. 22.
Okutani et Takemure, Shells of Japan, p. 183, fig. 2, p. 184.
Nous avons inclus dans la liste bibliographique la citation de Tapes violascens Desli. par Romer
(1871). Celui-ci ayant en fait représenté sous ce nom un R. variegalus.
Nous plaçons dans la synonymie de Ruditapes variegalus Sow. le T. punicea Desh., comme l’avaient
déjà fait Reeve (1864), Hidalgo (1903), Lynge (1909), Prashad (1932) et contrairement à ce que
pensaient Rômer (1871) et Tomlin (1923). Nous avons vu les types de ces deux espèces au British Mu¬
séum. De même, l’examen des types de R. variegalus et de T. cinerea Desli. (pl. VIII fig. 8 à 10) nous
fait approuver la décision de Prashad (1932) de mettre cette espèce dans la synonymie de variegalus.
Source : MNHN, Paris
FISCHEII-PIETTE El
ERNARD MÉTÎVIER
A Londres, deux spécimens étaient étiquetés comme types du variegata de Sowerby (Mus. Cuming,
M. Strance) (et ré-étiquctés comme phUippinarum). I.’un a 40 X 28 X 16,5 mm, l'autre 40 X 28,7 X
16,6 mm. Ils sont plus allongés que les figures de Sowerby, et tous deux, h l’intérieur, sont jaune
linditapes variegatux possède une forme générale allongée, basse ; le bord ventral est arrondi ;
la sculpture est fine et subgranuleuse aux deux extrémités. La lunule est mince, sa largeur étant d’environ
le 1/3 de sa longueur ; l’area ligamentaire est étroite et assez profonde, bien marquée sur les deux valves.
L’intérieur des valves est rose jaunâtre ou rose violacé, la région du sommet étant généralement colorée
de violet. Le sinus palléal est très court, de même largeur sur toute sa longueur et arrondi à son extrémité.
Distribution. Les diverses provenances, données par la bibliographie sont les suivantes, d’ouest en
est : Archipel Mergui (von Martens, 1887) ; Siam (Morlet, 1889, 1’. Fischer, 1891, Lynge, 1909) ;
îles Loo Choo (Owston, 1906) ; Japon (nombreux auteurs) ; Philippines (nombreux auteurs) ; Célèbes
Piiashad, 1932, Adam et Leloup, 1939) ; Nouvelle-Guinée (Shirley, 1923, Keen, 1945) ; du Queens¬
land à Western Australia (Rippingai.e et McMichael, 1961) ; Broome, Western Australia (Odhner
1917) et Queensland (Smith, 1884, Hedley, 1900) ; Nouvelle-Calédonie (Lamy, 1932) ; Nouvelles-
Hébrides (P. et E. Fischer, 1938) ; îles de la Société (Dautzenberg et Bouge, 1933) ; Tahiti (Frauen-
feld, 1869).
Les différentes collections consultées, ajoutent les provenances suivantes : Karachi (Brit. Mus.
coll. Winckworth) ; Vengurla, Inde (Brit. Mus., coll. Winckworth) ; Ceylan (Brit. Mus., coll. Winck-
worth ; Muséum, M. Brot, 1874) ; Singapour (Brit. Mus., coll. Millier ; Muséum, campagne de
l’Anne-Marie 1872, coll. Lavezzari, 1929, ex. coll. Eudel) ; Cap Saint-Jacques, Cochinchine (Muséum.
Coll. Denis, 1945; coll. Lavezzari, ex. coll. Eudel, campagne de l’Anne-Marie, 1871); Moncay,
Tonkin (Muséum, coll. Denis, 1945) ; Chine (Brit. Mus., J. Reeves Esq.) ; Corée (Brit. Mus., Miss Scar-
lett) ; Jolo (U. S. Nat. Mus., Bartsch) ; Nortli Bornéo (Brit. Mus., Whitehead) ; Bantam et Pela-
bcean Ratœ, Java (U. S. Nat. Mus., Biiyant et Palmer, 1909-10) ; Moluqucs (Leiden, H. A. Bern¬
stein ; Bruxelles, coll. génér. ; Muséum, M. Meder, 1842) ; Bourou (Muséum, MM. Lesson et Garnot
1825) ; Amboine (Leiden, J. Knock) ; Nouvelle-Bretagne, archipel Bismarck (Muséum, M. Lix, 1889) •
île Nou, Nouvelle-Calédonie (Bruxelles, coll. génér. et coll. Dautzenberg) ; île Viti Levu, îles Fidji
(Leiden, coll. F. P. Koumans ; U. S. Nat. Mus.) ; I. Matuku, îles Fidji (Brit. Mus., The Admiralty Col¬
lection) ; îles Wallis (Bruxelles, coll. Dautzenberg) ; île Tutuila, Samoa (U. S. Nat. Mus., A. W. Bon-
sum) ; île Caroline (U. S. Nat. Mus., R. W. Hiatt) ; Pomotou (Muséum, coll. Denis, 1945).
Cette espèce s’étend donc de Karachi aux Pomotou.
N° 24. — RUDITAPES BRUGU1ERI Hanlcy
1797. Venus decussata .
1818. Venus decussata L. var. (4).
1845. Venus Bruguieri .
1852. Tapes Bruguieri Hanl.
1853. Tapes Bruguieri Hanl.
1856. Venus Bruguieri Hanl.
1864. Tapes Bruguieri Hanl.
1864. Tapes Bruguieri Hanl.
1869. Tapes Bruguieri Hanl.
1871. Tapes Bruguieri Hanl.
1882. Tapes Bruguieri Hanl.
1895. Tapes Bruguieri Hanl.
1902. Tapes ( Amygdata) bruguieri Hanl.
1906. Tapes bruguieri Hanl.
1906. Tapes ( Amygdata ) bruguieri Hanl.
Encyclopédie Méthodique, pl. 283 fig. 4.
Lamarck, Anim. s. Vert., 5, p. 608 (588 sur exemplaires non cor¬
rigés).
Hanley, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 21.
Sowerby, Thcs. Conch., Il, p. 696, pl. 151 fig. 130, 131.
Desbayes, Cat. Hiv. Sh. Brit. Mus., p. 183.
Hanley, Cat. Rec. Biv. Sli., p. 362, pl. 15 fig. 59.
Rouer, Malakoz. Blâtt., p. 80.
Reeve, Conch. Icon., pl. XIII fig. 73.
Adams, An. Mag. Nat. Ilist., 4 e s.. III, p. 235.
Romer, Monogr. Venus, 2, p. 94, pl. 32 fig. 1.
Dunker, Index Mol. Mar. Jap., p. 208.
Pilsbry, Cat. Mar. Mol. Jap., p. 130.
Standen et Leicester, Ccylon Pearl Oyster Rcpt., V, p. 293 (fide
Prashad).
Owston, Japan. Loochooan Shclls, p. 39 [fide Prashad).
Standen et Leicester, Rep. Ccylon Pearl Oyster Fish., V, suppl
Rep. 38, p. 293.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES TAPETINAE
37
1939. Tapes bruguieri Hanl. Lamy cl Fiscjiek-Piette, Bull. Mus., XI. ]>. 462.
1941. Tapes bruguieri Hanl. Gravely, Bull. Madras Gov. Mus., X. S., V (1), p. 53 cl 100, fi". 20,
0, p. 49.
1952. Venerupis bruguieri Hanl. = ? semidecussata. Iÿuroda el Habe, Chcclc List Rec. Mol. Jap., p. 34.
Nous n'avons pas mentionné dans notre liste de références la citation de Paphia ( AniygdaLi)
bruguieri Hanl. par Prashad (1932, Lamellibr. Siboga, p. 242), car d’après les figures qu'il indique dans
sa liste synonymique il nous paraît très incertain qu’il ait eu des idées justes sur les espèces Indo-Paci¬
fique de Ruditapes.
L’échantillon de Nouvelle-Hollande de « Venus decussata var. (4) » de Lamarck, que Lamy et
Fischer-Piette (1939) ont rapporté à Tapes bruguieri, nous semble bien être celui-là même qui a été
représenté dans l’Encyclopédie Méthodique, pl. 283, sur les figures 4 auxquelles Han le y s’est référé.
Cette espèce se rapproche de R. variegatus par beaucoup de ses traits. Elle s’en distingue, à nos
yeux, surtout par son sinus palléal qui est beaucoup plus long et atteint le milieu de la valve. La coquille
est plus inéquilatérale et luisante. Le bord ventral ainsi que le bord dorsal sont plus rectilignes cl plus
parallèles. Le sommet est moins dégagé.
En dépit du très grand nombre d’échantillons de R. variegatus que nous avons été à môme d exami-
miner, nous n’avons pas trouvé d’intermédiaires entre cette espèce et bruguieri. Il n’est pas exclu que
dans l’avenir une réunion ait à être opérée.
Distribution. D’après les renseignements donnés par la bibliographie R. bruguieri a été citée de :
Ccylan (divers auteurs) ; Madras (Gravely, 1941) ; Loo Choo (Owston, 1906) ; Japon (divers auteurs) ;
Australie (Lamarck, 1818).
Les différentes collections consultées ajoutent les provenances suivantes : Tourane (Muséum,
MM. Eydoux et Souleyet) ; Pelabœn Ratœ, Java (U. S. Nat. Mus., Bryant et Palmer, 1909-10).
On voit donc que l’cspècc est connue de Ceylan, au Japon et à l’Australie.
N« 25. — RUDITAPES LARGILLIERTI Philippi
(Pl. VIII fig. Il el 12 et pl. IX (ig. 1)
1834. Venus inter media .
1835. Venus intermedia Quoy.
1843. Venus intermedia Quoy.
1843. Venus intermedia Quoy et G.
1847. Venus Largillierli .
1849. Venus Largillierli Phil.
1852. Tapes intermedia Quoy.
1853. Tapes intermedia Quoy et G.
1858. Venus intermedia Quoy.
1864. Tapes intermedia Quoy.
1864. Tapes intermedia Quoy et G.
1871. Tapes intermedia Quoy et G.
1873. Tapes intermedia Quoy.
1878. Tapes inlcrmedins Quoy et G.
1880. Tapes intermedia Quoy.
1884. Tapes intermedia Quoy et G.
1885. Tapes ( Amygdale) intermedia Quoy et G. ...
1913. Paphia ( Ruditapes ) intermedia Quoy et G....
1915. Paphia intermedia Quoy et G.
1927. Paphirus largillierli Phil.
1927. Paphirus largillierli Phil.
1942. Paphirus largillierli Phil.
1961. Paphirus largillierli Phil.
1965. Paphirus largillierli. Phil.
Quoy et Gaimard (non M. de Serres), Voy. Astrolabe, Moll.,
p. 526, pl. 84 fig. 9, 10.
Desuayes, Anim. s. Vert., 2 e éd„ VI, p. 372.
Hanley, Cat. Rec. Biv. Sh., p. 127, pl. 16 fig. 41.
Gray in Dieffenbach, Travcls N.-Zeal., Il, p. 250.
Puiuppi, Zcitsclir. f. Malakoz., p. 87.
Philippi, Abbild., III, hft V, p. 60, pl. (XXI 6) IX fig. 3.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 692, pl. 146 fig. 39, 40.
Desuayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 179.
Romer, Kritish Unters., p. 127.
Romer, Malakoz. Bl., XI, p. 69.
Reeve, Conch. Icon., XIV, pl. XI fig. 59.
Romer, Monogr. Venus, II, p. 82, pl. 29 fig. 2.
Hutton, Cat. Mar. Mol. N. Z., Wellington, Colonial Mus., p. 72.
Hutton, Journ. Conchyl., 26, p. 50.
Hutton, Man. N.-Z. Moll., p. 151.
Hutton, Proc. Linn. Soc. N. S. W., IX, p. 524.
Smith, Challenger, Zool., XIII, Lamellibr., p. 116.
Suter, Man. N.-Z. Mol., p. 995, pl. 61 fig. 6. 6 «.
Irkdale, Trans. Proc. N.-Z. Inst., XLVII, p. 494.
I'inlay , Trans. N.-Z. Inst., 57, p. 471.
Marwick, Ibid., p. 633, pl. 48 fig. 166, 167, 169.
Fischer-Piette et Lamy, Bull. Mus., p. 132.
Powell, Sh. New Zealaiul. p. 123. pl. 15 fig. I.
Greeniuli., Pap. Proe. Roy. Sor. Tusmania, 99. p. 68. pl. fig. 2 et 3.
Source : MNHN, Paris
38
ÉDOUARD FISCHER-PIETTE ET BERNARD MÉTIVIER
Ainsi que l’ont dit Lamy et Fischer-Piette (1942) il y a au Muséum deux exemplaires de Quoy
et Gaimard, dont seul le plus petit qui a 32 X 27 X 18 mm a été figuré par ses descripteurs. Nous
croyons bon de figurer aussi (pl. VIII fig. 11 et 12 et pl. IX lig. 1) le plus grand échantillon qui a 55 X
40 X 25 mm.
C’est à tort que Marwick (1927) dans sa citation de « Paphirus » largillierti Pliil. considérait Tapes
fabagella Desh., qui est synonyme, nous le verrons plus loin, de Venerupis anomala LU., comme un jeune
de largillierti (voir Greenhill, 1965, p. 68).
Distribution. Cette espèce est connue de Nouvelle-Zélande, des îles Auckland et Campbell et du
sud de la Tasmanie (Greenhill, 1965).
Le Muséum en plus des deux types possède une quarantaine d’échantillons dont une partie de la
collection Staadt.
Genre PAPHIA Hôding, 1798
N° 26. — PAPHIA SCHNELLIANA Bunker
1862. Tapes Schnellianus .
1869. Tapes Schnellianus Dunk.
1870. Tapes Schnelliana Dunk.
1874. Tapes Schnellianus Dunk.
1882. Tapes Schnellianus Dunk.
1895. Tapes schnellianus Dunk.
1907. Tapes Schnellianus Dunk.
1951. Paphia schnelliana Dunk.
1952. Paphia schnelliana Dunk.
1954. Paphia schnelliana Dunk.
1955. Paphia schnelliana Dunk.
1962. Paphia schnelliana Dunk.
Dunkeh, Novit. Conch., I, ji. 75, pl. 25 lig. 7, 8, 9.
Lischke, Jap. Mecrcs-Conch., 1, p. 118.
Rome», Monogr. Venus, II, p. 33, pl. 13 fig. 1.
Lischke, Jup. Meercs-Conch., 111, p. 80, pl. VI fig. 1 à 4.
Dunkeh, lnd. Moll. Mar. Jap., p. 206.
Pilsbuv, Cat. Mar. Moll. Jap., p. 129.
IIihase, Cat. Mar. Sh. Jap., Kyoto, p. 43.
Habe, Gênera Jap. Sh., p. 184.
Kuroda et IIabe, Clieck List Rec. Moll. Jap., p. 27.
Taki, Illuslr. Hundb. Sliells colors, pl. 39 fig. 3.
Kira, Colour. Illustr. Sh. Jap., p. 112, pl. 56 fig. 26.
Kiha, Sliells West Paeif. in color, p. 162, pl. 57 fig. 26.
Le Muséum possède un échantillon (eoll. Jousseaume) marqué « .Japon » qui a 94 X 66 X
42 mm, et deux autres (coll. Staadt) qui ont 94 X 61 X 41 et 74 X 46 X 26 mm marqués également
« Japon ». Le plus grand que nous ayons vu est au Musée de Bruxelles (coll. Dautzenberg). Il a 107 x
75 X 45 mm.
Chez cette espèce la lunule ne présente aucune particularité et scs deux moitiés sont parfaitement
symétriques.
Cette espèce n’a été citée que du Japon, mais parmi les échantillons qui nous ont été fournis pour
détermination par l’U. S. Nat. Mus. nous avons trouve une autre provenance : au large de l’île Pratas
(devant la Chine méridionale).
N° 27. — PAPHIA 1NFLATA Deshayes
(PI. IX «g. 2*6)
1852. Tapes sulcosa Phil. var.
1853. Tapes in/lata .
1853. Tapes in/lata Desh.
1862. Pullastra in/lata Desh.
1867. Tapes in/lata Desh.
1889. Tapes in/lata Desh.
1918. Tapes in/lata Desh.
Sowt rby [non I’hil.), Thés. Conch., II, p. 744, pl. 163 fig. 158.
Deshayes, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 8, pl. 19 fig. 3.
Deshayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 162.
Chenu, Man. Conchyl., II, p. 92, fig. 412.
Angas, Proc. Zool. Soc. Loud., p. 923.
Whitki.egge, J. Roy. Soc. N. S. W., XXIII, p. 240.
IIedley, Suppl. J. Rov. Soc. N. S. W., LI, 1917 (issued 1918)
p. M25. >’
Nous pensons que cette espèce avait déjà été figurée avant d’ètre décrite, mais sous le nom de sulcosa
var. par Sowerby (1852), à en juger par les caractères exprimés dans le texte et visibles sur la funire.
Source : MNHN, Paris
TAPETINAE
39
RÉVISION DES
Nous n’avons pas inclus dans noire liste de références bibliographiques les citations de Rômer
(1870. Monogr. Venus, II, p. 36, pl. 11 lig. 2) et de Pfeiffer (1870, in Coneh. Cab., éd. 2, p. 210, pl. 34
fig. 4) du Tapes inflata, car les figures données par ces auteurs pour cette espèce, qui d’ailleurs nous
semblent relatives à un môme individu, concernent à notre avis Paphia malaharica, un peu particulière
par la rondeur qui vraisemblablement résulte, de sa très grande taille.
Il semble que chez cette espèce le sinus palléal puisse varier, car sur la figure de Deshayes il est
horizontal quant à son bord supérieur et tronqué à son extrémité, tandis que sur les quatre échantillons
que nous avons sous les yeux il est plus ascendant et plus arrondi.
Distribution. D’après la bibliographie, cette espèce n’est connue que de Ceylan (1853, Deshayes)
et de l’Australie, N. S. W. (1867, Angas ; 1889, Whitelegge ; 1918, Hedley).
Les differentes collections consultées ajoutent les provenances suivantes : Philippines (Brit. Mus.)
et Nouvelle-Calédonie (Bruxelles, don de M. Hanckaii ; Muséum, Coll. P. Fischer).
Le petit nombre de provenances, comme le petit nombre des échantillons que nous avons pu voir
laissent à penser que l’espèce peut être assez rare.
N° 28. — PAPHIA COB Sowerby
1853.
Venus
car .
îrby, Thés. Coneh., 11, p.
727, pl. 160 fig. 184.
1863.
1 '«nu*
cor Soav.
ce, Coneh. Icon., XIV, pl.
IX «g. 28.
1872.
Tapes
cor Sow.
. Hôm
eh, Monogr. Venus, p. 103,
pl. 40 fig. 4, 4 o, 4 b.
1893.
Venus
(Chimie) cor (Wood).
. Mel'
ru.r. cl Abehchomiue, Moi
n. Manches!. Lit. Pliil. Soc., 4
VI
I, p. 46.
1906.
Tapes
( llcmilapes ) cor Sow.
. Mel
vii.i. et Standen, Proc. Zool. Soe. Lond., 1906 II, p. 833.
1948.
Paphu
i cor Sow.
, Rec. 1 ntl. Mus., XLVI, p.
119.
Cette espèce décrite de Karachi n’est connue d'après la bibliographie que de l’Inde.
A celte distribution nous pouvons ajouter après examen des différentes collections, une provenance
d'Iran : Kunarak (Musée de Leiden, F. C. d’Audretsch, 1957).
Nous avons vu le type de l’cspèec à Londres (74 X 68 X 50 mm). Le Muséum possède deux échan¬
tillons bivalves de Paphia cor : un sans aucune indication de provenance, l’autre (Coll. Staadt) de la
côte ouest de l’Inde.
N° 29. PAPHIA MALABARICA Chemnitz
(Pl. IX fig. 7 à 10)
1782. Venus malabarica .
1791. Venus gallus .
1792.
1818. Venu* malaharica Chemn.
1818. Venus sinuosa .
1828. Venus malaharica Chemn.
1843. Venus rhombifera .
1844. Venus Malaharica Clicinn.
1847. Venus malaharica Chcinn.
1852. Tapes malaharica Chemn.
1852. Tapes sinuosa Lk.
1853. Tapes rhombifera Hanl.
1862. Pidlastra malaharica Clicinn.
1864. Tapes sinuosa Lk.
1864. Tapes lentiginosa .
1861. Tapes malaharica Clicinn.
1864. Tapes lurgidula Desh.
1869, Pullaslra malaharica Chemn,.
Chemnitz, Conoli. Cnb., VI, p. 323, pl. 31 fig. 324-325.
Gmf.lin, Syst. Nat., éd. XIII, p. 3277.
Encyclopédie Méthodique, I, pl. 282 fig. 4.
I.amaiick, Anim, s. Vert., V, p. 604 (594).
Lamarck, Ibid., V, p. 614 (604).
Wood, Ind. Test., p. 35, n° 36, pl. 7 fig. 36.
Hanley, Cat. Rec. Biv. Sh., p. 120, pl. 13 fig. 45.
Potiez et Michaud. Galerie de Douai, 2, p. 236, pl. 64 fig. 3, 1.
Chenu, lllustr. Couchyl., Tapes, pl. VI fig. 4, 4 a, 4 b.
SowEitiiY, Thés. Coneh., II, p. 682, pl. 145 fig. 6 à 8.
Sowerby, Ibid., p. 683, pl. 145 fig. 10.
Deshayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 161.
Ciienu, Man. Cnnchyl., II, p. 92, fig. 413.
Reeve, Coneh. Icon., pl. V fig. 18.
Reeve, Ibid., pl. VI fig. 25.
Reeve, Ibid., pl. VI fig. 27.
Ref.vf. (non Deshayes), Ibid., pl. Vil fig. 32.
Frauenfei.d, Verhandl. Zool. Bot, Gcs. SVicn, 19, p. 883.
Source : MNHN, Paris
40
ÉDOUARD FISCHER-PIETTE ET BERNARD METIVIER
1870. Venus inalabarica Chemn.
1870. Tapes malabarica Chemn.
1870. Tapes sinuosa Lk.
1884. Tapes malabarica Chemn.
1887. Tapes malabaricus Chemn.
1887. Tapes malabaricus Chemn. var. sinuosus Lk.
1889. Tapes malabaricus Chemn.
1891. Tapes malabaricus Chemn.
1891. Tapes malabaricus Chemn.
1893. Tapes [ Pullaslra ) malabarica (Chemn.).
1895. Tapes malabaricus Chemn.
189G. Tapes malabaricus Chemn.
1898. Tapes ( Texlrix ) malabarica Chemn.
1898. Tapes malabarica Chemn.
1899. Tapes malabarica Sow.
1900. Paphia gallus Gmcl.
1902. Paphia ( Prolapes ) gallus Gmcl.
1902. Tapes malabaricus Chemn.
1903. Tapes malabaricus Chemn.
1905. Tapes malabaricus Chemn.
1906. Tapes ( Texlrix) malabarica Chemn.
1906. Tapes browniana .
1909. Tapes (Prolapes) malabaricus Chemn.
1909. Tapes ( Prolapes ) sinuosus Lk.
1916. Tapes malabaricus Chemn.
1918. Paphia gallus Gmcl.
1923. Paphia gallus Gmel.
1928. Paphia malabarica Chemn.
1928. Paphia inalabarica Dillw.
1930. Tapes ( Paratopes) lentiginosus Rve.
1932. Paphia ( Prolapes ) sinuosa Lk.
1936. Acritopaphia transfusa .
1937. Tapes malabaricus Chemn.
1939. Paratopes malabaricus Chemn.
1941. Paphia gallus Gmcl.
1941. Paphia malabarica Dillw.
1945. Paphia sinuosa Lk.
1948. Paphia gallus Gmcl.
1950. Tapes semirugalus .
1950. Acritopaphia transfusa .
1952. Tapes malabarica Chemn.
1960. Tapes malabarica Chemn.
1961. Prolapes gallus Gmel.
1961. Paphia gallus .
1962. Acritopaphia transfusa Ircdale.
1964. Tapes nmlabarica Chemn.
1968. Paphia malabarica Chemn.
Pfeiffer, Conch. Cab., êd. 2, p. 175, pi. 17 fîg. 1, 2.
Rômer, Monogr. Venus, II, p. 34, pl. 10 fig. 3 et pl. 17 fig. 1.
Romer, Ibid., p. 35, pl. XI fig. 1.
Smith, Zoo!. Coll. II. M. S. « Alcrt *, Mollusca, p. 97.
Von Martens, J. Linn. Soc. Lond., Zool., XXI, p. 213.
Von Martens, Ibid., p. 214.
Crosse et Fischer, Journ. CouchyL, 37, p. 293.
Smitii, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 424.
P. Fischer, Bull. Soc. Hist. Nat. Autun, IV, p. 150.
Melvill et Abehcromme, Mem. and Proc. Manchester Liter.
Philos. Soc., p. 46.
Martens et E. A. Smith in Tiiurston, Madras Government
Muséum, Bull. n° 3, p. 129.
Shopland, J. Bombay Nat. Hist. Mus., X, p. 232.
Melvill et Standen, Journ. Conchol., IX, p. 83.
Melvill et Sykes, Proc. Malac. Soc. Lond., p. 47.
Melvili., J. Linn. Soc. Zool., XXVII, p. 196.
Hedley, Austral. Assoc. Adv. Sc., Brisbanc (1900), Appendix
p. 349.
Dall, Proc. U. S. Mus., 26, p. 3G2.
Shopland, Proc. Malac. Soc. Lond., p. 178.
Hidalgo, Mem. Real Ac. Cienc. Madrid, 21, p. 250.
Hidalgo, Rev. Real A e. Cienc. Madrid, p. 333.
Melvill et Standen, Proc. Zool. Soc. Lond., 1906 II, p. 382.
PnESTON, Ann. Soc. Roy. Zool. et Malac. Belgique, XLI, p. 73, fig. G.
Lynoe, Mem. Acad. Roy. Danem., 7° s., V, p. 141.
Lynge, Ibid., p. 238.
Smitii, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 424.
Hedley, Trans. Roy. Gcogr. Soc. Austral., sess. 1916-1917, p. 6.
Tomlin, Proc. Malac. Soc. Lond., XV, p. 313.
Faustino, Bureau of Science, Manda, Rcp. 25, p. 81.
Melvill, Proc. Malac. Soc. Lond., 18, p. 93.
Lamy, Bull. Mus., p. 227.
Prasuad, Lamcllibr. Siboga, p. 237.
Iredale, Rec. Austral. Mus., 19, p. 280, pl. 20 fig. 12.
Serene, Inst. Océanogr. Indo-Chinc, 30 e note, p. G2.
Lamy et Fischer-Piette, Bull. Mus., p. 315.
Crichton, J. Bombay Nat. Hist. Snc., 42, p. 338.
Ghavely, Bull. Madras Gov. Mus., N. S., V (1), p. 52 cl 100, fi~.
n. p. 49.
Altena, Zool. Mcded., XXV, p. 151.
Ray, Rec. Ind. Mus., XLVI, p. 119.
Allan, Australian Sh., p. 334, col. pl. 39 fig. 11.
Allan, Ibid., p. 334, col. pl. 39 fig. 4, pl. 37 fig. 18.
Braga, Anais Junt. Invest. Ultramar, VII, 3, p. 54.
Paes da Franca, Mem. Junt. Invest. Ultramar, 2 e s., «« 15, p. 93
Rippingale et McMichael, Queensland and Great Barricr Recf
Shells, p. 198, pl. 28 fig. 15.
Cruang, On Malayan Shores, p. 168, pl. 74 fig. 7.
Irf.dale et McMicuaf.l, Ref. List Mur. Moll. N. S. VV., Mem. Austr
Mus., XI, p. 23.
Barnard, An. S. Afr. Mus., 47, 3, p. 509.
Fischer-Piette, Bull. Mus., 40, n" 4, p. 793.
Nous nous sommes demandés si l’espèce figurée par des auteurs tels que Reeve était bien celle que
Chemnitz avait représentée, car les figures de Chemnitz ne montrent pas le pan coupé postéro-ventral
qui existe en corrélation avec la dépression de la surface externe, de sorte que sa figure peut faire penser
à d’autres formes comme Paphia sulcosa. Aussi avons-nous demandé à M. Knudsen du Musée de
Copenhague, si le type de Chemnitz existait encore. Il a eu l’amabilité de nous envoyer les échantillons
anciens étiquetés malabarica dont aucun n’était accompagné d’une étiquette de Chemnitz, mais dont
certains se rapprochent des figures. Cela nous a donné l’occasion de remarquer que la figure 325, repré-
Source : MNHN, Paris
lÉVISION
S TAPETISAE
41
sentant l'intérieur de la valve gauche, fait voir une ligne saillante à laquelle très certainement corres¬
pondait sur la surface externe de la coquille la dépression dont nous venons de parler, ce qui lève l’incer¬
titude.
Cette espèce a été appelée tantôt malabarica et tantôt g allus niais c’est le premier de ces noms qui
a été le plus employé môme par des auteurs récents, et nous croyons préférable de nous conformer à cet
usage.
Nous avons vu au British Muséum le type de lentiginosa Reeve qui est effectivement un synonyme
comme l’avait déjà admis Smith (1891) et Tomlin (1923).
Le Tapes lurgidula de Reeve (1864) est synonyme : Rômeb considérait cette forme comme une
variété monstrosa caractérisée par une grande épaisseur ; il en avait lui-même deux échantillons dont
le plus épais avait 49 X 38 X 27 mm. Nous en avons un qui dépasse un peu ces proportions, avec tous les
intermédiaires qui montrent qu’il s’agit bien d’une variété (le mot monstrosa pouvait aussi faire penser
à une monstruosité).
La lunule est dissymétrique, la ligne d'affrontement des valves présente une double sinuosité
s’étendant sur toute sa longueur et comportant, à partir du sommet, d’abord une courbe vers la droite
(le centre du rayon de courbure est à droite) assez brève, puis une courbure inverse avec un rayon
beaucoup plus grand.
Distribution. D’après |les renseignements donnés par les différents auteurs cités dans notre liste
de références bibliographiques, cette espèce a été citée des provenances ou régions suivantes : Durban
(Baux Ann, 1964) ; Mozambique (Bbaga, 1952, Paes da Franca, 1960, Fischer-Piette, 1968) ; Aden
(Smith, 1891, Shopland, 1896 et 1902, Smith, 1916, Lamy, 1930) ; Maseate (Melvill, 1928) : golfe Pcr-
sique (Barnabu, 1964) ; Karachi (Melvill et Standen, 1906) : Inde (nombreux auteurs) ; golfe de
Mannar (von Martens et E. A. Smith, 1895) ; Ccylan (Martens, 1887) : Andaman (Melvill et Sykes,
1898) ; archipel Mcrgui (Martens, 1887, Lynge, 1909) ; Malaisie (Martens, 1887, Chuanc, 1961) ;
île Bintang (Martens, 1887) ; Siam (Lynge, 1909) ; Cua Qucn, Annam (Crosse et Fischer, 1889,
P. Fischer, 1891) ; Chine (Reeve, 1864, Rômek, 1870) ; Hong-Kong (Martens, 1887) ; Shangui
(Frauenfeld, 1869) ; Philippines (Deshayes, 1853, Reeve, 1864, Hidalgo, 1903 et 1905, Preston,
1906, Faustino, 1928) ; Java (Aliéna, 1945) ; Moluques (IIanley, 1843, Sowerby, 1852) ; île Sala-
watti (Prashad, 1932), Port Molle, Mélanésie (Smith, 1884) ; détroit de Torrcs (Melvill, 1899) : Buc-
cancer Archipclago, Western Australia (IIedley, 1918); Queensland (Hedley, 1900) et New South
Wales (Iredale, 1936, Rippingale et McMiciiael, 1961).
Les différentes collections consultées ajoutent les provenances suivantes : Madagascar (Muséum,
M. Cloue, 1843) ; mer Rouge (Bruxelles, Coll. Cousin ex Jousseaume ;. Muséum, M. Cloue, 1843) :
Chahbahar, Iran (Mus. Leiden) ; Singapour (Brit. Mus., Miss Archer) ; île Koh-Kut, golfe du Sium,
Thaïlande (Mus. Copenhague, D r Th. Mortensen) ; Amoy (Muséum, Coll. Lavezzari, 1.929) : Sumatra :
Bclawan, Mcdan, Padang (Mus. Leiden), Takisoeng au sud de Banjannasin, Bornéo (Mus. Bruxelles,
Coll, génér.) ; Bœsak, Célèbes (Mus. Leiden).
Cette espèce s’étend donc de Durban, aux Philippines cl à l’Australie.
N° 30. PAPHIA CRASSISULCA Lamarck
(PI. IX fig. 11 el 12)
1818. Venus crassisulca ....
1843. Venus crassisutca l.k
1847. Venus sulcosa .
1848. Venus sulcosa Phil...
1852. Tapes sulcosa Phil...
1852. Tapes meroatformis..
1853. Tapes sulcosa Phil...
Lamarck, Anim. s. Vert., V, p. 604 (594 sur exemplaires non cor¬
rigés).
IIanley, Calai. Rcc. Biv. Sh., p. 120, 1844, pl. 16 fig. 48.
Pu11.lei'i, Zeilschr. f. Malabo/.., p. 89.
Piuum, Abbild., 111, 11, p. 23, pl. Vil fig. 1.
Sowerby, Thés. Conclu, II, p. 681, pl. 145 lig. 13, 14 ( non p. 744,
pl. 163 lig. 158).
Sowerby, Ibid., p. 745, pl. 163 fig. 160.
Deshayes, Cal. Biv. Sh. llrit. Mus., p. 161,
Source : MNHN, Paris
ÉDOUARD FISCHER-PIB)
BERNA
MÉTIVIER
1853. Tapes incroëformis Sow.
1853. Tapes crassisulca Lk.
1864. Tapes mcroeformis Sow.
1864. Tapes sulcosa Phil.
1870. Tapes sulcosa Pliil.
1870. Tapes polila Sow.
1870. Tapes meroëformis Sow.
1870. Tapes cassisulca Lk.
1896. Tapes sulcosa Lk.
1898. Tapes ( Texlrix ) sulcosa Pliil.
1899. Tapes (Texlrix) sulcosa Pliil.
1900. Paphia sulcosa Phil.
1902. Tapes sulcosus Lk.
1906. Tapes ( Texlrix ) sulcosa Pliil.
1939. Paralapes crassisulcus Lk.
1961. Tapes sulcosa Pliil.
Dkshayes, Ibid., p. 163.
Deshayes, Ibid., p. 169.
Reeve, Conch. Icon., XIV, pl. V fig. 19.
Rebve, Ibid., pl. V fig. 22.
Rômeu, Monogr. Venus, II, p. 23, pl. VI lig. 2, 2 a, 2 b.
Rü.meii (non Sowerby), Ibid., p. 23, pl. X fig. 1.
Rômeu, Ibid., p. 31, pl. X fig. 2.
Rômeu, Ibid., p. 45.
SnopLAKD, J. Bombay Nul. Hisi. Mus., X, p. 232.
Melvill et Standkn, Journ. Concbol., IX, p. 83.
Melvill, J. Linn. Soc., Zool., 27, p. 196.
IIedley, Austral. Assoc. Adv. Sc., Brisbane (1900), Appendix,
p. 349.
Siiopi.and, Proc. Malac. Soc. Lond., p. 178.
Melvill et Standen, Proc. Zool. Soc. Lond., 1906 II, p. 832.
Lamy et Fiscueh-Piettk, Bull. Mus., p. 315.
Rippingale et McMicuael, Queensland and Gréai Barrier Reef
Sliells, p. 198, pl. 28 fig. 19.
Le type de Lamarck de crassisulca n’avait à notre connaissance jamais etc ligure. Nous le repré¬
sentons pl. IX lig. 11 et 12.
Sowerby, en plus de sa citation de Tapes sulcosa (1852, p. 681, pl. 145 lig. 13 et 14) a représenté
pl. 163, fig. 158, une forme qu’il dit (p. 744) en être une variété, mais qui à notre avis est une Paphia
inflala Desli. Spry (1964, Tanganyka Noies, 63, p. 33, pl. 3 fig. 164) a cité et figuré, sous le nom Tapes
sulcosa Pliil., un échantillon qui est un Tapes deshayesii llanlcy.
Nous effectuons la mise eu synonymie de sulcosa avec crassisulca, déjà jugée probable en 1939 par
Lamy et Fischer-Piette. Nous mettons de même Tapes nieroæformis Sow., dont nous avons vu les
deux échantillons types au British Muséum, dans la synonymie, de crassisulca.
IIanley (1843) a représenté sur sa pl. 16, lig. 48, une coquille qu’il donnait avec doute comme
correspondant à Venus crassisulca Lk. Rômer (1870, p. 45) considérait qu’il ne s’agissait pas de cette
espèce, et Lamy et Fischer-Piette (1939, p. 315) suivirent Rômer. Mais nous ne pouvons plus rnain-
tenir celte opinion ne trouvant pas de meilleure attribution à la figure de IIanley, et ne pouvant d’ail¬
leurs exprimer de différence nette avec l’espèce lamarckiennc.
La lunule est dissymétrique dans le tracé de la ligne de séparation des valves, qui à partir du som¬
met présente d’abord un coin enfoncé de la droite vers la gauche, presque anguleux, puis un assez long
secteur courbe dirigé en sens inverse (centre de courbure à gauche), enfin une partie rectiligne et médiane
occupant le dernier quart du parcours.
Distribution. Celle espèce décrite de Nouvelle-Hollande de la Baie des Chiens Marins par Lamarck
a été citée d’Aden (Siiopland, 1896 et 1902), de Karachi (Melvill et Standf.n, 1906), de Madras (Mel¬
vill et Standen, 1898), du détroit de Torres (Melvill, 1S99), du Queensland (IIedley, 1900), du
Queensland à Western Auslralia (Rippingale et McMicuael, 1961) et d’Australie sans localisation par
divers auteurs.
Après examen des différentes collections nous n’ajoutons à ces provenances qu'une précision pour
l'Australie : Australie de l’Ouest, Swan River (Brit. Mus., cl Muséum Paris, Coll. Staadt) et Baie des
Itequins (Muséum, M. de Castelnau, 1877).
11 semble que celte espèce soit peu abondante.
Le plus grand échantillon que nous ayons vu est au British Muséum (sans provenance). 11 a 68 mm
de long.
N° 31. - PAPHIA EUGLYPTA Philippi
1847. Venus eugljpta -
1848. Venus euglypta Phil
1852. Tapes euglypta Phil
1853. Tapes euglypta Phil
Philippi, Zeilschr. f. Malako/.., p. 89.
Philippi, Abbihl., 111, p. 76, pl. VII fig. 3.
Sowerby, Thos. Cour h,, p. 680, pl. 145 fig. 17.
Desüayes, Cat, Biv. Sli. Brit. Mus., p. 162.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES TAPET1XAF.
43
Nous ne connaissons cette espèce que par les descriptions et ligures de Philippi et de Sowerby.
Nous n’avons pas trouvé au British Muséum d’échantillon de Sowerby qui a dû pourtant s’y trouver
si on tient compte de la mention de Deshayes dans son catalogue du British Muséum.
Dans aucune collection nous n’avons vu d’échantillons correspondant aux descriptions et aux
figures de Philippi et de Sowerby, ayant avec des côtes très peu nombreuses, la forme du T. exarata
(Philippi), c’est-à-dire « subquadratû », « square » (Sowerby) et les secteurs rayonnants uniformément
bruns, et larges, que représentent les figures.
Cette espèce était d’habitat inconnu des trois auteurs qui l'ont citée. Le fait qu’elle n’ait pas été
retrouvée laisse penser qu’elle est rare ou qu’elle provient de l’une des régions (de I’Indo-Pacific plus
que probablement) qui encore actuellement ont été très insuffisamment fouillées (côtes de l’Inde ?
Côte de la Chine ? Célèbes, Moluques ?).
N° 32. PAPHIA LISCHKEI n. sp.
1869. Tapas eugiyptus Pliil..
1870. Tapes eugiyptus Phil..
1874. Tapes cuglyplus Phil...
1882. Tapes eugiyptus l’Iiil..
1891. Tapes euglypta Phil...
1895. Tapes cuglyplus Phil..
1907. Tapes cuglyplus Phil..
1951. Paphia euglypta Phil..
1952. Paplùa euglypta Phil..
1954. Paphia euglypta Pliil..
1955. Paphia euglypta Pliil..
1962. Paphia euglypta Pliil..
1965. Paphia euglypta Pliil..
1967. Paphia euglypta .
Liseuse, Japan. Mccrcs-Couch., I, p. 119.
UiiMEn, Munogr. Venus, p. 26, pi. VI11 lig. 1 et pl. 29 lig. 1.
Lisciike, .lapuu. Mceves-Concli., 111. p. 81, pl. VI lig. 8 à 11.
Dunkeii, Iml. Moll. Mar. Jap., p. 206.
Stearns, A List of Moll, eolleel. Jap., p. 15.
I’ii.snnv, Cal. Mar. Moll. Jap., p. 129.
llniASE, Cal. Mur. Sh. Jap., p. 53.
IIaui:, Généra Jap. Sh., p. 185, fig. 504-405 p. 176.
Ko roda et II a n e, Check List Roc. Moll. Jap., p. 27.
Taki, Illustr. Handb. Sliells color, pl. 38 fig. 5.
K ni a, Col. Illustr. Sh. Jap., p. 112, pl. 56 lig. 25.
Kiiia, Shells West. PaciL color, p. 161, pl. 57 lig. 25.
Rare cl Ito, Shells World I, Colour, I, Nortli.-PaciL, pl. 45 lig. 7.
Okvtani et Takemure, Sh. Japan, p. 180, fig. 3.
En 1869 Lisciike, ayant eu une Papltia de Nagasaki qui possédait des côtes peu nombreuses, la
rattacha à Tapes eugiyptus à titre de « varietas », ayant constaté par comparaison avec le type de euglypla
des différences consistant en ce qu’elle est « Ilinten etwas niedriger und mehr abgerundct ». Il en a
donné d’excellentes figures et cette forme depuis lors a été citée et figurée par de nombreux auteurs sous
le nom eugiyptus.
Les différences, aussi bien celles qu’a exprimées Lisciike que celles que nous allons y ajouter,
nous paraissent trop considérables pour être seulement intraspécifiques, étant donné que, d’une manière
générale, les Paphia sont peu variables. Nous croyons donc devoir traiter la forme étudiée par Lisciike
cl ses continuateurs en espèce distincte, en attendant que des intermédiaires éventuels aient pu être
trouves ; nous devons dire que pour notre part, bien qu’ayant vu de nombreux exemplaires de la forme
de Lisciike. nous n’avons rencontré aucun échantillon correspondant à euglypta de sorte que nous
pensons que cette espèce (d’habitat inconnu d’ailleurs) est rare, ce qui risque de retarder l’appréciation
définitive.
La forme générale est. très différente, à en juger à la fois par les figures et les textes relatifs à cuglyp¬
lus s. s. c'est-à-dire, ceux de Philippi et de. Sowerby. P. euglypta est plus court, et surtout il a, nous
dit Philippi, la forme de P. exarata. Il est comme le dit Sowerby de forme « subquadrotâ », « square ».
Cela est vraiment très différent de ce que nous montrent les exemplaires de Paphia lisclikei, arrondis
à leurs deux extrémités et dont le bord postéro-dorsal est en pente nettement descendante de sorte que
l’arrière est atténué. Par ailleurs, ces figures montrent, pour l’ornementation colorée, une teinte brune
uniforme couvrant largement les deux extrémités avec, entre elles, deux rayons de même teinte, tandis
que pour P. lisclikei il n’y a aucune vaste plage brune, mais de petites taches brunes le plus souvent
alignées en minces lignes rayonnantes (dont le nombre est en général de quatre).
Notons que la lunule est dissymétrique : la demi-lunule droite qui dans son ensemble est plus
étroite que In gauche, est au contraire plus large près du crochet où elle présente une avancée assez
Source : MNHN, Paris
44
ÉDOUARD FISCUER-PIKTTE ET BERNARD MÉTIVIER
prononcée, à laquelle correspond sur la valve gauche un rentrant presque aussi marqué ; le dessous de
la saillie de la valve droite est un plan incliné, qui vient en biseau chevaucher légèrement la surface
extérieure de la demi-lunule gauche.
Le type de Papliia lischkei est évidemment le « prâchtiges Excmplar » de 71 X 42 X 25 mm que
Lischke a décrit et figuré.
Cette espèce n’est connue que du Japon.
N° 33. — PAPHIA AMABILIS Philippi
(PI. IX fig. 13)
1847. Venus amabilis . Philippi, Zcitschr. f. Malakoz., p. 90.
1848. Venus amabilis Phil. Philippi, Abbild., III, p. 75, pi. VII fig. 2.
1852. Tapes amabilis Phil. Soweiuiy, Thés. Conclu, II, p. 680, pl. 145 fig. 11.
1853. Tapes amabilis Phil. Dkshayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 163.
1864. Tapes amabilis Phil. Reeve, Conch. Icon., pl. V fig. 21.
1869. Tapes amabilis Phil. Adams, An. Mag. Nat. Ilist., 4 e s., 3, p. 235.
1870. Tapes amabilis Phil. Rômer, Monogr. Venus, II, [>. 25, pl. VII fig. 1.
1874. Tapes amabilis Phil. Lischke, Japan. Meeres-Conch., III, p. 82, pl. VI fig. 5, 6, 7.
1882. Tapes amabilis Phil. Dunker, Ind. Moll. Mar. Jap., p. 206.
1887. Tapes amabilis Phil. Martens, J. Linn. Soc. Lond., Zool., XXI, p. 213.
1891. Tapes amabilis Phil. Stearns, List. Moll. Coll. Jap., p. 15.
1895. Tapes amabilis Phil. Pii.surv, Cat. Mar. Moll. Japan, p. 129.
1920. Tapes amabilis Phil. Yokovama, J. College Sc. lmp. Univ. Tokyo, 39 (6), p. 129 pl 9
fig. 7.
1940. Paphia amabilis Phil . Nomura, Rcc. Oceanogr. Works Japan, XII, p. 57.
1951. Paphia amabilis Phil. Habe, Gcnera Japan. Shclls, p. 184.
1952. Papliiu amabilis Phil. Kuroda et Habe, Chcck List Ree. Mol. Jap., p. 27.
1954. Paphia amabilis Phil. Taki, Illustr. Handb. Sh. col. Jap., pl. 39 fig. 1.
1955. Paphia amabilis Phil. Kiha, Col. Illustr. Sh. Jap., p. 112, pl. 56 fig. 29.
1962. Paphia amabilis Phil. Kir a, Shclls West. Paeif. in color, pl. 57 fig. 28.
1967. Paphia amabilis . Okutani et Takamure, Shclls Japan, p. 180, fig. 4.
Dunker (1853, Ind. Moll. Guin. irtf., p. 57) rapportait à Venus amabilis Phil., une valve subfossile
récoltée à Loanda. Cette provenance est peu vraisemblable, et nous supposons qu’il s’agissait en fait
de notre Venerupis rufiscensis qui présente une grande ressemblance extérieure avec Paphia amabilis
Cette espèce présente une certaine variabilité. La lunule (qui n’a pas de sinuosité) peut être large,
comme cela se voit sur la figure de Rômer, plus étroite comme on le voit sur celle de Lischke, ou étroite
comme sur un de nos échantillons que nous représentons (pl. IX fig. 13). Le sinus palléal est plus ou
moins ascendant et plus ou moins allongé suivant les individus. Pour ce qui est du rapport des dimen¬
sions, la forme la plus haute, se rapprochant d’ailleurs de celle de Paphia sclinelliana, est celle qu'a
figurée Rômer, et nous avons sous les yeux une série allant jusqu’à des formes plus allongées que celle
qu’a figurée Philippi. Voici quelques dimensions :
Hauteur (mm)
Epaisseur (mm)
Hauteur
73
49
32,0
0,67
( Figures 0
le Rômer)
79
52
33
0,66
74
48
30
0,65
78
50
31
0,64
87
54
36
0,62
94
57
34
0,61
Le dernier de ces échantillons qui appartient comme, les autres, aux collections du Muséum (M le
I) r Jousseaume, 1921, Japon), est le plus grand de ceux que nous ayons vus ou qui aient été publiés
Source : MNHN, Paris
IÉVISION DES TAPETINAE
45
La vue de ce tableau pourrait faire penser que la forme de cette espèce se modifie avec l’âge, mais
nous avons un échantillon qui a un quotient de 0,66 pour une longueur de 61 mm ; et si nous mesurons
sur notre échantillon de 94 mm des proportions pour des stades jeunes, faciles à reconstituer en suivant
les dessins des côtes, nous trouvons : 0,600 pour une longueur de 30 mm et 0,604 pour une longueur
de 43 mm, la forme est donc restée constante.
Cette espèce décrite du .lapon a été citée, en dehors de cette région, d’Australie par Rômer et de
l’îlc Sullivan (archipel Mcrgui) par Martkns qui dit qu’elle habite aussi la mer de Chine. Dans les
collections nous n’avons vu, en dehors des échantillons sans provenance, que des localités japonaises
et, pour un des exemplaires du Muséum [ex Coll. Letellier), la mention « Australie ». Il faut peut-être
attendre confirmation des provenances non japonaises étant donné que l’espèce n’a jamais été citée des
Philippines.
Elle est représentée dans les collections du Muséum par six échantillons.
N° 34. PA PII IA L IR AT A Pliilippi
1848. Venus lirai» .
1852. Tape» lirala Phil... .
1853. Tapes lirala Pliil... .
180'.. Tapes liraia Phil....
1809. Tapes liralus Phil.. ,
1809. Pullastra lirala Phil.
1870. Tapes lirala Phil... .
1882. Tapes liralus Phil...
1895. Tapes liralus Phil...
1890. Tapes lirala Phil... .
1903. Tapes liralus Phil...
1905. Tapes liralus Phil.. .
1928. Paphin lirala Phil.. .
Phii.ippi, Abbild., III, p. 70, pl. Vil fig. 5.
SowF.nBY, Thés. Conch., Il, p. 079, pl. 145 fig. 19.
Desrayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 163.
Ref.ve, Coneli. Icon., pl. V fig. 20.
Lisciike, Jap. Meercs-Conch., I, p. 120.
F hauenfei.i), Verhandl. Zool. Bot. Ges. Wien, 19, p. 883.
KdUEit, Monogr. Venus, II, p. 28, pl. VIII fig. 3.
Dunkeii, Index Moll. Mar. Jap., p. 200.
Pilsury, Cal. Mar. Moll. Jap., p. 129.
Eleha, Catal. Filipinas, III, Moluscos, p. 752.
Hidai.go, Mcm. Real Ac. Cicnc. Madrid, 21, p. 247.
Hidalgo, Rcv. Real Acad. Cienc. Madrid, p. 333.
Faustino, Bureau of Science, Manila. Rep. 25, p. 80.
Cette espèce est distincte de P. eugh/pla par ses côtes plus nombreuses eL à section différente, par
son sommet plus dégagé, et aussi par le détail de la lunule. Cette espèce est de celles pour lesquelles
les deux moitiés de la lunule ne sont pas identiques, mais la description de la dissemblance est autre.
Les deux demi-lunules de P. lirala ne diffèrent pas l'une de l’autre dans leurs deux tiers antérieurs.
Dans le tiers le plus proche du sommet, la demi-lunule droite dresse une haute et large saillie, à profil
arrondi, qui empiète sur la demi-lunule gauche, laquelle n’est affectée que d'un léger rentrant du fait
que la saillie de la demi-lunule droite se développe en majorité h un niveau plus élevé.
De tous les échantillons qui ont été publiés et de tous ceux que nous avons vus, il semble que le plus
grand soit le type même de Piuuium (61 X 36 X 22 mm). Le Muséum possède 14 échantillons d’origines
diverses ; ceux qui ont une provenance sont marqués de Chine ou des Philippines.
Cette espèce a été décrite d'habitat inconnu. Puis Sowerby (1852) l’a mentionnée des Philippines,
Fhauenfeld (1869) de Hong-Kong et de Shangai et Dunker (1882) du Japon. Les autres auteurs l’ont
mentionnée des Philippines et il est assez remarquable qu’aucun des ouvrages japonais que nous avons
consulte ne la cite.
Dans les collections que nous avons examinées un seul exemplaire est marqué du Japon. Il est au
Musée de Bruxelles (Coll, générale) où il était déterminé euglypta. Les autres sont des Philippines, ou
de Chine (dont un lot de deux échantillons de l’île Pratas, U. S. Nat. Mus.).
N» 35. PAPHIA EXARATA Philippi
1817. Venus exarala ... .
1852. Tapes exarala Phil
1853. Tapes exarala Phil
1869. Tapes exarala Phil
Piiilippi, Abbihl., II, p. 109, pl. V fig. G.
SowEiinY, Thés. Conch., II, p. 680, pl. 145 fig. 18.
Deshayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 162.
Issp.l, Malac. Mar Rosso, p. 63.
Source : MNHN, Paris
1869. Tapes exarala Phil.
1869. Pullastra exarala Phil.
1870. Tapes exarala Phil.
1882. Tapes exaralus Phil.
1887. Tapes exaralus Phil.
1895. Tapes exaralus Phil.
1932 Paphia (Papliia) exarala Phil
1951. Paphia exarala Phil.
1952. Papliia erarala Phil.
1954. Paphia erarala Phil.
1962. Paphia exarala Phil.
196'.. Paphia exarala Phil.
Adams, Au. Mag. Nat. Uist., 4 e s., III, p. 235.
Fuauenfeld, Verliandl. Zool. Bot. Ges. Wien, 19, p. 883.
Romer, Monogr. Venus, II, p. 27, pl. VIII fig. 2.
Dunker, Ind. Moll. Mar. Jap., p. 206.
Martens, J. Linn. Soc. Lond., Zool., XXI, p. 213.
Pilsbry, Cat. Mar. Moll. Jap., p. 129.
Prashad, Lamellibr. Sihoga, p. 235.
IIabe, Gênera Jap. Sh., p. 184.
Kuroda et IIabe, Check List Rcc. Moll. Japan, p. 27.
Taki, Illustr. llandb. Sh. color. Japan, pl. 39 fig. 3.
IIabe, Colour. Illustr. Sh. Jap., Il, p. 132, pl. 59 fig. 12.
Mare, Shells West. Pacif. color, II, p. 192, pl. 59 fig. 12.
Le plus grand échantillon dont nous ayons eu connaissance a 47 X 31 X 21 mm (Musée de Bruxelles,
Coll, générale). Après examen des différentes collections, il s’avère que P. exarala a généralement une
hauteur proportionnellement moindre et son extrémité antérieure pas aussi relevée que sur la figure de
Philippi.
Cette espèce possède une lunule légèrement encaissée, très dissymétrique. La séparation des parties
droite et gauche de la lunule est une ligne sinueuse qui, sauf à l’extrémité antérieure appuie beaucoup
vers la gauche, de sorte que la pente droite a beaucoup plus de surface que la partie gauche.
Pmr.ippi en décrivant celte espèce lui donnait, mais avec doute, la provenance de la mer Rouge.
Plusieurs auteurs depuis lors ont prononcé celle provenance, mais nous nous demandons si personne
ne l’a jamais effectivement recueillie dans cette mer, car aucune localité n'a été donnée, les auteurs qui
ont spécialement, publié sur cette région ne la mentionnent pas, et nous n’en avons trouvé aucun échan¬
tillon dans les très riches récoltes de Jousseaumk.
Les provenances certaines sont les suivantes : île Sullivan (archipel Mergui) et Canton (Martens,
■1887), Hong-Kong (FnAUF.NFP.r.n, 1860), deux stations entre Java et Bornéo (Prashad, 1932), Japon
(nombreux auteurs).
Les différentes collections consultées ajoutent l’île Pratas et les Philippines (U. S. Nat. Mus.).
L’aire de répartition connue va donc de l’archipel Mergui à la région Bornéo-Java.
N« 3(1. — PAPHIA VEBNICOSA Gould
1862. Tapes vernicosa .
1869. Tapes vernicosa Gouhl.
1870. Tapes vernicosa Gould.
1877. Tapes Greeffei .
1882. Tapes vernicosa Gld.
1882. Tapes Greeffei .
1895. Tapes vernicosa Gld.
1895. Tapes Greeffei Dkr.
1907. Tapes Greeffei Dkr.
1951. Paphia vernicosa Gld.
1952. Paphia vernicosa Gld.
1954 . Papliia vernicosa Gld.
1955. Paphia vernicosa Gld.
1962. Paphia vernicosa Gld.
1965. Paphia vernicosa Gld.
1967. Paphia vernicosa .
Gould, Proc. Boston Soc. Nat. Hist., VIII (1861-1862), p. 30.
Adams, An. Mag. Nat. Hist., 4 e s., III, p. 235.
Romer, Monogr. Venus, II, p. 24 (sans figure).
Dunker, Malakoz. Blatt., p. 73 (sans figure).
Dunker, Ind. Moll. Mar. Jap., p. 206.
Dunker, Ibid., p. 207, pl. 8 fig. 15 à 17.
Pilsbry, Cat, Mar. Moll. Jap., p. 129.
Pilsbry, Ibid., p. 129.
Hirase, Car. Mar. Sh. Jap., p. 43.
IIabe, Généra Jap. Sh., p. 184.
Kuroda et IIabe, Clicrk List Rcc. Moll. Jap., p. 27.
Taki, Illustr. llandb. Shells colors, pl. 39 fig. 4.
Kira, Col. Illustr. Sh. Jap., p. 112, pl. 56 fig. 28.
Kira, Shells West. Pacif. in color, p. 162, pl. 57 fig. 27.
IIabe et Iro, Shells World Colour, I, North. Pacif., pl. 45 fig j
Okutani et Takamurb, Shells Japan, p. 180, fig. 5. '
Par rapport à semirugata, dont elle est affine, vernicosa Gld. s'en distingue par les caractères sui¬
vants : chez vernicosa les côtes apparaissent dès le plus jeune âge dans la région postéro-dorsale, puis
ensuite dans la région antérieure et finalement à un stade plus avancé elles existent sur toute la longueur
de la valve ; chez semirugata elles n’apparaissent (à un stade assez avancé) que dans la seule région
médiane pour commencer, puis gagnent l’extrémité antérieure et finalement presque toute la longueur des
valves, sans atteindre leur ligne de séparation postéro-dorsale. L’espace demeurant ainsi nu constitue
Source : MNHNParis
une sorte d’area ligamentaire plate tandis que chez vernicosa où les côtes s’affrontent à la ligne de sépa¬
ration des valves, rien n’évoque une area ligamentaire. Cette ligne de séparation des valves est recti¬
ligne chez vernicosa, tandis que chez semirugata elle présente une sinuosité, la valve gauche formant
une légère saillie et la valve droite ayant un retrait correspondant. La lunule est symétrique chez ver¬
nicosa alors que chez semirugata elle présente une sinuosité, l'avancée étant cette fois de la valve droite
au détriment de la valve gauche.
P. vernicosa a une épaisseur plus grande, par rapport à sa longueur, que semirugata. Exemples de
dimensions pour vernicosa :
Longueur (mm) Hauteur (mm)
84 55
80 53
72 48
Épaisseur
pour les deux valves (mm)
34
35
31
Cette espèce décrite du Japon, n’a jamais été citée ailleurs que de ce pays.
L’examen des diverses collections ne nous permet d’ajouter qu’une seule provenance : San Nicolas,
isle of Zebu (Brit. Mus.) ; nous supposons qu’il s’agit de l’île Cebu aux Philippines.
Le Muséum possède de cette espèce, dix échantillons d’origines diverses.
N° 37. - PAPHIA SEMIRUGATA Philippi
(PI. X fig. t à 15)
Piui.im, ZeilBchr. f. Mulakoz., p. 88.
Piiii.ipiu, Abbil.l,, lit, p. 7C, j>1. Vit lig. 4.
Sowehby, Thés. Conclu, II, p. 080, pi. 145 fig. 9.
Sownnuv, Thés. Conclu, il, p. 081, pl. 145 fig. 12.
SowEnnv, Ibid., p. 082, pl. 145 fig. 15 et 10.
Desdaves, Cnt. Hiv. Sh. Brit. Mus., p. 102.
Lies HAVES, Ibid., p. 103.
Desiiavf.s, Ibid., p. 172.
Rekve, Conclu Icoiu, pl. 5 fig. 23.
Rekve [non Goulu), Ibid., pl. X fig. 48.
Reevi:, Conclu Icoiu, pl. X fig. 49.
llôHEn, Monogr. Venus, II, p. 29, pl. IX fig. 1, 1 a, 1 b.
Smith, Challenger, XIII, Lamcllibr., p. 115.
VViiiTELEccE, .1. Roy. Soe. N. S. \V„ XXIII, p. 240.
Pii.sbiiy, Cal. Mar. Moll. Jap., p. 129.
Fleha, Cal. l’ilipinas, 111, Moll., p. 749.
Hidalgo, Menu Real Ac. Cicnc. Madrid, p. 248.
Hidalgo, Rev. Real Ae. Cicne. Madrid, p. 332.
Lvnge, Menu Ac. Roy. Danemark, 7 e s., V, p. 230.
IIkdi.ey, J. Roy. Soc. N. S. W., 1.1, 1917 (1918), p. M 25.
Faustino, Bureau of Science, Maitila, Rcp. n° 25, p. 79.
Allan, Auslraliau Slu, p. 334, col. pl. 39 fig. 8.
Iai:n ale, Proc. Roy. Zool. Soc. N. S. VV. (1956-1957), p. 104.
In eiiai.e cl McMicuael, Ref. List mai. Moll. N. S. VV., The Aus-
Iralian Mus., Sydney, Menu NI, p. 23.
Nous avons placé dans la synonymie de Paphia semirugata Phil. le Tapes dcclivis Sow. bien que n’en
ayant pas trouvé le type à Londres. Cependant, nous avons eu un assez grand nombre d’échantillons
sous les yeux, ce qui nous a permis de constater que semirugata est variable et peut approcher de très
près la forme représentée par Sowkuby.
Nous considérons aussi comme synonyme de P. semirugata le Tapes vernicosa Rve, ayant examiné
au British Muséum l'exemplaire ligure. C’est un jeune dont les dimensions sont : 30 X 19 X 10,5 mm
et dont la oostulation commence è peine à apparaître.
1847. Venus semirugata.
1848. Venus semirugata Phil.
1852. Tapes declivis .
1852. Tapes semirugata Phil.
1852. Tapes poli tu .
1853. Tapes declivis Sow.
1853. Tapes semirugata Phil.
1853. Tapes polila Sow.
1804. Tapes declivis Sow.
18G4. Tapes vernicosa .
1804. Tapes polila Sow.
1870. Tapes semirugata Phil.
1885. Tapes semirugata Phil.
1889. Tapes semirugata Phil.
1895. Tapes semirugata Phil.
1890. Tapes declivis Sow.
1903. Tapes declivis Sow.
1905. Tapes declivis Sow.
1909. Tapes ( Paratopes) sentira gains Phil.
1918. Papliia semirugata Phil.
1928. Paphia declivis Sow.
1950. Paratopes textile .
1958. Paphia weltsi .
1902. Paphia semirugata l’I.il.
Source : MNHN, Paris
48
ÉDOU/
FISCHER-PIETTF. ET BERNARD MÉTIVIE1
Nous mettons en synonymie de Paphia semirugala la Paphia wellsi de Iredale (1958), car cette
espèce à défaut de description est fondée sur le renvoi qu’il fait à une figure de Miss Allan (1950, Aus-
tralian Sh., pl. 39 fig. 8) de « Paralapes textile » qui en fait représente pour nous une Paphia semirugala.
Pour ce qui est du dessin de coloration auquel Iredale semble attacher de l’importance, voir les figures
que nous donnons pour semirugala (pl. X fig. 1 à 15). Dans ses commentaires, Iredale parle cependant
de semirugala mais sous le nom erroné subrugala et en désignant en fait non pas semirugala (subrugaln)
comme il le croit, mais une jeune Paphia malabarica (pl. 39 fig. I l, Ali.an, Inc. ci.!.).
Signalons que nous n’avons pas pu retrouver au British Muséum le type de Tapes polila Sow„
espèce qui a été mise en synonymie en 1885 par Smith après examen de l’échantillon de Sowerby.
C'est à tort que Rümer (1870, p. 24) a mis Tapes polila dans la synonymie de T. sulcosa.
Nous avons exclus de notre liste synonymique les citations de Pfeiffer de Venus decliais Sow.
(1869, Concli. Cal»., éd. 2, p. 237, pl. 41 fig. 1, 2) et de Romer de Tapes dédiais Sow. (1870, Monogr.
Venus, II, p. 32, pl. IX fig. 3). Ces deux auteurs ont représenté une même espèce qui n’est pas dédiais
(donc semirugala). Déjà Hidalgo (1903, p. 249) avait noté que leurs deux figures « no tienen semejanza
con el Tapes dédiais de Sowerby ». Ces figures seraient, à rattacher à Marcia recens Chemnitz (voir
plus loin).
Nous n’avons pas fait mention de la citation de Venus dédiais Sow. par Smith (1871, Proc. Zool.
Soc. Lond., p. 727) car celui-ci la cite de « West Africa », ce qui implique vraisemblablement une erreur.
Allan (1950, Australian Sh., p. 334, pl. 39 fig. 11) a donné sous le nom de Tapes semirugatus une
figure, qui à notre avis, représente un jeune de Paphia malabarica.
Nous donnons plus loin à propos de Paphia aernicosa Gld. des détails sur certains caractères de
semirugala, permettant facilement de séparer les deux espèces.
Distribution. Cette espèce décrite d'habitat inconnu a été signalée ensuite du golfe du Siam (Lynge
1909), du Japon (Pilsbry, 1895), des Philippines (nombreux auteurs), du sud de la Nouvelle-Guinée
(Smith, 1855) et de l’Australie, N. S. W. (divers auteurs).
Les différentes collections consultées n’ajoutent que trois provenances : Moluques (Bruxelles
Coll, générale, Achat II. Nyst), Yeppoon, Queensland (Muséum, Coll. Staadt) et Australie du Nord-
Ouest, en deux localités, Broome (Brit. Mus., Coll. C. T. Trechmann) et King Sound (Muséum, Achat
Kaspiew. 1963).
N» 38. PAPHIA PAPILIONACEA Lamarck
IPI. XI fig. 1 à 3)
1784. Venus ala papilionis.
1791. Venus rolundala .
1818. Venus papilionacea .
1828. Venus rolundalus .
1841. Venus papilionacea Lk.
1843. Venus ( Pullaslra) papilionacea Lk.
1847. Vtniu papilionacea Lk.
1852. Tapes papilionacea Lk.
1853. Tapes rolundala I..
18G4. Tapes rotundata L.
1870. Tapes papilionacea Lk.
1870. Venus papilionacea Lk.
1880. Tapes papilionaccus Lk.
1892. Tapes papilionaceus Lk.
1895. Tapes rolundala L.
1909. Tapes ( Paralapes ) papilionaceus Lk.
1915. Paphia rolundala L.
1923. Paphia coelala Martyn.
1929. Tapes papilionaceus Lk.
n corrigés),
t de Madagascar,
Cuemnitz, Concli. Cab.. VII, p. 46, pl. 42 fig. 441.
Cmelin (/ion Linné), Syst. Nal., XIII, p. 3294.
Lamarck, Anim. s. Vert., p. 604 (594 sur cxemplairi
Wood, Ind. Test., p. 40, pl. 8 fig. 103.
Sganzik, Cat. Coq. îles de Franco, de Bourbon c. __ <<j><
Mém. Soc. .Mus. Hist. Nat. Strasbourg, 111 (1840-1846) p?°7
Menke, Moll. Nov.-Holl., Spcciin., p. 44.
Chenu, Illustr. Conchyl., pl. V fig. 5, 5 a, 5 b.
Sowerby, Thés. Conchyl., p. 679, pl. 45 fig. 1, 2.
Df.siiayes ( non L.), Cat. Brit. Mus., p. 167.
Rkevf. ( non L.), Concli. Icon., pl. II fig. 7.
Romer, Monogr. Venus, II, p. 21, pl. VI fig. 1,1 a,\ b 1 r.
Pfeiffer, Concli. Cab., ùd. 2, p. 167, pl. 15 fig. 6.
Martens, in Môbius, Bcilr. Mccresf. Maurit. und Seycli., p. 30g
Chosse et Fischer, Journ. Conchyl., 40, p. 76.
Martens et E. A. Smith in Thurston (non L.), Bull. Madras
Government Mus., n° 3, p. 129.
Lynge, Mcm. Acad. Roy. Danemark, 7 e s., V, p. 236.
Hedley (non L.), J. Roy. Soc. West. Austr., I, p. 16.
Tomlin, Proc. Malac. Soc. Lond., XV, p. 313.
Dautzenberg, Moll. Madag., Faune Col. Fr., III, p. 604.
Source : MNHN, Paris
ES TAPETIXAE
49
RÉVISION
1932. Papliia ( Paphia) nia papilionis Rôding. Pbasbad, Lamellibr. Siboga, p. 233.
1937. Paphia papilionacea Cbemn. Viader, Mauritius Inst. Bull., I (2), p. 67.
1939. Paralapes papilionaceus LU. Lamy et Fischer-Piette, Bull. Mus., p. 315.
1941. Paphia ala-papilionis Rôding. Cravely, Bull. Madras Government Mus., N. S., V (1), p. 52 et
p. 100.
L’espèce dont nous nous occupons a été citée sous le nom papilionacea Lk. par tous les auteurs
peu anciens, sauf trois : Tomi.in (1923) qui a employé coelata Martyn, Prashad (1932) et Gravely
(1941) qui ont utilisé ala papilionis Rôding. Certes, si l’on est d’avis que les noms de Chemnitz ne sont
pas valables, il peut paraître justifié de faire usage d’une appellation qui ait été employée ensuite.
Or, dans le cas de Martyn, le nom variait selon les exemplaires de son ouvrage ( coelata et coelata selon
Tomlin, et dans Prashad l’on trouve crelata ) ce qui rend bien difficile de faire appel à cette solution.
Et pour ce qui est de Rôding, il emploie le nom même que Chemnitz avait donné, ala papilionis, et ce
nom n est pas binominal puisque l’espèce est désignée par deux substantifs en plus du nom de genre,
ce qui rend d’ailleurs son emploi très mal commode.
Nous jugeons donc préférable d’employer papilionacea, en souhaitant que ce vocable prenne place
dans les nomina conseivanda.
Notre emploi de papilionacea peut soulever une objection un peu analogue à celle que nous venons
d’exprimer pour coelata. En effet, on pourrait faire remarquer que sous le nom papilionacea il y a
deux espèces et non une, car il nous faut faire connaître que, alors que les trois échantillons lamarckiens
de Genève (que nous avons vus grâce à M. Rinder ; le plus grand a 95 X 52 X 29 mm, nous le figurons
pl. XI fig. 1 à 3) sont des papilionacea, il y a au Muséum un autre échantillon, cité par Lamy et Fischer-
Piette (1939) de 60 X36 mm qui en réalité n’appartient pas à cette espèce mais à Paphia lirata Phi-
lippi. Certes, comme Lamakck cite en référence la figure de Chemnitz, on peut penser que c’est bien
cette espèce dont il a changé le nom en papilionacea ; mais comme dans son texte « Mus. n° » vient
avant « Mon Cabinet », on pourrait y voir une question de priorité.
Cette incertitude s’ajoute à nos autres arguments pour nous faire souhaiter une adoption autori¬
taire de l’un des noms, qui à notre avis doit être papilionacea.
Chez cette espèce la lunule ne présente aucune dissymétrie et n’est pas déprimée.
Distribution. Chemnitz a donné la provenance Ceylan. Divers auteurs anciens ont donné comme
indications l’océan Indien ; l’un d’eux Sganzin (1841) a précisé l’avoir récolté à l’ile Maurice où elle
« n’est pas rare sur les plages sablonneuses ». Deshayes (1853) dit : « Oceanus Indicus ; Madagascarien-
sis ; mare Novæ Hollandiæ. » Ceci ne nous semble pas établir que l’espèce ait été récoltée à Madagascar,
nous comprenons plutôt qu’il s’agit de l’océan de Madagascar, vraisemblablement du fait de la citation
de l’île Maurice par Sganzin, mais divers auteurs postérieurs l’ont compris autrement. C’est le cas de
Rômer (1870) et de Pfeiffer (1870) qui citent, l’océan Indien, Ceylan, Madagascar, la Nouvelle-
Hollande.
La provenance de l’île Maurice a été confirmée par Martens (1880) et Viader (1937), mais l’indi¬
cation « Madagascar » n’a plus été donnée que par Dautzenberg (1929), or cet auteur, qui étudiait les
récoltes de Petit n’v a pas trouvé d’échantillons de cette espèce puisqu’il fait la citation d’après « v. Mar¬
tens, fide Gray ». Mais Martens cite Maurice et non Madagascar et pour Gray qui est antérieur à Mar¬
tens, contrairement à ce que ce texte laisserait entendre, nous supposons qu’il s’agit du Catalogue du
British Muséum, c’est-à-dire en fait des affirmations de Deshayes. Il en résulte qu’à nos yeux l’espèce
ne peut pas, jusqu’ici, être citée de Madagascar.
Gravely (1941) l’a citée de Madras, Crosse et Fischer (1892) du Cambodge, Prashad (1932)
de la baie de Bima (au sud-ouest de Java se trouve l’île Sumbawa où nous trouvons la baie de Bima)
et Hedley (1915) de Western Australia.
La consultation des différentes collections ne nous a donné que trois provenances précises. Deux
se trouvent dans l’aire de répartition déjà connue : Mannar (Brit. Mus.) et Karikal (Mus. Bruxelles,
Coll. Dautzenberg ex Coll. Eudel). La troisième Brisbane (Brit. Mus., et Muséum Paris, Coll. Staadt)
étend vers l’est cette répartition. Notons que, puisque l’espèce est connue maintenant de l’Australie
de l’Est en plus de celle de l’Ouest, elle n’a jamais été signalée des rivages du Sud (N. S. W., etc.).
Mémoires Muséum , LXXI. 4
Source : MNHN, Paris
FISCI
IETTK ET
MÉTIVIEI
50
ÉDOUARD
N» 39. — PAPIIIA UNDULATA Born
1780. Venus undulala .
1848. Venus rimosa Phil.
1853. Tapes rimosa Phil.
1853. Tapes undulala Born.
1864. Tapes undulala Born.
1867. Tapes undulala Born.
1869. Tapes undulala Born.
1869. Tapes undulala Born.
1870. Tapes undulala Born.
1871. Tapes undulatus Born.
1874. Tapes undulatus Born.
1878. Tapes undulala Born.
1882. Tapes undulatus Born.
1885. Tapes ( Paralapes ) undulala Born.
1887. Tapes undulatus Born.
1889. Tapes undulala Born.
1891. Tapes undulatus Born.
1895. Tapes undulala Born.
1895. Tapes undulatus Born.
1896. Tapes undulala Born.
1903. Tapes undulatus Born.
1905. Tapes undulatus Born.
1906. Tapes ( Texlrix ) undulala Rve.
1909. Tapes ( Paralapes ) undulatus liant.
1911. Tapes undulatus .
1928. Tapes undulala Born.
1932. Papliia [Paralapes] undulala Born.
1936. Paralapes scordalus .
1941. Papliia undulala Boni .
1951. Paralapes undulala Born.
1952. Papliia undulala Born.
1954. Papliia undulala Born.
1955. Paphia undulala Born.
1962. Paralapes scordalus Iredale.
1962. Paphia undulala Born.
Born, Test. Mus. (’acs. Vindds., p. 67.
Pniurri, Abbild., III. p. 77, pi. 7 fig. 7.
Sowerby, Thés. Coneh., II, p. 682, pl. 146 fig. 29.
Deshayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 171.
Reevk, Coneh. Icon., pl. 3 fig. 8.
Anoas, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 923.
Adams, An. Mag. Nat. Hist., 4' s., III, p. 235.
ITiauenfei.d, Yerhnndl. Zool. Bot. Ges. Wien, 19, p. 884.
Romer, Monogr. Venus, II, p. 20, pl. 5 fig. 2.
Lischke, Jap. Mecres-Conch., II, Nachtrag, p. 171.
Lischke, Ibid., III, p. 80.
Tenison-Woods, Pap. Proc. Roy. Soc. Tasmania (1877), p. 52.
Dunker, Ind. Moll. Mar. Jap., p. 206.
Smith, Challenger, Zool., XIII, Lamellibr., p. 115.
Martens, J. Linn. Soc. Lond., Zool., XXI, p. 213.
Whitelecge, J. Roy. Soc. N. S. \Y„ XXIII, p. 239.
1’. Fischer, Bull. Soc. Hist. Nat. Autun, IV, p. 189.
Martens et E. A. Smith in Thurston, Madras Government
Muséum, Bull. n° 3, p. 129.
Pilsbry, Cat. Mar. Moll. Jap., p. 129.
Eleha, Cal. Filipinas, III, Mol., p. 750.
Hidalgo, Mem. Real Ac. Cienc. Madrid, 21, p. 252.
Hidalgo, Rev. Real Ac. Cienc. Madrid, p. 335.
Melvili. et StaNden, Proc. Zool. Soc. Lond., 1906 II, p. 832.
Lynge, Mem. Acad. Roy. Danemark, 7 e s., V, p. 237.
Pelseneer, Siboga, Lamellibr. (Anatomie), p. 52, pl. 19 fig. 9.
Faustt.no, Bureau of Science, Manda' Rep. 25, p. 82.
Prashad, Lamellibr. Siboga, p. 240.
Iredale, Rcc. Austral. Mus., 19, p. 279, pl. 20 fig. 11.
Gravei.y, Bull. Madras Government Mus., N. S., Y (1), p. 52 et 100
Hase, Gen. Jap. Sh., p. 184, fig. 426 ù 428 p. 183.
IvunoDA et Habe, Chcck List Rec. Moll. Jap., p. 27.
Taki, Illuslr. Handb. Sh. colors Jap., pl. 39 fig. 5.
Kira, Col. Illuslr. Sh. Jap., pl. 56 fig. 24.
Iredale et McMichael, Ref. List. Mar. Moll. N. S. VY„ The Aus-
tralian Mus., Sydney, Mem. XI, p. 23.
KinA, Shclls West. Pacif. Col., pl. 57 fig. 24.
Nous ne mettons pas dans notre liste de références la citation de Tapparone-Canefri (1874
Zool. Voy. « Magenta », p. 129) sous le titre undulala Born, car dans son commentaire il dit qu’il n’est
pas certain que les échantillons dont il parle ne soient pas une autre espèce.
Lamy (1930, Bull. Mus., p. 227 et 1938, Mém. Inst. Égypte, XXXVII, p. 29) interprétant Dillwyn
a employé le nom undulatus pour les échantillons de la mer Rouge que nous avons en main et qui sont
des textile, et Moazzo (1939, Mém. Inst. Égypte, XXXVIII, p. 74, fig. 8) l’a suivi pour des exemplaires
du canal de Suez (voir plus loin P. textile).
Le caractère principal de Paphia undulala est sa sculpture ondulée, oblique par rapport aux stries
de croissance. Ce caractère est parfois absent chez des jeunes de cette espèce, pour lesquels on pourrait
alors hésiter avec P. textile.
Mais il y a entre les deux espèces d’autres différences que celles de la sculpture, et que Sowerby
a déjà partiellement exprimées. La forme générale est un peu plus élevée chez textile que chez undulala.
On peut s’en rendre compte en examinant les figures 1 et 2 de la planche V de Romer. Les valves sont
moins bombées, plus minces, le sommet est plus dégagé, le bord dorsal plus rectiligne chez undulala
La coloration de cette espèce est plus rougeâtre, plus serrée que chez textile.
La sculpture à'undulata présente quelque variabilité. Les côtes onduleuses obliques sont plus ou
moins marquées. Les côtes concentriques qui généralement ne sont pas onduleuses peuvent l’être chez
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES TAPETIS'AE 51
quelques individus, chez lesquels elles se trouvent être aussi saillantes que les côtes obliques alors que
dans le cas général ces dernières l’emportent.
Les dents cardinales sont généralement assez minces, toutefois chez certains individus elles se
remarquent par leur épaisseur.
La lunule chez cette espèce, ne présente aucune dissymétrie.
Distribution. D'après les renseignements donnés par la bibliographie, cette espèce a été citée d’Ouest
en Est des localités ou régions suivantes : golfe d’Oman, Jaslt (Melvill et Standen, 1906) ; Mekran
Coast, Charbar (Ibid.) ; golfe de Mannar (Martens et E. A. Smith, 1895) ; Madras (Gravely,
1941) ; archipel Mergui (Martens, 1887) ; golfe du Siain (P. Fischer, 1891, Lynge, 1909) ; Hong-Kong
(Frauenfeld, 1869) ; Chine (divers auteurs) ; Japon (nombreux auteurs) ; Philippines (nombreux
auteurs) ; Célèbes, Lombok (Prashad, 1932) ; Kobé (Smith, 1885) : Timor (Prashad, 1932) : mer d’Ara-
fura (Smith, 1885) ; N. S. W. (Angas, 1867, Whitelegge, 1889, Iredale, 1936) et détroit de Bass
(Tenison-Woods, 1878).
Les diverses collections consultées ajoutent les provenances suivantes : Bombay (Brit. Mus.) ;
Ccylan (Brit. Mus.) ; Karikal (Musée Bruxelles, Coll. Dautzenberg ex Coll. Ei. del) ; au large du delta
du Gange (Brit. Mus.) ; Port Blair (Brit. Mus., Winckworth) ; Java (Mus. Leiden et U. S. Nat. Mus.)
et Moluques (Mus. Bruxelles, Coll, générale).
L’espèce s’étend donc du golfe d’Oman, au Japon et au détroit de Bass.
N° 40. — PAPHIA TEXTILE Gmelin
178/..
1791.
1817.
1843.
1852.
1853.
1870.
1870.
1870.
1887.
1892.
1893.
1899.
1899.
1900.
1902.
1903.
1905.
190G.
Venus Textrix . Ciiemnitz, Conch. Cab., VII, p. 48, pl. 42 fig. 442 (non 443).
Venus textile . Gmelin, Syst. Nat., éd. XIII, p. 3280.
Venus undulala Born. Dillwyn, Dcscr. Cal. Rec. Sh., I, n° 106, p. 204 avec fig.
Venus textile G mol. Lamarck, Anim. s. Vert., V, p. 606 (596 sur exemplaires non cor¬
rigés).
Venus textile . Wood, Ind. Test., p. 40, pl. 8 fig. 104.
Venus ( Pullastra ) textile 1. Mf.kke, Moll. Nov. Hol. Specimen, p. 44.
Tapes textile Gmel. Sowerby, Thés. Conch., II, p. 681, pl. 146 fig. 26 à 28.
Tapes textrix Chemn. Deshayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 171.
Tapes textrix Chemn. Reeve, Conch. Icon., pl. Il fig. 3.
Tapes textrix Chemn. Frauenfeld, Verhandl. Zool. Bol . Gcs. VYien, 19, p. 883.
Tapes textrix Chemn. RSmer, Monogr. Venus, II, p. 19, pl. 5 fig. 1,1a, 1 4, lr.
Venus textrix Chemn. Pfeiffer, Conch. Cab., éd. 2, p. 169, pl. 15 fig. 7.
Tapes textrix Chemn. MacAnduew, An. Mag. Nat. Hist., p. 447.
Tapes ( Textrix ) textrix Chemn. Smith, Zool. Coll. « Alert », Mollusca, p. 97.
Tapes textrix Chemn. Smith, Challenger, Zool., XIII, Lnmellibr., p. 111.
Tapes textrix Chemn. Cooke, An. Mag. Nat. Hist., 3 e s., 18, p. 103.
Tapes textrix Chemn. Martens, J. Linn. Soc. Lond., Zool., XXI, p. 213.
Tapes textrix Chemn. Sowerby, Mar. Sh. South Afr., p. 59.
Tapes ( Pullastra) textrix (Chemn.). Melvill et Adercromuie, Mem. and Proc. Manchester Lit. Philos.
Soc., p. 46.
Tapes textrix Chemn. Martens et E. A. Smith in Thurston, Madras Government
Muséum, Bull, n° 3, p. 129.
Tapes textrix Chemn. Shopland, ,1. Bombay Nat. Hist. Mus., X, p. 232.
Tapes textile Gmel. Elera, Cat. Filipinas, III, Moll., p. 750.
Tapes textrix Chemn. Melvill et Standen, Journ. Conchol., IX, p. 83.
Tapes textrix Chemn. Melvill, J. Linn. Soc. Lond., Zool., XXVII, p. 196.
Tapes textrix Chemn. Sturany, Exp. « Pola », XIV, Lamellibr., p. 281.
Paphia textile Gmel. Hedley, Austral. Assoc. Adv. Sc., Brisbane, 1900, Appendix,
p. 349.
Tapes textrix Chemn. Shopland, Proc. Malac. Soc. Lond., p. 178.
Tapes textrix Chemn. Hidalco, Mem. Real Ac. Cienc. Madrid, 21, p. 251.
Tapes textrix Chemn. Hidalco, Rev. Real Ac. Cienc. Madrid, p. 331.
Tapes ( Textrix) textrix Chemn. Melvill et Standen, Proc. Zool. Soc., 1906 II, p. 832.
Source : MNHN, Paris
52
FISCHER')
[•TE ET BERNARD MÉTIVIER
ÉDOUARD
1906. Tapes textrix Chcran.
1907. Tapes lexitile Gmel.
1907. Tapes lexlrix Chemn.
1915. Paphia textile Gmel.
1917. Tapes texlrix Chemn.
1928. Paphia textile Gmel.
1928. Paphia lexlrix Chemn.
1930. Tapes ( Paratapes) undulatus Boni.
1931. Tapes sumalranus .
1932. Paphia ( Paratapes ) textile Gmel.
1938. Tapes (Paratapes ) undulatus Born.
1939. Tapes undulatus Born.
1939. Paratapes textile Gmel.
1941. Paphia textile Gmel.
1945. Paphia textile Gmel.
1948. Paphia textile Gmel.
1961. Paphia undidata Born.
1964. Paphia ( Paratapes) textile Gmel.
1964. Tapes textile Gmel.
1968. Paphia textile Gmel.
Standen et Leicester, Rep. Ceylon Pearl Oyster Fish., V, Suppl.
Rep. 38, p. 293.
Hirase, Catal. Mar. Sh. Japan, p. 43.
Nobre, Bull. Soc. Port. Sc. Nat., I (4), p. 230.
Hedley, J. Roy. Soc. West. Austral., I, p. 16.
Odhner, Swed. Exp. Australia, Kungl. Svensk. Vetensk. Handl.,
Bd 52, n° 16, p. 9.
Melvill, Proc. Malac. Soc. Lond., 18, p. 116.
Faustino, Bureau of Science, Manila, Rep. 25, p. 82.
Lamy, Bull. Mus., p. 227.
Thxeee et Jaeckel, Wiss. Ergebn. « Valdivia », 21 (1932), p. 235,
pl. IV fig. 109.
Prashad, Lamellibr. Siboga, p. 239.
Lamy, Mém. Inst. Égypte, XXXVII, p. 29.
Moazzo, Mém. Inst. Égypte, XXXVIII, p. 74, pl. en couleur fig. 8
(avec légende « T. textrix Chemn. »).
Lamy et I’ischer-Piette, Bull. Mus., p. 314.
Gravely, Bull. Madras Government Mus., N. S., V (1), p. 52 et
p. 100.
Keen, Min. Conchol. Club South Calil., X, 49, p. 36.
Ray, Rcc. Ind. Mus., XLVI, p. 119.
Rippingale et McMichael, Queensland and Great Barrier Reet
Shclls, p. 198, pl. 28 fig. 14.
Shikama, Sh. World, II, p. 81, pl. 47 fig. 8-10.
Barnard, An. S.-Afr. Mus., XLVII (3), p. 508.
Fischer-Piette, Bull. Mus., 40, n° 4, p. 793.
La Venus textrix de Chemnitz comporte en plus de la figure 442, qui représente Paphia textile,
la figure 443 qui est tout autre chose : pour Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus (Moll. Roussillon,
1893, p. 427), c’est un Tapes aureus Gmel., opinion confirmée par Lamy et Fischer-Piette (1939,
Bull. Mus., p. 406). , .
Nous n'avons pas fait mention, dans notre liste de references bibliographiques, de la citation de
Paratapes textile par Allan (1950, Australian Sh., p. 334, col. pl. 39 fig. 8) car la figure qu’elle donne
représente à notre avis une Paphia semirugata.
Les citations de Lamy (1930 et 1938) et de Moazzo (1939) de undulatus, sont reportées ici. Nous
avons en main les échantillons cités dans les deux ouvrages de Lamy et ce sont des textile (il semble que
Lamy suivait Dillwyn qui, d’après les références qu’il donnait, considérait les formes comme cons¬
tituant une seule espèce). Nous n’avons pas en main les échantillons de Moazzo, mais son texte renvoie
à une figure qui représente textile dont le nom est donné dans la légende de la planche, et Moazzo citait
Lamy. , , .
Chez cette espèce la lunule ne présente aucune dissymétrie.
Distribution. Sowerby (1892) la citait d’Afrique du Sud sans localité ; Barnard (1964) a cité de
Durban un échantillon dont il se disait incertain que ce ne soit pas un undulata ; Fischer-Piette
(196S) a eu cet échantillon en main et a confirmé son attribution à textile. Durban est donc la localité
extrême dans l’aire de distribution connue. Citée du Mozambique, Lourcnço Marques (Fischer-Piette,
1968) • de la mer Rouge (Gmelin, 1791, Dillwyn, 1817, Sturany, 1899) ; de Suez (MacAndrew, 1870,
Cooke, 1886, Lamy, 1938) ; du lac Timsah (Moazzo, 1939) ; d’Aden (Shopi.and, 1896 et 1902, Lamy,
1930) ;’de Mascate et du golfe Persique (Melvill, 1928) ; de Mckran Coast, de Karachi et de Bombay
(Melvill et Standen, 1906) ; de la côte de Malabar (Gmelin, 1791, Dillwyn, 1817, Lamarck, 1818,
Sowerby, 1852, Smith, 1885, Martens, 1887) ; du golfe de Mannar (Martens et E. A. Smith, 1895) ;
de Ceylan' (Martens, 1887, Standen et Leicester, 1906) ; de Madras (Frauenfeld, 1869, Melvill
et Standen, 1898, Gravely, 1941) ; de la côte de Coromandel (Ray, 1948) ; des îles Andaman (Smith,
1885), de l’archipel Mergui et de Malacca (Martens, 1887) ; de Hirado Hizen, île Nias (Thiele et
Jaeckel, 1931), Japon (Hirase, 1907), Philippines (Elera, 1896, Hidalgo, 1903 et 1905, Faustino,
1928) • Lombok’(PRASHAD, 1932), Timor (Nobre, 1907) ; Moluques (Martens, 1887, Prashad, 1932) ;
de Nouvelle-Guinée (Keen, 1945) ; du détroit de Torres (Melvill, 1899) ; d’Australie par de nom-
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES TAPETINAE
53
breux auteurs dont certains ont donné les régions : Western Australia (Hedley, 1915, Odhner, 1917) ;
Queensland (Sowerby, 1852, Hedley, 1900) ; Port Jackson, N. S. W. (Smith, 1884 et 1885).
Après examen des différentes collections, nous pouvons ajouter les provenances suivantes : Pondi¬
chéry (Muséum, sans donateur), île Andaman (Muséum, Coll. Staadt) ; île Ko-Kut, golfe du Siam,
Thaïlande (Mus. Copenhague, Naga Exped. 1959-1961) et du Japon : Nagasaki (U. S. Nat. Mus.),
Enoshima (Mus. Leiden, Coll. J. Mulder). Ces provenances se trouvent toutes dans l’aire de répar¬
tition précédemment établie.
Genre MARCIA H. et A. Adams, 1857
N» 41. — MARC IA OP IM A Gmelin
1782. Venus pinguis .
1782. Venus Iriradiala .
1782. Venus nebulosa .
1791. Venus opima .
1791. Venus Iriradiala Chemn.
1791. Venus nebulosa Chemn.
1798. Venus gravida .
1818. Venus opima Gmel.
1818. Venus nebulosa Chemri.
1828. Venus opima .
1828. Venus Iriradiala .
1828. Venus nebulosa .
1843. Venus pinguis Chemn.
1852. Tapes pinguis Chemn.
1852. Tapes ceyloiumsis .
1853. Chione ceylonensis Sow.
1864. Tapes ceylonensis Sow.
1864. Tapes pinguis Chemn.
1869. Marcia ceylonensis Sow.
1869. Venus pinguis Chemn.
1872. Tapes pinguis Chemn.
1872. Tapes ceylonensis Sow.
1872. Venus ceylonensis Sow.
1887. Tapes ( Hemitapcs ) ceylonensis Sow.
1893. Venus ( Chione ) pinguis (Hinds.).
1895. Hemilapes pinguis Chemn.
1895. Tapes ceylonensis Sow.
1896. Tapes pinguis Chemn.
1898. Tapes ( Hemilapes) pinguis Chemn.
1899. Tapes ceylonensis Sow.
1902. Tapes pinguis Chemn.
1906. Tapes ( Hemilapes) pinguis Chemn.
1909. Hemilapes pinguis Chemn. var. ceylonensis
Sow.
1923. Chione opima Gmel.
1930. Marcia pinguis Chemn.
1930. Marcia ceylonensis Sow.
1939. Kalelysia ( Eumarcia) opima Gmel.
1939. Marcia pinguis Chemn.
1941. Calelysia opima Gmel.
1945. Kalelysia opima Gmel.
1948. Kalelysia opima Gmel.
1960. Eumarcia opima Gmel. .
Chemnitz, Conch. Cab., p. 335, pl. 34 fig. 355 à 357.
Chemnitz, Ibid., p. 356, pl. 34 fig. 358.
Chemnitz, Ibid., p. 356, pl. 34 fig. 359 à 361.
Gmelin, Syst. nat., éd. 13,1, VI, p. 3279.
Gmelin, Ibid., p. 3279.
Gmelin, Ibid., p. 3279.
Bolten, Mus. Bol. Cat., II, p. 181.
Lamarck, Anim. s. Vert., V, p. 611 (601 sur exemplaires non cor¬
rigés).
Lamarck, Ibid., p. 612 (602).
Wood, Ind. Test., p. 36, pl. 7 fig. 50.
Wood, Ibid., p. 36, pl. 7 fig. 51.
Wood, Ibid., p. 36, pl. 7 fig. 52.
Hanley, Cat. Rec. Biv. Sh., p. 123.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 683, pl. 146 fig. 20 à 23.
Sowerby, Ibid., II, p. 683, pl. 146 fig. 24, 25.
Deshayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 151.
Reeve, Conch. Icon., pl. VII fig. 30 a, 30 b.
Reeve, Ibid., pl. VII fig. 33 a, 33 b.
I’rauenfeld, Verhandl. Zool. Bot. Ges. Wien, 19, p. 882.
Pfeiffer, in Conch. Cab., éd. 2, p. 126, pl. 5 fig. 3 à 5 et 8 à 10.
R5mer, Monogr. Venus, II. p. 116, pl. 39 fig. 1 à 1 e.
Rômer, Ibid., p. 117, pl. 39 fig. 2, 2 a, 2 b, 2 c.
Pfeiffer, in Conch. Cab., éd. 2, p. 236, pl. 40 fig. 10, 11.
Martens, J. Linn. Soc. Lond., Zool., XXI, p. 214.
Melvill et Aberciiombie, Mem. and Proc. Manchester Liter.
Philos. Soc., 4° s., VII, p. 46.
Martens et E. A. Smith in Thurston, Madras Government Mus.,
n° 3, p. 129.
Martens et E. A. Smith in Thurston, Ibid., p. 129.
Shopland, J. Bombay Nat. Hist. Mus., X, p. 232.
Melvill et Standen, Journ. Conchol., IX, p. 83.
Sturany, Exp. « Pola », XIV, Lamellibr., p. 280.
Shopland, Proc. Malac. Soc. Lond., p. 178.
Melvill et Standen, Proc. Zool. Soc. Lond., 1906 II, p. 833.
Lamy, Bull. Mus., p. 469.
Tomlin, Proc. Malac. Soc. Lond., XV, p. 312.
Lamy, Bull. Mus., p. 225.
Lamy, Ibid., p. 226.
Adam et Leloup, Mém. Mus. Roy. Hist. Nat. Belgique, H. S., II
(20), p. 86.
Lamy et Fischer-Piette, Bull. Mus., p. 258.
Gravely, Bull. Madras Government Mus., N. S.. V (1), p. 52 et
p. 100, fig. 20 1 p. 49.
Altena, Zool. Mededeel., XXV, p. 131.
Ray, Rec. Ind. Mus., XLVI, p. 118.
Bigcs et Grantier, Journ. Conchol.,-24, il, p. 391.
Source : MNHN, Paris
54
[ETTE ET
BERNARD MÉTIVIER
Cetle espèce a été décrite comme lisse, et c’est exact. Il faut cependant noter qu’elle n’cst évidem¬
ment pas complètement dépourvue de stries de croissance, et chez certains individus, où ces stries se
trouvent régulièrement réparties, elles peuvent simuler une costulation concentrique des plus atténuées.
Distribution. Cette espèce, décrite d’Inde, a été citée par les divers auteurs des localités ou régions
suivantes : Djibouti (Lamy, 1930) ; mer Rouge (Sturany, 1899) ; Aden (Shoplano, 1896 et 1902, Lamy,
1930) ; Ras Tamara, golfe Persique (Biggs et Grantier, 1960) ; côte de l’Inde (très nombreux auteurs) ;
Arakan, Birmanie (Ray, 1948) ; Sumatra (Adam et Leloup, 1939) et Java (Lamy, 1909, Âltena,
1945).
Nous pouvons ajouter après examen des différentes collections : Périm (Muséum, Coll. Jousseaume
1921) ; Mascate (Muséum, Major Fui.ler, 1968) ; île King, archipel Mergui (Brit. Mus.) ; Malacca
(Muséum, Coll. Jousseaume, 1921) et Bœsak, Célèbes (Mus. Leiden).
L’aire de distribution de Marcia opima s’étend donc de Djibouti aux Célèbes.
Nous devons en outre signaler l’existence, dans les collections du Muséum d’un échantillon de
39 X 34 X 24 mm, qui est peut-être du cap de Bonne-Espérance. Son étiquetage le moins ancien porte :
« M. Reynaud, 1829, Tapes pinguis Chemn., cap de Bonne-Espérance ». Une étiquette beaucoup plus
ancienne avait été rédigée : « Venus pinguis Chemn., c. de B.-Espérance, M. Reynaud, 1829 », sur laquelle
la provenance avait été rayée par une encre moins ancienne dont était tracé aussi un mot semblant être
« Pacifique », qui pourrait être une provenance imposée en raison du fait que celle du cap de Bonne-
Espérance pouvait paraître invraisemblable. En effet, le cap de Bonne-Espérance est fort loin des
provenances certaines que nous venons d’énumérer. Il n’est cependant pas exclu que cette provenance
soit exacte. Il nous faut rappeler à ce propos le cas de Meretrix meretrix L. Dans leur révision de 1941
des Meretrix du Muséum (Journ. Conchyl., 84, p. 315), les frères Fischer faisaient savoir que toutes
les provenances connues étaient orientales à partir de Karachi (et peut-être d’Aden) sauf deux échan¬
tillons étiquetés de Fîle de France, M. Reynaud, 1829, et ils mettaient cette dernière provenance en doute
du fait de son excentricité. Or depuis lors, Fischer-Piette (1968, Bull. Mus., 40, p. 786, 787) renonça
à ce doute ayant eu de très beaux spécimens du Mozambique, et même une provenance du Natal et
ayant retrouvé dans les matériaux indéterminés du Muséum une valve du cap de Bonne-Espérance
provenant elle aussi de M. Reynaud, 1829. Cette valve avait un aspect « avorté » (en raison du climat ?) •
l'échantillon bivalve de Marcia opima ne présente pas de déformation.
N° 42. — MARCIA PAUPERCULA Chemnitz
1795. Venus paupercula .
1828. Venus paupercula Chemn.
1843. Venus paupercula Chemn.
1845. Venus paupercula Chemn. var. ?.
1848. Venus paupercula Chemn.
1853. Venus Kochii Phil.
1853. C liions ambigua .
1853. Chione paupercula Chemn.
1864. Tapes Kocliii Phil.
1869. Venus paupercula Chemn.
1872. Tapes paupercula Chemn.
1915. Anomalocardia alfredensis .
1929. Tapes Kochi Phil.
1952. Cryptogramma alfredensis Bartsch....
1958. Tapes Kochi Phil.
1958. Chione ambigua Desh.
1960. Anomalocardia alfredensis Barts.ch...
1961. Tapes Kochi Phil.
1964. Anomalocardia kochii Phil.
1964. Anomalocardia paupercula Dilhv.
1968. Marcia paupercula Chemn...
Chemnitz, Conch. Cab., XI, p. 227, pl. 202 fig. 1977.
VVood, Ind. Tesl., p. 35, pl. 7 fig. 31.
Hanley, Cat. Rcc. Biv. Sh., p. 127, pl. 16 fig. 28.
PniLirn, Abbild., II, p. 63, pl. IV fig. 5.
Khauss, Die Südafrik. Moll., p. 11.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 738, pl. 158 fig. 147 à 151.
Deshayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 153.
Deshayes, Ibid., p. 158.
Reeve, Conch. Icon., XIV, pl. VIII fig. 38 a, b.
Pfeiffer, in Conch. Cab., cil. 2, p. 149, pl. 11 fig. 3.
Rômkr, Monogr. Venus, II, p. 120, pl. 40 fig. 3, 3 a, 3 6, 3 c, 3 d.
Bartsch, Bull. U. S. Nat. Mus., n° 91, p. 203, pl. 44 fig. 3, 4.
Dautzenberg, Faune Col. Fr., III, p. 604.
Braga, Anais Junta Invest. Lltram., VII, 3, p. 52, pl. 10 fig. 8, 9.
Fischf.r-Piette, Journ. Conchyl., p. 123.
Macnae, Nat. Hist. Inhaca Id., p. 129.
.Paes.da Franca, Mcm. Junta Invest. UIt nain., .2 e s., 15 p %
.. pl. 27 Fig. 5; ■
Salvat, Bull. Mus., p. 524.
Spry, Tanganyika Notes, 63, p. 31, pl. 3 fîg. 138. 1 '
Senv, Tanganyika Notes, 63, p. 31, pl. 3 fig...139. . ....
-Fischer-Piette, Bull. Mus., 40, n° 4, p. 793..
Source : MNHN, Paris
tÉ VISION DES T A PET 1 SAE
55
En plus des citations ci-dessus, en 1892 Sowerby (Mar. Sh. South Afr., p. 59) a fait cette mention :
« Tapes pauperculus Chemn., is T. Kochi ». Nous devons remarquer que la mise en synonymie qu’il
indique est l’inverse de celle qui convient, le nom paupercula employé dans le volume XI de Chemnitz,
qui est linnéen, a priorité sur kochii.
Barnard (1964, Ann. South Afr. Mus., XLVII, p. 504) a traité sous le nom Pitaria kochii (Phi!.)
l’ensemble des formes dont il a eu connaissance, tandis que pour notre part nous leur consacrons des
rubriques distinctes.
Nous aurions aimé voir le type de l’espèce, mais M. Knudsen (in litteris) nous a fait savoir que
c’est en vain qu’il l’avait recherché à Copenhague.
En ce qui concerne la distribution nous la traiterons plus loin après les rubriques concernant les
variétés.
N° 43. — Variété KOCHII Philippi
1843. Venus kochii . Philippi, Abbild., I, p. 41, pl. I fig. 5.
1853. Chione kochii Phil. Deshayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 151.
1902. Chione ( Goniphina ) kochii Phil. Dall, Synopsis of the Vencridœ, Proc. U. S. Nat. Mus., XXVI,
p. 375.
Nous n’avons pas donné la citation de Tapes Kochi Phil. par Rômer (1872, Monogr. Venus, p. 118,
pl. 40 lig. 1), car sa description et les figures qu’il donne n’y correspondent pas ; nous n’avons pas pu
déterminer de quoi il s’agit.
Les figures données par Sowerby, Reeve ou Spry sous le nom kochii (ou kockii) se rapportent
mieux à notre avis, à paupercula qu’à sa variété kochii.
Cette variété ne doit pas être fréquente, si nous en jugeons par le fait que sur les centaines d’échan¬
tillons que nous avons vus de Marcia paupercula un seul puisse être rapporté : Coll, du Muséum ex Coll.
Jousseaume, Zanzibar.
N° 44. — Variété ABBREVIATA Krauss
1848. Venus paupercula Clicmn. var. abbreviata . . , Krauss, Sudafrik. Moll., p. 11, pl. 1 lig. 10 (3 vues).
1853. Chione Kraussi . Desiiayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 154.
1869. I r enus paupercula Chemn. var. A. Pfeiffer, Conch. Cab., 2 e éd., XI, p. 149.
1892. Tapes Kraussi Desh. Sowerby, Mar. Sh. South Afr., p. 60.
Nous avons vu au British Muséum un carton marqué « Chione kraussi Desh. Type S. Africa Pur-
chased of Dr. Krauss ». Il porte trois spécimens bilvalves épais, l’un d’eux semblant correspondre à la
figure de Kn.vuss ; un des autres est encore plus court que ce type. Leurs dimensions sont les suivantes :
34 x 27 x 21 min, 33,7 x 27,7 X 23 mm, 26 x 24,8 X 17 mm.
Cette variété ne doit pas être fréquente, si nous en jugeons par le fait que sur les centaines d’échan¬
tillons que nous avons il n’y en a que trois qui puissent y être rapportés, un de l’ile Santa Carolina et
deux de la Costa do Sol.
Sous le nom Tapes kraussi Desh., Reeve a figuré un échantillon du Musée Cuming dont la prove¬
nance est le Natal, mais nous ne pensons pas qu’il s’agisse de paupercula var. abbreviata, d’autant plus
que l’échantillon est costulé, tant d’après le texte que d’après la figure. Nous avons vu au British
Muséum deux échantillons du Musée Cuming, marqués « Krausii (Chione) Desh., Natal» avec annotation
ultérieure : « not Kraussi, Desh. ». Il y a aussi une inscription « fig. 41 Reeve », et il nous semble bien
en effet que l’un des deux échantillons soit l’exemplaire figuré par Reeve. A notre avis, il est de même
que celui qui l’accompagne un Marcia flammea (voir plus loin).
Distribution. Cette espèce a été décrite de la côte de Coromandel mais depuis personne ne l'y a
retrouvée. Les autres renseignements, tirés de la bibliographie, concernant la forme typique ou les
variétés sont : Le Cap (Pfeiffer, 1869, Rosier, 1872) ; Port Alfred (Bartsch, 1915) ; Natal (Philippi,
Source : MNHNParis
56
ÉDOUABD FISCHEIt-PIETTE ET BERNAUD MÉT
TIVIER
1845, Krauss, 1848) ; Mozambique (Sowerby, 1853, Deshayes, 1853, Braga, 1952, Macnae, 1958
Paes da Franca, 1960, Fischer-Piette, 1968) ; Madagascar (Philippi, 1845, Dautzenberg 1929
Fischer-Piette, 1958, Salvat, 1961) ; Dar-es-Salam (Spry, 1964) et Zanzibar (Sowerby, 1853).
Les différentes collections consultées ajoutent à ces provenances Mossel Bay (Brit. Mus., Achat
Sowerby) et mer Rouge (Bruxelles, Coll. Dautzenberg ex Coll, du Fretay; Muséum, Coll. Staadt).
Pour la mer Rouge comme pour la côte de Coromandel, il y a lieu d’attendre confirmation car il
faut noter que Marcia paupercula ne se trouve pas dans les très abondantes récoltes faites par le D r Jous-
seaume à la sortie de la mer Rouge, ni d’ailleurs dans les récoltes (bien plus restreintes) faites par
M. Lavranos en Somalie, à Abd-el-Kuri et Socotra et par le Major Fuller sur la côte du Sultanat
d’Oman.
L’espèce s’étend donc du Cap, à Madagascar et à Zanzibar et peut-être plus loin.
N° 45. — MARCIA FUMIGATA Sowerby
1834. Venus polie, Venus nitida -
1853. Venus fumigata .
1853. Venus Uevigata .
1853. Venus polita Q. et G.
1853. Chione fumigata Sow.
1864. Tapes fumigata Sow.
1864. Tapes faba .
1869. Marcia fumigata Sow.
1872. Tapes ambigua Desh.
1872. Tapes fumigata Sow.
1872. Tapes laevigala Sow.
1878. Venus ( Chione ) lævigala Sow.
1904. Chione nilida Q. et G.
1918. Marcia nitida Q. et G.
1918. Eumarcia fumigata Sow.
1923. Marcia nitida Q. et G.
1924. Marcia nitida Q. et G.
1942. Eumarcia fumigata Sow.
1951. Eumarcia fumigata Sow.
1958. Eumarcia fumigata Sow.
1961. Eumarcia fumigata Sow.
1962. Eumarcia fumigata Sow.
Quoy et Gaimard (non Defrance, 1828), Voy. Astrolabe p 529
pl. 84 fig. 13 et 15 (non 13 et 14).
Sowerby, Thés. Conclu, II, p. 737, pl. 159 fig. 152 à 155.
Sowerby, Ibid., p. 738, pl. 159 fig. 156 à 158.
Sowerby, Ibid., p. 738, pl. 158 fig. 139, 140 (malæ).
Deshayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 150.
Reeve, Conch. Icon., XIV, pl. 7 fig. 31 a, 31 b.
Reeve, Ibid., pl. 8 fig. 39.
Frauenfeld, Verhandl. Zool. Bot. Ges. Wien, 19, p. 882.
Romer (non Deshayes), Monogr. Venus, II, p. 122.
Romer, Ibid., p. 123.
Romer. Ibid., p. 124.
Tenison-Woods, Pap. Proc. Roy. Soc. Tasmania (1877), p. 51.
Hedley, Proc. Linn. Soc. N. S. W., p. 194.
Hedley, Suppl. J. Roy. Soc. N. S. W., LI, 1917 (1918), p. M 24.
Cotton et Godfrey, Moll. South Australia, p. 243.
Tomlin, Proc. Malac. Soc. Lond., XV, p. 312.
Iredale, Proc. Linn. Soc. N. S. W., XLIX, p. 210.
Lamy et Fischer-Piette, Bull. Mus., p. 133.
Macpherson et Chapplf., Mem. Nat. Mus. Victoria, 17, p. 152.
May et Macpherson, Illustr. Index Tasmanian Shells, p. 14, pl. iq
fig. 14.
Cotton, South Austral. Moll., Pelecyp., p. 258.
Macpherson et Gabriel, Moll. Victoria, p. 352, fig. 405.
Nous avons vu au British Muséum le type de Reeve de faba, mais nous n’y avons pas trouvé les
types de Sowerby de fumigata et lævigata.
Distribution. Cette espèce était connue de Tasmanie, et d’Australie de New South Wales, de South
Australia et de Victoria.
Nous ajoutons après examen des diverses collections la côte nord-est de l’Australie (Bruxelles
Coll, générale), la Nouvelle-Zélande : un échantillon sans indication plus précise, et un autre marqué
île Stewart, et la Nouvelle-Calédonie (Bruxelles, Coll. Dautzenberg).
Notons par ailleurs, que dans un lot (Muséum) de sept exemplaires étiquetés de Zanzibar, M. Rous¬
seau, 1841, et dont six sont des Marcia paupercula, se trouvait une M. fumigata. Étant donné l’élomne-
ment de cette provenance, il y a lieu d’attendre confirmation, car il n’est pas exclu qu’il y ait eu un
mélange au cours de manipulations dans nos collections.
Source : MNHN, Paris
IÉVISION DES TAPET 1 NAE
NO 46. — MARCIA HIANTINA Lamarck
(PI. XI fig. 4 à 9 et pl. XII «g. 1 à 9)
1767. Venus virginea [pars) .
1818. Venus hianlina .
1818. Venus callipyga Born.
1818. Venus rimularis .
1818. Venus vermiculosa .
1818. Venus flammiculata .
1835. Venus hiantina Lk.
1835. Venus liianlina Lk.
1835. Venus callipyga Lk. non Born.
1835. Venus rimularis Lk.
1835. Venus vermiculosa Lk.
1835. Venus callipyga Lk. (non Born) var. flammi-
culala Lk.
1843. Venus hiantina Lk.
1843. Venus vermiculosa Lk...
1843. Venus flammiculata Lk.
1847. Venus hiantina Lk.
1849. Venus hiantina LU .
1849. Venus virginea L.
1849. Venus striata Gmel. (pars) .
1852. Tapes flammiculata Lk.
1852. Tapes rimularis Lk.
1852. Tapes luzonica .
1853. Tapes biradiata .
1853. Tapes luzonica Sow.
1853. Tapes biradiata Desh.
1858. Venus virginea L. (pars) et V. flammiculata
Lk.
1864. Tapes hiantiiui Lk.
1864. Tapes rimularis Lk.
1864. Tapes luzonica Sow.
1864. Tapes biradiata Desli.
1865. Pullaslra flammiculata Lk.
1870. Tapes biradiata Desh.
1870. Tapes luzonica Sow.
1870. Venus virginea I.
1872. Tapes ( llemitapes ) virginea L.
1872. Tapes (llemitapes) hiantina Lk.
1872. Tapes (llemitapes) tristis Lk.
1872. Venus biradiata Desh.
1884. Tapes hianlina Lk.
1891. Tapes virgineus L.
1896. Tapes virginea L.
1896. Tapes biradiata Desh.
1896. Tapes luzonica Sow.
1900. Paphia hianlina Lk.
1903. Tapes biradiata Desh.
1903. Tapes luzonicus Sow.
1903. Tapes virgineus L.
1905. Tapes virgineus L.
1905. Tapes biradiatus Desh.
1905. Tapes biradiatus Desh.
1905. Tapes luzonicus Sow.
1905. Tapes virgineus Lk..
1906. Tapes (llemitapes) rimularis Lk.
1909. Hemitapes hianlinus Lk.
1909. Tapes (Hemitapes) hianlinus Lk..
Linné, Syst. Nat., éd. XII, p. 1136.
Lamarck, Anini. s. Vert., V, p. 603 (593).
Lamarck (non Born), Ibid., p. 611 (601).
Lamarck, Ibid., p. 614 (604).
Lamarck, Ibid., p. 614 (604).
Lamarck, Ibid., p. 615 (605).
Delessert, Recueil Coq. Lamarck, pl. 10 fig. 8 a-c.
Deshayes, Anim. s. Vert-, éd. 2, p. 350.
Deshayes, Ibid., p. 361, note (2).
Deshayes, Ibid., p. 367.
Deshayes, Ibid., p. 367.
Deshayes, Ibid., p. 367.
Hanley, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 120, pl. 16 fig. 38.
IIani.ey, Ibid., p. 125.
Hanley, Ibid., p. 125, pl. 16 fig. 7 et 8.
Chenu, Illustr. Conchyl., pl. VI fig. 3, 3 a, 3 6.
Phimppi, Abbild., 3, p. 27, pl. VIII fig. 1.
Philippi, Ibid., p. 28, pl. VIII fig. 2, 3, 4.
Philippi, Ibid., p. 29, pl. VIII fig. 6 (fig. 5 exel.).
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 686, pl. 148 fig. 56 à 61.
Sowerby, Ibid., p. 687, pl. 148 fig. 55.
Sowerby, Ibid., p. 687, pl. 149 fig. 100-101.
Deshayes, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 9, pl. XIX fig. 5.
Deshayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 170.
Deshayes, Ibid., p. 170.
Rômer, Kritische Untersuch., p. 127 et 128.
Reeve, Conch. Icon., XIV, pl. 6 fig. 28 a, 28 b.
Reeve, Ibid., pl. 6 fig. 29.
Reeve, Ibid., pl. 9 fig. 40.
Reeve, Ibid., pl. 9 fig. 46 b.
Fraser, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 196.
Rômer, Monogr. Venus, II, p. 57, pl. XX fig. 3.
Rômer, Ibid., p. 58, pl. XXI fig. 1, 1 a, 1 6.
Pfeiffer, in Conch. Cab., éd. 2, p. 201, pl. 32 fig. 9 et 10.
Rômer, Monogr. Venus, II, p. 98, pl. 33 fig. 3, 3 a, 3 6, 3 c, 3 d.
Rômer, Ibid., p. 99, pl. 34 fig. 1 à 1 c.
Rômer I non Lamarck), Ibid., p. 100, pl. 34 fig. 2.
Pfeiffer, in Conch. Cab., éd. 2, p. 236, pl. 40 fig. 12, 13.
Smith, Zool. Coll. H. M. S. « Alert », Mollusca, p. 96.
Smith, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 425.
Elera, Cat. Filipinas, III, Moluscos, p. 749.
Elera, Ibid., p. 749.
Elera, Ibid., p. 753.
Hedley, Austral. Assoc. Adv. Sc., Brisbane (1900), Appendix,
p. 349.
Hidalgo, Mem. Real. Ac. Cien. Madrid, 21, p. 255.
Hidalgo, Ibid., p. 261.
Hidalgo, Ibid., p. 262.
Dautzenberg et H. Fischer, Journ. Conchyl., LIII, p. 85.
Hidalgo, Rcv. Real Ac. Cicnc. Madrid, 21, p. 255.
Hidalgo, Ibid., p. 332.
Hidalgo, Ibid., p. 333.
Hidalgo, Ibid., p. 335.
Melvill et Standen, Proc. Zool. Soc. Lond., 1906 II, p. 833.
Lamy, Bull. Mus., p. 469.
• Lynge, Mem. Ac. Roy. Danemark, 7 e s., V, p. 238.
Source : MNHN, Paris
58 ÉDOUARD FISCHER-PIETTE ET BERNARD METIVIER
1928. Paphia biradiala Desli. Faustino, Bureau of Science, Mnnila, Rep. 25, p. 79.
1928. Paphia luzonica Sow. Faustino, Ibid., p. 8n.
1928. Papliia virginea L. Faustino, Ibid., p. 82.
1939. Katelysia (Ilemitapes) Itianlina Lk. Adam et Leloup, Mém. Mus. Roy. Ilisl. Nat. Belgique, II. S II
(20). p. 86. pl. V fig. 5.
1939. Marcia ( Hemilapes ) virgineus I. Lamy et Fischer-Piette, Bull. Mus., p. 259.
1945. Katelysia hiantina Lk . Ai.te.na, Zuolog. Medcdccl., XXV, p. 151.
1951. Katelysia ( Hemilapes) virginea L. IIabe, Généra Jap. Shells, p. 181.
1951. Katelysia ( Hemilapes) hiantina Lk. IIabe, Ibid., p. 181.
1952. Katelysia hiantina Lk. Kuhoda et IIabe, Check List Roc. Moll. Jap., p. 22.
1952. Katelysia virginea L. Kuhoda et Habe, Ibid., p. 22.
1962. Katelysia ( Hemilapes ) hiantina Lk. IIabe, Colour. Illuslr. Sli. Japon, II, p. 132, pl. 59 fig. 16.
1964. Katelysia (Hemilapes) hiantina Lk. Habe, Sh. West. Pacifie Col., p. 193, pl. 59 (ig. 16.
Le nom virginea L. était fondé sur deux espèces distinctes (voir à ce sujet Hanley, Ipsa Linnæi
Conchylia ; Dautzenberg et H. Fischer, 1905 et Lamy et Fisciif.r-Pif.tte, 1939), l’une des Indes
(qui est celle dont nous nous occupons ici), l’autre des mers d’Europe (qui est le Tapes rhomboides Pen-
nant). Beaucoup d’auteurs ont employé ce nom virginea pour l’espèce européenne, beaucoup d’autres
pour l’espèce exotique. Devant cette situation nous pensons qu’il faut abandonner ce nom ambigu
pour employer le nom Marcia hiantina Lk. comme l’ont fait Lynge (1909), etc.
Nous n’avons pas mentionné dans notre liste de références la citation de Paphia luzonica par
Chuanc (1961, On Malayan Shorcs, p. 168, pl. 74 fig. 6), car la ligure qu'il donne représente en fait à
notre avis, Marcia japonica Gmelin.
Sowerby (1853, Thés. Conch., II, p. 689) a fait erreur en considérant Venus vermiculosa Lk. comme
une variété sarde de Tapes aureus Gmelin. C’est à tort aussi que Philippi (1849, Abbild., III, p . 29)
et Rômer (1872) l’ont réunie à Tapes slrialus. Humer a d’ailleurs donné une ligure (pl. XXXV fig \
qu’il pensait concerner Venus vermiculosa et qui à notre avis représente une Marcia japonica.
Divers auteurs (Phii.ippi, Reeve, Rômer, Hidalgo, Dautzenberg et H. Fischer, Lynge, Ad vm
et Leloup) ont admis dans la synonymie de Tapes hiantinus ou Tapes virgineus, la Venus flammiculata
de Lamarck. Nous nous conformons à cet avis en dépit du fait que Lamy (1937, Bull. Mus., p 76)
semblait admettre que flammiculata était Katelysia Peronii. Lamy n’avait en main qu’un individu
de la collection Lamarck qui n’était pas le type, tandis qu’il nous paraît certain que ce type, perdu
depuis longtemps, avait été vu par Deshayes qui déclara (1835) que ce n’était qu’une variété de calli-
pyga Lamarck non Born.
Nous confirmons la synonymie déjà admise, des Venus suivantes de Lamarck, avec hiantina
V. rimularis, V. vermiculosa, V. callipyga; M. Binder, de Genève, a eu l’amabilité de nous faire exa¬
miner le type de Lamarck de hiantina figuré par Delessert et Chenu qui a 62 X 49 X 33 mm (accom
pagné d’un échantillon plus petit), et nous avons en main le type de sa « variété » (Péron), ainsi qu e
ceux de ses autres espèces. Nous donnons des figures de tous ces échantillons (pl. XI fig. 4 à 9 et pl Yn
fig. 1 à 3).
Pour la Venus vulvina de Lamarck que Hidalgo (1903) et Lynge (1909) pensaient pouvoir être
ajoutée à cette synonymie, et dont le type est aussi entre nos mains (pl. XIII fig. 3 à 5), il s’agit en fait
d’une Marcia japonica Gmelin.
Nous mettons aussi en synonymie avec Marcia hiantina le Tapes luzonica de Sowerby après avoir
examiné au British Muséum les deux exemplaires marqués comme types de cette espèce. Les deux
figures de Sowerby y correspondent approximativement. Le plus petit (28 X 21,6 X 13,7 mm) de ces
exemplaires a été représenté par Reeve (fig. 40) mieux que ne l’avait fait Sowerby. L’autre échan
tillon (pl. XII fig. 7 à 9) qui a 31 X 23 X 15,5 mm est figuré à peu près pour la forme, mais moins
bien pour l’ornementation colorée : les zones rayonnantes sont des flaques brunes floues et non des
taches noires tranchées, et, à l’arrière, au lieu d’un rayon de chevrons, il y a une ligne de points bruns
mêlés de plages plus claires que le reste. Du fait de cette mise en synonymie, le Tapes biradiala Desh
que les auteurs ont assimilé à luzonica, s’intégre donc comme lui à hiantina. Nous avons examiné
British Muséum son type (l’échantillon figuré par Deshayes), accompagné de deux paratypes N
le figurons à notre tour (pl. XII- fig. 4 à 6). 11 a 35 X 27 X 17,3 mm. Us
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
ES TAPETIXAE
59
Distribution. D’après les renseignements donnés par la bibliographie, cette espèce a été citée des
provenances suivantes : Aden (Smith, 1891) ; Karachi (Melvill et Standen, 1906) ; Inde (Linné,
1767, Piiilifpi, 1849) ; golfe du Siam (Lynge, 1909) ; baie d’Along (Dautzenberg et Fischer, 1905) ;
Chine (Piiii.ippi, 1849) ; Formose (Fraser, 1865) ; Japon (Kuroda et Habe, 1952, Habe, 1953, 1962
et 1964) ; Philippines (nombreux auteurs) ; Sumatra (Adam et Leloup, 1939) ; Java (Lamy, 1909,
Altena, 1945) ; île Friday, détroit de Torrcs (Smith, 1884) ; Australie (sans autre précision, nombreux
auteurs ; Queensland, Hedley, 1900).
La consultation des différentes collections permet d’ajouter les provenances suivantes : Djibouti
(Muséum, Coll. Denis, 1945) ; mer Rouge (Mus. Leiden, J. Forskâl ; Brit. Mus., Mus. Cuming ; Muséum,
Coll. Denis) ; Singapour (Brit. Mus., Archer) ; Pulo Penang (Muséum, M. Eydoux, 1838 expéd. de la
Bonite) ; Hong-Kong (Brit. Mus., Bowring) ; Sandakan, N. Bornéo (U. S. Nat. Mus., Bartsch) ;
Madœra (Mus. Leiden); Raha, sud-est des Célèbes (Mus. Leiden) ; Moluques (sans plus,Mus. Bruxelles;
Amboine, Brit. Mus.), baie Triton, Nouvelle-Guinée (Muséum, Hombron et Jacquinot) ; Australie :
Port Essington, Northern Territory (Brit. Mus.) ; Queensland, Bowen (U. S. Nat. Mus.) : Port Douglas et
Cairns (Muséum, Coll. Staadt) ; New South Wales (Muséum, Coll. Staadt) ; Australie du Sud (Bruxelles,
Coll, générale) : Roebuck Bav, Western Australia (Muséum, Coll. Staadt).
En outre, il y a au Britisb Muséum la provenance : Natal, Mus. Cuming. Cette provenance aurait
besoin d’être confirmée, étant donné le nombre des erreurs dans les localités de Cuming et la distance
qui sépare le Natal de Djibouti.
L’espèce s’étend donc de Djibouti (ou du Natal ?) au Japon et à l’Australie.
Le plus grand échantillon que nous connaissions est d’Australie (Muséum, M. Eydoux, 1832). 11
a 71 x 59 X 43 mm.
N° 47. — MA RC 1A JAPON ICA Gmelin
(PI. XII fig. 10 à 16 el pi. XIII lig. 1 à 8)
1782. Venus lilerata .
1782. Venus striata .
1792. Venus japonica .
1792. Venus striata Clicinu.
1818. Venus trislis .
1818. Venus vulvina .
1818. Venus eleganlina .
1818 Venus /Iammea Gmel.
1828. Venus japnnica .
1828. Venus striata Chemn.
1828. Venus aurisiacn .
1841. Venus trislis Lk.
1841. Venus eleganlina Lk.
1843. Venus trislis Lk.
1843. Venus vidvina Lk.
1843. Venus japonica Gmel.
1843. Venus striata Chemn.
1843. Venus trislis Lk.
1849. Venus striata Gmel.
1850. Venus labuana .
1853. Cliione rcguluris .
1853. Cliione striata Chemn.
1853. Cliione labuana Ad.
1853 Cliione striata Chemn.
1853. Cliione japonica Gmrl.
1853. Chione Philippii .
1853. Chtonc eleganlina Lk
1853. Chione trislis Lk.
1850. Tapes caledonira
180i. Tapes japnnica Gmel.
1864. Tap’cs trislis Lk:.
Chemnitz [non Linné), Conclu Cab., VI, p. 357, pl. 34 fig. 36'
Ciiemnitz, Ibid., p. 358, pl. 34 fig. 365-366.
Gmelin, Syst. Nat., éd. XIII, p. 3279.
Gmelin, Ibid., p. 3279.
Lamarck, Anim. s. Vert., V, p. 614 (604).
Lamarck, Ibid., p. 614 (604).
Lamarck, Ibid., p. 616 (606).
Lamarck (non Gmelin), Ibid., p. 616 (606).
Woon, Index Test., p. 36, pl. 7 lig. 55.
Wood, Ibid., p. 36. pl. 7 fig. 56.
Woon, Ibid., Suppl., p. 5, pl. 2 fig. 12.
Delessert, Rec. Coq. Lamarck, pl. 10 fig. 10 a, b, c.
Delessert, Ibid., pl. 11 fig. 3.
Hanley, Cat. Rec. Biv. Sh-, p. 125, pl. 16 fig. 37.
Hanley, Ibid., p. 125.
Hanley, Ibid., p. 127, pl. 13 fig. 46.
IIanley, Ibid., p. 127.
Philip», Abbild., I, p. 40, pl. I fig.4.
Philippe Ibid., III, p. 23, pl. VIII fig. 5 (fig. 6 excl.).
Adams et Rheve, Zool. Voy. Samarang, p. 79, pl. 21 fig. 16.
Deshayes, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 7.
Soaverby, Thés. Conch., II, p. 735, pl. 162 fig. 207-213.
Sowerby, Ibid., p. 735, pl. 162 fig. 214.
Deshayes, Cal. Biv. Sh Brit. Mus., p. 145.
Deshayes, Ibid., p. 146.
Deshayes. Ibid . p. 146.
Dlsuayes, Ibid., p. 148.
Deshayes, Ibid., p. 150.
Bernaroi, Journ. Concbyl., V, p. 82, pl. 3 fig. 7.
Reeve. Conch. Irnn.. XIV. pl 9 fig. 43 et 46 a
Reevé, Ibid., pl. 9 fig. 44 n, 44‘6.
Source : MNHN, Paris
60
ÉDOUARD FISCHER-PIETTE ET BERNARD METIVIER
1864. Tapes striata Chemn. Reeve, Ibid., pl. 9 fig. 45 a, 45 b.
1869. Venus striata Chemn. Pfeiffer, in Conch. Cab., éd. 2, p. 127, pl. 5 fig. 12,13, 14.
1872. Tapes striata Chemn. Rômer, Monogr. Venus, II, p. 101, pl. 35 fig. 1 a à 1 k.
1882. Chione ( Chametea) striata Chemn. Dunker, Ind. Moll. Mar. Jap., p. 197.
1884. Pullastra Chemnitzii . Grasset, Ind. Test, viv., p. 270 (/ide Prashad).
1896. Tapes striatus Chemn. Elera, Catal. Filipinas, III, Moluscos, p. 748.
1900. Paphia trislis Desh. Hedley, Austral. Assoc. Adv. Sc., Brisbano (1900), Appendix,
p. 349.
1903. Tapes striatus Chemn. Hidalgo, Mem. Real Ac. Cienc. Madrid, 21, p. 257.
1903. Tapes trislis Lk. Hidalgo, Ibid., p. 260.
1905. Tapes striatus (Chemn.) Gmel. Dautzenderg et H. Fischer, Journ. Conchyl., p. 463.
1905. Tapes striatus Chemn. Hidalgo, Rev. Real. Ac. Cienc. Madrid, p. 334.
1905. Tapes trislis Lk. Hidalgo, Ibid., p. 334.
1907. Tapes striata Gmel. Hirase, Catal. Mar. Sh. Jap., p. 43.
1907. Tapes striatus Chemn. Nobre, Bull. Soc. Port. Sc. Nat., I (4), p. 230.
1907. Tapes japonicus Gmel. Nobre, Ibid., p. 230.
1909. Ilemilapes striatus Chemn. Lamy, Bull. Mus., p. 469.
1914. Iialelysia regularis Desh. Jukes-Browne, Proc. Malac. Soc. Lond., XI, p. 88.
1928. Paphia Philippii Desh. Faustino, Bureau of Science, Manila, Rep. 25, p. 81.
1928. Paphia striata Chemn. Faustino, Ibid., p. 81.
1928. Paphia trislis Lk. Faustino, Ibid., p. 82.
1932. Hemilapes striatus Chemn. Lamy, Bull. Mus., p. 984.
1932. Paphia [Tapes) japonica Gmel. Prashad, Lamellibr. Siboga, p. 237.
1937. Tapes striatus Gmel. Serene, Inst. Océanogr. Indo-Chine, note 30, p. 62.
1939. Hemilapes striatus Chemn. Lamy et Fischer-Piette, Bull. Mus., p. 260 ( V. trislis, elegantina
vulvina) et 261 ( V. flammca).
1939. Kalelysia ( Hemilapes) japonica Gmel. Adam et Leloup, Mem. Mus. Roy. Sci. Nat. Belgique, H. S II (20)
p. 87, pl. V fig. 7.
1951. Iialelysia (Hemilapes) japonica Gmel. Habe, Gênera Jap. Sh., p. 182, fig. 421 et 422 p. 181.
1952. Iialelysia japonica Gmel. Kuroda et Habe, Check List Rec. Moll. Jap., p. 22.
1954. Iialelysia japonica Gmel. Taki, Illustr. Ilandb. Shclls colors Jap., pl. 38 fig. 4.
1955. Iialelysia ( Hemilapes ) japonica Gmel. Kira, Col. Illustr. Sh. Jap., p. 115, pl. 57 fig. 23.
1961. Paphia luzonica . Chuang, On Malayan Shores, p. 168, pl. 74 fig. 6.
1962. Katelysia (Hemilapes) japonica Gmel. Kira, Shells West. Pacif. in color, p. 165, pl. 58 fig. 23.
Philippi considérait vermiculosa comme une des formes de striata. Il en résulte que dans son travail
(1849) pour striata il donne en plus des figures 5 qui représentent cette espèce, une figure 6 qu’il dit
représenter l’aspect vermiculosa ; ce qui est exact, de sorte que nous n’avons donné ci-dessus qu’une
partie de sa référence, car nous considérons uermiculosa comme synonyme d’une autre espèce, Marcia
hianlina.
Nous n’avons pas inclus dans notre liste de références bibliographiques la citation de Tapes tristis
Lk. par Romer (1872, Monogr. Venus, II, p. 100, pl. 34 fig. 2) car la figure qu’il donne représente à notre
avis une Marcia hianlina Lk.
Nous avons inclus dans la synonymie de Marcia japonica la Paphia luzonica de Chuang (1961)
(non Sow.).
Nous avons vu au British Muséum le type figuré de Adams et Reeve de Venus labuana. Il a 52 X
40 X 27 mm. Nous en donnons des photographies (pl. XII fig. 10 à 12).
De même nous avons vu comme types de Chione regularis Deshayes, deux échantillons de 37,5 x
30,5 X 22,3 mm et 35 X 30 X 20 mm. Ce sont eux que dans ses figures 44 a et 44 b Reeve a représenté
sous le nom tristis dont il dit d’ailleurs que regularis est synonyme.
Parmi les espèces de Lamarck qui ont été mises en synonymie de japonica il en est deux dont les
types n’avaient jamais été figurés. Ce sont Venus flammea (pl. XIII fig. 6 à 8) et Venus vulvina (pl. XIII
fig. 3 à 5). Nous y ajoutons (pl. XII fig. 13 à 15) des photographies du type de elegantina (dont l’une
des figures données par Delessert était inexacte) et aussi du type de tristis (pl. XII fig. 16 et pl. XIII
fig. 1 et 2).
Distribution. D’après les renseignements donnés par la bibliographie, cette espèce a été citée des
provenances suivantes : mer Rouge (Lamarck, 1818, Philippi, 1849) ; Tranquebar (Chemnitz 17S2
Source : MNHN, Paris
TAPETISAE
Wood, 1828) ; Nicobar (Chemmtz, 1782, Wood, 1828, Hanlev, 1843, Pfeiffer, 1869, Ri, mer, 1872) :
Malaya (Chuang, 1961); Poulo Condore et Tourane (Dautzenberg et II. Fischer, 1905); Chine
(Deshayes, 1853, Reeve, 1864) ; Japon (nombreux auteurs) ; Loo Choo (IIirase, 1907) ; Philippines
(Deshayes, 1853, Sowerby, 1853, Reeve, 1864, Eleka, 1896, Hidalgo, 1903 et 1905, Lamy, 1932) ;
Labuan (Adams et Reeve, 1850, Sowerby, 1853, Deshayes, 1853, Pfeiffer, 1869, Romer, 1872,
Prashad, 1932) ; Java (Lamy, 1909) ; Dongala, Célèbes (Prashad, 1932, Adam et Leloup, 1939) ;
Céram (Prashad, 1932) ; Timor (Hirase, 1907) ; Australie (sans plus de précision, plusieurs auteurs;
Queensland, Hedley, 1900) ; Nouvelle-Calédonie (Bernardi, 1856, Pfeiffer, 1869, Romer, 1872).
Parmi les provenances que nous avons vues dans les diverses collections examinées, et qui se
trouvent presque toutes dans l’aire de répartition déjà connue, nous citerons les suivantes : mer Rouge
(Muséum, Coll. Cloue, 1850) ; Port Blair (Brit. Mus.) : Singapour (Brit. Mus., Miss Archer et W. T. Hil-
lins ; Muséum, Coll. Denis, 1945) ; cap Saint-Jacques (Bruxelles, Coll, générale) ; Quan Tchéou Wan
(Muséum, Coll. Denis) ; Hong-Kong (Brit. Mus., Bowring et Bruxelles, Coll. Dautzenberg) ; Chine
(nombreux lots); Formose (Bruxelles, Coll. Dautzenberg; Muséum, Coll. Letellier) ; N. Bornéo
(Brit. Mus., Everett) ; île Madœra, Java (Mus. Leiden), Amboine (Bruxelles, Coll. Dautzenberg) ;
Lombok (Mus. Leiden) ; île Banda, Moluques (Mus. Leiden) ; île Tenimber (Mus. Leiden) ; Nouvelle-
Calédonie, nombreux lots, dont un de l’île des Pins (Bruxelles, Coll. Dautzenberg) et un de Nouméa
(M. Marie, 1872, Coll. Journ. Conchyl.). Et enfin, en dehors de l’aire déjà connue la Nouvelle-Zélande
(Muséum, Hombron et Jacquinot, 1829).
N° 48. — MARC IA RECENS Chemnitz
1791. Venus recens .
1818. Venus marmorata .
1828. Venus recens Chemn.
1841. Venus marmorata Lk.
1843. Venus recens Chemn.
1843. Venus marmorata Lk.
1844. Venus aariabilis .
1849. Venus interrupta Koch.
1852. Tapes recens Chemn.
1852. Tapes lalerisulca Lk.
1853. Chione ustulata .
1853. Cliione ustulata Desh.
1853. Chione interrupta Phil.
1864. Tapes vitulata .
1864. Tapes sinensis .
1864. Tapes marmorata Lk.
1864. Tapes orientalis .
1864. Tapes occidentalis .
1864. Tapes bicolorata .
1864. Tapes ferruginea .
1869. Venus recens Chemn.
1869. Venus dédiais Sow.
1870. Venus declivis Sow.
1872. Tapes marmorata Lk.
1872. Tapes recens Chemn.
1872. Tapes aariabilis Phil.
1872. Tapes lalerisulca Lk.
1872. Tapes exserta .
1872. Tapes sinensis Rve.
1887. Tapes ( Hemitapes ) lalerisulcus Lk.
1896. Tapes lalerisulca Lk.
1896. Tapes ustulata Desh.
1903. Tapes lalerisulcus .
1903. Tapes marmoratus Lk.
1903. Tapes ferrugineus Rve.
Chemnitz, Conch. Cab., XI, p. 229, pl. 202 fig. 1979.
Lamarck, Anim. s. Vert., V, p. 610 (600).
Wood, Index Testac., p. 36, pl. 7 fig. 54.
Delessert, Rec. Coq. Lamarck, pl. 10 fig. 13 a, c.
Hanley, Cat. Rec. Biv. Sh., p. 116.
Hanley, Ibid., p. 123, pl. 16 fig. 36.
Philippe Abbild., I, p. 12, pl. III fig. 8, 9.
Piulippi, Ibid., III, p. 30, pl. VIII fig. 7.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 685, pl. 148 fig. 62 à 64 et fig. 66 .
Sowerby (non Lamarck ?), Ibid., p. 686, pl. 148 fig. 67 à 76.
Deshayes, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 8.
Deshayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 153.
Deshayes, Ibid., p. 153.
Reeve, Conch. Icon., XIV, pl. 4 fig. 15 a, 15 b.
Reeve, Ibid., pl. 5 fig. 24.
Reeve, Ibid., pl. 6 fig. 26 a, b.
Reeve, Ibid., pl. VIII fig. 34 a et 34 b.
Reeve, Ibid., pl. VIII fig. 35.
Reeve, Ibid., pl. IX fig. 42.
Reeve, Ibid., pl. X fig. 51.
Pfeiffer, in Conch. Cab., éd. 2, p. 151, pl. 11 fig. 11.
Pfeiffer ( non Sow.), Ibid., p. 237, pl. 41 fig. 1. 2.
Romer (non Sow.), Monogr. Venus, II, p. 32, pl. IX fig. 3.
Romer, Ibid., p. 104, pl. 34 fig. 3, 3 a, 3 6, 3 c.
Romer, Ibid., p. 105, pl. 35 fig. 2, 2 a, 2 b, 2 c.
Romer, Ibid., p. 106, pl. 36 fig. 1 à 1 c.
Rômer (non Lamarck ?), Ibid., p. 107, pl. 36 fig. 2 à 2 e.
Romer, Ibid., p. 112, pl. 38 fig. 1.
Rômer, Ibid., p. 113, pl. 38 fig. 4.
Martens, J. Linn. Soc. Lond., Zool., XXI, p. 214.
Elera, Catal. Filipinas, III, Moluscos, p. 749.
Elera, Catal. Filipinas, III, Moluscos, p. 752.
Hidalgo, Mem. Real Ac. Cienc. Madrid, 21, p. 265.
Hidalco, Ibid., p. 267.
Hidalgo, Ibid., p. 268.
Source : MNHN, Paris
1903. Tapes variabilis Phil.
1905. Tapes ferrugineus Rve. .
1905. Tapes lalerisulcus Lk.
1905. Tapes marmoratus Lk.
1905. Tapes variabilis Phil.
1905. Tapes uslulatus Desh.
1906. Tapes (Hemitapes) marmorata Lk. |= ra-
diala auct ; in pari).
1923. Jlemilapes marmoratus Lk.
1928. Paphia laterisulca Lk.
1928. Paphia marmorata Lk.
1928. Paphia variabilis Phil.
1928. Hemitapes sinensis Rve.
1931. Katelysia marmorata Lk.
1939. Tapes ( Hemitapes ) marmoratus Lk.
1941. Paphia marmorata Rve.
1945. Tapes laterisulca Lk.
1948. Katelysia marmorata .
1951. Katelysia ( Hemitapes) marmorata Lk.
1952. Katelysia marmorata Lk.
Hidalco, Ibid., p. 269.
Hidalgo, Rev. Real Ac. Cicnc. Madrid, p. 333.
Hidalgo, Ibid., p. 333.
Hidalco, Ibid., p. 333.
Hidalco, Ibid., p. 335.
Hidalgo, Ibid., p. 336.
Melvili. et Standen, Proc. Zool. Soc. Lond., 1906 II, p. 833.
Tomlin (pro parle), Proc. Malac. Soc. Lond., XV, p. 312.
Faustino, Bureau of Science, Manila, Rep. 25, p. 80.
Faustino, Ibid., p. 81.
Faustino, Ibid., p. 82.
Melvili-, Proc. Malac. Soc. Lond., 18, p. 116.
Winc.kworth, Proc. Malac. Soc. Lond., 19. p. 189.
Lamy et Fischeb-Piette, Bull. Mus., p. 262.
Ghavelv , Bur. Madras Gov. Mus.. X. .S., V (1), p. 52 el 100.
Ai.tena, Zool. Mededecl., XXV, p. 151.
Ray, Rcc. Indian Mus., XLVI, p. 118.
Habe, Généra Jap. Sh., p. 182.
Kuroda et Habe, Check List Rec. Moll. Jap., p. 22.
Le nom Venus recens, donné par Chemnitz dans son volume XI, où cet auteur est linnéen, doit
être adopté pour l’une des principales espèces de Marcia qui du fait de sa très grande variabilité, a
reçu ensuite bien d’autres noms. Parmi ces noms, celui qui a été le plus employé est marmorata Lk.
Or, les descriptions et les figures de marmorata et de recens ne nous paraissent pas pouvoir concerner
autre chose qu’une seule et même espèce. Certes, recens décrite comme « traversiin striata » et figurée
comme costulée sur toute sa surface, pourrait sembler différente de marmorata qui est connue pour sa
propension à avoir dans sa région médio-inférieure une costulation atténuée ou absente ; mais il n’est
pas très rare de voir des individus ayant tous les autres caractères de marmorata et qui sont entière¬
ment costulés, de même qu’il en existe qui sont pratiquement lisses sur toute leur surface.
Nous opérons aussi la mise en synonymie de Venus variabilis Phil., Venus interrupta Phil., Tapes
vitulata Rve, Tapes occidentales Rve (malgré sa provenance de la Guadeloupe qui est certainement
fausse) et de Tapes exserta Rômer.
Pour Chione uslulata Desh., Tapes sinensis Rve, Tapes orientalis Rve, Tapes bicolorala Rve, Tapes
ferruginea Rve dont la synonymie est déjà admise (avec marmorata), nous avons vu les types à Londres
et confirmons pleinement ces assimilations (*).
Nous n’avons pas inclus la citation de Tapes interrupta par Rômer (1872, Monogr. Venus, p. 119
pl. 40 fig. 2) car nous ne pensons pas qu'il s’agisse de cette espèce ( recens ) et nous n’avons pas réussi à
savoir en fait, à quoi correspondait cette citation.
Nous renvoyons à Venerupis aurea pour ce qui concerne une assimilation de tenuislriata à marmo¬
rata qui avait été faite d’une façon erronée par Tomlin (1923, p. 212).
Nous ne pouvons savoir exactement ce qu’était la Venus laterisulca que Lamarck (1818, Anim.
s. Vert., V, p. 611 (601)) a décrite du Cabinet de Valenciennes et dont le représentant n’est pas à
Genève, ni d’ailleurs à Paris. Hanley l’a citée en 1842 (Cat. Rec. Biv. Sh., p. 123) sans figure. Sovverby
a donné en 1852 des figures qui représentent en fait des Marcia recens Chemn. En 1853, Deshayes doute
que ces figures de Sowerby correspondent en fait à l’espèce de Lamarck ; de sorte que nous n’avons
pas mis la référence de Lamarck (ni celle de Hanley) dans notre synonymie, tandis que celle de
Sowerby s’y trouve, et aussi celle de Rômer qui elle aussi représente M. recens. Le nom laterisulca
Lk. figurera donc dans notre liste terminale d’espèces incertaines.
Distribution. Cette espèce a été citée par les auteurs des provenances ou régions suivantes : golfe
Persique (Melvill, 1928), Karachi (Melvill, 1928), côtes de l’Inde (nombreux auteurs), de Bombav
à la côte de Coromandel, Ceylan (Martens, 1887) ; archipel Mergui (Maiitens, 1887) ; Chine (Sowerry
(1) En ce qui concerne sinensis, le type est un peu moins élevé que ne le représente la figure. Il a : 46 X 34 x 22 mm
Source : MNHN, Paris
ES TAPETISAE
RÉVISION
1852, Reeve, 1864, Romer, 1872) ; au sud du Japon de 23° à 14° de lat. nord (Kuroda et Habe,
1952) ; Philippines (nombreux auteurs) ; Salang (Martens, 1887) ; Java, Indro (Altena, 1945) ; Nou¬
velle-Caledonie (Romer, 1872).
Après examen des différentes collections, nous ajoutons les provenances suivantes, qui sont toutes
entre les limites extrêmes de l'aire de répartition déjà indiquée : Tellicherry et Beypur, côte ouest de
l’Inde (Brit. Mus., Winckworth) ; Singapour (Muséum, Coll. Denis et Coll. Letellier) : Rachgia,
golfe du Siam (Bruxelles, Coll. Dautzenberg) ; Ba Lang, Nord-Annam (Bruxelles, Coll, générale et
Muséum, Coll. Staadt) ; Tirain, Sumatra (Leiden, Coll. J. Drijver) : Semarang, Java (Leiden, F. Wil-
lemsen) ; Port Essington, Australie, Northern Territory (Brit. Mus., Karl of Derby) : North Australia
(Brit. Mus., Mrs. Ince).
N° 49. — MARC IA DOHRNI Romer
1870. llemilapes Doltrni . Romer. Malakoz. liliitt., XVII, p. 10.
1872. Tapes Doltrni Rüm. ROmer, Monogr. Venus, p. 109, pl. 37 fig. 3.
1896. Tapes dolirni Rom. Elera, Cntal. Filipinas, III, Moluscos, p. 751.
1903. Tapes Dolirni Roemer. Hidalgo, Obras Malac., pt. I, il, fasc. II, p. 268.
1905. Tapes Dolirni Roemer. Hidalgo, Cal. Mol. Test. Filipinas, Jolo y Marianas, I, p. 333.
1928. Paphia dolirni Roemer. Faustino, An. Rcp. Bur. Sc. Manila, 25, p. 80.
C’est des Philippines que Romer a décrit son espèce, et personne ne l’a citée depuis autrement que
d’après cet auteur.
Hidalgo (1903, p. 269) a émis sur cette espèce l’opinion suivante : « Por no tencr ejemplares del
Tapes Dolirni no he verificado ya su réunion al Tapes marmoratus [pour nous, rerens) pues solo me parece
una variedad de coloraciôn de este ultimo ; pero creo la harân los naturalistas que tengan ocasiôn de
examinai’ mâs individuos de dichas especies. »
Nous sommes exactement dans la même position. Nous n’avons pas plus, que n’en avait Hidalgo,
d’échantillons qui puissent être dits « rômeriens ». Mais Romer lui-même déclarait son espèce proche de
laterisulca, pour Hidalgo marmoratus, pour nous recens, et sa description ne nous paraît différer que par
de petits détails de sculpture en plus de la coloration qui lui semblait particulière mais que présentent
certains de nos échantillons de recens. Nous sommes donc persuadés que la séparation ne pourra pas
être maintenue.
N° 50. — MA RC IA FLAMMEA Gmelin
1786. Der geflammte llahn.
1789. Venus flammea .
1795. Venus radiala .
1828. Venus flammea .
1843. Venus flammea (pars) .
1853. Chione radiala .
1864. Tapes kraussi Desh.
1869. Venus flammea Gmel.
1872. Tapes flammea Gmel.
1906. Papliia ( llemilapes) flammea Gmel.
1930. Marcia ( llemilapes) flammea Gmel.
Schrôter, Einleîtung, III, p. 200, pi. VIII fig. 12.
Gmelin, Syst. Nat., éd. XIII, p. 3278.
Cüemnitz, Concli. Cab., XI, p. 225, pi. 201 fig. 1971 à 1973.
Wood, Index Testac., p. 35, pl. 7 fig. 37.
Hanley, Cat. Biv. Sh., p. 126.
Desiiayes, Catal. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 132 (oxcl. citât. Sowerby).
Reeve (non Deshayf.s), Conch. Icon., XIV, pl. 9 fig. 41.
Pfeiffer, in Conch. Cab., éd. 2, p. 129, pl. 6 fig. 9 à 11 et pl. 25
fig. 13 (fig. 12 exel. ?).
Rômer, Monogr. Venus. II, p. 111, pl. 37 fig. 4, 4 a. 4 b, 4 c.
Melvill et Standen, Proc. Zool. Soc. I.nnd., 1906 II, p. 833.
Lamy, Bull. Mus., p. 226.
Lamarck (1818, Anini. s. Vert., V, p. 616 (606)) a rapporté par erreur à Venus flammea Gmel.
un individu, conservé au Muséum, que Lamy et FIscher-Piette (1939, Bull. Mus., p. 261) ont identifié
à striata Chemn., que nous appelons maintenant Marcia japonica Gmel.
Pour l’attribution à Marcia flammea du Tapes kraussi de Reeve voir plus haut, Marcia pauper-
cula var. abbreviala.
Source : MNHN, Paris
ÉDOUARD FISCHER-PIETTE ET
64
Marcia flammea est une espèce très voisine de Marcia recens. Elles possèdent, toutes deux, une
sculpture plus ou moins obsolète dans la partie médio-ventrale mais généralement flammea est plus
bombée et sa hauteur par rapport à sa longueur est plus grande. Et surtout, il y a trois caractères pour
lesquels nous ne trouvons pas d’intermédiaires avec recens. La sculpture dans la région postéro-dorsale
est formée chez flammea par des côtes nombreuses, serrées, fines, arrondies, et qui sont de même type
du sommet à la base. Chez recens les côtes sont moins nombreuses, plus distantes, et leur constitution
varie progressivement du sommet à la base de la coquille : dans la région du sommet les côtes sont plates
et larges séparées par des sillons étroits, tandis que dans la région de la base elles sont étroites et à
section triangulaire, séparées par des intervalles larges et plans. Le plateau cardinal chez flammea, est
élevé, son bord inférieur est très sinueux, sa surface est grande, les dents cardinales sont épaisses et très
saillantes, tandis que chez recens il est peu élevé, son bord inférieur est presque rectiligne, sa surface est
réduite, les dents cardinales sont fines et minces et peu saillantes.
Distribution. Cette espèce décrite de la mer Rouge a été citée par de nombreux auteurs de cette
même provenance. En dehors de cela, elle n’a été signalée avec certitude que d’Aden (Lamy, 1930) et
de Bombay (Melvill et Standen, 1906). Certes il y a aussi la provenance du Natal donnée par Reeve
(1864) pour sa citation de Tapes kraussi Desh., mais il se pourrait étant donné que Desuayes a décrit
son espèce du Natal qu’il n’y ait là qu’une provenance de conformité, il faut donc attendre confirmation.
La consultation des différentes collections ajoute les provenances suivantes : Périm (Muséum
Coll. Jousseaume) ; Mascate (Muséum, M. Leclancher) ; Singapour (Muséum, sans donateur) ; Manille
(Muséum, Coll. Jousseaume).
Ainsi cette espèce, représentée en mer Rouge, a été trouvée jusqu’aux Philippines, mais de façon
de plus en plus sporadique, et peut-être au Natal. La collection du Muséum renferme un très orand
nombre d’échantillons d’Aden, une bonne quantité de Mascate, un seul de Singapour et un seul de
Manille.
N» 51. — MARCIA IGNOBIL1S Philippi
1847. Venus ignobilis (Anton in lit.). Philippi, Abbild., II, p. 152, pl. VI fig. 2.
1872. Tapes ignobilis Anton. Rômeh, Monogr. Venus, p. 114, pl. 38 fig. 2, 2 a, 2 b, 2 c.
Nous n’avons vu aucun échantillon de cette espèce d’habitat inconnu, sur laquelle nous n’avons
pas d’autres renseignements que ceux donnés par les descriptions et les figures de Philippi et de Rômer.
N» 52. — MARCIA (GRANICORIUM) 1NDUTUM Hedley
1906. Granicorium indutum . Hedley, Proc. Linn. Soc. N. S. VV., 31 (3), p. 477.
1951. Marcia ( Granicorium ) indutum Hcd . Keen, Min. Conch. Club South Calil'., 113, p. 6.
Nous ne connaissons cette espèce que par le travail de Hedley. Keen (1951) l’a attribuée aux
Marcia, dont ce serait alors une des formes les plus aberrantes, non seulement par le revêtement de sable
soudé & l’extérieur, mais aussi par l’énorme surface du plateau cardinal dont les dents sont très parti¬
culières, et encore plus par l’extrême réduction du sinus palléal.
Habitat : Queensland.
N» 53. — MARCIA (GRANICORIUM) ATTONITUM Ircdale
1936. Granicorium allonitum . Iredale, Rec. Austr. Mus., XIX, 5, p. 278, pl. 20 fig. 17.
Nous ne connaissons cette espèce que par le travail de Iredale.
Habitat : au nord de Sydney.
Source : MNHN, Paris
ÉVISION DES TAPET1NAE
65
Genre KATELYSIA Router, 1857
N° 54. KATELYSIA SCALARINA Lamarck
(PI. XIII fig. 9 et 10 et 16 et 17)
1818. Venus scalarina .
1818. Venus conularis .
1818. Venus slrigosa (Pérou).
1834. Venus humphreyi .
1835. Venus scalarina Lk.
1841. Venus scalarina Lk.
1841. Venus conularis Lk.
1843. Venus scalarina Lk.
1844. Venus aphrodina var.
1843. Venus scalarina Lk.
1853. Venus scalarina Lk.
1853. Chions scalarina Lk.
1864. Hemilapes apaluria .
1864. Kalelysia scalarina Lk.
1864. Venus aplirodinoides .
1864. Venus scalarina Lk.
1870. Venus apaluria Roemcr.
1870. Venus scalarina Lk.
1872. Tapes apaluria Rom.
1878. Venus (Chions) conularis Lk. et var. scalariiui
1887. Chionc slrigosa Lk.
1887. Chione scalarina Lk. (pars) .
1896. Tapes apaluria Roemcr.
1899. Katelysia scalarina Lk.
1901. Chione scalarina Lk.
1903. Tapes apaluria Roemcr.
1903. Chione scalarina Lk.
1903. Chione scalarina Lk.
1905. Tapes apaluria Roemer.
1914. Kalelysia scalarina Lk.
1918. Marcio scalarina Lk.
1921. Marcia scalarina Lk.
1923. Marcia scalarina Lk.
1928. Paphia apaluria Roemer.
1937. Kalelysia scalarina Lk.
1938. Kalelysia scalarina Lk.
1950. Kalelysia scalariiui Lk.
1951. Kalelysia scalarina Lk.
1955. Kalelysia scalarina Lk.
1958. Katelysia scalarina Lk.
1961. Kalelysia scalarina Lk.
1962. Kalelysia scalarina Lk.
1962. Katelysia scalarina Lk.
1964. Kalelysia (Kalelysia ) scalarina Lk.
1964. Kalelysia scalarina Lk. et subsp. polita Niel-
Mimoires Muséum, LXXI.
Lamarck, Ânim. s. Vert., V, p. 609 (599).
Lamarck, Ibid., p. 615 (605).
Lamarck, Ibid., p. 615 (605).
Donovan ( fide Nielsf.n), Naturalistes Repository, 3, p. 16, pl. 78
lig. 2.
Deshayes, Anim. s. Vert., éd. 2. VI, p. 359 (y compris V. conularis
Lk. et V. slrigosa Lk. p. 368).
Delessert, Rec. Coq. Lamarck, pl. 10 fig. 12 a, 12 b, 12 c.
Delessert, Ibid., pl. 11 fig. 4.
IIanley, Cat. Rec. Biv. Sh. (1844), p. 123, pl. 16 fig. 4.
Hakley, Ibid., pl. 16 fig. 33.
Menke, Moll. Nov. Hol. specimen, p. 44.
Sowerby, Thés. Coneh., II, p. 736, pl. 162 fig. 215 à 220.
Deshayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 148.
Rômer, in Malak. Zool. Blfitt., XI, p. 123.
Rümer, Ibid., p. 170.
Reeve, Conch. Icon., XIV, pl. 17 fig. 73.
Reeve, Conch. Icon., XIV, p. 20 fig. 96 a, 96 b.
Pfeiffer, in Conch. Cab., cd. II, XT (1), p. 196, pl. 25 fig. 10, 11.
Pfeiffer, Ibid., p. 212, pl. 34 /ig. 8 à 10.
R6mer, Monogr. Venus, p. 110, pl. 37 fig. 2.
Tenison-Woods, Pap. Proc. Roy. Soc. Tasmania (1877) p. 50
et 51.
Tate, Trans. Proc. Roy. Soc. S. Austral., IX. p. 92.
Taie, Ibid., p. 92.
Elera, Catal. Filipinas, III, Mol., p. 751.
Melvill, Linn. Soc. Journ., Zool., 27, p. 196.
Tate et May, Proc. Linn. Soc. N. S. W., 26, p. 427.
Hidalgo, Obras Malac., pt. I, II, fasc. Il, p. 272.
PrItcbard et Gatliff, Proc. Roy. Soc. Victoria (n. s.l, 16 (1).
p. 94, pl. 15 fig. 7, 8 ( non 4 à 6)'.
Phitchard et Gatliff, Ibid., p. 127.
Hidalgo, Rev. Real Ac. Cienc. Madrid, p. 332.
Jukes-Browne, Proc. Malac. Soc. Lond., XI, p. 88.
Hedley, Mar. Fauna X. S. W., I. Moll., Suppl. J. Roy. Soc. N. S. W.,
LI (1917), p. M 24.
May, A Check List Moll. Tasmania, p. 24 (/ide Nielsen).
May, Illustr. Ind. Tasmanian Sh., pl. 10 fig. 15 (fide Nielsen).
Faustino, An. Rep. Bur. Sc., Manila, 25, p. 79.
Lamy, Bull. Mus., p. 74.
Cotton et Godfrey, Moll. S. Austral., p. 242, fig. 270.
Allan, Auslralian Shells, p. 331, fig. 77 n° 6, p. 326.
Macphkrson et Chapple, Mcm. Nat. Mus. Victoria, 17, p. 152.
Kershaw, Proc. Roy. Soc. Tasmania, 89, p. 228, n° 188 (fide
Nielsen).
May et Macpiierson, Illustr. Index Tasmanian Shells, p. 14,
pl. 10 fig. 15.
Cotton, South Austral. Moll., Pclccyp., p. 257, fig. 278.
Iheuale et MacMiciiael, Ref. List. Mar. Moll., The Austral. Mus.,
Sydney, Mem. XI, p. 22.
Macpherson et Gabriel, Mar. Moll. Victoria, p. 352, fig. 406 p. 353.
Shikama, Sh. World, II, p. 81, pl. 48 fig. 14.
Nielsen, Mem. Nat. Mus. Victoria, 26, p. 222, pl. I fig. 15 3 (*c<i-
larina) et 4 5 G (subsp. polita).
Source : MNHN, Paris
66
FISCHER-PIETTE ET BERNAI
MÉTIVIEI
Nous incluons dans la synonymie de K. sccdarina 1 ’Hemitapes apaturia de Rômer : nous considérons
qu’il s’agit d’une Katelysia et nous ne voyons aucune différence avec K. scalarina. Mais un problème
se pose du fait que scalarina n’est connue que d’Australie, comme d’ailleurs toutes les Katelysia, alors
que Rômer a décrit son espèce des Philippines. Étant donné que apaturia n’a jamais été citée autre¬
ment que d’après Rômer, il semble extraordinaire, si elle est vraiment des Philippines, qu’elle n’y ait
jamais été retrouvée, et nous supposons qu’il s’agit d’une erreur de provenance.
C’est à tort que Tate (1887) a placé dans la synonymie de Chione scalarina la Venus nitida
de Quoy et Gaimard que Hedley (1918) et Lamy et Fischer-Piette (1942, Bull. Mus., p. 133) ont
assimilé à Venus fumigata Sow. (voir ci-dessus, Marcia fumigata Sow.).
Ainsi que l’a fait savoir Lamy (1937, Bull. Mus., p. 73) la forme représentée sous le nom Chione
slrigosa Lk. par Pritchard et Gatliff (1903, Proc. Roy. Soc. Victoria, XVI, pl. XV fig. 4, 5, 6) corres¬
pond en réalité, non à K. slrigosa = K. scalarina, mais à K. rhyliphora Lamy = Venus corrugala Lk.
non Gmelin.
Le type de Venus scalarina est au Musée de Genève et a été figuré par Delessert. Mais c’est au
Muséum de Paris que se trouvent les types de V. conularis et V. slrigosa qui n’en sont que des variantes.
Nous en donnons des figures (pl. XIII et XIV). Elles représentent : 1° Un des deux individus de stri-
gosa (35 mm) considérés par Lamy (1937, p. 75) comme constituant la forme [1] de Lamarck (fig. 16
et 17). 2° Le plus grand (39 mm) des trois individus considérés comme constituant la variété [2] de slri-
gosa de Lamarck (fig. 1 et 2). 3° Un des deux individus les plus grands (20,5 mm) de conularis (fig. 9
et 10) dont Lamy a mentionné trois exemplaires. Le troisième a 18 mm.
N° 55. — Variété APHRODINA Lamarck
(PI. XIII fig. 11 à 15)
1818. Venus aphrodina . Lamahck, Anim. s. Vert., V, p. 615 (605).
1841. Venus aphrodina Lk. Delessert, Rec. Coq. Lamarck, pl. 11 fig. 1 a, b, c.
1849. Venus Peronii Lk. Philifpi, Abbild., Ilf p. 30, pl. VIII fig. 9.
1853. Cliione aphrodina . Deshayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 147.
1853. Venus aphrodina Lk . Sowerbv, Thés. Concli., Il, p. 736, pl. 162 fig. 221.
1863. Venus slrigosa Lk. Reeve, Concli. Icon., XIV, pl. 20 fig. 94.
1864. Katelysia aphrodina Lk. Rûmer, Malakoz. Blatt., p. 171.
1914. Katelysia aphrodina Lk. Jukes-Browne, Proc^ Malac. Soc. Lond., XI, p. 88.
1937. Katelysia aphrodina Lk. Lamy, Bull. Mus., p. 75.
Nous devons ajouter à ces renseignements bibliographiques les figures 15 et 16 (pl. 34) données par
Pfeiffer (1869, Conch. Cab., p. 214) comme représentant Venus peronii Lk. var. 3 slrigosa, mais qui
correspondent, à notre avis, à aphrodina.
La Venus aphrodina de Lamarck a d’abord été considérée par Deshayes (1835, Anim. s. Vert.,
2 e éd., 6, p. 368) comme unie spécifiquement à V. conularis et V. slrigosa, mais en 1853 il la traitait
en espèce, comme l’ont fait aussi depuis lors divers auteurs.
IIanley (1843, Cat. Rec. Biv. Sh., p. 126) donne, planche 16, une figure (fig. 33), sous le nom Venus
aphrodina Lk. qui correspond à notre avis à Katelysia rhyliphora.
La figure donnée par Reeve (1863, Conch. Icon., XIV, pl. 17 fig. 76) pour la Venus aphrodina
correspond plutôt à aphrodinoides.
Nous n’avons pas placé dans notre liste de références la citation faite par Tate (1887, Trans. Proc.
Rep. Roy. Soc. South Australia, IX, p. 92) de Chione aphrodina Lk., car d’après les caractères qu’il
donne nous pensons que ce n’est pas, en fait, de cette espèce qu il s est trouvé parler.
Lamy (1937, p. 75) a écrit à propos de cette forme : « Deshayes (1835, p. 368) regardait... comme
une simple variété [de V. strigosa ] le V. aphrodina Lamarck...
« Cependant cette forme me paraît pouvoir être distinguée par le fait que ses nombreuses côtes
concentriques, au lieu d’être espacées, sont serrées ( lesta dense strialâ), ainsi que le montre la figure 221
de Sowerby (1853, Thés. Conch., II, pl. CLXII). »
Source : MNHN, Paris
ES TAPETINAE
(il
En ce qui nous concerne, ayant trouvé dans les collections du Muséum des intermédiaires, peu nom¬
breux d’ailleurs, entre les deux formes, nous prenons le parti de traiter aphrodina en variété de scalarina.
N° 56. Variété APHRODINOIDES Lamarck
(PI. XIII fig. 18 à 23)
1818. Venus aphrodinoides .
1835. Venus Peronii Lk. var. aphrodinoides Lk...
1841. Venus aphrodinoides Lk.
1843. Venus Peronii Lk. var. aphrodinoides Lk...
1853. Venus aphrodina Lk. var. aphrodinoides Lk.
1863. Venus aphrodina Lk.
1864. Katelysia aphrodina [pars) .
1869. Venus Peronii Lk. var. aphrodina .
1887. Chione scalarina Lk. (pars) .
1937. Venus aphrodinoides Lk.
1964. Katelysia peronii Lk. [pars) .
Lamarck, Anim. s. Vert., V, p. 616 (606).
Deshayes, Ibid., éd. 2, VI, p. 369, note (1).
Delessert, Rec. Coq. Lamarck, pl. XI fig. 2.
Hakley, Cat. Rec. Biv. Sh., p. 126, note (1).
Sowerby, Thés. Conch., Il, p. 736.
Reeve, Conch. Icon., XIV, pl. 17 fig. 76.
Romer, Malakoz. Blâtt., p. 171.
Pfeiffer, in Conch. Cab., éd. 2, p. 213, pl. 34 fig. 11, 12.
Tate, Trans. Proc. Roy. Soc. South Australie, IX. p. 92.
Lamy, Bull. Mus., p. 76.
Nielsen, Mem. Xat. Mus. Victoria, XXVI. p. 222.
Cette variété, fondée sur des échantillons conservés à Genève (ligures de Delessert) et au Muséum
(pl. XIII fig. 18 h 23), est caractérisée par sa grande hauteur liée à un sommet très saillant et, corréla¬
tivement, un plateau cardinal plus haut que chez les formes voisines.
Elle a été considérée comme variété de Peronii par Deshayes et Pfeiffer. Lamy (1937) a fait
valoir les différences qui empêchent d’accepter cette opinion, et il est curieux de constater qu’en dépit
de ce fait Nielsen (1963) met cette forme dans la synonymie de Katelysia peronii, espèce dont il dit
pourtant qu’elle est « more rounded than the other two species » [scalarina et rhyliphora).
N° 57. Variété POLITA Nielsen
1964. Katelysia scalarina Lk. suhsp. polila . Nielsen, Mem. Nat. Mus. Victoria, XXVI, p. 223, pl. I fig. 4 à 6.
D’après la description et les figures, l’adjectif « poli » ne s’applique pas à toute la surface des échan¬
tillons ; il s’agit d’une atténuation de la sculpture, le plus souvent dans la région médiane d’après nos
échantillons.
Distribution. Lamarck a décrit scalarina des « Mers Australes », conularis de « l’île Saint-Pierre-
Saint-François », slrigosa du « port du Roi Georges », aphrodina de « l’île aux Kanguroos et à celle Maria »
et aphrodinoides des « Mers de la Nouvelle-Hollande ».
D’après les autres renseignements donnés par la bibliographie, cette espèce australienne a été citée
des localités ou régions suivantes : Brisbane (Nielsen, 1964) ; Nouvelle-Galles du Sud (Hedlby,
1918) ; Tasmanie (Deshayes, 1853, Pfeiffer, 1870, Tenison-Woods, 1878, Tate et May, 1901, May,
1921 et 1923, May et Macpherson, 1958) ; Victoria (Tate, 1887, Pritchard et Gatliff, 1903, Mac-
pherson et Chapple, 1951, Macpherson et Gabriel, 1962); Holdfast Bay, Adélaïde (Tate, 1887) ;
golfe Saint-Vincent. (Reeve, 1864, Tate, 1887, Cotton et Godfrey, 1938, Cotton, 1961) ; Port Lin¬
coln (Tate, 1887) ; Great Australian Bight (Tate, 1887) ; King Georges Sound (Tate, 1887, Cotton
et Godfrey, 1938, Cotton, 1961) ; Australie du Sud-Ouest avec énumération de diverses localités
d’Albany à Pertli (Nielsen, 1964) ; Swan River (Tate, 1887, Cotton et Godfrey, 1938, Cotton,
1961) ; Albany Pass, détroit de Torres (Melvill, 1899).
Cette espèce a été également citée des Philippines sous le nom Hemitapes apaluria par Romer
(1864). Rappelons, voir plus haut, que nous admettons qu’il doit s’agir d’une erreur de provenance.
Un lot de quatre échantillons de K. scalarina de la collection Staadt (au Muséum) vient de Nou¬
velle-Zélande, Bay of Islands. Celte baie est dans le nord de l’île du Nord. C’est croyons-nous, la première
fois que des représentants du genre Katelysia sont signalés en dehors de l’Australie (sauf la provenance
Source : MNHN, Paris
68
iSCHEI
ETTE ET BERN.
MÉTIVIER
ÉDOUARD FI
Philippines que nous admettons comme erronée). Notons que cette espèce semble fort prospère dans
cette localité pourtant excentrique, car deux des échantillons ont 47 et 42 mm (le plus grand de nos
échantillons d’Australie a 42 mm).
Aucune autre provenance nouvelle n’a été trouvée par nous dans la consultation des différentes
collections.
Cette espèce (et ses variétés) se rencontrent donc : en Australie, de Brisbane à la Tasmanie et à
l’Australie de l’Ouest et au détroit de Torres ; et dans le nord de la Nouvelle-Zélande.
N° 58. - - KATELYSIA PERONII Lamarck
(PI. XIV fig. 3 à 11)
1818. Venus Peronii . Lamarck, Anim. s. Vert., V, p. 616 (606).
1842. Venus Peronii Lk. Hanley, Cat. Biv. Sh., p. 126, pl. 16 fig. 43.
1843. Venus Peroni Lk. Menke, Moll. Nov. Holl. Specim., p. 44.
1853. Chione Peronii Lk. Deshayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 146.
1869. Venus Peronii Lk. var. aphrodinoides . Pfeiffer, in Conch. Cab., écl. 2, p. 213, pl. 34 fig. 17 et 18 ( non 11
à 16).
1878. Tapes Victoriæ . Tenison-YVoods, Proc. Roy. Soc. Tasmania, 1877, XIV, p. 60.
1903. Chione peronii Lk. Pritchard et Gatlifp, Proc. Roy. Soc. Victoria, XVI (1), p 94
et 127, pl. XV fig. 9-10.
Kalelysia peronii Lk. Jukes-Brow.ne, Proc. Malac. Soc. Lond., XI, p. 88.
Marcia peronii Lk. Hedi.f.y, J. Roy. Soc. West. Austr., I, p. 15.
Kalelysia peroni Lk. Cotton, Rec. South Austral. Mus., 52, p. 173.
.Marcia ( Kalelysia) peroni Lk. Lamy, Bull. Mus., p. 75.
Kalelysia peroni Lk. Cotton et Godfrey, Moll. South Austral., I, Pclecyp., p 043
fig. 271.
1950. Kalelysia peronii . Allan, Australian Shells, p. 331, pl. 39 fig. 2 p. 368.
1951. Kalelysia peroni Lk. Macpherson et Chapple, Mcin. Nat. Mus. Victoria, 17, p. 152.
1958. Kalelysia peronii Lk. May et Macpherson, Illustr. Ind. Tasmanian Shells, p. 54, pl. 50
1914.
1915.
1934.
1937.
1938.
1961. Kalelysia peroni Lk. Cotton, South Austral. Moll., Pelecyp., p. 258, fig. 279.
1962. Kalelysia peronii Lk. Macpherson et Gabriel, Mar. Moll. Victoria, p. 354 fi<* 30g
p. 353.
1964. Kalelysia peronii Lk. Nielsen, Mera. Nat. Mus. Victoria, n° 26, p. 222, pl. 2 fig. 1 à 3
Nous n’avons pas inclus dans notre liste de références bibliographiques, la citation de Venus Peronii
par Philippi (1849, Abbild., 3, p. 30, pl. VIII fig. 8 et 9) car ni sa description ni les deux figures qu’il
donne ne correspondent à cette espèce. A notre avis, la figure 8 représente une Kalelysia rhytiphora et
la figure 9 une K. scalarina var. aphrodina.
Il n’y a pas de type de Lamarck qui soit identifié avec certitude. Nous donnons des figures des deux
plus grands individus (pl. XIV fig. 3 à 9) notés par Lamy (1937) comme existant dans la collection
Lamarck au Muséum. Leurs dimensions sont : 35,5 X 29 X 18 mm ; 35 X 21 X 15 mm. Si ainsi
que l’a écrit Lamy, les exemplaires ne sont pas accompagnés d’étiquette de la main de Lamarck il n’en
est pas moins vrai qu’ils sont marqués comme ayant été « nommés par Lamarck, MM. Péron et Lesueur
1803 », « Venus de Pérou, Venus Peronii », de sorte que nous les considérons tout au moins comme des
échantillons d’auteur. Rappelons que Lamarck donnait pour dimension 36 mm, et il est assez vrai¬
semblable que cela concernait le plus grand des échantillons que nous avons sous les yeux.
La collection Lamarck possède un autre exemplaire appartenant (comme Lamy l’avait suggéré)
à l’espèce Kalelysia Peronii (voir Lamy, 1937, p. 76) qui était étiqueté Venus flammiculata ( flammicu -
lata est une Marcia hiantina).
Nielsen (1964) comprenait dans la synonymie de Katelysia peronii le Tapes victoriæ. de Tenison-
Woods (1878, Trans. Proc. Roy. Soc. Tasmania, XIV, p. 60), mais nous verrons plus loin que c’est à
K. rhytiphora que Pritchard et Gatliff (1903, Proc. Roy. Soc. Victoria, XVI (n. s.), p. 126) l’avaient
réuni, et la description de Tenison-Woods ne nous permettait pas de décider entre les deux. Aussi
sommes-nous reconnaissants à M. le D r Brian J. Smith du Musée de Victoria d’avoir bien voulu nous
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES TAPET1SAE
69
communiquer le type lui-même, dont nous donnons des figures (pl. XIV fig. 10 et 11). Il s’agit incontes¬
tablement d’un exemplaire de K. peronii.
Distribution. Cette espèce décrite par Lamarck du « port du Roi Georges » a été ensuite citée d’Aus¬
tralie sans autre précision, par de nombreux auteurs : et par d’autres des localités ou régions suivantes :
Victoria (Tenison-Woods, 1878, Pritchard et Gatliff, 1903, Macpherson et Chapple, 1951, Cotton,
1961, Nielsen, 1964) ; Tasmanie (Cotton et Godfrey, 1938, May et Macpherson, 1958, Cotton,
1961, Nielsen, 1964) ; South Australia, sans autre précision (Cotton, 1934) et golfe Saint-Vincent et
île Kangaroo (Cotton et Godfrey, 1938, Cotton, 1961) ; Australie du Sud-Ouest (Cotton, 1961) ;
Western Australia (Hedley, 1915).
Après examen des différentes collections nous ajoutons une seule précision pour l’Australie du Sud :
Outcr Harbour, près d’Adélaïde (Mus. Leiden).
Cette espèce s’étend donc en Australie, de Victoria à l’Australie de l’Ouest et à la Tasmanie.
N» 59. — KATELYSIA RHYTIPHORA Lamy
(PI. XIV fig. 12 à 15)
1818. Venus corrugata (purs) .
1835. Venus corrugata Lk. (pars) .
1843. Venus aplirodina Lk.
1849. Venus Peronii Lk.
1853. Venus strigosa Lk.
18G9. Venus Peronii Lk.
1903. Chione strigosa Lk.
1918. Katelysia corrugata Lk.
1934. Katelysia corrugata Lk.
1935. Marcia ( Katelysia ) rhytiphora .
1936. Katelysia enigma .
1937. Marcia (Katelysia) rhytiphora Lamy.
1950. Katelysia enigma .
1951. Katelysia strigosa Lk.
1958. Katelysia rhytiphora Lamy.
1961. Katelysia corrugata Lk .
1962. Katelysia rhytiphora Lamy.
1962. Katelysia enigma Iredale.
1964. Katelysia rhytiphora Lamy.
Lamarck (non Gmei.in), Anim. s. Vert., V, p. 604 (594).
Deshayes (non Gmelin), Ibid., cd. 2, VI, p. 351.
Hanley, Cal. Rec. Biv. Sh., p. 126, pl. 16 fig. 33.
Phimppi. Abbild., III, p. 30. pl. VIII fig. 8.
Sowerby, Thcs. Concli., II, p. 736, pl. 162 fig. 222, 223.
Pfeiffer, in Conch. Cab., éil. 2, p. 213, pl. 34 fig. 13, 14.
Pritchard et Gatliff, Proc. Roy. Soc. Victoria, XVI (n. s.),
p. 94, p. 126, pl. 15 fig. 4, 5, 6.
Cotton et Godfrey, Moll. South Austral., I, Pelecyp., p. 241,
fig. 261.
Cotton, Rec. S. Austral. Mus., 5, 2, p. 173.
Lamy, Bull. Mus., p. 358.
Iredale, Rcc. Austral. Mus., XIX, 5, p. 278, pl. 20 fig. 3.
Lamy, Bull. Mus., p. 74.
Allan, Australian Shells, p. 331, fig. 77 (p. 326) n° 8.
Macpherson cl Chapple, Mem. Nat. Mus. Victoria, 17, p. 152.
May et Macpherson, Illustr. Ind. Tasm. Sh., p. 14, pl. 10 fig. 13.
Cotton, South Austral. Moll., Pelecyp., p. 257, fig. 277.
Macpherson et Gabriel, Mar. Moll. Victoria, p. 354, fig. 407
p. 353.
Iredale et MacMichael, Rcf. List Mar. Moll. N. S. W., The Auslr.
Mus., Sydney, mem. XI, p. 22.
Nielsen, Mem. Nat. Mus. Victoria, 26, p. 233, pl. II fig. 4 à 6.
Le nom rhytiphora a été donné par Lamy en 1935 pour remplacer celui de Venus corrugata Lk. Ce
nom ne pouvait pas être conservé, comme Lamy l’a expliqué dans des commentaires qu’il a repris en les
améliorant en 1937, et que nous reproduisons ci-dessous : « Le nom de Venus corrugata a été donné
par Lamarck (p. 604) à une forme australienne rapportée par Péron et Lesueur (1803), dont le type
mesurant 60 X 45 mm existe au Muséum de Paris avec l’étiquette originale : elle est intérieurement
jaune avec régions antérieure et postérieure maculées de violet, la lunule est violacée et les valves sont
ornées de rides transversales décussées par de petites stries longitudinales.
« C’est évidemment cette forme que Sowerby (1853, Thés. Conch., II, p. 736, pl. CLXII fig. 222-
223) a figurée sous le nom de Venus strigosa Lamarck, car il attribue des côtes excentriques crénelées
par de fines stries radiales ; mais il reconnaît lui-même que Lamarck n’a pas mentionné ce caractère
pour son strigosa (p. 615) : or, en réalité, celui-ci, ainsi que le montrent les types conservés au Muséum
de Paris est une espèce dont les côtes ne sont nullement crénelées et qui est, comme le dit Deshayes
(1835, Anim. s. Vert., 2 e éd., VI, p. 368), voisine des V. conularis et aphrodirta Lk.
Source : MNHN, Paris
70
ÉDOUA
R-PIETTE ET BERNARD MÉTIVIER
« La même confusion a été faite par G.-B. Pritchahd et J.-H. Gatliff (1903, Proc. Roy. Soc. Vic¬
toria, XVI, p. 94, pl. XV fig. 4, 5, 6), qui donnent le nom de Chione strigosa Lk. à une espèce de Port
Philip (Victoria) ayant une forme ovale allongée et des rides concentriques anastomosées, croisées dis¬
tinctement par des stries rayonnantes continues : cette espèce est le V. strigosa de Sowerby, mais non
celui de Lamarck, et elle a tous les caractères du type du V. corrugala Lk.
« C’est également à ce V. corrugala qu’il faut identifier la coquille à Unes stries radiales figurée
à tort par L. Pfeiffer (1869, Syst. Conch. Cal). Mart. u. Chemn., 2 e éd., Veneracea, p. 213, pl. 34 fig. 13-
14) comme étant le V. Peroni Lk. typique.
« D’ailleurs, comme Lamarck comprenait sous l’appellation de Venus corrugala également le V. obso-
loin Chemnitz = corrugala Gmelin, de la côte occidentale d’Afrique, j’ai proposé (1935, Bull. Muséum,
2 e s., VII, p. 358) pour l’espèce australienne le nom de Marcia (Katelysia) rhyliphora (= Venus corru-
gala Lamarck [non Gmelin] = V. strigosa Sowerby [non Lamarck]. »
Nous figurons (pl. XIV fig. 12 à 15) l'exemplaire lamarckien qu’a étudié Lamy. Son épaisseur est
de 24 mm, la largeur de 60 mm et la hauteur de 45 mm.
Pritchabd et Gatliff (1903, Proc. Roy. Soc. Victoria, XVI (n. s.),p. 126) considéraient le Tapes
victoriæ de Tenison-Woods (1878, Trans. Proc. Roy. Soc. Tasmania, XIV, p. 60) comme synonyme
d’une forme qui était pour eux le Chione strigosa Sow. (non Lk.) et qui correspond pour nous à K. rhy-
tiphora. Or nous avons dit plus haut que Nielsen (1964) a mis ce Tapes victoriæ dans la synonymie
de K. peronii et que la description de Tenison-Woods ne nous permettait pas de décider entre les deux.
Distribution. Lamarck a décrit son corrugala des « Mers de la Nouvelle-Hollande ».
Cette espèce a été ensuite citée d’Australie des localités ou régions suivantes : Manly Cove Beach
et Port Jackson (Iredale, 1936) ; Sydney et Bermagui River (Allan, 1950); Eden (Nielsen, 1964);
Victoria (Pritchard et Gatliff, 1903, Cotton et Godfrey, 1918, Macpherson et Chapple, 1951
Macpherson et Gabriel, 1962, Nielsen, 1964) ; Tasmanie (Cotton et Godfrey, 1918, May et Mac¬
pherson, 1958, Nielsen, 1964) ; South Australia, sans autre précision (Cotton et Godfrey, 1918
Cotton, 1934) et Outer Harbour (Cotton, 1961) et golfe Sainl-Vineent (Nielsen, 1964) ; Western
Australia (Cotton et Godfrey, 1918) et Albany (Nielsen, 1964).
La consultation des collections ajoute deux précisions pour l’Australie du Sud : Adélaïde (Musée
Leiden), et Hardwick Bay (Bruxelles, Coll. Dautzenberg).
L’espèce est donc connue de New South Wales à la Tasmanie, jusqu’à Albany, Western Australia.
Genre GOMPHINA Môrch, 1853
N° 60. GOMPHINA ÆQUILATERA Sowerby
1795. Venus donacina .
1825. Donax œquilatera .
18^3. Venus semicancellala Koch.
1853. Venus donacina Chemn.
1853. Venus æquilalera Sow.
1858. Venus semicancellala Koch.
1861. Gomphina melanœgis .
1862. Gomphina melanœgis Rômer.
1863. Venus œquilatera Sow.
1863. Venus donacina Chcinn.
1864. Venus æquilalera Sow.
1865. Gomphina donacina Chemn.
1865. Gomphina icquilatera Sow.
1865. Gomphina melanœgis Rômer.
1866. Venus donaciformis Chemn.
1867. Venus ( Gomphina) æquilalera Sow.
Chemnitz (non Gmelin), Conch. Cab., XI, p. 231, pl. 202 fig. 1983
1984.
Sowerby, Cal. Shclls Col. Earl Tankerville, p. 12.
Philippi, Abbild., I, p. 40, pl. I fig. 2 et 3.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 739, pl. 159 fig. 165, 166, 167.
Sowerby, Ibid., p. 739, pl. 159 fig. 168, 169.
Rômer, Kritische Untersuch., p. 12 (note) et p. 134.
Rômer, Mnlakoz. Bl., VII, p. 157.
Dunker, Nov. Conch., p. 40, pl. 12 fig. 12, 13.
Reeve, Conch. Icon., XIV, pl. 20 fig. 92.
Reeve, Ibid., pl. 20 fig. 95.
Crosse et Fischer, Journ. Conchyl., 12, p. 324.
Rômer, Malakoz. Bliitt., XIII, p. 142.
Rômer, Ibid., p. 142.
Rômer, Ibid., p. 143.
Mabille et Le Mesle, Journ. Conchyl., p. 118,
Schrenck, Reiscn Amur-Landc, p. 531.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES TA PET IX’A E
71
1869. Venus donacina Chenrn.
1870. Venus donacina Chemn.
1871. Venus melanægis Rômer.
1874. Venus melanægis Rômer.
1882. Gompliina donacina Chemn.
1882. Gomphina melanægis Rômer.
1891. Gomphina melanægis Rômer.
1891. Gomphina donacina Chenm. . .
1891. Gomphina æquilalera Son.
189 ». Gomphina donacina Chemn.
1895. Gomphina melanægis Rômer.
1906. Gomphina seimcancellata Koch..
1951. Gomphina veneriformis l.k.
1951. Gomphina melanægis Rômer.
1952. Gomphina melanægis Rômer.
1952. Gomphina veneriformis Lk.
1954. Gomphina veneriformis Lk.
1955. Gomphina ( Macridiscus ) veneriformis Lk. ...
1955. Gomphina ( Macridiscus ) melanægis Rôm....
1962. Gomphina ( Macridiscus ) veneriformis Lk.
1962. Gomphina ( Macridiscus) melanægis Rômer..
1965. Gomphina (Macrodiscus) melanægis Rômer..
1967. Gomphina melanægis .
Lischke, Japan. Meeres-Conch., I, p. 120.
Pfeiffeh, in Conch. Cab., éd. 2, p. 185, pi. 23 fig. 1, 2.
Lischke, Japan. Mccrcs-Conch., II, p. 171.
Lischke, Ibid., III, p. 86, pl. 7 fig. 10, 11.
Dunker, Ind. Moll. Mar. Jap., p. 199.
Dunker, Ibid., p. 199.
Stearns, Moll, collect. Japan, p. 14.
P. Fischer, Soc. Hist. Nat. Aulun, Bull. IV, p. 150.
P. Fischer, Ibid., p. 150.
Pilsbry, Cat. Mar. Moll. Jap., p. 130.
Pilsbry, Ibid., p. 130.
Dautzenbehg et H. Fischer, Journ. Conchyl., 54, p. 218.
Habe, Généra Jap. Sh„ p. 178.
Habe, Ibid., p. 179. fig. 415, 416 p. 178.
Kuroda et Habe, Clieck List Rec. Moll. Jap., p. 21.
Kuroda et Habe, Ibid., p. 21.
Taki, Illustr. Handb. Sh. col., pl. 37 fig. 7.
Kira, Col. Illustr. Sh. Japan, p. 112, pl. 56 fig. 20.
Kira, Ibid., p. 112, pl. 56 fig. 21.
KinA, Shclls West. Pacif. in color, p. 161, pl. 57 fig. 20.
Kira, Ibid., p. 161, pl. 57 fig. 21.
Habe et Ito, Sliells World Colour, I, Nortli. Pacif., pl. 45 fig. 8 .
Okutani et Takamurb, Sh. Japan, p. 180 fig. 1.
La liste de références ci-dessus nous montre que des noms multiples ont été employés, non seule¬
ment aux époques anciennes où c’est le cas pour la plupart des espèces, mais aussi depuis lors et jusqu’à
l’époque actuelle comprise. La première chose à faire pour nous, est donc d’établir quel est celui de ces
noms qui doit être employé pour désigner cette espèce.
En premier lieu, il est évident que la première dénomination linnéenne, Venus donacina (linnéenne
parce que parue dans le volume XI, qui est linnéen, de Chemnitz) encore employée en 1895, doit être
définitivement abandonnée. En effet, le nom Venus donacina avait déjà été employé par Gmelin pour
une Sunetta avant que Chemnitz s'en serve pour une Tapétinée.
Le nom æquilalera apparaît pour la première fois en 1825 dans le « Catalogue of the Shells in the
Collection of the late Earl of Tankerville » par Sowerby, avec références à Venus donacina Chemnitz (*).
Sowerby a de nouveau employé ce nom æquilalera dans le Thésaurus (1853, p. 739, n° 109) tout en
mentionnant aussi sous le n° 108, Venus donacina, ce qui montre que pour lui il s’agissait de deux espèces
distinctes.
Mais en 1867, Schrenck a fait savoir qu’il y avait tous les intermédiaires entre les deux formes
qu’il réunit sous le nom æquilalera. Lischke (1869) a confirmé la conclusion de Schrenck tout en
employant pourtant curieusement le nom donacina qu’il savait préoccupé. Nous confirmons à notre tour
la réunion des deux formes, avec d'autant, plus de certitude que nous avons vu au British Muséum
trois exemplaires nommés æquilalera par Sowerby dont les deux spécimens qu’il a figurés sous ce nom.
Celui de la figure 168 a 47 X 34 X 17 mm et celui de la figure 169, 40,3 X 30,8 X 14,9 mm.
Nous plaçons aussi dans la synonymie de Gomphina æquilalera, G. melanægis, bien que ce dernier
nom soit encore employé actuellement par des auteurs japonais. Notre abondant matériel de Cochin-
chine nous montre l’existence de tous les intermédiaires.
Les auteurs japonais citent aussi, et comme distinct de melanægis, Gomphina veneriformis. Or les
figures qu’ils en donnent ne nous paraissent en rien distinctes de G. æquilalera, et il faut d’ailleurs se
demander comment ils ont pu attribuer à une Gomphina un nom qui avait été donné par Lamarck
à un Donax. (Voir Bertin, 1881, Nouv. Arch. Muséum, IV, 2 e sér., p. 113.) Nous supposons que cela
vient du fait que Sowerby dans le texte de sa Venus n° 108 du Thésaurus (1853), met dans sa syno¬
nymie « Donax veneriformis », mais ce que Sowerby cite là, ce n’est pas la description de Lamarck
mais l’emploi erroné qu’il avait fait de ce nom dans son Catalogue de vente de la collection Tanker-
ville.
fl) Sowerby donne pour la Venus donacina les figures 1895 et 1896 de Chemnitz avec un point d'interrogation. Ces
figures correspondent à des Trochus et n’ont rien à voir avec une Tapétinée.
Source : MNHN , Paris
FISCHER-PIETTF. ET
72 ÉDOUARD
Distribution. Cette espèce a été citée par les auteurs, de Cochinchine (Crosse et Fischer, 1864,
Mabille et Le Mesle, 1866, P. Fischer, 1891) ; d’Annam, plage de Ben Son (Dautzenberg et
H. Fischer, 1906) ; de Java (Philippi, 1843, Pfeiffer, 1870) et du Japon (très nombreux auteurs).
Après examen des différentes collections nous ajoutons les provenances suivantes : Cambodge
(Muséum, M. Germand, 1864) ; Tourane (Mus. Bruxelles, Coll, générale) ; Tonkin (Muséum, Coll. Letel-
lier, 1949 et M. Denis, 1941) ; Chine, Teng choufu et Tsingtao, Shantung (Bril. Mus., A. Jacob Esq.),
Quan-Tcheou-Van (Muséum, Coll. Denis, 1945), Tche-Fou (Muséum, Coll. Lavezzari, 1929) ; Moluques
(Muséum, Coll. Leteulif.r, 1949).
Le plus grand échantillon que nous ayons vu a 91,5 mm (Bril. Mus., Enoshima).
N° 61. GOMPHINA UNDULOSA Lamarck
(PI. XV fig. 1 à 3)
1818. Venus undulosa .
1835. Venus undulosa Lk.
1835. Venus variabilis .
1843. Venus undulosa Lk.
1843. Venus undulosa Lk.
1843. Venus undulosa Lk.
1844. Venus variabilis Sow.
1853. Chione undulosa Lk...
1853. Venus undulosa Lk.
1858. Gomphina undulosa Lk.
1864. Venus undulosa Lk.
1865. Gomphina undulosa Lk.
1867. Tivela undulosa Lk.
1870. Venus undulosa Lk.
1872. Cytherea ( Gomphina ) mœrchi .
1880. Venus ( Gomphina ) undulosa Lk.
1885. Venus ( Gomphina ) undulosa Lk.
1889. Venus undulosa Lk.
1902. Gomphina mœrchi Ang.
1903. Chione undulosa Lk.
1911. Venus (Gomphina) undulosa Lk.
1912. Chione undulosa Lk.
1915. Gomphina undulosa Lk.
1918. Gomphina fulgida .
1934. Gomphina undulosa Lk.
1937. Gomphina undulosa Lk.
1938. Gomphina undulosa Lk.
1939. Gomphina undulosa Lk.
1951. Cytherea ( Gomphina) mœrchi Angas.
1951. Gomphina undulosa Lk.
1952. Gomphina untlulosa Lk.
1953. Gomphina undulosa Lk.
1958. Gomphina undulosa Lk.
1961. Gomphina undulosa Lk.
1962. Gomphina undulosa Lk.
1962. Gomphina undulosa Lk.
1962. Gomphina fulgida Iledl.
1964. Gomphina nudulosa Lk.
Lamarck, Anim. s. Vert., Y, p. 616 (606).
Dkshayes, Ibid., éd. 2, p. 370.
Sowerdv in Brodebip et. Sowerby, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 42
Menke, Moll. Nov. IIoll. Spccimen, p. 45.
Philippi, Abbild., I, p. 39, pl. I lig. 1.
Hanley, Cat. Rcr. Biv. Sh., p. 126.
Hanley, Ibid., pl. 15 fig. 49.
Dkshayes, Cat. Biv. Sh. Bril. Mus., p. 152.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 738, pl. 158 fig. 142 à 146.
Romer, Kritische Uutersueh. Venus, p. 16.
Reeve, Conch. Icon., XIV, Venus, pl. 25 fig. 126 a, 126 b.
Romer, Malakoz. Bliitt., p. 143.
Angas, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 922.
Pfeiffer, in Conch. Cab., éd. 2, p. 186, pl. 23 fig. 3.
Angas, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 611, pl. 42 fig. 7.
Martens in Mobils, Meeresf. Mauritius Seych., p. 326.
Smith, Challenger, Zool., XIII, Laincllibr., p. 132.
Wiiiteleggk, J. Rov. Soc. N. S. \Y„ XXIII, p. 239.
Smith, Jouru. Malacol., IX, p. 110.
Pritchard et Gatliff, Proc. Roy. Soc. Victoria, XVI |n. s.), p. 128.
Lamy, Bull. Mus., p. 133.
Verco, Trans. Roy. Soc. South Austral., XXXVI, p. 205.
IIedley, J. Roy. Soc. W.-Austral., 1, p. 17.
Hedley, J. and Proc. Roy. Soc. N. S. W., 51 (1917), p. M 24.
Cotton, Rcc. S. Austral. Mus. Adélaïde, 5, 2, pl. 173.
Viadeh, Mauritius Inst. Bull., I (2), p. 67.
Cotton et Godfhky, Moll. South Austral., I, Pelecvp., p *>44
fig. 272.
Lamy et Fischer-PiktTE, Bull. Mus., p. 140.
Viader, Mauritius Inst. Bull., III, pt. 2, p. 142.
Macphehson et Chapple, Meni. Nat. Mus. Victoria, 17, p. 152.
Kuiioda et Habe, Clieck List Rcc. Moll. Jap., p. 21.
Habe, Gênera Japan. Shells, p. 178, fig. 398 p. 174.
May et Macphehson, Illustr. Index Tasmanian Shells, p 14 pl 10
«g. 12.
Cotton, South Austral. Moll., Peleeyp., p. 259, fig. 280.
Macphehson et Gabriel, Mar. Moll. Victoria, p. 351, fig 4Q4
p. 349.
Habe, Colour. Illustr. Sh. Jap., II, p. 131, pl. 59 fig. 10.
Iredale et MacMichael, Rcl. List Mar. Moll., The Austr. Mus.,
Sydney, p. 23.
Habe, Shells West. Pacif. color, II, p. 192, pl. 59 fig. 10.
Le type de cette espèce, Venus undulosa Lk., se trouve dans les collections du Muséum. Il mesure
28,5 X 25 X 14 mm. Nous en donnons des figures (pl. XV fig. 1 h 3).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES TAPBT1NAB
73
Nous considérons comme synonyme de undulosa la Cytherea ( Gomphina ) mcerclii d'Angas. C’était
déjà l’opinion de Smith (1885, p. 132) qui toutefois l’a fait avec un point d’interrogation. Nous avons
examiné au British Muséum le type et il nous paraît évident que ce n'est, qu’un exemplaire particulier
de Gomphina undulosa.
La collection du Muséum contient un bon nombre d'échantillons. Le plus grand d’entre eux, de la
collection Staadt, mesure 41,5 X 32 mm.
Distribution. Gomphina undulosa a été décrite d’Australie de la « Baie des Chiens marins et du
port du Roi Georges », et citée ensuite, pour l’Australie, des régions ou localités suivantes : Port Jackson
(Ancas, 1867, Pfeiffeh, 1870) ; Sydney (Smith, 1885) ; Watson’s Bav (Pfeiffeb, 1870, Whitelegge,
1889) ; Victoria (Pritchaud et Gatliff, 1903, Macpherson etCHAPPLE, 1951, Macpherson et Gabriel,
1962) ; I. King, Tasmanie (May et Macpherson, 1958) ; South Àustralia (Cotton, 1934, Cotton et
Godfrey, 1938, Cotton, 1961) ; Espérance et Bunbury (Cotton et Godi-rey, 1938) ; Swan River
(Soweuby, 1835, Reeve, 1864, Pfeiffer, 1870, Smith, 1885) ; Geraldton (Vehco, 1912), Shark Bay
(Hedley, 1915) et Cape York (Smith, 1885).
En outre, elle a été mentionnée du Japon (Kuroda et Habe, 1952, Habe, 1953, 1962 et 1964) et
aussi de l’île Maurice (Martens, 1880, Smith, 1902, Lamy, 1911, Viader, 1937 et 1951).
Après consultation des différentes collections nous pouvons ajouter les provenances suivantes :
Queensland : Port Curtis (Brit. Mus.) et llocky Point (Muséum, Coll. Staadt) ; Duiin Bay, Western Aus-
tralia (U. S. Nat. Mus.) ; Carnavon, Cambridge Bass (Brit. Mus.) ; Calapan, Mindoro, Philippines (L. S.
Nat. Mus.); Philippines, sans précision (Muséum, sans donateur); Kii, Japon (Bruxelles, Coll, générale,
leg. Takashi Ino) ; Yakusima, Osumi, Japon (L’. S. Nat. Mus., er Coll. IIirase) ; mont Lavinia, Ceylan
(U. S. Nat. Mus.).
L’cspècc s’étend donc de Maurice, à Ceylan, au Japon, aux Philippines et à l’Australie, qui semble
être sa patrie de prédilection.
N° 62. GOMPHINA MAORUM Sinith
(PI. XV fig. 4 el 5)
1902. Gomphina maorum . Smith, Journ. Malacol., IX, p. 109, deux figures.
1913. Gomphina maorum Smith. Suter, Man. N. Zeal. Moll., p. 993, pl. 63 fig. 15.
1915. Gomphina maorum Smith. Iredale, Trans. Proc. N. Z. Inst., 47, 1914 (1915), p. 494.
1927. Gomphina ( GomphineUa ) maorum Smith.. . . Marwick, Trans. N. Z. Inst., 57, p. 631, pl. 54 fig. 213 à 215.
1951. Gomphina ( GomphineUa ) maorum Smith.... Keen, Min. Conch. Club. S. Calif., n° 113, p. 7.
1961. Gomphina ( GomphineUa) maorum Smith. .. . Powei.l, Sliclls N. Z., p. 123, pl. 11 fig. 23.
Cette espèce a été décrite de Nouvelle-Zélande et jusqu’ici elle n’était connue que de là. Elle y
est d’ailleurs considérée comme rare (Powell, 1962).
Nous croyons devoir rattacher à cette espèce un échantillon de Zanzibar qui existe à Bruxelles dans
la collection Dautzenberg (venant de la Coll, de Priester) et que nous figurons (pl. XV fig. 4 et 5).
Il s’agit d’une valve droite, mesurant 27 X 22 X 7 mm. Son extrémité antérieure est plus allongée que
la postérieure, et son rayon de courbure est beaucoup plus court de sorte qu’elle n’est pas loin d’être
subrostréc. Les côtes concentriques un peu irrégulières, serrées et très nombreuses, sont si peu saillantes
qu’au premier abord la coquille n’est pas loin de paraître lisse. La coloration extérieure consiste en deux
rayons rougeâtres et diverses taches de même couleur, avec aussi de fins chevrons plus pâles, le tout sur
un fond blanc qui n’apparaît que par place. L'intérieur est rose, plus foncé dans la partie supérieure.
La provenance de Zanzibar, qu’on ne peut pas mettre en doute, est inattendue pour cette espèce
qui n’était connue que de Nouvelle-Zélande. Etant donné qu’elle y est considérée comme rare, nous
supposons que c’est aux difficultés de sa trouvaille qu’est dû le fait que la multiplication de ses pro¬
venances ne puisse venir que lentement.
Source : MNHN, Paris
74
ÉDOUARD
IETTE ET BERNARD MÉTIVIER
N° 63. - GOMPHINA NEASTARTOIDES Yokoyama
1922. Venus neaslarloides .
1927. Gomphina neaslarloides Yok.
1910. Gomphina neaslarloides Yok.
1951. Gomphina neaslarloides Yok.
1952. Gomphina neaslarloides Yok.
1962. Gomphina neaslarloides Yok.
1964. Gomphina neaslarloides Yok.
Yokoyama, Jour». Coll. Sc. Tokyo, 44, p. 13, p. 149, pi. XI fig. 9,10
Marwick, Trans. N. Z. Inst., 57, p. 631.
Nomura, Rec. Oceanogr. Works Jap., XII (1), p. 97.
Habe, Gênera Jap. Sh., p. 178.
Kuroda et Habe, Check List Rec. Moll. Jap., p. 21.
Habe, Colour. Illustr. Sh. Jap., II, p. 131, pl. 39 fig. 5.
Habe, Shells West. Paeif. color, II, pl. 59 fig. 5.
Espèce décrite sur des fossiles du Japon, donnée par son auteur comme étant également vivante
et qui n’a jamais été citée en dehors du Japon. Il est dommage que son descripteur n’est pas exprimé
ses différences avec les autres Gomphina, car nous n’arrivons pas bien à la séparer de Gomphina undu-
losa. Parmi les échantillons que nous avons de cette dernière espèce qui est un peu variable, il en est
qui nous paraissent ne différer en rien de la description et des figures de G. neaslarloides. Si nous n’opé¬
rons pas la mise en synonymie c’est parce que nous n’avons vu ni le type, ni aucun des échantillons
déterminés sous ce nom, de sorte que nous laissons aux malacologistes japonais le soin de prendre une
décision.
Subdivisions du genre GOMPHINA
Nous avons retenu ci-dessus, dans le genre Gomphina, quatre espèces seulement, et encore pour
l’une d’elles, Gomphina neastartoides, nous demandons-nous si elle n’est pas synonyme de l’une des
autres ( G. undulosa Lk.).
Or, les auteurs ont fait dans le genre Gomphina trois subdivisions : Gomphina s. s., Macridiscus Dali
Gomphinella Marwick. 11 y a donc pratiquement une subdivision par espèce. Dans ces conditions
nous nous demandons quel pourrait être l’intérêt de maintenir ces subdivisions, et nous y avons répondu
par la négative en ne les faisant pas figurer dans les titres mis pour chacune des espèces.
A vrai dire, ce n’est pas trois mais quatre subdivisions qui avaient été ïnises en avant, car le nom
Acolus a été proposé par Jukes-Browne, et ensuite remplacé par Jukesana par Iredale, pour une
espèce antarctique ( foaeolata Cooper et Preston) que pour notre part nous considérons comme n’appar¬
tenant pas aux Gomphina et même pas aux Tapétinées (voir notre dossier final).
Genre LIOCYMA Dali, 1870
N° 64. LIOCYMA FLUCTUOSA Gould
(PI. XV fig. 6 et 7)
1841. Venus /lucluosa .
1843. Venus /lucluosa Gould.
1849. Venus aslartoides (Beck).
1849. Venus aslartoides (Beck).
1851. Venus aslartoides (Bock).
1853. Venus aslartoides Phil.
1853. Venus aslartoides (Beck) Phil.
1853. Tapes /lucluosa Gld.
1854. Tapes /lucluosa Gld.
1857. Venus /lucluosa Gld.
1857. Venus /lucluosa Gld.
1857. Chamelea aslartoides Beck-
1857. Tapes /lucluosa Gld.
1862. Venus {Tapes) /lucluosa Gld..
1864. Tapes /lucluosa Gld.
Gould, Rcp. jhvertebr. Massach., p. 87, fig. 50.
De Kay, Zool. N. York, V, Moll., p. 220.
Philippi, Abbild., III, p. 61, pl. IX fig. 4 (3 fig.).
Middendorff, Malac. Rossica, III, p. 56.
Middendorff, Siberische Reise, II, Zool., 1, p. 252, pl. 20 fig. 5 à 13
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 737, pl. 158 fig. 137.
Deshayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 147.
Desiiayes, Ibid., p. 176.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 786, pl. 168 fig. 167 {non p. 745
pl. 163 fig. 163).
Môrch, Prodr. Faunæ Groenl., p. 19.
Môrch in Rink, Groenland, II, Tillacg IV, p. 91.
H. et A. Adams, Généra Rec. Moll., II, p. 423.
H. et A. Adams, Ibid., p. 435.
Gould, Otia Conch., p. 181.
Rômer, Malakoz. Blàtl., XI, p. 62.
Source : MNHN, Paris
IÉVISION DES TAPETINAE
75
1864. Katelysia aslartoides Bcck.
1864. Cliione aslartoides Bcck.
1867. Venus iAnaitis, aslartoides Bcck.
1869. l 'enus aslartoides Beck.
1869. Venus fluctuota Gld.
1869. Verni* fluctuosa Gld.
1870. Tapes fluctuosa GM .
1870. Liocyma fluctuosa Gld.
1871. Tapes fluctuosa OUI .
1872. Liocyma fluctuosa Gld.
1873. Tapes fluctuosa Gld.
1875. Venus fluctuosa Gld.
1878. Venus fluctuosa Gld.
1883. Venus fluctuosa Gld.
1885. Venus fluctuosa Gld.
1886. Venus fluctuosa Gld.
1886. Venus aslartoides Bcck.
1887. Tapes (Liocyma) fluctuosa Gld...
1892. Venus fluctuosa Gld.
1899. Liocyma fluctuosa Gld.
1901. Venus fluctuosa Gld.
1901. Venus fluctuosa Gld.
1902. Liocyma flucliutsa Gld.
1910. Liocyma flucliutsa Gld.
1911. Liocyma fluctuosa Gld.
1911. Liocyma flucliutsa Gld.
1912. Liocyma fluctuosa Gld.
1931. Liocyma fluctuosa Gld.
1952. Liocyma fluctuosa Gld.
1953. Liocyma fluctuosa Gld.
1954. Liocyma flucliutsa Gld.
Rome», Ibid., p. 175.
Carpenter, Report II, p. 553.
Scurenck, Rcisen in Amurlandc, p. 529.
Pfeiffer, Conclu Cab., 2 e éd., p. 210, pl. XXXIV fig. 5-7.
Petit de La Saussaye, Catal. Test. Mar., p. 56, 193, 252.
Môrch, Moll. Spitzberg, Mém. Soc. Roy. Malac. Belgique, IV, p. 26.
Binney [Gould], Rcp. Invert. Mass., éd. II, p. 136. fig. 447.
Dau, Proc. Boston Soc. Nat. Hist., XIII, p. 252 et 256.
Rümer, Mom.gr. Venus, II, p. 66.
Dali., Amer. Journ. Conchol., VII, p. 145.
Tryon, Amer. Mar. Conclu, p. 161, pl. XXIX fig. 400, 401.
Môrch, Prodr. Faunæ Moll. Groenl. Rev. augm., p. 131.
Leche, Novaja Semlja, p. 14.
Leche, Ofvers. Vcga Exp., p. 440.
Herzenstein, Bcilr. zur Kenntn. der Murmankfiste, p. 656.
Collin, Brach., Musl. og Snegle fra Kara-Havct, p. 6.
Pfeiffer, tîbers. der ini Karischen Meere Gcs. Moll., p. 9.
P. Fischer, Man. de Conclu, p. 1086.
Krauss, Moll. v. Ostspilzbergen, Zool. Jahrb., VI, p. 346.
Dall, Moll. Pribüof Isl. in Fur Scals a. Fur Seal Isl 1*1. of the
W. Pacif. oc., III, p. 543.
Friele et Grieg, Norw. North Atl. Exp., III, p. 35.
Knipowitscu, Russ. Exp. Spitzbcrgen in An. Acad. St. Petersb-,
VI, p. 526.
Dall, Synopsis Veneridae, Proc. U. S. Nat. Mus., XXVI, p. 364.
Dautzenberg et H. Fischer, Camp. Arcl. 1907, Moll, et Braclu.
p. 20.
Dautzenberg et H. Fischer, Bull. Mus., 17, p. 146.
Dautzenberg et II. Fischer, Journ. Conchyl., 59, p. 42.
Dautzenberg et H. Fischer, Rés. Camp. Scient. Prince de Monaco.
XXXVII, p. 483.
Grant et Gale, Mem. San Diego Soc. Nat. Hist-, 1, p. 336.
Kuroda et Rare, Chcck List Rcc. Moll. Jap., p. 23.
IIabe, Généra Jap. Slu, p. 179.
Taki, Illustr. handb. Slu colors Jap., pl. 41 fig. 4.
Nous n’avons pas inclus dans notre liste de références la citation de Liocyma fluctuosa Gould par
IIabe et Ito (1965, Sh. World Colour, I, p. 135, pl. 45 fig. 5, 6) car leurs deux figures sont très différentes
l’une de l’autre. 11 est possible que seule la figure 6 corresponde à fluctuosa.
Nous croyons bon de donner de cette espèce des figures (pl. XV fig. 6 et 7) d’un échantillon du
British Muséum du Groenland qui mesure 39 X 26 X 14,5 mm.
Échantillons du Muséum : Gaspe’s Bay, golfe du Saint-Laurent., 1 ex. (Coll. Denis, 1945), Spitzberg,
2 ex. (Coll. Lavezzari, 1929) ; rive orientale du Randfjord, Spitsberg nord-occidental, 7 ex. (récoltes
J.-C. Fischer, 1969) : île Meducharski, 1 ex. (Miss Ch. Bénard, 1908) ; mer de Kara, 3 ex. (Coll. Jous-
SEAUME, 1921).
Distribution. « Habite les mers boréales : Sibérie septentrionale, mer de Kara, Terre de François-
Joseph, Nouvelle-Zemble, mer Blanche, Spitzberg, Grônland, côte orientale de l’Amérique du Nord jus¬
qu’au Massachusetts, mer de Behring, mer d’Okhotsk et nord du Japon » (Dautzenbf.rc et H. Fischer.
1912).
Cette espèce est la seule Tapétinée dont la distribution fasse « le tour du monde », sur un cercle
d'ailleurs à rayon si court que son habitat est loin d’être l’un des plus étendus.
N° 65. LIOCYMA BECK1I Dall
1870. Liocyma Deckii .
1872. Liocyma Ileckii Dall
1902. Liocyma Beckii Dall
Dall, Proc. Boston Soc. Nat. Ilist., XIII, p. 257.
Dall, Amer. Journ. Conchol., VII, p. 145, pl. 14 fig. 7.
Dall. Proc. U. S. Nat. Mus., 26, p. 399, pl. 16 fig. 3.
Source : MNHN, Paris
76 ÉDOUARD FISCHER-PIETTE ET BERNARD MÉTIVIER
1921. Liocyma beckii Dali. Dall, Bull. U. S. Nat. Mus., n° 112, p. 43.
1924. Liocyma beckii Dall. Oldhoyd, Stanf. Univ. Public., Univ. Ser., Geol. Sc., I (l),p. 158.
1945. Liocyma beckii Dall. Burch, Conchol. Club South Calif., West. Amer. Pelecvp., p. 15.
1952. Liocyma beckii Dall. Kuboda et Habe, Check List Rec. Moll. Jap., p. 23.
1953. Liocyma beckii Dall. Habe, Généra Jap. Sh., p. 179.
1964. Liocyma beckii Dall. Habe, Shells West. Pacif. in color, II, p. 191.
Nous ne connaissons cette espèce que par la littérature. Elle est connue de la Sibérie orientale
(Plover Bay) au Japon septentrional et à l’Alaska.
N° 66. — LIOCYMA ANIWANA Dall
1907. Liocyma aniwana . Dali., Smiths. Miscell. Coll., 50 (2), p. 172.
1925. Lioa/ma aniwana Dall. Dall, Proc. U. S. Nat. Mus., 66, p. 18, pl. 28 fig. 4, 6; pl. 29
%. 1, 2.
1952. Liocyma aniwana Dall. Kuboda et Habe, Check List Rec. Moll. Jap., p. 23.
1953. Liocyma aniwana Dall. Habe, Généra Jap. Sh., p. 179.
1953. Liocyma hokkaidoensis . Habe, Ibid., p. 179, fig. 412 à 414 p. 178.
1962. Liocyma aniwana Dall. Habe, Colour. Illustr. Sh. Jap., p. 131, pl. 59 fig. 8.
1964. Liocyma aniwana Dall . Habe, Shells West. Pacif. in color, II, p. 191, pl. 59 fig. 8.
Nous ne connaissons cette espèce que par la littérature. Elle semble n’avoir été citée que de l’île
Sakhalin et du Japon.
N° 67. - LIOCYMA SCAMMONI Dall
1872. Liocyma Seammoni . Dall, Aineric. Journ. Conchol-, Vil, p. 145, pl. 14 fig. 9.
1902. Liocyma seammoni Dall.. Dall, Proc. U. S. Nat. Mus., 26, p. 400, pl. 16 fig. 1,
1921. Liocyma seammoni Dall. Dall, Bull. U. S. Nat. Mus., u° 112, p. 43.
1924. Liocyma seammoni Dall Oldbovo, Stanf. Univ. Public., Univ. Ser., Geol. Sc., 1 |l), p. 159
pl. 6 fig. 7.
1945. Liocyma seammoni Dall. Bcitca, Conchol. Club. South Calif., West. Amer. Pelecyp., p. 15.
Cette espèce n’est connue que de la localité type, Port Simpson, Colombie britannique. Sa forme
rappelle celle de flucluosa mais elle en paraît bien distincte cependant.
N® 68. LIOCYMA VIRIDIS Dall
1872. Liocyma viridis . Dali., Amer. Journ. Conchol., VII, p. 146, pl. 14 fig. 8.
1902. Liocyma viridis Dall. Dall, Proc. U. S. Nat. Mus., p. 399, pl. 15 fig. 1.
1921. Liocyma viridis Dall. Dall, Bull. U. S. Nat. Mus., n° 112, p. 43.
1924. Liocyma viridis Dall. Oldhoyd, Stanf. Univ. Publ., Univ. Ser., Geol. Sc., I (1), p. 159,
pl. 1 fig. 3.
1945. Liocyma viridis Dall. Burch, Conchol. Club South. Calif., West. Amer. Pelecyp., p. 15.
1952. Liocyma viridis Dall. Kuboda et Habe, Check List Rec. Moll. Jap., p. 23.
Nous ne connaissons cette espèce que par la bibliographie.
Distribution. « Point Barrow, Arctic Océan, South through Bering Strait and Sea to the Okhotsk
Sea, the Aleutian Islands, and eastward to Kadiak Island. Alaska (...). Also North Japan » (Dali..
1902).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
TAPETINAE
N° 69. - LIOCYMA SCHEFFERI Bartsch et Rehder
1939. Liocyma scltefferi . Bartsch et Rehder, Nautilus, 52, p. 111, pl. 8 fig. 1, 1 a.
1944. Liocyma scltefferi Bartsch et Rehder. Everdam, Nautilus, 57 (4), p. 142.
1945. Liocyma scltefferi Bartsch et Rehder. Burch, Conchol. Club South Calif., West. Amer. Pelccyp., p. 15.
Nous ne connaissons cette espèce que par la description et les figures de Bartsch et Rehder.
Elle est citée de l’île Chuginadak et de l’île Atka, îles Aléoutiennes.
Genre PSEPHIDIA Dali, 1902
N° 70. — PSEPHIDIA LORDI Baird
18G3. Cltione lordi . Baird, Proc. Zool. Soc. Lond., p. G9.
1902. Psepltidia lordi Baird. Dali., Proc. U. S. Nat. Mus., XXVI, p. 407, pl. XVI fig. 5, 6.
1913. Psepltidia lordi Baird. Jukes-Browne, Ann. Magaz. Nat. Hist., XII, p. 480.
1916. Psepltidia lordi Baird. Dai.l, Check List Rec. Biv. Moll. Northw. Amer., p. 34.
1921. Psepltidia lordi Baird. Dai.l, Bull. U. S. Nat. Mus., n° 112, p. 44.
1924. Psepltidia lordi Baird. Oldroyd, Slanf. Univ. Publ., Univ. Ser., Geol. Sc., p. 161, pl. 6
fig. 3.
1931. Psepltidia lordi Baird. Grant et Gale, Mcm. S. Diego Soc. Nat. Hist., 1, p. 336, pl. 15
fig. 5, 6, 7 «, 7 b.
1937. Psephitlia lordi Baird. Keen, Abridg. Check List VV. N. Amer. Mar. Moll., p. 24.
1944. I > sepltidia lordi Baird. Burch, Conchol. Club South. Calif., 42, p. 16.
1945. Psepltidia lordi Baird. Burch, Conchol. Club South. Calif., West Amer. Pelecyp., 45, p. 16.
1951. Psepltidia lordi Baird. Keen, Minutes Conchol. Club South Calif., 113, p. 6.
1954. Psepltidia lordi Baird. Abbott, American Seashells, p. 411, fig. 82 a, b.
Le Muséum possède 24 échantillons de cette espèce dont 17 de la collection Staadt (Puget Sound).
La distribution s’étend de l’Alaska à la Basse-Californie.
N° 71. — PSEPHIDIA OVALIS Dali
1902. Psepltidia ovalis .
1916. Psepltidia ovalis Dali.
1918. Psepltidia ovalis Dali.
1921. Psepltidia ovalis Dali.
1924. Psepltidia ovalis Dali.
1931. Psepltidia lordi Baird var. ovalis Dali.
1937. Psepltidia ovalis .
1944. Psepltidia ovalis Dali.
1945. Psepltidia ovalis Dali.
1954. Psepltidia ovalis Dali.
Dall, Proc. U. S. Nat. Mus., 26, p. 407, pl. 16 fig. 4.
Dai.l, Check List Rec. Bit'. Sh. Northw. Amer., p. 34.
Packard, Univ. Calif. Publ. Zool., 14, n° 2, p. 273, pl. 20 fig. 4.
Dali., Bull. U. S. Nat. Mus., n° 112, p. 44.
Oldroyd, Stanf. Univ. Publ., Univ. Ser., Genl. Sc., I (1), p. 161,
pl. 34 fig. 4.
Grant et Gale, Mem. San Diego Soc. Nat. Ilisl., I, p. 337.
Keen, Abridg. Check List N. W. Amer. Mar. Moll., p. 24.
Burch, Conch. Club South. Calif., 42, p. 16, fig. p. 17.
Burch, Conch. Club South. Calif., West Amer. Pelecyp., 45, p. 16.
Abbott, American Seashells, p. 411, fig. 82 b.
Le Muséum possède de cette espèce un lot de trois échantillons (Coll. Staadt) qui proviennent
de l’île Catalina (Californie).
La distribution s’étend de la mer de Behring à San Diego.
N° 72. PSEPHIDIA C YM Aï A Dall
1913. Psepltidia cyntala .
1916. Psepltidia cyntala Dall
1921. Psepltidia cyntala Dall
Dall, Proc. U. S. Nat. Mus., 45, p. 593.
Dall, Check List Rec. Biv. Sh. Northw. Amer., p. 34.
Dall, Bull. U. S. Nat. Mus., n° 112, p. 44, pl. 3 fig. 2.
Source : MNHN, Paris
ÉDOUA
VRO FISCHER-PIETTE ET BERNARD MÉTIVIER
1924. Psephidia cymala Dali.
1931. Pscpliidia cymala Dali.
1937. Psephidia cymala Dali.
1944. Psephidia cymala Dali.
1945. Psephidia cymala Dali.
1948. Psephidia cymala Dali.
1958. Psephidia cymala Dali.
1961. Psephidia cymala Dali.
Oldroyd, Stanf. Univ. Publ., Univ. Ser., Geol. Sc., I (1), p. 161,
pl. 22 fig. 3.
Grant et Gale, Mem. San Diego Soc. Nat. Hist., 1, p. 337.
Keen, Abridg. Check List N. W. Amer. Mar. Moll., p. 24.
Burcii, Conclicl. Club South. Calif., n° 42, p. 16.
Burch, Conchol. Club South. Calif., West Amer. Pclecyp., p. IC.
Hertlein et Strong, Zoologica, 33, p. 193.
Keen, Sea Shells Trop. W. Amer., p. 140, fig. 315.
Olsson, Moll. Tropic. East. Pacif., p. 313.
Nous ne connaissons cette espèce que par la littérature.
Sa distribution va de l’île Santa Barbara (Californie) au golfe de Californie.
N° 73. - PSEPHIDIA SALMONEA Carpenler
1864. Psephis salmonea .
1866. Psephis salmonea Carp.
1867. Psephis salmonea Carp.
1903. Psephis salmonea Carp.
1916. ? Psephidia salmonea Carp ..
1921. ? Psephidia salmonea Carp. .
1931. Psephidia j. 5 ) salmonea Carp.
1937. Psephidia salmonea Carp....
1944. Psephidia salmonea Carp... .
1945. Psephidia salmonea Carp... .
1958. Psephidia salmonea Carp... .
Carpenter, Brit. Assoc. Adv. Sc., Reporl 1863, p. 539, 611, 641.
Carpenter, Calif. Acad. Sei., III, p. 209.
Cooper, Geol. Sur. Calif., p. 7.
Arnold, California Acad. Sci., III, p. 152.
Dali., Check List. Rec. Biv. Sh. Northw. Amer., p. 34.
Dali., Bull. U. S. Nat. Mus., n° 112, p. 44.
Grant et Gale, Mem. San Diego Soc. Nat. Hist., 1, p. 338.
Keen, Abridg. Check List N. W. Amer. Mar. Moll., p. 24.
Burcii, Conchol. Club South. Calif., n° 42, p. 16.
Burch, Conchol. Club South. Calif., West Amer. Pelecyp., n° 45,
p. 16.
Palmer, Mem. n° 76 Geol. Soc. Amer., p. 99, pl. 11 fig. 6 à 12.
Nous ne connaissons que par les ouvrages cette espèce répandue de l’île Catalina à la Basse-
Californie.
N° 74. PSEPHIDIA BRUNNEA Dali
(Pl. XV fig. 8 à 11)
1916. Psephidia brunnea . Dall, Proc. U. S. Nat. Mus., 52, p. 413.
1916. Psephidia brunnea Dall. Dall, Check List Rec. Biv. Moll. Northw. Amer., p. 34.
1921. Psephidia brunnea Dall. Dali-, Bull. U. S. Nat. Mus., n° 112, p. 44.
1924. Psephidia brunnea Dall. Oldroyd, Stanf. Univ. Publ., Univ. Ser., Geol. Sc., I (1), p. 162.
1937. Psephidia brunnea Dall. Keen, Abridg. Check List N. W. Amer. Mar. Moll., p. 24.
1914. Psephidia brunnea Dall. Burch, Conchol. Club South. Calif., n° 42, p. 16.
1945. Psephidia brunnea Dall. Burch, Conchol. Club South. Calif., West Amer. Pelecyp., p. IG.
A notre connaissance cette espèce n’avait jamais été figurée. Nous donnons des figures (pl. XV
fig. 8 à 11) de l’un des cinq syntypes de Dall, celui qui est le plus grand et dont les dimensions ont été
données dans la description. Ces figures sont dues à l’amabilité de M. J. Rosewater de l’U. S. Nat. Mus.
qui a fait lui-même les photographies.
Cette espèce est répandue de Monterrey à San Ipolito Point.
Source : MNHN, Paris
HÉVJSION
TAPETINAE
79
Genre IRUS Oken, 1815
N» 75. — IRUS IRUS L.
(PI. XV fig. 12 i\ 14)
1758. DonaÆ irus .
1782. Donax irus 1.
1848. Vcnerupis irus L.
1853. Vcnerupis planicusla .
1853. Vcnerupis derelicla ..
1853. Vcnerupis pulcherrimu . .
1853. Vcnerupis milis .
1853. Vcnerupis macrophylla .
1854. Vcnerupis irus L .
1854. Y'enerupis macrophylla Desh.
1854. Vcnerupis milis Dcsh.
1854. Vcnerupis derelicla Desh.
1854. Y'enerupis planicoslu DpsIi.
1862. Y'enerupis irus L.
18G5. \''enerupis irus L.
1867. liupellaria milis Desh.
1869. Y'enerupis irus L.
1869. RupeUaria macrophylla Dcsh.
1870. liupellaria macrophylla Desli.
1874. Y'enerupis allenutila .
1874. Vcnerupis ilcre.licla Desh.
1874. Y'enerupis pulckcrrimn Desh.
1874. Y'enerupis irus L.
1874. Y'enerupis macrophylla Desh.
1874. Y'enerupis planicosta Desh.
1880. Vcnerupis derelicla Desh.
1881. liupellaria macruplnjlla Desh.
1881. Y'enerupis irus L.
1882. liupellaria semipurpurea .
1885. Vcnerupis irus 1.
1886. Y'enerupis macrophylla Dosh. |= irus L.). ..
1887. Y’enerupis milis Dcsh.
1888. Y'enerupis macruplnjlla Dcsh.
1889. Y'enerupis allenuala Sow.
1891. Y'enerupis irus 1.
1891. Y'enerupis macrophylla Desh.
1891. Y'enerupis semipurpurea Dkr.
1891. Y'enerupis allenuala Sow.
1893. Y'enerupis irus I..
1893. Y'enerupis derelicla Dcsh.
1893. Y'enerupis macrophylla (Dcsh.).
1895. Y'enerupis irus L.
1895. Vcnerupis semipurpurea Dkr.
1895. Vcnerupis macrophylla Dcsh.
1896. Y'enerupis macrophylla Dcsh.
1898. Irus macrophylla Desh.
1899. Venus macrophylla Desh.
1899. Venerupis macrophylla Dcsh. (= irus L.) —
Linné, Syst. Nat., éd. X, p. 683.
Ciiemnitz, Conch. Cab., VI. p. 271, pl. 26 fig. 268 el 270.
Pobbes et Hani.ey, Hist. Brit. Moll., I, p. 156, pl. Vil «g. 1, 3 ;
pl. G (ig. 2.
Deshayes, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 4.
Dksiiayes, Ibid., p. 4.
Deshayes, Ibid., p. 4, pl. 18 fig. 7.
Deshayes, Ibid., p. 5.
Deshayes, Proc. Zool. Soc. Lond., pl. 18 fig. 8 ( sine descript.).
Sowehby, Thés. Conch., II, p. 763, pl. 164 fig. 1, pl. 165 fig. 31.
Sowerby, Ibid., p. 763, pl. 165 fig. 20.
Sowekby, Ibid., p. 765, pl. 165 fig. 22.
Sowerby, Ibid., p. 765, pl. 164 fig. 16.
Sowehby, Ibid., p. 769, pl. 165 fig. 33.
Chenu, Man. Conchyl., II, p. 95, fig. 425.
Jeffrkys, Brit. Conchol., III, p. 86, pl. 3 fig. 4.
Angas, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 924.
Pfeiffer, in Conch. Cab., éd. 2, XI (1), p. 245, pl. 31 lig. 17 à 19.
Adams, An. Mag. Nat. Hist., p. 236.
MacAndhew, An. Mag. Nat. Hist., p. 447.
Sowerby in Reeve, Conch. Icoti., 19, pl. 2 fig. 7.
Sowehby, Ibid., pl. 2 fig. 8.
Sowehby, Ibid., pl. 3 fig. 15.
Sowehby, Ibid., pl. 4 fig. 22.
Sowehby, Ibid., pl. 4 fig. 23.
Sowerby, Ibid., pl. 4 fig. 29.
Ma ht kns in Môbius, Beitr. Meeresf. Mauril. Seych., p. 237.
Rochkhruni:, Nouv. Arch. Mus., IV (2 e s.), p. 255.
Jkffreys, Moll. « Lightning » and « Porcupine » Exp., Proc. Zool.
Soc. Lond., p. 716.
Dunkiîh, Ind. Moll. Mar. Jap., p. 208.
Smith, Challenger, Laincllibr., p. 113.
Cooke, An. Mag. Nat. Hist., p. 103.
Tate, Trans. Proc. Roy. Soc. South Austral.. IX, p. 90.
Jousseaume, Mcm. Soc. Zool. Fr., p. 209.
Crosse et I'isciiEn, Journ. Conchyl., p. 293.
Dautzenberg, Mém. Soc. Zool. Fr., p. 24.
Smith, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 425.
Stearns. List Moll. Jap., p. 14.
P. Fischer, Bull. Soc. Hist. Nat. Autun, Bull. n° IV, p. 151.
Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, Moll. Mar. Roussillon, II,
p. 438, pl. G8 fig. 9 ù 18.
Dautzenberg, Bull. Soc. Zool. Fr., 18, p. 84.
Melvill et AnEncnoMBiK, Mcm. and Proc. Manchester Liler.
Philos. Soc., 4 e s., VII, p. 46.
Pilsbry, Cat. Mar. Moll. Jap., p. 129.
Pilsbry, Ibid., p. 129.
Pilsbry, Ibid., p. 129.
Siiopland, J. Bombay Nat. Hist. Mus., X, p. 232.
Melvill et Standen, Journ. Conchol., IX, p. 82.
Hedley, Mem. Auslr. Mus., 111 (8), p. 502.
Sturany, Expcd. * Pola » Roth. Meer, 14, Lamellibr., p. 282.
Source : MNHN, Paris
80
I» MF. ri VIE K
1899. Paphia initia Desh.
1901. Venerupis milia Desh.
1902. Venerupis macrophylla Desh.
1903. Venerupis dcrelictu Desh.
1903. Venerupis macrophylla Desh.
1903. Venerupis milis Desh.
1903. Venerupis pulcherrima Desh.
1903. Venerupis milis Desh.
1905. Venerupis derelicla Desh.
1905. Venerupis macrophylla Desh.
1903. Venerupis milis Desh.
1905. Venerupis pulcherrima Desh.
1905. Venerupis macrophylla Desh.
1906. Venerupis macrophylla Desh.
1906. Venerupis pulcherrima Rve.
1907. Venerupis irus L.
1909. Venerupis irus L.
1910. Venerupis irus L.
1913. Venerupis irus L.
1913. Venerupis irus L.
1915. Venerupis planicosla Desh.
1917. Venerupis macrophylla Desh.
1917. Venerupis irus L.
1918. Venerupis milis Desh.
1920. Venerupis irus L.
1920. Venerupis irus L.
1922. Venerupis semipurpurea Dkr.
1922. Venerupis allenuala Sow.
1922. Venerupis pulcherrima Desh.
1928. Venerupis macrophylla Desli.
1928. Venerupis milis Desh.
1928. Venerupis pulcherrima Desh.
1929. Venerupis macrophylla Desh.
1930. Venerupis macrophylla Desh.
1932. Venerupis mullicostata .
1932. Venerupis macrophylla Desh.
1932. Venerupis macrophylla Desh.
1934. Venerupis milis Desh.
1937. Venerupis allenuala Sow.
1938. Venerupis macrophylla Desh.
1939. Venerupis macrophylla Desh.
1940. Irus milis Desh.
1950. Venerupis irus L.
1951. Venerupis milis Desh...
1951. Irus milis Desh.
1951. Irus macrophyllus Desh.
1952. Irus irus I.
1952. Irus macrophylla Desh.
1952. Irus milis Desh.
1952. Irus semipurpurea Dkr. (= milis ).
1954. Irus milis Desh.
1955. Irus irus L.
1955. Irus macrophyllus Desh.
1955. Irus milis Desh.
1957. Irus irus I.
1958. Irus irus L.
1962. Irus irus L.
1962. Mot irus macrophyllus Des h.
1962. Notirus milis Desh.
Melvill et Standen, Linn. Soe. Journ., Zool., 27, p. 196.
Tate et May, Proc. Linn. Soc. N. S. V\\, 26, p. 430.
Shopland, Proc. Malac. Soe. Lond., p. 171.
Hidalgo, Mem. Real Ac. Ciene. Madrid, 21, p. 320.
Hidalgo, Ibid., p. 321.
Hidalgo, Ibid., p. 322.
Hidalco, Ibid., p. 322.
Pritchard et Gatliff, Pror. Roy. Soc. Victoria, XVII (n. s.), 1,
P-121.
Hidalgo, Rev. Real Ac. Cienc. Madrid, p. 342.
Hidalgo, Ibid., p. 342.
Hidalgo, Ibid., p. 342.
Hidalgo, Ibid., p. 342.
Anthony, Bull. Mus., p. 495.
Melvill et Standen, Proc. Zool. Soe. Lond., 1906 II, p. 836.
Melvill et Standen, Ibid., p. 836.
Hirase, Calai. Mar. Sh. Jap., p. 48.
Lynce, Mem. Ae. Roy. Dank., 7* s., V, p. 252.
Dautzekberr, Actes Soc. Linn. Bordeaux, p. 138.
Dautzenbekc, Ann. Inst. Océanogr., V, p. 93.
Pallary, Mém. Inst. Égypte, Vil, 3, p. 172.
Hedley, J. Roy. Soc. West. Austral., I, p. 17.
Odhnkii, Swed. Exp. Australia, K. Svcnska Vctonsk. Handl., Bd 52,
n° 16, p. 26.
DACTZENBEnc, Journ. Conchyl., p. 70.
Hedley, Suppl. J. Roy. Soc. N. S. W., 51 (1917), p. M 25.
Pallary, Explor. Se. Maroc, 11, Maine., p. 90.
Yokoyama, J. Coll. Sc. lmp. Univ. Tokyo. 39 (6), p. 123, pl. IX
f>S- 1.
Yokoyama, Ibid., 44 (1), p. 151, pl. 12 fig. 1, 2.
Lamy. Journ. Conchyl., p. 290.
Lamy, Ibid., p. 292.
Faustino, Bureau of Science, Manda, Rep. 25, p. 83.
Faustino, Ibid., p. 83.
Faustino, Ibid., p. 83.
Dautzekberg, Moll. Madug. (Faune Col. Fr. 1111. p. 605.
Lamy, Bull. Mus., p. 228.
Turton, Mar. Sli. Port Alfred, p. 245, pl. 56 fig. 1731.
Lamy, Bull. Mus., p. 982.
Prashad, Lanicllibr. Siboga, p. 263.
Cottos, Roc. S. Austral. Mus.. 5 (2), p. 173.
Serexe, Inst. Océanogr. Indo-Chinc. note 30, p. 62.
Lamy, Mém. Inst. Égypte, 37, p. 30.
Moazzo, Mém. Inst. Égypte, 38. p. 89.
Nomdra, Ree. Océanogr. Works Jap., XII (1), p. 97.
Xicklês, Manuels Ouest-Afrie., II. Moll, cote oecid. Afr., p. 205.
Macphkrson et Ciiapplk, Mem. Xat. Mus. Victoria, 17, p. 152.
Hare, Gen. Jap. Sh., p. 186, fig. 424 et 425 p. 183.
Hare, Ibid., p. 186.
Xicklês, Journ. Conchyl., p. 152.
Kuroda et Haue, Check List Rec. Moll. Jap., p. 21.
Kuroda et Hare, Ibid., p. 21.
Kuroda et Habe, Ibid., p. 21.
Taki, lllustr. Handb. Sh. colors Jap., pl. 41 fig. 5.
Xicklês, Atlantide Report n° 3, Scaph. et Lamcllibr., p. 190.
Kira, Col. lllustr. Sh. Jap., p. 115, pl. 57 fig. 24.
Kira, Ibid., p. 115, pl. 57 fig. 26.
Collignon, Moll. test. Mar. Pointe-Noire, p. 43.
Marche-Marchad, Inst. Fr. Afr. Noire, Catal. XIV, p. 52.
Pasteur-Humbert, Moll. Maroc, II, Lamcllibr., p. 168, pl. 27
fig. 107.
Kira, Shclls W. Pacif. in eolor, p. 165, pl. 58 fig. 24.
Kira, Ibid., p. 165, pl. 58 fig. 26.
Source : MNHN, Paris
TAPIiTISM
1964. Venerupia macropliylla Dcsli.
19G4. Venerupia macro phylla Desli.
I960. Nolirus irus I.
1967. Irus mili.- .
1968. Irus irua L. subsp. inucropliyllua Dpsli.
1968. J rus irus I. .
1969. Irus irus L .
SI
Sphy, Tauganyika Notes, 63, j>. 34.
Barnaiui, An. South Air. Mus., 47 (3). p. 512.
Tebble, British bivalve Scashclls, p. 124, pl. 7 (ig. g.
Okutani et Takamuoe, Shells of Japon, p. 183 et 184, fig. 4.
Fisciieu-Piette, Bull. Mus., 40, n° 4, p. 794.
Beli-on-Humoeht et Gantes, Soc. Se. Nal. et Pliys. Maroc, 48
[1968], p. 62, 63, 65, 66, 67, 68, 70, 71, 73.
Bic.cs, Archiv für Mollusk., Bd 99, n° 3-4, p. 207.
Nous n’avons pas mis dans cette synonymie la citation de Veneru pis irus L. (1924, Yokoyama,
J. Coll. Sc. Imp. Univ. Tokyo, 44 (1), p. 44, pl. 2 fig. 23) car la figure en question a été rapportée ensuite
par Kuroda et Habe (1952, Cheek List Rec. Moll. Jap., p. 21) à une autre espèce qu’ils ont nommée
Irus ishibashiantis (voir ci-après).
Il nous faut commenter assez longuement la synonymie de Irus irus. Elle a toujours beaucoup varié
selon les auteurs, et il en est encore actuellement ainsi. Un seul d’entre eux, d’ailleurs, a essayé de la
saisir dans son ensemble, c'est Lyngk (1909), qui a assimilé à Irus irus les noms attenuata, macro phylla,
derelicla, fimbriala, seinipurpurèa, milis, planicosla (suivis de etc.).
Nous adoptons ces conclusions de Lynch, sauf pour fimbriala qui d’après la figure, appartient à
un autre groupe. C’est probablement un synonyme de Irus oblongus (voir plus loin), forme du Pacifique
américain. Cette supposition a déjà été faite par Dali. (1909, Shells Peru, p. 292).
A cette synonymie de Iras irus nous ajoutons Venerupis pulcherrima Desh.
Nous avons examiné au British Muséum les types de : Venerupis planicosla Desh. (un échantillon,
Swan River, Australie, 19 X 13 mm) : Venerupis milis Desh. (provenance inconnue, le type, figuré
dans Conclu Ieon., est accompagné de deux autres spécimens) ; Venerupis macrophxjUa Desli. (Nous
avons identifié le type, qui n’avait pas été catalogué, 22 X 14 X 11 mm, Philippines). Pour ce qui est
de Venerupis derelicla Desh., un carton marqué « types », Musée Cuming, Looy, porte trois échantillons
dont aucun n’est celui que Sowbkby a figuré dans le Thésaurus et dans Conch. Icon. ; nous donnons
des vues de ces trois échantillons (pl. XV lig. 12 à 14) ; Venerupis pulcherrima Desh. (Philippines). Pour
tous ccs échantillons nous n’avons pas vu de différences avec Iras irus L.
Ces mises en synonymie obligent à conclure que c’est une seule et même espèce qui existe dans
l'Atlantique occidental (et la Méditerranée) et, sous des noms divers, dont le plus communément
employé est macrophylla, dans l’Indo-Pacifique. Fischer-Piette (1968) a commenté comme suit,
cette situation dans son travail des Veneridæ du Mozambique :
« Les examens de nombreux exemplaires de l’Atlantique et de l’Indo-Pacifique m’ont montré que
beaucoup sont indiscernables et qu’en cas de perte de la provenance on ne peut pas les attribuer à l’une
des deux formes plutôt qu'à l’autre. »
Il a fait observer qu’il y avait cependant entre les individus de ces deux contrées une lacune de
répartition : les deux domaines d’habitat sont, séparés, non seulement par l’isthme de Suez, mais aussi
par le secteur allant de Port Alfred au Congo.
Pour cette raison géographique il avait donné deux listes de synonymie séparées, comme s’il s’était
agi de deux sous-espèces géographiques (ce qu’il niait). Dans ce travail nous avons préféré la liste unique,
ce qui ne veut pas dire que nous n’attacliions pas d'importance au problème posé par la lacune géo¬
graphique : il serait, souhaitable d'instaurer des études anatomiques, caryologiques, génétiques qui
permettraient d'effectuer des comparaisons plus significatives entre populations atlantiques et indo-
pacifiques.
Distribution. Pour ce qui est de l’Europe, et de l'Afrique méditerranéenne, l’espèce a été citée,
et au début sous une grande diversité de noms que nous n’avons pas cru nécessaire de rappeler (on les
trouvera dans Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, 1893), par bien des auteurs donnant une multi¬
tude de localités. Pour l’Afrique atlantique, l’espèce est connue du Maroc (Dautzenberg, 1917, Pal-
cary, 1920, Pasteur-Humbert, 1962) : de Tenerife (Smith, 1885) ; de Mauritanie (Marche-Marchad.
1958) ; des îles du Cap-Vert (Rochebrune, 1881, Nicklès, 1955, Marche-Marchad, 1958); du Sénégal
(Dautzenberg, 1891, 1910 et 1913, Nicklès, 1950, Marche-Marchad, 1952) ; de Konakrv et du Ghana
[Id.), du Cameroun (Nicki.ès, 1950), du Congo (Nicklès. 1950 et 1952, Coi.lignon, 1957).
Mémoires Muséum, LXX1. I)
Source : MNHN, Paris
FISCHER-PIF.TTE
EU N A
Aucune mention n'est faite plus au Sud.
Pour la région indo-pacifique les provenances connues sont : Port Alfred (Turton, 1932), Natal
(Bahnard, 1964), Mozambique (Barxard, 1964, Fischer-Piette, 1968) ; Dar-es-Salam (Spry, 1964).
Madagascar (Dautzenberg, 1929) ; Maurice (Martens, 1880), Seychelles (Dautzenberg, 1893, Lamy,
1923, p. 291 V. altenuata Sow.) : golfe de Tadjourah (Anthony, 1905) ; mer Rouge (MacAxdrew,
1870, Cooke, 1886, Sturany, 1899, Lamy, 1930 et 1938, Moazzo, 1939) ; Aden (Jousseaume, 1888,
Smith, 1891, Shopland, 1890 et 1902, Lamy, 1930) ; île Masirah (Biccs, 1969) ; golfe Persique (Lynce,
1909), Karachi, Meeran coast, Bombay, Madras (Melvill et Standen, 1898 et 1906) ; Singapour et.
golfe du Siam (Lynge, 1909) ; Annam (V. aUenuata Sow. Crosse et Fischer, 1889, P. Fischer, 1891,
Lamy, 1922, Serene, 1937) : régions de Java et de Timor (Prashad, 1932) ; Philippines (Deshayes,
1853, Sowerby, 1854, Sowerby in Reeve, 1874, Hidalgo, 1903 et 1905, Lamy, 1922, Faustino,
1928) : Japon (Adams, 1869, Dc.nker, 1882, Stearns, 1891, Pilsbry, 1895, Hirase, 1907, Yoko-
yama, 1920 et 1922. Nomlka, 1940, Habe, 1951, Kuroda et Habe, 1952, Taki, 1954, Kiha, 1955 et
1962) ; détroit de Torres (Melvill et Standen, 1889) ; Australie et Tasmanie (Deshayes, 1853, Angas,
1867, Tate, 1887. Tate et May, 1901, Pritchard et Gatliff, 1903, Hedley, 1915 et 1918, Cotton,
1934, Macpherson et Chapple, 1951) ; Nouvelle-Calédonie (Lamy, 1932) ; Funafuti (Hedley, 1899).
La provenance générale connue pour l’espèce est donc : les côtes atlantiques du vieux continent
jusqu'au Congo mais pas plus au Sud, et l’Indo-Paeifique de Port Alfred à Funafuti.
Les provenances trouvées dans la collection du Muséum sont toutes situées dans ces domaines,
ainsi que celles des échantillons des collections de Leiden et de Bruxelles qui nous ont été commu¬
niquées .
No 76. IRUS ISHIBASHIANUS Kuroda et Habe
1924. Venerupis iras .
1951. /rus isliibasliii Kurodn MS.
1952. Irus ishibashiaruis .
1954. Irus isliibashianus Kuroda i.M S).
1955. Irus ishibasliianus .
I9G2. \olirus ishibasliianus Kur. et Mali.
Yokoyama (non Linné), J. Coll. Sc. lmp. Univ. Tokyo, 45 (1),
p. 44, pl. 2 fig. 23.
Haue, Gen. Jap. Sh., p. 186 (nomen nudun il.
Kuroda el Habe, Check List Rcc. Moll. Jap., p. 21.
Taki, llluslr. Ilandb. Sh. colors Jap., pi. 41 fig. 6.
Kira, Color. Illustr. Sh. Jap., p. 115, pl. 57 fig. 25.
Kira, Sh. W. Pacif. in color, p. 165, pl. 58 fig. 25.
Cette espèce est certainement très voisine de Irus Irus puisque c’est sous ce nom qu’elle avait
d'abord été figurée. Les travaux cités ci-dessus ne nous ayant pas permis de savoir en quoi elle pouvait
en différer, nous la plaçons donc immédiatement à la suite de Irus irus.
N» 77. — IRUS HANLEYI Lamy
1843. Ventru pis exolica Lk. Hanlf.y, Cal. Rcc. Biv. Sh., p. 54, pl. 9 fig. 29.
1854. Venerupis exolica Hanluy. Sowerby, Thés. Cuncli., II, p. 764, pl. CLXIV fig. 7.
1868. Venerupis exolica . Woodward, Man. of Moll., p. 476, pl. 20 fig. 15.
1870. Venerupis exolica . Woodward, Man. Conchyl. (traduction Humbert), p. 490, pl. Jli
fig. 15.
1874. Venerupis exotica llanley. Sowerby in Reeve, Conch. Icon., pl. II fig. 11.
1887. Venerupis exolica Lk. P. Fischer, Man. Conchyl., p. 1087, pl. 20 fig. 15.
1922. Venerupis lianlei/i . Lamy, Journ. Conchyl., LXVII, p. 294.
D’après la ligure du V. exolica de Woodward (1868), reproduite par Humbert (1870), puis par
I\ Fischer >1887), nous pensons que ce dont parlaient ces auteurs est en fait Irus hanleyi, c’est pour¬
quoi nous avons procédé à la mise en synonymie.
Nous n’avons vu dans les différentes collections consultées aucun échantillon de cette espèce qui n’a
été citée que d’Australie.
Source : MNHN, Paris
TA PUT ISA H
N° 78. - I RUS VERTUMNALIUM MelviU
(PI. XV fig. 15 à 18 et pl. XVI ûg. 1 à 3)
1918. Cypricardia oerlunmalium . Melvill, An. Mag. Nat. Uisl., p. 157, pl. V fig. 3'i.
1928. Venerupis oertumnalium Melv. Melvii.l. Proc. Maine. Soc. Lond., 18, p. 116.
Le Muséum ne possède pas cette espèce dont nous avons vu au British Muséum le type et plusieurs
dizaines de paratypes, le tout provenant de Karachi.
N° 79. 1RUS DIGONUS Deshayes
1853. Venerupis tligona . Deshayes, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 3.
1874. Venerupis tligona Desh. Sowerby in Reeve, Conch. Icon., pl. II fig. G.
1922. Venerupis tligona Desli. Lamy, Journ. Conchyl., LXVII, p. 293.
Nous ne pensons pas qu'il ait été trouvé d'autre exemplaire de cette forme de Ceylan, que le type
de Londres, que nous ne connaissons guère qu’à travers la ligure de Sowerby, car il est brisé.
N° 80. — 1RUS OBESUS Deshayes
1853. Venerupis obesa . Deshayes, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 5.
1854. Venerupis obesa Desh. Sowerby, Thés. Conch., II, p. 767, pl. 164 fig. 15.
1865. Rupellaria obesa Desh. Angas, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 650.
1874. Venerupis obesa Desh. Sowerby in Reeve, Conch. Icon., 19, pl. 3 fig. 13.
1887. Venerupis obesa Desh. Tate, Trans. Proc. Roy. Soc. South Austral., IX, p. 90.
1901. Venerupis obesa Desh. Tate et May, Proc. Linn. Soc. N. S. W., 26, p. 430.
1906. Venerupis obesa Desh. Melvill et Standek, Proc. Zool. Soc. Lond., 1906 II, p. 836.
1951. Venerupis obesa Dosh. Macpherson et Chapple, Mem. Nat. Mus. Victoria, 17, p. 152.
1962. Venerupis obesa Desh. Macpherson et Gabriel, Mar. Moll. Victoria, p. 356, fig. 411.
Le Muséum ne possède pas cette forme. Nous n’y avons trouvé aucun échantillon renflé, qui ait les
sommets proéminents comme celui décrit par Deshayes et figuré par Sowerby.
Souvent les figures de Sowerby concernant des espèces de Deshayes représentent le type. Mais ici
il faut remarquer que, alors que l’espèce avait été décrite de Port Philip, Sowerby met : « Hab. ? ».
Nous avons vu au British Muséum l’échantillon figuré par Sowerby, il nous faut noter que la
figure l’a un peu raccourci. Il a 18,9 mm de longueur, 14,8 mm de hauteur et 12,1 mm d’épaisseur.
L’espèce a été citée en plus de Port Philip par Deshayes (1853) de Victoria sans autre précision
(Tate, 1887, Macpherson et Chapple, 1951, Macpherson et Gabriel, 1962), de South Australia et
de Tasmanie (Angas, 1865, Tate, 1887, Tate et May, 1901), et de Mecran coast, Ormara (Melvill et
Standen, 1906).
N® 81. — IRUS RUGOSUS Sowerby
1853. Venerupis corrugata .
1854. Venerupis rugosa Desh. mss.
1874. Venerupis rugosa Dcsh.
1916. Venerupis rugosa Sow.
1922. Venerupis rugosa Dcsh.
1930. Venerupis rugosa Desh.
Deshayes, Cal. Conch. Sh., p. 196.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 768, pl. CLXV fig. 25.
Sowerby in Reeve, Conch. Icon., pl. IV fig. 26.
IIedley, Prelim. Index Moll. West Auslral., Journ. Roy. Soc.
W. Austral., I, p. 17.
Lamy, Journ. Conchyl., 67, p. 308.
Lamy, Bull. Mus., p. 228.
Source : MNHN, Paris
KISCHER-PIETTE ET BERNARD MÉTIVIEI
84 ÉDOUARD I
Nous avons placé en tête de nos références, le nom Venerupis corrugala Desh. qui nous paraît
incontestablement, d'après sa description (il n'y a pas de ligure) désigner la même espèce que le nom
Venerupis rugosa Sow. Mais c’est ce nom qui doit être employé, pour éviter des confusions avec Venus
corrugala Gmelin. 1790, qui est une Venerupis.
Iras rugosus décrit de Swan River (Australie de l’Ouest), a été mentionné ensuite d’Aden et de
l'érim (Lamy, 1922 et 1930); un des échantillons de la collection du Muséum (Coll. Jousseaume, 1921)
est marqué de Bahrein, un autre (e.r Coll. Denis, 1945) est marqué d’Afrique du Sud.
Nous avons vu dans la collection Dautzk.nberg à Bruxelles, un échantillon de la mer Rouge et un
très bel échantillon de Karachi mesurant 30 mm de long, 27 mm de haut et 28 mm de diamètre trans¬
versal. 11 s'agirait donc d’une espèce à large répartition (Afrique du Sud à Australie) mais qui semble
rare. Si elle ne l’était pas. on peut d’ailleurs supposer qu’elle aurait été citée en Australie d’autres
localités que de Swan River.
N° 82. - IRUS DASHAMI Ray
1948. Venerupis dashami . Ray, Reo. Ind. .Mus., XLVI, p. 119-120, pl. 3 fig. C, 7.
A cette espèce, remarquable par le développement de sa région antérieure et qui n’était connue que
par sa description, nous avons rattaché un échantillon qui se trouvait à Bruxelles dans la collection
Dautzenberg sous le nom Venerupis corrugala Desh.
Cet échantillon est de la mer Rouge, provenance qui n’est pas éloignée de celle qu’avait donnée
le descripteur de l’espèce, et qui est. la côte de Coromandel.
N° 83. — IRUS INSIGNIS Deshayes
1853. Venerupis insignis .
185-1. Venerupis insignis Desh..
1874. HupcUaria insignis Dcsli.
1878. Venerupis insignis Drsli..
1882. liupellaria insignis Drsh.
1895. Venerupis insignis Desh..
1920. Venerupis insignis Dcsli..
1922. Venerupis insignis Dcsli..
1924. Venerupis insignis Dcsli..
Deshayes, Proc. Zuul. Soc. Lond., p. 6, pl. 18 tig. 4 a, b.
Sowerby, TIics. Conch., 11, p. 705, pl. CI.XIV lig. ô, 0.
Sowehby in Reeve, Conch. Icon., pl. 1 lig. 2 h, 6.
Hctton, Journ. Conchyl., p. 50.
Dcnkeii, Ind. Moll. Mar. Jap., p. 209.
Pii.sbry, Cnt. Mar. Moll. Jap., p. 129.
Yokoyama, J. Coll. Sc. lmp. Univ. Tokyo, 39 (6), p. 124, pl. IX
Lamy, Journ. Conchyl., p. 303.
Yokoyama, J. Coll. Sc. Imp. Univ. Tokyo, 41 (1), p. 45, pl. 3 fig. 4.
Le Muséum possède de celle espèce citée de Nouvelle-Zélande et du Japon deux échantillons de
provenance inconnue (voir Lamy, p. 304).
N° 84. — IRUS CARDITOIDES Lamarck
1818. 1 enerupis disions | ?).
1818. Venerupis carditoides .
1835. Venerupis disions Lk.
1835. l enerupis carditoides Lk.
1841. l 'enerupis carditoides Lk.
1843. Venerupis disions Lk..
1843. Venerupis cardilorde* Lk.
1843. Venerupis carditoides Lk.
1853. Venerupis carditoides Lk.
1853. Venerupis distans Lk.
1854. Venerupis carditoides Lk.
1862. Venerupis carditoides Lk.
Lamarck, Anim. s. Vert., V, p. 507 (juv.).
Lamarck, Ibid., p. 508.
Deshayes, Ibid., éd. 2, VI, p. 1G4.
Deshayes, Ibid., p. 164.
Dei.essert, Rce. Coq. Lamarck, pl. V fig. 3 a-d.
Hanlev, Cnt. Rec. Biv. Sh., p. 55.
Hanley, Ibid., p. 55.
Menue, Moll. Nov. Holl. Spccimcn, p. 45.
Deshayes, Cat. Conch. Bric Mus., p. 192.
Deshayes, Ibid., p. 195.
Sowerby, Thcs. Conch.. II, p. 764, pl. CLX1V fig.
Chenu, Man. Conchyl., II, p. 95, fig. 427-429.
Source : MNHN, Paris
’tsion ijes r.u'i riwu:
85
1869. Venerupis cardiloidea Lk.
1869. Ilupellaria cardiloidea Delessnrl.
1874. Venerupi a cardiloidea Lk.
1878. Rupvllaria cardiloidea Lk.
1880. Venerupis cardiloidea Lk.
1887. Venerupis cardiloidea Lk.
1895. Venerupis cardiloidea Lk.
1901. Venerupi» cardiloidea Lk.
1901. Venerupis exolica Lk.
1908. Venerupis ernlica Lk..
1915. Venerupis cardiloidea Lk.
1922. Venerupis disions Lk.
1922. Venerupis cardiloidea Lk.
1922. Venerupis cardiloidea Lk.
1994. Venerupis expttea Lk.
1937. Venerupis cardiloidea Lk.
1938. Venerupis exolica Lk.
1950. 1 rnrrttpis ernlica .
1951. Venerupis exolica Lk.
1958. Venerupis exolica Lk.
1961. Venerupis exolica Lk.
1962. Venerupis exotica Lk.
1964. Venerupis exotica Lk..
Pfeiffer, Conch. Cab., 6d. 2, Vencracca, p. 248, pi. 31 (ig. 20-21.
Adams, Ann. Mag. Nat. Hist., 4 e s., III, p. 236.
Sowerby in Reeve, Conch. Icon., pi. 1 fig. 5.
Tenison-Woods, Proc. Roy. Soc. Tasmania (1877), p. 53.
Martens in Mômes, Beitr! Mcercsf. Mauritius und Scycli.. p. 327.
Tate, Trans. Roy. Soc. South Austral., IX, p. 90.
Bull. n° 3, p. 129.
Tatk et May, Proc. Limi. Soc. N. S. VA'., 26, p. 429.
Tate et May, Ibid., p. 430.
Piuteiiaud et Gatliff, Proc. Roy. Soc. Victoria, XVI (i
P- 119-
IIedley, Journ. Roy. Soc. West. Austral.. I, p. 17.
Lamy. Bull. Mus., XXVIII, p. 84.
Lamy, Ibid., p. 85.
Lamy, Journ. ConchyL, p. 295, pi. III fig. 3 et 4.
Cotton, Rec. S.-Austral. Mus., 52. p. 173.
Viadf.k, Mauritius Inst. Bull., I (2), p. 67.
Cotton et Godfrey, Moll. South Austral., I, Polccyp.,
.. s.), 1,
fig. 274.
Allan, Australien Shells, p. 335, pi. 41 fig. 11.
Macpherson et Cbappi.e, liera, Nat. Mus. Victoria, 17, p. 152.
May et Macpherson, IUustr. Ind. Tasmaninn SI... p. 14, pl. 10
fig. 18.
Cotton. South Austral. Moll., Polccyp., p. 261, fig- 282.
Macpherson et Gabriel, Mar. Moll. Victoria, p. 35G, fig. 412.
Shikama, Sh. World, II. p. 81. pl. 48 fig. 15.
Nous n'avons pas mis dans cette synonymie la citation de Venerupis cardiloides Lk. par Liexard
(1877, Cal. Mal. Maurice, p. 64), car selon Martens in Mônius (1880) il s’agirait en fait de V. derelicla
Desh.
Il semble que ee que les auteurs australiens ont appelé et figuré sous le nom de V. exotica, soit en
fait, par la forme générale et surtout par la présence de stries radiales entre les lamelles concentriques,
1. cardiloides Lk.
Distribution. Les provenances fournies par la bibliographie sont les suivantes : Maurice (Martens
in Meurs, 1880, Viadeh, 1037), golfe de Manaar (Martens et E. A. Smith in Thurston, 1895),
Japon (Adams, 1860) et Australie (Lamarck, 1818, Hanlky, 1843, Mknkk, 1843, Sowerby, 1854,
Pfeiffer, 1869, Soweriiy in Hekve, 1874. Tenison-Woods, 1878, Tate, 1887, Tate et May, 1901,
Hedley, 1015, Lamy, 1922).
Dans la collection du Muséum en plus île l’échantillon attribué à Lamarck, cité par Lamy et que
nous admettons, comme Lamy l’avait fait, appartenir à la même espèce que l’échantillon figuré par
Delessert se trouvent onze échantillons (M. Verreaüx, D r Joi sseaume, Coll. Denis et Coll. Staadt)
qui n’ajoutent rien à la répartition déjà connue.
N» 85. — 1RUS CRENATUS Lamarck
1818. Venerupis crenala .
1843. Cypricardia serrala .
1857. « Vénérupc » serrala Rvc
1865. Ilupellaria crenala Lk.. .
18G7. Ilupellaria crenala Lk..
1869. Ilupellaria crenala Lk...
1874. Rupdlaria crenala Lk.. .
1878. Ilupellaria crenala .
1901. Venerupis crenala Lk. . .
1903. Venerupis crenala Lk.
Lamarck, Anim. s. Vert., V, p. 508.
Reeve. Conch. Icon., I, pl. I fig. 5.
Ueshayks, Traité êléin. ConchyL, II, p. 12.
Angas, Proc. Zool. Soc. Lond.. p. 650.
Ancas, Ibid., p. 924.
PraUenfeld, Vorhandl. Zool. Bot. Ges. VVien, 19, p. 883.
Tapparone-Canefri, Zool. Viag. « Magenta *, p. 130.
Tenison-Woods, Proc. Roy. Soc. Tasmania (1877), p. 52.
Tate et May, Proc. Linn. Soc. N. S. W., 26, p. 430.
Phitcrarp et Gatliff, Proc. Roy. Soc. Victoria, XVI (n. s.). 1,
p. 120.
Source : MNHN, Paris
1907. Venerupis crenata Lk....
1912. Venerupis crcnalu ( 1*) Lk.
liiRASE, Cal.. Mar. Sh. Japan, p. 48.
Verco, Shells from Geraldton, W. Austral., Trans. Roy. Soc. South
Austral., 36, p. 205.
1922. Venerupis crenata Lk. Lamy, Journ. Conchyl., 67, p. 299, pl. III fig. 1 et 2.
1933. Venerupis crenata Lk. Dautzenberc et Bocct-, Jouru. Conchyl., 77, p. 455.
1934. Venerupis crenata Lk. Cotton, Rec. S. Austral. Mus., 5, 2, p. 173.
1938. Venerupis crenata Lk. Cotton ut Godfrey, Moll. South Austral., I, Pelocyp., p. 246,
fig. 276.
1942. Venerupis crenata Lk. Fischer-Piette et Lamy, Bull. Mus., p. 136.
1950. Venerupis crenata . Allan, Auslralian Shclls, p. 335, fig. 78 n° 5, p. 333.
1951. Venerupis crenata Lk. Macpherson et Chapi’i.e, Mcm. Nat. Mus. Victoria, 17, p. 152.
1958. Venerupis crenata Lk. May et Macpherson, Illustr. Ind. Tasmanian Sh., p. 14, pl. 10
fig. 16.
1961. Solirus creruttus Lk. Rippingale et McMichael, Queensland and Great Barrier Reef
Shells, p. 198, pl. 28 fig. 20.
1962. Venerupis crenata . Macpherson et Gabriel, Mar. Moll. Victoria, p. 355, fig. 409.
1962. Notirus crenatus Lk. Iredale et McMichael, Ref. List Mar. Moll. N. S. W., Mem.
Austr. Mus., XI. p. 23.
Nous avons examiné à Londres le type de Cypricardia serrata Reeve et vérifié qu’il s’agit effective¬
ment du Venerupis crenata de Lamarck.
Nous n’avons pas mis dans notre liste synonymique la citation de Venerupis crenata Lk. par Cotton
(1961, South Austral. Moll., Pelecyp., p. 261, fig. 284) car sa figure de toute évidence représente autre
chose que cette espèce. Il s'agit vraisemblablement d’une espèce du genre Petricola.
Distribution. La littérature fournit les provenances suivantes : Japon (Hirase, 1907) ; Nouvelle-
Zélande (Frauenfeld, 1869, Lamy, 1922) ; Australie et Tasmanie (de nombreux auteurs) ; Nouvelle-
Calédonie (Lamy, 1922), Tahiti (Lamy, 1922) et Nukahiva (îles Marquises) (Dautzenberc et Bouge,
1933).
Les échantillons que nous avons examinés dans diverses collections n’ajoutent qu’une seule
provenance : île Stewart (British Muséum).
L’espèce s’étend donc du Japon à la Polynésie, en passant par l’Australie et la Nouvelle-Zélande.
N° 86. — IRUS BREVIS Quoy et Gaimard
1831. Venerupis brevis . Quoy et Gaimard, Vov. Astrolabe, Moll., 3, p. 534, pl. 84 fig. 21-23.
1873. Venerupis brevis Quoy. Hutton, Cal. Mar. Moll. N.-Z., Colonial Muséum, p. 73.
1875. Venerupis brevis Q. et G. Hutton, Journ. Conchyl., p. 50.
1878. HupeUarin brevis Q. et G. Tenison-Woods, Proc. Roy. Soc. Tasmania (1877), p. 52.
1922. Venerupis brevis Q. et G. Lamy, Journ. Conchyl., p. 303.
1942. Venerupis brevis Q. et G. Fischer-Piette et Lamy, Bull. Mus., p. 136.
Nous ne connaissons cette espèce que par la description et la figure de Quoy et Gaimard.
La Tasmanie est la seule provenance connue.
N° 87. - IRUS CREBRELAMELLATUS Tatc
(Pl. XVI fig. 4 à 10)
1887. I rnerupis crebrelametlata .
1922. Venerupis crebrelametlata Tate.
1934. Venerupis crebrelametlata .
1938. Venerupis crebrelametlata Tatc.
1961. Venerupis crebrelametlata Ta te.
Tate, Trans. Roy. Soc. Soulh Austral., IX, p. 66 et p. 90, pl. IV
fig. 14 a-b.
Lamy, Journ. Conchyl., p. 301.
Cotton, Rec. S. Austral. Mus., 5, 2, p. 173.
Cotton et Godfrey, Moll. South Austral., 1, Pelecyp., p. 247
fig. 278.
Cotton, South Austral. Moll., Pelecyp., p. 263 fig. 286.
Source : MNHN, Paris
PETINAE
87
RÉVISION O ES T Al
Nous donnons des photographies (pl. XVI fig. 4 à 10) d'un jeune échantillon de cette espèce (18,3 X
10,3 X 9 mm), du British Muséum, « South Australia », qui montrent bien certains détails de la sculpture.
Cette espèce décrite de South Australia (Moutli of the River Patawalonga, lloldfast Bay) en a été
citée à plusieurs reprises depuis (Lamy, 1922, Cotton, 1934, Cotton et Godfiiey, 1938, Cotton, 1961)
et aussi de Western Australia (Cotton, 1934).
Les collections du Muséum contiennent dix échantillons (.VI. Aunolx, D r Jousseaume, Ach. Kas-
piew et Coll. Staadt) avec les provenances suivantes : baie de Sydney (Sydney et Mossman) et « deep
water olî Victoria ».
N° 88. - IRUS SUBDECUSSATUS Deshayes
1853. Venerupia subdecussala . Deshayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 19(1.
1878. Ilupcllaria subdecussala . Tenison-Woods, Proc. Roy. Soc. Tasmania (1877), p. 52.
1913. Venerupia subdecussala Dcsli. Hedley, Proc. L. Soc. N. S. W., 38, p. 271, pl. XVI fig. 27, 28.
1917. Venerupis subdecussala Desh. Odiiner, Sved. Exp. Australia, Kungl. Svenska Vetensk. Handl.,
Bd 52, n° 16, p. 9.
Dans la synonymie de cette espèce Hedley avait mentionné : Venerupis subdecussala Desh. in
Sowebby, Conch. Icon., XIX, 1874, pl. IV fig. 26, mais il s’agit d’une erreur manifeste. C’est le nom
Venerupis ru posa Desh. qui est dans Sowerby pour cette figure qui représente effectivement rugosa.
Nous avons vu au British Muséum le lot de deux échantillons marqué types de Deshayes. Hedley
a donné de l’un d’eux des Ggures remarquablement bonnes.
Le Muséum possède de cette espèce, décrite de Tasmanie et qui depuis n’a été citée que de Tasmanie
(Tenison-Woods, Hedley) et de Broome, Western Australia (Odhner), un échantillon marqué Nou¬
velle-Hollande sans autre indication. Nous lui avons aussi rapporté un échantillon du Musée de Bruxelles,
dépourvu de provenance.
Sous-genre Notlrus Finlay, 1928.
1843.
1853.
1853.
1853.
1854.
1854.
1854.
1873.
1874.
1874.
1878.
1884.
1913.
1913.
1915.
1915.
1922.
1922.
1923.
1927.
1927.
1928.
1951.
1961.
N° 89. I RUS REFLEXUS Gray
Venerupis rejlrra .
Venerupis siliqua .
Venerupis paupercula .
Venerupia inlerjecla .
Venerupis inlerjecla Desli.
Venerupis siliqua Desh.
Venerupis lumida .
Venerupis refleM Gray.
Venerupis repexa Gray.
Venerupis siliqua Dcsli.
Venerupia rc/lexa Gray.
Venerupia repéra Gray.
Venerupis rePexa Gray.
Venerupis siliqua Desh.
Venerupis siliqua Dcsli.
Venerupis re/lexa Gray.
Venerupia inlerjecla Dcsli.
Venerupis inlerjecla Desli.
Venerupia siliqua Desh.
Venerupia repexa Gray.
Irona rePexa Gray.
Irona repexa Gray.
Nolirua reflexus Gray.
Irus (Nolirus) re/lexus Gray.
Nolirus repexus Gray.
Gray in Dif.ffenbacii, True. N. Zcal., II, p. 250.
Deshayes, Proc. Zool. Soc. I-ond., p. 5, pl. 18 fig. 1 fl, h.
Deshayes, Ibid., p. 5.
Deshayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 196.
Sowebby, Thés. Conch., II, p. 767, pl. CLXIV fig. 14.
Sowerby, Ibid., p. 769, pl. 165 fig. 27.
Sowebby, Ibid., p. 769, pl. 165 fig. 34-35.
Hutton, Cat. Mar. Moll. N. Z., Colon. Mus., p. 73.
Smith, Zool. Voy. « Erebus » and « Ternir », Moll, II, p. 6, pl. 2 fig. 3.
Sowebby in Reeve, Conch. Icon., 19, pl. III fig. 20.
Hutton, Journ. Conchyl., p. 50.
Hutton, Proc. Linn. Soc. N. S. W., IX, p. 524.
SuTEn, Man. N. Zcal. Moll., p. 998, pl. 62 fig. 7.
Sutkr, Ibid., p. 999, pl. 62 fig. 8.
I iieoale, Trans. Proc. N. Z. Inst., 48 (1914), p. 494.
IllEDALE, Ibid., p. 494.
Hedley, Journ. Roy. Soc. West. Austral., 1, p. 17.
Lamy, Journ. Conchyl., p. 292.
Lamy, Ibid., p. 304.'
Oliveb, Proc. Malac. Soc. Lond., XV, p. 185.
Finlay, Trans. Proc. N. Z. Inst., 57, p. 471.
Marwick, Trans. N. Z. Inst., 57, p. 634. pl. 50 fig. 188, 189, 190.
Finlay, Trans. Proc. N. Z. Inst., 59, p. 278.
Keen, Conchol. Club South Culif., Minute n° 113, p. 6.
Powf.ll. Sh. New Zealand, p. 123, pl. 10 fig. 6.
Source : MNHN, Paris
SS ÛUOI AIID FISCH ER-I’IETTE ET BERNARD MÉTIV1EH
Nous avons examiné au British Muséum le type de Gray.
On voit d'après la liste ri-dessus que Iras rc/lexus a d’assez nombreux synonymes.
En ce qui concerne paupercttla, cette synonymie est admise depuis Smith (1874). Nous la confirmons
entièrement, ayant examiné au British Muséum trois échantillons marqués comme « types » de
Deshayes. Ils ont respectivement : 27,3 mm, 24 mm, 20 mm de long.
Pour siliqtia, Huttox (1878) s’était déjà demandé s’il n'y avait pas synonymie. Oliver (1923) a
admis cette synonymie en la motivant soigneusement. Nous la confirmons par l’examen des types
mêmes des deux espèces, les ayant eu en main au British Muséum.
Nous mettons aussi dans la synonymie Venerupis interjecla Desh., ayant examiné le type au
British Muséum et ayant constaté qu’il s’agit de la môme espèce.
Nous mettons de même en synonymie Venerupis lumida Sow., forme de provenance inconnue,
dont nous avons aussi examiné le type au British Muséum. Nous devons noter que la figure qu’en a
donnée Sowerby l'a un peu raccourci. Ses dimensions sont : 16 X 12 X 9 mm.
Distribution. Iras re fl ex us a été décrit de Nouvelle-Zélande, et toutes les citations qui en ont été
faites depuis sous ce nom ou sous les noms synonymes siliqtia et paupercula Desh., confirment cette
provenance. Le Venerupis interjecla, que nous avons ajoute comme synonyme, est lui, d’Australie :
Swan River. L’espèce s’étend donc à la fois à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande. Aucun des échan¬
tillons que nous avons vus dans les collections consultées n’y ajoute d’autre région. Le Muséum possède
un exemplaire de Nouvelle-Hollande (Quoy et Gaimard) et cinq de Nouvelle-Zélande (M. Filhol et
Coll. Staadt).
N° 90. IRUS INTERSTRIATUS Sow.
(PI. XVI fig. 11)
1851. Venerupis interstriata . Sowerby, Thés. Concli., II. p, 767, pl. 165 fig. 26.
1874. Venerupis interstriata Sou. Sowerby in Reeve, Conch. Icon., 19, pl. 4 fig. 27.
Nous avons vu au Bristih Muséum le type (Type from Hanlcy Collect.) de cette espèce. 11 a 31,8 X
21,3 X 14.5 mm. Son sommet est moins saillant que sur les figures. Entre les côtes concentriques qui
sont assez serrées, se trouvent en général trois petits cordons concentriques, mais aucune sculpture
radiaire n'est visible. L'intérieur est porcelané, ce qui n'est pas habituel chez les Irus et le sinus palléal
est très vaste. Nous en donnons une figure (pl. XVI fig. 11). Ce type est ainsi que Sowerby l’a écrit
le seul échantillon connu de cetle espèce dont la patrie par ailleurs est ignorée.
Lamy (1922, p. 294) suggérait la mise eu synonymie de V. interstriata avec V. exolica, mais celle-ci
possède une sculpture radiaire, et. les auteurs qui ont parlé de exolica n’ont pas mentionné d’aspect
porcelané.
Nous pensons plutôt que cette forme est susceptible d’être rattachée à Irus reflexus.
N° 91. — IRUS IRIDESCENS Tate
1889. Venerupis iridescens .
1934. Venerupis iridescens .
1938. Venerupis iridescens Tate.
1951. Venerupis iridescens Tate..
1957. Venerupis iridescens Tate.
1961. Venerupis iridescens Tate.
1962. Venerupis iridescens Tate.
1962. Tapes iridescens Tate.
Tate. Trans. Roy. Soc. South Austral., XI, p. 61, pl. XI fig. 10.
Cotton, Rec. S. Austral. Mus., 5, 2, p. 173.
Cotton et Godfrey, Moll. South Austral., I, Pelecyp., p. 247,
fig. 277.
Macpherson et Cuapple, Ment. Nat. Mus. Victoria, 17, p. 152.
Kerslake, Proc. Roy. Zool. Soc. N. S. W., 1955-1956, p. 112.
Cotton, South Austr. Moll., Pelecyp., p. 262, fig. 285.
Macpherson et Gabriel, Mar. Moll. Victoria, p. 355, fig. 410.
Iredale et McMichael, Ref. List Mar. Moll. N. S. \V., Mem.
Austr. Mus., XI, p. 23.
Source : MNHN, Paris
ni VISION UES T:\PHT1NAE
89
Cette espèce n'est connue que de l'Australie : New South Wales (Kerslake, 1957, Ihedale et
McMichael, 1962); Victoria (Macpherson et Ciiapple, 1951, Macpherson et Gabriel, 1962); South
Australia (Tate, 1889, Cotton et Godfrey, 1938, Cotton, 1961) et Western Australia (Cotton, 1934).
Le Muséum n'en possède aucun échantillon.
N° 92. — 1HUS EXOTICUS Lamarck
1818. Venerupis exolica . Lamarck, Anini. s. Vert., V, p. 507.
1835. Venerupis exolica LU. Dbshayes, Ibid., êd. 2, VI, p. 163.
1853. Venerupis exolica LU. Dkshayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 191.
1869. Ilupellaria exolica LU. Adams, Ann. Mag. Nat. Hist., 4° s., III, p. 236.
1882. Ilupellaria exolica LU. Dcnker, Ind. Moll. Mar. Jap., p. 209.
1922. Venerupis exolica LU. Lamy, Bull. Mus., p. 83.
1922. Venerupis exolica LU. Lamy, Journ. CouchyL, p. 293, pl. III fig. 7 <-t 8.
Le type lamarckien de cette espèce a été examiné et figuré par Lamy en 1922. Or, nous devons
constater que depuis lors il a disparu, peut-être en conséquence des transports, et du séjour loin de
Paris, de la collection Lamarck pendant la Seconde Guerre mondiale.
Le Venerupis exolica LU., a donné lieu à un grand nombre de citations, or la liste des références,
que pour notre part nous en donnons ci-dessus, est des plus courtes. La raison en est que beaucoup
d’auteurs ont employé ce nom à tort, au sujet de formes différentes.
Pour commencer, Hanley (1843, Cat. Rec. Biv. Sh., p. 54, pl. 9 fig. 29) s’occupait d’une forme
dont Lamy (1922, Journ. Conchyl., LXV1I, p. 294) a fait le Venerupis hanleyi (voir plus haut), et c’est
aussi cette espèce que concernait le Venerupis exolica Lk., de Woodward (1868, Man. of Moll., p. 476,
pl. 20 fig. 15) et de P. Fischer (1887, Man. Conchyl., p. 1087, pl. 20 fig. 15).
De même c’est à tort que le nom exolica a été employé par Pilsbry (1895, Cat. Mar. Moll. Japan,
Coll. Stearns, p. 129). 11 s’agit en fait de Irus cardiloides Lk. (voir Lamy, 1922, Journ. Conchyl., p. 294,
note 1).
De même encore, ce qui a été appelé V. exolica par de nombreux auteurs australiens, est à notre
avis Irus cardiloides Lk, (voir ci-dessus).
Nous n’avons pas placé dans la synonymie V. interslriala Sow. comme le suggérait Lamy (1922,
loc. cil., p. 294), nous l'avons traitée en espèce distincte (voir plus haut).
Distribution. Cette espèce a été décrite d’Australie, authentiquement puisque c’est Péron qui l’y a
récoltée, mais peut-être y cst-clle rare puisque les nombreux auteurs australiens qui l’ont citée se sont
occupés en fait, sous ce nom, de. cardiloides et que finalement nous n’avons d’Australie aucune localité
précise. Elle a également été mentionnée du Japon (Adams, 1869, Dcnker, 1882).
Aucun échantillon de cette espèce ne se trouve au British Muséum, ni actuellement au Muséum,
ce qui renforce notre opinion qu’il puisse s’agir d’une espèce rare.
Sous-Genre Notopaphia Oliver, 1923.
Nous plaçons dans le sous-genre Notopaphia toutes les espèces dont le bord ventral présente du côté
interne une crcnulation, y compris celles pour lesquelles Hertlein et Strong (1948, Zoologica, 33,
p. 192, 193) avaient créé un sous-genre particulier (américain) Paphonotia.
Vis-à-vis de la parenté évidente des espèces, consistant essentiellement dans la crénulalion, ces
auteurs n'avaient invoqué, comme caractères différentiels que les suivants : « The West American species
possesses different sculpture and appears to dilîer in some other details ». Or, non seulement les détails
auxquels ils font allusion ne sont pas énoncés, mais les différences de sculpture ne sont même pas
exprimées, sauf en ce qui concerne une comparaison de leur espèce type avec les Irus s. s. mais non avec
les espèces de Notopaphia ; et pour notre part, l’examen des diverses sculptures des espèces à crénu-
lations ventrales ne nous permet de trouver aucune différence valable justifiant ce sous-genre Paphonotia.
Source : MNHNParis
90
ÉDOUARD KISCHER-PIETTE ET BERNARD MÉTIVIER
N° 93. — IRUS ELEGANS Deshayes
1853. Venerupis elegans .
185-5. Pelricola elegans Desh.
1872. Pelricola elegans Desh.
1875. Pelricola elegans Desh.
1875. Venerupis élegans Desh .
1878. Venerupis elegans Desh.
1885. Venerupis elegans Desh.
1913. Venerupis elegans Desh.
1915. Venerupis elegans Desh.
1922. Venerupis elegans Desh.
1923. .Xolopapliia elegans Desh.
1927. Xolopapliia elegans Desh.
1951. Irus ( Xolopapliia ) elegans Desh.
1961. Xolopapliia elegans Desh.
Deshayes, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 5, pi. 18 11g. 2 a, b, c.
Sowehby, Thés. Conch., II, p. 773, pl. CLXVI fig. 8.
Tryon, Amer. J. Conch., VII, p. 256.
Soweriiy in Reeve, Conch. Icon., 19, pl. I fig. 5.
E. A. Smith, Zool. Voy. « Erebus » and «Terror», Moll., p. 6, pl. 2
fig. G.
Hutton, Journ. Conchyl-, p. 50.
Hutton, Proc. Linn. Sue. N. S. W., IX, p. 525.
Suteh, Manual N. Z. Moll., p. 997, pl. 62 fig. G el 6 a.
Iredale, Trans. Proc. N. Z. Inst., 57 (1915), p. 494.
Lamy, Journ. Conchyl., p. 305.
Oliver, Proc. Malac. Soc. Lond., XV, p. 185, figure.
Mahwick, Trans. N. Z. Inst., 57, p. 622, pl. 49 fig. 174, 176, 177.
Keen, Min. Conchol. Club South. Calif., n° 113, p. 6.
Powell, Sh. New Zcaland, p. 123, pl. 10 fig. 5.
Nous avons examiné le type au British Muséum, ses dimensions sont : 39 X 20 X 20 mm.
Cette espèce n’est connue que de Nouvelle-Zélande et les échantillons que nous avons vus dans
les collections (dont quatre au Muséum : un M.de La Seiglière et trois Coll. Staadt) ne donnent pas
de provenance différente.
N° 94. — IRUS GRISEUS Lamarck
1818. Venus grisea .
1834. I ’enerupis diemenensis .
1835. Venus grisea Lk.
1853. Venerupis diemenensis Q. et G.
1854. Tapes grisea Lk.
1854. Venerupis diemenensis Q. et G.
1857. Rupellaria diemenensis Q. et G.
1874. Venerupis diemenensis Q. et G.
1878. Rupellaria diemenensis Q. et G.
1901. Venerupis diemenensis Q. et G.
1922. Venus grisea Lk.
1922. Venerupis grisea Lk.
1934. Venerupis diemenensis Q. et G.
1942. Venerupis grisea Lk.
1958. Venerupis diemenensis Q. et G.
Lamarck, Anim. s. Vert., V, p. 600.
Quoy et Gaimard, Voy. Astrolabe, Moll., 3, p. 535, pl. 84 fig. 24-26.
Deshayes in Lamarck, Anim. s. Vert., 2 e éd., VI, p. 346.
Deshayes, Cat. Conch. Brit. Mus., p. 195.
Sowerby, Thcs. Conch., II, p. 752.
Sowehby, Ibid., p. 766, pl. CLXIV fig. IL
H. et A. Adams, Gen. Rec. Moll., p. 438.
Sowerby in Reeve, Conch. Icon., XIX, pl. 111 fig. 17.
Tenison-Woods, Proc. Roy. Soc. Tasmania (1877), p. 52.
Tate et May, Proc. Linn. Soc. N. S. W., 26, p. 430.
Lamy, Bull. Mus., p. 86.
Lamy, Journ. Conchyl., p. 301, pl. III fig. 10.
Cotton, Rec. S. Austr. Mus., 52, p. 173.
l'iSCHER-PlETTE et LaMY, Bull. MuS., p. 137.
May et Macphkhson, Illustr. Ind. Tasinanian Shclls, p. 14, pl lu
fig. 17.
Cette espèce n’est connue que d’« Australie » (en tout cas de South Australia : Cotton, 1934) et de
Tasmanie.
La collection du Muséum contient, en plus des échantillons lamarckiens de Venus grisea (Lamy,
1922) et des deux Venerupis diemenensis de Quoy et Gaimard (Fischer-Piette et Lamy, 1942). divers
autres échantillons dont l’un de la collection Staadt ajoute la provenance New South Wales.
N° 95. IRUS ELLIPT1CUS Sowerby
1834. Pelricola elliplica .
1834. Pelricola oblonga .
1834. Pelricola solida .
1843. Pelricola elliplica Sow.
1843. Pelricola solida Sow...
1846. Pelricola solida Sow.. .
Sowerby, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 46.
Sowerby, Ibid., p. 46.
Sowerby, Ibid., p. 46.
Hanley, Cat. Rec. Biv. Sh., p. 53.
ITani.ey, Ibid., p. 54.
d'Orbicny, Voy. Amér. Mcrid., Moll., p. 548.
Source : MNHN, Paris
ÉVISION DES TAPETINAE
91
1846. Petricola elliplica Sow.
1853. Venerupis clliptica Sow.
1853. Venerupis solida Sow.
1853. Venerupis foliacea ...
1853. Venerupis foliacea Desh.
1854. Venerupis foliacea Desh.
1854. Venerupis oblonga Sow.
1854. Venerupis fimbriata .
1854. Venerupis paupercula .
1854. Petricola solidula Sow.
1854. Petricola elliplica Sow.
1854. Petricola solida Sow.
1857. Tapes si/uamosa .
1857. Ilupellaria elliplica Sow.
1857. Rupellaria solida Sow.
1861. Venus troglodytes .
1872. Petricola elliplica Sow.
1874. Petricola elliplica Sow.
1874. Petricola solida Sow.
1874. Venerupis oblonga Sow.
1902. Petricola elliplica Sow.
1902. Petricola solida Sow.
1902. Venerupis foliacea Desh.
1909. Venerupis oblonga Lk.
1909. Petricola elliplica Sow.
1909. Petricola solida Sow.
1922. Venerupis oblonga Sow.
1922. Venerupis fimbriata Sow.
1922. Venerupis clliptica Sow.
1922. Venerupis foliacea Dosh.
1948. Iras (Paphonotia) elliplicus Sow.
1957. Irus ( Paphonotia ) elliplica Sow.
1958. Irus ( Paphonotia ) elliplicus Sow.
1958. Irus ( Paphonotia ) oblongus Sow.
1961. Paphonotia clliptica Sow.
1969. Paphonotia elliplica Sow.
d'Orbigny, Ibid., p. 549.
Deshayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 191.
Deshayes, Ibid., p. 191.
Deshayes, Proc. Zool. Soc. Lond., pl. 18 fig. 5 a-b (sine descripl.).
Deshayes, Cal. Biv. Sh. Bril. Mus., p. 192.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 764, pl. 164 fig. 8-9.
Sowerby, Ibid., p. 765, pl. 165 fig. 21.
Sowerby, Ibid., p. 766, pl. 165 fig. 23.
Sowerby ( non Desii.), Ibid., p. 769, pl. 165 fig. 30.
Sowerby, Ibid., p. 770, pl. 164 fig. 17.
Sowerby, Ibid., p. 770 et 774, pl. 164 fig. 3, pl. 166 fig. 10.
Sowerby, Ibid., p. 774, pl. 166 fig. 9.
Cahpenter (non L.), Mazallan Sh., p. 78.
H. et A. Adams, Gcn. Rec. Moll., II, p. 438.
H. et A. Adams, Ibid., p. 438.
Morch, Malakoz. Blatt., VII (1860), p. 197.
Tryon, Amer. J. Conch., VII, p. 256.
Sowerby in Reeve, Conch. ïcon., XIX, pl. II fig. 12.
Sowerby in Reeve, Ibid., pl. II fig. 15.
Sowerby in Reeve, Ibid., pl. III fig. 19.
Dall, Proc. U. S. Nat. Mus., XXVI, p. 400.
Dall, Ibid., p. 400.
Dall, Ibid., p. 400.
Dall, Shells Peru, Proc. U. S. Nat. Mus., 37, p. 269.
Dall, Ibid., p. 270.
Dall, Ibid., p. 289.
Lamy, Journ. Conchyl., 67, p. 298.
Lamy, Ibid., p. 299.
Lamy, Ibid., p. 306, 2 fig. p. 307 (charnière).
Lamy, Ibid., p. 307.
Hertlein et Strong, Zoologica, 33 (4), p. 192 et 193.
Soot-Ryen, Rep. Lund Univ. Chile Exp. 1948-1949, Lunds Uuiv.
Arssk. N. F. Avd. 2, Bd 53, n° 10, p. 8.
Keen, Sea Sh. Trop. West Amer., p. 138, fig. 313.
Keen, Ibid., p. 138, fig. 314.
Olsson, Moll. Trop. Easl. Pacif-, p. 312, pl. 41 fig. 3, pl. 55 fig. 10.
Fischer-Piette, Bull. Mus., 40, n® 5 (1968), p. 1018.
De cette espèce connue de Mazatlan jusqu’au nord du Chili, le Muséum possède en plus des
trois échantillons signalés par Lamy (dont deux du Pérou) divers autres spécimens. Ceux qui ont
des provenances viennent de Payta, Pérou (M. Duperrey et Coll. Staadt) et de Manta, Equateur
(M. Hoffstetter et Coll. Staadt).
N° 96. IRUS FERNANDEZIANUS Steinpell
1899. Venerupis fernandezianu . Stempell, Fauna chilensis, Zoolog. Jahrbüch., Suppl.-Bd V (2),
p. 237, pl. 12 fig. 22, 23.
1909. Venerupis fcrnantleziana Stempell. Dall, Shells Peru, Proc. U. S. Nat. Mus., 37, p. 292.
1922. Venerupis fernandesiana Stempell. Lamy, Journ. Conchyl.. p. 299.
1948. Venerupis fernandesiana Stempell. Hertlein et Stro.ng, Zoologica, 33 (pl. IV), p. 193, note 78.
Cette espèce n’a été citée que sur la foi du descripteur pour dire qu’elle n’est peut-être qu’un syno¬
nyme de nblongus (c’est-à-dire, pour nous, de ellipticus). Cette synonymie nous paraît très vraisemblable,
la grande extension des espèces de ce groupe rendant peu croyable l’existence d’une forme endémique
à l’île Juan Fernandez qui n’est pas tellement éloignée de la côte. Cependant il y a lieu de noter, d’une
part, que le sinus palléal est bref et arrondi au lieu d’être long et pointu, et d’autre part, que l’auteur
dit avoir eu de nombreux exemplaires de cette forme de petite taille (7 mm) : il y a donc possibilité qu’il
s’agisse d’une espèce toujours petite, sans exclure la supposition que l’auteur n’ait rencontré que des
individus d’un même naissain.
Source : MNHN, Paris
02
ÉUOL’A
SCHER-PIETTE ET
MÊTIVIEI
N» 97. — IRUS LAMELLIFER Conrad
1837. Venus lantellifera .
1839. Pelricola cordieri .
1840. Pelricola cordieri .
1853. Venerupis cordieri .
1854. Venerupis cordieri Desh.
1856. Saxicava cordieri Desh.
1856. Utipellaria lantellifera Cour.
1857. Venus lantellifera Conr.
1857. Pelricola cordieri Desh.
1857. Saxicava cordieri Desh.
1857. Saxicava lantellifera Conr.
1857. Utipellaria cordieri Desh.
1864. Venus lantellifera Conr.
1874. Venerupis cordieri Desh.
1902. Venerupis lantellifera Cour.
1907. Venerupis lantellifera Conr.
1916. Venerupis lainellifera Conr.
1918. Venerupis lantellifera Conr.
1921. Venerupis lantellifera Conr.
1922. Venerupis lantellifera Conr.
1924. Venerupis lantellifera Conr.
1931. J rus lantellifera Conr.
1937. Irus lamellifer .
1944. Irus lamellifer (Conrad).
1964. .Xolirtis lamellifer Conrad.
Conrad, J. Ae. Nat. Se. Phi)., VII, p. 251, pl. 19 fig. 19.
Desbayes, Rev. Zool. Soc. Cuvier., II, p. 358.
Deshayes, Mag. Zool. Guér.-Ménev., 2 e s., II. pl. 18.
Desbayes, Cat. Conch. Brit. Mus., p. 190.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 766, pl. CLXIV fig. 2.
H. et A. Adams, Gen. Ree. Moll., II, p. 349.
Carpenter, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 214.
Carpenter, Rcp. Moll. W. Coast N. America, p. 196.
Carpenter, Ibid., p. 203, 229.
Carpenter, Ibid., p. 232.
Carpenter, Ibid., p. 234.
H. et A. Adams, Gen. Rec. Moll., II, p. 438.
Carpenter, Suppl. Rcp., p. 600.
Sowerby in Reeve, Conch. Icon., pl. I fig. 1.
Dall, Proc. U. S. Nat. Mus., XXVI, p. 400.
Berry, Nautilus, XXI. p. 21.
Dall, Checkl. Biv. Moll. N. \V. Coast Amer., p. 34.
Packard, Univ. Calif. Public. Zool., 14, n° 2, p. 272.
Dai.i., I t . S. Nat. Mus., Bull. 112, p. 44.
Lamy, Journ. Conchyl., LXVII, p. 297.
Oldhoyd. Mar. Sh. W. Coast N. Amer., Stanford Univ., Gcol. Sc.,
I (1), p. 160, pl. 39 fig. 8.
Grant et Gai.e, Mem. San Diego Soc. Nat. llist., I, p. 332.
Keen, Abr. Check List W. N. Amer. Mar. Moll., p. 21.
Burch, Conchol. Club South. Calif.. n° 42, p. 15.
Coan, Veliger, 7, n° 1, p. 32.
Nous n'avons pas mis dans notre liste de références la citation, par Caramagna (1888, Boll. Soc.
Malac. Ital., 13, p. 139) de Venerupis cordieri de la mer Rouge, provenance tout à fait insolite ; Smith
(1891, Sltells Aden, p. 125) a d'ailleurs supposé qu’il pouvait s’agir de Venerupis macrophylla (c'est-à-
dire Irus irus).
Le Muséum ne possède que deux échantillons de cette espèce qui n’est connue que de Californie
et de Basse-Californie.
ESPÈCES INCERTAINES
(par ordre alphabétique)
N» 98. — LIOCYMA ? ARCTICA Reeve
1864. Ta/tes arclica . Reeve, Conch. Icou., XIV, pl. 10 lig. 52.
1872. Lioetjnta ? arclica Rvr. Dall, Amer. Journ. of Conchol., 7, p. 145.
Cette espèce n’est connue que d’après sa description et sa figure. Cette description est si sommaire
qu’il y a incertitude sur son attribution générique. Dall pensait que ce pouvait être une Lioctjma et
c’est aussi notre opinion.
Provenance : Arctic seas (Reeve).
iV 99. — TAPES (TEXTRIX) AUSTRALIS Dunker
Dans Paetel (1890, 3, p. 78) se trouve mentionné le nom Tapes ( Textrix) australis Dunker, avec
la provenance Australie mais sans aucune référence bibliographique. Nous n’avons pas réussi à trouver
d’autre trace de cette espècp.
Source : MNHNParis
1BVJSION
TAPE T ISA E
93
N° 100. — T AP liS COR DATA Forskâl
On trouve dans Pætel ( 1890, Cal. Conch.-Samml., 3, p. 78) la dénomination Tapes ( Hemitapes)
corda ta Forsk.
Dans Forskâi. (1775, Descrip. Animalium Itin. Orientali, p. 123) est décrite sans figure une Venus
cordula : nous reproduisons tout ce qui la concerne.
« Venus cordata ; gibba, transverse sulcata ; ano distincto, ovali oblongo ; margine integerrimo.
« Anus Btriatus, subconvexus. Concha varii coloris. Communissima ad littora Maris rubri : edulis.
Arab. Qouqa. »
Lamy et Fischer-Piette (1939, Bull. Mus., p. 261, note infra-paginale 1) ont fait savoir que « dans
les collections du Muséum de Paris un individu de ce V. flammea Gm. = radiala Ch., qui est bien con¬
forme aux figures de Chkmnitz, a été étiqueté par Morch Venus cordata Forskæl ».
Dans le même ordre d’idée, faisons savoir que nous avons trouvé dans la collection de Leiden un
échantillon marqué « Tapes (Hemitapes) cordata Forskal, 1 ex. J. Forskal. Roode Zee ». Peut-être s’agit-
il donc d'un exemplaire d’auteur. Nous le rapportons à Marcia hianlina Lk.
En somme, deux interprétations s’offrent, flammea et hianlina, ces Marcia ont toutes deux une
forme pouvant évoquer un cœur. Comme nous n’avons pas le moyen de trancher nous considérons
Venus cordata Forsk. comme une espèce énigmatique.
N° 101. — TAPES FURCATA Borner
1872. Tapes furcala . HiiMr.it, Monogr. Venus, II, p. 125.
Romeh a décrit cette espèce sans figure, car la planche à laquelle il renvoie n’a jamais paru.
Son texte nous fait savoir que l’exemplaire appartient à la fondation Senkenberg. Nous avons
donc écrit au D r Zn.cn du Natur-Muscum Senckenbcrg, pour lui demander des renseignements. 11
nous a répondu qu’il n’avait pas pu trouver l’exemplaire, mais qu’il était possible qu’il existe sous un
nom changé. A supposer qu'il en soit ainsi, cela nous permettrait de penser que furcata n’est pas une
espèce valable puisqu’elle aurait été constatée être un synonyme.
N° 102. — TAPES INCERTA Sowerby
1853. 'Tapes incerta . Sowkriiy, Tlies. Conch., II, p. G87, pl. 148 fig. 77.
1853. Tapes incerta Suw. Dkshayes, Cat.. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 176.
1871. Tapes incerta Sow. Rômf.r, Monogr. Venus, II, p. 67.
En l’absence de description ou de figure de l’intérieur des valves, nous ne savons pas ce que peut
être cette espèce, décrite d’habitat inconnu et que nous avons vainement cherchée au British Muséum.
Nous ne connaissons pas de Tapétinée qui ait cette forme générale.
Romeh (1871) l'avait rapprochée de H. striata Chemn., mais à en juger par son contour nous ne
sommes pas de son avis.
N» 103. VENUS LATER1SULCA Lamarck
Animaux s. Vert., V, 1818, p. 611 (601).
Voir ce qui en est dit dans lu rédaction de Marcia recens Chemn.
Source : MNHN, Paris
ÉDOUARD F1SCHER-PIETTE E'
MÉTIVIEI
94
N° 104. - PULLASTRA PEROVAL1S Wood
Nous avons trouvé ce nom, accompagné d’une figure, dans Chenu (1862, Manuel de Conchyl., II,
p. 92, fig. 411). Nous n’avons pas trouvé cette espèce dans Wood (1828, Ind. Test, et Ind. Test., Suppl.,
II), ni dans les ouvrages suivants : Chenu, Ulustr. Conchyl. ; Hanley, Catal. ; Adams, Généra ; index
de Sowerby, de Pfeiffer, de Rômer et de Pætel.
Il nous semble que la figure donnée par Chenu représente un Tapes rhomboïdes Pennant. Mais
comme nous n’en sommes pas absolument certains nous plaçons ce nom parmi ceux des espèces mal
connues.
N° 105. — TAPES PERPLEXA Sowerby
1853. Tapes perplexa . Sowerby, Thés. Conclu, II, p. 687, pl. 148 fig. 80.
1853. Tapes perplexa Suw. Desrayes, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus., p. 176.
1871. Tapes perplexa Sow. Rômer, Monogr. Venus, II, p. 66.
En l’absence de description ou de figure de l’intérieur des valves, nous ne savons pas ce que peut
être cette espèce, décrite d’habitat inconnu, que nous avons vainement cherchée au British Muséum.
Nous ne connaissons pas de Tapétinée qui ait cette forme générale.
N° 106. — VENERUPIS TENUISTRIATA Jonas
1846. Vcnerupis lenuislriala . Jonas, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 35.
Cette espèce a été décrite de Singapour « malheureusement sans figure et sans comparaison avec
aucune forme déjà connue » (Lamy, 1922, Journ. Conchyl., LXVII, p. 293).
La seule ressource eut été de voir le type, mais c’est en vain que nous avons cherché cette espèce
au British Muséum.
ESPÈCES RANGÉES A TORT DANS LES TAPETINAE
TAPES (HEMITAPES) AFRICANUS Sow.
1892. Tapes ( Hemitapes ) africanus Mühlf. Sowerby, Mar. Sh. S. Africa, p. 60.
Cette espèce est une Callista.
TAPES AMPHIDESMOIDES Rceve
1864. Tapes amphidesmoides . Reeve, Conch. Icon., XIV, pl. X fig. 50.
Cette espèce est synonyme de Circe arabica Chemnitz (voir Lamy, 1930, Bull. Mus., p. 228).
VENERUPIS CHINENSIS Deshayes
1853. Venerupis Chinensis Desh. Proc. Zool. Soc. Lond., p. 4.
Cette espèce est un Petricola d’après Lamy (1922, Journ. Conchyl., p. 359).
Source : MNHN, Paris
K VISION
ir.S TAPETINAE
95
VENERUPIS CUMINGII Deshayes
1853. Vénerupis Cumingii Desh. Proc. Zool. Soc. Lond., p. 4, pl. 48 fig. 3 a, b.
Cette espèce est un Petricolà ( Claudiconcha ) d’après Lamy (1922, Journ. Conchyl., p. 358).
JUKESENA FOVEOLATA Cooper et Preston
1910. Psephis foveolala .
1913. Gomphina ( Acolus ) foveolala C. et P.
1914. Gompliina (.leofits) foveolala C. et P.
1915. Gomphina j Jukesena ) foveolala C. et P.
1935. Gomphina ( Jukesena ) foveolala C. et P.
1951. Gomphina |/leolus) foveolala C. et P.
1951. Gomphina (/IcoIms) foveolala C. et P.
1951. Gomphina IJukesena ) foveolala C. et P.
I960. Gomphina ( Juhesena ) foveolala C. et P.
1963. Gomphina foveolala C. et P.
1964. Gomphina ( Jukesena ) foveolala C. et P.
Cooper et Preston, An. Mag. Nat. Hist., sér. 8, 5, p. 114.
Jukes-Browne, An. Mag. Nat. Hist., sér. 8, XII, p. 480.
Melvill et Standen, An. Mag. Nat. Hist., sér. 8, 13, p. 133.
Iredale, Proc. Malac. Soc. Lond., XI, p. 299.
ïiiiEi-E, Ilandb. Syst. Weichtierk., II, p. 891.
Powell, Discovery Rcp., 26, p. 51.
Carcelles et Wili.iamson, Rev. Inst. Invest. Mus. Argent. Cienc.
Nat. Zool., 2 (5), p. 342.
Keen, Min. Conchol. Club South. Calif., n° 113, p. 6.
Powell, Rec. Auckl. Inst, and Mus., V, p. 182.
Castellanos, Adiciones a la malacofauna Antarctica, Cont. Inst.
Antarct. Argent., n° 80, p. 7.
Dell, Discovery Rep. XXXIII, P . 107, p. 108, p. 218, fig. 14 et 15
p. 201.
Nous pensons que foveolala n’est pas une Tapelinae, avec sa valve droite qui n’a que deux dents
cardinales. Elle se rapprocherait plus ou moins des Astarte. Nous imaginons que c’est un groupe spécial
de Veneridae qui n’a pas été individualisé par les auteurs, probablement un genre nouveau qui devrait
porter le nom Jukesena qui désignait un « sous-genre » attribué aux Gomphina.
Nous avons examiné au British Muséum de nombreux exemplaires de cette espèce : plusieurs
« co-types » de Cooper et Piieston, de nombreuses valves de J. E. Cooper Esq. et trois valves de Dis¬
covery Expédition spécifiées « Reported in Dell 1964 ».
TAPES GRACILIS Gould
1856. Tapes gracilis . Gould, U. S. Pacific R. R. Repts., 5, p. 333, pl. 19 fig. 20.
« This species bas been identified by Dali as the young of Saxidomus nutlallii Conrad, 1837. »
Palmer, Type Spec. Mar. Moll. desc. by Carpenter, The Geol. Soc. America, Mem. 76, p. 99.)
TAPES HANLEYI Sowerby
1853. Tapes lianleyi . Sowerby, Thés. Conch., II, p. 689, pl. 149 fig. 102-103.
Il ne s’agit pas d’une Tapétinée (type, British Muséum, examiné).
Ce que plusieurs auteurs ont appelé Venerupis monstrosa Chemnitz, est un Petricolà (Claudi-
concha) d’après Lamy (1922, Journ. Conchyl., p. 353).
TAPES ONCODES Melvill
1897. Tapes oncodes Melvill. Mem. Manchester Phil. Soc., XLI, 3, p. 23, pl. 7 fig. 34.
Cette espèce est en fait une Glaucomya ccrea Rve., comme l’a fait savoir Melvill lui-même en 1928
(Proc. Malac. Soc., 18, p. 116).
Source : MNHN, Paris
F.DOIÎ
:her-piette
Venerupis petili Deshayes ainsi que l’a dit Lamy (1922, Journ. Conchyl., p. 284) est devenu
Saxidomus pour Desbayes puis, pour Dall Paphia ( Protothaca) starninea Conr. (Mais les Protothaca
sont des Chioninae.)
VENERUPIS QUADRASI Hidalgo
Cette espèce est un Pelricola, comme l’a reconnu lui-même Hidalgo (1905, Rev. Real Ac. Cienc.
Madrid, II, 4, p. 343).
VENERUPIS SEMI-PLICARIA Dunker
Dans Stearns (1891, List Moll. Col. Japan, p. 14) on trouve la citation suivante : « Venerupis
(syn. Rupellaria) semi-plicaria Dkr. ; one shell only found. »
Étant donné que d’après l’auteur lui-même il s’agit d'une Rupellaria, cette espèce ne peut être
qu’une Pctricolidae et non une Tapetinae.
VENUS STAMINE A Conrad
1837. Vmut starninea Cnnr. Descriptions of new Marine Shclls froni Upper California, Journ.
Acad. Nat. Sci. Philad., 7, p. 250, pl. 9 fig. 15.
Attribuée ensuite au genre Tapes par Carpbxter, 1863, et au genre Paphia par Packard 1,1918,
Univ. Calif. Publie. Zool., 14, n° 2, p. 270, pl. 21 fig. la, 1 b). C’est d'après Keen (1937, Abridg. Check
List Bibliog. West North Amer. Mar. Moll., p. 24) un Protothaca (famille Chioninae).
TAPES TENERR1MA Carpenter
1856. Tapes tenrrrima Cnrp. Proc. Zool. Soc. Lond., p. 200.
Cette espèce est un Protothaca (famille des Chioninae) d'après Keen (1937, Abridg. Check List
Bibliog. West North Amer. Mar. Moll., p. 24).
LA DISTRIBUTION DES GENRES ET ESPÈCES DE TAPETINAE
Le nombre des espèces de Tapetinae admises dans le présent travail est de 82.
Ce nombre élevé permet, dans une tentative analogue à celle qui a été faite pour les Dosinia
(Fischbr-Piette, Bull. Mus., 39, n° 4, 1967, p. 728-735) de faire des comparaisons entre les distribu¬
tions de nombreuses espèces devant pouvoir conduire à des considérations ayant plus de valeur que si
l’on s’adressait à un groupe restreint. Il faut d’abord dire que le nombre utilisable n’est que de 80,
deux des espèces étant d’habitat inconnu ( Paphia eugltjpla Phil., Irus interstrialus Sow.) : quelques
formes sont considérées par nous comme susceptibles d'être mises par nos successeurs en synonymie
avec d’autres, mais nous ne pouvons pas, pour le moment, tenir compte de ces éventualités. Pour les
Dosinia le nombre des espèces utilisées étaient de 97.
RÉPARTITION GÉNÉRALE DK LA FAMILLE DES TAPETINAE
Il y a pour les Tapetinae un fait à faire ressortir avant tout. Alors que les Dosinia existent dans
toutes les mers du globe, les Tapetinae semblent faire entièrement défaut sur les rivages atlantiques de
l’Amérique du Sud, et d’ailleurs aussi, sur une partie des rivages atlantiques de l’Amérique du Nord
jusqu'au Massachusetts (sauf la trouvaille, sans doute occasionnelle, de Venerupis aurea Gmel., à
Curaçao).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES T A PUT ISAK
97
Au nord du Massachusetts il n’y a d’ailleurs qu’une seule espèce, Liocyma fluctuosa Gld., qui est
la seule Tapélinée qui fasse « le tour du monde » : elle fait le tour du inonde arctique.
Le rivage atlantique de l'ancien monde comporte 8 espèces (y compris L. flucluosa).
De l’autre cùlé du cap de Bonne-Espérance nous divisons le domaine indo-pacifique en deux
parties, voulant considérer à part les côtes pacifiques américaines. On trouve sur les côtes de l’ancien
monde et des îles (Australie, etc.) 70 espèces y compris les espèces arctiques. Nous incluons dans ce
compte deux espèces qui ont pénétré en mer Rouge par le canal de Suez. Rudilapes decussatus L. et
Vv. ne.ru pin nurm Gmel.
Sur les côtes pacifiques américaines il y a (y compris des espèces arctiques) 12 espèces dont une
récemment introduite du .lapon, Rudilapes phiiippinarum Ad. et Rve. Il faut noter que le sud de cette
côte est dépourvu de Tapelinae à partir du nord du Chili ; la lacune qui fait suite est en somme un
prolongement, pacifique île la lacune de l'Atlantique américain.
L’océan Glacial Arctique contient 3 espèces qui sont toutes des Liocyma.
Dans les régions antarctiques il n'v a pas de Tapélinée. Il en avait bien été décrit une Gomphina,
des îles Falkland (Cl. foveolata. Cooper et Preston) mais les caractères de cette espèce ne sont pas ceux
d’une Tapélinée. Il n’y a donc pas bipolarité.
RÉPARTITION DE CHACUN DES GENRES DE TAPETINAE
Genre VENERUPIS
Les 8 espèces qui le composent, se répartissent dans deux aires séparées (jusqu’à plus ample
informé) par une large lacune. La première aire va de la Norvège au Cap et à Ceylan et la seconde des
Philippines à la Nouvelle-Zélande.
Les espèces de la première de ces aires sont : V. corrugala de la Norvège à Ceylan, V’. aiireu des îles
LolTodcn à la Mauritanie, à la Méditerranée et. à la incr Rouge par le canal de Suez, V. dura d’Agadir au
Sénégal et. F. rufiscensis du sud des Canaries à l’Angola.
Les espèces de la seconde sont : l . cwningii des Philippines à l'Australie, V\ anomala de F Australie
et de Nouvelle-Zélande, F. galarliles de l’Australie et F. alita de Swnn River, Australie.
Genre tapes
Les 7 espèces de ce genre, sont, elles aussi, réparties dans deux aires disjointes. La première aire
est celle du seul T. rhomboïdes qui va de la Scandinavie au Maroc et en Méditerranée. La seconde est.
indo-pacifique et est séparée de la première par l’espace qui s’étend de Casablanca (Maroc) à Port Eli¬
zabeth (Afrique du Sud). On y trouve les espèces suivantes : 7'. deshayesii, de Port Elizabeth à la Nou¬
velle-Calédonie. 7'. sulcarius, de Durban (Natal) à la Nouvelle-Calédonie. 7'. literatus, de Madagascar aux
Nouvelles-Hébrides. 7’. belcheri, de l'île Maurice aux Moluques. 7’. dorsalus, de l’Inde à la Nouvelle-
Zélande. Enfin, un cas spécial est celui d'une espèce qui n’est connue que sur la foi d'un seul échantillon
de Zanzibar : 7’. rodatzi.
Genre RUDITAPES
Ce genre comprend . r > espèces, qui sont elles aussi réparties dans deux aires disjointes. La pre¬
mière relative au seul II. decussalus qui vit de l’Europe jusqu’au Sénégal (et qui a atteint la mer Rouge
par le canal de Suez). La seconde, indo-pacifique, est séparée de la première par la très grande distance
qui s’étend du Sénégal à Karachi. On y trouve les espèces suivantes : II. varie gai us, de Karachi aux
Pomotou. U. philippinurum, de Karachi aux Kouriles et. introduite aux Hawaii et sur la côte pacifique
nord-américaine. II. bruguieri, de Ceylan à l’Australie. II. largillierti, de Nouvelle-Zélande et du sud
de la Tasmanie.
Mémoires Muséum, l.XXI. 7
Source : MNHN, Paris
Genre PAPHIA
Ce genre composé de 15 espèces dont 14 d’habitat connu, est exclusivement indo-pacifique, et va
de Durban (Natal) à la Nouvelle-Calédonie. P. malabarica et P. textile, de Durban à l’Australie. P. papi-
liunacea, de. Maurice à l’Australie. P. crassisulca, d’Aden à l’Australie. P. undulata, du golfe d’Oman au
détroit de Bass. P. inflaUi, de Ceylan à la Nouvelle-Calédonie. P. aniabilis, de l’archipel Mergui à l'Aus¬
tralie. P. semirugala, du golfe du Siam à l’Australie. P. exaratn, de l’archipel Mergui à la région Bornéo-
Java. P. lirata et P. schnelliana, de la Chine méridionale au Japon. P. vernicosa, Japon et Philippines.
P. cor, Iran et Inde. P. lischkei, du Japon.
Genre MARCIA
Comme le précédent ce genre est exclusivement indo-pacifique, et va du Cap à la Nouvelle-Calé¬
donie. Les 6 espèces qui le composent sont les suivantes. M. japonica, de la mer Rouge à la Nouvelle-
Calédonie. M. recens, du golfe Persique à la Nouvelle-Calédonie. M. hiantina, de Djibouti à l’Australie.
M. opinin. de Djibouti aux Célèbes. M. fumigata, de l’Australie à la Nouvelle-Calédonie. M. panperciila,
du Cap à Zanzibar.
Genre KATELYSIA
Ce genre est restreint à l'Australie et à la Nouvelle-Zélande. Les 3 espèces qui le composent sont
les suivantes. K. scalarina , Australie et nord de la Nouvelle-Zélande. K. peronii et K. rhyliphora,
Australie.
Genre GOMPHINA
Ce genre est lui aussi exclusivement indo-pacifique, et s’étend de Zanzibar à la Nouvelle-Zélande.
Les 4 espèces qui le composent sont les suivantes. G. unditlosa, de Maurice à l’Australie. G. maorum,
connu de Zanzibar et de Nouvelle-Zélande. G. aequilatera, de Cochinchine aux Moluques. G. neastar-
toides, du Japon.
Genre LIOCYMA
Ce genre qui comprend 6 espèces est principalement circumpolaire, mais descend dans le Pacifique
jusqu’au nord du Japon et jusqu’à la Colombie britannique, et dans l'Atlantique jusqu’au Massachu¬
setts. L. flucluosa, circumpolaire et descend jusqu’au Massachusetts. L. beckii, de Sibérie orientale au
Japon septentrional et à l’Alaska. L. viridis, océan Glacial Arctique et descend jusqu'au nord du Japon.
L. nniwana, île Sakhalin et Japon. L. schcfferi, îles Aléoutiennes. L. scammoni, Colombie britannique.
Genre PSEPHIDIA
Genre confiné à la côte pacifique nord-américaine de la mer de Behring à la Basse-Californie. Il com¬
prend 5 espèces. P. lordi, de l’Alaska à la Basse-Californie. P. ovalis, de la mer de Behring à San
Diego. P. rymata. P. salmonea et P. brunnea, Californie.
Genre IRUS
Parmi les 22 espèces de ce genre dont l’habitat est connu, 3 sont des Notirus et 5 sont des Noto-
paphia. Ce genre fait totalement défaut sur la côte atlantique américaine. Sur la côte pacifique améri¬
caine il est. confiné au secteur Californie-nord du Chili (3 espèces appartenant toutes au sous-genre
Sutopapbia, qui se trouve aussi en Nouvelle-Zélande et en Australie). Sur la côte atlantique de l’ancien
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES TAPETINAE
99
monde il n’y a qu’une seule espèce. Le domaine indo-pacifique, non américain, est le mieux peuplé,
de l’Afrique du Sud à la Polynésie (y compris les Notopaphia dont nous venons de parler). I. irus, côtes
atlantiques du vieux continent jusqu’au Congo, puis de l’Afrique du Sud (Port Alfred) à Funafuti.
/. rugosus, «le l’Afrique du Sud ii l'Australie. I. carditoides, de Maurice à l’Australie. I. obesus, de Mecran
Coast à l’Australie. I. crenalus, du Japon à la Polynésie. I. insignis, connu du Japon et de la Nouvelle-
Zélande. I. exoticus, connu du Japon et de l’Australie. I. dashami, de la mer Rouge à la côte de Coro¬
mandel. /. reflexus, d’Australie et de Nouvelle-Zélande. I. verlumnalium, Karachi. I. digonus, Ceylan.
1. ishibashianus, Japon. I. hanleyi , 1. crebrelamellatus, I. subdecussatus, 1. iridescens et I. griseus, d’Aus¬
tralie. I. bret'is, Tasmanie. /. elegans, Nouvelle-Zélande. Sur la côte américaine de l’océan Pacifique
se trouvent 3 espèces. /. ellipticus, de Mazat.lan au nord du Chili. I. lamelUfer, de la Californie à la
Basse-Californie. /. fernandezianus, île Juan Fernandez.
Il résulte de ce que nous venons de dire, que la région du monde où se trouvent le plus de genres,
est l’Indo-Pacifique non américain où il y en a huit. Puis deux régions avec un môme nombre, quatre :
la côte atlantique de l’ancien monde et la côte pacifique américaine. Enfin la côte atlantique américaine
et l’océan Glacial Arctique sont les régions qui en ont le moins, un seul chacune. On voit que le domaine
indo-pacifique vient très largement en tète même si on en retranche la côte américaine.
I.A RICHESSE DE DIVERSES RÉGIONS EN ESPÈCES DE TAPETINAE
Le, fait que les Tapetinae sont composées d’un certain nombre de genres distincts, alors que les
Dosinia appartenaient à un seul genre, donne aux lignes qui vont suivre une signification plus discu¬
table que celle qui concernait l’examen des Dosinia. Il n’en est pas moins vrai que les Tapetinae sont un
groupe naturel, de sorte qu’il se pourrait que les chiffres que nous allons donner contribuent h nous
éclairer dans la recherche du berceau de ce groupe.
Commençons par rappeler les nombres d’espèces donnés plus haut pour les divers océans : océan
Atlantique, 9 espèces (8 sur la rive de l’ancien monde et 1 sur la rive du nouveau monde) ; océan Glacial
Arctique,3 espèces; Antarctique, 0; Indo-Pacifique,82 (dont 12 sur la côte pacifique de l’Amérique).
Ainsi donc, pour les Tapelinac comme pour les Dosinia, l’Indo-Pacifique est de très loin le domaine
le mieux peuplé.
De même que pour les Dosinia, nous allons subdiviser l’Indo-Pacifique en diverses régions, fort
arbitraires d’ailleurs. Mais il n’y a pas que cet arbitraire qui soit gênant pour les appréciations, il y a
aussi le fait que ces diverses régions ont été très inégalement fouillées et qu’elles soient de dimensions
très inégales.
Par exemple, l’Australie sera traitée à part comme ayant été très prospectée mais aussi parce qu’un
des genres (Kalelysia) y est presque entièrement confiné, tandis que notre région comprenant les îles de
la Sonde et l’Inde est beaucoup plus vaste et a été beaucoup moins fouillée.
Quoi qu’il en soit, voici d’Est en Ouest ce qu’il en est.
Côte pacifique américaine, 12.
Polynésie orientale, 6.
Des Samoa aux Carolines, 17.
Nouvelle-Calédonie et Nouvelles-Hébrides, 11.
Nouvelle-Zélande, 12.
Australie, 41.
Nouvelle-Guinée, 8.
Bornéo, Célèbes, Moluques, 15.
Philippines, 21.
Japon, 31.
Côte d’Asie de la Corée au Siam, 18.
Iles de la Sonde, 14.
De Malacca à l’Inde à la mer d’Oman et au golfe Persique, 31.
Golfe d’Aden, mer Rouge, côte est d’Afrique, Madagascar et îles voisines, 24.
Source : MNHM, Paris
Source : MNHN, Paris
ES TAPETINAE
101
RÉVISION
Ce qui nous semble ressortir avant tout de ces chiffres, c’est l’écart considérable qu’il y a entre
le nombre élevé des espèces existant en Australie et le nombre moindre de celles des autres régions.
Certes, il faut tenir compte que l’Australie a été fort bien étudiée, mais nous pensons que cela ne suffit
pas à expliquer un pareil écart.
Les chiffres que nous donnons et la carte correspondante (fig. 3), ne peuvent être par nous consi¬
dérés que comme des données fort grossières qu’il y aura lieu d’améliorer pour en faire éventuellement
usage dans l’avenir.
Source : MNHN, Paris
INDEX
Tapes acuminala Sow., svn. de Venerupis aurea
Gmel. N° 2.
Venus adspersa Cliemn., var. de T. literalus L.
N° 12.
Gomphina [Venus] œquilalera Sow. N° 60.
Tapes ( Hemilapes ) africanus Sow. est une Callista.
Venus ala papilionis Chemn., syn. de Paphia papi-
lionacea Lk. N° 38.
Venerupis [Tapes] alba Deshayes. N» 6.
A nomalocardia alfredcnsis Bartsch, syn. de Marcta
paupercula Chemn. N° 42.
Paphia [ Venus] amabilis Philippi. N° 33.
Chione ambigua Desh., syn. de Marcia paupercula
Chemn. N° 42.
Tapes amphidesmoides Rve., syn. de Circe arabica
Chemn.
Venus analis PJiil. probablement syn. de Rudilapes
philippinarum Ad. et Rve. N° 21.
Tapes analis Phil. (Rômer non Pliil.), syn. de Rudi-
lapes philippinarum Ad. et Rve. N° 21.
Tapes analina Sow., syn. de Venerupis aurea Gmel.
N° 2.
Liocyma aniwana Dali. N° 66.
Venerupis [Venus] anomala Lamarck. N° 3.
Tapes anthedomus Locard, syn. de Venerupis aurea
Gmel. N° 2.
Hemilapes apaturia Rômer, syn. de Kalelysia sca-
larina Lk. N° 54.
Venus aphrodina Lk., var. de Kalelysia scalarina Lk
N° 55.
Venus aphrodinoides Lk., var. de Kalelysia scala¬
rina Lk. N° 56.
Venus araneosa Phil., syn. de Venerupis aurea Gmel.
N» 2.
Liocyma ? [Tapes] arclica Rve. N° 98.
Tapes arenosa Sow., syn. de Venerupis aurea Gmel.
N» 2.
Venus aslarloides (Beck) Phil., syn. de Liocyma
Puctuosa Gld. N° 64.
Venerupis attenualus Sow., syn. de Irus irus L.
N° 75.
Marcia ( Granicorium) atlonilum Iredalc. N° 53.
Venerupis [ Venus[ aurea Gmel. N" 2.
Venus aurisiaca Wood, syn. de Marcia japonicu
Gmel. N° 47.
Tapes ( Tcxlrix ) auslralis Dunker. N° 99.
Liocyma beckii Dali. N° 65.
Tapes bclchcri Sow. N° 17.
Venus beudanli Payr., syn. de Venerupis aurea
Gmel. N° 2.
Venus bicolor Lk., svn. de Venerupis aurea Gmel.
N° 2.
Tapes bicolorata Rve., syn. de Marcia recens Chemn.
N° 48.
Paphia bifurcala Quayle, syn. de Rudilapes philip¬
pinarum Ad. et Rve. N° 21.
Tapes biradiala Desh., syn. de Marcia hiantina Lk.
N» 46.
Tapes bourguignali Locard, syn. de Venerupis aurea
Gmel. N» 2.
Irus [Venerupis] brevis Quoy et Gaimard. N° 86.
Tapes browniana Preston, syn. de Paphia malaba-
rica Chemn. N° 29.
Rudilapes [ Tapes ] bruguieri Hanley. N° 24.
Psephidia brunnea Dali. N° 74.
Tapes calédonien Bernardi, syn. de Marcia japonica
Gmel. N° 47.
Venus callipyga Lk. (non Born), syn. de Marcia
hiantina Lk. N° 46.
Tellina cancellala Wood, syn. de Venerupis dura
Gmel. N» 7.
Irus [Venerupis] cardiloides Lk. N° 84.
Tapes carpenleri Rômer, syn. de Venerupis dura
Gmel. N° 7.
Tapes caslrensis Desh., syn. de Venerupis aurea
Gmel. N° 2.
Venus calenifera Lk., syn. de Venerupis aurea
Gmel. N° 2.
Tapes ceylonensis Sow., syn. de Marcia opima Gmel.
N° 41.
Pullaslra chcmnilzii Grasset, syn. de Marcia japo¬
nica Gmel. N° 47.
Venerupis chinensis Desh. est un Petricola.
Tapes cinerea Desh., syn. de Rudilapes variegalus
Sow. N° 23.
Paphia coelata (Martyn) Tomlin, syn. de Paphia
papilionacea Lk. N° 38.
Venus conularis Lk., syn. de Kalelysia scalarina Lk.
N° 54.
Paphia [Venus] cor Sow. N” 28.
Tapes cordala Forskal. N° 100.
Petricola cordicri Desh., syn. de Irus lamcllifcr
Conrad. N» 97.
Venerupis corrugala Desh., syn. de Irus rugosus
Sow. N° 81.
Venerupis [Venus] corrugala Gmel. N° 1.
Venus corrugala Lk. [non Gmel.], syn. de Kalelysia
rhyliphora Lamy. N° 59.
Paphia [Venus] crassisulca Lk. N° 30.
Irus [Venerupis] crcbrclamcllalus Taie. N" 87.
Irus [Venerupis] crcnalus Lk. N° 85.
Venerupis [Tapes] cumingii Sow. N° 4.
Venerupis cumingii Desh. est un Petricola.
Psephidia cymala Dali. N° 72.
Source : MNHN, Paris
ÉVISION DES TAPETINAE
103
Tapes duclyloides Sow., syn. de Venerupis corru-
gala Gmel. N° 1.
Iras [Venerupis] dashumi Hay. N® 82.
Tapes dédiais Sow., syn. de Paphia semirugala
Phil. N° 37.
Rudilapes [Venus] decussalus L. N» 20.
Capsa deflorata Lcach, syn, de Venerupis aurea
Gmel. N® 2.
Tapes dmliculala Sow., syn. de Iiudilapes philip-
pinarum Ad. et Rve. N" 21.
Venerupis derclida Desh., syn. de Irus iras L. N° 75.
Tapes [Venus] deshayesii Hanlcy. N" 16.
Venus deshayesii Hanl., var. sulphurea Phil., syn.
de Tapes lileralus L. var. radiala Chemn. N» 13.
Venerupis diemenensis Q. et G., syn. de Irus grisous
Lk. N" 94.
Irus [Venerupis] digonus Desh. N° 79.
Tapes disrupla Sow., syn. de Venerupis corrugala
Gmel. N° I.
Venerupis disions Lk., jeune de Irus ciirdilokles Lk.
N" 84.
Tapes dislinguendus Lamy et E. Fischer, syn. de
Tapes lileralus L. var. radiala Chemn. N® 13.
Marcia [Hemilapcs] dohrni Rcimer. N" 49.
Venus donaciformis Mabille et Le. Mcsle, syn. de
Gomphina æquilalera Sow. N" 60.
Venus donacina Chemn., syn. de Qomphina æqui¬
lalera Sow. N° 60.
Tapes [Venus] dorsalus Lk. N° 14.
Tapes ducalis Romer, var. de Rudilapes philippi-
narum Ad. et Rve. N" 22.
Venerupis | Venus] dura Gmel. N" 7.
Venus edulis Chemn., syn. de Tapes rhomboïdes
Penn. N° 18.
Iras [ Venerupis ] clcyans Desh. N" 93.
Venus eleganlinu Lk., syn. de Marcia japonica
Gmel. N- 47.
Iras [Pelricola\ dliplicus Sow. N" 95.
Kalclysiu rniymu Iredale, syn. de Kalelysia rhyli-
phora Lamy. N" 59.
Paphia [Venus] cuglypta Phil. N- 31.
Tapes cuglyplus (Phil.) Lischkc (non Phil.), syn.
de Paphia lischkei n. sp. N" 32.
Paphia | Venus] exarata Phil. N" 35.
Iras | Venerupis | exolicus Lk. N" 92.
Venerupis cxolica Hanlcy (non Lk.), syn. de Iras
hanlcyi Lamy. N° 77.
Venerupis cxolica des nul. australiens, syn. de Iras
cardiloides Lk. N° 84.
Tapes cxscrla Romer, syn. de Marcia recens Chemn.
N" 48.
Tapes faba Rve., syn. de Marcia fumiyala Sow.
N» 45.
Venerupis [7'apes| fahugella Dcsli., syn. de Venc-
rupis unoinula Lk. N" 3.
Iras I Venerupis] fernandezianus Slempcll. N" 96.
'Tapes ferruginea Rve., syn. de Marcia recens
Chemn. N» 48.
Venerupis /imbriida Sow., syn. de Irus dliplicus
Sow. N" 95.
Marcia [Venus] flammea Gmel. N° 50.
Venus flammea Lk. (non Gmel.), syn. de Marcia
japonica Gmel. N° 47.
Venus flammiculata Lk., syn. de Marcia hiantina
Lk. N« 46.
Venus florida Lk., syn. de Venerupis aurea Gmel.
N® 2.
Venus floridella Lk., syn. de Venerupis aurea Gmel.
N® 2.
I.iocyma [Venus] flucluosa Gould. N° 64.
Venerupis foliacea Desh., syn. de Irus dliplicus
Sow. N» 95.
Jukesena [Psephis] foveolala Cooper et Preston,
non Tapetinae.
Gomphina fulgida Hedley, syn. de Gomphina undu-
losa Lk. N° 61.
Marcia [Venus] fumigala Sow. N° 45.
Tapes furcala Rômer. N° 101.
Venerupis | Venus] galadites Lk. N® 5.
Venus gallus Gmel., syn. de Paphia malabarica
Chemn. N° 29.
Venus geographica Gmel., syn. de Venerupis corru¬
gala Gmel. N° 1.
Venus glandina Lk., syn. de Venerupis corrugala
Gmel. N° 1.
Tapes gracilis Gould, jeune de Saxidomus nulallii
Conrad.
Tapes grangeri I.ocard, syn. de Venerupis aurea
Gmel. N“ 2.
Tapes grala Desh., syn. de T. bdcheri Sow. N° 17.
Venus graoida Bolten, syn. de Marcia opima Gmel.
N° 41.
Tapes greeffei Dunkcr, syn. de Paphia vernicosa
Gould. N® 36.
Iras [Venus] griscus Lk. N° 94.
Paphia guliulala Bolten, syn. de Tapes lileralus L.
var. adspersa Chemn. N° 12.
Venus hœberti Brusina, syn. de Venerupis aurea
Gmel. N® 2.
Venus hœberlianu Brusina, syn. de Venerupis aurea
Gmel. N» 2.
Irus [Venerupis] hanlcyi Lamy. N“ 77.
Tapes hanlcyi Sow., non Tapetinae.
Marcia [Venus] hiantina Lk. N® 46.
I.iocyma hokkaidoensis Habe, svn. de L. aniwana
Dali. N" 66.
Venus humphreyi Donovan, syn. de Kalelysia sca-
larina Lk. N® 54.
Marcia | Venus] ignobilis Phil. N“ 51.
Tapes incerla Sow. N° 102.
Tapes indica Sow., syn. de Rudilapes pliilippina-
rum Ad. et Rve. N” 21.
Marcia (Granicorium) indulum lledlcy. N“ 52.
Paphia [Tapes] inflata Desh. N" 27.
Iras [ Venerupis | insignis Desh. N° 83.
Venerupis inlerjecla Desh., syn. de Irus reflexus
Gray. N® 89.
Source : MNHN I, Paris
il AND FISCHER-PIETTE ET BERNA
MÉTIVIEI
Venus înlermedia Q. et G., svn. de Rudilapes lar-
gillierli Phil. N« 25.
Venus inlcrrupta Pliil., svn. de Martin recens
Clieinn. N° 48.
Irus [ Venerupis] inlerslriatus Sow. N u 90.
Pullaslra inluspunctata Anton, syn. de Venerupis
aurea Gmel. N" 2.
Iras \Venerupis\ irideseens Taie. N u 91.
Iras (Dono.r| iras Linné. N° 75.
Irus ishibashianus Kuroda et Habc. N" 76.
Martin [Venus] jupunica Gmel. N° 47.
Tapes juponica Desh., syn. de Rudilapes philippi-
narum Ad. et Rvc. N° 21.
Venus kochii Phil., var. de Murciu pan perçu la
Chemn. N° 43.
A nomalocardia kockii Spry, syn. de Marcia pau-
percula Chenin. N° 42.
Chione kraussi Desh., syn. de Marcia puupercula
Chenin., var. abbreviala Krauss. N° 44.
Venus labuunu Ad. et Rvc., syn. de Marcia jupo¬
nica Gmel. N» 47.
Venus Ma Poli, syn. de Venerupis aurea Gmel. N" 2.
Venus læoigala Sow., syn. de Marcia fumiyala
Sow. N° 45.
Irus | Venus] lamellifcr Conrad. N° 97.
Rudilapes [Vrnus| largillierli Phil. N° 25.
Tapes laterata Iredale erreur pour Tapes lilerala L.
N° 9.
Venus lalcrisulca Lk. N° 103.
Tapes lalcrisulca Sow. mon Lk. ?), syn. de Murciu
recens Chemn. N° 48.
Tapes lenliginosa Rvc., syn. de Raphia malaharicu
Chenin. N° 29.
Tapes lepidulus Locard, syn. de Tapes rhomboides
Penn. N» 18.
Raphia | Venus) lirala Phil. N" 34.
Raphia lischkei n. sp. N" 32.
Tapes ( Venus) lileralus L. N° 9.
Tapes lillcrala L., syn. de T. lileralus L. N° 9.
Tapes lileralus L-, var. adspersa Chenin. N° 12.
Tapes lileralus L., var. noclurna Chenin. N" 10.
Tapes lileralus L., var. punctala Chemn. N u II.
Tapes lileralus L., var. radiala Chemn. N° 13.
Venus lilerala. ... Chenin. mon L.), syn. de Marcia
japonica Gmel. N" 47.
Psephidia [Chione] lordi Baird. N« 70.
Tapes luzonica Sow., svn. de Marcia hianlina Lk.
N° 46.
Tapes mabillei Locard, syn. de Venerupis aurea
Gmel. N° 2.
Venerupis macrophylla Desh., svn. de Iras irus L.
N° 75.
Raphia | Venus) malabaricu Chemn. N° 29.
Gomphina maortim Smith. N° 62.
Venus murmorulu Lk., svn. de Marcia recens Chenin.
N” 48.
Gomphina melanægis Rômer, syn. de Goniphinu
xquilalera Sow. N° 60.
Tapes meroæformis Sow., svn. de Raphia crussi-
sulca Lk. N» 30.
Venerupis mitis Desh., syn. de Irus Irus L. N u 75.
Cylherea ( Gomphina ) mœrchi Angas, syn. de Gom¬
phina undulosa Lk. N» 61.
Venerupis monstrosa auct. est un Petricola.
Venerupis mullicoslata Turton, svn. de Irus irus L
N° 75.
Gomphina | Venus) neaslarloides Yokoyama. N‘> 63.
Venus nebulosa Chemn., syn. de Marcia opima
Gmel. N° 41.
Venus nitens Turton, syn. de Venerupis aurea
Gmel. N° 2.
Venus nilida Quoy et Gaimard, syn. de Martin
fumigala Sow. N° 45.
Tapes nilidosus Locard, svn. de Venerupis aurea
Gmel. N» 2.
Venus noclurna Chemn., var. de T. lileralus L
N° 10.
Venerupis nucléus Lk., syn. de Venerupis corrugnla
Gmel. N» 1.
Relricola oblonga Sow.. syn. de Irus elliplicus Sow
N° 95.
Iras | Venerupis] obesus Desh. N° 80.
Tapes obscurala Desh., syn. de T. belchcri Sow
N° 17.
Tapes obsolela Chemn., syn. de Venerupis corru-
gala Gmel. N° 1.
Tapes occidenlalis Rvc., syn. de Marcia recens
Chemn. N° 48.
Tapes oncodcs Melvill, syn. de Glaucomyu ccrca Rvc.
Marcia [Venus] opima Gmel. N° 41.
Tapes orienlalis Rvc., syn. de Murciu recens Chemn
N° 48.
Psephidia ovalis Dali. N° 71.
Venus ooulœa Lk.. syn. de Tapes dorsal us Lk.
N" 14.
Paphia | Venus) papilionaceu Lk. N° 38.
Marcia [Venus) puupercula Chemn. N° 42.
Marcia puupercula Chemn., var. abbreviula Krauss
N° 44.
Venerupis puupercula Desh., syn. de Iras re/lexus
Gray. N° 89.
Venerupis puupercula Sow. (non Desli.), syn. de
Irus elliplicus Sow. N° 95.
Venus perforons Montagu, syn. de Venerupis cor-
ruyata Gmel. N° 1.
Kalclysia | Venus) peronii Lk. N" 58.
Pullaslra pcrovalis Wood. N u 104.
Tapes pcrplcxa Sow. N® 105.
Venus pclalinu Lk., syn. de Venerupis aurea Gmel
N° 2.
Venerupis petili Desh. est un Protothaca.
Tapes phenax Pilsbry, syn. de T. belcheri Sow
N° 17.
Source : MNHN, Paris
105
Chione philippii Desh., syn. de Marcia japonica
Gmel. N° 47,
Ruditapes [ Venus] philippinarum Ad. el Rve.
N° 21.
Venus picturala Réquien, syn. de Vencrupis uurea
Gmel. N° 2.
Venus pinguis Cliemn., svn. de Marcia opima Gmel.
N» 41.
Venus plagia .IcITrevs, svn. de Vencrupis corrugala
Gmel. N fi 1.
Vencrupis planicosta Desh., syn. de Irus iras L.
N° 75.
Tapes plalyplychu Pilsbry, syn. de T. literalus I..
vur. riuliula ('.henni. N" 13.
Tapes pulila Sow., svn. de Puphia scmirugala Phil.
N» 37.
Venus polilu Sow., svn. de Marcia fumiqala Sow.
N" 45.
Venus pulchella Lk., svn. de Vencrupis aurca Gmel.
N" 2.
Vencrupis pulclierrima Desh., svn. de Iras iras I..
N" 75.
Venus pulluslra Monlagu, syn. de Vencrupis corru¬
gala Gmel. N" 1.
Tapes pullicenus Locard, syn. de Vencrupis corru¬
gala Gmel. N“ I.
Venus punctala Chctnn., var. de Tapes literalus 1..
N° 11.
Venus punetifera Lk., syn. de Tapes literalus var.
punctala Lk. N° 11.
Tapes punicea Desh., svn. de Rudltapes variegatus
Sow. N“ 23.
Vencrupis quadrasi Hidalgo est un Petricola.
Tapes quadriradiata Desh., svn. de T. helclieri Sow.
N° 17.
Venus radialu Cliemn. (17X1), var. de T. literalus I..
N° 13.
Venus radiata Cliemn. (1795), syn. de Marcia
Hammea Gmel. N“ 50.
Venus rariflammn Lk., svn. «le Vencrupis dura
Gmel. N" 7.
Venus rarillumina Costa, syn. de Vencrupis uurea
Gmel. N" 2.
Marcia | Venus] rerens Cliemn. N" 48.
Tapes reeonditus l.ocard, syn. de Vencrupis corru¬
gala Gmel. N" 1.
Iras | Vencrupis] re fl exus Gray. N° 89.
Cliione regularis Desh., syn. «le Marcia japonica
Gmel. N° 21.
Vencrupis reticutala Tenis.-Wonds, syn. de Vencrupis
anomala Lk. N° 3.
Tapes retordus Locard, syn. «le Vencrupis aurca
Gmel. N- 2.
Venus rhomblfera Hanley, syn. «le Puphia malabu-
rica Cliemn. N” 29.
Tapes [Venus] rhomboides Pennant. N" 18.
Kalelysia rhyliphora Lamy. N° 59.
Venus rimosa Phil., syn. de Puphia undulata Boni.
N" 39.
Venus rimularis Lk., syn. de Marcia hianlina Lk.
N» 46.
Tapes rochebrunei Locard, syn. «le Vencrupis aurea
Gmel. N° 2.
Tapes [Venus] rodalzi Dutiker. N" 19.
Tapes rosiratus Locard, syn. de Vencrupis aurea
Gmel. N° 2.
Venus rolundala L., syn. de Vencrupis aurea Gmel.
N° 2.
Venus rolundala Gmel. (non L.), syn. de Paphia
papilionacea Lk. N° 38.
Vencrupis ru/iscensis n. sp. N° 8.
Iras [ Vencrupis] rugosus (Desh. mss) Sow. N n 81.
Pscphidia salmonca Carpenler. N° 73.
Venus sanguinolenla Gmel., syn. de Tapes rhom¬
boides Penn. N° 18.
Venus sarniensis Turton, syn. de Tapes rhomboides
Penn. N° 18.
Venus saxalilis Flcuriau, syn. de Vcnerupis corru¬
gala Gmel. N° 1.
Katclysia [Venus] scalarina Lk. N" 54.
Kalelysia scalarina Lk., var. polilu Nielsen. N" 57.
I.iocyma scammoni Dali. N" 67.
Liocyma schefferi Barlseh et Rehdcr. N° 69.
Paphia [ Tapes] sclmelliana Dunker. N° 26.
Paralapes scordalus Iredale, syn. de Paphia undu¬
lata Born. N° 39.
Venus semicanccllala Phil., syn. de Gomphina
tequilalera Sow. N" 60.
Tapes semidecussala Rve., svn. «le Rudilapes philip-
pinarum Ad. et Rve. N" 21.
Vcnerupis semi-plicaria Dkr., non Tapelinae.
Ruppellaria semipurpuren Dkr., syn. de Iras irus 1..
N° 75.
Paphia | Venus] scmirugala Phil. N" 37.
Venus senega/ensis Gmel., syn. de Vcnerupis cor¬
rugala Gmel. N° 1.
Cqpricardia serrala Rve., svn. de Iras crenalus Lk.
'N“ 85.
Tapes servaini Locard, svn. de Vcnerupis aurea
Gmel. N° 2.
Vencrupis siliqua Desh., syn. de Irus reflexus Grav.
N" 89.
Tapes similis Desh., syn. «le Vencrupis dura Gmel.
N° 7.
Tapes sinensis Rve., syn. de Marcia recens Cliemn.
N” 48.
Venus sinuosa Turton, syn. de Vcnerupis aurea
Gmel. N" 2.
Venus sinuosa Lk., syn. de Paphia malabarica
Cliemn. N° 29.
Petricola solida Sow., svn. de Iras elliplicus Sow.
N» 95.
Tapes squamosa Carp. (non L.), syn. de Iras ellip¬
licus Sow. N° 95.
Tapes slaminea Carp. est un Protothaca.
Venus striata Cliemn., svn. de Marcia japonica
Gmel. N- 1 47.
Venus slrigosa Lk., syn. de Kalelysia scalarina Lk.
N” 54.
Iras | Vcnerupis] subdecussatus Desh. N° 88.
Source : MNHN, Paris
ÉDOUARD
ER-PIETTE ET BERNAUD METIVIEI
106
Paphiu subrugala Iredale erreur pour Paphia semi-
r il gala Phil. N° 37.
Tapes [Venus] sulcarius Lk. N° 15.
Venus sulcosa Phil., syn. de Paphia crassisulea Lk.
N° 30.
Tapes sumalranus Th. et Jaeck., syn. de Paphia
lexlile Gmel. N° 40.
Tapes lenerrima Carp. est un Protothaca.
Tapes lenuistriata Sow., syn. de Yencrupis aurai
Ginel. N° 2.
Venerupis lenuislriala Jouas. N" 106.
Paphia [ Venus] textile Gmel. N° 40.
Venus textrix Chemn., svn. de Paphia textile Gmel.
N" 40.
Venus texturala Lk., syn. de Venerupis aurea Gmel.
N° 2.
Acrilopaphia transfusa Iredale, syn. de Paphia
malabarica Chemn. N° 29.
Venus triradiata Chemn., syn. de Marcia opimu
Gmel. N“ 41.
Venus trislis Lk., syn. de Marcia japonica Gmel.
N° 47.
Venus troglodytes Môrch, syn. de Irus elliplicus Sow.
N° 95.
Venus truncala Lk., syn. de Ruditapes decussalus I..
N° 20.
Venerupis lumida Sow., svn. de Iras reflexus Gray.
N° 89.
Venus lurgida Lk., syn. de Tapes dorsatus Lk.
N° 14.
Tapes lurgidula Desh., syn. de Tapes dorsatus Lk.
N° 14.
Tapes lurgidula Rve. (non Desh.), syn. de Paphia
malabarica Chemn. N» 29.
Paphia | Venus] undulata Boni. N° 39.
Gomphina [Venus] undulosa Lk. N° 61.
Venus unioides Val., svn. (?) de Tapes lileratus !..
N° 9.
Chione ustulata Desh., syn. de Marcia recens Chemn.
N" 48.
Venus variabilis Phil., syn. de Marcia recens Chemn.
N» 48.
Venus variabilis Sow., syn. de Gomphina undulosa
Lk. N° 61.
Ruditapes [Tapes] variegalus Sow. N° 23.
Gomphina veneriformis (Lk.) auct., syn. de G. tequi-
latera Sow. N» 60. (L’espèce de Lamarck est
un Donax.)
Venus vermiculosa Lk., syn. de Marcia hianlina Lk.
N° 46.
Tapes vernicosa Rve., syn. de Paphia semirugatu
Phil. N® 37.
Paphia \ Tapcs\ vernicosa Gould. N° 36.
Iras [Venerupis] vertunmatiunx Melvill. N° 78.
Tapes vicloriæ Tenis.-Woods, syn. de Katelysia
peronii Lk. N° 58.
Tapes viotascens Desh., syn. de Ruditapes philip-
pinarum Ad. et Rve. N“ 21.
Venus virago Lovén, syn. de Tapes rliomboides
Penn. N° 18.
Venus virginea L., syn. de Tapes rhomboides Penn.
N° 18.
Venus virginea (pars) L.,syn. de Marcia hianlina Lk.
N» 46.
Liocyma viridis Dali. N° 68.
Tapes vilulala Rve., syn. de Marcia recens Chemn
N” 48.
Pullaslra vulgaris Brown, syn. de Venerupis corru-
gala Gmel. N° 1.
Venus vulvina Lk., syn. de Marcia japonica Gmel.
N“ 47.
Tapes wallingi Iredale, syn. de Tapes lileratus I..
N" 9.
Paphia wellsi Iredale, syn. de Paphia semirugatu
Phil. N« 37.
IMPRIMERIE NATIONALE, s" 1.581.012.0.
Source : MNHN, Paris
PLANCHES
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Planche I
Mémoires
l'Hi. 1 à T>. Venu* anomala Lk. [Vcnerupis anomala LU.). Type, Muséum. X 1.
Pic. <i à 10. - Venus anomala Lk. var. 2 (Venerupis anomala Lk.). Type, Muséum. X 2.
Source : MNHN, Paris
Planche II
Source : MNHN, Paris
Planche III
Fie. 1. — Tapes alba Desh. {Venerupis alba Desh.). Types, British Muséum, x 1.
Fie. 2 à 6. — Venerupis ru/iscensis n. sp. Type, Muséum. X 1.
Fig. 7. — Venerupis ru/iscensis n. sp. Paratype, Muséum. X 1.
Source : MNHN, Paris
Planche IV
Fie. 1 à 3. — Venus adspersa Chemn. ( Tapes literalus L. var. ails per sa Chemn.j. Type, Univ. Zool. Mus. X 1.
Fig. \ à 8. — Tapes literalus L. var. adspersa Chemn. : un échantillon du Brilish Muséum, Trincomali. x 1.
Fie. !). — Tapes literalus L. var. adspersa Chemn. : un échantillon du Muséum, Seychelles. X 1.
Source : MNHN, Paris
Fig. 1 à 5. — Tapes dislingiiendus Fischer et Lamy ( Tapes literatus L. var. radieUa Chcmn.). Type, Muséum, x 1.
Fig. G à 9. — Venus dorsalus Lk. ( Tapes dorsatus Lk.). Type, Muséum. X 1.
Source : MNHN, Paris
Fig. 1 à 'i. — Venus dorsalus Lk. ( Tapes dorsalus Lk.). Paratype, Muséum. X 1.
Fig. 5 à 7. — Tapes turgidula Desh. ( Tapes dorsalus Lk.). Type, British Muséum. X 1.
Fig. 8. — Venus sulcaria Lk. ( Tapes sulcarius Lk.). Type, Muséum, x 1.
Fig. 9. — Tapes sulcarius Lk. : un échantillon du Muséum, D r Jousseaumc 1921, Aden. X 1.
Fig. 10. — Tapes obscurala Desh. (Tapes belclieri Sow.). Type, British Muséum. X 1.
Source : MNHN, Paris
Planche VII
;. 1 cl 2. — Tapes obscurala Desh. (Tapes belclieri Sow.). Type, Brilish Muséum. X 1.
:. 3 à 9. — Venus Iruncala Lk. (Hudilapes decussalus L.). Types, Muséum. X 1.
;. 10 à 12. — Tapes denliculata Sow. (Hudilapes pliilippinaruni Ad. et Rve.). Type, Brilish Muséum, x 1.
:. 13 à 15. - Venus pliilippinaruni Ad. et Rve. (Hudilapes philippinarum Ad. et Rve.). Type, Brilish Muséum.
;. 10. — Tapes violascens Desh. {Hudilapes philippinarum Ad. cl Rve.). Type, Brilish Muséum. X 2.
(■ïîiuou]
Source : MNHN, Paris
Planche VIII
Fig. 1 et 2. — Tapes violascens Desh. ( Ruditapes philippinarum Ad. et Rve.). Type, British Muséum, x 2.
Fig. 3 à 6. — Ruditapes philippinarum Ad. et Rve. : deux échantillons du U. S. Nat. Mus., Sikotan, îles Kurile. x 1.
Fig. 7. — Ruditapes philippinarum Ad. et Rve. : un échantillon du Muséum, coll. Jousseaumc 1921, Japon, x 1.
Fig. 8 à 10. — Tapes cinerea Desh. ( Ruditapes variegatus Sow.). Type, British Muséum, x 1.
Fig. 11 et 12. — Venus intermedia Q. et G. ( Ruditapes largillierti Phil.) : un des types, Muséum. X 1.
Source : MNHN, Paris
Planche IX
Fig. 1. — Venus inlerniedia Q. et G. (Ruditapes largillierli Phil.) : un des types, Muséum. ;
Fig. 2 à G. — Paphia in/lata Desh. : un échantillon, coll. Denis 1945, Australie, Muséum. ;
Fig. 7 à 10. — Venus sinuosa Lk. (Papliia malabarica Chemn.). Type, Muséum de Genève.
Fig. 11 et 12. — Venus crassisulca Lk. (Paphia crassisulca Lk.). Type, Muséum. X 1.
Fig. 13. — Paphia amabilis Phil. : un échantillon, coll. Letellicr 1949, Australie. X 1.
Source : MNHN, Paris
Fig. 1 à 5. — Paphia semirugala Phil. : un échantillon du British Muséum, x 1.
Fie. 6 à 10. •— Paphia semirugala Phil. : un échantillon du Muséum. X 1.
Fig. Il à 15. — Paphia semirugala Phil. : un échantillon, Mus. Cuming, Philippines, British Muséum, x 1
Source : MNHN, Paris
Planche XI
Fig. 1 à 3. — Venus papilionacea Lk. (Paphia papilionacea Lk.). Type, Muséum de Genève. X 1.
Fig. 4 à 6. — Venus hianlina Lk. [Marcia hianlina Lk.). Type, Muséum de Genève. X 1.
Fie. 7. — Venus rimularis Lk. (Marcia hianlina Lk.). Type, Muséum. X 1.
Fig. 8. — Venus vermiculosa Lk. (Marcia hianlina Lk.). Type, Muséum. X 1.
Fig. 9. — Venus callipi/ga Lk. (Marcia hianlina Lk.). Type, Muséum. X 1.
(bïbTduÎ
Source : MNHN, Paris
Planche XII
Fig. 1 à 3. — Venus hiantina Lk. ( Marcia liiantina Lk.). Type, Muséum, x 1.
Fie. 4 à 6. — Tapes biradiala Desh. ( Marcia hiantina Lk.). Type, British Muséum. X 1.
Fig. 7 à 9. — Tapes luzonica Sow. ( Marcia hiantina Lk.). Type, British Muséum, x 1.
Fie. 10 à 12. — Venus labuana Ad. et Rve. (Marcia japonica Gmcl.). Type, British Muséum. X 1.
Fig. 13 à 15. — l'e/uis elegantina Lk. ( Marcia japonica Gmcl.). Type, Muséum. X 2.
Fig. 16. — Venus tristis Lk. var. 2 (Marcia japonica Gmel.). Type, Muséum. Échantillon figuré par Delcssert. x 1
Source : MNHN, Paris
Planche XIII
Fig. 1 o
Fig. 3 à
Fie. 6 à
Fig. 9 e
Fie. 11
Fig. IG
Fig. 18
l 2. — Venus Iristis Lk. var. 2 ( Marcia japonica Gmcl.). Type, Muséum. Échantillon figure par Delesscrt. X 1.
. r >. - - l en iis vulvina l.k. ( Marcia japonica Gmcl.). Type, Muséum. X 1.
8. - - Venus flammea Lk. {Marcia japonica Gmcl.). Type, Muséum. X 1,5.
I 10. — Venus conularis l.k. (Katelysia scalarina Lk.).’ Un des échantillons d'auteur, Muséum. X 1.
à 15. — Venus aphrodina Lk. ( Katelysia scalarina Lk. var. aplirodina Lk.). Type, Muséum. X 1.
et 17. — Venus slriposa Lk. ( Katelysia scalarina Lk.). Un des échantillons d’auteur, Muséum. X 1.
à 23. — Venus aplirodinoides Lk. (Katelysia scalarina Lk. var. aplirodinoides Lk.). Échantillons lamarckiens,
Source : MNHN, Paris
Planche XIV
Fig. 1 et 2. — Venusslrigosa Lk. (Kalelysia scalarina Lk.). Un des échantillons d'auteur, Muséum, x 1.
Fig. 3 à 9. - Venu» peroiiii Lk. (Kalelysia peronii Lk.). Types ?, Muséum. X 1.
Fig. 10 et 11. — Tapes vicloriae T.-Woods (Kalelysia peronii Lk.). Type, Nat. Mus. Victoria, x 1.
Fig. 12 à 15. — Vernis corrugata Lk. (Kalelysia rhyliphora Lamy). Type, Muséum. X 1.
Source : MNHN, Paris
Planche XV
Fig. 1 à 3. — Venus undulosa Lk. ( Gomphina undulosa Lk.). Type, Muséum. X 1.
Fig. 4 et 5. — Gomphina maorum Smith, l'n échantillon du Musée do Bruxelles, coll. Dautzcnberg, Zanzibar. X 1.
Fig. G et 7. — Liocyma jluctuosa Gld. Un grand échantillon du Brilish Muséum, Groenland, x 1.
Fig. 8 à 11. — Psephidia brunnea Dali. Le plus grand des cinq syntypes, U. S. Nat. Mus. X 10.
Fig. 12 à 14. Venerupis derelicta Desh. (/rus iras L.). « Types », Brilish Muséum. X 1.
Fig. 15 à 18. — Venerupis verlumnalium Melvill (Iras vertumnalium Melvill). Type, Brilish Muséum, x 2.
Source : MNHN, Paris
Planche XVI
Fig. 1 cl 2. Yenerupis verlumnalium Mclvill (Irus verlumnalium Melvill). Types, British Muséum, x 5.
Kic. 3. — Yenerupis verlunmalium Melvill (Irus verlumnalium Melvill). Type, British Muséum, x 2.
Fig. 4 et 5. — Yenerupis crebrelamellala Tate (Irus crebrelamellalus Taie). Type, British Muséum. X 8.
Fie. 6 à 10. — Yenerupis crebrelamellala Taie (Irus crebrelamellalus Tate). Type, British Muséum, x 1.
Fig. 11. — Yenerupis interstriata Sow. (Irus interstrialus Sow.). Type, British Muséum. X 1.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
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