ISSN 0078-9747
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série A, Zoologie
TOME LXXXVII
Rolande ROUX-ESTÈVE
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE
REPTILIA-SERPENTES
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue GeofTroy-Saint-Hilaire (V e )
1974
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Série A, Tome LXXXVII
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE
REPTILIA-SERPENTES
par
Rolande ROUX-ESTÈVE
Laboratoire de Zoologie (Reptiles et Poissons) du Muséum National d’Histoire naturelle.
SOMMAIRE
Pages
AVANT-PROPOS. ~ 2
I. — INTRODUCTION : LA FAMILLE DES TYPHLOPIDAE ET SES GENRES AFRI¬
CAINS (TYPHLOPS ET RHINOTYPHLOPS) . 3
II. — MATÉRIEL ET MÉTHODES. 11
III. — LE GENRE TYPHLOPS . 26
IV. — LE GENRE RHINOTYPHLOPS . 157
V. — ESPÈCES DOUTEUSES. 249
VI. — CONCLUSION. 251
ANNEXES.
I. — TABLEAUX.
II. — INDEX SYSTÉMATIQUE.
III. — INDEX GÉOGRAPHIQUE.
IV. — RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
4 564 009 6
3 3001 00132087 7
Source : MNHN, Paris
2
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
AVANT-PROPOS
En 1963, Monsieur A. Stauch, hydrobiologiste à l’ORSTOM, a envoyé au Muséum de Paris
une collection de Serpents de Pointe Noire (Congo) parmi lesquels se trouvaient de nombreux Typhlops.
Malgré les derniers travaux parus sur les Typhlopidae et la comparaison avec les spécimens existant
dans nos collections, leur détermination s’est avérée très malaisée. Je me suis rendue compte alors qu’il
fallait absolument reprendre la question à partir des types d’espèces et de la description originale sans
tenir compte des citations et des listes de la littérature manifestement erronées pour la plupart, erreurs
dues le plus souvent au nombre trop restreint des spécimens.
Entre temps, M. Stauch a envoyé de nouveaux individus, cette fois de Fort Lamy, M. Pujol
de République Centrafricaine, le Professeur Lamotte de Lamto, MM. Lhoste, Piot et Gauduin du
Cameroun, M. Crosnier de Pointe Noire, etc.
Malgré ces envois successifs et les nombreux spécimens du Muséum de Paris, ces récoltes ne cou¬
vraient pas la totalité du domaine des Typhlopidae sur le territoire africain. J’ai du donc avoir recours
a de nombreux musées étrangers d’abord pour l’examen des types, ensuite pour compléter les vides
géographiques de nos collections. Au total, grâce à l’obligeance de mes collègues étrangers, j’ai pu
réunir plus de 1 500 spécimens.
Je remercierai en tout premier lieu M. le Conservateur honoraire G.F. de Witte qui non seule¬
ment m’a facilité les prêts de l’Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique, mais aussi n’a pas
manqué, à chacun de ses passages à Paris, de m’encourager à continuer mon travail.
Je n’oublierai pas ma visite au British Muséum et je remercie vivement Miss A. G. C. Grandison,
M. E. N. Arnold et M. G. Underwood de m’avoir facilité l’examen de ces collections.
J’adresse aussi mes vifs remerciements au Dr. E. E. Williams, Muséum of Comparative Zoology
at Harvard College, Cambridge ; au Dr. M. Poil, Conservateur du Musée Royal de l’Afrique Centrale,
Tervuren ; au Dr. J. A. Peters, Smithsonian Institution, U. S. National Muséum, Washington ; au
Professeur Saccarao et à M. L. Saldanha, Musée Bocage de Lisbonne ; au Dr. K. Klemmer, Natur-
Museum und Forschungsinstitut, Frankfurt am Main ; au Dr. L. D. Brongersma, Rijksmuseum van
Natuurlijke Historié, Leiden ; au Dr. R. F. Inger, Field Muséum of Naturel History, Chicago ; au
Dr. E. V. Mainate, Academy of Natural Sciences of Philadelphia ; à M. M. Cissé de l’Université de
Dakar ; au Dr. E. Kramer, Musée d’Histoire Naturelle de Bâle ; au Professeur E. Tortonese et au
Dr. L. Capocaccia, Museo Civico di Storia Naturale, Genova ; à Mrs. G. Vestergren, Naturhistoriska
Riksmuseet, Stockholm ; au Dr. W. D. Haacke, Transvaal Muséum, Pretoria ; au Professeur J. Doucet
de l’Université d’Abidjan ; à M. B. Hughes de l’Université du Ghana, Accra ; au Dr. G. Peters, Institut
für Specielle Zoology und Zoologisches Muséum der Humboldt-Universitât, Berlin ; au Professeur
B. Lanza, Instituto di Zoologia dell’Universita, Firenze pour ses renseignements bibliographiques ;
à M. D. C. Broadley, Umtali Muséum ; à M. A. de Barros Machado, Museu de Dundo, Angola pour
ses précisions géographiques.
Mes remerciements vont aussi à tous nos fidèles récolteurs en particulier M. Stauch et Pujol,
à notre bibliothécaire M. Escarra et M me Giry notre technicienne.
J ajouterai que ce travail a été réalisé sur le conseil et sous la direction de M.M les Professeurs
Guibé et Lamotte qui m’ont guidée et encouragée au cours de mes recherches ; qu’ils veuillent bien
trouver ici l’expression de ma plus vive gratitude.
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RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
3
I
INTRODUCTION
LA FAMILLE DES TYPIILOPIDAE ET SES GENRES AFRICAINS
[TYPHLOPS ET RHINOTYPHLOPS)
A l’intérieur de l’ordre de Squamata (Oppel, 1911), sous-ordre des Serpentes (Linné, 1758), la
superfamille des Scolecophidia présente des caractères aberrants et primitifs.
Cette superfamille est composée d’animaux vermiformes, fouisseurs et ne se trouve que dans
les régions tropicales ou subtropicales.
Elle comprend deux familles, les Typhlopidae (Gray, 1825) et les Leptotyphlopidae (Stejneger,
1891). Elles ont une écologie semblable et entre elles existent de nombreuses correspondances dues
à leur adaptation à un mode de vie bien particulier. Elles ont en commun un corps vermiforme, épais
et lisse, recouvert entièrement de petites écailles uniformes et imbriquées ; une queue courte terminée
par une épine écailleuse courbée vers le bas ; une tête massive, recouverte de grandes écailles ; une
petite bouche située ventralement ; des yeux cachés ou à peine visibles sous les plaques de la tête ;
un crâne à région roslralc très compacte qui sert d’organe de creusement ; des mâchoires très courtes,
une dentition très réduite. Leurs vertèbres n’ont pas d’hypapophyses et il existe des vestiges de cein¬
ture pelvienne.
On peut, cependant, par un simple examen extérieur, les distinguer l’une de 1 autre.
Les Typhlopidae possèdent de véritables labiales et une queue à peine plus longue que large.
Leur nombre d’écailles transversales est égal ou supérieur à 18 et peut atteindre 42.
Les Leptotyphlopidae ont au contraire une oculaire qui borde la bouche et leur queue est au
moins trois fois aussi longue que large. Le nombre de leurs écailles transversales est de 14 ou 16.
Du point de vue anatomique, les deux familles diffèrent surtout par la disposition de leur den¬
ture : chez les Typhlopidae les dents n’existent que sur le maxillaire, qui est mobile ; chez les Lepto-
lyphlopidae il existe quelques dents sur le dentaire, mais le maxillaire est immobile et dépourvu de
dents. Les deux familles se distinguent aussi par le rapport du nombre des écailles longitudinales au
nombre des vertèbres qui est toujours égal à 1 chez les Leptotyphlopidae tandis qu’il est supérieur
à 1,4 et peut même atteindre 2,4 chez les Typhlopidae.
Tous les auteurs, actuellement, sont d’accord pour maintenir les Leptotyphlopidae dans le
sous-ordre des Serpentes. II n’en est pas de même pour les Typhlopidae. Pour McDowell et Bogert
(1954), Bogert (1961), Goin et Goin (1962), les Typhlopidae seraient, bien qu’ils aient même aspect
et même écologie que les Leptotyphlopidae, des lézards fouisseurs et aveugles. Cette opinion a été
critiquée par Undcrwood (1966) qui met en évidence toute une série de détails anatomiques communs
aux Serpents et aux Typhlopidae et absents chez les Lézards. Si, d’après Underwood, les Typhlopidae
ne se rapprochent d’aucun groupe de Serpents connus, ils sont cependant un rameau latéral très pré¬
coce des Serpents primitifs et, pour cette raison, ne doivent pas être séparés des Serpents.
Les TYPHLOPIDAE se divisent en deux sous-familles : les Anomalepinae (Tihen, 1945),
représentés en Amérique du Sud par quatre genres ( Anomalepis , Liotyphlops, Helminthophis et Typhlo-
Source : MNHN, Paris
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
phis) et les Typhlopinae (Garman, 1883), à répartition plus vaste, circumtropicale, qui comprennent
un grand nombre d’espèces au Mexique, aux Antilles, en Amérique du Sud, sur la presque totalité
du continent africain, l’Asie du Sud-Est, l’Australie et les iles du Pacifique.
Je me propose dans ce travail d’étudier les espèces de la sous-famille des Typhlopinae existant
en Afrique.
Les espèces décrites sont très nombreuses et leur synonymie très complexe. Pour aborder ce
problème, il m’a fallu réunir et examiner un matériel important et prendre en considération les condi¬
tions écologiques des différentes régions africaines.
En étudiant l’ensemble des espèces africaines appartenant jusqu’alors au seul genre Typhlops,
j’ai pu mettre en évidence, dans les proportions céphaliques, des caractères qui permettent la sépara¬
tion en deux groupes distincts. 11 convient dès lors, à mon avis, de scinder l’ancien genre Typhlops
en deux genres Typhlops proprement dit et Rhinotyphlops.
1) Le genre Typhlops Oppel, 1811 (espèce-type Anguis lumbricalis Linné, 1766). Ce nom reprend
le terme employé par Schneider (1801) ( Anguis typhlopes) pour désigner une subdivision du genre
Anguis. Plus tard Fitzinger (1843), Duméril et Bibron (1844), Gray (1845) ont démembré le genre,
mais par la suite ces nouvelles dénominations génériques ont été replacées dans la synonymie du genre
Typhlops.
Les Typhlops ont des yeux presque toujours visibles, un museau arrondi en vue dorsale (fig. 5),
ventrale (fig. 6) et latérale (fig. 7), sans bord corné. De plus, la rostrale en vue ventrale, n’occupe qu’une
faible surface de la tête : « le rapport de la largeur de la tête à la largeur de la rostrale au niveau des narines
est toujours supérieur à 2 » (fig. 1).
2) Le genre Rhinotyphlops Fitzinger, 1843 (espèce-type Typhlops lalandei Schlegel, 1839).
Les Rhinotyphlops (fig. 5, 6, 7), qui comptent un grand nombre d’espèces aveugles, possèdent
en général au bout du museau, ou plus ventralement, un épaississement corné sur la rostrale ; celui-ci
est plus net chez les adultes que chez les jeunes et peut-être très atténué ou même ne pas exister chez
les espèces de petite taille comme Rhinotyphlops pallidus. La rostrale, plus développée ventralement
que chez les Typhlops, occupe une plus grande partie de la région inférieure de la tête : « le rapport
de la largeur de la tête à la largeur de la rostrale au niveau des narines est toujours inférieur à 2 »
(fig. 1).
La répartition de ces deux genres sur le territoire africain est différente.
Dans le Nord-Ouest, l’Ouest et le centre de l’Afrique tropicale, les Typhlops (fig. 2) dominent
et les Rhinotyphlops ne sont représentés que par un petit nombre d’espèces aveugles (fig. 3)
Dans l’Est (Ethiopie, Somalie, Kenya, Tanzanie, Sud-Est du Zaïre), les deux genres sont repré¬
sentés en proportions égales.
TYPHLOPS
Fio. 1. — Vue ventrale de la région céphalique chez Typhlops et chez Rhinotyphlops : les flèches indiquent la manière
de prendre « le rapport de la largeur de la tête à la largeur de la rostrale au niveau des narines ».
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RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES 5
Dans le Sud, à partir du parallèle 17°, les Typhlops sont plus rares. Dans le Sud-Ouest africain,
seule existe l’espèce Typhlops boylei. Dans le Sud-Est, 3 espèces seulement : Typhlops bibronu, T. for-
nasinii et T. braminus. Les Rhinotyphlops, par contre, sont plus nombreux en espèces ; celles-ci sont
toutes oculées (fig. 4), les Rhinotyphlops aveugles font défaut (fig. 3).
Typhlops et Rhinotyphlops sont fouisseurs et mènent une vie cachée dans les couches superfi¬
cielles du sol, sous les débris végétaux, sous les pierres, dans le sable, dans les fourmilières et les termi¬
tières. Ils se montrent parfois à la surface du sol mais seulement par temps humide ou pluvieux. Grâce
à leur museau fortement armé, leur corps cylindrique et leur queue courte, ils sont parfaitement adaptes
à se mouvoir dans les sols meubles où ils disparaissent à la moindre alerte. Ils se nourrissent de prefe-
rence de fourmis et de termites, ainsi que de nombreux autres petits animaux. Ils sont ovipares et
Source : MNHN, Paris
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ROLANDE ROUX-ESTÈVE
pondent des œufs assez gros par rapport à la taille des géniteurs. Ces œufs sont de forme allongée et
en nombre variable. Certaines espèces pourraient être ovovivipares.
Au moment de la mue, leur peau se détache en anneaux séparés et non comme chez les autres
serpents qui muent en entier. Peu avant la mue, la vieille peau devient opaque et les yeux sont invisibles
pendant cette période.
Les plus petites espèces n’atteignent pas 100 mm, les plus grandes peuvent mesurer près de
900 mm. La plupart ont une taille comprise entre 150 et 300 mm.
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RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
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Source : MNHN, Paris
céphalique chez Typhlops et chez Rliinotyphlops — R : rostralc ; N : nasales ; PO, P0 a
Typhlops et chez Iihinotyphlops
>fil de la région céphalique chez Typhlops et chez Rhinolyphlops
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHI.OPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
11
II
MATÉRIEL ET MÉTHODES
A. — MATÉRIEL EXAMINÉ
Cette étude a pu être menée à bien grâce aux nombreux spécimens figurant dans les collections
du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris et aussi grâce à l’amabilité et aux prêts de mes
collègues herpétologistes des différents musées cités ci-dessous.
A la suite de chaque étude d’espèce, j’ai donné la liste des numéros des spécimens avec leur lieu
de capture. Pour les lieux de capture, on trouvera des compléments d’information dans l'index géo¬
graphique. Il semble parfois que les localités données soient vagues, incomplètes ou sujettes à caution,
surtout lorsqu’il s’agit de collections anciennes. Il faut comprendre que certains animaux peuvent
avoir été récoltés à quelques kilomètres ou même à plus d’une dizaine de kilomètres du lieu indiqué.
Fréquemment, le récolteur a donné le nom de son camp de base ou de son lieu principal d’étape. Par¬
fois, certains indigènes parcourent de grandes distances pour apporter des spécimens à un chef de
mission généreux, sans se soucier de lui indiquer le lieu réel de la capture. Il est donc toujours très
dillicilc de fixer avec précision l’aire de répartition d’une espèce.
Les mensurations et les comptes d’écailles et de vertèbres ont été regroupés sous forme de tableaux
à la fin de ce travail.
Provenance du matériel :
ANSP Academy of Natural Sciences of Philadelphia, Pa., U.S.A.
RM British Muséum (Natural History), London, Angleterre.
Collection Gasc.
Collection Gauduin.
Collection Lamotte.
Collection Pujol.
Collection Xavier.
FMNII Field Muséum of Natural History, Chicago, 111., U.S.A.
IFAN Institut Fondamental d’Afrique Noire, Université de Dakar, Sénégal.
1RSN Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique, Bruxelles, Belgique.
MBI. Museu e Laboratorio Zoologico e Antropologico (Museu Bocage), Faculdade de Ciencias,
Lisboa, Portugal.
MCZ Muséum of Comparative Zoology at Harvard College, Cambridge, Mass., U.S.A.
MH NB Musée d’Histoire Naturelle, Bâle, Suisse.
MIINP Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France.
MSNG Museo Civico di Storia Naturale « G. Doria », Genova, Italie.
NRS Naturhistoriska Riksmuseet, Stockholm, Suède.
RGMC Musée Royal de l’Afrique Centrale, Tervuren, Belgique.
Source : MNHN, Paris
12 ROLANDE ROUX-ESTÈVE
RMN H Rijksmuseum van Natuurlijke Historié, Leiden, Hollande.
SMF Natur-Museum und Forschungsinstitut Senckenberg, Frankfurt a. M., Allemagne.
TM Transvaal Muséum, Pretoria, Transvaal.
UA Université d’Abidjan, Côte d’ivoire.
UG University of Ghana, Legon, Accra, Ghana.
USNM United States National Muséum, Washington, D.C., U.S.A.
ZMU Institut für Specielle Zoologie und Zoologisches Muséum der Humboldt-Universitât, Berlin,
Allemagne.
B. — MÉTHODES : CARACTÈRES UTILISÉS
Cette étude étant avant tout systématique, je me suis bornée à examiner les caractères externes
des spécimens : écaillure de la tête, écaillure du corps, coloration. J’ai complété ces caractères externes
par un examen radiographique afin de connaître le nombre de vertèbres et le rapport de la longueur
du crâne à la longueur totale.
En ce qui concerne l’anatomie interne de ces animaux, je renvoie aux travaux des plus récents
auteurs comme Haas (1930), Tihen (1945) et List (1966) pour le squelette ; de Brongersma (1958) et
de Robb (1960) pour l’anatomie viscérale.
I. — Étude de l’écaillure.
1) Écaillure de la tête.
Depuis les premières études sur les Typhlopidae, les auteurs ne sont pas toujours d’accord sur
le nom à donner aux écailles céphaliques. Ce problème de l’homologie des écailles a été déjà soulevé
(Dunn, 1944 ; Laurent, 1956 ; de Witte, 1966) et m’a incitée à redéfinir chacun des termes utilisés
(fig. 5, 6, 7).
Rostrale (R). C’est l’écaille qui couvre l’extrémité du museau et qui se rabat d’une part sur
le dessus de la tête et d’autre part inférieurement pour atteindre l’ouverture buccale.
Sa forme est variable. En vue dorsale, elle peut être étroite (sa plus grande largeur est inférieure
à la moitié de la largeur de la tête : Typhlops caecatus), très large (sa plus grande largeur est égale aux
trois quarts de la largeur de la tête : Rhinotyphlops caecus), très allongée ( Typhlops cuneirostris) ou
très courte ( Typhlops zenkeri), arrondie et tronquée vers l’arrière ( Typhlops punctatus, Typhlops linco-
lalus ), ovale ( Typhlops angolensis ) pointue vers l’avant ( Rhinotyphlops newtoni), enfin à bord avant
corné (presque tous les Rhinotyphlops). En vue ventrale, elle peut être très large (tous les Rhinotyphlops :
fig. 9), de faible largeur (tous les Typhlops : fig. 8), particulièrement étroite ( Typhlops angolensis,
Typhlops elegans).
Nasales (N). Ce sont les grandes écailles situées de chaque côté de la rostrale et où s’ouvrent
les narines. Elles sont toujours en contact avec la première labiale.
Elles sont semi-divisées (suture nasale limitée à la narine) ou divisées (la suture nasale se pour¬
suit alors dorsalement au-delà de la narine jusqu’à la rostrale). J’appellerai NI les parties antérieures
se trouvant en avant des sutures et en contact avec la rostrale, et N 2 les parties postérieures aux
sutures et qui n’atteignent la rostrale que dorsalement.
Du côté dorsal, les nasales peuvent se prolonger plus ou moins vers l’arrière au-delà du bord
postérieur de la rostrale et même se rejoindre sur la ligne médiane (rostrales arrondies ou ovales) ou
ne pas dépasser la rostrale (rostrales tronquées).
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manni (2,1) cuneirostris (2,1)
Fig. 8. — Différente» formes de rostrale dans le genre Typhlops.
Source : MNHN, Paris
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
newtoni (1,7) unitaeniotus (1,8)
Fie. 9. — Différentes formes de rostrale dans le genre Rhinotyphlops.
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Les nasales s’étalent plus ou moins sur les côtés de la tête. Selon l’importance de cet étalement,
on constate un recul des préoculaires et des oculaires qui sont alors plus réduites en taille et se con¬
fondent presque avec les écailles qui les suivent (Typhlops ulugurensis, Rhinolyphlops lumbriciformis,
et R. gracilis).
Ventralement, les nasales bordent les premières labiales et sont en contact plus ou moins grand
avec les labiales 2, très rarement avec les labiales 3 ( Rhinolyphlops crossii). Quand les nasales ont leur
base étroite (Typhlops steinhausi, Typhlops lineolalus) elles n’ont même plus de contact avec les labiales 2.
Les sutures nasales partent soit de la rostrale (quelques spécimens de Typhlops p. congeslus,
Rhinolyphlops anomalus et Rhinolyphlops caecus), soit des angles rostrale-labiales 1, soit des labiales 1
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Source : MNHN, Paris
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ROLANDE ROUX-ESTÈVE
et parfois des labiales 2 ( Typhlops caecatus, T. platyrhynchus, T. cuneirostris et quelques espèces de
Rhinotyphlops). Elles peuvent aussi dans certains cas n’avoir aucun rapport avec les labiales et com¬
mencer sur le bord antérieur des préoculaires ( Typhlops braminus et Typhlops zenkeri).
Préoculaires (PO). Ces écailles viennent immédiatement derrière les nasales et sont généra¬
lement en contact avec une ou plusieurs labiales (chez Typhlops steinhausi, les préoculaires touchent
les labiales 1, 2, 3 ; chez Rhinotyphlops praeocularis, les nasales séparent les préoculaires des labiales).
Si ces préoculaires se subdivisent transversalement, j’appellerai PO 1 les écailles en contact avec les
labiales, PO 2, PO 3... les écailles se trouvant immédiatement au-dessus, toujours en contact avec les
nasales et dorsalement en contact avec les sus-oculaires (les espèces Typhlops zenkeri , Typhlops gierrai
Rhinotyphlops gracilis possèdent deux préoculaires l’une au-dessus de l’autre).
Chez presque toutes les espèces de Typhlops et toutes les espèces de Rhinotyphlops, le bord
supérieur de la préoculaire ou le bord supérieur de la préoculaire supérieure, s’il y en a plusieurs, recouvre
la susoculaire qu’elle sépare de la nasale (SO sous PO). Chez certaines espèces, en particulier Typhlops
lineolatus le bord supérieur de la préoculaire passe sous la susoculaire qui ainsi se trouve en contact
avec la nasale (SO -> Na). Chez cette espèce de même que chez Typhlops punctatus il existe des indi¬
vidus dits « mixtes » ayant les deux dispositions, l’une à droite l’autre à gauche (fig. 10).
Comment expliquer l’existence de ces individus mixtes ? On peut faire l’hypothèse suivante :
à l’origine et peut être au cours de la vie embryonnaire, les Typhlops devaient posséder de chaque
côté de la tête deux susoculaires, la première (S 2 ) recouvrant la préoculaire, la deuxième (S 2 ) l’oculaire
selon le jeu normal de recouvrement des écailles d’avant en arrière. Si pour une raison quelconque
la première susoculaire (Sj) disparaît, on obtient la disposition SO sous PO, si au contraire c’est la
seconde susoculaire (S 2 ) qui disparaît, on arrive à la disposition SO -> Na. A l’appui de cette hypothèse
on peut invoquer l’existence d’individus mixtes, la disparition d’une susoculaire n’affectant pas la
même écaille des deux côtés quel que soit le type dominant de la population considérée (SO -> Na
ou SO sous PO). J’ai trouvé un spécimen ( Typhlops angolensis, 1RSN 3213 de l’Ituri) possédant les
deux séries de susoculaires : cette anomalie est extrêmement rare, puisque c’est le seul cas observé
sur plus de 1 500 individus (fig. 11).
Oculaires (O). Ces écailles, d’après leur nom, devraient recouvrir les yeux. Ce n’est générale¬
ment pas exact. C’est pourquoi avec de Witte (1966) je désignerai sous le nom d’oculaires « les écailles
situées derrière les préoculaires et en contact avec les 3 e et 4 e labiales ». Entre les oculaires et les sus¬
oculaires peuvent s’intercaler une ou plusieurs écailles ce sont des préoculaires (PO 2, PO 3...) si elles
touchent les nasales ; si elles en sont séparées, je les considère comme n’appartenant pas à l’écaillure
céphalique.
Fie. li. — Individu ayant deux séries de susoculaires : Typhlops angolensis n° 3213 (IRSN).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
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Chez les Typhlops et chez les Rhinolyphlops oculés, les oculaires sont généralement hautes,
puisqu’elles atteignent les susoculaires, et bien plus larges que les autres écailles céphaliques. Chez
les Rhinolyphlops aveugles, leur taille se réduit et elles ne sont quelquefois pas plus grandes que les
écailles du corps ( Rhinolyphlops gracilis).
Les espèces oculées, presque toujours colorées, n’ont pas obligatoirement les yeux sous les ocu¬
laires. Ils peuvent être placés sous les préoculaires ( Typhlops steinhausi), parfois sous la limite oculaire-
préoculaire, parfois sous la limite préoculaire-susoculaire ou à la jonction préoculaire-oculaire-susocu-
laire et même sous les nasales ( Rhinolyphlops unilaenialus et Rhinolyphlops scorteccii).
Les espèces aveugles sont, le plus souvent, décolorées. Ces espèces, les plus difficiles à réeolter
et dont on ne possède qu’un petit nombre d’individus, ont une vie plus fouisseuse que les espèces
oculées qui se contentent seulement de se cacher sous des tas de feuilles ou sous des pierres et se pro¬
mènent volontiers à la surface du sol, en particulier après les pluies.
Frontale (F). J’appellerai frontale la première écaille impaire médiane située dorsalement
en arrière de la rostrale (cette écaille est appelée préfrontale par la majorité des auteurs). Nous suivons
ainsi les idées de Dunn (1944) au sujet de la nomenclature des écailles des Typhlopidae : dans la sous-
famille des Anomalepidae, chez Typhlophis, la tête est recouverte d’écailles non différenciées semblables
à celle du corps ; chez Anomalepis, il existe un début de différenciation des écailles céphaliques par
rapport à celles du corps qui permet de distinguer une rostrale, des nasales, des préoculaires, une fron¬
tale..., les préfrontales se rejoignent en arrière de la rostrale et la séparent de la frontale ; chez
Helminthophis, la disposition est à peu près semblable, les préfrontales se développant latéralement
au détriment des nasales ; chez Liotyphlops, les préfrontales restent latérales par rapport à la rostrale
qui est alors en contact avec la frontale, et les nasales postérieures (d’après Dunn) auraient fusionné avec
les préfrontales (fig. 12, 5, 6, 7).
En fait, il est très difficile d'expliquer les différentes fusions d’écailles qui se sont produites à
partir de l’écaillure primitive de Typhlophis. On peut seulement dire que chaque écaille céphalique
des Typhlopidae résulte de la fusion de plusieurs écailles.
Chez les Typhlops, la frontale est toujours en contact direct plus ou moins large avec la rostrale.
Chez quelques Rhinolyphlops, les nasales très longues peuvent se rejoindre dorsalement au delà de la
rostrale, mais ce contact entre les deux nasales est en général faible ( Rhinolyphlops lalandei, Rhino¬
lyphlops schlegelii). La forme de la frontale varie en fonction des relations rostrale-nasales ou rostrale-
nasales-susoculaires. Elle est pentagonale ou presque semicirculaire chez les formes à rostrale tronquée
et à nasales ne dépassant pas l’arrière de la rostrale. Elle est hexagonale chez les formes à nasales
longues. Elle peut être très large transversalement (Rhinolyphlops caecus ) ou pas plus grande qu’une
écaille du corps ( Typhlops fornasinii). Sa hauteur est variable suivant les espèces.
Elle est suivie par les écailles médiodorsales du corps. Latéralement, elle est séparée des préocu¬
laires par les susoculaires.
Susoculaires (SO). Ce sont les écailles situées latéralement, derrière la frontale qu’elles séparent
des préoculaires et des oculaires. Elles peuvent être placées, comme nous l’avons déjà vu, soit en avant,
soit en arrière des préoculaires : si elles sont situées en avant des préoculaires, elles atteignent les
nasales (SO -> Na) et dans ce cas elles sont allongées et obliques par rapport à l’axe longitudinal de
la frontale ; si elles sont séparées des nasales par les préoculaires (SO sous PO) elles sont alors trans¬
versales ou très légèrement obliques. Leur taille est variable.
Labiales supérieures (L 1, L 2, L 3, L 4). Elles sont au nombre de quatre de chaque côté.
Parfois deux écailles labiales peuvent fusionner ; cette anomalie est le plus souvent dissymétrique
et n’affecte qu’un seul côté de la bouche.
Les dimensions respectives des labiales diffèrent d’une espèce à l’autre. Elles peuvent être
liasses et longues ou assez hautes latéralement pour atteindre le plan médian de la tête.
Chez les Typhlops, les labiales 1 sont toujours bordées par les nasales. Chez les Rhinolyphlops,
les labiales 1 sont plus courtes et, comme la rostrale est beaucoup plus large que chez les Typhlops,
4 561 009 6 2
Source : MNHN, Paris
ANOMALEPiS
Typhlops
20
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
12 - obtusus
13 - decorosus
14-
sp.
15 - punctatus punctatus
16 - punctatus liberiensis
}
17- punctatus congestus
18 - lineolatus
19 - lineolatus
Fig. 13.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOP1DAE D’AI'RIQUE REPTIL1A-SERPENTES
21
20- gierrai
21 - rondoensis
23 - fornasini
24- boylei
25 - cuneirostris
Fig. 13.
Source : MNHN, Paris
22
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
elles se glissent sous la rostrale qui parfois les borde sur presque toute leur longueur (Rhinoti/phloDi
caecus) ; les contacts labiales 1 — nasales sont alors fort réduits.
j _ Vf " > " tac ‘ s laliales 1 — préoculaires sont rares : on ne les observe que chez quelque, spécimens
de lyphlops lineolatus, chez Typhlops steinhausi et chez Rhinotyphlops anamalm.
Les labiales 2, en contact vers l’avant avec les nasales (sanl dans les cas précédents ou les labiales 1
touchent les préoculaires), recouvrent la base des préoculaires ou au contraire passent sous les préocu-
laires. 11 leur arrive, mais très rarement, d être en contact avec les oculaires.
Les labiales 3 touchent quelquefois le. nasales {Typhlops eaecam) et sont en général recouvertes
par les preoculaires. Elles peuvent aussi n’avoir aucun contact avec les préoculaires et dans ce cas
elles sont entièrement bordées par les oculaires. Leur bord postérieur peut passer sur le. oculaires ou
etre recouverts par la base des oculaires.
„ L< r s lab,aIes ,es Plus longues et parfois les plus hautes, bordent les oculaires et épousent vers
1 arriéré la forme de celles-ci.
J’ai essayé (fig. 13) de représenter schématiquement les rapports des labiales supérieures avec
les autres écaillés céphaliques dans le genre Typhlops. Il est bon de faire remarquer que les limites des
séparations ne sont pas absolues et peuvent légèrement varier d’un individu à un autre à l’intérieur
d une espèce.
Influence de la mue sur l’écaillure de la tête : l’anomalie « congicus » (Laurent, 1960) 1 et les formes
« temporairement aveugles ».
Dans toutes les collections de Typhlopidae il existe, indépendamment des espèces typiquement
aveugles, un certain nombre d’individus (moins de 5 %) à yeux non visibles, à coloration plus ou moins
opaque et anormale, à ccaillure de la tête altérée. Pour Laurent, et je suis d’accord avec lui, « ces modi¬
fications sont le signe d’une mue imminente : décollement de la couche superficielle de kératine avec
interposition d’un milieu fortement réfringent et pratiquement opaque cachant notamment les yeux
usure marginale de la couche superficielle de kératine diminuant donc l’imbrication des écailles et
faisant paraître les unes plus grandes (frontale, susoculaires et les trois écailles qui leur font suite!
et les autres plus petites (rostrale qui est distinctement moins large par rapport à la tête) ».
Malgré cette déformation, il est toujours possible, grâce à leur nombre d’écailles transversales
leur nombre d écaillés longitudinales, leur nombre de vertèbres et leur lieu de capture, de faire rentrer
ces individus proches de la mue dans le cadre d’une espèce. Certains types d’espèces, ne sont que des
individus « en mue » d’une autre espèce. Ce n’est pas trop grave quand l'espèce décrite sur un individu
« en mue » tombe en synonymie avec une espèce décrite sur un spécimen normal. Il est plus gênant,
qu’une telle description d’espèce à yeux forcément invisibles ait priorité sur les autres. C’est le cas de
Typhlops fornasinii Bianconi, 1848, dont la forme normale Typhlops mossambicus (Peters) a été décrite
2) Écaillure du corps.
Nombre d’écailles transversales.
Les auteurs ont noté, en général, le nombre des écailles transversales « au milieu du corps ».
e procédé aboutit souvent a des différences plus ou moins sensibles dans les résultats. C’est pourquoi,
en vue de permettre des comparaisons, j’ai été conduite à préciser à quel niveau du corps se rencontrait
6 oT- ^ maxima * ^ écailles transversales. Dans ce but, des comptes d’écailles ont été faits de 25
en 25 écaillés longitudinales médiodorsales. J’ai constaté que, pour les espèces relativement longues
le nombre maximal d’écailles transversales est le même entre la 100® et la 300® écaille longitudinale.’
our les especes courtes, il y a une baisse de deux écailles aux environs de la 150 e écaille. Dans ces
conditions, j ai choisi la 100 e écaille longitudinale comme niveau de mes comptes d’écaillure transversale
7 ,.*■ J" n . om AB Jy phlop ° congicus Bocttgcr 1887. dont j’ai examiné l’holotype (SMF 16638), qui est en fait un
" ü " grand n ° mbrC de 8 ° U8 - e5PèCe8 ^ ** «-*2 * «nés n'appartiennent £££
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES 23
Dans une même espèce, les différences peuvent être de 2, 4 et même 6 écailles pour des individus
provenant de la même station. Cela est dû au sexe des spécimens : les femelles ont, en moyenne, un
nombre d’écailles transversales plus élevé que les mâles.
Le nombre des écailles transversales est lié aussi à 1 altitude du lieu de capture : les individus
récoltés entre 0 et 500 m, que ce soit chez Typhlops lineolalus ou chez Typhlops angolensis, ont une
moyenne des nombres d’écailles transversales plus faible qu’entre 1 000 et 1 500 m. L’écart atteint
même 16 écailles pour deux spécimens de Typhlops angolensis, l’un provenant dune altitude com¬
prise entre 0 et 50 mètres, l’autre d’une altitude supérieure à 2 000 m.
Les nombres les plus faibles (18-20) s’observent chez les espèces de petite taille comme Typhlops
zenkeri et Typhlops caecalus, qui ne dépassent pas 150 mm. Chez les Typhlops de taille plus importante,
le nombre d’écailles transversales peut atteindre 36-38.
Chez les Rhinotyphlops on peut distinguer un groupe d’espèce aveugles à 18-24 écailles transver¬
sales (parfois 26-28). Ces espèces ont un nombre de vertèbres qui atteint 230 à 450 (majorité entre
300 et 400). Elles ont aussi un nombre élevé d’écailles longitudinales (400 à 650). Un second groupe
est formé par des espèces oculées avec un nombre d’écailles transversales compris entre 28 et 44 (majo¬
rité entre 32 et 38, une espèce à 22-26 : Rhinotyphlops schinzi). Ces espèces ne dépassent pas 250 vertèbres.
Leurs nombres d’écaillcs longitudinales sont compris entre 300 et 560 (majorité entre 350 et 400).
Nombre d’écailles longitudinales.
Le compte a été fait sur la ligne médiodorsale à partie de l’écaille située immédiatement en
arrière de la frontale (écaille n° 1) jusqu’à l’extrémité de la queue.
Le nombre des écailles longitudinales, comme celui des écailles transversales, est lié au sexe .
le nombre moyen des écailles longitudinales des mâles est toujours plus faible que celui des femelles,
quelle que soit l’espèce considérée.
L’écart à l’intérieur d’une espèce est variable. 11 peut aller de 40 (espèce à domaine restreint
comme Typhlops steinhausi) à plus de 200 (espèces à grande répartition ou espèces atteignant une
très grande longueur par rapport à la largeur du corps comme certains Rhinotyphlops aveugles).^
Cet écart varie avec le lieu de capture : le nombre des écailles longitudinales croît en meme
temps que l’altitude. Ainsi, chez Typhlops angolensis, la moyenne qui est de 318 entre 0 et oüü ...
passe à 351 entre 500 et 1 000 m, 419 entre 1 000 et 1 500 m et à 453 à plus de 1 500 m (voir plus loin
P Le nombre minimal (216) a été relevé chez Typhlops cuneirostris (Gans et Laurent, 1965) ; le
nombre maximal (750) chez un spécimen de Rhinotijphlops gracilis.
IL — Étude du squelette.
Tous les spécimens de Typhlopidae ont été radiographiés l . Sur chacune des radiographies, j’ai
mesuré la longueur du corps, la longueur du crâne et compté le nombre de vertèbres.
1) Longueur du corps et longueur du crâne.
La longueur du corps des spécimens a été mesurée au curvimètre sur la radiographie depuis
l’extrémité de la tête jusqu’au bout de la queue sur le tracé de la colonne vertébrale. Les risques d’erreur
sont bien plus réduits que par mensuration externe : certains individus, qui, extérieurement ne le
laissent pas soupçonner, sont morts en état de contraction musculaire et on voit apparaître sur la
radiographie une colonne vertébrale très sinueuse et la différence entre la mensuration externe et la
mensuration sur radio peut atteindre et même dépasser 10 mm.
1. Film Kodak, (type M : en général de 50 à 60 KV et 360 mm A ; pour les spécimens grêles, il est préférable d'abais¬
ser le nombre de KV (20 à 30 KV).
Source : MNHN, Paris
24
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
" r « P-de
£t £££,*- ,a ■ dWres “—« -«■ î '=
Tous les crânes des spécimens ont été mesurés longitudinalement I a nlnnart , 1 „. . ,
“ ^emX~H: :?tt da t p ” té f: dc r< - w -
A cote des mensurations de la tête, les auteurs loin aussi figurer la largeur ou énaissce I
corps A mon avis e, caractère est difficilement utilisable. Cette largLr dépend comme b ÔZ
“T’’, d T ' mal ' m " iS “““ de ! ° n élal de c0Dtrac tÎ 0 „i de sa conseriatl de sa
sexueUe et de la proximité de la mue. Le. femelles proche, de la pont, sont généralement distendu
et très volumineuses. J ai toutefois, toujours sur les radiographies, noté la largeur de l’animal environ
au premier tiers du corps dan, une roue jugée non contracte. Ces mesures ont parZTeur " , fi
Z~~' C °' ,, ' ,,é " ,6ntaire sa P arer deux espèces mais seulement pour de, individu:
eorns ht r PP ° r ' ^ ** l °” P “” d “ C ™“ à Ia du corps comme le rapport de la largeur du
corps à la longueur du corps varient avec I âge. Dan, une espèce donnée, celui de la longueur du crâne
à la longueur du corps est plus élevé chez les jeunes spécimen, et décroit au fur et à mesure une l
taille augmente. A taille égalé, il diffère pour des individus d’espèces différentes. q
Hhînnt 7/ eSPèC ? ,CS P Î US fouisse “ 8es (aveugles et décolorées), que ce soit chez Typhlops ou chez
SMI" “.olr b '“ P '“ C0Ur * (m °™ *“*“>■ à ^ fi» Z
2) Nombre de vertèbres.
Le nombre de vertèbres a été relevé en partant du crâne jusqu’à l’extrémité de la queue sans
faire de distinction entre vertèbres ventrales et vertèbres caudales pour permettre de rapporter ee
nombre au nombre total d’écailles longitudinales.
Le nombre des vertèbres comme celui des écailles (transversales et longitudinales) est lié au
sexe. Le nombre moyen des vertèbres des mâles est toujours plus faible que celui des femelles quelle
que soit 1 espèce considérée. ’ M
A 1 intérieur d’une espèce l’écart de variation peut être de l’ordre de 15 à 40 vertèbres s’il s'aeit
une espece à faible répartition et bien supérieur à 40 vertèbres pour les espèces à vaste répartition
ou chez les espèces à corps très allongé. Ainsi, les Rhinotyphlops aveugles peuvent avoir, chez des indi¬
vidus d une même espèce, des différences qui atteignent près de 100 vertèbres.
Le nombre de vertèbres, comme celui des écailles longitudinales et celui des écailles transver-
tnrT’/ r0Ît 3 i VeC ' al 1 t,tude du biotope. Chez Typhlops angolensis, le nombre minimal est de 173 à l’alti¬
tude 4 m et le nombre maximal 249 à plus de 2 000 m d’altitude (voir plus loin p. 55).
rent liwîTÏ"* f® v f, rtè ^ re f ,e P lus faible (U5) a été noté chez Typhlops cuneirostris (Gans et Lau¬
rent, 1965) et le plus elevé chez Rhinotyphlops rufescens (448).
3) Rapport du nombre d’écailles longitudinales au nombre de vertèbres
BBSSSSE-i ---
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
25
(Orejas-Miranda, Roux-Estève et Guibé, 1970). En effet son rapport Ec. long./Vert. = 546/546
= 1. Ce caractère ajouté à un certain nombre d'autres en fait un Leptotyphlopidae.
Chez les Typhlopidae, ce rapport est variable et compris suivant les espèces entre 1,20 et 2,30.
Ce sont généralement les espèces à petit nombre d’écailles transversales (18-20) qui ont un rapport
faible. Les espèces à nombre d'écailles transversales élevé (36-38) ont un rapport égal ou supérieur
à 2.
Ce rapport, pour une espèce donnée, est toujours plus élevé chez les femelles, la différence des
nombres d’écailles longitudinales étant plus importante entre mâles et femelles que la différence des
nombres de vertèbres.
III. — Étude de la coloration.
La coloration des Typhlopidae paraît être en relation avec le biotope et le mode de vie.
Les espèces totalement fouisseuses, et par conséquent aveugles, comme Rhinolyphlops caecus
sont entièrement décolorées. .
Les espèces oculées et semi-fouisseuses sont, soit entièrement colorées, et elles vivent alors
plus particulièrement en savane, soit colorées seulement sur la partie dorsale, ce sont les espèces de
savane boisée et de forêt. Entre ces deux extrêmes, il existe tous les intermédiaires. La coloration
peut disparaître sur la ligne d’écailles médioventrale, cette décoloration s’étend ensuite sur trois, puis
cinq lignes d’écailles et plus. On arrive ainsi progressivement à la séparation complète des teintes
ventrale et dorsale. , .
Sur les écailles, la pigmentation peut occuper la base, ou la partie postérieure, ou le pourtour
de l’écaille. Elle peut aussi se trouver à la limite de deux rangées d'écailles. Il existe egalement des
individus à écailles entièrement et uniformément colorées.
Coloration dite « marbrée ».
A l’intérieur d’une espèce un certain pourcentage d’individus présente une coloration spéciale :
celle-ci est caractérisée par un mélange irrégulier de plages décolorées et de plages plus pigmentées
nue chez les individus à coloration régulière. Si un individu marbré appartient à une espece a dos et
ventre pigmentés, les marbrures affecteront le dos et le ventre de l’animal. Si cet individu appartient
à une espèce à ventre décoloré, seul son dos sera marbré.
Les individus « marbrés », rares en savane, sont plus nombreux en forêt (plus de 80 % chez
Typhlops punctatus congestus). Il ne s’agit pas d’un caractère sexuel secondaire : le fait s’observe aussi
bien chez les mâles que chez les femelles.
Cette coloration n’existe, à ma connaissance, que chez quelques especes de Typhlops et de
Rhinotyphlops (comme R. schlegelii) avec une fréquence plus ou moins grande : 80 % comme nous
l’avons dit plus haut chez T. punctatus congestus, 37 % chez T. punctatus libenensis , moins de 1 %
chez Typhlops lineolatus ; elle ne se rencontre jamais dans certaines espèces comme Typhlops angotensis.
Source : MNHN, Paris
26
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
III
GENRE TYPHLOPS OPPEL
Typhlops Oppel 1811 (espèce-type : Anguis lumbricalis Linné).
Typhhna Wagler 1830 (espèce-type : A confias lineatus Reinwardt = Typhlops lineatus Boiel
Aspdorhynchm F.tongei 1843 (espèce-type Typhlop, e.chrichlii Schlegel _ Acomia, puac.aJu ach)
Gerrhopilus Fitzinger 1843 (espèce-type : Typhlops ater Schlegel). ''
PseudoUjphlops Fitzinger 1843 (espèce-type : Typhlops polygrammus Schlegel).
* Z Boi^™” 1 Ct Bibr ° n (eSpèce ' type : Aconti ™ üneatus Reinwardt = Typhlops lineatus
Ophthalmidium Duméril et Bibron 1844 (espèce-type : Ophthalmidium longissimum Duméril et Bibronï
Typhlinalis Gray 1845 (nouveau nom pour Typhlina). '
Amlios Gray 1845 (espèce-type : Anilio, Uach'ii Gray = /Ingais lumbricalis Linné)
ArgyrophuGray 1845 (espèce-type : Argyrophù bicolor Gray = Typhlop, nigroalbu, Duméril et
Meiiloria Gray 1845 (espèce-type : Meditoria nasuta Gray = Anguis lumbricali. Linné).
Uiaphorotyphlops Jan 1861 (espèce-type : Diaphorotypklops disparilis Jan).
J’ai divisé le genre en neuf groupes qui rassemblent des espèces plus ou moins apparentées entre
elles par des caractères communs de l’écaillure céphalique (en particulier les formes de rostralel cl
par un nombre voisin d’ccaillure transversale.
Groupe I
TYPHLOPS BRAMINUS (Daudin, 1803).
TYPHLOPS CAECATUS Jan et Sordelli, 1864.
TYPHLOPS ZENKERI Sternfeld, 1908.
de, "a" “ P *?“ ° nl c " commun une rostrale étroite dorsalemont et très rétrécie au niveau
.^ritibuTis „u^r m di,i,é “' une p ' iiic iaille <max ' 170 mm) ci un æ
les üe.dï'rrw, * 7 "?"“ » st “»o opèee très répandue dans les bandes côtière, du Sud de l’Asie
è Kribi et à Bitye (pl. I). * ““ P '“’ ™ lr “ nt « » <“ t'ouvé seulement dan. l’Ouest Cameroun
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
27
Planche I. — Répartition géographique des Typhlops des groupes I, II, III.
Source : MNHN, Paris
ROLANDE ROUX-ESTÉ VE
TYPIILOPS BRAMINUS (Daudin, 1803).
Rüssell, 1796, Ind. Serp., F, p. 48, pi. XLIII (Vizagapatam, Inde).
Eryx braminus Daudin, 1803, Hist. Nat. Rept., VII, p. 279 (description basée sur la figure de Rüssell)
Onychocephalus capensis A. Smith, 1846, III. Zool. S. Afr. Rept., pl. 51, fig. 3 et pl. 56 fig 9-16 (Inté
rieur (?) de l’Afrique du Sud) (type au B.M., non retrouvé).
R a - 195 . 7 ’ a placé dans la s y non y mie 'le Typhlops braminus, Typhlops capensis
Rendahl, 1918 qui, selon FitzSimons (1962), serait une espèce malgache. L’examen du type de Rendahl
ma montre qu il n’avait rien de commun avec Typhlops braminus. Il s’agit d’un grand individu de
380 mm possédant 20 écailles transversales, 498 écailles longitudinales et 256 vertèb
plutôt de Typhlops comorensis Boulenger, 1889, que Loveridge met d’ailleurs,
avec Typhlops braminus.
Il se rapproche
tort, en synonymie
Source : MNHN, Paris
ÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHt.OPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
29
Écaillure de la tête (fig. 14).
La rostrale est étroite dorsalement et ventralement elle occupe dans sa partie la plus large
moins du tiers de la largeur de la tète. Les nasales sont divisées et dépassent légèrement la rostrale
vcrs l’arrière. Les narines sont placées latéralement. Les sutures nasales en partie visililes dorsalement
aboutissent aux préoculaires. Les préoculaires et les oculaires sensiblement de taille égale sont séparées
de la frontale par les susoculaires qui sont de taille plus importante que la frontale et obliques par
rapport h celle-ci. Les yeux visibles se placent à la limite susoculaires-oculaires. Les labiales sont assez
hautes : les premières en contact avec les parties antérieures des nasales, Elles ne touchent pas les
nasales postérieures. Les deuxièmes labiales sont en contact avec une faible fraction des nasales anté¬
rieures et avec les préoculaires. Les troisièmes labiales sont en contact avec les préoculaires et recouvrent
légèrement les oculaires. Les quatrièmes labiales bordent les oculaires.
hcaillure du corps.
Au niveau de l’écaille longitudinale 100, le nombre d’éeailles transversales est toujours de 2ü.
Le nombre des écailles longitudinales varie de 306 à 348 chez les spécimens africains examinés.
A ceux-ci, j’ai ajouté un spécimen des Comores et trois de Madagascar. La moyenne est de 324 (fig. 15).
J’ai aussi étudié trois individus récoltés en Inde, ils avaient respectivement 292, 341 et 368
écailles longitudinales. Smith (1943), pour l’Inde, donne de 290 à 320 rangs d’écailles. Chez trois spé¬
cimens du Mexique, j’ai trouvé 297, 300, 314 écailles.
Cette espèce, localisée surtout dans les bandes côtières des régions tropicales et subtropicales
n’offre donc pas, malgré sa grande répartition, de grandes variations.
Nombre de vertèbres.
Ses variations suivent celles du nombre d’écailles longitudinales avec moins d’amplitude. Il
varie pour l’Afrique de 179 à 196 (moyenne 185,8). En Inde, j’ai trouvé 190, 190 et 206. Au Mexique
178, 179, 180, 182 (fig. 15). ....
Une étude plus poussée de spécimens d’Asie et d’Amérique serait souhaitable.
R apport écailles longitudinales/vertèbres.
Il varie de 1,63 à 1,81 avec une moyenne de 1,74 (fig. 16).
Mensurations.
Cette espèce ne doit probablement pas dépasser 170 mm.
Typhlops braminus a un crâne de petite taille par rapport au crâne d autres especes de Typhlops
de même longueur. Il est plus long que celui de Typhlops zenkeri et sensiblement de même taille que
celui de Typhlops caecatus (fig. 17). , , ,
Typhlops braminus est moins grêle que Typhlops zenkeri et suit les memes variations de largeur
du corps que Typhlops caecatus (fig. 18).
Coloration.
Typhlops braminus est brun ou noirâtre sur le dos et de teinte plus claire sur le ventre. Le des¬
sous du museau, la région anale et le bout de la queue peuvent être sans pigmentation.
Spécimens examinés (28 sp.) (voir tableau 1).
Côte d’Ivoire : Abidjan, coll. Lamotte, 2 sp. dont un mutilé;
Cameroun : Douala, coll. Gauduin 17 sp.
Zanzibar : MHNP 5221 et 1884-61 ;
Tanzanie : Lindi, MCZ 48049 et 50;
Mozambique : MBL 1116;
Source : MNHN, Paris
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(à gauche) et du nombre de vertèbres (à droite)
coecatus
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caecatus
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leur totale en mm.
34
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Tanzanie : Dar es Salaam, MCZ 24008 ; Lindi, MCZ 52626 ;
Ile Maurice : Moka, MCZ 51640.
et un spécimen de :
Somalie : Mogadiscio, MCZ 74450 (Gans et Laurent, 1965).
TYPHLOPS CAECATUS Jan et Sordelli, 1864.
Jan et Sordelli, 1864, Icon. Gén. Oph., I, liv. 3, pl. IV et V, fig. 2 (avril 1864) et Jan, 1864, Icon. Gén.
Oph., I, Typhl., p. 9 (octobre 1864) (Ghana) (type au MHNB, vu).
Écaillure de la tête (fig. 19).
La rostrale est étroite dorsalement et n’occupe dans sa partie la plus large que moins du tiers
de la largeur de la tête. Ventralement, elle est rétrécie au niveau des narines et se dilate légèrement
Fig. 19. — Typhlops caecatus Jan et Sordelli : écaillure de la tête, a) vue dorsale, b) vue ventrale, c) vue latérale. n° 310
(MHNB), holotype.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
35
vers la bouche. Les nasales sont divisées et dépassent le bord postérieur de la rostrale. Les narines
sont placées latéralement. Les sutures nasales, visibles dorsalement, aboutissent sur les deuxièmes
labiales. Les oculaires sont un peu plus larges et un peu plus hautes que les préoculaires. La
frontale, de forme hexagonale, est plus petite que les susoculaires qui sont légèrement obliques.
Les yeux, invisibles chez la majorité des spécimens, sont parfois représentés par une faible tache
mélanique à l’angle inférieur des susoculaires au dessus des oculaires. Les premières labiales sont en
contact avec les nasales antérieures ; les deuxièmes, plus courtes, mais plus hautes, touchent une
faible portion des nasales antérieures et les nasales postérieures. Les troisièmes labiales, bien plus
hautes, sont en contact avec les nasales postérieures, les préoculaires et recouvrent les oculaires. Les
quatrièmes labiales, longues, bordent les oculaires.
Écaillure du corps.
Au niveau de l’écaille longitudinale 100, le nombre des écailles transversales est de 18 ou 20.
Le nombre des écailles longitudinales varie de 282 à 334, avec une moyenne de 309 (fig. 15).
Nombre de vertèbres.
Il varie de 200 à 228 avec une moyenne de 218 (fig. 15).
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
11 va de 1,33 à 1,47 (moyenne 1,41) (fig. 16).
Mensurations.
Les plus grands spécimens examinés mesurent 165 mm.
Les rapports de la longueur du crâne à la longueur du corps et les rapports de la largeur à la
longueur du corps semblent se superposer à ceux de Typhlops braminus (fig. 17-18).
Coloration.
Brunâtre sur le dos, blanchâtre sur le ventre. Les écailles dorsales paraissent divisées par un trait
transversal brun qui délimite une zone claire en avant de l’écaille et une zone teintée de brun vers l’arrière.
Spécimens examinés (11 sp.) (voir tableau II).
Ghana : MHNB 310 (holotype) ; Tafo, UG Tic. 1 ; Nkwatia, UG Tic. 2.
Côte d’Ivoire : Assinie, MHNP, 1885-604-605 ; Lamto (coll. Lamotte), 5 sp. ; Dabakala, MHNP
1908-61.
TYPHLOPS ZENKERI Sternfeld, 1908.
Sternfeld, 1908, Sitzb. Ges. Nat. Fr. Berlin, p. 92 (Kribi, Cameroun) (type au ZMU, vu).
Typhlops vermis Boulenger, 1914, Ann. Mag. Nat. Hist., (8), IV, p. 482 (Bitye, Cameroun) (types au
BM, vus).
Écaillure de la tête (fig. 20).
La rostrale, ovale dorsalement, est très petite et très étroite ventralement et n’occupe dans sa
partie la plus large que moins du tiers de la largeur de la tête. Les nasales sont divisées et dépassent
nettement la rostrale vers l’arrière. Les narines sont placées latéralement. Les sutures nasales, en
partie visibles dorsalement, aboutissent sur les préoculaires inférieures. La frontale est sensiblement
de même taille que les susoculaires qui sont légèrement obliques. Il y a deux séries de préoculaires,
l’une au-dessus de 1 autre, les supérieures étant les plus grandes. Les oculaires, de même taille que
Source : MNHN, Paris
36
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
les préoculaires inférieures (PO 1), sont séparées des susoculaires par une paire d'écailles plus
volumineuses que les PO 2 et par conséquent que les oculaires. Il n’y a pas trace d’yeux.
Les labiales sont assez hautes. Les premières sont en contact avec les N 1 et nettement séparées
des N2. Les deuxièmes labiales touchent les N 1, les PO 1 (elles aussi en contact avec les N 2), les troi¬
sièmes labiales les PO 1 et les oculaires. Les quatrièmes labiales, très hautes, sont seulement en contact
avec les oculaires.
Ecaillure du corps.
Au niveau de I écaille longitudinale 100, le nombre d’écailles transversales est toujours de 18.
Le nombre d’écailles longitudinales varie de 250 à 281 avec une moyenne de 261 (fig. 15).
Nombre de vertèbres.
Il varie de 193 à 199 avec une moyenne de 196 (fig. 15).
Rapport écailles longitudinales / vertèbres.
Il varie de 1,25 à 1,42 (moyenne 1,32) (fig. 16).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
37
Mensurations.
C’est l’espèce la plus petite des Typhlops africains et aussi la plus grêle. Elle atteint au plus
130 mm (lig. 17-18).
Coloration.
Tous les spécimens examinés sont absolument incolores.
Spécimens examinés (11 sp.) (voir tableau III).
Cameroun : Kribi, ZMU 11091 (holotype) ; Bilye, BM 1946.1.10.89 à 98 (synlypes de Typhlops venais).
Groupe II
TYPHLOPS LEUCOSTICTUS Boulenger, 1898.
TYPHLOPS ULUGURENSIS Barbour et Loveridge, 1928.
TYPHLOPS MANNI Loveridge, 1941.
Ces trois espèces ont le museau arrondi, assez proéminent, et l’écaillure de la tête est à peu près
semblable. Elles ont 22 à 26 rangées d’écailles transversales et diffèrent par le nombre de leurs écailles
longitudinales et de leurs vertèbres.
Typhlops leucoslictus provient du Liberia (un seul exemplaire connu, l’holotype).
Typhlops ulugurensis vit dans les Monts Uluguru en Tanzanie, à 850 m d’altitude (holotype
et trois paratypes).
Typhlops manni a été récolté au Liberia et sur les pentes du Mont Nimba en Guinée à 500 m
d’altitude (on ne connaît que deux spécimens de cette espèce : I’holotype de Typhlops manni et l'holo-
typc de Typhlops angeli) (pl. I).
Le lieu de capture (Liberia) et les caractères communs d’écaillure de la tête entre Typhlops
leucoslictus et Typhlops manni pourraient peut-être les faire considérer comme appartenant à la même
espèce. Je les sépare tout de même, en raison de la trop grande différence qui existe entre les
nombres d’écailles longitudinales et les nombres de vertèbres ; de plus la rostrale est étroite et les
sutures nasales divisent presque entièrement les nasales chez Typhlops leucoslictus alors que chez
Typhlops manni, la rostrale est plus large et les nasales sont semidivisées.
TYPHLOPS LEUCOSTICTUS Boulenger, 1898.
Boulenger, 1898, Ann. Mag. Nat. Hist., (7), I, p. 124 (Liberia) (type au BM, vu).
lîcaillure de la tête (fig. 21).
Le museau est proéminent. La rostrale, dorsalement ovale, occupe environ un tiers de la largeur
de la tête et atteint vers l’arrière le niveau des yeux, qui sont à peine visibles sous les limites préoculaires-
oculaires. Ventralement, la rostrale est étroite au niveau des narines et s’élargit vers la bouche. Les
nasales sont presque entièrement divisées. Les sutures nasales n’atteignent pas la rostrale et ne sont
pas visibles dorsalement, elles aboutissent aux deuxièmes labiales. Les préoculaires sont un peu plus
larges que les oculaires. La frontale est hexagonale et les susoculaires sont obliques par rapport à la
frontale.
Les premières labiales sont en contact avec les N 1, les deuxièmes avec les N 1-N 2 et passent
sur les préoculaires, les troisièmes avec les préoculaires et les oculaires et les quatrièmes avec les oculaires
Source : MNHN, Paris
38
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
C
Fig. 21. — Typhlops leucostictus Boulenger : écaillure de la tête, a) vue dorsale, b) vue ventrale, c) vue latérale. n° 1946
1.11.24 (BM), holotype.
Écaillure du corps.
Il y a 24 écailles transversales au niveau de l’écaille longitudinale 100 (Boulenger donne 22 au
milieu du corps) et 336 écailles longitudinales.
Nombre de vertèbres.
J’ai compté 236 vertèbres.
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Il est de 1,42 (fig. 22).
Source : MNHN, Paris
leucostictus
O
o
, a-
sanvNjanijôNon sanivoa
VERTEBRES
40
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Mensurations.
L’holotype mesure 230 mm sur la radio (Boulenger donne 225 mm). La longueur du crâne est
comprise 38 fois dans la longueur totale et la largeur du corps 47 fois.
Coloration.
Dos brun foncé, ventre plus clair. Chaque écaille à base claire limitée par un trait brun foncé.
Cette teinte s’étend et s’estompe vers l’arrière et le bord de l’écaille est incolore.
Spécimen examiné (1 sp) (voir tableau IV).
Liberia : BM 1946.1.11.24 (holotype).
TYPHLOPS ULUGURENSIS Barbour et Loveridge, 1928.
Barbour et Loveridge, 1928, Mem. Mus. Comp. Zool., 50, p. 104 (Nyange, Uluguru Mts, Tanzanie)
(types au MCZ et BM, vus).
Écaillure de la tête (fig. 23).
Le museau est arrondi et proéminent. La rostrale, dorsalement ovale, occupe la moitié de la
largeur de la tête. Ventralement, elle se rétrécit au niveau des narines et se dilate ensuite fortement
vers la bouche. Les nasales divisées, très grandes, dépassent la rostrale et se joignent presque en arrière
de celle-ci. Latéralement, elles s’étendent jusqu’à l’aplomb du bord postérieur de la rostrale. Ventra¬
lement, leur base est très large. Les préoculaires sont de taille moyenne. Les oculaires sont à peine
plus grandes que les écailles du corps qui les suivent et sont séparées des susoculaires par deux écailles
Les yeux sont invisibles. La frontale et les susoculaires sont à peu près de même taille. Les susocu¬
laires sont légèrement obliques par rapport à la frontale.
Les labiales 1 sont en contact avec les N 1. Les labiales 2, assez hautes, avec les N 1 et les N 2
et passent sur les PO. Les labiales 3 touchent les PO et les oculaires. Les labiales 4 bordent les ocu¬
laires.
Écaillure du corps.
Il y a 22 ou 24 écailles transversales au niveau de l’écaille longitudinale 100 (Loveridge, 20 écailles
au milieu du corps).
Les spécimens examinés ont de 383 à 414 écailles longitudinales (moyenne 395).
Nombre de vertèbres.
Chacun des trois spécimens examinés a 263 vertèbres.
Rapport écailles longitudinales!vertèbres.
Il varie de 1,45 à 1,57 (moyenne 1,49) (fig. 22).
Mensurations.
Les deux plus grands spécimens mesurent 230 mm.
La longueur des specimens, prise sur radiographie, est un peu inférieure aux mesures données
par Loveridge.
Typhlcpt vluguremts paraît être une espèce un peu plus grêle que Typhkp, Ummtidu, cl Typhlops
manm. r
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
Fig. 23. — Typhlops ulugurensis Barbour et Lovcridge : écaillure de la tête, a)
latérale. n° 23081 (MCZ) paratype.
C
vue dorsale, 6) vue ventrale, c) vue
Coloration.
Cette espèce est absolument incolore.
Spécimens examinés (3 sp.) (voir tableau V).
Tanzanie : Nyange, Uluguru Mts, ait. 850 m, MCZ 23080 (holotypc), MCZ 23081 et BM 1946.1.10.70
(paratypes).
TYPHLOPS MANNI Loveridge, 1941.
Loveridge, 1941, Proc. U. S. N. Mus. Washington, 91, n° 3128, p. 118 (Harbel, Liberia) (type à l’USNM,
vu).
Typhlops angeli Guibé, 1952, Bull. Mus. Nat. Hist. nat., Paris, (2), 24, 1, p. 79 (Nzo, Mont Nimba,
Guinée) et fig. in Angel, Guibé, Lamotte et Roy 1954, Mém. I.F.A.N., p. 384 (type au MNHP,
vu).
Source : MNHN, Paris
42
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Écaillure de la tête (fig. 24).
Le museau est arrondi et proéminent. La rostrale est ovale dorsalement ; ventralement, elle
se rétrécit au niveau des narines et se dilate ensuite vers la bouche. Les nasales, assez grandes, dépassent
en arriéré le bord de la rostrale, elles sont moins dilatées latéralement que les nasales de Tuphlops
ulugurensis et leur base est moins large. Elles sont semidivisées, contrairement à Tuphlops leuco-
stutus et les sutures nasales aboutissent aux deuxièmes labiales. Les préoculaires sont larges et atteignent
dorsalement e meme niveau transversal que les nasales. Les oculaires sont séparées des susoculaires
par une écaillé. Les yeux sont invisibles, alors que chez Typhlops leucostictus, il y a de faibles taches
oculaires. La frontale est plus grande que les susoculaires. Celles-ci sont obliques par rapport à la
Les labiales 1 sont en contact avec les N 1, les labiales 2 avec les N 1 et N 2 et passent sur les
preoculaires. Les labiales 3 sont en contact avec les préoculaires et les oculaires. Les labiales 4 bordent
les oculaires.
C
Fig. 24. — Typhlops manni Loveridge : écaillure de la tête, a)
(MHNP) holotype de T. angeli.
dorsale, b) vue ventrale, c)
vue latérale. n° 1951-1
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
43
Écaillure du corps.
Au niveau de l’écaille longitudinale 100, j’ai trouvé 26 écailles transversales pour l’holotype
de Typhlops manni et 24 pour l’holotype de Typhlops angeli.
Le nombre d’écailles longitudinales est de 480 pour le premier et de 508 pour le second.
Nombre de vertèbres.
L’holotype a 301 vertèbres. L’holotype de Typhlops angeli 332.
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
1,59 pour l’holotype ; 1,53 pour Typhlops angeli (fig. 22).
Mensurations.
Cette espèce doit atteindre une assez grande taille (360 mm pour le plus grand spécimen).
Les proportions longueur du crâne/longueur totale et largeur du corps/longueur totale sont
voisines de celles de Typhlops leucosticlus.
Coloration.
Elle est semblable à celle de Typhlops leucostictus.
Spécimens examinés (2 sp.) (voir tableau VI).
Liberia : Harbel, USNM 109634 (holotype) ;
Guinée : Nzo, Mont Nimba, ait. 500 m, MHNP 1951-1 (holotype de Typhlops angeli).
Groupe III
TYPHLOPS SOCOTRANUS Boulenger, 1889.
TYPHLOPS PL A T Y RH Y NCH U S Sternfeld, 1910.
Ces deux espèces ont en commun des yeux bien visibles, une rostrale ovale dorsalement et
ventralement un peu semblable à celle du groupe II : rétrécie au niveau des narines, elle se dilate légè¬
rement à l’approche de la bouche. Elles ont aussi des nombres d’écailles longitudinales et de vertèbres
très proches, mais diffèrent par le nombre des écailles transversales (24 pour Typhlops platyrhynchus,
28-30 pour Typhlops socotranus).
Typhlops socotranus est une espèce endémique de 1 île de Socotra.
Typhlops platyrhynchus de Tanga (Tanzanie) n’a pas été retrouvé depuis les récoltes étudiées
par Sternfeld (pl. I).
Cette dernière espèce a été rapprochée de Typhlops mucronatus Boettger (1881) de Madagascar
qui a sensiblement la même écaillure de la tête et 24 rangées d’écailles transversales. Elle s’en sépare
nettement par le nombre d’écailles longitudinales (moyenne 414) contre 545 écailles longitudinales
pour le type de Typhlops mucronatus décrit par Boettger.
TYPHLOPS SOCOTRANUS Boulenger, 1889.
Boulenger, 1889, Ann. Mag. Nat. Hist., (6), IV, p. 362 ; 1893, Cat. Sn., I, p. 21, pi. 2, fig. 2 (Socotra)
(type au BM, non vu).
Source : MNHN, Paris
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
44
Écaillure de la tête (fig. 25).
Le musea “ arrondi, proéminent. La rostrale, ovale dor.alement, couvre environ un lie™
de la largeur de la tête. Ventralement, elle est étroite, puis se dilate légèrement vers la bouche Leî
£"!. au r„mc e t S ’d Se T h 1V r !! 'r Se rej0,en , ,,,t 4 >' a ™ a Ia rostrale ; elles sont très dilatée, à |.“
base au contact des labiales. Le, preoculaires, de même taille que les oculaires, s'enfoncent latérale
dTbo£d ,’.° m lc ’ “‘ ales - Les y aux , som bi “ «n» les oculaire, et situé» au-delà de l'aplomb
bord postérieur de la rostrale. La frontale est petite. Les su.oculaires sont un peu plus Jmdes
Les labiales 1 sont en contact avec les N 1. Les labiales 2, plus élevées, touchem le, N Ibs,
et passent sur les PO. Les labiales 3, plus grandes que les labiales 2, bordent les PO et passent légère
ment sur les oculaires. Les labiales 4, très hautes, bordent les oculaires. 8
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
45
ÉcaiUure du corps.
Au niveau de l’écaille longitudinale 100, j’ai trouvé 30 écailles transversales (Boulenger donne 24
au milieu du corps).
Le spécimen examiné possède 435 écailles longitudinales.
Nombre de vertèbres.
J’ai compté 226 vertèbres.
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Il est de 1,92.
Mensurations.
Le seul exemplaire examiné mesure 255 mm.
La longueur du crâne et la largeur du corps semblent comparativement bien plus grandes .4
longueur égale que chez Typhlops platyrhynchus.
Coloration.
Dorsalement, les écailles sont décolorées à leur base, le reste de l’écaille étant coloré de brun
clair. La superposition de la coloration des écailles donne des lignes plus foncées (11 lignes dorsales)
au niveau de rencontre des écailles de deux rangées consécutives. Le ventre est incolore. Le dessus
de la tête est légèrement coloré de brun particulièrement au centre et à la base des écailles.
Spécimen examiné (1 sp.) (voir tableau VII).
Socotra : BM 99.12.5.108.
TYPHLOPS PLATYRHYNCHUS Sternfeld, 1910.
Sternfeld, 1910, Mitt. Zool. Mus. Berlin, V, p. 69 (Tanga, Tanzanie) (types au ZMU, vus).
ÉcaiUure de la tête (fig. 26).
Le museau est arrondi, proéminent. La rostrale est ovale dorsalement et un peu plus large
que chez Typhlops socolranus. Ventralement, elle est étroite au niveau des narines et se dilate vers la
bouche. Les nasales, larges, sont presque entièrement divisées. Les sutures nasales dépassent les narines
et atteignent presque la rostrale ; d’autre part, elles aboutissent sur les labiales 2. Leur base est bien
moins large que chez Typhlops socotranus. Les préoculaires sont moins hautes et moins larges que les
oculaires. Les yeux, bien visibles sous les oculaires, sont situés au-delà du niveau de l’arrière de la
rostrale. La frontale est petite, hexagonale. Les susoculaires sont obliques par rapport à la frontale.
Les labiales 1, petites, sont en contact avec les N 1. Les labiales 2, deux fois plus hautes que
les labiales 1, touchent les N 1, les N 2 et passent sur les PO. Les labiales 3, plus hautes, sont recouvertes
par les PO et passent sur les oculaires. Les labiales 4, très grandes, bordent les oculaires.
Écaillure du corps.
Tous les spécimens étudiés ont 24 écailles transversales au niveau de l’écaille longitudinale 100.
Le nombre des écailles longitudinales varie de 400 à 425 avec une moyenne de 414.
Nombre de vertèbres.
Le nombre de vertèbres va de 218 à 227 (moyenne 223).
Source : MNHN, Paris
46
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Fig. 26. — Typhlops platyrhynchua Sternfeld : écaillure de la tête, a) vue dorsale, b) vue ventrale, cl
n° 20729 (ZMU) syntype.
latérale.
Rapport écailles longitudinales!vertèbres.
Il varie de 1,83 à 1,87 (moyenne 1,85).
Mensurations.
Le plus grand spécimen mesure 245 mm.
L’espèce paraît être plus grêle que Typhlop
s socotranus.
Coloration.
Les spécimens examinés sont incolores. D’après Sternfeld, au moment où il a décrit cette esniW
les specimens étaient jaune-rougeâtre pâle, le dos étant plus foncé que le ventre. P
Spécimens examinés (3 sp.) (voir tableau VIII).
Tanzanie : Tanga, ZMU 20729, 20729 A et 20729 B (syntypes).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
47
Groupe IV
TYPHLOPS ANGOLENSIS Bocage, 1866.
TYPHLOPS ELEGANS Peters, 1868.
TYPHLOPS STE1NHAUSI Werner, 1909.
Ces trois espèces ont en commun une rostrale ovale dorsalement (celle de Typhlops elegans
est la plus étroite, celle de Typhlops steinhansi la plus large et Typhlops angolensis possède une rostrale
de taille intermédiaire). Ventralement, cette rostrale se rétrécit au niveau des narines, ses bords bien
parallèles se dirigeant ensuite vers la bouche. Du côté dorsal les nasales dépassent largement le bord
postérieur de la rostrale, si bien que la frontale prend une forme hexagonale. Les yeux sont situés en
général à la limite PO-O et parfois remontent jusqu’à la rencontre O-PO-SO. Le rapport Ec. long./
Vert, est sensiblement le même pour les trois espèces.
Typhlops angolensis est une espèce à répartition très étendue. On la trouve dans toute la forêt
humide du Congo, toutes les forêts galeries issues de la forêt congolaise, les parties montagneuses et
boisées du Cameroun, dans les forêts et les savanes boisées d’Angola, dans les régions montagneuses
de l’Est du Congo, les forêts de l’Ouest du Kenya, en Uganda, en bordure du lac Victoria, au Ruanda,
au Burundi, dans le Nord-Ouest de la Tanzanie et en bordure du lac Tanganyika, dans les forêts
et les savanes boisées du Nord de la Rhodésie.
Fait intéressant, ses caractères numériques (écailles et vertèbres varient avec l’altitude du bio¬
tope. Par ailleurs, en raison de cette vaste répartition et des variations numériques de cette espèce,
celle-ci a été découpée en un certain nombre de sous-espèces, en particulier par Laurent (1964). Ces
divisions sont probablement arbitraires. En effet, s’il existe des populations locales dont la presque
totalité des individus est caractérisée par une certaine coloration ou un détail d’écaillure, entre elles
on trouve des individus qui peuvent être attribués aussi bien à l’une qu’à l’autre de ces populations.
C’est pourquoi, il est difficile d’accepter la division en sous-espèces.
Typhlops elegans est une espèce endémique de l’île du Prince, dans le golfe de Guinée. Le nombre
de ses écailles transversales est faible (20).
Typhlops steinhausi est une espèce forestière, à habitat bien plus restreint que celui de Typhlops
angolensis. On la trouve du Cameroun à l’Ituri, où elle cohabite avec Typhlops angolensis. Le nombre
de ses écailles transversales est de 26 ou 28 (pl. II).
TYPHLOPS ANGOLENSIS (Bocage, 1866) ».
Onychocephalus angolensis Bocage, 1866, Journ. Sc. math. phys. nat. Lisboa, I, p. 46 et 65 (Duque de
Bragança, Angola) (type au MBL, vu).
Typhlops (Onychocephalus) congicus Boettger, 1887, Zool. Anz., 10, p. 650 et 1888, Ber. Senck. Ges.
Fr., p. 44, pl. 1, fig. 5 (Povo Netonna, près de Banana, Zaïre) (type au SMF, vu).
Typhlops adolfi. Sternfeld, 1910, Milt. Zool. Berlin, V, p. 70 (Fort Béni, Kivu) (type au ZMU, vu).
Typhlops dubius Chabanaud, 1916, Bull. Mus. Nat. hist. nat., 22, p. 364, fig. 1-3 (volcans du Kivori,
Kivu) (type au MHNP, vu).
Typhlops lestradei de Witte, 1933, Rev. Zool. Bot. Afr., 23, p. 207, fig. 1-3 (Rubengera, Ruanda) (type
au RGMC).
Typhlops kaimosae Loveridge, 1935, Bull. Mus. Comp. Zool., 79, p. 5 (Kaimosi, Kenya) (type au MCZ,
vu).
1. Typhlops blanlordii Boulenger, 1889 considéré comme une sous-espèce de Typhlops angolensis est en fait une
forme nettement distincte de celui-ci et synonyme de Typhlops lineolatus Jan.
Source : MNHN, Paris
48
ROLANDE ROUX-ESTÉVE
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPT1LIA-SERPENTES
49
Typhlops ochraceus Laurent, 1952, Rev. Zool. Bot. Afr., 46, p. 269 (Mulenge, Lulenga, Zaïre) (type au
RGMC).
Typhlops angolensis polylepis Laurent, 1956, Ann. Mus. Cong. Zool., in 8°, 48, p. 56, fig. 6, pi. VII,
fig. 3 (Kiandjo, Tubutubu, Kalondo, Zaïre) (types au RGMC et IRSN, vu un paratype).
Typhlops angolensis irsaci Laurent, 1956, Ann. Mus. Cong. Zool., in 8°, 48, p. 57, p. 349, fig. 3-4, pl. VII,
fig. 4 (Lwiro, Mt. Kahusi, Hongo, Bukavu, Katana, Ibanda, Zaïre ; Rwasenkoko, Ruanda)
(types au RGMC).
Typhlops angolensis symoensis Laurent, 1960, Ann. Mus. Cong. Zool., in 8°, 84, p. 10 (Ngovi River,
Makobola, Fizi, Zaïre) (types au RGMC).
Écaillure de la tête (fig. 27).
Le museau est arrondi, proéminent. La rostrale est ovale dorsalement ; elle occupe à peine la
moitié de la largeur de la tête. Ventralement, elle est étroite au niveau des narines et occupe moins
du tiers de la largeur de la tête ; ses bords ventraux sont bien parallèles. Les nasales dépassent le bord
postérieur de la rostrale ainsi que le bord postérieur des yeux, qui sont situés à la limite préoculaire-
oculaire et parfois presque entièrement sous les préoculaires. Les nasales sont assez larges ventralement,
leurs bases correspondent aux labiales 1 et 2. Les sutures nasales aboutissent généralement au milieu
des labiales 1 et ne dépassent pas les narines. Les préoculaires sont dorsalement un peu plus courtes
Fig. 27. — Typhlops angolensis (Bocage) : écaillure de la tête, a) vue dorsale, b) vue ventrale, c) vue latérale, n° T. 79.
1134 (MBL) holotype.
4 564 009 6 4
Source : MNHN, Paris
50
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
que les nasales et de moitié plus étroites que les oculaires. Par leur base, les préoculaires sont en contact
avec les labiales 2 et 3. Par suite de l’allongement des nasales, la frontale est hexagonale et plus grande
que l’écaille suivante. Les susoculaires sont presque droites par rapport à la frontale et de taille sensi¬
blement égale ; elles se glissent sous les préoculaires.
Problème des labiales.
Il existe trois types de disposition des labiales :
1) les labiales 1 et 2 bordent complètement la base des nasales, les labiales 2 passent sur les
préoculaires qui, elles, recouvrent les labiales 3 (fig. 28 a) ; c’est le cas le plus fréquent ;
2) les labiales 1 et 2 bordent les nasales, mais les préoculaires passent sur les labiales 2 et 3
(fig. 28 c) ;
3) l’un des côtés (droit ou gauche) correspondant au cas 1), l’autre côté au cas 2) (fig. 28 b).
La disposition 2) est bien moins fréquente que la disposition 1), de plus, elle est localisée dans
la région du Rutschuru et du Sud Kivu (70 % environ).
Fig. 28. — Types de disposition des labiales chez Typhlops angolensis : a) cas le plus fréquent, 6) cas mixte, c) cas le
moins fréquent.
Écaillure du corps.
Le nombre des écailles transversales au niveau de l’écaille longitudinale 100 varie de 22 à 38.
Cette variation très importante apparaît liée à l’altitude du lieu de récolte comme on peut le voir sur
l’histogramme de la figure 29. Elle est probablement le résultat des variations de température et d’hu¬
midité liées au changement d’altitude. Naturellement les nombres d’écailles transversales sont toujours
plus faibles chez les mâles que chez les femelles. On a pu ainsi établir le tableau suivant :
Écailles transversales.
Altit. m.
Min.
Moy. «J.
Moy. tôt.
Moy. Ç
Max.
> 1500
30
30,8
32,1
32,6
38
(6 sp.)
(29 sp.)
(9 sp.)
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES 51
Altit. m.
Min.
Moy. <J
Moy. tôt.
Moy. $
M„*.
1000 à 1500
28
30,6
(17 sp.)
31,7
(86 sp.)
32,0
(9 sp.)
34
500 à 1000
26
27,5
28,3
28,2
32
(8 sp.)
(38 sp.)
(17 sp.)
0 à 500
22
25,6
26,0
26,3
32
(20 sp.)
(88 sp.)
(28 sp.)
Le nombre des écailles longitudinales suit la même variation, toujours en relation avec l’alti¬
tude comme on le voit sur l’histogramme de la figure 30. Le minimum est de 234 écailles sur la côte
du golfe de Guinée et le maximum de 532 écailles pour un spécimen récolté à Munagana (Rutshuru,
Kivu), à une altitude d’environ 2 000 m.
De même que pour les écailles transversales, on peut établir le tableau suivant :
Écailles longitudinales.
Altit. m.
Min.
Moy. <J
Moy. tôt.
Moy. $
Max.
> 1500
381
436,3
(6 sp.)
453
(29 sp.)
462,1
(9 sp.)
532
1000 à 1500
350
415,2
(17 sp.)
418,0
(86 sp.)
422,0
(40 sp.)
484
500 à 1000
301
340,0
(8 sp.)
351
(38 sp.)
356,0
(17 sp.)
422
0 à 500
234
305,1
(20 sp.)
318
(88 sp.)
322
(28 sp.)
356
Nombre de vertèbres.
Le nombre de vertèbres varie lui aussi en fonction de l’altitude, avec moins d’amplitude toute¬
fois que les écailles longitudinales. Pour une augmentation de deux écailles transversales, le nombre
d’écailles longitudinales s’accroit d’environ 35-40 écailles et le nombre de vertèbres de 8 à 9 vertèbres,
avec toujours des nombres d’écailles ou de vertèbres plus faibles chez les mâles que chez les femelles
(6* 31) :
Source : MNHN, Paris
ECAiLLES TRANVERSALES
(l
Fig. 29. — Histogrammes du nombre d'écailles transversales en fonction de l’altitude chez T. angolensis.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
53
ECAiu.ES LONGiTUOi.NALES
9
Source : MNHN, Paris
5 ',
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
VERTÈBRES
Fie. 31.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
55
Vertèbres.
Altit. m.
Min.
Moy. $
Moy. tôt.
Moy. $
Max.
> 1500
221
235,6
(6 sp.)
234,4
(27 sp.)
237,3
(8 sp.)
249
1000 à 1500
206
224,4
(17 sp.)
225,1
(84 sp.)
226,7
(39 sp.)
242
500 à 1000
187
206,2
(8 sp.)
207,6
(38 sp.)
207,9
(17 sp.)
231
0 à 500
173
193,6
(20 sp.)
196,7
(84 sp.)
198,4
(27 sp.)
215
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Ce rapport augmente régulièrement avec l’altitude, par suite de 1 augmentation plus rapide
du nombre des écailles longitudinales (fig. 32) :
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Altit. m.
Min.
Moy. $
Moy. tôt.
Moy. Ç
Max.
> 1500
1,74
1,84
(6 sp.)
1,95
(27 sp.)
1,98
(8 sp.)
2,21
1000 à 1500
1,63
1,84
(17 sp.)
1,85
(84 sp.)
1,85
(39 sp.)
2,05
500 à 1000
1,52
1,63
(7 sp.)
1,69
(38 sp.)
1,70
(17 sp.)
1,88
0 à 500
1,33
1,57
(20 sp.)
1,61
(84 sp.)
1,62
(27 sp.)
1,79
Source : MNHN, Paris
mgolensis.
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
Mensurations.
Les deux plus grands spécimens atteignent 620 mm.
Le crâne a une taille et une croissance à peu près semblables à celle de Typhlops lineolatus, espèce
de savane (Groupe VI) et de Typhlops bibronii, espèce du Sud africain (Groupe VIII). La longueur
du crâne de Typhlops angolensis reste inférieure à celle des sous-espèces de Typhlops punctatus pour
une même longueur totale (fig. 33).
Typhlops angolensis est une espèce grêle : le rapport de la largeur à la longueur totale y est
toujours plus faible que chez les espèces du Groupe VI, dont la taille maximale est, comme on le verra
plus loin, plus élevée (fig. 34).
Coloration.
La coloration est en relation avec le milieu ; en règle générale, les espèces de forêt ont le ventre
dépigmenté, les espèces de savane ont le ventre pigmenté. L’ensoleillement, les conditions de tempé¬
rature et d’humidité doivent probablement influer sur la pigmentation. Typhlops angolensis, espèce
à large répartition, n’échappe pas à cette règle. Tous les individus récoltés en forêt équatoriale et dans
les forêts galeries attenantes ont le ventre dépigmenté. Les individus récoltés dans les montagnes de
l’Est du Congo, sur le bord Ouest des plateaux de Tanzanie, sur les plateaux d'Angola, ou les régions
élevées du Katanga et de Zambie, présentent une pigmentation ventrale variable. Celle-ci peut être
totale ou au contraire laisser sur la ligne médiane des rangées d écailles longitudinales dépigmenlées
en nombre variable : 1, 3, 5 ou plus, soit tous les intermédiaires entre une pigmentation totale ventrale
ou une dépigmentation totale. Typhlops angolensis est bien une espèce forestière qui s est adaptée
aux forêts dégradées de montagnes, à certaines forêts claires, aux savanes boisées, mais ne se trouve
jamais en savane herbeuse.
A notre connaissance, il n’existe pas d’individus marbrés chez Typhlops angolensis ; le pigment
est réparti régulièrement sur l’écaille avec une partie plus claire à la base et sur les côtés, 1 ensemble
donne un aspect rayé.
Spécimens examinés (248 sp.) (voir tableaux IX).
Cameroun : Buea, SMF 29215 à 217, BM 1950.1.1.84 ; Victoria, SMF 29214, 29213 ; ?, BM 74.6.8.17
Rép. Centrafricaine : Bangui, MIINP 1892-96, 1900-442; Chari, MHNP 1904-179;
Gabon : Makokou, MHNP 1966-1215;
Congo-Brazzaville : Pointe-Noire, MHNP 1966-1216 à 19 ; Francev.lle, MHNP 1886-348 ; Brazza
ville, MHNP 1966-651, Coll. Gasc. 62, 66, 69; IFAN 54.3.15; Sibiti, MHNP 1966-648; Mhda
MHNP, 1966-52; „ , , , , . % „
Angola : Duque de Brangança, MBL T. 79.1134 (type de Onychocephalus angolensis) ; Nova Lisboa
SMF 62798 ; Dundo, RGMC 17404 à 17406 ;
A RE Bas-Congo : Gombe-Matadi, RGMC 15959 ; Mavumbo, RGMC 728 ; Kakongo, BM 1901.3.12.65
Ganda Sundi, RGMC 1406 ; Congo da Lemba, RGMC 1383 (3 sp.), 1385 (3 sp.), 1370 ; Povo
Netonna, près Banana, SMF 16638 (type de Typhlops congicus) ; Tshela, RGMC 11172 ; Kisantu,
RGMC 8713 : Thysville, RGMC 15572-73 ;
I .éopoldville : Lemba, RGMC 14927; Léopoldville, IRSN 3949, RGMC 2093, 6656, 11549
11554 :
Kwango ; Leverville, RGMC 5971, 6219;
Kasaï : Ipamu, RGMC 2679 ;
Tshuapa : Haut-Tshuapa, RGMC 4602; Lingunda, IRSN 3986, Tondo, IRSN 3201 (2 sp.) ;
Eala, RGMC 2048, 2049, 2051 (2 sp.), 2067 A, 2080, 8634-35, 6249, 9464-65 ; Lukolela, RGMC
4637 A, 4680 ; Bokuma, RGMC 15394 ; lac Tumba, IRSN 3984 ;
Mongala : Gumba, RGMC 11767 ;
Source : MNHN, Paris
longueur totole en mm.
us sdjoo np jnaDjDj
longueur totole en mm.
Rapport de la largeur du corps à la longueur totale chez T. angolensis.
60
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Ubangui : Yumbi Libenge, IRSN 3217 ; Alberta, RGMC 2344 ; Karawa, RGMC 10623 i, 25
10931 ; Zongo, BM 97.1.30.1 ; Likini, RGMC 6279;
Bas-Uele : Zobia, IRSN 3202 (3 sp.), 3220 ; Bambesa, IRSN 3235, 3947 ; Ibcmbo IRSN
3205, 3219, 3212 (2 sp.), 3215, 3231, 3234 ; Ambonga, IRSN 3226-
Haut-Uele : Medge, RGMC 1748;
3203,
Haut-Congo : Stanleyville, RGMC 9121, 9120, 8006, 6617, 8004, 15660, 5830, 6618, 6616 5809
8000, 15659; Yambuya, RGMC 1511; Yamgambi, RGMC 15039; Elisabetha, RGMC 3170*
3177 ; Lieke-Isange, IRSN 3210, 3214 ; Bokala, RGMC 1857 ; Panga, RGMC 4759 4760 •
Bafwasende, RGMC 1801 (2 sp.) ; ?, RGMC 939 ;
Ituri : Aru, IRSN 3213, 3236; Nioka, IRSN 3211; Issehe, IRSN 3174;
Kivu : Rutshuru, IRSN 3078, 3083 à 85, 3140, 3145, 3164 ; Munagana' IRSN 3087 3097 •
Mabenga, IRSN 3958; Nyamabere, IRSN 3181 ; Sindibawa, IRSN 3176; Kakurakandabarewni’
IRSN 3175; Katare, IRSN 3170; Rugera, IRSN 3171 ; Tshanzerwa, IRSN 3959; Mutsora IRSN
3111 à 3125, 3133, 3152 (2 sp.) h 3156, 3158 à 3163, 3165 à 3167 ; Kabakule, IRSN 3137 (2 sp ) •
Munsenene, IRSN 3130 (2 sp.), 3132, 3134; Ngokoi, IRSN 3139, 3149; Kiondo ya Kwanza IRSN
3144 ; Ishango, IRSN 3150 ; Kaliba, IRSN 3136 ; Mandundu, IRSN 3172 ; Lubara, IRSN 3169 •
Kilia, IRSN 3168 ; Bumali, IRSN 3128 ; Katale, IRSN 3146 ; Tshambi, IRSN 3950 ; Mutwanea'
IRSN 3944; Ruwenzori, MHNP 1923-116-117; ?, MHNP 1950-40 et 1950-B 40,1950-41 et A, C D
41, 1950-42 ; Kadjuju, MHNP 1933-177 ; Kitembo, MHNP 1933-179; Bobandana, MHNP 1933-
178; Kivori, MHNP 1916-213 (type de Typhlops dubius) ; Hoysha, IRSN 3126, 3127, 3141, 3177
3147 ; Abia, IRSN 3180; Béni, ZMU 24897 (type de Typhlops adolfi), IRSN 3131 (3 sp.) ; Kiavikere*
IRSN 3138 ; Djilube, IRSN 3142; Tungula, IRSN 3143 ; Rugetsi, IRSN 3148, 3179; Biatu, IRSN
3129 ; Lusilube, IRSN 3178 ; Liboma, IRSN 3135 ; Semliki, IRSN, 3946 ; Kirotshe, IRSN 3173 •
Goma, IRSN 3151 ;Bunyakiri, IRSN 3952 (paratypede Typhlops angolensis polylepis) ; Mt. Sesero'
IRSN 3963; Zulu, IRSN 3965; Kalondo, IRSN 3966; Tshobondo, IRSN 3953 à 3956 3985-
Mulungu, IRSN 3216, 3218, 3221, 3222, 3227 ;
Haut Katanga : Kasenga, IRSN 3945 ;
Ruanda : Usumbura, IRSN 3207 (2 sp.) ;
? : IRSN 3948 ;
Kenya : Kaimosi, MCZ 40060 (type de Typhlops haimosae) ;
Uganda : Nabugabo, Masaka, BM 1935.10.9.2; Hakitengya, Bwamba, BM 1952.1.6.45;
Tanzanie : Sekenke, Somanza, RGMC 21949; Imanina Hills, Kibnndo, BM 1959.1.4.65-75 (n° 26) •
Zambie : Abercorn, IRSN 4005 (2 sp.).
TYPHLOPS ELEGANS Peters, 1868.
Typhlops (Ophthalmidium) elegans Peters, 1868, Monalsber. Alsad. Wiss. Berlin, p. 450, pi. II, fig. j
(Ile du Prince) (types au ZMU, vu un syntype).
Écaillure de la tête (fig. 35).
Le museau est arrondi, proéminent. La rostrale, ovale dorsalcmcnt, occupe dans sa plus grande
largeur un peu plus de la moitié de la tête. Ventralement, elle est étroite au niveau des narines et n’occupe
qu un tiers de la largeur de la tête ; ses bords sont parallèles. Les nasales, qui dépassent le bord posté¬
rieur de la rostrale, atteignent vers l’arrière le bord postérieur des yeux ; du côté ventral, elles sont
assez étroites. Les sutures nasales issues du milieu des labiales 1 s’arrêtent à la narine ou la dépassent
et atteignent quelquefois le bord de la rostrale, donnant ainsi des nasales divisées. Le bord supérieur
des préoculaires est situé en avant du bord postérieur des nasales. Les préoculaires sont peu élevées par
rapport aux oculaires et leur largeur est égale à la moitié de celle des oculaires. La frontale est
hexagonale et un peu plus grande que les écailles qui la suivent. Les susoculaires sont obliques par
rapport à la frontale. Les yeux sont bien visibles à la jonction O-PO-SO.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
61
(MSNG).
Les labiales 1 sont en contact avec les N 1, N 2. Les labiales 2 touchent une fraction des N 2
et se glissent sous les PO. Les labiales 3 passent sous une fraction des PO et sous les oculaires. Les
labiales 4 bordent les oculaires.
licaillure du corps.
Tous les spécimens observés (16) ont 20 écailles transversales au niveau de l’écaille longitu¬
dinale 100.
Le nombre des écailles longitudinales varie de 315 à 349, avec une moyenne de 335. Il va de
321 à 341 pour les mâles (moyenne 330,6 sur 6 sp.) et de 329 à 349 pour les femelles (moyenne 340,9
sur 7 sp.) (fig. 36).
Nombre de vertèbres.
Le nombre de vertèbres varie de 210 à 221, avec une moyenne de 215,5. Chez les mâles, il va
de 210 à 218 (moyenne 214,3), chez les femelles de 214 à 220 (moyenne 217) (fig. 37).
Source : MNHN, Paris
62
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
elegons
steinhausi
ECAILLES LONGiTUDiNALES
Fio. 36. — Histogrammes du nombre d’écailles longitudinales chez T. elegans et T. steinhausi.
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Il varie de 1,48 à 1,62 (moyenne 1,55). Chez les mâles, de 1,51 à 1,57 (moyenne 1,55), chez les
femelles de 1,48 à 1,62 (moyenne 1,57) (fig. 38).
Mensurations.
Le plus grand spécimen mesure 420 mm.
Le crâne de Typhlops elegans est plus court, à longueur égale, que celui de Typhlops angolensis
ou celui de Typhlops steinhausi. Au contraire, à longueur égale, la largeur du corps est plus élevée
chez Typhlops elegans que chez Typhlops steinhausi. Cette largeur du corps est plus difficilement compa¬
rable à celle de Typhlops angolensis, dont les individus atteignent une plus grande taille (fig. 39-40).
Coloration.
La coloration de Typhlops elegans est très spéciale : elle est orange avec des séries de lignes
longitudinales noires placées à la limite des rangées d’écailles. Ces lignes peuvent être continues ou
fragmentées irrégulièrement et donnent un aspect tacheté à l’animal. Elles peuvent descendre latéra¬
lement. Il reste cependant toujours quelques rangées d’écailles ventrales parfaitement claires.
Spécimens examinés (16 sp.) (voir tableaux X).
Toutes les récoltes proviennent de l’île du Prince dans le golfe de Guinée.
ZMU 6066 (syntype), MHNP 1920-8, MBL 1124 A, B, C, D, 1126 A, B, MSNG 35592 A, B, C
D, 28868 A, B, 29966 et 28143.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
63
elegans
steinhausi
r h
i=n
IL
1
0
CM CM OJ cvl
Fie. 37. Histogrammes du nombre de vertèbres chez T. elegans et T. steinhausi.
TYPHLOPS STEINHAUSI Werner, 1909.
Werner, 1909, Milt. Naturh. Mus. Hamburg, XXVI, p. 209 (Cameroun) (type perdu, néoholotype au
MHNP, vu).
Typhlops batesii Boulenger, 1911, Ann. Mag. Nat. Hist., (8), VIII, p. 370 (Bitye, Cameroun) (types au
BM, vus) 1 .
Écaillure de la tête (fig. 41).
Le museau est arrondi, proéminent, la rostrale est ovale dorsalement et parfois légèrement
tronquée vers l’arrière. Elle occupe environ les 3/5 e de la largeur de la tête. Ventralement, elle est étroite
au niveau des narines et occupe environ le tiers de la largeur de la tête ; ses bords sont parallèles. Les
1. Typhlops batesii a été décrit sur des spécimens proches de la mue, ceux-ci ont des yeux presque ou pratique¬
ment invisibles.
Source : MNHN, Paris
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Rapport du nombre d’écailles longitudinales au nombre de vertèbres chez T. elegai
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Rapport de
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
67
nasales dépassent le bord postérieur de la rostrale ainsi que celui des yeux, qui sont situés sous les
préoculaires. Du côté ventral, les nasales sont étroites, leurs bases sont plus courtes que les labiales 1 ;
les sutures nasales commencent à l’angle de la rostrale ou assez près de celui-ci et ne dépassent pas
la narine. Les préoculaires atteignent le bord postérieur des nasales et sont de moitié plus étroites que
les oculaires qui, latéralement, sont plus hautes que les préoculaires. Par leur base, les préoculaires
sont en contact avec les labiales 1, 2 et 3. La frontale est hexagonale et deux fois plus grande que
l’écaille qui la suit, 4 fois plus grande que les écailles dorsales suivantes. Les susoculaires sont obliques
par rapport à la frontale et de taille moindre ; elles se glissent sous les préoculaires. Les yeux sont
plus ou moins visibles sous les préoculaires.
Les labiales 1 ont un contact faible avec les N 1, touchent entièrement les N2 et une moitié
des préoculaires. Les labiales 2, bien plus étroites que les labiales 1, sont recouvertes entièrement par
les préoculaires. Les labiales 3 ont un contact faible avec les préoculaires et sont recouvertes par les
oculaires. Les labiales 4 bordent les oculaires.
Fig. 41. — Typhlops sleinhauai Werner : écaillure de la tête, a) vue dorsale, 6) vue ventrale, e) vue
(coll. Pujol).
latérale. n° 464
Source : MNHN, Paris
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Écaillure du corps.
Le nombre des écailles transversales au niveau de l’écaille longitudinale 100 est de 26 ou 28.
Le nombre des écailles longitudinales varie de 378 à 429 (moyenne 406,6) : il est donc nettement
plus élevé que chez Typhlops elegans. De plus, dans les régions où Typhlops steinhausi est sympatrique
avec Typhlops angolensis, cette dernière espèce n’atteint pas plus de 360 écailles longitudinales. Les
mâles ont de 378 à 405 écailles (moyenne 393,7 sur 4 sp.), les femelles de 401 à 429 (moyenne 412 2
sur 9 sp.) (fig. 36).
Nombre de vertèbres.
Le nombre de vertèbres varie de 235 à 255 (moyenne 245,7). Chez les mâles, il va de 235 à 245
(moyenne 239,5), chez les femelles de 241 à 255 (moyenne 248,6) (fig. 37).
Il est bien plus élevé que chez Typhlops elegans. Quant à Typhlops angolensis, dans les régions
où il cohabite avec Typhlops steinhausi, le nombre de vertèbres le plus élevé est de 215.
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Il varie de 1,60 à 1,74 (moyenne 1,65). Il va de 1,60 à 1,68 (moyenne 1,64) chez les mâles et de
1,61 à 1,74 (moyenne 1,65) chez les femelles (fig. 38).
Mensurations.
Dans la série des 18 spécimens examinés, il y en a deux dont la taille atteint 420 mm.
La longueur du crâne de Typhlops steinhausi est, à longueur égale, supérieure à celle de Typhlops
elegans et, en moyenne, inférieure à celle de Typhlops angolensis.
La largeur du corps, inférieure à celle de Typhlops elegans, paraît rentrer dans les normes de la
croissance de celle de Typhlops angolensis, mais il ne faut pas oublier toutefois que Typhlops angolensis
peut atteindre une taille bien supérieure à Typhlops steinhausi (jusqu’à 620 mm) (fig. 39-40).
Coloration.
Le dos est brun foncé, le ventre clair. Les écailles colorées du dos ont leur base et la partie pos¬
térieure claire. Le pigment occupe la région médiane des écailles.
Spécimens examinés (18 sp.) (voir tableau XI).
Cameroun : Bitye, BM 1946.1.23.49-50 (syntypes de Typhlops batesii), BM 1914.5.27.4-5 ;
Nigeria : Oban dist., BM 1910.2.23.2 ;
Rép. Centrafricaine : MHNP 1916-211 ; Boukoko MHNP, 1964-139 (néoholotype de Typhlops
steinhausi, voir Villiers, 1963) ; La Maboké, MHNP 1964-406 à 408, 1963-867, coll. Pujol 462
à 464, 466 et 467, 469, 480.
Groupe V.
TYPHLOPS OBTUSUS Peters, 1865.
TYPHLOPS DECOROSUS Buchholz et Peters, 1875.
TYPHLOPS sp.
Ces trois espèces sont caractérisées par une rostrale qui, dorsalement, est presque circulaire
large, et ventralement rétrécie au niveau des narines. Les nasales dépassent largement la rostrale
vers l’arrière. La frontale, de forme hexagonale, est de grande taille par rapport aux écailles du corps.
Ce sont des espèces grêles, très allongées, à grand nombre de vertèbres et d’écailles longitudinales.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES 69
Typhlops obtusus a 26 écailles transversales, Typhlops decorosus 24 et Typhlops sp. 30.
Ces trois espèces sont pratiquement aveugles : quelques individus peuvent avoir parfois simple¬
ment une tache oculaire.
Typhlops obtusus se trouve au Mozambique, au Malawi et dans le Nord-Ouest de la Rhodésie.
Typhlops decorosus vit dans les savanes du Cameroun.
Typhlops sp., dont on ne connaît qu’un spécimen, provient de Douala (Cameroun) (pl. III).
TYPHLOPS OBTUSUS Peters, 1865.
Typhlops (Onychocephalus) obtusus Peters, 1865, Monatsb. Akad. Wiss. Berlin, p. 260, fig. 2 (Nyassa-
land, vallée du Schire) (types au BM).
Typhlops obtusus palgravei Laurent, 1968, Arnoldia, III, 31, p. 2 (Umtali, Rhodésie) (types à l'UM).
Écaillure de la tête (fig. 42).
Le museau est arrondi, très proéminent. La rostrale, en dessus est presque circulaire, parfois
légèrement tronquée vers l’arrière ; ventralcment, elle est assez large. Les nasales semi-divisées dépassent
Fie. 42. — Typhlops obtusus Peters : écaillure de la tête, a) vue dorsale, 6) vue ventrale, c) vue latérale. n° 1947.1.
1.24 (BM).
Source : MNHN, Paris
70
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES 71
la rostrale vers l’arrière. Les sutures nasales sont parallèles aux bords de la rostrale et aboutissent
presque à l’angle de la rostrale. La frontale est plus large que les écailles qui la suivent et de forme
hexagonale. Les préoculaires arrivent au niveau des nasales et sont bien plus étroites et moins hautes
que les oculaires. Les susoculaires sont légèrement obliques. Les yeux sont pratiquement invisibles.
On peut parfois observer une tache oculaire.
Les labiales 1 sont en contact avec les N 1 et la moitié des N 2. Les labiales 2 sont en contact
avec les N 2 et passent sur les préoculaires. Les labiales 3, plus minces, passent sous les préoculaires
et les oculaires. Les labiales 4 bordent les oculaires.
Ecaillure du corps.
Au niveau de l’écaille longitudinale 100, cette espèce a 26 écailles transversales.
Le nombre des écailles longitudinales varie de 407 à 489 (moyenne 453,6), soit plus précisé¬
ment de 407 à 470 (moyenne 438,5) chez les mâles, de 423 à 489 (moyenne 459,6) chez les femelles.
Laurent (1968) a décrit la sous-espèce Typhlops obtusus palgravei sur des individus récoltés
à Umtali (Rhodésie). Il sépare ainsi T. obtusus obtusus et T. obtusus palgravei :
Typhlops obtusus obtusus de 417 à 484 éc. long.
Typhlops obtusus palgravei de 465 à 503 éc. long.
L’importance de la différence entre le nombre des écailles longitudinales de ces deux sous-
espèces relève d’une part du fait, signalé au début de ce travail, que plus le nombre des écailles longi¬
tudinales est élevé, plus la différence entre les extrêmes est grande. D’autre part, le dimorphisme
sexuel joue aussi un rôle : en effet les nombres les plus élevés correspondent aux femelles, les plus
faibles aux mâles.
Dans ces conditions il ne paraît pas nécessaire de maintenir les deux sous-espèces.
Y ombre de vertèbres.
Il varie de 251 à 271 (moyenne 260,4), soit plus précisément de 251 à 261 (moyenne 256) chez
les mâles, de 252 à 271 (moyenne 262,2) chez les femelles.
[{apport Écailles longitudinales/vertèbres.
Il varie de 1,62 à 1,80 (moyenne 1,74) soit plus précisément de 1,62 à 1,80 (moyenne 1,71) chez
les mâles, de 1,67 à 1,80 (moyenne 1,75) chez les femelles (fig. 43).
Mensurations.
Le plus grand spécimen mesure 356 mm (T. o. palgravei Laurent).
Typhlops obtusus, à taille égale, paraît avoir un crâne plus long et un corps moins épais que
Typhlops decorosus.
En tout cas, le crâne est nettement plus court que chez toutes les autres espèces de Typhlops
vues précédemment et le corps est nettement plus grêle (pour une même longueur).
Coloration.
Le dos est brun foncé, le ventre éclairci sur 7 à 8 rangées d’écailles. La base des écailles est claire,
le reste plus ou moins foncé. A la limite des rangées d’écailles, le pigment est plus dense et donne un
aspect rayé. Sur les côtés du corps, le pigment est irrégulier.
Spécimens examinés (7 sp.) (voir tableau XII).
Mai awi : Zomba, BM 93.10.26.37; Blantyre, BM 1947.1.1.24; Cholo Mts, MCZ 51025 et 26; Ruo
Riv., Mlanje Mts, MCZ 51027 à 29.
Source : MNHN, Paris
sanvNianiioNon S3miv03
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
73
TYPHLOPS DECOROSUS Buchholz et Peters, 1875.
Typhlops (Ophthalmidion) decorosus Buchholz et Peters, 1875, Monatsber. Akad. Wiss. Berlin, p. 197
(Cameroun) (type au ZMU, vu).
Typhlops (Onychocephalus) buchholzi Peters, 1881, Sitz. Ges. Nat. Fr., p. 71 (Mungo, Ouest Afrique)
(type au ZMU, vu).
Écaillure de la tête (fig. 44).
Le museau est arrondi, proéminent. Du côté dorsal, la rostrale est presque circulaire, plus ou
moins tronquée en arrière. Ventralement, elle se rétrécit fortement au niveau des narines et ses bords
sont ensuite bien parallèles. Les nasales sont semidivisées et dépassent largement la rostrale. Les sutures
nasales aboutissent au milieu des labiales 1. La frontale est hexagonale et large (deux fois la largeur
p 1G 44 _ Typhlops decorosus Buchholz et Peters : écaillure de la tête, a) vue dorsale, b) vue ventrale, c) vue latérale.
n° 1966 — 1251 (MHNP).
Source : MNHN, Paris
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
d’une écaille du corps). Les préoculaires dépassent les nasales nettement en arrière et sont plus hautes
(lue les oculaires. Du fait du recul des préoculaires, les susoculaires sont transverses. Les yeux sont
pratiquement invisibles : ils se présentent sous l’aspect de traces de tache oculaire, situées sous les
oculaires.
Les labiales 1 sont en contact avec les N 1 et les N 2. Les labiales 2 sont recouvertes par les pré¬
oculaires et touchent légèrement les N 2. Les labiales 3 sont à peine recouvertes par les préoculaires
et bordent, avec les labiales 4, les oculaires.
LcaiUure du corps.
Au niveau de l’écaille longitudinale 100, il y a 24 écailles transversales.
Le nombre des écailles longitudinales varie de 460 à 542 (moyenne 492), soit plus précisément 490
pour un mâle et de 482 à 542 (moyenne 509,8) pour les femelles (4 sp.).
Nombre de vertèbres.
Il varie de 285 à 320 (moyenne 307,6), soit plus précisément 307 pour un mâle et de 313 à 320
(moyenne 316,5) pour les femelles (4 sp.).
Rapport écailles longitudinalesIvertèbres.
Il varie de 1,52 à 1,69 (moyenne 1,59), soit plus précisément 1,59 pour un mâle et de 1,53 à 1 69
(moyenne 1,60) pour les femelles (fig. 43).
Mensurations.
Le plus grand spécimen mesure 505 mm.
Comme Typhlops oblusus, Typhlops decorosus est une espèce grêle et à crâne plus court, pour
une même longueur totale, que les autres groupes de Typhlops. Son crâne est légèrement plus court
que celui de Typhlops obtusus.
Coloration.
C’est une espèce de savane presque entièrement colorée, seules 3 à 5 rangées d’écailles abdomi¬
nales sont décolorées. La base des écailles est dépourvue de pigment ou plus claire que la partie pos¬
térieure.
Spécimens examinés (9 sp.) (voir tableau XIII).
Cameroun : ZMU 8322 (type de Typhlops decorosus) ; Mungo, ZMU 8408 (type de Typhlops buchholzi) ■
Bafutu dist., BM 50.1.1.31 ; Bota, BM 1967.106 ; Ngaoundéré, MHNP 1966-1248 à 1251 ;
Rép. Centrafricaine : Bania, près Berberati, MHNP 1931-80.
TYPHLOPS sp.
Un seul spécimen (SMF 16639, Douala, Cameroun).
Écaiüure de la tête (fig. 45).
Ce spécimen ressemble à Typhlops decorosus. Le museau est arrondi. La rostrale est circulaire
dorsalement, ventralement elle se rétrécit au niveau des narines. Les nasales, semi-divisées, dépassent
largement la rostrale. Les sutures nasales aboutissent presque à l’angle de la rostrale. La frontale est
hexagonale et très grande par rapport aux écailles du corps. Les préoculaires dépassent les nasales
en arrière, ce qui donne des susoculaires transverses. Les préoculaires sont aussi hautes et un peu moins
larges que les oculaires. Les yeux sont invisibles.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
Ecaillure du corps.
Le spécimen a 30 écailles transversales au niveau de l’écaille longitudinale 100 et a 558 écailles
longitudinales.
Nombre de vertèbres.
Il possède 351 vertèbres, ce qui donne un rapport écailles longitudinales/vertèbres de 1,58
(«g. 43).
Mensurations.
La taille est grande et atteint 525 mm de longueur.
La longueur du crâne et la largeur du corps ont sensiblement les mêmes proportions que dans
les deux espèces précédentes.
Source : MNHN, Paris
76
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Coloration.
L’individu est incolore.
Ce spécimen unique semble très proche de Typhlops decorosus : il s’en sépare par le nombre
des écailles transversales (30 au lieu de 24) et par les nombres élevés d’écailles longitudinales et de
vertèbres. De plus, il provient de Douala, en fait, alors que tous les Typhlops decorosus ont été récoltés
en savane.
Il paraît difficile de créer pour le moment une nouvelle espèce sur cet unique individu (voir
tableau XIV).
Groupe VI
TYPHLOPS PUNCTATUS (Leach, 1819).
Typhlops punctatus punctatus (Leach, 1819).
Typhlops punctatus congestus (Duméril et Bibron, 1844).
Typhlops punctatus liberiensis (Hallowell, 1846).
TYPHLOPS LINEOLATUS Jan, 1864.
Typhlops lineolatus lineolatus Jan, 1864.
Typhlops lineolatus langanicanus Laurent, 1964.
Ces espèces ont de nombreuses affinités entre elles et ont été souvent confondues.
Schmidt (1923) et à sa suite Laurent (1956, 1964) se sont rendus compte que, sous le nom de
Typhlops punctatus, avaient été réunies des espèces à caractères morphologiques et écologiques diffé¬
rents. En particulier, Typhlops angolensis (du groupe IV) avait été mélé au groupe punctatus-lineolatus
par la majorité des auteurs; Typhlops gierrai (du groupe VII) avait été considéré par Barbour et
Loveridge (1928) comme une sous-espèce de Typhlops punctatus ; Typhlops blanfordii, dont personne
n’avait songé à examiner le type, avait été mis en synonymie avec Typhlops angolensis.
Laurent (1956) a commencé à débrouiller la situation, mais en multipliant les sous-espèces
chez Typhlops angolensis et en adoptant pour Typhlops lineolatus la dénomination de Typhlops bou-
lengeri. Le type de Typhlops lineolatus n’existe plus au Musée d’Upsal ; cependant, si l’on se reporte
à la description originale de Jan et aux figures qui l’accompagnent, on s’aperçoit que ce que Laurent
(1956, 1964) considère comme Typhlops boulengeri est en fait Typhlops lineolatus de Jan.
Typhlops punctatus et Typhlops lineolatus ont un nombre d’écailles transversales très voisin
de 26 à 34 chez le premier et de 24 à 32 chez le second. Chez tous deux la rostrale est large, plus ou
moins arrondie et tronquée vers l’arrière. Les nasales atteignent le bord postérieur de la rostrale ou
la dépassent très légèrement. Les rapports nasales-préoculaires-labiales, en revanche, sont différents
dans les deux espèces.
L’influence de l’altitude sur les nombres d’écailles ou de vertèbres notée chez Typhlops angolensis
se manifeste aussi chez Typhlops lineolatus lineolatus et chez Typhlops punctatus punctatus. Ces deux
espèces sont sympatriques en savane au Nord de l’Équateur. Typhlops punctatus punctatus ne se ren¬
contre jamais au Sud de l’Équateur. Typhlops lineolatus lineolatus, au contraire, est fort répandu dans
les savanes du Sud de la forêt équatoriale et atteint les savanes d’Angola, de Zambie et de Tanzanie.
Les deux sous-espèces Typhlops punctatus liberiensis et Typhlops punctatus congestus sont des
sous-espèces forestières : la première vit dans l’Ouest africain, la deuxième en forêt congolaise et dans
les forêts galeries qui en dépendent.
La sous-espèce Typhlops lineolatus langanicanus a une répartition bien plus restreinte que
Typhlops lineolatus lineolatus et des caractères numériques tels qu’elle s’en sépare nettement. On la
trouve dans le Sud de la Tanzanie (pl. IV et V).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
77
CHE iv _ Répartition géographique des Typhlops du groupe VI, sous-espèces de Typhlops punctatus.
Source : MNHN, Paris
78
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
79
Ces espèces qui sont difficiles à distinguer les unes des autres, ont donc une répartition ou un
biotope distinct, c’est pourquoi j’étudie successivement :
I. — Les formes des savanes au Nord de l’Équateur (du Sénégal à l’Éthiopie en y incluant les savanes
du Nord de l’Uganda et du Nord Kenya) 1 :
Typhlops punctatus punctatus.
Typhlops lineolatus lineolatus.
II. — Les formes de forêt :
a) forêt de l’Ouest (Sierra Leone, Liberia, Côte d’ivoire, Ghana) :
Typhlops punctatus liberiensis
b) forêt équatoriale :
Typhlops punctatus congestus.
III. — Les formes des savanes de l’Est (Uganda, Kenya, Tanzanie, Katanga) :
Typhlops lineolatus lineolatus
Typhlops lineolatus tanganicanus.
IV. — Les formes des savanes du Sud de la forêt congolaise (bassin du Kasaï, Bas Congo, Angola,
Zambie) :
Typhlops lineolatus lineolatus.
Synonymie
TYPHLOPS PUNCTATUS (Leach, 1819).
Typhlops punctatus punctatus (Leach).
Acontias punctatus Leach, 1819 in Bowdich, Mission ... Ashantee, p. 493 (Fantee, Ashanti, Ghana)
(type au BM., vu).
Typhlops eschrichtii Sclilegel, 1839, Abbild. Amph., p. 37, pl. XXXII, fig. 13-16 (Ghana) (type
au BMNH, vu).
Typhlops milleti Chabanaud, 1920, Bull. Mus. Nat. Hist. nat., 26, p. 463 (Togo) (type au MHNP,
vu).
Typhlops punctatus congestus (Duméril et Bibron).
Onychocephalus congestus Duméril et Bibron, 1844, Herp. Gén., 6, p. 334 (pas de localité) (type
au Fort Pitt à Chatham, vraisemblablement perdu, Grandison, in lett.).
Onychophis barrowii Gray, 1845, Cat. Liz. Brit. Mus., p. 133 (? India) (type au BM.).
Typhlops (Onychocephalus) crassatus Peters, 1881, Sitz. Ges. Naturf. Freunde, p. 50 (Chinchoxo,
Congo) (type au ZMU, vu).
Typhlops punctatus liberiensis (Hallowell).
Onychocephalus liberiensis Hallowell, 1848, Proc. Acad. Nat. Sc. Philad., p. 59 (Liberia) (types
aux ANSP et MHNP, vus).
Onychocephalus nigro-lineatus Hallowell, 1848, Proc. Acad. Nat. Sc. Philad., p. 60 (Liberia)
(type au ANSP).
Typhlops kraussi Jan et Sordelli, 1864, Icon. Gén. Ophid., I, liv. 3, pl. VI, fig. 2 (avril 1864)
et Jan, 1864, Icon. Gén. Ophid., I, Typhl., p. 26 (oct. 1864) (Ghana) (types au MH NB,
vu et au Musée de Stuttgart).
1. Le» spécimens de l’espèce Typhlops lineolatus lineolatus du Nord de l'Uganda et du Nord Kenya ont été aussi
placés dons les formes des savanes de l’Est (voir n° III).
Source : MNHN, Paris
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Typhlops hallowelli Jan et Sordelli, 1864, Icon. Gén. Ophid., I, liv. 4, pl. IV, fig. 6, pi. V, fig. 6
(avril 1864) et Jan, 1864, Icon. Gén. Ophid., I, Typhl., p. 29 (oct. 1864) (Ghana) (type
au MHNB. vu).
Typhlops liberiensis var. intermedia Jan et Sordelli, 1864, Icon. Gén. Ophid., I, liv. 5, pl. V,
fig. 2 et pl. IV, fig. 2 (juin 1864) et Jan, 1864, Icon. Gén. Ophid., I Typhl., p. 24 (oct. 1864)
(Liberia) type au Musée de Hambourg, perdu, Ladiges in litt.).
Typhlops leprosus Taylor et Weyer, 1958, Univ. Kansas Sc. Bull., XXXVIII, p. 1204 (Harbel,
Liberia) (type au FM N H, vu).
TYPHLOPS LINEOLATUS Jan, 1864.
Typhlops lineolatus lineolatus Jan.
1864, Icon. Gén. Ophid., I, Typhl., p. 24 (oct. 1864) et Jan et Sordelli, 1865, Icon. Gén.
Ophid., I, liv. 9, pl. I, fig. 4 (fév. 1865) (Sierra Leone) (type au Musée d’Upsal, perdu).
Typhlops blanfordii Boulenger, 1889, Ann. Mag. N.H., (6), IV, p. 363 (Senafe, Uper Canale)
(type au BM, vu).
Typhlops boulengerii Bocage, 1893, Jorn. Sc. Lisboa, (2), III, p. 117 et 1895, Herp. Angola,
p. 64 (Quindumbo, Angola) (types au MBL et au BM, vu 2 sp.).
? Typhlops bocagei Béthencourt-Ferreira, 1904, Jorn. Sc. Lisboa, (2), VII, p. 114 (Cabicula,
Bom Jésus, margens do Quanza, Angola) (type au MBL, non vu).
Typhlops lornieri Sternfeld, 1910, Mitl. Zool. Mus. Berlin, V, p. 69 (Kilimandjaro Mt., Tanzanie)
(types au ZMU, vus).
Typhlops schmidti Laurent, 1956, Ann. Mus. Congo, Zool., in 8°, 48, p. 71, fig. 9-11, pl. VIII,
fig. 4 (Nyunzu, Kabila, Lukuga, Sandoa, Kamina, Katanga) (types aux RGMC et MCZ,
2 sp. vus).
Typhlops boulengeri usambaricus Laurent, 1964, Bull. Mus. Comp. Zool., 130, n° 6, p. 416
(Amani, Usambara Mts., Tanzanie) (types au MCZ, vus).
Typhlops schmidti wilsoni Laurent, 1968, Arnoldia, III, p. 31 (Mkanda, Chipangali, Zambie)
(types à l’Umtali Muséum, non vus).
Typhlops lineolatus tanganicanus Laurent.
Typhlops schmidti tanganicanus Laurent, 1964, Bull. Mus. Comp. Zool., 130, n° 6, p. 418 (Liwale,
Kilwa, Tanzanie) (types au MCZ, vus).
I
LES FORMES DES SAVANES AU NORD DE L’ÉQUATEUR
Typhlops punctatus punctalus.
Typhlops lineolatus lineolatus.
Dans les bandes de savanes soudanienne et guinéenne qui s’étendent du Sénégal à l’Éthiopie
et qui se poursuivent dans le Nord de l’Uganda et du Kenya au-dessus de l’Équateur, on constate la
présence de deux espèces sympatriques, apparemment très proches l’une de l’autre. La partie dorsale
de la tête est semblable dans les deux espèces mais des différences se manifestent sur la face ventrale :
Typhlops punctatus punctatus possède des nasales à base large qui correspondent aux labiales
1 et 2 entières, et les labiales 2 passent sur les bases des préoculaires.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
81
Typhlops lineolatus lineolatus possède des nasales à base étroite, qui correspondent aux labiales 1
ou parfois aux labiales 1 et à une légère fraction des labiales 2 (moins du quart) ; les préoculaires couvrent
les labiales 2.
Ces deux espèces de savane ne se rencontrent jamais en forêt humide. La première a des proches
parents en forêt : les sous-espèces Typhlops punctatus liberiensis (forêt de l’Ouest) et Typhlops punc-
latus congestus (forêt congolaise) qui, nous le verrons plus loin, en sont séparées par différents détails
d’écaillure et de coloration. La deuxième, Typhlops lineolatus lineolalus, très répandue dans les zones
de savane qui entourent la grande forêt au Nord comme au Sud de l’Équateur, ne possède pas de sous-
espèces forestières.
Toutes deux offrent la particularité d’avoir des nombres d’écailles longitudinales et transver¬
sales qui augmentent légèrement d’Ouest en Est (le fait est moins sensible pour les nombres de ver¬
tèbres) en fonction de l’altitude qui varie justement d’Ouest en Est dans cette bande de savane. Ainsi,
les nombres les plus élevés, pour les deux espèces, se trouvent en Uganda, dont la presque totalité
du territoire est à une altitude supérieure à 1 000 m. Il existe toujours un décalage entre les nombres
d’écailles et de vertèbres des deux espèces dans une même région : Typhlops lineolatus lineolalus a
toujours des nombres plus faibles que Typhlops punctatus punctatus ; c’est aussi une espèce qui est
apparemment plus grêle, à taille égale.
TYPHLOPS PUNCTATUS PUNCTATUS
EcaiUure de la tête (fig. 46).
Le museau est arrondi, proéminent. La rostrale est large dorsalement, légèrement tronquée
vers l’arrière et occupe environ les trois quarts de la largeur de la tête. Ventralement elle se rétrécit
fortement au niveau des narines et occupe environ un peu plus du tiers de la largeur de la tête ; ses
bords se rapprochent légèrement l’un de l’autre en direction de la bouche. Les nasales atteignent le
niveau du bord postérieur de la rostrale et la dépassent parfois légèrement. Du côté ventral leur base
est large et borde entièrement les labiales 1 et 2. Les sutures nasales aboutissent dans la zone située
entre la rostrale et le milieu des labiales 1 et ne dépassent pas les narines. Les préoculaires arrivent
à peu près au niveau du bord postérieur des nasales et sont de moitié moins larges que les oculaires.
Elles peuvent passer au-dessus des susoculaires (SO sous PO) ou au contraire en-dessous (SO —*■ Na).
Il existe aussi des individus mixtes (fig. 10). La majorité des spécimens examinés est de type SO sous
PO (58 %). Cependant, les individus SO sous PO paraissent plus fréquents à l’Ouest du Tchad (75 %)
qu’à l’Est (20 %). Les individus SO Na sont de 52 % à l’Est du Tchad et de 15 % à l’Ouest, le
reste étant mixte (10 % à l’Ouest, 28 % à l’Est). Dans la région Ouest qui entoure la forêt qui s’étend
de Sierra Leone au Ghana, il y a une population presque entièrement SO sous PO (24 sp. contre 2 sp.
mixtes) qui s’oppose à celle de la forêt voisine ( Typhlops punctatus liberiensis) presque entièrement
de type SO ->■ Na. En revanche, dans la savane bordant la forêt congolaise, la proportion des individus
SO sous PO diminue avec apparition de nombreux spécimens mixtes, il y a alors une plus grande fré¬
quence d’individus SO -> Na tandis qu’en forêt, la sous-espèce Typhlops punctatus congestus est presque
entièrement de type SO sous PO (un seul individu SO ->• Na sur 121 spécimens).
La frontale est grande, de forme trapézoïdale ; sa hauteur et sa largeur représentent le double
de la hauteur et de la largeur des écailles suivantes. Les susoculaires, par suite de la taille de la frontale
et de la position avancée des préoculaires sont obliques. Les yeux sont situés sous les oculaires en
arrière des préoculaires et n’atteignent pas les susoculaires.
Les labiales 1 touchent les N 1 et les N 2 ; elles sont toujours plus longues (près de deux fois)
que les labiales 2. Les labiales 2 sont en contact avec les N 2 et passent sur les préoculaires. Les labiales 3>
plus longues que les labiales 2, sont recouvertes par les préoculaires et les oculaires. Les labiales 4 bordent
les oculaires.
Source : MNHN, Paris
82
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Fio. 46. — Typlilops punclalus punctalus (Leach) : écaillure de la tête, a) vue dorsale, 6) vue ventrale, c ) vue latérale.
n° 1898 — 11 (MHNP).
Écaillure du corps.
Le nombre des écailles transversales au niveau de l’écaille longitudinale 100 varie de 30 à 34,
avec une moyenne de 31,0 pour les mâles (25 sp.) et de 32,1 pour les femelles (45 sp.) (fig. 47). Les
différences sur l’étendue de répartition de l’espèce sont peu marquées. Les spécimens à nombre d’écailles
longitudinales élevé ont presque tous 32 à 34 écailles transversales et sont en majorité femelles (fig. 48).
Le nombre des écailles longitudinales varie de 352 à 443 (moyenne 403,7, pour 87 spécimens),
soit plus précisément de 352 à 417 (moyenne 384,6) pour les mâles (25 sp.) et de 384 à 443 (moyenne
413) pour les femelles (45 sp.), d’où une différence de près de 30 écailles, bien visible sur l’histogramme
de la figure 49.
Le nombre moyen d’écailles chez les spécimens récoltés entre 0 et 500 m d’altitude est de 401 2 •
il passe à 409,5 entre 500 et 1 000 m et à 419,2 au-dessus de 1 000 m.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES 83
ECAil_l.ES TRANSVERSALES
SS-S g]
- Histogrammes du nombre d’écailles transversales chez T. punctatus punctalus.
Nombre de vertèbres.
Il varie de 191 à 225, avec une moyenne de 211 pour 84 sp. Ici aussi le dimorphisme sexuel est
marqué : de 191 à 219 (moyenne 204,1) pour les mâles (24 sp.) et de 201 à 224 (moyenne 213,6) pour
les femelles (44 sp.) (fig- 50).
De 0 à 500 m d’altitude, la moyenne est de 209,7 ; de 500 à 1 000 m, elle est de 214,1 ; au-dessus
de 1 000 m, elle atteint 221.
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Le rapport varie assez peu. La moyenne générale est de 1,91. Chez quelques mâles, le rapport
descend à moins de 1,80 (de 1,77 à 1,96, moyenne 1,87) et chez quelques femelles, il dépasse 2,00 (de
1,85 à 2,07, moyenne 1,93) (fig. 51).
Source : MNHN, Paris
84
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
O
m
Fie. 48. — Histogrammes du nombre d'écailles longitudinales en fonction du nombre d’écailles transversales chez
T. punctatus punctatus.
Mensurations.
Le plus petit spécimen étudié mesure 110 mm, le plus grand, 660 mm. Les jeunes spécimens
ont un crâne proportionnellement plus long (5,36 % de la longueur totale pour le spécimen de 110 mm)
que les spécimens âgés (2,33 % de la longueur totale pour le spécimen de 660 mm) (fig. 52).
La largeur du corps, de croissance plus irrégulière, augmente plus rapidement que la longueur
du crâne par rapport à la longueur totale. Les individus âgés sont assez épais (environ 3 % de la lon¬
gueur totale), moins épais toutefois que les spécimens âgés de forêt (Typhlops punctatus congestus et
Typhlops punctatus liberiensis), dont la largeur du corps peut atteindre 4 % de la longueur totale.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
85
ECAILLES LONGÎTUDiNALES
0
Fig. 49. _ Histogrammes du nombre d’écailles longitudinales chez T. punctatus punctatus.
Typhlops punctatus punctatus, pour une même longueur, est toujours plus épais que Typhlops lineolatus
lineolatus (fig. 53).
Coloration.
Les individus de cette espèce peuvent être rayés (76,4 %) ou marbrés (25,6 %). La teinte géné¬
rale est d’un brun assez soutenu ; elle peut même virer au noir chez les spécimens marbrés. Chez ces
derniers, la pigmentation qui occupe une surface moindre que chez les spécimens rayés, est bien plus
dense dans les zones où elle existe. Le plus souvent il y a, près de la partie basale de l’écaille, un trait
vertical très foncé d’où la pigmentation diffuse vers l’arrière, laissant un petit espace clair au centre
de la partie postérieure de l’écaille. Cet espace peut presque entièrement disparaître sur le dos si l’animal
est très foncé, mais il se retrouve sur les écailles des flancs. Du côté ventral cette zone claire de l’écaille
devient de plus en plus importante, si bien que chez certains individus il existe une bande claire médio-
Source : MNHN, Paris
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
VERTÈBRES
Fio. 50. — Histogrammes du nombre de vertèbres chez T. punclatus punctalus.
ventrale formée de 1, 3 ou même 5 rangées d’écailles dépourvues de pigment. Elle fait défaut chez
les spécimens de certaines régions (dans l’Est par exemple) ; à 1 Ouest, cette bande claire ventrale
semble plus fréquente.
Les individus marbrés, dont les marbrures affectent aussi bien le dos que le ventre, sont rares
vers l’Ouest (13,2 %) et plus abondants dans la région du Tchad, de l’Uele et d Uganda (34,6 %).
Presque tous les spécimens du Tchad, marbrés ou rayés, sont très pigmentés, d un brun foncé presque
Spécimens examinés (90 sp.) (voir tableau XV).
Sénégal : Nema, IFAN 48.3.25; Kolda, IFAN 42.1.14; Boughari, BM 1968-1211 ;
Gambie : Mac Carthy Isl., BM 01.7.16.15 ;
Guinée Portugaise : BM 1911.4.1.1 ; Bolama, MBL 1140 ;
Guinée : RMNH 1833 (type de Typhlops eschrichtii) ; Fouta Djalon, MHNP 1898-11 ; Kindia, IFAN
54.2.10; Coyah, IFAN 50.6.107 et 109; Kouroussa, MHNP 1902-9;
Mali : Diafarabé, IFAN 52.8.59 ;
Côte d’Ivoire : UA 1 sp. ; Katiola, IFAN 50.5.100 et 103; Ferkessedougou, IFAN 53.10.138 et 52.
2 . 20 ;
Source : MNHN, Paris
punctotus punctotus
• •
O
O
O
s
O
sanvNianiioNon sarnvoa
O
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VERTEBRES
uiuiu» »uçjo np Jnsnbuoi
Rapport de la longueur du crâne
8
lu lu U3 sd.103 np jna6jD|
longueur totale en mm.
90
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Ghana : UG Tip. 29 ; Christiansberg, SMF 16641 ; Achimota, BM 1946.3.20.6, UG Tip. 26 et 19 ;
Bunso, BM 1946.3.20.7 ; Cap Coast, BM 1946.1.11.47 (type de Acontias punctalus), UG Tip. 21 ;
Legon, UG Tip. 4, 16, 17, 20, 22, 38, MCZ 53652; Labadi, UG Tip. 6; Amisano, UG Tip. 35 ;
Somanya, MCZ 55316 et 55317 ; Komenda, UG Tip. 34 ;
Dahomey : MHNP 1929-261, 1916-2 et 118 ;
Togo : MHNP 1920-21 (type de Typhlops milleli) ;
Afrique Occidentale : IRSN 3989 ;
Nigeria : Keana, BM 1927.11.19.6 ; Makurdi, BM 1938.3.1.74 et 75, 1937.12.4.31 ; Yola, BM 1925.
2.14.1 ; Wukari, BM 1938.3.1.76 ; Sheriguri, BM 1928.5.20.4 ; Rigachikum, BM 1948.1.7.48 ;
Niger : Birni N’Konni, MHNP 1909-114 ;
Tchad : Fort Lamy, 1966-1220 à 1223 ; Mayo Kebbi, MHNP 1965-83 ;
Rép. Centrafricaine : Gribingui, MHNP 1921-8; confluent Uele-M’Boumou, MHNP 1895-322;
Fort de Possel, MHNP 1904-178 ; Fort Crampel, MCZ 55415 ; Bangui, coll. Pujol 461 ; La Maboké,
savane Bébé, coll. Pujol 434, 476 ; Donge Bongowen, 100 km au Sud de Bouar, coll. Pujol 458 •
Cameroun : Rei Bouba, IFAN 51.5.11 ; Garoua, MHNP 1962-1 ; Pâli, près Garoua, MCZ 44101 •
Sakbayene, MCZ, 22828; Ngaounderé, MHNP 1966-1224;
Uele : Bambesa, IRSN 3238 ; Bagbele, IRSN 3100, 3101 ; Garamba, IRSN 3099; Gangala Na Bodio,
IRSN 3095 à 3098; Epibondo MCZ 44279 ; Poko, RGMC 1772 ; Monbuttu, BM 87.12.1.9 et 10
13 ; Yambio dist., BM 1951.1.7.85 ;
Éthiopie : Arba Minch, SW lac Abaya, BM 1969-294 ;
Uganda : Est Uganda, BM 1933.9.8.1 ; Kampala, BM 96.5.28.11 ; Bina Banga, BM 1940.2.9.18 à 20.
TYPHLOPS LINEOLATUS LINEOLATUS
Écaillure de la tête (fig. 54).
Le museau est arrondi, proéminent. La rostrale est large dorsalement, légèrement tronquée
vers l’arrière, et occupe environ les trois quarts de la largeur de la tète. Ventralement, elle se rétrécit
fortement au niveau des narines et sa largeur est environ le tiers de celle de la tète ; ses bords se rap¬
prochent légèrement l’un de l’autre en direction de la bouche. Les nasales arrivent au niveau du bord
postérieur de la rostrale ; du côté ventral, leur base est étroite et bordée, soit uniquement par la labiale 1
et la nasale ne touche alors pas la labiale 2, soit par la labiale 1 et une petite fraction de la labiale 2
fraction qui est toujours moins du tiers de la labiale 2. Les sutures nasales aboutissent généralement
au milieu de la labiale 1, parfois à un point plus rapproché de la rostrale. Les sutures nasales ne dépassent
pas les narines.
Les préoculaires arrivent à l’aplomb du bord postérieur de la rostrale et par conséquent des
nasales. Elles sont de moitié moins larges que les oculaires. Comme chez Typhlops punctalus punctalus
elles peuvent passer au-dessus des susoculaires (SO sous PO) ou au contraire en-dessous (SO ->■ Na).
Il y a aussi des individus dits mixtes avec un côté de type SO sous PO, l’autre de type SO -*■ Na. La
majorité des spécimens étudiés est de type SO -> Na (80,8 %) avec 6,1 % de mixtes et 13,1 0 / o de
SO sous PO. Un spécimen SO sous PO provient de Guinée (Koyah), 4 de Côte d’ivoire (Katiola, Tiémé),
2 du Ghana (Sheribong Riv., Somanya), 1 mixte de la région du Tchad, 6spécimens SO sous PO d’Éthio¬
pie dans des zones de plus de 1 500 m d’altitude, 3 mixtes des régions plus basses (500-1 000 m) et
2 mixtes d’Uganda (Mubango, Jinja, encore en altitude). En revanche, il n’y a plus d’individus SO
sous PO, nous le verrons plus loin, dans les savanes de l’Est (Tanzanie, Katanga) et dans les savanes
du Sud (Bas-Congo, Kasaï...), où toutes les populations sont de type SO -> Na. Aussi n’existe-t’il en
définitive qu’une proportion très faible de spécimens SO sous PO et mixtes dans la totalité de l’aire
de répartition de l’espèce (5 % de SO sous PO, 2,3 % de mixtes et 92,7 % de SO -► Na).
La frontale est grande, de forme trapézoïdale ; sa hauteur et sa largeur représentent environ
le double de la hauteur et de la largeur des écailles suivantes. Les susoculaires sont obliques comme
chez Typhlops punctalus punclatus. Les yeux sont situés sous les oculaires et quelquefois recouverts
légèrement par les préoculaires. Ils sont tangents ou un peu séparés des susoculaires.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
91
Fig. 54. — Typhlops lineolalus lineolalus Jan : éoaillure de la tête, o) vue dorsale, b) vue ventrale, c) vue latérale.
n° 1966-1236 (MHNP).
Les labiales 1 touchent les NI et les N2 et quelquefois, si elles sont longues, entrent en contact
avec les préoculaires. Dans ce cas, il y a recul des labiales 2 qui sont en relation avec une faible portion
des oculaires. Si les labiales 1 sont légèrement plus courtes que les bases des nasales, les labiales 2 peuvent
toucher les N 2 (max. : un quart des labiales 2), passer sous les préoculaires et n’ont dans ce cas aucun
contact avec les oculaires. Les labiales 3, comme les labiales 4, bordent les oculaires.
hcaillure du corps.
Dans la bande de savane considérée, le nombre des écailles transversales au niveau de l’écaille
longitudinale 100, varie de 24 à 32 (fig. 55), soit plus précisément avec une moyenne de 26,9 pour les
mâles (28 sp.) et de 27,8 pour les femelles (37 sp.). En séparant, à l’intérieur de chaque groupe, les
individus récoltés au-dessus et au dessous de 1 000 m d’altitude, les moyennes apparaissent quelque
peu différentes :
Source : MNHN, Paris
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
ECAiLLES TRANSVERSALES
ri
s
Fig. 55. — Histogrammes du nombre d'écailles transversales chez T. lineolatus lineolalus (ce
pondent à toute l’aire de répartition de l'espèce).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTHS 93
cJ > 1 000 m de 28 à 32, moyenne 29,6
< 1 000 m de 24 à 30, moyenne 26,6
$ > 1 000 m de 28 à 32, moyenne 29,8
< 1 000 m de 24 à 30, moyenne 27,1.
C’est dans l’Est de la bande de savane que se trouvent les altitudes les plus élevées ; comme
le nombre d’écailles transversales croît avec l’altitude, le nombre des écailles transversales de Typhlops
lineolalu-s lineolalus croît d’Ouest en Est (fig. 56).
Ce sont les individus à faible nombre d’écailles transversales qui ont un nombre d’écailles longi¬
tudinales faible ; ils sont en majorité mâles (fig. 57).
Le nombre des écailles longitudinales varie de 307 à 411 (moyenne 359,2 pour 94 sp.) (fig. 58),
soit plus précisément de 321 à 373 (moyenne 338,9) pour les mâles (29 sp.) ; de 323 à 411 (moyenne 368,2)
pour les femelles (37 sp.).
En séparant, les individus récoltés à une altitude supérieure à 1 000 m de ceux pris au-dessous
de 1 000 m, on obtient :
cJ > 1 000 m, moyenne 356,7
< 1 000 m, moyenne 336,8
Ç > 1 000 m, moyenne 393,9
< 1 000 m, moyenne 357,7.
L’influence de l’altitude est manifeste (fig. 59).
Nombre de vertèbres.
11 varie de 184 à 214 avec une moyenne générale de 197,1 pour 92 spécimens, soit plus préci¬
sément de 184 à 209 (moyenne 193,4) pour les mâles (28 sp.) et de 187 à 214 (moyenne 199,7) pour
les femelles (37 sp.). Le dimorphisme sexuel est moins marqué que pour 1 écaillure (fig. 60).
En séparant les individus récoltés au-dessus de 1 000 m de ceux pris au-dessous de 1 000 m,
la moyenne reste la même chez les mâles, mais il n’y a que 3 mâles au-dessus de 1 000 m ; pour les
femelles, on a :
> 1 000 m, moyenne 203,4
< 1 000 m, moyenne 198,3 (fig. 61).
Rapport écailles longitudinales/vertèbres (fig. 62).
Ce rapport reflète les caractéristiques de l’écaillure, puisque le nombre de vertèbres varie peu
(moyenne de 1,82 pour 92 sp.), soit plus précisément une moyenne de 1,75 pour les mâles et de 1,84
pour les femelles.
Avec l’altitude, on a :
rj > 1 000 m, moyenne 1,84
< 1 000 m, moyenne 1,74
$ > 1 000 m, moyenne 1,93
< 1 000 m, moyenne 1,80.
Mensurations.
Dans la bande de savane considérée, le plus petit spécimen mesure 90 mm, le plus grand 560 mm,
avec un rapport de la longueur du crâne dans la longueur totale de l’animal qui est de 5,94 % à 90 mm
et de 2,23 % po ur 560 mm - Vers 300 mm ce ra PP ort est d’environ 3 % (fig. 63).
La largeur du corps est de croissance plus irrégulière. Les spécimens âgés sont, à taille égale,
plus grêles que les spécimens de Typhlops punctatus punctatus (fig. 64).
Coloration.
L’espèce est caractérisée par une coloration qui paraît constante pour tous les individus sur
l’ensemble du biotope. On distingue sur chaque écaille un demi-cercle convexe vers l’avant, de teinte
Source : MNHN, Paris
ECAl'LLES TRANSVERSALES
il
H
56. — Histogrammes du nombre d'écailles transversales en fonction de l'altitude chez T. lineolatus lineolatus
(totalité de l’aire de répartition).
Source : MNHN, Paris
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0
Fig. 57. — Histogrammes du nombre d'écailles longitudinales en fonction du nombre d’écaillcs transversales chez
Typhlops lineolatus lineolatus (totalité de l’aire de répartition).
Source : MNHN, Paris
ROLANDE ROUX-ESTEVE
!Kî
ECAiLLES LONGITUDINALES
Fig. 58. — Histogrammes du nombre d'écaillcs longitudinales chez T. I. lineolalua (totalité de l'aire de répartition).
brune, plus ou moins épais, plus large sur la partie dorsale de l’animal, plus grêle sur sa partie ventrale
où il peut manquer sur 1,3 ou 5 rangées d’écailles (peu fréquent). Ce demi-cercle peut se rapprocher
de la base de l’écaille ou s’en éloigner ; l’ensemble donne cependant toujours l’impression d’un même
réseau de forme convexe vers l’avant entourant une zone claire occupant l’extrémité ou la base de
l’écaille. La partie inférieure de la tête est toujours dépourvue de pigmentation, le bord des lèvres
est incolore.
Source : MNHN, Paris
ECAILLES LONGITUDINALES
Fig. 59. — Histogrammes du nombre d’écailles longitudinales en fonction de l'altitude chez T. lineolatus lineolalus
(totalité de l'aire de répartition).
4 564 009
Source : MNHN, Paris
176 - 180
VERTEBRES
nJ
i
— CM CM CM
ï 2 CM (M CM — — CM
Fie. 60. — Histogrammes du nombre de vertèbres chez T. lineolatus lineolatu» (totalité de l'aire de répartition).
Source : MNHN, Paris
216-220 U 220
VERTÈBRES
Fio. 61. — Histogrammes du nombre de vertèbres en fonction de l'altitude chez T. lineolatiu lineolalu* (totalité de
l’aire de répartition).
Source : MNHN, Paris
SBIVNianiîQNOH S3TI|VD3
Rapport du nombre
O
O
u> 2; W o
ujui U0 sdjoo np jna&joi
Rapport de la largeur du corps à la longueur totale chez T. lineolalus lineolatus (totalité de
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
103
Spécimens examinés (260 sp.) (voir tableau XVIII).
Sénégal : Somone, MHNP 1962-123; Sebikotane, MHNP 1964-138 ; Dakar, Bel Air, IFAN 44.1.14 ;
üuakam, IFAN 55.4.10 ; Bignona, IFAN 61.1.37 ; Badi, parc de Niokolo Koba, IFAN 55.8.55 ;
Gambie : BM 85.1.31.29 ; Cap Ste Marie, BM 1927.2.2.66 et 67 ;
Liberia : MHNP 1896-234 à 237 ;
Guinée : Dalaba, IFAN 49.2.17 et 18; Coyah, IFAlN 50.6.108;
Sierra Leone : BM 1905.2.2.12 et 13 ; Bonthe, BM 1950.1.1.8 ; Rokupr, BM 1963.1038 ; Magburaku,
SM F 62683 ;
Côte d’Ivoire : Tiémé, MHNP 1962-543; Katiola, IFAN 50.5.90, 50.5.101 et 102;
Ghana : Sheribong River, UG Tip. 39 ; Somanya, MCZ 55318 ;
Nigeria : Zonkwa, BM 1962.579 ;
Cameroun : Gadji, BM 1937.1.1.26 et 27 ; Bertoua, BM 48.1.8.43 et 44 ; Ngaoundéré, MHNP 1966-35
à 37 ; 30 km à l’Est de Kribi, MCZ 44238 ;
Tchad : Chari-Tchad, MHNP 1904-A. 179 et B. 179; Fort Lamy, MHNP 1965-486 et 489;
U.
So'
Soudan : SMF 62799;
Itu ri : Avakubi, BM 1919.8.16.73 et 74, RGMC 1614 A à E ; Aru Kibali, IRSN 3228; RGMC
1232;
: Yambio, BM 1951.1.7.86 et 87 ; Bagbele, IRSN 3107, 3108 (2 sp.) ; Garamba, IRSN 3102,
3104 à 06, 3109; Gangala na Bodio, IRSN 3103, 3110; Faradje, IRSN 3969; Kumu, RGMC
1030 (6 sp.).
N Est : Katiri, MCZ 53321 et 22 ; Kagelu, MCZ 45261 ;
Éthiopie : MHNP 4345; Gondar, MHNP 1932-105-106, MCZ 84332; Diggs Farms, Harrar, MCZ
84329 ; Omo Riv., à 58 km au Nord-Ouest de Soddo, MCZ 84330 et 31 ; Senafe, BM 1946.1.11.67
(type de Typhlops blanfordii) ; Agaro MHNP 1966-1238 ;
Uganda : Buluba, BM 1954.1.11.87; Budungo-Bunyoro, BM 1935.10.11.2.3, 1936.7.3.3 à 5 ; Jinja
BM 1912.10.12.1, MCZ 30042; Kitwanga-Bunyoro, BM 1912.10.14.3; Murchison Falls, BM
1908.2.4.2 ; Mt Elgon, BM 1901.10.14.1 et 2 ; Mubango, Mabira F., MCZ 48059 et 60 ; Mabira F
30040 et 41 ;
Kenya ; BM 1958.1.1.99 ; Kakamega, MCZ 96853 ; Juja Farm, USNM 40898 ;
Tanzanie : Imanina Hills, Kibondo, BM 1959.1.4.65 à 75 (n° 11, 12, 25) ; Kigoma, BM 1959.1.4.58,
MCZ 54810- Ikiju-Musoma, MCZ 54808; Majita-Musoma, MCZ 54809 ; Mwanza, MCZ 30038;
Urekewe MCZ 30039 ; Sekenke-Somanza, MCZ 49507, RGMC 21948 ; Ujiji, MCZ 30037 ; Kasulu,
MCZ 54651; Handeni-Yamota, MCZ 54811: Kilimandjaro, ZMU 20722 et 23_(syntypes de
Typhlops lornieri) ; Kibongoto, Kilimandjaro, MCZ 38684 ; Tanga, MIINP 1897-23 ; Amam,
Usambara Mis, MCZ 38699 (type de Typhlops boulengeri usambaricus), MCZ 23093 (paratype
deT bouUngJri usambaricus) , Magrotto Mis, MCZ 48061, 48063 à 65, RGMC 21947 : Muse,
N. Rukwa, MCZ 54586 ; Rukwa, IRSN 3229, 3232 ;
E ; Abercorn, BM 1959.1.1.93 et 94, BM 1959.1.5.44 ; Lealui, MHNP 1917-118 ; Makupa, IRSN
4006;
Zi
Zaïre
Sud Kivu : Uvira, MHNP 1966-1239 à 43 ; Lubirizi, Uvira, MCZ 57457 ; probablement Sud-
Kivu MHNP 1950-A. 40 et B. 41 ;
Katanga (distr. Tanganyika) : Makala, IRSN 3988; Musosa, IRSN 396/ et 68; Albertville,
IRSN 3990 ;
Katanga (distr. Ht-Lomami et Ht-Katanga) : Lomami, RGMC 3061, 3072 à 74, 3078; Ex.
parc national de l’Upemba, IRSN 3992 à 4000, 4001 (4 sp.) ; lac Irrawaji, Kalombo, IRSN
3225 •
Lukonzolwa, IRSN 3987; Kasenga, IRSN 3980; Elisabethville, IRSN 3206 (2 sp.), 3991;
RGMC 9379; Kamina, RGMC 15803; Sandoa, MCZ 57462 (ces deux derniers spécimens
paratypes de Typhlops schmidti schmidti) ;
Source : MNHN, Paris
104
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Katanga (distr. Lualaba) : Kanzenze, IRSN 3970, 3972 à 74 ; Panda, IRSN 3976, 3978, 3979
(2 sp.) ; Jadotville, IRSN 3977 ; Kapiri, IRSN 3975 ; Mpala, IRSN 3983 ;
Bas-Congo : IRSN 3224, RGMC 148, 995, 1882 ; Banana, SMF 16650 à 653 ; Borna, RGMC 1415,
4432 et 33, 4439 et 40, 5737, IRSN 3223; Congo da Lemba, RGMC 135, 1365, 1385 (2 sp.) ;
Mayumbe, RGMC 720, 722, 725, 1114, 1485; Thysville, RGMC 14687, 15557; Kisantu, RGMC
1442, 4549, 7857 ; Léopoldville, RGMC 27181 ; Wombali, Léopold ville, RGMC 1905 ; Ngowa
dist., Kwango, IRSN 3871 ;
Congo-Brazzaville : Pointe-Noire, MHNP 1964-119 à 137, 1965-482 à 485, 487 et 488, 1956-112
et 112 A, 1966-1244 à 47 ; Loango, MHNP 1889-87 ; Alima Lékéti, MHNP 1886-208, 1906-157 ;
Marche, MHNP 1966-653; Brazzaville, MHNP 1966-646 et 654, coll. Gasc. 61, 67, 70;
Cabinda : Landana, MHNP 1887-215 ;
Angola : MBL 1138, 1169 ; Golungo Alto, BM 1904.5.2.65 ; Humbo, MBL 1888 (syntype de Typhlops
boulengeri) ; Hanha, MBL 1130; Quindumbo, BM 1946.1.11.18 (syntype de T. boulengeri) ;
N’Dalla Tando, MBL 1166 ; San Salvador do Congo, MBL 1146.
COMPARAISON ENTRE
Typhlops punctatus punclatus et Typhlops lineolatus lineolatus.
Ces deux formes, très proches l’une de l’autre, sympatriques, ont été longtemps confondues.
L’aspect dorsal de la tête est presque identique, à quelques détails près, dilHcilement repérables
si l’on ne dispose pas d’un certain nombre d’individus de chaque espèce (localisation de l’œil plus proche
de la préoculaire et quelquefois légèrement au-dessous chez Typhlops lineolalus lineolatus et pratique¬
ment toujours sous l’oculaire chez Typhlops punclatus punctatus ; fréquence plus grande des spéci¬
mens SO -> Na chez Typhlops lineolatus lineolalus que chez Typhlops punctatus punctatus).
L’aspect ventral de la tête est plus caractéristique : les nasales sont à base étroite chez Typhlops
lineolatus lineolatus, à base large chez Typhlops punclatus punctatus ; il en résulte des rapports différents
entre les nasales, les labiales et les préoculaires (les préoculaires passent toujours sous les labiales 2
chez Typhlops punctatus punctatus et recouvrent les labiales 2 chez Typhlops lineolalus lineolalus).
A ces différences d’écaillure de la tête s’ajoutent des différences dans les caractères numériques
(écailles transversales, écailles longitudinales, vertèbres), dans les proportions et dans la coloration.
1° Écailles transversales.
Les spécimens à 24, 26 et 28 écailles transversales sont toujours, dans la bande de savane consi¬
dérée, des Typhlops lineolatus lineolatus ; par contre les spécimens à 34 écailles transversales sont des
Typhlops punctatus punctatus. En ce qui concerne les individus à 30-32 écailles transversales, la diffé¬
renciation spécifique est moins nette. En effet, si chez Typhlops punctatus punctatus de tels individus
se rencontrent sur l’ensemble de la bande de savane considérée, par contre chez Typhlops lineolatus
lineolalus les exemplaires à 30-32 écailles n’existent pas à l’Ouest du Tchad ; ils font leur apparition
dans l’Uele et deviennent nombreux au Soudan, en Éthiopie et en Uganda.
2° Écailles longitudinales.
On peut éliminer les spécimens de l’Ouest du Tchad, qui, ainsi qu’il vient d’être dit, se séparent
aisément en deux espèces par le nombre des écailles transversales, et ne considérer que les spécimens
de l’Est du Tchad à 30-32 écailles transversales.
Parmi ceux-ci, j’ai constaté que les mâles de Typhlops lineolatus lineolalus ont toujours un nombre
d’écailles longitudinales inférieur à 380 ; ils se séparent facilement des mâles de Typhlops punctatus punc¬
tatus qui en ont un nombre supérieur à 380. L’incertitude ne concerne que les femelles. Dans la partie
orientale (Éthiopie, Uganda) toutes les femelles de Typhlops punctatus punctatus ont plus de 415 écailles
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TVPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES 105
longitudinales et les femelles de Typhlops lineolalus lineolalus en ont moins de 411. Il reste donc la
région de l'Uele, où se trouvent des femelles des deux espèces à 30-32 écailles transversales, avec des
nombres d’écailles longitudinales voisins. En fait, une seule femelle de Typhlops punctalus punctatus
ne possède que 384 écailles, toutes les autres en ayant plus de 411, et seules deux femelles de Typhlops
lineolalus lineolalus ont 380 et 395 écailles, toutes les autres en ayant moins de 380.
3° Vertèbres.
Si, comme précédemment, on élimine les récoltes faites à l’Ouest du Tchad, en Éthiopie et en
Uganda et en considérant toujours le même petit groupe de femelles de l’Uele difliciles à séparer par
leur nombre d’écailles longitudinales et transversales, le spécimen à 384 écailles longitudinales de Typhlops
punctatus punctatus a 202 vertèbres tandis que les spécimens de Typhlops lineolalus lineolalus à 395
et 380 écailles longitudinales ont 200 et 203 vertèbres. L’incertitude inhérente au nombre de vertèbres
correspond exactement aux individus caractérisés par une incertitude relevant de l’écaillure.
4° Mensurations.
Il existe une légère différence dans la longueur du crâne entre des individus de même longueur
totale : la longueur du crâne de Typhlops lineolalus lineolalus est toujours inférieure à celle de Typhlops
punctatus punctalus.
La largeur du corps, pour une même longueur totale est plus faible chez Typhlops lineolalus
lineolalus que chez Typhlops punctatus punctatus.
5° Coloration.
Dans la zone de savane considérée, il n’a pas été récolté de spécimen marbré chez Typhlops
lineolalus lineolalus. Au contraire, 25,6 % des Typhlops punctatus punctatus sont marbrés. Dans les
deux espèces, il existe des spécimens à bande longitudinale ventrale claire, sans pigment, intéressant 1,
3 ou 5 rangées d’écailles. Généralement cette bande claire est absente.
II
LES FORMES DE FORÊT
Typhlops punctalus congeslus
Typhlops punctatus liberiensis
Il existe deux formes forestières qui sont étroitement apparentées à Typhlops punctatus punc¬
tatus. II est difficile de les en distinguer spécifiquement et il semble donc logique de les considérer comme
des sous-espèces de Typhlops punctalus.
Ces deux formes, l’une en forêt de l’Afrique Centrale (Typhlops punctalus congestus), l’autre
en forêt de l’Ouest ( Typhlops punctatus liberiensis), ont toujours le ventre dépourvu de pigmentation ;
seul le dos est pigmenté et peut être soit rayé, soit marbré comme chez Typhlops punctatus punctatus.
Ces deux sous-espèces atteignent une grande taille (elle peut dépasser 750 mm) et leur diamètre
est comparativement plus important que celui de la forme de savane, pour des individus de même
longueur.
Source : MNHN, Paris
106
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
I. — TYPHLOPS PUNCTATUS CONGESTUS
(forêt humide de la cuvette congolaise
et forêts galeries qui en dépendent, en particulier vers l’Est, en Uganda).
Ecaillure de la tête (fig. 65).
Elle est semblable à celle de Typhlops punclalus punctatus. Dorsalement, on remarque parfois
un léger recul des nasales qui dépassent alors un peu le bord postérieur de la rostrale, donnant une
forme hexagonale à la frontale. Dans ce cas, les yeux ont leur moitié antérieure recouverte par les
préoculaires et touchent les susoculaires. Presque tous les spécimens examinés (sauf 1 sur 122) sont
de type SO sous PO. Chez les spécimens de grande taille, une sorte de renflement à l’extrémité de la
tête donne, en vue dorsale, un aspect légèrement triangulaire au bout du museau.
Ventralement les différences avec Typhlops punctatus punctatus sont minimes. On remarque
simplement une plus grande variabilité dans les sutures nasales. Celles-ci aboutissent en général à
Fig. 65. — Typhlops punctatus congestus (Duméril et Bibron) : ecaillure de la tête, a) vue dorsale, b) vue ventrale,
c) vue latérale. n° 1966-637 (MHNP).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
107
ECAILLES TRANSVERSALES
a
il
Fig. 66. — Histogrammes du nombre d’écailles transversales chez T. punctatus congeslus.
l’angle rostrale-labiales 1, mais elles peuvent également arriver sur le premier tiers des labiales 1 ou
nettement sous la rostrale, sans contact avec les labiales 1. Ces dispositions se rencontrent sur tout
l’ensemble de l’aire.
Les rapports labiales, nasales, préoculaires sont semblables à ceux de Typhlops punctatus punctatus.
Il arrive parfois que les préoculaires passent sur les labiales 2, mais le fait est très rare et n’affecte
alors qu’un côté de la bouche.
Ecaillure du corps.
Le nombre des écailles transversales au niveau de l’écaille longitudinale 100 varie de 26 à 34.
Il est en moyenne de 29,3. Il existe un fort pourcentage (42,8 %) de spécimens à nombre d’écailles
transversales inférieur à 30, ce qui n’existait pas chez Typhlops punctatus punctatus. Les individus
à 32 et 34 écailles sont plus nombreux sur le pourtour de la cuvette congolaise, c’est-à-dire dans les
régions où l’altitude croît. Dans les zones inférieures à 500 m d’altitude, au centre de la cuvette congo¬
laise, la majorité des spécimens est de 26 et 28 écailles transversales (fig. 66).
Les spécimens à nombre d’écailles transversales élevé ont un nombre d’écailles longitudinales
élevé (fig. 67).
Le nombre des écailles longitudinales varie de 304 à 419 (moyenne 361), soit plus précisément
de 320 à 390 (moyenne 357,9) chez les mâles (40 sp.) ; de 325 à 419 (moyenne 375,3) chez les femelles
(37 „p.) (fig. 68).
Source : MNHN, Paris
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Fig. 67. — Histogrammes du nombre d'écailles longitudinales en fonction du nombre d'écailles transversales chez
T. punctalus congestus.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
109
ECAiLLES LONGÎTUDiNALES
Fig. 68. — Histogrammes du nombre d’écaillcs longitudinales chez T. punclatus congestus.
L’étalement de la base de l’histogramme s’explique par la réunion des spécimens récoltés sur
l’ensemble du biotope. La partie droite de l’histogramme correspond aux spécimens récoltés à plus
de 500 m d’altitude et la partie gauche à ceux récoltés à moins de 500 m.
Ces nombres sont plus faibles que chez Typhlops punctalus punclatus (d’environ 30 à 40 écailles).
Cette différence se retrouve dans les deux sexes :
T. punctalus punclatus
■KO Ait £ : 3 o2-417
352-443 J ç . 384.443
moy. : 403,7
moy. $ : 384,6
moy. $ : 413
. punctalus congestus
34-419 I <* : 320 ' 390
«y j ç . 325.419
moy. : 361
moy. $ 357,9
moy. ? : 375,3
Nombre de vertèbres.
Il est compris entre 185 et 206 avec une moyenne de 195,6, soit plus précisément de 185 à 201
(moyenne 194) chez les mâles (40 sp.) ; de 191 à 206 (moyenne 198,2) chez les femelles (36 sp.)
(fig. 69).
Les variations du nombre des vertèbres ont moins d’amplitude que celles du nombre des écailles
longitudinales. Ici aussi, les nombres les plus faibles correspondent aux individu» récoltés dans la
partie déprimée, de faible altitude, de la cuvette congolaise.
Source : MNHN, Paris
110
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
VERTÈBRES
. — Histogrammes du
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
111
La comparaison des deux sous-espèces donne :
T. punctatus punctatus
191-225 1 à '■ 191-219
lui no | ç . ^.224
T. punctatus congestus
185 206 I <* : 185 ' 201
i»a -sut» j $ . 191 .206
moy. : 211
moy. (J : 204,1
moy. $ : 213,6
moy. : 195,6
moy. ^ : 194
moy. Ç : 198,2
La différence du nombre des vertèbres des deux sous- espèces est donc d’environ 10 à 15 ver¬
tèbres.
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Le rapport varie de 1,64 à 2,09 (moyenne 1,85). Les différences entre les nombres d’écailles longi¬
tudinales et de vertèbres chez Typhlops punctatus et Typhlops punctatus congestus apparaît nettement
à l’examen comparatif des diagrammes correspondants (fig. 51 et 70).
en
<
o
Ld
400
350 .
300 -
punctatus congestus
Fig. 70. — Rapport du nombre d'écailles longitudinales
VERTÈBRES
nombre de vertèbres chez T. punctatus congestus.
Source : MNHN, Paris
112
ROLANDE ROUX-ESTÊVE
Mensurations.
Le plus petit spécimen étudié mesure 180 mm, le plus grand 765 mm. Cette sous-espèce atteint
une plus grande taille que Typhlops punctatus punctatus (max. 660 mm). Le crâne de T. punctatus
congestus, à longueur égale, est toujours plus long que celui de T. punctatus punctatus : la différence
est de 2 à 3 mm (fig. 71). La largeur du corps, pour des individus de plus de 200 mm, est toujours
plus grande chez Typhlops punctatus congestus que chez T. punctatus punctatus, là aussi d’environ
2 à 3 mm (fig. 72).
Coloration.
La pigmentation est semblable à celle de Typhlops punctatus punctatus, mais la partie ventrale
de l’animal est toujours dépourvue de pigment.
Comme chez Typhlops punctatus punctatus, il existe des spécimens rayés et des spécimens mar¬
brés. Les spécimens rayés ont, à la base de l’écaille, un trait vertical brun foncé légèrement convexe
vers l’avant ; à partir de ce trait, la pigmentation diffuse vers l’arrière, laissant un espace plus ou
moins clair à l’arrière de l’écaille. Si cette tache claire prend de l’importance, le pigment est alors réparti
aux points de superposition de deux rangées consécutives d’écailles. Les spécimens marbrés sont tou¬
jours, dans leurs zones colorées, bien plus foncés que les spécimens rayés, car le pigment s’est concentré
dans ces zones qui prennent un aspect presque noir.
Chez Typhlops punctatus congestus, la proportion des individus marbrés est assez élevée : 80 %
(25,6 % chez Typhlops punctatus punctatus). Dans les deux formes de coloration, il y a toujours autant
de mâles que de femelles.
Spécimens examinés. (122 sp.) (voir tableau XVI).
Nigeria : Old Calabar, BM 58.3.6.8 ; Ikon, BM 1911.10.28.16 ; Oban Hills, BM 1908.5.12.5 ;
Cameroun : BM 1938.7.4.2, MCZ 13215, 13239 ; Sud Cameroun, SMF 52580; Batouri, BM 1933.3. 8.6 et7;
Gadji, BM 1937.1.1.28 à 30; Douala, SMF 54948, 16643, 16647, 16654 et 55, 45108; Mamfe,
BM 1950.1.1.32; Foulassi. SMF 52579; Yaoundé, MHNP 8697 ; Molundu, SMF 16644; Kribi,
BM 1949.1.2.81 et 82, MCZ 7843, 7860; Efulen, BM 1907.5.22.7 ; Lomie, BM 1948.1. 8.43 et 44 ;
Lolodorf, MCZ 9238 à 9241 ; Sakbayene, MCZ 22826 et 27, 14983 et 84 ; Kumba, RGMC 28113 ;
Fernando Po : BM 78.3.13.1 ;
Rép. Centrafricaine : La Maboké, MHNP 1964-402 à 405 ; 1968-201 à 203, 1966-1225 et 26, coll.
Pujol (10 sp.) ; Bangui, MHNP 1895-323 ;
Gabon : MHNP 1894-187, 1901-544 et 545, 1581 ; Rio Benito, BM 1900.2.17.11 ; Makokou, MHNP
1966-1227 à 1230 ; Fernan Vaz, MHNP 1902-423 et 424 ; Riv. Bilogone, MHNP 1966-1231 ;
Lambarene, MHNP 1896-511 et 12 ;
Congo-Brazzaville : Sibiti, MHNP 1965-365, 1966-638 et 39, 1966-641 à 645, 1966-649 et 50 ; Mbila,
MHNP 1966-637; Pointe — Noire, MHNP 1966-1232 et 33; Chinchoxo, ZMU 9149 (type de
O. crassalus) ;
Zaïre : IRSN 3982 ;
Haut Oubangui : RGMC 821 ; Zongo RGMC 5 ; Karawa, RGMC 10144 ;
Mongala : Binga, RGMC 8874, 9710 et 11, 9705 ;
Lac Léopold : Kutu, RGMC 210 ;
Tschuapa : Boende, RGMC 12316 ;
Équateur : Eala, RGMC 8633, 9467 ; Bakusu, RGMC, 1976 ;
Bas-Congo : Thysville, RGMC 15574, 15571 ;
Ituri : Irumu, MCZ 26652 ;
Uelc : Djamba, RGMC 3942 ; Stanleyville, RGMC 8167 ;
Kivu : Teturi Butembo, IRSN 3204, 3208 et 09 ; Hombo, Walikale, MCZ 57458, RGMC 17566
et 67, 18989 et 87 ; Ilangi Hombo 20422 et 422 A ; Irangi, RGMC 21428 et 29 ; Costermansville,
RGMC 11907 ; Mestre, RGMC 17565 ; Lubongola, RGMC 11940 ;
Uganda : Budungo-Bunyora, BM 1935.10.9.1.
Source : MNHN, Paris
564 009
Rapport de
114
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
tdjoo np jnafijoi
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOP1DAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
115
II. — TYPHLOPS PUNCTATUS LIBERIEN SI S
(forêts de l’Ouest africain, Sierra Leone, Liberia, Guinée, Côte d’ivoire, Ghana).
Ecaillure de la tête (fig. 73).
Elle est semblable à celle de Typhlops punctatus punctatus. Les nasales ne dépassent pas le bord
postérieur de la rostrale et cette forme est presque entièrement de type SO —> Na (90,7 %) alors qu’en
savane voisine, Typhlops punctatus punctatus est de type SO sous PO.
Écaillure du corps.
Le nombre des écailles transversales au niveau de l’écaille longitudinale 100 varie de 26 à 32
(moyenne 28,9) (fig. 74). Les spécimens à nombre d’écailles transversales inférieur à 30 sont assez
nombreux : 47,3 % (0 % chez Typhlops punctatus punctatus ; 42,8 % chez Typhlops punctatus congestus).
Fio. 73. — Typhlops punctatus liberiensis (Hallowell) : écaillure de la tête, a) vue dorsale, 6) vue ventrale, c) vue laté¬
rale. n° 302 (MHNB).
Source : MNHN, Paris
116
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Ce sont les individus à nombre d’écailles longitudinales élevé qui ont 30 et 32 écailles transversales
(fig. 75). Ils sont plus fréquents dans la région du Mont Nimba qu’en basse Côte d’ivoire et au Ghana.
Le nombre des écailles longitudinales varie de 343 à 436 (moyenne 387,4) soit plus précisément
de 345 à 419 (moyenne 374,6) chez les mâles (21 sp.) ; de 375 à 436 (moyenne 400,1) chez, les femelles
(33 sp.) (fig. 76).
En basse Côte d’ivoire et au Ghana le nombre maximal est de 411 (moyenne 380) ; dans les
régions plus élevées de Guinée (Mont Nimba) et de Côte d’ivoire (Tonkoui), le maximum est de 431
(moyenne 400,1).
Les nombres d’écailles longitudinales sont cependant plus faibles que chez Typhlops punctatus
punctatus, mais la différence est moins grande qu’entre Typhlops punctatus punctatus et Typhlops
punctatus congestus, puisqu’elle porte seulement sur 10 à 15 écailles :
T. punctatus punctatus
T. punctatus liberiensis
352-443
<J : 352-417
? : 384-443
343-346
c? : 345-419
Ç : 375-436
moy. : 403,7
moy. (J : 384,6
moy. Ç : 413
moy. : 387,4
moy. çj : 374,6
moy. Ç : 400,1
Typhlops punctatus liberiensis est donc, par son écaillure, intermédiaire entre Typhlops punctatus
punctatus et Typhlops punctatus congestus.
ECAILLES TRANSVERSALES
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Fig. 74. — Histogrammes du nombre d'éoailles transversales chez Typhlops punctatus liberiensis.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
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Fig. 75. _ Histogrammes du nombre d’écailles longitudinales en fonction du nombre d’écailles transversales chez
T. punclalus liberiensis.
Source : MNHN, Paris
118
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
ECAiLLES LONGITUDINALES
Fig. 76. _ Histogrammes du nombre d’écaillcs longitudinales chez T. punclatus liberiensis.
Nombre de vertèbres.
Il varie de 196 à 218 avec une moyenne de 206,8, soit plus précisément de 196 à 213 (moyenne
205,2) chez les mâles (20 sp.) ; de 201 à 218 (moyenne 209,4) chez les femelles (31 sp.) (fig. 77).
L’amplitude de variation est faible, le domaine de la forêt de l’Ouest étant moins étendu que
celui de la forêt congolaise. On note toutefois un décalage entre la moyenne des spécimens de basse
Côte d’ivoire et du Ghana (205,3) et la moyenne des spécimens d’altitude du Mont Nimba et du Ton-
koui (210,5). Les nombres sont assez voisins, quoique plus faibles, de ceux observés chez Typhlops
punclatus punclatus (de 0 à 500 m d’altitude : 209,5 et de 500 à 1 000 m : 214,1) :
T. punclatus punclatus
191-225
(î : 191-219
$ : 201-224
T. punclatus liberiensis
196-218
: 196-213
Ç : 201-218
moy. : 211
moy. (J : 204,1
moy. $ : 213,6
moy. : 206,8
moy. (J : 205,2
moy. $ : 209,4
La différence entre les deux sous-espèces est faible. Typhlops punclatus liberiensis est bien plus
proche de Typhlops punctatus punctatus que Typhlops punctatus congestus.
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Ce rapport varie de 1,72 à 2,01 (moyenne 1,88). La réduction du nombre des écailles longitu¬
dinales, celle du nombre des vertèbres étant négligeable, par rapport à Typhlops punctatus punctatus,
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
119
r^L
fin
ï
? S 5
Fig. 77. — Histogrammes du nombre de vertèbres chez T. punctatus liberiensis.
fait apparaître une diminution du rapport (moyenne 1,91 chez Typhlops punctalus punctatus). Comme
toujours, il est plus faible chez les mâles (moyenne 1,83) que chez les femelles (moyenne 1,90) ; et il
est plus élevé en moyenne que chez Typhlops punctatus congestus (moyenne 1,85) (fig. 78).
Mensurations.
Le plus petit spécimen étudié mesure 135 mm ; le plus grand 720 mm, soit 60 mm de plus que
le maximum de Typhlops punctatus punctatus et 45 mm de moins que celui de Typhlops punctatus
congestus. Apparemment, cette sous-espèce de forêt, comme Typhlops punctatus congestus, est de plus
forte taille que la sous-espèce de savane.
La longueur du crâne (fig. 79), pour une même longueur totale est intermédiaire entre celle
de Typhlops punctatus punctatus (fig. 55) et celle de Typhlops punctatus congestus (fig. 71).
La même constatation s’impose pour la largeur du corps, si l’on compare les trois diagrammes
(fig. 53, 72, 80).
Coloration.
Elle est absolument identique à celle de Typhlops punctatus congestus, que ce soit pour la forme
rayée ou pour la forme marbrée. Seules les proportions des individus marbrés et rayés diffèrent. Pour
Typhlops punctatus congestus, il y a 80 % de marbrés, pour Typhlops punctatus liberiensis 37,3 %.
Dans les deux types de coloration, la proportion des mâles et des femelles est toujours approximati¬
vement de 50 %.
Source : MNHN, Paris
punctatus liberiensis
120
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
sa-ivNianii9Ncn sanivoa
Rapport du
longueur du crâ
8
uiui us sdjoo np jnsfijoi
jngueur totale en mm
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
123
Spécimens examinés (76 sp.) (voir tableaux XVII).
Sierra Leone : BM 1901.1.18.3 et 84.11.24.3 ; Kenema, BM 1961. 2091 ;
Liberia : MHNP 8619 (paratype de Typlilops liberiensis), MHNB 302 (figuré par Jan sous le nom
de T. liberiensis), ANSP 3243 (holotype de T. liberiensis) ; Gbanga, MCZ 22492 à 96, 51465
et 66 ; Ganga, MCZ 43182, 43184 et 85, 43187 ; Harbel, FMNH 120231 (type de Typhlops
leprosus) ;
Guinée : région du Mont Nimba, MHNP 1899-280, 1962-297 à 300, 1966-1234, 3 sp. (Xavier), IFAN
53.9.121 ; Ziéla, IFAN 53.8.41 et 53.8.39 ; Zou, MHNP 1951-2 à 6 ; Samoé, MHNP 1943-72 ;
Somata, IFAN 53.8.33 ; Dalaba, IFAN 49.2.15 et 16 ; Sérédou, MHNP 1960-150 et 151 ;
Côte d’Ivoire : Tonkoui, MHNP 1962-541, 542 et 544 ; Adiopodoumé, UA 14 sp., MHNP 1957-68,
IFAN 56.4.45 ;
Ghana : MHNB 311 (holotype de Typlilops hallowelli ), MHNB 299 (holotype de Typhlops kraussi),
SM F 16640, UC. Tip. 28 ; Sekondi, BM 1934.6.6.24 ; Accra, BM 76.1.5.1 ; Tafo, UG Tip. 18 et 32,
MCZ 49075 et 76 ; Achimota, UG Tip. 27 ; Kumasi, UG Tip. 30 et 31 ; Koforidua, UG Tip. 33 ;
Nkwatia, près Mpraeso, UG Tip. 36 et 37.
III
LES FORMES DES SAVANES DE L’EST (Uganda, Kenya, Tanzanie, Katanga)
Typhlops lineolatus lineolatus
Typhlops lineolatus tanganicanus
On peut diviser ces savanes de l’Est en trois secteurs :
1) L’Uganda et le Kenya ; ces savanes sont en fait la prolongation des savanes du Nord étudiées
précédemment et sur lesquelles se continue l’aire de répartition de Typhlops lineolatus lineolatus.
2) La Tanzanie, à laquelle il faut joindre la région d’Abercorn en Zambie. On doit ici distinguer
deux parties qui sont délimitées par la ligne oblique du massif montagneux situé au Sud de la route
Dar es Salaam-Morogoro-Iringa-Mbeya :
a — Au Nord de cette ligne, la sous-espèce Typhlops lineolatus lineolatus est toujours large¬
ment répandue.
b — Au Sud de cette ligne apparaît une autre sous-espèce, Typhlops lineolatus tanganicanus, à
répartition bien plus restreinte et qui diffère de Typhlops lineolatus lineolatus surtout par un nombre de
vertèbres bien plus élevé, alors que les nombres d’écailles transversales et longitudinales restent faibles.
3) Le Katanga ; cette zone comprend toutes les savanes du Katanga limitées à l’Ouest par
les hauteurs séparant le bassin fluvial du Kasaï de celui du Congo (Lufira, Lualaba, etc.). Au Nord
s'ajoutent à ces savanes du Katanga proprement dit celles du Sud Kivu et du district du Maniema.
Ici comme en Tanzanie Nord se retrouve la sous-espèce Typhlops lineolatus lineolatus.
Cette sous-espèce vit donc dans les savanes de l’Est, en dehors de la zone Sud de Tanzanie déli¬
mitée comme il a été dit plus haut où se trouve Typhlops lineolatus tanganicanus.
Source : MNHN, Paris
124
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
I. — TYPHLOPS LINEOLATUS LINEOLATUS
Par rapport aux spécimens examinés en savane au Nord de l’Équateur, les exemplaires de
Typhlops lineolatus lineolatus des savanes de l’Est ne présentent pas de différences suffisantes pour
justifier une séparation même au rang subspécifique.
Ecaillure de la tête.
Elle est identique à celle des spécimens des savanes du Nord, de type SO -> Na. Les relations
nasales-préoculaires-labiales sont les mêmes.
Ecaillure du corps.
Le nombre d’écailles transversales au niveau de l’écaille longitudinale 100 varie de 24 à 32
avec une moyenne de 27,8, soit plus précisément de 24 à 32 (moyenne 27,2) chez les mâles (26 sp.) et
de 26 à 32 (moyenne 28,2) chez les femelles (32 sp.).
Les moyennes sont plus élevées que dans les savanes du Nord. En Uganda-Kenya, où la moyenne
de l’altitude des lieux de récolte est la plus élevée (toujours supérieure à 1 000 ni), la moyenne est
de 29,1 ; en Tanzanie, zone de hauts plateaux, elle passe de 28,7 ; au Katanga, plus hétérogène au
point de vue altitude toutes les possibilités de l’espèce sont observées, en particulier l’existence d’indi¬
vidus à 24 écailles transversales qui ne se rencontrent pas dans les zones Uganda-Kenya et Tanzanie.
Le nombre des écailles longitudinales varie de 325 à 431, avec une moyenne de 370,5, soit plus
précisément de 325 à 402 (moyenne 359,3) pour les mâles (26 sp.), de 327 à 431 (moyenne 377,8) pour
les femelles (32 sp.).
Les moyennes sont plus élevées que dans les savanes du Nord : en Uganda-Kenya (altitude
supérieure à 1 000 m) la moyenne est de 384,1 (de 350 à 410 éc. long.), de même qu’en Tanzanie (337
à 425 éc. long.) ; au Katanga, zone plus hétérogène, la moyenne descend à 360,5, mais l’amplitude est
plus considérable (325 à 431 éc. long.). Le nombre des écailles longitudinales suit donc le nombre des
écailles transversales et croît avec l’altitude.
Nombre de vertèbres.
Il varie de 185 à 225 (moyenne 202), soit plus précisément de 185 à 220 (moyenne 199,7) chez
les mâles (24 sp.) et de 188 à 225 (moyenne 203) chez les femelles (32 sp.).
En Uganda-Kenya et en Tanzanie, la variation a moins d’amplitude (192 à 219) qu’au Katanga
(185 à 225) et la proportion d’individus ayant plus de 208 vertèbres, par exemple, est de 43,2 % dans
le premier cas alors qu’au Katanga, elle n’est que de 14 %.
Rapport écailles longitudinales!vertèbres.
La moyenne obtenue en savane de l’Est est de 1,82 (chez les males 1,78, chez les femelles 1,86)
comme dans les savanes du Nord. En fonction des régions, on trouve en Uganda-Kenya : 1,89 ; en
Tanzanie : 1,85 ; au Katanga : 1,80.
Mensurations.
Dans les savanes de l’Est se manifeste une tendance vers une plus grande taille des individus
(max. : 640 mm), tendance due peut-être au hasard des récoltes. Les proportions longueur du crâne/
longueur totale, largeur du corps/longueur totale restent les mêmes que dans les savanes du Nord.
Coloration.
Les individus récoltés en Uganda, Kenya et Tanzanie ont la coloration habituelle des Typhlops
lineolatus lineolatus du Nord, avec parfois, comme nous l’avons signalé dans les savanes du Nord,
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
125
une ligne longitudinale d’écailles dépigmentées au milieu du ventre. Celle-ci peut gagner trois rangées
d’éeailles, parfois cinq, rarement plus. Le ventre de l’animal apparaît ainsi nettement plus clair que
le dos. La dépigmentation n’affecte pas toute la surface ventrale : des traces de pigmentation sont
visibles irrégulièrement sur les côtés du corps et ventralement à l’avant ou à l’arrière du corps.
Parmi les spécimens étudiés, trois sont marbrés ; l’un provient de Ujiji, sur les bords du lac
Tanganyika, et deux autres (holotype et paratype de Typhlops boulengeri usambaricus Laurent) viennent
des Monts Usambara, dans l’Est de la Tanzanie. Ce sont les trois premiers spécimens marbrés trouvés
dans les collections de Typhlops lineolalus lineolalus, mais j’en ai vu encore un dans les collections
du Katanga et un autre dans celles de l’Angola. Cette forme de coloration est donc au total peu fré¬
quente chez Typhlops lineolalus lineolalus ; bien moins fréquente que dans les sous-espèces de Typhlops
punclatus.
Au Katanga, le problème de la coloration est plus difficile à interpréter. A côté d’individus
semblables par leur coloration à ceux des savanes du Nord et des savanes d’Uganda-Kenya et Tanzanie,
il apparaît des individus à ventre presque entièrement décoloré comme les spécimens forestiers de
Typhlops punclatus ; ils sont particulièrement nombreux dans la région du Haut Lomani, à Kamina
et Sandoa. Ces individus montrent aussi une tendance à une diminution du nombre des écailles longi¬
tudinales et du nombre des écailles transversales. Laurent, en 1956, les avait séparés des spécimens
entièrement colorés et placés dans une espèce particulière, Typhlops schmidti. Il existe en fait tous les
intermédiaires entre les deux colorations et les distributions de fréquences des écailles longitudinales,
des écailles transversales, des vertèbres, ne justifient aucunement cette séparation.
Peut être la variation provient-elle du fait que, les savanes du Katanga sont des zones plus
humides et plus boisées que les savanes du Nord et de l’Est.
IL — TYPHLOPS LINEOLATUS TANGANICANUS
Cette sous-espèce est localisée au Sud de la zone montagneuse parallèle à la route Dar es Salaam-
Mbeya. Elle ne diffère de Typhlops lineolalus lineolalus que par le nombre plus faible de ses écailles
transversales et le nombre plus élevé de ses vertèbres ; le nombre des écailles longitudinales est sen¬
siblement le même.
ÉcaiUure de la tête (fig. 81).
Elle est identique à celle de Typhlops lineolalus lineolalus.
ÉcaiUure du corps.
Les spécimens examinés ont, au niveau de l’écaille longitudinale 100, 23 ou 24 écailles trans¬
versales (moyenne 23,9).
La comparaison de ces spécimens avec ceux de Tanzanie au Nord de la route Dar es Salaam-
Mbeya fait ressortir la différence entre les deux sous-espèces :
T. I. lineolatus de 26 à 32 (moyenne 28,7).
T. I. langanicanus 23 ou 24 (moyenne 23,9).
Le nombre des écailles longitudinales varie de 337 à 425 (moyenne 384) alors que chez T. /. lineo¬
lalus en Tanzanie Nord, il varie de 354 à 422 (moyenne 391,2). La différence est peu marquée (fig. 82).
Nombre de vertèbres.
C’est dans le nombre des vertèbres que la différence entre les deux sous-espèces est la plus accen¬
tuée ; en effet, chez T. I. langanicanus ce nombre est compris entre 227 et 247 (moyenne 235,3), chez
T. I. lineolatus il est de 192 à 219 (moyenne 207) (fig. 83).
Source : MNHN, Paris
126
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Fig. 81. — Typhlops lineolalus tanganicanus Laurent : écaillurc de la tête, a) vue dorsale, b) vue ventrale, c) vue laté¬
rale. n° 54509 (MCZ), paratype.
Rapport écailles longitudinales/verlèbres.
Ce rapport est de 1,55 à 1,79 (moyenne 1,66) chez T. I. tanganicanus, soit bien inférieur à celui
de T. I. lineolalus où il varie de 1,72 à 2,02 (moyenne 1,85). Cette différence ressort nettement à l’examen
de la figure 84.
Coloration.
Elle est identique à celle des Typhlops lineolalus lineolalus de Tanzanie Nord.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
127
ECAILLES LONGITUDINALES
I. tanganicanus
¥
r-H
n
o
o
O
0
I. lineolatus
Fig. 82. — Histogrammes du nombre d'écaillcs longitudinales chez T. lineolatus tanganicanus
lineolatus (spécimens de Tanzanie Nord-Est).
chez T. lineolatus
Mensurations.
Le plus petit spécimen mesure 170 mm, le plus grand 385 mm. La longueur du crâne est appa¬
remment, pour une même longueur plus faible chez Typhlops lineolatus tanganicanus que chez Typhlops
lineolatus lineolatus. L’augmentation du nombre des vertèbres explique peut-être cette différence
(fig. 85). De même, la largeur du corps est plus faible chez Typhlops lineolatus tanganicanus, qui est
plus grêle que Typhlops lineolatus lineolatus (fig. 86).
Spécimens examinés (9 sp.) (voir tableau XIX).
Tanzanie : Kilwa, MCZ 54509 ; Liwale, MCZ 50066, 52623 à 625, 55471, 57437, 438 et 439 (types
de Typhlops schmidli tanganicanus).
Source : MNHN, Paris
128
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
VERTEBRES
l.tanganicanus
î
Un
Fig. 83. — Histogrammes du nombre de vertèbres chez T. lineolalus langanicanus
cimens de Tanzanie Nord-Est).
et chez T. lineolalus lineolalus (spé-
Source : MNHN, Paris
I.tanganicanu*
8
S3HVN!ani!9N0T S3TIIVD3
4 564 009 6
Rapport du nombre d'écailles longitudinales au nombre de vertèbres chez T. lineolatus tanganicanus et chez T. lineolatus lineolatus (spécir
Rapport de la longueur du crâne à la longueur totale chez T. lineolalus langanicanus et chez T. lineolalus lineolalus (spécimens de Tanzanie Nord-Est).
co n <o n
■u'ui u» sdjoo np jnsftJDi
longueur totale en mm.
Rapport de la largeur du corps à la longueur totale chez T. lineolatus tanganicanus et chez T. lineolatus lineolatus (spécimens de Tanzanie Nord-Est).
132
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
IV
LES FORMES DES SAVANES DU SUD DE LA FORÊT CONGOLAISE
(Bassin du Kasaï, Bas-Congo, Nord-Angola)
Typhlops lineolatus lineolalus
A l’Ouest du Katanga, dans les régions de savane du bassin du Kasaï, dans le Bas-Congo de Kin¬
shasa-Brazzaville à la côte atlantique et dans le Nord de l’Angola, on retrouve encore l’espèce Typhlops
lineolatus lineolatus.
Par les moyennes de leurs nombres d’écailles et de vertèbres, les individus récoltés dans ces
savanes se rapprochent des spécimens récoltés dans l’Ouest du Katanga, où l’on avait noté des valeurs
sensiblement inférieures à la moyenne générale des spécimens des savanes de l’Est. La diminution
s’accentue encore et c’est en savane du Sud-Ouest que se trouvent pour Typhlops lineolatus lineolatus
les nombres d’écailles et de vertèbres les plus faibles. C’est là aussi que l’altitude des lieux de récolte
est en moyenne la plus faible : les collections examinées comprennent une majorité de spécimens recueillis
près de la côte.
Écaillure de la tête.
Tous les spécimens étudiés sont de type SO -*■ Na. L’écaillure de la tête est en tous points sem¬
blable à celle des spécimens du Nord et de l’Est.
Écaillure du corps.
Le nombre des écailles transversales au niveau de l’écaille longitudinale 100 varie peu (de 24
à 28). Il est généralement de 26 (61 % des spécimens) ou de 28 ; il n’y a qu’un spécimen à 24. La moyenne
est de 26,6 ; chez les mâles, elle est de 26,1 et de 26,9 chez les femelles (fig. 55).
Le nombre des écailles longitudinales varie de 295 à 381 (moyenne 332,7), soit plus précisément
de 300 à 341 (moyenne 317,8) chez les mâles et de 295 à 377 (moyenne 339) chez les femelles (fig. 58).
Nombre de vertèbres.
Il varie de 177 à 201 (moyenne 188,9), soit plus précisément de 177 à 190 (moyenne 184,8) pour
les mâles et de 184 à 200 (moyenne 191,5) pour les femelles (fig. 60).
Rapport écailles longitudinales!vertèbres.
Ce rapport est faible : il varie de 1,54 à 1,92 (moyenne 1,75) (fig. 62).
Mensurations.
Le plus petit individu mesure 90 mm, le plus grand 545 mm. Tous les individus observés entrent
bien dans le cadre de croissance des autres spécimens de Typhlops lineolatus lineolatus aussi bien de
savane Nord que de savane Est (fig. 63-64).
Coloration.
Il faut noter dans cette région un éclaircissement de la partie ventrale, avec quelques traces
de pigmentation sur les flancs et parfois sur le ventre. Cette coloration s’apparente à celle des individus
du Katanga-Ouest. Un seul spécimen marbré (d’Angola) est à signaler dans cette collection.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
133
Groupe VII
TYPHLOPS GlERRAI Mocquard, 1897.
TYPHLOPS RONDOENSIS Loveridge, 1942.
Ces deux espèces s’apparentent à Typhlops angolensis par leur rostrale ovale dorsalement et
par le recul des nasales vers l’arrière qui entraîne une forme hexagonale de la frontale et un rétrécisse¬
ment notable de la rostrale au niveau des narines.
Elles se rapprochent de Typhlops lineolalus par la disposition SO -» Na : leurs susoculaires
atteignent les nasales en passant sur les préoculaires.
Typhlops gierrai a ses labiales 1 et 2 en contact complet avec les nasales comme chez Typhlops
punclatus ; Typhlops rondoensis, au contraire, a ses labiales disposées comme chez Typhlops lineolalus
où les labiales 1 et parfois une petite fraction des labiales 2 sont en contact avec les nasales.
De plus, Typhlops gierrai est caractérisé par une division transversale des préoculaires, de sorte
qu’il y a deux préoculaires l’une au-dessus de l’autre. Parmi les spécimens de Typhlops rondoensis
(9 spécimens examinés), 2 individus ont aussi des préoculaires supplémentaires.
Typhlops gierrai est localisé dans le Nord de la Tanzanie : région des Monts Usambara et des
Monts Uluguru.
Typhlops rondoensis a été trouvé dans le Sud Est de la Tanzanie, sur le plateau de Rondo, et
dans la région de Newala (pl. III). C’est la plus méridionale des espèces de type SO -*■ Na. Les nombres
d’écailles longitudinales et de vertèbres sont assez proches de ceux de certaines populations de
Typhlops lineolalus lineolalus des savanes de l’Ouest africain. Elle en est séparée par toutes les popu¬
lations des hauts plateaux de Tanzanie à nombres d’écailles longitudinales et de vertèbres plus élevés
que ceux des populations de l’Ouest. Elle cohabite avec la sous-espèce Typhlops lineolalus tanganicanus,
récoltée dans le Sud-Est de la Tanzanie, qui a un même nombre d’écailles transversales, mais des
nombres d’écailles longitudinales (moy. : 391,2) et de vertèbres (moy. : 235,3) plus élevés.
TYPHLOPS GIERRAI Mocquard, 1897.
Mocquard, 1897, Bull. Mus. Nat. Hist. nat. Paris, 3, p. 122 (Tanga, Tanzanie) (type au MHNP, vu).
Écaillure de la tête (fig. 87).
Le museau est arrondi, proéminent. La rostrale, dorsalement, est ovale, arrondie ou tronquée
vers l’arrière. Ventralement, elle se rétrécit nettement au niveau des narines et ses bords sont ensuite
bien parallèles. Les nasales, semidivisées, dépassent le bord postérieur de la rostrale et sont parfois
très rapprochées l’une de l’autre. Elles donnent ainsi une forme hexagonale à la frontale, qui est plus
grande que les écailles suivantes. Les susoculaires très obliques atteignent les nasales, elles sont de
type SO -> Na : un seul spécimen sur 11 examinés est de type SO sous PO. Les préoculaires sont divisées
transversalement en une petite écaille en contact avec les labiales et une grande écaille presque aussi
large que les oculaires, mais un peu moins haute. Les yeux, bien visibles, sont situés sous les sutures
préoculaires-oculaires, un peu en-dessous des susoculaires.
Les labiales 1, bien plus courtes que les suivantes, sont en contact avec les N 1 et les N 2. Les
labiales 2 sont en contact avec les N 2 et passent sur les petites préoculaires. Les labiales 3 passent
sous les petites préoculaires et les oculaires. Les labiales 4 bordent les oculaires.
Écaillure du corps.
Au niveau de l’écaille longitudinale 100, le nombre des écailles longitudinales est de 28 (32 chez
une femelle). Le nombre des écailles transversales est faible par rapport au nombre des écailles longi-
Source : MNHN, Paris
134
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Fig. 87. — Typhlops gierrai Mocquard : écaillure de la tête, a) vue dorsale, b) vue ventrale, c) vue latérale. n° 1897 _
2't (MHNP), holotype.
tudinales, qui varie de 404 à 462 (moyenne 430,5) soit plus précisément de 404 à 435 (moyenne 418,6)
chez les mâles et de 422 à 462 (moyenne 441,2) chez les femelles.
Nombre de vertèbres.
11 est assez élevé. Il varie de 219 à 262 (moyenne 231, 5),soit plus précisément de 219 à 231
(moyenne 226,2) chez les mâles et de 225 à 242 (moyenne 234,5) chez les femelles.
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Si les nombres d’écailles longitudinales et de vertèbres sont élevés, leur rapport ne diffère guère
de ceux des groupes IV et VI. Il varie de 1,77 à 1,90 (moyenne 1,85), soit plus précisément de 1,77
à 1,88 (moyenne 1,84) chez les mâles et de 1,86 à 1,90 (moyenne 1,88) chez les femelles (fig. 88).
Source : MNHN, Paris
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VERTEBRES
136
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Mensurations.
Le plus grand spécimen — le type — atteint 480 mm. Les Typhlops gierrai sont plus grêles et
ont un crâne plus court que les Typhlops lineolatus et surtout les Typhlops punctatus.
Coloration.
Les Monts Usambara et les Monts Uluguru sont entourés de savane mais couverts sur ces hauteurs
de restes de forêt primaire et d’une forêt artificielle. C’est dans cette forêt de montagne que vit Typhlops
gierrai. Comme chez les espèces de forêt du groupe punctatus, les deux formes rayée et marbrée se
rencontrent chez Typhlops gierrai (50 %). Le pigment est surtout abondant à la limite des rangées
d’écailles. Le ventre est clair.
Spécimens examinés (11 sp.) (voir tableau XX).
Tanzanie : Tanga, MHNP 1897-24; Mlalo, près Ambangula, Usambara Mts BM 1927.8.17.8- MCZ
23473 et 125176 ; Amani, MCZ 23086 à 90 ; Mont Lutendi, MCZ 23091 ; Bagilo, Uluguru Mts
MCZ 23084
TYPHLOPS RONDOENSIS Loveridge, 1942.
Typhlops tettensis rondoensis Loveridge, 1942, Bull. Mus. Comp. Zool., 91, p. 256 (Nchingidi, Rondo
Plateau, Sud-Est Tanzanie) (types au MCZ, vus).
Après examen des types de Typhlops tettensis Peters (voir groupe VIII, p. 000) et de Typhlops
tettensis rondoensis Loveridge, je me rallie entièrement à l’opinion de Laurent (1964, p. 419 et 421)
qui considère que Typhlops tettensis rondoensis Loveridge est nettement différent de l’espèce de Peters
et doit être jugé comme une bonne espèce.
Écaillure de la tête (fig. 89).
Le museau est arrondi, proéminent. Dorsalement, la rostrale est ovale, quelquefois légèrement
tronquée vers l’arrière. Ventralement, elle se rétrécit fortement au niveau des narines. Les nasales
sont semidivisées et dépassent le bord postérieur de la rostrale. Les sutures nasales aboutissent aux
premières labiales. La frontale est hexagonale. Les susoculaires très obliques arrivent jusqu’aux nasales
(type SO -*■ Na). Les préoculaires sont bien moins élevées et moins larges que les oculaires. Les yeux
sont situés presque entièrement sous les préoculaires, légèrement sous les sutures préoculaires-oculàires
un peu au-dessous des susoculaires.
Les labiales 1 sont assez longues et bordent presque entièrement les NI et les N 2. Les labiales 2
en contact avec une fraction des N 2 et la totalité des PO, passent légèrement sur les oculaires (chez'
un spécimen, les préoculaires passent sous les labiales 2 qui, ensuite, couvrent les oculaires). Les labiales 3
et 4 bordent les oculaires.
Écaillure du corps.
Au niveau de l’écaille longitudinale 100, le nombre des écailles transversales est de 23 à 26
(moyenne 24,5).
Le nombre des écailles longitudinales varie de 319 à 379 (moyenne 343,1). Vu le petit nombre
de spécimens examinés, il est difficile de donner des limites au nombre d'écailles longitudinales des
mâles et des femelles.
Nombre de vertèbres.
Il varie de 197 à 216 (moyenne 202).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
137
(MCZ).
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Il varie de 1,60 à 1,83 (moyenne 1,69) (fig. 88).
Mensurations.
Le plus grand spécimen examiné mesure 350 mm. La longueur du crâne suit la même croissance
que chez Typhlops lineolatus tanganicanus et Tijphlops gierrai. La largeur du corps croît plus vite que
chez Typhlops lineolatus tanganicanus. Typhlops rondoensis doit avoir une taille maximale inférieure
à celle de Typhlops lineolatus tanganicanus. A longueur égale, Typhlops rondoensis est plus épais que
Typhlops lineolatus tanganicanus et Typhlops gierrai.
Source : MNHN, Paris
138
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Coloration.
Le dos est brun, le ventre jaunâtre. La base de chaque écaille dorsale est décolorée, le reste
étant pigmenté. Au niveau de rencontre des rangées d’écailles, la coloration est plus dense ce qui
donne un aspect rayé. ’ ”
Spécimens examinés (9 sp. )(voir tableau XXI).
Tanzanie : Nchingidi, Rondo plateau, MCZ, 48066, 67 et 68 (types de Typhlops tetlensis rondoensis) ■
Newala, BM 1966.905, MCZ 57185 et 86 ; Msinjiri, MCZ 54510 ; Mtene, MCZ 57187 et 88. ' ’
Groupe VIII
TYPHLOPS BIBRONII (A. Smith, 1846).
TYPHLOPS FORNASINII Bianconi, 1847.
TYPHLOPS BOYLEI FitzSimons, 1932.
Ce groupe est assez hétérogène. J’ai réuni ici trois espèces en raison surtout de leur localisation
dans le Sud africain (pl. VI).
Typhlops bibronii est répandu dans l’Est de l’Union Sud Africaine.
Typhlops fornasinii est localisé sur les côtes du Sud-Est,dans la plaine allant du Mozambique
au Zululand. Le point de récolte le plus à l’Ouest est donné par Laurent (1968) : Mulugwe Pan, Gona
re Zhou, Sud-Est Rhodésie.
Typhlops boylei se trouve dans la bordure Ouest du Kalahari et, vers le Nord dans le Damara-
land.
Typhlops fornasinii et Typhlops boylei n’atteignent pas une très grande taille, 180 mm au plus
pour le premier (Laurent 1968), 185 mm pour le deuxième. Au contraire, le plus grand spécimen de
Typhlops bibronii mesure 470 mm.
Typhlops fornasinii a un petit nombre d’écailles longitudinales (max. : 285) et un petit nombre
de vertèbres (max. : 167). Pour Typhlops boylei le nombre maximum d’écailles longitudinales est de 377
et celui des vertèbres est de 212. Typhlops bibronii a une moyenne vertébrale (208) proche du maximum
de Typhlops boylei, mais le nombre de ses écailles longitudinales peut monter jusqu’à 453.
TYPHLOPS BIBRONII (A. Smith, 1846).
Onychocephalus bibronii A. Smith, 1846, 111. S. Africa, Rept., pl. 51, fig. 2 et pl. 54 fig. 5-8 (North of
Latakoo, I.e. Kuruman) (type au BM, vu).
Écaillure de la tête (fig. 90).
Le museau est arrondi et proéminent. La rostrale dorsalement est large, arrondie ou légèrement
tronquée vers 1 arrière ; elle atteint le niveau des yeux. Elle est de taille moyenne ventralement. Les
nasales atteignent le bord postérieur de la rostrale et elles sont semi-divisées. Les sutures nasales abou
tissent aux premières labiales. La frontale est deux fois plus large que les écailles qui la suivent mais
peu élevée. Les susoculaires sont légèrement obliques et passent sous les préoculaires (1 spécimen
Sü -*■ Na sur 19). Les préoculaires sont plus étroites et un peu moins hautes que les oculaires. Les veux
sont visibles sous les sutures préoculaires-oculaires. 3 *
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTIMA-SERPENTES 139
Source : MNHN, Paris
140
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Les labiales 1 sont en contact avec les N 1 et les N 2. Les labiales 2, généralement plus hautes
que les labiales 1 et les labiales 3, passent sous les préoculaires et sur les oculaires (4 sp. sur 19 ont des
labiales 2 presque entièrement recouvertes par les préoculaires, ce qui diminue leur hauteur et les empêche
de recouvrir les oculaires). Les labiales 3 et 4 bordent les oculaires.
Écaiüure du corps.
Au niveau de l’écaille longitudinale 100, le nombre des écailles transversales varie de 30 à 34
(moyenne 32). Cette même moyenne se retrouve pour mâles et femelles (fig. 91-92).
Le nombre des écailles longitudinales varie de 363 à 453 (moyenne 415), soit plus précisément
de 363 à 421 (moyenne 392) chez les mâles et de 398 à 453 (moyenne 424,7) chez les femelles (fig. 93),
Nombre de vertèbres.
Il varie de 182 à 223 (moyenne 207,5), eoit plus précisément de 182 à 212 (moyenne 200 4) cher
les males ; de 197 à 223 (moyenne 209,6) chez les femelles (fig. 93).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
141
ECAILLES TRANVERSALES
Fig. 91. — Histogrammes du nombre d’écailles transversales chez T. bibronii.
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p, G 92. _ Histogrammes du nombre d’écailles longitudinales en (onction du nombre d'écailles transversales chez
T. bibronii.
Source : MNHN, Paris
142
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
ECAILLES LONGiTUDiNALES
Fig. 93. — Histogrammes du nombre d’écaiiles longitudinales et du nombre de vertèbres chez T. bibronii.
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Il est assez élevé et dépasse généralement 2 chez les femelles. Il varie de 1,89 à 2,13 (moyenne 2,00),
soit plus précisément de 1,89 à 2,01 (moyenne 1,95) chez les mâles et de 1,90 à 2,13 (moyenne 2,02)
chez les femelles (fig. 94).
Mensurations.
Le plus grand spécimen examiné mesure 470 mm ; le plus petit 155. Les jeunes spécimens sont
assez grêles. Les spécimens âgés épaississent beaucoup. Leur croissance (crâne et largeur du corps)
est comparable à celle de Typhlops angolensis et Typhlops lineolatus (fig. 95-96).
Coloration.
En général Typhlops bibronii est entièrement coloré de brun sauf la partie inférieure de la tète et
la région anale. Le pigment est localisé sur la partie postérieure des écailles, à partir d’une ligne trans¬
versale brun foncé en avant de laquelle l’écaille est décolorée. Certains individus peuvent présenter une
ligne d’écailles dépigmentées sur le ventre ; quelquefois le dos seul est coloré de brun et le ventre entière¬
ment jaune, sur les flancs la ligne de séparation de ces deux colorations est plus ou moins irrégulière
Source : MNHN, Paris
bibronir
s3nvNiarui9Non
S3T1IV03
VERTEBRES
• udj 3 np jnanbuoi
Rapport de
564 009 6
10
(apport de la largeur du corps à la longueur totale
146
ROLANDE ROUX-ESTEVE
Spécimens examinés (19 sp.) (voir tableau XXII).
Union Sud-africaine : East London, MHNP 1896-385 ; Johannesburg, BM 1902.2.17.1 et TM 4857 ;
Melrose, Johannesburg, TM 22218 ; Port Natal, BM 58.4.11.2 ; Mkabela Mt, Transvaal, BM
1903.11.30.2; N. of Latakoo, i.e. Kuruman, BM 65.5.8.9 = 1946.1.11.22 (type de Onychoce-
phalus bibronii) ; Vredefort Road, Orange River, BM 1902.12.11.6 ; Port Elisabeth, BM 91.5.
6.13 ; Bethal, TM 4874 ; Davel, TM 4878 ; Modderfontein, TM 4877 ; Makapansgat, Potgieters-
rust, TM 26234 ; Groot Marico, TM 24800 ; Tonkwane Kloof, TM 33718 ; Rietfontein, Pretoria,
TM 27557 ; Waterkloof, Pretoria, TM 26816 ; Pretoria, TM 35612, 32699.
TYPHLOPS FORNASINll Bianconi, 1847.
Bianconi, 1847, Specimina Zool., Mosamb. (Fasc. I, Bononiae, 4-2-1847), p. 183, pl. 6, fig. 1 et 1849,
Nuov. Ann. Sc. Nat., Bologna, (2), X, (1848), p. 107 (Mozambique) (type au Musée de Bologne ?
non vu).
Onychocephalus mossambicus Peters, 1854, Monatsb. Akad. VFiss. Berlin, p. 621 (Mozambique) ; 1860,
ibid., p. 82 et Typhlops mossambicus Peters, 1882, Reise nach Mossambique, Zool., III, p. 93,
pl. XV, fig. 2 (syntypes au ZMU, vus) x .
Onychocephalus trilobus Peters, 1854, Monatsb. Akad. VFiss. Berlin, p. 621 (Mozambique, Lourenço
Marquès) ; 1860, ibid., p. 80 et T typhlops fornasinii Peters, 1882, Reise nach Mossambique, Zool.,
III, p. 94, pl. XI, fig. 3 (la figure porte la mention Onychocephalus trilobus) (syntypes au ZMU,
vus).
Onychocephalus teltensis Pete s, 1860, Monatsb. Akad. VFiss. Berlin, p. 80 (Tete, Mozambique) et Typhlops
tettensis Peters, 1882, Reise nach Mossambique, Zool., III, p. 92, pl. XV, fig. 1 (holotype au ZMU,
Typhlops bianconii Jan et Sordelli, 1860, Icon. Gén. Ophid., 1/® liv., pl. 5 et 6, fig. 3 et Jan, 1864, Icon.
Gén. Ophid., I, Typhl., p. 23.
Cette espèce a été décrite par Bianconi sur un spécimen en mue. donc à yeux à peine visibles
et à écaillure de la tête plus ou moins altérée (voir p. 000), ce qui a posé quelques problèmes de syno¬
nymie. FitzSimons (1962) sépare encore cette espèce en Typhlops fornasinii (individu en mue, fig. 4)
et Typhlops mossambicus (individu normal, fig. 5). Laurent (1964) a, le premier, réuni les deux formes.
Écaillure de la tête (fig. 97).
Le museau est arrondi et proéminent. La rostrale large en dessus se termine presque en forme
de triangle ; elle n’atteint pas le niveau des yeux ; ventralement, elle est étroite, à bords bien parallèles.
Les nasales dépassent largement le bord postérieur de la rostrale et leurs bords externes sont très rap¬
prochés. Les sutures nasales qui aboutissent aux labiales 1, peuven dépasser légèrement les narines
et parfois atteindre la rostrale, ce qui donne des nasales divisées (25 % des individus examinés). Les
préoculaires arrivent dorsalement au même niveau que les oculaires et sont plus étroites que celles-ci.
La frontale, plus ou moins hexagonale, est sensiblement de même taille que les écailles du corps. Les
susoculaires sont transverses. Les yeux sont visibles sous la suture préoculaire-oculaire.
Les labiales 1, assez hautes, sont en contact avec les N 1 et la moitié des N 2. Les labiales 2
passent sous les N 2 et les préoculaires, et sur les oculaires. Les labiales 3 n’ont aucun contact avec les
préoculaires et bordent, avec les labiales 4, les oculaires.
1. En 1860, Peters fait mention de la planche XV du « Reise nach Mossambique ». Je n'ai pu savoir si les planches
de cet ouvrage avaient été publiées avant le texte qui est de 1882. On remarque aussi que sur la planche XV, Peters
a mis le nom de genre Onychocephalus pour les trois espèces, nom remplacé par Typhlops dans le texte de 1882. De plus,
il a dans ce texte, mis en synonymie Onychocephalus trilobus avec Typhlops jornasinii mais a laissé le nom de O. trilobus
sur la planche.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
147
Fig. 97. — Typhlops fornasinii Bianconi : écaillure de la tête, o) vue dorsale, 6) vue ventrale, c) vue latérale. n° 178
(MHNP).
Écaillure du corps.
Au niveau de l’écaille longitudinale 100, le nombre des écailles transversales varie de 22 (1 sp).
à 26 (moyenne 25) avec une moyenne de 24,9 chez les mâles et de 25,3 chez les femelles (fig. 98).
Le nombre des écailles longitudinales varie de 232 à 277 (moyenne 261,4), soit plus précisément
de 232 à 269 (moyenne 254,3) chez les mâles ; de 264 à 278 (moyenne 273,1) chez les femelles (fig. 99).
Nombre de vertèbres.
Cette espèce a un nombre de vertèbres très faible : il varie de 144 à 167 (moyenne 155,3) soit
plus précisément de 144 à 159 (moyenne 151,7) pour les mâles et de 155 à 167 (moyenne 159,3) chez
les femelles (fig. 100).
Rapport écailles longiludinales/vertèbres.
Il varie de 1,50 à 1,77 (moyenne 1,67), soit plus précisément de 1,58 à 1,73 (moyenne 1,67)
pour les mâles et de 1,62 à 1,77 (moyenne 1,71) pour les femelles (fig. 101).
Source : MNHN, Paris
148
ROLANDE ROUX-ESTÉVE
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Fig. 98. — Histogrammes du nombre d’écailles longitudinales en fonction du nombre d'écailles transversales chez
T. fornasinii.
ECAÎLLES LONGITUDINALES
?
Fig. 99. — Histogrammes du nombre d’écailles longitudinales chez T. fornasinii.
Source : MNHN, Paris
290
136-140
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
149
VERTÈBRES
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Fig. 100. — Histogrammes du nombre de vertèbres chez T. fornasinii.
300
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250
140
150
160
170
VERTEBRES
Fig. 101. — Rapport du nombre d’écailles longitudinales au nombre de vertèbres chez T. lornasinii-
Source : MNHN, Paris
largeur du corps en mm. longueur du crâne en mm.
6 -
5 -
4 -
o
8 °
o
o
o
o
o
-I-1-1-1-1-T
100 150 200
longueur totale en mm.
Fig. 102. — Rapport de la longueur du crâne à la longueur totale chez T. fornasinii.
100 150 200
longueur totale en mm.
- Rapport de la largeur du corps à la longueur totale chez T. fornasinii.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOP1DAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
151
Mensurations.
La longueur du crâne parait assez élevée pour les animaux de cette taille (fig. 102). Le plus petit des
spécimens examinés mesure 85 mm ; le plus grand à peine 155 mm. Laurent (1968) donne le maximum
de longueur, 185 mm, pour un spécimen pris dans l’Est de la Rhodésie. L’espèce est assez grêle (fig. 103).
Coloration.
Tous les spécimens sont d’un brun très foncé à brun moyen et dans ce cas la surface inférieure
de la tête et la région anale sont jaunâtres.
Spécimens examinés (25 sp.) (voir tableau XXIII).
Mozambique : MHNP 178 et 3213, ZMU 3949 et 3950 (syntypes de Onychocephalus rnossambicus ;
Tete, ZMU 3944 (holotype de Onychocephalus tettensis) ; Lourenço Marques, ZMU 3915 et
3916 (syntypes de Onychocephalus trilobus), TM 4829, 4831, 4832, 4834, 4835, 4841, 4843 à 47,
4849, 4850.
Natal : Mseleni, Zululand, TM 4830, 4836 à 38, 4848.
TYPHLOPS BOYLE1 FitzSimons, 1932.
FitzSimons, 1932, Ann. Transe. Mus., 15, p. 38 et 1935, 16, p. 308 (Gemsbok Pan, Ghansi district,
W. Kalahari) (type au TM, non vu).
Écaillure de la tête (fig. 104).
Le museau est arrondi, proéminent. Dorsalement, la rostrale est large vers 1 avant et prend
une forme triangulaire vers l’arrière. Elle atteint le niveau des yeux. Ventralement, elle est assez large,
en forme de trapèze dont la base la plus étroite est située vers la bouche. Les nasales dépassent large¬
ment la rostrale vers l’arrière et leurs bords externes se touchent presque. Leur base est relativement
étroite. Les sutures nasales aboutissent aux deuxièmes labiales et ne dépassent pas les narines. Les
préoculaires, étroites, atteignent à peine le bord postérieur de la rostrale et sont bien moins hautes
que les oculaires, ce qui donne une forme très allongée et très oblique aux susoculaires. La frontale
est hexagonale et à peine plus grande que les écailles du corps. Les yeux sont bien visibles sous les
oculaires, qui sont plus hautes et plus de deux fois plus larges que les préoculaires.
Les labiales 1 sont en contact avec les N 1. Les labiales 2 sont bien plus grandes et touchent
une fraction des N 1, les N 2 et la presque totalité des préoculaires ; les labiales 3 ont un contact très
faible ou nul avec les préoculaires et se glissent sous les oculaires. Les labiales 4 bordent les oculaires.
Écaillure du corps.
Le nombre des écailles transversales au niveau de l'écaille longitudinale 100 est de 26 ou 28.
Les trois individus examinés ont respectivement 351, 364 et 377 écailles longitudinales.
Nombre de eertèbres.
Les trois spécimens ont 211, 212, 212 vertèbres.
Rapport écailles longitudinales/eertèbres.
Il varie de 1,66 à 1,77 (fig. 105).
Mensurations.
Le petit nombre de spécimens examinés ne peut donner qu’une faible idée de la taille de ces
animaux. C’est probablement une espèce de petite taille (max. 185 mm).
Source : MNHN, Paris
152
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Fig. 104. — Typhlops boylei FitzSimons : écaillure de la tête, a) vue dorsale, 6) vue ventrale, c) vue latérale n° 1 qii
9.9.46 (BM).
Coloration.
Le dos est rayé de brun roux (5 à 8 rangées d’écailles environ). On distingue à la base de l'écaille
un trait brun foncé, puis le pigment s’éclaircit et s’étale vers l’arrière. Le ventre, l’extrémité du museau
et le dessous de la tête sont d’un jaune très pâle, à peine sensible.
Spécimens examinés (3 sp.) (voir tableau XXIV).
Bechuanâland : Ghansi, BM 1953.9.9.45 à 47.
Source : MNHN, Paris
ECAiLLES LONGITUDINALES
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES 153
boylei
400 .
o
o
350 - °
190 ' 200 ' 210 ' 220
VERTÈBRES
Fig. 105. — Rapport du nombre d’écailles longitudinales au nombre de vertèbres chez T. boylei.
Groupe IX
TYPHLOPS CUNE1ROSTRIS Peters, 1879.
Cette espèce, de petite taille (maximum : 190 mm) est localisée dans le Sud-Est de l’Éthiopie
et en Somalie (pl. VI). Elle est très différente des autres Typhlops. En effet, si son museau arrondi
et son rapport de la largeur de la tête à la largeur de la rostrale au niveau des narines (2,1) permettent
de la ranger dans le genre Typhlops, par contre, sa tête, comprimée dorso-ventralement et très allongée,
tend à l’en éloigner. Le nombre de vertèbres de cette espèce est faible mais, contrairement aux autres
Typhlops possédant ce caractère, le nombre des écailles longitudinales est proportionnellement plus
élevé : en conséquence le rapport Éc. long./Vert, est assez fort (1,94).
TYPHLOPS CUNEIROSTRIS Peters, 1879.
Peters, 1879, Monatsb. Akad. Wiss. Berlin, p. 775, pl., fig. 4 (Brava, Somalie) (type au ZMU, vu).
Typhlops cuneirostris calabresi Gans et Laurent 1965, Ann. Mus. Roy. Afr. Centr., série 8 e , n° 134,
p. 54, fig. 10-11, pl. VI (Hargeisa et Haud, Somalie) (types au MCZ).
Source : MNHN, Paris
154
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Écaillure de la tête (fig. 106).
Le museau est très proéminent, comprimé dorso-ventralement et arrondi à son extrémité. La
rostrale est étroite et ovale du côté dorsal ; ventralement, elle est étroite et allongée. Les nasales semi-
divisées dépassent légèrement la rostrale ; leur base est très large et en contact avec les labiales 1 et 2
Les préoculaires, peu élevés, dépassent les nasales. Les oculaires, un peu plus larges que les préoculaires
montent assez haut, presque au même niveau que les nasales. Les yeux, bien visibles, sont sous les
oculaires. La frontale est de forme presque triangulaire. Les susoculaires sont très obliques.
F '°' 1 o 6 ; ,7 ir ?rJ U ° P ' cuneirostrU Petera : écaillure de la tête, a) vue dorsale, b) vue ventrale, c) vue latérale. n° 1949
2.1.18 (BM). "•
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES 155
Les labiales 1, courtes et peu élevées, sont en contact avec les N 1 ; les labiales 2, plus longues
et plus hautes, sont en contact avec une petite fraction des N 1 et avec les N 2. Les labiales 3, plus
élevées encore que les labiales 2, bordent les préoculaires et passent sur les oculaires. Les labiales 4,
encore plus grandes, bordent les oculaires.
Ecaillure du corps.
Les spécimens examinés ont 22 écailles transversales au niveau de l’écaille longitudinale 100
(1 sp. à 22-24, MCZ 74463, vu par Gans et Laurent).
Le nombre des écailles longitudinales varie de 216 à 302 (moyenne 267,7).
Gans et Laurent (1965) ont divisé cette espece en deux sous-espèces, la première, Typhlops
cuneiroslris cuneirostris, à faible nombre d’écailles longitudinales (inférieure à 250), la deuxième, Typhlops
cuneirostris calabresi, à nombre plus élevé (supérieur à 258). En fait, il s’agit de deux populations d’une
même espèce, l’une récoltée à très faible altitude près de la côte (moins de 100 m d’altitude), l’autre
à une altitude de plus de 700 m. Entre les deux sous-espèces, Gans et Laurent constatent l’existence
de spécimens de 250 à 261 écailles longitudinales, donc intermédiaires. Ces individus ont été récoltés
dans une zone d’altitude de 100 à 150 m environ. On retrouve donc chez Typhlops cuneirostris l’influ¬
ence de l’altitude constatée sur les populations de Typhlops lineolatus et Typhlops angolensis, ce qui
conduit à rejeter la création de sous-espèces pour Typhlops cuneirostris. Il est probable qu au fur et à
mesure de nouvelles récoltes dans les zones d’altitude intermédiaires de la répartition des deux popu¬
lations, l’histogramme des écailles longitudinales prendra une forme plus régulière que celle obtenue
avec les seuls nombres donnés par Gans et Laurent (fig. 107).
Nombre de vertèbres.
Il varie de 115 à 153 (moyenne 137,7). Ici encore, il convient de faire remarquer l’influence
de l’altitude sur le nombre de vertèbres. Les spécimens récoltés près de la côte ont un nombre plus
faible que ceux pris à plus de 700 m d’altitude, d’où l’allure de l’histogramme (fig. 107).
ECA'lLLES
LONGITUDINALES
VERTÈBRES
o > 700 m.
■ 100-150 m.
□ O-IOO m.
0
Fig. 107. — Histogrammes du nombre d'écailles longitudinales et du nombre de vertèbres chez T. cuneirostris.
Source : MNHN, Paris
156
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
II varie de 1,83 à 2,03 (moyenne 1,94) (fig. 108).
Mensurations.
Le plus grand spécimen mesure 189 mm (Gans et Laurent).
Malgré la forme particulière du museau de cette espèce, la longueur du crâne est sensiblement
dans le même rapport à la longueur du corps que le crâne d’une espèce de petite taille comme Typhlops
fornasinii (groupe IX). Il en est de même pour la largeur du corps.
Coloration.
Le dos et la tête sont pigmentés de brun rougeâtre. On distingue sur le dos de 7 à 9 lignes longi¬
tudinales plus foncées à la limite des rangées d’écailles. Le ventre et la partie inférieure de la tête sont
entièrement décolorés.
Spécimens examinés (5 sp. auxquels on a joint les spécimens vus par Gans et Laurent) (voir tableau
XXII).
Somalie : Brava, ZMU 9531 (type de Typhlops cuneirostris) ; Haud, frontière entre la Somalie et l’Éthio¬
pie, entre 45° et 46°30’ E, 2 100 à 3 000 pieds, BM 1949.2.1.17 à 19.
Spécimens vus par Gans et Laurent :
Somalie : Afgoi, MCZ 74463 et 64 ; Mogadiscio, MCZ 74466 et 67, MCZ 74451 à 54 ; 56 miles d’Har-
geisa, sur la route de Berbera, MCZ 74465 (holotype de Typhlops cuneirostris calabresi) ; Haud
± 2 500 pieds, MCZ 51294 et 95 (paratypes), BM 1949.2.1.13 à 16, BM 1949.2.1.22 à 27, BM
1949.2.1.29 à 42 ; Las Anod, 3 000 pieds, BM 1958.1.6.21 ; Burao, BM 1949.2.1.12 ; Goolis Mts
MB 98.5.21.26 ; Lugh et Dolo, BM 96.5.30.8 A et 8 B, BM 98.1.28.12.
250
200-
ÎÏO ' 120 ' 130 ' 140 ' 150 ' |60
VERTÈBRES
Fio. 108. — Rapport du nombre d’écailles longitudinales au nombre de vertèbres chez T. cuneirostris.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
157
IV
GENRE RHINOTYPHLOPS FITZINGER
Rhinolyphlops Fitzinger, 1843 (espèce-type : Typhlops lalandei Schlegel).
Ramphotyphlops Fitzinger, 1843 (espèce-type : Typhlops multilineatus Schlegel).
Cathetorhinus Duméril et Bibron, 1844 (espèce-type : Cathetorhinus melanocephalus Duméril et Bibron).
Onychocephalus Duméril et Bibron, 1844 (espèce-type : Typhlops lalandei Schlegel).
Onychophis Gray, 1845 (espèce-type : Onychophis franklinii Gray = Typhlops lalandei Schlegel).
Letheobia Cope, 1868 (espèce-type : Lelheobia pallida Cope).
Groupe I
RHINOTYPHLOPS LALANDEI (Schlegel, 1839).
RHINOTYPHLOPS SCHLEGELII (Bianconi, 1847).
Rhinolyphlops schlegelii schlegelii (Bianconi, 1847).
Rhinotyphlops schlegelii dinga (Peters, 1854).
Rhinotyphlops schlegelii petersii (Bocage, 1873).
Rhinotyphlops schlegelii brevis (Scortecci, 1929).
RHINOTYPHLOPS LEUCOCEPHALUS (Parker, 1930).
Ces trois espèces de Rhinotyphlops sont encore très proches de Typhlops. Malgré la présence
d’un bord corné et d’une rostrale large ventralement, l’écaillure de la tête a la même disposition que
chez les Typhlops : les yeux sont bien visibles et les préoculaires et les oculaires ont une forme normale.
D’ailleurs, bien souvent, les jeunes de ces espèces, qui ont un bord corné non encore visible ou peu
marqué, ont souvent été confondus avec de jeunes Typhlops.
Rhinotyphlops lalandei est une petite espèce (max. : 310 mm) que l’on rencontre dans les diffé¬
rentes régions de la République d’Afrique du Sud (pl. VII). Elle a 26 à 30 écailles transversales et
le nombre de ses écailles longitudinales et celui de ses vertèbres sont peu élevés. La moyenne du rapport
ée. long./vert. est de 1,79. Cette espèce est sympatrique avec Rhinotyphlops schlegelii schlegelii au
Transvaal.
Le cas de Rhinotyphlops schlegelii est plus complexe. C’est une espèce à la fois de savane sèche
et de savane boisée dont la répartition couvre une grande partie de l’Est et du Sud africain. Il m’a
paru nécessaire de fractionner cette espèce en sous-espèces géographiquement localisées. S’il est diffi¬
cile de séparer en sous-espèces les spécimens des régions moyennes (Sud Kenya, Sud Zaïre, Tanzanie,
Rhodésie Nord Mozambique : R. schlegelii dinga), sur les bords de l’aire de répartition, on peut isoler
d’une part les populations du Transvaal (R. schlegelii schlegelii ) d’autre part les populations du Sud
de l’Angola et du Sud Ouest africain (R. schlegelii petersii) et enfin les populations les plus septentrio-
Source : MNHN, Paris
158
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
nales (Soudan, Éthiopie, Somalie : R. schlegelii brevis). Différents auteurs, comme Loveridge (1933),
Parker (1949) FitzSimons (1962) avaient déjà constaté qu’il était très diilicile de n'admettre qu’une
seule espèce nominale et que des coupures s’imposaient. J’ai donc divisé R. schlegelii en quatre sous-
espèces comme on le verra plus loin.
Rhinolyphlops leucocephalus est représenté seulement par l’holotype de 220 mm trouvé à Las
Anod, en Somalie. Le nombre d’écailles transversales est faible (24). Les nombres d’écailles longitu¬
dinales et de vertèbres sont voisins de ceux de certains spécimens de R. schlegelii, mais les labiales 2
3 et 4 sont assez élevées et permettent de le distinguer aisément de R. schlegelii.
RH1NOTYPHLOPS LALANDE! (Schlegel, 1839).
Typhlops lalandei Schlegel, 1839, Abbild. Amph., p. 38, pl. XXXII, fig. 17-20 (Cap de Bonne Espérance)
(types au Rijksmuseum, Leiden et au Muséum de Paris, vus).
? Onychophis franklinii Gray, 1845, p. 132 (? Australie) (type au British Muséum, non vu) 1 .
? Onychophis fordii Gray, 1845, p. 134 (Cap de Bonne Espérance) (type au Fort Pitt à Chatham, pro¬
bablement perdu).
? Typhlops smithii Jan et Sordelli, 1860, Icon. Gén. Oph., I, Liv. 1, pl. V et VI, fig. 5 et Jan, 1864 Icon.
Gén. Ophid., I, Typhl., p. 27 (Cap de Bonne Espérance) (type au Musée de Milan, probablement
perdu) 8 .
Écaillure de la tête (fig. 109)
Le museau est proéminent et aplati à son extrémité, celle-ci porte un bord corné plus prononcé
chez les spécimens âgés que chez les jeunes. Dorsalement, la rostrale est large vers l’avant, ses bords
se rapprochent ensuite peu à peu et donnent une forme triangulaire à l’arrière de la rostrale. Ventrale-
ment celle-ci est large et de forme trapézoidale. Les nasales sont semi-divisées, elles dépassent large¬
ment la rostrale vers l’arrière et se rejoignent parfois derrière celle-ci. Les sutures nasales aboutissent
sur le troisième tiers des labiales 1. Les préoculaires sont peu élevées et de moitié moins larges que les
oculaires. Les susoculaires sont obliques. La frontale petite est légèrement plus grande que les écailles
du corps. Les yeux sont visibles sous les oculaires, tangents, aux sutures préoculaires-oculaires ou un
peu en arrière.
Les labiales 1 sont en contact avec les N 1 et les N 2 ; les labiales 2 sont recouvertes par les N 2
et les préoculaires ; les labiales 3 par les préoculaires et les oculaires, les labiales 4 bordent les ocu¬
laires.
Écaillure du corps.
Le nombre des écailles transversales au niveau de l’écaille longitudinale 100 varie de 26 à 30
avec une moyenne de 28,9 sans différence nette entre mâles et femelles.
Le nombre des écailles longitudinales (fig. 110) varie de 337 à 388 (moyenne : 362,3)
soit plus précisément de 337 à 381 pour les mâles (moy. : 355,3) et de 344 à 388 pour les
femelles (moy. : 361,9). En plus, il y en a deux femelles à 428 et 441 écailles longitudinales
nombre très élevé par rapport à la moyenne des autres spécimens qui proviennent du Bas Nama-
qualand, région de Port Nolloth, c’est-à-dire de la bande désertique côtière du Sud-Ouest africain.
Le manque d’humidité de cette région a dû jouer son rôle dans l’augmentation du nombre d’écailles
1. Gray donne comme localité « Australie ». Il n’y a pas apparemment de Typhlopidae à 30 écailles transversales
en Australie (max. : 24). Boulenger (1893) remplace Australie par « ?» et met O. franklinii en synonymie avec T. dela-
landii.
2. Jan donne comme localité s Cap de Bonne Espérance » ; son dessin ne permet pas de savoir s’il s'agit vraiment
d’un R. lalandei. Il donne 32 éc. transv., ce qui parait un peu élevé, mois non invraisemblable.
Source : MNHN , Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
159
Source : MNHN, Paris
160
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
(MHNP), gyntype.
c
ventrale, c) vue latérale. n° 1492
longitudinales (et du nombre de vertèbres, comme nous le verrons ci-dessous). Chez Rhinotyphlops
schinzi de la même région (2 sp. et $) on constate aussi une augmentation prononcée du nombre des
écailles longitudinales et du nombre des vertèbres.
Nombre de vertèbres.
Le nombre des vertèbres varie de 188 à 222 (moy. : 202,2) (les deux femelles de la région de Port
Nolloth ont 236 à 246 vertèbres) (fig. 110). Chez les mâles ce nombre varie de 195 à 211 (moy. : 202,8)
et chez les femelles de 195 à 222 (moy. : 205,8, si l’on exclut les deux femelles de la région désertique).
Rapport écailles longitudinales/vertèbres-
Ce rapport varie de 1,61 à 1,93 (moy. : 1,79). Chez les mâles, ce rapport va de 1,61 à 1,88
(moy. : 1,75) et de 1,67 à 1,93 (moy. : 1,80). Ici j’ai inclus les deux femelles à nombre d’écailles longitu-
Source : MNHN, Paris
002"961
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
161
ECAILLES LONGiTUDÎNALES
VERTÈBRES
?
ii
Source : MNHN, Paris
Rapport du nombre d'écailles longituc
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTII-IA-SERPENTES
150 200 250
longueur totale en mm
Fig. 112. — Rapport de la longueur du crâne à la longueur totale chez R. lalandei.
100 150 200 250 300
longueur total* «n mm
Fig. 113. — Rapport de la largeur du corps à la longueur totale chez R. lalandei.
163
Source : MNHN, Paris
164
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
dinales et à nombre de vertèbres élevés, leur rapport éc. Iong./vert. étant respectivement de 1 79 et
1,81 soit dans les normes des autres spécimens, (fig 111).
Mensurations.
Le plus grand spécimen examiné mesure 310 mm et le plus petit 85 mm. R. lalandei est une
espèce grêle à crâne beaucoup plus court, à longueur égale, que Rhinotyphlops schlegelii. La largeur du
corps est de même, à longueur égale, beaucoup plus faible. Ces deux espèces ont d’ailleurs une répar¬
tition différente et ne cohabitent que dans la région Ouest du Transvaal et dans l’Ouest de la Rhodésie
(FitzSimons, 1962; Broadley, 1959) (fig. 112 et 113).
Coloration.
Certains spécimens peuvent être entièrement pigmentés, le ventre toujours plus clair que le
dos. D’autres, ont le ventre entièrement décoloré. Sur les écailles dorsales, le pigment commence à
partir d’un trait transversal médian brun foncé d’où il diffuse vers l’arrière ; le bord libre de l’écaille
est incolore.
Spécimens examinés (28 sp., voir tableau XXVI).
République d’Afrique du Sud :
Province du Cap : Port Elisabeth, BM 90.9.26.14 à 16 ; Algoa Bay, MHNP 337 ; Le Cap, MHNP
324 et 324 bis, 6992, et 6992 bis, 3214 et 3214 bis (syntypes), 1492 (syntype), RMNH 3715
(4 sp. syntypes) ; Resolution, Capetown, TM. 13388 ; Long Kloof, MHNP 345 ;
Namaqualand : Port Nolloth, TM 27186 ; O. O. Grabies, TM. 22244 ;
Natal : N’Dumu, Game Reserve, TM 28761 ;
Orange : Tweespruit, TM 21480 ; Willem Pretorius Reserve, TM 29769 à 771 ;
Transvaal : de Wildt, TM 19400 et 401 ; Wolmarandstad, TM 19412 ; Frederikstad Toi TM
4917.
RHINOTYPHLOPS SCHLEGELII (Bianconi, 1847).
J’ai divisé cette espèce en quatre sous-espèces qui peuvent être distinguées ainsi :
I. — Rhinotyphlops schlegelii schlegelii.
Bianconi a décrit T. schlegelii sur un spécimen provenant d’Inhamhane (Sud Mozambique)
dont le type déposé au Musée de Bologne ne doit malheureusement plus exister.
Cette sous-espèce est localisée dans le Sud Mozambique et au Transvaal. Les nombres de ver¬
tèbres ne sont pas très élevés (moy. : 194). Par contre les nombres d’écailles transversales et longitudi¬
nales sont assez forts (moy. éc. transv. : 37,6 ; moy. éc. long. : 435). Il en résulte un rapport éc.
Iong./vert. élevé (moy. : 2,23), le plus élevé des quatre sous-espèces.
IL Rhinotyphlops schlegelii dinga.
C’est la sous-espèce la plus répandue : au Kenya, en Tanzanie, au Nord Mozambique, toutes
les savanes Est et Sud du Zaïre, du Nord de l’Angola, en Zambie et en Rhodésie.
A l’intérieur de cette vaste répartition et compte tenu de la coupure naturelle formée par le
lac Tanganyika, j’ai divisé les récoltes en deux lots : d’une part, les récoltes faites à l’Ouest (région
congolaise), d’autre part celles de l’Est (en y incluant celles de Rhodésie). Chaque lot de récoltes est
ensuite divisé en spécimens de haute et basse altitude, ce qui donne les moyennes suivantes :
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES 165
ZONE OUEST
éc. transv.
éc. long.
vert. I éc. long./vert.
basse ait.
34,0
378,3
186,8
2,02
haut. ait.
33,8
400,8
198,2
ZONE EST
basse ait.
33,2
370,6
187,0
1,98
haut. ait.
34,4
434,8
206,0
2,09
On constate que les deux zones Ouest et Est de basse altitude (pourtant bien éloignées 1 une
de l’autre) offrent une réelle parenté. Pour les deux zones Ouest et Est de liante altitude, les différences
sont sensibles, les régions du Haut Katanga ont un relief moins accusé que les régions de Tanzanie,
Zambie et Rhodésie et cela explique probablement les nombres et rapport plus élevés de 1 Est.
Si l’on compare les résultats de la zone Est d’altitude avec ceux du Transvaal (/?. s. schlegelii),
seule la moyenne du nombre des écailles longitudinales est semblable. Les nombres d’écailles transver¬
sales sont bien inférieurs à ceux du Transvaal ; par contre les nombres de vertèbres sont nettement
supérieurs à ceux du Transvaal, ce qui entraine des différences dans le rapport éc. long./vert.
La séparation R. schlegelii schlegelii et R. schlegelii dinga me paraît justifiée.
III. — Rhinotyphlops schlegelii petersii.
C’est la sous-espèce du Sud de l’Angola et du Sud-Ouest africain. Elle se distingue aisément
de R. schlegelii dinga de la région congolaise : la moyenne des écailles transversales est plus elevee
elle atteint 35,9 (contre 34 et 33,8) ; la moyenne du nombre des écailles longitudinales est de 397,0
(donc intermédiaire aux deux zones de basse et haute altitude de la région congolaise : 378,3 et 400,8) ;
la moyenne du nombre des vertèbres par contre est faible (185,7), la plus faible de tout ensemble
Cette sous-espèce paraît différer également de la sous-espèce schlegelii schlegelii (dont elle est
séparée par la région du Kalahari) par ces caractères numériques.
IV. — Rhinotyphlops schlegelii hrevis.
Je n’ai disposé que de 3 lots de récolte : le premier (20 sp.) provient de Torit au Soudan (plus
de 500 m d’altitude) ; le deuxième de régions élevées d’Éthiopie (Est d’Addis Abeba et massif de l'Har-
rar : plus de 2 000 m d’alt.) ; le troisième de la région du Haud (environ 800 m d’alt.).
Les spécimens du Soudan ont des nombres d’écailles longitudinales et de vertèbres plus faibles
que ceux des deux autres lots ; mais leurs dimensions de rostrale et leur coloration étant semblables
à celles des spécimens d’Ethiopie et du Haud, ils ne peuvent être rapprochés de R. schlegelii dinga.
Synonymie.
RHINOTYPHLOPS SCHLEGELII (Bianconi, 1847).
Rhinotyphlops schlegelii schlegelii (Bianconi, 1847).
Typhlops schlegelii Bianconi, 1847, Specimina Zool., Mosamb. (Fasc. I, Bononiae, 4-2-1847), p. 183,
pl. 6, fig. 2 (Inhambane, Mozambique) type au Musée de Bologne ? non vu) figuré dans Jan et
Sordelli, 1864, Icon. gén. Ophid., liv. 3, pl. 5 et 6, fig. 1.
Source : MNHN, Paris
166
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Rhinolyphlops schlegelii dinga (Peters, 1854).
Onychocephalus dinga Peters, 1854, Monalsb. Akad. Wiss. Berlin, p. 620 (Tette, Sena, Chupanga, Mozam¬
bique) (types au ZMU, vus) 1 et Typhlops dinga Peters, 1882, Reise nach Mossarnbiqüe Zool
III, p. 98, pi. XIV, fig. 1 et pl. XIV A, fig. 3. *
Onychocephalus mucroso Peters, 1854, Monalsb. Akad. Wiss Berlin, p. 621 (Tette et Macanga, Mozara-
bique) (types au ZMU, vus) 2 et Typhlops mucroso Peters, 1882, Reisc nach Mossambiq’ue Zool
III, p. 95, pl. XIII, fig. 3. ’’
Onychocephalus varius Peters, 1860, Monalsb. Akad. Wiss. Berlin, p. 82 (Mozambique) (type au ZMU
vu) ®et Typhlops varius Peters, 1882, Reise nach Mossarnbiqüe, Zool., III p 97 p | XIV fi» 9
et pl. XIV A, fig. 1-1 a. B
Typhlops (Onychocephalus) riparius Peters, 1881, Silz. Ges. Naturf. Freunde, p. 50 et Typhlops riparius
Peters, 1882, Reise nach Mossarnbiqüe, Zool., III, p. 98, pl. XIV A, fig. 2 (Chupanga, Mozam¬
bique) (type au ZMU, vu) 4 .
Typhlops mandensis Stejneger, 1893, Proc. U. S. NcU. Mus. 16, p. 725 (Wange, mainland opposite
Manda Island, Kenya) (type à l’USNM, vu).
Typhlops latirostris Sternfeld, 1910, Mitt. Zool. Mus. Berlin, V, p. 70 (Tabora, Tanzanie) (type au ZMU
vu).
Typhlops oiridiflaous Peracca, 1912, Ann. Mus. Zool. Univ. Napoli, (2), 3, n° 25, p. 3 (Bangwelu See
Zambie) (type au Musée de Naples, serait perdu).
Typhlops excentricus Procter, 1922, Ann. Mag. Nat. Hisl. London, (9), 9, p. 685 (Kilosa Tanzanie!
(type au BM ?, non vu).
Rhinolyphlops schlegelii petersii (Bocage, 1873).
Onychocephalus petersii Bocage, 1873, Jorn. Sci. Lisboa, 4, p. 249 (Biballa, Angola) (types au MBL
vus).
Typhlops (Onychocephalus) humbo Bocage, 1886, Jorn. Sci. Lisboa, 11, p. 171 (Quissange, Benguella
Angola) (type au MBL, vu).
Typhlops hottentotus Bocage, 1893, Jorn. Sci. Lisboa, 3, p. 117 (Humbe, Angola) (type au MBL, vu)
Rhinolyphlops schlegelii brevis (Scortecci, 1929).
Typhlops brevis Scortecci, 1929, Atti Soc. Ital. Sci. Nat. Milano, 68, p. 267 (Chisimayo, Somalie) (type
au Musée de Milan, non vu).
I. — RHINOTYPHLOPS SCHLEGELII SCHLEGELII
Écaillure de la tête (fig. 114).
Le museau est très proéminent à bord corné très marqué, sur tous les spécimens, même les jeunes
(le plus jeune 200 mm). Ce bord corné peut déborder sur les nasales (vieux spécimens). La rostrale
dorsalement est allongée, rectangulaire sur presque toute sa longueur et se termine en triangle vers
1. Onychocephalus dinga : Peters en 1854 donne comme localités : Tette, Sena, Chupanga. J’ai reçu, du ZMU
les n° 3918 et 3942, tous deux de Tette. Le n° 3918 mesure 685 mm, il n’est pas cité dans le travail de 1854 mais appa-
rait dans le « Reise nach Mossam. » de 1882. C'est donc le n° 3942 de 410 mm qui est le type. J’ai aussi reçu le n° 3943
de Chupanga, c’est à la fois le type de Onychocephalus dinga et de Typhlops (Onychocephalus) riparius Peters 1881.
2. Onychocephalus mucroso : Peters, en 1854, donne comme localités : Tette et Macanga. D’après le ZMU, le n° 3945
provient de Tette et le n° 3963 de Macanga. Les spécimens n° 3946 et 3947 de Sena, cités par Peters en 1882 ne sont
donc pas des types.
3. En 1860, Peters ne donne pour localité que « Mossarnbiqüe » ; en 1882, il ajoute Sena ; dans les deux travaux
il ne parle que d’un exemplaire, c'est donc sûrement le même individu (ZMU 3919).
4. Je renvoie à la note de la page 146 qui est aussi valable pour les espèces citées ci-dessus.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
167
l’arrière. Ventralement, elle est large et plus longue que large. Les nasales semi-divisées ont leur suture
qui aboutit sur les labiales 1 (2 sp. à la limite labiales 1 labiales 2). Elles dépassent largement la ros-
trale vers l’arrière. Les préoculaires sont étroites et peu élevées, leur plus grande largeur atteint la
moitié de la plus grande largeur des oculaires. Les yeux sont situés sous les oculaires, un peu au-dessous
des susoculaires et tangents aux préoculaires ou à peine recouverts par les préoculaires. La frontale
est petite, hexagonale, plus petite que les susoculaires qui sont obliques.
Les labiales 1 plus longues que les labiales 2 sont en contact avec les NI et les N 2 ; les labiales 2
avec les N 2 et les préoculaires. Les labiales 3, le plus souvent sont en contact avec les préoculaires
(parfois sans contact) et avec les oculaires. Les labiales 4 bordent les oculaires.
Fig. 114. — Rhinolyphlops sehlegelii schlegelii (Bianconi) : êcaillure de la tête, a) vue dorsale, 6) vue ventrale, c) vue
latérale. n° 4903 (TM).
Source : MNHN, Paris
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Écaillure du corps.
Le nombre des écailles transversales au niveau de l’écaille longitudinale 100 varie de 32 à 42
(moy. : 37,6). Il peut être plus élevé (2 écailles) à l’écaille longitudinale 150. Plus précisément, on a
32 à 38 écailles chez les mâles (moy. : 36) et 35 à 42 écailles chez les femelles (moy. : 38,6).
Le nombre des écailles longitudinales varie de 341 à 501 (moy. : 434,6) soit plus précisément
de 341 à 420 chez les mâles (moy. : 391,5) et de 427 à 501 chez les femelles (moy. : 459,3).
Nombre de vertèbres.
Il varie de 175 à 206 (moy. : 194,1) soit plus précisément de 175 à 187 pour les mâles (moy. •
183,3) et de 194 à 206 pour les femelles (moy. : 200,3).
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Il est particulièrement élevé : il varie de 1,94 à 2,53 (moy. : 2,23), soit plus précisément de 1 94
à 2,28 (moy. : 2,12) pour les mâles et pour les femelles de 2,10 à 2,53 (moy. : 2,29) (fig. 115).
500'
450-
400-
350-
o
• s. schlegell i
o s.petertii
180 |90 200 210
VERTÈBRES
Fig. 115. — Rapport du nombre d’écailles longitudinales au nombre de vertèbres chez R. *. schlegelii et If. s. petersii
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
i6y
Mensurations.
Le plus grand spécimen mesure 680 mm, le plus jeune 200 mm. La longueur du crâne et la
largeur du corps suivent la même croissance que chez R. schlegelii dinga et les autres sous-espèces.
Coloration.
Tous les spécimens examinés ont une coloration « marbrée ». Le pigment brun ou gris foncé
est localisé sur certaines écailles de façon irrégulière. Ces marbrures sont abondantes sur le dos, rares
sur les côtés du corps. Le ventre est généralement incolore.
Spécimens examinés (11 sp., voir tableau XXVII).
Mozambique : Lourenço Marques, TM 4902 ;
Transvaal : Farm Umzinto on Limpopo riv., TM 26191 ; Pretoria, TM 30156 ; Naboomspruit, Water-
bergdist., TM 4903 ; Naboomspruit, TM 30014 ; Potgictersrust, TM 13832 ; Derdekraal, Potgieters-
rust dist., TM 12612 ; Mokeetsi, Pietersburg dist., TM 7362 ; Komatipoort, Barbeton dist.,
TM 4901 ; Acornhoek, TM 24615 ; Nelspruit, TM 24141 ; Zaaiplaats, Pietersburg dist., TM 4930.
II. _ RH1NOTYPHLOPS SCHLEGELII DINGA
Ecaillure de la tête (fig. 116).
Le museau est très proéminent, à bord corné très marqué chez les spécimens âgés, peu apparent
ou encore absent chez les jeunes. La rostrale, dorsalement est peu allongée, ovale ou presque semi-cir-
culaire se terminant souvent en pointe vers l’arrière, nettement plus courte que chez R. s. schlegelii
ou R. s. petersii. Ventralement, elle est large et plus longue que large. Les nasales, semi-div.sées dépassent
largement la rostrale vers l’arrière et peuvent arriver à se toucher sur la l.gne med.ane Leur suture
aboutit soit sur les labiales 2 (rare )ou aux limites labiales 1-labiales 2 ou sur les labiales 1 (cas le plus
fréquent) entre le» limite» labiale» 1-labiales 2 et le dernier tiers des labtales 1. Le» preocula.res sont
étroites et peu élevées ; leur plus grande largeur atteint la moitié de la largeur des oculaires. Les yeux
sont situés sous les oculaires, tangents le plus souvent aux préocula.res ou légèrement sous celles-ci.
La frontale est petite, hexagonale, plus petite que les susoculaires qui sont obliques.
Les labiales 1, plus longues que les labiales 2 sont en contact avec les N 1 et les N 2 parfois
avec seulement les N 1. Les labiales 2, très courtes, sont en contact rarement avec les N 1, le plus sou¬
vent avec les N 2 et les préoculaires et recouvrent parfois les oculaires sur une toute petite fraction.
Les labiales 3 rarement en contact avec les préoculaires, bordent, avec les labiales 4, les oculaires.
Rhinolxjphlops schlegelii dinga a une très vaste répartition. Pour faciliter son etude, .1 a fallu
diviser cette aire de répartition en 4 zones géographiques .
1° Zone 1 • Au Sud de la forêt congolaise, cette première zone couvre tout le bassin du Kasaï,
c’est une région de faible altitude (inférieure à 1 000 m) qui comprend la partie Est de Bas-Congo,
la partie Sud du Kasaï, le Nord-Est de l’Angola. Sa limite Sud-Est serait une l.gne passant par Sandoa,
Kamina, Manono, Albertville.
2° Zone II : Au Sud-Est de la zone I, la région du Haut Katanga (généralement supérieure
à 1 000 m) avec la partie Sud du Haut Lomani et le Lualaba.
30 z one m : Toute la partie côtière Est du Kenya, de la Tanzanie et du Mozambique jusqu’aux
environs de Beira (ensuite commence, plus au Sud, le domaine de Rhinotijphlops schlegelii schlegelii).
4o Zone IV : Les hauts plateaux de Tanzanie qui se prolongent en Zambie et en Rhodésie.
Si les populations de ces quatre zones ont une écaillure de tête semblable, elles olTrent des diffé¬
rences quant aux nombres d’écailles transversales et longitudinales, ainsi que dans les nombres de
vertèbres.
Source : MMHN, Paris
170
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Fig. 116. Rldnolyphlops schlegelii dinga (Peters) : écaillure de la tête, a) vue dorsale, 6) vue ventrale cl vue laiôr.l
n° 1950.1.1.46 (BM). ,e '
Écaillure du corps.
Au niveau de l’écaille longitudinale 100, les variations du nombre d’écailles transversales sont
les suivantes :
1° Zone I : Le nombre des écailles transversales varie de 32 à 38 (pour 57 sp., moyenne 34 01)
Soit plus précisément de 32 à 36 pour les mâles (moy. : 33,3) et de 32 à 38 pour les femelles (moy •
2° Zone II : Il varie de 30 à 36 (pour 78 sp., moyenne 33,8). Soit plus précisément de 30 à 36
pour les mâles (moy. : 32,9) et de 32 à 36 pour les femelles (moy. : 34,5). Les différences entre Zone I
et II sont pour ainsi dire inexistantes.
3° Zone III : Il varie de 30 à 36 (pour 43 sp., moyenne 33,2). Soit plus précisément de 32 à 34
pour les mâles (moy. : 32,9) et de 32 à 36 pour les femelles (moy. : 33,4). C’est dans la zone III que
les moyennes sont les plus faibles. ^
4° Zone IV : Il varie de 30 à 40 (pour 52 sp., moyenne 34,4). Soit plus précisément de 34 à 36
pour les mâles (moy. : 34,4) et de 34 à 37 pour les femelles (moy. : 35,0). Les moyennes sont un n eu
plus élevées qu’en Zone I, II, III, mais inférieures à celles de R. s. schlegelii, R. s. petersii et R. s. brevis
Les différences entre zones sont beaucoup plus marquées pour le nombre d’écailles lonsitudi
nales (fit?. 117) : B
Source : MNHN, Paris
schlegelii
172
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
1° Zone I : Le nombre d’écailles longitudinales varie de 307 à 424 (moy. : 378,3). Soit plus
précisément de 307 à 383 pour les mâles (moy. : 359,6) et de 358 à 424 pour les femelles (moy. : 400 0)
2° Zone II : II varie de 340 à 456 (moyenne : 400,8). Soit plus précisément de 348 à 408 pour
les mâles (moy. : 374,3) et de 370 à 453 pour les femelles (moy. : 414,4). La différence des moyennes
avec celles de Zone I est de 15 à 20 écailles.
3° Zone III : Il varie de 312 à 422 (moy. : 370,6). Soit plus précisément de 332 à 404 pour les
mâles (moy. : 360,4) et de 354 à 404 pour les femelles (moy. 383,1). Ces moyennes sont plus faibles qu’en
Zone I et par conséquent beaucoup plus faibles qu’en Zone II.
4° Zone IV : Il varie de 381 à 491 (moy. : 434,8). Soit plus précisément de 397 à 422 pour les
mâles (moy. : 411,8) et de 390 à 479 pour les femelles (moy. : 442,7). Ce sont les moyennes les plus
élevées des quatre zones. Elles se rapprochent de celles de R. s. schlegelii mais sont supérieures à celles
de R. s. petersii.
Nombre de vertèbres (fig. 118).
1° Zone I : Le nombre des vertèbres varie de 166 à 202 (moy. : 186,8). Soit plus précisément
de 166 à 193 pour les mâles (moy. : 181,4) et de 184 à 202 (moy. : 192,2) pour les femelles.
2» Zone II : Il varie de 171 à 213 (moy. : 198,2). Soit plus précisément de 176 à 202 pour les
mâles (moy. : 190,5) et de 189 à 213 pour les femelles (moy. : 201,7). La différence des moyennes avec
celles de la zone I porte sur environ 9 vertèbres.
3° Zone III : Il varie de 167 à 208 (moy. : 187). Soit plus précisément de 167 à 200 pour les mâles
(moy. : 179,1) et de 182 à 199 pour les femelles (moy. : 188,5). Ces moyennes se rapprochent de celles
de la zone I.
4° Zone IV : Il varie de 187 à 224 (moy. : 206,0). Soit plus précisément de 190 à 200 pour les
mâles (moy. : 195,8) et de 192 à 224 pour les femelles (moy. : 211,0). Ici aussi, comme les moyennes
des écailles longitudinales, les moyennes des nombres de vertèbres sont les plus élevées des quatre
zones, mais aussi bien plus élevées que chez R. s. schlegelii et chez R. s. petersii.
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Ce rapport varie peu d’une zone à l’autre : Il est voisin de 2 dans les trois premières et supérieur
à 2 en zone IV.
1° Zone I : Il varie de 1,84 à 2,20 (moy. : 2,02). Soit plus précisément de 1,84 à 2,17 pour les
mâles (moy. : 1,97) et de 1,93 à 2,20 pour les femelles (moy. : 2,08).
2° Zone II : Il varie de 1,82 à 2,27 (moy. : 2,01). Soit plus précisément de 1,85 à 2,12 pour les
mâles (moy. : 1,96) et de 1,82 à 2,27 pour les femelles (moy. : 2,05) (fig. 119).
3° Zone III : Il varie de 1,78 à 2,17 (moy. : 1,98). Soit plus précisément de 1,87 à 2,08 pour les
mâles (moy. : 1,95) et de 1,91 à 2,17 pour les femelles (moy. : 2,03).
4° Zone IV : Il varie de 1,92 à 2,33 (moy. : 2,09). Soit plus précisément de 1,99 à 2,22 pour les
mâles (moy. : 2,10) et de 1,97 à 2,33 pour les femelles (moy. : 2,11). Ces moyennes sont plus faibles que
chez R. s. petersii et que R. s. schlegelii en raison du nombre de vertèbres plus élevé dans cette zone
(fig. 120).
Mensurations.
Le plus grand spécimen mesure 785 mm. (FitzSimons, 1962) : 817 mm, le plus petit 115 mm
J ai groupé tout l’ensemble des spécimens de Rhinotyphlops schlegelii dinga sur une même figure
représentant les variations de la longueur du crâne en fonction de la longueur totale (fig. 121) ainsi
que les variations de la largeur du corps (fig. 122). Il n’y a pas de différences en fonction du lieu de
capture. Si nous comparons ces deux courbes de croissance avec celles de certains groupes de Typhlops ■
la longueur du crâne de Rhinotyphlops schlegelii dinga est à rapprocher de celle du crâne de Typhlops
punctatus punctatus ; la largeur du corps à taille égale serait un peu plus importante et intermédiaire
à Typhlops punctatus punctatus et Typhlops punctatus congestus.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
173
J. dinga.
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Rapport du nombre d'écailles longituc
np jn3n6uo|
(apport
4 564 009 6
178
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Coloration.
Peters (1854) a distingué ses deux espèces Onychocephalus dinga et Onychocephalus mucroso
uniquement d’après leur coloration : rayée pour dinga et marbrée pour mucroso. Pas plus que pour
certaines espèces de Typhlops, cette distinction n’est valable.
Si chez Rhinotyphlops schlegelii schlegelii, tous les spécimens examinés sont marbrés • chez
Rhinotyphlops schlegelii dinga on trouve à la fois des spécimens rayés et des spécimens marbrés. Les
proportions entre ces deux colorations varient suivant les régions. Dans la région de basse altitude
du Zaïre (mosaïque forêt-savane), on trouve 84 % d’individus marbrés ; dans la région du Haut Katanga
(moins boisée) 69 %. Par contre, à l’Est du lac Tanganyika, dans les régions basses (savanes), il n’y
a plus que 42 % de marbrés et en région élevée 28,9 %.
Spécimens examinés (236 sp., voir tableau XXVIII).
Zaïre : Katanga (dist. Tanganyika) : Albertville, RGMC 10507, 6003, 9993, IRSN 4728 (2 sp.) •
Musosa, IRSN 4745; dist. Tanganyika, IRSN 258 (3 sp.) ; Manono, RGMC 16878;
Katanga (dist. Haut-Lomami) : Sandoa, RGMC 8623, 8624 a, 8622, 9879, 8624, 7962 7921 •
Kamina, RGMC 7088 ; Kapanga, RGMC 9682, 9684, 9683 ;
Katanga (dist. Lualaba) : Kanzenze, RGMC 9290; Mpala, IRSN 5041, 4726;
Angola : Dundo, RGMC 17408, 17409, 17410 ;
Zaïre : Léopoldville (dist. Bas-Congo) : RGMC 1876, 1893, 2031 ;
Kasaï : Tshanga, RGMC 14819,14816,14818,14817 ; N’Gombe, RGMC 2483 ; Mushenge Masumba
RGMC 15828 ; Mérode, RGMC 3112 ; Inkongo, RGMC 11693 ; Lusambo, RGMC 11943, 2368 •
Luputa, RGMC 10287, 10288, 10101, 10139, 10100 ; Luluabourg, RGMC 2647, 2602, 2645 2648’
1313, 1311, 2601, 2603, 1319, 2362, 21141 ; Hemptinne St Benoit, RGMC 1189 ;
Katanga (dist. Haut Katanga) : Kapolowe, RGMC 8382, 9978; Elisabethville, RGMC 8361, 1341
IRSN 3091, 3092, 4744, RGMC 1293, 7648, 7649, 8358, 2166, 9378, 11592, 8380, 11715, 11716 •
Pweto, RGMC 2029; N’Kole, RGMC 11680; Lukonzolwa, RGMC 2174, IRSN 3093; Mwera’
RGMC 20560, 20562, 21169 ; Sakania, RGMC 1517 ; Kibamba, RGMC 8865 ; Lukafu, RGMC
8392, 7265 ; Futwe, RGMC 6095 ; Mabwe, Upemba, IRSN 8067 (3 sp.), 8068, 8069, 8070, 8071
8072, 8073, 8074 (2 sp.), 8075, 8076, 8077, 8078, 8079, 8080 ; Kaswabilenga, Upemba, IRSN
8081, 8082 ; Kateke, Upemba, IRSN 8083 (2 sp.), 8084 ; Kankunda, Upemba, IRSN 8085
(2 sp.), 8086 ; Kaziba, Upemba, IRSN 8087 ; Kilwezi, Upemba, IRSN 8088 ; Kasonga, Upemba
IRSN 8089 ; Bukena, Upemba, IRSN 8090 (3 sp.), 8091, 8092 ;
Katanga (dist. Haut Lomami) : RGMC 3066, 3075 ; Bukama, RGMC 1501 ; RGMC Makiski 6041
6043, 6046, 6042 ; Kina, RGMC 9362 ;
Katanga (dist. Lualaba) : Jadotville RGMC 16543 ; Kakanda, RGMC 19431, 19432, 19430 •
Kambove, RGMC 2016 ; Kansenia, RGMC 6993 ; Kapiri, IRSN 4725 ; Panda, IRSN 4727 •
Kenya : Ngatana, MCZ 40066, 40067, 40068 ; M’Peccatoni, près Witu, MCZ 40061 ; M’Konumbi’
près Witu, MCZ 40062, 40063; Seyiobe prov., près Witu, MCZ 40064, 40065; Gongoni près
Malindi, MCZ 40069 ;
Tanzanie : Zanzibar, MHNP 5733 ; Wange, Manda Isl., USNM 2012 5 (type de Typhlops mandensis)
20124; Tanga, MHNP 1895-131, 1897-25; Pays Masaï, MHNP 1922-32; Oukami, MHNP
1896-587; Morogoro, USNM 62891, 62892, 62893, BM 1920.5.4.47; Mikindani, MCZ 48087
à 89 ; Mbanja, MCZ 48090, 48091 ; Lac Rutamba, MCZ 48092, 48093 ; Lindi, MCZ 48094 •
Livale, MCZ 51286, 51287, BM 1950.1.1.43 à 52 ;
Mozambique : MBL 1153, 1154; Macanga, ZMU 3963 (type de Onychocephalus mucroso) ; Chupanga,
ZMU 3943 (type Onychocephalus dinga et de Typhlops (Onychocephalus) riparius) ; Sena, ZMU
3919 (type de Onychocephalus varius), ZMU 3946, 3947 (types de Onychocephalus mucroso) ■
Tanzanie : MCZ 18170; Tabora, ZMU 23459 (type de Typhlops latirostris) ; Kondoa, MHNP 1883-
207 à 209, 1885-426 ;Rukwa valley, IRSN 3232, 3227 ; Mwaya, lac Nyassa, MCZ 30050 à
30057, RGMC 11221 ; Tukuyu, Rungwe dist., MCZ 30061 ;
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
179
Mozambique : vallée de la Pungüe, MHNP 1906-49 ; Kasumbadedza, W. Tete, MCZ 44457 ; Zam-
bezi Riv., 5 miles W. Tete, MCZ 51037, 51036 ; Tete, ZMU 3918, ZMU 3945 (type de Onycho-
cephalus mucroso), 3942 (type de Onychocephalus dinga) ; Haut Zambèze, MHNP 1894-10,
1895-297 à 299 ;
Zambie : Abercorn, IRSN 3233, 4002, 4004 ; Kafue riv., USNM 63536 ; Lealui, MHNP 1893-68 ;
Malawi : Misuku Mts, MCZ 51032 ; Mtimbuka, près Fort Johnston, MCZ 51033 ; Blantyre, MCZ 51035,
51034 ;
Rhodésie : Selukwe, MHNP 1933-29 ; Bulawayo, TM 12719 ; Essexvale, TM 22970 ; Que Que, TM
25580 ; Trelawney, TM 21050, 21617, 21619, 21620, 21622, 21623, 21625 ; Mount Selinda, Chi-
rinda, TM 16222, 26058 ; Mt Selinda, MCZ 44456 ; Zimbabwe, TM 34468.
III. — RH1NOTYPHLOPS SCHLEGELII PETERSII.
Écaillure de la tête (6g. 123).
C’est la sous-espèce la plus proche de R. s. schlegelii. Le museau est très proéminent à bord
corné très marqué même chez les jeunes. La rostrale, dorsalement, est allongée presque rectangulaire
et arrondie vers l’arrière. Ventralement, elle est large et plus longue que large. Les nasales, scmi-di-
visées ont leur suture qui aboutit généralement aux suture labiales 1-labiales 2, parfois sur les labiales 1
(4 sp. sur 12). Elles dépassent largement la rostrale vers l’arrière. Les préoculaires sont étroites et peu
élevées. Les oculaires, plus hautes que les préoculaires, sont deux fois plus larges. Les yeux sont situés
sous les oculaires, un peu au dessous des susoculaires et tangents aux préoculaires. La frontale est
petite, hexagonale, à peu près de même taille que les susoculaires qui sont obliques.
Les labiales 1, presque deux fois plus longues que les labiales 2, sont en contact avec les N 1 ;
les labiales 2 avec les N 2 et les préoculaires. Les labiales 3 peuvent être en contact avec une fraction
des préoculaires ou être complètement séparées de celles-ci. Les labiales 4 bordent les oculaires.
Écaillure du corps.
Le nombre des écailles transversales au niveau de l'écaille longitudinale 100 varie de 33 à 39
(moy. : 35,9). Il peut être plus élevé (2 écailles) au niveau de l’écaille longitudinale 150. Les mâles ont
de 33 à 34 écailles (moy. : 33,75) et les femelles de 38 à 39 (moy. : 38,2).
Le nombre des écailles longitudinales varie de 359 à 440 (moy. : 397,5) soit plus précisément
de 359 à 376 pour les mâles (moy. : 366,3) et de 407 à 440 pour les femelles (moy. : 425,6).
Nombre de vertèbres.
Il est peu élevé : il varie de 175 à 193 (moy. : 185,7). Plus précisément de 175 à 178 chez les
mâles (moy. : 177,3) et de 189 à 193, chez les femelles (moy. : 190,8).
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
II est un peu moins élevé que chez R. s. schlegelii. Il varie de 1,97 à 2,27 (moy. : 2,13) : chez
les mâles de 2,01 à 2,14 (moy. : 2,06) ; chez les femelles de 2,13 à 2,27 (moy. : 2,22) (Rg. 115).
Mensurations.
Le plus grand spécimen mesure 720 mm ; le plus petit 145 mm. Il n’y a pas de différences de
croissance avec les autres sous-espèces.
Source : MNHN, Paris
180
ROLANDE ROUX-ESTÉ VE
Fig. 123. — Rhinotyphlops schlegelii pelersii (Bocage) : écaillure de la tête, a) vue dorsale, 6) vue ventrale cl
raie, n° 1151 (MBL). ’ '
laté-
Coloration.
Tous les jeunes spécimens sont légèrement marbrés sur le dos : le pigment est peu abondant
il est brun orangé assez clair. Les spécimens âgés sont encore marbrés surtout sur les côtés du com'
mais dans un ton plus foncé, presque uniforme sur le dos. Le ventre est entièrement décoloré. P
Spécimens examinés (12 sp., voir tableau XXIX).
Angola ; Quissange, MBL 1887 [type de Typhlops (Onychocephalus) humbo >], MBL 1175 a et b MRI
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
181
IV. — RHINOTYPHLOPS SCHLEGEL1I B REVIS
Écaillure de la tête (fig. 124).
Le museau est très proéminent, à bord corné très marqué (spécimens de plus de 300 mm ; les
jeunes l’ont très atténué) et qui se prolonge sur les nasales jusqu’au niveau des narines. La rostrale,
dorsalement, occupe un peu plus de la moitié de la largeur de la tête, elle se termine vers l’arrière en
forme ovalaire. Cette rostrale qui paraît de taille normale chez les jeunes, ne grandit pour ainsi dire
pas au cours de la vie puisque tous les spécimens examinés ont à peu près la même taille de rostrale
que ce soit le spécimen de 185 mm ou celui de 700 mm. D’ailleurs sur le spécimen de 700 mm la tête
paraît très petite par rapport à la largeur et à la longueur totale de l’animal ce qui ne semble pas exister
chez les autres sous-espèces de R. schlegelii. Ventralement la rostrale est large et assez allongée. Les
narines sont un peu éloignées de la rostrale et les sutures nasales, parallèles au bord ventral de la ros¬
ie ventrale, c) vue laté-
Source : MNHN, Paris
182
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
traie, aboutissent sur les labiales 2 (grands spécimens) ou à la limite labiales 1-labiales 2 (jeunes spé¬
cimens). Les nasales dépassent largement le brod postérieur de la rostrale. Les préoculaires sont étroites
et peu élevées. Les oculaires sont larges (plus de deux fois aussi larges que les préoculaires) et hautes •
elles recouvrent les yeux. La frontale est petite et les susoculaires sont obliques.
Les labiales 1 sont en contact avec les NI ; les labiales 2 avec les N 1, N2 et les préoculaires •
les labiales 3 et 4 avec les oculaires.
ÉcaiUure du corps.
Le nombre des écailles transversales au niveau de l’écaille longitudinale 100 varie de 34 à 40
avec une moyenne de 37,8 au Soudan, de 38 en Éthiopie et de 35,2 dans la région de Haud.
Le nombre des écailles longitudinales varie de 377 à 557, soit de 377 à 422 au Soudan (moy •
396,1,) de 410 à 557 en Éthiopie (moy. : 483,5) et de 427 à 485 dans la région de Haud (moy. : 445,7)
Ces moyennes s’écartent de la moyenne de R. s. dinga des régions les plus proches (Kenya, Tanzanie
(moy. : 378,3).
Nombre des vertèbres.
Le nombre de vertèbres varie de 190 à 250, soit de 190 à 197 au Soudan (moy. : 194), de 215
à 250 en Éthiopie (moy. : 232,5) et de 224 à 248 dans la région de Haud (moy. : 235,7). Pour la popu¬
lation de R. s. dinga du Kenya, Tanzanie... la moyenne est de 186,8.
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Il varie de 1,84 à 2,22, soit de 1,96 au Soudan, de 1,90 à 2,22 en Éthiopie et de 1,84 à 1,95 dans
la région de Haud. (fig. 125).
550
1
•s
I 500
3
450
VERTÈBRES
Fie. 125. — Rapport du nombre d'écailles longitudinales au nombre de vertèbres chez R. s. brevis.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
183
Mensurations.
Le plus grand spécimen mesure 700 mm, le plus jeune 135 mm. Ces spécimens qui ont appa¬
remment une rostrale de petite taille par rapport à la largeur du corps et à la longueur totale de l’animal,
ont toutefois une longueur du crâne qui correspond à celle des spécimens des autres sous-espèces de
môme longueur totale.
La largeur du corps croît aussi de la même façon que chez les autres sous-espèces.
Coloration.
Les jeunes spécimens ont une apparence rayée. Chez les spécimens âgés, le pigment brun s’étale
sur les écailles dorsales et donne une teinte brune uniforme. Sur les côtés, la teinte est moins régulière
et prend un aspect dentelé. Le ventre est uniformément incolore. La largeur de cette bande ventrale
incolore varie : elle peut être de 5 à 10 écailles.
Spécimens examinés (26 sp., voir tableau XXX).
Soudan : Torit, MCZ 53301 à 53320 ;
Éthiopie : Harrar, MHNP 1901-473; riv. Moullon, MHNP 1905-177 ;
Somalie : Haud, 2300 feets, BM 1949.2.1.7 à 10.
RHINOTYPHLOPS LEUCOCEPHALUS (Parker, 1930).
Typhlops leucocephalus Parker, 1930, Ann. Mag. nat. Hist., (10), VI, p. 605 (Las Anod, 8°28' N — 47°
21' E, 2400 feet.) (type au British Muséum, vu).
Écaillure de la tête (fig. 126).
Le museau est très proéminent, à bord corné. Dorsalement, la rostrale, large vers 1 avant, prend
une forme triangulaire vers l’arrière et arrive presque au niveau du bord antérieur des yeux qui sont
bien visibles. Ventralement, la rostrale est large et de forme trapézoidale. Les nasales sont larges, semi-
divisées ; elles dépassent largement la rostrale et se rejoignent presque en arrière de celle-ci. Les sutures
nasales aboutissent sur les labiales 2. Les préoculaires ne sont pas très hautes et moins larges que les
oculaires ; elles se glissent entre les labiales 2 et les labiales 3. Les oculaires larges sont bien moins
hautes que les nasales. Les yeux sont situés sous les oculaires un peu en arrière des préoculaires et moins
hauts que le bord supérieur de ces dernières. Les susoculaires sont obliques. La frontale est petite,
mais toutefois un peu plus grande que les écailles dorsales.
Les labiales 1, de petite taille, sont en contact avec les N 1. Les labiales 2, beaucoup plus hautes
(plus du double) sont en contact avec les NI et les N 2 et passent sur les préoculaires. Les labiales 3
aussi hautes et plus longues que les labiales 2 sont recouvertes par les préoculaires et passent sur les
oculaires. Les labiales 4 bordent les oculaires.
Cette espèce est représentée par un seul spécimen l’holotype (BM 1930.5.9.11 = 1946.1.11.96).
Elle se différencie de Rhinotyphlops schlegelii par des labiales (2, 3, 4) assez élevées et surtout par un
nombre d’éeailles transversales faible (24, au niveau de l’écaille longitudinale 100). J’ai compté
369 écailles longitudinales et 193 vertèbres, ce qui donne un rapport écailles longitudinales/vertèbres
de 1,91. L’holotype, sur la radiographie mesure 220 mm (Parker, 1930 : 212 mm). Le crâne paraît plus
court que chez les Rhinotyphlops schlegelii de même longueur. La largeur du corps est aussi nettement
plus faible.
Source : MNHN, Paris
184
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Fig. 126. — Rhinotyphlops leucocephalua (Parker) : écaillure de la tête, a) vue dorsale, 6) vue ventrale, c) vue latAroi
n° 1946.1.11.96 (BM), type. e>
Coloration.
La tête et le ventre sont dépourvus de coloration. Le dos est brun orangé clair avec des lignes
plus foncées à la limite des rangées d’écailles. La base des écailles est claire, ensuite on remarque un
trait transversal foncé, à l’arrière le pigment est réparti uniformément.
Spécimen examiné (1 sp., voir tableau XXXI).
Somalie : Las Anod, BM 1930.5.9.11 = 1946.1.11.96 (type).
Groupe II.
RHINOTYPHLOPS SCHINZI (Boettger, 1887).
Cette espèce, à yeux visibles, est très proche des espèces du groupe I. Elle s’en distingue par
sa tête à bord crochu fortement rabattu vers le bas. C’est la seule espèce africaine, à l’heure actuelle
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES 185
ayant cette forme de museau. Ce museau se retrouve chez des espèces asiatiques, en particulier Typhlops
acutus (Duméril et Bibron) et chez des espèces australienne comme Typhlops grypus Waite.
Elle est localisée dans le Sud-Est africain (pl. VIII).
Source : MNHN, Paris
186
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
RHINOTYPHLOPS SCHINZI (Boettger, 1887).
Typhlops (Onychocephalus) schinzi Boettger, 1887, Ber. Senck. nat. Ges. Fr., p. 154, pl V fig 1 a -e et 2
(entre Aus et Keetmanshoop, Grand Nemaqualand et Noi Xas, Ghansi dist., oJest Kalahar;\
(Types au SMF, non vus). '
ÉcaiUure de la tête (fig. 127).
Le museau est proéminent, fortement crochu vers l’avant avec un bord corné important au’
arrive jusqu’aux narines. Dorsalement, la rostrale est large, plutôt arrondie et devient légèrement
F, °‘ i2 ^ ) hin0 ‘ yphU, P s ,ehinli (Boett « w > : écaiU ure de '« tête, a) vue dorsale, i) vue ventrale, c) vue latérale. n<> 257 36
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
187
triangulaire vers l’arrière. Elle n’atteint pas le niveau des yeux. Ventralement, elle est large, trapézoï¬
dale. Les nasales, semidivisées, dépassent largement le bord postérieur de la rostrale et se rejoignent
presque sur la ligne médiane. Les sutures nasales aboutissent environ au milieu des labiales 1. Les
préoculaires sont peu élevées, arrivent à peine au niveau du bord supérieur des yeux et sont de moitié
moins large que les oculaires. Les oculaires sont hautes ; les yeux, bien visibles, sont situés sous les
oculaires et bien séparés des préoculaires. Les susoculaires sont très obliques. La frontale est petite
et à peine plus grande que les écailles qui la suivent.
Les labiales 1 sont assez allongées et en contact avec les N 1 et les N 2. Les labiales 2, assez
hautes, passent sous les N 2, les PO et sur les oculaires. Les labiales 3, courtes n’ont aucun contact
avec les préoculaires et bordent avec les labiales 4, les oculaires.
Écaillure du corps.
Au niveau de l’écaille longitudinale 100, le nombre des écailles transversales varie de 22 à 26
(moy. : 24,3), soit plus précisément de 22 à 26 chez les mâles (moy. : 24,3) et de 24 à 26 chez les femelles
(moy. : 25,0). Signalons, toutefois la présence d’un mâle (TM 33058, du Kamandjab dist., dans le Nord
du Sud Ouest Africain) à nombre d’écailles transversales particulièrement élevé (34) : anomalie due
probablement à un dédoublement d’un certain nombre de rangées d’écailles. Ce spécimen, par ailleurs,
a des proportions et des nombres d’écailles longitudinales et de vertèbres absolument normaux.
Le nombre d’écailles longitudinales varie de 413 à 469 (moy. : 444,4) soit plus précisément
de 421 à 454 chez les mâles (moy. : 442,7) et de 440 à 469 (moy. : 456,3) chez les femelles.
Deux spécimens (l’un mâle, l’autre femelle) récoltés à Lüderitz sur la côte, en région désertique,
ont respectivement 511 et 538 écailles longitudinales, nombres très élevés par rapport aux précédents.
Leurs nombres de vertèbres sont également plus élevés comme nous le verrons ci-dessous. J ai déjà
signalé le même phénomène pour deux spécimens de Rhinolyphlops lalandei récoltés eux aussi dans la
bande côtière du Sud Africain, phénomène dû probablement aux faibles précipitations de cette région.
(fig. 128).
Nombre de vertèbres.
Il varie de 217 à 244 (moy. : 231,0). Soit plus précisément de 219 à 237 chez les mâles (moy. :
230,7) et de 223 à 244 chez les femelles (moy. : 236,0). Les deux spécimens mâle et femelle de Lüderitz
ont respectivement 266 et 272 vertèbres, soit 36 vertèbres de plus que les moyennes données ci-dessus
(fig. 128).
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Il varie de 1,87 à 1,98 (j’ai inclus ici les deux spécimens de Lüderitz dont les rapports 1,97 et
1,92 rentrent dans les normes des autres individus : moy. : 1,92), soit plus précisément de 1,87 à 1,98
(moy. : 1,91) pour les mâles et de 1,88 à 1,97 (moy. : 1,94) pour les femelles (fig. 129).
Mensurations.
Rhinotyphlops schinzi est une espèce grêle : le plus grand spécimen examiné mesure 255 mm.,
le plus petit 146 mm. Le crâne est nettement plus court que chez Rhinotyphlops lalandei et la largeur
du corps est aussi plus faible (fig. 130-131).
Coloration.
Elle est jaune rosâtre avec certaines écailles tachées de noir ou de brun rougeâtre, le bord de
l’écaille étant toujours plus clair. Les écailles colorées sont disposées de façon irrégulière et donnent
un aspect marbré au dos de l’animal. Le ventre est uniforme, très clair.
Source : MNHN, Paris
188
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
ECAILLES LONGITUDINALES
$
n n i i n
VERTÈBRES
0
XL
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IL
^ w w w w w
CO CO CO (O (O to
w ro ^ io (o s
CM CM CM CM CM CM
XL
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X
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CM CM CM CM CM CM SJ
m ID (D (O (O (O (A
ï RI ro ^ O (D P
CM CM CM CM CM CM CM
Fig. 128. — Histogrammes du nombre d’écailles longitudinales et du nombre de vertèbres chez R. schinzi
Spécimens examinés (14 sp., voir tableau XXXII).
République d’Afrique du Sud.
TM 4936 ; Cap Colony, BM 1910.8.5.1 ; Kakamas, TM 22281 ; entre Kakamas et Pofndd»..
TM 27184, 27185 ; Upington, TM 4935 ; 130 km de Brandulei, vers Kenhardt, TM 28702 28708 *.
Steinkopf, Petit Nemaqualand, MCZ 22404 ; ’ ’
Source : MNHN, Paris
longueur du crâne en mm
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
210 220 230 240 250 260 270
VERTÈBRES
Fig. 129. — Rapport du nombre d'écailles longitudinales au nombre de vertèbres chez R. schinzi.
3
——-,-—i---1-1-
150 200 250
longueur totale en mm
Fig. 130. — Rapport de la longueur du crâne à la longueur totale chez R. schinzi.
Sud-Ouest Africain :
Nina, à l’Est de Windhoek, TM 30515 ; Farm Kryner, Kamandjab distr., TM 33058 ; Aus,
TM 25736 ; Lüderitz, TM 28303 et 304.
Source : MNHN, Paris
ROLANDE ROUX-ESTÊVE
150 200 250
longueur totale en mm
Fig. 131. — Rapport de la largeur du corps à la longueur totale chez R. schinzi.
Groupe III.
RHINOTYPHLOPS ANOMALUS (Bocage, 1873).
Cette espèce est nettement caractérisée par une rostrale volumineuse et arrondie à bord corn'
très marqué chez les spécimens âgés. Cette rostrale est très développée ventralement et cache presqlT
entièrement les sutures nasales. C’est une espèce bien différente des groupes I et II et des tn-mm *
suivants. 8 pes
Elle est répandues dans les régions montagneuses du Sud-Ouest de l’Angola. Monard (1937^
cite un certain nombre de localités du Benguela et du Huila, toutes en altitude. Cette espèce pourrait
peut-être déborder dans le Sud-Ouest africain mais n’a pas encore été citée de cette région Sa lim’*
Nord doit être le fleuve Cuenza (pl. VIII). 1 e
RHINOTYPHLOPS ANOMALUS (Bocage, 1873).
Onychocephalus anomalus Bocage, 1873, Jorn. Sc. Math. Phys. Nat., Lisboa, IV,
Huila, Angola) (types au MBL, non vus).
Typhlops (Onychocephalus) anchietae Bocage, 1886, Jorn. Sc. Math. Phys. Nat.,
(Huila, Angola) (type au MBL, vu ) 1 .
P- 248, pl. I, fi g 3
Lisboa, XI, p. 172
1. Le type de Typhlops (Onychocephalus) anchietae est un jeune spécimen en mue.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES THYPLOPIDAE D'AFRIQUE REPTIUA-SERPENTES 191
Écaillure de la tête (fig. 132).
Le museau est proéminent à bord inférieur corné, très marqué chez les spécimens âgés. Dorsa-
lement la rostrale est arrondie ou légèrement ovale plus ou moins tronquée vers l’arrière. Ventralemeut
elle est large à bords parallèles à partir des narines. Les nasales atteignent le bord arrière de la ros¬
trale, ventralement elles ont une base très étroite. Les sutures nasales se terminent sur la rostrale
et sont même parfois invisibles. Les préoculaires arrivent aussi au niveau du bord arrière de la rostrale,
elles sont plus étroites et moins élevées que les oculaires. Les yeux sont situés sous les préoculaires
et les oculaires et n’atteignent pas les susoculaires. La frontale est large transversalement et de forme
hexagonale. Les susoculaires sont obliques.
Les labiales 1 sont en contact avec les N 2 et les préoculaires. Les labiales 2 sont recouvertes
par les préoculaires. Les labiales 3 sont parfois recouvertes par une petite fraction des préoculaires et
par les oculaires. Les labiales 4 bordent les oculaires.
Fig. 132. — Rhinotyphlops anomalus (Bocage) : écaillure de la tête, a) vue dorsale, 6) vue ventrale., e) vue latérale
n<* 1177a (MBL).
Source : MNHN, Paris
192
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Écaillure du corps.
Au niveau de l’écaille longitudinale 100, le nombre des écailles transversales varie de 29 à 32
(moyenne 31,3) ; chez les mâles (3 sp.) de 29 à 32 (moyenne 30,3) ; chez les femelles tous les spécimens
ont 32 écailles transversales (6 sp.).
Le nombre des écailles longitudinales varie de 365 à 431 (moyenne 402,2), soit plus précisément
de 365 à 392 chez les mâles (moyenne 375,3) et de 408 à 431 chez les femelles (moyenne 415 7)
(fig-133).
ECAILLES LONGITUDINALES
ün
r 1 h
VERTÈBRES
0
D
A
© S
2 8
Fig. 133. — Histogrammes du nombre d’écailles longitudinales et du nombre de vertèbres chez R. anomalus
Source : MNHN, Paris
ECAÎLLES LONGITUDINALES
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
193
VERTEBRES
Fig. 134. — Rapport du nombre d’écailles longitudinales au nombre de vertèbres chez R. anomalus.
100 150 200 250 300 350 400
longueur total» tn mm
Fig. 135. — Rapport de la longueur du crâne à la longueur totale chez R. anomalus.
13
Source : MNHN, Paris
194
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Nombre de vertèbres.
Il varie de 184 à 206 (moyenne 198,9) soit plus précisément de 184 à 203 chez les mâles (moyenne
191,7) et de 198 à 206 chez les femelles (moyenne 202,5) (fig. 133).
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Il varie de 1,93 à 2,17 (moyenne 2,01) ; de 1,93 à 1,99 (moyenne 1,96) chez les mâles, de 1 97
à 2,17 (moyenne 2,04) chez les femelles (fig. 134).
Mens urat ions.
Le plus grand spécimen examiné mesure 400 mm [Bocage (1895) en a vu un de 540 mml le plus
petit 120 mm (type de T. anchietae) (fig. 135-136).
Coloration.
Les écailles dorsales sont nettement plus foncées que les écailles ventrales qui sont plus ou moins
jaunâtres. On distingue sur les écailles deux parties séparées par un trait transverse, la partie antérieure
est incolore, la partie postérieure est légèrement brun rouge.
Spécimens examinés (9 sp., voir tableau XXXIII).
Angola : MBL 1177 a à D ; Huila, MBL 1871 [type de Typhlops (Onychocephalus) anchietae] ; Caconda
MBL 1157 a et b, MCZ 25870 ; Chiyaka distr., BM 1908.5.15.1.
13
! 12
100 150 200 250 300 350
longueur total» «n mm
Fig. 136. — Rapport de la largeur du corps à la longueur totale chez R. anomalus.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
195
Groupe IV.
RHINOTYPHLOPS NEWTONI (Bocage, 1890).
RHINOTYPHLOPS CROSSII (Boulenger, 1893).
RHINOTYPHLOPS SOMALICUS (Boulenger, 1895).
RHINOTYPHLOPS FEAE (Boulenger, 1906).
Ce groupe de Rhinotypldops aveugles est caractérisé par un museau très proéminent à bord
corné horizontal et par une rostrale se terminant en pointe vers l’avant. Cette pointe est plus ou moins
aiguë : Rhinotyphlops feae possède la rostrale la plus aiguë, Rhinotyphlops newloni et Rhinolyphlops
somalicus ont une rostrale d’angle moyen enfin Rhinotyphlops crossii possède celle dont l’angle est le
moins accusé. Cette rostrale est étroite dorsalement et arrondie vers l’arrière. Les nasales sont divisées.
Ces quatre espèces ont des préoculaires et des oculaires de taille normale hautes et verticales par rap¬
port à l’axe du corps et une frontale de forme hexagonale. Sur les radiographies, on constate que la
partie anterieure du crâne est acuminée rappelant le contour de la tête.
Rhinotyphlops newtoni localisé dans l’île du Prince et l’île de San Thomé dans le golfe de Guinée
a 26 ou 28 écailles transversales et les labiales 2 pratiquement séparées des préoculaires.
Rhinotyphlops crossii du Nigeria a 24 écailles transversales avec un même rapport labiales 2-
préoculaires que chez Rhinotyphlops newloni.
Rhinotyphlops somalicus se trouve dans toute la zone élevée de l’Éthiopie. Les types de
Typhlops acutirostris ont des nombres de vertèbres et d’écailles longitudinales inférieurs à ceux du
type de Typhlops somalicus ; ils ont été récoltés à l’Ouest, du Rift Valley, le type de T. somalicus
à l’Est et, mais tous à une altitude voisine ou même supérieure à 2 000 m. Cette espèce a 25 à 28
écailles transversales et a des labiales 2 passant sur les préoculaires et séparant nettement les
N 2 des labiales 3.
Rhinotyphlops feae trouvé, comme Rhinotyphlops newtoni dans l’île du Prince et dans l’île de
San Thomé, est plus grêle que ce dernier et en diffère par son nombre d’écailles transversales (20-22)
et par ses labiales 2 passant sur une partie des préoculaires (pl. IX).
RHINOTYPHLOPS NEWTONI (Bocage, 1890).
Typhlops (Onychocephalus) newtoni Bocage, 1890, Jorn. Sc. Lisboa, (2), II, p. 61 (Ile das Rolas, sud
de San Thomé) (type au MBL, vu).
Typhlops naveli Angel, 1920, Bull. Mus. Nat. Hist. Nat. Paris, XXVI, p. 197, fig. 1-3 (type au MHNP,
vu).
Écaiüure de la tête (fig. 137).
Le museau est très proéminent à bord horizontal corné. La rostrale, en vue dorsale se termine
en pointe vers l’avant et est ovalaire vers l’arrière. Ventralement, elle est large et rectangulaire. Les
nasales, divisées, sont larges et dépassent la rostrale vers l’arrière. La frontale a une forme hexagonale.
Les préoculaires sont plus étroites et moins hautes que les nasales. Les oculaires sont plus larges et
aussi hautes que les préoculaires. Les susoculaires sont transverses. Les yeux sont invisibles.
Les labiales 1 sont en contact avec les N 1 ; les labiales 2 avec les N 1 et les N 2 ; les labiales 3,
plus hautes et beaucoup plus longues que les labiales 2, touchent une toute petite fraction des N 2,
passent sous la base étroite des préoculaires et sont recouvertes par les oculaires ; les labiales 4 bordent
les oculaires.
Source : MNHN, Paris
196
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
197
Fie. 137. — Rhinolyphlops newtoni (Bocage) : écaillure de la tête, a) vue dorsale, 6) vue ventrale, c) vue latérale.
n° 28870 (MSNG).
Écaillure du corps.
Au niveau de l’écaille longitudinale 100, le nombre des écailles transversales est de 26 ou 28.
Le nombre des écailles longitudinales varie de 446 à 567 (moy. : 497,8 pour 5 sp.).
Nombre de vertèbres.
Il varie de 290 à 321 (moy. : 305 pour 5 sp.).
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Il varie de 1,51 à 1,76 (moy. : 1,61) (fig. 138).
Source : MNHN, Paris
198
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Mensurations.
Le plus grand spécimen mesure 390 mm.
Quoique la région antérieure du crâne paraisse moins compacte et légèrement angulaire par
rapport aux autres groupes de Rhinotyphlops, le crâne de cette espèce semble croître dans les mêmes
proportions que le crâne de R. caecus. De même, la largeur du corps, croit de façon identique à celle
de R. caecus.
Coloration.
Cette espèce est absolument incolore.
Spécimens examinés (5 sp., voir tableau XXXIV).
Ile das Rolas au Sud de San Thomé : MBL 1890 (holotype) ;
Ile de san Thomé : MBL 1162 a et b ; Ribeira Palma, MSNG 28870 ;
Ile du Prince : MHNP 1920-9 (type de Typhlops naveli).
550.
• newtoni
o crossi
a feoe
450
o
400.
VERTÈBRES
Fig. 138. — Rapport du nombre d'écailles longitudinales au nombre de vertèbres chez R. newtoni, R. croetii, R / eae
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
199
RHINOTYPHLOPS CROSSIl (Boulenger, 1893).
Typhlops crossii Boulenger, 1893, Cat. Sn., I, p. 52, pl. III, fig. 5 (Asaba, Nigeria) (type au BM, vu).
Écaillure de la tête (fig. 139).
Le museau est proéminent à bord horizontal corné. La rostrale en vue dorsale se termine en
pointe vers l’avant. Cette pointe est moins anguleuse que chez R. feae, R. newtoni et R. somalicus.
Vers l’arrière, la rostrale est ovalaire et légèrement tronquée. Ventralement, elle est large et rectangu¬
laire. Les nasales, divisées ,sont larges et dépassent la rostrale vers l’arrière. La frontale est hexagonale.
Les préoculaires sont plus étroites et moins hautes que les nasales. Les oculaires sensiblement de même
11.10.4 (BM).
Source : MNHN, Paris
200
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
largeur que les préoculaires, sont moins hautes que ces dernières. Les susoculaires sont légèrement
obliques. Les yeux sont invisibles.
Les labiales 1 sont en contact avec les N 1 ; les labiales 2 avec les N 1 et les N 2 ; les labiales 3
plus hautes que les labiales 2 et assez longues touchent les N 2, les préoculaires et les oculaires • les
labiales 4 bordent les oculaires.
Écaillure du corps.
Au niveau de l’écaille longitudinale 100, le nombre des écailles transversales est de 24.
Le nombre des écailles longitudinales, pour les deux individus examinés, est de 473 et 498
Nombre de vertèbres.
Les deux spécimens ont 307 et 317 vertèbres.
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
II est de 1,54 et 1,57 pour les deux spécimens (fig. 138).
Mensurations.
Le plus grand spécimen mesure 310 mm.
Au point de vue croissance, cette espèce doit être probablement rapprochée de Rhinotyphlops
newtoni.
Coloration.
Cette espèce est absolument incolore.
Spécimens examinés (2 sp., voir tableau XXXV).
Nigeria : Asaba, BM 1946.1.11.56 (type) ; Agberi, Sud Nigeria, BM 1902.11.10.4.
RHINOTYPHLOPS SOMALICUS (Boulenger, 1895).
Typhlops somalicus Boulenger, 1895, Proc. Zool. Soc. London, p. 536, pl. 30, fig. 1 (Beearso, W. Soma-
liland) (type au BM, vu).
Typhlops acutirostris Mocquard, 1905, Bull. Mus. Hist. Nat. Paris, XI, p. 77 (Choa, Abyssinie) (types
au MNHP, vus).
Typhlops erythraeus Scortecci, 1928, Att. Soc. It. Sc. Nat., LXVII, p. 291, fig. 1 (Saganeiti, Éthiopie)
(type au Musée de Milan, non vu).
Écaillure de la tête (fig. 140).
Le museau est proéminent à bord horizontal corné. En vue dorsale, la rostrale se termine en
pointe vers l’avant et est ovalaire vers l’arrière. Elle occupe les 3/5 e de la largeur de la tête. Ventrale-
ment,^ elle est large et rectangulaire. Les nasales, divisées, sont larges et dépassent nettement la rostrale
vers l’arrière, ce qui donne une forme hexagonale à la frontale. Les préoculaires sont plus étroites et
moins hautes que les nasales. Les oculaires sont beaucoup plus larges et plus hautes que les préoculaires
Les susoculaires sont légèrement obliques. H n’y a pas de traces oculaires.
Les labiales 1 sont en contact avec les N 1 ou les N 1 et les N 2 ; les labiales 2 sont en contact
avec les N 1 et les N 2 (parfois avec seulement les N 2) et passent sur les préoculaires. Les labiales 3
sont recouvertes par les préoculaires et les oculaires et les labiales 4 bordent les oculaires
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
201
Fig. 140. — Rhinotyphlops somalicus (Boulenger) : écaillure de la tête, a) vue dorsale, 6) vue ventrale, c) vue latérale,
n® 1904 — 603 (MHNP).
Écaillure du corps.
Au niveau de l’écaille longitudinale 100, le nombre des écailles transversales varie de 25 à 28.
Boulenger (1895) donne 24 comme nombre d’écailles transversales. J’ai examiné le type et ai trouvé
26 éc. au niveau de l’écaille longitudinale 75 et 25 à l’écaille 100. Scortecci (1928), pour le type T. ery-
thraeus, a trouvé 23 écailles, nombre qu’il a du noter au milieu du corps.
Les trois spécimens examinés ont 510 ((J), 621 (?) et 656 (sexe indéterminé) écailles longitudinales.
Nombre de vertèbres.
Les trois individus ont 301 (<J), 339 (Ç) et 391 vertèbres. Ce qui donne des rapports écailles longi¬
tudinales/vertèbres de 1,69, 1,83 et 1,67.
Source : MNHN, Paris
202
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Mensurations.
Le plus grand spécimen mesure 525 mm. Cette espèce paraît croître comme Rhinotyphlops
newtom qui cependant ne dépasse pas 390 mm. La longueur du crâne et la largeur du corps de R soma-
hcus sont inférieures pour une même longueur à celles de Rhinotyphlops praeocularis et R steineeeri
(Groupe V). J ° ri
Coloration.
Cette espèce est incolore.
Spécimens examinés (3 sp., voir tableau XXXVI).
Somalie : Beearso, BM 95.6.11.5 = 1946.1.11.54 (holotype) ;
Éthiopie : Choa, MHNP 1904-603-604 (types de T. acutirostris).
RHINOTYPHLOPS FEAE (Boulenger, 1906).
Typhlops feae Boulenger, 1906, Ann. Mus. Civ. St. Nat. Genova, (3), II (XLII), p. 209, fig. 5 (Vista
Alegre, San Thomé) (type au MSNG, vu des photographies).
Typhlops principis Boulenger, 1906, Ann. Mus. Civ. St. Nat. Genova, (3), II (XLII), p. 209, fig. 6 (R oça
Inf. D. Henrique, île du Prince) (paratype au BM, vu et holotype au MSNG, vu des photo
graphies).
Écaillure de la tête (fig. 141).
Boulenger (1906) a cru devoir séparer en deux espèces les 3 individus récoltés par Fea dans
l'île de San Thomé et dans l’île du Prince. Les deux spécimens de San Thomé lui paraissaient avoir
un museau plus long et plus aigu. Je ne crois pas nécessaire de les séparer pour cette raison, cela doit
correspondre tout simplement à des variations individuelles à l’intérieur de l’espèce.
Le museau est très proéminent à bord horizontal corné. La rostrale, en vue dorsale se termine
en pointe vers l’avant et est ovalaire vers l’arrière. Ventralement, elle est large et rectangulaire. Les
nasales, semidivisées, sont larges et dépassent la rostrale vers l’arrière. La frontale est de forme hexa¬
gonale. Les préoculaires et les oculaires, sensiblement de même largeur arrivent toutes deux dorsal
ment au même niveau. Les susoculaires sont transverses. Les yeux sont invisibles.
Les labiales 1 sont en contact avec les N 1 ; les labiales 2 avec les N 1, N 2 et les préoculaires •
les labiales 3, plus longues et plus hautes que les labiales 2 sont en contact avec les préoculaires et les
oculaires ; les labiales 4 bordent les oculaires.
Écaillure du corps.
Au niveau de l’écaille longitudinale 100, le nombre des écailles transversales est de 21 ou 22
Le nombre des écailles longitudinales pour les 3 spécimens est de 419, 472 et 480 écailles
Nombre de vertèbres.
Le seul spécimen ayant pu être radiographié (BM 1946.1.11.56) a 311 vertèbres.
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Pour le spécimen radiographié, ce rapport est de 1,54 (fig. 138).
Mensurations.
Cette espece croît probablement de la même manière que R. newtoni (un seul spécimen a étA
mesure). Boulenger donne la taille maximale 330 mm. 1
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
203
Coloration.
Cette espèce est absolument incolore.
Spécimens examinés (1 sp. et 2 sp. examinés par le Dr. L. Capocaccia, voir tableau XXXVII).
Ile de San Thomé : type de T. feae examiné et photographié par le Dr. L. Capocaccia.
Ile du Prince : Roça Inf. D. Henrique, holotype de T. principis examiné et photographié par le
Dr. L. Capocaccia, BM 1946.1.11.56 (paratype de T. principis).
Source : MNHN, Paris
204
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Groupe V.
RH 1NOTYPHLOPS PRAEOCULARIS (Stejneger, 1894).
RHINOTYPHLOPS STEJNEGERI (Loveridge, 1931).
Ces deux espèces de Rhinotyphlops aveugles sont à rapprocher du groupe IV par la forme de la
partie antérieure du crâne allongé et pointu vers l’avant, par leur bord corné horizontal, par leurs
nasales complètement divisées et longues, ce qui donne une forme hexagonale à la frontale et par leurs
préoculaires et oculaires verticales sensiblement de même hauteur.
Elles s’en éloignent par la forme de la rostrale qui en vue dorsale est arrondie vers l’avant
beaucoup plus large et arrondie vers l’arrière. De plus les labiales 1 et 3 sont minces et peu visibles’
Ce groupe se distingue du groupe VI, à bord corné inférieur et à préoculaires et oculaires réduites
et obliques, par son bord corné terminal et par ses préoculaires et oculaires verticales et hautes aux¬
quels s’ajoutent la forme aiguë de la partie antérieure du crâne.
Laurent (1956) avait mis en synonymie R. stejnegeri avec R. praeocularis. Il considérait que
la séparation des préoculaires et des labiales 2 par les nasales chez R. praeocularis était une anomalie
Comme de Witte (1966), je crois que les deux espèces quoique très voisines et apparemment sympa-
triques dans la région de Léopoldville sont à séparer. En premier lieu, en raison de la différence qui
existe dans le profil de la tête : plus aplati dorsoventralement chez R. praeocularis, bombé chez R. stei-
negeri ; ensuite par la différence entre les formes des nasales : à base large chez R. praeocularis, à base
étroite chez R. stejnegeri ; les nasales aussi larges dans les deux espèces au niveau du plan du bord
corné diminuent en largeur vers la région médiodorsale : progressivement chez R. stejnegeri et beaucoup
plus rapidement chez R. praeocularis du fait de son profil plus aigu qui provoque un aplatissement de
la rostrale sur les côtés de la tête, réduisant ainsi la largeur des nasales. De plus, les labiales 1 sont
plus grandes chez R. stejnegeri et ont un contact plus important avec les N 1 que chez R. praeocularis
Rhinotyphlops praeocularis a été récolté à Brazzaville, Léopoldville et dans la région de Dundo
(Angola).
Rhinotyphlops stejnegeri se rencontre dans le Kasaï et la partie centrale de la province de Léonold
ville (pl. X). P
RHINOTYPHLOPS PRAEOCULARIS (Stejneger, 1894).
Typhlops praeocularis Stejneger, 1894, Proc. U.S. Nat. Mus., 16, p. 709, (Léopoldville, Stanley Pool
Zaïre) (type à l’USNM, vu).
Typhlops praeocularis lundensis Laurent, 1964, Publ. Cuit. Comp. Diam. Angola n° 67, p. 90 (Dundo
Angola) (types au Musée de Dundo, non vus).
Écaillure de la tête (fig. 142).
Le museau est très proéminent à bord corné très marqué et horizontal. La rostrale, en vu
dorsale, est longue et large (4/5® de la largeur de la tête), arrondie vers l’avant et vers l’arrière. Les
nasales, divisées, à base assez importante, ont leur plus grande largeur au niveau du plan du bord
corné, ensuite, elles se rétrécissent assez rapidement. Toutefois leur bord postérieur dépasse celui de
la rostrale. La frontale de taille réduite est de forme hexagonale. Les préoculaires, étroites, du fait
de la largeur importante des nasales au niveau des labiales, ont leur base recouvertes par les nasales
Il en résulte que les préoculaires n’atteignent pas les labiales. Elles s’étendent cependant assez haut
vers la ligne médiodorsale. Les oculaires sont nettement plus larges que les préoculaires et leurs bases
sont recouvertes par les labiales 2 et passent sur les labiales 3 et 4. Elles sont un peu moins haute
que les préoculaires. Les susoculaires sont transverses et légèrement plus grandes que la frontale I p»
yeux sont invisibles. ' L,es
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES 205
Source : MNHN, Paris
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Les labiales 1, toutes petites sont à peine recouvertes par une très faible fraction des N 1. Les
labiales 2 plus importantes en longueur et en hauteur sont en contact avec les N 1, les N 2 et recouvrent
les préoculaires. Les labiales 3, très minces et à peine visibles sont recouvertes par les oculaires. Les
labiales 4 bordent les oculaires.
C
Fie. 142. — Rhinotyphlops praeocularis (Stejneger) : écaillure de la tête, a)
n° 52.1.2 (IFAN).
vue dorsale, 6) vue ventrale, e) vue latéral*
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
207
Écaillure du corps.
Au niveau de l’écaille longitudinale 100, le nombre des écailles transversales est de 28.
Le nombre des écailles longitudinales pour les deux spécimens examinés est de 493 et 544 (?).
Nombre de vertèbres.
Les deux spécimens ont 333 et 358 (?) vertèbres.
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Il est de 1,48 et 1,52 (?) (fig. 143).
m 550 ‘
.§
o
in 500 •
i
VERTÈBRES
Fig. 143. — Rapport du nombre d'écailles longitudinales au nombre de vertèbres chez R. praeocularis et R. stejnegeri.
Mensurations.
L’holotype mesure 335 mm ; le deuxième spécimen 390 mm. Le crâne de cette espèce est assez
long et aigu vers l’avant comme dans le groupe IV. Il est plus long à longueur totale égale que dans
le groupe IV et dans le groupe VI. La largeur du corps, à longueur totale égale, se rapproche des espèces
les plus épaisses du groupe VI.
Coloration.
Cette espèce est légèrement colorée sur le dos.
Spécimens examinés (2 sp., voir tableau XXXVIII).
Zaïre : Léopoldville (Stanley Pool), USNM 20799 (holotype) ;
Congo-Brazzaville : Brazzaville, IFAN 52.1.2.
RHINOTYPHLOPS STEJNEGERI (Loveridge, 1931).
Typhlops stejnegeri Loveridge, 1931, Copeia, p. 92, fig. 1-2 (Luebo, Kasaï) (types à l’USNM, vus).
Typhlops vanderysti de Witte, 1933, Rev. Zool. Bot. Afr., 24, p. 104, fig. 1-3 (Kikwit, Zaïre) (type au
Source : MNHN, Paris
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Écaillure de la tête (fig. 144).
Le museau est très proéminent et à bord corné très marqué et horizontal. La rostrale en vue
dorsale, est longue et large (presque les trois quarts de la tête), arrondie vers l’avant et vers l’arrière.
Les nasales, divisées, ont une base étroite, elles s’élargissent au niveau du bord corné et décroissent
ensuite lentement. Elles dépassent le bord postérieur de la rostrale. La frontale, plus grande que chez
Rhinotyphlops praeocularis est hexagonale. Les préoculaires assez minces passent sur les labiales 2
Elles s’étendent assez haut dorsalement. Les oculaires qui débutent sous les labiales 2 sont deux fois
plus larges que les préoculaires et atteignent le même niveau que ces dernières. Elles cachent presque
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES 209
entièrement les labiales 3. Les susoculaires, plus ou moins transverses, sont un peu plus petites que
la frontale. Les yeux sont invisibles.
Les labiales 1 petites et minces sont en contact avec les N 1. Les labiales 2, deux fois plus hautes,
sont recouvertes par les N 1, les N 2 et les préoculaires et passent sur les oculaires. Les labiales 3 très
minces, sont à peine visibles sous les oculaires. Les labiales 4 bordent les oculaires.
Écaillure du corps. "
Au niveau de l’écaille longitudinale 100, le nombre des écailles transversales est de 28 ou 30.
Le nombre des écailles longitudinales varie de 488 (?) à 548 avec une moyenne de 510 écailles.
Nombre de vertèbres.
Il varie de 307 à 367 (?) avec une moyenne de 330,9.
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Il varie de 1,47 à 1,62 (moy. : 1,57) (fig. 143).
Mensurations.
Le plus grand spécimen mesure 465 mm. La longueur du crâne et la largeur du corps paraissent
voisines (légèrement supérieures) à celles de Rhinotyphlops praeocularis.
Coloration.
Les spécimens sont légèrement colorés de brun clair sur le dos.
Spécimens examinés (7 sp., voir tableau XXXIX).
Zaïre : Kasaï : Luebo, USNM 23979 (holotype), USNM 23980 (paratype) ; Luluabourg-Lusambo
(entre), RGMC 2363 ; Ikengo, près de Lusambo, RGMC 11695 ;
Léopoldville : Leverville, Kwilu, RGMC 5970 ; Kikwit, Kwilu, RGMC 2307 ; environs de Léo-
poldville, RGMC 27414.
Groupe VI
RHINOTYPHLOPS CAECUS (A. Duméril, 1856).
RHINOTYPHLOPS PALLIDUS (Cope, 1868).
RHINOTYPHLOPS LUMBRICIFORMIS (Peters, 1874).
RHINOTYPHLOPS GRACILIS (Sternfeld, 1910).
RHINOTYPHLOPS GRAUERI (Sternfeld, 1912).
RHINOTYPHLOPS RUFESCENS (Chabanaud, 1916).
RHINOTYPHLOPS SUDANENSIS (Schmidt, 1923).
RHINOTYPHLOPS KIBARAE (de Witte, 1953).
RHINOTYPHLOPS W ITT El n. sp.
Les espèces de ce groupe de Rhinotyphlops aveugles sont longues et grêles comme celles des
groupes IV, V et VII. Elles atteignent une grande longueur (max. entre 265 et 500 mm) par rapport
à la largeur du corps. La longueur du crâne est faible par rapport à la longueur totale.
Elles sont caractérisées par un museau proéminent, bombé : légèrement chez Rhinotyphlops
caecus et R. kibarae, fortement chez les autres espèces. Ce museau bombé possède un bord corné :
terminal chez R. caecus et R. kibarae, ventral chez les autres. Seul R. pallidus n’a pas trace de bord corné.
4 564 009 6
Source : MNHN, Paris
210
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
La rostrale, en vue dorsale, est généralement de forme rectangulaire, large, occupant près des
trois quarts de la largeur de la tête, quelquefois terminée légèrement en arrondi vers l’arrière. Ventra-
lement, elle est très large.
Dans ce groupe, on remarque une réduction très nette des préoculaires et des oculaires. Celles-ci
du fait de l’élargissement très prononcé de la rostrale et des nasales qui se rabattent sur les côtés de
la tête, diminuent en taille et se placent obliquement par rapport à l’axe du corps. Les oculaires, les
plus réduites en taille n’atteignent pas l’axe médiolatéral de la tête. On observe de très faibles taches
oculaires dans la plupart des espèces du groupe, particulièrement chez les jeunes spécimens : elles
sont placées sous les nasales.
Ces espèces ont un nombre d’écailles transversales faible (de 18 à 26).
Le nombre des écailles longitudinales est élevé. Si R. pallidus a un minimum de 380 écailles
(avec une moyenne de 430), R. caecus un minimum de 417 (avec une moyenne de 494), toutes les autres
espèces du groupe ont plus de 470 écailles et des moyennes supérieures à 500. R. gracilis a un maximum
de 709 écailles et une moyenne de 672.
Le nombre de vertèbres est aussi très élevé (excepté pour R. pallidus où il varie de 235 à 303) :
il dépasse 300 et monte jusqu’à 448 (R. rufescens).
Le rapport écailles longitudinales/vertèbres est plutôt faible : il oscille entre 1,30 et 1,70, géné¬
ralement, il est voisin de 1,5.
Rhinotyphlops caecus est l’espèce de la forêt équatoriale. Cette espèce a un nombre d’écailles
transversales qui varie de 22 à 26 ; ceci est dû probablement à sa grande répartition. On la trouve au
Cameroun, au Gabon et dans toute la forêt du Zaïre jusque dans les montagnes du Kivu.
Rhinotyphlops pallidus, espèce à 22-24 écailles transversales, a été récoltée dans le Sud du Soudan
dans l’Ouest du Kenya et à Zanzibar.
Rhinotyphlops lumbriciformis, espèce à 18 écailles transversales, provient du Kenya, du Nord
de la Tanzanie et de Zanzibar.
Rhinotyphlops gracilis a 22 écailles transversales et c’est l’espèce la plus grêle du groupe et aussi
celle qui possède le plus grand nombre d’écailles longitudinales et de vertèbres. On la rencontre au Sud
du lac Tanganyika : au Sud Est du Katanga et en Zambie, entre les lacs Moero et Tanganyika.
Rhinotyphlops graueri, espèce à 24 écailles transversales, est voisine de R. gracilis. On la trouve
sur les rives Nord Est et Nord Ouest du lac Tanganyika et un peu à l’Ouest dans le district du Tanga¬
nyika (Katanga). Elle est sympatrique avec R. gracilis à la limite Upemba-Mpala.
Rhinotyphlops rufescens, espèce à 20 écailles transversales, possède un grand nombre d’écailles
longitudinales et de vertèbres. Elle est localisée dans le Haut-Oubangui et l’Uele.
Rhinotyphlops sudanensis, espèce de 24-27 écailles transversales, a de très petites préoculaires
et oculaires. Elle a été récoltée dans le Haut-Uele.
Rhinotyphlops kibarae, espèce à 26 écailles transversales, a des nombres d’écailles longitudinales
et de vertèbres bien différents des espèces qui lui sont sympatriques (R. gracilis et R. graueri). C’est
une espèce pigmentée. On l’a trouvée dans la région de l’Upemba.
Rhinotyphlops wittei a 20 écailles transversales, c’est une forme voisine de Rhinotyphlops rufescens
dont elle diffère par les nombres d’écailles longitudinales et de vertèbres et par l’écaillure de la tête.
On la trouve beaucoup plus à l’Ouest dans l’Oubangui (pl. XI).
RHINOTYPHLOPS CAECUS (A. Duméril, 1856).
Onychocephalus caecus A. Duméril, 1856, Rev. et Mag. Zool., p. 462, pl. XXI, fig. 4 (Gabon) (types au
MNHP, vus).
Typhlops acutirostratus Andersson, 1916, Meddel. Gôteborgs Mus. Zool. Afd., 9, p. 23, fig. 3 (Irebu
Zaïre) (type au Musée de Gôteborg, non vu).
Typhlops avakubae Schmidt, 1923, Bull. Am. Mus. Nat. Hist., XLIX, p. 51, fig. 1 (Avakubi, Medje
Zaïre) (types à l’AMNH, non vus).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES 211
Source : MNHN, Paris
212
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Typhlops caecus pitmani de Witte, 1966, Inst. Par. Nat. Cong., Expi. P. N. Garamba. Miss. Saeg., fasc. 48
Rept., p. 43, fig. 3 (Bokuma, Équateur et Congo da Lemba, Bas-Congo, Zaïre) (types au R.GMC
vus et au BM, vu) l .
Écaillure de la tête (fig. 145).
Le museau est très proéminent, légèrement bombé, légèrement anguleux en vue dorsale. De
profil, son bord corné est terminal, non ventral, un peu surélevé par rapport au plan de la bouche.
Fig. 145. — Rhinotyphlops caecus (A. Duméril) : écaillure de la tête, a) vue dorsale, b) vue ventrale, c) vue latérale
n° 1063 (MHNP) type.
1. Dans ce même travail, p. 53, la fig. 7 (n° RGMC 9312, de Stanleyville) n’est pas un R. graueri. J’ai examiné
ce spécimen : c’est un R. caecus proche de la mue, ce qui explique la déformation des écailles céphaliques.
Toujours dans ce même travail (de Witte, p. 42), le n° MNHP 02-10 de Guinée, n’est pas un R. caecus, c’est un
Leptotyphlopidé : Rhinoleptus koniagui (Villiers).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES 213
La rostrale est large, rectangulaire et occupe dorsalement les trois quarts de la largeur de la tète. Ven-
tralement, elle est large, rectangulaire, parfois dilatée au niveau des labiales. Les nasales, étroites
ventralement ont leur bord externe parallèle au bord de la rostrale. Vers l’arrière, elles peuvent atteindre
ou non le bord postérieur de la rostrale ou le dépasser très légèrement. Les sutures nasales aboutissent
soit sur la rostrale, si celle-ci est bien dilatée au niveau de la bouche (30 % des spécimens), soit sur les
labiales 1 ou aux limites L 1, L 2 (14 %), soit sur les labiales 2 (56 %). Cela ne dépend absolument
pas du lieu de capture des spécimens. Les préoculaires, dont le bord supérieur dépasse le plan médio-
latéral de la tête, sont à peu près aussi larges que les nasales et généralement séparées des susoculaires
par une paire de PO 2 (84 % des sp.). Les oculaires de forme plus ou moins ovalaire, obliques, sont
petites et n’atteignent pas le plan médiolatéral de la tête. La frontale peut être large transversalement,
en contact avec les nasales séparant ainsi les susoculaires de la rostrale (75 % des sp.) ou plus étroite
sans contact avec les nasales (25 % des individus), ce qui permet aux susoculaires de toucher la
rostrale. Sur 49 spécimens examinés, j’ai pu observer quelques traces oculaires sur de jeunes spécimens
(3) et ces traces oculaires sont situées sous les nasales.
Les labiales 1 peuvent être en contact avec les N 2 seules, (si les sutures nasales aboutissent à
la rostrale) ou avec les N 1 et les N 2 (si les sutures aboutissent sur les L 1) ou encore avec les N 1
seules (si les sutures aboutissent sur les L 2). Les labiales 2 sont en contact avec les N 1, les N 2 et
les PO ou avec les N 2 et les PO. Les labiales 3 sont en contact avec les PO et les oculaires ou avec les
PO seules. Les labiales 4 bordent les oculaires.
ÉcaiUure du corps.
Le nombre des écailles transversales au niveau de l’écaille longitudinale 100 varie de 22 à 26.
Les spécimens à 22 écailles transversales proviennent du Cameroun, du Gabon et du Bas-Congo (1 sp.).
Les spécimens à 24 écailles ont été récoltés dans les districts Bas-Congo, Lac Léopold II, Tshuapa,
Équateur, Haut-Congo, Haut et Bas Uele et Sud Kivu. Au Nord Kivu (Parc National Albert), les
spécimens ont 26 écailles transversales.
Le nombre des écailles longitudinales varie de 417 à 561 (moy. : 494), soit plus précisément
de 417 à 522 pour les mâles (moy. : 468,8) et de 453 à 549 pour les femelles (moy. : 514,4) (fig. 146).
Les spécimens mâles du Gabon et du Bas Congo ont une moyenne de 451,3, les spécimens femelles
de 483. Le long du cours moyen du Congo, les moyennes sont plus élevées (mâles, moy. : 482,5; femelles :
moy. : 525,6). Les spécimens du Parc National Albert sont peu nombreux, il y a deux mâles, leur moyenne
est de 483.
Nombre de vertèbres.
Il varie de 304 à 372 avec une moyenne de 343,7, soit plus précisément de 322 à 347 pour les
mâles (moy. : 330,4) et de 336 à 371 pour les femelles (moy. : 354,5) (fig. 147).
Au Bas-Congo-Gabon, les mâles ont une moyenne de 329 et les femelles de 351,4. Le long du
cours moyen du Congo, les moyennes sont plus élevées : 334,5 chez les males et 355,6 chez les femelles.
Les spécimens mâles du Parc National Albert ont une moyenne faible : 323,5.
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Il varie de 1,25 à 1,64 (moy. : 1,44). Chez les mâles, il va de 1,25 à 1,51 (moy. : 1,41), chez les
femelles de 1,31 à 1,57 (moy. : 1,45) (fig. 148).
Mensurations.
Le plus grand spécimen mesure 425 mm.
Comme dans tout le groupe, le crâne est petit par rapport à la longueur du corps et croît très
lentement (fig. 149.)
La largeur du corps est faible par rapport à la longueur (fig. 150). Ces proportions sont identiques
sur toute l’aire de répartition.
Source : MNHN, Paris
214
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
ECAILLES LONGiïUDiNALES
0
Fie. 146. — Histogrammes du nombre d'écailles longitudinales chez R. caecus.
Coloration.
Tous les spécimens sont absolument incolores.
Spécimens examinés (49 sp., voir tableau XL) 1 .
Cameroun : Bitye, riv. Ja distr., BM 1908.5.30.7 ;
Gabon : MHNP 1063 et 1063 A (types), 1072, 1916-224 ; San Benito, MHNP 1885-764 ; 50 km au
Sud de Lambarené, MHNP 1901-542-543 ; Ngomo, MHNP 1906-180 ;
Zaïre :
Bas-Congo : Congo da Lemba, RGMC 1398 (paratype de T. caecus pitmani), BM 1919.8.26.5 (para-
type de T. c. pitmani), RGMC 1382-1382 A ; Mayumbe Luki, RGMC 3186 ; Kisantu, IRSN 9362 ;
Lac Léopold II : Rég. Mushie, RGMC 14514 ; Bokoro, RGMC 16460, 16461 ;
Tshuapa : Ikela, RGMC 20993-994 ;
Équateur : Eala, RGMC 9474 ; Bamania, RGMC 10117 ; Bokuma, RGMC 16298 (holotype
de T. c. pitmani), 16913 (paratype), 17041 ;
Haut Congo : Stanleyville, IRSN 9261 (3 sp.), RGMC 8005, 8159, 8259, 9312 ; route de Stan-
leyville à Bafwasende, IRSN 9263 ; environs de Stanleyville, RGMC 15658 ;
1. Le British Muséum possède dans ses collections (n° 68.8.12.1) un Rhinotyphlops caecus a récolté en Sierra Leone »
cette provenance me paraît douteuse.
Source : MNHN, Paris
550 Q
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
215
VERTÈBRES
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Fio. 147. — Histogrammes du nombre de vertèbres chez R. caecus.
Haut Uele : Medje, RGMC 1780 ; Mauda, RGMC 3787 ;
Bas Uele : Buta, RGMC 15609 ; Ibembo, RGMC 1493 ;
Sud Kivu : région de Bunyakiri, IRSN 8262 ; Matale, RGMC 12126 ; Isangi, RGMC 21430 ;
Bukavu, RGMC 12245 ; Mingasi, RGMC 18001 ; Kasongo, RGMC 5466 ;
Nord Kivu : Parc National Albert, Hoysha, IRSN, 1 sp. ; P.N.A., Kasalabango, IRSN, 1 sp. ;
P.N.A., Béni, IRSN 1 sp. ; P.N.A., Tungudu, IRSN 1 sp.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHM, Paris
Rapport du nombre d’écailles longitudina
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
217
100 150 200 250 300
400
longueur totole en mm.
Fie. 149. — Rapport de la longueur du cr&ne à la longueur totale chez R. caecus.
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150
Fie. 150. — Rapport de la largeur du corps à la longueur totale chez R. caecus.
RH1NOTYPHLOPS PALLIDUS (Cope, 1868).
Letheobia pallida Cope, 1868, Proc. Acad. Sc. Philad., p. 322 (Zanzibar) (type à l’ANSP, non vu).
Écaillure de la tête (lig. 151).
Ce Rhinolyphlops ne possède pas de bord corné au bout du museau. Il ressemble en cela aux
jeunes Rhinotyphlops (de taille inférieure à 180 mm) de certaines espèces qui n’ont pas encore acquis
leur bord corné ou l’ont encore très atténué. Par son rapport de la largeur de la tête à la largeur de la
rostrale au niveau des narines, inférieur à 2, c’est bien un Rhinotyphlops. D autres part, il semble être
bien apparenté, par l’écaillure de la tête aux Rhinotyphlops du groupe VI.
La rostrale, dorsalement est large et rectangulaire et occupe presque les 3/5® de la largeur de
la tête, ventralement, elle est large et légèrement trapézoïdale. Les nasales, assez étroites à la partie
inférieure s’élargissent vers le dos et occupent une grande surface de la tête. Elles n’atteignent pas
le bord postérieur de la rostrale. Elles sont séparées de la frontale par les susoculaires qui sont beau¬
coup plus grandes et obliques par rapport à la frontale. Les sutures nasales aboutissent aux labiales 2.
Source : MNHN, Paris
218
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Fig. 151. — Rhinolyphlops pallidus (Cope) : écaillure de la tête, a) vue dorsale, 6) vue ventrale, c) vue latérale. n° 68.
2.29.135 (BM).
Les préoculaires placées obliquement le long des nasales sont peu élevées et dépassent légèrement
le plan médiolatéral de la tête. Elles sont séparées des susoculaires par une deuxième série de préocu¬
laires (PO 2) de taille supérieure à la taille des écailles du corps. Les oculaires, elles aussi légèrement
obliques et sensiblement de taille égale à celle des PO 2, n’atteignent pas le plan médiolatéral de la
tête ; elles sont séparées de la rangée médiodorsale par 4 rangées d’écailles. Deux spécimens, les plus
jeunes ont des traces oculaires aux points de rencontre PO 1, PO 2 et Na.
Les labiales 1 sont en contact avec les N 1, les labiales 2 avec les N 1, les N 2 et sont recouvertes
par les préoculaires. Les labiales 3 passent sous les préoculaires et les oculaires. Les labiales 4 bordent
les oculaires.
Source : MNHN, Paris
I I
s3nvN!anii0N0i saruvsa
220
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Écaillure du corps.
Le nombre des écailles transversales au niveau de l’écaille longitudinale 100 est de 22 ou de 24
(2 sp. du Soudan).
Le nombre des écailles longitudinales varie de 380 à 466 (moy. : 430,3). La moyenne est
inférieure aux moyennes des nombres d’écailles longitudinales des autres espèces du groupe. Les
spécimens du Soudan ont une moyenne de 456,2, nombre beaucoup plus élevé que ceux des
spécimens récoltés dans l’île de Zanzibar (421, 433) et que ceux des individus récoltés au Kenya
(max. 412).
Nombre de vertèbres.
Il varie de 235 à 303 (moy. : 276,4). Il est nettement plus faible que le nombre de vertèbres
des autres espèces du groupe qui sont supérieurs à 300.
On remarque aussi que les spécimens du Soudan ont un nombre de vertèbres élevé : 280 à 303
(moy. : 293,6) ; au Kenya, le nombre des vertèbres est plus faible et ne dépasse pas 260 ; les deux spéci¬
mens de Zanzibar ont 274 vertèbres.
I
3
%
I '
IOO 150 200 250 300
longueur totale en mm.
Fig. 153. — Rapport de la longueur du crâne à la longueur totale chez R. pallidus.
I
f 2 '
ioô ' i 5 ô 1 ü 5 ô 1 250 1
longueur totale en mm.
Fig. 154. — Rapport de la largeur du corps à la longueur totale chez R. pallidus.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE
TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
221
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Il varie de 1,50 à 1,61 (moy. : 1,56) (fig. 152).
Mensurations.
C’est l’espèce la plus petite du groupe : le plus grand des spécimens mesure 265 mm., le plus petit
115 mm. La longueur du crâne et la largeur du corps par rapport à la longueur totale restent dans mes
normes des autres espèces du groupe et diffèrent nettement de celles des groupes précédents (fig. 153-
154).
Coloration.
Cette espèce est incolore.
Spécimens examinés (13 sp., voir tableau XLI).
Soudan : Torit, MCZ 53324 à 53329 ; Lokwi, 25 miles au S. de Torit, MCZ 53332 ;
Kenya : Ngatana, Tana R., MCZ 40075 à 78 ;
Zanzibar : BM 68.2.29.135, BM 1950.1.5.34.
RHINOTYPHLOPS LUMBRICIFORMIS (Peters, 1874).
Onychocephalus (Letkeobia) lumbriciformis Peters, 1874, Monatsb. Altad. Wiss. Berlin, p. 377 (Zanzi¬
bar) (types au ZMU, vus).
Typhlops kleebergi Werner, 1904, Zool. Anz., 27, p. 464 (Usambara, Tanzanie) (type au ZMU, vu).
Écaillure de la tête (fig. 155).
Le museau est très proéminent, bombé, à bord corné ventral. Dorsalement, la rostrale large,
de forme presque rectangulaire, occupe environ les trois cinquièmes de la largeur de la tête. Ventra-
lement, elle est large et trapézoidale. Les nasales sont très larges et en vue dorsale ne permettent pas
d’apercevoir les préoculaires. Elles dépassent la rostrale vers l’arrière. Les sutures nasales aboutissent
aux labiales 2. La frontale est mince et sépare la rostrale des susoculaires ; elles aussi sont minces et
transverses. Les préoculaires (PO 1) n’atteignent pas le plan médiolatéral de la tète et sont séparées
des susoculaires par une deuxième série de préoculaires (PO 2), minces et plus hautes. Les oculaires
sont petites, elles aussi de très faible largeur et moins hautes que les PO 1. Elles sont séparées de la
rangée médiodorsale par trois rangées d’écailles. J’ai pu observer des traces oculaires chez un spécimen
au niveau du troisième quart de la rostrale, sous la nasale à une hauteur légèrement supérieure au
plan médiolatéral.
Les labiales 1 sont en contact avec les N 1. Les labiales 2 avec les N 1, les N 2 et les PO 1. Les
labiales 3 sont recouvertes par les PO 1 mais passent sur une faible fraction des oculaires. Les labiales 4
bordent les oculaires.
Écaillure du corps.
Au niveau de l’écaille longitudinale 100, le nombre des écailles transversales est de 18.
Le nombre des écailles longitudinales varie de 496 à 601 (moy. : 562,1). Parmi les 12 spécimens
examinés il y a deux mâles (545, 543 éc. long.) et trois femelles (582, 594, 601 éc. long.).
Nombre de vertèbres.
Il varie de 333 et 394 (moy. : 366,7) avec deux mâles (362, 364) et trois femelles (374, 376, 382).
Source : MNHN, Paris
222
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
n° 8045 A (ZMU) type.
ventrale, c) vue latérale.
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Il varie de 1,47 à 1,60 (moy. : 1,52) (fig. 156).
Mensurations.
Le plus petit spécimen mesure 160 mm, le plus grand 445 mm. Cette espèce est très allongée :
le crâne et la largeur du corps sont faibles par rapport à la longueur totale mais restent dans les pro¬
portions du crâne et de la largeur du corps des autres espèces de ce groupe (fig. 157-158).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
223
.Ë 600•
Fig. 156. — Rapport du nombre d’écailles longitudinales
VERTÈBRES
nombre de vertèbres chez R. lumbriciformes.
TsO 200 250 300 350 400 4S0
longueur totale en mm.
Fig. 157. — Rapport de la longueur du crâne à la longueur totale chez R. lumbriciformis.
150 200 250 300 350 400
longueur totale en mm.
Fio. 158. — Rapport de la largeur du corps à la longueur totale chez R. lumbricilormii
Source : MMHN, Paris
224
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Coloration.
Cette espèce paraît être légèrement pigmentée de brun clair au centre des écailles, principale¬
ment sur le dos et les côtés du corps, le ventre est incolore.
Spécimens examinés (12 sp., voir tableau XLII).
Zanzibar : ZMU 8045, 8045 A [types de Onychocephalus (Letheobia ) lumbriciformis ].
Tanzanie : Usambara, ZMU 18088 (type de Typhlops kleebergi ) ; Amboni, Mt Tanga, MCZ 48045
et 48047 ;
Kenya : Sokoki, MCZ 39951 ; Malindi, MCZ 40072 à 74 ; Gongoni, N. of Malindi, MCZ 40071 ; Chan-
gamwe, près Mombasa, USNM 43097.
RHINOTYPHLOPS GRACILIS (Sternfeld 1910).
Typhlops gracilis Sternfeld, 1910, Mitt. Zool. Mus. Berlin, 5, p. 70 (Kitunlungu, Urungu, Rhodésie)
(type au ZMU, non vu) 1
Typhlops leptosoma de Witte, 1933, Rev. Zool. Bot. Afr., 23, p. 189 et Ann. Mus. roy. Congo belge,
Zool., (1), 3, p. 82, fig. 1-3 ; 1953, Inst. Parcs Nat. Congo belge. Expi. Parc Nat. Upemba, Miss.
G. F. de Witte... (1946-49), 6, p. 148, fig. 33-34 (Lukafu, Kundelungu, Katanga) (types au
RGMC, vus).
Typhlops katangensis de Witte, 1933. Rev. Zool. Bot. Afr., 23, p. 190 et Ann. Mus. Congo belge, Zool., (1),
3, p. 84, fig. 1-3 (Lukonzolwa ; Lukafu, Kundulungu, Katanga) (types au RGMC, vus).
Typhlops kibarae de Witte, 1953, Inst. Parcs Nat. Congo belge. Expi. Parc Nat. Upemba, Miss. G. F.
de Witte... (1946-49), 6, p. 150 (part) (Kaswabilenga, Upemba) (paratype n° 2203, IRSN).
Écaillure de la tête (fig. 159).
Le museau est très proéminent, très bombé et a un bord corné ventral. La rostrale est large
et occupe les trois quarts de la largeur de la tête. Dorsalement, elle est de forme rectangulaire ; ventra-
lement, elle est large, de forme trapézoïdale. Les nasales semi-divisées, très larges n’atteignent pas J e
bord postérieur de la rostrale et sont séparées de la frontale (60 % des spécimens) par les susoculaires
qui sont légèrement obliques. La frontale est petite et mince. Les sutures nasales aboutissent aux
labiales 2. Les préoculaires inclinées vers l’arrière par rapport au plan transversal de la tête ont leur
bord postérieur parallèle à la courbure des nasales. Elles sont assez élevées et dépassent le plan médio-
latéral de la tête ; elles sont séparées des susoculaires par une deuxième série de préoculaires de taille
égale aux écailles du corps. Les oculaires, elles aussi inclinées, sont petites et de moitié aussi hautes
que les PO 1 et n’atteignent pas le plan médiolatéral ; elles sont plus grandes que les PO 2 et séparées
de celles-ci par une paire d’écailles. On observe des traces oculaires sous les nasales (1 sp.).
Les labiales 1, minces, sont en contact avec les N 1. Les labiales 2, plus longues et plus hautes
sont en contact avec les N 1, les N 2 et recouvertes par les PO 1 et les oculaires. Les labiales 4 bordent
les oculaires.
Écaillure du corps.
Le nombre des écailles transversales au niveau de l’écaille longitudinale 100 est de 22 (un spé¬
cimen à 24 sur 15 sp.).
Le nombre des écailles longitudinales varie de 629 à 709 (moy. : 672,3).
1. L’holotype de Sternfeld a été vu par de Witte (1966) et est figuré dans son travail (p. 48, fig. 5).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
225
Fig. 159. — Rhinotyphlops gracilia (Stcrnfeld) : écaillure de la tête, o) vue dorsale, fc) vue ventrale, c) vue latérale.
n° 44030 (ZMU) d'après de Witte.
Nombre de vertèbres.
II varie de 377 à 426 (moy. : 409,7).
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Il varie de 1,53 à 1,79 (moy. : 1,64) (fig. 160).
Mensurations.
Le plus grand spécimen mesure 470 mm. C’est l’espèce la plus grêle de tout le groupe VI ; pour
une même longueur totale, la longueur du crâne est un peu inférieure à celle des autres espèces du
groupe (fig. 161-162).
Coloration.
Cette espèce est incolore.
4 564 009 6
Source : MNHN, Paris
700.
650-
•*70 380 390 400 410 420
VERTÈBRES
Fig. 160. — Rapport du nombre d’écailles longitudinales au nombre de vertèbres chez R. gracilis.
200 250 300 350 400 450
longueur totale en mm.
Fie. 161. — Rapport de la longueur du crâne à la longueur totale chez R. gracilis.
longueur totale en mi
Fig. 162. — Rapport de la largeur du corps à la longueur totale chez R. gracilis.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILLA-SERPENTES
227
Spécimens examinés (15 sp., voir tableau XLIII).
Zaïre : Katanga : Parc National de l’Upemba, Kaswabilenga, IRSN 2203 (paratype de Typhlops
kibarae); Manama, dist. Lupuala-Moero, IRSN 4971; Lukonzolwa, dist. Lupuala-Moero,
IRSN 4972, RGMC 7375 (holotype de Typhlops kalangensis), RGMC 7376 (paratype) ; Lukafu,
distr. Lupuala-Moero, RGMC 7251 (holotype de Typhlops leptosoma), RGMC, 7252 (paratype) :
Zambie : Mporokoso, IRSN 8625 ; Abercorn, IRSN 8626, 8627 (4 sp.) ; Kabuta, IRSN 8628 • Mukopa
IRSN 8929. ’ P ’
RHINOTYPHLOPS GRAUERl (Sternfeld, 1912).
Typhlops graueri Sternfeld, 1912, Wiss. Ergebn. Deutsch. Zentr. Afr. Exp. 1907-1908, 4, p. 264 (Ufer
des Tanganyika, Urwald hinten den Randbergen am Nordwest Ufer des Tanganyika) (type
au ZMU, non vu).
Typhlops kibarae de Wilte, 1953, Inst. Parcs Nat. Congo belge. Expi. Parc Nat. Upemba, Miss.
G. b. de Witte... (1946-49), 6, p. 150, (part.) (Kabalo, dist. Tanganika, Katanga) (paratype
n° 15353, RGMC).
Typhlops leptosoma polli Laurent, 1956, Ann. Mus. Roy. Congo belge, série in 8°, Zool., 48, p. 79 et
368, lîg. 11 (Niemba, Kabalo, Nyunzu, Riv. Lubandaye, distr. Tanganika, Zaïre) (types au
RGMC et à l’IRSN, vus) et Typhlops gracilis polli Laurent, 1960, Ann. Mus. Roy. Congo belge,
série in 8°, Zool., 84, p. 18.
Écaillure de la tête (fig. 163).
Le museau est très proéminent à bord corné ventral. La rostrale est large dorsalement et occupe
près des trois quarts de la largeur de la tête. Elle est de forme rectangulaire. Ventralement, elle est
large et trapézoïdale. Les nasales, semi-divisées, s’arrêtent au niveau du bord postérieur de la ros¬
trale et sont le plus souvent séparées de la frontale par les susoculaires. La frontale est plus ou moins
large transversalement et mince. Les sutures nasales aboutissent parfois aux limites labiale 1-labiale 2
ou sur les labiales 2. Les préoculaires inclinées par rapport à l’axe longitudinal médian de la tête ont leur
bord parallèle à la courbure des nasales. Elles dépassent légèrement le plan médiolatéral de la tête.
Elles sont séparées des susoculaires par une deuxième série de préoculaires et quelquefois une
troisième. Les oculaires petites, inclinées comme les préoculaires sont de taille bien inférieure aux
PO 1 et de taille sensiblement égale aux PO 2. On observe sur plusieurs spéminens des traces oculaires
sous les nasales.
Les labiales 1 petites et minces sont en contact avec les N 1 et parfois les N 2. Les labiales 2,
plus élevées que les labiales 1, touchent parfois les N 1, les N 2 et sont recouvertes par les préoculaires.
Les labiales 3 sont recouvertes par les préoculaires et les oculaires. Les labiales 4 bordent les oculaires.
Écaillure du corps.
Au niveau de l’écaille longitudinale 100, le nombre des écailles transversales est de 24.
Le nombre des écailles longitudinales varie de 472 à 602 (moy. : 541,6). Si l’on sépare les spé¬
cimens provenant de l’Ouest du lac Tanganyika de ceux de l’Est, on obtient les moyennes suivantes :
Ouest du lac : 573, 4 pour 5 sp. ; Est du lac : 521,4 pour 8 sp. Cela tient peut-être au sexe des individus
examinés. Malheureusement je n’ai pu déterminer le sexe que de 5 sp. sur 13.
Ces moyennes sont nettement inférieures à celle de Rhinotyphlops gracilis (672,3), espèce très
proche au point de vue de l’écaillure de la tête, mais à 22 écailles transversales et récoltée au Sud du
lac Tanganyika et en Zambie.
Source : MNHN, Paris
228
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Fig. 163. — Rhinotyphlopa graueri (Sternfeld) : écaillure de la tête, a) vue dorsale, 6) vue ventrale, e) vue latérale.
n° 48051 (MCZ).
Nombre de vertèbres.
Il varie de 316 à 382 (moy. : 345,6). A l’Ouest et à l’Est du lac, les moyennes sont ici aussi diffé¬
rentes : Ouest : 359,4 ; Est : 337. Ces moyennes sont aussi nettement inférieures à celle de R. gracilis
(409,7).
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Il varie de 1,46 à 1,53 (moy. : 1,56) (fig. 164).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
229
VERTEBRES
Fig. 164. — Rapport du nombre d'écailles longitudinales au nombre de vertèbres chez E. graueri.
Mensurations.
Le plus grand spécimen examiné mesure 360 mm. C’est une espèce grêle. La longueur du crâne,
à longueur totale égale, paraît légèrement supérieure à celle de R. gracilis. La largeur du corps est
nettement supérieure (fig. 165-166).
5
4
3
150 200 250 300 350
longueur totale en mm
Fig. 165. — Rapport de la longueur du crâne à la longueur totale chez R. graueri.
Coloration.
Cette espèce est absolument incolore.
Source : MNHN, Paris
largeur du corps en mm
230
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
4
3
150 200 250 300 350
longueur totale en mm
Fie. 166. — Rapport de la largeur du corps à la longueur totale chez R. graueri.
Spécimens examinés (14 sp., voir tableau XLIV).
Zaïre : Katanga, district Tanganyika : Niemba, terr. Albertville, RGMC 1985 (holotype de T. lepto-
soma poüi) ; Riv. Lubunduy terr. Albertville, IRSN 2057 ; Nyunzu, terr. Albertville, RGMC
18002 à 18004 (paratypes de T. leptosoma poüi) ; Kabalo, terr. Kabalo, RGMC 15353 (para-
type de T. leptosoma poüi et de T. kibarae) ;
Burundi : Rumonge, terr. Bururi, RGMC 21495-496 ;
Tanzanie : Ujiji, MCZ 48051 à 53 ; Bagilo-Ujiji, MCZ 48054 à 56.
RHINOTYPHLOPS RUFESCENS (Chabanaud, 1916).
Typhlops rufescens Chabanaud, 1916, BuU. Mus. Nat. Hist. Nat., XXII, p. 365, fig. 4-5 (Haut-Oubangui
RCA) (type au MHNP, vu) 1
Typhlops vrijdaghi Laurent, 1956, Rev. Zool. Bot. Afr., 53, p. 249 (Bambesa, Bas Uele, Zaïre) (type
au RGMC, vu).
Écaillure de la tête (fig. 167).
Le museau est proéminent, très bombé, son bord corné est ventral. La rostrale large, rectangu¬
laire en vue dorsale occupe presque les trois quarts de la largeur de la tête. Ventralement elle est large
et de forme trapézoïdale. Les nasales semi-divisées étroites dans leur partie inférieure, s’élargissent
ensuite rapidement sur les côtés de la tête. Elles arrivent à peine au bord postérieur de la rostrale •
là, elles sont en contact plus ou moins large avec la frontale et séparent avec celle-ci la rostrale des
susoculaires. Les préoculaires, bien moins larges que les nasales ne sont pas très élevées et sont séparées
des susoculaires par une paire d’écailles (PO 2). Les oculaires, moins hautes que les préoculaires, de
forme ovalaire, n’atteignent pas le plan médiolatéral de la tête. La frontale, mince, est parfois presque
aussi large que la rostrale. Je n’ai pas vu de traces d’yeux.
Les labiales, 1, minces et courtes, sont en contact avec les N 1. Les labiales 2 assez hautes, sont
recouvertes par les N 1, les N 2 et passent sur les oculaires. Les labiales 3 nettement plus basses sont
recouvertes par les oculaires et n’ont pas de contact avec les préoculaires. Les labiales 4 bordent les
oculaires.
1. L’holotype a été envoyé au Muséum de Paris par l’Administrateur du Rouchet de Chazotte, en 1908. Ce demie
était à cette époque, d’après les Archives du Ministère des Colonies, en poste en Haut Oubangui.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
231
Écaillure du corps.
Au niveau de l’écaille longitudinale 100, le nombre des écailles transversales est de 20.
Les trois spécimens examinés ont respectivement 616, 609 et 585 (?) écailles longitudinales
(holotype de T. vrijdaghi en mauvais état : 3 morceaux).
Nombre de vertèbres.
Les trois spécimens ont 448, 442 et 444 (?) vertèbres.
Source : MNHN, Paris
232
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Il est faible : 1,37,1,37 et 1,31 (?) pour les différents spécimens. On retrouve une valeur semblable
pour les 2 spécimens de R. wittei (1,36), espèce voisine à 20 écailles transversales, mais à nombre d’écailles
longitudinales et de vertèbres beaucoup plus faibles (fig. 168).
Mensurations.
Le plus grand spécimen mesure 490 mm. La longueur du crâne comme la largeur du corps
pour une même longueur, correspondent à celles des espèces du groupe, (fig. 169-170).
Coloration.
Les spécimens examinés sont incolores.
Spécimens examinés (3 sp. voir tableau XLV).
Rép. Centrafricaine : Haut Oubangui, MHNP 1916-262 (type de Typhlops rufescens) ; MHNP 1895-324 •
Zaïre : Bambesa-Takpwo, Bas-Uele, RGMC 11949 (type de Typhlops vrijdaghi).
VERTEBRES
Fio. 168. — Rapport du nombre d’écailles longitudinales au nombre de vertèbres chez R. rufescens et U. wittei.
I 4
• rufescens
o wittei
longueur totale en mm
Fio. 169. — Rapport de la longueur du crâne à la longueur totale chez R. rufescens et R. wittei.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
233
o 5
3
a rufescens
a wittei
250 300
350 400 450
longueur totale en mm
Fig. 170. — Rapport de la largeur du corps à la longueur totale chez R. rufescens et R. wittei.
RHINOTYPHLOPS SUDANENSIS (Schmidt, 1923).
Typhlops sudanensis Schmidt, 1923, Bull. Amer. Mus. Nat. Hist., 49, p. 51, fig. 2 (Faradje, Garamba)
(types à l’AMNH, non vus et un paratype au RGMC, vu).
Écaillure de la tête (fig. 171).
Le museau est très proéminent, avec un bord corné, ventral. Dorsalement, la rostrale est large
et occupe plus des trois cinquièmes de la largeur de la tête ; ventralement, elle est de forme trapézoïdale.
Les nasales semi- divisées, à base étroite, s’élargissent fortement sur les côtés de la tête ; elles dépassent
en arrière le bord postérieur de la rostrale et arrivent en contact avec la frontale qui est assez mince
et assez large. Les sutures nasales aboutissent sur les labiales 2. Les préoculaires (PO 1), petites, sont peu
élevées : elles n’atteignent pas le plan médiolatéral de la tête ; elles sont séparées des susoculaires par
une paire de PO 2 de même hauteur, mais plus étroites. Les oculaires aussi élevées que les PO 1 sont plus
étroites et sont séparées de la ligne médiodorsale par 5 ou 6 rangées d écailles. Sur les 8 spécimens
examinés aucun ne possédait des traces de taches oculaires.
Les labiales 1 sont en contact avec les N 1, les labiales 2 avec les N 1, les N 2 et les préoculaires ;
les labiales 3 avec les préoculaires et les oculaires. Les labiales 4 bordent les oculaires.
Écaiüure du corps.
Au niveau de l’écaille longitudinale 100, le nombre des écailles transversales varie de 24 à 27
(moy. : 25,6).
Le nombre des écailles longitudinales varie de 569 à 660 (moy. 605,6). Il y a un mâle à 569 écailles
et cinq femelles de 574 à 619 écailles.
Nombre de vertèbres.
Il varie de 366 à 412 (moy. : 388,9) avec un mâle (366) et cinq femelles (379 à 408).
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Il varie de 1,49 à 1,62 (moy. : 1,55) (fig. 172).
Source : MNHN, Paris
234
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Fig. 171. — Rhinotyphlopa sudanensis (Schmidt) : écaillure de la tête, o) vue dorsale, 6) vue ventrale, c) vue latéral»
n° 3232 (RGMC).
Mensurations.
Le plus petit spécimen examiné mesure 355 mm, le plus grand 485 mm (520 mm, de Witte, 1966)
Cette espèce suit les variations du groupe pour la longueur du crâne et la largeur du corps par
rapport à la longueur totale (fig. 173-174).
Coloration.
Cette espèce est apparemment entièrement dépigmentée.
Spécimens examinés (8 sp., voir tableau XLVI).
Zaïre : Haut Uele, Parc de la Garamba, IRSN 491, 704, 1271, 2525, 4078, 2209/8 ; Riv. Tuku Ter
Niangara, RGMC 2305 ; Faradje, Terr. Faradje, RGMC 3232 (paratype).
Source : MNHN, Paris
largeur du corps en mm. longueur du crâne en mm.
390 400
longueur totale en mm.
Fig. 173. — Rapport de la longueur du crâne à la longueur totale chez R. sudonensis
7
6
5
4
300 350 400 450 500
longueur totale en mm.
Fig. 174. — Rapport de la largeur du corps à la longueur totale chez R. sudanensis.
Source : MNHN, Paris
236
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
RHINOTYPHLOPS KIBARAE (de Witte, 1953).
Typhlops kibarae de Witte, 1953, Inst. Parcs Nat. Congo belge. Expi. Parc Nat. Upemba Mi.,
G. F. de Witte... (1946-49), 6, p. 150, fig. 35 (part.) (Gorges de la Pelenge, Kaswabilenga Parc
National de l’Upemba, Zaïre) (types à l’IRSN, vus).
Écaillure de la tête (fig. 175).
Le museau est proéminent, moyennement bombé (par rapport à R. graueri et R. gracilis qui
ont un museau très bombé), à bord corné terminal (et non ventral comme R. graueri et R. gracilis)
Fio. 175. — Rhinotyphlop, kibarae (de Witte) : écaillure de la tête, a) vue dorsale 61
(d'après de Witte). '
c
ventrale, c) vue latérale.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
237
La rostrale large, rectangulaire occupe dorsalement les trois quarts de la largeur de la tête. Ventrale-
ment, elle est large et trapézoïdale. Les nasales, étroites à leur base, très larges au niveau des narines
diminuent de largeur vers la partie dorsale ; elles atteignent cependant le bord postérieur de la rostrale
et sont en contact avec la frontale, séparant ainsi les susoculaires de la rostrale. La frontale est mince
et large (environ les 3/5 e de la largeur de la rostrale). Les préoculaires assez larges et hautes dépassent
largement le plan médiolatéral de la tête. Elles sont soit en contact avec les susoculaires, soit séparées
de celles-ci par une paire d’écailles (PO 2) qui ont un très faible contact avec les nasales (mais ce dernier
cas est rare). Les oculaires sont peu élevées et étroites (1/3 de la hauteur des préoculaires). Un spécimen
a des traces oculaires sous les nasales.
Les labiales 1 sont en contact avec les N 1 (parfois avec les N 2 : les sutures nasales aboutissent
alors sur les labiales 1). Les labiales 2 avec les N2 et les préoculaires. Les labiales 3 avec les pré-
oculaires et les oculaires. Les labiales 4 bordent les oculaires.
Écaiüure du corps.
Au niveau de l’écaille longitudinale 100, le nombre des écailles transversales est de 26 (un spé¬
cimen sur les 6 examinés à 24 écailles transversales, mais il a 26 éc. transv. au niveau de l’éc. long. 50).
Le nombre des écailles longitudinales varie de 562 à 623 avec une moyenne de 592,8, soit
40 écailles de plus que la moyenne de Rhinotyphlops graueri et 80 écailles de moins que la moyenne
de R. gracilis.
Nombre de vertèbres.
Il varie de 345 à 370 avec une moyenne de 357,2, moyenne peu éloignée de celle de R. graueri
(345,6) et nettement inférieure à celle de R. gracilis (409,7).
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Il varie de 1,56 à 1,76 (moyenne 1,65) (fig. 176).
550
500
340 350 360 370 380
VERTÈBRES
Fio. 176. — Rapport du nombre d’écailles longitudinales au nombre de vertèbres chez R. kibarae.
Source : MNHN, Paris
238
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Mensurations.
Le plus grand spécimen, l’holotype, mesure 500 mm.
La longueur du crâne et la largeur du corps de cette espèce sont nettement supérieures à celles
de R. graueri et surtout de R. gracilis pour des spécimens de même longueur (fig. 177-178).
Fig. 177. — Rapport de la longueur du crâne à la longueur totale chez R. kibarae.
Fig. 178. — Rapport de la largeur du corps à la longueur totale chez R. kibarae.
Coloration.
Cette espèce est très nettement colorée de brun clair sur le dos, seules 9 à 12 rangées d’écailles
longitudinales ventrales sont dépourvues de pigment.
Spécimens examinés (6 sp., voir tableau XLVII).
Zaïbe : Katanga : Kanonga, affl. de la Fungwe (P. N. Upemba), IRSN 8059 ; gorges de la Pelenge
afïl. dr. Lufira (P. N. Upemba), IRSN 2198 (paratype de T. kibarae) ; Kaswabilenga cours
inf. Lupiala, affl. dr. Lufira (P. N. Upemba), IRSN 2199, 2200 (paratype), 2201 (holôtype)
2202 (paratype). '
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
239
RHINOTYPHLOPS W1TTEI n. sp.
Typklops vrijdaghi, de Witte, 1966, Inst. Par. Nat. Cong., Expi. P. N. Garamba, Miss. Saeg., fasc. 48,
Rept., p. 50 (part.) (Vaudia-Poshe, rég. riv. Liki-Bembe, terr. Libenge, Distr. Ubangi, Prov.
Équateur, Zaïre).
Cette espèce, très proche de Rhinolyphlops rufescens, est dédiée à M. le Conservateur honoraire
G. F. de Witte qui avait déjà signalé les différences existant entre les 2 spécimens de Vandia-Poshe
et le type de T. vrijdaghi. Cette espèce a le même nombre d’écailles transversales que R. rufescens
mais des nombres d’écailles longitudinales et de vertèbres différents. L’écaillure de la tête s’en dis¬
tingue par les caractères suivants : rostrale non rectangulaire, mais arrondie ; nasales dépassant lar¬
gement la rostrale vers l’arrière ; préoculaires élevées, d’où pas de 2 e série de préoculaires ; oculaires
élevées et dépassant le plan médiolatéral de la tête. Les lieux de récolte des deux espèces sont à peu
près à 500 km de distance, région de savane pour R. rufescens et région de forêt (limite forêt-savane)
pour R. wittei.
Écaiüure de la tête (fig. 179).
Le museau est proéminent, bombé, à bord corné ventral. Dorsalement, la rostrale, large, qui
occupe presque les trois quarts de la largeur de la tête, se termine en arrondi. Ventralement, elle est
large et de forme trapézoïdale. Les nasales, de faible largeur à leur base, ont leur bord latéral parallèle
au bord de la rostrale et dépassent largement celle-ci vers l’arrière donnant une forme hexagonale
à la frontale. Les préoculaires, élevées, ont leur bord bien parallèle au bord des nasales et les dépassent
vers l’arrière. Il n’y a pas de PO 2, les préoculaires sont en contact avec les susoculaires. Les oculaires
de forme ovalaire, atteignent vers l’arrière l’aplomb de l’écaille qui suit la frontale. Elles dépassent
le plan médiolatéral de la tête et sont séparées des susoculaires par une paire d’écailles. Il n’y a pas
de traces oculaires sur les spécimens examinés.
Les labiales 1 petites, sont en contact avec les N 1. Les labiales 2 longues et hautes (deux fois
la hauteur des L 1 et des L 3) sont en contact avec les N 1, les N 2 et les préoculaires et passent large¬
ment sur les oculaires. Les labiales 3, peu élevées, sont recouvertes par les oculaires et n’ont aucun
contact avec les préoculaires. Les labiales 4 bordent les oculaires.
Écaillure du corps.
Au niveau de l’écaille longitudinale 100, le nombre des écailles transversales est de 20.
Le nombre des écailles longitudinales, pour les deux spécimens examinés (tous deux femelles)
est de 501 et 511 : nombre nettement inférieur à ce que l’on trouve chez Rhinolyphlops rufescens, la
différence est d’environ 100 écailles.
Nombre de vertèbres.
Il est de 368 à 374 pour les deux spécimens : ce qui fait une différence d’environ 70 vertèbres
avec R. rufescens.
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Il est de 1,36 : ce rapport est identique à celui de R. rufescens (fig. 168).
Mensurations.
Les spécimens mesurent 285 et 310 mm. Leur longueur du crâne et leur largeur du corps sont
semblables à celle des autres espèces du groupe (fig. 169-170).
Source : MNHN, Paris
240
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Fig. 179. — Rhinotyphlops wittei n. sp. : écaillure de la tête, a) vue dorsale, 6) vue ventrale, c) vue latérale no ou<
(IRSN) type.
Coloration.
Les deux spécimens paraissent avoir été très légèrement pigmentés.
Spécimens examinés (2 sp., voir tableau XLVIII).
Zaïre : Vandia-poshe, rég. riv. Liki-Bembe, terr. Libenge, distr. Ubangui, Prov. Équateur IRSN
2511 (holotype), 2511 A (paratype).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
241
Groupe VII.
RHINOTYPHLOPS UNITAENIATUS (Peters, 1878).
RHINOTYPHLOPS SCORTECCII (Gans et Laurent, 1965).
Ces deux espèces, à yeux visibles sous les nasales, sont apparentées à celles du groupe VI. Elles
s’en rapprochent par une crâne court, un allongement notable du corps par rapport à sa largeur, un
nombre d’écailles longitudinales et un nombre de vertèbres élevés et un rapport éc. long./vert. proche
de 1,5 comme chez la plupart des espèces longues et grêles. Elles en diffèrent par une pigmentation
très foncée et des yeux bien visibles.
La première de ces deux espèces ( Rhinotyphlops unitaeniatus) a été divisée par Boulenger (1912)
en deux sous-espèces : unitaeniatus caractérisée par une bande jaune dorsale de trois à cinq écailles
transversales pouvant couvrir presque la totalité du corps (sauf une trentaine d’écailles sur la partie
terminale) et ataeniatus à bande jaune absente ou à peine amorcée sur le milieu dorsal de la rostrale.
Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de diviser ainsi cette espèce, au moins à l’heure actuelle, où les
récoltes ont été peu abondantes. L’écaillure de la tête est identique chez les spécimens entièrement
mélaniques et les spécimens à bande jaune. Les rapports long, du crâne/long, totale et larg. du corps/
long, totale suivent la même croissance. Les différences notées par Gans et Laurent (1965) pour les
nombres de vertèbres et d’écailles longitudinales, entre ces spécimens de coloration différente, entrent
parfaitement dans les variations des espèces à corps long et grêle : 37 vertèbres, 150 éc. long, entre
le nombre maximal et le nombre minimal de vertèbres et d’écailles longitudinales sont des différences
apparemment courantes chez les espèces de Typhlopidae à corps allongé.
Rhinotyphlops scorteccii caractérisé par un allongement notable de la rostrale et des nasales
vers l’arrière, se distingue aisément de Rhinotyphlops unitaeniatus par la disparition des oculaires au
profit des préoculaires. Cette espèce possède aussi une zone dorsale décolorée comme certains spéci¬
mens de Rhinotyphlops unitaeniatus. Cette bande décolorée présente une certaine variation dans sa
longueur : 43 à 81 % de la longueur totale (Gans et Laurent). Il est donc probable que les colorations
unitaeniatus et ataeniatus de l’espèce précédente soient les extrêmes d’une certaine variabilité et seul
un grand nombre de spécimens récoltés dans des zones voisines ou intermédiaires aux premières récoltes
aidera à trancher la question.
Actuellement, les quelques spécimens de Rhinotyphlops unitaeniatus connus dans les collec¬
tions proviennent de Somalie, du Kenya et de la Tanzanie du Nord ; les spécimens mélaniques parti¬
culièrement de la région de Haud au Nord de la Somalie et de Dolo à la frontière Sud Éthiopie-Somalie.
Rhinotyphlops scorteccii provient de la région somalienne située aux environs de Mogadiscio.
Il est probable qu’une prospection systématique des zones Somalie-Éthiopie apporterait de nouveaux
éclaircissements sur ce groupe très particulier (pl. XII).
RHINOTYPHLOPS UNITAENIATUS (Peters, 1878).
Typhlops (Letheobia) unitaeniatus Peters, 1878, Monatsb. Berl. Acad.., p. 205, pl. II, fig. 5 (Taita, Kenya)
(holotype au ZMU, vu).
Typhlops unitaeniatus ataeniatus Boulenger, 1912, Ann. Mus. St. nat. Genova (3), V, p. 331 (Dolo,
Éthiopie) (type au BM, vu).
Écaillure de la tête (fig. 180).
Le museau est très proéminent, crochu, avec un fort bord corné. Dorsalement, la rostrale est
très large de forme rectangulaire et légèrement incurvée au niveau de la frontale. Ventralement,
4 564 009 6 16
Source : MNHN, Paris
242
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHI.OPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
243
elle est large et rectangulaire. Les nasales ne sont pas très larges ni très hautes par rapport à la ligne
médiodorsale du corps, elles sont loin d’atteindre le niveau du bord postérieur de la rostrale et
sont séparées de la frontale par deux paires d’écailles. Les sutures nasales aboutissent aux labiales 2.
Les yeux sont visibles sous la partie postérieure des nasales tout contre la rostrale ou parfois sous cette
dernière. Les préoculaires, petites de même largeur que les nasales, atteignent à peine le plan médio-
latéral de la tête. Au-dessus se trouve une deuxième série de préoculaires (PO 2) séparées de la frontale
par les susoculaires. Les oculaires sont très petites et séparées de la ligne médiodorsale par trois paires
d’écailles. Les susoculaires et la frontale sont très petites et très minces.
Les labiales 1 sont en contact avec les N 1. Les labiales 2 plus hautes que les labiales 1, sont
en contact avec les N 1 et les N 2 et recouvertes par les préoculaires. Les labiales 3, aussi hautes que
les L 2 et plus longues, sont recouvertes par les préoculaires et les oculaires. Les labiales 4 bordent les
oculaires.
Fig. 180. — Rhinotyphlops unitaeniatus (Peters) : écaillure de la tête, o) vue dorsale, b) vue ventrale, e), vue latérale.
n° 48058 (MCZ).
Source : MNHN, Paris
244
ROLANDE ROUX-ESTÉ VE
ÉcaiUure du corps.
Au niveau de l’écaille longitudinale 100, le nombre des écailles transversales varie de 24 à 26
(moy. : 25,1). Il est légèrement inférieur d’une ou deux écailles aux nombres d’écaüles transversales
trouvés au niveau de l’écaille longitudinale 25 et de l’écaille longitudinale 50.
Le nombre des écailles longitudinales varie de 449 à 586 (moy. : 501). Les trois spécimens méla¬
niques ( ataematus) ont un nombre d’écailles longitudinales faible : 449, 452 et 465 ; deux spécimens
sont des mâles, le troisième n’a pu être sexé. Ces nombres sont inférieurs à ceux de la majorité des spé¬
cimens à bande jaune ; cependant parmi ces derniers, il y a un spécimen à 467 éc. long. Il est donc diffi¬
cile de séparer les deux groupes en fonction des écailles longitudinales.
Nombre de vertèbres.
Il varie de 299 à 332 (moy. : 314,9). La différence entre les extrêmes est faible : 33 vert Les
nombres de vertèbres des spécimens mélaniques (299, 304 et 307) sont voisins des nombres de certains
spécimens à bande jaune (3 spécimens à 303, 304 et 308). Ici aussi, on ne peut séparer les deux groupes.
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Il varie de 1,47 à 1,76 (moy. : 1,59) (fig. 181.)
Mensurations.
Le plus grand spécimen mesure 405 mm.
Cette espèce suit les variations de croissance des espèces du groupe VI. La longueur du crâne
par rapport à la longueur totale paraît être plus faible que chez Rhinotyphlops scorteccii (fig. 182) La
même remarque s’impose pour la largeur du corps (fig. 183). Cela peut s’expliquer par le fait que R. uni-
taeniatus possède en moyenne 140 écailles longitudinales de plus et 60 vertèbres de plus que R. scor-
230 240 250
VERTÈBRES
Fio. 181. — Rapport du nombre d’écailles longitudinale» au nombre de vertèbre* chez R. unitaeniatus
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
245
• unllooniolui
o tcorleccli
350
«0
longuour totale en mm.
Fio. 182. — Rapport de la longueur du crâne à la longueur totale chez R. unitaeniatus et R. scorteccii.
longueur totale en «■».
Fio. 183. — Rapport de la largeur du corps à la longueur totale chez R. unitaeniatus et R. scorteccii.
Coloration.
Rhinotyphlops unitaeniatus est de couleur marron foncé : le pigment est localisé en arrière des
écailles, la partie avant étant légèrement décolorée. Les spécimens peuvent être colorés uniformément
(sauf une légère bande claire longitudinale sur la rostrale : forme ataeniatus) ou au contraire posséder une
bande médiodorsale claire large de 3 à 5 écailles sur la presque totalité de 1 animal (environ 22 à 32 rangées
d’écailles colorées sur l’arrière : forme unitaeniatus). Généralement, le pourtour de la bouche et la région
anale sont décolorés.
Spécimens examinés (15 sp., voir tableau XLIX).
Somalie : Lugh, BM 98.1.28.13 ; Dolo, BM 1912.6.6.12 (type de T. ataeniatus) ; Haud, BM 1949.2. 1.1 à 3 ;
Kenya : Voi, MCZ 40079-80 ; Malindi, MCZ 40081 ; Taita, ZMU 9296 (type de T. unitaeniatus) ;
Saka, BM 97.11.17.18 ; Jombeni, USNM 22091 ;
Tanzanie : Ithumba, BM 1963.433 et 434 ; Tanga, MHNP 1895-132 ; Amboni, MCZ 48058.
Source : MNHN, Paris
246
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
RHINOTYPHLOPS SC0RTECCI1 (Gans et Laurent, 1965).
Typhlops scorteccii Gans et Laurent, 1965, Ann. Mus. Roy. Afr. Centr., sér. 8°, Sc. Zool., n° 134,; p 56
fig. 12 (Afgoi, Mogadiscio, Benadir Prov., Somalie) (types au MCZ et au BM, vus). ’ ’
Écaillure de la tête (fig. 184).
Le museau est proéminent à bord corné ventral assez important. Dorsalement, la rostrale est
très allongée, large, rectangulaire et se dilate légèrement vers l’arrière. Ventralement, elle est large
Fie. 184. — Rhinotyphlops scorteccii (Gans et Laurent) : écaillure de la tête, a) vue dorsale, 6) vue ventral» i
latérale, n» 74455 (MCZ) holotype. ' ale - c ) v ue
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
247
et de forme trapézoïdale. Les nasales, très inclinées vers l’arrière n’atteignent pas le bord postérieur
de la rostrale et sont séparées de la frontale par une ou deux paires d’écailles minces et obliques (SO).
Les yeux sont situés sous les nasales, presque tangents à la rostrale au niveau des labiales 3. Les sutures
nasales aboutissent aux labiales 2. Les préoculaires, très inclinées comme les nasales, sont assez larges
et arrivent au niveau postérieur des nasales, mais sont moins hautes. Les préoculaires passent sur les
labiales 2, 3 et 4. Il n’y a pas d’oculaires. La frontale est mince et étroite par rapport à la rostrale et
sans contact avec les nasales.
Les labiales 1 sont en contact avec les N 1 ; les labiales 2 avec les N 1, N 2 et les PO ; les labiales 3
et les labiales 4 bordent les préoculaires.
Écaiüure du corps.
Au niveau de l’écaille longitudinale 100, le nombre des écailles transversales est de 24 (un spé¬
cimen à 26).
Le nombre des écailles longitudinales varie de 345 à 390 avec une moyenne de 365,7 (2 spéci¬
mens (J à 345, 357 ; 3 spécimens $ à 356, 364 et 390).
Nombre de vertèbres.
Il varie de 232 à 255 avec une moyenne de 240,7 (2 spécimens à 235, 237 ; 3 spécimens $ à
241, 245 et 255).
Rapport écailles longitudinales/vertèbres.
Il varie de 1,46 à 1,66 (moy. : 1,52) (fig. 185).
VERTEBRES
Fig. 185. — Rapport du nombre d’écailles longitudinales au nombre de vertèbres chez R. scorteccii.
Source : MNHN, Paris
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Mensurations.
Le plus grand spécimen mesure 280 mm.
Comme nous l’avons dit plus haut, Hhinotyphlops tcorUtccii a un crâne plus Ion» k longueur tôt 1
égalé que Rhmotypklops uniuenialus (%. 182). Il en est de même pour la largeur du corps (fig. 183)
Coloration.
EUe est semblable à celle de Rhinotyphlops unitaeniatus (forme ataeniatus). La bande médin
dorsale claire a une largeur d’environ 5 écailles. Sa longueur est variable : suivant les snécimen, »l?'
disparaît à la 168®, 200», 222® ... 312® écaille. spécimens, elle
Spécimens examinés (9 sp., voir tableau L).
Somalie : 10 km au Sud d’Afgoi, Benadir Prov., MCZ 74455 (holotype) et MCZ 74456 à 459 (paratvn^l .
Mogadiscio, Benadir Prov., MCZ 74461-62 (paratypes) ; Benadir Prov., BM 1963-420 (paratype)
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
249
V
ESPÈCES DOUTEUSES
Onychocephalus verticalis Smith, 1846, 111. Zool. S. Afr., Rept., pl. 54 (Intérieur de l’Afrique du Sud).
Le type de Smith se trouve au British Muséum (n° 65.5.8.10) où j’ai pu l’examiner. Cette espèce
appartient sûrement au genre Typhlops mais la tête du type est en mauvais état, les écailles céphaliques
ont disparu et il est impossible de savoir quelles en étaient les limites. Ce spécimen a le nombre d’écailles
transversales (22) de Typhlops fornasinii et il a 162 vertèbres, soit un nombre compris dans les limites
(144-162) de T. fornasinii. Le nombre d’écailles longitudinales est par contre nettement supérieur
à celui de T. fornasinii (O. verticalis : 310 ; T. fornasinii : 232 à 277). La largeur de la rostrale, d après
Boulenger (1893), devait être les 3/5° de la largeur de la tête ce qui correspond à la largeur de la ros¬
trale de T. fornasinii, mais, toujours d’après Boulenger, les sutures nasales devaient aboutir sur les
deuxièmes labiales, or chez T. fornasinii celles-ci arrivent sur les premières labiales. D après les men-
surations (LT. 170 mm et Larg. C 4,45) O. verticalis semble beaucoup plus grêle que T. fornasinii.
Il me semble difficile, étant donné l’état du type de O. verticalis, de retenir ce nom spécifique,
c’est pourquoi je préfère placer cette forme parmi les espèces douteuses *.
Onychocephalus macrurus Peters, 1860, Monatsber. Akad. Wiss. Berlin p. 78, pl. (Origine inconnue).
Le type de cette espèce n’existe plus dans les collections du Musée de Berlin (Dr. G. Peters,
in litt.).
Peters, en 1865, a mis cette espèce en synonymie avec Onychocephalus certicalis et Boulenger,
en 1893, a (ait de même. La comparaison des planches de Smith et de Peters semble just.fier cette syno-
nymie malgré l’imperfection des dessins ; les remarques concernant O. verticalis s appliquent aussi
à la description de O. macrurus. De plus Peters donne le nombre de rangées d écadles longitudinales
de son spécimen (320 écailles sur le corps--)- 17 écailles caudales) ce qui éloigne nettement O. macrurus
de T. fornasinii. On ignore le nombre de vertèbres. .
Étant donné que le type de cette espèce a disparu et que son origine est inconnue, je crois bon
de considérer O. macrurus comme une espèce douteuse.
Typhlops opisthopachys Werner, 1917, Jahr. Hamburg Wiss. Anst., 2, 34, p. 35 (Tanga).
A propos de cette espèce, Loveridge (1933) écrit : « On first reading the description of this snake I
observed that it was totally unrelated to any group of African Typhlops. After an exhaustive attempt
to find any Ethiopian allies, I came to the conclusion that it was an Australian species ».
Le type de cette espèce qui se trouvait à Hambourg n’existe plus. Il a disparu pendant la der¬
nière guerre.
1. FitzSimona (1962) conserve cette espèce et y place un spécimen de 220 mm à 28 écailles transversales. Ce
spécimen apparemment ne semble pas correspondre à la description de Typhlops verticalis de Boulenger ; c'est peut
être un Rhinotyphlops lalandei à bord corné peu accusé.
Source : MNHN, Paris
250
ROLANDE ROUX-ESTÉVE
Il est donc préférable de ranger T. opislhopachys parmi les espèces douteuses.
Deux autres espèces ont été décrites en 1918 par Rendahl, ( Arkiv. f. Zool. Stockholm XI, n° 17
p. 1, figs) comme provenant d’Afrique (région du Cap) : Typhlops capensis et Typhlops albanalis. Après'
examen de ces types, je suis arrivée à la même conclusion que FitzSimons (1962, p. 63), il s’agit là
de deux espèces malgaches.
Typhlops capensis Rendahl, 1918 est synonyme de Typhlops comorensis Boulenger, 1889 et Typhlops
albanalis Rendahl, 1918 est synonyme de Typhlops ocularis Parker, 1927.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
251
VI
CONCLUSION 1
11 existe chez les Serpents un certain nombre de formes qui mènent une existence plus ou moins
fouisseuse, tel est en particulier le cas des représentants de la famille de Typhlopidae. Cette famille
qui renferme des espèces connues dans les régions chaudes du globe, est caractérisée par une grande
homogénéité morphologique apparente. C’est là une conséquence probable du mode de vie des espèces
qui est en outre responsable d’une rareté relative des captures. Les petits nombres d exemplaires
recueillis joints aux variations intraspécifiques ont entraîné une prolifération de descriptions d espèces.
Une révision des Typhlopidae apparaissait indispensable mais la tâche m’est apparue si considérable
que j’ai dû me limiter aux espèces de l’Afrique.
Pour mener à bien ce travail il était nécessaire de pouvoir examiner le plus grand nombre pos¬
sible de spécimens ; l’étude d’importantes séries permettant seule d’éliminer les erreurs dues aux varia¬
tions individuelles. II fallait également examiner les types spécifiques et faire une étude critique des
descriptions originales.
L’un des caractères les plus importants utilisé pour étudier les Typhlopidae réside dans I exa¬
men de leur écaillure. A ce point de vue la diversité de la dénomination des écailles céphaliques, selon
les auteurs, m’a conduite dès le premier abord à faire une étude précise de cette écaillure permettant
une mise au point de la nomenclature et partant, une comparaison des diverses espèces. Grâce à cette
mise au point j’ai pu mettre en évidence un certain nombre de caractères présentant une valeur taxo¬
nomique indiscutable. Ces premiers résultats ont été complétés par une étude de 1 écaillure u corps ,
celle-ci repose sur la comparaison des nombres d’écailles transversales, d écailles longitu ma es et e
vertèbres. Grâce à l’abondance du matériel dont j’ai pu disposer, il m a été possible non seu ement
de mettre en évidence des variations interspécifiques permettant le reclassement des especes, mais
encore des variations intraspécifiques relevant, en particulier, de deux causes principa es . e îmorp isme
sexuel et l’écologie. En effet l’étude d’espèces à très large répartition géographique occupant des bio¬
topes variés montre le rôle des conditions écologiques dans la variabilité intraspéci îque e ecai ure
et de la coloration. . , , ,... . .
A la lumière de ces résultats j’ai été amenée à faire une étude critique de la validité des espèces
décrites qui m’a entraînée à de nombreuses mises en synonymie. Un second résultat a été la mise
en évidence, parmi les Typhlopidae africains de deux genres distincts à 1 intérieur desquels j ai consi¬
déré différents groupes d’espèces d’affinités réciproques.
Le genre Typldop, apparaît comme le moins bien adapté à la vie fouisseuse ; le museau est tou¬
jours arrondi, les yeux en général encore distincts et la variation de son écaillure céphalique peu accusée.
Le genre Iihinolyphlop, apparaît beaucoup plus spécialisé et adapté au milieu souterrain ; le museau
plus ou moins acuminé présente un bord corné terminal ou ventral facilitant la procession dans les sols
meubles. L’écaillure céphalique se modifie, en particulier on constate que l’écaille rostrale acquiert
1. Voir aussi : Roux-Estêve, R., (sous presse). — Recherches sur la morphologie, la biogéographic et la
phylogénie des TYPHLOPIDAE d'Afrique. Bull. I.F.A.N., XXXVI, A, 2.
Source : MNHN, Paris
252 ROLANDE ROUX-ESTÈVE
un développement de plus en plus important et tend à recouvrir la majeure partie de la tête Enfin
c est dans le genre Rhinotyphlops que l'on observe le plus grand nombre de formes aveugles et déni»
mentees à corps grêle et allongé. B P 1 ®
Ces deux genres ont vraisemblablement une origine commune, les Rhimtypklops oeulés sont
en effet très voisins des Typklops, mais l’évolution des deux genres s’est effectuée dans des directions
differentes reflétées jusque dans leur répartition géographique. Parmi les Typhlcps U y a à la fois d
espèces de savane et des espèces de forêt. Par contre, les Rhinotyphlops oeulés se rencontrent a m„Z‘
forestier ^ ' E “ e * d “ S “ d a,ncam ,and “ 1 ue les Rhinotyphhps aveugles ont un domaine
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
253
ANNEXE I : TABLEAUX
Tableau I. — Typhlops braminus (Daudin).
»■
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
L. crâne
Larg. C
Coll. Lamotte .
20
325
Coll. Gauduin 1.
20
318
186
120
4,0
3
6.
20
319
181
140
4,7
3,3
7.
20
318
85
3,6
2,2
8.
20
320
185
130
3,95
2,6
9.
20
325
184
115
3,9
2,9
10.
20
330
185
125
4,2
2,85
81.
20
323
185
130
4,2
3,2
83.
324
185
150
4,4
3,75
84.
20
336
185
95
3,55
2,3
85.
306
185
155
4,2
3,85
86.
326
183
125
4,0
2,85
87.
315
186
140
4,4
3,3
88.
20
318
? 180
70
3,4
1,55
89.
324
185
135
3,5
309
183
125
4,05
2,9
315
183
140
4,45
3,25
MHNP 5221.
325
179
130
4,35
2,6
MHNP 1884-61 .
326
184
150
4,85
3,35
MCZ 48049.
20
344
192
130
4,35
3,45
MCZ 48050.
20
322
190
95
3,8
2,4
MBL 1116.
331
187
110
3,9
2,45
MHNP 1950-367 ...
20
319
183
135
4,25
3,65
MHNP 1898-285 .
20
325
184
2,55
MHNP 1904-34 .
20
318
195
95
4,1
2,7
MHNP A. 328.
20
327
189
135
4,4
3,1
sp. vus par Gans :.
MCZ 74450.
20
348
3,2
MCZ ? .
20
316
182
MCZ ? .
20
338
188
MCZ ? ..
20
336
196
Source : MNHN, Paris
254
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Tableau II. — Typhlops caecalus Jan et Sordelli.
MHNB 310 (hoJotype)..
MHNP 1885-604
MHNP 1885-605
MHNP 1908-61 ..
UG Tic 1.
UG Tic 2.
Coll. Lamotte 14
Coll. Lamotte 75
Coll. Lamotte 63
Coll. Lamotte 81
Coll. Lamotte ...
9
?
3
$
â
6
$
Ec. long.
Vert.
LT
18
18
18
20
18
18
20
20
20
20
20
334
283
282
306
326
315
317
305
304
328
303
226
200
205
220
224
218
228
? 212
223
224
227
145
140
145
155
165
140
165
85
130
135
120
L. crâne
Larg. C
4,4
3,35
4,35
3,2
4,2
3
4,6
3,2
4,75
3,15
4,3
3,05
4,6
3,35
3,6
2,3
4,2
3,6
4,5
3,45
4,1
3,35
Tableau III. — Typhlops zenkeri Sternfeld.
-
S“”
Ec. transv. Ec. long.
Vert.
LT
L. crâne
Larg. C
ZMU 11091 (holotype) .
BM 1946.1.10.89.
BM 1946.1.10.90.
BM 1946.1.10.91.
BM 1946.1.10.92.
BM 1946.1.10.93.
BM 1946.1.10.94.
BM 1946.1.10.95.
BM 1946.1.10.96.
BM 1946.1.10.97.
BM 1946.1.10.98.
(les 10 sp. syntypes de T. per¬
mis Blgr).
18
18
18
18
18
18
18
18
18
18
18
281
268
250
253
252
250
271
197
193
194
196
196
199
198
130
100
110
90
110
100
85
100
110
115
95
3,9
3,3
3,65
3,15
3,5
3.3
3,2
3,2
3,55
3.4
3,1
3,25
2,15
2,2
2,1
2,2
2,15
2,05
2,45
2,7
2,2
2
Tableau IV. — Typhlops leucostictus Boulenger.
-
Sexe Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
L. crâne
L arg. C.
BM 1946.1.11.24.
24
336
236
230
6,1
4,9
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOP1DAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
255
Tableau V. — Typhlops ulugurensis Barbour et Loveridge.
»"
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
MCZ 23080 holotype.
3
22
389
263
230
5,45
4,45
MCZ 23081 paratype. . . .
V
22
383
263
230
5,5
4,1
BM 1946.1.10.70 paratype ....
24
414
263
210
5,1
3,5
Tableau VI. — Typhlops manni Loveridge.
».
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
USNM 109634 holotype.
26
480
301
MHNP 1951.1.
(holotype de T. angeli) .
3
24
508
332
Crâne
6,9
6,45
6,35
5,45
Tableau VII. — Typhlops socotranus Boulenger.
n°
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Cri».
Larg. C.
BM 1899.12.5.108.
9
30
435
226
255
7,2
7,65
Tableau VIII. — Typhlops platyrhynchus Sternfeld.
n»
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
? ?
24
416
223
245
6,2
5,4
ZMU 20729 A >.
24
400
218
4,45
ZMU 20729 B « .
24
425
227
195
5,45
4,35
Tableau
JX. — Typhlops angolensis (Bocage).
n°
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
SMF 29215.
30
320
210
515
12,75
15,30
SMF 29216.
30
339
203
520
11,8
15,9
SMF 29217.
30
353
211
430
11,3
11,4
Source : MNHN, Paris
256
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
BM 1950.1.1.84.
SMF 29214.
SMF 29213.
BM 74.6.8.17.
MHNP 1892.96 .
MHNP 1900.442 .
MHNP 1904.179 .
MHNP 1966.1215.
MHNP 1966.1216 .
MHNP 1966.1217 .
MHNP 1966.1218.
MHNP 1966.1219.
MHNP 1886.348.
MHNP 1966.651 .
Coll. Gasc 62.
Coll. Gasc 66.
Coll. Gasc 69.
IFAN 54.3.15 .
MHNP 1966.648.
MHNP 1966.652.
MBL T. 79.1134 ..
(Type de O. angolensis) .
SMF 62798.
RGMC 17404.
RGMC 17405.
RGMC 17406.
RGMC 15959.
RGMC 728.
BM 1901.3.12.65.
RGMC 1406.
RGMC 1383.
RGMC 1383 B.
RGMC 1383 A .
RGMC 1385 D.
RGMC 1385 B.
RGMC 1385 C.
RGMC 1370.
SMF 16638..
(Type de T. congicus) .
RGMC 11172.
RGMC 8713.
RGMC 15572.
RGMC 15573.
RGMC 14927.
IRSN 3949.
RGMC 2093.
RGMC 6656.
RGMC 11549.
RGMC 11554.
RGMC 5971.
RGMC 6219.
RGMC 2679.
RGMC 4602.
5 “'
Ec. transv.
Ec. long.
30
343
28
349
30
360
30
363
?
27
332
27
313
¥
26
334
9
26
330
¥
24
259
3
22
234
3
22
277
¥
22
276
28
321
¥
32
343
22
261
26
328
3
29
322
28
319
9
30
327
9
28
316
3
26
366
9
26
327
¥
28
364
9
29
394
3
28
350
¥
28
347
24
291
9
26
306
9
28
338
26
345
26
346
26
343
26
317
26
345
26
350
9
27
352
26
343
28
325
9
28
353
3
26
307
9
28
354
26
308
3
26
299
3
27
301
3
28
333
9
27
314
r?
28
334
3
26
294
28
311
3
24
288
26
309
Vert.
LT
205
420
202
175
212
560
206
380
203
460
191
190
205
470
215
400
174
210
173
220
179
235
181
255
199
260
202
180
182
295
198
410
191
330
186
255
202
320
205
355
214
490
202
440
208
300
212
295
208
395
198
270
196
155
205
320
213
325
195
201
125
205
185
192
130
135
201
145
202
505
199
440
208
215
207
530
196
275
207
405
185
165
192
295
190
240
204
400
197
230
199
325
193
320
194
290
196
185
201
135
Crâne
Larg. C.
7,15
12,35
4,2
12,65
18,8
10,9
12
12,0
14,65
6,6
5,4
12,2
14,8
10,1
11,85
7,5
7,6
7,5
7,9
8,2
8,05
8,4
8,15
8,1
8,3
7,15
6
8,65
9,5
11,25
12,5
9,65
12,1
8,5
9,2
8,8
7,8
10,5
11,6
11,8
13,2
12,75
16,8
9
7
9
8,9
10,6
9,15
8,85
8
7,05
4,85
8,2
8,85
9,75
9,2
6,3
3,9
6,95
5,15
6,4
3,3
6,35
5
6,65
4,15
12,05
18,45
12,1
12,7
6,65
5,65
12,7
16,1
9
7,8
11,15
11,45
6,6
5,35
9,65
9,8
8,35
7,7
10,15
10,35
8,25
6
9,7
9,7
10,05
9,3
10,2
10,25
7,65
5,4
5,9
4,4
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
257
-
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
IRSN 3986.
25
326
189
7 4
IRSN 3201 a.
28
356
200
425
IRSN 3201 b.
26
340
192
RGMC 2048.
3
26
309
194
305
RGMC 2049.
26
336
196
285
8,25
RGMC 2051.
$
26
341
197
245
7,4
RGMC 2051 A .
26
326
270
8
6,5
RGMC 2067 A .
26
350
195
115
5,35
3,75
RGMC 2080.
3
26
299
191
290
8,1
8,3
RGMC 8634.
3
25
313
192
330
9,7
10,45
RGMC 8635.
$
26
319
192
365
9.8
10,4
RGMC 6249.
$
24
318
194
320
9,2
9,3
RGMC 9464.
3
26
326
196
245
7,7
6,25
RGMC 9465.
$
26
327
199
345
9,45
7,8
RGMC 4637 A .
26
330
203
235
7,9
6,1
RGMC 4680.
$
26
315
RGMC 15394.
26
312
195
90
5,15
2,75
IRSN 3984.
RGMC 11767.
26
310
197
335
9,85
9,05
IRSN 3217.
3
26
310
196
305
9,35
7,95
RGMC 2344.
$
26
329
198
185
6,25
5,45
RGMC 10623.
$
26
338
203
440
14
RGMC 10624.
$
25
322
203
340
9.6
8,85
RGMC 10625.
25
322
195
250
7,9
6
RGMC 10931.
3
26
315
200
310
9,5
8,4
BM 97.1.30.1.
28
332
200
215
7
6,5
RGMC 6279.
26
305
197
245
7,25
IRSN 3202.
26
305
189
425
11,5
12,35
IRSN 3202.
26
301
192
205
7,1
7
IRSN 3202.
334
194
370
10,75
13,8
IRSN 3220.
$
26
341
187
410
11,5
10,2
IRSN 3235.
332
208
305
8,4
IRSN 3947.
325
206
375
10,65
8,2
IRSN 3203.
324
204
415
11,5
10,5
IRSN 3205.
26
332
200
475
11,2
15,5
IRSN 3219.
309
193
155
7
5
IRSN 3212.
24
296
197
335
10,25
10,4
IRSN 3212.
24
312
198
IRSN 3215.
25
320
193
180
6,35
IRSN 3231.
24
303
198
235
7,95
7
IRSN 3234.
26
316
203
395
10,6
11,3
IRSN 3226.
26
323
199
330
9,2
8,4
RGMC 1748. ..
28
375
216
350
10,55
10,9
RGMC 9121. ...
26
326
205
375
10,9
9
RGMC 9120. .
26
311
205
320
9,45
9
RGMC 8006. ..
26
306
194
240
6,4
RGMC 6617. ...
28
319
195
310
9,8
9,8
RGMC 8004. ..
26
317
201
330
9,9
9,25
RGMC 15660.
28
334
199
110
5,65
4,8
RGMC 5830. .
26
300
196
250
8,4
6,65
RGMC 6618. ..
26
338
201
350
10,7
9,55
RGMC 6616.
3
26
306
196
355
10,05
9,2
RGMC 5809. .
24
300
250
8 ,S
8,7
4 564 009 6
Source : MNHN, Paris
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
n°
Se*.
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
RGMC 8000.
RGMC 15659.
RGMC 1511.
Ç
27
333
201
8,7
8,4
11,6
10,1
7,05
17.8
7,75
4,65
13.15
8,8
8.45
10.45
13.4
9.7
6.9
10,45
7.15
12.9
11.3
11.65
5.9
3.8
5,25
4,85
5.3
5,55
5.4
7.4
14.5
6,35
13.4
7,4
5.9
13,25
13.5
13,95
12,15
5,1
8.15
9,3
16.65
RGMC 15039 .
¥
28
298
194
370
RGMC 3170.
¥
26
325
201
305
RGMC 3177.
3
25
321
199
265
IRSN 3210.
¥
26
308
190
490
11,7
IRSN 3214.
9
26
328
199
300
RGMC 1857.
30
358
214
155
RGMC 4759.
9
29
368
214
470
RGMC 4760.
¥
28
334
211
265
RGMC 1801 a.
3
28
349
208
285
RGMC 1801 b.
9
28
331
204
360
RGMC 939.
9
24
291
196
410
IRSN 3213.
31
425
231
405
IRSN 3236.
¥
30
386
224
235
IRSN 3211.
9
31
431
234
525
12,75
IRSN 3174.
9
28
407
223
275
7,7
12,9
IRSN 3078.
¥
34
427
233
545
IRSN 3083.
S
30
407
222
460
11,25
IRSN 3084.
32
418
216
420
IRSN 3085.
33
440
232
250
IRSN 3140.
32
443
229
130
6,25
IRSN 3145.
30
413
225
210
6,85
IRSN 3164.
30
454
225
140
7,5
IRSN 3087.
36
513
237
240
8,2
IRSN 3097.
34
532
246
210
6,95
IRSN 3958.
32
375
223
240
IRSN 3181.
¥
34
467
236
325
9,25
IRSN 3176.
¥
30
395
231
540
11,6
IRSN 3175.
30
422
224
270
7,45
IRSN 3170.
â
32
428
224
430
10,55
IRSN 3171.
3
31
410
230
320
9
IRSN 3959.
30
428
226
200
6,3
IRSN 3111.
9
30
427
230
485
11,2
IRSN 3112.
9
32
436
230
515
IRSN 3113.
30
400
227
420
10,4
IRSN 3114.
9
32
417
227
470
10,4
IRSN 3115.
32
393
219
215
6,55
IRSN 3116.
9
33
422
228
340
9,6
IRSN 3117.
3
32
430
223
400
10,45
IRSN 3118.
9
34
423
222
540
12,40
IRSN 3119.
32
412
224
460
12,35
IRSN 3120.
9
32
425
231
465
11,2
12,35
9,15
10.9
11.9
11,4
12,6
9,05
8,75
IRSN 3121.
3
32
406
226
405
10,65
IRSN 3122.
9
34
435
225
475
IRSN 3123.
3
32
423
224
415
10,5
IRSN 3124.
9
32
406
217
415
11
IRSN 3125.
3
30
431
224
485
IRSN 3133.
9
32
430
229
370
8,65
8,65
8,85
8,6
IRSN 3152 a.
9
31
419
225
IRSN 3152 b.
34
420
228
9
32
413
221
260
6,7
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTIL1A-SERPENTES
n°
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
IRSN 3154.
32
431
224
IRSN 3155.
$
32
426
222
355
$
32
412
225
310
IRSN 3158.
¥
32
410
223
IRSN 3159.
?
34
426
224
IRSN 3160.
?
34
433
225
305
IRSN 3161.
¥
31
418
234
IRSN 3162.
ê
32
406
219
360
9,6
10,3
IRSN 3163.
32
401
222
225
7,8
6,1
IRSN 3165.
¥
32
425
224
390
IRSN 3166.
9
34
446
IRSN 3167.
34
433
155
6,35
4,15
IRSN 3137.
S
30
382
225
345
9,2
8,9
IRSN 3137.
9
30
381
224
405
8,85
9,95
IRSN 3130 a.
32
431
228
345
8,9
7,7
IRSN 3130 b.
9
31
411
225
335
8,65
8,15
IRSN 3132.
31
400
216
315
8,7
8,3
IRSN 3134.
32
455
238
540
10,45
14,6
IRSN 3139.
9
32
439
226
505
11,85
12,75
IRSN 3149.
s
30
403
222
305
7,95
7,15
IRSN 3144.
32
427
220
355
9,55
10,4
IRSN 3150.
9
34
412
217
180
6,8
5,55
IRSN 3136.
9
32
421
228
395
8,95
10,1
IRSN 3172.
30
350
206
310
9,35
8,4
IRSN 3169.
¥
32
428
229
325
9,5
8,4
IRSN 3168.
¥
32
395
221
255
7,6
6,9
IRSN 3128.
32
428
230
620
14,75
17,9
IRSN 3146.
394
224
295
8,35
8,5
IRSN 3950.
422
219
345
9,1
8
IRSN 3944.
MHNP 1923.116 .
¥
32
418
230
530
12,15
12,15
MHNP 1923.117 .
434
221
135
MHNP 1950.40..
396
222
480
11,55
13,2
MHNP 1950 B 40.
¥
33
467
234
470
11,1
14,85
MHNP 1950.41 ....
34
501
243
340
8,9
MHNP 1950 C 41 ...
421
231
265
8,25
6,35
MHNP 1950 A 41.
34
478
235
385
8,4
9,6
MHNP 1950 D 41 ..
427
231
245
7,6
5,65
MHNP 1950.42 .
427
230
280
8,25
7,6
MHNP 1933.117 .
32
463
240
465
10,85
11,3
MHNP 1933.179 .
30
461
239
225
8,35
4,65
MHNP 1933.178 ...
30
406
222
320
9,55
6,95
MHNP 1916.213 ....
32
406
226
140
5,65
3,85
(Type de T. dubius) .
IRSN 3126.
32
431
228
490
11,7
15,75
IRSN 3127.
30
387
213
505
12,35
14,9
IRSN 3141.
30
394
219
220
7,1
6,35
IRSN 3177.
¥
30
409
226
505
14,65
IRSN 3147.
34
448
228
330
8,95
7,7
IRSN 3180.
<?
31
414
226
410
10,4
11,4
ZMU 24897 ....
31
383
212
230
8,35
7,2
(Type de T. adolfi) .
IRSN 3131.
28
359
215
155
6,45
4,55
Source : MNHN, Paris
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
IRSN 3131.
IRSN 3131.
IRSN 3138.
IRSN 3142.
IRSN 3143.
IRSN 3148.
IRSN 3179.
IRSN 3129.
IRSN 3178.
IRSN 3135.
IRSN 3946.
IRSN 3173.
IRSN 3151.
IRSN 3952.
IRSN 3963.
IRSN 3965.
IRSN 3966.
IRSN 3953.
IRSN 3854.
IRSN 3955.
IRSN 3956.
IRSN 3985.
IRSN 3216.
IRSN 3218.
IRSN 3221.
IRSN 3222.
IRSN 3227.
IRSN 3945.
IRSN 3207 a.
IRSN 3207 b.
IRSN 3948.
MCZ 40060.
(Type de T. kaimosae)
Ec. transv.
30
S 30
$ 34
$ 30
$ 32
<? 32
32
$ 32
S 32
30
36
<? 33
$ 34
$ 32
30
?
?
$
S
?
?
<?
c?
c?
<5
$
â
32
30
32
33
34
32
34
33
32
30
32
29
29
26
28
379
377
438
366
406
401
430
442
444
447
503
428
494
484
415
456
464
443
501
505
420
495
459
437
389
381
305
213
217
226
224
221
209
228
231
225
220
228
236
242
233
226
236
227
244
245
241
249
241
233
201
215
250
265
450
480
380
335
180
435
310
450
370
365
620
335
315
185
490
435
610
450
550
425
500
485
480
475
415
325
315
360
7,35
7.6
12
12,8
11,05
9.6
7,15
10,55
9
10,9
10,05
9,25
13,35
7,2
12,05
11,25
12,8
11
12
10,85
11,65
11,1
11,4
10,95
10,3
9,4
6,25
7.2
11,3
14.45
8,9
8
4,65
12,6
9,75
11,05
8,7
8.45
17.45
7,85
7.45
5.45
10.85
8,1
12,1
8.2
13.45
10
8.85
10.45
11
9.85
9,4
9.4
8.5
11,5
5,2
RGMC 21949.
IRSN 4005 a.
IRSN 4005 b. $
BM 1959.1.4.65-75 (26). $
BM 1935.10.9.2.
BM 1952.1.6.45. $
30
28
28
30
30
32
404
423
409
405
377
423
216
234
231
230
215
224
425
115
400
380
435
460
11,2
5,4
8,9
9,1
10,6
11,25
9.9
3,3
7.9
8,8
12,25
10,8
Tableau X. — Typhlops elegans Peters.
-
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
ZMU 6066 (syntype).
20
333
MHNP 1920.8 .
S
20
331
218
310
MBI. 1124 A.
20
315
211
300
MBL 1124 B.
$
20
329
221
275
¥
20
338
214
315
Crâne
Larg. C.
7,25
7,0
7,5
6,8
7,1
6,75
7,35
8,5
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
261
MBL 1124 D.
MBL 1126 A
MBL 1126 B.
MSNG 37592
MSNG 37592
MSNG 37592
MSNG 37592
MSNG 28868
MSNG 28868
MSNG 29966
MSNG 28143
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
c?
20
328
212
310
7
6,95
3
20
336
215
320
7,85
6,55
3
20
327
215
305
6,85
7,4
A.
V
20
348
217
420
10
11,4
B.
$
20
337
215
345
8,2
8,05
C.
$
20
341
220
330
7,65
7,35
D.
3
20
321
210
365
8,9
8,55
A.
9
20
344
217
270
7,25
7,15
B.
J 3
20
341
216
210
5,9
5,65
20
345
217
340
9,3
$
20
349
215
415
10,55
12,1
Tableau XI. — Typhlops steinhausi Werner.
MNHP 1946.139 .
(néoholotype)
MNHP 1964.407 .
MNHP 1963.867 .
MNHP 1916.211.
MNHP 1964.406 .
MNHP 1964.408 .
Coll. Pujol 464 .
Coll. Pujol 462 .
Coll. Pujol 467 .
Coll. Pujol 466 .
Coll. Pujol 463 .
Coll. Pujol 469 .
Coll. Pujol 480 .
BM 1910.2.23.2.
BM 1914.5.27.5.
BM 1946.1.23.49.
3
$
?
$
9
$
$
3
3
3
$
$
26
26
27
26
26
26
26
26
26
26
26
26
26
26
28
28
390
237
420
10,45 8,2
402
408
411
423
425
408
403
402
417
394
405
378
408
429
413
241
249
250
243
250
246
248
245
243
246
241
235
252
255
250
415
385
160
380
230
415
355
420
375
340
400
225
415
375
410
9.5
8,95
6,35
8.5
6,65
10,5
9.2
9.6
9.5
9.3
9,9
7.75
9.75
8,25
9.6
8,1
7,15
3.6
7,35
4.3
8,1
7.8
9,25
7,65
8.3
8.8
6,9
8,95
9,05
8.7
(syntype de T. batesii)
BM 1946.1.23.50.
402
242
(syntype de T. batesii)
BM 1914.5.27.4. $
401
249
300
Tablbau XII. — Typhlops obtusus Peters.
n°
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
BM 93.10.26.37.
3
26
407
251
245
6,2
5,15
BM 1947.1.1.24.
$
26
454
257
320
6,4
4,45
MCZ 51025.... .
¥
26
463
262
285
6,2
4,45
Source : MNHN, Paris
262
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
*
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
CrAne
Larg. C.
MCZ 51026.
$
26
423
252
250
6,15
4,6
MCZ 51027.
9
26
469
269
350
6,05
5,7
MCZ 51028.
26
470
261
345
6,5
5,6
MCZ 51029.
9
26
489
271
345
6,25
4,8
Tableau
XIII
— Typhlops
decorosus Buchholz et
Peters.
n<>
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
CrAne
Larg. C.
ZMU 8322 .
24
468
306
280
5,9
5
(Type de T. decorosus)
ZMU 8408 .
24
460
298
360
6,4
6,2
(Type de T. buchholzi)
BM 50.1.1.31.
24
472
285
275
5,6
4,15
BM 1967.106 .
24
499
306
330
5,8
5,55
MHNP 1966-1248.
¥
24
542
320
505
8,25
6,7
MHNP 1966-1249.
r?
24
490
307
425
7,1
6,35
MHNP 1966-1250.
¥
24
491
315
34b
6,4
5
MHNP 1966-1251.
¥
24
524
318
480
7,8
5,5
MHNP 1931-80 .
¥
24
482
313
320
5,6
4,6
Tableau XIV.
— Typhlop
sp.
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
SMF 16639 .
30
558
351
525
8
9,55
Tableau XV.
— Typhlops
p une lai us p une talus (Leach).
n«
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
CrAne
Larg. C.
IFAN 48-3-25 .
32
384
197
220
7,85
7,5
1FAN 42-1-14.
?
31
389
175
7,2
5,75
BM 1968.1211 .
32
BM 1901.7.16.15.
9
34
424
215
390
11,8
BM 1911.4.1.1.
$
32
397
212
535
13,1
19,2
MBL 1140 .
9
31
406
206
390
11,25
11,8
RMNH 1833 .
32
419
216
215
8,05
6,2
(Type de T. eschrichtii)
MHNP 1898-11.
$
34
406
201
200
7,45
6,7
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
263
--
Sexe
Ee. trans
1FAN 54-2-10.
$
34
IFA N 50-6-107 .
¥
34
IFAN 50-6-10!).
fi
32
MHNP 1902-9.
fi
32
IFAN 52-8-59 .
fi
32
UA 757.
V
33
IFAN 50-5-100 .
V
32
IFAN 50-5-103 .
V
32
IFAN 53-10-138 .
$
32
IFAN 52-2-20 .
fi
32
UG. Tip 29.
¥
32
SM F 16641.
V
33
BM 1946.3.20.6.
9
33
UG. Tip 26.
9
32
UG. Tip 19.
32
BM 1946.3.20.7.
9
32
BM 1946.1.11.47.
fi
30
(Type de A. punctalus)
UG. Tip 21.
fi
32
UG. Tip 4.
9
30
UG. Tip 16.
9
32
UG. Tip 17.
fi
30
UG. Tip 20.
¥
32
UG. Tip 22.
9
32
UG. Tip 38.
9
32
MCZ 53652.
fi
30
UG. Tip 6.
9
32
UG. Tip 35.
9
32
MCZ 55316.
fi
30
MCZ 55317.
30
UG. Tip 34.
fi
30
MUNI* 1929-261.
9
32
MH NI* 1916-2.
9
32
MHNP 1916-118.
9
32
MHNP 1920-21.
fi
30
(Type de T. milleti)
IRSN 3989.
BM 1927.11.19.6.
fi
29
BM 1938.3.1.74.
fi
29
BM 1938.3.1.75.
9
32
BM 1937.12.4.31.
fi
30
BM 1925.2.14.1.
¥
32
BM 1938.3.1.76.
BM 1928.5.20.4.
32
BM 1948.1.7.48.
9
31
MHNP 1966-1220.
9
MHNP 1966-1221.
9
MHNP 1966-1222.
fi
MHNP 1966-1223.
fi
MHNP 1909-114.
¥
MHNP 1921-8.
9
MHNP 1895-322.
3
30
MIINP 1965-83.
3
32
MHNP 1904-178.
3
32
. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
438
220
565
13,25
15,95
414
215
520
12,95
16,85
386
202
305
10,45
9,75
385
201
330
10,8
11,25
399
204
380
11,5
11,4
434
220
385
11,9
10,8
433
218
170
7,1
5,2
424
219
200
7,4
5,5
391
204
290
9,4
9,75
401
208
320
10,2
9,25
435
223
590
14,45
16,5
414
212
355
10,65
11,55
424
220
530
13
16,65
416
219
220
7,8
6,45
409
213
150
7,15
5,8
414
216
400
12
12,25
391
209
425
12,15
11,85
389
205
400
12
13,45
411
217
110
5,9
4,25
423
221
245
7,95
7,95
388
205
270
9,2
8,8
434
222
250
8,8
6,15
409
215
225
7,7
7,85
418
214
490
12,6
15,15
380
214
340
10,45
9,6
421
216
185
6,85
5,35
216
495
12,7
15,9
395
201
380
11,35
10,35
203
185
7,7
5,1
207
345
10,4
10,65
211
420
11,5
11,05
218
160
6,5
4,7
217
230
8,35
7,6
395
175
7,25
5,25
207
310
9,85
9,3
193
230
8,45
6,8
209
330
9,9
8,8
398
205
565
16,9
371
208
420
11,85
10
388
209
330
10,05
11,05
411
218
380
10,25
216
360
10,5
10,85
410
212
330
10,2
8,8
390
206
340
9,85
11,75
397
201
170
7,15
5,2
367
195
345
11,5
10,25
352
191
300
10,1
9,3
397
214
315
10,15
10,6
398
209
425
12,85
13,25
385
203
370
11,2
i 12,65
375
200
315
10,4
10,5
373
| 200
255
! 9,2
8,75
Source : MNHN, Paris
264
ROLANDE ROÜX-ESTÈVE
MCZ 55415.
Coll. Pujol 461 ..
Coll. Pujol 434 ..
Coll. Pujol 476 ..
Coll. Pujol 458 ..
IFAN 51-5-11 ...
MHNP 1962-1. ..
MCZ 44101.
MCZ 22828.
MHNP 1966-1224.
IRSN 3238.
IRSN 3100.
IRSN 3101.
IRSN 3099.
IRSN 3095.
IRSN 3096.
IRSN 3097.
IRSN 3098.
MCZ 44279.
RGMC 1172.
BM 87.12.1.9.
BM 87.12.1.10.
BM 87.12.1.13.
BM 1951.1.7.85....
BM 1969.294 .
BM 1933.9.8.1.
BM 96.5.22.11.
BM 1940.2.9.18....
BM 1940.2.9.19....
BM 1940.2.9.20....
9
9
9
<?
<?
9
<$
9
?
9
<?
<?
â
9
9
9
9
transv.
32
32
32
32
34
32
32
31
30
32
32
32
31
32
32
32
32
32
34
32
32
31
32
32
32
30
32
32
32
Ec. long.
385
392
393
416
394
370
408
382
430
443
384
417
394
392
405
420
398
418
432
412
419
380
434
398
424
416
419
419
418
Vert.
206
204
213
205
204
204
203
214
213
202
219
207
206
215
220
209
217
224
221
215
218
225
213
225
216
219
224
LT
580
565
600
460
370
365
320
250
270
460
350
420
360
185
395
330
360
660
410
235
235
260
275
235
165
225
205
Crâne
15,8
14.9
13,6
11.5
10,95
8,35
8.9
13.9
10.75
12.9
11.25
7.9
11.6
10,8
11.75
15,4
11,35
8,1
7.9
8,8
9.25
8,45
7,9
8,55
8.25
Larg. C.
19.15
19.1
16,7
15.1
13,05
11.55
9,25
7,1
7,3
13.3
10.3
12,6
12.5
5.55
11,35
10.2
11,65
20.4
11.25
6.5
7.15
6.85
7.25
6,5
5.85
6
Tableau XVI. — Typhlops punctatus congestus (Duméril et Bibron).
».
Sexe
Ee. transv.
Ec. long.
Vert.
28
28
347
347
193
194
195
200
194
200
BM 1911.10.28.16.
C?
26
336
341
381
MCZ 13215.
MCZ 13239.
29
SM F 52580.
BM 1933.3.8.6.
28
'
oar
IÜ9
9Q
,_r
BM 1937.1.1.29.
9R
OOP
BM 1937.1.1.30.
9R
””
196
187
194
SM F 54948.
oa
SMF 16643.
9R
332
348
SMF 16647.
**
0
185
LT
Crâne
Larg. G
385
13,3
590
16,65
630
14,8
24,6
340
12,45
10,85
500
14,45
22,15
370
12,95
15,35
335
12,5
13,7
290
10,45
180
9
225
10,35
412
14
12,35
200
10,25
510
15,65
22,75
540
16,9
21
435
15,5
16,35
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
265
n °
s™.
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
30
329
196
191
199
192
370
340
570
595
SM F 16655.
12,15
î?8
30
368
BM 1950.1.1.32.
24^2
MHNP 8697.
194
202
500
420
15,1
12,6
18.5
17.5
17,75
16,3
403
13,75
9,55
MCZ 7843.
MCZ 7860.
28
337
192
185
9,65
7,5
BM 1948.1.8.44... .
MCZ 9238.
235
10,15
8,5
MCZ 9239.
336
198
260
9,6
10,75
MCZ 9240.
197
750
25,85
MCZ 9241.
202
235
7,7
194
395
12,2
13,45
MCZ 22827.
355
193
405
13.55
14,75
MCZ 14983.
339
191
650
17,5
24,45
MCZ 14984.
321
194
415
12,5
RGMC 28113.
342
194
255
9,8
8,55
BM 78.3.13.1.
337
190
400
MHNP 1964-402. .
26
334
197
222
10,25
MHNP 1964-403.
26
338
197
MHNP 1964-404. ...
28
347
199
455
17,7
MHNP 1964-405.
28
346
191
11,65
12,25
12,25
14
19
17,9
8,8
11,3
9,25
MHNP 1968-201. ...
30
376
201
MHNP 1968-202.
26
318
193
410
12,15
13
16,45
15,8
9,15
12,3
9,4
MHNP 1968-203.
28
361
MHNP 1966-1225. ...
26
329
535
30
342
25
304
$
28
353
205
28
363
Coll. Pujol 471.
28
308
193
Coll. Pujol 472 .
$
28
359
28
355
30
353
196
185
9,4
7,8
Coll. Pujol 477 .
$
28
328
Coll. Pujol 478 .
28
Coll. Pujol 479 ..
28
191
190
230
630
9,9
18,5
9,7
MHNP 1895.323.
$
28
21,3
7,65
MHNP 1894-187.
$
28
MHNP 1901-544. .
$
30
MHNP 1901-545.
28
341
195
8,85
MHNP 1581.
$
30
358
535
14,45
BM 1900.2.17.11.
$
s
30
29
375
347
194
191
375
410
13,1
15,05
16,5
18,4
s
30
345
188
555
17,8
22,3
s
32
376
193
530
16.3
28,75
s
30
371
199
510
25,95
MHNP 1902-423.
28
330
189
215
9,5
7,15
Source : MNHN, Paris
266
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
n°
s.*.
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
MHNP 1902-424.
32
377
194
'
MHNP 1966-1231.
28
328
187
MHNP 1896-511.
3
28
354
199
450
MHNP 1896-512.
V
30
419
203
380
MHNP 1965-365.
3
32
390
193
345
MHNP 1966-638.
V
32
394
196
380
$
32
393
195
MHNP 1966-641.
V
32
399
194
375
MHNP 1966-642.
9
32
413
199
260
MHNP 1966-643.
3
32
390
193
480
MHNP 1966-644.
9
34
410
202
420
MHNP 1966-645.
3
30
368
193
350
MHNP 1966-647.
3
32
388
189
250
MHNP 1966-649.
9
32
419
200
520
3
30
372
199
250
MHNP 1966-637.
3
32
375
198
290
MHNP 1966-1232.
3
28
353
194
580
18
MHNP 1966-1233.
3
32
380
195
640
ZMU 9149.
3
34
368
188
480
(Type de T. crassatus)
IRSN 3982.
28
335
180
410
14,1
RGMC 821.
9
30
389
200
765
20,9
RGMC 10144.
9
31
356
195
295
11,7
RGMC 5.
9
28
333
192
435
15,2
RGMC 8874.
3
28
370
199
480
16
RGMC 9710.
30
360
RGMC 9711.
28
340
RGMC 9705.
28
333
RGMC 210.
9
32
389
200
225
10,75
RGMC 12316.
3
30
363
188
410
RGMC 8633.
3
30
371
194
465
15,35
RGMC 9467.
3
32
356
187
370
12,85
RGMC 1976.
32
384
195
470
13,85
RGMC 15574.
9
32
412
280
10,75
RGMC 15571.
32
383
193
545
MCZ 26652.
30
392
RGMC 3942.
9
30
348
195
275
11,75
RGMC 8167.
32
356
193
400
IRSN 3204.
9
30
414
205
565
16
IRSN 3208.
9
32
385
199
515
15,35
IRSN 3209.
3
30
369
194
405
14,5
MCZ 57458.
9
28
374
201
330
RGMC 17566.
3
30
365
196
235
9,9
RGMC 17567.
3
30
377
201
240
10
RGMC 18989.
3
30
368
195
365
12,25
RGMC 18987.
9
30
399
205
395
RGMC 20422.
9
32
414
204
375
RGMC 20422 A .
3
30
383
200
495
RGMC 21428.
9
30
406
206
340
RGMC 21429.
$
30
380
202
215
RGMC 11907.
3
30
374
199
ift*/
RGMC 17565.
30
RGMC 11940.
BM 1935.10.9.1.
9
30
379
196
199
200
535
9,55
16,3
9,25
22,1
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
267
Tableau XVII. — Typhlops punclalus liberiensis (Hallowell).
*
Sexe
Ec. transv.
BM 84.11.24.3.
28
(paratypc de 0. liberiensis)
28
(holotype de 0. liberiensis)
30
$
28
$
28
28
30
30
$
28
$
30
28
$
30
(Type de T. leprosus)
29
$
30
$
29
$
31
30
28
30
28
30
29
30
$
30
30
30
29
$
30
$
30
C?
28
?
30
30
<?
30
$
30
$
29
$
30
28
$
32
28
$
28
U A. 753 .
s
28
c. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
386
202
275
9,5
7,3
397
209
270
9,8
10,45
361
197
185
8,75
6,15
382
201
415
13,65
17,4
350
196
415
11,45
12,05
380
207
660
15,8
17,7
398
394
399
204
485
12,15
17,6
358
198
350
13,5
382
200
345
10,25
10,05
397
210
650
15,4
22,8
345
200
330
9,4
11,9
371
199
290
9,6
9.7
400
214
610
15,4
22,4
436
212
355
11,25
10,2
354
207
315
11,45
381
204
180
8,05
8,05
207
270
9,45
7,7
217
380
10
422
213
430
11,85
12,65
423
218
690
17,3
21,5
205
200
8,75
5,7
209
410
15,15
202
135
7,85
6,8
204
250
10,25
10,55
208
315
8,75
8,55
405
212
420
11,80
14,85
410
215
340
11,2
10,7
217
245
9,4
9
205
170
7,7
5,65
403
215
210
8,65
7,95
211
205
8,45
7,8
402
212
210
8,9
6,5
414
213
340
10,4
11,7
400
211
400
11,25
11,25
424
218
555
13,7
18,2
387
204
600
15,65
14,3
419
411
210
210
385
9,25
5,75
10,85
392
210
290
9,35
9,2
407
212
260
9,65
7,85
343
199
180
8,5
5.1
431
214
690
15,4
22,6
385
206
620
14,9
1 18,6
381
210
610
13,55
1 17,85
400
| 204
580
! 15
l 18,9
Source : MNHN, Paris
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
-
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
UA. 754 .
26
359
197
375
UA. 755 .
$
28
392
207
300
UA. 756 .
28
356
196
170
UA. 758 .
$
26
383
210
205
UA. 759 .
?
28
397
204
170
UA. 760 .
26
355
190
UA. 761.
$
28
375
205
240
UA. 762 .
28
395
202
150
UA. 763 .
28
381
211
190
UA. 764 .
26
399
207
150
UA. 765 .
27
395
160
MHNP 1957.68.
?
28
387
204
720
IFAN 56.4.45 .
3
26
350
250
MHNB 311.
30
348
201
175
(Holotype de T. hallowelli)
MHNB 299.
?
30
383
204
550
(holotype de T. kraussi)
SM F 16640.
$
29
388
206
295
UG Tip. 28.
3
28
373
209
190
BM 76.1.5.1.
V
30
387
207
345
BM 1934.6.6.24.
28
378
204
310
UG Tip. 18.
3
30
369
208
405
UG Tip. 32.
3
29
367
204
350
MCZ 49075.
V
30
392
207
660
MCZ 49076.
3
30
368
208
345
UG Tip. 27.
V
30
411
208
180
UG Tip. 30.
3
28
358
199
260
UG Tip. 31.
3
28
377
208
260
UG Tip. 33.
V
30
388
405
UG Tip. 36.
30
401
208
325
UG Tip. 37.
3
28
Crâne
Larg. C
10,9
12,4
10
9,85
8,4
6,9
8,2
5,9
7,6
5,25
8
6,65
8,3
6,9
7
5,3
8,1
4,8
6,85
4,9
6,75
4,75
16,2
18,95
9,25
8
7,15
14,85
19,65
10,4
8,6
8,1
5,45
10,3
9,5
10,25
9,85
10,6
10,45
10,7
9,4
22,25
10,6
12
7,6
5,8
10,05
9,65
8,65
8,4
11,85
11,7
11,3
11
Tableau XVIII. — Typhlops lineolatus lineolatus, Jan.
n<>
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
MHNP 1962-123.
3
26
322
196
285
8,6
MHNP 1964-138.
$
26
355
201
245
7,2
IFAN 44.1.14.
3
24
334
194
250
7,5
IFAN 55.4.10.
26
315
197
90
5,35
IFAN 61.1.37.
26
354
196
170
6,05
IFAN 55.8.55 .
$
28
378
194
235
7
BM 85.1.31.29.
$
26
355
199
250
7,15
BM 1927.2.2.66.
24
312
195
165
6,25
BM 1927.2.2.67.
3
26
338
195
215
7
MHNP 1896-234.
3
26
329
196
285
8,2
MHNP 1896-235.
$
26
368
208
290
7,9
MHNP 1896-236.
3
26
322
196
355
9,4
MHNP 1896-237.
$
26
344
204
240
7,15
IFAN 49.2.17.
?
26
354
195
345
8,1
Larg. C.
8,8
6.25
7.4
2,6
4,85
6,8
6,75
5.25
6.5
9,05
8,4
11,25
8,35
8,65
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
IFAN 49.2.18.
IFAN 50.6.108 . Ç
BM 1905.2.2.12.
BM 1905.2.2.13. £
BM 1950.1.1.8. $
BM 1963.1038 .
SMF 62683.
MH N P 1962-543. Ç
IFAN 50.5.101 . c?
IFAN 50.5.102 . $
IFAN 50.5.90 .
UG Tip. 39.
MCZ 55318.
BM 1937.1.1.27.
BM 1962-579.
BM 1937.1.1.26.
BM 48.1.8.43.
BM 48.1.8.44.
MHNP 1966-1235.
MHNP 1966-1236.
MHNP 1966-1237.
MCZ 44238.
MHNP 1904 A. 179.
MHNP 1904 B. 179.
MHNP 1965-486.
MHNP 1965-489.
SMF 62799.
BM 1919.8.16.73....
BM 1919.8.16.74.
RGMC 1614 A .
RGMC 1614 B.
RGMC 1614 C.
RGMC 1614 D.
RGMC 1614 E .
IRSN 3228.
RGMC 1232.
BM 1951.1.7.87.
BM 1951.1.7.86.
IRSN 3107.
IRSN 3108 A.
IRSN 3108 B.
IRSN 3102.
IRSN 3104.
IRSN 3105.
IRSN 3106.
IRSN 3109.
IRSN 3103.
IRSN 3110.
IRSN 3969.
RGMC 1030 A .
RGMC 1030 B.
RGMC 1030 C.
RGMC 1030 D.
RGMC 1030 E .
?
3
3
3
3
$
3
3
$
3
$
$
$
3
3
?
ç
9
9
9
3
3
3
3
3
9
9
9
$
9
3
9
9
tranev.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
25
307
184
230
7,35
26
364
203
340
8,1
24
337
196
275
7,35
24
332
197
260
7,8
26
350
196
425
10,85
26
354
199
270
7,25
26
363
200
245
7,9
26
323
213
260
7,55
26
335
207
300
9
26
338
199
145
5,85
26
359
207
155
6,3
26
350
200
325
9,4
26
338
130
5,9
28
335
199
305
9,35
26
358
193
220
7,2
27
347
191
235
8,1
26
321
194
250
8,3
26
348
205
345
9,25
26
334
190
250
8,45
28
360
198
365
10,4
26
331
192
385
24
333
202
245
7,6
26
340
196
190
7,1
26
349
207
120
5,7
29
378
197
290
8,8
378
198
285
9
28
330
190
300
8,9
339
190
305
9,5
386
196
270
7,9
353
187
235
7,75
375
199
340
9,15
383
200
340
10
383
200
300
9
359
191
100
5,8
338
185
235
8,55
340
185
230
7,5
326
186
210
7,05
353
192
230
7,4
323
193
240
7,95
370
197
150
6,35
378
125
5,85
380
203
345
9,65
26
354
199
260
8,25
28
348
188
195
6,75
30
395
200
360
10
30
342
184
240
8,25
30
373
194
355
9,8
27
353
187
205
7,15
28
363
188
220
7,65
28
337
188
150
6,5
26
370
195
125
6,25
26
357
188
150
6,5
270 ROLANDE
n®
Sexe
Ec. transv.
RGMC 1030 F.
<?
26
MCZ 53321.
$
30
MCZ 53322.
9
30
MCZ 45261.
<?
30
MH N P 4345.
9
32
MHNP 1932-105.
9
31
MH N P 1932-106.
32
MCZ 84332.
32
MCZ 84329.
30
MCZ 84330.
30
MCZ 84331.
30
BM 1946.1.11.67.
32
(Type de T. blanfordiï)
MHNP 1966-1238.
29
BM 1954.1.11.87.
9
28
BM 1953.10.11.2.3.
c?
29
BM 1936.7.3.3.5 (R. 853).
28
BM 1936.7.3.3.5 (R. 855).
30
BM 1912.10.12.1.
9
30
MCZ 30042.
9
30
BM 1912.10.14.3.
9
30
BM 1908.2.4.2.
BM 1901.10.14.2.
S
28
BM 1901.10.14.1.
28
MCZ 48059.
30
MCZ 48060.
30
MCZ 30040.
28
MCZ 30041.
29
BM 1958.1.1.99.
30
MCZ 96853.
¥
29
USNM 40898.
30
BM 1959.1.4.65.(n° 25).
¥
32
BM 1959.1.4.58.
MCZ 54810.
¥
32
MCZ 54808.
9
31
MCZ 54809.
¥
28
MCZ 30038.
30
MCZ 30039.
<?
29
MCZ 49507.
â
26
RGMC 21948 .
<î
26
MCZ 30037.
30
MCZ 54651.
r?
30
MCZ 54811.
9
30
ZMU 20722 .
9
27
ZMU 20723 .
28
(Syntypes de T. tornierï)
MCZ 38684.
c?
28
MHNP 1897-23.
<?
28
MCZ 38699.
S
26
(Holotype de T. b. usambaricus)
MCZ 23093.
28
(Paratype de T. b. usambaricus)
MCZ 48061.
28
MCZ 48063.
28
Vert.
LT
Crftne
Larg. C.
188
195
7,75
7,45
206
435
13,55
204
360
10,25
8,45
196
240
7,45
7,4
203
280
8,25
8,35
196
265
7,15
8,3
186
215
7,8
5,8
196
120
6,3
4,5
193
100
5,5
3,65
195
140
6,1
5,9
186
120
6,35
4,95
202
330
9,9
7
198
255
8,8
6,95
207
280
9,1
8,95
199
355
9,8
10,3
195
195
6,8
6,05
201
410
11,85
14,2
211
480
13,3
15,5
209
325
9,4
9,05
200
455
12,4
14,75
194
190
7,4
5,55
199
370
11,9
209
560
12,5
16,8
200
200
7,2
5,65
200
300
8,95
9,1
214
305
8,4
9,9
198
310
9,4
7,6
211
305
9,25
9,15
211
280
7,9
7,3
200
315
8,95
9,25
213
165
6,3
5,5
214
400
10,6
10,95
204
325
7,7
204
350
9,9
197
270
8,35
7,95
192
245
8
7,25
201
380
11,55
217
285
10,2
8
192
230
8,45
7,3
205
175
7,4
6,5
197
240
8,7
7,35
208
465
12,15
15,65
196
400
11,75
12,7
211
285
9,9
9,15
214
570
14,8
209
450
10,7
ROUX-ESTÈVE
Ec. long.
321
400
411
373
406
366
354
404
379
375
366
384
387
401
366
367
392
405
403
380
350
362
403
410
373
381
384
410
409
404
398
395
381
382
357
337
378
382
404
372
377
359
379
344
389
383
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTIHA-SERPENTES
271
n°
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
MCZ 48064.
26
360
207
190
7,9
5,5
MCZ 48065.
28
365
212
150
7,3
5,5
RGMC 21947.
29
425
214
535
13,1
14,35
MCZ 54586.
<?
30
396
325
9,35
9,15
1RSN 3229.
28
415
219
125
5,7
4,25
1RSN 3232.
$
30
403
211
450
10,75
10,3
BM 1959.1.1.93.
BM 1959.1.1.94.
BM 1959.1.5.44.
MHNP 1917-118.
S
27
341
185
300
8,85
10,5
IRSN 4006.
A
25
319
181
285
8,9
9,3
MHNP 1966-1239.
¥
28
348
190
120
6,1
4,1
MHNP 1966-1240.
9
28
342
191
210
7,75
7,75
MHNP 1966-1241.
9
28
344
200
230
7.8
6,85
MHNP 1966-1242.
9
28
360
193
130
5,85
5,55
MHNP 1966-1243.
<?
28
331
185
230
8,2
8,45
MCZ 57457.
6
28
361
200
285
8,7
7,75
MHNP 1950-A 40.
9
28
363
198
255
9,05
8,75
MIINP 1950-B 41.
28
346
188
240
8,4
7,2
IRSN 3988.
26
353
191
270
8,65
8,05
IRSN 3967.
<?
27
373
210
330
8,65
9,45
IRSN 3968.
C?
28
389
210
385
8,95
11,60
IRSN 3990.
9
26
371
201
300
9,5
8,1
RGMC 3061.
6
26
335
195
300
9,2
9,8
RGMC 3072.
26
329
198
270
8,35
7,25
RGMC 3073.
c?
26
345
197
305
9,35
9,25
RGMC 3074.
s
24
346
197
280
8,6
RGMC 3078.
(S
26
351
194
295
8,9
IRSN 3992.
$
27
386
202
180
6,7
5,35
IRSN 3993.
$
31
402
214
420
11
IRSN 3994.
9
32
431
225
520
15,5
30
400
220
450
12,25
IRSN 3996.
$
30
394
204
445
11,1
$
26
337
197
310
IRSN 3998.
$
26
347
190
260
$
26
365
203
400
10
28
352
190
335
9,35
9
27
371
207
330
8,35
26
355
196
345
8,45
9,65
$
25
341
200
300
$
26
344
199
9,5
26
352
203
180
6,8
26
346
192
215
6,15
9
26
327
188
315
9,85
9
28
382
203
640
IRSN 3206 B.
9
28
371
201
390
10,65
10,35
IRSN 3991.
9
27
337
195
320
9,2
9,7
RGMC 9379.
27
349
194
140
6,05
4,15
RGMC 15803.
24
349
202
115
5,45
3
(Paratype de T. schmidti)
MCZ 57462.
9
25
374
204
275
8,15
1 7
(Paratype de T. schmidti)
IRSN 3970.
9
26
363
212
425
10,8
11,6
IRSN 3972.
c?
24
342
203
265
7.1
1 8,2
Source : MNHN, Paris
272
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
n°
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
IRSN 3973.
3
25
325
196
240
8,2
7,8
IRSN 3974.
24
345
202
150
6,35
5,6
IRSN 3976.
?
28
390
7,6
6,65
IRSN 3978.
28
397
208
215
7,85
5,55
IRSN 3979 A.
28
367
196
250
8,45
7,2
IRSN 3979 B .
?
30
382
202
425
10,05
12,15
IRSN 3977.
$
28
397
199
350
9
9,65
IRSN 3975.
28
374
198
285
9,1
8,45
IRSN 3983.
24
346
200
140
6,2
4,85
MIINP 1964-119.
3
26
306
184
245
8,85
7,8
MHNP 1964-120.
26
316
186
255
8,95
8,7
MHNP 1964-121.
$
27
328
188
220
8,95
9,25
MHNP 1964-122.
26
310
182
175
7
6,85
MHNP 1964-123.
$
28
352
193
420
15
MHNP 1964-124.
3
26
322
187
360
10,7
14,35
MHNP 1964-125.
3
26
311
188
290
9,3
10,1
MHNP 1964-126.
V
26
333
192
330
9,7
12,4
MHNP 1964-127.
3
26
313
188
220
8,35
9,15
MHNP 1964-128.
28
328
188
240
8,8
8
MHNP 1964-129.
3
26
317
187
250
8,85
9,65
MHNP 1964-130.
28
340
195
220
8,1
MHNP 1964-131.
3
26
311
180
320
9,8
11,25
MHNP 1964-132.
V
28
328
187
340
10,25
13,35
MHNP 1964-133.
3
26
316
186
355
10,3
12,25
MHNP 1964-134.
¥
26
338
192
335
9,35
12,05
MHNP 1964-135.
¥
28
328
190
250
9,05
9,7
MHNP 1964-136.
3
26
317
187
330
10,15
12,35
MHNP 1964-137.
3
26
300
183
310
9,45
9,8
MHNP 1965-482.
V
26
334
190
340
9,9
11,2
MHNP 1965-483.
3
26
325
188
305
10,35
10,75
MHNP 1965-484.
9
26
331
188
300
7,95
9,4
MHNP 1965-485.
26
331
183
240
8,8
7,7
MHNP 1965-487.
26
317
186
245
7,8
8,4
MHNP 1965-488.
27
323
187
5,7
4,5
MHNP 1956-112.
3
26
313
187
315
9,5
9,4
MHNP 1956-112 A .
V
28
337
192
310
9,55
9,8
MHNP 1966-1244.
3
26
320
188
365
11,9
13
MHNP 1966-1245.
V
27
333
188
9,5
10,85
MHNP 1966-1246.
V
28
331
191
15,75
MHNP 1966-1247.
3
26
335
187
8,6
9,75
MHNP 1889-87.
$
26
326
193
380
11,25
11,5
MHNP 1886-208.
$
26
357
192
260
7,95
7,95
MHNP 1906-157.
9
28
361
195
315
10,05
MHNP 1966-653.
26
328
191
125
6,6
5,5
MHNP 1966-646.
9
26
344
190
295
9,2
9,8
MHNP 1966-654.
$
26
355
191
385
9,3
9,65
MHNP 1887-215.
3
27
340
189
295
9,1
9,55
Coll. Gasc 61.
9
27
326
189
285
9,2
10,25
Coll. Gasc 67.
9
26
326
185
225
7,75
7,7
Coll. Gasc 70.
26
308
IRSN 3224.
26
358
196
430
11,3
15,5
RGMC 148.
9
28
359
192
325
10,1
10,3
RGMC 995 .
9
26
339
194
355
11
13
RGMC 1882.
3
26
333
190
245
8,65
8,85
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
273
-
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
28
344
331
348
320
340
315
191
187
190
188
190
182
180
185
185
190
11,6
10,15
10,3
10,3
11,5
10,65
10,5
10,4
10,7
350
330
400
270
215
200
240
385
310
9^25
7,6
8,15
8,9
13.15
12.15
6.35
9,8
7.35
312
315
8,65
12,3
8,85
RGMC 135.
24
318
9,05
8,7
8,2
8,2
11,05
7,8
10,95
13,05
193
420
12,2
14,2
RGMC 14687.
369
198
435
11,7
12,2
184
330
10,2
10,75
RGMC 1442.
313
177
305
8,7
11,9
196
450
12,15
14,5
195
290
9,35
9
366
199
260
8,7
7,5
187
90
6,15
4,45
336
191
385
10,6
13,7
MBL 1138.
349
184
325
8,8
9,95
MBL 1169.
27
359
192
405
11,85
12,7
$
28
357
200
335
9,2
11,7
MBL 1888 .
28
379
201
170
7,55
5,2
(Syntype de T. boulengerii)
$
26
381
201
545
12,85
13,5
BM 1946.1.11.18.
(Syntype de T. boulengerii)
MBL 1166.
26
26
359
342
192
185
170
195
7,65
7,35
6,9
MBL 1146.
28
351
187
14,1
Tableau XIX. — Typhlops lineolatus tanganicanus Laurent.
n°
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
MCZ 54509 (Paratype).
<?
23
354
227
290
8,2
8,1
MCZ 50066 « .
ê
24
368
232
265
7,75
6,05
MCZ 52623 .
9
24
397
239
385
8,95
8,85
MCZ 52624 « .
s
24
371
232
210
6,7
6,1
MCZ 52625 « .
s
24
380
234
195
6,45
5,8
MCZ 55471 « .
9
24
416
247
170
6,25
I 4,55
4 564 009
18
Source : MNHN , Paris
274
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
n»
Sexe
Ec. transv.
Eo. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
MCZ 57437 « .
?
24
422
245
310
8,2
6,65
MCZ 57438 « .
24
401
224
230
6,5
5,5
MCZ 54439 (Holotype).
?
24
412
238
385
8,45
9,1
Tableau XX. — Typhlops gierrai Mocquard.
n°
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
MHNP 1897.24 .
c?
28
435
231
480
11,6
9,5
(Type)
BM 1927.8.17.8.
28
445
239
175
6,9
5,4
MCZ 23473.
r?
28
425
227
360
9,85
8,45
MCZ 125176.
V
28
440
236
210
7,7
6,1
MCZ 23086.
«î
28
404
227
260
8
6,1
MCZ 23087.
V
28
441
235
280
8,25
6,55
MCZ 23088.
V
28
422
225
170
6,85
4,9
MCZ 23089.
3
28
421
227
230
7,95
5,5
MCZ 23090.
28
432
238
295
8,9
7
MCZ 23091.
28
408
219
390
9,85
10,5
MCZ 23084.
V
32
462
242
365
9,35
7,45
Tableau XXI. — Typhlops rondoensis Loveridge.
n°
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
MCZ 48066.
?
24
328
197
225
6,6
5,85
(Type de T. t. rondoensis)
160
5,85
MCZ 48067.
24
321
200
4,75
5,75
MCZ 48068.
24
350
202
4
165
6,2
BM 1966.905.
24
379
216
4,7
MCZ 57185.
C?
26
341
206
275
7,15
MCZ 57186.
<?
24
349
212
320
7,9
9,15
MCZ 54510.
$
23
319
197
350
9,55
11,5
MCZ 57187.
$
26
345
197
225
7,7
5,95
MCZ 57188.
?
26
356
194
175
6,65
5,1
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
275
Tableau XXII. — Typhlops bibronii (A. Smith).
-
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
MHNP 1896-385.
$
34
422
207
115
5,1
3,95
BM 1902.2.17.1.
32
387
TM 4857.
$
32
410
197
320
9
9,75
TM 22218.
V
32
453
219
365
10,35
10
BM 58.4.11.2.
V
32
426
210
275
8,65
7,45
BM 1903.11.30.2.
V
32
436
207
225
7,5
6
BM 1946.1.11.22.
32
442
218
315
9,4
8,45
(Type de 0. bibronii) .
BM 1902.12.11.6.
rf
32
363
188
220
8,1
7,75
BM 91.5.6.13.
V
34
447
209
325
8,5
7,7
TM 4874.
¥
30
398
206
470
11.9
13,15
TM 4878.
V
31
406
199
445
10,9
14,7
TM 4877.
30
366
182
280
8,5
9,5
TM 26234.
9
30
424
223
255
7,85
7,25
TM 24800.
$
33
415
206
220
7,45
8,2
TM 33718.
â
34
413
211
270
8,7
7,2
TM 27557.
<?
32
421
212
230
8,1
8,25
TM 26816.
â
32
396
209
300
9,65
8,7
TM 35612.
$
32
433
216
300
9,2
7,3
TM 32699.
?
32
426
216
230
9,15
8,45
Tableau XXIII. — Typhlops fornasinii Bianconi.
n°
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crin.
Larg. C.
24
264
155
150
5,25
3,9
24
264
157
150
4,6
3,45
272
167
155
5,05
4,95
22
245
159
145
5,2
4,4
(Syntypes de 0. mossambicus)
24
252
159
150
5,75
5,95
26
277
100
4,6
(Syntypes de 0. trilobus)
ZMU 3944 .
24
263
153
155
6
4,75
(Type de 0. tettensis)
154
150
5,7
4,2
C?
24
261
154
120
5
4,3
$
24
274
157
145
5,1
3,65
<$
24
268
157
140
5,45
4,65
26
243
160
120
4,9
3,05
$
26
276
160
150
5,55
4,5
Ç
26
278
157
130
4,9
4,1
$
26
274
156
110
4,95
5,45
5,85
4,3
24
260
156
145
4,15
1 4,3
TM 4846.
¥
26
271
159
155
Source : MNHN, Paris
276
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
n-
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
TM 4847.
9
26
276
163
155
6
5,7
TM 4849.
c ?
26
269
155
85
4,35
3,7
TM 4850.
3
26
268
159
130
5,5
4,75
TM 4830.
3
26
246
147
135
5,2
4,85
TM 4836.
3
26
249
144
145
5,9
5,15
TM 4837.
3
24
249
148
130
5,1
4,45
TM 4838.
3
24
243
146
130
5,9
4,75
TM 4848.
3
26
232
144
125
5,65
4,05
Tableau XXIV. — Typhlops boylei FitzSimons.
a"
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crin.
Larg. C.
BM 1933.9.9.45.
28
351
211
185
5,35
5,20
BM 1933.9.9.46.
26
377
212
185
5,65
4,05
BM 1933.9.9.47.
28
364
212
150
4,9
3,9
Tableau XXV. — Typhlops cuneirostris Peters.
ZMU 9531 (Type)..
BM 1949.2.1.17.
BM 1949.2.1.18.
BM 1949.2.1.19.
BM 1949.2.1.20.
22
Les spécimens suivants ont été examinés par Gans et Laurent
22-24
22
22
22
22
22
MCZ 74463.
MCZ 74464.
MCZ 74466.
MCZ 74467.
MCZ 74451.
MCZ 74452.
MCZ 74453.
MCZ 74465.
(Holotype de T. c. calabresi)
MCZ 74454.
MCZ 51294.
(Paratype de T. c. calabresi)
MCZ 51295.
(Paratype de T. c. calabresi)
BM 1949.2.1.13.
BM 1949.2.1.14.
22
22
22
22
,0 »S-
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
229
116
130
5,1
4,7
267
140
135
5,45
5,45
294
146
165
5,65
5,7
272
140
125
5,3
4,4
271
Laurent (1965)
216
118
134
5,2
226
118
125
4,9
248
126
143
6,1
224
119
105
4,3
220
115
132
5,5
234
117
148
6,2
232
124
138
5,5
274
140
149
5,0
244
120
135
5,5
292
151
165
5,8
279
145
177
5,5
278
140
159
6,5
271
138
154
5,5
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
277
BM 1949.2.1.15.
BM 1949.2.1.16.
BM 1949.2.1.22.
BM 1949.2.1.23.
BM 1949.2.1.24.
BM 1949.2.1.25.
BM 1949.2.1.26.
BM 1949.2.1.27.
BM 1949.2.1.29.
BM 1949.2.1.30.
BM 1949.2.1.32.
BM 1949.2.1.33.
BM 1949.2.1.34.
BM 1949.2.1.35.
BM 1949.2.1.36.
BM 1949.2.1.37.
BM 1949.2.1.38.
BM 1949.2.1.39.
BM 1949.2.1.40.
BM 1949.2.1.41.
BM 1949.2.1.42.
BM 1958.1.6.21.
BM 1949.2.1.12.
BM 98.5.21.26.
BM 96.5.30.8. A.
BM 96.5.30.8. B.
BM 98.1.28.12.
22
22
22
22
22
22
22
22
22
22
22
22
22
22
22
22
22
22
22
22
22
22
22
22
22
22
22
258
274
267
275
294
290
278
297
272
278
270
280
280
277
286
292
278
275
273
268
277
272
302
285
261
257
259
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
135
109
6,0
139
153
6,0
139
141
5,0
142
163
7,0
151
189
7,0
150
107
4,5
140
144
5,5
149
173
6,0
142
181
6,5
142
156
6,0
140
135
5,5
145
92
4,2
144
90
4,0
144
127
4,5
147
164
5,5
148
180
6,0
142
138
4,5
142
132
5,0
140
152
7,0
138
158
5,5
142
103
3,5
140
137
4.5
153
167
5,5
150
84
4,0
130
122
4,0
132
114
5,5
139
118
4,5
Tableau XXVI. — Rhinotyphlops Udandei (Schlegel).
BM 90.9.26.14.
BM 90.9.26.15.
BM 90.9.26.16.
MHNP 337. $
MHNP 324. c?
MHNP 324 bis. $
MHNP 6992 (syntype). <5
MHNP 6992 bis (syntype). ... Ç
MHNP 3214 (syntype) . 3
MHNP 3214 bis (syntype). ... $
MHNP 1492 (syntype). 3
RMNH 3715 (1) (syntype). .. •
RMNH 3715 (2) (syntype). ...
RMNH 3715 (3) (syntype). ...
RMNH 3715 (4) (syntype). ...
TM 13388. cî
MHNP 345. cî
transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
346
189
185
6,1
4,25
353
194
195
5,9
4,4
348
188
85
3,8
2,85
200
255
6,45
7
346
202
215
5,75
5,55
388
202
175
5,2
4,4
338
195
190
5,5
4,8
374
196
205
5,7
5,7
29
379
201
215
6,2
6
382
211
185
6,6
5,2
28
357
200
235
6,2
5,6
30
384
203
220
6,35
4,9
29
360
194
175
6
4
28
339
198
175
5,55
5,1
30
370
206
160
5,75
4,5
30
381
211
200
5,5
4,2
30
349
202
180
4,8
1 4 > 7
Source : MNHN, Paris
278
ROLANDE ROUX ESTÈVE
no
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
TM 27186.
?
28
428
236
300
6,95
7,5
TM 22244.
$
30
441
246
305
7,2
7
TM 28761.
3
26
337
209
170
5,35
4,5
TM 21480.
V
28
362
198
220
6,2
5,65
TM 29769.
?
28
377
195
240
6,95
7,15
TM 29770.
?
28
367
202
220
6,15
5,7
TM 29771.
28
360
202
110
4,3
3,4
TM 19400.
9
29
384
218
270
6,7
6,05
TM 19401.
9
28
361
215
210
5,4
5,75
TM 19412.
9
28
380
222
310
7,45
7,45
TM 4917.
9
27
344
205
240
6,45
5,1
Tableau XXVII. — Rhinotyphlops schlegelii schlegelii (Bianconi).
n»
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
$
42
501
198
525
14,5
11,95
32
341
175
270
10
12,45
Ç
41
471
206
235
9,8
7,65
$
36
427
203
270
10,35
9,65
$
38
424
194
680
15,5
19,15
3
36
403
187
230
10,15
9,1
$
38
453
195
590
14,2
22,25
38
402
187
200
10,45
3
38
420
184
340
10,85
12,55
$
40
492
202
665
16,25
28,1
Tableau XXVIII. — Rhinotyphlops schlegelii dinga (Peters).
n°
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
RGMC 10507.
3
33
369
183
180
7,5
6,25
RGMC 6003.
3
32
360
177
190
7,15
5,75
RGMC 9993.
3
32
361
180
205
8,2
6,5
IRSN 4728.
9
34
418
197
260
9,5
6,05
IRSN 4728.
J
35
416
200
135
6,85
4,2
IRSN 4745.
3
34
362
180
230
8,7
6,9
IRSN 258.
32
366
181
115
6,6
4,4
IRSN « .
9
36
405
193
295
9,8
9,05
IRSN « .
9
36
424
198
260
10
8,5
RGMC 16878.
9
36
416
195
280
11,8
10,1
RGMC 8623.
j
34
392
196
130
6,85
4,6
RGMC 8624a.
J
34
409
198
130
6,95
4,8
RGMC 8622.
3
33
358
188
145
6,8
5,65
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
279
-
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
RGMC 9879.
6
34
307
166
210
8,85
8,7
RGMC 8624.
J
34
360
191
125
6,4
4,35
RGMC 7962.
34
403
195
400
12,25
10,55
RGMC 7921.
<î?
34
380
192
360
12,7
11,9
RGMC 7088.
r?
34
381
186
210
9
7,85
RGMC 9682.
V
35
402
198
280
10
10,25
RGMC 9684.
¥
36
393
191
220
8,85
8,4
RGMC 9683.
s
32
336
176
215
8,75
7,8
RGMC 9290.
34
386
188
300
8,95
9,2
IRSN 5041.
$
34
385
193
355
11,45
10,8
1RS N 4726.
r?
32
383
150
5,75
RGMC 17408.
V
34
378
192
300
10,45
10,25
RGMC 17409.
9
34
393
191
260
9,15
8,8
RGMC 17410.
ÿ?
34
389
185
180
7,65
5,75
RGMC 1876.
32
379
193
415
13,15
10,65
RGMC 1893.
9
34
405
202
250
9,6
8,2
RGMC 2031.
ê
33
369
188
210
8,1
7,5
RGMC 14819.
9
36
403
189
310
12
11,45
RGMC 14816.
<$
35
361
184
250
8,9
9,2
RGMC 14818.
s
34
352
182
245
9,05
8,75
RGMC 14817.
34
347
177
170
6,7
6,35
RGMC 2483.
9
33
358
185
280
11,1
9,4
RGMC 15828.
S
32
360
186
410
13,55
11,7
RGMC 3112.
é
32
347
179
220
8,95
9
RGMC 11693.
33
334
175
120
6,3
5
RGMC 11943.
9
34
397
193
155
7,25
5,65
RGMC 2368.
$
37
423
193
425
12,4
RGMC 10287.
<?
36
350
173
175
7,15
6,55
RGMC 10288.
9?
34
392
190
210
7,3
7,3
RGMC 10101.
32
358
177
190
7,4
RGMC 10139.
$
34
413
188
175
7,15
RGMC 10100.
S
32
371
191
295
9,75
11,45
RGMC 2647.
s
34
378
174
250
10,35
36
357
176
260
10,05
9,5
RGMC 2645.
$
36
399
184
270
9,9
RGMC 2648.
9
38
423
192
290
34
364
9?
36
411
197
295
10,2
RGMC 2601.
<?
34
362
175
175
7
RGMC 2603.
<?
34
347
181
7,55
7,85
s
34
352
178
7,35
$
32
364
188
315
11,4
RGMC 21141.
9
35
409
194
310
11,25
RGMC 1189.
<?
33
347
179
RGMC 8382.
c?
33
352
184
170
7,4
RGMC 9978.
9
34
406
201
225
8
6,8
RGMC 8361.
32
432
207
295
9,15
8,65
RGMC 1341.
9
34
423
IRSN 3091.
9
34
408
204
560
14
20,25
IRSN 3092.
9
34
407
205
230
8,7
6,9
IRSN 4744.
32
379
201
250
8,7
8,95
RGMC 1293.
6
33
374
195
215
| 8,45
1 6,8
RGMC 7648.
6
34
1 390
198
260
9,2
7,9
RGMC 7649.
3
33
378
192
165
1 7,4
1 4,9
Source : MNHN, Paris
280
ROLANDE ROUXESTÈVE
»•
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
RGMC 8358.
$
34
402
203
315
9,15
10,5
RGMC 2166.
V
34
402
201
345
10,35
10
RGMC 9378.
32
426
206
155
7,3
RGMC 11592.
34
426
206
150
6,9
6
RGMC 8380.
9?
35
415
205
275
9,7
9,05
RGMC 11715.
V
36
403
195
220
8,35
6,2
RGMC 2029.
ÿ
34
412
205
585
13,1
16
RGMC 11716.
36
413
140
7
5,45
RGMC 11680.
34
429
211
705
16,95
26,9
RGMC 2174.
<??
35
376
183
300
11,2
11,35
IRSN 3093.
34
351
176
225
9,25
6,85
RGMC 20560.
v?
32
370
190
155
7,05
4,7
RGMC 20562.
V
34
396
198
170
7,2
5,5
RGMC 21169.
V
34
431
203
180
6,95
4,65
RGMC 1517.
V
35
420
205
495
12,45
14,8
RGMC 8865.
?
35
397
200
310
9,25
9,8
RGMC 8392.
32
381
196
140
6,9
3,5
RGMC 7265.
9
36
427
205
250
9
8,1
RGMC 6095.
9
36
444
213
415
11,45
12,85
IRSN 8067.
9
34
444
205
225
8,05
5,65
IRSN 8067.
9
34
429
202
240
9,3
6,6
IRSN 8067.
9
34
429
200
210
8,15
6,05
IRSN 8068.
3
30
367
189
150
6,8
4
IRSN 8069.
3
31
382
192
225
8,75
6,7
IRSN 8070.
9
32
429
207
270
8,85
7,3
IRSN 8071.
3
32
380
192
240
8,3
6,45
IRSN 8072.
3
32
408
192
280
9,2
8,05
IRSN 8073.
9
34
453
199
495
13,6
13,3
IRSN 8074.
9
33
417
206
410
11,65
10
IRSN 8074.
34
447
203
155
6,5
4,75
IRSN 8075.
34
434
209
165
6,65
4,05
IRSN 8076.
3
33
378
189
140
6,25
4,4
IRSN 8077.
3
32
380
189
150
6,65
4,8
IRSN 8078.
9
32
370
203
440
11,95
12,6
IRSN 8079.
34
456
208
160
6,4
5,4
IRSN 8080.
9
34
417
202
440
12,4
15,65
IRSN 8081.
9
34
410
209
410
12,1
9
IRSN 8082.
3
32
375
194
255
8,85
7,25
IRSN 8083.
34
404
204
390
11,5
12,9
IRSN 8083.
3
32
358
186
235
8,5
7,3
IRSN 8084.
9?
35
437
205
140
6,2
4,3
IRSN 8085.
9
34
419
206
245
8,8
7
IRSN 8085.
33
376
193
250
9,25
8,6
IRSN 8086.
35
412
206
150
7,25
4,5
IRSN 8087.
3
32
372
196
160
6,45
6,15
IRSN 8088.
32
393
201
270
8,5
7,15
IRSN 8089.
9?
34
431
208
175
8
5,8
IRSN 8090.
33
375
189
310
10,65
10,5
IRSN 8090.
34
392
199
445
13,7
13,5
IRSN 8090.
9?
36
402
189
285
10
8,5
IRSN 8091.
3
36
375
193
190
8,25
6,85
IRSN 8092.
34
341
171
250
9,35
RGMC 3066.
3
34
348
187
390
12,05
12,1
RGMC 3075.
3
32
365
192
295
10,3
10,6
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTIL1A-SERPENTES
281
n°
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
RGMC 9501.
32
?340
182
215
8,25
RGMC G041.
Ç?
34
387
193
290
10,15
RGMC 6043.
35
374
196
450
12,45
RGMC 6046.
9
36
393
195
305
10.8
11,55
RGMC 6042.
S'I
33
402
189
150
7
5,2
RGMC 9362.
36
432
203
540
14,7
19,85
RGMC 16543.
¥
36
399
192
540
23,2
RGMC 19431.
34
413
207
165
6,8
5,2
RGMC 19432.
3
33
374
202
180
7,4
5,1
RGMC 19430.
9
36
428
207
200
7.1
6,45
RGMC 2016.
34
423
RGMC 6993.
9
36
430
202
190
7,7
5,9
IRSN 4725.
y?
36
420
196
ISO
7,9
5,55
1RSN 4727.
34
374
240
8,75
6,75
MCZ 40066.
32
312
168
195
8,85
6,25
MCZ 40067.
34
351
177
190
8,25
6,15
MCZ 40068.
33
334
178
235
9,2
8,3
MCZ 40061.
34
385
181
320
10,6
9,8
MCZ 40062.
3
34
344
167
130
7
4,8
MCZ 40063.
34
329
169
130
7,65
4,55
MCZ 40064.
36
389
183
435
13,4
9,65
MCZ 40065.
34
328
172
140
7,95
7
MCZ 40069.
$
34
381
182
260
10,3
7,6
MHNP 5733.
3
32
335
179
330
9,45
11,05
USNM 20125.
35
374
176
135
7,55
6,4
USNM 20124.
34
320
169
210
8,9
USNM 20123.
36
364
186
440
13,9
13,6
MHNP 1895-131.
?
34
381
186
435
13,75
MHNP 1897-25.
$
32
354
182
410
12,4
MHNP 1922-32.
$
34
395
182
300
10,85
MHNP 1896-587.
3
33
333
177
260
9,35
USNM 62891.
31
351
186
165
7,3
USNM 62892.
30
348
193
135
7,25
5,4
BM 1920.5.4.47.
9
32
381
199
465
13,15
14,45
USNM 62893.
34
422
208
34
410
200
385
8,85
30
350
187
7,75
32
405
203
520
14,4
15,9
30
350
192
275
32
373
192
8,45
6,4
34
412
199
240
8,55
6,05
32
352
193
310
8,55
35
410
198
115
4,75
32
354
188
130
6,55
5,2
BM 1950.1.1.43.
34
411
192
370
12.2
11,65
32
373
189
410
13,2
35
401
191
330
11,35
9,6
BM 1950.1.1.46.
34
404
197
300
9,35
8,6
BM 1950.1.1.47.
32
361
190
280
9,8
7,25
BM 1950.1.1.48.
3
32
332
186
190
7,4
1 5,75
BM 1950.1.1.49.
33
360
187
250
| 8,9
'■ 8,15
BM 1950.1.1.50.
32
404
194
215
8,45
6,4
BM 1950.1.1.51.
3
34
355
179
190
| 7,5
7,2
Source : MNHN, Paris
282
ROLANDE ROUX ESTÈVE
-
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Cr&ne
BM 1950.1.1.52.
MBL 1153 .
<3
30
360
187
240
8,85
MBL 1154.
V
35
395
191
503
14,15
ZMU 3963 .
<3
34
383
184
235
8,7
ZMU 3943 .
V
34
374
190
365
12,4
ZMU 3946 .
3
34
404
197
280
9,85
ZMU 3947 .
3
33
398
200
280
8,45
ZMU 3919.
9
34
404
196
425
13,3
ZMU 23459 .
34
MCZ 18170.
$
35
439
221
780
15,1
MHNP 1883-207.
V
34
438
211
600
15,2
MHNP 1883-208.
?
36
428
211
785
16,8
MHNP 1883-209.
V
37
440
211
620
14,9
MHNP 1885-426.
V
36
449
219
745
15,15
IRSN 3232.
32
489
209
165
6,8
IRSN 3227.
34
440
208
150
7,65
MCZ 30050.
34
458
211
470
13,1
MCZ 30051.
34
452
217
435
12,15
MCZ 30052.
34
448
212
405
11,6
MCZ 30053.
34
457
208
365
11,15
MCZ 30054.
32
403
200
355
9,85
MCZ 30055.
32
403
200
315
10,1
MCZ 30056.
34
421
206
295
9,1
MCZ 30057.
32
392
194
300
9,65
RGMC 11221.
34
456
180
7,05
MCZ 30061.
34
420
195
385
MHNP 1906-49.
32
411
193
120
6,45
MCZ 44457.
34
467
MCZ 51037.
34
414
204
415
12,5
MCZ 51036.
33
385
196
230
8,75
ZMU 3918.
40
453
200?
685
ZMU 3945 .
$
34
450
212
400
11,8
ZMU 3942 .
$
35
435
204?
410
MHNP 1894-10.
36
438
202
180
7,10
MHNP 1895-297.
$
34
452
209
470
12,5
MHNP 1895-298.
9
34
479
224
305
9,05
MHNP 1895-299.
S
34
464
213
305
9,4
IRSN 3233.
$
34
390
192
210
8,25
IRSN 4002.
34
455
IRSN 4004.
9
36
462
214
235
7,45
US NM 63536.
35
469
221
350
10,35
MHNP 1893-68.
c?
36
422
200
300
10,65
MCZ 51032.
35
426
207
180
7,45
MCZ 51033.
34
491
216
310
9,9
MCZ 51035.
34
420
205
585
14,6
MCZ 51034.
34
429
210
325
10,6
MHNP 1933-29.
9
36
452
217
490
13,3
TM 12719.
9
36
449
199
475
13
TM 22970.
9
34
441
212
465
13,7
TM 25580.
<3
34
397
199
310
9,75
TM 21050.
â
34
412
190
225
8,45
TM 21617.
<3
34
422
190
280
8,6
TM 21619.
9
34
431
TM 21620.
36
438
204
240
8,8
Larg. C.
7,05
18,1
6,85
12,2
7,75
9,4
12,55
17
14,85
17.75
15,2
14,35
3.8
4,6
11,05
8.8
7,65
7,9
8,95
6.85
7.3
8,35
5,15
8.95
4.55
9,1
6.55
15
12,15
8.85
5,8
13.75
7.95
8.3
6.4
9,15
9,7
5,85
7.9
18,5
7.5
13,1
16,9
12,4
9.6
8
8,65
5.9
Source : MMHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
283
TM 21622.
TM 21623.
TM 21625.
TM 16222.
MCZ 44456.
TM 26058. .
TM 34468. .
Ec. transv.
Ec. long.
<? 34
30
$ 36
$ 35
$ 36
$ 34
34
406
381
436
422
479
417
381
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
200
355
10,85
8,8
195
270
9,25
7,9
205
485
13,05
14,5
205
745
21,2
219
230
9,45
7,3
211
380
11,85
11,75
187
215
6,35
Tableau XXIX. — Rhinotyphlops schlegelii petersii (Bocage).
»,
Sexe
Ee. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
MBL 1887 .
36
424
187
515
15,15
15
MBL 1175 a .
3
34
376
175
240
11,15
9,7
MBL 1175 b.
3
34
359
178
265
10,65
9,5
MBL 1151.
V
38
407
191
720
18,9
19,3
MBL 1171 a .
c??
34
368
178
160
8,15
6,35
MBL 1171 b.
3
33
362
178
150
8,3
5,2
MBL 1171 c.
?
38
421
189
145
8,3
4,85
MBL 1171 d ...
$
38
432
192
155
8,8
5,8
MBL 1171 e.
$
38
440
193
160
8,85
5,75
BM 93.12.27.9.
$
39
428
189
620
17,5
14,75
MBL 1867 .
34
374
189
290
10,9
10,3
MBL 1868 .
35
379
189
160
7,7
7,15
Tableau XXX. — Rhinotyphlops schlegelii breois (Scortecci).
n°
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
410
215
185
9,1
40
557
250
235
9,3
34
434
235
480
10,15
427
224
370
10,35
36
437
236
350
10,05
36
485
248
700
13,1
37
400
197
460
13,25
36
393
195
470
13,9
MCZ 53303.
38
380
193
455
13,55
?
38
391
195
435
38
395
197
425
13,15
13,6
11,85
38
406
195
MCZ 53307.
38
389
194
37
403
MCZ 53309.
38
397
193
320
?
Larg. C.
7.3
7.4
12,9
11,05
9,75
20,8
14,7
14,65
18,4
14.55
12.55
15.3
12.3
15
8,25
Source : MNHN, Paris
284
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
*
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
MCZ 53310.
38
398
194
330
11,95
12,35
MCZ 53311.
38
390
194
?315
?
9,95
MCZ 53312.
38
377
191
250
9,85
10,35
MCZ 53313.
38
396
192
235
10,45
8,75
MCZ 53314.
38
395
190
220
9,8
8,05
MCZ 53315.
38
384
194
170
8,1
7,4
MCZ 53316.
38
422
196
165
7,65
7,1
MCZ 53317.
37
383
192
145
7,8
6,25
MCZ 53318.
38
411
196
140
7,9
6,5
MCZ 53319.
38
407
194
140
8,1
6,1
MCZ 53320.
38
405
195
135
7,9
6,8
Tableau XXXI. — Rhinotyphlops leucocephalus (Boulenger).
„o
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
BM 1946.1.11.96.
(type)
24
369
193
220
6,5
5,3
Tableau XXXII. — Rhinotyphlops schinzi (Boettger).
n°
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crtnc
Larg. C.
TM 4936.
?
24
440
223
215
4,65
4,05
BM 1910.8.5.1.
24
413
217
180
4,6
3,45
TM 30515.
??
26
469
241
145
4,15
2,55
TM 22281.
24
450
231
165
4
2,6
TM 27184.
$
24
460
244
205
4,4
3,55
TM 27185.
3
24
421
219
180
4,8
3,5
3
24
453
239
150
4
3,15
TM 28702.
3
22
427
228
180
4,75
3,7
TM 28703.
3
24
452
235
200
3,65
TM 33058.
3
34
449
226
225
6
5,65
TM 27736.
3
26
454
237
220
5,2
4,3
TM 28303.
$
26
538
272
255
4,65
3,95
TM 28304.
3
26
511
266
205
4,3
3,25
MCZ 22404.
22
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
285
Tableau XXXIII. — Rhinotyphlops anomalus (Bocage).
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
MBL 1177 a.
ê
30
392
203
300
8,7
9,35
MBL 1177 b.
r?
29
369
188
210
6,8
6,45
MBL 1177 c.
V
31
404
205
260
7,9
7,65
MBL 1177 d.
$
32
420
206
270
8
6,95
MBL 1871 .
32
365
184
120
5,45
5,3
(Type de T. anchielae)
MBL 1157 a.
$
32
412
205
350
9,95
12,3
MBL 1157 b.
$
32
408
200
315
9,85
10,25
MCZ 25870.
V
32
431
198
365
11,
10,75
BM 1908.5.15.1 .
V
32
419
201
400
? 9,85
14,7
Tableau XXXIV. — Rhinotyphlops newtoni (Bocage).
no
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
567
321
390
5,9
5,8
<?
26
446
290
220
5,1
3,95
466
301
255
5
4,35
496
311
235
4,75
4,3
28
514
302
280
5,85
4,5
(Type de T. naveli )
Tableau XXXV. — Rhinotyphlops crossii (Boulenger).
n°
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
BM 1946.1.11.55.. (type).
BM 1902.11.10.4.
24
24
473
498
307
317
285
310
5,2
5,25
4.9
3.9
Tableau
XXXVI. — Rhinotyphlops somalicus (Boulenger).
n°
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
25
656
391
445
6,65
5,4
(holotype)
$
28
621
339
525
8,1
9,1
ç?
28
555
301
510
8,15
8,6
(Types de T. acutirostris)
Source : MNHN, Paris
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Tableau XXXVII. — Rhinotyphlops feae (Boulenger).
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
205 (Blgr)
330 (Blgr)
190
(type de T. feae)
(holotype de T. principis)
BM 1946.1.11.56.
(paratype de T. principis)
22
480
311
3,8
2,5
Tableau XXXVIII. — Rhinotyphlops praeocularis (Stejneger).
».
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
USNM 20799 (holotype).
28
493
333
335
6,7
6
IFAN 52.1.2.
$
28
544
358
390
6,95
5,95
Tableau XXXIX. — Rhinotyphlops stejnegeri (Loveridge).
».
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
USNM 23979 (holotype).
28
508
319
405
7,9
7,2
USNM 23980 (paratype).
30
548
340
390
7,5
7,1
RGMC 2363.
28
? 367
465
8,75
8,45
RGMC 11695.
3
28
500
307
415
7,95
6,7
RGMC 5970.
29
498
319
265
6,05
4,05
RGMC 2307.
9
29
518
334
415
7,95
6,7
RGMC 27414.
28
? 488
? 330
? 330
7,2
5,65
Tableau XL. — Rhinotyphlops caecus (A. Duméril).
».
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
BM 1908.5.30.7.
22
451
MHNP 1063 (type).
3
22
444
322
325
5,15
4,25
MHNP 1063 A (type).
3
22
454
333
325
4,55
4,15
MHNP 1072.
3
22
417
331
320
5
4,75
MHNP 1916-224.
V
22
468
345
370
5,7
4,8
MHNP 1885-764.
V
22
453
345
380
5,5
5,4
MHNP 1901-542.
9
22
498
371
365
5,65
5,05
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
287
-
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
MHNP 1901-543.
?
22
506
360
350
4,9
4
MHNP 1906-180.
C?
22
464
328
300
5,2
RGMC 1398.
<?
24
466
324
310
5,5
4,9
(paratype de T. c. pilmanï)
BM 1919.8.26.5.
24
512
360
400
5,1
6,8
(paratype de T. c. pitmani)
RGMC 1382.
r?
24
452
334
385
6,25
5,7
RGMC 1382 A .
9
22
490
336
365
6,2
6
RGMC 3186.
<î
24
462
332
300
5,4
3,8
IRSN 9262.
24
508
334
355
5,8
5,3
RGMC 14514.
24
561
342
325
5,1
4,05
RGMC 16460.
$
24
520
368
350
5,2
4,6
RGMC 16461.
v
24
542
371
390
5,6
4,05
RGMC 20993.
â
24
453
328
305
5,35
4,85
RGMC 20994.
<?
24
462
331
320
5,3
4,8
RGMC 9474.
$
24
475
346
370
5,9
6,05
RGMC 10117.
9
24
? 513
? 338
? 350
5,9
4,55
RGMC 16298.
24
522
347
370
6,1
5,1
(holotype de T. c. pitmani)
RGMC 16913.
24
5,65
6,3
(paratype de T. c. pitmani)
RGMC 17041.
24
549
372
400
6,3
4,65
IRSN 9261.
$
24
528
361
330
5,9
4,9
IRSN 9261 a.
9
24
549
357
325
5,45
5,2
IRSN 9261 b.
$
24
523
355
335
6,1
4,85
RGMC 8005.
9
24
536
362
305
5,1
4,15
RGMC 8159.
24
497
355
355
5,85
5,85
RGMC 8250.
24
467
347
290
5,15
3,8
RGMC 9312.
9
24
523
360
350
5,9
4,6
IRSN 9263.
24
451
329
100
4,2
2,6
RGMC 15658.
<?
24
480
339
335
5,3
5,15
RGMC 1493.
$
25
543
368
355
5,85
4,9
RGMC 1780.
<?
24
497
334
315
5,45
5,1
RGMC 3787.
?
24
524
355
425
6,05
6
RGMC 15609.
<J
24
497
328
350
6,2
5,55
IRSN 8262.
9
24
517
343
315
5,8
4,4
RGMC 12126.
24
6,1
5,25
RGMC 21430.
RGMC 12245.
9
24
524
349
330
5,45
RGMC 18001.
9
24
542
345
415
6,6
5,2
RGMC 5466.
s
24
464
329
320
5,2
4,05
S
26
461
311
350
6,2
5,7
IRSN Kasalabango.
â
26
506
336
295
5,45
5,1
IRSN Béni.
26
484
310
350
5,85
5,35
BM 68.8.12.1.
22
474
359
380
5,25
5,25
Source : MNHN, Paris
288
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Tableau XLI. — Rhinotyphlops pallidus (Cope).
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
MCZ 40075.
22
412
260
170
MCZ 40076.
22
380
235
165
MCZ 40077.
22
386
248
115
MCZ 40078.
22
395
247
135
BM 68.2.29.135.
22
433
274
170
BM 1950.1.5.34.
22
421
274
125
MCZ 53324.
24
452
297
265
MCZ 53325.
23
452
294
210
MCZ 53326.
22
466
303
150
MCZ 53327.
22
449
299
215
MCZ 53328.
22
454
287
190
MCZ 53329.
? 280
110
MCZ 53332.
24
464
295
250
Crâne
Larg. C.
3,9
2,4
4,4
3,1
3,4
2,25
4,05
2,6
3,85
2,9
3,45
2,5
4,9
4,05
4,1
3,5
3,6
2,25
4,1
3,55
4,15
3,45
3,45
2,45
4,95
3,15
Tableau XLII. — Rhinotyphlops lumbriciformis (Peters).
».
s.”
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
ZMU 8045 (syntype).
J
18
545
362
445
6,2
7,5
ZMU 8045 A (syntype).
¥
18
601
374
265
4,3
4
ZMU 18088 .
s
18
553
364
390
6,3
7
(type de T. kleebergi)
MCZ 48045.
$
18
582
382
320
5,65
4,7
MCZ 48046.
?
18
160
4,65
3,05
MCZ 48047.
?
18
594
376
245
4,85
3,45
MCZ 39951.
18
MCZ 40072.
18
512
333
355
5,7
MCZ 40073.
18
580
394
365
5,65
5
MCZ 40074.
18
598
382
275
4,85
3,9
MCZ 40071.
18
496
337
290
5,5
USNM 43097.
18
560
363
355
5,25
Tableau XLIII. — Rhinotyphlops gracilis (Ster
nfeld).
».
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
IRSN 2203.
$
22
709
418
450
5,85
(paratype de T. kibarae)
IRSN 4971.
?
22
653
397
400
4,95
5,3
IRSN 4972.
22
668
377
340
5,25
RGMC 7375.
$
22
672
405
325
4,45
(holotype de '1. katangensis)
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPT1LIA-SERPENTES
*
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
RGMC 7376. (paratype).
22
RGMC 7251.
22
635
413
470
5,3
4,2
(holotype de T. leptosoma)
RGMC 7252 (paratype).
$
24
629
404
415
5,4
4
IRSN 8625.
22
682
426
430
5,3
4,85
IRSN 8626.
22
424
435
6,25
4,15
IRSN 8627.
22
707
417
465
6,6
5
IRSN 8627.
22
656
409
350
4,95
4,2
IRSN 8627.
22
707
426
400
5,6
4
IRSN 8627.
22
701
422
210
4,15
3
IRSN 8628.
22
670
397
430
5,25
4,8
IRSN 8629.
22
651
401
290
4,5
3,1
Tableau XLIV. — Rhinotyphlops graueri (Sternfeld).
no
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
RGMC 1985.
24
602
382
360
5,2
5,2
(holotype de T. leptosoma polli)
IRSN 2057.
24
557
347
5,05
4,85
RGMC 15353.
?
24
542
349
235
4,35
3,7
(paratype de T. 1. polli et de
T. kibarae)
RGMC 18002.
?
24
587
364
350
(paratype de T. 1. polli).
RGMC 18003.
24
579
355
(paratype de T. 1. polli)
RGMC 18004.
(paratype de T. 1. polli)
24
565
350
285
9
24
590
375
270
MCZ 48051.
24
532
344
330
5,45
3,95
MCZ 48052.
S
24
474
323
5,3
24
536
335
255
5
24
472
316
190
24
525
334
MCZ 48056.
24
477
319
Tableau XLV. — Rhinotyphlops rufescens (Chabanaud).
n°
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
c?
20
616
448
420
6,4
5
(holotype de T. rufescens)
9
20
609
442
490
5,95
9
20
? 585
? 444
? 425
5,25
4,65
(type de T. vrijdaghï)
4 564 009 6 19
Source : MNHN, Paris
290
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Tableau XLVI. — Rhinotyphlops sudanensis (Schmidt).
IRSN 491....
IRSN 704....
IRSN 1271...
IRSN 2525...
IRSN 4078...
IRSN 2209/8
RGMC 2305.
RGMC 3232.
$
$
$
$
6
?
26
25
27
24
25
26
619
657
593
574
593
580
382
412
387
385
408
366
392
379
440
355
435
365
485
380
480
450
6.15
5,55
6,35
5.15
6,05
5,95
6,3
6.15
6,1
5*>
5
5
6,05
5
6,15
5,95
(paratype)
Tableau XLVII. — Rhinotyphlops kibarae (de Witte).
n»
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
IRSN 2198 (paratype).
9
26
618
351
425
6,65
5,55
$
26
565
4,65
IRSN 2200 (paratype).
26
562
345
185
5,15
3,55
IRSN 2201 (holotype).
26
612
366
6,75
6,1
IRSN 2202 (paratype).
9
26
623
370
410
6,55
5,7
IRSN 8059.
24
577
4
Tableau XLVIII. — Rhinotyphlops wittei n. sp.
n°
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
IRSN 2511 A (paratype).
9
20
501
368
285
4,9
4
IRSN 2511 (holotype).
9
20
511
5
4,4
Tableau XLIX. — Rhinotyphlops unitaeniatus (Peters).
n°
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Ctân.
Larg. C.
BM 98.1.28.13.
$
25
506
317
405
6,8
8,2
BM 1912.6.6.12.
26
465
307
300
4,2
(type de T. ataeniatus) .
BM 1949.2.1.1.
c?
26
449
304
310
5,65
4,7
BM 1949.2.1.2.
<?
25
452
299
370
7,25
5,45
Source : MNHN, Paris
’ Si wi
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
291
«■
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Crâne
Larg. C.
BM 1949.2.1.3.
?
MCZ 40079.
24
494
321
295
5,25
3,45
MCZ 40080.
<$
25
544
323
280
5,5
3,55
MCZ 40081.
26
586
332
305
5,3
4,8
ZMU 9296 .
26
519
320
145
3,9
2,2
(type de T. unitaeniatw)
BM 1952.1.6.46.
BM 97.11.17.18.
24
521
329
290
4,85
4,8
USNM 22091.
24
503
303
270
5
4,7
BM 1963.433.
26
511
324
130
4,15
3
BM 1963.434.
9?
25
481
308
280
5,1
4,2
MHNP 1895-132.
24
467
304
125
3,75
2,7
MCZ 48058.
26
516
317
310
5,8
4
Tableau
L. —
Rhinotyphlops scorteccii
Gans et Laurent).
n°
Sexe
Ec. transv.
Ec. long.
Vert.
LT
Ciâne
Larg. C.
MCZ 74455 (holotype).
$
24
390
255
220
5,4
4,7
MCZ 74456 (paratype).
?
24
356
241
205
MCZ 74457 (paratype).
<?
24
357
237
200
5,2
MCZ 74458 (paratype).
<S
24
345
235
175
MCZ 74459 (paratype).
24
372
248
2,85
MCZ 74460 (paratype).
$
24
364
245
5,65
5,1
MCZ 74461 (paratype).
24
363
236
4,5
3,4
MCZ 74462 (paratype).
24
358
237
4,4
BM 1963.420 (paratype).
26
386
232
5,25
Source : MNHN, Paris
292
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
ANNEXE II : INDEX SYSTÉMATIQUE
Acontias lineatus. 26
Acontias punctatus. 26, 79, 90, 263
acutirostratus (Typhlops). 210
acutirostris (Typhlops). 195, 200, 202, 285
acutus (Typhlops). 185
adolfi (Typhlops). 47, 60, 259
albanalis (Typhlops). 250
anchietae [Typhlops (Onychocephalus)].. 190,194,
285
angeli (Typhlops). 37, 41, 43, 255
angolensis (Onychocephalus). 47, 57, 256
angolensis (Typhlops)... 12, 16, 22, 23, 24, 25,
47, 62, 68, 76, 133, 142, 255
angolensis irsaci (Typhlops). 49
angolensis polylepis (Typhlops). 49, 60
angolensis symoensis (Typhlops). 49
Anguis lumbricalis. 4, 26
Anilios. 26
Anilios leachii. 26
Anoraalepis . 3, 17
anomalus (Onychocephalus). 190
anomalus (Rhinotyphlops). 15, 22, 190, 285
Argyrophis. 26
Argyrophis bicolor. 26
Aspidorhynchus. 26
ataeniatus (Typhlops unitaeniatus). 241, 245, 290
ater (Typhlops). 26
avakubae (Typhlops). 210
barrowii (Onychophis). 79
batesii (Typhlops). 63, 68, 261
bianconii (Typhlops). 146
bibronii (Onychocephalus). 138, 146, 275
bibronii (Typhlops). 5, 57, 138, 275
bicolor (Argyrophis). 26
blanfordii (Typhlops). 47, 76, 80, 103, 270
bocagei (Typhlops). 80
boulengerii (Typhlops). 76, 80, 104, 273
boulengeri usambaricus (Typhlops).. 80,103,125,
270
boylei (Typhlops). 5, 138, 151, 276
braminus (Eryx). 28
braminus (Typhlops). 5, 16, 26, 28, 29, 35, 253
brevis (Typhlops). 16 g
buchholzi [Typhlops (Onychocephalus)]. 73, 74
262
caecatus (Typhlops).. 12, 16, 22, 23, 26, 29, 34,
254
caecus (Onychocephalus). 210
caecus pitmani (Typhlops). 212, 214, 287
caecus (Rhinotyphlops).. 12, 15, 17, 22, 198, 209,
210, 286
capensis (Onychocephalus). 28
capensis (Typhlops). 28, 250
Cathetorhinus. 157
Cathetorhinus melanocephalus. 157
comorensis (Typhlops). 28, 250
congestus (Onychocephalus). 79
congestus (Typhlops punctatus)... 15, 25, 76, 79
81, 106, 115, 117, 118, 119, 123, 171, 264
congicus (Typhlops). 22, 57, 256
congicus [Typhlops (Onychocephalus)]. 47
crassatus [Typhlops (Onychocephalus)].. 79, 112
266
crossii (Rhinotyphlops). 15, 195, 199, 285
crossii (Typhlops). 199
cuneirostris (Typhlops).. 12, 16, 23, 24, 153, 156,
276
cuneirostris calabresi (Typhlops).. 153, 155, 156
276
cuneirostris cuneirostris (Typhlops). 155
decorosus (Typhlops)- 68 , 69, 71, 73, 76, 262
decorosus [Typhlops (Ophthalmidion)]. 73
delalandii (Typhlops). 158
Diaphorotyphlops. 26
Diaphorotyphlops disparilis. 26
dinga (Onychocephalus). 166, 178, 179
dinga (Typhlops). 166
disparilis (Diaphorotyphlops). 26
dubius (Typhlops). 47, 60, 259
elegans (Typhlops). 12, 47, 60, 68 , 260
elegans [Typhlops (Ophthalmidium)]. 60
erythraeus (Typhlops). 200, 201
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILLA-SERPENTES
293
Eryx braminus.
eschrichtii (Typhlops)..
excentricus (Typhlops)..
feae (Rhinotyphlops)...
feae (Typhlops).
fordii (Onychophis)....
fornasinii (Typhlops)..
franklinii (Onychophis).
. 28
. 26, 79, 86 , 262
. 166
. 195, 202, 286
. 202, 203, 286
. 158
5, 17, 22, 138, 146, 156,
249, 275
. 157, 158
Gerrhospilus. 26
gierrai (Typhlops). 16, 76, 133, 137, 274
gracilis polli (Typhlops). 227
gracilis (Rhinotyphlops).. 15, 16, 17, 23, 209,
210, 224, 228, 236, 237, 238, 288
gracilis (Typhlops). 224
graueri (Rhinotyphlops).. 209, 210, 212, 227, 236,
237, 238, 289
graueri (Typhlops). 227
grypus (Typhlops). 185
hallowelli (Typhlops). 80, 123, 268
Helminthophis. 3, 17
hottentotus (Typhlops). 166, 180
humbo [Typhlops (Onychoccphalus)]... 166, 180
kaimosae (Typhlops). 47, 60, 260
katangensis (Typhlops). 224, 227, 288
kibarae (Rhinotyphlops). 209, 210, 236, 290
kibarae (Typhlops).. 224, 227, 230, 236, 238, 288
kleebergi (Typhlops). 221, 224, 288
koniagui (Rhinoleptus). 212
koniagui (Typhlops). 24
kraussi (Typhlops). 79, 123, 268
lalandei (Rhinotyphlops).. 17, 157, 158, 187,
249, 277
lalandei (Typhlops). 4, 157, 158
latirostris (Typhlops). 166, 178
leachii (Anilios). 26
leprosus (Typhlops). 80, 123, 267
leptosoma polli (Typhlops). 227, 230, 289
leptosoma (Typhlops). 224, 227, 289
Leptotyphlops.
lestradei (Typhlops).
Letheobia. *
Letheobia pallida.
leucocephalus (Rhinotyphlops).. 157, 158, 18^
lcucocepbaius (Typhlops).ÎS
leucostictus (Typhlops). 37, 42, 43, 254
liberiensis intermedia (Typhlops). “0
liberiensis (Onychocephalus). 79, 123, 267
liberiensis (Typhlops punctatus).. 25, 76, 79, 81,
84, 105, 115, 267
lineatus (Acontias). 26
lineatus (Typhlops). 26
lineolatus (Typhlops). . 12, 15, 16, 22, 23, 25, 47,
57, 76, 80, 133, 142, 155
lineolatus lineolatus (Typhlops).. 76, 79, 80, 81,
85, 90, 104, 123, 124, 125, 126, 127, 132, 133, 268
lineolatus tanganicanus (Typhlops).. 76, 79, 80,
123, 125, 133, 137, 273
Liotyphlops. 3, 17
longissimum (Ophthalmidium). 26
lumbricalis (Anguis). 4, 26
lumbriciformis [Onychocephalus (Letheobia)].
221, 224
lumbriciformis (Rhinotyphlops).. 15, 209, 210,
221, 288
macrurus (Onychocephalus). 249
mandensis (Typhlops). 166, 178
manni (Typhlops). 37, 41, 255
Meditoria. 26
Meditoria nasuta. 26
melanocephalus (Cathetorhinus). 157
milleti (Typhlops). 79, 90, 263
mossambicus (Onychocephalus)... 146, 151, 275
mossambicus (Typhlops). 22, 146
mucronatus (Typhlops). 43
mucroso (Onychocephalus). 166, 178, 179
mucroso (Typhlops). 166
multilineatus (Typhlops). 157
nasuta (Meditoria). 26
naveli (Typhlops). 19a, 198, 285
newtoni (Rhinotyphlops).. 12, 195, 200, 202, 285
newtoni [Typhlops (Onychocephalus)]. 195
nigroalbus (Typhlops). 26
nigrolineatus (Onychocephalus). 79
obtusus (Typhlops). 68, 69, 74, 261
obtusus obtusus (Typhlops). 71
obtusus palgravei )Typhlops). 69, 71
obtusus [Typhlops (Onychocephalus)].
ochraceus (Typhlops). 49
ocularis (Typhlops). 250
Onychocephalus. 157
Onychocephalus angolensis. 47, 57, 256
Onychocephalus anomalus. 190
Onychocephalus bibronii. 138, 146, 275
Onychocephalus caecus. 210
Onychocephalus capensis. 28
Onychocephalus congestus. 79
Onychocephalus dinga. 166, 178, 179
Onychocephalus (Letheobia) lumbriciformis.
221, 224
Onychocephalus liberiensis. 79, 123, 267
Onychocephalus macrusus. 249
Onychocephalus mossambicus. 146, 151, 275
Onychocephalus mucroso. 166, 178, 179
Onychocephalus nigro-lineatus. 79
Source : MNHN, Paris
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Onychocephalus petersii. 166, 180
Onychocephalus tettensis. 146, 151, 275
Onychocephalus trilobus. 146, 151, 275
Onychocephalus varius. 166, 178
Onychocephalus verticalis. 249
Onychophis. 157
Onychophis barrowii. 79
Onychophis fordii. 158
Onychophis franklinii. 157, 158
Ophthalmidium. 26
Ophthalmidium longissimum. 26
opisthopachys (Typhlops). 249
pallida (Letheobia). 157, 217
pallidus (Rhinotyphlops).. 4, 209, 210, 217, 288
petersii (Onychocephalus). 166, 180
Pilidion. 26
platyrhynchus (Typhlops). 16, 43, 45, 255
polygrammus (Typhlops). 26
praeocularis lundensis (Typhlops). 204
praeocularis (Rhinotyphlops).. 16, 202, 204, 209,
286
praeocularis (Typhlops). 204
principis (Typhlops). 202, 203, 286
Pseudotyphlops. 26
punctatus (Acontias). 26, 79, 90, 263
punctatus (Typhlops).. 12, 16, 76, 79, 125, 133
punctatus congestus (Typhlops).. 15, 25, 76, 79,
81, 84, 105, 115, 117, 118, 119, 123, 171, 264
punctatus liberiensis (Typhlops).. 25, 76, 79, 81,
84, 105, 115, 267
punctatus punctatus (Typhlops).. 76, 79, 80, 81,
90, 93, 104, 105, 106, 109, 111, 112, 115, 117,
118, 119, 172, 262
Ramphotyphlops. 157
Rhinoleptus. 24
Rhinoleptus koniagui. 212
Rhinotyphlops . 4, 157
Rhinotyphlops anomalus. 15, 22, 190, 285
Rhinotyphlops caecus.. 12, 15, 17, 22, 198, 209,
210, 286
Rhinotyphlops crossii. 15, 195, 199, 285
Rhinotyphlops feae. 195, 202, 286
Rhinotyphlops gracilis.. 15, 16, 17, 23, 209, 210,
224, 228, 236, 237, 238, 288
Rhinotyphlops graueri.. 209, 210, 212, 227, 236,
237, 238, 289
Rhinotyphlops kibarae. 209, 210, 236, 290
Rhinotyphlops lalandei. . 17, 157, 158, 187, 249,
277
Rhinotyphlops leucoccphalus.. 157, 158, 183, 284
Rhinotyphlops lumbriciformis.. 15, 209, 210, 221,
288
Rhinotyphlops newtoni.. 12, 195, 200, 202, 285
Rhinotyphlops pallidus.. 4, 209, 210, 217, 288
Rhinotyphlops praeocularis.. 16, 202, 204, 209,
286
Rhinotyphlops rufescens.. 24, 209, 210, 230, 239,
289
Rhinotyphlops schinzi. 23, 184, 186, 284
Rhinotyphlops schlegelii. 17, 25, 157, 164,
183
Rhinotyphlops schlegelii brevis.. 157, 158, 165,
166, 181, 283
Rhinotyphlops schlegelii dinga.. 157, 164, 165,
166, 169, 182, 278
Rhinotyphlops schlegelii petersii.. 157, 165, 166,
172, 179, 283
Rhinotyphlops schlegelii schlegelii.. 157, 164
165, 166, 169, 172, 178, 179, 278
Rhinotyphlops scorteccii.. 17, 241, 244, 245, 291
Rhinotyphlops somalicus.... 195, 200, 202, 285
Rhinotyphlops stejnegeri... . 202, 204, 207, 286
Rhinotyphlops sudanensis... 209, 210, 233, 290
Rhinotyphlops unitaeniatus.. 17, 241, 248, 290
Rhinotyphlops wittei. 209, 210, 239, 290
riparius (Typhlops). 166
riparius [Typhlops (Onychocephalus)].. 166, 178
rondoensis (Typhlops). 133, 136, 274
rufescens (Rhinotyphlops). . 24, 209, 210, 230,
239, 289
rufescens (Typhlops). 230, 232
schinzi (Rhinotyphlops). 23, 184, 186, 284
schinzi [Typhlops (Onychocephalus)]. 186
schlegelii (Rhinotyphlops). . 17, 25, 157, 164, 183
schlegelii brevis (Rhinotyphlops).. 157, 158, 165
166, 181, 283
schlegelii dinga (Rhinotyphlops).. 157, 164, 165,
166, 169, 182, 278
schlegelii petersii (Rhinotyphlops).. 157,165,166,
172, 179, 283
schlegelii schlegelii (Rhinotyphlops).. 157, 164
165, 166, 169, 172, 178, 179, 278
schlegelii (Typhlops). 165
schmidti (Typhlops). 80, 125, 271
schmidti schmidti (Typhlops). 103
schmidti tanganicanus (Typhlops). 80, 127
schmidti wilsoni (Typhlops). 80
scorteccii (Rhinotyphlops).. 17, 241, 244, 245, 291
scorteccii (Typhlops). 246
smithii (Typhlops). 158
socotranus (Typhlops). 43, 45, 46, 255
somalicus (Rhinotyphlops).. 195, 200, 202, 285
somalicus (Typhlops). 195, 200
steinhausi (Typhlops).. 15, 16, 17, 22, 23, 47, 62,
63, 261
stejnegeri (Rhinotyphlops). ... 202, 204, 207, 286
stejnegeri (Typhlops). 207
sudanensis (Rhinotyphlops).. 209, 210, 233, 290
sudanensis (Typhlops). 233
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
295
tettensis (Onychocephalus). 146, 151, 275
tettensis rondocnsis (Typhlops).... 136, 138, 274
tettensis (Typhlops). 136, 146
tornieri (Typhlops). 80, 103, 270
trilobus (Onychocephalus). 146, 151, 275
Typhlina. 26
Typhlinalis. 26
Typhlophis. 3, 17
Typhlops. 4, 26
Typhlops acutirostratus. 210
Typhlops acutirostris. 195, 200, 202, 285
Typhlops acutus. 185
Typhlops adolfi. 47, 60, 259
Typhlops albanalis. 250
Typhlops angeli. 37, 41, 43, 255
Typhlops angolensis.. 12, 16, 22, 23, 24, 25, 47,
62, 68 , 76, 133, 142, 255
Typhlops angolensis irsaci. 49
Typhlops angolensis polylepis. 49, 60
Typhlops angolensis symoensis. 49
Typhlops ater. 26
Typhlops avakubae. 210
Typhlops batesii. 63, 68 , 261
Typhlops bianconii. 146
Typhlops bibronii. 5, 57, 138, 275
Typhlops blanfordii. 47, 76, 80, 103, 270
Typhlops bocagei. 80
Typhlops boulengerii. 76, 80, 104, 273
Typhlops boulengeri usambaricus.. 80, 103, 125,
270
Typhlops boylei. 5, 138, 151, 276
Typhlops braminus.. 5, 16, 26, 28, 29, 35, 253
Typhlops brevis. 186
Typhlops caecatus.. 12, 16, 22, 23, 26, 29, 34^
Typhlops caecus pitmani. 212, 214, 287
Typhlops capensis. 28, 250
Typhlops comorensis. 28, 250
Typhlops congicus. 22, 57, 256
Typhlops crossii. 1^9
Typhlops cuneirostris... 12, 16, 23, 24, 153, 156,
* 276
Typhlops cuneirostris calabresi.. 153, 155, 156,
V 276
Typhlops cuneirostris cuneirostris.
Typhlops decorosus.... 68 , 69, 71, 73, 76, 262
Typhlops delalandii. *
Typhlops dinga ..
Typhlops dubius. ’*>
Typhlops elegans. 12, 47, 60, 68 ,
Typhlopserythracus.,'", Q J,™
Typhlops cschrichtii. 26, 79, 86 , 262
Typhlops excentricus.
Typhlops . «B. M3. MI
Typhlops fornasinii.. 5, 17, 22, 138, 146, 156,
™ F 249, 275
Typhlops gierrai. 16, 76, 133, 137, 274
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
85, 90,
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
Typhlops
gracilis. 224
gracilis polli. 227
graueri. 227
grypus. 185
hallowelli. 80, 123, 268
hottentotus. 166,180
kaimosae. 47, 60, 260
katangensis. 224, 227, 288
kibarae.. 224, 227, 230, 236, 238, 288
kleebergi. 221, 224, 288
koniagui. 24
kraussi. 79, 123, 268
lalandei. 4, 157, 158
latirostris. 166,178
leprosus. 80, 123, 267
leptosoma. 224, 227, 289
leptosoma polli. 227, 230, 289
lestradei. 47
(Letheobia) unitaeniatus. 241, 245, 291
leucocephalus. 183
leucostictus. 37, 42, 43, 254
liberiensis intermedia. 80
lincatus. 26
lineolatus.. 12, 15, 16, 22, 23, 25, 47,
57, 76, 80, 133, 142, 155
lineolatus lineolatus.. 76, 79, 80, 81,
104, 123, 124, 125, 126, 127, 132, 133, 268
lineolatus tanganicanus.. 76, 79, 80,
123, 125, 133, 137, 273
mandensis. 166, 178
manni. 37, 41,255
milleti. 79, 90, 263
mossambicus. 22, 146
mucronatus. 43
mucroso. 166
multilineatus. 157
naveli. 195, 198, 285
nigroalbus. 26
obtusus. 68 , 69, 74, 261
obtusus obtusus. 71
obtusus palgravei. 69, 71
ochraceus. 49
ocularis. 250
(Onychocephalus) anchietae.. 190,194,
285
Typhlops (Onychocephalus) buchholzi.. 73, 74,
262
Typhlops (Onychocephalus) congicus. 47
Typhlops (Onychocephalus) crassatus.. 79, 112,
266
Typhlops (Onychocephalus) humbo.... 166, 180
Typhlops (Onychocephalus) newtoni. 195
Typhlops (Onychocephalus) obtusus. 69
Typhlops (Onychocephalus) riparius.... 166, 178
Typhlops (Onychocephalus) schinzi. 186
Typhlops (Ophthalmidium) decorosus. 73
Typhlops (Ophthalmidium )elegans. 60
Source : MNHN, Paris
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
Typhlops opisthopachys. 249
Typhlops platyrhynchus. 16, 43, 45, 255
Typhlops polygrammus. 26
Typhlops praeocularis. 204
Typhlops praeocularis lundensis. 204
Typhlops principis. 202, 203, 286
Typhlops punctatus_ 12, 16, 76, 79, 125, 133
Typhlops punctatus congestus.. 15, 25, 76, 79,
81, 84, 106, 115, 117, 118, 119, 123, 172, 264
Typhlops punctatus liberiensis.. 25, 76, 79, 81,
84, 105, 115, 267
Typhlops punctatus punctatus.. 76, 79, 80, 81,
90, 93, 104, 105, 106, 109, 111, 112, 115, 117, 118,
119, 172, 262
Typhlops riparius. 166
Typhlops rondoensis. 133, 136, 274
Typhlops rufescens. 230, 232
Typhlops schlegelii. 165
Typhlops schmidti. 80, 125, 271
Typhlops schmidti schmidti. 103
Typhlops schmidti tanganicanus. 80, 127
Typhlops schmidti wilsoni. 80
Typhlops scorteccii. 246
Typhlops smithii. 158
Typhlops socotranus. 43, 45, 46, 255
Typhlops somalicus. 195, 200
Typhlops sp. 68, 69, 74, 262
Typhlops steinhausi.. 15, 16, 17, 22, 23, 47, 62,
63, 261
Typhlops stejnegeri. 207
Typhlops sudanensis. 233
Typhlops tettensis. 136 , 14 g
Typhlops tettentis rondoensis. 136, 138 274
Typhlops tornieri. 80, 103^ 270
Typhlops ulugurensis. 15, 37, 40, 42, 255
Typhlops unitaeniatus ataeniatus.. 241, 245 290
Typhlops vanderysti. 207
Typhlops varius. jgg
Typhlops verrais. 35, 37, 254
Typhlops viridiflavus. jgg
Typhlops vrijdaghi. 230, 231, 232, 239, 289
Typhlops zenkeri- 12, 16, 23, 26, 29, 35, 254
ulugurensis (Typhlops). 15, 37, 4., 42, 255
unitaeniatus ataeniatus (Typhlops).. 241 245 290
unitaentiatus (Rhinoyphlops)... 17, 241, 248* 290
unitaeniatus [Typhlops (Letheobia)J.. 241, 245
291
vanderysti (Typhlops). 207
varius (Onychocephalus). 166 178
varius (Typhlops). jgg
verrais (Typhlops). 35, 37, 254
verticalis (Onychocephalus). 249
viridiflavus (Typhlops). igg
vrijdaghi (Typhlops).... 230, 231, 232, 239, 289
wittei (Rhinotyphlops). 209, 210, 239, 290
zenkeri (Typhlops).. 12, 16, 23, 26, 29, 35, 254
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
297
ANNEXE III : INDEX GÉOGRAPHIQUE
ABERCORN
(ZAMBIE)
8°50' S — 3i°24' E
AB IA, P.N.A.
ABIDJAN
(ZAÏRE, N. KIVU)
(CÔTE D’IVOIRE)
5019 ' n — 4°01' W
ACCRA
(GHANA)
5033 ' n — 0°15' W
ACHIMOTA
(GHANA)
5°35' N — 0°15' W
ACORNHOEK
(R.A.S., TRANSVAAL)
24»37' S — 31«02' E
ADIOPODOUMÉ
(CÔTE D’IVOIRE)
5ol9' N — 4°01' W
AFGOI
(SOMALIE)
2°07' N — 45°02' E
AGARO
(ÉTHIOPIE)
7050 ' N — 36°38' E
AGBERI
(NIGERIA)
6012 ' N — 6oi0' E
ALBERTA
(ZAÏRE, UBANGUI)
2°10' N — 22°30' E
ALBERTVILLE
(ZAÏRE, TANGANIKA)
5057 ' s — 29°10' E
ALGOA BAY
ALIMA LEKETI
(R.A.S., PROV. DU CAP)
(CONGO BRAZZAVILLE)
1®42' S — 15006' E
AMANI
(TANZANIE)
5°09' S — 38°36' E
AMBANGULA, USAMBARA
AMBONGA
AMBONI, près TANGA
AMISANO
(TANZANIE)
(ZAÏRE, UELE)
(TANZANIE)
(GHANA)
05°08' N — 1°20' W
ARBA MINCH
(ÉTHIOPIE)
6002 ' N — 37036' E
ARU KIBALI
(ZAÏRE, ITURI)
2»53' N — 30o50' E
ASABA
(NIGERIA)
6“11' N — 6°43' E
ASSINIE
(CÔTE D’IVOIRE)
5°08' N — 3°15' W
AUS
(S.W.A., NEMAQUALAND)
26°03' S — 16°01' E
AVAKUBI
(ZAÏRE, STANLEYVILLE)
1»30' N — 27O20' E
B ADI, PARC DE NIOKOLO KOBA
BAFUT
(SÉNÉGAL)
(CAMEROUN)
60 O 6 ' N — 10°07' E
BAFWASENDE
(ZAÏRE, Ht CONGO)
1009' N — 27°12' E
BAGBELE
(ZAÏRE, Ht UELE)
4®22' N — 29°18' E
BAGILO, ULUGURU Mts
BAGILO UJIJI
(TANZANIE)
(TANZANIE)
4°55' S — 29039' E
BAKUSU
BAMBESA
(ZAÏRE, ÉQUATEUR)
(ZAÏRE, BAS UELE)
3®25' N — 25043' E
BANANA
(ZAÏRE, BAS CONGO)
5058 ' s — 12®27' E
BANGUI
(RÉP. CENTRAFR.)
4023 ' N — 18°37' E
BANGWELU (lac)
BAN IA
(ZAMBIE)
(RÉP. CENTRAFR.)
4001 ' N — 16007' E
BATOURI
(CAMEROUN)
4°26' N — 14°27' E
BEEARSO
BEIRA
(SOMALIE)
(MOZAMBIQUE)
19049' S — 34052' E
BEL AIR
(SÉNÉGAL)
I 4038 ' N — 17027' W
BENI
(ZAÏRE, N. KIVU)
0°29' N — 29°27' E
BERBERA
(SOMALIE)
10o28' N — 45002' E
Source : MNHN, Paris
298
ROLANDE ROUX-ESTÊVE
BERTOUA
(CAMEROUN)
4034 ' N _
13042' E
BETHAL
(R.A.S., TRANSVAAL)
26°27' S -
- 29°28' E
BIATU, P.N.A.
(ZAÏRE, N. KIVU)
BIBALLA
(ANGOLA)
14°30' S -
- 13°15' E
BIGNONA
(SÉNÉGAL)
12048' N -
- I 60 I 8 ' W
BILOGONE (riv.)
(GABON)
BINA BANGA
(UGANDA)
BINGA
(ZAÏRE, MONGALA)
2oi7' N —
20O33' E
BIRNI N’KONNI
(NIGER)
13049' N -
- 5«19' E
BITYE
(CAMEROUN)
BLANTYRE
(MALAWI)
15°46' S -
- 35O00' E
BOBANDANA
(ZAÏRE, N. KIVU)
1°41' S —
29°00' E
BOENDE
(ZAÏRE, TSHUAPA)
0ol5' S —
20«51' E
BOKALA
(ZAÏRE, Ht CONGO)
2°03' N —
19003' E
BOKORO
(ZAÏRE, LAC LÉOPOLD II)
2050 ' S —
18O20' E
BOKUMA
(ZAÏRE, ÉQUATEUR)
OolO' S —
I 804 O' E
BOLAMA
(GUINÉE PORTUGAISE)
11035' N -
- 15°30' S
BOMA
(ZAÏRE, BAS CONGO)
5050 ' s —
13003' E
BONTHE
(SIERRA LEONE)
7o32' N —
12°30' W
BOROMA
(MOZAMBIQUE)
BOTA
(CAMEROUN)
BOUGHARI
(SÉNÉGAL)
BOUKOKO
(RÉP. CENTRAFR.)
3053 ' n —
18001' E
BRANDULEI
(R.A.S., PROV. DU CAP)
30°27' S -
- 20»29' E
BRAVA
(SOMALIE)
I 002 ' N —
44°02' E
BRAZZAVILLE
(CONGO BRAZZAVILLE)
4014 ' S —
15014' E
BUDUNGO FOREST
(UGANDA, BUNYORO)
BUEA
(CAMEROUN)
4009 ' N —
9ol3' E
BUJUMBURA
(BURUNDI)
3»22' S —
29»21' E
BUKAMA
(ZAÏRE, Ht LOMANI)
9«13' S —
25»52' E
BUKAVU
(ZAÏRE, S. KIVU)
2030 ' S —
28049' E
BUKENA
(ZAÏRE, Ht LOMANI)
BULAWAYO
(RHODÉSIE)
20010' S -
- 28°43' E
BULULA
(UGANDA)
0056' N —
34®18' E
BUMALI, P.N.A.
(ZAÏRE, N. KIVU)
BUNSO
(GHANA)
BUNYAKIRI
(ZAÏRE, S. KIVU)
2«05' S —
28053' E
BUNYORO distr.
(UGANDA)
BURAO
(SOMALIE)
9<>3i' N —
45033' E
BUTA
(ZAÏRE, BAS UELE)
2°49' N —
24O50' E
CACONDA
(ANGOLA)
I 3043 ' S _
- 15»03' E
CAPE COAST
(GHANA)
5010 ' N —
1°13' W
CAPE ST MARY
(GAMBIE)
13028' N -
- 16°47' W
CAPE THREE POINTS
(GHANA)
4052' N —
2°04' W
CAPE TOWN
(R.A.S., PROV. DU CAP)
33056' S -
- 18°28' E
CHANGAMWE, 6 miles de MOMBASA
(KENYA)
CHINCHOXO
(CABINDA)
CHISIMAYO
(SOMALIE)
0°25' S —
42®31' E
CHIYAKA distr.
(ANGOLA)
CHOA prov.
(ÉTHIOPIE)
CHOLO
(MALAWI)
16003' S -
35008' E
CHRISTIANSBORG
(GHANA)
CHUPANGA
(MOZAMBIQUE)
18°01' S —
- 35O30' E
CONGO DA LEMBA
(ZAÏRE, BAS CONGO)
COSTERSM AN VILLE = BUKAVU
(ZAÏRE, S. KIVU)
2030 ' S —
28«49' E
COYAH
(GUINÉE)
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SE]
DABAKALA
(CÔTE D’IVOIRE)
8°19' N
D AH AMIS (ILE SOCOTRA)
(YEMEN)
DALABA
(GUINÉE)
10°47' N
DAR ES SALAAM
(TANZANIE)
6°51' S -
DAVEL
(R.A.S., TRANSVAAL)
26»27' S
DERDEKRAAL
(R.A.S., TRANSVAAL)
DE WILDT
(R.A.S., TRANSVAAL)
25003' S
DIAFARABE
(MALI)
14009' N
DIGGS FARM, HARRAR
(ÉTHIOPIE)
DIPIDI, riv. P.N.U.
(ZAÏRE, Ht LOMAMI)
DJAMBA
(ZAÏRE, BAS UELE)
2°55' N
DJILUBE, P.N.A.
(ZAÏRE, N. KIVU)
DOLO
(ÉTHIOPIE)
4011' N
DONGE BONGOWEN, 100 km S. BOUAR
(RÉP. CENTRAFR.)
DOUALA
(CAMEROUN)
4»04' N
DUNDO
(ANGOLA)
7®22' S -
DUQUE DE BRAGANCA
(ANGOLA)
9006' S -
DURBAN
(R.A.S., NATAL)
29»53' S
EALA
(ZAÏRE, ÉQUATEUR)
0o02' N
EAST LONDON
(R.A.S., PROV. DU CAP)
33°00' S
EFULEN
(CAMEROUN)
2°50' N
ELGON (Mt)
(UGANDA ET KENYA)
1007' N -
ELISABETH A
(ZAÏRE, Ht CONGO)
1°09' N
ÉLISABETHVILLE
(ZAÏRE, Ht KATANGA)
11O40' S
EPIBONDO
(ZAÏRE)
ESSEXVALE
(RHODÉSIE)
20°21' S
FANTEE (pays)
(GHANA)
FARADJE
(ZAÏRE, Ht UELE)
3o45' N
FARM KRYNER, KAMANJAB
(S.W.A.)
FERKESSEDOUGOU
(CÔTE D’IVOIRE)
9°30' N
FERNAN VAZ (lagune)
(GABON)
FERNANDO PO (île)
(GUINÉE ÉQUATORIALE)
FORT CRAMPEL
(RÉP. CENTRAFR.)
70 OO' N •
FORT DE POSSEL
(RÉP. CENTRAFR.)
5003' N
FORT LAMY
(TCHAD)
12°10' N
FOULASSI
(CAMEROUN)
FOUTA DJALON
(GUINÉE)
FRANCEVILLE
(GABON)
1°40' S -
FREDERIKSTAD
(R.A.S., TRANSVAAL)
26031' S
FUTNAL
(ZAÏRE, Ht KATANGA)
FUTWE
(ZAÏRE, Ht KATANGA)
GADJI, 45 km N. W. BATOURI
(CAMEROUN)
GANGALA NA BODIO
(ZAÏRE, Ht UELE)
GANTA
(LIBÉRIA)
7°15' N
GARAMBA (Parc national de la)
(ZAÏRE, Ht UELE)
GAROUA
(CAMEROUN)
9«17' N
GBANGA
(LIBÉRIA)
7«19' N
GEMSBOK PAN
(BOTSWANA)
GHANZI
(BOTSWANA)
21«34' S
GOLUNGO ALTO
(ANGOLA)
9010 ' S -
GOMA
(ZAÏRE, BAS CONGO)
1°40' S -
GOMA
(ZAÏRE, N. KIVU)
1041' S •
GOMBE MATADI
(ZAÏRE, BAS CONGO)
0045' S
GONDAR
(ÉTHIOPIE)
12«39' N
— 4°24' W
— 12<>12' W
— 39°18' E
— 29°40' E
— 27°04' E
— 5°01' W
— 24° E
— 42003' E
— 9043' E
— 20O50' E
— 15°58' E
— 31°00' E
— 18°22' E
— 27<>54' E
— 13O30' E
— 34035' E
— 23039' E
— 27°28' E
— 29001' E
29»43' E
— 5°10' W
- 19ol0' E
- 19016' E
- 14059' E
- 13031' E
— 27009' E
— 8»59' W
— 13<>22' E
— 9«13' W
— 21°42' E
— 14®45' E
— 20010' E
— 29015' E
— 17036' E
i — 37029' E
300
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
GONGONI, près MALINDI
(KENYA)
GOOLIS Mts
(SOMALIE)
GRIBINGUI rég.
(RÉP. CENTRAFR.)
GROOT MAR ICO
(R.A.S., TRANSVAAL)
27°37' S
— 26°26' E
GUMBA
(ZAÏRE, MONGALA)
3°00' N
— 21»02' E
GUNDA SUNDI
(ZAÏRE, BAS CONGO)
4»47' S -
- 12o54' E
HAKITENGYA BWAMBA, TORO rég.
(UGANDA)
HANDENI
(TANZANIE)
5°25' S -
- 38°04' E
HANHA
(ANGOLA)
13°17' S
— 14°11' E
HANYEGWAMCHANA
(ZANZIBAR)
HARBEL
(LIBÉRIA)
6°19' N
— 10o20' W
HARGEISA
(SOMALIE)
9°31' N
— 44002' E
HARRAR
(ÉTHIOPIE)
9°20' N
— 42°10' E
H AUD rég.
(ÉTHIOPIE)
HEMPTINNE
(ZAÏRE, LULUA)
6°19' S -
- 22«31' E
HOMBO
(ZAÏRE, N. KIVU)
HUILLA
(ANGOLA)
15°04' S
— 13°33' E
HUMBE
(ANGOLA)
16041' S
— 14055' E
IBEMBO
(ZAÏRE, BAS UELE)
2°36' N
— 23°40' E
IKELA
(ZAÏRE, TSHUAPA)
1°06' S -
- 23«06' E
IKIZU
(TANZANIE)
1055' S -
- 34002' E
IKOM
(NIGERIA)
6°00' N
— 8041' E
ILANGI HOMBO
(ZAÏRE, N. KIVU)
INHAMBANE
(MOZAMBIQUE)
23051' S
— 35“29' E
INKONGO, près LUSAMBO
(ZAÏRE, SAN KURU)
IP AM U
(ZAÏRE, KWILU)
IRANGI
(ZAÏRE, S. KIVU)
IREBU
(ZAÏRE, ÉQUATEUR)
O 04 O' S -
- 17046' E
IRRAWAJI (lac)
(ZAÏRE, KATANGA)
IRUMU
(ZAÏRE, ITURI)
1°30' N
— 29®48' E
ISANGI
(ZAÏRE, N. KIVU)
ISHANGO, P.N.A.
(ZAÏRE, N. KIVU)
ISSEHE
(ZAÏRE, ITURI)
ITHUMBA
(KENYA)
JADOTVILLE = LIKASI
(ZAÏRE, LUALABA)
10058' S
— 26»47' E
JINJA
(UGANDA)
0o27' N
— 33°14' E
JOHANNESBURG
(R.A.S., TRANSVAAL)
26010' S
— 28°02' E
JOMBENI, N.E. Mt KENYA
(KENYA)
JUJA FARM, 23 miles N.E. Nairobi
(KENYA)
KABAKULE, P.N.A.
(ZAÏRE, N. KIVU)
KABALO
(ZAÏRE, TANGANIKA)
6°02' S -
- 26°55' E
KABENGA
(ZAÏRE, Ht LOMAMI)
KABUTA
(ZAMBIE)
KADJUJU
(ZAÏRE, KIVU)
KADUNA
(NIGERIA)
10°28' N
— 7025' E
KAFUE riv.
(ZAMBIE)
KAGELU
(SOUDAN)
4o05' N -
— 30°36' E
KAIMOSI, KAKAMAGA distr.
(KENYA)
KAKAMAS
(R.A.S., prov. du CAP)
28°45' S
— 20°33' E
KAKAMEGA
(KENYA)
0°17' N -
- 34047' E
KAKANDA
(ZAÏRE, LUALABA)
10«42' S
— 26°24' E
KAKONGO
(ZAÏRE)
KAKURAKANDA BAREWNI
(ZAÏRE, N. KIVU)
Source : MNHN, Paris
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPT ILIA-SERPENT ES
301
KAL1BA, P.N.A.
KALOMBO, P.N.U.
KALONDO
KALUKA
KALUMBA
KAMANJAB
KAMBOVE
RAM INA
KAMPALA
KANKUNDA, riv. P.N.U.
KANONGA riv. P.N.U.
KANSENIA
KANUMA
KANZENZE
KAPANGA
KAPANZA
KAPIHI
KAPOLOWE
KARAWA
KASALABANGO, P.N.A.
KASENGA
KASONGA, P.N.U.
KASONGO
KASULU
KASUMBADEDZA, 5 miles W. TETE
KASWABILENGA, P.N.U.
KATALE
KATARE
KATEKE riv. P.N.U.
KATIOLA
KATIRE
KAZIBA, riv. P.N.U.
KEANA
KEETMANSHOOP
KENEMA
KENHARDT
KIAVIKERE, P.N.A.
KIBAMBA
KIBONDO
K1BONGOTO
KIGOMA
KIKWIT
KIL1A, P.N.A.
KILIMANDJARO Mt
KILOSA
KILWA
KILWESI, P.N.U.
KIMIALA, riv. P.N.U.
KINA
KINDIA
KINNA
KINSHASA = LEOPOLD VILLE
KIONDO YA KWANZA, P.N.A.
KIROTSHE
KISANTU
KISMAYU
KISUMU
(ZAÏRE, N. Kl VU)
(ZAÏRE, Ht LOMAMI)
(ZAÏRE, KIVU)
(ZAÏRE, N. KIVU)
(S.W.A.)
(ZAÏRE, LUALABA)
(ZAÏRE, Ht LOMAMI)
(UGANDA)
(ZAÏRE, Ht LOMAMI)
(ZAÏRE, Ht LOMAMI)
(ZAÏRE, LUALABA)
(ZAÏRE, KATANGA)
(ZAÏRE, LUALABA)
(ZAÏRE, Ht LOMAMI)
(ZAÏRE, KATANGA)
(ZAÏRE, LUALABA)
(ZAÏRE, LUALABA)
(ZAÏRE, UBANGUI)
(ZAÏRE, N. KIVU)
(ZAÏRE, Ht KATANGA)
(ZAÏRE, Ht LOMAMI)
(ZAÏRE, S. KIVU)
(TANZANIE)
(MOZAMBIQUE)
(ZAÏRE, Ht LOMAMI)
(ZAÏRE, N. KIVU)
(ZAÏRE, N. KIVU)
(ZAÏRE, Ht LOMAMI)
(CÔTE D’IVOIRE)
(SOUDAN)
(ZAÏRE, Ht LOMAMI)
(NIGERIA)
(S.W.A., NEMAQUALAND)
(SIERRA LEONE)
(R.A.S., PROV. DU CAP)
(ZAÏRE, N. KIVU)
(ZAÏRE, TANGANIKA)
(TANZANIE)
(TANZANIE)
(TANZANIE)
(ZAÏRE, KWANGO)
(ZAÏRE, N. KIVU)
(TANZANIE)
(TANZANIE)
(TANZANIE)
(ZAÏRE, Ht LOMAMI)
(ZAÏRE, Ht LOMAMI)
(ZAÏRE, Ht LOMAMI)
(GUINÉE)
(KENYA)
(ZAÏRE)
(ZAÏRE, N. KIVU)
(ZAÏRE, N. KIVU)
(ZAÏRE, BAS CONGO)
(SOMALIE)
(KENYA)
8°20' S — 26024' E
19»35' S — 14051' E
IO 05 O' S — 26®39' E
8046 ' S — 25000' E
0ol9' N — 32»35' E
IO 0 I 8 ' S — 26°04' E
10°29' S — 25°13' E
8°22' S — 22°37' E
10°18' S — 26®13' E
3°14' N — 20°17' E
10°15' S — 28°45' E
4°32' S — 26°33' E
4°35' S — 30°10' E
1°14' S — 29°20' E
8°11' N — 5°04' W
4°05' N — 32»46' E
8009 ' N — 8°52' E
26036' S — 18°08' E
7°57' N — 11°11' W
29°19' S — 21°08' E
4°56' S — 26°36' E
3035' S — 30°41' E
3°11' S — 37006' E
4052 ' s — 29°36' E
5002' S — 18051' E
3°02' S — 37°20' E
6°49' S — 37°00' E
8°55' S — 39031' E
10°03' N — 12049' W
4»18' S — 15018' E
5008 ' S — 15°09' E
0o25' S — 42031' E
0°03' S — 34047' E
Source : MNHN, Paris
302
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
KITEMBA, P.N.A.
KITUNLUNGU
KITWANGA, BUNYORO
KIVORI (volcan)
KOFORIDUA
KOLDA
KOMATIPOORT
KOMENDA
KONDOA
KOUROUSSA
KRIBI
KROBO
KUMASI
KUMBA
KUMU
KURUMAN
KUTU
(ZAÏRE, N. KIVU)
(RHODÉSIE)
(UGANDA)
(ZAÏRE, KIVU)
(GHANA)
(SÉNÉGAL)
(R.A.S., TRANSVAAL)
(GHANA)
(TANZANIE)
(GUINÉE)
(CAMEROUN)
(GHANA)
(GHANA)
(CAMEROUN)
(ZAÏRE, BAS UELE)
(R.A.S., PROV. DU CAP)
(ZAÏRE, LAC LÉOPOLD II)
06°01' N — 00°12'
12056' N — 14»55'
25°25' S — 31055'
05°03' N — 01°29'
4054' S — 35°46' E
10°40' N — 905 O' W
2°56' N — 9056 ' E
6°45' N — I 035 ' w
4°39' N — 9°26' E
3°03' N — 25013' E
27028' S — 23°25' E
2°42' S — 18010' E
LABADI
LA MABOKÉ, après M’BAIKI
LAMBARENE
LAMTO
LANDANA
LAS ANOD
LATAKOO
LEALUI
LEGON
LEKETI
LEMBA
LEMEK riv.
LÉOPOLDVILLE = KINSHASA
LEVERVILLE
LIBOMA, P.N.A.
LIEKI ISANGI
LIKIMI
LINDI
LINGUNDA
LIWALE
LOANGO
LOLODORF
LOMIE
LONG KLOOF
LOURENCO MARQUES
LUBANDAYE riv.
LUBARA
LUBIRIZI UVIRA
LUBONGOLA
LUBUNDUY riv.
LUDERITZ
LUEBO
LUGH
LUKAFU
LUKI-MAYOMBE
LUKOLELA
LUKOLELA
LUKONZOLWA
LULA
(GHANA)
(RÉP. CENTRAFR.)
(GABON)
(CÔTE D’IVOIRE)
(CABINDA)
(SOMALIE)
(R.A.S., PROV. DU CAP)
(ZAMBIE)
(GHANA)
(CONGO BRAZZAVILLE)
(ZAÏRE, BAS CONGO)
(ZAÏRE)
(ZAÏRE, KWANGO)
(ZAÏRE, N. KIVU)
(ZAÏRE, STANLEYVILLE)
(ZAÏRE, UBANGUI)
(TANZANIE)
(ZAÏRE, ÉQUATEUR)
(TANZANIE)
(CONGO BRAZZAVILLE)
(CAMEROUN)
(CAMEROUN)
(R.A.S., PROV. DU CAP)
(MOZAMBIQUE)
(ZAÏRE, TANGANIKA)
(ZAÏRE, N. KIVU)
(ZAÏRE, S. KIVU)
(ZAÏRE, S. KIVU)
(ZAÏRE, TANGANIKA)
(S.W.A., NEMAQUALAND)
(ZAÏRE, KASAÏ)
(SOMALIE)
(ZAÏRE, Ht KATANGA)
(ZAÏRE, BAS CONGO)
(ZAÏRE, ÉQUATEUR)
(ZAÏRE, TSHUAPA)
(ZAÏRE, Ht KATANGA)
(ZAÏRE, KASAÏ)
5033 ' N — 0ol3' W
O 042 ' S — 10012' E
6°13' N — 5°02' W
5o34' S — 12°12' E
8°26' N — 47019' E
27008' S — 23°02' E
15°12' S — 22059' E
5038 ' N — 0ol3' W
1°28' S — 15»00' E
4°18' S — 15018' E
405 O' S — 18°43' E
0°42' N — 24°12' E
2°44' N — 20°47' E
10°00' S — 39041' E
9°47' S — 38°00' E
4«38' S — II 05 O' E
03O16' N — IO 044 ' E
3°09' N — 13035' E
25«58' S — 32“35' E
2035' S — 27053' E
26038' S — 15»10' E
5o20' S — 21°23' E
3°49' N — 42°34' E
10°28' S — 27«32' E
loio' s — 17011' E
8°45' S — 28°40' E
Source : MNHN, Paris
303
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
LUPIALA riv., P.N.U.
(ZAÏRE, Ht LOMAMI)
LULUABOURG
(ZAÏRE, LULUA)
5053 ' S _ 22026 ' E
LUPUTA
(ZAÏRE, KABINDA)
7°07' S — 23043' E
LUSAMBO
(ZAÏRE, SANKURU)
4059 ' s — 23°26' E
LUSILUBE, P.N.A.
(ZAÏRE, N. KIVU)
LUTENDI Mt, USAMBARA Mts
(TANZANIE)
MABENGA, P.N.A.
(ZAÏRE, N. KIVU)
MABIRA
(TANZANIE)
lol5' S — 30»59' E
MABWE, P.N.U.
(ZAÏRE, Ht LOMAMI)
8o41' S — 26»33' E
MACANGA
(MOZAMBIQUE)
11056' S — 37049' E
Mc CARTHY Isl.
(GAMBIE)
MAGBURAKA
(SIERRA LEONE)
8044 ' N — 11057' W
MAGROTTO Mts
(TANZANIE)
50 O 8 ' S — 38°45' E
MAJITA-MUSOMA
(TANZANIE)
MAKALA
(ZAÏRE, TANGANIKA)
MAKAPANSGAT
(R.A.S., TRANSVAAL)
MAKOKOU
(GABON)
0038' N — 12°47' E
MAKURDI
(NIGERIA)
7044' N — 8°35' E
MALINDI
(KENYA)
3014' S — 40008' E
MAMFE
(CAMEROUN)
5°46' N — 9018' E
MANAMA
(ZAÏRE, Ht KATANGA)
MANDA Isl.
(KENYA)
2°16' S — 40°58' E
MANDUNDU riv. P.N.A.
(ZAÏRE, N. KIVU)
MANONO
(ZAÏRE, TANGANIKA)
7018' S — 27<>24' E
MARCHE
(CONGO-BRAZZAVILLE)
4°14' S — 14°09' E
MAS AÏ pays
(TANZANIE)
MATALE
(ZAÏRE, S. KIVU)
MAUDA
(ZAÏRE, Ht UELE)
MAYO KEBBI dist.
(TCHAD)
MAYUMBE LUKI
(ZAÏRE, BAS CONGO)
MBANJA, N. de LINDI
(TANZANIE)
3°18' S — 13»22' E
MBILA
(CONGO-BRAZZAV ILLE)
M’BOUMOU riv.
(ZAÏRE, BAS UELE)
2®25' N — 27»18' E
MEDJE
(ZAÏRE, Ht UELE)
MELROSE
(R.A.S., TRANSVAAL)
6o20' S — 23°12' E
MERODE
(ZAÏRE, KABINDA)
MESHE
(ZAÏRE, S. KIVU)
MESTRE
(ZAÏRE, KIVU)
10016' S — 40°05' E
MIKINDANI
(TANZANIE)
MINGASI
(ZAÏRE, S. KIVU)
MINTYAMMYUMI
(CAMEROUN)
MISUKU Mts
(MALAWI)
MITUCUE Mts
(MOZAMBIQUE)
MK ABEL A Mt
(R.A.S., TRANSVAAL)
2°18' S — 40°44' E
MKONUMBI
(KENYA)
MLALO
(TANZANIE)
4°34' S — 38°21' E
MLANJE Mts
(MALAWI)
16°00' S — 35°37' E
MODDERFONTEIN
(R.A.S., TRANSVAAL)
26005' S — 28°10' E
MOGADISCIO
(SOMALIE)
2002' N — 45“21' E
MOKEETSI
(R.A.S., TRANSVAAL)
MOLUNDU
(CAMEROUN)
2o02' N — 15010' E
MOMBASA
MONBUTTU
(KENYA)
4004 ' S — 39o40' E
MOROGORO
(TANZANIE)
6049 ' S — 37O40' E
MOULLO
(ÉTHIOPIE)
9020 ' N — 40o52' E
MOUNT SILINDA
(RHODÉSIE)
20°25' S — 32»43' E
Source : MNHN, Paris
304 ROLANDE ROUX-ESTÈVE
MPALA
(ZAÏRE, TANGANIKA)
6046 ' S —
29O30' E
M’PECCATONI
(KENYA)
2»27' S —
40°42' E
MPOROKOSO
(ZAMBIE)
9°22' S —
30006' E
MPRAESO
(GHANA)
6°36' N —
0°43' W
MSELENI
(R.A.S., NATAL)
27»33' S -
- 32°32' E
MSINJIRI
(TANZANIE)
MTENE
(TANZANIE)
MTIMBUKA
(MALAWI)
MUBANGO, MABIRA Ft
(UGANDA)
MUKISHI
(ZAÏRE, Ht LOMAMI)
8031' S —
24041' E
MUKUPA
(ZAMBIE)
8o50' S —
29o40' E
MULUNGU
(ZAÏRE, S. Kl VU)
MUNAGANA
(ZAÏRE, N. KIVU)
MUNGO riv.
(CAMEROUN)
MUNSENENE, P.N.A.
(ZAÏRE, N. KIVU)
MURCHISON FALLS
(UGANDA)
2°i7' N —
31041' E
MUSE, N. RUKWA
(TANZANIE)
MUSHENGE — MASOMBA
(ZAÏRE, KASAÏ)
4030 ' s —
21020' E
MUSHIE
(ZAÏRE, LAC LÉOPOLD II)
2»59' S —
16055' E
MUSOMA
(TANZANIE)
i°31' S —
33«48' E
MUSOSA
(ZAÏRE, TANGANIKA)
MUTSORA, P.N.A.
(ZAÏRE, N. KIVU)
MUTWANGA
(ZAÏRE, N. KIVU)
0°22' N —
29046' E
MWANZA
(TANZANIE)
2o30' S —
32®54' E
MWANZA
(MALAWI)
I 504 O' S -
- 34034' E
MWAYA
(TANZANIE)
9033 ' S —
33»56' E
MWENDA
(ZAÏRE, N. KIVU)
MWERA
(ZAÏRE, KATANGA)
N ABOOMSPRUIT
(R.A.S., TRANSVAAL)
24032' S -
- 28®36' E
NABUGABO
(UGANDA)
0021' S —
32°00' E
NAIROBI
(KENYA)
1017' S —
36°50' E
NCHINGIDI, RONDO pi.
(TANZANIE)
N’DALLA TANDO
(ANGOLA)
9®18' S —
14054' E
N’DUMU
(R.A.S., NATAL)
NELSPRUIT
(R.A.S., TRANSVAAL)
25O30' S -
- 30058' E
NEMA
(SÉNÉGAL)
NEWALA
(TANZANIE)
10O59' S -
- 39018' E
N’GAOUNDERE
(CAMEROUN)
07017' N -
- 13035' E
NGATANA, TANA riv.
(KENYA)
NGOKOI, P.N.A.
(ZAÏRE, N. KIVU)
N’GOMBE
(ZAÏRE, KASAÏ)
N’GOMO
(GABON)
NGOWA
(ZAÏRE, KWANGO)
NGOZIE
(ZAÏRE, Ht LOMAMI)
NIEMBA
(ZAÏRE, TANGANIKA)
505g' S —
28»24' E
NIMBA Mt
(GUINÉE)
7039' N —
8»30' W
NINA, E. WINDHOEK
(S.W.A., DAMARALAND)
NIOKA
(ZAÏRE, ITURI)
2®10' N —
30°40' E
N’KOLE
(ZAÏRE, Ht KATANGA)
NKWATIA, près MPRAESO
(GHANA)
NOI XAS, GHANZI dist.
(BOTSWANA)
NOVA LISBOA
(ANGOLA)
12»47' S -
- 15044' E
NYAMABERE
(ZAÏRE, N. KIVU)
NYANGE, ULUGURU Mts
(TANZANIE)
NYUNZU
(ZAÏRE, TANGANIKA)
5055' S —
28°00' E
N’ZO
(GUINÉE)
7046 ' N —
8ol9' W
Source : MNHN, Paris
^ P3
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D'AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
305
OBAN
OKOYO
OLD CALABAR
OMO riv.
O’OGRABIES
OUAKAM, près de DAKAR
OUKAMI
OYSHA, P.N.A.
PALI, près GAROU A
PANDA
PANGA
PELENGE riv., P.N.U.
PIETERSBURG
POFFADER
POINTE NOIRE
POKO
port Elizabeth
PORT NATAL = DURBAN
PORT NOLLOTH
POTGIETERSRUS
POVO NETONNA, près BANANA
PRETORIA
PRINCE (Ile du)
PUNGÜE riv.
PWETO
QUE QUE
QUINDUMBO
QUISSANGE
REI BOUBA
RESOLUTION
R1ETFONTEIN
RIGACHIKUN
RIO BENITO
ROKUPR
ROLAS (ILE DAS)
RONDO pl.
RUGERA
RUGETSI, P.N.A.
RUKWA (lac)
RUMONGE
RUO riv., MLANJE Mts
RUTAMBA (lac), N. RONDO pl.
RUTSHURU, P.N.A.
RUWENZORI Mts
SAGANEITI
SAKA
SAKANIA
SAKBAYEME
SAMOE
SAN BENITO
SANDOA
SANGMELIMA
SAN TOME (ILE)
4 564 009 6
(NIGERIA)
(CONGO-BRAZZAVILLE)
(NIGERIA)
(ÉTHIOPIE)
(R.A.S., PROV. DU CAP)
(SÉNÉGAL)
(TANZANIE)
(ZAÏRE, N. KIVU)
(CAMEROUN)
(ZAÏRE, LUALABA)
(ZAÏRE, STANLEYVILLE)
(ZAÏRE, Ht LOMAMI)
(R.A.S., TRANSVAAL)
(R.A.S., PROV. DU CAP)
(CONGO-BRAZZAVILLE)
(ZAÏRE, Ht UELE)
(R.A.S., PROV. DU CAP)
(R.A.S., NATAL)
(R.A.S., PROV. DU CAP)
(R.A.S., TRANSVAAL)
(ZAÏRE, BAS CONGO)
(R.A.S., TRANSVAAL)
(GOLFE DE GUINÉE)
(MOZAMBIQUE)
(ZAÏRE, Ht KATANGA)
(RHODÉSIE)
(ANGOLA)
(ANGOLA)
(CAMEROUN)
(R.A.S., PROV. DU CAP)
(R.A.S., TRANSVAAL)
(NIGERIA)
(GUINÉE ÉQUATORIALE)
(SIERRA LEONE)
(GOLFE DE GUINÉE)
(TANZANIE)
(ZAÏRE, N. KIVU)
(ZAÏRE, N. KIVU)
(TANZANIE)
(BURUNDI)
(MALAWI)
(TANZANIE)
(ZAÏRE, N. KIVU)
(ZAÏRE, UGANDA)
(ÉTHIOPIE)
(KENYA)
(ZAÏRE, Ht KATANGA)
(CAMEROUN)
(GUINÉE)
(GABON)
(ZAÏRE, Ht LOMAMI)
(CAMEROUN)
(GOLFE DE GUINÉE)
5<>17' N
1“28' S
4“56' N
1052' N
23»54' S
29°09' S
4°46' S -
3o08' N
33°58' S
29053' S
29°17' S
24°15'S -
25°45' S
1°37' N ■
18055' S
12°34' S
12°32' S
8«37' N -
26°43' S
10039' N
1°34' N -
8°00' S
3“59' S
lolO' S
15002' N
O 0 O 8 ' S -
12°44' S
40 OI' N
9041' N
2°57' N
0°25' N
8°33' E
15000' E
8»22' E
— 26°23' E
— 29023' E
— 19°25' E
— 11054' E
— 26°51' E
— 25»36' E
— 3loOO' E
— 16051' E
— 28»55' E
— 28»12' E
— 7®27' E
— 28°52' E
— 29»51' E
— 14°03' E
— 14°04' E
— 14°11' E
— 20°03' E
— 7»30' E
— 9038 ' E
32°20' E
29°26' E
29»26' E
— 39«12' E
— 39°22' E
— 28°34' E
— 10“35' E
— 22056' E
— U°56' E
— 6°35' E
20
Source : MNHN, Paris
306
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
SAO SALVADOR DO CONGO
SEBIKOTANE
SEKENKE
SEROND I
SELUKWE
SEMLIKI riv., P.N.A.
SENA
SENAFE
SEREDOU
SESERO Mt
SEYIOBE prov.
SHERIBONG riv.
SHERIGURI
SH IRE fl.
SHOA rég.
SIBITI
SINDIBAWA
SOCOTRA île
SODDO
SOKOKI (forêt)
SOMANYA
SOMATA
SOMONE
SOTIK
STANLEYVILLE = KISANGANI
STEINKOPF
TABORA
TAFO
TAITA HILLS
TANA riv.
TANGA
TARU
TETE
TETURI BUTEMBO
THYSVILLE
TIEME
TONDO
TONKOUI
TONKWANE KLOOF
TORIT
TRELAWNEY
TSHAMBI
TSHANGA
TSHANZERWA
TSHELA
TSHOBONDO
TUKU riv.
TUKUYU
TUMBA (lac)
TUNGUDU P.N.A.
TUNGULA P.N.A.
TWEESPRUIT
UKEREWE
UJIJI
ULUGURU Mts
(ANGOLA)
(SÉNÉGAL)
6°18'S -
(TANZANIE)
4°17' N
(GHANA)
4059' N
(RHODÉSIE)
(ZAÏRE, N. KIVU)
19«40' S
(MOZAMBIQUE)
17°26' S
(ÉTHIOPIE)
(GUINÉE)
(ZAÏRE, KIVU)
(KENYA)
14°43' N
(GHANA)
(NIGERIA)
(MALAWI)
(ÉTHIOPIE)
8°32' N •
(CONGO-BRAZZAVILLE)
(ZAÏRE, N. KIVU)
(OCÉAN INDIEN)
3«40' S -
(ÉTHIOPIE)
(KENYA)
(GHANA)
(GUINÉE)
(SÉNÉGAL)
8°38' N •
(KENYA)
0o40' S -
(ZAÏRE, STANLEYVILLE)
0®30' N -
(R.A.S., Prov. du CAP)
29°18' S
(TANZANIE)
5°02' S -
(GHANA)
(KENYA)
(KENYA)
6°15' N -
(TANZANIE)
5007' S -
(KENYA)
3045' S -
(MOZAMBIQUE)
(ZAÏRE, N. KIVU)
16°10'S -
(ZAÏRE, BAS CONGO)
5016' S -
(CÔTE D’IVOIRE)
9o39' N -
(ZAÏRE, ÉQUATEUR)
(CÔTE D’IVOIRE)
(R.A.S., TRANSVAAL)
0«53' S -
(SOUDAN)
4°27' N -
(RHODÉSIE)
(ZAÏRE, N. KIVU)
(ZAÏRE, SANKURU)
(ZAÏRE, N. KIVU)
17«30' S
(ZAÏRE, BAS CONGO)
(ZAÏRE, S. KIVU)
(ZAÏRE, Ht UELE)
4057 ' S -
(TANZANIE)
((ZAÏRE, TSHUAPA)
(ZAÏRE, N. KIVU)
(ZAÏRE, N. KIVU)
9»14' S -
(R.A.S., O.F.S.)
29»11' S
(TANZANIE)
2o09' S -
(TANZANIE)
(TANZANIE)
4055 ' S -
14°16' E
— 34°10' E
— 1°43' W
— 30°00' E
— 35<>01' E
— 39<>26' E
00°54' W
13«24' E
35O50' E
- 35°08' E
- 25°15' E
- 17®43' E
- 32°50'
- 0020'
39005' E
39010' E
33035' E
14°53' E
7»18' W
18009' E
- 32031' E
— 30°30' E
12»57' E
33o39' E
- 27°02' E
- 32«52' E
- 29°39' E
Source : MNHN, Paris
^ PS
RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES TYPHLOPIDAE D’AFRIQUE REPTILIA-SERPENTES
307
UMTALI
UMZINTO
UPEMBA (lac)
UPINGTON
USAMBARA Mts
USUMBURA
UVIRA
(RHODÉSIE)
(R.A.S., NATAL)
(ZAÏRE, Ht LOMAMI)
(R.A.S., PROV. DU CAP)
(TANZANIE)
(BURUNDI)
(ZAÏRE, S. KIVU)
19°00' S
30°19' S
28°28' S
3°22' S -
3°22' S -
VANDIA-POSHE
VICTORIA
VISTA ALEGRE
VOI
VREDEFORT
(ZAÏRE, UBANGUI)
(CAMEROUN)
(SAN THOME)
(KENYA)
(R.A.S., O.F.S.)
40 OI' N
3®23' S -
27O00' S
WALIKALE
WANGE
WATER KLOOF
WILLEM PRETORIUS res.
WINDHOEK
WITU
WOLMARANSSTAD
WOMBALI
WUKARI
(ZAÏRE, N. KIVU)
(KENYA)
(R.A.S., TRANSVAAL)
(R.A.S., O.F.S.)
(S.W.A., DAMARALAND)
(KENYA)
(R.A.S., TRANSVAAL)
(ZAÏRE, KWILU)
(NIGERIA)
1®29' S -
30019' S
22°34' S
2»24' S -
27 0 11' S
7o49' N
YAMBIO
YAMBUYA
YANGAMBI
YAOUNDE
YOLA
YUMBI-LIBENGE
(SOUDAN)
(ZAÏRE, STANLEYVILLE)
(ZAÏRE, STANLEYVILLE)
(CAMEROUN)
(NIGERIA)
(ZAÏRE, UBANGUI)
4o34' N
1°17' N
0°47' N
3o51' N
9°14' N
1053' S -
ZAAITPLAATS
ZANZIBAR
ZIELA.Mt NIMBA
ZIMBABWE
ZOBIA
ZOMBA
ZONGO
ZONKWA
ZOU, Mt NIMBA
ZULU
(R.A.S., TRANSVAAL)
(ZANZIBAR)
(GUINÉE)
(RHODÉSIE)
(ZAÏRE, BAS UELE)
(MALAWI)
(ZAÏRE, UBANGUI)
(NIGERIA)
(GUINÉE)
(ZAÏRE, N. KIVU)
6°10' S -
20°16' S
2®57' N
15022' S
4®20' N
— 32°40' E
— 30°40' E
— 21<>14' E
— 29°21' E
— 29«06' E
— 9°12' E
— 38»35' E
— 27«22' E
— 28005' E
— 25°18' E
— 17°06' E
— 40°28' E
— 26°00' E
— 9049' E
— 28°21' E
— 24°34' E
— 24»24' E
— 11031' E
— 12»32' E
— 16®34' E
— 39°12' E
— 30O54' E
— 25059' E
— 35022' E
— 18°35' E
Source : MNHN, Paris
308
ROLANDE ROUX-ESTÈVE
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1,
déc.
1860, 6 pl.
10,
avr. 1865, 6
pl.
2,
déc.
1861, «
11,
juin 1865,
«
3,
avr.
1864, «
12,
août 1865,
«
4,
avr.
1864, «
13,
oct. 1865,
«
5,
juin
1864, «
14,
déc. 1865,
«
6,
1864, «
15,
fév. 1866,
c
7,
nov.
1864, «
16,
avr. 1866,
«
8,
déc.
1864, «
17,
oct. 1866,
«
9,
fév.
1865, «
II, livr. 18-34.
18,
oct.
1866, 6 pl.
27,
avr. 1868, 6
pl.
19,
déc.
1866, «
28,
juin 1868,
«
20,
fév.
1867, «
29,
août 1868,
*
21,
avr.
1867, «
30,
oct. 1868,
«
22,
juin
1867, «
31,
juil. 1869,
«
23,
août
1867, «
32,
oct. 1869,
«
24,
oct.
1867, «
33,
déc. 1869,
«
25,
déc.
1867, «
34,
mars 1870,
«
26,
fév.
1868, «
III, livr. 35-50.
35,
mai
1870, 6 pl.
43,
mars 1873, 6
pl.
36,
juin
1870, «
44,
août 1873,
«
37,
août
1870, «
45,
juin 1874,
«
38,
sept.
1871, «
46,
nov. 1874,
«
39,
janv.
1872, «
47,
sept. 1875,
«
40,
mai
1872, «
48,
nov. 1876,
«
41,
août 1872, «
49,
janv. 1879,
»
42,
oct.
1872, «
50,
nov. 1881,
*
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312 ROLANDE ROUX-ESTÈVE
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Sâugethiere und Amphibien. Monatsber. Akad. Wiss. Berlin : 194-209, pl. 1-2.
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Spilotes, Œdipus). Monatsber. Akad. Wiss. Berlin : 773-779, pl.
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oder weniger bekannte Arten dieser Abtheilung der Reptilien. Sitz. Ges. nat. Freunde Berlin : 49-52.
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Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
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