ISBN 2-85653-003-6
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MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série A, Zoologie
TOME XCIII
Édouard FISCHER-PIETTE
RÉVISION DES VENERINAE S. S.
(MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES)
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V e )
1975
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
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MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Série A, Zoologie, Tome XCIII
RÉVISION DES VENERINAE S. S.
(MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES)
par
Édouard FISCHER-PIETTE *
Résumé. — Ce travail contient la révision systématique de 39 espèces, dont trois nouvelles, et
leur distribution géographique est étudiée.
Abstract. — The species examined in this paper are 39 in number. Three of them are described
as new. We gave attention to the range of each one.
INTRODUCTION
Dans la vaste famille ou super-famille des Veneridae , le groupe le plus typique, celui des Venus
proprement dites, n’a pas été révisé depuis le travail de SOWERBY, Thés. Conch., II, qui date de
120 années, et celui de PFEIFFER in Conch. Cab., éd. 2, un peu moins ancien (1869).
Notre travail aurait peut-être dû être intitulé : Révision des Venus du Muséum, car il est basé
surtout sur le matériel que nous avons sous la main; en effet, l’auteur est trop âgé maintenant pour
se rendre dans les collections de l’Étranger ; toutefois il s’est appliqué à grouper aussi complètement
qu’il le pouvait les renseignements existant, pour chaque espèce, même celles dont il ne pouvait voir
aucun individu. Il a d’ailleurs reçu, en consultation, un peu de matériel de l’Étranger : les exemplaires
indéterminés des Musées de Bruxelles, de Tel-Aviv, de Jérusalem et de Calcutta; il exprime sa recon¬
naissance aux Autorités de ces Musées.
CLASSIFICATION
Nous nous trouvons d’abord en présence de la question de savoir quelle est l’étendue à donner à
notre travail au point de vue des groupes systématiques qu’il doit comprendre. THIELE (Handb. System.
Weich., II, 1935) ne divise pas la famille des Veneridae (p. 883) en sous-familles, mais uniquement en
genres. Sous le titre générique Venus Linné 1758 (p. 889) il met les sous-genres suivants : Antigona ,
Ventricola , Dosinula, Venus s. s ., Periglypta , Circomphalus, Mercenaria , Chione , Chioneryx, Clausi-
nella. Bassina. KEEN (1951, Min. Conch. Club S. Calif., n° 113 : 2) divise la famille des Veneridae en
sous-familles : Venerinae , Circinae , Sunettinae , Meretricinae , Pitarinae, Dosiniinae , Cyclininae , Gem-
minae, Clementinae , Tapetinae , Chioninae. FRANC (in GRASSE, Traité de Zoologie, V, 1960, Classe
des Bivalves : 2109) se conforme à KEEN. On remarquera que dans leurs classifications les Chione et
' Laboratoire de Biologie des Invertébrés marins et Malacologie, Muséum national d’Histoire naturelle, 55, rue BulTon,
75005 Paris.
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ÉDOUARD F1SCHER-PIETTE
les Venus sont aux deux extrémités, avec toutes les autres Veneridae entre elles, tandis que pour
THIELE les Chione sont dans le genre Venus, en tête de la classification, toutes les autres Veneridae
venant ensuite.
Pour notre part, nous avons toujours remarqué que, parmi les divers groupes dont se composent
les Veneridae il en est deux, les Venus et les Chione , qui sont étroitement apparentés alors que les
autres sont séparés par des coupures très franches. La question essentielle que nous nous posions était
donc de savoir si les Chione devaient être insérées dans le présent travail. La différence principale
mise en avant par les auteurs qui les séparent résiderait dans la présence d’une dent latérale à l’avant
du plateau cardinal de la valve gauche des Venus et son absence chez les Chione-, mais en diverses
pages de notre article, et à sa fin, nous ferons ressortir d’assez nombreuses intrications, et si, en fin
de compte, nous n’avons pas traité ici les Chione, c’est surtout pour la raison matérielle consistant
dans la difficulté, à l’époque actuelle de pauvreté des budgets des collectivités, de faire accepter par
les Secrétaires de rédaction des périodiques, des articles volumineux. Quoi qu’il en soit, nous avons
été amené à retenir le mot Venerinae , pour servir de titre à notre travail.
Mais une autre question se posait à nous, c’est celle des subdivisions à employer dans ce groupe
des Venerinae. Quelles espèces doivent être mises dans les Venus, dans les Circomphalus, dans les
Antigona, dans les Ventricolaria, dans les Dosina, etc...? Il suffit de parcourir les listes de références
que nous donnons pour chaque espèce, pour constater les diversités d’opinions, à ce sujet, de beaucoup
d’auteurs. Elles n’ont rien d’étonnant, étant donné que ces noms ont généralement été créés avec une
expression très partielle des caractères, que les diagnoses auraient dû être modifiées à mesure que l’on
ajoutait des espèces nouvelles, et d’autre part les variabilités intra-spécifiques font que certains indivi¬
dus d’une espèce donnée devraient être attribuées à tel genre et d’autres à tel autre genre. Il nous est
donc apparu illusoire de vouloir situer les séparations entre telle et telle espèces plutôt qu’entre telle
et telle autres. Nous doutons beaucoup qu’il y ait quelque utilité à conserver ces séparations, aussi les
avons nous laissées de côté : si nous voulions au contraire prendre en considération les caractères invo¬
qués, nous serions amenés, logiquement, à distinguer presque autant de sous-genres qu’il y a d’espèces.
N° 1. - VENUS PUNCTIGERA Dautzenberg et H. Fischer
(PL VI, fig. 43)
Venus (Anaitis) paphia L. var., Smith ( non Linné), 1885, XIII : 121.
Venus brongnarti Payr., Locard ( non Payraudeau), 1898, II : 250 (pro parle : Cap Vert non Cadix); Locard et Caziot ( non
Payraudeau), 1900 : 224 (pro parte).
Anaitis punctigera, Dautzenberg et H. Fischer, 1906, XXXII : 86, pl. IV, fig. 9 à 14.
Venus paphia L, Nobre ( non Linné), 1909, III, suppl. 2 : 63.
Anaitis punctigera Dautz. et H. Fischer, Dautzenberc, 1910, LXIV ; 135; Dautzenberc, 1913, V (1912), 3 : 92.
Venus punctigera Dautz. et H. Fischer, Nicklès, 1955, n° 3 : 185.
Distribution. — Le domaine de cette espèce est africain, mais nous avons une provenance euro¬
péenne dont nous devons d’abord parler, car elle nous a surpris mais paraît incontestable.
Dans la collection LOCARD des côtes de France, se trouve, marqué d’Ajaccio, sous le nom Venus
brongnarti Payr., un échantillon de Venus punctigera Dautz. et H. Fischer, bivalve, de 19 mm, qui a
certainement été pris vivant car il contient encore une grande partie de son manteau. Nous supposons
que la citation de V. brongnarti par LOCARD 1900, Côtes de Corse, p. 224, mentionnant Ajaccio, cor¬
respond k cet individu. Sa dent latérale est très nette.
Les provenances d’Afrique sont les suivantes : Mauritanie, NICKLÈS 1955. îles du Cap Vert,
Smith 1885, Locard 1898, Dautzenberg et H. Fischer 1906, Nobre 1909, Dautzenberg 1913, et
coll. Muséum, « Calypso » 1959. Sénégal, coll. Muséum, JOUSSEAUME 1921. Gorée, coll. Muséum,
MARCHE-MARCHAD 1973. Cap Rouge, DAUTZENBERG 1910. Sénégambie, coll. Muséum, « Calypso » 1956.
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Guinée française, NlCKLÈS 1955. Côte de l’Or, NlCKLÈS 1955 et coll. Muséum, « Calypso » 1956.
Nigeria, NlCKLÈS 1955 et coll. Muséum, « Calypso » 1956. Angola, NlCKLÈS 1955.
Les collections du Muséum contiennent 65 individus, particulièrement nombreux pour la région
de Gorée. Les plus grands d’entre eux mesurent 23,5 mm (îles du Cap Vert, un du « Talisman » et' un
de la « Calypso » 1959).
Cette espèce est extrêmement proche de V. paphia L., et il n’est pas étonnant que SMITH (1885)
et NOBRE (1909) l’aient traitée sous ce nom. On peut dire que tous les caractères seraient exactement
les mêmes, si la taille n’était moindre, et surtout, s’il n’y avait la présence d’une dent latérale, géné¬
ralement de très petite taille, et, sur la valve droite, d’une petite fossette qui reçoit cette dent. DAUT-
ZENBERG et H. FISCHER n’ont pas fait mention de la dent latérale, mais elle est visible sur leur figure.
V. paphia et V. punctigera sont tellement proches l’une de l’autre, qu’on pourrait très bien les
considérer comme deux variétés d’une même espèce, ayant acquis des caractères légèrement différents
à la faveur d’une coupure géographique. La séparation entre les Ckioninae et les Venerinae serait alors
difficile à maintenir.
Il nous était apparu jusqu’ici que cette séparation, qui réside essentiellement dans l’absence ou
la présence d’une dent latérale, pouvait être renforcée par un autre caractère qui serait le suivant : la
dent cardinale postérieure de la valve gauche est généralement assez horizontale et longue chez les
Venerinae , plus redressée et donc plus courte chez les Chioninae. Or la dent postérieure de Venus
punctigera est exactement semblable à celle de Chione paphia ; c’est une dent de Chioninée.
N° 2. — VENUS FOLIACEO-LAMELLOSA (Chemnitz) Schrôter
Venus cancellata L., Born (non Linné), 1780 : 61, pl. 4, fig. 9.
Venus foliaceo-lamellosa..., Chemnitz, 1782, VI : 299, pl. 28, fig. 295 à 297.
Venus foliaceo-lamellosa, Schrôter, 1788, X : 112.
.Tabl. encyclop., 1797, pl. 275, fig. 3.
Venus plicata Gmel., Lamarck, 1818, V : 598 (588); Deshayes, 1835, éd. 2, VI : 341; Reeve, 1841, I : 93, pl. 68, fig. 6;
Hanleï, 1842 : 111 ; Chenu, 1847, II, Venus, pl. 7, fig. 4; Sowerby, 1853, II : 725, pl. 160, fig. 174; Rômer, 1858 :
61 ; Reeve, 1864, XIV, pl. XVIII, fig. 81 ; Mitchell, 1867 : 64; Gicnoux, 1913, 36 : 437 ; Paulus, 1949, XVII : 19.
Venus plicata Lmk., Bory de St. Vincent, 1827, n° 153 ; Deshayes, 1832 a, III : 1115.
Venus plicata, Wood, 1828 a : 33, pl. 7, fig. 9;
Venus plicata L, Brocchi, 1843, II : 357 ; Thurston, 1895, 3 : 129.
Cytherea plicata Gmel., Potiez et Michaud, 1844, II : 236.
Chione plicata, Deshayes, 1853 b : 120.
Anaitis foliaceo-lamellosa, Rômer, 1865, XII : 154.
Venus foliaceo-lamellosa Chemn., Pfeiffer, 1869, éd. 2, XI (1) : 156, pl. 13, fig. 9-11 ; Paes da Franca, 1960, 2 e sér., XV : 35.
Venus (Chione) foliaceo-lamellosa Chemn., Lamy, 1908 6 : 289.
Anaitis foliaceo-lamellosa (Chemnitz) Schrôter, Dautzenberc, 1910, LXIV : 134 et 172; Dautzenberc, 1913, V (3) : 92.
Venus (Anaitis) foliaceo-lamellosa (Chemnitz) Schrôter, Pallary, 1920, II : 89.
Venus foliaceo-lamellosa (Chemn.) Schrôter, Nicklès, 1947, 1 : 20; Nicklés, 1950, II : 202, fig. 385; Lecointre, 1952, II :
78; Nicklés, 19526, 5 : 95; Nicklès, 1952a, 92, 152; Nicklès, 1955 : 184.
Circomphalus foliaceo-lamellosa Dillwyn, Keen, 1954, 139 : 52.
Venus foliaceo-lamellosa Schrôter, Colucnon, 1957 : 43 ; Collicnon, 1960, XXII, sér. A, 2 : 449.
Venus folliaceo-lamellosa (Chemn.)-Schrôter, Marche-Marchad, 1958, XIV : 52.
Notre liste de citations montre que cette espèce a presque toujours été classée dans les Venus
(ou Circomphalus, KEEN 1954). Cependant, DESHAYES (1853) et LAMY (1908) la mettaient dans les
Chione, et RÔMER (1865), DAUTZENBERC (1910 et 1912) et PALLARY (1920), dans les Anaitis, c’est-à-
dire aussi dans les Chioninae. Que faut-il en penser?
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ÉDOUARD FISCHER-PIETTE
L’espèce est extrêmement proche de Venus lamellata Lmk., d’Australie, qui est classée parmi
les Chioninae. La sculpture fort particulière de l’une et de l’autre espèce les éloigne beaucoup des
autres Veneridae et justifierait de les réunir en un groupe particulier. L’area ligamentaire est très ana¬
logue, la lunule peu différente, le sinus palléal peu différent. La question revient donc à examiner les
charnières, puisque les Chioninae sont dites n’avoir pas de dent latérale tandis que les Venerinae sont
dites en avoir une.
Nous avons 21 valves gauches de V. lamellata. Aucune n’a de dent latérale au sens où l’on entend
généralement ce nom (comme chez Venus lamellaris Schum. par exemple). Le plateau cardinal, dans
sa région antérieure, montre seulement, à sa limite inférieure, une longue crête constituant cette limite
inférieure même, en avant de l’extrémité antérieure de la dent cardinale antérieure dont elle est en
quelque mesure un prolongement. C’est sur une formation correspondant à cette crête que Venus
lamellaris par exemple présente sa dent latérale.
Sur ces 21 valves gauches, 17 ne montrent rien de particulier sur cette crête; mais 4 montrent
un secteur qui, soit est plus proéminent dans la direction de l’observateur, soit montre une proémi¬
nence analogue mais inclinée vers le bas.
Nous avons 38 valves gauches de V. foliaceo-lamellosa. Aucune non plus n’a de dent latérale au
sens où l’on entend généralement ce nom. Le plateau cardinal, dans sa région antérieure, montre seule¬
ment à sa limite inférieure une crête plus ou moins bien individualisée selon les exemplaires, relative¬
ment longue ou pouvant être assez brève, qui débute à l’extrémité inférieure de la dent cardinale anté¬
rieure dont elle est généralement séparée par une légère dépression. Chez 23 de nos exemplaires cette
formation ne montre rien qui puisse évoquer une dent latérale. Chez 9, un secteur de cette formation
est un peu proéminent ou un peu boursouflé et pourrait donc être appelé « dent latérale ». Pour les
6 derniers individus, il ne nous a pas été possible de pencher vers l’une ou l’autre des deux catégories
précédentes : ils sont intermédiaires entre elles.
D’après ce que nous venons de dire, il n’est pas étonnant que divers auteurs aient classé cette
espèce dans les Chioninae , sous le nom Chione ou sous le nom Anaitis.
Le groupe naturel formé par les deux espèces foliaceo-lamellosa et lamellata peut donc être con¬
sidéré comme un groupe intermédiaire entre les Venerinae et les Chioninae.
Distribution. — Les premiers auteurs attribuaient comme habitat à cette espèce les Indes orien¬
tales en plus de la Méditerranée. Nous n’en tiendrons pas compte, si ce n’est qu’il faut remarquer qu’en
1895, THURSTON mentionne cette espèce comme récoltée par lui en Inde à Pamban. Comme cet auteur
nous fait savoir que ses Mollusques ont été déterminés par MARTENS et SMITH, il ne peut pas s’agir
d’une erreur. Mais l’isolement de cette trouvaille pose une question. S’agit-il d’un rejet de ballast?
Y a-t-il une distribution disjointe comme celles dont nous parlons pour casina et declivis, mais encore
plus disjointe?
Quoiqu’il en soit, les autres provenances connues vont de Mauritanie (PALLARY 1912, baie de
Cansado, au sud de Port Etienne) à l’Angola (PAES DA FRANCA 1960, baie de Mossamedes, baie Forta).
Les citations les plus nombreuses sont du Sénégal ; la Guinée a été citée par MÔRCH 1853 ; et
NlCKLÈS en 1947 y ajoute Nouakchott, Dakar, embouchure du Saloum, et dans ses deux publications
de 1952, Port-Gentil et Mayumba, au Gabon. Enfin, en 1955, il cite les îles du Cap Vert, en une sta¬
tion proche de l’île S. Tiago; COLLIGNON (1967) ajoute Pointe Noire.
Trois autres provenances précises sont fournies par trois lots des collections du Muséum : l’em¬
bouchure de la Gambie (sans indication de donateur) ; pour un échantillon de la mission de la « Calypso »
aux îles du Cap Vert en 1959, Boa Vista (station n° 78) ; pour un échantillon jeune dû à M. VANWALLE-
GHEM 1973, Mataseca dans le nord de l’Angola, par 6° S, au sud du fleuve Zaïre.
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RÉVISION DES VENERINAE S. S.
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N° 3. - VENUS ERRONEA nom. nov.
Venus rosalina Rang, Phii.ippi ( non Rang), 1849, III : 81, pl. 9 ( non 10), fig. 1 ; Lamy (pro parte), 1923 (1922) : 31 ; Nicklés
(non Ranc), 1947 : 20; Nicklés, ( non Rang), 1950, II : 203, fig. 386.
Venus affinis Sow., « adopted by Sowerby jun. », Sowerby, 1853, II : 720, pl. 155, fig. 62; Des haïes (pro parte), 1853 6 :
102 ; Rf.eve, 1863, XIV, pl. XII, fig. 38; Daitzenberg, 1891a, 16 : 60; Nicklés, 1953, 29, 13 : 8, pl. I, fig. 9;
Nicklés, 1955 : 186; Marche-Makciiaii, 1958, XIV : 52.
Amitis rosalina Rang, Daitzenberg (non Rang), 1910, LXIV : 134; Daitzenberg (non Ranc), 1913, V (3) : 92.
Venus rosalina Rang (pro parte), Dollfis, 1911, XVIII, 3-4, Mém. 44 : 51, pl. 4, fig. 1 et 2.
En 1835, W. J. BRODERIP et G. B. SOWERBY ont décrit, sans la figurer, une Cytherea affinis
avec pour provenance : « ad Colombiam occidentalem. (Xipixapi) ». En 1853, G. B. SOWERBY junior a
figuré une coquille dont la provenance lui était inconnue et pour laquelle il a écrit : « Cytherea affinis — ?
adopted by Sowerby, jun » et à la p. 746, « affinis, Brod., Cyth. ». En fait, sa figure représente une
forme du Sénégal, qui est une Venus tandis que la véritable Cytherea affinis du Pacifique sud-améri¬
cain est une Pitar , synonyme de Pitar (Lantelliconcha) paytensis Orb., qui est répandue du golfe de
Californie au Pérou. Il faut d’ailleurs remarquer que la description de 1835 vient immédiatement après
celle de Cytherea tortuosa qui a la même provenance, et que la première phrase dit : « This species,
which approaches the last, differs from it in following particulars... ». Cette tortuosa est aussi une
Pitar ( Lantelliconcha ), voir MYRA KEEN, 1971, Sea Shells of Tropical West America, p. 174.
L’assimilation proposée par SOWERBY junior est donc erronée ; or on trouve le nom Venus affinis
Sowerby 7 fois cité de l’Afrique océanique, pour la forme qui est une Venus et nullement une Pitarinée.
L’emploi, pour elle, du nom affinis doit donc cesser. Or elle n’en a pas reçu d’autre sinon, mais par
erreur, le nom rosalina Rang qui désigne une espèce distincte, de la même région. Nous nous voyons
donc obligés de lui imposer une dénomination nouvelle : Venus erronea.
NICKLÉS (1953) a soigneusement exprimé les caractères qui différencient « affinis » de rosalina.
Nous ajouterons le point suivant : chez erronea les côtes concentriques, aux approches du bord posté¬
rieur de la coquille, sont totalement interrompues par un véritable canal, tandis que chez rosalina ,
dans la même région, lorsqu’il y a une dépression (elle ne se trouve que chez certains individus), ses
bords ne sont pas abrupts, et elle est beaucoup moins profonde, n’interrompt pas complètement les
côtes.
Cette espèce est connue (NICKLÉS 1950 et 1955) des îles du Cap Vert, de Mauritanie, du Séné¬
gal, de Guinée française et de Sierra Leone ; sa répartition serait donc très limitée. La collection du
Muséum ne renferme que 28 individus (dont 11 d’un même lot, de Dakar, Institut français d’Afrique
noire). Parmi eux se trouve un bivalve, de Gorée, venant de RANC. Il n’est donc pas impossible que
cet auteur ait confondu les deux espèces, ce qui n’aurait d’ailleurs aucune conséquence sur leurs
nomenclatures. Ceux de nos autres échantillons qui ont une provenance sont marqués de Port-Étienne
(Mission GRUVEL 1912, un échantillon de 16 mm, qui n’était pas déterminé), de Portendick = MARSA,
coll. H. Fischer, d’Afrique occidentale (STAADT 1969), Sénégal (coll. DENIS 1945 et LETELLIER 1949),
Dakar (récolte POBEGL'IN).
Pour ce qui est de la dent latérale, nos 22 valves gauches montrent sa présence, mais elle est peu
développée et peut même n’apparaître que comme un très léger épanouissement de la limite postérieure
(saillante) de l’impression musculaire antérieure, épanouissement auquel l’idée ne viendrait sans doute
pas d’appliquer le nom de dent latérale et si l’on n’avait pas de lots meilleurs.
Source : MNHN, Paris
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ÉDOUARD FISCHER-PIETTE
N° 4. - VENUS ROSALINA Rang
(PL V, fig. 34 à 40)
Venus rosalina, Ranc, 1834, pl. 42, fig. 1, 1 a, 1 6.
Venus rosalina Rang, Deshayes, 1853 6 : 102; Souerby, 1853,11 : 726, pl. 160, fig. 181; Hanley, 1853 : 358, pl. 15, fig. 56;
Reeve, 1863, XIV, pl. V, fig. 16; Dohrn, 1880, VII : 169; Daltzenberc, 1891a, 16 : 60; Nicklés, 1953, 29, 13 :
6, pl. I, fig. 7 et 8 ; Marche-Marchad, 1958, XIV : 52.
Chione rosalina Rang, Rômer, 1867, XIV : 120.
Venus rosalina Rang (pro parte), Lamy, 1923 : 10.
Dans la liste de références ci-dessus ne figurent pas plusieurs citations faites par DAUTZENBERG
et par NlCKLÈS pour rosalina et qui, en fait, se rapportent à une espèce distincte (voir NlCKLÈS 1953
et voir notre rédaction sur erronea).
Cette espèce est très proche de V. casina. Nous n’avons cependant pas pu opérer la réunion, en
particulier du fait que tous nos exemplaires de V. rosalina ont le sinus palléal plus étroit que celui de
V casina.
Distribution. — Cette espèce a été décrite sans localité, mais sur un échantillon ne pouvant pro¬
venir que du Sénégal qui est la région dont RANG s’est occupée. La citation la plus septentrionale que
nous ayons trouvée est Port-Étienne (MARCHE-MARCHAD 1958), puis viennent les îles du Cap Vert
(DOHRN 1880), le Sénégal, avec comme précision Rufisque (DAUTZENBERG 1891), Gorée (REEVE 1863),
Dakar (MARCHE-MARCHAD 1958), enfin Konakry (LAMY 1923).
L’exemplaire figuré par RANG, c’est-à-dire le type, ne se trouve pas dans les collections du
Muséum, mais nous avons, marqués de Gorée, 6 exemplaires dont 5 bivalves venant de RANG lui-
même et entrés en 1837 donc à l’époque de la description. Ils ont de 13,4 à 41 mm de longueur. De
Gorée aussi, nous avons deux jeunes de la collection JOUSSEAUME 1921 ; de Rufisque récoltés par
TH. MONOD 1954 ; de Dakar, un grand spécimen récolté par POBÉGUIN. Du Sénégal sans plus de pré¬
cision, un échantillon de la coll. STAADT 1969. De Port-Ëtienne, un spécimen de la Mission GRUVEL
1912 (qui n’est mentionné par DAUTZENBERG ni en 1910 ni en 1912) et un autre récolté par ELOUARD
1966 (pl. V, fig. 34 à 37) et qui est le plus grand que nous possédions, avec 50 mm de long, 45 mm de
haut et 31 mm d’épaisseur (la figure de RANG a 40 mm de longueur) et enfin, 26 valves provenant de
la croisière n° 5 des Postes, Télégraphes et Téléphones (1936), station n° 691.
Cette espèce se montre extrêmement variable pour ce qui est de la disposition des côtes dans
sa région supérieure. Pour prendre deux cas extrêmes dans une même localité (Port-Étienne), le spé¬
cimen de GRUVEL (pl. V, fig. 38 à 40) a d’abord, sur 21 mm, des côtes lamelleuses de très faible épais¬
seur laissant entre elles des intervalles trois fois plus larges. Sur le reste de sa surface, les intervalles
sont inférieurs à l’épaisseur des côtes. Celui d’ELOUARD (pl. V, fig. 34 à 37) montre une disposition
tout à fait régulière et progressive de ses côtes concentriques, depuis un régime d’égalité entre les
intervalles et les côtes, visibles près du sommet (sur 15 mm environ), jusqu’à un régime de grande
supériorité d’épaisseur des côtes.
Un autre élément variable est la « dent latérale » de l’espèce. Chez certains échantillons on ne
peut pas plus parler de dent latérale qu’on ne peut le faire chez certains V. foliaceo-lamellosa : une
crête allongée constitue la limite inférieure de la région antérieure du plateau cardinal (on pourrait,
si l’on voulait, donner à l’ensemble de cette crête le nom de dent latérale) ; chez d’autres, cet élément
est plus ramassé, c’est une ellipse parfois proche d’un cercle, donc méritant vraiment le nom de dent
latérale en dépit du fait que cette formation n’est jamais très proéminente.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES VENERINAE S. S.
N° 5. - VENUS DECLIVIS Sowerby
Venus declivis, Sowerby, 1853, II : 730, pl. 157, fig. 123, 124.
Venus declivis Sow., Deshaves, 1853 6 : 104; Reeve, 1863, XIV, pl. 23, fig. 111 ; Smith, 1871 : 727; Smith, 1901, 10, 4 :
116; Smith, 1903 6, VI : 397; Lamy, 1923 : 10; Nicklès, 1947, I : 20; Nicklès, 1952 a, 92 : 152; Nicklès, 1955,
3 : 186; Colucnon, 1957 : 42; Marche-Marchad, 1958, XIV : 52.
Chione declivis Sow., Rômer, 1867, XIV : 119; Melvill et Standen, 1906 : 834.
Anaitis declivis Sow., Daltzenberg, 1913, V (3) ; 92.
Distribution. — Selon NICKLÈS (1955) l’espèce est répartie du Sénégal au Gabon. Mais on trouve
dans la littérature deux provenances très éloignées de là.
SMITH (1901 et 1903) cite l’espèce de Durban (QüEKETT), tout en disant que les échantillons
(il en a donc eu plusieurs) sont un peu différents des autres. Mais ils doivent effectivement avoir été
récoltés au Natal, car, d’après la liste des membres de la Malacological Society pour 1903, QüEKETT
appartient au Muséum de Durban. L’espèce ne doit toutefois pas être fréquente dans cette région, car
BARNARD (1964) ne la cite pas dans son travail sur l’Afrique du sud. On pourrait supposer que cette
récolte isolée représente un cas analogue à celui de la trouvaille, non loin de là, à Tuléar, de Venus
casina (voir plus haut).
L’autre provenance est si lointaine qu’elle n’est pas sans surprendre : Mascate (MELVILL et
STANDEN 1906). Ces auteurs citent « Chione declivis Sow., Persian Gulf, infrequent at Maskat, 10-
35 fathoms ». Cette provenance demande confirmation.
Le Muséum ne possède pas beaucoup d’exemplaires de cette espèce. Nous avons : un exemplaire,
venant de la campagne de la « Calypso » en 1956, stat. n° 26, A°Z1' N et 0 o 50 , W (côte de l’Or) ;
quatre spécimens (coll. RANG 1837) sont de l’île du Prince, provenance nouvelle pour cette espèce. Un
autre (ROUX) de Port-Gentil, provenance nouvelle aussi ; un autre (AUBRY-LECOMTE 1853) est du Gabon
sans plus de précision. Un autre (Office de Pointe Noire 1969) est marqué simplement : côte d’Afrique
équatoriale. Enfin, pour ce qui concerne les récoltes de GRUVEL, publiées par DAUTZENBERG (1913),
nous n’avons trouvé dans la collection que les exemplaires de Grand-Popo.
Les 13 valves gauches de nos collections montrent la présence d’une dent latérale moyennement
développée.
N° 6. - VENUS CASINA Linné
(Pl. I, fig. 1 à 5 et Pl. VI, fig. 44)
Venus casina, Linné, 1758, éd. X, I : 685; MacAndrew, 1851, session 1850 : 269, 274, 275, 303.
Venus casina L, Linné, 1767, éd. XII, I (II) : 1130; Gronovius, 1781 : 269; Schrôter, 1786, III : 115, pl. 8, fig. 6; Karsten,
1789, I : 162; Gmeun, 1791, éd. XIII (VI) : 3269; Maton et Rackett, 1807, VIII : 79, pl. 2, fig. 1; Pennant, 1812,
éd. 2 : 202; Dillwyn, 1817, I : 165; Lamarck, 1818, V : 597 (587); Turton, 1819 : 232; Turton, 1822 : 141,
pl. 9, fig. 1; Biainville, 1825 : 557, pl. 75, fig. 6; Gerville, 1825 : 192; Wood, 1828 : 34, pl. 7, fig. 14; Costa,
1829 : 34 et 35; Collard des Cherres, 1830, 4 : 23 ; Deshayes, 1832 a, III : 1114; Deshayes, 1835, éd. 2, VI ; 340;
Hanley, 1842 : 111 ; Brown, 1844, éd. 2 : 91, pl. 36, fig. 15; Philippi, 1844 a, II : 34 ; Lovén, 1846 : 193; Requiem,
1848 : 24; Forbes et Hanley, 1848, I : 405, pl. 24, fig. 1, 5, 6; Turton, 1848 : 141, pl. 9, fig. 1 ; Petit de la Saus-
saye, 1851, 2 : 299; Cray, 1851, Part VII ; 8; Deshayes, 1853 6 : 100; Hanley, 1853 ; 110; Sowerby, 1853, II : 726,
pl. 160, fig. 177 à 180; Doubuer, 1853 ; 109; Hanley, 1855 : 65; Jeffreys, 1856, 2' sér., XVII : 178; MacAndrew,
1856, session 1854 : 140; Rômer, 1858 : 29; Gay, 1858 : 171; Sowerby, 1859, pl. 4, fig. 12; Macé, 1860 : 263;
Reeve, 1863, XIV, pl. V, fig. 15 ; Jeffreys, 1863, II : 337 ; Cailliaud, 1865 ; 84 ; P. Fischer, 1865, XXV : 105 ; Bri -
sin'a, 1866 : 95 ; Taslé, 1867 : 13; Weinkauff, 1867, I : 108; Hidalco, 1867, 15 : 143; Colbeau, 1868, III : 24;
Source : MNHN, Paris
8 ÉDOUARD FISCHER-PIETTE
Jeffreys, 1869, V : 184, pl. 38, fig. 5 ; Pfeiffer, 1869, ed. II, XI (1) : 137, pl. 8, fig. 4 et 5 ; P. Fischer, 1869, XXVII :
88; Appelics, 1869, II : 13 ; Petit de la Saussaye, 1869 : 55; Hidalgo, 1870 a : 155; Hidalgo, 18706, III, pl. 22,
fig/1 et 2; Smith, 1871 : 727; Monterosato, 1872 : 23; Friele, 1873 : 7; Monterosato, 1875, V, sér. 2 a : 16; Clé¬
ment, 1875 : 33; Duprey, 1876,4 e sér., XVIII : 340; Norman, 1877, I : 277; P. Fischer, 1878, XXXII : 177; Mon¬
terosato, 1878, XIII : 71 ; Sars, 1878, I : 353; Norman, 1879, 2 : 20 ; Monterosato, 1880, VI : 247 ; Jeffreys, 1881 :
715; Monterosato, 1881, II : 3 ; Cooke, 1882, 3 : 350; Daniel, 1883, 31 : 244; Marion, 1883 a, I, art. 1 : 67, 70,
81, 85, 87, 90, 106; Marion, 1883 6, I, art. 2 : 28, 41,45, 46; Grancer, 1886, Partie 7 : 134; Locard, 1886 : 431 ;
Smith, 1885, XIII : 120; Kobei.t, 1888 : 352; Daitzenberc, 1889, I : 83 ; Carus, 1889, II, 1 : 121 ; Martens, 1889 a,
III : 5; Dactzenberc, 1891a, 16 : 24; Dactzenberc, 18916, 16 : 611; Greene, 1891, 1:2; Locard, 1892 : 288;
Warren, 1892, 7 : 101 ; Bucqloy, Daitzf.nberc et Dollfcs, 1893, II : 370, pl. 58, fig. 1 à 8 ; Chaster et Heathcote,
1894. 7 : 310; Trf.cellks, 1896, 8 : 257 ; Watson, 1897, XXVI : 326; Dactzenberc et H. Fischer, 1897, 22 : 213;
Locard, 1898, II : 246; Dactzenberc, 1898 : 5; Locard, 1899 : 140; Locard et Caziot, 1900 : 223; Paijarï, 1900,
48 : 398; Chaster, Mei.vill, Knicht et Hoylk, 1901, 10,1 : 13; Byne et Leicester, 1901, 10, 3 : 79 ; Friele et Griec,
1901, III : 35; Norman, 1902, 7 e sér., X : 359; Vacchan, 1905, 11, 7 : 216; C ranger, 1905 : 167; Dactzenberc et
H. Fischer, 1906, XXXII : 83; Nobre, 1909, III, suppl. 2 : 63; Daitzenberc et H. Fischer, 1912, XXXVII : 467;
Paixary, 1913, VII, 3 : 168; Lamy, 1913, 19 : 22 et 23 ; Tomun et Shacki.eford, 1915, 14 : 273; Hidalco, 1916 :
732; Pallahy, 1920, II : 88; Daitzenberc et P.-H. Fischer, 1925 : 139; Daitzenberc, 1927, LXXII : 308; Nobre,
1930 : 63; Nobre, 1931, I : 345, pl. 79, fig. 1; Anonyme, 1931, 2 e éd. : 247; Winckworth, 1932, 19, 7 : 244 ;
Dctertre, 1935, 79 : 304 ; Nobre, 1936, II : 255; Lamy et Fischer-Piette, 1938 : 295; Nobre, 1940, I : 662; Mad-
sf.n, 1949, IV, Part 63 : 67 ; Cornet et Marche-Marchad, 1951, suppl. 5 : 68; Lecointre, 1952, I : 77 ; Dodce, 1952,
100, art. 1 : 93 ; Nicklès, 1955 : 183; Anonyme, 1957, 3 e éd. : 329; Marche-Marchad, 1958, XIV : 52; Pastecr-
Hcmbert, 1962, 28 : 65; Mars, 1965, V : 97 ; Tebble, 1966 : 115, pl. 8, fig. e; Cadée, 1968 : 120; Petersen, 1968,
LV : 25; Ktari-Chakrocn et Azocz, 1971, 2, 1 : 21.
Venus erycina L, Pennant (non Linné), 1777, IV : 80, pl. 54, fig. 48A.
Pectunculus membranaceus, Da Costa, 1778 : 193, pl. 13, fig. 4 (à gauche).
Venus casina Linnaei, Chemnitz, 1782, VI : 306, pl. 29, fig. 301 et 302.
Venus cancellata L., Donovan (non Linné), 1802, IV, pl. CXV.
Venus lactea, Donovan, 1803, V, pl. CIL
Venus lactea Donov., Maton et Rackett, 1807, VIII : 79; Montagc, 1808 : 46; Chenc, traduction de Donovan, 1845 : 99,
pl. 40, fig. 7 et 8; Chenc, traduction de Montacc, 1846 : 282.
Venus reflexa , Montacc, 1808 : 40 et 168 ; Chenc, traduction de Montacc, 1846 : 280 et 339.
Venus cassina L, Montacc, 1808 : 47; Fleming, 1828, l te éd. : 446; Forbes, 1838 : 52; Thompson, 1844 (1843) : 262;
Thorpe, 1844 : 86; Chenc, traduction de Montacc, 1846 : 283.
Venus lactea Mont., Pennant, 1812, éd. 2, IV : 202, pl. 57, fig. 2.
Venus reflexa Mont., Dillwyn, 1817, I : 168; Tcrton, 1819 : 233; Tcrton, 1822 : 142, pl. 10, fig. 1 et 2; Wood, 1828a :
34 ; Fleminc, 1828, l re éd. :446 ;Hanlky, 1842 : 110,pl. 16, fig. 10; Brown, 1844, éd. 2 : 91, pl. 37, fig. 12 et 13;
Tcrton, 1848 : 142, pl. 10, fig. 1 et 2; Petit de la Saussaye, 1851, 2 : 299; Hanley, 1853 : 110; Weinkacff, 1862,
10 : 319.
Cytherea cygnus, Lamarck, 1818, V : 590 (580).
Venus dixina, Lamarck, 1818 : 596 (586).
Venus crebrisulca, Lamarck, 1818 : 597 (587).
Venus casina Lamk., Payracdeac, 1826 : 49.
Venus rusterucii, Payracdeac, 1826 : 52, pl. 1, fig. 26 à 28.
Clausina cassina L, Brown, 1827, l re éd. : 91, pl. 20, fig. 15.
Clausina reflexa Mont., Brown, 1827, l re éd. : 91, pl. 19, fig. 12 et 13.
Venus casinula, Desiiayes, 1832 6 : 101, pl. 18, fig. 18 et 19.
Cytherea cygnus Lmk., Deshayes, 1835, éd. 2, VI : 328; Hanley, 1853 : 109; Souerby, 1853, II : 631, pl. 132, fig. 107;
Rômf.r, 1863, X : 38 ; Lamy et Fischer-Piette, 1937 : 272.
Venus dixina Lmk., Desiiayes, 1835, éd. 2, VI : 338; Philippi, 1836, I : 42; Hanley, 1853 : 110.
Venus crebrisulca Lmk., Deshayes, 1835, éd. 2, VI : 340.
Cytherea (Dione) casina L, Gray, 1838, VIII : 308.
Venus dixina L, Thorpe, 1844 : 86.
Venus casina Gmel., Chenc, 1847, II, Venus, pl. 7, fig. 4.
Venus cassina, Forbes, 1851, session 1850 : 232.
Calista casina L., Leach, 1852 : 305.
Dione cygnus Lmk., Deshayes, 1853 6 : 77.
Venus giraudi, Gay, 1858 : 172.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES VENER1NAE S. S.
9
Chione cygnus Lmk., Rômer, 1867, XIV : 117.
Venus cygnus Lmk., Weinkauff, 1867, I : 107 ; Petit de u Saussaye, 1869 : 55 ; Aradas et Benoit, 1870 : 57, pl. 2, fig. 1 a à
1 d ; Monterosato, 1872 : 23.
Venus casina L. (pars), Aradas et Benoit, 1870 : 62, pl. 2, fig. 2 ( non fig. 3).
Venus rusterucii Pavr., Monterosato, 1878, XIII : 71; Monterosato, 1880, VI : 248; Locard, 1886 : 431; Locard, 1892 :
288; Locahd, 1898, Il : 244, pl. 11, fig. 15 à 18; Locard, 1899 : 140; Locard et Caziot, 1900 : 223; Nobre, 1909,
III, suppl. 2 : 63.
Venus giraudi Gay, Locard, 1886 : 431.
Circomphalus casina L., Keen, 1954, 139 : 52; Fischer-Piette 197 .
Circomphalus cosinus L, Nordsieck, 1969 : 111, pl. 63, ' 0.
DESHAYES (1835) a eu raison de mettre V. crebrisulca Lmk. dans la synonymie de V. casina L.
On s’en rendra compte en regardant (pl. I, fig. 1 à 5) les photographies du type conservé à Genève, qui
ont été faites à notre demande par M. BlNDER. Le fait que LAMARCK donnait pour habitat à son espèce,
avec un point d’interrogation d’ailleurs, l’océan Indien, était gênant ; mais ce n’était pas forcément
inexact, car nous allons faire connaître plus loin la présence effective de V. casina dans cet océan.
Le type de PAYRAUDEAU de Venus rusterucii se trouve dans les collections du Muséum.
Le plus grand de nos échantillons mesure 47 mm de l’avant à l’arrière et 45 mm de haut. Il vient
de l’estuaire de l’Odet (côte sud de la Bretagne).
Nous donnons (pl. VI, fig. 44) des vues de la charnière de V. casina.
La variabilité de Venus casina a déjà été exprimée de bien des façons, ne serait-ce que par le
nombre des variétés qui ont été distinguées (voir notamment BUCQUOY, DaüTZENBERC et DOLLFUS,
II, 1893 : 375-376). Cette variabilité se constate facilement aussi pour ce qui concerne la dent latérale.
Elle est toujours fort petite (pl. VI, fig. 44), et peut être des plus réduite (avec tous les intermé¬
diaires). Elle fait même entièrement défaut sur une de nos 70 valves gauches.
Un caractère dont la variabilité a été peu exprimée, concerne la fine sculpture radiaire, qui peut
faire entièrement défaut, ou exister sur toute la surface dans les intervalles des côtes concentriques, ou
ne se voir que sur des parties de celle-ci.
RÔMER en 1865 a considéré Venus cygnus Lmk comme une Chione. Nous ignorons si les carac¬
tères dont nous venons de parler ont été pour quelque chose dans cette classification.
Distribution. — Cette espèce est connue d’Europe et d’Afrique. En Europe, les provenances les
plus septentrionales que nous ayons trouvées dans la littérature sont Vardôe, sur l’océan glacial (LOVÉN
1846) et surtout Jan Mayen (LAMY 1913). Jan Mayen est en même temps la station nordique la plus
occidentale (OCKELMANN 1958, Meddel. Groenland, 122 (14) : 123, nous fait savoir que V. casina ne
vit pas au Groenland). L’exemplaire cité par LAMY est dans nos collections, c’est une valve droite d’as¬
pect sub-fossile, de 47 mm de long sur 44 mm de hauteur. L’espèce est citée de nombreux points des
côtes atlantiques, et de la Méditerranée jusqu’en Egypte. Plus au sud : côtes atlantiques du Maroc
(PALLARY 1920); Canaries, Madère (MACANDREW 1856, von MARTENS 1889); Açores (SMITH 1886,
Locard 1898, NOBRE 1930) ; îles du Cap Vert (NOBRE 1909) ; Gorée (Marche-Marchad 1958) ; puis
(NlCKLÈS 1955), Guinée, Sierra Leone, Liberia, Dahomev, Gabon ; Sao Thomé (TOMLIN et SHAKLEFORD
1915).
Par ailleurs, FlSCHER-PlETTE (1974) a reçu du laboratoire de Tuléar un exemplaire de 35 mm,
pris vivant dans cette localité tout à fait excentrique. Et un autre échantillon a été récolté ensuite,
vivant aussi, par M. PLANTE, aux Comores, dans le lagon de Mayotte, par 48 m de profondeur, à la
benne, sur sable fin à Foraminifères. Cet exemplaire a 28, 26, 16 mm de longueur, de hauteur et
d’épaisseur. Il a été déterminé par M. MÉTIVIER.
Faut-il donc croire que l’espèce a une répartition disjointe, de l’Europe au golfe de Guinée d’une
part, et dans l’océan Indien du sud-ouest d’autre part ? On a longtemps cru à un cas de ce genre pour
Venus verrucosa (d’Afrique du sud), mais la récolte d’une valve de cette dernière espèce à Mossamedes
a modifié le problème. L’avenir nous apportera-t-il pour V. casina des provenances intermédiaires?
Les côtes du sud-ouest de l’Afrique sont encore très peu explorées. Celles du sud et du sud-est l’ont
été davantage, mais pour notre part, nous devons souligner que nous avons eu d’énormes quantités de
Source : MNHN, Paris
10
ÉDOUARD FISCHER-PIETTE
Veneridae récoltées pour nous par M. LAVRANOS et ses collaborateurs sur de nombreuses plages
d’Afrique du sud, du Natal et du Mozambique, sans y trouver aucun autre échantillon de cette espèce ;
mais que l’idée d’un apport accidentel à Madagascar et aux Comores nous paraît totalement exclue.
En dehors de l’exemplaire de PAYRAUDEAU et de ceux de l’océan Indien, les échantillons des col¬
lections du Muséum que nous croyons devoir mentionner sont les suivants.
Mission de la « Calypso » aux îles du Cap Vert en 1959, quatre provenances : station n° 86 près
de l’île de Sal; et stations n° 22, 23 et 26 dans la baie de Tarrafal à l’extrémité nord de l’île Sào Tiago.
Mission de la « Calypso » au golfe de Guinée en 1956, cinq provenances. De l’ouest à l’est : sta¬
tion n° 3, Sénégambie ; Station n° 9, près Conakry ; Station n° 10, Sierra Leone ; Station n° 15, Liberia,
par 4°34 , 5” N et 8 0 31 / W, et station n° 25, devant la côte de l’Or (Gold Coast) par 4°36 , 5 ,/ N
et l°3l' W.
Mission « Guineam Trawling Survey » en 1964, 1 éch., station n° 6, devant la côte de l’Or, par
05°54' N et 01°0l'5Q" W.
N° 7. - VENUS VERDENSIS Dautzenberg et H. Fischer
(PL VIII, fig. 61)
Venus foveolata Sow., Locard ( non Soverby), 1898. II : 249.
Venus verdensis , Dactzenberc et H. Fischer 1906, XXXII : 83, pl. 4, fig. 4 k 8.
Venus verdensis Dautz. et H. Fischer, Nicklès, 1955 : 184.
Les collections du Muséum contiennent les spécimens étudiés par LOCARD (1898) et dont NICKLÈS
(1955) a reconnu la véritable identité. Il s’agit d’une valve droite de 37 mm, d’une valve gauche, très
usée, de 28 mm et d’une petite valve gauche, très fraîche, de 18 mm, qui présente dans la région supéro-
postérieure, sur les côtes concentriques, des écailles irrégulières; il se pourrait que l’absence de ces
écailles sur les autres échantillons et sur les figures de DAUTZENBERG et H. FISCHER soit le fait de
l’usure ultérieure de la région proche du sommet.
Nous figurons l’échantillon de 37 mm de LOCARD pour faire connaître le sinus palléal de l’espèce.
Nous pensons aussi devoir compléter la description de DAUTZENBERG et H. FISCHER pour ce qui con¬
cerne la dent latérale, qui n’apparaît pas sur leur figure. C’est sans doute elle qui fait l’objet dans leur
description de la valve gauche, de la phrase suivante : « Les dents antérieures sont accompagnées à leur
base d’un dentelon très rudimentaire ». Nous n’avons que deux valves utilisables pour un examen. Sur
l’une nous voyons une toute petite dent à base circulaire, nettement séparée de la cardinale antérieure.
Sur l’autre elle a la même position, mais elle est beaucoup plus importante : allongée en un oval deux fois
plus haut que long, elle occupe en même temps plus de place dans le sens de la hauteur (proportionnelle¬
ment, car l’échantillon est beaucoup plus petit). Nous donnons un dessin de la charnière de ces derniers
échantillons.
La description a été faite sur des spécimens de Santa Luzia, Cap Vert. Les exemplaires de LOCARD
proviennent de St. Vincent du Cap Vert. Le matériel étudié par NICKLÈS vient de la station n° 39 S
Pedro Bay (S. Vincent) et de la station n° 43 Praya, S. Tiago.
Une croisière de la « Calypso » aux îles du Cap Vert en 1959 nous a procuré pour les collections
du Muséum 3 échantillons des stations n° 23 et 23 a, baie de Tarrafal, île de San Tiago, et un autre
sans n° de station. Nous avons aussi, provenant de la croisière n° 5 des « P.T.T. », 1936 (J. COLL1GNON)
un échantillon dont nous n’avons pas la provenance car il n’était pas accompagné du numéro de la sta¬
tion. Cette croisière a fait des récoltes en diverses régions dont les îles du Cap Vert.
L’espèce n’est connue, jusqu’ici, que de l’archipel du Cap Vert (avec point d’interrogation pour
l’échantillon des P.T.T.).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES VENERINAE S. S.
11
N° 8. - VENUS FOVEOLATA Sowerby
Venus foveolata, Sowerby, 1853, II : 730, pl. 154, fig. 46.
Venus foveolata Sow., Deshayes, 18536 : 103; Reeve, 1863, XIV, pl. A 7 , fig. 11; Nomura et Niino, 1940, 12, 1 : 96; Kuroda
et Habe, 1952 : 35; Tau, 1954, pl. 36, fig. 6; Keen, 1954,139 : 51 ; Kira, 1955 : 112, pl. 56, fig. 15; Kira, 1962 :
160, pl. 57, fig. 16; Kuroda, Habe et Oyama, 1971 : 659, pl. 93, fig. 2.
Chione foveolata Sow., Rômer, 1867, XIV : 125.
Cytherea (foveolata var. ?) lepidoglypta , Dall, 1902, XXVI : 403, pl. 15, fig. 4 et 5.
Nous n’avons pas mis dans notre liste de références la citation de V. foveolata par LOCARD 1898,
Travailleur-Talisman, II : 249, car les échantillons sont des V. verdensis Dautz. et H. Fischer (voir cette
espèce).
En décrivant cette espèce, SOWERBY lui a donné la Martinique comme provenance. Or c’est en
vain que nous avons consulté tous les ouvrages que nous nous trouvons connaître sur les Antilles et
sur les côtes américaines de l’Atlantique pour y rechercher d’autres mentions de cette espèce, ce qui
nous laisse supposer que cette provenance était erronée.
Par contre, elle a été citée depuis lors du Japon, et les échantillons de cette origine qui se trouvent
dans les collections du Muséum présentent parfaitement les caractères donnés par SOW ERBY.
DALL (1902) a décrit d’Acapulco, donc de la côte Pacifique de l’Amérique, une forme, Cytherea
lepidoglypta qu’il suggère être une variété de foveolata. Nous pensons qu’il s’agit bien de cette espèce.
On sait que divers Mollusques japonais se retrouvent en Amérique, toutefois, nous n’avons pas trouvé
d’autres citations américaines de foveolata, et il s’agissait, a écrit DALL, d’un exemplaire acheté. KEEN
(1971, Sea Shells Tropical W. Amer. : 900) a d’ailleurs placé lepidoglypta dans sa liste des « Rejected
and Indeterminate Species ».
Distribution. — L’espèce existe incontestablement au Japon. De plus, DESHAYES (1853), répété'
par RÔMER (1867), l’a citée de Chine. Dans nos collections se trouvent (STAADT 1969) cinq exemplaires
du Japon et quatre autres (récoltés par EYDOUX et SOULEYET 1837) et étiquetés : « Mers de Chine ».
Tous ces échantillons ont une dent latérale, située franchement en avant de la cardinale antérieure, et
d’importance variable depuis une taille assez réduite jusqu’à un développement presque comparable à
celui de la cardinale antérieure.
N° 9. - VENUS ALBINA Sowerby
Venus albina , Sowerby, 1853, II : 732, pl. 161, fig. 201.
Venus albina Sow., Reeve, 1863, XIV, pl. XIV, fig. 55.
D’après les quelques lignes de texte et d’après les figures, cette espèce semble ne différer de
Venus foveolata Sow. que par la couleur brune de sa lunule. Sa provenance est analogue : Chine
(foveolata est connue du Japon et des Mers de Chine).
Source : MNHN, Paris
12
ÉDOUARD FISCHER-PIETTE
N° 10. — VENUS CHEVREUXI Dautzenberg
(PL I, fig. 6 k 7 et PL VI, fig. 45)
Venus chevreui l , Dautzenberc, 1891a, 16 : 60, pl. III, fig. 10.
Venus foveolata Sow. var. rotundata, Locard (non Sowerby), 1898, II : 249.
Venus chevreuxi Dautz., Nicklès, 1955 : 186, fig. 29; Paes da Franca, 1955, 2 e sér., X : 8; Colucnon, 1957 : 43; Marche-
Marchao, 1958, XIV : 52; Dell, 1964, XXXIII : 240.
Pour compléter la connaissance de l’aspect de cette espèce, nous donnons des figures de l’inté¬
rieur des valves, ainsi que des dessins de la charnière, d’un échantillon du Cameroun, Office de Pointe-
Noire 1969.
Distribution. — Espèce décrite du Sénégal, et connue jusqu’à l’Angola (PAES DA FRANCA 1955,
DELL 1964) en passant par la Guinée, le Nigeria (NICKLÈS 1955) et le Congo (Pointe-Noire, COLLI-
GNON 1957).
Les collections du Muséum contiennent de nombreux échantillons, des provenances suivantes.
Gorée (STAADT 1969). Cameroun, provenance nouvelle (Office de Pointe-Noire 1969). Gabon, prove¬
nance nouvelle (récoltes POBÉGUIN ; et Conkouati, Office de Pointe-Noire 1969). L’étude des récoltes
de la « Calypso » 1956 nous a donné de plus : devant le Liberia, provenance nouvelle (stations 12 et
15); devant la Côte d’ivoire, provenance nouvelle (station 16); devant la côte de l’Or, provenance
nouvelle (station 26) ; au large des Bouches du Niger (station 28) ; Cameroun (stations 31 et 42) ; Gabon
(stations 59 et 61).
Dans les collections du Muséum se trouvent aussi- les échantillons nommés par LOCARD (1898)
V. foveolata var. rotundata , récoltés au Cap Vert. Ce sont trois valves, ayant respectivement 38 mm,
28 mm, 18 mm. À notre avis ce sont des individus de chevreuxi Dautz. particulièrement plats et à côtes
concentriques particulièrement nombreuses.
La dent latérale est présente sur les 75 valves gauches de nos collections. Elle est très développée
et peu variable.
N° 11. - VENUS OBLONGA Gray
Dosina zelandica, Gray, 1835, Appendix.
Dorsina zelandica Gray, Gray, 1838, VIII : 308.
Dosina zelandica Gray, Gray in Dieefenbach, 1843, II : 249; Keen, 1954, 139 : 52; Powell, 1962 : 123, pl. 15, fig. 3.
Dosina oblonga, Gray in Dieffenbach, 1843, Il : 249.
Venus oblonga Gray, Hanley, 1853 : 359, pl. XVI, fig. 1; Sowerby, 1853, II : 732, pl. 161, fig. 197, 198, 199; Hutton,
1873a : 20; Hutton, 18736 : 69; Fischer-Piette et Lamy, 1942 : 135.
Venus oblonga Hanl., Deshayes, 18536 : 103; Reeve, 1864, XIV, pl. I, fig. 1 ; Frauenfeld, 1869, XIX : 881; Martens, 1873 :
44 ; Smith, 1874, II, Zool., Moll. : 6, pl. 2, fig. 1 ; Hutton, 1878, 26 : 49 ; Hutton, 1880 : 147 ; Hutton, 1884, IX :
521 ; Jukes-Brownf., 1914, XI : 73; Finlay, 1927, 57 : 470.
Venus eburnea , Reeve, 1863, XIV, pl. XIV, fig. 50.
Chione oblonga Hanl., Rômkr, 1867, XIV : 118; Hutton, 1904 : 89; Suter, 1906, XXXVIII : 260.
Venus zelandica Gray, Hutton, 1873a : 20; Hutton, 18736 : 69.
Chione crebra, Hutton, 18736 : 70.
Venus crebra Hutton, Hutton, 1880 : 147 ; Hutton, 1884, IX : 522.
Chione crebra Hutton, Hutton, 1904 : 89.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES VENERINAE S. S.
13
Cytherea crebra Hutton, Suter, 1913 : 984, Atlas 1915, pl. 61, fig. 1 ; Finlay, 1927, 57 : 469.
Cytherea oblonga Hanl., Suter, 1913 : 985, Atlas 1915, pl. 61, fig. 2, 2a.
Antigona zelandica Gray, Iredale, 1915, 47 (1914) : 495; Oliver, 1923, XV : 184.
Antigona oblonga Gray, Oliver, 1923, XV : 185.
Venus ebumea Reeve, Tomlin, 1923, XV : 311.
Dosinula zelandica Gray, Marwick, 1927, 57 : 608, fig. 118, 119 et 121 ; Finlay, 1928, 59 : 276.
Espèce connue de Nouvelle-Zélande (y compris I. Steward, HUTTON 1873), ainsi que des îles
Chatham (HUTTON 1878). En dehors de cela, FRAUENFELD la cite de Sydney.
Les collections du Muséum contiennent, en dehors d’échantillons marqués seulement de Nouvelle-
Zélande (FILHOL 1875, DE La SEICLIÈRE 1905, SERRE 1923 et STAADT 1969), deux lots de HOMBRON
et JACQUINOT (1841) récoltés à la baie des îles et deux lots de la Coll. STAADT 1969 venant d’Auckland.
Ces échantillons nous montrent que la forme de l’espèce est assez variable ; nous en avons qui
vont depuis une forme bien plus allongée que celle qui est représentée sur la planche 61 de SUTER jus¬
qu’à une forme tout à fait proche de celle de la figure de Cytherea crebra (fig. 1).
La dent latérale est présente sur nos 14 valves gauches. Elle est assez petite, séparée de la car¬
dinale antérieure, tantôt séparée aussi de l’extrémité de la limite (saillante) de l’impression musculaire
antérieure, tantôt plus ou moins confondue avec elle ; elle est très variable dans son degré de développe¬
ment sans toutefois être jamais réduite au point d’être obsolète. Sa forme aussi est très variable, son
contour de base pouvant être triangulaire, arrondi, ou en oval assez allongé, son degré de saillie pou¬
vant approcher de l’état pointu ou être fort émoussé, enfin, elle peut être « couchée » sur le bord inté¬
rieur du plateau cardinal.
N° 12. - VENUS PHENAX Finlay
FINLAY (1930) a créé un genre nouveau, Plurigens , dont il justifie le nom par sa description dont
nous recopions le début. « A genus of the Veneridae, combining features of several groups. It has a
superficial appearance to both Tawera Marwick and Dosinula Finlay; larger than the former, more
Chione — like than the latter. A minute anterior latéral denticle présent. Sculpture... ». La descrip¬
tion de son espèce nouvelle est suivie de cette phrase : « The possibilitv that phenax is a hybrid between
Dosinula zelandica and Tawera marionae , which both occur plentifully with it, has not been over-
looked, but... ».
La dent latérale présente sur la figure qu’il donne, une taille assez grande, plus grande, nous
semble-t-il, que celle de Venus zelandica. Nous croyons donc devoir considérer l’espèce de FINLAY
comme appartenant franchement aux Venus.
Plurigens phenax , Finuy, 1930, LXI : 246, pl. 42, fig. 3, 4 et 11.
Plurigens phenax Finlay, Powell, 1955, n° 15 : 41 ; Powell, 1962 : 123.
Cette espèce a été décrite de Nouvelle-Zélande et retrouvée (POWELL) aux îles Auckland. Le
Muséum n’en possède aucun échantillon.
N° 13. - VENUS EFFOSSA Philippi
(Pl. I, fig. 8 à 10 et Pl. VI, fig. 46)
Concha... Nux maris..., Bonanm, 1684 : 104, fig. 39; Bonanni, 1709 : 443, pl. 2, fig. 38.
Venus effossa (Bivona mss.), Phiijppi, 1836, I : 43, pl. 3, fig. 20.
Venus effossa Biv., Philippi, 1844a, Il : 34 ; Reqciem, 1848 : 25 ; WeinkaiFF, 1867. I : 115' Petit de la Sacssaye, 1869 : 55;
Aradas et Benoit, 1870 : 66; Montf.rosato. 1875, V, sér. 2* : 16; Monterosato, 1 •'■8, XIII : 71 ; Monterosato, 1881,
Source : MNHN, Paris
14
ÉDOUARD FISCHER-PIETTE
II : 3; Marion, 1883a, I, art. 1 : 28, 45 et 46; Smith, 1885, XIII : 120; Locard, 1886 : 432; Kobelt, 1888 : 353;
Daitzknrerg, 1889, I : 83; Caris, 1889, II, pars I : 123;Martens, 1889a, III : 6; Bucquoy, Daitzenberc et Dollrs,
1892, II : 332 et 804 ; Watson, 1897, XXVI : 327 ; Locard, 1898, II : 247 ; Palury, 1900, 48 : 398; Pallary, 1920,
II : 88; Coen, 1934, 1,4 : 50; Nicklés, 1955 : 183; Marche-Marchad, 1958, XIV : 52; Pastelr-Humbert, 1962,
II : 65.
Venus effossa Phil., Deshayes, 1853 b : 100.
Chione effossa (Biv.) Phil., Rômer, 1867, XIV : 124 ; Daitzenberc et H. Fischer, 1897, 22 : 214.
Venus effossa (Biv.) Phil., Pfeiefer, 1869, éd. 2, XI (1) : 197, pl. 32, fig. 1 à 4 ; Monterosato, 1872 : 23 ; Jeffreys, 1881 :
714; Daitzenberc, 1927, LXXII : 309; Nobrf., 1936, II : 257 ; Nobre, 1940, I : 666; Mars, 1965, V : 98.
Venus effossa Biv., Locard, 1892 : 289; Locard, 1899 : 141 ; Locard et Caziot, 1900 : 224.
Globivenus effossa Biv., Moncharmont, 1966, XXV, 1 : 132, fig. 1; Spada, 1968, IV' (9-10) : 143, fig. 1 à 5; Spada, 1971, VII
(1-2) : 7, fig. 1 à 3.
Globivenus effossa Biv., Nordsieck, 1969, 111, pl. XVI, fig. 63.00.
Nous n’avons pas inscrit la référence de SMITH, 1890, Proc. Zool. Soc. Lond. : 253, de Venus
effossa de Sainte-Hélène, car nous considérons comme une espèce distincte (voir plus loin) la forme
trouvée en cette localité.
Nous donnons (pl. I, fig. 8 à 10 et pl. VI, fig. 46) des vues de l’intérieur des valves et des dessins
du plateau cardinal, montrant combien la présence de la fosse lunulaire modifie la région antérieure de
ce plateau. On y voit la dent latérale ; chez l’échantillon figuré, cette dent latérale est d’une taille cor¬
respondant à ce qu’elle est sur la moyenne des valves gauches de notre collection. La base de celle-ci
peut occuper une surface une fois et demie plus grande, ou au contraire se réduire, jusqu’à la dispari¬
tion de la dent latérale : elle fait défaut sur 2 de nos 21 valves gauches en bon état (soit, grossière¬
ment 10%), avec tous les intermédiaires dans le degré de réduction.
Distribution. — D’après NlCKLÈS (1955), cette espèce est toujours rare et très localisée, et c’est
bien l’impression que l’on retire en constatant la pauvreté des citations.
Cette espèce connue d’abord de la mer Ionienne (BONNANI 1684), et dont la première description
valable a été la Sicile, a été connue ensuite, pour ce qui concerne la Méditerranée, de Corse (REQUIEM
1848), d’Algérie (DESHAYES 1853), de Naples (WEINKAUFF 1867), de l’île Lampedusa (ARADAS et
BENOÎT 1870), de l’Adriatique (MONTEROSATO 1878), de Marseille (JEFFREYS 1881), de Toulon et de
Saint-Raphaël (LOCARD 1886 et 1898), de Banyuls et d’Ibiza (MARS 1965). On notera que parmi ces
citations il n’y en a pas qui soient relatives à la Méditerranée orientale ; que l’île de Lampedusa mar¬
querait une borne frontière entre la Sicile et l’Algérie (la Tunisie n’étant pas citée); et que en Médi¬
terranée occidentale, il n’y a pas non plus de citation pour la côte marocaine ni pour la côte espagnole
et une seule citation pour les Baléares (Ibiza, MARS 1965).
Pour ce qui concerne l’Atlantique, la citation la plus septentrionale, à notre connaissance, est celle
de NOBRE 1936 (p. 257) qui nous apprend qu’une mission hydrographique en a récolté au long de la
côte occidentale du Portugal. Nous ne croyons pas qu’elle ait été mentionnée de l’Espagne du sud.
Plus au sud, PASTEUR-HUMBERT (1962) la cite à l’ouest du Maroc. Elle est connue du cap Bogador
(CARUS 1889). Elle a été recueillie par 7°29' et 4° 24' (NlCKLÈS 1955), c’est-à-dire devant la Sierra
Leone et devant la Côte d’ivoire, frontière méridionale actuellement connue par la littérature pour la
côte africaine. Dans les îles, elle fut citée des Açores (SMITH 1885), de Madère (KOBELT 1886 et
von MARTENS 1889), des Canaries (SMITH 1885) et des îles du Cap Vert (MARCHE-MARCHAD 1958).
Plus à l’ouest, elle est citée de la mer des Sargasses par NORDSIECK (1969).
Les collections du Muséum sont pauvres en V. effossa : un échantillon d’Oran (coll. LOCARD),
un de Palerme (coll. JOUSSEAUME 1821 qui est le plus grand de nos spécimens avec 35 mm), deux de
Naples (PETIT de LA SAUSSAYE 1873), un de Gaccio (localité non située par nous, coll. LOCARD), un
de Corse (coll. PETIT 1873), un de Saint-Raphaël, trois de Marseille, deux de Saint-Henri près de Mar¬
seille (coll. LOCARD), deux du draguage 62 de la campagne de 1’ « Hirondelle » de 1888, un de la sta¬
tion 882 de la « Princesse Alice » 1897, trois sans provenance (de France probablement), coll. PETIT
1873. Plus au sud, la campagne du « Jean Charcot » aux Açores en 1971 nous a procuré 32 échantillons,
récoltés et déterminés par B. MÉTIVIER ; de la cinquième croisière des P.T.T., 12 échantillons de la
station 696 située dans les parages du cap Blanc de Mauritanie ; de la campagne de la « Calypso » au
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES VENERINAE S. S.
15
golfe de Guinée (1956), 10 échantillons, dont 9 de la station 26 située devant le Ghana (Gold Coast) et
un étiqueté « St. ? ». Le lot du cap Blanc de Mauritanie est un premier jalon de comblement de la
lacune qui existait sur la côte africaine entre le cap Bogador et Sierra Leone, et celui du Ghana cons¬
titue, croyons-le, la frontière actuellement connue, étendant sensiblement Paire de répartition résultant
de la littérature.
N° 14. - VENUS HELENAE n. sp.
(PL II, fig. 11 à 17 et PL VI, fig. 47)
Venus ejfossa Bivona, Smith (non Phiuppi), 1890 : 253.
SMITH avait lui-même noté qu’il y avait une différence entre ses individus de Sainte-Hélène et
les ejfossa de l’ancien continent : « None of them hâve the lunule as deep as the Mediterranean Shells
figured by PFEIFFER and PHILIPPI ».
Grâce au fait que le Muséum possède des spécimens étiquetés « Don du Cne Turton 1892,
Venus effossa Biv., Sainte-Hélène », nous avons pu voir à quel point cette remarque de SMITH est jus¬
tifiée. En fait, la lunule de nos échantillons est bien moins profonde que celle de ejfossa (voir nos des¬
sins, pl. VI, fig. 47), et d’autres caractères morphologiques nous sont apparus qui rendent à nos yeux
nécessaire de considérer la forme de Sainte-Hélène comme spécifiquement distincte de V. ejfossa ,
sous le nom V. helenae.
Certains de ces autres caractères sont liés à cette atténuation de la fosse lunulaire. La dent car¬
dinale antérieure est inclinée au lieu d’être presque verticale, et le plateau cardinal, plus allongé, est
moins haut en proportion. Voir nos figures.
Par ailleurs, helenae a une area ligamentaire, ejfossa n’en a pas. Le sinus palléal est plus long
que celui d 'ejfossa qui est court et dont l’angle est beaucoup moins aigu (comparer nos figures pl. I,
fig. 8 à 9 et pl. II, fig. 13, 14, 16, 17 ; voir aussi la figure 3 de la pl. 32 de PFEIFFER 1869). Alors que
chez ejfossa la surface extérieure est régulièrement bombée et que le contour de la région inféro-posté-
rieure est assez régulièrement arrondi, chez helenae existe une légère dépression radiaire (diminuant
la hauteur des côtes aux approches du bord postérieur), se traduisant par un pan coupé (peu individua¬
lisé, devons-nous dire), dans le contour inféro-postérieur ; il y a là un processus qui existe de façon
beaucoup plus marquée chez V. perefossa. La costulation, chez ejfossa , est généralement plus lamelleuse
à proximité du sommet mais nous avons un échantillon (de PETIT DE LA SAUSSAYE) qui n’a pas ce carac¬
tère. Les côtes sont généralement plus nombreuses chez ejfossa , mais là aussi il y a des exceptions chez
cette dernière espèce.
Nous avons 3 échantillons, dont un seul est bivalve. Ce dernier avait été récolté vivant, car
lorsque nous avons ouvert la coquille, elle contenait encore des restes de l’animal. C’est lui que nous
prendrons pour type malgré le fait qu’il soit le plus petit.
Description du type. — Diamètre umbono-ventral 22,2 mm. Diamètre antéro-postérieur 23,4 mm.
Epaisseur 18,5 mm. Contour sub-ovalaire, le long' duquel les courbures sont assez changeantes. Du
sommet à l’extrémité postérieure, courbure faible (sub-rectiligne). Extrémité postérieure sub-anguleuse,
suivie d’un pan coupé obsolète. Bord inféro-postérieur assez courbe, bord inférieur et bord inféro-anté-
rieur moins courbes. Golfe lunulaire modéré, sommet assez obtus. Côtes concentriques un peu lamel-
leuses à proximité du sommet (sur 1 cm environ), tout en s’aplatissant progressivement; ensuite elles
sont franchement aplaties. D’un bout à l’autre, les dépressions qui séparent les côtes sont assez larges,
environ deux tiers de la largeur des côtes. A partir du moment où les côtes s’aplatissent ces dépres¬
sions se garnissent de costules intercalaires très fines et très serrées (une dizaine environ dans la région
centrale). Les côtes concentriques vont jusqu’aux bords antérieur et postérieur, qu’elles atteignent sans
confluences et sans devenir lamelleuses ; ces côtes concentriques ne sont nulle part interrompues, mais
elles sont un peu déprimées dans une région radiaire séparée du bord postérieur par 2 mm environ et
Source : MNHN, Paris
16
ÉDOUARD FISCHER-PIETTE
allant jusqu’à proximité du tiers de la longueur de la coquille. Cette dépression détermine le pan coupé
décrit ci-dessus dans le contour. En laissant de côté les côtes intercalaires, le nombre des côtes con¬
centriques est de 6 dans le premier demi-centimètre à partir du sommet, 5 dans le demi-centimètre
suivant, 5 dans le centimètre suivant et 3 de là au bord inférieur (situé à 6 mm), soit en tout 18 côtes
environ. Une costulation radiaire, bien moins élevée que les côtes concentriques mais bien visible à l’œil
nu, existe dans la région postérieure sur plus du tiers de la largeur de la coquille et dans la région
antérieure sur près du quart de cette largeur. Elle fait entièrement défaut dans la région médiane.
Dans la région postérieure ces côtes deviennent brusquement moins serrées aux approches de la région
où elles disparaissent et où cette disparition est brutale ; les côtes de la région antérieure diminuent
régulièrement de nombre lorsque l’on va en s’éloignant du bord antérieur. La lunule a 4,5 mm de large
sur près de 5 mm de long, elle n’est que faiblement pointue ; elle est délimitée, non seulement par un
talus abrupt, mais aussi par un léger sillon. Son fond est une surface presque plate, la ligne d’affron¬
tement des deux demi-lunules ne formant qu’une carène obsolète. Il existe une area ligamentaire, peu
délimitée, mais cependant bien visible par le contour de l’ombre lorsque la coquille est placée dans la
position voulue (pl. VI, fig. 47). Sa largeur maximale est de 5 mm, sa longueur 16,7 mm pour un liga¬
ment de 7 mm qui est visible de l’extérieur sans toutefois être saillant. Le plateau cardinal a son bord
inférieur très sinueux. Sur la valve droite, sa longueur est de 12 mm environ, sa hauteur de 1,6 mm
au milieu. Sur la valve gauche, sa longueur est de 13 mm environ, sa hauteur de 1,8 mm au milieu. Il
offre la particularité de se prolonger sous la lunule. La dent cardinale antérieure est cassée, mais la
dent latérale est conservée et est très développée. Le sinus palléal est un petit triangle dont l’axe est
en direction de la lunule et qui mesure, pour la valve droite, 5,4 mm de long sur 4,3 mm de largeur
à la base, et, pour la valve gauche, 6,3 mm de long sur 3,4 mm de largeur à la base. La teinte de l’inté¬
rieur des valves est blanche à l’extérieur de la ligne palléale et crème à l’intérieur. La teinte de fond
de la face externe est d’un crème grisâtre sale, et il y a trois bandes rayonnantes mal délimitées, d’un
brun rougeâtre sale, dont la médiane est la plus large. Cette même teinte brune forme de petites barres
irrégulières en travers de l’area ligamentaire. La lunule est d’un brunâtre plus clair.
Paratypes. — Le plus grand, usé, est une valve gauche de 30,5 mm sur 32 mm. Sa dent latérale
(pl. VI, fig. 47), tout en étant nette, est moins saillante et moins individualisée que chez le type. L’exté¬
rieur est couvert sur plus des deux tiers de sa surface par une teinte marron claire, et l’intérieur est
d’un crème brunâtre irrégulier. Le troisième échantillon, est une valve droite de 25,4 sur 27,2 mm.
Sa teinte intérieure est comme chez le type, sa teinte extérieure comporte trois rayons beige étroits
et irréguliers en plus de quelques taches.
Rapports . L différences. — La comparaison avec V. effossa a été faite plus haut. Par rapport à
V. rigida Dillw., le degré d’enfoncement de la lunule est le même, mais rigida a ses côtes concen¬
triques beaucoup plus lamelleuses jusqu’au bord inférieur, et beaucoup plus serrées. Par rapport à
Venus perefossa Dautz. et H. Fischer, la différence d’enfoncement de la lunule est encore plus grande
qu’avec effossa.
N° 15. - VENUS STRIGILLINA Dali
(Pl. VI, fig. 48)
Cytherea strigillina, Daix, 1902, XXVI : 372 et 381, pl. 12, fig. 5.
Antignna strigillina Dali, Palmer, 1927, 1, 5 : 343, pl. 31, fig. 8 ; Johnson, 1934, XL, 1 : 48 ; Agcayo et Jaume, 1949, III :
566; Abbott, 1954 : 404, pl. 38, fig. 1 et pl. 81, fig. d; Rios, 1970 : 185.
Venus strigillina Dali, Morretes, 1949, VII : 37 ; Keen, 1954, 139 : 53.
Ventricolaria strigillina Dali, Fischer-Piette et Testud, 1967, 45, 2 : 206 ; Fisciier-Piette, Kempf et Testud, 1970 (1969) :
1543.
Cette espèce est connue de la Floride (DALL 1902) jusqu’à Porto Alegre au Brésil (FlSCHER-
Piette et Testud 1967).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES VENERINAE S. S.
17
Dans les îles, elle est mentionnée des Antilles, sans précision, par ABBOTT 1954, de Cuba par
AGUAYO et JAUME 1949 et des Barbades par DALL 1902.
Les collections du Muséum renferment les échantillons publiés en 1967 et 1970, ainsi que d’autres,
dragués devant la côte du Surinam et qui nous ont été aimablement remis par le Musée de Leiden.
Nous donnons (pl. VI, fig. 48) des dessins de la charnière. La dent latérale est bien développée.
N° 16. — VENUS FORESTI Fischer-Piette et Testud
(Pl. VI, fig. 49)
Ventricolaria foresti, Fischer-Piette et Testud, 1967, 45, 2 : 206, pl. 1, fig. 4 k 7.
Venlricolaria foresti F. et T., Fischer-Piette et Testud, 1970 : 520.
Antigona foresti F. et T., Rios, 1970 : 185.
Espèce décrite des stations 47 et 48 de la « Calypso », à environ 300 km au nord de Bahia, et
retrouvée (1970) devant les côtes du Surinam. Les cinq provenances ajoutées par RIOS (1970), Amapa,
Para River, Maranhao, Piani et Sergipe, se trouvent entre ces deux régions.
Les collections du Muséum contiennent les quatre grands exemplaires de la « Calypso » ainsi
qu’un certain nombre de jeunes exemplaires du Surinam.
Nous donnons (pl. VI, fig. 49) de nouvelles figures de la charnière.
N° 17. - VENUS LAVEZZARII n. sp.
(Pl. II, fig. 18 à 22 et Pl. VII, fig. 50)
Espèce fondée sur un exemplaire unique, bivalve, faisant partie de la collection LAVEZZAR1, entrée
au Muséum en 1929, et marqué du Pérou.
Diamètre antéro-postérieur 20 mm. Diamètre umbono-ventral 17 mm. Épaisseur 11 mm. Le
sommet est à 7,5 mm de l’avant, donc à un peu plus du tiers de la longueur. Le bord ventral est régu¬
lièrement arrondi ; le bord postéro-dorsal, arrondi dans son premier tiers à partir du sommet, est sub¬
rectiligne dans les deux autres tiers, le point de jonction de ces deux parties étant sub-anguleux. Le
bord antérieur présente un golfe lunulaire, très excavé dans son contour proximal, dont l’excavation
est, distalement, presque comblée par une lunule très saillante. L’extrémité inféro-antérieure du con¬
tour proximal de ce golfe lunulaire est tangente à l’horizontale. La suite du contour antérieur de la
coquille est tronquée (et sub-verticale) sur 2,5 mm, mais ce détail, visible sur notre figure, résulte
d’une cassure. La sculpture est faite essentiellement de côtes concentriques, dont chacune est bien
individualisée sur toute sa longueur. Elles sont de deux catégories, des côtes principales très saillantes
et d’écartement assez régulier, et, dans leurs intervalles, une ou deux côtes intercalaires. Les unes et
les autres sont lamelleuses. Le nombre des côtes principales est de 13 dans le premier centimètre à
partir du sommet et de 6 dans le second, total : 19 (le diamètre umbono-ventral, que nous avons chiffré
par 17 mm, est celui de la corde, la distance le long de la courbure est de 20 mm). Les côtes prin¬
cipales sont un peu rabattues vers le sommet. De fines stries radiaires serrées sont visibles à l’œil nu
sur la surface proximale des côtes lamelleuses, se devinent à l’œil nu sur la surface distale, et sont
invisibles sur les côtes intercalaires. L’area ligamentaire occupe toute la longueur du bord postéro-
dorsal (12 mm). Elle est très franchement délimitée et très creuse. Les côtes concentriques se ter¬
minent brusquement en arrivant au bord de l’area, dont la sculpture ne consiste qu’en sillons très fins
et très serrés remontant obliquement vers le sommet.
Source : MNHN, Paris
18
ÉDOUARD FISCHEP-PIETTE
La largeur maxima de l’area est 2,5 mm, dont un tiers pour la valve droite et deux tiers pour la
valve gauche. Sur chaque valve, la surface de l’area plonge très brusquement à partir de l’angle très
franc marquant la limite. L’angle de plongée est de 50 degrés pour la valve gauche et 60 degrés pour
la valve droite. Le ligament a disparu, mais devait être visible sans être saillant. L’examen de l’inté¬
rieur des valves montre un bord ventral finement crénelé, la crénulation se poursuivant vers l’arrière,
jusqu’à la limite inférieure de l’area ligamentaire, et, vers l’avant, jusqu’au sommet. La ligne palléale
est très distante du bord de la valve; le sinus palléal, assez ouvert, est court, loin d’atteindre la ligne
médiane, assez arrondi sur la valve gauche, plus étroit à son extrémité sur la valve droite. Les impres¬
sions musculaires sont relativement petites, l’antérieure est sub-elliptique, la postérieure est sub-circu-t
laire. Le plateau cardinal, peu élevé, est assez sinueux, particulièrement sur la valve droite, où cette
sinuosité correspond à la prépondérance de la dent médiane, qui descend assez verticalement depuis le
sommet, les deux autres dents étant bien plus inclinées, et plus étroites, surtout la dent postérieure
qui est assez courte et qui se dirige vers la petite fossette correspondant à la dent latérale. Sur la valve
gauche, les deux dents antérieures sont d’importance égale (comparable à celle de la médiane de la
valve droite), la postérieure, étroite, longue, est proche du bord supérieur de la valve. La dent laté¬
rale est une petite protubérance sub-allongée soudée à l’extrémité antéro-inférieure de la cardinale et
au bord inférieur du plateau cardinal, et paraissant légèrement excavée. Aucune des dents cardinales
n’est bifide.
Rapports et différences. — La forme générale et la sculpture rappellent V. chevreuxi , mais l’area
ligamentaire est beaucoup plus franche. Comparée à V. nux, notre espèce y ressemble par ses con¬
tours, sa sculpture, son area ligamentaire, et son plateau cardinal, mais la dent latérale de nux est
plus importante et les autres dents un peu plus massives, et notre espèce est moins bombée. Comparée
aux espèces de la région où elle vit, elle n’est nullement comparable à V. rigida ni à K antigua, et elle
difïère de V. oblonga et de V. magdalenae qui n’ont pas d’area ligamentaire.
N° 18. - VENUS NUX Gmelin
(PI. II, fig. 23 à 24, PI. VII, fig. 51 et 52)
Concha 39 dicta... Nux maris..., Bonanni, 1684, pars 2, classis 2 : 104, fig. 39.
Concha 38 dicta... Nux maris..., Bonanni, 1709 : 443, pl. 2, fig. 38.
Circomphalos I Nux maris..., Klein, 1753 : 146.
Venus nux, Gmelin, 1791, éd. XIII (VI) : 3289.
Cylherea multilamella , Lamarck, 1818, V : 591 (581).
Venus nux Gmel., Costa, 1829 : 35 et 41 ; Hidalco, 1870a : 155, pl. 22, fig. 5 et pl. 23, fig. 1 ; Locard, 1886 : 431 ; Gran-
cer, 1905 : 167; Hidalco, 1916 : 731 et 735; Nobre, 1931, I : 348; Nobre, 1936, II : 257; Nobre, 1940, I : 666;
Mars, 1965, V : 97.
Cytherea multilamella Lmk., Bronn, 1832 : 606 ; Deshaves, 1835, éd. 2, VI : 329.
Cytherea multilamella Lmk. ?, Philippi, ? 1844a, II : 32.
Venus lyra, Hanley, 1844 : 161.
Venus lyra Hanl., Sowerby, 1853, II : 729, pl. 161, fig. 192; Deshayes, 18536 : 104; Hanley, 1856 : 361, pl. 16, fig. 21;
Reeye, 1863, XIV, pl. 15, fig. 56; Pfeiffer, 1869, éd. 2, XI (1) : 239, pl. 41, fig. 6 à 8 ; Dohrn, 1880, VII : 169; Mar-
tens, 1889a, III : 29; Nobre, 1909, III, suppl. 2 : 63 ; Tomlin et Shackleford, 1915, 14 : 274 ; Keen, 1954, 139 : 51.
Callista nux Gmel., Brusina, 1866 : 96.
Venus multilamella Lmk., Hidaico, 1867, 15 : 143 ; Petit de la Saussaye, 1869 : 55 ; Aradas et Benoit, 1870 : 60, pl. 1,
fig. 3; Monterosato, 1872 : 23; Monterosato, 1875, V, sér. 2* : 16; Jeffreys, 1881 : 715; Carus, 1889, II, pars I :
121 ; Monterosato, 1891, X (5) : 4; Pallary, 1913, VII, III : 168, pl. 17 (3), fig. 9; Gicnoux, 1913, 36 : 436;
Lecointre, 1952, Il : 77, pl. 28, fig. 15 ; Keen, 1954 : 51.
Chione lyra Hanl., Rômer, 1867, XIV : 117.
Venus casina L (pars), Aradas et Benoit ( non Linné), 1870 : 62, pl. 2, fig. 3 ( non fig. 2).
Venus nuciformis Gmel., Locard, 1892 : 288; Locard, 1898, II : 248; Locard, 1899 : 140; Pasteir-Humbert, 1962, II, 28 :
66.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES VENERINAE S. S.
19
Venus multilamella (Lamarck) Auct., Pai.lary, 1900, 48 : 398 ; Pallary, 1902, 50 : 33.
Ventricoloidea nux Gmel., Nordsieck, 1969 : 112, pl. XVI, fig. 63.20.
Nous avions d’abord eu tendance à considérer Venus multilamella Lmk. (dont le type est au
Muséum, pl. II, fig. 23 à 24) comme une espèce fossile pouvant être distinguée de V. nux par un
moindre renflement, et, plus particulièrement, par une moindre largeur de la lunule, parce que dans
nos collections de Mollusques vivants nous ne trouvions pas d’intermédiaires entre les deux formes.
Mais nous avons modifié notre opinion lorsque nous avons pris connaissance du travail (1867) où
HIDALGO écrit, sous le titre Venus multilamella Lmk. : « Hab. Med., Barcelona (Coronado !) ; Valencia !
Rare. Recueillie par les pêcheurs à une profondeur assez considérable. M. Deshayes a eu l’obligeance
de m’envoyer des exemplaires fossiles de cette espèce, et j’ai reconnu leur identité avec l’espèce
vivante ». De plus, dans nos collections de fossiles, nous avons trouvé un lot des environs de Perpignan
(M. MlCHAUD 1842) étiqueté V. multilamella Lamk., constitué de 19 valves, et contenant la forme
nux et la forme multilamella avec toute la série d’intermédiaires. Ils sont toutefois plus bombés que
ceux d’un lot de Léognan, dû aussi à MlCHAUD, qui ont pour la plupart la lunule plus étroite, et même
très étroite chez l’un d’eux qui est en même temps plus allongé (largeur : 36 mm, hauteur : 32 mm).
Un échantillon d’Asti (sans nom de donateur) est encore plus allongé proportionnellement (longueur :
48 mm, hauteur : 40 mm) mais avec une lunule plus large, et dont les côtes ne sont pas plus sèrrées
que chez les nux actuels.
Nous croyons pouvoir placer la Venus lyra de HANLEY dans la synonymie de V. nux. Il semble
qu’aucun auteur n’ait fait une comparaison des deux formes et n’ait donc indiqué en quoi elles pou¬
vaient différer ; or nous ne voyons rien qui permette de les séparer. Peut-être les échantillons du golfe
de Guinée sont-ils souvent plus richement colorés que ceux de la Méditerranée ou des contrées inter¬
médiaires. Souvent aussi, leurs côtes sont moins lamelleuses, mais chez certains échantillons elles le
sont autant que celles des échantillons plus septentrionaux.
La dénomination Venus nuciformis Gmelin est trompeuse, le nom nuciformis n’étant pas dû à
GMELIN mais h LOCARD qui, dans son « Prodrome » (1886 : 431), citant Venus nux , ajoute : « melius :
nuciformis ».
V. nux semble être une des espèces de Venerinae chez lesquelles la dent latérale est présente à
100% ; du moins est-elle bien visible chez les 88 valves gauches des collections du Muséum. Cette dent
latérale a un développement très remarquable, qui rappelle un peu ce qui existe chez les Pitarinae. N’en
ayant pas trouvé de figure, nous publions (pl. VII, fig. 52) des dessins du plateau cardinal de deux indi¬
vidus.
Distribution. — Cette espèce, peu fréquente, a été citée de toute la Méditerranée jusqu’en Égypte.
Dans l’Atlantique, elle existe au Portugal (Setubal, Sagres, JEFFREYS 1881), à Cadix (HIDALGO 1916),
à Tanger (PALLARY 1902) et sur le reste de la côte du Maroc (PASTEUR-HUMBERT 1962), k San Thomé
et en Angola (von MARTENS 1889, Stat. 13 de la « Gazelle », NOBRE 1909).
Les collections du Muséum contiennent de nombreux lots de donateurs variés, avec des prove¬
nances qui s’ajoutent rien k la répartition connue, parmi lesquels nous signalerons seulement un grand
nombre d’échantillons pris dans les parages des îles Principe et San Thomé lors de la campagne de la
« Calypso » (1956) au golfe de Guinée, et qui sont vivement colorés, comme l’échantillon représenté
par SOWERBY (1853) sous le nom Venus lyra et aussi un exemplaire de l’Angola, pris k Masseca, k
6° S (au sud de l’embouchure du fleuve Zaïre, M. VANWALLEGHEN 1973).
Mais elles contiennent aussi des spécimens qui comblent en partie l’immense lacune de réparti¬
tion qui existait dans les citations entre le Maroc et les îles du Prince et de San Thomé.
II s’agit d’abord de deux récoltes de la cinquième croisière des P.T.T. (1936) : de la station
n° 758, parages du cap Blanc de Mauritanie, par 100 m de profondeur, 5 valves dont la plus grande
a 45 mm; de la station n° 748, en vue du village de Cayor, Sénégal (lat. 14°56' N), par 110 m de
profondeur, 3 individus bivalves.
Il s’agit aussi de deux autres récoltes venant de la campagne de la « Calypso » de 1956 : k l’île
Annobon, 1 exemplaire, station n° 103 (1°24'S, 5°37'E) par 23 m ; et k Sào Thomé, 1 exemplaire,
station n° 78 (0°20'N, 6°47'E).
Source : MNHN, Paris
20
ÉDOUARD FISCHER-PIETTE
N° 19. - VENUS LISTEROIDES Fischer-Piette et Testud
(PL VII, fig. 53)
Ventricolaria listeroides , Fischer-Piette et Testud, 1967, 45, 2 : 107, pl. 1, fig. 8 à 10.
Ventricolaria listeroides F. et T., Fischer-Piette, Kempf et Testud, 1970 (1969) : 1544, fig. 2.
Nous avons dit à propos de Venus rugosa que RlOS (1970) avait placé Ventricolaria listeroides
dans la synonymie de « Antigona rigida », mais que nous lui maintenions le rang d’espèce, compte tenu
des caractères différentiels supplémentaires exprimés dans notre travail de 1969.
Nous donnons (pl. VII, fig. 53) de nouvelles vues de la charnière pour montrer son degré de varia¬
bilité.
Distribution. — L’espèce, décrite des parages de l’île Fernando de Noronha, a été trouvée aussi
devant la côte, au large de Sào Luis, de Parnaiba, devant Maceio et au large de Vitoria. D’autre part,
le Musée de Leiden nous ayant envoyé pour détermination de nouvelles récoltes de Veneridae faites
devant les côtes du Surinam (après celles qui ont été publiées en 1970, Bull. Mus. : 520), nous y avons
trouvé de nombreux petits exemplaires de cette espèce.
Dans les collections du Muséum se trouvent le type, les échantillons publiés en 1970 et un certain
nombre d’échantillons du Surinam que le Musée de Leiden a bien voulu nous laisser.
N° 20. — VENUS PEREFFOSSA Dautzenberg et H. Fischer
(PL VII, fig. 54)
Venus pereffossa , Dautzenberg et H. Fischer, 1906, XXXII : 85, pl. 4, fig. 15 à 19.'
Cette espèce a été décrite sur des échantillons venant de la station 1190 du Prince de Monaco,
située par 15° 15' N et 23°04' W, à 628 m de profondeur. Cette station est au large du Cap Vert. Après
leur description, les auteurs notent : « Cette intéressante espèce n’est malheureusement représentée
dans la récolte du Prince de Monaco que par des valves plus ou moins frustes, ce qui ne nous a pas
permis de distinguer le contour du sinus palléal, ni de nous rendre exactement compte de sa coloration
à l’état frais. Elle diffère du Venus effossa Bivona par ses bourrelets plus gros, moins nombreux et,
surtout, par la dépression rayonnante de sa région postérieure. Sa lunule est aussi plus profonde et
moins saillante dans le fond que celle du V. effossa ».
Nous n’avons connaissance d’aucune mention de cette espèce depuis sa description.
Le Muséum est en possession de quatre échantillons venant de la campagne de la « Calypso » de
1959 dans la région du cap Vert. L’un d’eux, une valve gauche de 18 mm de long sur 16,3 mm de
haut, est fruste comme ceux des descripteurs. Il vient de la station 31a dans l’archipel du cap Vert
(I. S. Tiago, Porto da Praia). Les autres sont en bon état, l’un d’eux, même, a été pris vivant et con¬
tenait l’animal lorsque nous l’avons ouvert. Ils viennent de la station 54 (prof. 70-55 m, parages de
Port-Étienne, Mauritanie). Les deux autres sont des valves gauches, de 26 sur 21 et 22 sur 21,4 mm.
L’individu pris vivant va nous permettre de compléter la description de l’espèce.
Longueur 21 mm. Hauteur 20 mm. Epaisseur 15 mm. La sculpture comporte 25 côtes concen¬
triques (26 chez notre échantillon de 21 mm), ce qui se voit aussi chez des effossa (l’espacement des
côtes est variable chez cette espèce). Les côtes de pereffossa sont, comme l’avaient noté DAUTZENBERG
et H. FISCHER, plus saillantes que celles de effossa. Les stries rayonnantes se voient sur toute la moitié
postérieure du test. Le sinus palléal (pl. VII, fig. 54) ne se distingue pas de celui A'effossa. La lunule,
comme l’ont remarqué les descripteurs, est plus enfoncée ; elle est plus plate au fond, elle est même
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES VENERINAE S. S.
21
presque plate, alors que chez effossa le fond est nettement bombé, chaque demi-lunule se relevant vers
la ligne de séparation des valves. La région ligamentaire, sur la valve gauche, présente un talus étroit
qui est une demi-area, rien de tel n’existe sur la valve droite. De même que chez effossa , le plateau
cardinal de la valve gauche se prolonge vers l’avant en un mince bourrelet blanc qui souligne en somme
le contour inférieur de la lunule. ÜAUTZENBERG et H. FISCHER n’ont pas mentionné de dent latérale,
et leur figure n’en montre pas. Sur les 4 valves gauches que nous avons, une est en trop mauvais état
pour être utilisable, mais les 3 autres possèdent une dent latérale. Chez l’exemplaire pris vivant, qui
a fait l’objet de nos dessins, cette dent est allongée, un peu courbe, et il lui correspond sur la valve
droite une fosse bien visible ; chez cet exemplaire, la dent latérale est située sous le point le plus bas
de la fosse lunulaire (plus en avant que ne le montre le dessin). Elle est modérément saillante en pointe.
Sur les 2 autres valves utilisables, elle est nettement saillante, située juste en avant du point le plus bas
de la fosse lunulaire, et d’une forme différente : c’est un bombement ovalaire de la base du plateau car¬
dinal, occupant plus de surface.
Sur tous nos échantillons, la dépression postérieure et l’échancrure qu’elle détermine dans le con¬
tour de la coquille correspondent parfaitement à ce qu’on décrit ÜAUTZENBERG et H. FISCHER ; ce carac¬
tère tout à fait particulier, connu par conséquent maintenant chez 12 échantillons au lieu de 8, justifie
pleinement d’avoir séparé cette forme de V. effossa.
Pour ce qui est de la coloration, l’individu de la station 54, blanc à l’intérieur, est d’une teinte
crème très pâle à l’extérieur avec de petites taches brun rouge assez visibles à l’arrière dans la dépres¬
sion radiaire et à son voisinage mais presque inexistantes ailleurs : quelques points ou traces. La grande
valve de la station 54 a un rayon roussâtre assez large bordant vers la gauche la dépression radiaire,
et deux alignements radiaires de petites taches partant de la droite et de la gauche du sommet et se
terminant à mi-distance du bord inférieur ; la petite valve a, dans des situations analogues, trois courtes
taches brun rouge allongées radiairement.
Venus pereffossa est donc maintenant connue de trois provenances : Port-Étienne, le cap Vert,
les îles du cap Vert. Cela ne dessine qu’une distribution fort restreinte, en attendant d’autres trouvailles.
N° 21. - VENUS CRENULATA (Chemn.) Schrôter
Venus crenulata... Chemnitz, 1782, VI : 370, pl. 36, fig. 385.
Venus crenulata Chemn., Schrôter, 1788, X : 112; Dillwyn, 1817,1 : 189; Lamarck, 1818, V : 596 (586); Wood, 1828a :
37, pl. 8, fig. 68; Deshayes, 1835, VI : 338; Deshayes, 18536 : 111; Hanley, 1853 : 110; Pfeiffer, 1869, éd. 2, XI
(1) : 147, pl. 10, fig. 8.
Venus crenata Chemn., Gmeun, 1791, éd. XIII (VI) : 3279.
Venus crenulata , Hanley, 1843 : 110.
Venus crenulata Lmk., Chenu, 1847, II, Venus, pl. 1, fig. 3.
Venus laqueata Sow., Deshayes, 18536 : 107 ; Reeve, 1863, XIV, pl. VI, fig. 20; Ancas, 1867 : 920; Frauenfeld, 1869, XIX :
881; Martens, 1889a, III : 186; Whitelecce, 1889, XXIII : 238.
Chione laqueata Sow., Rô.mer, 1867, XIV : 34.
Venus gladstonensis , Ancas, 1872 : 612, pl. 42, fig. 8.
Venus gladstonensis Angas, Smith, 1884 : 94.
Cytherea laqueata Sow., Hedley, 1909 : 348.
Antigona laqueata Sow., Hedley, 1916, I : 165 ; Hedley, 1918a, LI : 23.
Antigona laqueata, MacNeill et collaborateurs, 1925, II, 8 : 286, fig. p. 287.
Antigona crenulata Chemn., Lamy et Fischer-Piette, 1938a : 403.
Proxichione laqueata Sow., Cotton, 1950, IX (3) : 334.
Periglypta laqueata Sow., Keen, 1954, 139 : 52.
Nous considérons Venus laqueata Sowerby comme synonyme de Venus crenata Gmel. Certes, la
figure donnée par SOWERBY (1853) montre des côtes plus écartées et beaucoup plus profondément
Source : MNHN, Paris
22
ÉDOUARD FISCHER-PIETTE
découpées que la figure de CHEMNITZ sur laquelle est fondée l’espèce de GMELIN ; mais, pour l’écarte¬
ment des côtes, la figure de CHENU de V. crenulata est intermédiaire. Et surtout, dans la série des
échantillons de la collection du Muséum, les uns appelés crenata, les autres laqueata , on trouve une
continuité incontestable, en dépit du fait que nous n’ayons au total que 10 échantillons.
Nous considérons également Venus gladstonensis comme synonyme. Dans la série d’échantillons
dont nous venons de parler, il s’en trouve 4 qui ont exactement les caractères montrés par la figure
donnée par ANGAS 1872.
Les 8 valves gauches de nos collections ont une dent latérale bien développée. Le plus grand de
tous nos spécimens a 9,5 mm de long et 8,5 mm de haut, il vient de STAADT 1969 (sans provenance).
Parmi les autres, seuls ont une provenance un peu précise, un d’Australie (sans indication de dona¬
teur) et un de Nouvelle-Calédonie (coll. JOUSSEAUME 1921).
Les provenances tirées de la littérature sont Swan River, Australie occidentale (SOWERBY 1853),
Port Jackson (ANGAS 1867), Port Curtis (ANGAS 1872 et SMITH 1884) et Hong-Kong (FRAUENFELD
1869), en plus de l’indication des Indes orientales donnée par les anciens auteurs qui pourrait com¬
porter d’autres régions telles que l’Inde proprement dite. On voit donc que l’espèce existe au moins
de Hong-Kong à la Nouvelle-Calédonie.
N° 22. - VENUS MULTICOSTATA Sowerby
Venus niulticostata, Sowerby, 1834 : 22 ; Carpenter, 1857 : 306, 185.
Venus thouarsii , Valenciennes, 1846, pl. 16, fig. 1.
Venus niulticostata Sow., Adams, 1852, V : 494; Deshayes, 18536 : 106; Hanley, 1853 : 128, pl. 16, fig. 29; Sowerby, 1853,
II : 706, pl. 152, fig. 10; Carpenter, 1860 : 3; Reeve, 1863, XIV, pl. III, fig. 9; Carpenter, 1863 : 365; Mabiu.e,
1895, 8 e sér., VII, 2 : 75; Stearns, 1895 (1894), XVII, 996 :151; Lamy, 1909, 57 : 243 ; Grant et Gale, 1931,1 : 316.
Venus thouarsii Val., Carpenter, 1864 : 528; Carpenter, 1872, 252 : 528.
Chione niulticostata Sow., Romer, 1867, XIV : 33.
Cytherea niulticostata Sow., Dali., 1902, XXVI : 390; Dali., 1909, XXXVII : 267.
Antigona niulticostata Sow., Olsson, 1922, 9, 39 : 239, pl. 30, fig. 1 ; Olsson, 1923, 37, 4 : 129; Hertlein et Stronc, 1948,
33, 4 : 178; Emerson et Puffer, 1957, 1825 : 27.
Periglypta niulticostata Sow., Keen, 1954, 139 : 52; Keen, 1958 : 123; Emerson, 1960, 2013 : 6; Olsson, 1961 : 293, pl. 50,
fig. 3-36; Coan, 1965, 7, 4 : 217 ; Morris, 1966 : 135, pl. 48, fig. 1 ; Dushanf. et Poorman, 1967, 9, 4 : 419; Keen,
1971, éd. 2 : 161.
Distribution. — « Lower California to Peru and the Galapagos Islands. Panama : Pearl Islands.
Ecuador : Manta; Isla la Plata; Santa Elena. Peru : Cabo Verde » selon OLSSON 1961. DESHAYES
(1853) avait donné : Amérique méridionale, Pérou, Chili, et MABILLE (1895) avait mentionné « les
côtes de la Californie » en plus de la Basse-Californie.
Les collections du Muséum contiennent deux spécimens provenant de « M. DU PETIT THOUARS
1839, Monterey ». L’un d’eux, bivalve, a 114 mm sur 85 mm, l’autre est une valve gauche qui corres¬
pond parfaitement à la figure la de la planche 16 de « Voyage de la Venus », et est accompagnée
d’une étiquette portant ; « De Monterey (Californie) donné par M. du Petit Thouars », et surchargée
d’une autre inscription, de la main de VALENCIENNES : « Venus Thouarsii Voy. la Venus Val. ». Il
s’agit donc bien du type (dimension 121 mm sur 100 mm), ou plus exactement de la moitié du type,
c’est en vain que nous avons recherché l’autre moitié. Un troisième spécimen de l’Expédition de la
Venus est marqué simplement de « Californie », c’est un jeune bivalve de 23 mm sur 19 mm. Parmi
les autres échantillons de nos collections, signalons celui que LAMY a publié en 1909 (DlGUET 1894,
Basse-Californie), un grand spécimen récolté par M. L. LEVÊQUE, I960, aux îles Plazas, Galapagos, et
surtout un échantillon de la collection JOUSSEAUME 1921 marqué de Coquimbo. Cette localité est au
Chili, ce qui augmente nettement l’aire de distribution connue.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES VENER1NAE S. S.
23
Dent latérale : nous avons 13 valves gauches. Toutes ont une dent latérale, peu marquée accolée
à la dent cardinale antérieure ainsi qu’à la crête délimitant l’arrière de l’impression musculaire anté¬
rieure ; c’est en somme, comme un épanouissement terminal de cette crête ; elle constitue le point le
plus inférieur du plateau cardinal, et même comme une pointe, dirigée vers le bas, de ce plateau car¬
dinal.
N° 23. - VENUS FORDII Yates
(PI. VIII, fig. 55)
Venus fordii, Yates, 1890, I, 2 : 46, pl. 1, fig. 1 à 5.
Cytherea fordi Yates, Dall, 1902, XXVI : 403, pl. 15, fig. 7.
Venus fordii Yates, Lovve, 1913, 27, 3 : 29; Grant et Gale, 1931, I : 317.
Antigona fordi Yates, Dall, 1916 : 32; Dall, 1921, 112 : 41 ; Oldroyd, 1924, I, 1 : 152, pl. 55, fig. 3 ; Burch, 1944, 42 : 8 ;
Burch, 1945, 45 : 15; Morris, 1956 : 43, pl. 12, fig. 8.
Venus fordi Yates, Keen, 1954, 139 : 53.
Ventricolaria fordi Yates, Morris, 1960 : 26, pl. 19, fig. 6.
Venlricolaria fordii Yates, MacLean, 1969, sér. 24, Zool., n° 11 : 77, pl. 43, fig. 1.
Espèce décrite de Santa Barbara dans le sud de la Californie, et connue depuis Monterey au
nord, jusqu’à l’île San Geronimo dans le nord de la Basse-Californie (MACLEAN 1969). Dall (1916) a
cité en outre Panama avec doute.
Le Muséum possède deux exemplaires achetés à R. PETIT (1970) venant de Laguna Beach, Cali¬
fornie. Voir (pl. VIII, fig. 55) nos dessins du plateau cardinal. La dent latérale, présente chez nos
deux exemplaires, est nettement séparée de la dent cardinale antérieure. Nous avons aussi une valve
droite, sans provenance, de la coll. STAADT 1969.
Cette espèce a été classée parmi les Antigona , par les uns, parmi les Ventricolaria par les autres ;
de fait, la sculpture donne raison aux uns et la lunule aux autres (voir la figure de OLDROYD), ce qui
montre bien les difficultés que rencontre la subdivision des Venus s. s. en catégories inférieures.
N° 24. - VENUS AGRESTIS Philippi
Venus agrestis, Philippi, 1845, II : 62, pl. IV, fig. 2.
Venus agrestis Phil-, Sowerby, 1853, II : 727, pl. 156, fig. 75 et 76.
Nous n’avons pas connaissance que Venus agrestis , décrite du détroit de Magellan qui est une
région peu fouillée, ait été retrouvée depuis sa description, ni ait été citée autrement que par SOWERBY.
D’après sa figuration nous pensons qu’il s’agit bien d’une Venus. Son aspect rappelle celui de diverses
espèces qui furent décrites comme Ventricolaria , surtout par le renflement des valves et la forme de
la lunule. Le sinus palléal est analogue, l’area ligamentaire aussi (le texte la dit nulle mais la figure la
représente très clairement), la charnière rappelle celle de Venus ejfossa Biv. Elle est assez particulière
(pour une Ventricolaria) par sa costulation radiaire bien visible sur toute sa surface, mais il faut rap¬
peler que Venus kempfi (décrite par FlSCHER-PlETTE et TESTUD comme Ventricolaria) montre, sous la
loupe, une striation radiaire occupant le tiers antérieur et le tiers postérieur.
Ce ne peut être la Venus inflata King et Broderip du détroit de Magellan (dont PHILIPPI rap¬
pelle l’existence), car cette dernière a une lunule obsolète, d’après le texte de la diagnose.
Nous pensons devoir la placer au voisinage immédiat de Venus fordii. La forme générale est très
analogue ; et, de même que V. fordii , cette espèce pourrait être classée parmi les Antigona pour sa
sculpture croisée et parmi les Ventricolaria pour sa lunule.
Source : MNHN, Paris
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ÉDOUARD FISCHER-PIETTE
N° 25. - VENUS ANTIQUA King
Venus antiqua, Kinc, 1832, V : 336; Hanley, 1843 : 12, ex. des pl. en note infrapaginale ; Gray, 1854 : 67.
Venus costellata , Broderip et Sowerby, 1835 : 42.
Venus costellata Sow., Hanley, 1843 : 118, pl. 15, fig. 58; Orbicny, 1847 : 558; Sowerby, 1853, II : 705, pl. 153, fig. 14;
Hupé in Gay, 1854, VIII : 333 ; Reeve, 1863, XIV, pl. IX, fig. 30.
Dosina antiqua , Gray, 1838, VIII : 309.
Venus discrepans Sow., Phiijppi (non Sowerby), 18446, I : 174, pl. 3, fig. 2; Hupé in Gay, 1854, VIII : 332, pl. 6, fig. 3.
Venus alvarezii, Orbicny, 1847 : 557, pl. 83, fig. 3 et 4.
Venus antiqua Gray, Orbicny, 1847 : 562.
Venus antiqua King, Deshayes, 18536 : 109; Reeve, 1864, XIV : sp. 30; Pfeiffer, 1869, ed. 2, XI (1) : 232, pl. 40, fig. 3;
Stempell, 1902 : 236; Olivier, Bastida et Torti, 1968, 16 : 50.
Venus cineracea , Hupé in Gay, 1854, VIII : 334, pl. 6, fig. 2.
Chione antiqua King, Rômer, 1867, XIV : 37 ; Barattini, 1951, 6 : 249.
Venus antiqua King et Broderip, Lamy, 1906a, 12 : 44; Lamy, 1906c : 11 ; Lamy, 1908a, 14 : 50.
Chione alvarezii Orb., Dall, 1909, XXXVII : 267.
Chione antiqua King, Dall, 1909, XXXVII : 267 ; Morretes, 1949, VII : 37 ; Barattini et Ureta, 1960 : 173, fig. pl. 41.
Paphia (Protothaca) cineracea Hupé, Dall, 1909, XXXVII : 269.
Chione antiqua , Carcelles, 1944, III : 286.
Protothaca antiqua King, Carcelles, 1950, II : 80, pl. 5, fig. 86 ; Riveros-Zùnica et Gonzales Reyes, 1950, Il : 144 et 145,
fig. 35 et 36; Carcelles et Williamson, 1951, II : 342 ; Morretes, 1954, X : 42; Fischer-Piette et Testud, 1967, 45,
2 : 219; Casteuanos, 1967, VIII : 249; Herm, 1969, 2 :123, pl. 10, fig. 2 et 4 et pl. 11, fig. 1 et 2; Rios, 1970 : 188.
Protothaca cineracea Hupé, Riveros-Zùnica et Gonzales Reyes, 1950,' 11 : 146 et 147, fig. 37.
? Ameghinomya alvarezi Orb., Keen, 1954, 139 : 53.
? Ameghinomya antiqua King, Keen, 1954, 139 : 53.
Ameghinomya antiqua King, Soot-Ryen, 1959, 2, 55, 6 : 55, pl. 3, fig. 22-23 ; Ficueiras et Sicardi, 1969, II, 16-17 : 359,
pl. III, fig. 43.
Ameghinomya antiqua King et Broderip, Dell, 1971, 7, 17 : 175.
Almeja (Ameghinomya) antiqua , Arnaud, 1972, XII, 2 : 108, fig. le.
Nous n’avons pas mis dans la liste de références ci-dessus les citations de Chione antiqua K. et
B. de l’Ecuador par HOFFSTETTER, 1952, Bol. Inst. Cienc. Nat., I : 30, et de Parana et Ecuador par
HERTLEIN et STRONG (1955, Bull. Amer. Mus. Nat. Hist., 107 ; 195). En effet, dans un travail sur
l’Ecuador (Bull. Mus., 1968 : 1018), j’ai, à propos de Nioche beili Olsson, expliqué que c’est cette der¬
nière espèce qui avait été considérée par eux comme C. antiqua.
Dans son travail de 1954, KEEN avait placé un point d’interrogation devant le mot Ameghinomya ,
en expliquant qu’elle n’effectuait que « tentatively » un rapprochement avec ce genre créé par AME-
GHINO pour des fossiles dont la charnière restait à décrire. SOOT-RYEN (1959) et DELL (1971) n’ont
pas mis de point d’interrogation, mais sans donner d’explication, de sorte que nous pensons que l’emploi
du terme Ameghinomya doit, pour le moment, être évité.
Nous considérons Protothaca cineracea Hupé comme synonyme de Venus antiqua King. Les col¬
lections du Muséum contiennent 3 spécimens bivalves de P. cineracea remis par GAY lui-même, et qui
à nos yeux ont valeur de paratypes. Ils ont 68, 56, 53 mm de long. C’est sur eux que nous appuyons
notre conviction.
V. antiqua ayant été considérée longtemps comme une Chioninée, et récemment comme une
Venerinée du fait que la présence d’une dent latérale y a été remarquée, nous avons porté notre atten¬
tion sur ce point.
Chez V. antiqua , l’impression musculaire antérieure a sa limite supérieure constituée par une
ligne saillante qui se raccorde au plateau cardinal dont elle est, en somme, un prolongement. Elle
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES VENERINAE S. S.
25
aboutit à la dent cardinale antérieure en se modifiant plus ou moins à sa terminaison : la modifica¬
tion lorsqu’elle est bien marquée, peut mériter le nom de dent latérale. Dans les cas les plus pro¬
noncés, il s’agit d’une formation, jointive à la dent cardinale antérieure, se présentant comme une
légère excroissance visible aussi bien en regardant par en haut, par en dessous, ou de face. Sa saillie
est toujours incomparablement plus faible que celle de la dent cardinale antérieure. Sa variabilité est
extrême chez les 37 individus que nous possédons. La saillie peut n’apparaître que vue d’en haut, que
vue du dessous, elle peut être à peine perceptible ; elle peut être courte, ou s’allonger plus ou moins
en se fondant progressivement avec la bordure saillante de l’impression musculaire ; elle peut même
faire pratiquement défaut. On ne pourrait plus, dans ce dernier cas, parler de dent latérale que si on
voulait considérer comme ayant valeur de dent latérale l’ensemble de la bordure saillante de l’impres¬
sion musculaire.
Distribution. — Espèce principalement magellanique, décrite du golfe de Penas, Patagonie occi¬
dentale (Chili), et s’étendant dans l’Atlantique jusqu’au Brésil et dans le Pacifique jusqu’au Pérou.
Voici les provenances trouvées dans la littérature et dans les collections du Muséum.
Sambaqui de Rio Una (Sào Paulo), MORRETES 1949. Chui, frontière sud du Brésil, RlOS 1970.
Uruguay, CARCELLES 1944, BARATTINI et URETA 1960. Devant le rio de la Plata, BARATTINI 1951,
FlSCHER-PlETTE et TESTUD 1967. Buenos-Ayres, CASTELLANOS 1967. Puerto Quequen, CARCELLES
1944. Necochea, coll. Muséum, STAADT 1969. Patagonie au sud de Rio Negro, ORBIGNY 1847. Port Man¬
drin, LAMY 1906 et coll. Muséum, Musée de Buenos-Ayres 1922. Chubut, MORRETES 1952 et coll.
Muséum, STAADT 1969. Punta Lobos, MORRETES 1954. îles Malouines (Falkland), CARCELLES 1944.
Tierra del Fuego, DELL 1971 et coll. Muséum, Lapataia, LACROIX 1897. Détroit de Magellan, coll.
Muséum, Contre-Amiral SERRES 1877. Caleta Lackawana, DELL 1971. Golfe de Penas, Patagonie occi¬
dentale, KING 1832, SOOT-RYEN 1959. Rillan, DELL 1971. Puerto Montt, STEMPELL 1902. Talcahuano,
STEMPELL 1902. Chili, RlVEROS ZUNICA et GONZALES REYES 1950 et coll. Muséum, GAY et NEVEU-
LEMAIRE 1903. Valparaiso, BRODERIP et SOWERBY 1835. ORBIGNY 1847 et coll. Muséum, LAVEZZARJ
1929. Coquimbo, LAMY 1908 et coll. Muséum, GAUDICHAUD 1833. Nord du Chili, HUPÉ 1854. Iquique,
STEMPELL 1902. Entre San Lorenzo et Callao, ORBIGNY 1847. Callao, BRODERIP et SOWERBY 1835,
ORBIGNY 1847, HUPÉ 1854 et coll. Muséum, GAUDICHAUD 1831.
N° 26. - VENUS EMBRITHES Melvill et Standen
(PI. VIII, fig. 56)
Chione (Omphaloclathrum) embrithes , Melvill et Standen, 1899, XXVII : 195, pl. II, fig. 23-23a.
Venus embrithes Melv. et Stand., Rippincale et MacMichael, 1961 : 197, pl. 28, fig. 11.
Chione embrithes , Alun, 1950 : 330, pl. 37, fig. 14.
MELVILL et STANDEN (1899) ont séparé de Venus toreuma cette forme qui, disent-ils, était pré¬
cédemment confondue avec elle et qui habite les mêmes mers. Leur description a été faite de Torres
Strait : Albany Pass, Ormans Reef.
À la fin du siècle dernier, Venus toreuma était connue d’Australie, des Philippines, du Japon, de
Mangsi Island (son lieu de description ; nous trouvons dans nos atlas un site de ce nom entre Bornéo
et les Philippines), du golfe de Manaar et, avec doute (von MARTENS 1880), des Cargados et de l’île
Maurice. Il faudra arriver à préciser dans quelle mesure l’aire de répartition de embrithes coïncide
avec celle de toreuma. Pour le moment, l’Austrabe du nord (Queensland, détroit de Torres, Australie
du N W) est la région d’où elle a été citée avec certitude. Nous pouvons déjà ajouter les Philippines,
d’après un échantillon de nos collections (achat Dan 1966) étiqueté de cette provenance, et Victoria,
coll. STAADT 1969. Nos autres échantillons, tous de la coll. STAADT, qui sont nombreux, soit n’ont pas
de provenance, soit sont marqués du Queensland.
Source : MNHN, Paris
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ÉDOUARD FISCHER-PIETTE
Nous donnons (pl. VIII, fig. 56) des dessins du plateau cardinal. La dent latérale y apparaît
comme très petite. Cette dent latérale est présente sur les 53 valves gauches de nos collections, mais
sur la plupart de nos échantillons elle est plus grande que sur celui qui a été figuré. Dans tous les cas,
sa base est circulaire ou sub-circulaire.
N° 27. - VENUS RIGIDA Dillwyn
(Pl. VIII, fig. 57)
(et V. ISOCARDIA Verrill)
L’espèce appelée V. rigida Dillwyn 1817, V. rugosa auct., ou V. pilula Rve 1863, est connue
pour habiter l’Atlantique américain. Mais il a été décrit du Pacifique américain une V. isocardia Ver¬
rill 1870, dont KEEN (1971, Sea Shells of Tropical West America, éd. 2 : 162) dit :
« The caribbean species, V. rigida (Dillwyn 1817) is very similar in appearance ».
Lamy (1909, J. Conchyl. : 244) écrit sous le titre V. rigida Dillwyn :
« M. Diguet a rapporté du golfe de Californie un exemplaire bien typique de cette espèce, qui,
jusqu’en ces dernières années, n’avait été signalée par les auteurs que des Indes occidentales, mais
qui a été indiquée en outre par M. Dali précisément du golfe de Californie où elle a été trouvée par
1’ « Albatross » ».
Après DALL et LAMY, STRONG et HANNA (1930, Proc. Calif. Acad. Sci., XIX [3] : 14) ont cité
du Pacifique « Antigona rigida , Dillwyn. Marin Magdalena, five valves. I the Pacific shell is considered
as distinct from the West Indian it will take me name of A. isocardia Verrill, 1870 ».
Nous n’avons pas vu les échantillons des auteurs américains, ni d’ailleurs celui de DIGUET qui
devrait se trouver au Muséum mais y a été vainement recherché. Mais l’identité affirmée par LAMY
nous prouve qu’il n’y a pas de différences entre rigida , c’est-à-dire rugosa auct., et isocardia. D’ailleurs,
la seule différence qui ait jamais été exprimée entre les deux « espèces » est celle qu’a donnée VER¬
RILL lui-même, elle réside dans la charnière, qui serait plus forte pour isocardia et dont, sur chacune
des deux valves, la dent postérieure s’allongerait « beyond the middle of the ligament » ; or cet allon¬
gement se voit aussi sur tous les spécimens de l’Atlantique qui se trouvent dans les collections du
Muséum.
Tout en ne jugeant que par les textes et les figures, nous ne discernons aucune différence entre
les deux formes, et nous sommes persuadés qu’il s’agit d’une seule espèce dont l’aire d’habitat s’est
trouvée coupée en deux par la surrection de l’isthme de Panama ; mais, pour la commodité des lec¬
teurs régionaux, nous allons séparer ce que nous avons à dire des individus de l’Atlantique et des indi¬
vidus du Pacifique.
I. Renseignements concernant l’Atlantique.
pectonculus variegatus, Lister, 1685, pl. 286, fig. 123.
.BRictiÈRE, 1797, pl. 273, fig. 4a et 46.
Venus rigida , Dillwyn, 1817, I : 164; Wood, 1828a : 34, pl. 7, fig. 13; Carpenter, 1872, 252 : 531.
Venus rugosa L., Lamarck (non Linné?), 1818, V : 597 (587).
Venus rugosa Lmk., Borv de St. Vincent, 1827 : (153).
Venus rugosp Gmel., Deshayes, 1835, éd. 2, VI : 339; Petit de la Sacssaye, 1853,4 : 415; Sowerby, 1853, 11 : 728, pl. 160,
fig. 185 et 186; Reeve, 1863, XIV, pl. VII, fig. 23; Martinez y Saez, 1869, II : 21 ; Dau., 1889a, XII : 271; Dali.,
18896, 37 : 54; Daltzenberc, 1900, 25 : 250.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES VENERINAE S. S.
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Venus ruyosa Chemn., Orbicnv, 1847, V : 555; Deshayes, 18536 : 102; Orbicny, 1853 : 273; Rômer, 1867, XIV : 116;
Pfeiffer, 1869, éd. 2, XI (1) : 139, pl. 8, fig. 6 et pl. 10, fig. 7; Poulsen, 1878 : 15; Lamy et Fischer-Piette, 1938a :
295.
Venus pilula, Reeve, 1863, XIV, pl. XV, fig. 58.
Venus pilula Rve, Dau., 1886, XII, 6 : 276; Dali., 18896, 37 : 54.
Chione pilula Rve, Paetel, 1890, III : 87.
Chione rugosa Gmel., Paetel, 1890, 111 : 87.
Cylherea rigida Dillw., Dall, 1902, XXVI : 372.
Antigona rugosa Gmel., Olsson, 1922, 9, 39 : 240, pl. 30, fig. 4.
Venus rigida Dillw., Juttinc, 1927, XXV : 28; Acuayo et Jaume, 1949, III : 566; Morretes, 1949, VII : 37.
Antigona rigida Dillw., Palmer, 1927, 1, 5 : 341, pl. 61, fig. 3 et 7 et pl. 62, fig. 13 et 14; Johnson, 1934, XL, 1 : 48; Mac¬
Lean, 1936a, 10, 1 : 41 ; MacLean, 1951, XVII, 1 : 83, pl. 17, fig. 1 ; Abbott, 1954 : 405; Noweli.-Usticke, 1959 :
14; Warmke et Abbott, 1961 : 185, pl. 38, fig. M; Rice et Kornicker, 1962,8 :383 ; Matthews et Rios, 1967, 7 (2) :
119; Jonc et Kristensen, 1968, suppl. : 276; Rios, 1970 : 185.
Ventricolaria pilula Rve, Keen, 1954, 139 : 53.
Ventricolaria rigida Dillw., Keen, 1954, 139 : 53; Fischer-Piette et Testud, 1967, 45, 2 : 205; Fischer-Piette et Testud,
1970 : 520; Fischer-Piette, Kempf et Testud, 1969 (1970) : 1543.
Ventricola rigida Dillw., Altena, 1968, X, 42 : 157; Altena, 1971, 119 : 65.
Cette espèce a souvent été appelée Venus rugosa L. ou V. rugosa Gmelin, mais il est impossible
de savoir à quoi correspond le nom donné par LINNÉ, de sorte que, à la suite de DODGE, nous le consi¬
dérons comme devant être laissé de côté.
Les collections du Muséum contiennent deux échantillons de LAMARÇK, sur lesquels on trouve des
renseignements dans LAMY et FISCHER-PIETTE 1938, et 28 autres spécimens, de donateurs et de pro¬
venances divers. Nos 26 valves gauches montrent une dent latérale, nettement plus petite que la dent
cardinale antérieure mais bien séparée d’elle. En aucun cas elle n’apparaît comme un épanouissement
terminal de la crête saillante qui limite l’arrière de l’impression musculaire antérieure, elle est tou¬
jours située plus en arrière. C’est un triangle saillant, peu variable en importance.
KEEN (1954) a classé dans le genre Ventricolaria la V. rigida (Caribbean) et la V. pilula (à
laquelle elle attribue, sans doute par une erreur matérielle, l’Australie comme habitat).
RlOS (1970) a considéré comme synonyme d’ « Antigona rigida » la Ventricolaria listeroides
Fischer-Piette et Testud (Bull. Mus., 1969 ; 1544, fig. 2). Il est de fait que nos figures étaient peu
démonstratives, et de plus, notre texte, maltraité par l’imprimeur après la correction des secondes
épreuves, était absolument incompréhensible. Mais nous avons donné de nouvelles informations dans
notre travail de 1969 avec M. KEMPF, avec de nouveaux caractères différentiels, et maintenons donc
le rang d’espèce distincte pour Ventricolaria listeroides.
Nous donnons (pl. VIII, fig. 57) des dessins de la charnière de V. rugosa.
Distribution. — L’espèce existe depuis le cap Hatteras (DALL 1889) et les Antilles, jusqu’au Brésil
à Sào Sebastiao (RIOS 1970).
Les provenances des échantillons des collections du Muséum n’ajoutent rien à la répartition géné¬
rale. Chez les 27 valves gauches qui s’y trouvent la dent latérale est présente.
II. Renseignements concernant le Pacifique.
Venus isocardia, Verrill, 1870, 2* sér., XIX : 221.
Cytherea rigida Dillw., Dall, 1902, XXVI : 372 et 390.
Venus rigida Dillw., Lamy, 19096, 57 : 244.
Antigona rigida Dillw., Stronc et Hanna, 1930, 19 (3) : 14.
Antigona isocardia Verr., Hertlein et Stronc, 1948, 33, 4 : 178, pl. 11, fig. 2 et 3 ; Emerson et Puffer, 1957, 1825 : 27 ;
Olsson, 1961 : 292, pl. 50, fig. 2; Fischer-Piette, 1968 (1969) : 1009.
Source : MNHN, Paris
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ÉDOUARD FISCHER-PIETTE
Venus isocardia Verr., Keen, 1954, 139 : 53.
Ventricolaria isocardia Verr., Keen, 1958 : 124, fig. 268; Morris, 1966 : 135, pl. 48, fig. 2; Dushane et Poorman, 1967, 9,
4 : 419; Keen, 1971, éd. 2 : 162, fig. 381.
Cette « espèce » a été décrite de La Paz, golfe de Californie. Elle est connue de ce golfe à l’Ecuador
(OLSSON 1961).
Le Muséum n’a actuellement, comme spécimens du Pacifique, que les deux valves récoltées a
Manta (Ecuador) par HOFFSTETTER et publiées par FlSCHER-PlETTE 1969. Il a certainement eu l’exem¬
plaire du golfe de Californie récolté par DICUET et publié par LAMY (1909), mais nous l’avons vaine¬
ment recherché.
N° 28. - VENUS SNELLII n. sp.
(Pl. III, fig. 29 bis à 29 quater ; et Pl. VIII, fig. 58)
Espèce fondée sur une valve unique, droite, récoltée en 1966 par le « Snellius » devant la côte
du Surinam.
Diamètre umbono-ventral 28 mm; diamètre antéro-postérieur 28 mm; épaisseur 12 mm, ce qui
ferait 24 mm pour un bivalve. Contour régulièrement arrondi au bord inférieur, beaucoup moins courbé
dans la région postéro-dorsale, légèrement anguleux au milieu du bord postérieur, région antéro-dor-
sale profondément creusée par le golfe lunulaire, en dessous duquel le bord antérieur est projeté en
une saillie dont la partie supérieure est même légèrement ascendante. La demi-lunule, délimitée par
un sillon très net, est longue de 5 mm et large de 4 mm. Son creux est maximal dans sa partie posté¬
rieure mais sa surface se relève en allant vers le plan de séparation des valves, le long duquel il y a
donc une carène. La demie-area ligamentaire, délimitée par un léger sillon, s’étend jusqu’à l’angle du
bord postérieur, elle mesure 17 mm de long et 2,5 mm de largeur maximale. La surface externe de la
valve est légèrement creusée, parallèlement à la bordure de l’area ligamentaire, sur quelques milli¬
mètres de large aux approches de cette bordure. La sculpture consiste principalement en côtes concen¬
triques lamelleuses séparées par des intervalles bien plus larges qu’elles. Ces côtes ne sont pas inter¬
rompues par la dépression radiaire postérieure ; elles se continuent, considérablement atténuées, sur
l’area ligamentaire, mais non sur la lunule où ne se voient que de très légers sillons divergents. Des
sillons radiaires plus marqués croisent les côtes concentriques dans le cinquième antérieur de la sur¬
face ; il y en a aussi dans la moitié postérieure, mais plus fins (quoique moins fins que ceux de la lunule).
Les côtes concentriques sont au nombre de 11 dans le premier centimètre à partir du sommet (sur la
ligne médiane), de 7 dans le centimètre suivant, de 6 dans le suivant et de 6 encore dans le suivant qui
se termine tout près du bord ventral.
Le plateau cardinal, assez élevé, a son bord inférieur assez flexueux. Les trois dents sont de lar¬
geur comparable, la postérieure est la plus longue, séparée par un assez grand intervalle de la médiane
et de l’antérieure qui se joignent à leurs extrémités supérieures. La fossette où doit se loger la dent
latérale de la valve gauche est bien marquée par sa profondeur, mais elle est de dimensions très
réduites. Le sinus palléal est un petit triangle de 5 mm à sa base, sur 5 mm de long; il est ascen¬
dant à 45 degrés.
Rapports et différences. - En raison de la provenance de cet échantillon, nous avions d’abord
cru nous trouver en présence de V. rigida Dillw. ; mais il est plus bombé, plus isodiamétrique, il pré¬
sente une sculpture croisée, sa lunule est plus vaste, et sa charnière est très différente, V. rigida ayant
la dent postérieure beaucoup moins séparée des autres qui sont beaucoup plus inégales.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES VENERINAE S. S.
29
N° 29. - VENUS RUGATINA Heilprin
Venus rugatina, Heilprin, 1887, I : 92, pl. 11, fig. 24.
Venus rugosa Gmel. var. rugatina Heilprin, Dall, 1889, 37 : 54.
Venus rugatina Heilprin, Dall et Simpson, 1901 (1900), I : 483 ; Acuayo et Jaime, 1949, III : 566 ; Haas, 1953, 34, 20 : 203.
Cytherea rugatina Heilprin, Dall, 1902, XXVI : 372.
Antigona rugatina Heilprin, Maury, 1921, 8, 34 : 103; Palmer, 1927, 1, 5 : 341, pl. 31, fig. 4; Johnson, 1934, XL, 1 : 48;
Abbott, 1954 : 405, pl. 38, fig. m et pl. 32, fig. n; Warmke et Abbott, 1961 : 185.
Antigona rugatina , Weber, 1961, 75 (2) : 58.
Espèce connue du cap Hatteras au golfe du Mexique et, vers le sud-est, jusqu’à Porto Rico
(PALMER 1927) et Virgin Island (WEBER 1961).
Le Muséum ne possède pas cette espèce.
N° 30. - VENUS MATERNA Iredale
Proxichione materna , Iredale, 1929, V, Pt IV : 339, pl. 37, fig. 2 et 3; Allan, 1950 : 328, pl. 41, fig. 10.
Venus materna , Iredale, 1930, XVII (9) : 396.
Venus (Ventricola) materna Iredale, Thiele, 1935, II : 889.
Proxichione materna Iredale, Iredale et MacMichael, 1962, 11 : 22.
THIELE (1935), traitant dans le genre Venus L., du sous-genre Ventricola Romer, et donnant pour
type V. (V.) rugosa Chemn., ajoute : « Proxichione Iredale 1929 (materna Iredale) ist Kaum verschie-
den ». Il est de fait que l’aspect de la sculpture est très analogue à celui de l’espèce atlantique. Chez
cette dernière, le bord antérieur de la coquille se relève très nettement en avant de la lunule ; chez
materna ce caractère fait défaut.
Cette espèce a été décrite de Sydney, qui semble être la seule localité pour elle. Il est curieux
qu’elle ait été si peu mentionnée par les auteurs australiens.
Il ne s’en trouve pas dans les collections du Muséum.
N° 31. - VENUS MAGDALENAE Dall
Cytherea magdalenae , Dall, 1902, XXVI : 390 et 403, pl. 15, fig. 6.
Antigona isocardia magdalenae Dall, Hertlein et Stronc, 1948, 33, 4 : 179; Olsson, 1961 : 292.
Venus magdalenae Dall, Keen, 1954, 139 : 53.
Ventricolaria magdalenae Dall, Keen, 1958 : 124 (sans fig.).
Ventricolaria magdalenae , Keen, 1971, 2 e éd. : 162, fig. 382.
Cette espèce est connue de la Basse-Californie à Panama.
Le Muséum n’en a aucun exemplaire.
Source : MNHN, Paris
30
ÉDOUARD FISCHER-PIETTE
N° 32. - VENUS KEMPFI Fischer-Piette et Testud
(PL VIII, fig. 59)
Ventricolaria kempfi , Fischer-Piette et Testud, 1970 : 520, fig. 1.
Provenance : devant la côte du Surinam.
Le type de l’espèce a été retourné à Leiden à M. ALTENA qui a bien voulu nous autoriser à
garder pour le Muséum les deux autres exemplaires connus.
Nous donnons (pl. VIII, fig. 59) une vue du plateau cardinal (valve droite) de l’un des deux para-
types mentionnés en 1970.
N° 33. - VENUS MINDOROENSIS Smith
Antigona (Ventricola) mindoroensis , Smith, 1917, XII : 17, pl. 1, fig. 1 à 3.
Le Muséum ne possède aucun échantillon de cette espèce, connue des Philippines et de Hong-
Kong. Nous n’avons pas connaissance de citations autres que la description proprement dite.
E. A. SMITH a classé son espèce à la fois dans les Antigona (genre) et les Ventricola (à titre de
sous-genre). En fait, à en juger par le texte et par les figures, elle diffère profondément des Antigona
qui ont une sculpture croisée très apparente, alors qu’ici, comme sculpture radiaire, il y a seulement
des « excessively minute curved radiating striae » ; elle diffère aussi des Ventricola , globuleuses, alors
que cette espèce est assez aplatie. Pour qu’un auteur de la qualité de E. A. SMITH ait employé ces noms
fort peu adéquats, il faut qu’il ait été vraiment embarrassé par cette espèce qui, en fait, est très à part
des autres Venerinae ; la création d’un nouveau vocable aurait été une solution, mais SMITH a bien fait
de ne pas y avoir recours, car la propension qu’ont beaucoup d’auteurs à multiplier les catégories ris¬
querait d’aboutir à en créer une pour chaque espèce, c’est-à-dire à remplacer inutilement la nomen¬
clature bi-nominale par une nomenclature tri-nominale beaucoup plus encombrante.
Pour notre part, nous préférons employer, pour les diverses espèces de Venerinae , le nom Venus ;
les limites entre les diverses subdivisions sont le plus souvent absolument arbitraires, une espèce est
placée dans une catégorie par tel auteur et dans une autre catégorie par tel autre auteur, et ces sub¬
divisions sont surtout des sujets d’embarras et de discussions.
N° 34. - VENUS RETICULATA Linné
Cœur de Bœuf marqué F, d’ARCENVtLLE, 1742, I : 335, pl. 26, fig. F.
Venus reticulata , Linné, 1758, éd. X, I : 687; Sowerby, 1825 : 14; Chenu, 1847, II, Venus, pl. IV, fig. 1, la, 16.
Venus n° 64 testa..., Linné, 1764 : 503.
Venus reticulata L., Linné, 1767, éd. XII, I (II) : 1133; Schrôter, 1788, X : 112; Gmeun, 1790, éd. XIII (VI) : 3275; Dill-
wyn, 1817, I : 188; Lamarck, 1818 : 595 (585); Hanlev, 1843 : 110, pl. XVI, fig. 9; Sowerby, 1853, II : 706, pl. 153,
fig. 11 k 13; Deshayes, 18536 : 108; Hanley, 1855 : 72; Romer, 1858 ; 54 ; P. Fischer, 1858, 7 : 337; Reeve, 1864,
XIV, pl. X, fig. 34; Mitchell, 1867 : 64; Issel, 1869 : 63; Pfeiffer, 1869, éd. 2, XI (1) : 143, pl. X, fig. 1, 2; Dunker,'
1869, IV ; 109; Frauenfeld, 1869, XIX : 881; MacAndrew, 1870, 4' sér., VI ; 446; Pacenstecher, 1877, I, 2 : 41 ;
Kobelt, 1878 : 338; Dunker, 1882 : 196; Cooke, 1886, 5' sér., XVIII : 102; Jousseaume, 1888, 13 : 209; Martens',
Source : MMHN, Paris
RÉVISION DES VENERINAE S. S.
31
18896, XXI : 212; Smith, 1891 : 424; Pilsbry, 1895 : 127; Martens et Smith in Thurston, 1895, II : 129; Newton,
1900, IV, 7 : 553, pl. XXI, fig. 2; Smith, 1903, II, Part II : 125; Hidalco, 1903, 21 : 286; Hidalgo, 1905a, I : 337 ;
Hidalco, 19056, II : 15; Anthony, 1905, 11 : 495 ; Lamy, 19066 : 211 ; Faustino, 1928, XXV : 70; Dautzenberc et
Bouce, 1933, 77 : 454; Adam et Leloup, 1939, Il (20) : 85; Altena, 1945, 25 : 150; Dodce, 1952, 100, art. 1 : 105;
Kuroda et Habe, 1952 : 35; Tari, 1954, pl. 36, fig. 3 ; Paes da Franca, 1960, 2' sér., XV : 96, pl. XXVII, fig. 4; Bar-
nard, 1964, XLVII, 3 : 498; Fischer-Piette, 1968 : 785; Salvat, 1971, 4 : 4, 8 et 15.
Venus testa subcordata..., Gronovius, 1-781 : 270.
Venus reticulata Linnaei, Chemnitz, 1782, VI : 367, pl. 36, fig. 382 et 383 (non fig. 384, V. chemnitzii Hanl.).
.Bri'cuière, 1797, pl. 276, fig. 4.
Gafrarium reticulatum Gmel., Rôdinc, 1798 : 177.
Venus corbis, Lamarck, 1818, V : 595 (585); Sowerby, 1825 : 14.
Venus corbis Lmk., Bory de St. Vincent, 1827 : 153; Deshayes, 1835, éd. 2, VI : 337; Chenu, 1847, II, Venus, pl. 1, fig. 1,
la, 6, 2, 2a, 6; P. Fischer, 1891, IV : 233.
Venus reticulata Lmk., Deshayes, 1835, éd. 2, VI : 335 ; P.-H. Fischer et E. Fischer-Piette, 1938 : 409.
Cylherea (Dosina) reticulata L., Gray, 1838, VIII : 308.
Venus fischeri, Recluz, 1852, 3 : 411, pl. XII, fig. 9.
Venus monilifera, Sowerby, 1853, II : 707, pl. 153, fig. 19.
Venus monilifera Sow., Deshayes, 18536 : 109; Reeve, 1864, XIV, pi. XIV, fig. 53; Hidalco, 1903, 21 : 287 ; Hidalgo, 1905a,
I : 337 ; Faustino, 1928, XXV : 69.
Venus (Chione) reticulata, Rômer, 1867, XIV : 36.
Venus (Chione) monilifera Sow., Rômer, 1867, XIV : 37.
Venus corbis L, Morlet, 1889, 37 : 170.
Chione reticulata L., Elera, 1896, III : 755; Sturany, 1901, XIV : 281 ; Standen et Leicester, 1906, XXXVIII, V : 293; Mel-
vill et Standen, 1906 : 834 ; Lynce, 1909, 7 e sér., V (3) : 246 ; Dautzenberc, 1929, III : 602.
Cytherea reticulata L., Hedley, 1906, XXXI, Part 3 : 466; Hedley, 1909 : 349.
Antigona reticulata L., Cox, 1927 : 100; Lamy, 1930 : 224 ; Tomlin, 1931, VI, 3 : 449 ; Thiele et Jaeckel, 1931, XXI, I : 233 ;
Prashad, 1932, Part II : 249; Tomlin, 1934, 9 : 84 ; Ostercaard, 1935, 131 : 49; Lamy, 1938, XXXVII : 28; Morris,
1956 : 158, pl. 33, fig. 4 ; Fischer-Piette, 1974...
Periglypta edmondsoni, Dall, Bartsch et Rehder, 1938, 153 : 162, pl. 43, fig. 1 à 4.
Antigona reticulata, Allan, 1950 : 329.
Venus fischeri Réel., Kuroda et Habe, 1952 : 35.
Periglypta fischeri Réel., Kira, 1955, pl. 56, fig. 11.
Periglypta reticulata L., Kira, 1955, pl. 56, fig. 13; Rippincale et MacMichael, 1961 : 193, pl. 27, fig. 15; Kira, 1962 : 160,
pl. 57, fig. 13 ; Robertson, 1969, 31, II : 7.
Periglypta edmondsoni Dali, Bartsch et Rehder, Morris, 1966 : 215, pl. 65, fig. 8.
Periglypta reticulata L, Reid, 1969, XVII, 2, 110 : 1.
Nous mettons dans la synonymie de V. reticulata la Venus fischeri Recluz. L’auteur n’a pas com¬
paré son espèce à d’autres, et il n’en a figuré que l’extérieur d’une valve, mais les caractères nous
semblent correspondre parfaitement. L’un de ces caractères est que l’intérieur a : « la marge finement
crénelée jusque sous la lunule, mais non sous le corselet ». Il en est de même chez divers individus de
reticulata ; ce caractère est variable d’un individu à un autre : il peut y avoir absence de toute crénu-
lation (particulièrement chez des individus âgés, même très frais), ou bien une pseudo-crénulation sans
finesse, constituée par un écho, une prolongation intérieure, des côtes radiaires extérieures, ou encore
présence simultanée de la crénulation très fine et, plus marginalement, des côtes de la costulation
extérieure ; notons par ailleurs, que ces éléments de sculpture peuvent, chez un même individu, être
présents dans une partie ou des parties du bord ventral et absents en d’autres.
Un autre caractère se révèle variable, c’est le degré de développement de la dent latérale. Elle
est toujours de petite taille et peu saillante ; nous avons même noté dans notre travail sur des Vene-
ridae de l’océan Indien occidental qu’elle peut faire totalement défaut; lorsqu’elle existe, avons-nous
dit, elle est accolée à la dent cardinale antérieure. Elle peut même n’apparaître que comme une partie
(un renflement) de cette dent. (Chez V. puerpera ellè en est plus séparée). Souvent, la dent cardinale
antérieure se prolonge par une crête dont l’avant sert de limite supérieure à l’impression musculaire
antérieure. Cette crête, toujours très brève du fait de la proximité de l’impression musculaire, peut
Source : MNHN, Paris
32
ÉDOUARD FISCHER-PIETTE
présenter une boursouflure plus ou moins perceptible ou obsolète, intéressant le bas de la crête ou la
partie de la crête qui fait face à l’observateur, et que l’on peut considérer comme une dent latérale
rudimentaire. Lorsque cette brève crête ne présente rien de tel, il devient impossible de parler de dent
latérale, à moins de considérer l’ensemble de la crête comme l’équivalent d’une dent latérale, concep¬
tion qu’il faudrait alors étendre à beaucoup de « Chioninae » réputées sans dent latérale.
C’est sans doute du fait du caractère plus ou moins rudimentaire de la dent latérale, que RÔMER
(1867) a donné V. reticulata dans les Chione qu’il considérait comme un sous-genre de Venus , et que
d’autres auteurs l’ont mise franchement dans le genre Chione : STANDEN et LEICESTER 1906, MEL-
V1LL et STANDEN 1906, LYNCE 1909, DAUTZENBERC 1929.
Quoiqu’il en soit, dans nos collections, où le nombre de valves gauches est de 202, il y en a 8 chez
lesquelles la dent latérale fait totalement défaut, soit 3,8%, un certain nombre chez lesquelles elle est
si rudimentaire qu’on ne fait que la deviner, et tous les intermédiaires entre ces états et l’état vraiment
indiscutable. Mais, même si tous les individus avaient une dent indiscutable, le très faible développement
de cette dent fait de V. reticulata une espèce un peu intermédiaire entre les Venerinae et les « Chio¬
ninae ».
Distribution. — Cette espèce indo-pacifique a été citée de nombreuses provenances, depuis le
Natal, où BARNARD (1964) la mentionne de Durban et TOMLIN (1931) de quelques km au sud, à Umko-
maas, jusqu’au Japon (nombreux auteurs), à l’Australie jusqu’en Nouvelles-Galles du sud (HEDLEY
1909) et à la Polynésie (DAUTZENBERC et BOUGE 1933, Tahiti, Marutea du sud, Aukena). Les prove¬
nances des collections du Muséum n’ajoutent rien à cette répartition générale, si ce n’est que nous
avons un échantillon des îles Sandwich (M. BALLIEU 1875). Signalons aussi un spécimen de Sakhaline
(P. LABBÉ 1900).
Venus reticulata est mentionnée par COCKERELL (1894, Nautilus, VII : 118) dans une liste rela¬
tive à la Jamaïque. Mais cette liste est présentée par son auteur (p. 103 sqq.) comme n’étant qu’une
compilation, basée d’ailleurs en partie sur le registre d’une collection privée, et il émet lui-même des
doutes sur la valeur de ces renseignements pouvant aussi comporter des spécimens apportés du Paci¬
fique.
N° 35. - VENUS PUERPERA Linné auct.
(PL III, fig. 25 à 29 et PL IV, fig. 30 ù 33)
Pectunculus cancellatus. Lister, 1685, pl. 336, fig. 173.
Venus puerpera , Linné, 1771 : 545.
Came a réseau, Knorr, 1771, VI : 19, pi. 10, fig. 1.
Concha marina..., Gualtieri, 1742, pi. 76, fig. G. G.
Venus puerpera Linnaei, Chemnitz, 1782, VI : 372, pl. 36, fig. 388, 389 et 384 (voir chemnitzii Hanl.).
Venus puerpera L, Karsten, 1789, 1 : 166; Gmeun, 1791, éd. XIII (VI) : 3276.
. Brucuière, 1797, pl. 278, fig. la, b.
Cytherea puerpera , Rôdinc, 1798, Pars II : 179.
Venus puerpera L, Dillwyn, 1817, I : 188; Lamarck, 1818, V : 594 (584); Dubois, 1825 : 71; Wood, 1828a ; 37; pl. 8,
fig. 67; Deshayes, 1832a, III : 1112; Deshayes, 1835, éd. 2, VI : 333; Reeve, 18rl, I : 92, pl. 67, fig. 1; Hanley\
1842 : 109 ; Potiez et Michaud, 1844, II : 231 ; Sowerby, 1853, II ; 703, pl. 152, fig. 1 et 2; Deshayes, 18536 : 104 J
Hanley, 1855 ; 453 ; Rômer, 1858 : 57 ; P. Fischer, 1858, 7 : 337 ; Chenu, 1859, II : 82, fig. 354 ; Reeve, 1863, Xiv’
pl. IV, fig. 10; Rômer, 1867, XIV ; 30; Mitchell, 1867 : 64; Dunker, 1869, IV : 109; Frauenfeld, 1869, XIX - 881 •
Pfeiffer, 1869, éd. 2, XI (1) : 145, pl. X, fig. 4 et 5; Kobelt, 1878 ; 338 (sans fig.); Martens, 1879 : 744; Martens’
1880 : 326; Rochebrune, 1881a, 7, VI : 149; Smith, 1885, XIII : 120; Caramacna, 1888, XIII • 139 • P Fischer
1891, IV : 233; Hedley, 1899, III (8) : 502 et 529; Hidalgo, 1903, 21 ; 279; Hidalgo, 1905a, I : 337; Owston’
1906 : 38; Nobre, 1907, I (4) : 231; Hirase, 1907 ; 49; Lamy, 1909, 34 : 346 ; Lamy, 1911, 17 ; 133; Faustino'
1928, XXV : 69; Viader, 1937, I, part 2 : 67 ; Adam et Leloup, 1939, II (20) : 84; Altena, 1945, 25 : 150; Abbott
1950, 22 : 97; Dodce, 1952, 100, art. 1 : 122; Kuroda et Habe, 1952 ; 35; Taki, 1954, pl. 36, fig. 2.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES VENERINAE S. S.
33
Venus reticulata L. (pars), Lamarck ( non Linné), 1818, V : 595 (585).
Venus puerpera, Sowerby, 1825 : 14; Scanzin, 1841 : 7; Chenu, 1847, II, Venus, pl. IV, fig. 3 à 5.
Dosina puerpera L, Gray, 1838, VIII : 308.
Venus listeri Grav, Hanley, 1842 : 110; Sowerby, 1853, II : 705, pl. 152, fig. 7, 9; Deshayes, 1863 : 11 ; Reeve, 1863, XIV,
pl. V, fig.' 14; Mitchell, 1867 : 64; Lienard, 1877 : 66; de Man, 1877 : 5; Sowerby, 1897 : 24; Hidalgo, 1903, 21 :
282; Hidalgo, 1905 a, I : 336; Faustino, 1928, XXV : 69; Viader, 1937, I, Part 2 : 67 ; Altena, 1945, 25 : 150.
Venus lacerata, Hanley, 1844 : 161 ; Chuanc, 1961 : 168, pl. 73, fig. 6.
Venus chenmitzii, Hanley, 1844 : 160.
Venus magnifica, Hanley, 1845 : 21.
Venus magnifica Sow . jun., Sowerby, 1853, II : 704, pl. 152, fig. 5.
Venus lacerata Hanl., Sowerby, 1853, II : 704, pl. 152, fig. 3, 4; Deshayes, 18536 : 105; Reeve, 1863, XIV, pl. VI, fig. 18;
Pfeiffer, 1872, éd. 2, XI (1) : 232, pl. 40, fig. 1, 2; Jousseaume, 1888, 13 : 209; Hidalco, 1903, 21 : 281; Hidalgo,
1905a, I : 336; Faustino, 1928, XXV : 69; P.-H. Fischer et E. Fischer-Piette, 1938 : 409; Kuroda et Habf., 1952 :
35 ; Franc, 1956, XXXII, II : 59.
Venus resticulata, Sowerby, 1853, II : 706, pl. 153, fig. 23.
Venus clathrata, Deshayes, 1853a : 3; Deshayes, 18536 : 106; Reeve, 1864, XIV, pl. I, fig. 3.
Venus magnifica Hanl., Deshayes, 18536 : 105; Hidalgo, 1905a, I : 336; Faustino, 1928, XXV : 69.
Venus resticulata Sow., Deshayes, 18536 : 107; Reeve, 1863, XIV, pl. VIII, fig. 27; Rômer, 1867, XIV : 35; Dunker, 1882 :
196; Hidalco, 1903, 21 : 284 ; Hidalco, 1905a, I : 337 ; Dautzenberc et Bouce, 1933. 77 : 454.
Omphaloclathrum puerpera L., Môrch, 1853, II : 25.
Venus crispata, Deshayes, 1853a : 2; Deshayes, 18536 : 107 ; Reevf., 1864, XIV, pl. IX, fig. 31 ; Gravely, 1941, 1 : 51.
Venus magnifica Sow., Reeve, 1863, XIV, pl. V, fig. 17.
Venus chenmitzii Hanl., Reevf;, 1863, XIV, pl. X, fig. 32; Pfeiffer, 1869, éd. 2, XI (1) : 146, pl. 10, fig. 3.
Venus aegrota, Reeve, 1863, XIV, pl. XVII, fig. 74.
Chione magnifica Hanl., Rômer, 1867, XIV : 31 ; Hidalgo, 1903, 21 : 278.
Chione lacerata Hanl., Rômer, 1867, XIV : 31.
Venus clathrata Desh., Rômer, 1867, XIV : 32; Hidalco, 1903, 21 : 283 ; Hidalgo, 1905a, I : 336; Faustino, 1928, XXV : 69;
Adam et Leloup, 1939, II (20) : 85 ; Kuroda et Habe, 1952 ; 35.
Chione crispata Desh., Rômer, 1867, XIV : 33; Shopland, 1896, X : 16; Shopland, 1902, V : 178.
Chione chenmitzii Hanl., Rômer, 1867, XIV : 35.
Venus listeri Rve, Martens, 1869, III (1) : 66.
Dosinia (Venus) listeri Sow., Pacenstecher, 1877, I, 2 : 41.
Venus crispata Desh., Martens, 1880 : 326 ; Martens, 18896, XXI : 212; Dautzenberc et Bouge, 1933, 77 : 454; Viader, 1937,
I, part 2 : 67.
Venus chenmitzi Hanl., Whitelecce, 1889, XXIII ; 239 ; Hidalgo, 1903, 21 : 285 ; Hidalgo, 1905a, I : 336 ; Lamy, 19066 :
211.
Chione listeri Gray, Elera, 1896, III : 756; Dautzenberc, 1929, III : 601.
Chione puerpera L., Elera, 1896; III : 757 ; Melvill et Standen, 1898, 9, 3 : 83 ; Dautzenberc, 1929, III : 602.
Cytherea chenmitzii Hanl., Hedley, 1906, XXXI, Part 3 : 466 ; Hedley, 1909 : 348.
Cytherea listeri Gray, Hedley, 1909 : 349.
Cytherea puerpera L., Hedley, 1909 : 349.
Antigona chenmitzii Hanl., Hedley, 1916, I : 165; Hedley, 1918a, LI ; 23 ; Hedley, 19186 : 6.
Cytherea resticulata Sow., Odhner, 1917, 52, 16 : 9.
Antigona puerpera L., Shirley, 1923, XXXIV : 69; Cox, 1927 : 100; Prashad, 1932, Part II : 248; Ostercaard, 1935, 131 :
49 ; Fischer-Piette, 1974...
Antigona lacerata Hanl., Lamy, 1930 : 224 ; Abrard, 1942, 6 e s., XVIII ; 35.
Antigona listeri Gray, Lamy, 1932 : 983.
Venus reticulata L. (pars), Lamy et Fischer-Piette, 1938a : 293.
Periglypta puerpera, Habe, 1951 : 172.
Periglypta clathrata Desh., Habe, 1951 : 173, fig. 385 et 386; Kira, 1955 : 112, pl. 56, fig. 14; Kira, 1962 : 160, pl. 57,
fig. 14; Spry, 1964, 63 : 33, pl. 3, fig. 154; Maes, 1967, 119, 4 : 161.
Periglypta lacerata Hanl., Keen, 1954, 139 : 52.
Periglypta puerpera L., Keen, 1954, 139 : 52; Rost et Soot-Ryen, 1955, 11 : 3.
Periglypta crispata Desh., Keen, 1954, 139 : 52.
Source : MNHN, Paris
34
ÉDOUARD FISCHER-PIETTE
Venus clathrata Desh., syn. V. aegrota Rve, Taki, 1954, pl. 36, fig. 4.
Periglypla puerpera L, Kira, 1955, pl. 56, fig. 12 ; Cotton, 1961 : 264, fig. 288, p. 265 ; Rippincale et MacMichael, 1961 :
193, pl. 27, fig. 16 ; Kira, 1962 : 160, pl. 57, fig. 12.
Periglypla resticulata Sow., Rippincale et MacMichael, 1961 : 192, pl. 27, fig. 14.
Periglypla chemnitzii Hanl., Rippincale et MacMichael, 1961 : 197.
PRASHAD (1929), après avoir donné une liste de références relatives à la dénomination puerpera ,
a ajouté :
« Antigona puerpera is a very variable species and though at first I was inclined to consider
Venus lacerata Hanley, Venus aegrota Reeve and probably Venus magnifica Hanley as distinct from it,
I hâve, after a careful examination of the large collections in the British Muséum..., corne to the con¬
clusions that ail of these so-called species are based on slight individual variations of A. puerpera ».
Pour V. magnifica , notons que SOWERBY (1853) s’est attribué cette espèce décrite par HANLEY
en 1845. Ceci dit, nous sommes pleinement de l’avis de PRASHAD pour ces mises en synonymie, et avons
donc inclus dans notre liste de références celles qui se rapportent à lacerata , aegrota et magnifica.
C’est peut-être uniquement parce que PRASHAD ne l’avait pas fait, qu’on trouve encore le nom lacerata
dans divers travaux plus récents.
Nous y avons ajouté Venus clathrata Deshayes et V. resticulata Sowerby, grâce à nos nombreuses
collections, et grâce à M. TAYLOR et à Mrs. WAY, du British Muséum, qui ont bien voulu nous commu¬
niquer les types, dont nous complétons les figurations (pl. III, fig. 25 à 29 et pl. IV, fig. 30 à 33). L’échan¬
tillon de V. resticulata figuré par REEVE n’a pas été retrouvé au British Muséum.
Nous avons aussi inclus les citations de Venus ou Antigona listeri Gray faites de l’Indo-Pacifique,
mais non (pour des raisons pratiques que nous formulerons plus loin) celles qui sont relatives à l’océan
Atlantique.
TOMLIN (1923, Proc. Malac. Soc. Lond., XIV : 311) a mis Venus crispata Desh. dans la synonymie
de V. fischeri Recluz, or cette dernière espèce est à notre avis un synonyme de A. reticulata. DESHAYES
a noté son espèce comme présente dans les collections GRAY et CUMING. Nous pensons que l’exemplaire
de la collection CUMING représenté par REEVE (1863, Conch. Icon., pl. IX, fig. 31) est celui qu’avait vu
DESHAYES, il faudrait examiner l’exemplaire de GRAY.
Des confusions ont eu lieu entre Venus puerpera et Venus reticulata. Nous pensons devoir expri¬
mer les affinités et les différences de ces deux espèces.
Si on ne prenait pas en considération la charnière, on aboutirait presque certainement à les réunir.
La forme générale, la lunule, l’area ligamentaire, le sinus palléal, sont semblables. Pour la coloration il
y a des Antigona reticulata à charnière non colorée, des A. puerpera à plage rose intérieure absente,
du violet présent ou absent chez les deux espèces. Pour la sculpture, certes, chez les individus âgés on
peut grossièrement faire deux catégories, ceux qui dans la partie inférieure, ont des nodules aux points
d’intersections des sculptures radiaires et concentriques, catégorie reticulata , et ceux chez lesquels, dans
la région intérieure, la sculpture concentrique est plus saillante que la sculpture radiaire, catégorie
puerpera ; mais avec cependant des cas intermédiaires ; mais dans la région supérieure, près du som¬
met, la sculpture est exactement la même pour tous : côtes concentriques écartées et lamelleuses très
visibles, côtes radiaires plus serrées mais beaucoup moins saillantes. Le passage, toujours progressif
de cette sculpture à un système plus réticulé se fait à un âge qui varie énormément d’un individu à un
autre, de sorte que les puerpera pourraient passer pour être simplement les individus chez lesquels
l’évolution de la sculpture plus lente, n’a pas abouti complètement à l’aspect franchement réticulé. Mais,
répétons-le, avec tous les intermédiaires possibles.
Mais l’examen de la charnière conduit à une conclusion différente.
Les sinuosités du tracé du bord inférieur du plateau cardinal sont plus accentuées chez reticulata
que chez puerpera. Cela est en rapport avec des différences de forme de la dent médiane, dont nous
parlons plus loin.
Sur la valve droite, la dent antérieure, chez reticulata , est épaisse, et sa direction est peu oblique
par rapport à la ligne allant du sommet à la base de la coquille. Chez puerpera elle est étroite et beau¬
coup plus inclinée. La cavité séparant la dent antérieure de la dent médiane a une forme très différente :
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES VENERINAE S. S.
35
chez puerpera on peut l’assimiler à un triangle peu élevé, et chez reticulata à un ovale plus isodiamé-
trique. La dent médiane, bifide, a chez puerpera sa partie postérieure beaucoup plus étroite que sa
partie antérieure et ses deux parties sont accolées. Chez reticulata les deux parties sont d’importance
comparable; chacune d’elle est plus individualisée, non seulement parce qu’elles sont plus séparées
mais aussi parce qu’elles divergent de direction, la partie arrière s’inclinant dans un sens et la partie
avant s’inclinant dans l’autre sens tout en s’étendant beaucoup vers le bas, extension à laquelle est
due la forte sinuosité du bord inférieur du plateau cardinal mentionnée plus haut.
Sur la valve gauche, la dent latérale, obsolète chez les deux espèces, est plus séparée chez puer¬
pera de la dent cardinale antérieure, que chez reticulata où elle est accolée à cette dent.
Voir nos dessins à la chambre claire que nous avons donnés p. 270, fig. 1 et 2, dans « Tethys », 5,
(1974).
Cela dit, il nous faut attirer l’attention sur le caractère très variable de la dent latérale de
V. puerpera. Rarement bien marquée, cette dent est le plus souvent obsolète, et c’est peut-être la rai¬
son pour laquelle SHOPLAND (1896), sous le nom crispata, et DAUTZENBERG (1929), sous les noms
listeri et puerpera , ont classé dans le genre Chione l’espèce qui nous occupe. Quoi qu’il en soit, cette
dent latérale, suivant les individus, est plus ou moins saillante, plus ou moins en nodule, en ovale, ou
en lamelle, plus ou moins longue lorsqu’elle est en ovale ou en lamelle. Lorsqu’à première vue elle
semble faire entièrement défaut et qu’on ne voit, en avant de la cardinale antérieure, que la saillie
rectiligne qui rejoint la bordure supérieure de l’impression musculaire antérieure, on peut parfois attri¬
buer dubitativement le nom de dent latérale à une légère boursouflure située au revers de la bordure
inférieure du plateau cardinal. Mais il y a aussi des cas où on peut vraiment dire que la dent latérale
fait défaut. En laissant de côté les individus dont la charnière n’est pas en parfait état, nous avons
5 cas d’absence (SEURAT, Marutea ; LlEUTAUD, Chine) ; (STAADT, 1 individu des Philippines et 2 sans
provenance mais venant d’une même récolte) sur les 81 valves des collections du Muséum, soit plus
de 6%.
Tous les intermédiaires existant entre ces cas d’absence, l’état obsolète, et l’état de présence bien
visible, on peut dire que Venus puerpera est une espèce intermédiaire entre les Venus et les « Chione ».
Distribution. — Cette espèce est connue de la côte orientale de l’Afrique à la Polynésie. Voici
les données de la littérature et les provenances que nos collections y ajoutent.
Dans les îles de l’océan Indien, elle est connue de Madagascar (REEVE 1863) avec comme prove¬
nances précises Tuléar (DAUTZENBERG 1929), Nossi-Bé (DE MAN 1877 et DAUTZENBERG 1929, FlSCHER-
PlETTE 1974) et Farafangana (ROST et SOOT-RYEN 1955). Présente à La Réunion (DESHAYES 1863,
PFEIFFER 1869, MARTENS 1880), à l’île Maurice (SGANZIN 1841, MARTENS 1880, LAMY 1911, VlADER
1937), aux Comores (Mayotte, coll. du Muséum), aux Seychelles (LAMY 1909).
Le long de la côte, elle est connue de Durban (SOYVERBY 1897), du nord du Mozambique (îles
Querimba, MARTENS 1879), de Dar es-Salaam (SPRY 1964), de Zanzibar (MARTENS 1869), de Melindi,
Kenya (coll. Muséum, M. CAILLAUD 1973) ; de Somalie (FlSCHER-PlETTE 1974), Mogadiscio, entre Moga-
discio et Varcekh, Tohen, Alula, Durbo à l’ouest d’Alula, Bosaso (Bender Kassiu) ; puis Djibouti (Muséum,
coll. JOUSSEAUME) ; Obock (JOUSSEAUME 1888, LAMY 1930), la Mer Rouge (PACENSTECHER 1877), île
Abulat (FRANC 1956), El Gharquena (golfe d’Akaba à 160 km environ au sud d’Elath, FlSCHER-PlETTE
1974), Dahab (Idem), El Kura (près de Dahab, Idem) ; îles Abd el-Kuri et Sokotra (FlSCHER-PlETTE
1974); à 16 km à l’E de Shuqra (135 km à l’E-N E d’Aden, FlSCHER-PlETTE 1974); île de Kuria-Mura
(Sultanat de Mascate et d’Oman, FlSCHER-PlETTE 1974). Plus loin, nous avons : Tranquebar (CHEM-
NITZ 1782), îles Nicobar (FRAUENFELD 1862), Madras (MELVILL et STANDEN 1898), les îles Andaman
(SMITH 1885), Malaisie (CHUANC 1961), Singapour (REEVE 1863 ; ADAM et LELOUP 1939), îles Cocos
Keeling (ABBOTT 1950), les îles de la Sonde (ALTENA 1945 ; ADAM et LELOUP 1939 ; PRASHAD 1932),
Timor (DESHAYES 1853, PRASHAD 1932), Celèbes (PRASHAD 1932 ; ADAM et LELOUP 1939), Amboine
(DESHAYES 1853 ; ADAM et LELOUP 1939) ; les Moluques (HANLEY 1844 ; DESHAYES 1853 ; PRASHAD
1932). Pour l’Indochine, nous avons Poulo Condor (ROCHEBRUNE 1881 ; P. FISCHER 1891) et le Tonkin
(Abbé VATHELET 1892). De Chine, la seule citation, très ancienne, est de LAMARCK (1818). Du Japon,
plusieurs citations (DUNKER 1882; OWSTON 1906; HABE 1951; KURODA et HABE 1952; KlRA 1955).
Pour les Philippines, nombreux auteurs. L’espèce est connue de Nouvelle-Guinée (SHIRLEY 1923, PRA-
Source : MNHN, Paris
ÉDOUARD FISCHER-PIETTE
3(i
SHAD 1932), détroit de Torres (SMITH 1885), Australie, un peu tout autour sauf au sud-est (DESHAYES
1853 ; HEDLEY 1909 ; ODHNER 1917 ; COTTON 1961 ; RlPPINGALE et MACMlCHAEL 1961). Puis viennent
les Nouvelles-Hébrides (P. H. FISCHER et E. FISCHER-PIETTE 1938), la Nouvelle-Calédonie (P. FISCHER
1858; RÔMER 1867; PFEIFFER 1869; LAMY 1932 sous le nom listeri, l’échantillon est un puerpera
typique). Et, en Polynésie, Funafiiti (HEDLEY 1899), Fiji (SMITH 1885), Tonga-Tabou (SMITH 1885) et
îles de la Société (REEVE 1863 ; DAUTZENBERG et BOUGE 1923).
Les collections du Muséum contiennent de nombreux échantillons, venant de divers collecteurs
ou collectionneurs. Nous avons mentionné ci-dessus les exemplaires donnant des provenances nouvelles.
Il nous paraît inutile d’énumérer les autres, pour cette espèce banale.
N° 36. — VENUS LISTERI Gray (pour l’Atlantique)
Venus puerpura L. var. listeri, Gray, 1838, VIII : 308 (sans provenance).
Venus puerpera L, Hanley, 1853 : 110; Schramm, 1867 : 21.
Venus listeri Gray, Poulsen, 1878 : 15; Jutting, 1927, XXV : 34; Lamy, 1929 : 205; MacLean, 19366, 49, 4 : 119; (Krebs
1864) in Clench, Acuayo et Turner, 1948, 6, 1 : 15.
Venus crispata Desh. Dall, 18896, 37 : 54.
Venus listeri Hanl., Cockerell, 1894, 7, 10 : 118; Cockerell ( non Hanley), 1894, 7, 10 : 118.
Cytherea listeri Gray, Dall, 1902, XXVI : 372; Maury, 1921, 8, 34 : 103.
Antigona listeri Gray, Weisbord, 1925, 39, 3 : 83 ; Palmer, 1927, 1, 5 : 337, pl. 28, fig. 2 et 11 ; Johnson, 1934, XL, 1 : 48 ;
MacLean, 1936a, 10, 1 : 41; Clench et MacLean, 1936, 10 (3) : 166; Maxwell Smith, 1937 : 53, pi. 21, fig. 11;
Maxwell Smith, 1940 : 110, fig. 1145A, p. 131; Jaume, 1946, 4, 3 : 101 ; Acuayo et Jaume, 1949, III : 566; Mac¬
Lean, 1951, XVII, 1 : 82; Abbott, 1954 : 404, pl. 32, fig. m; Abbott, 1958, 11 : 129; Nowell-Usticke, 1959 : 14;
Warmke et Abbott, 1961 : 185, pl. 38, fig. I; Rice et Kornicker, 1962, 8 : 382; Jonc et Christensen, 1968, 276 : 23;
Abbott, 1968 : 230, fig. 5.
Antigona listeri, Weber, 1961, 75, 2 : 58.
On trouve dans notre liste de références le nom puerpera en plus de listeri, de même que le nom
listen se trouve dans notre liste de références relative à puerpera Linné (auctorum). En fait, les listeri
américaines ne se distinguent en rien des listeri (= puerpera) indo-pacifiques ou de certaines autres
« puerpera » indo-pacifiques. Mais les listeri ne sont qu’un aspect, une variété en somme, de puerpera,
et c’est d’ailleurs ce qu’avait exprimé GRAY (1838). Cette variété (figurée dans l’Encyclopédie Métho¬
dique, 1897, pl. 278, fig. 2a, 2 b) est plus allongée, et elle a généralement les côtes concentriques plus
irrégulières dans leur élévation, des côtes élevées s’intercalant parmi les côtes basses, ce qui est parti¬
culièrement prononcé dans la région de jonction des bords postérieurs et inférieurs ; et il y a plus sou¬
vent une sorte d’épaulement, ou même d’angle, à l’extrémité postérieure du bord dorsal.
A notre connaissance, toutes les puerpera de l’Atlantique américain appartiennent à cette variété
listeri, elles forment donc une population assez homogène contrastant avec la très forte variabilité des
puerpera indo-pacifiques, comme si une seule des souches indo-pacifiques s’était implantée dans l’Atlan¬
tique, sans d’ailleurs y prendre une grande extension géographique, car on ne l’y trouve que du sud-est
de la Floride à Curaçao, c’est-à-dire de 27 à 12 degrés Nord, tandis que dans l’Indo-Pacifique puerpera
va de 29° N (Japon, îles Ryou-Kyou, KURODA et HABE 1952) à 23°30 / S (Madagascar, Tuléar, DAUTZEN¬
BERG 1929).
La caractérisation morphologique de la population atlantique nous avait fait d’abord nous deman¬
der si les figures de SOWERBY et de REEVE de listeri des Philippines ne représentaient pas, en fait,
un individu atlantique (CUMING s’embrouillait souvent dans des provenances formulées par lui après
coup). Mais nous avons dans nos collections des listeri de provenance Indo-Pacifique incontestable : tel
est l’exemplaire de Nouvelle-Calédonie publié par LAMY en 1932, et c’est le cas aussi pour 2 spéci¬
mens récoltés par P. CARIÉ (1911) à l’île Maurice et 2 autres venant de Madagascar, de CLOUÉ (1830),
sans compter 3 beaux échantillons marqués de Nouvelle-Hollande mais sans mention de récolteur.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES VENERINAE S. S.
37
Et pourtant, nous n’avons pas réuni en un seul dossier l’étude des puerpera , qu’elles soient de
l’Indo-Pacifique ou de l’Atlantique. Par une convention de pure commodité, il nous a semblé que les
listes de références séparées géographiquement, rendraient plus de services à nos lecteurs, qu’une liste
unique (de même que, dans un autre travail, nous avions donné des listes distinctes pour les Dosinia
exoleta de l’Atlantique et celles de l’Indo-Pacifique).
Et, comme c’est la dénomination listeri qui a été employée par tous les auteurs récents, pour
l’Atlantique, nous l’avons utilisée pour le titre du présent dossier.
Distribution. — D’après les références bibliographiques, cette espèce est connue, pour ce qui con¬
cerne la côte américaine, du sud-est de la Floride (ABBOTT 1955) au Yucatan (WEISBORD 1925), et,
pour les Antilles, depuis les Bahamas (CLENCH et MACLEAN 1936) jusqu’à la Martinique (LAMY 1929)
et Curaçao (BENTHEM JUTTING 1927). Les collections du Muséum n’ajoutent rien à cette distribution,
qui semble n’avoir, du nord au sud, qu’une extension très restreinte. Faisons en particulier remarquer
que l’abondant matériel des côtes d’Amérique du sud que nous avons eu à notre disposition, du Surinam,
du nord du Brésil et, par la « Calypso », de Noronha à la Patagonie, ne nous en a procuré aucun exem¬
plaire.
Ceux des échantillons du Muséum qui ont une provenance, viennent de Cuba (DE BOURY), de la
Martinique (BORDAZ 1929) et de Floride (coll. STAADT 1969).
N° 37. - VENUS LANGFORDI Kuroda
Antigona langfordi , Kuroda, 1945, 14 : 29-42, text-fig. 1, 2, p. 33.
Tigamniona langfordi Kuroda, Habe, 1951 : 174.
Venus langfordi Kuroda, Kuroda et Habe, 1952 : 35.
Le Muséum ne possède pas cette espèce.
N° 38. — VENUS LAMELLARIS Schumacher
Mandle-Doublet..., Knorr, 1771, VI : 75, pl. 39, fig. 4.
Varietas Veneris cancellatae testae..., Chemnttz (non Linné), 1782, VI : 310, pl. 29, fig. 306-307.
Venus cancellata, Schroter (non Linné), 1788, X : 112.
.Enycl. méthod., 1797, pl. 267, fig. 7 a et 76.
Antigona lamellaris, Schumacher, 1817 : 155, pl. 14, fig. 2a, 26; Allan, 1950 : 329, pl. 41, fig. 12.
Venus reticulata var. (2), Lamarck, 1818, V : 595 (585).
Venus subrostrata Lmk., Bory de St. Vincent (non Lamarck), 1827, VII : 152; Reeve (non Lamarck), 1841,1 : 93, pl. 68, fig. 4.
Venus cancellata , Wood, 1828a : 34 (pro parte).
Venus subrostrata , Wood, 18286, suppl., pl. 2, fig. 7 (pro parte) ; Bory de St. Vincent (non Lamarck), 1836 : 44, pl. 267, fig. 7.
Venus reticulata var., species distincta, Deshayes, 1835, éd. 2, VI : 336.
Çytherea (Dosina) laniarckii, Gray, 1838, VIII : 308.
Venus laniarckii Gray, Catlovv et Reeve, 1845 : 34; Sovverby, 1853,11 : 707, pl. 153, fig. 20-21; Deshayes, 18536 : 110;
Reeve, 1863, XIV, pl. 12, fig. 39a et 396; Mitchell, 1867, 8 : 64; Melvill, 1909, 2' sér., XIII : 132.
Venus reticulata L., Chenu (non Linné), 1847, II, Venus , pl. IV, fig. 2, 2a, 26 (non fig. 1).
Venus nodulosa, Sovverby, 1853, II : 708, pl. 153, fig. 16.
Venus nodulosa Sow., Deshayes, 18536 : 110.
Omphaloclathrum lamellaris Schum., Môrch, 1853, II : 24.
Chione laniarckii Gray, Rômer, 1867, XIV : 39 ; Melvill et Standen, 1899, XXVII : 196.
Venus lamellaris Schum., Adams, 1869, 4 e sér., III : 229; Pfeiffer, 1869, éd. 2, XI (1) : 142, pl. 8, fig. 10 et 11 ; Dunker,
1874, V : 168; Dunker, 1882 : 196; Grasset, 1884 : 262 (fide Prashad); Brazier, 1884, IX, 3 : 799 ; Smith, 1884 :
Source : MNHN, Paris
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ÉDOUARD FISCHER-P1ETTE
93; Smith, 1885, XIII : 121; Crosse et Fischer, 1892,40 : 76; Martens et Smith in Thurston, 1895 : 129; Pilsbry,
1895 : 127; Kuroda et Habe, 1952 : 35; Haas, 1952, 65,4 : 116; Taki, 1954, pl. 36, fig. 1; Keen, 1954, 139 : 51;
Barnard, 1964, XLVII, 3 : 498 ; Shikama, 1964, II, pl. 47, fig. 12.
Venus cancellala Chemn., Crosse et Fischer, 1892, 40 : 76.
Venus lamarcki Gray, Martens et Smith in Thurston, 1895 : 129.
Chione lamarckii, Shopland, 1896, X : 232.
Chimie lamarcki Crav, Elera, 1896, III : 757 ; Shopiand, 1902, V : 178 ; Melvili. et Standen, 1906 : 834 ; Standen et Lei-
cester, 1906,'XXXVIII, V : 293.
Cytherea lamellaris Schum., Hedley, 1906, XXXI, Part 3 : 466 ; Hedley, 1909 : 348.
Chione lamellaris Schum., Lynce, 1909, 7 e sér., V, 3 : 245.
Antigona lamellaris Schum., Hedley, 1916, I : 165; Hedley, 1918a, LI : 23 ; Prashad, 1932, Part II : 247; Lamy, 1938,
XXXVII : 28; Lamy et Fischer-Piette, 1938a : 293; Habe, 1953 : 174 et 163, fig. 370 et 371 ; Kira, 1955, pl. 56,
fig. 10; Rippincale et MacMichael, 1961- : 197, pl. 28, fig. 9; Kira, 1962, pl. 57, fig. 10, p. 160; Kuroda, Habe et
Oyama, 1971 : 658 et 429, pl. 90, fig. 8.
Venus lamellaris, Gravely, 1941, N.S. (1) : 51.
Le nom cancellala employé par CHEMNITZ et linnéanisé par SCHRÔTER 1788, est antérieur à
lamellaris Schumacher 1817, mais il ne peut être utilisé, étant préoccupé par Venus cancellala Linné
qui est une Chione.
V. lamellaris semble être une des espèces de Venerinae chez lesquelles la dent latérale est pré¬
sente à 100 % ; du moins l’avons nous constaté chez les 40 individus des collections du Muséum. Cette
dent se voit sur la figure 2b de SCHUMACHER 1817 et surtout sur la figure la de CHENU 1847.
Distribution. — Cette espèce est connue depuis le Mozambique jusqu’à la Polynésie, d’après les
citations suivantes.
Mozambique (BARNARD 1964), les Cargados, Carajor et Amirantes (MELVILL 1909), Mer Rouge
(HANLEY 1843), golfe de Suez (LAMY 1938), Aden (SHOPLAND 1896, LAMY 1938), Mascate (MELVILL
et STANDEN 1906), Dabai, golfe d’Oman {idem), Dukkar (golfe Persique, HAAS 1952). Inde : Gulf of
Manaar (MARTENS et SMITH in THURSTON 1895, STANDEN et LEICESTER 1906), Tranquebar (CHEM¬
NITZ 1782), Madras (GRAVELY 1941), Singapour (SOWERBY 1853), golfe de Siam (CROSSE et FISCHER
1892, LYNGE 1909), Chine (nombreux auteurs), Japon (de même), Philippines (ELERA 1896), ouest de
la Nouvelle-Guinée (PRASHAD 1932), détroit de Torres (SMITH 1884, 1885, MELVILL et STANDEN 1899),
Australie, de l’ouest au Queensland et aux Nouvelles-Galles du sud (REEVE 1863, BRAZIER 1884, HEDLEY
1906 et 1918, RIPPINCALE et MACMICHAEL 1961), îles Viti (LYNCE 1909).
Sous le nom Venus Lamarckii Gray, cette espèce avait été citée de La Guadeloupe par PETIT
DE LA SAUSSAYE (1851, J. de Conchyl., II : 425), mais cet auteur a fait savoir, en 1856 (J. de Conchyl.,
V : 155) qu’il s’agissait d’une erreur de détermination.
Les provenances des échantillons, assez nombreux, des collections du Muséum, sont toutes com¬
prises dans l’aire de répartition ainsi définie. Précisons toutefois que, pour Madagascar d’où l’espèce
n’avait jamais été citée, nous avons un échantillon de Tuléar (M. THOMASSIN 1971) et un autre de Nosy-
Iranja (au sud de Nosy-Bé, M. PLANTE 1971) ; que pour les Seychelles, d’où l’espèce n’avait non plus
jamais été citée, nous avons un échantillon récolté par M. LAVRANOS en 1969 ; et enfin, que, pour le
golfe Persique, nous avons deux jeunes valves récoltées par G. CHERBONNIER lors de la mission de la
« Calypso » de 1954, devant le sud de la côte iranienne, par 26° 35' N et 54° E.
N° 39. - VENUS TOREUMA Gould
(Pl. VIII, fig. 60)
Venus toreuma, Gould, 1850, III : 277.
Venus toreuma Gould, Gould, 1852, XII : 419 et 1856, pl. 37, fig. 538a, 5386; Gould, 1862 : 84; Reeve, 1864, XIV, pl. XVI,
fig. 64a, 6; Adams, 1869, 4 e sér., III : 230; Ljschke, 1869, I : 121; Lischke, 1871, II : 108; Martens in Môbius,
1880 : 326; Dunker, 1882 : 196; Smith, 1884 : 93; Martens, 1889a, III : 195 ; Martens et Smith in Thurston, 1895,
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES VENERINAE S. S.
39
II : 129; Pilsbry, 1895 : 127; Hedley, 1899, III (8) : 501 et 529; Smith, 1903a, II, part II : 625; Hirase, 1907 :
49; Melvill, 1909, 2 e sér., XIII : 133; Lamy, 1911 : 133; Hedley, 1916, I : 16; Yokoyama, 1924a, 45 (1) : 6 et 44,
pl. 2, fig. 22; Yokoyama, 19246, 45 (5) : 3 et 22; Faustino, 1928, XXV : 70; Dautzenberc et Bouge, 1933, 77 : 454;
Hirase, 1934 : 20, pl. 36, fig. 5 (fide Adam et Leloup 1939); Adam et Leloup, 1939, II (20) : 84; Nomura et Niino,
1940, 12, 1 : 57 et 81; Nomura, 1940, 12, 1 : 96; Keen, 1945, X, 49 : 36 ; Altena, 1945, 25 : 150; Habe, 1951 :
166, fig. 379 et 380, p. 171; Kuroda et Habe, 1952 : 35; Keen, 1954, 139 : 53; Kira, 1955, pl. 56, fig. 15; Kira,
1962 : 160, pl. 57, fig. 15; Okltani et Takemure, 1967 : 181, fig. 1; Fischer-Piette, 1968 : 785; Kuroda, Habe et
Oyama, 1971 : 428 et 658, pl. 93, fig. 11.
Venus jukesi, Deshayes, 18536 : 100.
Venus sculpta Desh., Deshayes, 1853a : 3; Deshayes, 18536 : 100; Reeve, 1863, XIV, pl. II, fig. 5.
Venus crebrisulca Lmk., Sowerby (non Lamarck), 1853, II : 728, pl. 161, fig. 187, 188, 189.
Chione jukesi Desh., Rômer, 1867, XIV : 123 ; Paetel, 1890, III : 86.
Chione sculpta Desh., Rômer, 1867, XIV : 124.
Venus jukesi Desh., Pfeiffer, 1869, éd. 2, XI (1) : 217, pl. 35, fig. 7 à 9 ; Hidalgo, 1903, 21 : 290; Hidalco, 1905a, I : 336;
Faustino, 1928, XXV : 69.
Chione toreuma Gould, Paetel, 1890, III : 88; Melvill et Standen, 1899, XXVII : 196; Hedley, 1906, XXXI, Part 3 : 466;
Lynce, 1909, 7 e sér., V (3) : 247 ; Dautzenberc, 1929, III : 603.
Venus tourema Gould, Hidalgo, 1903, 21 : 337 ; Hidalco, 19056, II, 4 : 15.
Cytherea toreuma Gould, Hedley, 1909 : 349.
Antigona toreuma Gould, Shirley, 1923, XXXIV : 69; Prashad, 1932, Part II : 251.
Venus jukesi Desh. et V sculpta Desh. (comme synonymes de Clausina toreuma Gld.), Tomun, 1923, XV : 311.
Venus hawaïensis , Dall, Bartsch et Rehdf.r, 1938, 153 : 164, pl. 42, fig. 13 à 15.
Ventricolaria hawaïensis , Keen, 1954, 139 : 53.
Ventricolaria toreuma Gould, Rippincale et MacMichael, 1961 : 192, pl. 27, fig. 13.
Nous avons placé dans la synonymie de Venus toreuma la Venus hawaïensis décrite en 1938 par
DALL, Bartsch et Rehder. D’après ces auteurs, elle ne se distingue de toreuma que par le nombre
des costules se trouvant dans les intervalles des grosses côtes : il est de 9, ce qui d’après eux est la
moitié du nombre existant chez toreuma [qui en aurait donc environ 18]. Or, l’examen des 67 échan¬
tillons que nous possédons de Venus toreuma nous a fait constater que cette espèce est, en fait, très
variable à ce point de vue, le nombre des costules allant de 6 à 21. Ce nombre peut d’ailleurs beau¬
coup varier chez un même individu. Le nombre le plus élevé que nous ayons trouvé, 21, se constate
dans l’intervalle de deux côtes principales chez un de nos individus chez lequel il n’est que de 12 dans
l’intervalle suivant.
Beaucoup d’échantillons de V. toreuma ont des côtes divergentes bien marquées (rappelant ce
qui existe, en plus développé, chez V. verrucosà). Mais d’autres en sont dépourvus.
Nous donnons (pl. VIII, fig. 60) un aspect du plateau cardinal. Sur cette figure, la dent latérale
apparaît avec un contour circulaire. En fait, cet aspect est plutôt rare. En général, la dent est allon¬
gée d’arrière en avant avec l’arrière semi-circulaire et l’avant plus ou moins pyriforme, la longueur
étant environ le double de la hauteur. Elle peut aller jusqu’à être égale à quatre fois la hauteur, et dans
ce cas l’avant est sub-pointu. En tous cas, nous avons observé la présence de la dent latérale chez tous
les individus de nos collections (147 valves gauches) ; V. toreuma est donc, comme V. verrucosà , une
espèce pourvue à 100% de dent latérale.
Distribution. — Espèce décrite de l’île Mangsi (au nord de Bornéo) et qui, depuis, s’est avérée
avoir une large distribution indo-pacifique, bien que le nombre de ses provenances soit encore limité.
Sa frontière occidentale actuellement connue est le Natal entre Port-Shepstone et Port-Edward
(FISCHER-PlETTE, 1968) ; et elle est connue d’Inhambane au Mozambique (idem). DAUTZENBERG (1929)
l’a citée de l’extrémité nord de Madagascar (Nosy Hara). Elle est connue des Cargados Carayos, entre
Maurice et les Seychelles (MELVILL 1909) ; de Somalie, entre Mogadiscio et Uarcekk (FlSCHER-PlETTE
1973);Abd El-Kuri (idem); archipel Maldive (SMITH 1903); Ceylan (LYNGE 1909); île du Cheval dans
le golfe de Manaar (MARTENS et SMITH 1895) ; golfe du Siam (LYNGE 1909) ; Lho Seumawe (N-E Suma¬
tra, ADAM et LELOUP 1939) ; Java (ALTENA 1945) ; île Mangsi (GOULD 1846) ; Moluques (ADAM et
LELOUP 1939); Philippines (plusieurs auteurs); Japon (plusieurs auteurs); Nouvelle-Guinée (SHIRLEY
Source : MNHN, Paris
40
ÉDOUARD FISCHER-PIETTE
1922 et KEEN 1945); détroit de Torres (HEDLEY 1899, MELVILL et STANDEN 1899); côte nord-ouest
d’Australie (MARTENS 1889, station n° 32 de la « Gazelle ») ; Australie du nord et de l’est (DESHAYES
1853, LYNGE 1909); atoll Funafuti (HEDLEY 1899); Tahiti (DAUTZENBERC et BOUGE 1933) et Hawaii
(DALL, BARTSCH et REHDER 1938).
Les provenances des échantillons des collections du Muséum sont toutes dans l’aire de réparti¬
tion ainsi établie. Celles qui n’avaient pas été signalées sont les suivantes. A Madagascar, Androka
(DECARY 1952) et llle Tanikely près Nosy-Bé (G. CHERBONNIER 1960). De l’île Maurice, nous avons
deux échantillons récoltés par CARIÉ 1911; certes, l’espèce en avait déjà été signalée par VlADER
(1937, Mauritius Inst. Bull., I (2) : 67), mais il se pourrait que cet auteur, en fait, se fonde sur une
citation faite avec point d’interrogation par LlÉNARD en 1877 (Catal. Faune Malac. Maurice : 63) ; un
lot de 5 échantillons a été pris en plongée près de Melindi, Kenya (M. CAILLAUD 1973). Mrs. BENTLEY-
BUCKLE 1972 a dragué un échantillon, à 50 miles au sud de Mombasa, et M. LAVRANOS a récolté une
valve à l’entrée de l’estuaire Kilifi creek (58 km au nord de Mombasa). Un échantillon de la collection
DENIS 1945 est marqué des Seychelles ; et un autre, sans indication de donateur, d’Indochine.
Nous avons déterminé pour le Musée de Bruxelles un échantillon provenant des îles Fidji (voyage
autour du monde de M. GILSON).
N° 40. - VENUS VERRUCOSA Linné
(PL V, fig. 41 à 42)
Tab. LXXV Concha H, Gualtieri, 1742, Part IV, Cl. I, Sect. 3, Gen. 1.
Chanta 1. La Clorisse, Adanson, ? 1757 : 216, pl. 16, fig. 1.
Venus dysera (pro parte : var 0), Linné, 1764 : 498.
Venus verrucosa , Linné, 1767, éd. XII, I (II) : 1130; MacAndrew, 1851 (1850) : 264, 269, 272, 275, 285, 291, 298; Forbes,
1851 (1850) : 256 ; Sowerry, 1889, 6 : 14 ; Barnard, 1950 : 173, pl. 26, fig. 6 et 7 ; Colantoni, 1967, III, 5-6 ; 68.
Venus erycina, Pennant (non Linné), 1777, IV : 80, pl. 54, fig. 48.
Pectunculus strigatus , da Costa, 1778 : 185, pl. 12, fig. 1.
Venus verrucosa L, Born, 1780 : 60, pl. 4, fig. 7 ; Karsten, 1789,1 : 162 ; Gmeun, 1791, éd. XIII (VI) : 3269 ; Donovan, 1800,
II ; pl. 44; Maton et Rackett, 1807, VIII : 78; Pennant, 1812, IV : 201, pl. 57, fig. 1 ; Pulteney, 1813 : 34, pl. 8,
fig. 1; Dillwyn, 1817, I : 163; Lamarck, 1818, V : 596 (586); Turton, 1819 : 231; Turton, 1822 : 140; Gerville,
1825 : 192; Payraudeau, 1826 : 48; Wood, 1828a : 33, pl. 7, fig. 12; Fleminc, 1828, l re éd. : 446; Costa, 1829 :
34; Couard des Cherres, 1830, 4 : 23; Deshayes, 1832a, III : 1113; Deshayes, 18326 : 99; Deshayes, 1835, éd. 2,
VI : 338; Schacchi, 1836 : 7; Phiuppi, 1836, I : 43; Maravicna, 1838 : 75; Anton, 1839 : 8; Orbicny in Weeb et
Berthelot, 1839 : 106; Hanley, 1842 : 110; Fleminc, 1842, éd. 2 : 446; Forbes, 1843 : 144, 158; Brown, 1844,
éd. 2 : 90, pl. 36, fig. 16 ; Potiez et Michaud, 1844, II : 239 ; Philippi, 1844a, II : 34 ; Thorpe, 1844 : 85 ; Thompson,
1844 (1843) : 262; Chenu, 1847, II, Venus , pl. 1, fig. 4,4a, 5, 5a; Forbes et Hanley, 1848, I : 401, pl. 24, fig. 3 ;
Requiem, 1848 : 23; Deshayes, 1848, I, pl. 89, fig. 4 k7, pl. 90, fig. 5 et pl. 92; Petit de la Saussaye, 1851, 2 : 299;
Deshayes, 18536 : 98; Sowerby, 1853, II : 727, pl. 160, fig. 182 et 183; Doubuer, 1853 : 109; Hanley, 1855 ; 65;
Jeffreys, 1856, 2 e sér., XVII : 178; MacAndrew, 1856 (1854) : 140; Gay, 1858 : 31; Rômer, 1858 : 26; Sowerby,
1859, pl. 4, fig. 13; Jeffreys in Capellini, 1860 ; 80; Weinkauff, 1862, 10 : 319; Jeffreys, 1863, II : 339; Reeve,
1863, XIV, pl. XII, fig. 40a et 406; Reibisch, 1865, XII : 126 ; Cailuaud, 1865 : 83 ; P. Fischer, 1865, XXV, 4 : 54 ;
Brusina, 1866 : 95; Taslé, 1867 : 13; Weinkauff, 1867,1 : 110; Hidalco, 1867, 15 ; 142; Colbeau, 1868, III : 24;
Jeffreys, 1869, V : 184, pl. 38, fig. 6 ; Petit de la Saussaye, 1869 : 55 ; Pfeiffer, 1869, éd. 2, XI (1) ; 135, pl. 8, fig. 1
à 3 ; Hidalco, 1870a : 154 ; Hidalgo, 18706, III, pl. 22, fig. 3 et 4 ; Aradas et Benoit, 1870 : 66 ; Ancey, 1870, I : 5 ;
Monterosato, 1872 : 23; Monterosato, 1875, V, sér. 2* : 16; Clément, 1875 : 32; Duprey, 1876, 4 e sér., XVIII :
340; Marat, 1877, I : 238; P. Fischer, 1878, XXXII : 177; Monterosato, 1878, XIII : 71; Issel, 1878, XI : 444 ;
Grancer, 1879 : 30; Servain, 1880 : 17; Dohrn, 1880, VII ; 169; Daniel, 1883, 31 : 244; Dautzenberc, 1883, 31 :
300; G. Dollfus, 1883, 152 : 95; Nobre, 18846 ; 18;Nobre, 1884a : 14; Tausch, 1884 : 187, fig. 1 et 2; Locard,
1886 : 430; Hidalgo, 1886, XXI ; 402; Grancer, 1886, Partie 7 ; 133, pl. 9, fig. 14; Dautzenberc, 1887 ; 9; Hoyle,
1887 : 341; A. Dollfus, 1888, 210 : 88; Kobelt, 1888 : 351; Servain, 1888 : 99; Caris, 1889, II, pars I : 121 ;
Dautzenberc, 18906, 15 : 163; Dautzenberc, 1890a : 27; Bofii.l y Poch, 1890 : 22; Monterosato, 1891, X (5) : 4 ;
Dautzenberc, 1891a, 16 : 60; Locard, 1892 : 288, fig. 269; Sowerby, 1892 ; 60; Dautzenberc, 1893, 41 : 28; Buc-
quoy, Dautzenberc et Dollfus, 1893, II : 363, pl. 57, fig. 1 à 8; Dautzenberc, 1898 : 5; Locard, 1898, II : 243;
Grancer, 1899, XXII : 166; Span, 1899, 9, 7 : 205; Pauary, 1900,48 ; 398; Locard et Caziot, 1900 : 222; Dait-
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES VENERINAE S. S.
41
ZENBERC et Durouchoux, 1900, 362 : 19; Pallary, 1902,50 : 34; FontySacué, 1903, III : 210; Lavezzari, 1903, 51 :
32; Smith, 1904, XI : 25; Tiluer et Bavay, 1905, 30 : 175; Dautzenberc et Durouchoux, 1906, 425 : 16; Lamy,
19086 : 289; Nobrf., 1909, III, suppl. 2 : 63 ; Daitzenberc, 1910, LXIV : 133 et 172; Hidalco, 1911, IX : 65;
Dautzenberc, 1913, V (3) : 92; Pallary, 1913, VIII, III : 168; Hidalgo, 1916 : 736; Pallary, 1917, 63 : 146; Dait¬
zenberc, 1917, 63 : 70; Daitzenberc, 1920, 65 : 62; Pallary, 1920, II : 88; Tomlin, 1922, 16, 8 : 257 ; Dautzenberc
et P.-H. Fischer, 1925 : 138; P. et E. Fischer, 1926, LXX : 60; Nobre, 1931, I : 344, pl. 78, fig. 3 et 4 ; Anonyme,
1931, 2 e éd. : 246; Winckworth, 1932, 19, 7 : 244; Dltertre, 1935, 79 : 304 ; Nobre, 1936, II : 254; Pallary,
1938, 82 : 53; Lamy et Fischer-Piette, 1938a : 294; Nobre, 1940, I : 661; Steuer, 1939, 3, 4 : 86 ; Fischer-Piette,
1942, 85 : 304; Nicklès, 1947, I : 20; Nicklès, 1949, II, 25-26 : 115; Paulus, 1949, XVII : 19; Nicklès, 1950,
II : 202, fig. 384; Cornet et Marche-Marchad, 1951, suppl. 5 : 68; Nicklès, 19526, 5 : 100; Nicklès, 1952a, 92 :
151; Do dce, 1952, 100, art. 1 : 92; Lecointre, 1952, II : 76; Nicklès, 1955 : 182; Anonyme, 1957, 3' éd. : 329;
Colucnon, 1957 : 42; MacNae et Kalk, 1958 : 129; Marche-Marchad, 1958, XIV : 52; Pasteur-Humbert, 1962, 28 :
67 ; Barnard, 1964, XLVII, 3 : 496; Shikama, 1964, II, pi. 48, fig. 7 ; Mars, 1965, V : 96; Tebble, 1966 : 115, pi. 8,
fig. d; Fischer-Piette, 1968 : 785; Bellon-Humbert, 1968, 48 : 62, 65, 67, 68, 70, 73; Cadée, 1968 : 120; Duffus
et Johnston, 1969, 27, 1 : 39; Nordsieck, 1969 : 112, pl. XVI, fig. 63-30; Ktari-Chakroun et Azouz, 1971, 2, 1 : 21 ;
Spada, 1971, VII (9-10) : 132; Fischer-Piette, 197...
Venus verrucosa Linnaei, Chemnitz, 1782, VI : 303, pl. 29, fig. 299a, 2996, et 300.
Venus subcordata , Montacu, 1803, I : 121, pl. 3, fig. 1.
Venus subcordata Mtg., Maton et Rackett, 1807, VIII : 82; Dillwyn, 1817, I : 166; Turton, 1819 : 237; Turton, 1822 :
144; Wood, 1828a : 34; Hanlf.y, 1842 : 111; Fleminc, 1842, éd. 2 : 447 ; Thorpe, 1844 : 87.
Venus lemanii , Payraudeau, 1826 : 53, pl. 1, fig. 29 et 31 ; Potiez et Michaud, 1844, II : 235.
Cytherea (Diane) verrucosa L, Gray, 1838, VIII : 308.
Venus simulons , Sowerby in Darwin, 1844 : 154.
Venus verrucosa Lmk., Verany, 1846 : 13; Chenu, 1846, IV : 49; Krauss, 1848 : 10; Viader, 1937, I, part 2 : 67.
Calista verrucosa L, Lfach, 1852 : 305.
Venus nodosa, Dunker, 1853 : 57.
Venus verrucosa Desh., Gray, 1857, V : 16, pl. 314, fig. 1.
Venus nodosa Dkr., Reibisch, 1865, XII : 127 ; Nobre, 1909, III, suppl. 2 : 63.
Chione verrucosa L, Rômer, 1867, XIV : 120.
Venus verrucosa Gmel., Appeuus, 1869, II : 13.
Venus simulons Sow., Rochebrune, 18816, IV, 2 e sér. : 256, pl. 18, fig. 3a et 36; Nobre, 1909, III, suppl. 2 : 63.
Antigona verrucosa L, Bartsch, 1915, 91 : 204.
Le type de Venus lemanii de Payraudeau est dans les collections du Muséum. Les figures données
par l’auteur pour cette coquille jeune n’étant pas très bonnes, nous publions des photographies (X 4)
qui montreront plus incontestablement qu’il s’agit bien d’un synonyme de Venus verrucosa.
Distribution. — Venus verrucosa est connue en Europe depuis l’ouest de l’Ecosse et le sud-ouest
de l’Irlande jusqu’au fond de la Méditerranée. Plus au sud, dans le domaine insulaire elle a été men¬
tionnée de Madère, des Canaries, des îles du cap Vert; sur la côte africaine, elle est connue d’assez
nombreuses localités dans le nord (du Maroc au Sénégal), puis les mentions se font plus rares, peut-
être seulement du fait des prospections moins nombreuses, jusqu’à Pointe-Noire pour le Congo (COL-
LIGNON 1957) et Mossamedes pour l’Angola (PAES DA FRANCA 1960).
Après une lacune qui n’est sans doute due qu’à l’absence de prospections, elle a été retrouvée
en de nombreux points de l’Afrique du sud (voir FISCHER-PIETTE 1974 ; Port-Alfred, SMITH 1904),
jusqu’au Natal et au Mozambique, où le cabo Inhambane semble constituer la frontière continentale
actuellement connue; mais, plus à l’est, l’espèce a été mentionnée de l’île Maurice (VIADER 1937).
Nous n’avons pas trouvé mention d’elle à Madagascar, mais il faut s’attendre à ce qu’elle y soit récoltée.
Les collections du Muséum sont évidemment très riches en échantillons de divers collecteurs ou
donateurs ; la plupart de leurs provenances n’ajoutent rien aux données, générales ou précises de la
littérature. Ceux de ces échantillons qui ont été publiés pour le Mozambique (FlSCHER-PlETTE 1968)
sont les plus intéressants. Contentons-nous de noter trois autres provenances : parages du cap Blanc
de Mauritanie (5 e croisière des P.T.T., 1936) ; Conakry (M. DUFFOSÉ 1905) un échantillon de 55 mm ;
et Durban, Natal, une valve de 27 mm, récoltée par Mrs. NEIL en 1973.
Examinons la dent latérale de cette espèce. Elle est variable. Ce qu’on appelle dent latérale,
chez Venus verrucosa , c’est, en somme, l’épanouissement supérieur de la limite postérieure (qui est
Source : MNHN, Paris
42
ÉDOUARD FISCHER-P1ETTE
saillante) de l’impression musculaire antérieure, au point de jonction avec le plateau cardinal. En décer¬
nant à cet épanouissement le nom de dent, nous lui attribuons, en somme, une valeur de formation
propre, ce qui n’est pas indiscutable. Son volume et sa surface sont très variables. Ils peuvent être
importants et constituer une saillie qui saute aux yeux. Ils peuvent être réduits, la « dent » peut dis¬
paraître aux yeux derrière le bas du plateau cardinal, ou, si elle n’est pas cachée, être réduite à un tout
petit point saillant, ou bien encore, le plateau cardinal, en avant de la dent cardinale antérieure, peut
être très légèrement soulevé dans son ensemble, et c’est cette légère enflure qu’on doit alors considérer
comme l’homologue d’une dent latérale. Nous avons examiné, dans nos collections, les 264 spécimens
utilisables pour l’étude de cette dent, c’est-à-dire, ceux qui ne sont pas des valves droites isolées, qui
ne sont pas trop érodés, ou dont la charnière n’a pas eu de cassure gênante. Tous possèdent, sous une
ou une autre de ces formes, ce que nous venons d’appeler dent latérale. Venus verrucosa est donc l’une
des espèces de Venerinae où la dent latérale est présente à 100%.
N° 41. - VENUS CALLIMORPHA Dali
Cytherea callimorpha, Dall, 1902, XXVI : 372 et 382.
Antigona callimorpha Dall, Acuayo et .Jaume, 1949, III : 566.
Nous ne sommes pas arrivés à savoir ce qu’il y avait derrière le nom Cytherea (Ventricola) calli¬
morpha Dall. DALL nous parle de « a young shell, perhaps identical [identique à quoi? Vraisemblable¬
ment à l’espèce qu’il citait avant celle-ci et qui est Cytherea strigillina Dall]... The sculpture resembles
that of C. strigillina , but is less dense and prominent ». Et, bien que le « perhaps » exprime une incer¬
titude, il donne à la page 382 une description, comme « new species », avec renvoi à la planche 13,
figure 6; or cette figure très allongée a des proportions complètement différentes de celles que donne
DALL (14,5 sur 12 mm), et ne saurait en aucune façon faire penser à une Ventricola. Nous espérions
avoir des éclaircissements par des travaux plus récents, mais c’est dans un seul d’entre eux (ACUAYO
et JAUME 1949) que nous avons trouvé le nom callimorpha , sans commentaire vraiment utilisable.
C’est des Barbades que la description a été faite.
Espèces insuffisamment connues, douteuses ou énigmatiques
N° 42. - « VENUS CINCTA Chemnitz »
Venus cincta..., Chemnitz, 1782, VI : 372, pl. 36, fig. 387.
Venus rugosa Gmel., Test. jun. V. cincta, Chemn. f. 387, Sowerby, 1853, II : 728.
Venus cincta Chemn., Dodce, 1952, 100, art. 1 : 123.
Selon Dodce, « the Venus cincta Chemnitz (1780-1795, 6 : 372, pl. 36, fig. 387) cited by Sowerby
as the young of V. rugosa is, according to the Chemnitz figure, a cordate shell with brown markings.
It has the shape of Chione cancellata (Linné) and might be taken for that shell except that it lacks any
concentric sculpture ».
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES VENERINAE S. S.
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N° 43. - VENUS INFLATA King et Broderip
Venus inflata , Kinc et Broderip, 1835, V : 336.
La diagnose donnée est très succinte et n’est pas accompagnée de figure. Nous avons vainement
cherché des citations ultérieures. C’est donc une espèce insuffisamment connue.
N° 44. - VENUS MACTRACEA Broderip
Venus mactracea, Broderip in Broderip et Sowerby, 1835 : 44.
Venus mactracea Brod., Orbicny, 1847, V : 558.
Cytherea ( Ventricola) mactracea Brod., Dall, 1909, XXXVII : 267.
Cette espèce, qui n’a jamais été figurée, a été très sommairement décrite : « Ven. testa subglo-
bulosa, lineis concentricis, elevatis, acutis, subtistantibus ornata, alba; limbo interno laevi : long. 1,5,
lat. 0,9, ait. 1,3 pall. Hab. ad Valparaiso ».
ORBICNY (1847) n’a fait que la citer d’après les auteurs.
SOWERBY (1853), dans l’Index du Thésaurus, II : 755, mentionne : « not recognized ».
PFEIFFER, dans sa révision des Veneridae (Conch. Cab. 1869) ne la mentionne pas.
DALL (1909) l’a classée dans les Ventricola , probablement d’après le qualificatif « subglobulosa »
et d’après les dimensions, mais sans avoir aucun autre renseignement.
TOMLIN (1923, Proc. Malac. Soc. Lond., XV : 310), dans son article : Some Synonyms in the Vene¬
ridae », où il s’appuie beaucoup sur les échantillons du British Muséum où le type aurait pu se trouver,
ne la mentionne pas non plus.
Nous ne pouvons donc faire autre chose que de la considérer comme une espèce énigmatique.
N° 45. - VENUS RUGOSA Linné
Venus rugosa , Linné, 1771 : 545.
Venus rugosa L., Hanley, 1855 : 454; Dodce, 1952, 100, art. 1 : 122.
On trouvera dans DODGE une intéressante discussion montrant l’impossibilité d’identifier cette
espèce.
N° 46. — VENUS TRILINEATA (Valenciennes mss.) Bory de St. Vincent
DESHAYES (1853, Cat. Biv. Sh. Brit. Mus. : 102), sous le titre Venus affinis Sow., ne cite pas
seulement SOWERBY; il cite aussi : « Encycl. Méth., pl. 275, fig. 4 ? », ainsi que « Venus rosalina, Phil.
Abbild. III, 81, pl. 10, fig. 1 (non Rang). ». La dernière des citations est relative à notre Venus erronea,
autrement dit à Venus rosalina Nicklès non Rang.
La figure 4 de la pl. 275 du Tableau Encyclopédique a reçu de BORY DE ST. VINCENT le nom
« Venus trilineata Val. », en 1827, dans son explication des planches de l’Encyclopédie, p. (153). Nous
Source : MNHN, Paris
44
ÉDOUARD FISCHER-PIETTE
n’avons pas réussi k trouver de texte de VALENCIENNES où ce nom ait été publié, il aurait donc été
manuscrit.
Nous constatons que la figure représente une coquille dont l’avant, au lieu d’être relevé, comme
chez erronea, est des plus court. Nous n’avons trouvé dans nos collections aucun échantillon ayant
cette forme tronquée. Les figures de bivalves du Tableau Encyclopédique, en général, sont fidèles. Il
se pourrait, soit qu’il s’agisse d’un individu monstrueux, soit qu’il s’agisse d’une espèce trop peu con¬
nue. Plusieurs espèces voisines de celle-ci n’ont été connues que par de faibles récoltes, et certaines
depuis assez peu de temps.
Les espèces voisines dont nous venons de parler faisant partie de la faune de l’Afrique occiden¬
tale, il est permis de penser que l’échantillon figuré venait de la même région.
Mais s’agit-il vraiment d’une espèce voisine? Il n’est pas exclus que ce soit une Pitarinée ou une
Chioninée.
Sur les rapports et différences entre les Venerisae et les Chioninae
Nous avons dit dans notre introduction que la question se posait de savoir si les Chioninae
devaient ou non être considérées comme des Venus (opinion de THIELE) ou en être distinguées (opi¬
nion de KEEN et de Franc). Nous avons annoncé que la rédaction de certaines de nos espèces de Vene-
rinae contiendrait k ce sujet des remarques que nous utiliserions ensuite.
Ces remarques sont relatives k : V. punctigera , V. foliaceo-lamellosa , V. erronea , V. rosalina ,
V. casina , V. verdensis, V. foveolata , V. oblonga , V. effossa , V. phenax, V. nux, V. multicostata,
V. antigua, V. rigida, V. reticulata, V. puerpera et V. verrucosa.
À propos de Venus foliaceo-lamellosa et de V. punctigera peut se faire une première constata¬
tion. V. foliaceo-lamellosa , qui est considérée comme une Venus par la plupart des auteurs (et comme
une Chioninée par certains), forme avec Chione lamellata Lmk. un groupe naturel. Ce groupe est très
k part du reste des Venerinae et Chioninae et aurait très bien pu recevoir un nom le mettant en évi¬
dence. De même, V. punctigera est alliée de très près k Chione paphia , elle en est si proche qu’on
pourrait, si l’on n’accordait pas autant d’importance théorique k la dent latérale, la considérer comme
une variété s’en distinguant par une très légère excroissance sur l’avant du plateau cardinal.
Ces deux paires d’espèces sont, en fait, deux petits groupes intermédiaires entre les Venerinae
et les Chioninae ou, si l’on préfère, deux petits groupes nous obligeant k les réunir.
Parlant maintenant, non plus de groupes, mais d’espèces, nous devons faire ressortir que cer¬
taines Venerinae ont été traitées comme Chione ou Anaitis par divers auteurs, tant leur dent latérale
est inconstante ou contestable. Le cas le plus marqué est celui de V. foliaceo-lamellosa.
Parmi les autres espèces, voir particulièrement ce qui est relatif k V. antigua et k V. phenax.
La dent latérale varie beaucoup d’importance selon les espèces, depuis le cas où elle est k peine
perceptible jusqu’au cas où elle est presque aussi importante que chez les Pitarinae', de telles varia¬
tions peuvent exister au sein d’une même espèce, où, de plus, la dent latérale peut varier beaucoup de
forme et de situation, d’une forme obtuse k celle d’une lamelle, d’une position accolée k la cardinale
antérieure k un éloignement incontestable.
Nous nous demandons s’il est vraiment justifié d’accorder une telle importance k la dent laté¬
rale? D’ailleurs, les divers cas de « dent latérale » des Venerinae sont-ils vraiment homologues? Sou¬
vent c’est un épaississement situé, non pas sur le plateau cardinal, mais sur l’extrémité supérieure de
la limite postérieure (saillante) de l’impression musculaire antérieure. Lorsque le golfe lunulaire est
profond, elle est rejetée loin de sa position classique. Les Chioninae sont, aux autres points de vue, si
proches, par les caractères (de forme, de sculpture, de sinus palléal...) de certaines de leurs espèces,
de certaines espèces de Venerinae , que le fait de tracer une frontière entre les deux groupes nous
semble relever beaucoup plus de la subjectivité que de l’objectivité.
Pour des raisons de contingences nous publions d’abord les Venerinae , mais pour aller du simple
au complexe dans l’ensemble Venerinae-Chioninae , c’est dans l’ordre inverse qu’il aurait convenu
d’opérer.
Source : MNHN,
RÉVISION DES VENERINAE S. S. 45
INDEX DES NOMS CITÉS
Dans cet index, nous renvoyons, non aux pages de l’ouvrage, mais aux numéros des espèces.
aegrota Rve synonyme de puerpera L. (auct.) N° 35
affinis Sow. synonyme de erronea N° 3
agrestis Phil. N° 24
albina Sow. N° 9
alvarezii Orb. synonyme de antiqua King N° 25
antiqua King N° 25
callimorpha Dali N° 40
cancellata Born (non Linné) synonyme de foliaceo-lamellosa (Chemn.) Schr. N° 2
cancellata Donov. (non Linné) synonyme de casina L. N° 6
cancellata Schrôter (non Linné) synonyme de lamellaris Schum. N° 39
casina L N° 6
casina (pars) synonyme de nux Gmel. N° 18
casinula Desh. synonyme de casina L N° 6
chemnitzii Hanl. synonyme de puerpera L. N° 35
chevreuxi Dautz. N° 10
cincta Chemn. espèce énigmatique N° 42
cineracea Hupé synonyme de antiqua King N° 25
clathrata Desh. synonyme de puerpera L. N° 35
corbis Lmk. synonyme de reticulata L. N° 34
costellata Brotl. et Sow. svnonyme de antiqua King N° 25
crebra Hutton synonyme de zelandica Grav N° 11
crebrisulca Lmk. svnonyme de casina L. N° 6
crenata Chemn. synonyme de crenulata (Gmel.) Schr. N° 21
crenulata (Gmel.) Schr. N° 21
crispata Desh. synonyme de listeri Gray N° 36
cygnus Lmk. svnonvme de casina L N° 6
declivis Sow. N° 5
discina Lmk. synonyme de casina L. N° 6
discrepans Phil. non Sow. synonyme de antiqua King N° 25
dysera (pro parte var. 0) synonyme de verrucosa L. N° 40
eburnea Rve svnonyme de zelandica Gray N° 11
edmondsoni Dali, Bartsch et Rehder synonyme de reticulata L. N° 34
effossa Bivona N° 13
efTossa Bivona synonyme de helenae n. sp. N° 14
effossa Philippi N° 13
embrithes Melvill et Standen N° 26
erronea nom nov. pour V. rosalina Rang N° 3
erycina L synonyme de casina L. N° 6
fischeri Réel. synonyme de reticulata L N° 34
foliaceo-lamellosa (Chemn.) Schr. N° 2
fordii Yates N° 23
foresti Fischer-Piette et Testud N° 16
foveolata Sow. N° 8
foveolata Sow. var. rotundata Loc. non Sow. synonyme de chevreuxi Dautz. N° 10
foveolata var. lepidoglypta Dali synonyme de foveolata Sow. N° 8
foveolata Sow. synonyme de verdensis Dautz. et H. Fischer N° 7
giraudi Gray synonyme de casina L. N° 6
gladstonensis Angas N° 21
Source : MNHN, Paris
46 ÉDOUARD FISCHER-PIETTE
Venus hawaiensis Dali, Bartsch et Rehder synonyme de toreuma Gld. N° 39
helenae n. sp. Fischer-Piette N° 14
inflata King et Brod. espèce énigmatique N° 43
intersculpta Sow. N° 40
isocardia Verrill synonyme de rigida Dillw. N° 27
jukesi Desh. synonyme de toreuma Gld. N° 39
kempfi Fischer-Piette et Testud N° 32
lacerata Hanl. synonyme de puerpera L. N° 35
lactea Donov. synonyme de casina L. N° 6
lamarcki Gray synonyme de lamellaris Schum. N° 38
lamellaris Schum. N° 38
langfordi Kuroda N° 37
laqueata Sow. synonyme de crenulata (Gmel) Schr. N° 21
lavezzarii n. sp. Fischer-Piette N° 17
lemanii Payraudeau synonyme de verrucosa L. N° 40
listeri Gray N° 36
listeroides Fischer-Piette et Testud N° 19
lvra Hanl. synonyme de nux Gmel. N° 18
mactracea Brod. espèce énigmatique N° 44
magdalenae Dali N° 31
magnifica Hanl. synonyme de puerpera L N° 35
materna Iredale N° 30
membranaceus da Costa synonyme de casina L N° 6
mindoroensis Smith N° 33
monilifera Sow. synonyme de reticulata L N° 34
multicostata Sow. ' N° 22
multilamella Lmk. synonyme de nux Gmel. N° 18
nodosa Dunk. synonyme de verrucosa L. N° 40
nodulosa Sow. svnonvme de lamellaris Schum. N° 38
nuciformis « Gmel. » Locard svnonvme de nux Gmel. N° 18
nux Gmel. N° 18
oblonga Gray N° 11
pereffossa Dautz. et H. Fischer N° 20
phenax Finlay N° 12
pilula Rve synonyme de rigida Dillw. N° 27
plicata Gmel. synonyme de foliaeeo-lamellosa (Chemn.) Schr. N° 2
puerpera L. (auctorum) ' N° 35
puerpera L. synonyme de listeri Grav N° 36
punctigera Dautz. et H. Fischer N° 1
resticulata Sow. synonyme de puerpera L. N° 35
reticulata L N° 34
reticulata var. (2) Lmk. synonyme de lamellaris Schum. N° 38
rigida Dillw. " N° 27
rigida Lmk. synonyme de rigida Dillw. N° 27
rosalina Rang ’ N° 4
rugatina Heilprin |qo 29
rugosa Gmel. Chemn. synonyme de rigida Dillw. N° 27
rugosa L espèce énigmatique N° 45
rusterucii Payr. synonyme de casina L. N° 6
sculpta Desh. synonyme de toreuma Gld. N° 39
simulans Sow. synonyme de verrucosa L. N° 40
snellii n. sp. j^o 28
Pectunculus strigatus da Costa synonyme de verrucosa L N° 40
Venus strigillina Dali ' N° 15
subcordata Montagu synonyme de verrucosa L N° 40
subrostrata Lmk. synonyme de lamellaris Schum. N° 38
thouarsi Val. svnonvme de multicostata Sow. N° 22
toreuma Gould ’ N° 39
trilineata (Val.) Bon- de St. Vincent espèce insuffisamment connue N° 46
Pectunculus variegatus Lister synonyme de rigida Dillw. N° 27
Venus verdensis Dautz. et H. Fischer ” N° 7
verrucosa L N o 4Q
zelandica Gray synonyme de oblonga Gray N° 11
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES VENERINAE S. S.
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Source : MNHN, Paris
PLANCHES
Source : MNHN, Paris
PLANCHE I
Fie. 1 à 4. — Type de V. crebrisulca Lamarck (Genève), X 1.
Fie. 5. — De même, vue du dessus, X 2.
Fie. 6 à 7. — V. chevreuxi Dautz. Intérieur des valves d’un échantillon du Cameroun, X 1.
Fie. 8 à 10. — V. effossa Phil. Intérieur des valves, X 1.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. - SÉRIE A. - TOME XCIII
PLANCHE I
PLANCHE II
Fie. 11 à 15. — V. helenae n. sp. Type, grossi (longueur : 22,2 mm).
Fie. 16 à 17. — V. helenae n. sp., Paratypes, X 1.
Fie. 18 à 22. — V. lavezzarii n. sp.. Type, X 2.
Fie. 23 à 24. — Type de V. multilamella Lamarck (Paris), X 1.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. - SÉRIE A. - TOME XCIII
Source : MNHN, Paris
PLANCHE III
Fie 25 à 28. — V. clathrata Oesh. Type du British Muséum, X 1.
Fie. 29. — V. resticulata Sow. Type du British Muséum, X 1.
Fie. 29 bis & 29 quater. — V. snellii n. sp. Type, X 1.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. - SÉRIE A. - TOME XCIII
PLANCHE III
PLANCHE IV
Fie. 30 à 33. — Type de Sowerby de V. resticulata (British Muséum), X 1.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. - SÉRIE A. - TOME XCIII
PLANCHE IV
Source : MNHN, Paris
PLANCHE V
Fie. 34 à 37. — V. rosalina Rang, un spécimen récolté par Elouard à Port-Etienne, X 1.
Fie. 38 à 40. — V. rosalina Rang, spécimen récolté par Gruvel à Port-Etienne, X 1.
Fie. 41 à 42. — Type de V. lemanii Payraudeau, Muséum, X 4.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. - SÉRIE A. - TOME XCIII
PLANCHE V
Source : MNHN, Paris
PLANCHE VI (Charnières)
Fie. 43. — V. punctigera Dautz. et H. Fischer.
Fie. 44. — V. casina L.
Fie. 45. — V. chevreuxi Dautz.
Fie. 46. — V. effossa Phil.
Fie. 47. — V. helenae n. sp.
Fie 48. — V. strigillina Dali.
Fie. 49. — V. foresti Fischer-Piette et Testud.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. - SÉRIE A. - TOME XCIII
PLANCHE VI
Source : MNHN, Paris
PLANCHE VII (Charnières)
Fie. 50. — V. lavezzarii n. sp.
Fie. 51. — V. multilamella Lmk.
Fie. 52. - V. nux Gmel.
Fie. 53. — V listeroides Fischer-Piette et Testud.
Fie. 54. — V. pereffossa Dautz. et H. Fischer.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. - SÉRIE A. - TOME XCIII
PLANCHE VII
Source : MNHN, Paris
PLANCHE VIII (Charnières)
Fie. 55. — V. fordii Yates.
Fie. 56. — V. embrithes Melvill et Standen.
Fie. 57. — V. rugosa Gmel.
Fie. 58. — V. snellii n. sp.
Fie. 59. — V. kempfi Fiseher-Piette et Testud.
Fie. 60. — V toreuma Gould.
Fie. 61. — V. verdensis Dautz. et H. Fischer.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. - SÉRIE A. - TOME XCIII
PLANCHE VIII
Source : MNHN, Paris
IMPRIMERIE NATIONALE
5 564 014 6
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
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2 MAI 1975
ÉDITIONS DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
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Archives du Muséum national d'Histoire naturelle (depuis 1802. In-4°, sans périodicité).
Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle (depuis 1895 ; 6 numéros par an).
Grands naturalistes français (depuis 1952. Sans périodicité).
Mémoires du Muséum national d’Histoire naturelle (depuis 1936. Depuis 1950, nouvelle série en 3
^puis 4) parties : A. Zoologie ; B. Botanique ; C. Sciences de la terre ; D. Sciences physico-chi¬
miques. Sans périodicité).
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toire de Zoologie des Mammifères, 55, rue Buffon, 75005 Paris ; depuis 1936 ; trimestriel.
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appliquée et d'Agriculture coloniale, depuis 1954. Laboratoire d’ethnobotanique, 57, rue Cuvier,
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gamie, 16, rue Buffon, 75005 Paris; sans périodicité.
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1874.
Revue de Mycologie. Directeur : M. Roger Heim, Laboratoire de Cryptogamie ; depuis 1928.
Cahiers de La Maboké. Directeur : M. Roger Heim, Laboratoire de Cryptogamie, 12, rue Buffon,
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Pollen et Spores. Directeur : M me Van Campo, Laboratoire de Palynologie, 61, rue Buffon, 75005 Paris ;
depuis 1959 ; semestriel.
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